Procédures légères

4878 contenus, page 324 sur 407
  • Formation professionnelle
Souris : 600
Rats : 600
Lapins : 50
Souffrances
▲ -
▲ 625
▲ 625
▲ -
Devenir
 60
 -
 -
 1190

1250 animaux non-humains vont être utilisés, 600 souris, 600 rats et 50 lapins, dont 1190 tués à l'issue et 60 adoptés. Chaque souris ou rat sert de support à une vingtaine d'actes, injections, gavages, prélèvements de sang, tests comportementaux, chaque lapin jusqu'à cinquante, pour former des élèves techniciens animaliers, la mise à mort faisant elle-même partie des gestes enseignés et les corps servant ensuite aux dissections. Le porteur reconnaît que des élèves peu familiers des techniques peuvent provoquer hématomes, fausses routes ou perforations du tube digestif. Il indique commencer chaque séance par des méthodes de remplacement, cartons, fausses peaux, vidéos, mannequins, mais juge "impossible" de se passer totalement d'animaux vivants pour former du personnel.

Objectifs

Ce projet décrit les séances de travaux pratiques d'un programme d'enseignement secondaire destiné à la formation diplomante de techniciens animaliers. Le recours à l'animal vivant n'a lieu que dans le cadre global d'une progression pédagogique qui inclut bien d'autres moyens d'enseignement. Les élèves de notre formation doivent devenir des techniciens animaliers de laboratoire en 3 an avec une progression des apprentissages pratiques. Chacune de nos 3 classes sont divisées en 2 groupes d'élèves dont la progression est suivie par un enseignant. Les animaux utilisés changent entre chaque groupe de TP pour respecter des temps de repos définis. Les élèves réalisent les travaux pratiques en binomes, et ils sont noté individuellement dans l'acquisition de la théorie, de la connaissance de la technique et la réussite dans la réalisation de la technique. Quelle que soit l'espèce, chaque séance d'apprentissage se déroule de la même manière, une première partie est consacrée à l'explication des objectifs et des conditions de réalisations illustré par des vidéos ou des essais sur mannequins. Cette phase est nécessaire pour l'acquisition des automatismes. Elle permet également d'espacer les passages sur animaux vivants facilitant les encadrements. A terme, ainsi, nos élèves peuvent être embauchés dans les laboratoires de recherche animale, avec une dextérité suffisante, et une bonne connaissances des règles éthiques, pour réaliser les protocoles expérimentaux qui leurs sont demandés dans les meilleures conditions. Cette progression pédagogique bénéficie à la fois à la qualité des résultats pédagogiques et à l'amélioration du sort des animaux utilisés en recherche.

Bénéfices attendus

Lors de ce projet, les apprentissages permettent d'aborder et de réaliser différentes procédures expérimentales. Il a pour but de raffiner les procédures de prélèvement et d'injection afin d’éviter la souffrance des animaux, de réduire le nombre d’animaux. Les bénéfices sont multiples : le premier concerne l'objectif pédagogique puisqu'il s'agit de former des personnes compétentes et habilitées à travailler avec des animaux de laboratoire : les élèves formés deviennent des professionnels des techniques enseignées et donc peuvent réaliser les procédures dans des conditions normalisées pour le respect de l’animal. Le deuxieme bénéfice est d'inculquer la culture du soin qui est de faire prendre conscience aux jeunes que l'on travaille avec du vivant et que l'on doit tout mettre en œuvre pour favoriser son bienêtre et pour respecter totalement l'animal. Cette culture du soin tient également compte du manipulateur car un personnel à l'aise et en confiance car bien formé sera d'autant plus respectueux de l'animal.

Procédures

Le projet est prévu pour 5 ans avec un renouvellement total des animaux à chaque année scolaire. Les animaux sont donc utilisés entre septembre et juin en n+1. Durant cette période, ils participent au programme de formation des jeunes. Pour les 120 souris par année scolaire, chacune va participer au maximum à 20 interventions parmi la liste suivantes injection sous cutanée, intra péritonéale,intra musculaire, intra veineuse, gavage, prélèvement sanguin (Saphène, submaxillaire, sinus rétro orbitaire, caudale, cardiaque) et tests comportementaux Pour les 120 rats par année scolaire, chacun va participer au maximum à 20 interventions parmi la liste suivantes injection sous cutanée, intra péritonéale,intra musculaire, intra veineuse, gavage, prélèvement sanguin (Saphène, jugulaire, caudale, cardiaque) et tests comportementaux. Pour les 12 lapins par année scolaire, chacun va participer au maximum à 50 interventions parmi la liste suivantes injection sous cutanée,intra musculaire, intra veineuse, gavage, prélèvement sanguin (Saphène, auriculaire, cardiaque). L’ordre des actes peut varier en fonction des années et surtout de l’habilité des jeunes en vue de pratiquer les actes les plus simples en premier pour un meilleur respect de l’animal. Quelque soit l'animal, un délai minimum de 7 jours est respecté avant son utilisation lors d'une autre scéance de TP. Les séances de TP durent 1 h, et chaque animal est utilisé pendant quelques minutes, avec un nombre limité de tentatives pour chaque étudiant. Si l'élève échoue, l'a nimal est laissé tranquille.

Impact sur les animaux

Le maximum de précautions sont prises pour que les animaux ne subissent pas d’effets indésirables. Néanmoins, les élèves n'étant pas familiers des techniques enseignées, peuvent provoquer des nuisances sur les animaux. Elles peuvent être de différentes natures : stress du à des appréhensions des élèves , contention trop lache ou trop ferme, ou erreurs de manipulations pouvant conduire à des blessures (hématome, fausse route ou perforation du tube digestif) ou des douleurs (intramusculaire, intradermique) . Une autre source de stress peut provenir de la succession des actes invasifs même si des délais entre chaque acte sont respectés. D'autres nuisances peuvent également survenir, il s'agit des blessures infligés par des congénères Vu que les animaux sont surveillés et observés chaque jour, la détection d’un effet indésirable sur un animal conduit immédiatement à la mise en place d’une procédure adaptée : information au responsable, recherche de la cause de cet effet, avis vétérinaire si besoin, et si cela est possible : soulagement de l’animal sinon mise à mort pour éviter les souffrances inutiles.

Devenir

Chaque procédure correspond à une espèce, elles sont donc totalement indépendantes l'une des autres. Les animaux à l'issue de chacue des procédures ont le même sort quelque soit l'espèce. La plupart des animaux sont mis à mort pour différentes raisons. Les élèves doivent être formés sur les techniques de mises à mort. Les animaux morts sont réutilisés l'année suivante pour les dissections et les entrainements à la réalisation de points de suture. Un vide sanitaire de l'animalerie est ainsi possible pendant la période sans animaux permettant de maintenir un statut sanitaire propre. Une faible partie des animaux sont adoptés par les élèves car ceux qui sont en seconde et première doivent faire encore des stages en laboratoires animaliers. Il se pose donc des problème de logistique du à la quarantaine du personnel pour rentrer en zone.

Remplacement

Plusieurs méthodes sont utilisées pour éviter d’avoir recours aux animaux : La première consiste à travailler sur des supports inertes tels que des cartons, fausses peaux... qui permettent de s’entrainer à la manipulation des seringues et aiguilles pour trouver les bons angles, pour apprécier la force de pénétration de l’aiguille et pour rester fixe pendant la manipulation du piston. La deuxième méthode permet de visualiser la procédure grâce à la diffusion de vidéos réalisées en interne en précisant les difficultés et solutions. La troisième permet pour certaines manipulations de la réaliser plusieurs fois sur mannequins avant de passer sur animaux vivants. Quelle que soit la séance de TP, elle débute toujours par au moins une des méthodes de remplacement, mais il est impossible de remplacer totalement les animaux car l'apprentissage des gestes techniques pour former des personnes compétentes et habilitées nécessite de se confronter à des situations réelles où l'animal interagit. La vidéo est utilisée en amont mais également en aval de la manipulation. Cette dernière permet de pointer du doigt les difficultés de chaque apprenant pour qu'il prenne conscience de ses erreurs et qu'il les corrige pour les prochaines scéances.

Réduction

Comme chaque année de formation ne travaille pas sur la même espèce chaque semaine, nous pouvons considérer que nous formons 28 élèves par semaine les souris sont utilisées en actes invasifs pendant 20 TP nécessitant donc 120 souris par année scolaire Il en est de même pour les rats. Pour les lapins, le nombre de TP avec actes invasifs est de 15, les élèves travillent par binome et ou trinome permettant de réduire les animaux à 12 car entre chaque TP, au minimum, une semaine de repos est possible, le plus souvent, ce delai de repos est de 15 jours. De plus, le nombre d'actes invasifs est limité à 3 par TP et par animal. La rotation des espèces entre les années de formations et le suivi individuel des animaux permet de réduire au maximum le nombre d'animaux de chaque espèce.

Raffinement

Le raffinement peut être évalué grâce à plusieurs points par un suivi journalier avec sensibilisation à la détection des comportements des animaux et vérification des résultats des procédures précédentes par la mise en place d’un tableau de suivi individuel de chaque procédure réalisée sur l’animal, ce suivi individuel évite également l'utilisation des mêmes animaux car les apprenants prennent l'habitude de vérifier ceux qu'ils peuvent utiliser. Par un apprentissage progressif des techniques en commençant par les plus simples (identification, injection, prélèvement) ; par la prévention de la douleur pour des actes Par le recours à l’anesthésie pour des prélèvements sanguins difficiles (sinus rétro orbitaire, sub mandibulaire, jugulaire) Par le recours à des prélèvements sanguins tels que l’intra cardiaque sans réveil de l’animal Par une alternance des manipulations au cours des semaines Par un encadrement précis (14 élèves par tp) : surveillance rapprochée de l’enseignant pour des nouvelles procédures avec arrêt de la manipulation de l’élève si danger, aide à la réalisation dans les premiers temps (l'encadrant divisent le groupe en 2 pour pouvoir surveiller les actes de chaque apprenant) Par le travail en binôme pour une entraide et par la mise en place de tutorat entre élève lorsque l’enseignant a validé les compétences des élèves tuteurs Par la participation des élèves à la cellule de Bien être animal pour le développement de la culture du soin Par un suivi vétérinaire Par le respect de l’hébergement en groupe unisexe, les paramètres physicochimiques sont contrôlés et surveillés chaque jour. Si après une session de pratique, un animal présente des signes de douleurs ou présente des différences par rapport à son comportement avant la séance, il sera intégré dans un processus de suivi pour verifier régulièrement l'évolution des signes et prendre les mesures approrpiées (description des signes, chronologie de la surveillance avec délai entre chaque observation, avis vétérinaire..). Par le respect de points limite définis (nombre maximal d'utilisation avec acte invasif, delai entre les utilisation, perte de poids, changement morphologique du corps, masse, blessure, examination physique des yeux orifices, grille de score, …). En fonction du type de point limite atteint, trois possibilités de soulagement sont possibles : arret des actes invasifs, analgésie et soins pour soulager l'animal ou mise à mort immédiate en cas d'impossibilité de soulagement.

Choix des espèces

La souris, le Rat et le Lapin sont les mammifères les plus couramment utilisés en laboratoire de recherche. Nous formons nos élèves à l'utilisation de ces animaux, et pour cela que nous les utilisons. Nous recevons des animaux jeunes adultes, qui sont soit utilisés en travaux pratiques, soit mis à la reproduction. Par la suite, nous utilisons en général des animaux jeunes adultes parce que ce sont qui sont le plus couramment inclus dans des protocooles.

Utilisation d’animaux à des fins de formation

(NTS-FR-616726v1 – 14/03/2023)
  • Formation professionnelle
Souris : 500
Rats : 40
Cochons d'Inde : 50
Hamsters dorés : 400
Gerbilles de Mongolie : 10
Lapins : 20
Chats : 40
Chiens : 25
Cochons : 100
Chèvres : 30
Moutons : 50
Bovins : 50
Poules : 400
Dindes : 100
Autres oiseaux : 100
Souffrances
▲ -
▲ 1915
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 50
 1865

Déjà utilisés pour la plupart dans des procédures expérimentales de gravité légère ou modérée, ou en surnombre dans des élevages, 1 915 animaux non-humains de quinze espèces vont être utilisés pour former le personnel d'un établissement dont les études visent la mise sur le marché de vaccins et de médicaments vétérinaires, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Parmi eux figurent 500 souris, 400 hamsters dorés, 400 poules, 100 cochons et 100 dindes, et aussi des bovins, des moutons, des chèvres, des chiens, des chats, des lapins, des cobayes, des rats et des gerbilles. Sous tutorat, les apprenants s'exercent à la contention, aux administrations et aux prélèvements, sur des individus éveillés ou anesthésiés, et le porteur décrit un acte pratiqué juste avant la mise à mort de fin de procédure expérimentale. La majorité est ensuite mise à mort, et les jeunes individus commandés exprès "pourront être réutilisés ou placés", selon le porteur, alors que le champ du devenir n'en déclare aucun placé et 50 réutilisés, tous chiens, chats, cochons, chèvres, moutons ou bovins.

Objectifs

Le projet a pour objectif de former le personnel sur les actes techniques pratiqués sur toutes les espèces de l’établissement utilisateur. La plupart des actes de formation s’effectuent sous tutorat lors des procédures expérimentales. L’acte est évalué sans gravité pour l’animal et est pratiqué juste avant une euthanasie de fin de procédure expérimentale. Dans la mesure du possible les animaux utilisés dans ce projet proviennent de procédures expérimentales de gravité « Léger » ou « Modéré ». Dans le cas de formation sur jeunes animaux, les animaux seront commandés spécifiquement pour ce projet et ceux-ci pourront être réutilisés ou placés. Des animaux surnuméraires de procédures expérimentales ou d’élevages pourront être utilisés dans ce projet après avoir étudié toutes les possibilités d’utilisations ou de placement.

Bénéfices attendus

L’objectif étant de former du personnel compétent pour utiliser les modèles animaux à des fins scientifiques et garantir la fiabilité des études qui premettent de commercialiser des vaccins et des produits pharmaceutiques vétérinaires.

Procédures

Toutes les formations s’effectuent sous tutorat. Les actes de formation peuvent porter sur la contention de l’animal, des apprentissages d’administrations ou de prélèvements. En fonction des actes l’animal peut être vigile ou anesthésié. Tous ces actes s’effectuent en quelques minutes et en respect de l’animal.

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent présenter une légère augmentation de stress due aux actes techniques et aux manipulations.

Devenir

Dans la majorité des cas les animaux sont euthanasiés après leur réutilisation en formation. Dans quelques cas, les animaux peuvent être utilisés plusieurs fois en formation.

Remplacement

La formation du personnel est assurée par du tutorat lors de procédures expérimentales ou sur des modèles n’utilisant pas l’animal (silicone, informatique, tissus…). Néanmoins, il est parfois indispensable d’avoir recours à des animaux lorsque cet objectif ne peut être atteint par d’autres approches.

Réduction

Il n’y a pas de justification à augmenter les effectifs d’animaux pour la formation, le nombre sera donc réduit au plus juste. Les animaux utilisés pour la formation sont des animaux qui ont déjà été utilisés dans la grande majorité des cas.

Raffinement

L’utilisation d’animaux pour des formations spécifiques ne sont mises en œuvre que lorsque la formation souhaitée ne peut être acquise autrement. La période de formation est toujours supervisée par un tuteur. L'acte de formation est pratiqué sur animal vigile une fois que l'acte est maitrisé sur cadavre ou animal anesthésié, ceci permet au tuteur d'évaluer la maitrise de l'opérateur en condition d'étude. A ce niveau l'acte ne requiert aucune anesthésie ou analgésie. Les points limites mis en place sont des points limites généraux liés à l'espèce. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Tous les animaux utilisés pour la formation sont hébergés en groupe. Des enrichissements adaptés du milieu ont été mis en place dans les hébergements. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

La formation doit se faire sur l’espèce concernée Le stade de développement des animaux utilisés pour ce projet, sera identique à celui des animaux utilisés dans les procédures expérimentales

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 36
Souffrances
▲ -
▲ 36
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 36

36 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées de souffrance légère. L'intervention se limite à un génotypage avant l'âge de dix jours, puis à une simple observation jusqu'à seize semaines, huit mutantes et huit témoins étant suivies, les autres tuées dès le sevrage. Il s'agit d'une étude pilote destinée à vérifier qu'une mutation humaine du gène TAF8, reproduite chez la souris, ne provoque pas de "phénotype dommageable" avant d'engager une analyse comportementale ultérieure. Le porteur affirme qu'il n'est "pas possible de remplacer ces animaux" et prévoit d'en prélever les organes pour des analyses moléculaires.

Objectifs

Nous nous intéressons aux protéines qui sont associées avec l'expression des gènes. Une étape importante est la reconnaissance des gènes par des protéines particulières qui sont présentes dans toutes les cellules. De manière surprenante, des mutations dans les gènes codant pour ces protéines ont été identifiées chez des patients humains présentant un retard de croissance et du développement moteur, une microcéphalie, des difficultés d'alimentation, et une déficience intellectuelle sévère. Nous avons développé un modèle de souris qui reproduit unede ces mutations humaines. Nous souhaitons dans un premier temps valider l'absence de phénotype dommageable des souris homozygotes adultes.

Bénéfices attendus

Ce projet est un projet préliminaire qui nous permettra de confirmer l'absence de phénotype dommageable chez les souris homozygotes Taf8PH/PH. Une fois, l'absence de phénotype dommageable avérée, nous soumettrons une autre saisine pour l'analyse des capacités intellectuelles des animaux mutants. A terme, ces projets apporteront des connaissances fondamentales sur le fonctionnement de la transcription et permetteront de mieux comprendre la cause de déficiences intellectuelles chez l'homme.

Procédures

Les souriceaux seront génotypés avant l'âge de 10 jours (1 prélèvement durant 1 seconde).

Impact sur les animaux

Les patientes étudiées présentent des difficultés d'alimentation, un retard de croissance et du développement moteur (hypotonie axiale, spasticité progressive) et une déficience intellectuelle sévère. Des crises d'épilepsie pendant l'enfance ont également été observées. Aucun effet indésirable sévère n'est attendu chez les animaux Taf8PH/PH mais une attention sera portée au suivi du développement moteur, de l'alimentation et à l'occurrence éventuelles de crises d'épilepsie chez les nouveaux nés.

Devenir

Le but de cette saisine est l'observation des animaux de leur naissance jusqu'à 16 semaines qui correspond à l'âge maximal prévu pour les analyses futures. Tous les animaux seront génotypés mais seules 8 souris Taf8PH/PH et 8 souris contrôles (+/+ ou PH/+) seront conservées pour l'observation jusqu'à l'âge de 16 semaines: les autres souris seront euthanasiées au moment du sevrage. les animaux suivis seront eux euthanasiés à 16 semaines.

Remplacement

Le but de ce projet pilote est de vérifier qu'une mutation qui a été identifiée chez des patientes humaines n'induit pas, à l'état homozygote, de phénotype dommageable ou affectant le bien être des souris, avant d'initier un projet d'analyse comportementale. Il n'est donc pas possible de remplacer ces animaux. Ce modèle murin servira à moyen terme à dériver des lignées cellulaires permettant de faire une analyse moléculaire, permettant, à plus long terme de minimiser le nombre d'animaux utilisés.

Réduction

Le nombre de 6 portées minimum contenant en tout au moins 8 animaux Taf8PH/PH homozygote a été choisi pour nous assurer de l'absence de phénotype. Les mêmes animaux seront analysés tout au long de leur vie (naissance jusqu'à 16 semaines) pour minimiser le nombre d'animaux utilisés. Les organes de ces animaux seront prélevés en fin de procédure pour des analyses moléculaires.

Raffinement

Le but de cette saisine est de vérifier que la mutation Taf8PH à l'état homozygote ne provoque pas de phénotype dommageable, même si aucun problème n'est attendu puisque les patientes humaines sont viables et se caractérisent principalement par une déficience intellectuelle. L'élevage des animaux sera fait par un personnel compétent dans des conditions du respect du bien être animal, par du personnel compétent sensibilisé à la possibilité de l'apparition d'un phénotype délétère chez les mutants. Cette évaluation sera faite en conditions normales d'hébergement avec enrichissement et en maintenant les liens sociaux entre les animaux. A la naissance, la capacité d'alimentation de tous les souriceaux sera évaluée par la présence de lait dans l'estomac. L'état des animaux sera évalué 3 fois par semaine (propreté, déplacement, vivacité et posture) jusqu'à l'âge de 16 semaines. En cas de souffrance animale, l'avis du vétérinaire sera démandé pour une éventuelle action avant euthanasie si aucune solution ne se présente..

Choix des espèces

Nous souhaitons modéliser une mutation découverte chez l'homme et associée à des problèmes cognitifs. La souris est un modèle de choix qui nous permettra de dériver des lignées cellulaires utiles pour les études moléculaires in vitro tout en analysant le développement du système nerveux et le comportement des animaux mutants. Le but de cette saisine est de nous assurer de l'absence de phénotype délétère chez les homozygotes: les animaux seront donc observés de la naissance jusqu'à 16 semaines où ils seront euthanasiés.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1500
Souffrances
▲ -
▲ 300
▲ 1200
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1500

1500 souris immunodéprimées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent une greffe de lymphome humain par injection ou après une petite chirurgie, incision de la peau et du péritoine près de la rate ou du rein, puis des prélèvements de sang à la joue toutes les deux semaines, pour constituer une collection de tumeurs greffées appelées PDX servant à tester des molécules antitumorales. Le porteur situe les bénéfices pour les patients à long terme, l'objectif immédiat étant de reproduire chez la souris des lymphomes humains qu'il qualifie de "modèle formidable". Il affirme qu'aucun modèle in vitro ou ex vivo ne permet de maintenir un lymphome humain en culture et juge "indispensable" de générer ces modèles.

Objectifs

Ce projet vise à améliorer les connaissances et la prise en charge des lymphomes chez l’homme. Les lymphomes sont des cancers du système lymphatique. Ils sont responsables du développement de tumeurs au niveau des organes lymphatiques (ganglions, rate, …). Ces lymphomes ont une grande diversité et une classification complexe. Ils proviennent de cellules transformées du système immunitaire, comme les lymphocytes B ou T. Le but de ce projet est de développer des modèles pré-cliniques chez la souris de lymphomes humains, afin de tester de nouvelles molécules antitumorales. Le développement de modèles animaux est indispensable, seules des études in vivo permettent de valider l’effet antitumorale d’une molécule car les effets que peuvent avoir le microenvironnement et l’architecture même de la tumeur d’origine du patient sont pris en compte. Les modèles pré-cliniques développés ici sont des xénogreffes chez la souris de lymphomes provenant de patients. Ces xénogreffes dont l'anglicisme très utilisé est PDX (Patient-derived xenograft) sont la transplantation d'un greffon de lymphome de patient dans une espèce biologique différente ici la souris. Elle s'oppose ainsi à l'allogreffe où le greffon du donneur vient de la même espèce que le receveur. Les greffes sont réalisées dans des souris très immunodéficientes, particulièrement propices à la survie et à multiplication des cellules tumorales des patients, évitant ainsi le rejet de greffe. Un panel représentatif de PDX pour chaque type de lymphome sera développé, afin de tester l’activité antitumorale de molécules à visée thérapeutique. Le nombre de souris impliquées dans le projet est réduit au minimum, grâce à l’étude approfondie des données de la littérature et aux données déjà obtenues lors de projets précédents réalisés in vitro avec des lignées cellulaires, sans toutefois mettre en péril l’obtention d’un panel de PDX représentatifs des lymphomes connus. Les conditions d’hébergement et les soins donnés aux animaux sont faits dans le respect du bien-être animal, ceci afin de limiter au maximum le stress et de garantir le bien-être de chaque animal. Les méthodes utilisées dans les différentes procédures de ce projet ont été étudiées afin réduire au maximum la douleur, la souffrance et le stress des animaux. Une définition précise des points limites, associée à une surveillance adaptée des animaux ont été définis afin de limiter toute souffrance animale. Au maximum, 1500 souris seront nécessaires pour ce projet.

Bénéfices attendus

Bénéfices à court terme : ce projet fera progresser la connaissance scientifique dans le domaine du lymphome, car il permettra d’avoir un modèle formidable que sont les PDX, qui permettent de reproduire chez la souris un lymphome possédant toutes les caractéristiques phénotypiques, moléculaires et environnementales de la tumeur du patient. Bénéfices à long terme : grâce à ce projet, de nouvelles cibles thérapeutiques et/ou médicaments pourront être testés afin d’améliorer les traitements actuels, de prévenir la résistance aux médicaments et les rechutes et donc prolonger la vie des patients.

Procédures

Les souris auront pour certaines une greffe par une injection unique d’un fragment d’une biopsie de lymphome humain ou de cellules tumorales humaines, injection réalisée après anesthésie et d’une durée totale de moins de 5 minutes. Certaines autres greffes nécessitent une étape de chirurgie. Les souris recevront donc les médicaments nécessaires pour obtenir une anesthésie et une analgésie préopératoire (médicaments aux propriétés antalgique, antipyrétique et anti-inflammatoire). Il sera fait une toute petite incision de la peau puis du péritoine au niveau de la rate ou du rein afin de réaliser une petite ouverture permettant l’injection des cellules tumorales ou l’introduction d’une biopsie tumorale. Les sutures sont réalisées au niveau du péritoine puis de la peau (durée totale de 10 minutes environ pour l'ensemble de l'intervention). Dans tous les cas, 1 mois post-greffe et ensuite toutes les 2 semaines, il sera réalisé un prélèvement sanguin non invasif (2 gouttes de sang) au niveau de la joue afin de vérifier la présence des cellules tumorales humaines (durée d'une à deux minutes environ pour ce prélèvement).

Impact sur les animaux

Nuisances légères attendues dues au stress de la contention et des piqures réalisées lors des greffes ou des analgésies, durant quelques secondes ou quelques minutes (temps requis pour effectuer les injections). Nuisances modérées attendues dues au stress et à une légère douleur, du fait d'un cumul des piqures, des étapes de petite chirugie et dues au développement du lymphome lui-même.

Devenir

L'ensemble des souris utilisées dans ces différentes procédures seront mises à mort car elles auront été soit remplacées en élevage après 6 mois de vie, soit car elles auront été greffées avec des lymphomes humains. En cas de non prise des greffes, les souris seront quand même mises à mort après 1 an post-greffe car au delà elles développent généralement de façon spontanée des pathologies diverses dues à leur âge avancé.

Remplacement

Il n'existe actuellement pas de modèle in vitro ou ex vivo permettant de maintenir à long terme un lymphome primaire humain en culture. Quelques modèles de PDX de lymphome ont été générés aux USA mais ces modèles restent rares et ne sont pas représentatifs des différentes entitées de lymphome. La demande pour ces modèles pertinents afin de tester l'efficacité de nouvelles thérapies est de plus en plus grande. Il est donc indispensable de générer ces nouveaux modèles précliniques afin d'améliorer la prise en charge clinique des patients atteints de lymphome.

Réduction

Pour réduire le nombre d’animaux utilisé dans ce projet : 1/ il a été estimé que la greffe de 3 souris pour chaque voie est suffisante pour permettre l’obtention d’une prise de greffe à T0. De même que la greffe de 2 souris pour les T1 et T2 suffit ; 2/ la génération effective de PDX sera limitée à 10 patients par type de lymphome et donc pour 8 entités différentes ; 3/ quand cela sera possible en fonction du type de lymphome à greffer, la ou les voies utilisées pour réaliser les greffes et générer un PDX seront toujours les voies les moins invasives, avec le moins d'effet indésirables, afin de réduire à son minimum la souffrance ou le stess des animaux ; 4/ les ressources cellulaires post-mortem seront mutualisées au sein de l’équipe de recherche afin qu’un même échantillon puisse être exploité pour différents projets et ainsi éviter l'utilisation itérative de souris.

Raffinement

Élevées dans des conditions d'hygiène strictes, les souris immunodéficientes NSG ne présentent pas de signes de souffrance particuliers (classe légère). Les différentes injections médicamenteuses ainsi que les greffes de lymphome de patients chez ces souris par voie intraveineuse ou par voie sous-cutanée n’induisent pas de souffrance particulière (classe légère). Les souris avec une petite chirurgie pour les greffes par voie S.C.R. et I.S. seront anesthésiées avant l'intervention. L'endormissement sera contrôlé avant l'intervention et surveillé tout au long de la chirurgie. Pendant l'intervention chirurgicale et ensuite, les souris seront laissées sur plaque chauffante pour qu'elles ne se refroidissent pas pendant l’endormissement et surveillées jusqu’aux premiers signes de réveil, puis replacées dans leur cage. Une goutte de gel hydratant sera également appliquée sur chaque œil avant et après l'étape de chirurgie afin d'éviter un dessèchement. Les sutures seront surveillées pendant les deux jours suivant afin de prévenir tout risque d’infection. S'il est constaté une infection cutanée, la plaie sera désinfectée deux fois par jour pendant deux jours jusqu’à disparition des signes d’infection ou l’animal sera mis à mort si l'infection persiste. A ce jour, aucune infection cutanée n'a été observée lors de projets précédents. Ces animaux seront observés trois fois par semaine pendant toute la durée du développement du PDX avec la mise en place d’une grille de score et l’utilisation de points limites adaptés. Si après 1 an post-greffe aucune prise tumorale n’est observée l'expérience de sera pas poursuivi, les animaux seront alors mis à mort afin d'éviter aux animaux des souffrances dues au vieillissement. Les souris qui développeront un lymphome seront mise à mort rapidement selon une grille de score et les points limites définis.

Choix des espèces

Nous avons accès à des modèles de souris très immunodéficientes, présentant des déficits complets en cellules immunitaires de type lymphocytes T, B et NK. Ces souris sont donc un modèle de choix pour greffer des tumeurs humaines telles que des lymphomes chez la souris (xénogreffes) et donc éviter le rejet de greffe des cellules humaines. Les souris immunodéficientes seront utilisées à partir de l'âge de 8 semaines, ce qui correspond à l'âge adulte de ces animaux. La greffe sur des animaux adultes permet d’avoir un taux idéal de greffe d’après les données de la littérature et d'après nos résultats expériences réalisées précédemment dans le cadre d’un autre projet de recherche.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 200
Souffrances
▲ -
▲ 120
▲ 80
▲ -
Devenir
 -
 -
 40
 160

200 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, 160 d'entre elles tuées à l'issue pour prélever organes et tissus, les 40 autres, utilisées comme compagnes, gardées vivantes pour de futures mises au point. Elles subissent une biopsie de l'oreille, la pose d'une puce sous-cutanée sous anesthésie, puis cinq semaines de tests comportementaux mesurant apprentissage, mémoire, prise de décision et coordination motrice dans un modèle de trisomie, les souris compagnes subissant en plus des frottis vaginaux. Le porteur situe les retombées pour les patients dans des études ultérieures, l'objectif immédiat étant de sélectionner les tests les plus pertinents pour tester plus tard des molécules. Sur le remplacement, il affirme que comprendre ces maladies génétiques exige l'étude d'un "organisme vivant dans son intégrité" et conclut à la "nécessité" de recourir à la souris.

Objectifs

Le projet consiste à comprendre les mécanismes des déficiences intellectuelles associées à des trisomies. Nous nous intéressons plus spécifiquement dans cette étude à la caractérisation de déficits cognitifs (apprentissage, mémoire, prise de décision et organisation du comportement) et de coordination motrice dans un modèle de trisomie. Sa caractérisation permettra de compléter les descriptions précédentes par l’étude de fonctions cognitives encore non explorées et ainsi de décrire précisément la perturbation des fonctions cognitives et exécutives dans un modèle de trisomie. Cette caractérisation constitue donc la base d’un projet général qui vise à comprendre les mécanismes de la trisomie. Elle va permettre de sélectionner les tests les plus pertinents pour évaluer les effets de traitements potentiels dans une étude ultérieure. Elle est donc primordiale pour bien identifier les niveaux de référence dans les études futures. C’est pourquoi nous répétons certains tests qui ont été conduits précédemment pour nous servir de référence et nous complétons cette caractérisation par de nouveaux tests comportementaux qui permettront de préciser la nature et l’amplitude des déficits.

Bénéfices attendus

Cette étude vise à mieux caractériser les défauts cognitifs d’un modèle animal de trisomie. Elle permettra de sélectionner les tests comportementaux les plus pertinents afin de tester des molécules à effets thérapeutiques visant à réduire ces défauts dans des études futures. Cette étude constitue donc la base pour des études ultérieures pour la recherche de voie d’amélioration pour les patients.

Procédures

Tous les animaux seront évalués lors d’un ensemble de tests comportementaux visant à observer leurs performances cognitives. Ces tests seront réalisés pendant une durée totale de 5 semaines, chaque test durant entre 3 min et une heure. Les animaux subissent uniquement une biopsie à l'oreille pour permettre le génotypage (2 s), et l'insertion en sous-cutanée d'une puce d'identification par radio-fréquence à l'âge de 6 semaines. Cette intervention sous anesthésie gazeuse est très rapide (2 min) et est réalisée après injection d'un analgésique local en sous-cutané (5 s, pendant l’anesthésie gazeuse). Les souris utilisées comme compagnons pour l'interaction sociale subissent un frottis vaginal (rinçage du vagin pendant 20 s) pour suivre leur cycle sexuel.

Impact sur les animaux

Aucun phénotype dommagable n’a été rapporté lors d’études précédentes de la lignée de souris étudiée. Une légère douleur très ponctuelle lors de l’injection sous cutanée d’une puce RFID sera contrôlée par l’utilisation d’un anti-douleur local. Une surveillance de la cicatrisation est réalisée et si un suintement est observé, un antispetique local et/ou pommade cicatrisante est/seront appliqué(s). Les souris seront soumises à un stress léger ou modéré lors des tests comportementaux (stimuli lumineux et changement ponctuel du pH de l’eau (acidification de l’eau de boisson en cage d’hébergement, qui rend plus appétente l’eau lors des tests d’apprentissage réalisés en dehors de la cage d’hébergement)) afin de favoriser l’apprentissage et ainsi réduire la durée des tests. Cela permet d’optimiser la durée de la procédure globale. L’apparence des animaux (état du pelage qui doit rester brillant et propre, perte de poids visible par saillie des hanches) sera surveillée au cours des manipulations quotidiennes des animaux pendant les tests comportementaux.

Devenir

Tous les animaux de la lignée transgénique étudiée seront mis à morts car nous allons faire des prélèvements (organes, tissus…) pour faire des études approfondies des tissus et des processus moléculaires. Les animaux utilisés comme nouvel arrivant dans l’interaction sociale ne subissent que l’insertion de puce RFID et l’interaction sociale. Ils seront donc conservés pour une réutilisation dans les mises au point de tests comportementaux non invasifs.

Remplacement

La compréhension des mécanismes de maladies génétiques associées à des retards mentaux requiert l’étude d’un organisme vivant dans son intégrité. L’utilisation d’animaux est donc nécessaire notamment pour évaluer les processus cognitifs et moteurs. La souris est une espèce suffisamment proche de l’Homme, physiologiquement et génétiquement, chez laquelle nous pouvons modéliser des pathologies humaines.

Réduction

Les effectifs nécessaires ont été calculés par rapport aux études précédentes afin d’obtenir des résultats robustes. Nous analyserons les résultats de chaque test avec des tests statistiques adaptés. Nous prélèverons un maximum d’échantillons (organes, tissus…) sur chaque animal afin de pouvoir créer une banque pouvant être utilisée dans d’autres études.

Raffinement

Les animaux seront maintenus en groupes sociaux stables. Pour l’identification, la douleur lors de l’injection sous-cutanée de la puce est gérée par une injection sous-cutanée préalable d’un anti-douleur local. Une partie des animaux aura une eau de boisson quotidienne légèrement aversive afin de faciliter l’apprentissage du test par renforcement positif (la récompense dans le test d’apprentissage est constituée par de l’eau mélangée à du sirop de fraise) sans à avoir subir de privation ou de renforcement négatif. L’eau sucrée présentée dans le test devient d’autant plus appétente que l’eau de boisson quotidienne est acide ; cela renforce donc l’apprentissage des animaux, sans les priver. Des études précédentes ont montré que les souris ne perdent pas de poids malgré l’acidité de l’eau quotidienne. Des points limites sont mis en place pour surveiller le maintien de l'état de santé des animaux pendant toute la durée des procédures.

Choix des espèces

La souris est l'espèce de choix pour générer des modèles de maladies humaines. Son anatomie, sa physiologie et sa génétique sont bien connues. De plus, les méthodes pour la manipulation génétique de ces animaux sont les plus développées. La nécessité d'utiliser des transgéniques est liée à l'absence de tout mutant spontané dans une espèce de mammifères qui correspond à la pathologie humaine étudiée (trisomie). Les souris seront testées une fois adultes (8 semaines). Nous avons choisi cet âge car il correspond à une période hors développement. Les patients porteurs de trisomie montrent des défauts cognitifs à l’âge adulte.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Moutons : 70
Souffrances
▲ -
▲ 10
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 -
 10
 60

70 moutons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour dix d'entre eux et modéré pour soixante, soixante étant tués et autopsiés et dix témoins réutilisés. Chaque animal est infesté par voie orale par un ver hématophage, puis subit des prélèvements de fèces et de sang hebdomadaires et des pesées, l'infestation provoquant une anémie modérée. Le porteur compare des souches du nématode Haemonchus contortus résistantes et sensibles à un antiparasitaire, pour adapter les recommandations de traitement aux éleveurs. Les moutons infestés sont tués pour dénombrer les vers adultes dans la caillette et comparer les souches entre elles.

Objectifs

Les objectifs du projet sont de comparer les fitness (capacité à survivre et à se reproduire) et les pathogénicités (capacité du parasite à induire des signes cliniques chez son hote) de souches résistantes et sensibles aux avermectines et d’évaluer ainsi le coût éventuel de la résistance des nématodes à ces anthelminthiques. En effet, la résistance des strongles gastro-intestinaux aux anthelminthiques est une problématique croissante actuellement. Certains élevages ne disposent plus de molécules efficaces pour traiter contre les strongles pendant la période de lactation des brebis. Il est admis que la capacité d’un parasite à resister induit un coût pour celui-ci, donc une faiblesse sur d’autres traits de vie (par exemple la capacité à se reproduire). Cette question du fitness et du coût de la résistance est importante car une des recommandations pour limiter l’apparition et la diffusion des résistances est basée sur la notion de refuge qui consiste à maintenir des animaux parasités par des populations de parasites sensible, snon soumises à la pression de sélection. Pour cela, on fait appel au traitement ciblé sélectif (TCS). Cependant, l’efficacité du TCS repose notamment sur l’hypothèse qu’il y a une différence de fitness entre les souches sensibles et résistantes et donc un coût de la résistance pour les nématodes. Ce projet a permis de récolter des isolats de terrain, matériel biologique d’un grand intérêt. Nous disposons à ce jour de 6 isolats purifiés, 3 sensibles et 3 résistants à l’éprinomectine. Ces 6 isolats sont contemporains et proviennent d’un même bassin de production et peuvent ainsi servir de base à une comparaison de phénotypes incluant le « fitness ». Le fitness d’une souche correspond à sa capacité à survivre et à se reproduire. On pourra également comparer la différence de pathogénicité entre ces isolats, autre question d’un grand intérêt dans le domaine. Ce type d’expérimentation est d’autant plus originale que ce sont les premiers isolats d’Haemonchus contortus résistants à l’éprinomectine disponibles. De plus, ces isolats sont d’un grand intérêt pour la comparaison de fitness car ils proviennent de la même zone géographique et sont contemporains.

Bénéfices attendus

L’intérêt de ce travail est d’évaluer le comportement des souches en conditions expérimentales en faisant varier les conditions de développement des stades libres (température et hygrométrie) et d’observer s’il existe des différences de comportements des souches dans les stades parasitaires (taux d’implantation, ponte d’œufs, durée de la période prépatente…). Cela permettra de mimer les évolutions climatiques et voir si une catégorie de souches a des faiblesses dans certaines conditions mais pas dans les autres. L’objectif est d’observer s’il existe une différence de fitness entre les souches et si celle-ci est commune pour les souches résistantes. Cela permettra de pouvoir adapter les recommandations de gestion aux éleveurs. On observera également s’il existe une différence de pathogénicité entre les souches. C’est une information importante pour les éleveurs, notamment s’il s’avère que les souches résistantes sont également les plus pathogènes ou en termes d’impact et de gestion s’il s’avère que les souches résistantes sont moins pathogènes que les sensibles.

Procédures

Infestation par voie orale (volume administré = 10 mL) : n =1/animal, 2 minutes maximum par drogage, contention comprise. Prélèvements rectaux de fèces : n = 14/animal (un par semaine de J0 à J18 post-infestation puis 2 fois par semaine de J18 jusqu’à l’euthanasie des animaux), 3 minutes maximum par prélèvement, contention comprise. Prises de sang (volume maximal = 5 mL) : n = 9/ animal (une à J0, puis une par semaine), 3 minutes maximum par prélèvement, contention comprise. Pesées : n =9/animal (une à J0 puis une par semaine), 3 minutes maximum par pesée.

Impact sur les animaux

H. contortus étant un nématode hématophage, la dose infestante administrée va induire une anémie modérée chez son hôte, bien tolérée par l'animal. Stress modéré lors de l'infestation par voie orale, des prélèvements fécaux et sanguins et des pesées. Douleur légère lors des prises de sang et des prélèvements fécaux.

Devenir

Les animaux des lots infestés seront euthanasiés et autopsiés afin de pouvoir étudier la population de vers adultes présents dans la caillette et comparer les souches entre elles. Les animaux du lot témoins pourront être réutilisés.

Remplacement

Le cycle biologique d’H. contortus passe obligatoirement par le mouton qui est l’hôte définitif au sein duquel la reproduction sexuée s’effectue ; le petit ruminant ne peut donc pas être remplacé.

Réduction

Le nombre d’animaux prévus dans cette expérimentation est limité au maximum pour avoir un effectif permettant d’observer une différence de fitness et de pathogénicité entre les souches de parasite, grâce à des tests statistiques. Il faut prendre en compte les interactions complexes entre l’hote et le parasite, variables d’un individu à l’autre, ce qui nécessite d’avoir des lots suffisamment étoffés afin aussi de ne pas avoir à renouveller l’expérimentation. Pour réduire au maximum le nombre d’animaux necessaires, nous avons homogénéisé certains facteurs liés à l’hote et connus pour influer sur le cycle du parasite tel que le sexe, l’age, la race et l’historique de contact avec les strongles gastro-intestinaux.

Raffinement

Les agnelles seront hébergées sur une litière paillée et en lots d’infestation, de manière à pouvoir exprimer leurs comportements sociaux, et leur environnement sera enrichi avec des ballons et des brosses. Progressivement, elles s’habitueront à être manipulées et les prélèvements seront toujours réalisés par du personnel expérimenté. Elles feront l'objet d'une surveillance clinique quotidienne, complétée par une mesure hebdomadaire de l'hématocrite, de manière à détecter précocément les points limites associés aux conséquences de l'infestation parasitaire ou à d'éventuelles maladies intercurrentes.

Choix des espèces

L’espèce ovine est l’espèce cible d’H. contortus (application ensuite en élevage). Il n'existe pas d'autre espèce modèle ni de système alternatif que le mouton pour permettre au parasite H. contortus d’effectuer son cycle biologique. Le choix de l’espèce parasitaire repose à la fois sur sa fréquence, sa pathogénicité et sa capacité à développer rapidement une réponse immune chez son hôte mais aussi des multirésistances aux anthelminthiques. C’est pourquoi, l’espèce Haemonchus contortus a été choisie. Agnelles âgées de 3 mois. A cet âge, elles seront déjà sevrées, naïves vis-à vis d'Haemonchus contortus et donc pleinement réceptives à une infestation par ce parasite. En outre, elles auront atteint un poids leur permettant de supporter une infestation avec 5000 larves du parasite et l'anémie modérée en résultant, sans que cela ait un impact majeur sur leur santé et leur développement.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 6774
Souffrances
▲ -
▲ 6774
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 6774

6774 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les femelles gestantes reçoivent des injections intrapéritonéales sur animal vigile en contention puis sont tuées pour prélever le cerveau de leurs embryons, et des souriceaux âgés de sept à vingt et un jours sont tués pour prélever le leur, afin d'étudier des gènes du développement cérébral. Le porteur indique que l'injection provoque une douleur limitée à sa durée et que la contention est source de stress. Il affirme que ces mécanismes doivent être étudiés in vivo, les retombées pour des maladies du développement comme la microcéphalie ou l'autisme restant hypothétiques.

Objectifs

Le développement du cerveau se produit par une succession d’étapes de prolifération et de spécialisation cellulaire très contrôlées dans le temps. Nous nous intéressons aux mécanismes cellulaires et moléculaires qui contrôlent la façon dont les cellules perçoivent le temps (déclenchement, durée et arrêt de chacune de ces étapes comme la division ou la différenciation). Notre objectif est d’identifier des gènes codant pour des protéines qui contrôlent ces processus et de les étudier dans un contexte in vivo, au cours du développement d’un cerveau de Mammifère. Dans ce but, nous utiliserons des souris transgéniques afin de modifier, à des moments précis du développement, nos gènes d’intérêt et nous étudierons comment ces modifications altèrent le temps de génération et de maturation des neurones dans 2 régions du cerveau : le cortex cérébral et le cervelet. Nous en étudierons les modifications comme la prolifération, le nombre de cellules générées, le type cellulaires, la morphologie et taille des neurones…, ainsi que les modifications d’expression des gènes et de la conformation de l’ADN, afin de mieux comprendre les mécanismes moléculaires impliqués. Cette étude chez la souris permettra de compléter avec un modèle in vivo de mammifère, des études réalisées chez la mouche et sur des modèles sur cellule humaine.

Bénéfices attendus

Cette étude in vivo permettra d’acquérir des connaissances précieuses sur les facteurs qui codent la perception du temps par les cellules lors du développement du cerveau de Mammifère et d’en comprendre les mécanismes. Elle sera mise en perspective avec d’autres études menées en parallèle chez la mouche et dans des cultures de cellules humaines, afin de comprendre comment ces mécanismes se sont ajustés au cours de l'évolution, dans différentes espèces. De plus, cette étude constituera un socle pour de futures découvertes permettant de comprendre certaines maladies développementales du cerveau. Par exemple, la microcéphalie qui peut être due à des altérations de la durée de certaines étapes clés lors du développement. De plus en plus d’études montrent que des conditions comme le syndrome du X fragile et les troubles du spectre autistique seraient dus à un déséquilibre des neurones excitateurs et inhibiteurs. Il est probable que ce déséquilibre soit dû à des altérations subtiles de la chronologie de la génération de ces neurones. Les mécanismes explorés dans cette étude pourraient donc apporter des pistes de réflexion voire des réponses pour parvenir à mieux expliquer ces troubles du développement.

Procédures

Pour ce projet, il est prévu de soumettre des souris à des injections intrapéritonéales de produits sur animal vigile, en contention. Cette procédure doit durer quelques secondes. Les animaux recevront 2 injections maximum. L’euthanasie des animaux est requise pour les analyses et les prélèvements.

Impact sur les animaux

Nous nous attendons à ce que cette procédure entraine une douleur lors de l’injection. Cette douleur ne doit pas durer plus que le temps de l’injection faite en intrapéritonéal. La contention entraine également un stress à l’animal.

Devenir

Les femelles gestantes seront euthanasiées dans le but de prélever et d’analyser les cerveaux des embryons afin d’étudier le développement des cellules. Les souriceaux (P7-P14-P21) seront euthanasiés dans le but de prélever et d’analyser leur cerveau afin d’étudier le développement des cellules.

Remplacement

Notre projet vise à comprendre les mécanismes de développement du cerveau en prenant en compte toute sa complexité (diversité des cellules, interactions, contraintes physiques…). Suivant le principe de remplacement, des études sur d’autres modèles (mouches), ainsi que sur cellules humaines en culture sont réalisées et permettent de disséquer certains aspects et mécanismes impliqués dans les processus étudiés. En revanche, il est indispensable dans le cadre de cette étude, de passer par une approche chez le Mammifère afin de reproduire la complexité architecturale des cellules du cerveau en particulier leurs interactions structurelles et fonctionnelles. De plus, les outils génétiques disponibles chez la souris nous permettent de contrôler avec précision le moment d’inactivation du gène d’intérêt.

Réduction

Les recherches effectuées en amont chez la mouche et les cellules humaines (en culture) nous permettent d’affiner les pistes de recherche et d’ainsi réduire le nombre d’animaux murins utilisés. Le nombre d’animaux utilisés évalué à 6774 sera limité au strict nécessaire pour obtenir des données statistiquement exploitables et sera calculé pour chaque type d’analyse. Toutes les quantifications se feront en aveugle. Nous travaillons en étroite collaboration avec des statisticiens présents dans notre unité pour définir toutes les tailles d'échantillons et les tests statistiques appropriés.

Raffinement

L’animalerie est agréée, les conditions d’hébergement (température, hygrométrie, éclairage et espace) et les conditions d’enrichissement de l’environnement (maison et neslet, papier craft), d’alimentation et de soins quand nécessaires seront contrôlées. Une période d’acclimatation d’une semaine sera effectuée avant toute procédure expérimentale. Ils seront maintenus en portoirs ventilés et dans des conditions de température et d’hygrométrie maintenues dans les références recommandées. Les femelles gestantes seront regroupées (2 par cages) afin d’éviter leur isolement et auront une alimentation adaptée à leur stade physiologique. En cas d’observation de la moindre douleur, les animaux seront euthanasiés pour éviter toute souffrance inutile. Des points limites stricts et spécifiques au projet seront appliqués. Un recours à l'analgésie pourra être prévue. Tout au long de la vie des animaux, un suivi rigoureux sera réalisé pour s’assurer de leur bien-être en collaboration avec la structure chargée du bien-être animal et du vétérinaire.

Choix des espèces

Pour notre étude, nous utiliserons des modèles de mouches, ainsi que des modèles de cellules humaines en culture. Cependant, il est indispensable de comparer ces données avec un modèle de cerveau de Mammifère. Nous avons fait le choix de la souris car les outils génétiques et moléculaires développés dans notre domaine de recherche ont été réalisés pour des travaux chez la souris. Les animaux génétiquement modifiés qui sont nécessaires à cette étude sont uniquement disponibles chez la souris. Notamment, certaines de ces lignées disponibles chez la souris nous permettent de contrôler avec précision l’inactivation de nos gènes d’intérêt. Les animaux utilisés seront des adultes d’au moins 2 mois. Afin d’inactiver nos gènes d’intérêt au stade embryonnaire, les injections d’un produit, appelé tamoxifène, seront pratiquées sur la femelle gestante. Une injection supplémentaire sera réalisée sur ces femelles gestantes dans le cas où les tissus seront prélevés au stade embryonnaire. Dans le cas où les tissus seront prélevés sur souriceaux, l’injection se fera sur les souriceaux de 7, 14 ou 21 jours.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 36
Souffrances
▲ -
▲ 36
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 36

36 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal, porteur d'une protéine humaine humanisée, reçoit une injection d'anticorps puis subit cinq prélèvements sanguins sous anesthésie en une semaine, avant d'être tué. Le porteur reconnaît que les prélèvements répétés peuvent provoquer douleur, inflammation, induration voire infection cutanée. Il affirme que les essais de pharmacocinétique ne sont "pas substituables" par des tests in vitro, en raison du "besoin" de mesurer la substance dans un organisme aux organes fonctionnels.

Objectifs

L’objectif du projet est l’étude de la pharmacocinétique de différents anticorps ciblant une protéine humaine dans un modèle animal de souris exprimant cette protéine humanisée. Ces anticorps ont déjà montré leur potentiel pour le traitement de maladies du foie, et seront prochainement tester pour d’autres pathologies, notamment les cancers tête-cou, la fibrose rénale et le cancer colorectal. Le but du projet est donc de déterminer pour chaque anticorps le temps de vie dans le sang des animaux humanisés, à différentes doses afin d’optimiser leur utilisation future en clinique. Ces anticorps humanisés sont construits sur différentes types d’anticorps qui possèdent des caractéristiques propres à chacun et qui les amèneront à être utilisés pour différentes applications.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront de mieux comprendre la pharmacocinétique de ces différents anticorps spécifiques de cette protéine humaine chez l’animal exprimant la protéine humanisée et ainsi de déterminer dose et fréquence optimale d’injection en vue de prochain essais cliniques. Ces anticorps seront utilisés pour différentes pathologies (cancer tête-cou, colorectal, fibrose rénale…) pour lesquelles les options thérapeutiques sont très insatisfaisantes.

Procédures

Les animaux recevront une injection unique d’anticorps sur animaux vigils Cette injection est réalisée en moins d’une minute. Les animaux subiront 5 prélèvements de sang en une semaine. Chaque prélèvement est réalisé sur animaux anesthésiés et prend environ une minute à être réalisé. Les animaux recevront une injection de solution physiologique pour réhydratation qui sera faite sur animaux anesthésiés, suite au 3ème prélèvement de sang. Cette injection est réalisée en moins d’une minute.

Impact sur les animaux

Des nuisances directement liées aux manipulations et aux prélèvements répétés peuvent être attendues, notamment le stress pour les animaux lors des manipulations, une douleur liée au prélèvement et injection pouvant induire inflammation et induration. L’apparition d’une infection cutanée aux points de prélèvement n’est pas à exclure.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de récupérer le sang sur lequel nous pourrons réaliser différentes analyses. Les organes seront également récupérés afin de réaliser des études histologiques.

Remplacement

Les anticorps ont été validés et sélectionnés par des tests in vitro. Néanmoins, dans les essais de pharmacocinétiques pour toutes substances thérapeutiques, les tests sur animaux entiers ne sont pas substituables par des tests simplifiés in vitro. Cela en raison du besoin de mesurer les variations de concentration de la substance thérapeutique dans le plasma d’un organisme ayant des organes et des systèmes pleinement fonctionnels.

Réduction

Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux inclus dans cette étude, nous n’utiliserons que des groupes pertinents nous permettant d’arriver à une conclusion claire. La taille des effectifs a été déterminée auparavant en se basant sur les résultats d’une expérience menée par des collaborateurs. Ainsi des groupes de 4 animaux devraient être suffisants pour déterminer la durée de vie dans le sang de nos anticorps. De plus, cette étude de pharmacocinétique aura elle-même un rôle dans la réduction du nombre des animaux concernés par les procédures expérimentales future, car elle nous permettra de mieux concevoir les expériences futures, en choisissant la dose et le schéma thérapeutique les mieux adaptés.

Raffinement

Afin de raffiner au mieux notre méthodologie, le protocole expérimental est planifié en amont, l’environnement des animaux est enrichi avec des tubes de coton pour la nidification et des briques de tremble à ronger, et des points limites précoces ont été établis afin d’interrompre de manière précoce la procédure permettant de soustraire les animaux à la souffrance si besoin. Une méthode anesthésique est appliquée lors des prises de sang. Une analgésie est appliquée en cas d’apparition des signes de souffrance ou de douleur. Les animaux sont observés quotidiennement. Afin de limiter la souffrance des animaux, le sang sera collecté par une voie à saignement minimale. Les animaux auront accès sans restriction à la nourriture et à l’eau pendant toute la durée de l’expérience. Les animaux sont hébergés par 3 minimum en cages ventilées.

Choix des espèces

Les anticorps que nous nous proposons d’étudier sont spécifiques d’une protéine humaine. Afin de réaliser des tests précliniques, nous avons établi un modèle de souris exprimant cette protéine humanisée, à la place de la protéine de souris, et présentant les mêmes capacités de fixation des anticorps que la protéine humaine. Les souris seront utilisées un âge adulte (8 à 10 semaines). L’utilisation ultérieure des anticorps se fera chez le sujet adulte.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Souris : 36
Souffrances
▲ -
▲ 36
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 36
 -

36 souris mâles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis replacées et réutilisées par d'autres équipes, sans mise à mort prévue. Chaque animal est isolé jusqu'à six semaines pour mesurer l'effet de différents enrichissements sur l'élevage, l'isolement affectant l'expression du comportement social. Le porteur présente ce projet comme un moyen d'améliorer le bien-être des animaux non-humains de l'animalerie et de répondre à la réglementation. Il affirme qu'aucun remplacement n'est possible puisqu'il s'agit d'étudier l'enrichissement lui-même, et indique avoir déjà obtenu des résultats sur un effectif identique.

Objectifs

Cette étude consiste à réaliser des observations afin de comparer différents moyens d'enrichisssements du milieu (2 matériels de nidification ainsi que 3 enrichissements pour se cacher type tunnels ou igloos plastique ou carton) sur 3 lignées à différents âges et différentes conditions d'hébergement. Nous allons analyser chaque cage avec 7 conditions d'enrichissements (6 conditions avec les différents enrichissements + 1condition controle). Elle permettra de répondre au mieux à la réglementation en vigueur, tout en raffinant (3Rs) les conditions d 'élevage de souris améliorant ainsi leur bien-être. L'objectif est de fournir à nos lignées l'enrichissement le mieux adapté pour leur bien être en fonction des conditions d'hébergements.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de répondre au mieux à la réglementation en vigueur , tout en raffinant (3Rs) les conditions d 'élevages de souris impactant ainsi leur bien-être. Le but de ce projet est de permettre de mieux connaître l'impact de l'enrichissement sur le bien être animal . Le même moyen d'enrichissement est utilisé par les souris de la même façons différentes selon qu'elles soient hébergées en groupes sociaux ou de sexes différents (souris mâles isolés, en groupe de souris femelles ou mâles, en groupe reproducteur). Les résultats de notre étude seront valorisés à l'extérieur de notre structure par des présentations à d 'autres Structures de Bien Etre Animal (SBEA).

Procédures

Isolement de 36 mâles pour une durée maximale de 6 semaines.

Impact sur les animaux

Ces animaux devraient avoir un stress mineur au maximum si l'enrichissement n'est pas adapté à l'expression de leurs comportements physiologiques naturels. Les animaux seront également isolés pour les besoins de notre étude, ce qui impacte l'expression de leur comportement social.

Devenir

Les animaux ne subiront aucune procédure expérimentale juste des observations et un isolement pour certains, ce qui est classé en léger. Tous les animaux seront replacés , ils pourront être réutilisés par d'autres équipes de recherche. Notre responsable de la Strucutre de Bien Etre Animal (SBEA) a réussi a replacer tous les individus de ce projet.

Remplacement

Aucun remplacement ne pourra être envisagé puisque ce projet sert à étudier l'impact et le choix de l'enrichissement du milieu sur l'élevage et il est impossible de le réaliser in vitro ou in silico.

Réduction

Pour réduire au maximum le nombre d'animaux, nous aurons 4 groupes de 3 mâles et de 3 femelles pour reprendre les mêmes conditions du précédant projet réalisé par notre équipe . Pour analyser l'impact des enrichissements sur les groupes d'accouplement hébergés généralement en trio (2femelles + 1 mâle), nous allons ré-utiliser les mâles et les femelles ce qui nous permettra de réduire le nombre d'animaux utilisés. Ayant deja des résultats significatifs sur les groupes de males et femelles avec ce nombre de n=4, nous savons que cette quantité d'animaux est suffisante pour nos analyses. Nous prévoyons de tester 3 séries d'enrichissements d'où notre demande de 36 males isolés maximum (3x12). Les autres animaux de l'étude (groupes de 3 mâles , groupes de 3 femellles ou trio) ne sont pas comptabilisés dans cette demande d'autorisation de projet car sous le seuil.

Raffinement

Les animaux feront l'objet d 'une surveillance journalière , les animaux sont hébergés en groupe dans un environnement enrichi avec plusieurs objets leur permettant de faire leur nid, de se cacher. Des points limites ont été définis afin de prendre en compte d'éventuels effets inattendus pour lesquels il sera décidé de mettre en place un traitement approprié ou une euthanasie. Lorsque les mâles sont isolés, ils conservent la possibilité de communication avec leurs congénères par la vue puisque les cages sont hébergées sur un portoir ventilé dont les cages sont transparentes. Les animaux seront hébergés dans un environnement enrichi et contrôlé (cages connectées) et observés quotidiennement afin d'anticiper l'apparition des points-limites fixés.

Choix des espèces

Les lignées et animaux présents au sein de notre plateforme de recherche sont essentiellement des souris. De plus, ce projet à pour but de répondre à la volonté permanente d'améliorer le bien-être animal au sein de notre animalerie de recherche et servira également pour d'autres animaleries de recherche hébergeant des lignées murines. Les animaux seront analysés à l'age de 13 semaines (pour garder les mêmes conditions qu'une étude effectuée précédemment dans notre animalerie), juste après une semaine d'acclimatation Les animaux rentreront dans le projet pour une durée de 6 semaines + 1semaine d'acclimatation .

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
Chats : 45
Souffrances
▲ -
▲ 15
▲ -
▲ 30
Devenir
 -
 -
 -
 45

45 chats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère pour 30 d'entre eux et léger pour 15. Ils sont infectés par le Morbillivirus Félin par voie nasale ou veineuse, puis subissent des prélèvements sanguins, urinaires et nasaux répétés pour guetter l'apparition d'une insuffisance rénale. Le porteur reconnaît qu'après deux ans la première étude n'a montré aucun signe rénal, l'examen des tissus à dix-huit mois restant normal, et cet avenant prolonge l'expérience de deux ans de plus. Les chats seront tués en fin d'étude par risque de dissémination du virus, l'objectif étant de développer des produits immunologiques à mettre sur le marché.

Objectifs

Le projet concerne le développement d’un modèle expérimental permettant de mettre en évidence un rapport de causalité entre la présence d’un pathogène et le déclenchement d’une maladie chronique chez une espèce de carnivore domestique. Il comporte une procédure expérimentale de gravité sévère et permet de suivre après infection l’apparition de la pathologie. Ce modèle pourra être utilisé par la suite pour tester des produits immunologiques permettant la prévention de cette dernière, pour laquelle aucun traitement préventif n’existe. L’insuffisance rénale chronique affecte le chat avec une prévalence supérieure à 30 % conduisant à la mort de l’animal. Les causes du déclenchement de la maladie ne sont pas identifiées et les traitements ne permettent pas de soigner l’animal. Le Morbillivirus Félin a été identifié en 2012 chez des chats présentant une atteinte rénale. La littérature établit un lien entre la présence du virus et la pathologie. Il est une cause potentielle de son déclenchement . Le but de ce projet est de développer un modèle d’infection du Morbillivirus Félin chez le chat et de suivre l’apparition de signes cliniques et biochimiques permettant le diagnostic de la maladie. Selon l’International Renal Interest Society et l’International Society of Feline Medicine, aucun des symptômes n’est pathognomique, la coexistence de plusieurs signes persistant dans le temps conduit au diagnostic. Procédure expérimentale de mise au point d’un modèle d’infection du Morbillivirus Félin : Une publication établit un lien entre l’infection virale et l’apparition de signes rénaux, les auteurs concluent qu’un essai plus long permettrait d’établir définitivement la causalité. Notre première première étude teste deux voies d’inoculation (intraveineuse ou intranasale), prévue pour deux ans, nous souhaitons la poursuivre car la pathologie est chronique, longue à apparaître. Aucun signe rénal n’a été observé en 24 mois: une évaluation histopathologique à 18 mois ne montre aucune anomalie et le virus est présent dans les urines de cinq animaux sur dix, positifs en anticorps spécifiques contre le morbillivirus. Relancer un nouvel essai et utiliser d’autres animaux alors que l'infection est une réussite, n’est pas souhaitable sur un projet exploratoire (aucune connaissance scientifique). Cet avenant permet de prolonger l’étude initiée de deux ans maximum pour permettre le développement de la pathologie et l’obtention de conclusions.

Bénéfices attendus

Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition de produits immunologiques pour une maladie incurable qui touche l’espèce de destination, auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les requis pour la mise sur le marché de ces produits. A long terme, les produits immunologiques ensuite développés protégeraient le chat contre une pathologie mortelle sans traitement préventif ou curatif à ce jour. Dans le cadre du développement de nouveaux produits, les bénéfices envisagés de cette procédure seront la possibilité d’établir un modèle d’infection sur espèce cible. Ce dernier serait ensuite utilisé dans le cadre d’un autre projet afin de tester des produits pour les mettre sur le marché dans le futur.

Procédures

Les animaux seront soumis à une inoculation virale en début de chaque essai: 10 animaux maximum/essai, selon une voie d’administration intranasale ou intraveineuse et sous anesthésie pour ne pas générer de l'inconfort (la durée de l'inoculation est maximum 5 minutes par animal) Les prélèvements suivants seront effectués pendant l’essai: 15 animaux maximum par essai, prélèvements sanguins (durée 5 minutes/animal), urinaires (durée 10 minutes/animal) et nasaux (durée 3 minutes/animal) sous anesthésie pour ne pas générer de l'inconfort. La fréquence des prélèvements sera de 8 prélèvements sanguins et 6 prélèvements urinaires et nasaux par animal le premier mois puis au maximum d’une fois par mois chaque type de prélèvement pour la durée de l’étude. Les animaux sont pesés une fois par semaine (1 min /animal) et leur température mesurée en intrascapulaire (15 secondes /animal) par lecture d’une puce implantée en début d’étude.

Impact sur les animaux

L’apparition d’une maladie chronique rénale sera surveillée par les changements hématologiques et biochimiques qui permettent l’identification de la pathologie (serum phosphate, potassium, calcium, SDMA, protéinurie, créatinine….selon les normes définies pour le chat). Des symptômes cliniques peuvent apparaître: vomissements, déshydratation, perte d'appétit, douleur abdominale, anémie, perte de poids.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés en fin d’étude car aucune connaissance n’existe à ce jour concernant la propagation de ce virus et ses effets à long terme sur l’organisme. Il existe donc un risque potentiel de dissémination du virus et contamination d’autres animaux.

Remplacement

Il n’existe à ce jour aucun modèle in vivo ou in vitro qui permettrait d’étudier le rôle de l’infection du Morbillivirus Félin dans le déclenchement d’une atteinte rénale chronique. Le développement de cette maladie complexe ne peut s’étudier qu’à travers l’organisme complet de l’espèce cible et tout modèle in vitro serait trop restrictif.

Réduction

Le nombre d’animaux envisagés dans cette procédure à été défini à son minimum dans le but d’obtenir des données valides et d'identifier clairement la pathologie à un stade le plus précoce possible. Les stratégies d’expérimentation et d’observation s’appuient sur une synthèse bibliographique, les recommandations IRIS et guidelines de l’ISFM. La première étude permet de mettre au point le modèle d’infection (voie d’administration et temps d’apparition de la pathologie) afin d’établir le lien entre le virus et la maladie. Le nombre d’animaux par groupe a été pensé pour réaliser un diagnostic par histologie si aucun signe n’était observé. Ce projet est exploratoire et la maladie complexe, après deux ans aucun signe pathologique n’est observé et l’étude comporte 10 animaux dont 5 infectés par le pathogène. Le but de l’avenant est de prolonger cette étude de deux ans maximum afin de ne pas lancer un autre essai et de permettre l’atteinte de l'objectif sans utiliser d’autres animaux. Sur les deux études suivantes, la réduction du nombre de témoins est envisagée à 3 animaux au lieu de cinq.

Raffinement

Les mesures de raffinement utilisées sont : Une période d’acclimatation adaptée aux conditions de l’étude Hébergement des animaux en groupe de manière à ne pas induire un stress d’isolement et renforcer le comportement social intra-espèce. Habituation et socialisation des animaux (renforcement positif) Enrichissement des box afin d’améliorer le confort des animaux (musique, jouets adaptés, périodes de jeux de 15 minutes/Box/jour…). Possibilité d’utiliser un sédatif/anesthésique pour l’administration, les prélèvements, selon les caractéristiques du produit et l’instruction d’utilisation en vigueur. Une surveillance sera mise en place jusqu’au réveil complet de l’animal Adaptation du type de nourriture afin de faciliter l’alimentation des animaux (pâtée). Observation quotidienne des animaux et examen/suivi clinique effectué aussi souvent que cela sera jugé nécessaire avec une fréquence qui pourra être augmentée en cas de besoin (en particulier si apparition de signes cliniques) Mise en place de points limites adaptés et précisément définis qui pourront être réévalués en fonction des observations recueillies.

Choix des espèces

Le chat est l’espèce la plus atteinte par le développement d’insuffisance rénale chronique, un chat sur trois meurt des suites de cette pathologie. Le Morbillivirus Félin a été identifié sur des chats présentant la pathologie et le lien entre la présence de ce virus et une insuffisance rénale déclarée a été l’objet de publications. Aucun traitement préventif ou curatif n’existe pour cette maladie. Le virus est spécifique de l’espèce choisie et les normes établies pour les paramètres mesurés le sont également. Ceci justifie que le modèle soit développé sur le chat. Jeunes chats sevrés à animaux adultes. Les chats adultes compensent moins facilement la perte de néphrons ce qui accélère le développement de la pathologie. Les modèles expérimentaux d’insuffisance rénale ont été développés sur des chats d’âge variable, en général adulte. Nous utiliserons préférentiellement des chats de plus de 6 mois. La possibilité d’utiliser de jeunes chats sevrés afin de mettre au point le modèle d’infection est également envisagée.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 1446
Souffrances
▲ -
▲ 1446
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 1326
 120

1 446 poissons, carpes, tanches, gardons et sandres, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, la plupart réutilisés l'année suivante et cent vingt tués pour prélever du muscle. L'expérience, zootechnique, teste une séparation temporaire des espèces dans des étangs pour optimiser la productivité aquacole tout en observant la biodiversité. Le porteur indique que les seules manipulations sont des mesures de biométrie sous anesthésie à la benzocaïne, en début et fin d'expérience. Il décrit un travail sur des espèces d'élevage classiques, dont les données doivent alimenter des modèles censés limiter à l'avenir le recours aux animaux.

Objectifs

L’expérience présentée s’inscrit dans le cadre d’un projet financé par l’Europe, qui a pour objectif d’établir de nouvelles pratiques alliant le respect de l’environnement, la biodiversité et la productivité des polycultures de poissons en étang. La définition de la composition de la polyculture est le thème central de ce projet, c’est-à-dire d’être capable de définir les différentes espèces de poissons à élever et d’en établir les effectifs. Ces propositions de pratiques prendront en compte l’ensemble des compartiments biologiques du système et la diversité qui le compose pour produire des poissons de manière plus durable. L’expérience Pacage en étang II vise à tester l’effet d’une segmentation temporaire de l’étang, permettant la séparation des poissons (carpes, tanches, gardons, sandres), d’un espace protégé supportant biodiversité et ressource alimentaire, sur la productivité totale en poisson, la croissance de chaque espèce, le recrutement en juvéniles, les paramètres physicochimiques du milieu et la biodiversité en invertébrés (macro-invertébrés et zooplancton) et en macrophytes. Le projet vise à caractériser les interactions entre les facteurs du milieu, les différentes espèces et la biodiversité aquatique, dans la conduite de la polyculture de poissons en étang. Nous cherchons en parallèle à caractériser les relations trophiques entre les différentes espèces de l’étang

Bénéfices attendus

L’expérience pacage en étang doit permettre d’éclairer les interactions entre espèces dans le cadre de polycultures de poissons en étang. Le rôle de ces espèces et l’effet de leur conduite sur la biodiversité sera mis en évidence, dans l’objectif d’optimiser les pratiques d’élevage pour améliorer les impacts sur l’environnement et préserver la richesse en invertébrés, tout en maintenant une production rentable pour l’exploitant. De façon plus générale, ce travail doit contribuer aux réflexions en cours sur le rôle de la diversité sur la robustesse et la résilience des systèmes d’élevage.

Procédures

Aucune intervention sur animaux vivants ne sera réalisée, hormis des manipulations de biométrie sur animaux anesthésiés.

Impact sur les animaux

Les principales nuisances pour les animaux consistent en la manipulation en début et fin d’expérience, afin de réaliser des mesures (poids, longueurs) individuelles et les répartir dans leurs structures d’accueil (étangs expérimentaux en début d’exprience, étangs de stockage en fin d’expérience).

Devenir

Les poissons font partie du cheptel de l'Unité Expérimentale et seront réutilisés dans de futurs protocoles, l'années suivante.

Remplacement

Cette expérience est principalement à vocation zootechnique. Elle nécessite le recours aux espèces utilisées en élevage classique. Le manque de recul et de modèles sur les interactions entre les espèces aquatiques d’élevage, ne permet pas de réaliser ce type d’expérience in silico. Néanmoins, les données récoltées dans le cadre de l’expérience, ont vocation à alimenter des démarches de modélisation qui vont dans le sens de la limitation au recours aux animaux à l’avenir.

Réduction

Les proportions des différentes espèces et leurs effectifs ont été déterminées pour représenter les pratiques d’empoissonnement en polyculture d’étang courrantes. Il est n’est pas possible de les diminuer sans perdre le caractère plausible des pratiques. Le nombre de trois répliquats est le minimum que nous pouvons admettre pour obtenir des résultats statistiquement exploitables. Par ailleurs, le nombre de 5 individus mis à mort par espèce et par étang pour prélèvement de muscle est le nombre minimum recommandé pour analyser les structures trophiques dans les systèmes naturels.

Raffinement

Afin de limiter les nuisances envers les poissons, les conditions de contention sont surveillées, notamment en maintenant un renouvellement d’eau lors des tockages temporaires et le contrôle des comportements. Avant chaque manipulation pour mesures (non invasives), les poissons sont anesthésiés à la benzocaïne, à raison de 4ml/10l d’eau, afin de limiter le stress, les risques de chute, limiter la durée hors d’eau en augmentant la rapidité des mesures de biométrie. La phase de réveil est controlée dans des bassins séparés par espèce, avec renouvellement d’eau.

Choix des espèces

Les espèces choisies : Carpe commune (Cyprinus carpio), tanche (Tinca tinca), gardons (Rutilus rutilus) et sandre (Sander lucioperca), sont représentatives des polycultures de poissons d'étang extensif en France. Ce sont par ailleurs, des espèces particulièrement tolérantes aux bas niveaux de qualité d’eau ce qui les rend tolérantes aux manipulations. Les carpes sont de petites tailles (un an), afin d’optimiser leur croissance dans le dispositif. Les tanches et les gardons sont des géniteurs afin d’optimiser leur reproduction. Les sandres ont 2 ans et finront leur croissance dans le dispositif.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Souris : 2670
Souffrances
▲ -
▲ 638
▲ 2032
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2670

2 670 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 638 d'entre elles et modéré pour 2 032. Chaque souris subit un pincement du nerf optique qui provoque la cécité d'un œil, puis des injections dans l'œil de biomolécules censées protéger et régénérer les neurones, avant la mise à mort pour prélever rétines et nerfs optiques. Le porteur reconnaît que le pincement et les injections causent une douleur, mais la rubrique censée détailler l'anesthésie et les analgésiques reste occupée par une consigne de rédaction non remplie. Il indique tester ces molécules d'abord sur cultures et explants de rétine et vise à terme un médicament du glaucome amené en essai clinique.

Objectifs

Le glaucome est une des principales causes de déficit visuel. Les neurones présents dans la rétine (RGC, Cellules Ganglionnaires Rétiniennes) transmettent les informations captées par les photorécepteurs sous forme de signal électrique par via leur fibre nerveuse (axone) qui parcourt le nerf optique (NO) jusqu’au cerveau. Dans le glaucome, ces axones et les RGC dégénèrent, provoquant une cécité irréversible. Un modèle robuste de cette pathologie est obtenu chez la souris par un pincement maitrisé du NO provoquant la dégénérescence des axones qui le composent. Nous souhaitons tester dans ce modèle les propriétés neuroprotectrices et neurorégénératrices de biomolécules « NV » Sur des cultures de neurones, les NV favorisent la survie des cellules, l’élongation des prolongements cellulaires qui permettent les connections entre neurones et leur repousse après lésion. Ces résultats suggèrent que les NV pourraient être utilisés pour protéger les RGC de la mort cellulaire (effet neuroprotecteur) dans le glaucome et favoriser la repousse de leurs axones dans le NO (effet neurorégénérateur). Nos études ont montré que l’injection intraoculaire de vecteurs AAV2 (virus adéno-associé 2) codant pour le peptide NV de première génération (AAV2-NV1) favorise la survie des RGC et la repousse de leur axone, efficacité renforcée en présence de CNTF (ciliary-derived neurotrophic factor), un facteur de croissance neuroprotecteur et neurorégénérateur (effet synergique d’AAV2-NV1 et AAV2-CNTF). De plus, ces travaux ont permis de montrer l’absence de toxicité ou d’effets secondaires lors de l’injection intraoculaire d’AAV2-NV1. Nous avons développé de nouvelles générations de NV, modifiées pour augmenter leur affinité pour leur cible et donc leur efficacité, et conjuguées à des CPM (Cell Penetrating Molecules) tels que les VHH (molécules dérivées de chaines lourdes d’immunoglobulines de lama capables de franchir les membranes cellulaires) ou des peptides étiquettes (ciblage préférentiel des neurones en fixant le récepteur de l’acétylcholine) afin d’augmenter leur stabilité et leur adressage aux neurones. Nous souhaitons tester ces nouvelles générations de NV dans le modèle souris de glaucome afin d’identifier la molécule ayant l’efficacité maximale avec une toxicité minimale pour ensuite développer ce candidat comme médicament pour le glaucome en l’amenant à l’essai clinique.

Bénéfices attendus

Les biomolécules NV développées dans notre laboratoire possèdent des propriétés neuroprotectrices et neurorégénératrices susceptibles d’apporter une réponse à de nombreuses pathologies dégénératives. Dans le glaucome, l’augmentation de la pression intraoculaire cause une dégénérescence des axones dans le nerf optique, une mort des cellules ganglionnaires rétiniennes et à terme la cécité. Dans le cadre de ce projet, l’administration de ces molécules a pour but d’induire la régénération des fibres axonales dans le nerf optique après lésion, ce qui aura pour bénéfice de reconnecter l’œil au cerveau et donc d’éviter la cécité causée par cette lésion. Leur effet neuroprotecteur devrait quant à lui permettre la survie des cellules ganglionnaires rétiniennes dans la rétine, dont les axones forment le nerf optique.

Procédures

Afin d’étudier l’effet neuroprotecteur et neurorégénérateur de nos biomolécules NV, un pincement du nerf optique sera pratiqué chez des souris. Ce pincement provoquera une cécité unilatérale. Ce geste technique est rapide (moins de deux minutes) et est réalisé sous anesthésie profonde et analgésie. L’injection intravitréenne de nos biomolécules NV est réalisée sous anesthésie profonde et analgésie. Ce geste technique est rapide (moins de deux minutes). L’injection intraveineuse de NV est réalisée sous anesthésie profonde et analgésie. Ce geste technique est rapide (moins de deux minutes).

Impact sur les animaux

Afin d’étudier l’effet neuroprotecteur et neurorégénérateur des biomolécules NV, un pincement du nerf optique sera pratiqué chez des souris. Ce pincement provoquera une cécité unilatérale. Il est attendu que le pincement du nerf optique et l’injection des biomolécules NV dans l’œil causent une douleur chez la souris. Il est approprié d’écrire ici si une anesthésie et des analgésiques post-opératoires sont prévus, et leur dosage La surveillance des animaux sera quotidienne durant les 3 jours suivant les pincements/injections, puis bihebdomadaire. Les animaux seront mis à mort en cas de dépassement des points limites fixés pour les différentes procédures. Une administration d’analgésique sera réalisée dès l’apparition de signes de douleur.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés. En effet, toutes les procédures requièrent la récupération de tissus (rétines, nerfs optiques) destinés à être analysés en vue de démontrer l’effet thérapeutique de notre molécule NV.

Remplacement

Les biomolécules NV utilisées dans ce projet sont préalablement validées in vitro pour leur efficacité et leur absence de toxicité sur des cultures de cellules neuronales, des cellules épithéliales rétiniennes et des explants de rétines. Les cellules neuronales et épithéliales rétiniennes ne nécessitent pas l’utilisation d’animaux (lignées cellulaires). Les explants de rétine, réalisés à partir de rétines de souris, permettent de tester plusieurs constructions et concentrations de NV avec un nombre réduit de souris, ce qui permet par la suite de ne tester in vivo que les molécules NV efficaces in vitro. Les explants de rétine constituent un modèle in vitro très proche du modèle in vivo (même espèce, même tissu) et facilite l’extrapolation.

Réduction

Le nombre d’animaux requis pour établir l’efficacité des biomolécules dans ce modèle a été calculé par un test de puissance statistique à partir de nos résultats antérieurs. La mise à mort des animaux pour la récupération des yeux et des nerfs optiques étant nécessaire au projet, la réutilisation des animaux n’est pas envisageable. Les deux yeux des souris seront valorisés quand cela sera possible afin de réduire le nombre d’animaux.

Raffinement

Les techniques de chirurgie de l’œil nécessaires à la réalisation du projet ont été acquises auprès d’un laboratoire de référence. La maîtrise des bons gestes chirurgicaux limitera les risques d’altération de la lentille lors des injections intraoculaires et augmentera la probabilité de créer des lésions du nerf optique bien calibrées et donc exploitables. Les animaux recevront des antalgiques avant et après lésion ainsi qu’une anesthésie locale juste avant le pincement du nerf optique. Les gestes chirurgicaux seront réalisés sous anesthésie générale à l’isoflurane. La surveillance des animaux sera quotidienne durant les 3 jours suivant les pincements/injections, puis bihebdomadaire. Les animaux seront mis à mort en cas de dépassement des points limites fixés pour les différentes procédures. Après le réveil des animaux, les animaux sont remis dans leur cage et gardés pour une durée variable dépendante de la procédure (entre 1 heure et 44 jours pour la procédure la plus longue).

Choix des espèces

Nous avons choisi le modèle souris pour sa taille et son anatomie, particulièrement adaptées à la chirurgie ophtalmique. De plus, certains de nos tests seront réalisés avec des souris génétiquement modifiées existantes. Souris adultes âgées de 8 semaines. Les expériences sont réalisées à un stade où les rétines sont matures et dans lesquelles les neurones ont une capacité régénératrice minime afin de reproduire des conditions semblables à celles de la pathologie chez l’homme.