Procédures légères

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  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Souris : 224
Souffrances
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Devenir
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224 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, la plupart tuées à l'issue et 36 réutilisées dans un autre projet. On leur inflige un ulcère cutané, soit par excision soit par compression de la peau entre deux aimants pendant trois heures sous anesthésie, suivi d'anesthésies quotidiennes pendant trente jours au maximum pour photographier la plaie. Le porteur affirme qu'aucune méthode in silico ou de culture cellulaire ne peut remplacer la souris, la cicatrisation mobilisant selon lui trop de types cellulaires. Une injection de buprénorphine est prévue et les souris perdant plus de 20 % de leur poids sont mises à mort.

Objectifs

Ce projet a pour but de déterminer l'impact du récepteur IP dans la cicatrisation cutanée. La PGI2 ou prostacycline et son récepteur, le récepteur IP sont des médiateurs fortement impliqués dans le processus inflammatoire. Ils jouent également un rôle dans le maintiens de l’homéostasie vasculaire par leur action vasoactive. De plus, ils pourraient également avoir un effet sur la migration cellulaire. Notre hypothèse est que ce récepteur, et plus généralement la voie de la PGI2 sont impliqués dans le retard de cicatrisation des ulcères du pied diabétiques. Ces résultats permettront donc de faire progresser la connaissance de cette pathologie afin d'en améliorer les traitements. Il n’existe à l’heure actuelle aucune autre méthode que celle décrite ici pour étudier l’effet du récepteur de la prostacycline sur la cicatrisation d’ulcère cutanée.

Bénéfices attendus

Ce projet apportera des données de cicatrisation à la fois par l'aspect macroscopique, via le suivi photographique quotidien des ulcères cutanés et, microscopiques, via les anlayses histologiques de la peau saine et de la peau remodelée. Ces données, obtenues sur animaux sains et animaux délétés pour le recepteur ip, permettront d'étudier l'impact de ce dernier sur la cicatration cutanée.

Procédures

Dans le cas des groupes ayant un ulcère excisionnel, les animaux auront une biopsie de peau sous anesthésie générale (10min), suivie d'anesthésies quotidiennes (durant 30 jours maximum), de 10 minutes chacune, pour une mesure de l'évolution de la vascularisation de la plaie (5min) et un suivi photographique de l'état de la plaie. Une 2ème biopsie cutanée (10min) aura lieu juste avant l'euthanasie, sous anesthésie générale également. Dans le cas des groupes ayant un ulcère de pression, les animaux auront une compression de la peau entre deux aimants, sous anesthésie générale (3h), suivie d'anesthésies quotidiennes (durant 30 jours maximum), de 10 minutes chacune, pour une mesure de l'évolution de la vascularisation de la plaie (5min) et un suivi photographique de l'état de la plaie. Une biopsie cutanée (10min) aura lieu juste avant l'euthanasie, sous anesthésie générale également.

Impact sur les animaux

La base de notre étude repose sur la cicatrisation d'ulcères. Les animaux auront donc un ulcère d'1 cm maximum sur le dos après épilation. Cet ulcère se résorbera en 3 semaines maximum. Les animaux pouvent ressentir de la douleur, c'est pourquoi, avant la réalisation de l’ulcère puis au minimum 8h plus tard, l'animal recevra une dose adaptée de buprénorphine (0.1mg/kg) par injection sous cutanée afin de limiter cela. Pour le suivi de la cicatrisation, les animaux seront anesthésiés quotidiennement durant toute la durée de l'expérimentation.

Devenir

A l'issue de l'ensemble des procédures les animaux seront euthanasiés et la peau prélevée pour des études ultérieures.

Remplacement

Ce projet n'est pas réalisable au moyen d'outil in sillico ou de culture cellulaire, c'est pourquoi nous ne pouvons pas remplacer notre modèle murin de cicatrisation par un autre modèle. En effet, la cicatrisation est un processus très complexe qui nécessite de nombreux types de population cellulaires différentes. A notre connaissance, il n'est pas possible de modéliser ni de cultiver en parallèle toute les populations de cellules nécessaires. De plus, la cicatrisation se produit également par la migration de cellule souche provenant de la lame basale de la peau et donc "éloigné" de la zone lésée. C'est pourquoi il est nécessaire de réaliser les expérimentations de cicatrisations sur l'animal, car son tissu cutané présente l'hétérogénéité de type cellulaire permettant la mise en place de tous les processus de la cicatrisation.

Réduction

Nous avons fait le choix d'utiliser tous les animaux nés de notre élevage de souris ipko, male et femelle, afin de réduire le nombre de souris générées. En effet, si nous avions voulu utiliser uniquement des souris males, il nous aurait fallu produire plus de souris et les femelles auraient été euthanasiées sans utilité. Un calcul d'effectif basé sur des expérimentations précédentes a été réalisé à l'aide d'un logiciel permettant de déterminer le nombre minimum d'animaux a utiliser afin d'obtenir des résultats expérimentaux significatifs.

Raffinement

Un seul ulcère par souris est réalisé afin de permettre une meilleure gestion de celui ci dans le but de réduire la douleur et le stress des animaux. Ainsi l'application de pansement et son maintien sera facilité. Celà permet également de placer l'ulcère suffisamment haut dans le dos de la souris, supprimant les éventuelles gênes sur la locomotion de l'animal. Afin de limiter la douleur des animaux, une injection de buprénorphine sera systématiquemet réalisée en sous cutanée avant la création de l’ulcère. Puis, selon les signes de douleurs de l'animal, une injection peut etre réalisée toute les 8h jusqu'à 3 jours post-opérations. Au vu des études précédentes de notre équipe, les animaux ne manifestent pas des signes de douleur dans ces conditions ce qui nous conforte dans les moyens actuels mis en oeuvre pour limiter la souffrance des animaux utilisés. Au besoin, du Doliprane à 20μg/mL sera également ajouté à leur eau de boisson. Pour tout signe d’infection localisée au niveau de la plaie ou d’aggravation majeure de la plaie, l’animal sera exclu de l’étude et sacrifié par dislocation cervicale sous anesthésie gazeuse. En cas de souffrance manifeste l’animal sera sacrifié. Cette souffrance manifeste sera évaluée selon plusieurs critères observationnels, à savoir parésie, léthargie prolongée, perte de poids supérieure à 20% par rapport au poids de base (pesées 2 fois par semaine) ou présence de morsures aggravées.

Choix des espèces

La délétion du gène du recepteur ip n'a été réalisé que sur des souris, c'est donc avec cet animal que nous souhaitons travailler. Les résultats obtenus par ce projet viendront s'additionner aux résultats de projets précédents portant sur l'impact de la voie de la PGI2 sur l'ulcère du pied diabétique. Dans le cadre de ces projets, les souris ont été utilisées âgées de 12 semaines. Afin de garder une cohérence globale entre tous nos projets, nous souhaitons utiliser les animaux de ce projet au même âge, c'est à dire 12 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Macaques à longue queue : 2
Souffrances
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Devenir
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2 macaques crabiers vont être utilisés, tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Ils reçoivent des injections hebdomadaires d'un oligonucléotide antisens et de très nombreux prélèvements sanguins sous anesthésie, avant leur mise à mort au vingt-huitième jour pour prélèvement des tissus. Le porteur mène une étude pilote sur deux individus juvéniles pour évaluer un candidat traitement de la myopathie de Duchenne. Il justifie le recours au primate par sa proximité anatomique avec l'humain et par le fait qu'une étude chez le rongeur ne serait pas transposable.

Objectifs

La Dystrophie Musculaire de Duchenne (DMD) est la maladie musculaire la plus fréquente chez l'enfant avec une prévalence d’environ 1 garçon sur 5 000 à la naissance. Elle est due à une mutation sur le gène DMD situé sur le chromosome X qui poduit la protéine Dystrophine, indispensable au maintien de l’intégrité du tissu musculaire. L’absence de Dystrophine entraîne une fragilisation des muscles à chaque contraction et donc une dégénérescence musculaire progressive, qui atteint l'ensemble des muscles squelettiques (dont le diaphragme), mais aussi le coeur. La DMD se traduit dans un premier temps par une faiblesse musculaire des membres inférieurs, puis, la faiblesse musculaire atteint les membres supérieurs. L’atteinte du diaphragme entraine également une défaillance respiratoire. Avec le progrès de la prise en charge multidisciplinaire, l’espérance de vie des patients s’est considérablement allongée, mais elle ne dépasse pas l’âge de 30/40 ans. Il n'existe à ce jour aucun traitement disponible pour cette pathologie. Une approche thérapeutique particulièrement prometteuse repose sur la technique de saut d'exon. Elle consiste à corriger le messager DMD muté, en amenant dans les muscles touchés une molécule appelée "oligonucléotide antisens" qui va permettre de corriger le défaut génétique pour rétablir la production d'une protéine Dystrophine correcte. Dans ce projet, l’objectif général est de réaliser une étude pilote chez 2 primates nonhumains, afin d’évaluer le profil de sécurité et l'efficacité d'un "oligonucléotide antisens" susceptible d’être utilisée dans des futurs essais cliniques pour le traitement de la maladie de DMD pour les garçons porteurs de mutations pouvant êtres spécifiquement corrigées par cet "oligonucléotide antisens". L'évaluation de ce candidat thérapeutique sera réalisée après une injection par semaine pendant une durée totale de 4 semaines.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet pilote sont de pouvoir sélectionner un "oligonucléotide antisens" candidat non toxique et présentant un fort potentiel thérapeutique pour le traitement de la Dystrophie Musculaire de Duchenne. En cas de succès, le produit sera évalué dans une étude de toxicologie réglementaire, afin de pouvoir ensuite prétendre à réaliser un essai clinique chez des patients DMD.

Procédures

Chaque animal de cette étude sera soumis aux interventions suivantes: - Dans les 2 semaines avant injection: un prélèvement sanguins, sous anesthésie (maximum 20min). - A J0, J7, J14 et J21 : injection intraveineuse du produit thérapeutique. - A J0 +10min, +30min, +1h, + 2h, +4h, +8h, J2, J3, J4, J7, J14, J14+4h, J15, J21, J21 +10min, +30min, +1h, + 2h, +4h, +8h, J22, J23, J24: un prélèvement sanguin sous anesthésie (maximum 20min). L'animal sera maintenu sous anesthésie gazeuse jusqu'au point T+2h. Pour les points T+4h et T+8h les prélèvements seront faits soit sur animaux vigiles s'ils se montrent coopératifs. Si ce n'est pas le cas, les 2 poinst (T+4h et T+8h) seront reunis en un T+6h qui sera effectué sous une anesthésie flash. - A J28: un prélèvement sanguin sous anesthésie (maximum 30min), avant mise à mort par injection intraveineuse d’une dose léthale de pentobarbital sodique.

Impact sur les animaux

L'ensemble des gestes réalisés sur ces animaux seront non invasifs (injection du produit thérapeutiques par voie intraveineuse et prélèvements sanguins par ponction veineuse). L’injection systémique de l'"oligonucléotide antisens" pourrait potentiellement induire, dans les minutes, heures ou jours après son injection une réaction inflammatoire (activation du complément, activation de cytokines inflammatoires) et une dérégulation du processus de coagulation. Cependant, selon les études précédentes réalisées avec ce genre de produit, ces réactions sont asymptomatiques chez les animaux. Malgré tout, un suivi rapproché des paramètres cliniques (observations quotidiennes et examens cliniques) et des paramètres sanguins (hématologie, chimie clinique et paramètres de coagulation) des animaux sera mis en place afin de pouvoir détecter toute anomalie.

Devenir

A l'issu de la procédure décrite dans ce projet (à J28 de l'étude), les 2 animaux inclus seront mis à mort afin d’obtenir des échantillons de tissus pour prélèvements de tissus post mortem, et réalisation des analyses moléculaires, biochimiques et histologiques rnécessaires pour analyser l'efficacité et la biosécurité du traitement. Ces analyses ne peuvent se faire du vivant de l'animal.

Remplacement

Compte tenu des objectifs du protocole expérimental portant sur l'évaluation de l'efficacité d'un produit thérapeutique dans l'ensemble des muscles de l'organisme ainsi que de son profil de sécurité après injection systémique, il est nécessaire de l’administrer à un organisme entier. Cette étude n’est ainsi pas réalisable sur un modèle in vitro. D’autre part, compte tenu des différences phylogéniques et anatomiques majeures entre les rongeurs et l’Homme, la réalisation d’une étude préclinique relative au mode d’administration systémique ne peut s’envisager chez la rat ou la souris, communément utilisés en laboratoire. Les études préalables menées avec le produit thérapeutique chez la souris et in vitro sur cellules humaines ne peuvent être translatées de façon sûre et efficace à l’homme sans passer par une étude intermédiaire dans une espèce présentant une anatomie comparable à celle de l’homme comme c’est le cas chez les cercopithécidés. Le primate non humain est l’espèce qui apporter les données les plus pertinentes et les plus transposables en termes de biodistribution et de tolérance. Il est une espèce d'intérêt ici car particulièrement sensible aux réactions adverses pouvant potentiellement être entraînées par ce type de molécule.

Réduction

Le nombre d'animaux inclus dans cette étude (2) a été évalué pour être un nombre minimal permettant des données d'évaluation du produit thérapeutique au niveau de son efficacité moléculaire et au niveau de sa potentielle toxicité systémique. Ce nombre est basé sur notre expérience précedente avec de type de molécule. Cette étude est considérée comme une étude pilote, et les animaux seront comparés en predose et post-traitement afin de minimiser le nombre d’animaux. Seulement si les molécules ne présentent pas de toxicité à ce stade et leur évaluation d’efficacité est satisfaisante, des études toxicologiques réglementaires avec un nombre d’animaux statistiquement suffisante seront engagés.

Raffinement

Toutes les interventions sur animaux se feront sous anesthésie générale, une 15aine de minutes pour effectuer un examen clinique complet et des prélèvements sanguins et environ 2H30 au moment de l'administration du candidat médicament. L'état de santé des animaux sera surveillé tout au long des expériences afin d’éviter l'apparition éventuelle d'une souffrance. Les conditions d'hébergement seront conformes à la réglementation et les animaux disposent de nourriture et d'eau ad libitum. Pour leur bien-être, les animaux sont hébergés à plusieurs par cage (dans la limite réglementaire) dans un milieu enrichi comprenant de enrichissements alimentaires, physiques, sonores et visuels variés. L'application de critères d'arrêts nous permettra d'intervenir immédiatement dès le moindre signe de souffrance en utilisant des traitements antalgiques appropriés ou de décider d'une euthanasie anticipée.

Choix des espèces

Le choix de macaca fascicularis se trouve pleinement justifié par la proximité phylogénétique et anatomique (bipédie notamment) des macaques fascicularis avec l'Homme, qui les rendent les plus pertinents à l’évaluation de l'efficacité d'un produit après injection systémique. Finalement, le système immunitaire des macaques fascicularis comparable à celui de l'Homme en fait également l'espèce de choix pour évaluer la tolérance immunitaire au produit de thérapie génique testé. Les animaux seront inclus à un stade juvénile (entre 2 et 3 ans), afin de mimer le stade auquel les patients seront injectés dans le futur essai clinique.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres amphibiens : 51
Souffrances
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Devenir
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51 grenouilles vont être utilisées, gardées en vie et réutilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Nées en captivité, elles sont déplacées entre terrariums et mises en présence d'autres individus pour observer leur comportement de reproduction, sans intervention invasive selon le porteur. Le stress possible se traduirait par une perte de poids et une léthargie, l'expérience étant arrêtée le cas échéant. Le projet relève de la recherche fondamentale sur l'évolution des colorations, le porteur y adjoignant un argument de conservation de cette espèce protégée.

Objectifs

Nous étudions l’adaptation chez la grenouille Dendrobates tinctorius de Guyane afin de mettre en évidence les mécanismes écologiques et évolutifs menant à la grande diversité de patrons de coloration. Chez cette espèce toxique d’amphibien, les motifs de coloration vifs sont une adaptation permettant d’avertir les prédateurs que l’attaquer représente un risque. Les nombreuses populations sont chacune caractérisées par combinaisons de colorations vives uniquement efficaces contre les prédateurs avec laquelle elles cohabitent. Le maintien d’une telle diversité morphologique dont les fonctions de répulsion des prédateurs sont bien comprises fournit une opportunité exceptionnelle de mieux comprendre comment les populations d’une même espèce prennent des directions évolutives distinctes. Dans le cadre de ce projet, nous cherchons à déterminer si Dendrobates tinctorius se reproduit préférentiellement avec des individus ayant la même coloration. Un tel comportement de reproduction expliquerait pourquoi le métissage entre populations de couleurs distinctes n’est pas observé et comment ces populations distinctes parviennent à se maintenir. Chez de nombreuses espèces présentant colorations anti-prédateurs, un tel mode de reproduction se met en place rapidement suite à la divergence des patrons de colorations entre les populations. Il est supposé qu’une préférence sexuelle pour des individus ayant le même patron de coloration (homogamie) est une stratégie permettant de prévenir l’apparition d’une progéniture ayant une coloration intermédiaire, non reconnue par les prédateurs comme étant toxique, et donc fortement éliminé par les prédateurs.

Bénéfices attendus

Deux bénéfices sont attendus de ce projet : Science fondamentale -> Ce projet permettra de documenter et de mieux comprendre les mécanismes microévolutifs ayant permis des évènements de diversification massifs chez les vertébrés terrestres. Gestion de la faune et conservation -> Dendrobates tinctorius est inscrit sur la liste des espèces protégées en France. Bien que sa distribution et ses caractéristiques d’histoires de vie soient très hétérogènes, cette espèce est considérée comme une unique entité de conservation. Parvenir à décrire les différences entre populations et la présence de barrières reproductives procurerait les arguments afin que chacune des populations soit considérée comme étant une ‘’Évolutionary Significant Unit’’ ayant chacune un plan de gestion approprié.

Procédures

Nous quantifions le comportement de reproduction de Dendrobates tinctorius. Aucune intervention invasive n'est éffectué.

Impact sur les animaux

Il est possible que certains individus démontrent du stress suite aux changements de terrarium ou au fait de rencontrer un individu inconnu. Le fait d’utiliser des individus nés en captivité permet de considérablement diminuer ce facteur (comparativement aux individus sauvages qui sont beaucoup plus sensible au stress). Les individus sont observés plusieurs fois par jour et si un individu semble stresser (perte de poids, inactivité, comportement anormaux), l’expérience sera arrêtée et l’individu sera rapidement remis dans son terrarium d’élevage et ne sera pas réutilisé. Un autre individu provenant de nos colonies prendra sa place. Dendrobates tinctorius est une espèce naturellement « « bien arrondie’’. Vus de haut, les individus démontrent de belles courbes ventrales lorsqu’en santé. Par contre, lorsque stressé ou malade, les individus vont rapidement perdre du poids (en 2-3 jours) ce qui se traduit dans un premier temps par la perte des courbes ventrales et don un aspect plus rectiligne et anguleux. Dès la détection de cette caractéristique morphologique, l’expérience est arrêtée. Parmi les comportements anormaux diagnostiques de stress chez D. tinctorius; 1) la perte d’appétit caractérisé entre autres par les individus ne sortant pas de découvert pour chasser les proies offertes, 2) la léthargie caractérisée par l’individu restant immobile et bougeant très peu (D. tinctorius est normalement très active) et 3) une posture au sol caractérisé par l’individu étant aplatis contre le sol plutôt que bien droit sur ces pattes. De plus, les animaux sont attrapés et déplacés à l’obscurité afin de limité le stress. Nous utilisons un contenant de 1L opaque que nous posons devant l’individu à attraper. Une fois que l’individu saute dans le contenant, nous le refermons et le déplaçons (vers le terrarium expérimental ou de résidence).

Devenir

Après la procédure (10 jours), les individus sont retournés à leurs terrariums de résidence. Ceux-ci seront maintenus sur la plateforme et réutilisés dans les autres projets à venir (e.g. acquisition des toxines de défenses, détermination de la présence de barrières post-zygotiques, disséquer en détail les modalités d’un choix de partenaires, etc).

Remplacement

Nous étudions spécifiquement les traits d’histoire de vie de Dendrobates tinctorius. Il est essentiel de travailler sur des individus vivant de cette espèce.

Réduction

Les animaux utilisés font partie d’un stock maintenu en vie et sur lequel de nombreux travaux sont et seront réalisés. Cette réutilisation des individus au sein de la plateforme expérimentale permet de diminuer considérablement le nombre d’individus à tester. Également, le design expérimental et statistique a été optimiser afin diminuer de près de moitié le nombre d’individus.

Raffinement

Le raffinement est essentiel au succès du projet. Nous cherchons à maximiser le bien-être des animaux afin que ceux-ci puissent mener leurs comportements de reproduction habituelle. Ces amphibiens n’initieront pas de parades nuptiales ni reproductions s’ils ne se sentent pas en sécurité ou si l’environnement n’est pas adéquat. En se basant sur nos techniques d’élevage qui ont fait leurs preuves, les conditions expérimentales sont mises en place afin de reproduire le mieux possible l’habitat naturel. Ceci implique que chaque terrarium est en soi un petit écosystème rempli de végétaux vivants et de décor tel des racines, souches, pierres générant un habitat hétérogène ou l’animal peut se cacher ou encore parader lorsqu’il le veut. Nous laissons ainsi, de façon passive, les animaux exprimer leurs comportements naturels.

Choix des espèces

Dendrobates tinctorius a été choisis spécifiquement pour son très haut ecotypisme adaptatif. L’écotypisme de patrons de coloration chez cette espèce est très impressionnant et rivalise sans difficulté avec la diversité retrouvée lors de radiations adaptatives en situation insulaire (Pinson de Darwin, Anoles, etc). Mais ici, il ne s’agit pas d’îles, mais bien de populations adjacentes sans barrières géographiques à la migration. Cette espèce est donc idéale pour parvenir à expliquer le maintien de cette diversité adaptative. Nous travaillons sur des individus sexuellement matures, car l’objectif du projet est de documenter les préférences sexuelles

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
Souris : 63
Souffrances
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▲ 5
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▲ 58
Devenir
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 63

63 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance qualifié de sévère pour 58 d'entre elles. Une injection de streptozotocine et un régime gras leur induisent une stéatohépatite évoluant vers la cirrhose puis un cancer du foie, avec une mortalité que le porteur estime autour de 40 % en fin de protocole. Les stades sont suivis par imagerie sous anesthésie, deux tiers des souris étant tuées à la vingtième semaine et le reste gardé jusqu'à la trente-sixième pour une étude de survie. Le porteur présente ce modèle comme la mise au point d'un outil pour de futurs projets, et affirme qu'aucune approche in vitro ne peut étudier cette pathologie sur un "organisme entier".

Objectifs

Le carcinome hépatocellulaire (CHC) est classe comme le sixième cancer le plus fréquent et la troisième cause de décès par cancer. Le développement du carcinome hépatocellulaire est étroitement lié à la présence de la maladie du foie gras non alcoolique appelée « steato-hepatite non alcoolique » ou NASH en anglais. Cette maladie est caractérisée par une inflammation chronique du foie conduisant à une mauvaise cicatrisation appelée fibrose dont le stade ultime est la cirrhose. Or, la réponse inflammatoire des cellules immunitaires est amplifiée par triggering receptor expressed on myeloid cells1 (TREM-1). L’inhibition de TREM-1 dans un modèle murin de NASH diminue l’inflammation du foie et restaure les capacités de «recyclage » cellulaire. Ces résultats sont confirmés chez les souris génétiquement invalidées pour le gène TREM-1. Néanmoins, les limites de ces modèles animaux de NASH sont l’absence d’évolution vers la cirrhose et le CHC. Afin d’évaluer à terme l’inhibition de TREM-1 dans le CHC, il nous faut d’abord développer un modèle de NASH évoluant jusqu’au stade CHC. Le modèle de souris C57BL/6 traitées par streptozotocine et soumises a un régime riche en graisse a l’avantage d’induire une véritable NASH avec toutes les composantes évolutives : excès de graisse semaine 6 (S6) ; NASH avec fibrose sévère a S8-10 et CHC entre S16-S20. Ces CHC sont constants et sont très proches des CHC humains sur le plan moléculaire. Dans ce projet, l’objectif est de mettre au point ce modèle, d’en caractériser les évolutions par imagerie IRM et Scanner et d’en adapter la résolution de façon à disposer des outils de suivi dans les futurs projets

Bénéfices attendus

Le développement du carcinome hépatocellulaire est étroitement lie à la présence d'une maladie chronique du foie conduisant à une cirrhose. Une des causes la plus fréquente est la steato-hepatite non alcoolique liée au syndrome métabolique. TREM-1 pourrait être un déterminant essentiel du développement, de la progression et du mauvais pronostic du CHC comme suggéré dans un modèle murin de steatohepatite non alcoolique mais cela reste à confirmer. L’inhibition de TREM-1 dans un modèle murin de NASH précoce diminue les lésions histologiques hépatiques (steatose, inflammation, ballonnisation, fibrose) via une diminution de l’inflammation et la restauration des capacités d’autophagie cellulaire. Ces résultats sont confirmés chez les souris génétiquement invalidées pour le gène TREM-1. Néanmoins, les limites de ce modèle animal de NASH sont l’absence d’évolution vers la cirrhose et le CHC.

Procédures

Procédure 1 : Induction de la stéatohépatite évoluant vers le cancer du foie 1% de mortalité par la streptozotocine, n=58 souris C57/BL6 streptozotocine + régime riche en graisse dont 1/3 des effectifs sera maintenu en vie pour évaluation de la survie globale (maximum jusqu’à la 36°semaine) et 2/3 des effectifs seront mis à mort au stade de cancer du foie semaine20. Procédure 2 : Imagerie par palliers du cancer du foie sous anesthésie générale à l’isoflurane : 1) Etude de faisabilité par IRM non injectée n=5 souris saines adultes C57/BL6. Vérification de : résolution spatiale, temps d’acquisition et tolérance anesthésique. 2) Si étude de faisabilité ok, réalisation d’une IRM sur 15 souris BL6 streptozotocine + régime riche aux semaines 12,16,20. 3) Scanner avec injection de produit de contraste iodé, pour les 15 souris précédentes à la semaine 12 et toutes les souris du projet aux semaines 16 puis 20. Procédure 3 : Injection IP bromodeoxyuridine 2 heures avant la mise à mort semaine20 des souris concernées (marquage cellulaire non toxique).

Impact sur les animaux

Dans la littérature, il existe une mortalité induite par le régime et par la maladie du foie à partir de la semaine 11 d’environ 5% par semaine soit 40% de mortalité en fin de protocole. Cliniquement, certaines souris vont perdre du poids en raison du manque d’appétit et de la fatigue. Néanmoins, ce régime n’induit pas de douleurs pour l’animal. Nous ne savons pas encore si notre procédure de raffinement permettra d’endiguer suffisamment la perte de poids et permettre une survie prolongée des souris. Par conséquent, la procédure a été jugée sévère en raison du taux de mortalité prévisible mais pourrait être effectivement reclassifiée en modérée en fonction des données du protocole. Le protocole ne sera pas réalisé d’une traite sur les 58 souris mais plutôt par étape ce qui permettra d’adapter la suite du protocole et de reclassifier la procédure si besoin. Des nuisances (stress) provoquées par les anesthésies nécessaires pour l’imagerie, ainsi que des douleurs légères lors des injections de BrDU, sont également à mentionner.

Devenir

Tous les animaux de l’étude seront gardés en vie jusqu’à leur mise à mort à la semaine 20 pour 2/3 des effectifs et au maximum à la semaine 36 ou après atteinte du point limite pour le 1/3 restant des effectifs gardés en vie volontairement pour l’étude de survie globale puis mise à mort pour analyses des foies. Les mises à mort sont réalisées afin d’analyser les foies des souris (présence de cancer, degré de fibrose, d’inflammation et de graisse).

Remplacement

Il n’existe aucune approche in vitro pour étudier l’évolution d’une pathologie inflammatoire multifactorielle comme la stéato-hépatite non alcoolique vers la fibrose sévère et le carcinome hépatocellulaire. Une étude chez un organisme vivant est indispensable.

Réduction

Le nombre total d’animaux est de 63, il a été calculé à l'aide d'analyses statistiques intégrant, la mortalité potentielle (basée sur notre expérience des modèles de fibrose), la variabilité entre chaque souris et leur sexe. Nous suivrons dans le temps le développement de la pathologie à l'aide de l'imagerie, nous obtiendrons donc un volume important de données sans avoir besoin de mettre à mort les animaux à différents temps. L'utilisation de l'imagerie offre donc l’opportunité d’utiliser un nombre plus restreint d’animaux.

Raffinement

Dès leur réception, les animaux auront une période d’acclimatation d’une semaine pour s’adapter à leur nouvel environnement. Ils seront hébergés dans une animalerie dotée de tous les paramètres nécessaires (température, hygrométrie, filtration de l’air, ...) à leur bien-être. Le cancer du foie se développera de manière insidieuse et indolore. Il sera induit (procédure 1) par une injection sous-cutanée unique d’un antibiotique, la streptozotocine, associée à un régime riche en graisse. Les stades de la maladie seront évalués de manière non invasive par imagerie (procédures 2 et 3) : scanner avec injection de produits de contrastes et IRM. Les examens d’imageries prévus dans ce protocole (IRM et Scanner) ne produisent aucune forme de douleur, ils sont non-invasifs et réalisés sous anesthésie générale. Cette dernière peut tout de même être source de stress pour l’animal. Les animaux sont surveillés durant l'examen : si l'animal présente une détresse respiratoire (dont le stade le plus sévère est la capacité à compter à l’œil nu le rythme respiratoire de l’animal), il sera immédiatement retiré de l'appareil, soigné et surveillé jusqu’au réveil. Comme indique dans la description de la procédure, la BrdU ne génère pas de souffrance chez l’animal car ce n’est ni un produit toxique ni corrosif, ni nauséeux. La piqure, qui peut être légèrement douloureuse, est effectuée par un zootechnicien entrainé, ce qui limite grandement le risque d'erreur et la douleur qui pourrait être infligée aux animaux. D’autre part cette injection protocolaire est prévue juste à l’issue des examens d’imagerie chez un animal encore endormi et qui sera mis à mort quelques heures plus tard limitant encore le risque de souffrance inutile. Les animaux seront surveilles plusieurs fois dans la journée jusqu'au moment de la mise à mort, et si un animal montrait des signes de ralentissement net de sa motricité, de sa respiration, ou tout autre signe évoquant un stress, il serait mis à mort immédiatement.

Choix des espèces

Le projet porte sur l’étude de processus à long terme faisant intervenir une interaction entre plusieurs organes dans la pathogenèse de la NASH et la carcinogenèse du CHC. Cette étude permet de mettre en évidence les effets combinés d’un déséquilibre alimentaire, de la surexpression du récepteur TREM-1 au niveau des cellules myéloïdes et de la prédisposition à une inflammation de type chronique, d’où le recours à un organisme entier. La pathologie est par ailleurs multisystémique avec nécessité d’évaluer différents organes (Foie,ganglions,tissus adipeux viscéral,…) rendant une modélisation in vitro impossible.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 3000
Rats : 3000
Lapins : 3000
Souffrances
▲ -
▲ 4500
▲ 4500
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 9000

9 000 lapins, souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à modéré. Le projet induit délibérément un inconfort ou une douleur oculaire pour tester des traitements analgésiques, avec des instillations et une mesure de la sensibilité de la cornée. Les descriptions des procédures et des effets restent brèves, le porteur affirmant que la douleur sera de courte durée sans en détailler l'intensité. Tous les animaux sont tués pour analyse des tissus, et le porteur conclut qu'aucune méthode ne reproduit l'œil dans sa globalité.

Objectifs

L’objectif du projet est de mettre en place dans le plus grand respect du bien-être animal des modèles expérimentaux induisant un inconfort léger à modéré chez l’animal afin de pouvoir identifier et évaluer des traitements susceptibles de le réduire.

Bénéfices attendus

Les bénéfices susceptibles de découler de ce projet sont l’identification et la sélection de futurs traitements pouvant améliorer le bien-être des patients atteints d’inconfort ou de douleur au niveau oculaire.

Procédures

Tous les animaux recevront des instillations et les examens concernant les évaluations ne sont pas invasifs et ne durent que quelques minutes (observation, évaluation de la sensibilité cornéenne à l'aide d'un esthésiomètre de Cochet-Bonnet) et pourront être reproduits plusieurs fois dans la journée.

Impact sur les animaux

Le projet a pour but de trouver des traitements ayant un effet analgésique et permettant le traitement de l'inconfort oculaire. Les animaux vont sur une courte période ressentir un inconfort ou une douleur modérée.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux sont mis à mort pour l'analyse des tissus.

Remplacement

L’oeil est un organe complexe. Il est composé de plusieurs tissus anatomiquement et physiologiquement très différents. Il est de plus soumis à d'importantes variations environnementales mécaniques et physicochimiques, ainsi qu'à d’importantes interactions biologiques avec les tissus et organes voisins. A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’oeil dans sa globalité fonctionnelle et environnementale. C'est pour cela que l’utilisation d’animaux vivants dans ces procédures expérimentales est nécessaire pour atteindre les objectifs de ce projet.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. Un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux. De même, l'analyse des deux yeux sera privilégiée autant que possible afin de réduire le nombre d'animaux utilisé.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les rongeurs seront placés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum et enrichissement à ronger. Si la procédure expérimentale le permet un abri sera ajouté. Les lapins seront placés individuellement ou par deux dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture et enrichissement à ronger. Les examens non invasifs choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou chez l’animal en cabinet vétérinaire. Les examens de l'oeil qui requièrent l’immobilité de l'animal pourront être réalisés pour son confort sous anesthésie. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.

Choix des espèces

Les modèles expérimentaux présentés sont largement utilisés et décrits sur le lapin et le rongeur dont les publications de référence citées sur lesquelles le projet est basé. Le lapin sera choisi pour la taille de son œil. Les observations des paramètres observées en sont facilités. Si la quantité de produit à évaluer est limitée (difficulté à synthétiser, coût), le rongeur sera alors choisi. Il le sera aussi si des analyses histologiques spécifiques sont nécessaires, le catalogue d’anticorps par exemple y est plus développé. Enfin le choix de l’espèce, sera guidé aussi par les données existantes sur le produit à évaluer (spécificité d’action, données historiques sur l’espèce choisie). C’est pour ces raisons que des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Les animaux seront de jeunes adultes : les rongeurs auront un minimum de 6 semaines au début de l’étude et les lapins environ 8-12 semaines, ces âges correspondent à la maturité visuelle.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système urogénital
Bovins : 440
Souffrances
▲ -
▲ 440
▲ -
▲ -
Devenir
 400
 40
 -
 -

440 génisses vont être utilisées, toutes gardées en vie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Quarante donneuses subissent environ cinq sessions de ponctions ovocytaires sous anesthésie épidurale après traitement hormonal de superovulation, et quatre cents receveuses reçoivent un transfert d'embryon, dont deux cents avec prélèvement sanguin. À l'issue, les donneuses sont recyclées vers d'autres projets ou vendues en élevage commercial et les receveuses restent dans leur exploitation. Le porteur décrit un objectif d'amélioration des taux de gestation au service de la sélection génétique bovine, et affirme qu'aucune autre espèce ne peut être choisie.

Objectifs

Actuellement, les biotechnologies de la reproduction et de l’embryon sont utilisées par les entreprises de sélection bovines afin d’accroitre le progrès génétique par la réduction de l’intervalle entre générations et l’augmentation de l’intensité de sélection. Cependant, les taux de gestation obtenus depuis le développement de ces techniques n’ont pas progressé. Pire, des taux de gestation atteignant seulement 35 à 40% sont obtenus dès lors que l’embryon utilisé a été produit in vitro, biopsié et congelé, conduisant à d’importantes pertes économiques et génétiques. Ces échecs peuvent en partie être attribués à une mauvaise évaluation de la qualité des embryons transférés qui ne sont, à ce jour, évalués que d’un point de vue morphologique selon les critères de l’International Embryo Technologies Society qui restent relativement subjectifs et donc variable d’un opérateur à l’autre. Le développement de marqueurs embryonnaires prédictifs de la réussite au transfert permettrait d’améliorer l’efficience de ces techniques par un tri plus sévère et objectif des embryons à transférer. Ce type d’indicateurs n’existe pas à ce jour mais des résultats préliminaires intéressants ont été obtenus par l’utilisation de systèmes de time-lapse permettant de suivre en continu les 1ères étapes du développement embryonnaire. Des embryons de qualité morphologique similaire, atteignant le même stade au même moment, affichent parfois une cinétique de développement totalement différente. Au cours d’un projet antérieur, des taux de gestation contrastés ont été obtenus après transfert d’embryons possédant un profil de développement différent (de 38 à 65% de gestation selon les classes d’embryons transférés). Ces premiers résultats, obtenus sur des effectifs trop faibles, nécessitent d’être confirmés à plus large échelle pour confirmer l’intérêt de ces approches de plus en plus utilisées en médecine humaine. Le projet présenté dans ce document vise donc à déterminer si la classification établie sur ces paramètres (4 classes d’embryons selon leur profil morphocinétique) conduit à des différences significatives de réussite au transfert. De plus, le projet vise également à étudier l'autre facteur de réussite indispensable à l'établissement d'une gestation qui est la réceptivité de la femelle receveuse d'embryons. De la même façon, des biomarqueurs sanguins intéressants ont été identifiés dans un projet antérieur et il convient aujourd'hui de les valider sur un effectif plus large.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de valider ou d’infirmer un nouvel indicateur non invasif de qualité embryonnaire chez les bovins. Ce projet permettra également de progresser dans les connaissances sur la réceptivité des femelles receveuses d'embryons et de valider ou d'infirmer les biomarqueurs sanguins candidats. In fine, l'amélioration des taux de gestation via ces deux approches conduira à une meilleure efficacité des schémas de sélection, notamment par la diminution du nombre d'animaux donneurs et receveurs nécessaires à la procréation des futurs taureaux d'insémination (gains économique, réduction de l'impact environnemental, impact social positif sur les acteurs du schéma).

Procédures

Les 40 génisses donneuses hébergées en conditions expérimentales seront soumises à environ 5 sessions de ponctions ovocytaires après anesthésie épidurale et traitement hormonal de synchronisation et de superovulation (durée de 30 minutes). Les 400 génisses receveuses hébergées en fermes commerciales seront soumises à 1 transfert embryonnaire après anesthésie épidurale et traitement hormonal de synchronisation des chaleurs (durée de 5 minutes). Pour 200 d'entre elles, elles subiront un prélèvement sanguin (durée de 1 à 2 minutes) à la veine caudale juste avant la réalisation du transfert embryonnaire.

Impact sur les animaux

Peu de nuisances sont attendues sur les animaux de ce projet. Les procédures expérimentales mises en oeuvre sont des pratiques couramment utilisées par les professionnels chez les bovins depuis de nombreuses années et ne semblent pas impacter la santé et le bien-être des animaux. En effet, la ponction ovarienne sous contrôle échographique et le transfert d'embryons sont deux techniques de reproduction couramment utilisées par les entreprises de sélection dans le cadre des schémas d'amélioration génétique et sont réalisées sous anesthésie épidurale. De ce fait, le projet présenté n'est susceptible d'engendrer qu'une douleur légère et très ponctuelle chez les animaux. De plus, les prélèvements sanguins, même si ils peuvent générer du stress de façon transitoire, ne devraient pas conduirent à des nuisances importantes (hématome de façon exceptionnelle) pour les animaux puisque ceux-ci sont peu nombreux et de faible volume.

Devenir

Les interventions réalisées sur les animaux étant des procédures d'élevage classiques qui n'induiront, à priori, que peu de nuisances, toutes les génisses seront normalement gardées en vie à la fin de ce projet sauf avis contraire du responsable scientifique, du vétérinaire sanitaire et des éleveurs impliqués. Les génisses donneuses seront éventuellement recyclées pour un autre projet de recherche ou de formation mais pourront également être mises à la reproduction hors expérimentation et vendues en élevage commerciaux pour poursuivre leur carrière. Les génisses receveuses, quel que soit l'issue du transfert seront conservées dans leur exploitation d'origine.

Remplacement

Compte-tenu de l’objectif même de l’étude, le modèle animal ne peut être substitué par un modèle d’étude ex vivo.

Réduction

L’étude est mise en place dans les installations de la station de phénotypage ELIANCE sur un total de 40 génisses donneuses pour la production des embryons et sur 400 femelles receveuses en fermes commerciales. Afin de comparer les taux de gestation et les taux de vêlages entre les différentes catégories d’embryons, une régression logistique (PROC GLIMMIX sous SAS) sera effectuée. A priori, elle inclura l’effet fixe du groupe morphocinétique (A, B, C, D) ainsi qu’un effet aléatoire de l’élevage. D’autres effets pourront être intégrés au modèle après analyse des différents facteurs de variation de la base de données. Les effectifs prévus dans l’étude permettront, en considérant un risque alpha de 5% et une puissance de test de 80%, de mettre en évidence de façon significative une différence minimale de 20% entre les groupes. Des modèles de régressions linéaires pourront également être effectués pour étudier d’autres variables quantitatives (intervalle de temps entre le transfert d’embryons et les échecs de gestation…). Selon les résultats obtenus, d’autres approches statistiques de type random forest pourront aussi être menées (prédiction des taux de gestation à partir des paramètres morphocinétiques bruts) afin d’optimiser l’arbre de classification morphocinétique des embryons. L'analyse des paramètres sanguins des 200 femelles receveuses sera également effectuée par des approches multivariées (ACP, PLS-DA, régressions linéaires intégrant les effets fixes de la gestation et de la classe d'embryons) intégrant les mêmes niveaux de risques statistiques mais également des analyses de type randon forest pour la prédiction de gestation à partir des différents marqueurs mesurés.

Raffinement

Les génisses donneuses utilisées dans ce projet seront placées sous surveillance quotidienne (activité, rumination) et hébergées dans une stabulation répondant aux normes de bien-être animal chez cette espèce (accès aisé à l'auge et aux points d'abreuvements, présence de tapis caoutchouc derrière pour le confort des aplombs, accès à des brosses latérales et dorsales...). En dehors de l'enrichissement du milieux, le raffinement des procédures sera également recherché par la réalisation d'une anesthésie épidurale préalablement à chaque ponction ovocytaire. Compte-tenu de ces précautions, le projet présenté n'est susceptible d'engendrer qu'une douleur légère et très ponctuelle chez les génisses. En cas d’atteinte du point limite (posture de compensation, station prolongée debout ou couché, difficulté pour manger et boire, chute importante de rumination ou de l'activité, modification comportementale induite par stimulation de la zone douloureuse, lésions, modifications neurovégétatives ou physiologiques), les procédures expérimentales seront stoppées et les solutions thérapeutiques à apporter seront définies par le vétérinaire sanitaire de l'élevage. Dans un objectif de renforcement positif, une récompense alimentaire (concentrés, seau de mélasse à lécher,....) sera donnée aux femelles après chaque passage dans la cage de contention. Les femelles receveuses seront conduites selon les pratiques en place dans les élevages concernés. Une anesthésie épidurale sera également réalisée avant chaque transfert embryonnaire. Une attention particulière sera apportée juste après le retrait de l'aiguille en réalisant un point de compression suffisamment long pour réduire au maximum le risque d'hématome et préserver l'intégrité des tissus entre chaque prise de sang.

Choix des espèces

Compte-tenu de l’objectif même de l’étude, aucune autre espèce animale ne peut être choisie. La race Prim’Holstein choisie est la 1ère race laitière française en effectif, et est particulièrement concernée par les biotechnologies de l’embryon. Les animaux donneurs utilisés dans ce projet seront des génisses, toutes pubères. Le modèle génisse a l’avantage, par rapport à un modèle vache, de ne pas présenter de biais expérimentaux liés à l’historique des femelles (conditions de mise bas, interactions avec la production laitière….). Sur le terrain, les transferts sont également majoritairement réalisés sur des génisses car les taux de réussite sont supérieurs à ceux obtenus sur vaches.

  • Formation professionnelle
Équidés : 60
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 60
 -

60 chevaux vont être utilisés, gardés en vie et réutilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils servent à entraîner le personnel aux prélèvements sanguins et gastriques, non pour produire des connaissances, chaque cheval pouvant subir un prélèvement une à quinze fois sur les cinq ans du projet. Le sondage gastrique passe par le naseau sous anesthésie locale, avec administration d'un tranquillisant si l'animal montre des signes de nervosité. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ne peut remplacer le cheval vivant pour ces gestes.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de former le personnel de l'établissement aux prélèvements couramment réalisés sur les chevaux(sanguins et gastriques). Cette formation permettra d’assurer des prélèvements de qualité pour les études tout en réduisant le stress pouvant éventuellement être ressenti par les animaux. De plus, les séances d’entrainement permettront aux chevaux de s’accoutumer aux prélèvements ce qui facilitera leur manipulation ultérieure.

Bénéfices attendus

La montée en compétence du personnel engendrera des gestes plus précis et plus sûrs lors des prélèvements ce qui permettra de diminuer le stress éventuel ressenti par les animaux. De plus, les prélèvements seront de meilleures qualités ce qui pourra permettre de diminuer leur durée.

Procédures

Les chevaux seront soumis à des prélèvements sanguins et gastriques puisqu'il s'agit de l'objectif de la formation. Ils seront vigiles durant ces prélèvements. Il n'y aura qu'un prélèvement par session de formation par cheval. Les prélèvements sanguins dureront 5 minutes chacun et pourront être répétés au bout de deux jours et les prélèvements gastriques, d'une durée maximale de 30 minutes pourront être répétés au bout d'une semaine. Chaque prélèvement sera réalisé entre une et quinze fois par cheval sur la durée totale du projet, soit 5 ans.

Impact sur les animaux

L’introduction de la sonde pour les prélèvements gastrique peut induire une gêne légère de courte durée. Afin de limiter cette gêne, l’embout de la sonde est recouverte d’huile de paraffine pour faciliter son passage et elle est placée dans de l’eau chaude 10 min avant intubation pour l’assouplir et éviter de surprendre le cheval avec un matériel trop froid. Pour réduire le stress et la gêne, une anesthésie locale du naseau est systématiquement réalisée et si l’animal présente des signes de nervosité, un tranquillisant lui est administré. En outre la sonde utilisée est adaptée au diamètre de l’œsophage et sa longueur permet d’atteindre l’estomac en laissant une partie assez longue à l’extérieur pour suivre les mouvements éventuels de la tête du cheval sans le contraindre. L'introduction de l'aiguille pour le prélèvement sanguin peut entrainer une gêne légère qui n'est que passagère et cesse au retrait de l'aiguille.

Devenir

Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux utilisés dans ces formations avec des procédures de classe légère, ils pourront donc être réutilisés.

Remplacement

L'objectif de ce projet est de s'entrainer aux techniques de prélèvements sanguins et gastriques sur cheval, et aucun modèle in vitro ne permet actuellement de remplacer le comportement du cheval lors de ces prélèvements.

Réduction

Le nombre d’animaux dans ce projet a été réduit au maximum pour qu’un utilisateur puisse maitriser une technique. Il est considéré que pour être formé, un manipulateur a besoin de s’entrainer sur trois chevaux pour chacune des deux procédures. Les deux procédures étant de classe légère, un animal pourra être utilisé successivement pour les deux procédures. Enfin, un animal pourra être réutilisé pour la même procédure, sous réserve qu’un temps de récupération suffisant (un jour pour les prélèvements sanguins et trois jours pour les prélèvements gastriques) ait été observé entre les deux procédures, afin de diminuer le nombre total d’animaux utilisés pour ces formations.

Raffinement

Les chevaux étant des animaux grégaires, ils sont sortis tous les jours au paddock en groupe. Ceci permet de respecter leur bien-être. Ils sont hébergés dans des boxes séparés par des barreaux leur permettant de se voir et de se sentir. De plus, le personnel animalier observe quotidiennement le comportement de chaque cheval au moment de la distribution des repas afin de repérer les signes de mal-être ou de souffrance. Ces signes inhabituels sont immédiatement signalés au responsable de la mise en œuvre du projet. Les prélèvements ont lieu dans un travail adapté à la manipulation des chevaux pour éviter tout risque de blessure, et les manipulateurs sont préalablement formés à la manipulation des chevaux. Pour les prélèvements de contenu gastrique, une anesthésie locale par pulvérisation est systématiquement réalisée afin de limiter la gêne au moment de l’intubation. De plus, l’embout de la sonde est recouvert d’huile de paraffine pour faciliter son passage et elle est placée dans de l’eau chaude 10 min avant intubation pour l’assouplir et éviter de surprendre le cheval avec un matériel trop froid. En outre la sonde utilisée est adaptée au diamètre de l’œsophage et sa longueur permet d’atteindre l’estomac en laissant une partie assez longue à l’extérieur pour suivre les mouvements éventuels de la tête du cheval sans le contraindre. Enfin, si l’animal présente des signes de nervosité, un tranquillisant lui est administré. La durée de cette procédure est limitée à une demi-heure et le comportement des chevaux est surveillé durant celle-ci.

Choix des espèces

L'espèce cible de ces manipulations étant les chevaux, les manipulateurs ne peuvent pas être autrement formés à la pratique de ces gestes que sur des chevaux vivants. Les chevaux utilisés seront tous adultes (entre 4 et 15 ans) car c'est le stade physiologique utilisé dans les études nécessitant ces prélèvements et ils sont plus calmes que de jeunes animaux.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Cochons : 1350
Chèvres : 530
Autres mammifères : 880
Souffrances
▲ -
▲ 1498
▲ 307
▲ 955
Devenir
 -
 -
 70
 2690

2 760 porcs, chèvres et autres mammifères vont être utilisés, dont 2 690 tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de léger à sévère. Les études d'efficacité passent par une épreuve virulente, l'infection délibérée par les virus des pestes porcines africaine et classique et de la peste des petits ruminants, qui peut provoquer forte hyperthermie, diarrhées hémorragiques, hématomes et morts subites. Le porteur décrit des administrations et des écouvillonnages répétés de courte durée qu'il classe comme peu invasifs, et renvoie la mise à mort à l'hébergement en animalerie confinée. Il justifie le recours à l'espèce cible par une exigence réglementaire qu'il qualifie d'"indispensable" pour constituer les dossiers d'autorisation de mise sur le marché.

Objectifs

Le projet a pour but d’évaluer l’innocuité et/ou l’immunogénicité ainsi que l’efficacité par épreuve virulente de substances d’essai contre la Peste Porcine Africaine et la Peste Porcine Classique destinées aux porcins, et des substances d’essai contre la Peste des Petits Ruminants destinées à l’espèce caprine. . Les études d’innocuité et d’efficacité sont des obligations règlementaires menées selon les exigences de la Directive Européenne 2010/63/UE, de la Pharmacopée Européenne, de différentes guidelines (dont Veterinary International Conference on Harmonization VIGH Guidance Documents, Organisation mondiale de la santé animale OIE) et d’autres exigences spécifiques à chaque pays. Elles servent à la constitution de dossier d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). La connaissance des caractéristiques d’un vaccin en termes d’innocuité, d’immunogénicité et d’efficacité est nécessaire à l’évaluation du bilan risques/bénéfices avant sa mise sur le marché. La finalité des études menées au sein de ce projet est la mise au point de vaccins sûrs et d’un niveau d’efficacité satisfaisant. Les vaccins sont essentiels afin de protéger les animaux contre les maladies infectieuses, de diminuer l’usage des antibiotiques et de garantir les performances zootechniques et économiques des élevages.

Bénéfices attendus

Ces études sont avant tout menées afin de répondre aux exigences du règlement UE 2019/6, de la Pharmacopée Européenne, et de différentes autres exigences réglementaires (VICH guidelines, OIE, …), voir d’exigences spécifiques à un pays (FDA, USDA, Pharmacopée Chinoise, …), tout en restant conforme à la Directive européenne 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques.La finalité des procédures décrites dans ce projet est de valider l’innocuité/immunogénicité et l’efficacité de produits immunologiques contre la Peste Porcine Classique, la Peste Porcine Africaine et la Peste des petits Ruminants, dont les effets sanitaires et économiques sont très importants. L’utilisation de vaccins permet : - de protéger l’animal en tant qu’individu, - de réduire le nombre d’animaux affectés et/ou la gravité de la maladie, ce qui augmente la protection au niveau du troupeau, - d’améliorer le contrôle de la dispersion géographique de la maladie. Si la disponibilité de produits efficaces permet la protection des animaux d’élevage, au niveau individuel et au niveau troupeau, elle débouche également sur la protection des élevages et des éleveurs, limitant ainsi les impacts sur l’économie des pays concernés.

Procédures

Pour l’administration des vaccins, l’administration de la substance d’essai est réalisée sur des animaux vigiles par différentes voies d’administration, en fonction de la règlementation en vigueur, du produit étudié, des schémas recommandés : 1 à 3 administrations sont réalisés avec 2 à 3 semaines d’intervalles. Ces administrations durent de 1 à 2 minutes maximum en incluant la contention. Pour l’administration de la souche d’épreuve (étude d’éfficacité) : les administrations s'effectuent soit sur animal vigile soit sur animal anesthésié. Ces administrations durent de 2 à 3 minutes. Une cage de contention pourra être utilisée. Pour les prélèvements, ils se font sur animaux vigiles, des cages de contentions pourront être utilisées, généralement une semaine entre deux prélèvements (peut-être réduit en fonction des besoins de l’étude (par exemple pour des débuts de cinétique) tout en respectant les volume maximal de prélèvement). - Prélèvements par écouvillonnage : ils se font sur animaux vigiles, des cages de contentions pourront être utilisées, un miminum de 24h entre deux écouvillonnages (en cas de nécessité de prélèvements très rapporchés). Ces prélèvements durent durent de 2 à 3 minutes maximum en incluant la contention.

Impact sur les animaux

Une contention, même légère, par exemple lors de manipulation d’un jeune animal pour une pesée, va souvent provoquer stress, gène, inconfort. Dans le cadre d’études nécessitant la vaccination de femelles gestantes pour valider le transfert d’immunité passive aux nouveaux nés, les animaux gestants sont logés dans des cages de mise bas qui vont permettre une protection des porcelets nouveaux nés. Les procédures décrites dans ce document vont avoir des effets directs et indirects sur les animaux. Les effets directs des procédures découlent des actes techniques réalisés sur les animaux : l’effet des manipulations nécessaires à la contention, l’administration de produits et la collecte d’échantillons sur des animaux par essence craintifs. Les effets indirects découlent des effets potentiels de l’agent pathogène administré pour l’épreuve virulente (étude d’efficacité). Les effets directs sont considérés comme peu invasifs (légers) car les manipulations (contention, administration de substances d’essai et de souche de challenge) et les prélèvements (prélèvement sanguin, écouvillonnage) sont de courte durée et parce que les procédures (à l'aide d'aiguilles, ou écouvillons ou thermomètre ou stéthoscope…) sont considérées comme peu ou pas invasives, ou douloureuses. Les animaux reprennent un comportement normal très rapidement dès la fin des manipulations, preuve d’un inconfort léger. Certaines voies d’administration plus invasives pourront être utilisé dans le cadre de certain modèle d’épreuve, les animaux seront alors systématiquement anesthésiés. Dans le cadre des études d’éfficacité par épreuve virulente, les effets indirects sur animaux seront les signes cliniques consécutifs à la mise en place de la maladie (pour les Pestes Porcines : forte hyperthermie, diarrhées hémorraghiques, hématomes/purpura, altération de l’état général (apathie, anorexie), morts subites, … pour la Peste des Petits Ruminants : alteration de l’état général / hyperthermie, ulcération sphère oro-nasale). Ces trois modèles d’épreuve nécessitent un suivi clinique adapté et des points limites spécifiques permettant d’anticiper la dégradation de l’état général des animaux.

Devenir

Les animaux utilisés dans la procédure d’évaluation d’innocuité et/ou d’immunogénicité des vaccins pourront être réutilisés dans le cas d’une vaccination avec des vaccins inactivés. L’ensemble des animaux vaccinés avec des vaccins vivants diffusibles et/ou infectés avec le virus seront euthanasiés à la fin du projet, car animaux hébergés en animaleries confinées.

Remplacement

Lorsque cela est possible, une première étape dans le projet de développement d'un médicament consiste à tester in vitro différents candidats. Ceci permet une première sélection de ces derniers, réduisant ainsi le nombre d'animaux utilisés. Un recueil d'informations est également apporté par la bibliographie lorsque cela est possible. Le recours à l'espèce cible est à l'heure actuelle une exigence réglementaire et est indispensable afin d'observer le plus fidèlement possible les effets sur les espèces concernées

Réduction

Pour les études règlementaires, le nombre d’animaux requis est souvent déterminé par les textes (pharmacopées et/ou autres textes règlementaires concernés). Lors des phases de recherche en amont des études réglementaires, les effectifs sont évalués au plus juste en fonction de la bibliographie, des guidelines, de l’historique, de la définition des objectifs. L'objectif étant de limiter le nombre d’animaux utilisés et de déterminer les effectifs de façon à empêcher les études non conclusives.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe, dans des environnements à température, luminosité et atmosphère contrôlées. L’hébergement des animaux est également enrichi afin que les animaux puissent exprimer au mieux leur comportement naturel. La Structure chargée du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques et des conditions de vie pour les animaux. Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique est prévue dans un but d’habituation avec l’environnement et le personnel, ce afin de limiter le stress des animaux et de stabiliser leur état physiologique (sauf cas exceptionnels subordonnés au protocole expérimental, par example animaux devant être manipulés au moment du sevrage et que l’on préfère laisser le plus possible avec leurs mères). Des points limites, spécifiques des pathologies décrites dans ce document, ainsi qu’un suivi adapté (observations quotidiennes, bi-quotidiennes) sont mis en place afin de prendre en charge les animaux le plus rapidement et efficacement possible lors du développement de pathologies entrainant une potentielle douleur chez l’animal. Ces critères sont en constante évolution afin qu’ils reflètent au mieux l’état des connaissances vétérinaires actuelles. Une gêne peut également être occasionnée en fonction de l’occurrence des administrations et/ou prélèvements. Afin de réduire cet inconfort, les opérateurs hautement qualifiés réalisent une contention adaptée de l’animal (potentiellement incluant anesthésie et /ou analgésie) et une alternance des sites d’administrations et/ou de prélèvements peut être mise en place.

Choix des espèces

L’évaluation chez l’espèce cible est une exigence règlementaire. Les espèces porcine et caprine sont les espèces cibles des substances d’essai étudiées. Pour les études porcines la pharmacopée européenne recommande l’utilisation de porcelets âgés de 6 à 10 semaines pour des essais d’efficacité immédiate. Toutefois, des épreuves peuvent être réalisées à partir de 4 semaines d’âge (screening de candidats vaccins, démonstration de la mise en place de l’immunité). A l’inverse, des épreuves tardives sur des porcs charcutiers plus âgés (jusqu’à 6 mois d’âge, âge d’abattage standard) peuvent également être réalisées notamment pour démontrer la durée d’immunité. Pour les études sur caprins, les animaux utilisés ont entre 4 et 12 mois d’âge. L’âge dépend des besoins pour les études d’efficacité, de production de souches et/ou d’études de mise au point de modèle d’épreuve qui sont à effectuer. Ces besoins dépendent de l’objectif de l’étude, du produit testé et répond à l’exigence expérimentale d’utilisation du produit mis sur le marché et des exigences des autorités.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 1250
Rats : 1250
Souffrances
▲ -
▲ 2500
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2500

2 500 animaux, souris et rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent une injection de tacrine qui déclenche des tremblements de la mâchoire, un modèle des tremblements de la maladie de Parkinson, puis des candidats médicaments et des prélèvements de sang. Le porteur indique que les tremblements disparaissent une fois la substance éliminée et que les animaux seront tués pour prélèvements. Il affirme qu'aucune méthode sans animaux ne peut reproduire ce "phénotype comportemental".

Objectifs

La maladie de Parkinson découle d'une perte progressive des neurones dopaminergiques. Le déficit en dopamine induit de graves troubles moteurs chez le patient. Les tremblements de repos constituent l'un des symptômes de cette maladie. On peut reproduire chez l’animal ces tremblements par l’injection d’une substance médicamenteuse : la tacrine. On observera alors des tremblements au niveau de la mâchoire. Ces tremblements peuvent être diminués ou arrêtés par des composés qui augmentent la quantité de dopamine dans le cerveau.

Bénéfices attendus

A long terme, les bénéfices attendus sont la découverte de nouveaux médicaments pour traiter les tremblements induits par la maladie de Parkinson, une pathologie humaine touchant 14 personnes sur 100000 dans la population globale. A court terme, les bénéfices attendus sont de démontrer que le composé testé est actif dans un modèle expérimental de la maladie de Parkinson. Pour l'animal, les bénéfices attendus sont une acquisition de connaissances sur l'espèce utilisée au travers du développement d'outils de raffinement de plus en plus adaptés et le choix de l'espèce la plus prédictive en fonction des objectifs scientifiques.

Procédures

Durant la procédure, les animaux sont principalement soumis à des injections (du candidat médicament, de la substance induisant les tremblements, moins de 30s par administration), seront placés dans un cylindre pour une période d'observation et pourront éventuellement être sujet à des prélèvements de sang vigiles ou anesthésiés (2 minutes).

Impact sur les animaux

Du fait du mécanisme d'action de la substance chimique active (tacrine), on s'attend à observer des tremblements (objectif du projet) qui disparaitront une fois que cette dernière sera éliminée par l'organisme (après quelques heures). Les animaux receveront une injection des différents composés (candidats médicaments et tacrine) à tester.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés. Dans ce cas, celle-ci peut survenir à des fins de prélèvements d’organe/ fluides corporels à un volume ne permettant pas la survie de l’animal ou suite aux effets indésirables provoqués par le(s) produit(s)/ modèle chez les animaux.

Remplacement

D’après une recherche bibliographique approfondie, il n’existe pas de méthode alternative (in vitro ou in silico) qui n’utiliserait pas d’animaux puisque les tremblements représentent un phénotype comportemental observable uniquement chez des animaux. Il est donc nécessaire de modéliser certains aspects de la maladie de Parkinson sur un organisme entier pour pouvoir réaliser une évaluation comportementale avec des tests fiables, reproductibles, validés et reconnus par la communauté scientifique. De plus, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation des différentes propriétés d’un candidat médicament.

Réduction

Un nombre minimal et suffisant d'animaux par groupe est utilisé afin d'analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats obtenus lors des expériences et d'effectuer des tests statistiques pertinents. En général, 10 animaux/groupe sont utilisés. L'analyse statistique sera adaptée au modèle

Raffinement

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : -La mise au point de procédures rigoureuses, -la formation du personnel à ces dernières, - un suivi quotidien de l'état de santé des animaux, -le recours à des procédures les moins invasives possibles, -le suivi d'éventuels signes cliniques, -le recours aux techniques d'anesthésie et d'analgésie dès que nécessaire, -la détermination des points limites, -le recours aux procédures d'euthanasie dès que nécessaire, -la réduction du volume sanguin prélevé grâce à l'amélioration de la sensibilité des méthodes d'analyse, -la familiarisation des animaux aux procédures expérimentales

Choix des espèces

Le rat et la souris sont les espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour évaluer les effets bénéfiques d'un produit sur les tremblements car ils présentent une similarité de l’organisation fonctionnelle des régions cérébrales avec l’homme, et il est possible de confronter les résultats avec une littérature abondante Animaux adultes : ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 5175
Rats : 5175
Lapins : 5100
Souffrances
▲ -
▲ 15450
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 15450

15 450 animaux, lapins, souris et rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun reçoit une injection dans l'oeil pour provoquer une fuite des vaisseaux de la rétine, puis des examens ophtalmologiques et des prélèvements sanguins, certains subissant plusieurs inductions successives espacées d'une semaine. Le porteur indique que l'atteinte est transitoire et que les animaux seront tués pour des analyses des tissus. Il justifie le recours à trois espèces par leurs différences de taille d'oeil et l'absence de modèle reproduisant l'oeil dans sa globalité.

Objectifs

Les atteintes vasculaires de la rétine sont communes à plusieurs maladies telles que le diabète, les uvéites, les occlusions veineuses ou l’hypertension, ce qui les rendent responsables de la majorité des pertes de vision dans les pays industrialisés. Ces pathologies entrainent une détérioration des capillaires sanguins de la rétine qui perdent leur étanchéité. L’augmentation de la perméabilité vasculaire et la rupture de la barrière hémato-rétinienne est une étape clé dans l’installation de la maladie qui peut évoluer vers une rétinopathie proliférative avec une production anormale de nouveaux vaisseaux peu fonctionnels, des décollements de la rétine et des saignements dans le vitré. Un oedème au niveau de la macula, zone de la rétine responsable de la bonne acuité visuelle, peut survenir à tout moment et entrainer la perte de la vision. L'objectif de ce projet est d’obtenir un modèle de perméabilité vasculaire afin de tester des traitements potentiels chez le lapin et le rongeur. Le modèle est développé chez plusieurs espèces pour offrir un choix plus étendu de possibilités de traitements, la taille réduite des yeux des rongeurs permet l'utilisation de quantités moindres de traitement, au contraire la taille plus importante de l'oeil de lapin permet de tester des traitements plus proches de ceux appliqués à l'homme comme la pose d'implant.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu est de proposer un modèle expérimental pour évaluer l'efficacité de nouveaux traitements luttant contre la perméabilité vasculaire au niveau de la rétine. La recherche de traitement est en constante évolution, pour intervenir à différents stades de la maladie et préserver au mieux la vision des patients.

Procédures

Le déclenchement du modèle expérimental est dû à une injection intravitréenne. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (imagerie, observations au biomicroscope). Ces examens sont réalisés chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif ou tout autre marqueur d'intérêt. Les prélèvements de sang se feront par ponction et basé sur les recommandations du Gircor et durent moins d'une minute.

Impact sur les animaux

Ces modèles expérimentaux induisent une augmentation de perméabilité vasculaire transitoire, le retour à la normale se fait en quelques jours.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...).

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’oeil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’oeil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse) de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux compte tenu des particularités de l’organe concerné par le projet et l’absence de modèle alternatif.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe est limité pour cependant rester adapté à l'analyse des résultats par des tests statistiques afin de permettre de conclure sur l'efficacité ou non d'un traitement. Une analyse de puissance (placé à 0,8) avec un calcul de l’effectif sera réalisé ce qui permettra d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. Des évaluations non invasives de la pathologie sont utilisées tout au long de l'étude pour éviter la mise à mort de l'animal. L'analyse des deux yeux sera effectuée chaque fois que possible afin de réduire le nombre d'animaux. L'induction est transitoire, les animaux peuvent avoir une nouvelle induction après une période de repos d'une semaine dans un souci de réduction du nombre d'animaux.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les rongeurs seront hébergés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum, de l’enrichissement adapté (abri et morceaux de bois à ronger). Les lapins seront placés individuellement ou par deux dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture et enrichissement à ronger. Les examens non invasifs pour évaluer la pathologie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou en cabinet vétérinaire. Les examens de l'oeil qui requièrent un immobilisme de l'animal pourront être réalisés sous anesthésie pour son confort. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l‘établissement.

Choix des espèces

Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’oeil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dans les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Les rongeurs ont minimum 6 semaines au début de l’étude, les lapins 8 semaines, âge minimum pour la maturation de la rétine comme il convient au modèle.

  • Enseignement supérieur
Souris : 480
Souffrances
▲ -
▲ 80
▲ 400
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 480

480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Des femelles gestantes sont rendues hypothyroïdiennes par leur régime, puis leurs nouveau-nés reçoivent une injection intracérébrale après un endormissement par hypothermie sur glace, dans le cadre d'un atelier de formation destiné à des étudiants. Le porteur indique que les nouveau-nés seront tués pour prélever leur cerveau et les mères parce que leur hypothyroïdie fausserait toute réutilisation. Il justifie le recours à l'animal par la nécessité d'un "organisme entier" pour étudier la régulation des gènes.

Objectifs

L'objectif est de permettre aux étudiants de réaliser et d'interpréter des expériences de transfert de gènes somatique dans un contexte intégré (celui de l'organisme).

Bénéfices attendus

A l'issu de la semaine d’atelier (un jour de cours, 3 jours d’expérimentation, 1 jour de restitution/examen) -, les étudiants auront acquis les notions d’éthique en expérimentation animale, ainsi que les principes d’expérimentation animale et la règle des 3R. En outre, ils auront acquis des connaissances sur les outils d'analyse des régulations transcriptionnelles induites par des hormones in vivo, ainsi que des notions de mécanismes d'action des récepteurs nucléaires (notion de facteurs de transcription) et des autres facteurs impliqués dans la machinerie transcriptionnelle.

Procédures

Les femelles gestantes seront soumises à un régime qui les rend hypothyroïdiennes, durant la dernière semaine de gestation et la semaine suivant la mise bas. Les nouveau-nés de souris seront soumis à une injection intracérébrale n'incluant pas de chirurgie, (la boite crânienne n'étant pas encore ossifiée à cet âge, aucune incision ou suture n'est donc nécessaire), suivi d’une injection en sous-cutané d’hormone thyroïdienne ou d’une solution contrôle. Pour les femelles, il y aura donc une intervention de 11 jours, et pour les nouveau-nés, deux interventions (injection intracérébrale de 1 minute après 15min d'anesthésie sur glace, plus une injection de 30 secondes en sous-cutané).

Impact sur les animaux

Nous avons une grande expérience dans l'induction de l'hypothyroidie chez les mères gestantes la dernière semaine de gestation, et nous n'avons pas observé d'effet délétère chez celles-ci. Les nouveau-nés sont hypothyroïdiens de fait, mais ne présentent pas non plus d'effet délétère. L'endormissement par hypothermie sera surveillé et réduit au temps minimal nécessaire pour réaliser l'injection, afin d'éviter que l'hypothermie ne devienne trop profonde. Cela sera surveillé par la couleur de la peau. L'injection d’hormone thyroïdienne ne provoque pas non plus d'effet délétère, les nouveau-nés se comportant normalement après le réveil. Au cas où un animal présenterait le moindre comportement anormal après le réveil (mouvement anarchique, absence de réaction à la stimulation), il serait euthanasié immédiatement. Les animaux sont surveillés pendant les deux jours qui suivent l'injection, jusqu'au moment de l'euthanasie.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés en fin d’expérience, après la procédure 2 : les nouveau-nés, pour prélèvement des cerveaux et mesure de l'activité transcriptionnelle dans ce tissu; les femelles, car étant hypothyroïdiennes, elles ne peuvent être réutilisées, car leur hypothyroïdie pourrait impacter les résultats ultérieurs.

Remplacement

Le but de cet atelier est d'enseigner la technologie de transfert de gènes in vivo dans le cadre de l'étude des régulations transcriptionnelles induites par des hormones, ici, les HT. Pour être étudiées, ces régulations doivent être en condition intégrée, c'est à dire dans un organisme entier, où tous les acteurs de la régulation transcriptionnelle sont présents, condition qu'on ne peut reproduire totalement in vitro.

Réduction

Une des contraintes de ce projet est que dans le cadre de l'atelier avec les étudiants, les jours d'expérimentation sont fixés par le calendrier, et nous n'avons pas de flexibilité. Or, en travaillant sur des souriceaux, nous sommes tributaires des jours de naissances. Dans ce contexte, les expériences seront faites sur deux lots de 8 femelles gestantes, afin d'obtenir assez de nouveau-nés au bon poids pour l'expérimentation les deux jours où les étudiants sont présents pour les injections. Nous utiliserons 40 nouveau-nés pour chaque jour d'expériences, sur deux jours, il sera donc nécessaire d'avoir 80 nouveau-nés au bon poids, d'où la nécessité de traiter 16 femelles afin d’avoir assez de petits remplissant les critères d’injection. Si nous traitions moins de femelles, nous aurions le risque de ne pas avoir assez de nouveaux- nés pour réaliser l'expérience dans de bonnes conditions statistiques, et donc, les animaux traités l'auraient été en vain. Le protocole a été optimisé afin de réaliser des cotransfections de deux plasmides rapporteurs afin d'étudier simultanément leur régulation par les HT dans le même animal, ce qui permet de réduire par deux le nombre d'animaux nécessaire dans le cadre de cet atelier.

Raffinement

Les mères seront isolées dans leur cage la dernière semaine de gestation, afin que la mise-bas se passe bien et que les petits soient bien pris en charge par leur mère. Afin de réduire au maximum le stress induit par la séparation avec la mère, le temps de l'injection est réduit au minimum ne dépassera pas 15 minutes après l’endormissement. Les petits seront remis avec leur mère dès la fin de l'injection. Du matériel de nidation abondant est mis dans la cage (coton et bandelettes de papier craft), et du matériel d'enrichissement du milieu (igloo, batonnet de bois pour ronger) sera présent tout au long du maintien des animaux.

Choix des espèces

nous utiliserons des souris de type Swiss, car ce sont des bonnes mères qui prennent bien soin de leur petits. En outre, comme ces souris sont albinos, les nouveau-nés ne sont pas pigmentés, ce qui facilite les repères visuels lors des injections dans la boite crânienne. Les femelles seront traitées lors de leur dernière semaine de gestation et seront euthanasiées après l'euthanasie des petits à la fin de l'expérience (Jour 4 post-partum). Les petits seront injectés en intracérébral au jour 2 post-partum, et seront euthanasiés au jour 3 ou 4 selon l'expérience (afin de permettre aux vecteurs injectés de s'exprimer ce qui prend de 24 à 48h selon les vecteurs).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 60
Souffrances
▲ -
▲ 30
▲ 30
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 60

60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Une partie subit une neurochirurgie stéréotaxique pour injecter un vecteur viral, puis toutes passent deux à trois examens d'IRM sous anesthésie d'une durée pouvant atteindre trois heures, sur des modèles de maladie de Huntington et de réactivité astrocytaire. Le porteur indique que les risques tiennent surtout à l'anesthésie et à la chirurgie, décès compris, et que les souris seront tuées pour prélever les tissus cérébraux. Il situe à long terme l'application à l'humain, l'objectif immédiat restant de valider une méthode d'analyse d'imagerie.

Objectifs

Les maladies neurodégénératives sont des pathologies qui affectent progressivement la structure et/ou la fonction des cellules du système nerveux. Ces atteintes cellulaires irréversibles conduisent au dysfonctionnement voire à la mort des neurones et créent ainsi des désordres cognitifs, psychiatriques ou moteurs chez le patient. La recherche médicale se concentre sur la recherche de biomarqueurs permettant de prévenir l’évolution des maladies neurodégénératives. De par l’aspect non-invasif de la technique, la pertinence des informations anatomiques et biologiques recueillies ainsi que sa facilité d’utilisation relative, l’IRM (imagerie par résonance magnétique) de diffusion figure parmi les méthodes de choix pour déterminer la microstructure cellulaire et étudier la connectivité anatomique du cerveau. Le but général du projet est de développer des approches innovantes de modélisation de données d’IRM de diffusion, basées sur des simulations numériques et de l’intelligence artificielle, pour extraire différents paramètres décrivant la morphologie des cellules. Le projet aura notamment pour objectifs d’évaluer et valider les méthodes d’analyse IRM dans des modèles murins pour lesquels des altérations de la morphologie cellulaire sont attendues : un modèle de maladie de Huntington (pour lequel on attend essentiellement des altérations neuronales), et un modèle de réactivité des astrocytes, des cellules qui assurent notamment la protection des neurones .

Bénéfices attendus

A court terme, le projet permettra de mieux cerner la sensibilité de l’IRM de diffusion à des variations de morphologie cellulaire, et fournira des méthodes d’analyses pour mesurer de façon quantitative certains paramètres décrivant cette morphologie. A long terme, ces méthodes pourront être appliquées à l’Homme, ce qui offrira de nouveaux outils pour la compréhension et le diagnostic des maladies cérébrales.

Procédures

Certains animaux seront soumis à une neurochirurgie de haute précision (durée d’environ 30 minutes) pour injecter un vecteur viral permettant un transfert de gène. Les animaux seront soumis à deux ou trois examens IRM non-invasifs, réalisés sous anesthésie, d’une durée maximale de 3h, et espacés au minimum de deux semaines.

Impact sur les animaux

Pour le modèle Huntington : Ces souris présentent seulement des changements subtils de leurs capacités motrices et cognitives qui ne peuvent être mis en évidence qu’avec des tests très sensibles et adaptés. . Les seuls nuisances et effets indésirables prévus sont liés aux examens IRM (stress, risque de décès lors de l’anesthésie générale, possible douleur suite à l’utilisation de barres d’oreille). Pour le modèle murin d’astrocytes réactifs. Les seuls nuisances et effets indésirables prévus sont liés à la chirurgie stéréotaxique (stress, décès lors de la chirurgie, risque de douleur et complication de type infection à la suite de la chirurgie) et au protocole IRM (stress, risque de décès lors de l’anesthésie générale, possible douleur suite à l’utilisation de barres d’oreille).

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés afin de récupérer les tissus cérébraux pour analyse histologique.

Remplacement

Le recours à l’animal est nécessaire car aucun milieu de culture ou système synthétique ne permet aujourd’hui de reproduire de façon fidèle la complexité des cellules du cerveau, notamment la perméabilité des membranes cellulaires, la contribution vasculaire au signal IRM, ou la microstructure exacte du tissu cérébral.

Réduction

Les mesures IRM seront moyennées sur des groupes de 15 souris, nombre minimal permettant d’obtenir des données statistiquement fiables et exploitables, selon notre expérience et les pratiques habituelles.

Raffinement

- Les imageries IRM seront réalisés sous anesthésie générale et les douleurs seront minimisées par application d’anesthésique local. - Les souris seront anesthésiées lors des interventions de neurochirurgie, avec injection d’analgésique au point d’incision pour diminuer la douleur. Une injection sous-cutanée de sérum physiologique chaud sera réalisée pour réhydrater durant la chirurgie. La plaie fermée sera désinfectée. Après l'opération, une deuxième injection sera effectuée puis la douleur sera évaluée après 24h avec si besoin une troisième injection d’analgésique. - Les animaux seront hébergés en groupe, dans environnement à température contrôlée, avec des cycles diurne-nocturne de 12h. Eau et nourriture seront fournies à volonté. Les animaux seront examinés quotidiennement par les donneurs de soin, sous supervision permanente du vétérinaire du centre, également en charge du bien-être animal. L’environnement sera enrichi par un système de nidification périssable renouvelé lors du change hebdomadaire. - Des procédures d’évaluation du bien-être et de la santé des animaux (points limites) seront mises en place afin de détecter au plus vite la dégradation éventuelle de l’état des animaux et d’agir en conséquence.

Choix des espèces

Les modèles murins sont pertinents car ils peuvent être observés in vivo par des scanner IRM à haute performance et ce, malgré la petite taille des cerveaux murins, tout en offrant une similarité suffisante avec le cerveau humain, en termes d’organisation générale et de diversité cellulaire. Les souris zQ175 hétérozygotes sont choisies comme modèle d’étude de la maladie de Huntington car elles miment le défaut génétique observé chez les patients atteints de la maladie. Elles constituent donc un modèle intéressant pour étudier la sensibilité d’une méthode d’IRM de diffusion à des altérations cellulaires, essentiellement neuronales, tout en offrant des perspectives pour la santé humaine, comme outil de suivi de la maladie de Huntington. Des données préliminaires prometteuses ont été obtenues chez ces souris, qui ont de plus l’avantage de ne pas être de phénotype dommageable. Le modèle de réactivité astrocytaire est choisi car il est connu pour causer une hypertrophie sélective des astrocytes, et constitue donc un modèle de choix pour ce projet visant à détecter des variations de morphologie cellulaire par IRM. Les souris étudiées seront des souris adultes de 3 à 12 mois (le projet ne portant pas sur le développement cérébral, et l’évolution de la morphologie cellulaire pouvant prendre du temps).