Procédures légères
Production d’anticorps monoclonaux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des injections répétées d’antigènes pendant plusieurs semaines pour déclencher une réponse immunitaire, puis sont tuées pour prélever leur rate et produire des anticorps monoclonaux destinés au diagnostic de la maladie d’Alzheimer. Le porteur attend une inflammation minimale aux points d’injection et prévoit d’arrêter le protocole en cas de perte de poids. Il affirme que cette production ne peut se faire sans animaux et la présente comme "indispensable".
Objectifs
L’objectif de nos travaux consiste à étudier les mécanismes pathologiques impliqués dans maladie d’Alzheimer (MA). Le but est de caractériser des marqueurs permettant la compréhension de la pathologie et son diagnostic. Le laboratoire a identifié de nouvelles formes protéiques, les outils nécessaires à leur validation et à leur caractérisation n’existent pas à ce jour. Notre objectif est de développer un panel d’anticorps monoclonaux afin de les détecter et ainsi confirmer ces résultats. Ce protocole va nous aider à mettre à disposition les outils indispensables pour améliorer le diagnostic dans le sang et le liquide céphalo-rachidien et la prise en charge des patients atteints de MA. Ces outils seront également utilisés dans des protocoles thérapeutiques chez la souris (Immunothérapie). Lors de notre dernière évaluation, ce projet de recherche publique a été validé par nos tutelles, il répond aux exigences des différentes instances finançant nos projets de recherche.
Bénéfices attendus
A courts terme, le développement de nouveaux anticorps vont permettre une meilleure caractérisation de nouvelles formes de protéines identifiées par le laboratoire. Ils vont être utilisés sur des échantillons provenant de diverses Tauopathies et aider à la compréhension des mécanismes conduisant au déclenchement et à l’évolution de la maladie dans le cerveau.
Procédures
Etude de recherche fondamentale sur le système nerveux appliquée dans les Troubles nerveaux et mentaux chez l’homme. Injections répétées d’antigènes par voie intra-péritonéales (2), sous-cutanées (2 à 4 selon la réponse obtenue) sur l’ensemble des animaux vigiles afin d’induire une réponse immunitaire. Les injections seront espacées de 3 semaines. L'efficacité de l'immunisation sera contrôlée après prélévement sanguin au niveau de la veine caudale . L’animal ayant la plus forte réponse immunitairesera immunisé une dernière fois par voie intra-veineuse. A la fin du protocole, les souris seront mis à mort pour prélever la rate afin d’isoler les lymphocytes et ainsi produire les anticorps monoclonaux.
Impact sur les animaux
Dans nos expériences, pas de nuisance/effet indésirable majeur espéré. Nous nous attendons à une inflammation minimale au niveau du point d’injection. Le côté des injections intrapéritonéales sera alterné d’un jour à l’autre. Dans le cas où les animaux présenteraient un comportement anormal tels que la perte de poids ou piloéréction, le protocole sera arrêté.
Devenir
L’ensemble des animaux sera mis à mort suite à la procédure.
Remplacement
Les anticorps que nous développons n’ont pas d’équivalent dans le commerce. Il n’existe pas de banque de séquence pour les antigènes visés. Les banques synthétiques disponibles pour d’autres types d’anticorps ne sont pas adaptées aux anticorps monoclonaux développés à des fins diagnostics. La production des anticorps monoclonaux ne peut se faire qu’à partir de cellules issues d’organes lymphoïdes prélévés sur des animaux immunisés. Cette étape ne peut pas être remplacées par des méthodes sans animaux.Afin de répondre à notre besoin, il est donc indispensable de procéder à leur production. Lorsqu’il existe des hybridomes produisant l’anticorps d’interêt, nous privilégions l’achat à la production des anticorps in vivo
Réduction
Les études bibliographiques et les précédentes expériences réalisées par le laboratoire nous ont permis de définir le nombre minimal de souris nécessaires pour l’obtention d’un résultat positif. Nous réaliserons les expériences sur 5 animaux par anticorps à developper. Afin de réduire le nombre d’animaux, les animaux non utilisés dans la procédure d’immunisation du fait de la faible réponse immunitaire seront réutilisés pour des protocoles de lavements intrapéritonéaux.
Raffinement
Nous serons attentifs à la prise en charge de la douleur. Lors des prélèvements de sang, de la lidocaine sera utilisée pour anesthésier la queue de la souris à prélever. Si les souris présentent des signes de douleur, le protocole sera suspendu et les souris mises à mort.
Choix des espèces
Les lapins pourraient être utilisés pour la production d’anticorps polyclonaux. Mais la disponibilité de l’anticorps est limitée au stock de sérum pouvant être prélevés. Lorsque ce stock est épuisé, de nouveaux lapins doivent être immunisés. La technique des anticorps monoclonaux permet une seule utilisation de l’animal, une fois la rate prélevée, les cellules sont immortalisées et conservées en azote liquide ce qui nous procure un stock d’anticorps illimité. La technique des anticorps monoclonaux consiste à isoler les cellules, l’utilisation de souris plutôt que de rats permet d’isoler plus facilement les cellules de la rate et augmentent la probilité d’obtenir un résultat positif. Suite à nos recherches bibliographiques et de part notre expérience sur la production des anticorps monoclonaux, les expériences seront réalisées sur des souris Balb/cbyJ adultes agées de 2 mois. La réponse immunitaire est plus forte à 2mois que sur des soris plus agées, cela permet d’optimiser les chances d’obtenir le résultat espéré et de réduire le nombre d’animaux.
Impact du microbiote intestinal sur le métabolisme énergétique des cellules hôtes : Rôle dans la santé et dans les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (EU 1/2)
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
16860 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 1320 d’entre elles et modéré pour 15540. Elles reçoivent des antibiotiques, des transplantations fécales par gavage et des colites provoquées par un produit dans l’eau de boisson ou par transfert de cellules, avant le prélèvement de leurs organes, pour étudier le rôle du microbiote intestinal dans les maladies inflammatoires de l’intestin. Le porteur décrit une inflammation intestinale douloureuse qu’il qualifie de légère à modérée et de quelques heures. Il justifie ce total de près de dix-sept mille souris par quinze ans d’expérience et affirme qu’aucun système in vitro ne recrée la complexité d’un "organisme entier".
Objectifs
L'hypothèse principale du projet est que l'altération du microbiote intestinal dans les maladies inflammatoires de l'intestin (MICI) contribue à l'altération du métabolisme énergétique des cellules humaines intestinales et immunitaires, et au développement de la maladie. Les objectifs sont donc (i) d'identifier les composant du microbiote ayant un impact sur le métabolisme énergétique des cellules et les mécanismes impliqués, (ii) de déchiffrer les conséquences des altérations du microbiote intestinal sur le métabolisme énergétique dans les maladies inflammatoires de l'intestin, et (iii) de concevoir de nouvelles stratégies thérapeutiques basées sur le microbiote pour manipuler l'état énergétique cellulaire. La compréhension du rôle du microbiote intestinal dans la physiologie humaine est d'une importance cruciale, car il est impliqué dans de nombreuses maladies humaines, notamment les MICI, mais aussi, le cancer, le syndrome métabolique et les troubles neuropsychiatriques.
Bénéfices attendus
Ce projet représente un programme de recherche complet aux multiples bénéfices susceptibles de découler de ces travaux : - la caractérisation de la modulation fine du métabolisme énergétique des cellules hôtes par le microbiote intestinal ; - l'identification des principaux acteurs microbiens dans ces processus ; - l’identification de nouvelles stratégies thérapeutiques potentielles dans les maladies inflammatoires de l'intestin et probablement dans plusieurs autres maladies humaines affectées par le microbiote intestinal (maladies inflammatoires rhumatologiques, maladies métaboliques, cancer…). Les résultats obtenus chez la souris seront confrontés à des données obtenues à partir d’échantillons humains, ce qui ouvrira la voie aux développements de nouvelles interventions thérapeutiques. Ce projet va donc relever des défis importants en produisant des résultats d’avant-garde pour une meilleure compréhension du dialogue entre microbiote et cellules humaines. Ces résultats ouvriront la voie au développement de nouveaux traitements pour les dans les maladies inflammatoires de l'intestin d'abord, puis pour de nombreuses autres maladies affectées par une altération du microbiote.
Procédures
Les différentes séries de gestes réalisés sur les souris pourront être au choix selon les questions scientifiques : *Traitement par antibiotique dans l’eau de boisson pendant 7 jours +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) *Transplantation fécale : un gavage intragastrique (2 secondes) par jour, trois jours de suite +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) *Colite induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) *Colite induite par le transfert adoptif : une injection intrapéritonéale unique (2 secondes) +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) *Induction du modèle génétiquement modifié : une injection intrapéritonéale (2 secondes) par jour pendant 5 jours + Traitement par antibiotique dans l’eau de boisson pendant 7 jours *Induction du modèle génétiquement modifié : une injection intrapéritonéale (2 secondes) par jour pendant 5 jours + Colite induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours *Transplantation fécale : un gavage intragastrique (2 secondes) par jour, trois jours de suite +/- Colite induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours *Transplantation fécale : un gavage intragastrique (2 secondes) par jour, trois jours de suite +/- Colite induite par le transfert adoptif : une injection intrapéritonéale unique (2 secondes) *Colite, induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) ou injection intraveineuse unique (20 secondes) *Gavage intragastrique (2 secondes) une fois par jour durant maximum 20 jours +/- Colite induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours *Gavage intragastrique (2 secondes) une fois par jour durant 4 à 5 semaines ou 8-12 semaines +/- Colite induite par le transfert adoptif : une injection intrapéritonéale unique (2 secondes) Chaque point représente une trajéctoire de vie pour un groupe d’animaux et donc le maximum d’actes effectués sur ce même groupe
Impact sur les animaux
Le projet comprend différentes techniques d’administration basique (gavages, injections intrapéritonéales ou encore intraveineuse) pouvant causer un stress et un inconfort pour l’animal lors de la contention et de la réalisation du geste. Les modèles de colites sont associés à des effets indésirables attendus. Dans ces modèles la douleur imposée aux animaux est liée à l’inflammation intestinale qui n'entraîne pas la mort de l'animal. On peut estimer que son intensité sera légère ou modérée au maximum et qu’à ce niveau, sa durée sera de quelques heures au maximum.
Devenir
L’ensemble des animaux (n=16860) seront euthanasié à la fin de la période de maintien afin de pouvoir réaliser les différents prélèvements d’organes et réaliser les analyses nécessaires au projet de recherche. Sur chaque animal, plusieurs organes sont prélevés en entier pour analyse ce qui impose une euthanasie.
Remplacement
Malgré le développement et l’utilisation de modèles non animaux tels que les organoïdes ou les systèmes d’intestin artificiel, un système vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans les interactions complexes entre le microbiote intestinal et son hôte en situation basales et inflammatoires. A l’heure actuelle il n’est donc pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et microbiens rentrant en jeu.
Réduction
Nous limiterons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. Du fait des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Le nombre d’animaux utilisés par groupe est basé sur notre expérience de plus de 15 ans d’utilisation des modèles en question. Devant la variabilité biologique inhérente à ce type d’expérience, les expériences seront réalisées deux à trois fois pour s’assurer de la robustesse des résultats obtenus Ce projet impliquera donc un maximum de 16860 animaux. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance quotidienne attentive (grille de suivi, points limites, anesthésie si compatible avec les actes effectués, soins, etc.) et des soins adaptés. Le personnel impliqué dans le projet est formé en continu pour garantir leur compétence et une veille scientifique et technique en continue.
Choix des espèces
Justification de l’espèce/modèle : La souris est une espèce de référence en immunologie, microbiologie et métabolisme, qui sont les thématiques de notre projet. La souris est un modèle d’étude très largement utilisé dans le cadre de l’étude de pathologies intestinales humaines. Dans le cadre de ce projet, nous utiliserons tout d’abord des lignées murines transgéniques et leur contrôle (toutes sur le fond génétique C57BL/6j, elles peuvent être avec microbiote conventionnel ou axénique) : Justification des stades/sexes : Les souris seront utilisées à l’âge adulte, entre 6 et 14 semaines de vie. Les souris axéniques seront colonisées avec les microbiotes d’intérêt dès leur sevrage (3-4 semaine de vie) mais les autres étapes de l’expérimentation ne se feront qu’à partir de l’âge adulte (au moins 6 semaines de vie). La colonisation le plus proche possible du sevrage permet d’éviter les altérations du système immunitaire observée chez les souris axéniques colonisée à l’âge adulte. Apres colonisation de souris axéniques, il est nécessaire d’attendre 3 semaines pour que le microbiote et le système immunitaire se stabilise. Nous utiliserons des femelles. Pour les modèles de colites, les mâles et les femelles ont une susceptibilité différente aux modèles étudiés, ce qui augmente la variabilité, diminue la puissance statistique, et nécessiterait donc un nombre d’animaux plus grand. De plus, les males co-hébergés ensemble ont tendance à l’agressivité ce qui induit des blessures et une souffrance des animaux et réduit la qualité des résultats.
Effets d’extraits de plantes sur les désordres métaboliques chez la larve de poisson zèbre soumise à un régime riche en graisses
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
585 larves de poisson zèbre vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Âgées de sept jours, elles sont surnourries par un bain enrichi en graisses et exposées à onze extraits de plantes, puis tuées pour mesurer l'accumulation de lipides et l'inflammation, afin d'évaluer ces extraits contre les désordres métaboliques. Le porteur indique que les procédures ne comportent aucun geste invasif, la seule contrainte tenant à la dégradation possible des solutions. Il affirme que les modèles in vitro n'ont pas la complexité suffisante et justifie le recours au poisson vivant.
Objectifs
Le projet consiste à évaluer les propriétés de 11 extraits de plantes issues de la biodiversité de La Réunion sur les pertubations métaboliques chez le poisson-zèbre au stade larvaire, suite à un régime enrichi. Dans le cas de maladies métaboliques telles que l'obésité et le diabète, différents processus sont dérégulés. Les données de la littérature décrivent la mise en place d'une inflammation chronique, d'un stress oxydant, d'une dyslipidémie ou d'une insulino-résistance pouvant entrainer des effets délétères sur l'ensemble des systèmes de l'organisme tels que le foie, le coeur, les reins ou le système nerveux. Dans le cadre de notre projet, les larves sont surnourries avec un régime riche en lipides et traitées avec les extraits de plantes aux concentrations maximales non toxiques afin d'évaluer leurs effets sur différents paramètres métaboliques, notamment l'accumulation lipidique, le stress oxydant et l'inflammation.
Bénéfices attendus
Ce projet participera au développement d'approches thérapeutiques innovantes reposant sur la biodiversité végétale, permettant d'évaluer leurs impacts dans un contexte de pathologies métaboliques et des complications associées (dyslipidémie).
Procédures
Les animaux ne seront soumis à aucun intervention invasive. Ils seront incubés pendant 5 jours (avec renouvellement des solutions toutes les 24h) dans une solution à base de nourriture sèche (Contrôle) pour 45 larves, une solution à base de jaunes d'oeuf (HFD) pour 45 larves et des solutions à base de jaune d'oeuf + extrait de plante (HFD traités) pour 495 larves.
Impact sur les animaux
La qualité des solutions à base de jaunes d'oeuf et extraits de plantes (à des concentrations non toxiques déterminées au préalable) dans lesquelles les larves sont incubées (balnéation) peut se dégrader au cours du temps et induire un stress aux animaux. Les solutions seront donc re-préparées, renouvelées toutes les 24h et les animaux seront examinées chaque jour de l'expérimentation.
Devenir
A la fin de l’expérimentation, après mise à mort des animaux, l'accumulation lipidique sera analysée par coloration Oil Red O. Des larves seront conservées et d'autres analyses au niveau de l'expression génique ou protéique pourront être effectuées afin d’évaluer les effets sur l’inflammation ou le stress oxydant, par exemple.
Remplacement
Les modèles in vitro ne présentent pas une complexité suffisante capable de prendre en considération l'ensemble des signaux intrinsèques et extrinsèques qui se mettent en place à la suite d'un régime riche en graisses. Seul le modèle animal permet de prendre en considération une telle complexité et de réellement tester l'impact de ces extraits sur l'ensemble des processus métaboliques.
Réduction
Les expérimentations ont été conçues afin d’utiliser le moins d’animaux possible. 3 expérimentations indépendantes seront réalisées afin de permettre la réalisation d'études statistiques. Les expériences seront réalisées en triplicat : 3 x 15 larves pour chaque condition.
Raffinement
Les larves seront placées dans des conditions optimales (température : 26.5°C ; oxygénation ; pH). Notre protocole a été développé afin que les larves bénificient d'un espace suffisant limitant au maximum les contraintes subies et permettant un comportement normal. Chaque solution sera fraichement préparée et renouvelée toutes les 24h. Les larves seront nourries suffisamment avec de la nourriture spécialisée et adaptée. Les larves seront examinées chaque jour de l'expérimentation et tout signe de souffrance selon des points limites adaptés sera étudié afin de prendre les mesures adéquates.
Choix des espèces
Le poisson zèbre est un modèle solidement reconnu pour l’étude de nombreux processus physiologiques et physiopathologiques. Il existe une forte conservation de ces processus au cours de l’évolution. C'est un modèle d’étude de l’immunité, d’oncologie, de réparation cellulaire, de neurogenèse et depuis quelques années, des maladies métaboliques. Il est en effet très utilisé dans l’étude de l'obésité et du diabète puisque les gènes intervenant dans ces processus physiopathologiques sont très conservés chez le poisson-zèbre. Les animaux utilisés seront des larves âgées de 7 jours. A ce stade de développement, les larves sont capables de se nourrir de manière autonome et disposent déjà d'un tractus gastroinstestinal fonctionnel.
Recherche d’un traitement médical contre la parodontite canine
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
80 chiens atteints d'une parodontite vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisés ou adoptés sans être tués. Ils subissent des prises de sang jusqu'à sept fois par jour, des prélèvements de salive et d'urine, des biopsies et une anesthésie mensuelle, sur un traitement quotidien de trois mois, pour évaluer des candidats médicaments contre la maladie parodontale du chien. Le porteur indique qu'un groupe reste sans traitement et que la maladie peut alors évoluer vers une inflammation douloureuse et une atteinte osseuse. Il affirme que l'efficacité doit être démontrée sur l'espèce cible et qu'aucune méthode de substitution n'existe.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité de produits candidats sélectionnés sur des chiens présentant des signes de parodontite. Les produits candidats peuvent être des principes actifs identifiés, formulés et sélectionnés en interne ou des médicaments vétérinaires déjà commercialisés mais n’ayant pas comme indication initiale la maladie parodontale canine.
Bénéfices attendus
L’intérêt d’un traitement contre la maladie parodontale serait de pouvoir réduire et/ou reculer les soins chirurgicaux associés à des cas sévères. D’autre part, il a été démontré que la parodontite canine est un modèle fiable pour la compréhension et le soin de la maladie parodontale chez l’Homme. La recherche d’un traitement contre la parodontite canine pourrait donc profiter également à l’avancée des traitements chez l’Homme.
Procédures
Pour tous les animaux : - Prises de sang pour profil pharmacocinétique : sur animal vigile, jusqu’à 7 fois / jour le premier jour puis régulièrement 1 fois/jour. Acte inférieur à 1 minute - Prises de sang pour bilans biochimiques et hématologiques : sur animal vigile, 1 à 4 fois dans l’étude. Acte inférieur à 1 minute - Ecouvillons buccaux ou gingivaux : 1 à 4 fois dans l’étude (1 mois d’intervalle environ). Acte inférieur à 1 minute - Prélèvements de salive : sur animal vigile ou tranquilisé, 1 à 4 prélèvements dans l’étude. Acte inférieur à 1 minute - Prélèvements d’urine éventuels par cystocentèse : sur animal vigile ou sédaté, 1 à 3 fois dans l’étude. L'acte peut durer 1 minute si la vessie est pleine et jusqu'à 5 minutes maximum si la vessie est petite - Bandelettes dentaires : sur animal anesthésié, 1 à 4 fois dans l’étude. Acte inférieur à 1 minute - Biopsies (punch) : sur animal anesthésié, 1 à 2 fois dans l’étude. L'acte peut durer 1 minute pour le prélèvement et 1 minute de compression pour arrêter le saignement local -> Par animal : 1 anesthésie générale par mois d’étude environ sera mise en œuvre.
Impact sur les animaux
Comme il n’existe pas de traitement curatif contre la parodontite canine, le design des études d’efficacité devra comporter un groupe contrôle sans traitement (ou placebo). Pour ces chiens appartenant au groupe contrôle et pour les chiens traités (dans le cas où l’efficacité du candidat ne serait pas suffisante), l’évolution de la maladie pourrait conduire à une inflammation douloureuse, une infection bactérienne et/ou une atteinte osseuse. Ceci peut entrainer un inconfort à la prise alimentaire avec une baisse d’appétit. L’efficacité du candidat sera évaluée à partir de paramètres prédéfinis. Ces derniers impliquent des prélèvements (buccaux, salivaires et prises de sang) et des examens dont certains nécessiteront une anesthésie ou une tranquilisation. Les prélèvements buccaux seront réalisés avec des écouvillons et/ou des brossettes adéquates et peuvent générer de l’inconfort au moment du geste surtout si les zones écouvillonées sont inflammatoires. Les prises de sang peuvent générer un stress et de l’inconfort au moment du geste. L’anesthésie peut générer : un stress au moment de l’induction, de l’inconfort, de la nausée et du stress au moment du réveil (qui peut durer jusqu’à plusieurs heures). Les contentions liées à ces gestes peuvent générer du stress chez les animaux Les composés utilisés ont déjà été testés en étude d’innocuité. Les effets indésirables possibles sont : vomissement, diarrhée, anorexie et léthargie. Ils sont peu fréquents et reversibles à l’arret du traitement. Ces effets peuvent survenir une à plusieurs fois au long de la prise du traitement qui sera quotidien pendant trois mois.
Devenir
Les animaux ne sont pas euthanasiés en fin d’étude mais réutilisés ou adoptés.
Remplacement
Il n’existe pas de méthodes alternatives afin d’étudier la maladie parodontale canine et de démontrer l’efficacité d’un composé sur cette pathologie. Le recours à des études in vivo sur espèce concernée/cible est nécessaire. En effet, l’efficacité d’un produit doit être démontrée sur l’espèce de destination.
Réduction
En phase de recherche le nombre d’animaux inclus est évalué avec recherche bibliographique et analyse statistique, afin de minimiser le nombre de chiens utilisés et le risque d’études non conclusives. Pour ce projet, des animaux âgés provenant de projets antérieurs (avec degré de sévérité léger ou modéré) pourront être réutilisés. En effet, comme il n’existe pas de modèle, la ré-utilisation de chiens âgés (>2 ans) sera privilégiée. La réutilisation permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Seuls les animaux ayant retrouvé un état de santé et bien-être complet, attesté par un vétérinaire, seront réutilisés.
Raffinement
Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique des animaux est prévue dans le but de limiter leur stress et de stabiliser leur état physiologique dont la durée minimale est de 7 jours. Si cette durée n’est pas suffisante elle sera rallongée jusqu’à ce que les animaux soient aptes à entrer dans la procédure. Les chiens hébergés dans nos locaux font l’objet d’un soin de qualité avec respect de leur bien-être. Les chiens seront hébergés en groupe sur litière. Ils bénéficieront de zones de jeu avec interaction avec l’Homme. Les jouets présents dans les zones d’hébergement et dans les zones de jeu sont régulièrement changés pour favoriser la curiosité. Afin de limiter le stress lié aux actes (contention, observations buccales, administrations orales, prélèvements) ces derniers seront travaillés en renforcement positif avec friandises et caresses lors de training pendant l’acclimatation puis pendant toute la durée de l’étude. Les examens buccaux complets et les prélèvements tels que des biopsies buccales seront réalisés sous anesthésie avec analgésie adaptée. Le protocole anesthésique sera évalué au plus juste pour limiter les effets secondaires indésirables (les molécules et doses seront adaptées pour favoriser un réveil rapide). Les animaux anesthésiés seront individuellement placés sous surveillance, au calme et au chaud si besoin et ce jusqu’à leur réveil complet. Le personnel intervenant dans l’étude sera formé aux examens et prélèvements bucco-dentaires afin de travailler avec le plus d’expertise possible. L’intervention d’un expert (docteur vétérinaire dentiste) est prévue. Les animaux sont observés quotidiennement, ou plus si jugé nécessaire, ce qui permet de détecter tout signe comportemental anormal (spontané ou provoqué) et/ou toute anomalie physique non attendue. En cas de déviation de l'état normal d'un animal, le responsable de l’étude, le vétérinaire désigné ou le vétérinaire d'astreinte, décidera d'augmenter les fréquences d'observations, d'isoler l'animal et/ou d'envisager un traitement pour soulager l'animal. Des points limites seront définis pour apporter des soins adaptés ou une exclusion de l’étude avec d’autres soins ou une euthanasie si nécessaire. Une surveillance rapprochée sera mise en place en cas de dégradation de l’état buccal. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Choix des espèces
Espèce cible de la pathologie investiguée. Les animaux utilisés sont des adultes de plus de 2 ans atteints naturellement de maladie parodontale.
Validation d’un nouveau modèle expérimental d’onco-immunologie chez le poisson-zèbre immunodéprimé
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système nerveux
2720 poissons zèbres immunodéprimés vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 80 d'entre eux et modéré pour 2640, la quasi-totalité étant tuée et quelques individus réutilisés pour l'élevage. Chaque poisson reçoit jusqu'à cinq injections, d'abord un tissu humain puis des cellules tumorales humaines et des traitements, pour mettre au point un modèle de cancer greffé dans un microenvironnement humain. Le porteur décrit des lésions des nageoires, des pertes d'équilibre et des poissons prostrés au fond de l'aquarium parmi les effets attendus. Il situe la finalité, des études précliniques sur deux cancers, comme une perspective, ce projet visant d'abord à valider le modèle lui-même.
Objectifs
Le poisson-zèbre est un modèle animal vertébré plus éloigné de l’Homme que les modèles mammifères murins mais il connait aujourd’hui de nombreuses améliorations qui permettent de l’utiliser pour des projets expérimentaux. Tout d’abord, il est maintenant possible d’élever des poissons-zèbres à 37°C, température des mammifères qui permet des conditions optimales pour l’étude du développement des cellules cancéreuses humaine au sein de cet organisme. De plus, les lignées de poissons-zèbres existantes lui permettent d’être immunodéprimé et transparent. Il est ainsi possible de réaliser des cinétiques in-vivo via une observation facilitée en microscopie de la croissance et de la prolifération des cellules greffées. Ce projet vise à recréer la complexité des situations naturelles chez l’homme. A ce jour, la très grande majorité des projets étudient des cellules tumorales humaines dans les tissus de l’animal modèle (murins, poissons….). Dans ce projet, il s’agit d’étudier le développement des cellules tumorales humaines dans un tissu humain chez le poisson. Il s’agit dans un premier temps d’implanter un tissu humain obtenu à partir de cellules humaines, puis dans un second temps, d’y injecter les cellules tumorales. Ce projet a pour objectif d’étudier le comportement de cellules tumorales dans un microenvironnement humain chez le modèle poisson-zèbre. Les paramètres étudiés seront la croissance et la prolifération des cellules tumorales dans l’organisme, la taille de la tumeur et sa vascularisation, et ce pour différents cancers. Nous proposons dans un premier temps d’implanter des tissus humains chez le poisson-zèbre, puis dans un second temps, d’y injecter les cellules tumorales. S’ils s’avèrent concluants, ces travaux permettront à l’avenir d’utiliser le modèle du poisson-zèbre immunodéprimé greffé pour la comparaison d’approches thérapeutiques in-vivo.
Bénéfices attendus
Ce projet pourrait apporter à la communauté scientifique un protocole performant pour réaliser des implantations de tissu exogène humain chez le poisson-zèbre. De plus il permettrait de comparer l’évolution des cellules tumorales dans un tissu humain ou non humain ce qui sera un atout pour réaliser de futures recherches oncologiques en se rapprochant toujours plus des conditions retrouvées chez l’Homme. La finalité ultime de ce projet est de pouvoir réaliser des études pré-cliniques d’efficacité de traitements pour 2 types de cancers : urologique et glioblastome.
Procédures
Les animaux seront soumis à un maximum de 5 injections espacées chacune d’une semaine au minimum (mise en place du tissu hôte, injection des cellules tumorales et 3 injections maximum du traitement). Chaque procédure d’injection étant réalisée sous une anesthésie et une analgésie des poissons-zèbres et ne durant pas plus de 10 minutes entre le début de l’anesthésie et le réveil.
Impact sur les animaux
Suite à l’injection de cellules, différents effets indésirables peuvent apparaitre et être caractérisés chez le poisson-zèbre. Le premier point concerne la taille de la tumeur et la potentielle apparition de métastases. Les cellules tumorales étant fluorescentes, il sera possible de les observer au microscope et de détecter l’apparition des métastases. Il peut y avoir des lésions au niveau du site d’injection, des pétéchies abondantes au niveau des ouïes ou encore des changements anatomiques importants (lésion des nageoires, flexion du corps). Au niveau comportemental, la présence d’effets indésirables peut être caractérisée par une perte importante de l’équilibre, une prise d’air à la surface permanente, l’animal peut être prostré au fond de l’aquarium, une agressivité envers les autres poissons ou encore une nage anormale (en cercle par exemple). Les traitements testés peuvent eux aussi induire des effets indésirables pour les animaux. La toxicité et les effets indésirables associés à chaque molécule sera étudiée et les concentrations adaptées seront évaluées avant d’être administrée.
Devenir
Les animaux entrant dans l’une des procédures expérimentales (hormis les poissons destinés à l’élevage et au maintien de la lignée) seront euthanasiés à la fin des procédures expérimentales. Les tumeurs et les métastases (si présence), sont prélevés pour être analysés par des analyses biochimiques et histologiques. Seuls les animaux utilisés dans la procédure d’élevage seront réutilisés pour maintenir les lignées dans notre animalerie.
Remplacement
Pour l’étude des cancers ou d’implantation de tissus exogènes, le modèle animal est requis afin d’évaluer la croissance tumorale ou du tissu dans un environnement adéquat. En effet, ces cellules ont besoin de multiples signaux pour croitre correctement, d’une interaction avec les différents tissus et en particulier avec le système vasculaire de l’hôte, ce qui ne peut être reproduit en culture cellulaire. Pour évaluer toutes ces interactions avec les différents tissus et/ou types cellulaires, nous avons besoin d’utiliser un modèle animal. De plus ce projet privilégie le modèle poisson-zèbre qui est un modèle vertébré plus éloigné de l’Homme que les modèles mammifères murins mais qui connait aujourd’hui de nombreuses améliorations permettant de baser des projets expérimentaux sur ce modèle.
Réduction
L’étude des cancers est aujourd’hui majoritairement effectuée chez la souris via l’injection de cellules tumorales et l’analyse de tumeurs ex-vivo. Il est très difficile de réaliser des cinétiques sur le développement de des tumeurs. Les cinétiques sont possibles seulement soit avec un grand nombre d’animaux, soit avec des procédures lourdes pour l’animal. Nous cherchons donc à développer un nouveau modèle qui permettra de réaliser des cinétiques au cours de la croissance tumorale in-vivo, ce qui conduira de fait à une réduction du nombre d’animaux. Le développement de nouvelles lignées de poissons-zèbres immunodéprimés et transparents a ouvert ces nouvelles perspectives : elles permettent de suivre in-vivo différents paramètres comme la croissance tumorale ainsi que des tissus spécifiques via l’expression de protéines fluorescentes. Dans la littérature scientifique, les tailles des tumeurs présentent un coefficient de variation important. En considérant cette variation et en recherchant un effet bénéfique de traitements des groupes de 10 animaux nous permettront d’obtenir des données statistiquement significatives (dans les conditions classiques de risque). Des tests statistiques seront réalisés pour évaluer la significativité des résultats obtenues.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe, dans un environnement approprié à leur statut immunodéficitaire à température contrôlée, avec cycle diurne-nocturne de 14h / 10h. Les animaux seront examinés quotidiennement par les zootechniciens ou les expérimentateurs, sous la supervision permanente du vétérinaire clinicien, également en charge du bien-être animal. Avant chaque injection, les poissons seront anesthésiés pour limiter leurs stress. Une grille de scores sera utilisée dès la première expérimentation réalisée sur ces poissons
Choix des espèces
Le modèle poisson est en plein essor dans de nombreux domaines d’études et notamment depuis peu en cancérologie. Il est maintenant possible de maintenir les poissons-zèbres à 37°C, ce qui est la température optimale pour les cellules de mammifères qui seront utilisées. Les poissons-zèbres immunodéficients permettent le maintien des tumeurs dans l’organisme puisqu’ils ont un système immunitaire absent (ou déficient). De plus, les lignées utilisées sont transparentes, ce qui permet de réaliser des cinétiques pour la croissance de la tumeur in-vivo avec la microscopie. Enfin, elles pourront aussi être croisées avec d’autres lignées transgéniques pour obtenir des poissons immunodéficients et exprimant des gènes rapporteurs dans des types cellulaires spécifiques. Ceci permettra de visualiser des cinétiques in-vivo, via des acquisitions microscopiques, des processus cellulaires comme la vascularisation de la tumeur. Ce modèle permettra donc en plus d’une approche quantitative et qualitative, une approche temporelle in-vivo qui sera très innovante, notamment lors de tests de molécules à visée thérapeutique. La lignée utilisée dans ce projet présente un phénotype dommageable lié à son immunodéficience. Elle est de ce fait sensible aux différents types d’infections. L’eau utilisée pour le maintien ou les expérimentations sera stérilisée à l’autoclave et supplémentée en antibiotiques pour fournir un environnement adéquat à ces poissons. De jeunes adultes (12 – 16 semaines), dont tous les systèmes tissulaires et cellulaires sont opérationnels, seront utilisés pour mener à bien ces expérimentations.
Rederivation, Archivage, et fécondation in vitro de lignée de souris génétiquement modifiées.
- Conservation des espèces
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
4150 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 3300 d'entre elles et modéré pour 850, une partie étant livrée pour la reproduction et le reste tué. Les femelles reçoivent des injections pour la superovulation ou subissent une chirurgie de réimplantation d'embryons, dans le cadre d'un service payant d'importation, d'archivage par congélation et de fécondation in vitro de lignées génétiquement modifiées. Le porteur indique que les femelles porteuses partent en contrôle sanitaire et que les portées sont livrées aux clients. Il présente le service comme un moyen de réduire le nombre de souris en élevage et de sécuriser les lignées.
Objectifs
Notre service propose des prestations dites de « décontamination » permettant d’importer des souris en respectant un statut sanitaire strict mais nécessaire pour l’étude du système immunitaire : cela permet de faire rentrer des animaux dits "propres" dans nos animaleries. Notre service propose également d'archiver ces lignées de souris par cryopréservation. Cette prestation permet de conserver les lignées murines, sous forme congelée, lorsqu’il n’est plus nécessaire d’avoir des animaux pour expérimentation. Cela permet également de pouvoir sécuriser le modèle créé et le réutiliser plusieurs années après si de nouvelles expérimentations sont nécessaires. Enfin cela permet de faciliter les échanges de ces modèles avec d'autres chercheurs qui pourraient utiliser le modèle créé pour d’autres projets à travers le monde.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra donc de sécuriser pour les chercheurs les lignées génétiquement modifiées créées contre tout problème de dérive génétique notamment, de faciliter les importations de lignées en respectant un statut sanitaire strict nécessaire au travail sur le système immunitaire et les échanges avec les chercheurs d’autres centres. Donc, il permettra de réduire le nombre d’animaux en élevage, tout en évitant de réutiliser des animaux pour créer des modèles qui existent déjà dans d’autres centres de recherche.
Procédures
Les animaux pourront subir : deux injections intra-péritonéales ou une chirurgie réimplantation d'embryon. Le personnel étant formé, la chirurgie en elle-même ne dure que 15 minutes. En comptant les soins pré opératoires et post opératoires, c'est-à-dire de l'accueil des animaux jusqu'au réveil, la procédure dure 1h. Enfin, certains des animaux seront transportés en voiture et train agréés vers notre prestataire.
Impact sur les animaux
Les animaux subissent des injections intrapéritonéales, une anesthésie pour la chirurgie ainsi que la chirurgie elle-même. Certaines souris seront envoyées chez notre prestataire pour analyse sanitaire, pour éviter au maximum le stress induit par le transport : les souris sont préparées, et sont stabulées dans une zone spécifique climatisée et au calme dans l’attente du transporteur agréé.
Devenir
Les femelles porteuses sont envoyées en contrôle sanitaire, les portées obtenues sont livrées à nos clients pour accouplement
Remplacement
La dernière mise en place de la prestation de cryopréservation de lignée murine sous forme de sperme avec contrôle qualité sur Blastocyste, nous a permis de remplacer les femelles pseudo gestantes ainsi que les portées qui en sont issues (utilisées normalement dans le contrôle qualité du sperme cryopréservé) par des blastocystes in Vitro.
Réduction
Le nombre de souris femelles utilisées a baissé en raison de la mise en place de la prestation de cryopréservation de lignées murines sous forme de sperme avec contrôle qualité sur Blastocyste. Le nombre de souris utilisés pour les prestations d’archivage et cryopréservation a diminué. Dans le souci de répondre encore plus à la règle des 3 R et notamment au Réduire, nous avons en effet fait évoluer notre grille de prestation afin de proposer une prestation de cryopréservation de sperme avec contrôle qualité sur ADN de blastocyste. Nous avons développé la PCR sur blastocystes afin d’éviter d’utiliser des souris pseudogestantes pour la vérification du génotype des embryons obtenus. Nous avons ainsi réduit le nombre de femelles annuel.
Raffinement
Nous sommes actuellement un ingénieure d'étude et une assistante ingénieure dans le service. Suite à une formation optimale, nous ne réimplantons que 2 à 3 femelles pour toutes décontaminations. Cela nous permet de livrer nos prestations en utilisant un minimum d'animaux en les impactant le moins possible en chirurgie. La formation permet en effet d'avoir des animaux patients qui restent en chirurgie une quinzaine de minutes maximum. Grâce à cette rapidité d'exécution, les animaux sont beaucoup moins impactés par la chirurgie. Les animaux sont observés en cage individuelle pendant toute la phase de réveil après la chirurgie. Nous ajoutons des enrichissements du milieu dans la cage d'hébergement et nous surveillons les animaux tous les jours avec nos personnels animaliers dédiés. Tout animal souffrant est immédiatement identifié et une décision sur la poursuite des soins ou la mise à mort est rapidement prise par l'équipe. D’un point de vue pratique, le bien-être des animaux sera respecté tout au long du projet. Toute procédure stressante ou douloureuse sera réalisée sous anesthésie générale et sous prescription d’anti douleur.
Choix des espèces
Les souris sont des mammifères dont 99% des gènes sont orthologues à l’homme. Ce sont des animaux de petite taille et à la reproduction rapide. Nous avons une bonne connaissance anatomique, physiologique et biologique de ce modèle. Nous utilisons des males âgés de 10-12 semaines pour la cryopreservation. C'est à cet âge que la réserve en spermatozoïdes est la plus élevée. Nous utilisons des femelles de 3-4 semaines pour la super ovulation. A cet âge les femelles réagissent à la super ovulation de façon optimale. Prendre des femelles plus âgées diminuerait la quantité d'ovocytes obtenue. Concernant les souris porteuses nous utilisons des femelles du fond génétique mixte de 6-8 semaines car ce sont bonnes mères.
transgenese aviaire
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
18 cailles japonaises vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour générer une lignée transgénique. Des embryons reçoivent une injection de particules virales, puis les animaux sont croisés sur deux générations, les femelles de deuxième génération étant tuées dès l'apparition du dimorphisme sexuel pour ne garder que des mâles. Le porteur indique que les cailles seront euthanasiées lorsqu'elles ne seront plus aptes à la reproduction. Il affirme que l'étude de la formation de l'embryon exige des embryons vivants et ne peut être remplacée par des méthodes sans animaux.
Objectifs
L'embryon de poulet a connu une longue et illustre carrière en sciences. De nombreux aspects cellulaires et moléculaires de son développement embryonnaire sont virtuellement identiques aux mammifères. Sa facilité d'observation (y compris en temps réel) et de manipulation a permis l'étude d'un large éventail de sujets, établissant une grande partie des concepts de base de la biologie du développement. Un domaine où les souris avaient toutefois un avantage crucial sur les oiseaux, est la possibilité de modifier leur génome, une technologie qui a été largement utilisée, conduisant ainsi à de nombreuses percées dans le domaine biomédical. L'embryon de souris est néanmoins inaccessible à l'imagerie intra-vitale, limitant de facto l'étude dynamique de processus développementaux. Bien que la transgenèse du poulet soit techniquement possible, le cycle de vie extrêmement long de cet organisme (maturité sexuelle à 6 mois) rend ces approches fastidieuses. La caille japonaise (Coturnix coturnix japonica), à l'inverse, atteint la maturité sexuelle à environ 6 semaines, ce qui est beaucoup plus rapide que le poulet et comparable à la souris. Nous avons développé une technologie originale, utilisant une méthode de transfection directe des cellules primordiales germinales (PGCs) , pour générer des lignées de cailles transgéniques. Nous avons obtenu plusieurs lignées de caille transgéniques, décrites dans plusieurs publications de haut impact. Une technique différente, utilisant des lentivirus pour transduire les PGCs d'embryons précoces de cailles, est également utilisée pour générer des lignées de cailles transgéniques. Le projet consiste en l'élaboration d'une plateforme de transgenèse caille dans laquelle des lignées seront créées non seulement pour notre propre recherche, mais aussi à façon pour la communauté de chercheurs français et européens.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but de mettre en place une animalerie oiseaux destinée à générer, maintenir et amplifier des lignées de cailles transgéniques. Les constructions utilisées pour générer ces lignées serviront à analyser différents aspects du développement embryonnaire précoce des oiseaux. Ceux-ci montrent un développement embryonnaire en tous points semblables au développement des mammifères et ils représentent donc un modèle expérimental parfaitement adapté pour l'étude du développement de l'embryon humain. Le but de ce projet est donc la recherche fondamentale. Il y a beaucoup de choses que l'on ne sait pas sur les maladies humaines et il n'est pas possible de répondre à toutes les questions que les scientifiques doivent se poser en étudiant des patients humains. Il peut y avoir des raisons éthiques, pratiques ou scientifiques pour lesquelles un objectif scientifique ne peut être atteint en utilisant des sujets humains, et dans ces situations, un modèle animal peut être approprié. Il existe de nombreux types de modèles animaux utilisés dans la recherche. Ils ne reflètent pas nécessairement la condition humaine, mais peuvent néanmoins fournir des informations importantes sur la biologie. Par exemple, un modèle animal peut être utilisé pour prédire l'efficacité probable d'un nouveau traitement avant qu'il ne soit étudié sur des patients. En biologie fondamentale, un modèle animal peut être utilisé pour mieux comprendre les mécanismes à l'origine de la maladie afin d'identifier de nouveaux moyens de la traiter à l'avenir. Toutefois, il est important de reconnaître que tous les modèles animaux ont certaines limites.
Procédures
pas d'intervention autre que l'injection d'un plasmique avant le dernier tiers de developpement pour la genération de colonnie ogm.
Impact sur les animaux
La generation d'aniamux exprimant une ou plusieurs protéines fluorescentes ne génère pas au vu de la litterature de phenotype dommageable. neanmoins la transgénèse pourrait avoir des nuisances comme la perte de poids, un comportement agressif envers les congénères etc. Si une perte de poids de plus de 20% est observée, si l'animal perd son plumage ou presente des alterations de la peau l'animal sera euthanasié. De la même manière si le comportement alimentaire est altéré (ne cherche plus de nourriture) ou si l'animale est aggressif il sera euthanasie.
Devenir
Lorsque les aniamux ne seront plus aptes à la reproduction ils seront euthanasiés.
Remplacement
En raison de la nature des questions biologiques soulevées dans les études proposées, visant à comprendre les événements cellulaires et moléculaires associés à la formation d’un embryon, l'utilisation d'embryons vivants (par exemple pour réaliser de l'imagerie in vivo) est une exigence absolue et ne peut donc pas être remplacée par d'autres méthodes non-animales
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaires pour la génération d’une ligné transgénique est le suivant: il faut 6 cailles (5 femelles et 1 male) pour générer des animaux dont le patrimoine génétique est modifié à au moins 50% (génération numero 1). Ces aniamux sont alors croisés entre eux pour obtenir des aimaux transgénique à 75% (génération numero 2). il en faut au moins 12 dans le but d’obtenir 6 males (les femelles étant mises à mort, dès l’apparition du dimorphisme sexuel). Les 6 males, arborant chacun une insertion lentivirale différente, seront croisés chacun avec 4 femelles normale. Une seule lignée montrant l’expression la plus forte sera gardée et utilisée pour la génération d’individus en troisième génération. Les animaux des générations 1 et 2 seront suivis pour vérifier que l’insertion du vecteur lentiviral dans le génome n’ a pas créé de phénotype dommageable, évènement hautement improbable mais pas impossible. Si les animaux ne montrent aucun phénotype dommageable, la procédure est terminée, puisque le simple élevage de caille génétiquement modifiées, une fois passée la 2eme génération ne constitue pas une procédure en soi. Soit Nombre d’animaux= 6+12= 18 animaux par lignée dans une procédure.
Raffinement
Afin de réduire le stress et douleur lors de la mise à mort, l’euthanasie est réalisée dans une autre pièce à l’aide d’une chambre à CO2. Pour le bien-être des animaux, des enrichissements seront réalisés : de la litière dans les cages afin que les animaux puissent gratter, du sable pour qu’ils puissent se laver, la nourriture (graines et légumes) sera également disséminée afin que les animaux la cherchent comme ils le feraient dans la nature, des abris seront également disposés dans les cages afin que les animaux puissent se reposer. La répartition des animaux dans les cages se fera de la manière suivante : un mâle pour 4-5 femelles. La température, la nourriture et la lumière seront monitorées selon les directives nationale et européenne. En ce qui concerne la gestion des déchets biologiques, nous suivrons les directives nationale et européenne. L’utilisation des lignées transgéniques se fera uniquement dans le cadre de la recherche scientifique. Les cailles transgéniques générées ne seront en aucun cas utilisées dans l’agriculture ou en tant qu’animal de compagnie
Choix des espèces
La caille japonaise (Coturnix japonica). Les embryons d’oiseaux par leur accessibilité et leur développement externe, se prêtent remarquablement aux études dynamiques (par vidéo-microscopie) et aux perturbations mécaniques contrairement aux mammifères dont le développement intra-utérin limite la réalisation de telles approches. Sa petite taille et son temps de génération très court font de la caille un modèle génétique idéal parmi les oiseaux. -la procédure d’injection de particule lentivirale s’effectue sur des oeufs fécondés mais non incubés, donc avant le 1ier tiers de gestation. A ce stade il est possible de cibler de manière efficace les cellules précurseurs des gamètes et donc d’obtenir une transmission germinale. -La procédure génération de lignée (évaluation de la présence de phénotype dommageable) s’étend sur 2 générations de l’éclosion jusqu’à la transmission germinale. Les adultes sont uniquement utilisés pour générer les oeufs embryonnés nécessaires à la recherche. les oeufs embryonnés sont utilisés pour la recherche avant le dernier tiers de developpement.
Formation pratique à la manipulation des chiens et aux gestes techniques associés à leur utilisation à des fins scientifiques.
- Enseignement supérieur
180 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, aucun n'étant tué à l'issue. Chaque animal sert à un prélèvement de sang et à une administration par les voies courantes, parfois à un électrocardiogramme, pour entraîner des personnels à manipuler des chiens dans le cadre d'une offre de formation ouverte à d'autres établissements. Le porteur indique que deux tiers des chiens seront adoptés et que le tiers restant demeure dans la colonie avant vente ou adoption. Il affirme qu'il n'existe pas de remplacement possible pour former le personnel sans recourir à des chiens.
Objectifs
Ce projet répond à différents besoins de formation, autant internes qu’externes. En effet notre personnel a régulièrement besoin de suivre des formations au poste de travail suite à une évolution dans ses missions et tâches, ou à une évolution dans les pratiques du site. , ou encore après une longue période sans pratique. Certaines manipulations nécessitent une phase d’apprentissage, sur des chiens sains, dans un environnement sans stress afin que le geste soit acquis avant de le réaliser en routine le moment voulu. De plus, nous avons l’obligation de faire suivre les formations réglementaires à nos nouvelles recrues, or les offres ne sont pas suffisament développées en France ou ne sont pas adaptées à nos besoins. Nous avons donc décidé de nous associer à un centre de formation professionnel pour mettre à disposition des utilisateurs de chiens une formation d’applicateur de procédures chez les carnivores dont la partie pratique se fera sur notre site. Cette formation sera également ouverte au personnel d’autres sites Français ou francophones.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont que cela offre des possibilités supplémentaires de former du personnel, que ce soit au cours des formations réglementaires initiales ou lors des formations ou re formations au poste de nos collaborateurs. Une bonne formation pratique permet au personnel de prendre conscience de ses capacités et de ses limites, de la difficulté liée à la variabilité des individus et des circonstances. Du personnel bien formé permet de limiter au mieux les manipulations stressantes ou douloureuses pour les animaux comme pour les personnes, donc les risques d’accident. Cela permet de réaliser les procédures rapidement, dans de bonnes conditions et selon les bonnes pratiques ce qui favorise la coopération des animaux et la qualité globale des résultats.
Procédures
Une séance de manipulations pour les administrations et prélèvements sur animaux vigiles durera moins de 30 minutes par animal, et chaque chien ne sera utilisé que pour un prélèvement sanguin et une administration par les voies standards avec des volumes mimant des actes vétérinaires. Les chiens qui serviront en plus à réaliser des ECG seront utilisés environ 15 minutes de plus, le même jour.
Impact sur les animaux
Les apprenants risquent de manipuler les chiens de manière hésitante. Cela peut donc entrainer une lenteur dans la réalisation des procédures, un stress voire une douleur plus importantes que lorsqu’elles sont réalisées par une personne expérimentée. Vues les actes techniques réalisés sur les différents sites et les manipulations prévues lors des formations réglementaires, les dommages seront limités à la durée de l’acte lui-même (contention, administration, prélèvement) ou à quelques jours. Les effets indésirables prévus sont des hématomes, de petits saignements, et majoritairement seulement l’effet de l’introduction d’une aiguille par voie intraveineuse, sous cutanée ou intra musculaire qui impliquera une sensibilité/inconfort transitoire ou point d’injection.
Devenir
Environ les 2/3 des chiens seront des chiens qui ne sont pas adaptés aux besoins de la recherche (défaut de croissance, mâles qui n’ont qu’un seul testicule etc ) ou des anciens reproducteurs: ils seront donc tous adoptés après leur utilisation. 1/3 seront des chiens de stock ou des reproducteurs actifs, qui resteront dans la colonie jusqu’à leur vente ou jusqu’à leur mise à la retraite puis adoption. Les chiens ne seront pas euthanasiés après leur utilisation dans ce projet.
Remplacement
Il n’y a pas de remplacement possible, à moins de former le personnel directement sur les animaux utilisés en étude, ce qui n’est pas pertinent si l’on souhaite que ces derniers soient utilisés dans des conditions assurant le bien-être des animaux et que les résultats de l’étude ne soient pas impactés.
Réduction
Ce projet utilise le nombre minimal de chien par personne et par formation. Il permet aussi d’optimiser l’utilisation de chiens déjà présents sur le site qui présentent des défauts de croissance ou autre anomalie mineure (exemple : présence d’un seul testicule) ne leur permettant pas d’être des modèles animaux en recherche, ou qui sont d’anciens reproducteurs. Ces utilisations se feront avant leur replacement.
Raffinement
Les manipulations des chiens seront limitées à des administrations et prélèvements classiques. Lors des formations pour les applicateurs de procédures : un seul chien sera utilisé par personne, pour réaliser une prise de sang et une administration de sérum physiologique par les voies standards. Lors des formations au poste de travail, le nombre de séances et de chiens utilisés au total par personne dépendra de la technique à acquérir et de la technicité de la personne à former. Les chiens sont tous habitués dès leur plus jeune âge à être manipulés pour les procédures standards, ce qui rend toute manipulation facile. Si un chien était plus stressé qu’un autre, il serait facile de le remplacer vu le nombre de chiens disponibles sur le site. Les animaux utilisés pour une séance de formation seront examinés attentivement dans les jours suivant leur utilisation et le vétérinaire sera informé dès l’observation d’un signe clinique quelconque pour procéder à un examen vétérinaire et mettre en place des soins appropriés le cas échéant. Lors des formations réglementaires, un vétérinaire sera présent en permanence.
Choix des espèces
Il s’agit de la seule espèce manipulée par le personnel des 2 sites Marshall en France et de l’espèce principale intéressant les autres personnels qui doivent suivre une formation d’applicateurs de procédure chez les carnivores. Elle est donc particulièrement bien adaptée aux besoins. Les chiens seront en génral soit de jeunes chiens en fin de croissance soit des adultes, donc typiquement âgés de 6 mois à 5 ans. Si un collaborateur doit être formé à un geste appliqué à des animaux particuliers (exemple prises de sang sur de jeunes chiots), alors des chiens ayant les caractéristiques requises seront utilisés pour la formation
Coûts et bénéfices de la reproduction précoce chez un lézard vivipare: approche expérimentale par une manipulation thermique
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
840 lézards vivipares, 120 femelles gestantes et 720 nouveau-nés, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour les adultes et modéré pour les jeunes, puis relâchés dans des enclos semi-naturels. Les femelles sont capturées puis maintenues en captivité sous conditions thermiques manipulées pour accélérer la gestation, avec trois prises de sang et l'amputation d'un fragment de queue, les nouveau-nés étant à leur tour marqués et amputés d'un bout de queue. Le porteur situe les retombées du côté de la prévision des effets du réchauffement climatique sur la reproduction. Il affirme que l'étude écophysiologique ne peut être remplacée par un modèle cellulaire ou informatique.
Objectifs
Pour de nombreuses espèces, les événements du cycle de vie se produisent à des moments spécifiques de l'année ou dans des conditions environnementales spécifiques. Les changements du timing de ces événements cycliques de la vie, aussi appelés phénologie, sont des réponses répandues au réchauffement climatique. La phénologie du cycle de vie est critique pour la survie et la distribution des espèces car elle détermine la capacité d’un organisme à exploiter les ressources de l’environnement ainsi que la durée des périodes de croissance ou de reproduction. Des altérations de la phénologie, telles que documentées récemment chez de nombreux taxa, sont variables entre espèces et peuvent entraîner des conséquences majeures à l’échelle individuelle, populationnelle et écosystémique. Par exemple, les avancées de la phénologie de la reproduction des animaux dans les régions tempérées sont parfois impliquées dans le déclin des populations dans les climats en réchauffement. Une partie des études sur les modifications phénologiques se sont donc concentrées sur les avantages de la modification de ce trait sur la valeur sélective des animaux. Par exemple, les avancées de la phénologie de la reproduction sont souvent présentées comme une réponse adaptative permettant aux organismes d’augmenter leur valeur sélective en synchronisant leur calendrier de reproduction sur le pic de disponibilité alimentaire. Chez les vertébrés ectothermes, la phénologie de la reproduction est fortement influencée par les conditions thermiques mais il existe aussi une forte variabilité des dates de reproduction entre individus. Chez ces espèces, des avancées de la reproduction sont donc associées à une accélération métabolique du cycle de vie ce qui pourrait provoquer une diminution de la survie future à l’âge adulte ou de la qualité des jeunes. À notre connaissance, très peu d’études se sont intéressées aux coûts de ces avancées phénologiques. Alors que de nombreuses incertitudes persistent quant à la capacité des espèces à présenter des modifications phénologiques suffisamment rapides pour suivre le rythme du changement climatique, il est essentiel de quantifier la balance coût-bénéfice de ces modifications phénologiques pour prédire la capacité de microévolution rapide de ce trait.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectif de faire progresser notre compréhension de la plasticité thermique de la phénologie de la reproduction et de la balance coût-bénéfice de cette plasticité à l’aide d’une approche expérimentale en écophysiologie. Les travaux sur plusieurs espèces de reptiles dans les régions tempérées suggèrent que les femelles qui se reproduisent plus tôt ont des avantages en population naturelle car elles ont une fenêtre de temps plus grande après la reproduction, mais les contraintes qui limitent le raccourcissement de la durée de la gestation ne sont pas bien connues. Mettre en évidence les conséquences d’une gestation accélérée sur la condition physiologique et physique des femelles nous permettra de progresser dans la bonne direction pour quantifier ces contraintes. A terme, l’expérience permettra aussi de mieux anticiper les effets du réchauffement climatique sur la reproduction en conditions naturelles. Nous avons démontré que les trois dernières décennies avaient été marquées par une accélération de la reproduction dans les populations naturelles, mais que le réchauffement climatique pouvait précipiter les populations vers l’extinction en accélérant le rythme de vie des lézards. Le développement des marqueurs écophysiologiques ou morphologiques du « stress » chez les femelles pendant la gestation constitue aussi un intérêt du projet dans cette perspective, notamment chez les reptiles qui sont peu étudiés à ce sujet.
Procédures
Les femelles gestantes seront capturées en extérieur dans des enclos semi-naturels au printemps 2023 (n=120), maintenues en captivité dans des conditions optimales avec une manipulation des conditions thermiques en fonction du lot expérimental (3 lots, 40 femelles par lot) pendant 1 à 2 mois, des prélèvements sanguins (duré de manipulation de 3-4 minutes) seront effectués sur animaux vigiles au début de la gestation, au premier tiers de la gestation et en fin de gestation (n=120, 3 prélèvements par animal) et des mesures de la réponse inflammatoire (duré de manipulation de 4-5 minutes) seront effectuées sur animaux vigiles au début de la gestation, au premier tiers de la gestation et en fin de gestation (n=120, 3 mesures par animal). A la fin de la gestation, les nouveaux nés seront marqués individuellement (n=720; durée de manipulation de 2 minutes) et un prélèvement de tissu caudal sera effectué sur les mères (n=120) et les nouveaux nés (n=720, durée de manipulation de 2 minutes). Les animaux seront relâchés dans des enclos semi-naturels en extérieur pendant l'été 2023 puis recapturés au printemps 2024 (n=220 juvéniles). Des prélèvements de tissu caudal seront effectués sur animaux vigiles après environ 11 mois de croissance (n=220, durée de manipulation de 2 minutes).
Impact sur les animaux
Les protocoles du projet induiront une variabilité naturelle de la vitesse de la gestation sans effets létaux pour la mère ou la descendance: les seuls effets attendus sont ceux d’une accélération thermique de la gestation induisant éventuellement un stress sub-létal se traduisant par une moins bonne condition physique et immunitaire, un plus haut niveau de mobilisation des réserves ou des dommages oxydatifs plus élevés chez les femelles. Les procédures expérimentales seront pour l’essentiel non invasives en dehors de trois prises de sang qui sont très bien tolérées par les animaux adultes de cette espèce. Ces procédures induisent seulement un stress ponctuel au moment de la manipulation. Les lézards vivipares sont aussi très tolérants à la mise en élevage dans les conditions de captivité de ce projet et à la manipulation par un expérimentateur. Pendant l’expérience, les animaux sont maintenus en conditions d'élevage ad libitum dans leur cage individuelle et une phase d'acclimatation sera proposée avant le début de l'expérience.
Devenir
Les animaux sont tous relâchés dans les enclos semi-naturels donc replacés en captivité dans des conditions extérieures proches du milieu naturel.
Remplacement
Il est impossible de remplacer le modèle biologique par un équivalent cellulaire ou in silico car l'étude écophysiologique de la plasticité de la reproduction nécessite l'utilisation d'animaux dans des conditions contrôlées au laboratoire et aussi en conditions naturelles comme dans notre projet.
Réduction
Un échantillon important d’animaux sera utilisé pour quantifier les conséquences écophysiologiques et les effets intergénérationnels d'une accélération de la vitesse de la gestation (120 femelles adultes et 720 descendants soit 840 individus) dans la mesure où ces animaux sauvages présentent une forte variabilité inter-individuelle, parce que les animaux seront divisés en trois lots expérimentaux et du fait que nous effectuerons un suivi pendant une année en conditions semi-naturelles où la mortalité annuelle est identique à celle dans les populations sauvages. Ces effectifs ont été réduits au minimum par rapport aux 3 lots expérimentaux du projet et aux besoins du suivi longitudinal sur une année. On utilisera une méthode non-invasive échographique pour valider le statut de reproduction des femelles adultes et ainsi éviter de manipuler des femelles non gestantes. Les analyses statistiques consisteront à comparer les traits des trois lots expérimentaux à l'aide d'analyse de variance (modèles linéaires classiques) ou de modèles mixtes pour les données répétées (données mesurées plusieurs fois pendant la gestation ou après la gestation).
Raffinement
Afin de raffiner les protocoles, les animaux seront manipulés dans des conditions semi-naturelles proches de leur environnement sauvage pendant la quasi-totalité de l’expérience. En dehors des périodes d'élevage, les animaux seront maintenus dans de grands enclos extérieurs de 100 m2 chacun dans une prairie naturelle avec la végétation, les proies naturelles et les interactions sociales typiques d'une population sauvage. L'habitat de chaque enclos est enrichi de zones d'abri, de thermorégulation et de boisson pour optimiser la diversité des microhabitats offerts aux individus. En élevage, on raffinera aussi les conditions d'élevage grâce à un enrichissement des cages et à l'utilisation de conditions climatiques optimales. Les cages individuelles sont enrichies à l'aide d'un abri, d'une pierre artificielle pour la thermorégulation et d'un éclairage blanc naturel enrichi en ultraviolet. Des points limites associés à la perte de masse (perte de masse supérieure à 30% de la masse initiale ad libitum) seront appliqués avec arrêt des procédures expérimentales en cas de dépassement du point limite et basculement des conditions d'élevage des animaux vers des conditions optimales ad libitum, si nécessaire avec soins demandés par le vétérinaire référent, avec fin des mesures et des protocoles expérimentaux si les points limites sont dépassés.
Choix des espèces
L’espèce animale utilisée est le lézard vivipare, Zootoca vivipara (Lichenstein 1823). Il s’agit d’un lézard de la faune française étudié depuis 30 ans dans notre laboratoire et dont les populations naturelles en France ont été bien décrites. Le modèle biologique est intéressant pour comprendre l’écologie de vertébrés « ectothermes » comme les reptiles ou les amphibiens terrestres. Ce groupe comprend de nombreuses espèces menacées d’extinction en Europe et à valeur symbolique et écologique forte. Une thèse a permis d'analyser la plasticité thermique de la phénologie de la reproduction dans des populations naturelles. Ce projet vise à quantifier les coûts-bénéfices de cette plasticité thermique à l'aide d'une approche expérimentale. Les animaux utilisés seront tout d’abord des femelles adultes gestantes (de 2 ans ou plus). Afin de limiter les variations inter-individuelles, nous ne prendrons pas de femelle sub-adulte (1an) qui serait gestante car cette première reproduction à 1an est plus rare en conditions naturelles et leur morphologie (taille, masse) serait trop différente de celles des femelles adultes. Dans un second temps, les nouveau-nés issus de la reproduction de ces femelles seront étudiés. Les populations semi-naturelles seront composées par ailleurs de tous les stades de développement pour générer une structure d’âge et de sexe « naturelle » comparable à celle des populations sauvages. Les animaux sont tous identifiés individuellement par un marquage à la naissance (voir le protocole dédié dans ce projet) et les individus adultes et subadultes sont par ailleurs photographiés en phase ventrale chaque année pour confirmer le marquage individuel à la naissance en cas de doute.
Etude de la différenciation des lymphocytes B du centre germinatif en plasmocytes et lymphocytes B mémoire
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
750 souris, dont des lignées transgéniques, vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent un gavage au tamoxifène, une immunisation puis des injections répétées d'anticorps bloquants ou de cytokines jusqu'à une tous les deux jours, avant l'ablation de leurs ganglions lymphatiques, pour étudier la différenciation des lymphocytes B lors d'une réponse de type vaccinal. Les retombées annoncées pour la vaccination, les maladies auto-immunes et certains cancers restent renvoyées au conditionnel et au long terme. Le porteur affirme que l'organisation des centres germinatifs n'est pas reproduite dans les cultures in vitro et conclut que l'étude requiert le recours à la souris.
Objectifs
Notre projet vise à comprendre la dynamique des lymphocytes B au cours du processus de maturation d'affinité impliqué dans la production d'anticorps spécifiques lors de réponses vaccinales. Nous étudions plus particulièrement les lymphocytes B du centre germinatif et leur capacité à se différencier en cellules productrices d'anticorps (plasmocytes) ou en cellules à longue durée de vie (lymphocytes B mémoire). Nous utiliserons des approches de cytométrie en flux, de microscopie, et de génomique sur cellules uniques pour analyser les lymphocytes B du centre germinatif à différents stades de leur maturation et de leur différenciation en plasmocytes et lymphocytes B mémoires. Dans des conditions de réponses immunitaires à une immunisation (modèle de vaccin), nous testerons l'implication de voies de signalisation biologiques et d'interactions cellulaires grâce à l'injection, in vivo, d'anticorps bloquants ou de cytokines / chimiokines recombinantes.
Bénéfices attendus
Nous espérons apporter une connaissance plus précise des étapes de différenciation des cellules spécialisées dans la production d'anticorps, les plasmocytes. Cette connaissance devrait à terme permettre de proposer des modifications visant à augmenter ou diminuer la production d'anticorps dans les stratégies de vaccination (augmenter) ou les maladies autoimmunes (diminuer). En outre, cette connaissance pourrait avoir un impact dans la compréhension des mécanismes de développement de certains cancers (lymphomes et myélome multiple).
Procédures
Les animaux seront soumis à trois types d'intervention. 1) Le gavage au tamoxifène, sur animal vigile, sera réalisé sur 500 animaux transgéniques Aicda-CreERT2+/- x Rosa26-LSL-eYFP+/-. Cette procédure dure environ une minute, et est réalisée une seule fois par animal. 2) L'immunisation, sur animal vigile, sera réalisée sur 750 animaux (500 animaux transgéniques Aicda-CreERT2+/- x Rosa26-LSL-eYFP+/-, et 250 animaux C57BL/6 J). Cette procédure dure environ une minute, et est réalisée une seule fois par animal. 3) Le traitement par injection par voie intra-péritonéale ou sous-cutanée, sur animal vigile, sera réalisé sur 600 animaux (450 animaux transgéniques Aicda-CreERT2+/- x Rosa26-LSL-eYFP+/-, et 150 animaux C57BL/6 J). Cette procédure dure environ une minute, et sera réalisée au maximum tous les deux jours pendant une période de traitement n'excédant pas 10 jours.
Impact sur les animaux
Le projet implique des procédures expérimentales de classe légère qui pourront générer les nuisances et effets indésirables suivants: stress, rougeurs et désquamation locales au site d'immunisation ou d'injection.
Devenir
Tous les animaux concernés par ces procédures seront mis à mort entre 1 et 2 jours après la dernière injection réalisée. Les analyses des lymphocytes B du centre germinatif que nous prévoyons requièrent le prélèvement des ganglions lymphatiques drainant le site d'immunisation (ganglions inguinaux, péri-aortiques, axillaires, brachiaux, cervicaux) qui sont prélevés par dissection après la mise à mort.
Remplacement
Les centres germinatifs sont des structures complexes où cohabitent un grand nombre de cellules immunitaires, et dont l'organisation spatio-temporelle n'est pas fidèlement reconstituée dans des modèles de culture in vitro. La survie des lymphocytes B du centre germinatif dépend d'interactions avec différents types cellulaires de cet environnement qui ne sont pas présents dans les modèles de culture cellulaire in vitro. De ce fait, l'étude mécanistique de la différenciation des lymphocytes B du centre germinatif requiert d'avoir recours à des modèles animaux dans lesquels les centres germinatifs sont induits par vaccination, et accessibles pour des études en microscopie, cytométrie en flux, génomique.
Réduction
La plupart des analyses réalisées dans ce projet font appel à des techniques réalisées à l'échelle de la cellule unique. Les analyses sur cellules uniques permettent d'obtenir des informations robustes et quantitatives sur les lymphocytes B du GC à partir d'un faible nombre d'animaux. De plus, nous congèlerons les suspensions cellulaires préparées à partir des organes lymphoïdes qui ne seront pas utilisées directement pour nos analyses le jour de la mise à mort, afin de les réutiliser pour la calibration et la mise au point d'analyses futures.
Raffinement
Nous utiliserons des conditions de transport, d'élevage et d'hébergement des animaux respectueuses, autant que possible de leur bien-être, et utiliserons des pratiques de manipulation et mise à mort des animaux appropriées. Nous avons mis en place une grille de suivi des observations comportementales et physiologiques lors de nos procédures expérimentales. Cette grille nous sert à évaluer 5 types de paramètres: apparence, abreuvement et alimentation, comportement naturel, réponse à un stimulus, signes clinique spécifiques au site d'immunisation. Un système de score gradué de 0 à 4 pour chaque type de paramètres est utilisé pour décrire l'état de l'animal au cours des procédures expériementales. Un score supérieur à 5/20 nous invite à renforcer la surveillance de l'animal. Un score global supérieur à 10/20 nous invite à prévoir un mode de soulagement de la douleur (traitement local des effets inflammatoires au site d'immunisation par application d'une crème cicatrisante et antiseptique). Un score supérieur à 15/20 nous invite à mettre à mort l'animal. En outre, nous exploiterons au mieux les résultats par des analyses statistiques adéquates.
Choix des espèces
La souris est le modèle de choix utilisé dans la recherche en immunologie. Le modèle transgénique nous permettant de suivre les lymphocytes B issus des centres germinatifs est un modèle murin. Les animaux seront utilisés à un âge compris entre 8 et 15 semaines.
Etude de l’impact de l’âge et du déclin des tissus adipeux sur les flux métaboliques à l’échelle de l’organisme EU2/2
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système endocrinien
972 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 618 d'entre elles et modéré pour 354. Selon les groupes, elles sont soumises à un régime gras, à une restriction alimentaire, à une exposition au froid de 4 °C pendant dix jours ou à une chirurgie de pose de cathéter, avec injection de substrats marqués et prélèvements sanguins, pour cartographier les flux métaboliques au cours du vieillissement. Le porteur situe les retombées du côté de biomarqueurs et de cibles pour "vieillir en bonne santé". Il affirme que le recours à l'animal est "indispensable" pour une étude intégrée à l'échelle de l'"organisme entier".
Objectifs
Avec l'augmentation de l'espérance de vie, améliorer ou préserver la santé et la qualité de vie des personnes afin qu'elles puissent être autonomes le plus longtemps possible représente un enjeu majeur de santé publique. Le vieillissement se caractérise par une diminution de la capacité de l’organisme à répondre aux facteurs de stress auquel il est soumis et à maintenir l'homéostasie. L’altération du métabolisme cellulaire, tissulaire et de l’organisme entier serait un des facteurs déterminants dans les pertes de fonction liées à l’âge. L’homéostasie énergétique est un état d’équilibre dynamique entre les dépenses et les apports d’énergie, qui est fondamental pour le maintien de la stabilité du milieu intérieur d’un organisme et des constantes vitales. Le contrôle de l’homéostasie énergétique repose sur la coopération métabolique entre plusieurs organes ce qui permet à l’organisme de s’adapter aux différents stress métaboliques auquel il est soumis toute au long de la vie. Cependant, des arguments de la littérature suggèrent que cette coopération métabolique est altérée avec l’âge et que ceci pourrait contribuer à la mise en place de désordres métaboliques. Parmi les organes impliqués dans le maintien de l’homéostasie énergétique et impactés de manière précoce au cours du vieillissement, les tissus adipeux (blancs, bruns, beiges), dont la complexité cellulaire, l’hétérogénéité et la plasticité sont aujourd’hui de mieux en mieux décrits, jouent un rôle déterminant. Nous pensons que le déclin de ces tissus adipeux au cours de l’âge pourrait contribuer à la perte de la flexibilité métabolique de l’organisme et pourrait induire une modification des flux métaboliques à l’échelle de l’organisme. Cette redistribution des flux métaboliques pourrait avoir des conséquences notables sur le métabolisme et le fonctionnement de différents organes, ainsi que sur l’homéostasie énergétique de l’organisme entier. Afin de caractériser ces flux de substrats in vivo, nous utiliserons des approches de traçage isotopique. Ceci correspond à l’injection chez la souris de substrats marqués par des isotopes lourds stables non radioactifs (13C, 15N, 2H, etc…). L’analyse de l’incorporation des carbones C13 par exemple dans les différents organes sera réalisée par des approches de spectrométrie de masse et de résonance magnétique nucléaire (RMN). Ceci permettra de déterminer le devenir métabolique du substrat injecté et de calculer les flux de métabolites à l’échelle de l’organisme.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’obtenir des données de métabolomique et de fluxomique à l’échelle de l’organisme dans un contexte de vieillissement et d’établir une cartographie des flux métaboliques au sein de différents organes au cours de l’âge. Il permettra également d’étudier le rôle des tissus adipeux dans les modifications des flux métaboliques systémiques. Ces données permettront de mieux comprendre les processus métaboliques qui contribuent à la perte de flexibilité métabolique de l’organisme au cours l’âge et de mettre en évidence des biomarqueurs et/ou des cibles thérapeutiques d’intérêt afin de vieillir en bonne santé.
Procédures
Les souris seront soit soumises à une régime riche en graisse pendant 10 semaines, soit soumises à un régime riche en graisse (10 semaines) suivi d'un accès restreint dans le temps à la nourriture pendant 2 mois, soit hébergées à une température de 30°C pendant 2 mois, soit hébergées à une température de 4°C pendant 10 jours puis des substrats leur seront injectés à l'aide d'une seringue sous forme de bolus (injection unique en intrapéritonéal ou en intraveineux au niveau de la veine caudale) ou par perfusion lente pendant 3 heures. Pendant la perfusion nous procéderons à des prélèvements sanguins réguliers au niveau de la queue (20 à 30 secondes par prélèvement) sans dépasser un volume de 200μl pour une souris de 25g. Les souris perfusées subiront au préalable une chirurgie (1 à 2 heures d'intervention) sous anesthésie et traitement analgésique afin de poser un cathéter au niveau d'une veine et relier ce cathéter à un dispositif positionné sur le dos.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables potentiel seront une perte de poids et des douleurs lièes à la chirurgie réalisée pour poser un cathéter au niveau d'une veine.
Devenir
Toutes les souris seront mises à mort au terme de chaque procédure afin de prélever le sang, les organes et tissus.
Remplacement
Notre projet consiste à étudier les flux de substrats entre différents tissus. Bien qu'un volet de notre projet ait déjà été réalisé sur des cellules cultivées, aucune technique de remplacement du modèle animal n’existe à ce jour. Il s'agit d'une étude intégrée à l'échelle de l'organisme impliquant des échanges de métabolites entre différents tissus ayant des spécificités bien distinctes. Le recours à l’animal est donc indispensable pour ce projet de recherche.
Réduction
Au regard de la bibliographie, 6 souris par condition pour des études de devenir de substrats marqués sont classiquement utilisées. Les tissus et organes prélevés seront utilisés non seulement pour étudier le devenir de ces substrats au sein des tissus et organes mais aussi pour des analyses d'expression des gènes et biochimiques (mesures d’activités enzymatiques par exemple). Nous avons en effet mis au point des conditions de préparation des tissus (lyophilisation, pulvérisation) qui nous permettront, à partir de la même poudre, de faire plusieurs analyses en parallèle. Ceci permet d’optimiser et de réduire le nombre d’animaux utilisés dans notre projet.
Raffinement
Une surveillance des souris sera réalisée tous les jours au cours des différentes procédures par les personnels de la zootechnie et 2 fois par semaine par une personne impliquée sur le projet, ceci permettant de mettre à mort les animaux ou de les écarter du protocole en cas de comportements anormaux ou de souffrance. Les points limites sont : perte de poids rapide (20% en quelques jours), prostration, poil hirsute, dos rond, ou tout autre signe clinique, jugé par le technicien expérimenté, comme indiquant un état de souffrance. Chaque étude est discutée avec l’ensemble de l’équipe de recherche afin de garantir la pertinence de chaque expérience. Pour les procédures impliquant la pose d'un cathéter, un protocole médicamenteux (solution réhydratante, analgésique et anti-inflammatoire) sera mis en place avant, pendant et après l'opération afin d'éviter la perte de poids et les douleurs. De plus le caractère grégaire des souris sera maintenu puisque les animaux ne seront jamais seuls en cage après l'opération grâce à un dispositif empêchant les souris d'abimer le cathéter ou de s'automutiler. Nous enrichirons également l’environnement de toutes les souris, favorisant le bien-être de l’animal.
Choix des espèces
Nous avons décidé de travailler sur la souris puisque cette espèce présente des souches possédant des profils métaboliques différents et qui nous paraissent tout à fait appropriées pour le développement du projet scientifique. La souris représente l'espèce animale pour laquelle l’exploration fonctionnelle métabolique est la plus aboutie. Nous avons aussi une grande expertise dans la manipulation de cette espèce et aussi l’accès à des modèles génétiques de souris invalidées pour des transporteurs de métabolites ou des enzymes clés du métabolisme. Enfin, nous travaillons sur le vieillissement, la souris permet de réduire le temps d'expérimentation car elle a une espérance de vie plus courte (1 à 3 ans) comparée au Rat (2 à 3.5 ans) ou au cobaye (4 à 8 ans). Pour cette étude, nous utiliserons uniquement des souris mâles (des résultats d’expériences préliminaires n’ont pas montré de différences significatives entre les deux sexes) à différents âges (2, 12 et 24 mois correspondant aux âges jeune, adulte, âgé) afin de caractériser les flux métaboliques au cours du vieillissement. Pour les approches nutritionnelles (régime riche en graisse et restriction calorique), elles seront réalisées chez des souris de 2 et de 12 mois, afin de déterminer si l’âge affecte la plasticité métabolique et la redistribution des flux métabolique suite à ces stress. Il en sera de même pour les souris exposées au froid. La thermo-neutralité sera réalisée uniquement sur des souris de 2 mois pour minimiser le nombre d’animaux.
Evaluation de l’efficacité d’oligonucléotides thérapeutiques sur l’expression du gène SOD1 dans le tissu musculaire chez le babouin olive.
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
Neuf babouins olive juvéniles vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réintégrés à la colonie de l'établissement pour la reproduction ou d'autres expériences. Chaque animal est capturé, anesthésié, perfusé puis soumis à six biopsies musculaires sur trois muscles d'un même membre, pour tester chez un primate un oligonucléotide destiné à moduler un gène impliqué dans la sclérose latérale amyotrophique. Le porteur présente ces gestes comme "peu invasifs et non terminaux". Il indique que la réglementation impose l'essai sur une espèce non rongeuse proche de l'humain avant tout passage clinique.
Objectifs
Les oligonucléotides (ONs) thérapeutiques, dont les siARN (petits duplexes d’ARN interférant avec la production des protéines), présentent un potentiel révolutionnaire dans les approches thérapeutiques par leur capacité à moduler l’expression génique, ouvrant la porte au traitement de nombreuses pathologies jusque-là sans traitement. Néanmoins, la délivrance de ces agents thérapeutiques dans les différents tissus et organes, notamment dans les tissus musculaires ou le système nerveux central, reste un défi majeur. La superoxide dismutase 1 (SOD1) est une protéine exprimée dans tous les organes du corps qui nous protégé du stress oxydatif (e.g. lors d’un épisode ischémique) et qui joue aussi un rôle protecteur en empêchant les processus de mort cellulaire. Cette protéine est fortement impliqué dans le développement des maladies humaines comme la sclérose latérale amyotrophique (cf. SLA ou maladie de Charcot), maladie neuromusculaire la plus fréquente touchant le SNC et les muscles et caractérisée par une perte progressive des neurones moteurs. L'objectif de la présente étude est de confirmer l'efficacité d’une molécule conjuguée crée par notre équipe, la C5-siSOD1, à moduler la production de SOD1 à niveau intracellulaire chez une espèce animal proche de l’Homme.
Bénéfices attendus
Les oligonucléotides (ONs) thérapeutiques sont de plus en plus reconnus comme ayant un potentiel révolutionnaire dans les approches thérapeutiques par leur capacité à moduler l’expression génique, ouvrant la porte au traitement de nombreuses pathologies jusque-là sans traitement. Grâce à des designs spécifiques leur conférant différents modes d’action sur l’ADN ou l’ARN, les limites des applications et des cibles des ONs thérapeutiques vont bien au-delà des molécules jusque-là développées par le secteur pharmaceutique. En théorie, les ONs thérapeutiques pourraient permettre de corriger toute pathologie trouvant son origine dans un défaut d’expression génique. Malgré ce potentiel, es ONs thérapeutiques souffrent d’un handicap majeur pour permettre leur développement thérapeutique : leur difficulté à traverser les membranes cellulaires et accéder au matériel génétique. Il est attendu de ce projet la validation chez une espèce non-rongeur proche de l’homme du potentiel de délivrance d’ONs thérapeutiques grâce à leur couplage à des molécules « vecteurs ». Cette validation préliminaire doit permettre à notre équipe de proposer cette technologie pour une application thérapeutiques à grande échelle. A terme, ce projet vise à apporter et valider une solution innovante pour traiter de façon ciblée et efficace l’origine génétique de nombreuses pathologies, notamment neuromusculaires.
Procédures
Les 9 animaux seront soumis aux mêmes manipulations : - 2 Captures dans leur groupe sociale à l’aide des tunnels de capture et des techniques de renforcement positif. Durée totale de l’intervention 1h/animal/capture. Les perfusions et les biopsies se feront sous anesthésie générale. Après intubation orotrachéale, l’animal sera mis sous Sévoflurane. Durée totale de l’intervention 25’/animal. - Une perfusion pendant 30 minutes. Durée totale de l’intervention 1h/animal - 6 biopsies musculaires sur trois muscles différents (2 par muscle) sur le même membre pelvien : gastrocnémien, quadriceps et tibial antérieur. Durée totale de l’intervention 1h/animal/pour les 3 biopsies
Impact sur les animaux
La perfusion et les biopsies se feront sous anesthésie générale. Des complications lors de l’anesthésie des animaux sont rares mais possibles (ex. : arrêt cardiaque ou respiratoire). Aucun effet délétère est attendu à l’issue de la perfusion intraveineuse des différents produits. Aucune toxicité d’origine pharmacologique (liée à l’inhibition de l’expression de SOD1) n’est à attendre d’une administration unique, compte tenue du mode d’action transitoire des molécules administrées et de leur élimination progressive. Le volume de perfusion (5mL/Kg) est en accord avec la littérature existante pour éviter tout risque d’hypervolémie. Les prélèvements de tissu musculaire se feront sous anesthésie générale. Le risque d’infection est réduit mais possible. Dans ce genre d’intervention le risque d’hémorragie est minime mais possible. Après la perfusion et les biopsies, les individus resteront pendant 24h et 48h sous surveillance en infirmerie avec un congénère de leur groupe social (e.g. la mère) pour réduire au maximum le stress potentielle liée à la séparation de son groupe d’origine.
Devenir
Une fois la procédure finie, les animaux intégreront la colonie de babouins olive de notre établissement et seront inclus dans des programmes de reproduction ou expérimentaux selon la demande de la communauté scientifique.
Remplacement
L’évaluation de l’efficacité et de la sécurité des produits de santé destinés à l’Homme doit être réalisée chez une espèce rongeur et une espèce non rongeur avant de faire une demande d’investigation chez l’Homme en clinique. La capacité du conjugué vectorisé C5-siSOD1 à éteindre l’expression du gène SOD1 a déjà été démontrée sur différents modèles cellulaires in vitro puis confirmée in vivo chez le rongeur. Afin de pouvoir proposer à l'industrie pharmaceutique cette technologie de vectorisation d’ONs thérapeutique, le Sponsor doit maintenant établir la preuve de son efficacité et innocuité chez une espèce non rongeur proche de l’Homme. Ce projet s’inscrit donc dans une démarche de développement préclinique, en confirmant chez une espèce de primate la capacité du conjugué vectorisé C5-siSOD1h à éteindre l’expression du gène SOD1 après administration systémique.
Réduction
La conception de ce projet a non seulement visé à réduire au maximum l’utilisation des primates, mais aussi de limiter les interventions à des manipulations transitoires, peu invasives et non terminales. L’expérience acquise chez la souris permet de réduire le nombre de primates dans chaque groupe à trois, car des grands effets du traitement sont attendus. Pour réduire le nombre d’individus seuls des mâles seront utilisés pour ce projet (pour éviter tout éffet potentiel du sexe sur la variable étudiée). Un nombre minimal de 3 groupes a été retenu, soit un total limité à 9 animaux: - 1er groupe recevant une perfusion d’un siARN non vectorisé, le N6-siSOD1h. - 2ème groupe recevant une perfusion d’un siARN vectorisé, le C5-siSOD1h. - 3ème groupe «contrôle» recevant une solution tampon phosphate (PBS).
Raffinement
Les animaux seront manipulés seulement à trois moments : lors de la perfusion et au moment des deux biopsies. Les trois manipulations se feront sous anesthésie générale et placés sur une surface chauffante. Après intubation orotrachéale, l’animal sera mis sous Sévoflurane. Toutes les interventions seront réalisées par l’équipe de vétérinaires de l’établissement utilisateur. Aucun effet négatif n’est attendu concernant les produits perfusés. Les zones d’incision seront tout d’abord tondues, nettoyées et désinfectées. Seulement 100 mg de muscle squelettique seront preleves a chaque biopsie après avoir réalisé une petite incision cutanée pour accéder au muscle. En début de chaque intervention, une analgésie sera assurée. Ce genre de biopsie n’est habituellement pas douloureux en post-opératoire et ne nécessite pas de traitement antalgique de manière systématique. L’animal sera gardé, toutefois, sous surveillance 48h en zone d’isolement avec un congénère, et évalué quotidiennement par l’équipe de zootechnie et l’équipe vétérinaire. En cas de signes de douleurs, un traitement antalgique pourra être initié. Au bout de 48h, si la récupération est validée par l’équipe vétérinaire, l’animal pourra être réintroduit dans son groupe. Pendant toute l’anesthésie les individus seront surveillés et monitorés par les vétérinaires. Concernant la perfusion, les individus resteront sous surveillance 24h avec un congénère (e.g. la mère) avant d’être réintégrés dans leur groupe d’origine. Ils seront réintroduits dans leurs groupes sociaux suivant la procédure validée par la Structure en charge du Bien-Être Animal de l’établissement utilisateur et sous surveillance accrue du vétérinaire. Les captures des individus dans leurs groupes sociaux se feront à l‘aide d’un système de tunnels et des techniques de renforcement positif. Les individus ciblés seront transférés à l’aide d’un nid de capture en infirmerie où ils seront induits dans des cages à fond amovible.
Choix des espèces
Le babouin olive est un modèle bien connu dans la recherche biomédicale. Cette espèce de primate reste au jour d’aujourd’hui l’espèce la plus accessible dans notre établissement. Par sa grande taille elle permet facilement la réalisation de plusieurs biopsies des muscles squelettiques sur un même individu. Les animaux utilisés dans cette étude seront tous des individus juvéniles entre 3-4 kg. Les produits perfusés le sont à une concentration 5 mg/kg. Cette concentration a été calculée par rapport à des études précédentes chez la souris. Ces produits doivent être synthétisés au laboratoire, donc nous sommes limités par la quantité de produit. L’utilisation des jeunes babouins olive s’explique par le compromis entre poids de l’animal (capacité de synthétiser les molécules à perfuser) et leur volume musculaire (capacité de faire 3 biopsies sur le même membre pelvien).