Procédures légères
Utilisation de progestérone issue de plantes pour maîtriser la reproduction chez la chèvre
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système urogénital
180 chèvres vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, gardées en vie et rendues à l'élevage à l'issue. Elles subissent des prises de sang, des injections intramusculaires et la pose d'implants sous-cutanés, et douze d'entre elles sont ovariectomisées pour des prélèvements sanguins répétés. Le projet teste de la progestérone d'origine végétale pour maîtriser la reproduction dans les élevages, présentée comme une alternative aux hormones de synthèse. Le porteur affirme que cette réponse physiologique complexe ne peut être remplacée par des approches sur cellules ou par modélisation.
Objectifs
Nous avons donc entamé un programme d’exploration de la présence de progestérone à l’état naturel dans un certain nombre de plantes, leur utilisation étant alors autorisée dans les élevages sous agriculture biologique et dans les élevages conventionnels ne souhaitant pas/plus utiliser de stéroïdes de synthèse. Nous avons mis en place des mesures sur une plante de nos campagnes potentielle candidate à utiliser pour une distribution orale.
Bénéfices attendus
Alternatives aux hormones de synthèses
Procédures
Prélèvements de sang /Injection intramusculaire/Pose d'implant sou cutané
Impact sur les animaux
Suite aux prises de sang, des ématomes peuvent apparaitrent. Nous éviterons cela par massages de la zone ponctionnée et application de vétobiol.
Devenir
Les animaux sont tous gardés en vie et retourneront en élevage
Remplacement
Nous nous intéressons à une réponse physiologique complexe (passage de P4 dans le sang et effets de l’imprégnation par P4 sur le Système nerveux central et l’hypophyse), réponse qui ne peut être remplacée par des approches in vitro ou de modélisation.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés a été rationalisé afin de ne pas utiliser plus d'animaux que nécessaire, tout en conservant une bonne mise en évidence statistique. Afin de ne pas modifier ce nombre d'animaux utilisés, nous réutiliserons une partie des animaux ovariectomisés (12 chèvres) pour réaliser des prises de sang sériées et mesurer la pulsatilité de la LH (Luteinizing Hormon) en saison sexuelle (automne). Les animaux seront examinés avant chaque série de prélèvements pour s'assurer de l'intégrité de leurs veines jugulaires.
Raffinement
Les animaux ovariectomisés recevront un traitement anti-douleur ; tous les animaux seront hébergés dans les conditions classiques du laboratoire, en groupe social sur paille et avec enrichissement (caisse en bois pour grimper) et le nombre de prises de sang permettra de mettre en évidence l’effet recherché. Après chaque série de prélèvements, un baume décongestionnant sera appliqué sur les sillons jugulaires pour assurer une récupération optimale des animaux
Choix des espèces
Les caprins sont une des espèces pour lesquelles sont utilisées ces traitements sur le terrain. Aucun traitement de synchronisation analogue n’existe sur des espèces modèles de type souris, rat, poisson-zèbre ou C. elegans et l’effet mâle n’existe pas dans ces espèces, ce qui justifie l’utilisation de l’espèce caprine choisie qui est, en même temps, l’espèce à qui s’adressera la technique si celle-ci débouche sur le terrain. Animaux adultes, donc âgés de deux ans ou plus et qui sont choisis pour être dans la moyenne des âges des chèvres en production susceptibles, dans les élevages cibles, de recevoir le traitement utilisant des granulés à base de la plante de nos campagnes contenant de la progestérone naturelle.
Evaluation de nouvelles molécules thérapeutiques pour le traitement des maladies inflammatoires cutanées chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
7 680 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées d'un niveau de souffrance léger. On leur provoque une dermatite atopique, un psoriasis ou une dermatite de contact par des agents chimiques ou biologiques, ce qui déclenche démangeaisons intenses, rougeurs et lésions cutanées, puis on leur administre des composés par gavage. Le projet, mené par une entreprise pharmaceutique, sert à sélectionner des candidats médicaments issus d'un criblage sur cellules. Le porteur qualifie d'"indispensable" le recours aux modèles animaux pour avoir une vue globale de la maladie et de la diffusion des composés.
Objectifs
Les maladies inflammatoires cutanées chroniques dont les plus fréquentes sont la dermatite atopique (DA) et le psoriasis (Pso) touchent entre 10 et 20% d’enfants en France et entre 2-3% de la population française, respectivement. Ces maladies se manifestent en poussées qui se caractérisent par des démangeaisons persistantes intenses, des rougeurs et des lésions cutanées récurrentes pouvant aller jusqu'à des surinfections impactant directement la qualité de vie des patients. Les origines de ces maladies restent complexes et multifactorielles (immunologiques, génétiques, environnementaux, infection bactérienne). D'autre part La dermatite de contact (DC) est une inflammation de la peau provoquée par le contact direct avec des irritants ou des allergènes. Les symptômes comprennent un prurit et parfois une douleur à type de brûlure. Les modifications cutanées comprennent un érythème, une desquamation, un gonflement de la peau et parfois des bulles et des ulcérations. Les traitements pour ces dermatites reposent sur des émollients et corticoïdes en application topique, des anti histaminergiques ainsi que la Puvathérapie. Cependant, ces traitements ne permettent pas de stopper la maladie mais de soulager les symptômes. D’où l’intérêt actuel de se focaliser sur de nouvelles thérapies avec le développement d’anticorps monoclonaux et de petites molécules inhibitrices. Galapagos a mis au point plusieurs tests in vitro permettant d’induire différentes voies de signalisation dans des cellules humaines ou murines. Grâce à la miniaturisation, nous avons pu mener plusieurs campagnes de criblage à haut débit qui ont permis d’identifier des molécules chimiques ou des cibles biologiques capables de bloquer ces voies de signalisation in vitro. Ces molécules vont être optimisées dans le but d’en faire des médicaments. Dans le cadre de ce projet, les candidats-médicaments qui auront montré un potentiel significatif d’inhibition des voies de signalisation ciblées dans les différentes pathologies seront retenus pour être évalués in vivo sur des modèles animaux. Ce programme de découverte de médicaments sera mené avec plusieurs séries chimiques agissant via des modes d’action moléculaires différents, mais tous pertinents dans l’objectif de diminuer les symptômes des différentes pathologies d’intérêt. Des combinaisons entre ces modes d’actions seront envisagées au cours de ce programme et testées sur les modèles animaux.
Bénéfices attendus
A terme, ce projet permettra de de tester et développer de nouvelles approches thérapeutiques innovantes ayant le potentiel d’améliorer la prise en charge thérapeutique des patients.
Procédures
Dans ce projet, nous utiliserons des modèles de dermatite atopique, psoriasis et de dermatite de contact chez la souris afin de tester l’efficacité de nos composés. Ces modèles seront induits par des agents chimiques et/ou molécules biologiques en injection intradermique ou en application topique. Les composés seront administrés par gavage. Un prélévement sanguin sera également éffectué pour suivre la pharmacocinétique des composés testés.
Impact sur les animaux
Les animaux developperont les signes cliniques des du psoriasis et de la dematites atopique et dermatite de contacte qui se caractérisent par des démangeaisons persistantes intenses, des rougeurs et des lésions cutanées récurrentes.
Devenir
Tous les animaux dans les procédures recevront une sédation préalable par inhalation d’isoflurane et seront mis à mort avec la méthode adaptées à l'espèce. Le réalisateur s’assurera de la mort effective de l’animal avant l’élimination du cadavre. Les tissus seront collectés pour analyse de l'impacte de nos composés sur la physiopathologie de la maladie.
Remplacement
L’utilisation de modèles animaux est indispensable pour comprendre les mécanismes pathogéniques, identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, tester l’efficacité et la toxicité de thérapies anti-inflammatoires et immunomodulatrices innovantes. L’ensemble de nos molécules ont préalablement été testées et validées in vitro. L'utilisation de modèles animals est indispensable pour avoir une vue globale de la physiopathologie de la maladie ainsi que la pharmacocinétique des composées sur l'ensemble des organes ce que ne permet pas les modèles in vitro.
Réduction
Nous utilisons des modèles établis dans la littérature que nous utilisons en routine dans notre établissement utilisateur depuis 5 ans. Une analyse statistique rétrospective a permis de calculer le nombre nécessaire et suffisant d'animaux par groupe. Afin de générer des résultats reproductibles et de limiter la variabilité intergroupe au seul effet du paramètre testé, nous veillerons à travailler sur des groupes les plus homogènes possibles au moment de leur inclusion dans l’étude.
Raffinement
Afin de réduire le stress, une acclimatation d’au moins 5 jours sera réalisée avant l'entrée en étude et leur environnement sera enrichi avec des aspens, igloos, et feuilles de cellulose à déchirer ou du sizzle-dry. Afin de pallier l'inconfort lié aux procédures, un programme d'anesthésie sera envisagé par inhalation d’isoflurane (induction 4%, maintien 2%). De la buprénorphine à 0,01-0,2 mg/kg/8h en sous cutanée sera utilisée en cas de signes de douleur. Afin de limiter au maximum la souffrance et l’angoisse infligées aux animaux, une surveillance journalière et des points limites précoces et spécifiques aux modèles ont été établis conduisant à l’arrêt temporaire des traitements ou au sacrifice anticipé de l’animal
Choix des espèces
Les espèces animales utilisées dans le cadre de ces recherches sont la souris et le rat. Les différents modèles seront mis au point, sur la base de la littérature existante et en s’appuyant sur l’expertise du fournisseur. Nous avons souhaité nous appuyer sur de la bibliographie solide et sur des modèles déjà bien documentés afin d’éviter l’utilisation d’un nombre excessif d'animaux pour les mises au point. En accord avec la littérature pour les différents modèles, les animaux seront utilisés au stade adulte afin d’évaluer les composés à visée anti-inflammatoire, sur un système immunitaire mature
Elevage et procréation d’animaux pour l’étude d’anomalies génétiques chez le bovin
- Recherche appliquée
- Maladies animales
235 bovins vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance de léger à sévère, la plupart tués à l'issue et 25 réutilisés. Le projet fait naître des veaux porteurs de variants génétiques par collecte d'embryons, collecte de semence, synchronisation et transfert embryonnaire, pour étudier des anomalies présentes naturellement dans certaines races. Une fois le nombre de fœtus ou de veaux atteint, les animaux porteurs de l'anomalie sont euthanasiés puis autopsiés, et les vaches receveuses gestantes abattues en abattoir commercial pour récupérer le fœtus. Le porteur présente ces gestes comme des pratiques d'élevage courantes et revendique le bovin comme "animal modèle" plus proche de l'humain que la souris.
Objectifs
Ce projet vise à procréer des bovins porteurs de variants génétiques suspectés d’être responsables d’anomalies génétiques, détectés dans le cadre de différents projets de recherche en cours ou à venir sur ce thème.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à étudier chez le bovin l’effet de mutations apparues naturellement dans cette espèce et à améliorer notre connaissance de la fonction de gènes impactés. Dans le cas de mutations présentant des similitudes avec des syndrômes humains, le bovin peut alors servir d'animal modèle, plus proche de l'homme que la souris par exemple.
Procédures
Les animaux seront soumis, selon leur sexe, à des procédures de reproduction classiquement utilisées en élevage telles que collecte d'embryons, collecte de semence, synchronisation et transfert embryonnaire. Du sang leur sera également prélevé une fois.
Impact sur les animaux
Lélevage et les procédures appliquées aux animaux de ce projet ne diffèrent pas de pratiques d'élevage classiques.
Devenir
Lorsque le nombre de foetus ou de veaux nécessaires à l'étude de l'anomalie sera atteint, les animaux porteurs de l'anomalie d'intérêt seront euthanasiés et soumis à des prélèvements post mortem afin d'étudier les symptômes de l'anomalie. De même, les vaches receveuses qui seront gestantes à l'issue du transfert et dont on souhaite récupérer le foetus seront abattues dans un abattoir commercial. Les porteuses qui donneront naissance à un veau pourront être réutilisées.
Remplacement
L’expérimentation sur les animaux sera remplacée tant que possible par des études in vitro et in silico.
Réduction
Le nombre d’animaux étudié par anomalie sera réduit au strict nécessaire à l’obtention de résultats statistiquement valables (nmax=10 cas et 10 contrôles). Les animaux cas et contrôles analysés seront tous issus d'un même père voire des mêmes parents si possible, afin de réduire la variabilité de leur fond génétique et la variabilité phénotypique qu'elle peut induire à l'intérieur de chaque groupe. Notre choix se portera sur l'étude de variants et anomalies génétiques à pénétrance complète, i.e. pour lesquelles tous les animaux du groupe cas sont sensés exprimer des symptômes, et donc réduire le nombre d'animaux nécessaire à la mise en évidence d'un effet significativement différent. Un effet sexe sera pris en compte dans les analyses.
Raffinement
Quel que soit l’âge des animaux étudiés, les prélèvements invasifs ne sont effectués que post-mortem. Les conditions d'hébergement, d'alimentation, de prophylaxie et de traitement des animaux sont peu ou pas modifiées par la mise en oeuvre du projet. Les divers prélèvements seront assurés par du personnel expérimenté, avec du matériel et une contention adaptés.
Choix des espèces
Les mutations étudiées sont présentes naturellement dans certaines races bovines et nous disposons dans cette espèce de tous les outils nécessaires pour étudier leurs conséquences phénotypiques. Recréer ces mutations à l’identique dans des espèces modèles conventionnelles (souris, rat, etc.) serait techniquement difficile et pas toujours pertinent en fonction des symptômes attendus. En fonction de l’anomalie étudiée, les animaux seront utilisés au stade fœtal dans le premier tiers de la gestation ou après la naissance. Dans ce cas ils seront conservés jusqu’à attendre l’âge de produire des gamètes (environ 15 à 24 mois). Enfin les mères porteuses des embryons seront des vaches en fin de carrière productive destinées à la réforme, en bon état physiologique et capables de recevoir des embryons.
Développement d’un nouveau modèle murin de la Dystrophie Myotonique de Type 1 : caractérisation physiologique et moléculaire du phénotype musculaire.
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans une succession de procédures allant de la sévérité légère à modérée. Elles portent une mutation induite pour reproduire une dystrophie myotonique et subissent injections, prélèvements sanguins rétro-orbitaires et tests musculaires (grip test, rotarod), avant une analyse fonctionnelle invasive du muscle sous anesthésie suivie d'une mise à mort par dislocation cervicale. Le porteur indique attendre une myotonie, une atrophie et une faiblesse musculaires, avec de légers troubles respiratoires. Il présente ce nouveau modèle murin comme un "enjeu majeur" et une étape "incontournable" pour comprendre la maladie et évaluer des thérapies.
Objectifs
La Dystrophie Myotonique de type 1 (DM1) est une des maladies neuromusculaires les plus fréquentes chez l’adulte. Cette maladie est caractérisée par de multiples symptômes parmi lesquels des atteintes musculaires (faiblesse musculaire, myotonie), cardiaques et neurologiques particulièrement invalidantes. La mutation à l’origine de cette pathologie consiste en l’expansion de répétitions CTG dans la région 3’ non traduite du gène DMPK. Les ARNm DMPK mutants contenant ces répétitions pathologiques s’accumulent dans le noyau sous forme d’agrégats (foci) et séquestrent notamment les protéines de liaison aux ARNs de la famille MBNL. La perte fonctionnelle de MBNL altère la maturation de plusieurs ARNs et certaines anomalies ont été associées à des symptômes. Cependant, d’autres mécanismes semblent être impliquées dans cette maladie complexe. Il n’existe actuellement pas de traitement pour la DM1. L’étude des mécanismes moléculaires à l’origine de cette maladie multisystémique nécessite des modèles animaux reproduisant les principaux symptômes observés chez le patient DM1. Ces modèles sont également indispensables pour valider le développement de nouvelles thérapies. Il existe quelques modèles murins de la DM1 qui ont permis de grandes avancées mais qui présentent cependant de nombreuses limites et ne reproduisent qu’une partie des symptômes de la DM1. Le développement de nouveaux modèles murins présentant le plus de similitudes avec la pathologie humaine est donc un enjeu majeur. Les objectifs du projet sont: 1) la création d'un nouveau modèle murin (souris) de la Dystrophie Myotonique de type 1, spécifique du muscle et reproduisant plus fidèlement les principales anomalies physiologiques, histologiques et moléculaires observées chez l'homme que les modèles animaux décrits précédement 2) la validation de ce modèle et l'optimisation des conditions d'induction de la mutation 3) l'analyse physiologique, histologique et moléculaire du phénotype musculaire induit par la mutation à long et court terme chez les souris 4) l'analyse de la réversibilité du phénotype après arrêt de l'expression de l'ARN mutant afin de mimer l’effet des thérapies et d’examiner la capacité de récupération musculaire dans les approches thérapeutiques ciblant cette maladie.
Bénéfices attendus
Nous attendons de ce nouveau modèle murin une reproduction plus fidèle des défauts physiologiques, histologiques et moléculaires observés dans les muscles de patients DM1 que dans les autres modèles animaux décrits précédement. L'obtention et l'etude de ce nouveau modèle murin plus performant ouvrira la voie à une meilleure caractérisation des mécanismes moléculaires à l'origine de la pathologie et des conséquences physiologiques. Enfin l'utilisation de ce modèle devrait permettre de tester et de valider chez la souris le développement de nouvelles thérapies de traitement de la DM1 développées au laboratoire mais aussi par tous les laboratoires qui travaillent sur cette maladie.
Procédures
Les 720 souris ce projet seront impliquées dans des procédures de sévérité légère, modéré et sans réveil. La première procédure P1, de séverité modérée, qui s'étale sur une période de temps de 1 à 8 mois et concerne 672 souris est le maintient d'une lignée d'animaux transgéniques suceptibles de développer des symptômes musculaires. La deuxième procédure P2, de séverité légère, concerne 48 souris et consiste a injecter l'inducteur doxycycline en injection intra-péritoneale et s'étale sur une durée de 4 jours. La troisième procédure P3 de séverité légère et réalisé 2 à 3 fois au cours l'experience concerne 576 souris et consiste en un prélevement sanguin au niveau du sinus retro-orbitale. Les procédures P4 (grip test) et P5 (rotarod) de séverité légères concerne 576 souris et consistent en des tests non invasifs de la fonction musculaire qui seront réalisés 2 à 3 fois au cours de l'experience (selon la phase). La procédure 6, sans réveil, concerne 576 souris et consiste en un test invasif de la fonction musculaire réalisé sous anesthésie dont l'issue est la mort de l'animal par dislocation cervicale afin de réaliser des prélevements musculaires.
Impact sur les animaux
Les symptômes ou effets attendus pendant ou à l'issue de la procédure P1 (classée modérée) sur les souris induites uniquement (cad ayant recu de l'inducteur: doxycycline) sont exclusivement musculaires compte tenu de la specificité d'expression de l'ARN mutant et sont: une myotonie, une atrophie, une faiblesse ou une fatiguabilité musculaire plus importante pouvant se traduire par des troubles de la mobilité et des difficultés respiratoires légers. Les effets indésirables attendus pendant les autres procédures P2, P3, P4, P5 sont classés légers et sont un stress léger lors des manipulations et test d'évaluation fonctionnelle non invasifs du muscle ou de l'ordre de la gène ressentie lors d'une piqure (injections de doxycycline ou d'anesthésique). La procédure d'analyse fonctionnelle et invasive du muscle P6 s'effectue entièrement sous anesthésie et est classée sans réveil. En l'absence de l'inducteur (doycycline) administré soit en injection péritonéale (sévérité légère) en phase 1 soit par après addition au régime alimentaire (en phase 2 et 3) les souris ne présenterons aucun symptômes.
Devenir
En phase 1 étape 1, les 48 souris ne feront l'objet que d'une procédure (P2) et seront euthanisées le lendemain de la procédure pour réaliser des prélèvements de tissus musculaires nécessaires aux analyses histologiques et moléculaires. En phase 1 étape 2, les 96 souris ne feront l'objet que d'une procédure (P1) et seront euthanisées a l'issue de la procédure pour réaliser des prélèvements de tissus musculaires nécessaires aux analyses histologiques et moléculaires. En phase 2 et 3, après avoir été impliquées dans une succession de procédures P1, P3, P4, P5 et P6, les 576 souris seront euthanasiées après la procédure P6 (analyse fonctionnnelle du muscle) pour réaliser des prélèvements de tissus musculaires nécessaires aux analyses histologiques et moléculaires
Remplacement
Les modèles in vitro de cellules musculaires restent imparfaits puisqu’ils ne reproduisent pas le contexte tissulaire adulte de la fibre musculaire qui est une cellule hautement spécialisée et différenciée. La compréhension des mécanismes à l’origine de la DM1 et le développement d’approches thérapeutique nécessitent d’avoir recours à des modèles animaux de cette pathologie qui expriment la mutation DM1 et reproduisent la pathologie au niveau moléculaire et physiologique. A ce jour, les modèles murins de la DM1 existants ne reproduisent que partiellement les anomalies moléculaires et physiologiques observées chez les patients. Le développement d’un nouveau modèle murin de la DM1 présentant davantage de similitudes avec la pathologie chez l'homme est un enjeu majeur et une étape incontournable dans la compréhension de la pathologie humaine et l'évaluation des approches thérapeutiques développées dans notre laboratoire mais aussi par tous les laboratoires qui travaillent sur la DM1. L’obtention de ce nouveau modèle murin de la DM1 présentant davantage de similitudes avec la pathologie chez l’homme est un enjeu majeur et une étape incontournable dans la compréhension de la pathologie humaine DM1 et l’évaluation des approches thérapeutiques développées dans notre laboratoire mais aussi par tous les laboratoires qui travaillent sur la DM1.
Réduction
Afin d’optimiser et de réduire le nombre d’animaux, tous les animaux issus des croisements (sans distinction de sexe) seront utilisés. De plus, le protocole est établi de manière à ce que chaque animal testé permette d’obtenir le plus de résultats possibles en physiologie, histologie et biologie moléculaire et ce, sur plusieurs tissus. Enfin ce projet se déroulera en plusieurs étapes. Ainsi la réussite de la première étape détermine la poursuite, la mise en place et l’utilisation d’animaux supplémentaire prévue dans la seconde étape, et ainsi de suite. Les analyses physiologiques et comportementales finales seront réalisées avec des lots suffisants pour permettre d'obtenir des résultats statistiques fiables. Nos études précédentes, nous ont permis de déterminer le nombre minimum de souris à utiliser afin de nous permettre d’évaluer de façon correcte les paramètres observés et assurer la distribution normale de nos données.
Raffinement
En conformité avec la réglementation, toutes les précautions seront prises afin de réduire à son maximum le stress et la souffrance animale. L’entretien des souris ainsi que les différents protocoles expérimentaux seront assurés par du personnel qualifié et le bien-être des animaux sera amélioré par la mise en place d’un enrichissement de milieu avec des nid de lanière kraft. Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température (20-24 degrés) et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Le cycle d’éclairage est de 12h par jour (éclairage 6h30-18h30). Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (6 par cage maximum) et l’isolement est évité au maximum. Des modifications importantes de comportement laissant supposer une douleur ainsi qu’une de perte de poids de 20% seront considérés comme critères d’arrêt en cours d’expérimentation et conduiront à l’euthanasie des animaux concernés. Afin de réduire la souffrance et le stress des animaux, des points limites ont été établis et un suivi du bien-être des animaux sera réalisé régulièrement. Il est à noter que les souris transgéniques n’ont aucun phénotype avant l’addition de doxycycline au régime alimentaire. La majorité de nos études consiste à étudier à l’aide de tests non invasifs et invasifs la fonction musculaire de ces souris. Les tests invasifs seront réalisés sous anesthésie et seront sans réveil. Des études histologiques et moléculaires seront réalisées à partir d’échantillons de tissus prélevés sur les mêmes animaux après euthanasie de l’animal selon les procédures standard, réalisées dans le respect de l'éthique animal.
Choix des espèces
A ce jour, des modèles murins, drosophile et poisson-zèbres ont été décrit pour la DM1. Cependant tous ces modèles expriment soit des petites expansions CTG pures soit des expansions de triplets CTG interrompues différentes de la mutation humaine et ne reproduisent pas toutes les altérations physiologiques et moléculaires observées chez l'homme. Le seul modèle exprimant de grandes répétitions CTG est le modèle de souris DMSXL. Cependant l’expression musculaire du transgène chez la souris DMSXL adulte est faible et ne reproduit pas l’ensemble des anomalies présentent dans le muscle de patient DM1. Compte tenu de la complexité de manipulation de grandes répétions CTG pour la création de modèles, nous avons choisi de modifier le modèle murin DMSXL afin de produire au stade adulte, une quantité d’ARN mutants suffisante pour mimer le phénotype musculaire présent chez les patient DM1. Le développement d’un nouveau modèle murin est donc essentiel pour une meilleure compréhension de la physiopathologie et l’évaluation d’approches thérapeutiques pour la DM1. Au début des procédures les souris utilisées seront des souris sevrées et adultes âgées de 8 semaines. L'age des souris au début de l'expérience est justifié par la durée de l'expérience (>1 an) et par la nécessité que le développement musculaire soit achevé. En fonction des phases et de l’étude de l’impact du temps sur le phénotype les souris auront entre 2 et 15 mois lorsqu’elles seront euthanasiées pour les prélèvements.
Telomeres marqueurs de stress chez le lapin
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
418 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, gardés en vie ensuite. La plupart subissent une seule prise de sang à l'oreille, une centaine étant suivie deux ans avec jusqu'à six prélèvements, accompagnés de tests comportementaux (test d'approche, réactivité à un objet nouveau, réactivité à l'humain). Presque tous sont réutilisés dans d'autres projets de recherche agronomique, les vieux reproducteurs étant proposés à l'adoption et les jeunes non retenus réintégrant le circuit commercial du lapin de chair. Le porteur présente le projet comme visant à améliorer le "bien-être des animaux non-humains" en élevage, en développant un marqueur du stress.
Objectifs
Contexte : Les pressions environnementales (effondrement de la biodiversité, pollution, réchauffement climatique) et les nouvelles attentes de la société (acceptabilité de l’élevage) nous amènent à repenser les systèmes d’élevage dans une perspective de transition agroécologique qui inclut une meilleure prise en compte du bien-être animal. En France l’élevage de lapins est réalisé en grande majorité en conditions intensives. Les animaux sont conduits en bâtiment garantissant un niveau d’hygiène élevé car la santé des lapins est réputée très fragile. Mais les lapins logés en cages grillagées et à forte densité sont dans l’impossibilité d’exprimer les comportements propres à leur espèce : ronger, bondir, se dresser, brouter… L’initiative citoyenne européenne « end of cage » a été prise en compte par la commission européenne ce qui devrait déboucher vers une interdiction de l’élevage en cage d’ici 2027. Il est donc urgent de concevoir de nouvelles façons d’élever les lapins pour permettre aux animaux d’accéder à un meilleur bien-être tout en gardant une santé satisfaisante.
Bénéfices attendus
Les lapins font partie des espèces d'élevage élevées en totale claustration. Il y a donc une nécessité à faire évoluer leurs conditions d'élevage pour améliorer leur bien-être. L'évaluation de l'impact de ces conditions de vie sur le stress des lapins est importante pour permettre d'améliorer le bien-être animal. Le projet vise à développer un biomarqueur du stress. Pour les chercheurs, il y a un enjeu fort à disposer d’indicateurs pertinents pour évaluer le bien-être animal dans différents environnements, différentes conditions de vie et pour différentes populations. Les connaissances générées par le projet contribueront à guider l'évoluation des conditions d'élevage des lapins.
Procédures
L’expérience prévoit de réaliser des prises de sang pour chaque animal. Ces échantillons nous permettront de récupérer les globules blancs pour réaliser des extractions d'ADN. Des observations de comportement non invasives seront également prévues pour évaluer le stress : notation des répertoires d’expression d’émotions positives (curiosité, calme, approche et contact avec l’homme) et négatives (prostration, inhibition, déplacements brusques ou circulaires, agressivité envers l’homme). Nous réaliserons également divers tests de comportement : test d’approche, réactivité à un objet nouveau, réactivité à l’homme… La plupart des animaux subiront une unique prise de sang. Mais une centaine d'animaux fera l'objet d'un suivi au cours de leur vie (pendant 2 ans). Ces lapins subiront au maximum 6 prises de sang à des âges clés: sevrage, prépuberté, puberté, mise à la reproduction, etc.
Impact sur les animaux
La plupart des animaux subiront une unique prise de sang. Mais une centaine d'animaux fera l'objet d'un suivi au cours de leur vie (pendant 2 ans). Ces lapins subiront au maximum 6 prises de sang à des âges clés: sevrage, prépuberté, puberté, mise à la reproduction, etc. La prise de sang sera réalisée à l'oreille avec des aiguilles très fines et en prélevant au maximum 1 ml de sang/animal. La contention sera douce. Compte-tenu de la quantité de sang prélevée et de l'espacement de plusieurs semaines entre les prises de sang, les atteintes seront minimes. Les animaux réutilisés sont engagés dans des projets de recherche agronomique (sélection génétique, conception de systèmes d'élevage innovantes) et subissent essentiellement des mesures zootechniques (pesées, quantité d'aliment consommée, nombre de petits). Il n'y a pas d' effet cumulatif négatif attendu.
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie à la suite de leur prise de sang et poursuivent leur élevage et leur expérimentation. Un programme de replacement des animaux concernera les vieux animaux reproducteurs. Les animaux de 70j qui ne seraient pas retenus pour la reproduction réintègreraient le circuit commercial de l'élevage du lapin de chair.
Remplacement
Le projet vise à développer un biomarqueur du stress pour améliorer les conditions d'élevage des lapins. Les lapins font partie des espèces d'élevage élevées en totale claustration. L'évaluation de l'impact de ces conditions de vie sur le stress des lapins est importante pour permettre d'améliorer le bien-être animal. L'élevage des lapins bénéficiera de ces connaissances dans le futur. Le biomarqueur étudié est complexe et ne peut pas être investigué par des méthodes alternatives n'utilisant pas d'animaux. Il est donc important de pouvoir mettre au point cet indicateur et de réaliser des mesures sur les lapins (espèce de destination).
Réduction
L'étude prévoit de réaliser des prises de sang sur un maximum de 418 lapins. La quasi-totalité des animaux seront réutilisés d'autres projets déjà autorisés et en cours. Ces animaux sont engagés dans différents projets de recherche agronomique : mesure d'ingestion d'aliment, étude de génétique, résistance aux maladies, conditions d'élevage différentes (cages ou accès au pâturage). Le présent projet s'appuie donc sur l'opportunité de la présence de plusieurs dispositifs expérimentaux en cours et peu invasifs pour échantillonner différents animaux reflétant la population de lapins d'élevage, sans mobiliser de nouveaux animaux expérimentaux. Par ailleurs, le projet est organisé en plusieurs étapes dont la validation successive conditionne la poursuite du projet. La mise au point de la méthode nécessitera de prélever une dizaine de lapins. Une fois cette étape validée, nous établirons la cinétique de raccourcissement des télomères en suivant une centaine de lapins au cours de leur vie. Puis, nous définirons la variabilité de ce biomarqueur dans différentes races. Nous validerons ensuite la pertinence de l'indicateur pour évaluer le stress en mesurant la longueur des télomères chez une cinquantaine de lapereaux exposés à un sevrage précoce (dans le cadre d'un programme d'étude de la résistance aux maladies). Enfin, nous mesurerons cet indicateur chez des lapins élevés dans des conditions de vie différentes (au maximum 240 lapins).
Raffinement
Tous les lapins feront l’objet d’un suivi approfondi de leur état corporel (pesées périodiques), et de leur santé (examens cliniques réguliers pour détecter les troubles digestifs, pododermatites, pasteurelloses...). Les animaux seront tous vaccinés dès le sevrage contre la myxomatose et la maladie virale hémorragique du lapin (VHD). Les observations de comportement nous donneront également des informations sur l'état émotionnel des lapins dont nous tiendrons compte dans nos interactions avec les animaux. Les manipulations seront faites avec douceur en réalisant une contention sécure évitant des blessures aux animaux. Les animaux seront placés dans une petite boîte à rebords bas pour leur éviter d'avancer, ou déposés sur une table munie d'une surface antidérapante (serviette éponge pliée) pour leur éviter de glisser. Ils seront calmés et rassurés par des caresses douces. La prise de sang sera réalisée à l'oreille avec des aiguilles très fines et en prélevant au maximum 1 ml de sang/animal. La plupart des animaux subiront une unique prise de sang. Mais une centaine d'animaux fera l'objet d'un suivi au cours de leur vie (pendant 2 ans). Ces lapins subiront au maximum 6 prises de sang à des âges clés: sevrage, pré-puberté, puberté, mise à la reproduction, etc.
Choix des espèces
Les lapins sont majoritairement élevés en cage et subissent des restrictions fortes à leur bien-être. Il y a donc un intérêt fort à déployer des recherches visant à améliorer leurs conditions de vie. L'objectivation de leur bien-être ou de leur stress est nécessaire. L'analyse de la longueur des télomères chez cette espèce permettrait d'évaluer le stress et de guider l'évolution des systèmes d'élevage de lapins. Les animaux sont utilisés tout au long de leur vie, à tous les stades physiologiques, du sevrage à la réforme ou la mort afin de voir l'évolution de la longueur des télomères au cours de leur vie. Ils seront représentatifs des populations de lapins d'élevage.
: Impact de la dégradation anthropique de la biodiversité végétale sur la prévalence de pathogènes bactériens et viraux chez les chiroptères et l’avifaune en milieu insulaire tropical
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Autres oiseaux : 300
600 chauves-souris et oiseaux sauvages vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis relâchés sur le site de capture. Chaque individu subit une prise de sang à la veine alaire et deux écouvillonnages, salivaire et cloacal, pour une manipulation d'environ deux minutes. Le projet cherche à relier la dégradation de l'habitat à la présence d'agents pathogènes chez ces réservoirs, sur un territoire insulaire tropical. Le porteur indique exclure des prélèvements les espèces les plus fragiles et relâcher directement juvéniles et femelles gestantes ou allaitantes.
Objectifs
La caractérisation des pathosystèmes circulant dans des cycles enzootiques passe incontournablement par l’identification de ses agents étiologiques à partir des prélèvements sur les hôtes vertébrés concernés. Les chiroptères et l’avifaune sont des réservoirs d’un grand panel d’agents pathogènes à importance médicale (i.e. SARS-CoV2, arbovirus). Les facteurs favorisant ce portage sont encore mal connus et la relation avec l’état de conservation de l’habitat est importante à définir pour mieux évaluer les risques de transmission et de circulation associés à sa fragmentation/dégradation. Les espèces animales concernées sont protégées au sein du territoire donc il est nécessaire de mettre en lumière l’importance de la préservation de leur habitat pour garantir les services ecosystèmiques protectifs vis-à-vis de l’émergence des maladies infectieuses. Le projet proposé porte alors sur l’influence de la biodiversité des écosystèmes et de leurs modifications d’origine anthropique sur (i) les populations des chiroptères et oiseaux réservoirs de maladies infectieuses, et (ii) sur la prévalence d’agents pathogènes associés. In fine, les objectifs spécifiques du projet faisant l’objet de la présente demande sont les suivants : - d’évaluer l’impact de la dégradation de la couverture végétale et de l’anthropisation sur les chiroptères et oiseaux réservoirs d’agents pathogènes à importance médicale. - d’évaluer la prévalence d’agents pathogènes à importance médicale chez ces deux grands groupes de réservoirs vertébrés. - d’évaluer cette fréquence selon le caractère « dégradé » ou non de l’environnement.
Bénéfices attendus
Les facteurs favorisant le portage d’agents pathogènes chez les oiseaux et les chiroptères sont encore mal connus et sa relation avec l’état de conservation de l’habitat est importante à définir pour mieux évaluer les risques de transmission et de circulation associés à sa fragmentation/dégradation. Les espèces animales concernées sont protégées au sein du territoire donc il est nécessaire de mettre en lumière l’importance de la préservation de leur habitat pour garantir les services écosystémiques protectifs vis-à-vis de l’émergence des maladies infectieuses (bénéfice à moyen-long terme). De plus, ce projet permettra améliorer les connaissances quant aux interactions hôtes-agents pathogènes qui opèrent dans des cycles enzootiques jusqu’à alors non explorés dans les sites d’étude (bénéfice à moyen-long terme).
Procédures
3 prélèvements uniques seront effectués sur chaque individu : une prise de sang à la veine alaire (20 à 50 microl) un écouvillonnage salivaire et un écouvillonnage cloacal. Durée total de la manipulation (~2 min par individu)
Impact sur les animaux
Stress lié à la capture et douleur inférieure ou égale à une piqûre pendant la période de manipulation/prélèvement (~2 minutes)
Devenir
Animaux libérés dans le site de capture dès la fin des prélévements. Durée manipulation : ~2 min /individu
Remplacement
Non applicable. Seules les captures suivant le design d’échantillonnage cité au préalable permettront de répondre aux questions du projet. En effet, des collections d’échantillons ne sont pas disponibles vu que cette étude constitue la première à se focaliser sur le sujet sur le territoire.
Réduction
L’inventaire acoustique non invasif effectué dans les phases préliminaires du projet INSULA a été la stratégie permettant une réduction des sites de captures (de 36 sites à 12), et par conséquent, le nombre de spécimens à capturer et à prélever.
Raffinement
1-Limiter la durée de manipulations (~2 min) et le nombre de prélèvements (seulement un prélèvement par type d’échantillon/geste). 2-point de compression du point d’injection et libération le plus rapidement possible des spécimens capturés.
Choix des espèces
L’objectif est d’évaluer les différences de diversité entre les hôtes et les pathosystèmes associés, selon le niveau de dégradation de l’habitat. Les chiroptères et l’avifaune sont des réservoirs d’un grand panel d’agents pathogènes à importance médicale (i.e. SARS-CoV2, arbovirus), mais le plus souvent les espèces jouant le de principal amplificateur et/ou disperseur ne sont pas connues. L’étude de la diversité d’agents pathogènes associés à ces deux groupes de réservoirs potentiels doit passer par l'étude d'animaux sauvages, sans a priori d'espèces, pour avoir la vision la plus complète possible des cycles microbiens. Afin d’établir le lien entre la diversité des hôtes et des pathosystèmes de façon non biaisée, la méthode d’échantillonnage sera utilisée dans les 12 sites ne cible pas une espèce de chiroptère ou d’oiseau particulière. Seuls les colibris et les espèces Monophyllus plethodon et Eptesicus guadeloupensis seront exclus des prélèvements, au vu de leur fragilité, et seront relâchés directement. Adultes. Plus pertinents d’un point de vue épidémiologique, pouvant héberger des traces d’infections passées et être impliqués dans les cycles enzootiques d’agents pathogènes. Moins vulnérables pour les captures. Les juvéniles et les femelles gestantes et allaitantes (chauves-souris) seront relâchés. Les captures seront faites en dehors de la saison de reproduction.
Évaluation de stratégies thérapeutiques pour la myopathie à cores centraux
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
760 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles portent une mutation provoquant une myopathie et reçoivent des molécules par injection ou dans leur nourriture, ou une thérapie génique injectée quelques jours après la naissance, avant des tests répétés de force et de mobilité (grip test, test d'agrippement, roue d'activité, open field). Le porteur indique, d'après la littérature, une perte de poids de 15 % et une perte de force musculaire de 25 % chez les souris malades. Les bénéfices pour les patients humains sont présentés comme "un premier pas avant l'application à l'homme", au conditionnel.
Objectifs
Le Récepteur de la Ryanodine RyR1 est un canal calcique essentiel à la contraction des cellules musculaires. Deux mécanismes physiopathologiques principaux ont été identifiés comme conséquences des mutations du gène RYR1 codant pour ce canal : une baisse de la quantité de protéine ou une altération de sa fonction canal. Dans les deux cas, la conséquence de ces mutations est une baisse des relâchements de calcium à l’origine de myopathies comme la myopathie à cores que nous étudions. Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement curatif pour ces myopathies c’est pourquoi l’objectif est d’évaluer des nouvelles stratégies thérapeutiques qui visent ces deux voies physiopathologiques. Dans un précédent projet, nous avons étudié les effets d’agents thérapeutiques sur un modèle de souris de myopathie à cores liée à une baisse de RyR1 induite par injection de tamoxifène (modèle RyR1-Rec). Ainsi dans ce nouveau projet nous nous intéressons principalement au mécanisme physiopathologique lié à une altération de la fonction canal du Récepteur à la Ryanodine RyR1.
Bénéfices attendus
A court terme, ce projet permettrait d’identifier des agents pharmacologiques qui engendrent une augmentation de la force musculaire des souris myopathe. Par ailleurs, la thérapie génique testée permettrait de restaurer un phénotype sain chez notre modèle de souris. Sachant qu’il n’existe pas de traitement curatif pour ces myopathies, ce projet est un premier pas avant l’application à l’homme.
Procédures
Pour la thérapie pharmacologique, les molécules seront administrées aux animaux conscients agés de 8 semaines soit par injection intrapéritonéale (1 fois par semaine), soit par le biais de la nourriture (croquettes à façon) ou de l'eau de boisson, en fonction des données disponibles sur la biodisponibilité et les modes d'administration déjà décrits. Pour la thérapie génique, les souris seront injectées en intrapéritonéale quelques jours après la naissance pour augmenter l'efficacité du traitement (P2 à P15), réduire la quantité de virus à injecter et augmenter l'immunotolérance A partir de l’âge de deux mois, les souris effectueront des tests de mesure de force musculaire et de mobilité pendant 3 mois. Ils sont tous non invasifs et non douloureux. Le grip test sera réalisé une fois par semaine pendant 3 mois tandis que le test d'agrippement, la roue d'activité et l'open field seront réalisés une fois par mois.
Impact sur les animaux
D’après la littérature, les souris RyR1I4895T hétérozygotes ont une perte de poids de 15% et une perte de force musculaire de 25% par rapport aux témoins (Zvaritch et al., 2009).
Devenir
La mise à mort des animaux est effectuée à la fin de l’expérience (à l’âge de 5 mois). A ce moment-là les muscles seront prélevés pour des analyses biochimiques et moléculaires.
Remplacement
L'objectif de notre étude est d'identifier des agents ayant la capacité de restaurer la force musculaire chez des patients atteint de myopathie à cores. Nous avons criblé des agents sur leur capacité à améliorer l'activation des relâchements calciques intracellulaires des cellules musculaires in vitro. Par ailleurs, la thérapie génique est également testée préalablement sur des cellules de patient en culture, afin de mettre en évidence un bénéfice sur les relâchements de calcium. Mais les relâchements de calcium représentent une étape en amont de la contraction musculaire, et la validation finale de l'effet des traitements sur la force ne peut se faire qu'in vivo, en mesurant leur impact sur le développement de la force musculaire des animaux.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupes et le nombre de répétitions des expériences sont réduites au maximum tout en optimisant l'interprétation statistique des résultats. L'ensemble de ces agents a d’abord été évalué in vitro sur des cellules musculaires de patient myopathe en culture. Ce crible permet de réduire considérablement le nombre de souris nécessaires.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe avec enrichissement du milieu de vie ; un suivi quotidien de leur bien-être sera assuré. Le modèle sur lequel nous allons travailler a été décrit dans la littérature, ce qui nous permet de définir des points limites.
Choix des espèces
C'est l'animal sur lequel la majorité des pathologies humaines sont étudiées, car les techniques actuelles permettent facilement de reproduire les mutations à l’origine de maladie humaine chez le modèle murin. D'autre part c'est sur la foi d'études sur la souris que les stratégies thérapeutiques sont approuvées ou non pour un usage médical. Les souris seront utilisées lorsque la force musculaire commence à diminuer, à l'âge de 2 mois d'après les données de la littérature (Zvaritch et al., 2009). Pour la thérapie génique, les souris seront utilisées quelques jours après la naissance pour augmenter l'efficacité du traitement (P2 à P15), réduire la quantité de virus à injecter et augmenter l'immunotolérance, et leur force musculaire sera suivie pendant 3 mois.
Étude comparative de l’impact d’additifs sur le métabolisme ruminal, la digestibilité des fibres et l’estimation de la production de méthane chez la vache laitière
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
6 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, puis rendues à l'élevage laitier. Elles subissent six prélèvements de fèces et de lait par animal et par mois, dans un schéma en double carré latin, pour comparer l'effet de deux additifs commerciaux, une levure et un prébiotique, sur la digestion des fibres et la production de méthane. Le porteur déclare n'attendre aucun impact ("Néant") et affirme que l'évaluation "ne peut se faire qu'in vivo, c'est à dire dans le rumen d'un animal vivant". L'objectif reste zootechnique et commercial, conforter le mode d'action de produits d'un fabricant d'additifs.
Objectifs
L’objectif de cet essai est donc de mettre en lumière l’effet de la levure vivante Actisaf Sc 47 ainsi que le prébiotique Safmannan, d’un point de vue systémique sur l’animal et in fine sur ces performances zootechniques, ainsi que de comparer leurs modes d’actions.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont : - conforter le mode d'action du probiotique (Actisaf Sc 47) - comprendre le mode d'action du prébiotique (Safmannan) - observer les effets de leur synergie sur la digestibilité des fibres et la production de méthane
Procédures
Prélèvements de fèces et de lait à raison de 6 prélèvements par animal par mois
Impact sur les animaux
Néant
Devenir
Les animaux retrouvent les conditions typiques d'un élevage bovin lait.
Remplacement
La vérification de l'efficacité de l'apport oral des différents ingrédients sur la santé digestive et la mise en évidence des modes d’actions ne peut se faire qu'in vivo, c'est à dire dans le rumen d’un animal vivant.
Réduction
L'utilisation de 6 vaches au sein d'un schéma expérimental de double carré latin permet une évaluation robuste des produits,
Raffinement
La fréquence des prélèvements de jus de rumen a été réduite ; l'utilisation d'autres milieux biologiques (fèces et lait) peuvent être des alternatifs au jus de rumen
Choix des espèces
La prévalence de la sub-acidose ruminale dans les troupeaux laitiers est difficile à évaluer car l’absence de symptômes rend souvent difficile le diagnostic de cette pathologie de groupe (Martin et Commun, 2007). Les additifs alimentaires ont d’ores et déjà fait leurs preuves en tant que stabilisateur du pH ruminal pour prévenir l’apparition d’acidose sub-clinique (Marden et al., 2008). L’évaluation des conditions ruminales est incontournable et donc justifie le recours à l’espèce cible. Marden J.P., Julien C., Monteils V., Auclair E., Moncoulon R., Bayourthe C. 2008. How does live yeast differ from sodium bicarbonate to stabilize ruminal pH in high-yielding dairy cows? J. Dairy Sci. 91, 3528-3535. Martin et Commun. 2007. Mécanismes physicochimiques de l’acidose ruminale latente et conséquences physiopathologiques. Bulletin des GTV, 41: 25-30. Les vaches laitières démarreront la procédure expérimentale entre 60 et 200 jours de lactation. À ce stade leur niveau d’ingestion est élevé pour répondre à leurs besoins de production : c’est une phase critique pour l’apparition d’acidose ruminale et une moindre digestibilité de la ration et plus particulièrement de la partie fibreuse.
Persistance de l’immunité maternelle chez les poussins du manchot royal : dynamique des anticorps
- Conservation des espèces
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système immunitaire
160 manchots royaux, 80 femelles adultes et 80 poussins, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis relâchés dans leur milieu naturel. Les femelles reçoivent une injection de vaccin et une prise de sang, et chaque poussin subit huit prélèvements sanguins échelonnés de 6 à plus de 200 jours, pour suivre la persistance des anticorps maternels. Le porteur n'attend aucun effet indésirable hormis un léger dérangement de la colonie. Il indique que l'étude sur une espèce sauvage à longue période d'élevage impose de travailler directement sur ces oiseaux.
Objectifs
Dans le cadre de travaux pour évaluer la persistance et le rôle des anticorps maternels, qui passent de la mère au poussin via le jaune d’œuf chez les oiseaux, il a été montré que les anticorps peuvent en fait persister bien plus longtemps chez une espèce sauvage que ce qui était connu dans la littérature chez les espèces de volailles domestiques (Garnier et al. 2012). En effet, chez une espèce d'oiseau marin ayant une durée d’élevage du poussin au nid de 3 mois, il a été mis en évidence une persistance particulièrement longue de ces anticorps, avec une détection d’anticorps dans le plasma de plusieurs poussins 65 jours après l’éclosion. Ces anticorps sont susceptibles de pouvoir protéger le poussin contre des agents infectieux auxquels il serait exposé lors de son élevage dans la colonie, et il est important d’explorer si ce phénomène existe chez d’autres espèces ayant une longue période d’élevage du poussin. Nous proposons ici d’étudier le temps de persistance des anticorps maternels chez une autre espèce d’oiseau marin, le manchot royal (Aptenodytes patagonicus), dont la période d’élevage du poussin dure plus de 12 mois.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont une meilleure connaissance du fonctionnement du système immunitaire chez les oiseaux marins, ce qui peut notamment être utile pour appliquer des approches de vaccination dans des populations captives ou sauvages de ce type d'espèces.
Procédures
Les individus adultes (femelles) seront soumis à une injection pour vaccination et un prélèvement sur animal vigile (prise de sang 0,5 ml). Les poussins feront l'objet de prélèvements sur animal vigile (une prise de sang de 0,5 ml à 6, 10, 15, 20, 35, 65, 100 et >200 jours (8 occasions d'échantillonnage par individu).
Impact sur les animaux
Aucun effet indésirable est attendu sur les animaux, hormis leur léger dérangement sur la colonie.
Devenir
Les individus sont replacés dans leur habitat naturel car aucun effet négatif de la procédure est attendu sur leur qualité de vie dans le milieu naturel et c'es dans ce milieu qu'ils sont étudiés étant donné leur mode de vie.
Remplacement
L'objectif est d'explorer le fonctionnement du système immunitaire d'une espèce sauvage afin d'apporter des éléments pour la compréhension de son évolution. La propriétée étudiée, la persistance des anticorps maternels chez le poussin après l'éclosion, nécessite de travailler sur des individus de l'espèce d'oiseau considérée. Suivant les résultats obtenus, il sera possible de faire des expériences in vitro (exploration de l'affinité entre le récepteur FcRY et la partie constante des chaines lourdes des IgY).
Réduction
Afin de limiter le nombre d’animaux manipulés, notre stratégie d’expérimentation est basée sur les études précédentes ayant effectué des expérimentations similaires chez d'autres espèces d'oiseaux et sur les connaissances disponibles sur les proportions de femelles qui pourront être détectées à leur retour pour se reproduire à la colonie et les taux de survie naturels des poussins de manchots royaux.
Raffinement
Les manipulations seront réalisées par des personnels spécifiquement formés et les précautions nécessaires seront prises pour limiter le stress des individus. Les manipulations effectuées n’ont pas d’impacts négatifs attendus sur la reproduction et la survie future des individus. Aucune douleur ni effet négatif des manipulations n'est attendu, mais le comportement des individus sera observé suite à chaque manipulation (catégorisé comme normal ou anormal après 2 minutes).
Choix des espèces
L'objectif est d'explorer le fonctionnement du système immunitaire d'espèces animales afin d'apporter des éléments pour la compréhension de son évolution. La propriétée étudiée, la persistance des anticorps maternels chez le poussin après l'éclosion, nécessite de travailler sur des individus de l'espèce d'oiseau considérée car elle a des traits d'histoire de vie, en particulier la longueur de la période d'élevage des poussins sur la colonie, qui font prédire une potentiellement longue persistance des anticorps maternels. 80 adultes reproducteur (femelles) et 80 poussins. Les anticorps maternels IgY seront quantifiés par un test ELISA spécifique des anticorps produits contre le vaccin qui seront transmis au poussin par la mère via le jaune d'oeuf. Le taux d'anticorps maternels du plasma décroit à partir de l'éclosion et l'objectif de l'étude est de déterminer la dynamique de décroissance de ce taux d'anticorps (calcul de la demi-vie chez l'espèce considérée). Les poussins seront échantillonné à 6, 10, 15, 20, 35, 65, 100 et >200 jours.
Recherche de biomarqueurs d’effets disponibles chez le rat Sprague Dawley exposé à des composés perfluorés
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
216 rats mâles vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Exposés à des composés perfluorés, ils subissent des prélèvements sanguins sous anesthésie aux jours 7, 14, 21 et 28, pour valider des biomarqueurs identifiés in vitro et in silico. Le porteur affirme que les doses employées ne sont pas connues pour provoquer d'effets indésirables. Il présente l'étude in vivo comme "indispensable" pour valider les prédictions, tout en y voyant un moyen de limiter à terme le recours à l'expérimentation animale.
Objectifs
L’objectif de cette étude in vivo est de caractériser chez le rat Sprague Dawley mâle une liste de biomarqueurs qui auront été préalablement identifiés in vitro (à partir des cellules hépatiques HepaRG), et prédits in silico grâce à la modélisation mathématique. Cette étude in vivo est nécessaire pour valider les préditions faites in vitro et in silico sur un nombre d'animaux limité, tout en intégrant l'ensemble des paramètres circulants chez l'animal entier.
Bénéfices attendus
Grâce à cette étude, nous allons montrer comment des expérimentations in vitro (cellules humaines hépatiques) et in silico pourraient permettre de prédire des effets de molécules contaminantes de l'environnement et de notre alimentation sur la santé d'un organisme. Ainsi, nous pourrons par la suite nous intéresser à d'autres molécules, seules ou en mélange pour prédire des effets, en particulier hépatiques, à partir de lignées cellulaires humaines et des approches combinées de métabolomique et de modélisation mathématique in silico. Ceci devrait permettre de limiter encore davantage, à terme, le recours à l'expérimentation animale.
Procédures
Des prélèvements de sang (environ 500 μL) au niveau de la veine caudale seront réalisés aux jours 7, 14, 21 et 28 par un zootechnicien très expérimenté dans ce type de prélèvement. Les animaux seront préalablement anesthésiés (isoflurane) et un suivi post-opératoire sera mise en place pour s'assurer de la bonne récupération des animaux (réveil dans la cage déposé sur une plaque chauffante, surveillance des signes de souffrance, hydratation...)
Impact sur les animaux
Les 3 composés perfluorés, aux doses où nous allons les administrer aux animaux, ne sont pas connus pour avoir des effets indésirables ou provoquer des nuisances sur le temps de l'étude.
Devenir
La mise à mort de tous les rats est prévue à la fin de chacune des deux procédures, car aucune réutilisation de ces animaux n'est raisonnablement envisageable pour des études de toxicologie ou autres domaines scientifiques.
Remplacement
Si des approches in vitro et in silico sont très performantes pour la compréhension de certains mécanismes d'action, ou la prédiction d'effets biologiques plus ou moins néfastes, la validation de ces hypothèses reste indispensable par une expérimentation sur l'animal, ce qui permet de prendre en considération l'ensemble des processus de métabolisme dans un système intégré et complet, en prenant en compte les différents compartiments de l'organisme agissant en synergie (foie, tissus adipeux, pancréas, muscle, intestin, cerveau)
Réduction
Le nombre d'animaux a été déterminé en se basant sur les lignes directrices OCDE pour les études en toxicologie, et nous avons opté pour une valeur de N=12 animaux par groupe pour avoir une évaluation significative des effets potentiels en tenant compte de la variabilité inter-individuelle tout en maintenant un nombre d'animaux par lot aussi bas qu'il est raisonnablement possible d'avoir.
Raffinement
L'environnement des animaux est contrôlé tout au long de l'étude et les conditions d'hébergement les plus favorables avec des enrichissements du milieu sont réunies pour assurer le bien-être des animaux (cabanes inox et feuilles de cellulose dans les cages transparentes). Les animaux seront observés quotidiennement pour s'assurer de leur bien-être pendant toute la durée de l'étude.
Choix des espèces
Nous avons choisi de réaliser notre étude chez le rat Sprague Dawley qui est la souche adaptée et recommandée, entre autres par l'OCDE, pour les études de toxicologie et de métabolisme. Pour cette étude, les rats seront exposés à l'âge adulte (6 à 8 semaines au début de l'étude).
Etude sur la résistance de câbles de télécommunication, diélectriques à fibres optiques, aux attaques de rongeurs
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
48 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque rat est mis à jeun jusqu'à 48 heures d'affilée, un câble bloquant l'accès à la nourriture pour le forcer à ronger, l'opération étant répétée trois fois pour tester la résistance de câbles à fibres optiques d'un opérateur télécom. Le porteur signale une perte de poids possible, l'expérience étant arrêtée à 15 % de perte, et justifie la mise à mort par l'ingestion possible de microparticules et par le confinement avec des agents pathogènes. Il affirme qu'aucune méthode alternative n'existe pour tester la résistance des câbles face à l'espèce cible.
Objectifs
La justification du projet découle du fait que, placés dans un milieu naturel, les câbles à fibres optiques doivent être résistants aux attaques des rongeurs, en particulier celle des rats. Pour y remédier, les fournisseurs de câbles doivent développer des solutions dites « anti-rongeurs » et prouver leur efficacité par la mise en œuvre d’essais tels que ceux décrits dans ce projet. En effet, une mise en situation avec l’espèce cible est la plus adaptée pour tester la résistance dans des conditions proches des conditions réelles. De manière générale, les câbles optiques sont attaqués de préférence par rapport aux conducteurs d´énergie, par raison de leur manque de danger pour ces animaux. Il a d’ailleurs été démontré que le rat peut dans certaines conditions s’attaquer aux câbles à fibres optiques, notamment lorsque ce dernier est placé comme un obstacle sur la trajectoire de son déplacement habituel, ou s’il lui obstrue l’accès à un point de nourriture. Afin de développer une protection efficace contre l’attaque des rongeurs, cette étude vise à tester 3 conceptions de câbles différentes. Ces conceptions de câbles ont fait l'objet d'innovation technique afin de renforcer les matériaux qui recouvrent les fibres optiques.
Bénéfices attendus
Les installations des bâtiments comme les câblages optiques subissent régulièrement les agressions des rongeurs tels que les rats. Ces dégradations vont jusqu’à rendre inopérant le fonctionnement des réseaux optiques de l’opérateur téléphonique et peuvent non seulement générer des impacts économiques importants mais aussi fortement pénaliser la sécurité des biens et des personnes. D’un point de vue développement de l’innovation, si une des 3 conceptions testées permet de protéger efficacement l’attaque des rongeurs, elle sera déployée plus largement au niveau national à d’autres opérateurs téléphoniques
Procédures
Tous les animaux du projet (48 rats) seront soumis à 3 expérimentations au cours desquelles ils seront mis à jeûn pendant une période de 96 heures (fractionnée en 2 fois 48 heures). En effet, dans l'objectif de limiter la chute de poids et les effets liés à la privation de nourriture, il a été décidé de ne pas prolonger la période de jeûne au delà de 48 heures consécutives. Après la première période jeûne, les rats auront accès à volonté à la nourriture pendant 4 heures puis ils seront de nouveau isolés de la nourriture pendant 48 heures. Les seules interventions seront des pesées quotidiennes afin de suivre l'évolution de la chute de poids.
Impact sur les animaux
Afin d'inciter les rats à ronger le câble, l’échantillon de câble est fixé de manière à empêcher l'accès à la mangeoire. Les rongeurs doivent donc se frayer un passage en sectionnant le câble obstructeur. Le câble sera placé pendant une période de 48 heures au cours de laquelle les rats seront à jeûn. La période de jeûne sera interrompue en retirant le câble et en permettant aux rongeurs de s'alimenter à volonté. Parmi les effets indésirables liés à cette mise à jeûn, une perte de poids peut être observée si le câble n'est pas rompu rapidement. Des pesées seront réalisées quotidiennement afin de suivre l’évolution de cette perte de poids et mettre fin à la période de jeûne si un animal atteint le poids limite, c'est à dire une chute de 15% par rapport à son poids initial.
Devenir
Tous les animaux (au nombre de 48) seront mis à mort à l’issue du projet. Deux raisons justifient cette décision prise en accord avec les chargés d’étude et la vétérinaire référente de l’unité expérimentale PFIE : 1) Chaque rat aura été utilisé 3 fois pour tester les 3 conceptions de câbles au cours du projet. Certaines des conceptions de câbles ont été conçues avec des matériaux innovants (compositions protégées par un accord de confidentialité). Il n’est pas exclu que des microparticules ou de petits fragments soient ingérés par les animaux au moment de la dégradation des câbles. Nous n’avons à ce jour aucun recul pour évaluer la toxicité de ces microparticules à la fois vis-à-vis de la santé des rats mais aussi sur le rejet dans l’environnement de particules potentiellement polluantes. 2) Ces animaux seront hébergés dans une zone expérimentale en confinement dans laquelle des agents pathogènes zoonotiques de classe 2 et 3 sont manipulés. Même si les conditions de confinement sont rigoureusement respectées et contrôlées, nous préférons prendre le maximum de précautions pour nous prémunir de la moindre suspicion quant à nos pratiques à l’égard des personnes qui accueilleraient ces animaux.
Remplacement
Il n’existe pas de méthode alternative pour évaluer la résistance des câbles à l’attaque des rongeurs. Une mise en situation avec l’espèce cible est la plus adaptée pour tester la résistance dans des conditions proches des conditions réelles. Les conceptions de câbles testés ont été préalablement soumis à (1) des tests dimensionnels pour vérifier que les composants sont en quantité suffisante pour assurer leur rôle de protection, (2) tests mécaniques pour garantir que le câble reste fonctionnel après être contraint mécaniquement lors de la pose et pendant sa vie, (3) essais d’environnement permettant de tester leur étanchéité, leur résistance à la température…
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit par rapport à la demande du client. Initialement, chaque rat devait être utilisé pour 1 échantillon de câble (soit un besoin de 120 animaux). Il a été convenu de réutiliser les rats pour tester 3 échantillons au total (3 expérimentations espacées d’une période de « repos » d’au moins 7 jours).
Raffinement
Les animaux seront hébergés par groupe de 4 dans des cages adaptées, dans des conditions environnementales (température et éclairage) contrôlées. Le milieu sera enrichi avec des objets en cellulose (carrés épais, cylindres) et adapté au cours du projet en fonction du comportement des animaux. Deux visites quotidiennes seront réalisées afin de surveiller l’état de santé des animaux et l’apparition des signes cliniques (prostration, absence de toilettage, diarrhée, amaigrissement). Les animaux seront pesés chaque jour afin de surveiller l’évolution de la chute de poids liée au jeûne. Une chute de poids de 15% conduira à l’arrêt immédiat de l’expérimentation pour la cage entière : le câble sera immédiatement retiré afin que les animaux accèdent à la nourriture. Par ailleurs, des caméras seront installées pour observer le comportement des animaux (en plus des visites quotidiennes). Ces caméras permettent d’enregistrer les vidéos même dans des conditions de faibles luminosité (technologie infrarouge).
Choix des espèces
Cette justification se trouve dans le cahier des charges du client qui spécifie que les câbles sont soumis aux attaques des rats. Une mise en situation avec l’espèce cible permet de tester la résistance dans des conditions proches des conditions réelles Le choix de la souche Long-Evans réside dans le fait que cette dernière est la plus active en termes de dégradations observées lors de précédents essais. Adultes avec un poids d’au moins 200 g (spécification requise par le client)
Imagerie par résonance magnétique cardiaque et vasculaire chez les ovins, porcins et canins sains
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Troubles cardiaques
Cochons : 150
Moutons : 600
800 animaux non-humains, 600 moutons, 150 cochons et 50 chiens, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis renvoyés vers un autre projet. Sous anesthésie, ils passent une IRM cardiaque et vasculaire pour évaluer des dispositifs médicaux implantables destinés à l'humain. Le porteur n'attend aucun dommage et décrit une imagerie non invasive. Il affirme que l'expérimentation sur "l'organisme entier" et sur animal vivant est "incontournable" et "indispensable" pour valider ces implants avant leur usage chez les patients.
Objectifs
L’IRM est la seule modalité d’imagerie permettant d’obtenir des informations sur les flux sanguins au sein des structures cardiaques et vasculaires. Elle permet aussi d’évaluer la présence ou non des lésions tissulaires au sein des structures cardiaques et vasculaires. L'importance et la nécessité de ce projet ont été approuvées par les directions scientifiques. .
Bénéfices attendus
Meilleure comprehension et evaluation de modifications de flux sanguin au sein des cavités cardiaque àprés une implantation de dispositif medical intracardiaque.
Procédures
L'IRM est une procédure d'imagerie médicale non invasive. Les animaux vigiles seront soumis à une anesthésie nécessitant: - une prémédication (une injection IM) - une induction anesthésique (une injection IV)
Impact sur les animaux
Aucun dommage n'est attendu sur les animaux .
Devenir
Tous les animaux retournent dans leur établissement d''origine et sont réintégrés au projet APAFIS #8307.
Remplacement
La validation des dispositifs médicaux cardiovasculaire implantables requiert la vérification de la sécurité et de l’efficacité des implants. En effet leur utilisation in fine chez les patients sont des procédures à haut risque létal et il est donc indispensable d’avoir recours à l’expérimentation animale au préalable afin de vérifier le bon fonctionnement hémodynamique des dispositifs et leur durabilité. Cela doit impérativement se faire sur des organes animaux de taille identique aux organes de l’homme dans des conditions fonctionnelles qui reproduisent la fonction de l’organe vivant (sécurité locale = organe cible) et de vérifier les potentiels effets secondaires sur l’ensemble de l’organisme (sécurité générale = ensemble de l’organisme). L’expérimentation sur l’organisme entier, et donc sur animal vivant est donc incontournable.
Réduction
Le nombre d'animaux à été évalué et réduit au minimum nécessaire pour répondre aux besoins et objectifs scientifiques. Le nombre d'animaux déclaré est une estimation prospective qui sera réajusté lors de l'appréciation rétrospective annuelle.
Raffinement
La procedure est une methode d'imagerie non-invasive (IRM). Les animaux seront gardés en bon etat clinique tout au long de la procedure (controle de la t° de l'animal, environnement control). Pour reduire le stress de l'animal au maximum, des methodes d'anesthesie et analgesie appropiés seront mis en place, et ce specifiquement pour chaque espece. Les animaux seront toujours transportés au minimum par 3 individus de la meme espece afin de reduire le stress durant le transport et la procedure.
Choix des espèces
Les dispositifs cardiovasculaires nécessitant le recueil de données par IRM doivent être implantés sur une anatomie qui ressemble à celle de l’homme avec les mêmes dimensions. Cela impose l’expérimentation de ces dispositifs sur des gros animaux, pour mimer l’anatomie de patients humains qui vont de l’enfant à l’adulte de grande taille, d’où la nécessité de tester sur les espèces citées ci-dessus. Les différences interspécifiques de la nature tissulaire et de la forme et taille anatomique et aussi de fonction requiert l’emploi de plusieurs espèces différentes pour optimiser l’expérimentation et l’évaluation des dispositifs cardiovasculaires de ce projet. Les animaux utilisés seront des juvéniles ou des adultes. L’objectif est d’avoir une anatomie de taille ou une situation clinique comparable à celle observée chez l’Homme. Les animaux sont identifiés comme suit : - Pour les ovins : boucles auriculaires posées avant l’âge de six mois au plus tard ou avant la sortie de l’exploitation de naissance. - Pour les porcins : tatouage avec un numéro correspondant au site d’élevage d’origine et boucle auriculaire avec numéro interne. - Pour les chiens : puce électronique implantée durant les premières semaines de vie à l’élevage d’origine.