Procédures légères

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  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres mammifères : 14
Souffrances
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▲ 14
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Devenir
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 14
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14 baleines à bosse vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis laissées dans leur milieu naturel. À distance depuis un bateau, une balise Argos à pointe est implantée dans leur lard au fusil à air comprimé et une biopsie de peau est prélevée, pour suivre leurs routes migratoires. Le porteur qualifie la pose de balise d'invasive tout en la jugeant d'impact minimal, et décrit une réaction de surprise suivie d'un retour rapide à l'activité. Il présente le projet comme utile à la conservation de l'espèce, sans autre modèle possible.

Objectifs

Ce projet vise l’étude, par suivi télémétrique, des mouvements migratoires des baleines à bosse afin d’identifier les mouvements migratoires entre la zone de reproduction et les zones de nourrissage antarctiques ou subantarctiques. Les connaissances sur les parcours migratoires des baleines à bosse fréquentant l'île, entre leur site de reproduction et leur site de nourrissage, sont inexistantes. Ce projet permettra de combler cette lacune de connaissances.

Bénéfices attendus

Quinze individus adultes ont déjà été équipés de balises Argos autour de l'île en août 2013, soit au milieu de la saison de présence des baleines. Cette première étude a permis de suivre les mouvements migratoires au sein de la zone ainsi que d’identifier les habitats préférentiels utilisés par les baleines à bosse pour la reproduction. Néanmoins, la durée d’implantation des balises Argos étant relativement réduite (quelques semaines), la migration retour des individus vers leur zone de nourrissage n’a pas pu être étudiée lors de cette première phase. La phase 2 de ce projet se propose d’équiper 15 individus adultes de balises Argos, en parallèle de leur biopsie, en fin de saison de présence des baleines à bosse, période à laquelle les baleines à bosse sont susceptibles d’amorcer la migration retour vers leur site de nourrissage. Un premier volet de ce projet a été réalisé du 01 au 15 septembre 2019, au cours duquel une seule baleine à bosse a pu etre équipée. En effet, la faible fréquentation de l'île par les baleines à bosse cette année là n'a pas permis d'équiper davantage d'individus. Dans le cadre de ce projet, 14 baleines à bosse restent à etre équipées et biopsiées. Cette opération se déroulera du 01 août au 15 octobre 2022. Les données ainsi acquises permettront notamment d’obtenir des informations précises sur les trajets et le temps de migration, le degré d’utilisation des sites potentiellement importants pour la reproduction et de mieux définir les couloirs migratoires ainsi que les zones de nourrissage. Ces données viendront compléter celles précédemment acquises lors de la phase I, ce qui nous permettra de disposer d’une vision globale des mouvements des baleines à bosse sur l’ensemble de leur cycle migratoire, en vue, à terme, de disposer de données suffisantes pour renforcer les mesures de protection existantes et mettre en place de nouvelles mesures concernant cette espèce et son habitat.

Procédures

Les biopsies cutanées et la pose de balise Argos seront effectuées sur animaux vigiles. Un animal sera prélevé une seule fois.

Impact sur les animaux

La pose de balises, largement utilisée par la communauté scientifique, est jugée invasive du fait de l’implantation d’un élément étranger dans le corps de l’animal. Cependant, le degré de sévérité est considéré comme minimal. Un certain nombre de balises ont été posées dans le monde entier sur les cétacés, avec des systèmes d’attache divers, allant du harnais à l’implantation intra-musculaire, en passant par des dispositifs de fixation par ventouse externe. Néanmoins, l’implantation de balises Argos correspond à la seule technique permettant le suivi télémétrique des baleines à bosse à moyen et long terme, les balises entièrement externes étant soumises à des forces de frottement importantes, responsables de leur détachement précoce. De même, les biopsies cutanées sont réalisées sur de nombreuses espèces de cétacés, des plus petits delphinidés aux plus grands mysticètes. De nombreuses publications scientifiques sont disponibles sur l’impact de la pratique des biopsies sur les individus et les populations. Sur les grands cétacés, il a été montré que la pratique de biopsies n’a pas de conséquences importantes. De plus, bien qu’il y ait généralement une réaction de surprise lors de l’impact (spasme du corps, accélération de la nage), les animaux reviennent rapidement à leur activité initiale.

Devenir

Les objectifs du projet impliquent l'équipement de balise Argos et le prélévement de biopsie cutané sur des animaux vivants dans leur milieu naturel. Les individus prélevés seront laissés dans leur habitat naturel.

Remplacement

Les objectifs du projet imposent la pose de balises et le prélèvement de biopsie sur des baleines à bosse dans le but de suivre leurs trajets migratoires lors de leur présence autour de l'île, en vue notamment de leur conservation. Aucun autre modèle ne peut être substitué.

Réduction

Ce projet se propose d'équiper de balise Argos et de biopsier 15 baleines à bosse adultes. Une baleine à bosse avait déjà été équipée en septembre 2019 lors du volet 1 de ce projet. Quatorze baleines à bosse restent donc à équiper et biopsier sur ce projet. Le nombre de 15 balises Argos, choisi avant tout pour des raisons financières, permettra de décrire les tendances des trajectoires des baleines à bosse, même en cas d’arrêt prématuré de certaines d’entre elles. Ce nombre viendra s’ajouter aux 15 individus initialement équipés et biopsiés lors de la première phase du programme. De plus, ce programme s’intègre dans une dynamique régionale. En effet, plusieurs structures de recherche ont équipé des baleines à bosse de balises Argos dans la zone de 2011 à 2013. Nos résultats viendront donc compléter les données concernant les trajets migratoires des baleines dans cette zone, en vue d’une analyse globale régionale. Ce nombre ne peut, en ce sens, etre réduit. La photoidentification des individus biopsiés permettra d’éviter de prélever le même individu à deux reprises.

Raffinement

Le matériel utilisé correspond aux dernières technologies en matière de balise et de système de déploiement. La balise est pourvue d’une pointe acérée et mesure 260x22mm. Une fois implantée, seule l’antenne apparait en surface. Les balises, biocompatibles et cylindriques, seront déployées à distance (1 à 4m), à l’aide d’un fusil à air comprimé, et seront implantées dans la couche de lard située en avant de l’insertion antérieure de la nageoire dorsale. Avant toute opération de déploiement, la pointe de la balise sera nettoyée et désinfectée à l’éthanol. Nous utiliserons de petits bateaux (5 à 7m), facilement manoeuvrables, équipés d’une plateforme de tir. Les groupes seront approchés lentement et progressivement par les ¾ arrière, non seulement pour éviter l’effet de surprise, mais aussi pour permettre à l’équipe de photo-identifier tous les membres du groupe et d’attribuer un indice comportemental à chaque individu. L’individu cible sera choisi suivant des critères précis (adulte, bonne condition physique, sexe…). Lorsque la baleine sera suffisamment proche (1 à 4m) et parallèle au bateau, le tagueur, expérimenté et mondialement reconnu pour son expertise, et qui sera mobilisé spécifiquement pendant la durée du projet, implantera la balise Argos, afin de limiter les tentatives en autorisant un taux de réussite optimal. La photoidentification des baleines taguées (et biopsiées), permettra d’éviter d’équiper et de prélever le même individu à 2 reprises. Si le groupe est difficile à approcher (individus farouches, état de la mer mauvais), ou que plus de 3 tentatives d’équipement auront été infructueuses, un autre groupe sera recherché. La réaction de l’individu cible, ainsi que du groupe auquel il appartient, sera suivie pendant 15 minutes et les comportements seront consignés. Des agents embarqueront à bord afin de contrôler le respect du protocole prévu par les autorisations ministérielles. De plus, la présence d’un vétérinaire et de membres de la structure chargée du bien être au sein de l’équipe permettra le contrôle du respect du principe des 3 R et des points limites. Le vétérinaire veillera notamment au bon déroulement des opérations et interviendra en cas de besoin (blessure,...). L’équipement de balise et le prélèvement de biopsie se feront simultanément sur le même individu afin de limiter les approches.

Choix des espèces

Dans l’Hémisphère sud, les baleines à bosse migrent des sites de nourrissage en Antarctique vers les plus hautes latitudes sud pour se reproduire ou mettre bas pendant l’hiver austral (de juin à novembre). Depuis 2008, le taux de fréquentation de l'île par les baleines à bosse a largement augmenté. Malgré une présence saisonnière, le nombre d’observations de cette espèce en fait l’espèce la plus fréquemment rencontrée autour de l'île. Il s’agit de la seule espèce migratrice de cétacé fréquemment observée dans ces eaux. Les animaux équipés et biopsiés seront des individus adultes en bonne condition physique. En effet, les balises sont conçues pour des animaux présentant une couche de lard d’environ 20 cm d’épaisseur. De plus, les jeunes sont plus sensibles aux stimuli cutanés du fait de la finesse de leur pannicule graisseux.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 567
Souffrances
▲ -
▲ 513
▲ -
▲ 54
Devenir
 -
 -
 -
 567

567 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 513 d'entre elles et sévère pour 54. Les souriceaux subissent l'amputation d'une phalange sur chaque patte, sur animal vigile, pour le génotypage, et les souris porteuses d'un cancer du pancréas sont laissées jusqu'à un stade avancé. Le porteur indique qu'aucun anti-inflammatoire ni dérivé morphinique ne peut être administré pour limiter leur souffrance, cela modifiant le métabolisme de la tumeur. Il revendique le recours aux souris comme "absolument indispensable" pour étudier le rythme jour-nuit des tumeurs.

Objectifs

Le but de ce projet est d'identifier des cibles métaboliques présentant des profils d’activation différents dans la tumeur pancréatique (ADKP) versus les organes sains au cours de la journée (i.e. jour et nuit). Ceci afin de définir à quel moment de la journée, les traitements, dirigés contre ces cibles, engendreront une régression maximale de la masse tumorale et des effets secondaires restreints. Pour atteindre cet objectif, un prélèvement toutes les 4h sur 24h des organes d’intérêts et du sang sera réalisé chez des souris développant des ADKPs et chez des souris saines. Le développement de ces ADKPs est induit par les mutations les plus fréquemment retrouvées chez les patients et les ADKPs ainsi formés récapitulent fidèlement la maladie chez l’homme.

Bénéfices attendus

Ce projet émergent et innovant générera des résultats robustes, inexistants en raison des contraintes méthodologiques, avec un fort potentiel clinique, puisqu'il vise à élaborer de nouvelles modalités d’administration d’inhibiteurs métaboliques déjà existants ou en développement afin d’apporter un réel bénéfice thérapeutique pour les patients atteints d’ADKP. Il permettra également le développement de collaborations interdisciplinaires entre biologistes et mathématiciens/modélisateurs, et cliniciens, indispensable pour mener à bien ce projet.

Procédures

Chaque souriceau généré par les couples de souris fondatrices seront, à l’âge de 7 à 10 jours, identifiés par ablation de la phalange la plus distale, et d’une seule phalange par patte, excepté le pouce, et en privilégiant les pattes postérieures. Cette unique intervention, réalisée sur animaux vigiles, permettra de définir précocement leur génotype, de limiter leur manipulation et de ne garder que les souriceaux avec les génotypes d’intérêts.

Impact sur les animaux

Les souris atteintes d’un cancer du pancréas se caractérisent par une stabilisation de leur poids corporel puis par des apparences et/ou comportements anormaux, qui signent la présence d’une tumeur pancréatique de stade avancé. Notre expertise nous permet de détecter quotidiennement tout signe de douleur, d’angoisse et de souffrance de l’animal, et de procéder à l’euthanasie de celui-ci dès lors que le score du point limite est atteint. Il est à noter qu’à ce-jour, aucun marqueur de dépistage précoce de la maladie et technique d’imagerie fiable ne sont utilisables en préclinique et clinique pour la détection et/ou le suivi de la progression de la maladie.

Devenir

Chaque souris porteuse d’une tumeur pancréatique sera euthanasiée dès lors que le point limite est atteint, ainsi que sa congénère de phénotype non-dommageable de même. Nous procèderons au prélèvement des organes d’intérêt et du sang, qui seront analysés ultérieurement.

Remplacement

Le recours à des animaux est absolument indispensable pour mener à bien ce projet, qui vise à caractériser le profil d’activation rythmique de cibles thérapeutiques métaboliques dans la tumeur pancréatique vs les organes sains au cours d’une journée de 24h. Celui-ci doit être réalisé sur des animaux vigiles, qui possèdent une horloge interne fonctionnelle, capables de percevoir les variations du cycle lumière/obscurité environnemental. L’utilisation d’alternatives expérimentales ne faisant pas appel à l’utilisation d’animaux sera envisagée chaque fois que c’est possible (ex : conditions de culture permettant de mesurer l’activité métabolique rythmique des cellules tumorales pancréatiques et de définir l’efficacité de drogues métaboliques).

Réduction

Nous avons défini : - un intervalle d'échantillonnage minimun, toutes les 4h sur 24h, qui nous permettre selon les recommandations bibliographiques de discriminer les rythmes métaboliques avec une périodicité de 24h de ceux avec une périodicité moindre ; - un nombre calculé de réplicats biologiques (n=6/groupe/temps) nécessaire à l’obtention de la puissance statistique souhaitée (=0,8), défini grâce à l’application RnaSeqSampleSize. Toutefois, de par notre expérience, le nombre de souris contrôle a été volontairement porté à n=9/temps, afin d’obtenir un nombre suffisant d’échantillons d’excellente qualité pour notre analyse (n=6/temps). De même, pour réduire l’hétérogénéité tumorale entre animaux porteurs de cancer pancréatique, nous avons délibérément augmenté le nombre d’individus de cette cohorte à n=9/temps pour avoir au final 6 tumeurs pancréatiques de grades similaires pour l’analyse RNASeq. Les résultats de cette étude seront analysés par nos collaborateurs experts en bioinformatique à l’aide d’outils spécifiques qu’ils ont développé ou qui sont utilisables gratuitement en ligne.

Raffinement

Des personnes compétentes en expérimentation animale seront en charge de la surveillance et de la manipulation quotidienne des souris avec un phénotype dommageable. Quotidiennement, des critères objectifs seront quantifiés et un score cumulé sera établi (e.g. Score cumulé 10 apparences et/ou comportements anormaux). Lorsque ce score cumulé est > à 10 pour une souris avec un phénotype dommageable, celle-ci sera rapidement euthanasié ainsi que son congénère de portée de même âge ayant un phénotype non-dommageable. Afin de minimiser l’hétérogénéité tumorale et obtenir des résultats robustes et significatifs, les souris ne peuvent être euthanasiées à des stades moins avancés et aucun anti-inflammatoire non stéroïdien ou dérivé morphinique ne peut être prescrit pour limiter les souffrances de l’animal avec un phénotype dommageable. En effet, les données bibliographiques montrent que leur administration altère le métabolisme tumoral, limite la croissance tumorale et/ou potentialise l’action de la chimiothérapie.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris, modèle d'étude de référence dans le domaine des rythmes biologiques de périodicité proche de 24h et très similaire à l'homme sur le plan génétique. De plus, cette espèce se caractérise par de nombreux avantages, notamment leur développement rapide, une descendance nombreuse et une facilité d’entretien et d’élevage. Les souris développant des tumeurs pancréatiques seront euthanasiées au stade de jeune adulte (environ 8,5 semaines après la naissance), stade à partir duquel les tumeurs prélevées sont relativement homogènes et dites de haut grades, comme la majorité des tumeurs pancréatiques diagnostiquée chez les patients. Ce dernier argument est requis pour notre étude qui vise à terme à améliorer l’efficacité des traitements anti-métaboliques chez ce groupe de patients en particulier.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 5000
Cochons d'Inde : 600
Hamsters dorés : 7000
Chats : 150
Chiens : 1000
Furets : 50
Souffrances
▲ -
▲ 11040
▲ 2760
▲ -
Devenir
 219
 -
 11241
 2340

13 800 animaux non-humains vont être utilisés, dont des chiens, des chats, des furets, des souris, des cobayes et des hamsters, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent des vaccins en cours de développement puis subissent prises de sang, biopsies de peau, ponctions d'organes lymphoïdes et écouvillonnages nasaux, buccaux, rectaux, vaginaux et oculaires, pour des tests d'efficacité et d'innocuité. Une partie sera tuée pour des prélèvements terminaux, la majorité étant réutilisée dans un autre projet d'épreuve virulente, une minorité de carnivores et de cobayes pouvant être adoptée. Le porteur qualifie la procédure de "stricte nécessité" imposée par la réglementation.

Objectifs

De nos jours, les animaux domestiques comme les animaux d’élevages sont de plus en plus nombreux à être exposés à des agents pathogènes en perpétuelle évolution. Face à l’essor des résistances aux antibiotiques et la volonté d’en réduire leurs utilisations, le développement de produits immunologiques comme les vaccins sont indispensables. Pour cela, la réglementation impose d’évaluer l’efficacité et l’innocuité (qualité) des produits sur l’espèce de destination (pour lequel le produit est destiné). Ce projet consiste à évaluer la réponse immunitaire (autrement dit l’efficacité) et l’innocuité de différents produits immunologiques (nouveaux produits ou mise à jour de produits déjà sur le marché). Il s’agira donc de mieux connaître et comprendre les produits en évaluant différentes voies d’administration, doses et/ou avec différentes formulations (ex: adjuvants/excipient). Cette procédure permettra de mieux définir et caractériser le produit.

Bénéfices attendus

Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition de produits immunologiques sûrs et efficaces auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les requis pour la mise sur le marché de ces produits. Ce projet s’inscrit dans la prévention de maladies pouvant être graves et causer de la souffrance animale. A long terme, les produits immunologiques ainsi développés permettent de protéger les espèces de carnivores domestiques contre un agent pathogène par la réduction des signes cliniques de maladie voire la mortalité ainsi que par la réduction de sa propagation auprès de ses congénères et de l’Homme (dans le cas de zoonoses). Dans le cadre du développement de nouveaux produits ou amélioration de produits existants sur le marché, les bénéfices envisagés de cette procédure seront la meilleure connaissance et compréhension du fonctionnement de ces produits (dose, voie d’administration, adjuvants/excipients, innocuité, efficacité, mécanisme d’action) ainsi que la réalisation des études réglementaires permettant la mise sur le marché de ces produit.

Procédures

Le nombre d’interventions dépend de la durée de l’étude et leur fréquence est conforme aux procédures internes. La durée des études vaccinales peut aller de 1 jour (cinétique de suivi de la réponse immunitaire précoce qui nécessite l’analyse de facteurs tels que les cytokines) à 2 ans (étude de la durée d’immunité après boost vaccinal), la durée moyenne et la plus fréquente étant de 49 jours. Concernant la durée des interventions sur animaux : les seules administrations prévues sont les vaccinations, qui concernent toutes les espèces, qui se font sans anesthésie et qui durent entre 3 et 30 secondes, les prélèvements de sang (toutes espèces), sans anesthésie chez le chien, avec anesthésie chez le chat et le furet (durée anesthésie 5 min) et qui durent de 10 à 30 secondes, les biopsies dermiques (toutes espèces, avec anesthésie de 5 minutes), durée de la biopsie 5 minutes, chez les chiens, chats et furets : biopsies et ponctions d’organes lymphoïdes, 30 minutes d’anesthésie, durée 5 minutes pour la biopsie, 3 minutes pour la ponction, chez les chiens, chats et furets : prélèvements nasaux, par écouvillonnage (chien sans sédation sauf si animal agité, chat et furet sous anesthésie de 5 min), durée de l’écouvillonnage 10 secondes ; ou par lavage (sous anesthésie 5 minutes) de durée 1 minute, chez les chiens, chats et furets : prélèvements buccaux (sans anesthésie) par écouvillonnage (durée 10 secondes) ou par prélèvement salivaire (durée 30 secondes), chez les chiens, chats et furets : prélèvements rectaux (sans anesthésie) par écouvillonnage (durée 10 secondes), chez les chiens, chats et furets : prélèvements vaginaux (avec anesthésie chez le furet, 5 minutes) par écouvillonnage (durée 10 secondes), chez les chiens, chats et furets : prélèvements oculaires par écouvillonnage de la muqueuse oculaire (sans anesthésie, durée 10 secondes) ou par lavage de la muqueuse oculaire (sous anesthésie, 5 minutes), durée 10 secondes, chez les chiens et les chats : prélèvements urinaires par sondage (sans anesthésie chez le chien mâle, avec anesthésie 5 minutes dans les autres cas (durée du sondage 1 minute chez le chien mâle, 2 minutes chez le chien femelle et chez les chats) ; ou prélèvement urinaire par ponction de la vessie (sous anesthésie 10 minutes), durée de la ponction 30 secondes.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront ressentir une légère douleur transitoire aux sites d’injection lors de l’administration du produit testé, d’anesthésique ou de médication, liée à l’introduction d’une aiguille (ex : sous cutanée, intra-musculaire…). En revanche pour d’autres voies d’administration telles que intraoculaire ou intranasale, ou lors de certains prélèvements (exemple sondage urinaire), une anesthésie sera mise en place afin de prévenir tout stress ou douleur. Suite à l’administration du produit testé, les animaux pourront présenter des signes cliniques locaux et/ou généraux, qualifiés d’effets indésirables transitoires connus des vaccins comme une réaction cutanée locale (prurit, œdème, tuméfaction, nodule, douleur à la palpation), des réactions systémiques transitoires (perte de poids, réduction de consommation alimentaire). Ces nuisances pourront être répétées car plusieurs administrations pourront être réalisées selon la posologie envisagée (schéma vaccinal). Le suivi de la température par voie rectale pourra causer de l’inconfort temporaire et/ou de la douleur transitoire. Enfin, lors du suivi régulier des animaux, les nuisances envisagées seront fonction du type de prélèvements réalisés telles qu’une légère gêne (ex : lavage/écouvillon nasal), ou douleur transitoire liée à l’introduction de l’aiguille (ex : prise de sang), le cas échéant.

Devenir

Les carnivores domestiques, ainsi que les cobayes qui auront reçu uniquement un produit connu, sans impact sur l’environnement et suivi via des marqueurs biologiques par prélèvement pourront faire l’objet d’un replacement ou adoption. La majeure partie des carnivores domestiques sera réutilisée dans un autre projet afin d’évaluer l’efficacité des produits testés face à une épreuve virulente exigée par la réglementation. La majorité des rongeurs utilisés sera réutilisée dans autre projet afin d’évaluer l’efficacité des produits testés face à une épreuve virulente ou euthanasiée à la fin du projet dans le but de collecter des prélèvements terminaux (sérum, tissus, organe) afin de développer un test sérologique (test de libération sur l’espèce non cible) ou évaluer l’activité immunologique des produits pour mieux comprendre leur mécanisme d’action.

Remplacement

Cette procédure a un caractère de stricte nécessité : elle ne peut pas, pour le moment, être remplacée par des méthodes alternatives car elle répond à l’obligation réglementaire ou scientifique d’être conduite sur l’espèce de destination du produit ou sur un modèle de rongeurs le cas échéant. Néanmoins, cette procédure pourrait permettre de substituer le test de libération sur modèle rongeur avec épreuve virulente par des tests de libération sans recours à une épreuve virulente, ce qui constitue une alternative ex vivo.

Réduction

Le nombre d’animaux envisagés dans cette procédure à été défini à son minimum : -soit en conformité avec la réglementation et la pharmacopée -soit étayé à l’aide d’un raisonnement scientifique et/ou d’une analyse statistique et/ou d’une recherche bibliographique permettant l’atteinte de l’objectif du projet. Il est également évalué en fonction du développement des projets de recherche sur les 5 ans à venir. Par ailleurs, lorsque cela est possible, un groupe contrôle unique (qui n’a pas reçu le produit) sera commun à plusieurs essais répétés.

Raffinement

Les mesures de raffinement utilisées sont : -Une période d’acclimatation adaptée aux conditions de l’étude -Hébergement des animaux en groupe de manière à ne pas induire un stress d’isolement et renforcer le comportement social intra-espèce. -Habituation et socialisation des animaux (standard à renforcée) -Enrichissement des box afin d’améliorer le confort des animaux (musique, jouets adaptés…). -Selon le produit et l’étude, possibilité d’utiliser un sédatif/anesthésique pour soit l’administration, soit les prélèvements, soit les 2, selon les caractéristiques du produit et l’instruction d’utilisation en vigueur. Une surveillance sera mise en place jusqu'au réveil complet de l’animal. -Médication : selon le produit, l’objectif de l’étude et l’impact scientifique, l’utilisation d’anti-douleur sera étudiée au cas par cas et selon les caractéristiques du produit. -Adaptation du type de nourriture afin de faciliter l’alimentation des animaux (pâtée). -Observation quotidienne des animaux et examen/suivi clinique effectué aussi souvent que cela sera jugé nécessaire avec une fréquence qui pourra être augmentée en cas de besoin (en particulier pour le suivi d’innocuité). -Mise en place de points limites adaptés et précisément définis qui pourront être réévalués en fonction des observations recueillies.

Choix des espèces

De façon réglementaire, l’efficacité et l’innocuité d’un produit doit être établie sur l’espèce cible (chien, chat et furet). Des essais préalables pourront être réalisés sur des modèles rongeurs afin de limiter le nombre de carnivores à utiliser. Des jeunes animaux sevrés sont utilisés car il s’agit d’une part du stade de développement permettant d’obtenir les résultats les plus pertinents en matière d’immunité mais il s’agit aussi du stade revendiqué pour l’administration du produit selon les besoins vétérinaires recueillis sur le terrain. Dans le cadre du développement de produits chez des animaux très jeunes, les procédures pourront être conduites sur des carnivores domestiques sevrés plus précocement.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Maladies animales
Saumons : 1140
Souffrances
▲ -
▲ 40
▲ -
▲ 1100
Devenir
 -
 -
 -
 1140

1 140 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Une centaine sert à établir la dose bactérienne tuant la moitié des poissons, 40 aux tests d'innocuité et 1 000 à tester un peptide marin contre la furonculose provoquée par Aeromonas salmonicida. Le porteur indique que l'infection entraîne une mortalité rapide, survenant 48 à 72 heures après l'inoculation, et prévoit une mise à mort "compassionnelle" des poissons montrant des signes de souffrance. Il affirme que les tests in vitro doivent "obligatoirement" être complétés par des tests sur l'espèce cible pour une demande d'autorisation de mise sur le marché.

Objectifs

Les infections bactériennes en piscicultures intensives représentent un problème majeur pour le bien-être et la santé des animaux. S'il existe des antibiotiques et des autovaccins relativement efficaces pour un certain nombre de pathologies, certaines maladies restent néanmoins difficiles à combattre. Ce projet s'inscrit dans la recherche de bioalternatives aux traitements antibiotiques couramment utilisés et propose d'évaluer l'effet chez la truite arc en ciel d’un peptide isolé de l'environnement marin présentant une forte efficacité au laboratoire contre la bactérie pathogène Aeromonas salmonicida (responsable de la furonculose). Ce projet intègre 3 procédures : la première vise à développer le modèle infectieux truite arc en ciel / A. salmonicida et à déterminer la concentration bactérienne générant une mortalité de l’ordre de 50% par injection intra-péritonéale. La seconde testera l’absence d’effet délétère sur le comportement et la santé des truites d’une dose forte du peptide. La troisième visera à tester l’effet du peptide (2 concentrations et 2 durées d'administration) chez des animaux qui subiront une infection bactérienne à A. salmonicida (cf procédure 1).

Bénéfices attendus

L'analyse statistique des résultats permettra de déterminer si le peptide testé a un effet significatif ou non sur la survie des animaux traités et leur poids durant cette phase d'infection expérimentale. En cas d'effets positifs, la formulation de ce peptide pourra être optimisée pour envisager une utilisation en pisciculture après autorisation des autorités compétentes.

Procédures

Les animaux subiront uniquement une anesthésie de courte durée (10 minutes maximum) à l'eugénol lors de la phase d'injection de la souche bactérienne pathogène, à laquelle sera couplée une prise de poids individuelle. Des pesées seront également réalisées post-mortem.

Impact sur les animaux

Aucun effet indésirable du peptide d'intérêt n'est attendu sur les animaux traités. L'évaluation de l'innocuité de cette molécule permettra d'ajuster les doses utilisées pour éviter tout impact sur le bien-être et la santé des poissons. L'infection par A. salmonicida induira une mortalité significative des animaux qui survient généralement très rapidement (48 à 72h) après l'inoculation de la souche.

Devenir

Animaux infectés expérimentalement avec une bactérie pathogène ou, pour les tests d'innocuité, traités avec le peptide et donc ne pouvant être réutilisés.

Remplacement

Les tests d'efficacité anti-microbienne réalisés in vitro avec le peptide d'intérêt sur différentes souches bactériennes pathogènes des poissons dont A Salmonicida doivent obligatoirement être complétés par des tests in vivo sur l'espèce animale cible, tests plus représentatifs de la complexité d'un système biologique hôte / pathogène, pour pouvoir déposer une potentielle demande d'autorisation de mise sur le marché.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés sera limité à son maximum tout en permettant de garantir la pertinence scientifique des essais et de déterminer un potentiel effet significatif du peptide testé. Un total de 1140 animaux maximum seront utilisés : 100 pour mettre en place le modèle d'infection et déterminer la dose létale permettant d'obtenir 50% de mortalité avec Aeromonas salmonicida sur le modèle truite arc en ciel ; 40 pour les tests d'innocuité du peptide et 1000 pour déterminer l'efficacité du peptide (2 concentrations et 2 modalités de traitement) dans un contexte d'infection expérimentale.

Raffinement

Les mesures de raffinement viseront à assurer des conditions optimales d’hébergement des animaux, à savoir, un volume d'eau adapté en circuit ouvert avec une oxygénation suffisante en fonction de la biomasse, un rythme jour/nuit naturel, la présence de suffisamment de congénères pour exprimer un répertoire comportemental riche, une alimentation adaptée à leur stade de développement. Les animaux présentant des signes de souffrance (comportement anormal, changement de couleur de robe, plaies cutanées, perte d'équilibre, ...) subiront une mise à mort compassionnelle.

Choix des espèces

La truite arc en ciel est l'espèce d'eau douce la plus produite en France et dans beaucoup de pays d'Europe. La furonculose touche principalement cette espèce. Nous utiliserons des animaux issus de la reproduction de Novembre 2021 (nés en Déc 2021) qui feront environ 10g au moment des essais. La furonculose touche tous les stades de vie mais les poissons jeunes sont plus fragiles.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 690
Souffrances
▲ -
▲ 690
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 690

690 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une injection unique de vecteurs viraux AAV par voie intraveineuse ou intramusculaire, des prises de sang et une mesure de bioluminescence sous anesthésie, pour identifier des vecteurs de thérapie génique ciblant mieux le muscle dans les dystrophies musculaires. Le porteur indique que la stratégie d'évolution dirigée permet de tester de nombreux variants en même temps, et que les organes sont prélevés après la mort. Il affirme qu'un vecteur doit être évalué dans un "organisme entier" que les cultures cellulaires ne permettent pas d'aborder.

Objectifs

L'objectif de ce projet s’inscrit dans l’évaluation d’approches thérapeutiques pour des maladies génétiques rares du muscle, les dystrophies musculaires, pour lesquelles il n’existe, à l’heure actuelle, aucun traitement. Les dystrophies musculaires sont des maladies dégénératives du muscle qui conduisent à une perte progressive des fonctions motrices telle que la marche. Une option thérapeutique possible est la thérapie génique, stratégie qui consiste à introduire du matériel génétique dans des cellules pour soigner une maladie. Le transport du gène thérapeutique dans les tissus cibles peut se faire grâce à l’utilisation de virus modifiés, appelés vecteurs, en raison de leur propriété naturelle de transférer leur propre matériel génétique dans les cellules humaines. Pour produire des vecteurs viraux, on utilise des virus modifiés génétiquement, dits sécurisés. Dans le cas des maladies musculaires, le fait qu’il soit nécessaire de pouvoir cibler l’ensemble de la masse musculaire impose d’injecter des niveaux très élevés de vecteurs, ce qui peut conduire à des effets adverses allant jusqu’à des effets graves, voire le décès. Il est donc souhaitable d’améliorer les vecteurs. La question scientifique posée dans ce projet est de donc de rechercher des vecteurs ayant des propriétés améliorées pour le transfert de gène en utilisant l’espèce souris comme support de l’identification de ces vecteurs.

Bénéfices attendus

Malgré des succès encourageants, le domaine de la thérapie génique pour les maladies neuromusculaires est toujours confronté à un certain nombre de défis en termes de sécurité et d'efficacité tels que la nécessité de doses élevées pour apporter le gène médicament dans toutes les cellules musculaires ou la présence de réaction immunitaire contre le vecteur ou le transgène. Dans ce projet, nous proposons de développer de nouveaux vecteurs afin d'augmenter l'efficacité du transfert de gène dans les tissus d’intérêt tels que le muscle pour de futures applications chez l'homme. Les bénéfices attendus du projet sont de permettre de proposer une stratégie thérapeutique plus efficace et donc une meilleure correction de la pathologie chez les patients. De plus, une meilleure efficacité devrait permettre une réduction des doses à administrer, permettant de minimiser les risques d’effet adverse chez le patient. Les données obtenues devraient également permettre de mieux comprendre les éléments biologiques gouvernant l’entrée des vecteurs dans les différents organes.

Procédures

Les vecteurs sont injectés une seule fois soit par administration intraveineuse sur animaux vigiles, soit par voie intramusculaire sur animaux anesthésiés. Les prélèvements de sang se feront en début et en fin de protocole. Les prélèvements de sang ne se font pas le même jour que les injections afin de ne pas induire de douleur supplémentaire. En fin de protocole, les animaux sont examinés sous un capteur qui permet de recueillir de la lumière dont l’intensité va dépendre du niveau de transfert de gène. Cette analyse se fait sur animaux anesthésiés. Il s’agit d’une anesthésie gazeuse. Cette mesure dure 10 minutes et est faite une seule fois, avant l’euthanasie.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux sont liées en particulier à la nature des différents actes réalisés : - Piqûre IP pour administration d’anesthésique avant injection en intramusculaire (une seule fois au cours du protocole) ; - Piqûres intraveineuse caudale pour injection AAV (une fois au cours du protocole) ; - Intraveineuse sinus pour injection AAV (une fois au cours du protocole) sous anesthésie gazeuse ; - Prélèvements de sang au sinus soit sous anesthésie gazeuse, soit sous anesthésie fixe en début et fin de protocole ; - Injections intrapéritonéales de luciférine pour la mesure de la bioluminescence ; - Possibilité de sécheresse oculaire au cours des anesthésies (utilisation de gel pour réduire cette nuisance le cas échéant).

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures afin de réaliser le prélèvement des organes.

Remplacement

Afin d’évaluer ou de sélectionner de nouveaux vecteurs, il est nécessaire de les administrer dans un organisme entier où il va se distribuer et rentrer dans certains organes en fonction de possibilités d’interaction. Des vecteurs identifiés sur des cellules en culture n’auront pas forcément les caractéristiques voulues pour un transfert efficace dans un organisme. Théoriquement, les méthodes alternatives à l’expérimentation animale peuvent être de différentes natures : méthodes in silico (avec un programme informatique) ou in vitro (sur des cellules). Les approches in silico utilisées en alternative à l’expérimentation animale à ce jour permettent uniquement des modélisations physico-chimiques comme la relation entre la structure et l’activité biologique d’une molécule ou des modélisations d’élimination de molécules. Des modèles in silico qui pourraient permettre de modéliser numériquement les expériences proposées dans ce projet à partir d’un ensemble de données n’existent donc pas à ce jour. Les méthodes in vitro les plus utilisées aujourd’hui comme alternative en expérimentation animale sont basées sur l’utilisation de cultures cellulaires. Elles présentent l’avantage d’offrir la possibilité d’utiliser des cellules humaines avec les considérations éthiques correspondantes bien sûr. Cependant, ces cultures ne permettent pas d’aborder les questions posées dans ce projet qui doivent prendre en compte des paramètres tels que les interactions des vecteurs avec le système sanguin, le système immunitaire et l’ensemble des éléments qui guide comment se distribue un virus dans un organisme.

Réduction

La stratégie de l’évolution dirigée (méthode utilisée en biologie et qui imite le processus de séléction naturelle) pour la sélection de nouveaux vecteurs utilisé dans ce projet permet de réaliser l’évaluation de très nombreux variants en même temps, ce qui permet une réduction extrêmement importante du nombre d’animaux nécessaires. Nous utiliserons un seul modèle de maladies musculaires, choisi pour sa représentativité. Nous utiliserons les mêmes souris contrôles pour des expériences différentes chaque fois que possible. Quand cela est possible, les groupes contrôles seront communs entre les différents vecteurs évalués. De plus, un maximum d’analyses sera réalisé sur organes prélevés après la mort des animaux pour éviter des doublons de procédures expérimentales. Le nombre d’animaux utilisés par groupe est optimisé pour obtenir des résultats statistiquement significatifs selon un critère défini par le type d’analyse réalisée.

Raffinement

Les souris sont anesthésiées lorsque les procédures expérimentales sont jugées potentiellement douloureuses ou stressantes. Dans ce cas, les animaux auront reçu au préalable un traitement analgésique si nécessaire. Les prélèvements de sang seront effectués sous anesthésie de courte durée. Nous appliquons les points limites établis préalablement et utilisons les procédures d’euthanasie appropriées. Des mesures pour augmenter le confort des animaux sont également appliquées telles que l’utilisation de la chaleur pour maintenir la température corporelle stable lors de la phase de réveil, ou l’application de gel oculaire pour éviter le dessèchement des tissus lors des anesthésies.

Choix des espèces

Pour ce projet, nous utiliserons les espèces souris car les modèles existants des pathologies étudiées sont sur ces espèces. Dans cette étude, les animaux seront utilisés à partir de leur sevrage au stade jeune adulte. Ces animaux présentent une taille et une maturation des organes adéquates pour l’évaluation moyenne du transfert des vecteurs.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 285
Souffrances
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▲ 45
▲ 240
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Devenir
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 -
 -
 285

285 souris femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent un poinçon à l'oreille, six prises de sang dans la veine faciale espacées de quatorze jours et jusqu'à cinq injections intrapéritonéales, pour tester une immunothérapie fondée sur le parasite Neospora caninum contre le carcinome ovarien. Le porteur indique qu'une ascite peut se développer au-delà de 45 jours et provoquer des douleurs, les souris dépassant 20 % de gain de poids étant alors mises à mort. Sur le remplacement, il conclut que les approches in vitro et les organoïdes ne reproduisent pas le "modèle de régulation complexe" recherché.

Objectifs

Le projet, basé sur l’efficacité d’un microorganismee en immunothérapie antitumorale, a déjà montré sa pertinence et son efficacité dans un modèle d’étude de tumeur solide et dans des modèles précliniques murins de cancers de mauvais pronostics. Plusieurs stratégies ont été développées au sein de notre laboratoire afin de contrôler le développement de tumeurs solides, ici appliquées au carcinome ovarien chez la souris. Des premières données ont été obtenues démontrant la capacité du microorganisme à réduire le développement tumoral par différents mécanismes ayant des actions complémentaires. L’objectif du présent projet est d’optimiser cette nouvelle approche d’immunothérapie notamment dans le but de se rapprocher de ce qui est observer en clinique en termes de délai de prise en charge des patients mais également d’améliorer son efficacité. Nous avons d’ores et déjà obtenus au sein de l’équipe des microorganismes capables de sécréter des molécules d’intérêt en immunothérapie qui doivent maintenant démontrer leur supériorité en termes de protection en modèles précliniques murins dont le carcinome ovarien.

Bénéfices attendus

Nous espérons obtenir une inhibition totale du développement tumoral en faisant sécréter par Neospora caninum une ou plusieurs molécules immunothérapeutiques d’intérêt contre le carcinome ovarien. Le but ultime étant de démontrer également son efficacité lors d’une prise en charge tardive ce qui laisserait envisager une nouvelle issue thérapeutique pour les femmes atteintes de cancer ovarien.

Procédures

Les animaux vigiles seront soumis à une identification individuelle par poinçon à l'oreille (moins d'une minute / animal), six prises de sang espacées de 14 jours dans la veine faciale (environ 1 minute / animal), de une à cinq injections par voie intrapéritonéale espacées de 14 jours (moins d'une minute / animal).

Impact sur les animaux

La souris, tout comme l’homme, n’est pas un hôte naturel de ce protozoaire (WTNEO) et y est résistant avec une prise en charge rapide par son système immunitaire. Jusqu’à présent, les recombinants testés ont sans exception montré une virulence comparable, c’est-à-dire le plus souvent sans aucun signe clinique. Il peut parfois être observé une légère asthénie pendant 2 à 3 jours. Cependant, si des signes cliniques devaient survenir à la suite de l’infection (5 à 10 jours après), ceux-ci seraient les suivants : asthénie prolongée, prostration, hyporéactivité, piloérection, perte de poids supérieure à 15%. Concernant le développement tumoral, d’après les données bibliographiques, aucun signe de douleur particulier n’est détecté au cours des 45 premiers jours du protocole expérimental. Au-delà de ce temps, une ascite peut se développer reflétant le développement d’une tumeur solide sur les ovaires, ce qui peut entrainer des douleurs ou de la souffrance inutile pour les animaux.

Devenir

A l'issu des procédures les animaux seront mis à mort afin d'étudier la protection conférée en termes de croissance tumorale (nécessité de prélever la tumeur située sur les ovaires et l'omemtum) et également d'étudier la réponse immunitaire associée à cette protection ( prélèvement des rates, ganglions mésentériques, ganglions inguinaux, tumeur).

Remplacement

Une approche in vitro a été développée en amont afin de valider notre hypothèse de travail et l’utilisation de tachyzoïtes sur des cellules immunitaires impliquées dans le contrôle de la tumeur mais cela ne reproduit pas un modèle de régulation complexe permettant la validation de notre stratégie. Des modèles d’organoïdes sont également en cours de développement dans le laboratoire afin d’étudier certains mécanismes.

Réduction

Le nombre d’animaux est calculé au plus juste à l’aide d’outils statistiques garantissant une puissance de test de 80% minimum en s’appuyant sur les données de la littérature et nos données préliminaires. L’étude statistique des résultats entre les lots de souris implantées traitées ou non (les lots contrôles ne sont pas intégrer dans les études statistiques, ce sont des animaux utilisés comme référence interne à titre indicatif mais cependant nécessaire dans les dosages effectués) sera réalisée avec le test non paramétrique pour l’étude de la réponse immunitaire cellulaire (dosage de cytokines) ainsi que pour l’étude de protection liée du développement tumoral qui est notre critère d’étude principal.

Raffinement

Les souris sont hébergées en accord avec les directives européennes sur des portoirs ventilés et dans un environnement enrichi (objets en cellulose pour faire un nid ou à ronger). Le modèle de développement tumoral a été choisi est pour être le moins lourd en termes de procédures pour l’animal (injection intrapéritonéale et non chirurgie orthotopique des cellules tumorales). Un enrichissement positif sera mis en place en introduisant un enrichissement permanent de type igloo dès la semaine d’adaptation des animaux. Ainsi que d’un enrichissement ponctuel, à leur entrée dans la structure puis après chaque procédure, de type carré en kraft pendant 48h pouvant être dépouillé et permettant la confection d’un nid. Un suivi quotidien des animaux sera réalisé avec une surveillance systématique des points limites. L’apparition d’une ascite liée au développement tumoral est possible à partir de 45 à 60 jours, dès lors un suivi journalier et une pesée 3 fois par semaine seront effectués pour détecter aux plus tôt l’apparition de signes cliniques modérés à sévères (absence de toilettage, apparition de poils hérissés, hyporéactivité, dos voûtés et un gain de poids rapide, supérieur à 20%, associé à une dilatation visible de l’abdomen) qui conduira à la mise à mort sans délai des animaux (si un signe sévère ou plusieurs signes modérés cumulés). Concernant le traitement par Neospora caninum, celui-ci n’est pas reconnu ni dans la littérature ni par notre expérience pour induire de symptômes chez la souris. Jusqu’à présent, les recombinants testés ont sans exception montré une virulence comparable, c’est-à-dire le plus souvent sans aucun signe clinique. Il peut parfois être observé une légère asthénie pendant 2 à 3 jours. Cependant, si des signes cliniques devaient survenir à la suite de l’infection (5 à 10 jours après), ceux-ci seraient les suivants : asthénie prolongée, prostration, hyporéactivité, piloérection, perte de poids supérieure à 15% et conduiront à la mise à mort sans délai des animaux. Tout type de médication pouvant interférer avec l’étude de la réponse immunitaire et/ou la multiplication parasitaire est proscrit.

Choix des espèces

Le modèle d’implantation de tumeur est déjà établi et maîtrisé chez la souris qui est un modèle adapté à la greffe de cellules tumorales syngéniques. De plus, tous les outils immunologiques sont disponibles pour étudier la réponse immunitaire chez la souris. Ce modèle de cancer ovarien reproduit avec fidélité le développement du cancer humain. Adulte. Il n’y a pas la nécessité d’utiliser des animaux plus jeunes ou gestants

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
Lapins : 18
Souffrances
▲ -
▲ 18
▲ -
▲ -
Devenir
 6
 -
 6
 6

18 lapins vont être utilisés en gravité légère, six tués à l'issue, six réutilisés et six proposés à l'adoption. Ils inhalent un aérosol d'eau de source concentrée deux fois par jour sur deux périodes de cinq jours, un lavage des poumons sous anesthésie étant pratiqué sur une partie d'entre eux. Le porteur décrit un simple stress lié aux manipulations répétées, les poumons étant prélevés après mise à mort pour analyse tissulaire. Il affirme qu'il faut démontrer l'innocuité de cette eau chez l'animal avant tout essai humain, ce qui rendrait le modèle animal incontournable.

Objectifs

Une eau de source française particulière possède une composition qui a montré des effets positifs au niveau immunitaire sur des expériences effectuées sur des cultures in vitro de cellules de poumon. Cet effet pourrait s’avérer particulièrement intéressant dans le cadre de certaines pathologies pulmonaires chroniques chez l’humain. Suite à cette phase in vitro, l’objectif de cette étude est de mettre en évidence l’innocuité de l’inhalation de cette eau concentrée en aérosolthérapie sur un modèle animal, avant le passage chez l’humain.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu est la démonstration de l’innocuité de l’aérosol d’eau de source concentrée avant les tests chez l’humain.

Procédures

Les animaux subiront une nébulisation d’eau de source ou de sérum physiologique de 5 min, 2 fois par jour pendant 2 sessions de 5 jours. Un suivi clinique deux fois par jour sera ensuite effectué pendant 2 semaines. Un lavage broncho-alvéolaire pourra être effectué sur quelques individus sous anesthésie générale (15 min).

Impact sur les animaux

Un stress peut être présent chez les animaux qui seront manipulés deux fois par jour pendant les phases de traitement et post-traitement.

Devenir

Plusieurs animaux seront mis à mort pour effectuer des prélèvements d’organes (poumon) afin de faire des analyses tissulaires. Les autres qui seront conservés pourront être réutilisés dans un autre projet ou replacés pour adoption.

Remplacement

Des études in vitro ont été effectuées en amont et ont démontré l’efficacité de l’eau de source testée dans ce protocole. Avant de débuter les tests chez l’humain, il est nécessaire de démontrer l’innocuité de la substance sur un modèle animal, qu’il n’est donc pas possible de remplacer.

Réduction

Cette étude sera effectuée sur un nombre limité d’animaux. La majeure partie des données d’études seront le suivi clinique sur l’animal sur 1 mois et seul une partie des individus seront mis à mort à des fins d’analyses tissulaires. Par ailleurs, les animaux qui ne seront pas mis à mort au cours de la procédure, et s’ils ne présentent pas de séquelles consécutives au traitement, pourront être réutilisés dans un autre projet de recherche.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans le respect du bien-être animal. Les animaux seront gardés pendant une période d'acclimatation de 5 jours minimum entre leur entrée dans l’animalerie expérimentale, et leur première entrée en procédure. Leur environnement comportera un enrichissement (bûchettes à ronger, foin...). Les animaux seront suivis quotidiennement et leur état de santé et de bien-être sera évalué tout au long du protocole expérimental. Si un animal présente un signe de douleur ou de souffrance, des analgésiques pourront lui être administrés. Si une infection survient, un traitement antibiotique adapté au lapin pourra être mis en place. Dans le cas où l'animal présenterait une souffrance, une maladie ou une altération physique sans qu'il soit possible de le soulager efficacement (atteinte d'un point limite), l'animal sera sorti d'expérimentation et mis à mort. Les animaux seront habitués à la manipulation pendant les 4 jours précédant le début du traitement. Par ailleurs, les animaux qui ne seront pas mis à mort au cours de la procédure, et s’ils ne présentent pas de séquelles consécutives au traitement, pourront être proposés à l’adoption.

Choix des espèces

Le lapin possède un volume pulmonaire compatible avec les volumes utilisés pour l’appareil de nébulisation et compatible avec un lavage broncho-alvéolaire à des fins d’analyse. Un stade particulier de développement n’est pas nécessaire pour cette étude, toutefois des sujets matures sont préférés (au-delà de 2,5 kg) par souci d’homogénéisation.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 50
Souffrances
▲ -
▲ 15
▲ 35
▲ -
Devenir
 -
 -
 15
 35

50 souris vont être utilisées, trente-cinq tuées à l'issue et quinze réutilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Trente-cinq reçoivent une pompe implantée diffusant un composé censé induire une schizophrénie, puis passent cinq tests comportementaux d'interaction sociale, d'anxiété et d'anhédonie, avant d'être tuées pour prélever le cerveau. Le porteur indique que les animaux traités montrent un retrait social et sont isolés, les quinze souris visiteuses étant gardées pour d'autres projets. Il affirme que l'étude de la cognition sociale ne peut se faire ni par ordinateur ni hors des mammifères.

Objectifs

La schizophrénie (SCZ) est un trouble de santé mentale fréquent, chronique, grave et invalidant, caractérisé par des symptômes positifs et négatifs (trouble cognitifs et retrait social). De plus, près des 2/3 des patients schizophrènes sont résistants au traitement par des antipsychotiques. Les substrats cérébraux des dysfonctionnements négatifs et cognitifs restent peu clairs. En effet, on retrouve des dysfonctionnements du cervelet, testé en imagerie par résonnance magéntique fonctionnelle (IRMf) de repos, chez les patients schizophrènes en lien avec les symptômes négatifs . De plus, des stimulations du cervelet par TMS (méthode non-invasive magnétique), effectuée par nos collaborateurs permettent de réduire ces symptômes négatifs. Une meilleure compréhension de la neurobiologie sous tendant les effets de la stimulation du cervelet sur les symptômes négatifs permettra de mieux cibler les stimulations chez l’homme. Pour répondre à cette question, nous devons passer sur un modèle animal afin de trouver les bases neurobiologiques du fonctionnement de la stimulation et tester et comparer différents protocoles de stimulation. Nous avons précédemment démontré des troubles de la cognition sociale et de la communication en utilisant un modèle préclinique de schizophrénie via l’injection aigue d’un antagoniste des récepteurs NMDA MK-801 chez la souris . Notre objectif est ici de confirmer ces déficits cognitifs dans le modèle chronique d'infusion de MK-801 avant de pouvoir envisager de voir les dysfonctionnements du cervelet.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de determiner la pertinence du modéle chronique MK-801 comme permettant de modéliser les altérations sociale de la schizophrénie. Ceci nous permettra alors de poursuivre ces travaux en collaboration avec nos collègues.

Procédures

une procédure chirurgicale d'implantation de puces RFID et de minipompe est réalisée .Nous ouvrons la peau au niveau du dos et insérons une puce RFID et une mini-pompe osmotique , l'incision est ensuite recousue. Nombre 1, durée 5 min. 5 tests de comportements seront réalisés. Le test d’interaction sociale, durée 40 min, le test des 3-chambres (3-CH), durée 2 fois 20 min, un test de comportement social d’une durée de 3 jour, un test d’anxiété d’une durée de 5min puis un test d’anhédonie d’une durée de 3 jours.

Impact sur les animaux

Les nuisances principales seront un isolement, à l'age adulte des animaux, et une modification probable du comportement social des animaux MK-801 avec un retrait social.

Devenir

les animaux expérimentaux (35) seront euthanasiés et leur cerveau prélevés. Les 15 animaux visiteurs seront gardées en vie pour une possible utilisation dans d’autres projets. en fonction de l’avis du responsable de projet et l’avis du vétérinaire référent.

Remplacement

Les objectifs de ce projet étant d'étudier l'altération de la cognition sociale et de l’organisation d’interaction sociale dans un groupe chez des animaux modéle de schizophrénie, il ne peut donc pas être remplacé par des modélisations informatiques, ni être conduit chez des espèces autres que les mammifères.

Réduction

Nous utilisons uniquement un groupe restreint d'animaux traités (20 animaux expérimentaux) car nous voulons juste savoir si le modéle est pertinent, sans pour autant utiliser trop d'animaux. De plus, nos experiences précédentes montrent que 20 animaux permettront une analyse avec des tests statistiques et de prendre en compte la variabilité de réponse au traitement des animaux.

Raffinement

Nous allons faire des protocoles complexes et utiliser des materiels innovant permettant de dissequer précisement le comportement social en vue de bien caracteriser les déficit sur un groupe restreint d'animaux. Tout les animaux sont élévés dans des cages avec de l'enrichissemnent (papier/coton) et une cachette. Au niveau de la procédure chirurgicale, il sera utilisé un anesthésiant gazeux et anesthésique local pour les incisons de la peau, un antalgique en cas de douleur détectée selon une grille d’évaluation de la douleur.

Choix des espèces

Le choix de la souris est dû au fait que ces animaux ont des capacités cognitives et sociales adaptées aux questions posées dans le projet. Notre projet entend modéliser des alterations cognitive équivalent à ceux de patients adultes, donc les animaux seront utilisés à l'age adulte

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 71
Souffrances
▲ -
▲ 16
▲ 55
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Devenir
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 -
 -
 71

71 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent par chirurgie une greffe de cellules de foie humain dans la rate, puis un régime déclenchant une maladie des voies biliaires pendant six semaines, avec cinq injections d'anticorps et des prélèvements de sang hebdomadaires. Le porteur indique que les prélèvements sanguins peuvent provoquer une cécité et que les foies sont récupérés après mise à mort, y compris chez les animaux dont la greffe a échoué. Il affirme qu'aucun système cellulaire ne reproduit une maladie biliaire menant à la fibrose, ce qui imposerait le modèle animal.

Objectifs

Bien que rare individuellement, les maladies de l’arbre biliaire du foie représentent jusqu’à 80% des indications de transplantation hépatique pédiatrique et environ 20% chez l’adulte. La cholangite sclérosante primitive (CSP) est une maladie de l’arbre biliaire affectant principalement les personnes jeunes avec une prévalence estimée à 16,2/100.000 en Europe. Dans cette pathologie, une inflammation, une cholestase (rétrécissement des voies biliaires) et une fibrose (cicatrisation du foie) sont établies. Au cours de l’évolution de la maladie, le rétrécissement des voies biliaires du foie altère la fonction de l’arbre biliaire conduisant à une cirrhose et une insuffisance hépatique. Avec un risque de développer un cholangiocarcinome, le 2ème cancer du foie le plus fréquent, la CSP est considérée comme une maladie pré-maligne. A ce jour, la transplantation hépatique est la seule solution thérapeutique, présentant malgré tout un risque de récidive de CSP dans 25% des cas. Il est donc urgent de développer de nouvelles approches thérapeutiques pour la CSP. Nous souhaitons ainsi utiliser un modèle murin au foie humanisé pour tester l’efficacité d’un anticorps dirigé contre une protéine exprimée à la surface des cellules du foie. Cet anticorps s’est déjà montré efficace dans des modèles animaux de fibrose hépatique, et de cancer du foie. Dans ce projet nous souhaitons donc utiliser le modèle de souris au foie humanisé afin d’évaluer l’effet de notre anticorps sur l’arbre biliaire humanisé.

Bénéfices attendus

Ce projet doit nous permettre de démontrer l'efficacité de notre anticorps dans les cas de CSP. Cet anticorps étant déjà en développement clinique pour le traitement de la fibrose dans les cas de stéato-hépatite non alcoolique plus connue sous le terme maladie du foie gras ou maladie du soda, et pour le traitement du carcinome hépatocellulaire cancer du foie le plus fréquent, cette étude nous permettrait d'envisager une extension des indications thérapeutiques afin de faire bénéficier un maximum de patients de cette option de traitement.

Procédures

Les animaux recevront tout d’abord une injection afin d’améliorer la prise de greffe des cellules humaines. Cette injection est réalisée sur animaux anesthésiés et ayant reçu une analgésie locale et prend moins d’une minute à être réalisée. Les animaux seront ensuite soumis à une petite chirurgie permettant la greffe de cellules de foie humain. L’injection de cellules de foie humain est réalisée dans la rate des animaux après anesthésie générale et analgésie. Cette chirurgie est réalisée en moins de 10 minutes. Un prélèvement de sang sous anesthésie générale et analgésie locale sera réalisé 3 mois après la greffe afin de nous assurer de la prise de greffe. Ce prélèvement prend moins d’une minute à être réalisé. Les animaux seront ensuite soumis à un régime induisant la maladie pendant 6 semaines au cours desquelles ils recevront une injection hebdomadaire d’anticorps à partir de la 2ème semaine de nourriture induisant la CSP, soit 5 injections d’anticorps. Les injections sont réalisées sur animaux vigiles et sont faites en quelques secondes. Les animaux subiront un prélèvement sanguin hebdomadaire, sur animal après anesthésié générale et analgésie locale, pendant 6 semaines, soit 6 prélèvements. Le prélèvement de sang est réalisé en moins d’une minute. Un prélèvement de sang terminal sera effectué en fin de protocole sous anesthésie générale, réalisé en 1 à 2 minutes.

Impact sur les animaux

Les animaux avec une greffe de cellules non efficace vont développer une insuffisance hépatique. Les animaux qui seront sous nourriture induisant la CSP pendant 6 semaines, vont développer un rétrécissement des voies biliaires rapide en 2 à 4 semaines avec une perte de poids. Les maladies hépatiques ne sont pas douloureuses est sont compatibles avec une vie normale, sauf en cas extrême de décompensation des fonctions hépatiques, ce qui ne sera pas le cas avec le protocole adopté dans ce projet. Les animaux recevront un total de 5 injections intrapéritonéales d'anticorps ou de placébo, soit 1 par semaine pendant 5 semaines, ce qui pourrait engendrer inflammation/induration au point d’injection. Les prélèvements de sang prévus dans ce projet peuvent entrainer une cécité, ainsi que les injections intraveineuses.

Devenir

Les animaux reproducteurs dont l’activité de reproduction décroit ont un âge trop avancé pour être utilisé en expérimentation et sont donc mis à mort. Les animaux chez lesquels la prise de greffe est inefficace ne peuvent pas être utilisés dans les protocoles ultérieurs et sont donc mis à mort également. Afin d'analyser l'effet thérapeutique de notre anticorps sur la fibrose biliaire, tous les animaux de chaque groupe devront être mis à mort afin de procéder à la collecte du foie et à un prélèvement sanguin terminal. Ces prélèvements nous permettront d'analyser les fonctions hépatiques (sérum) et le niveau de fibrose du foie suite au traitement.

Remplacement

Aucun système cellulaire actuel ne permet de récréer in vitro le développement d’une pathologie de l’arbre biliaire conduisant à une fibrose hépatique et/ou au cancer du foie. Ainsi notre approche thérapeutique ne peut être testée que dans un modèle animal physiologique complet avant une possible transposition chez l’humain.

Réduction

Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux inclus dans cette étude, nous n’utiliserons que des groupes pertinents nous permettant de conclure quant à l’efficacité de notre approche. Le nombre d’animaux inclus par groupe sera suffisant pour arriver à une conclusion claire et des résultats statistiquement fiables.

Raffinement

Afin de raffiner au mieux notre méthodologie, le protocole expérimental est planifié en amont, l’environnement des animaux est enrichi avec des tubes de coton pour la nidification et des briques de tremble à ronger, et des points limites précoces ont été établis afin d’interrompre de manière précoce les procédures permettant de soustraire les animaux à la souffrance si besoin. Les interventions le nécessitant sont réalisées sous anesthésie et analgésie.

Choix des espèces

Le modèle animal choisi permet de récapituler au plus proche les caractéristiques des maladies de l’arbre biliaire du foie en 3 à 6 semaines. De plus ce modèle permet d’étudier cette pathologie dans un contexte humain grâce à la greffe de cellules humaine de foie. Les animaux seront utilisés à un âge adulte de 8-10 semaines au moment de la greffe et entrerons dans le protocole expérimental à un âge de 20-22 semaines. Les animaux sont utilisés à un âge adulte afin de faciliter la procédure de greffe qui se fait par injection des cellules humaines dans la rate des animaux.

Prélèvement de sang

(NTS-FR-877200v1 – 22/07/2022)
  • Production de routine
  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Cochons : 25
Moutons : 25
Bovins : 25
Souffrances
▲ -
▲ 75
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 50
 25
 -

75 animaux non-humains, cochons, moutons et bovins à parts égales, vont être utilisés en gravité légère et maintenus en vie, réutilisés ou rendus à l'élevage. Ils subissent des prélèvements de sang répétés à la veine jugulaire ou cave pour produire du sérum, du plasma et des dérivés destinés au contrôle qualité de médicaments, voire à nourrir des moustiques. Le porteur décrit une nuisance limitée au stress de la contention et à une sensibilité passagère au point de piqûre. Il indique répondre à la "demande du client" et au "donneur d'ordre", le choix des espèces et des volumes suivant un tableau de prélèvement standard.

Objectifs

L'objectif premier du prélèvement sanguin chez ses trois types d'animaux est la production de dérivé sanguin tel que le plasma et le sérum mais aussi dans le cadre d'une analyse de contrôle qualité, de médicaments issus du plasma sanguin (immunoglobulines intraveineuses),de la recherche d'anticorps contre des virus... Mais également dans le cadre de certaines recherches comme nourriture au moustique . Les ovins sont directement prélevés sur notre site si besoin d'un mouton particulier nous irons chez l'éleveur quand aux bovins et porcins ceux-ci seront prélevés chez leurs éleveurs respectifs.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus dépendent du donneur d'ordre. Le sang est utilisé dans le cadre de différentes recherches. Pour exemple, les globules rouges d'ovins,bovins et porcins sont utilisés pour la production de dérivé sanguin (plasma, sérum ) mais aussi dans le cadre d'une analyse de contrôle qualité , de médicaments issus du plasma sanguin. (immunoglobulines intraveineuses) mais également comme nourriture aux moustiques dans le cadre de certaines recherches.

Procédures

Porcins: prélèvement de sang à la veine cave antérieur. Bovins : prélèvement de sang à la veine jugulaire. Ovins : prélèvement de sang à la veine jugulaire. Le prélèvement s'effectue au Vacutainer ou à la poche (l'aiguille étant adapté à l'espèce prélevée ) Le Vacutainer et la poche sont adaptées à la quantité de sang prélevé (favorisant la rapidité du prélèvement).Les prélèvements s'effectuent selon la demande du client en respectant la bonne pratique dans le volume de l'échantillon de sang (tableau GIRCOR)

Impact sur les animaux

Les animaux supportant un prélèvement sanguin subissent une nuisance limitée liée au stress de la contention et du prélèvement ainsi qu' une sensibilité légère et transitoire au point de prélèvement.

Devenir

Les animaux sont maintenues en vie à la fin de chaque procédure.

Remplacement

Le choix de ses animaux s'est fait car ce sont de très bons modèles pour ce type de protocole, ce qui permet d'optimiser au mieux la production et d'utiliser un nombre réduit d'animaux. Il n'y a pas de méthode substitutive.

Réduction

Cette méthode appliquée est une méthode validée, qui permet de satisfaire aux besoins, avec l'utilisation du nombre le moins élevé d'animaux. Le nombre d'animaux utilisé correspondra au minimum requis pour répondre aux objectifs. Les prélèvements sont optimisés par l'utilisation d'outil tel que le tableau GIRCOR, permettant d'optimiser au maximum l'utilisation des animaux.

Raffinement

Après chaque prélèvement une friandise est donnée à l'animal. Les quantités de sang prélevé et les méthodes de prélèvements sont adaptées à l'espèce utilisée. Nous utilisons le tableau Gircor pour déterminer la quantité de sang pouvant être prélevé en fonction du poid de l'animal et l'espacement nécessaire entre deux prélèvements. Nous essayons régulièrement , d'améliorer nos méthodes de contentions afin de diminuer au maximum le stress des animaux ( ex: la pose de la paume de la main sur le crâne des moutons permette de calmer l'animal...)

Choix des espèces

Le choix de ses espèces répondent principalement à la demande du client mais également sur la qualité et sur les propriétés de ces animaux ,ce qui permet de limiter le nombre d'animaux utilisés. Le choix de ses animaux s'est fait car ce sont de très bons modèles pour ce type de protocole, ce qui permet d'optimiser au mieux la production et d'utiliser un nombre réduit d'animaux. Nous ne faisons que répondre aux exigences du donneur d'ordre. Pour les porcins nous utilisons des animaux de 30kg minimum à 40 kg maximum, le prélèvement étant plus simple à réalisé. (animal moins gras, veine plus accessible) Pour les ovins nous utilisons des animaux de 6 mois (30 kg minimum). Les bovins sont prélevés à l'âge adulte.

Modèles d’autisme chez le rongeur

(NTS-FR-830787v1 – 22/07/2022)
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 5400
Rats : 150
Souffrances
▲ -
▲ 2400
▲ 3150
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 5550

5 550 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Des femelles gestantes reçoivent de l'acide valproïque ou un agent immunitaire pour que leur descendance développe des traits autistiques, testés par des épreuves de locomotion, de sociabilité, d'anxiété et de compulsivité répétées jusqu'à six fois. Le porteur indique que les mères sont tuées après le sevrage et que les petits sont euthanasiés pour prélever des structures cérébrales, une perte de poids supérieure à 15 % déclenchant la mise à mort. Il affirme qu'aucun modèle in vitro n'existe pour l'autisme et que le recours au rongeur vivant s'impose.

Objectifs

Les Troubles du Spectre Autistique (TSA, dont font partie notamment l’autisme, le syndrome de l’X fragile, le syndrome d’Asperger...) sont considérés comme des maladies du développement du système nerveux qui se manifestent dès la petite enfance (premiers signes entre 18 et 36 mois). Cette pathologie se traduit par des troubles du comportement (mouvement répétitifs, autoagression...), par des troubles d’interaction sociale (peur de la nouveauté, hypersensibilité à l’environnement…), par des problèmes de communication (trouble du langage), qui ne sont pas systématiquement associés à des retards intellectuels. A ce jour, il n’existe aucun traitement médicamenteux contre les TSA. L’objectif va être de tester par des études comportementales et/ou neurochimiques de nouvelles molécules issues de notre centre de recherche sur des modèles de rongeurs développant des TSA : -Une exposition prénatale à l’acide valproïque chez le rat ou la souris provoque des altérations comportementales similaires à celles observées chez des patients présentant des TSA : déficit d’interaction sociale, mouvements répétitifs… -Certaines souches de souris présentent de nombreux traits comportementaux mimant ceux de l'autisme chez l'homme, comme des problèmes de sociabilité, de communication et des comportements répétitifs. -Chez le rat ou la souris, une réponse immunitaire induite chez la femelle gestante perturbe la neurogénèse et induit chez la descendance des perturbations comportementales et neurologiques associées au TSA.

Bénéfices attendus

La correction d'un des signes de troubles du spectre autistique par une de nos nouvelles molécules dans un modèle animal permettrait de valider le concept et ainsi permettre de continuer le développement de cette nouvelle molécule avec une indication thérapeutique qui ne possède pas à ce jour de traitement.

Procédures

Des femelles gestantes vont recevoir un traitement pharmacologique afin d'obtenir une descendance présentant des symptomes proche des troubles du spectre autistique. La détermination de certains symptômes autistiques chez les animaux se fera grace à une série de tests comportementaux (activité locomotrice, sociabilité, anxiété, compulsivité). Ces tests d'une durée maximale de 20 minutes par animal peuvent être répétés jusqu'à six fois sur la durée totale de la procédure (animaux gardés au maximum 4 mois). Avant chaque test de comportement les animaux pourront recevoir une administration des molécules à tester. Dans le cadre de la procédure "neurochimie", les animaux vont recevoir une administration aigüe de nouveaux composés à tester avant une mise à mort au maximum 4 h après l'administration du composé.

Impact sur les animaux

Suite à un traitement pharmacologique, les souris gestantes peuvent présenter un mal être transitoire. Ce mal être se traduit par une prostration, des yeux clos. Si cet état se prolonge au-delà de 4 heures après traitement (femelle gestante en allongée sur le flanc malgré la présence d'un tapis chauffant) alors elle est euthanasiée. Les études comportementales peuvent engendrer une légère anxiété chez la souris. Ces tests étant répétés dans la durée (au maximum 6 fois étalées sur une durée de 4 mois), un suivi pondéral des animaux est effectué : les animaux présentant une perte de poids supérieures à 15% sur une semaine sont euthanasiés. Par ailleurs les animaux présentant des signes d'agressivité ou des mutilations sont également euthanasiés. Même si elles ont fait l’objet d’une sélection au préalable, nos nouvelles molécules à tester pourraient présenter des risques de toxicité aigüe. Une surveillance continue est effectuée jusqu'à 4 heures après administration des produits à tester.

Devenir

Les femelles ayant reçu un traitement pharmacologique durant la gestation sont euthanasiées après sevrage des petits. En effet, ces femelles ne peuvent pas être incluses dans les procédures car elles ne développent pas de trouble autistique. A la fin des études compotementales les animaux sont euthanasiés ou sont utilisés pour la procédure "étude neurochimique". Dans le cadre des études de neurochimie, l'euthanasie des animaux est nécessaire afin de prélever le différentes structures centrales d'intérêt.

Remplacement

Aucune donnée scientifique relative aux aspects étudiés n’est disponible pour les composés de recherche qui seront investigués. La nature des troubles de spectre autistique requière la mise en place de modèles in vivo afin de pouvoir apporter des données comportementales d'efficacité potentielle de candidat médicament. A ce jour aucun modèle in vitro n'a été décrit dans ce domaine.

Réduction

Afin de limiter le nombre de lots et d'animaux à utiliser, une sélection au préalable des nouvelles molécules à tester a été réalisée en tenant compte des données de pharmacocinétique et des tests in vitro. Les résultats seront analysés à l'aide des tests statistiques adaptés. Un même animal va pouvoir être testé dans plusieurs études comportementales et également être inclus dans la procédure neurochimie.

Raffinement

Une fois par semaine, lors du change des animaux, une feuille de Suivi de Bien-Être Animal est remplie en fonction d'une grille de 30 critères. Si nous constatons une déviation concernant au moins 3 critères sans qu'une action puisse corriger ces déviations, alors l'euthanasie de l'animal est envisagée. Ces grilles de critère bien-être animal sont archivées.

Choix des espèces

Le rat et la souris sont déjà largement caractérisés d’un point de vue comportemental et neurochimique et ils ont un système nerveux suffisamment évolué pour envisager raisonnablement une extrapolation à l’homme de certains résultats. Concernant le modèle VPA : les mères gestantes reçoivent une administration de valproate de sodium entre le 9ème et le 15ème jour de gestation selon la littérature. Les études comportementales et/ou neurochimiques sont menées sur les descendants mâles de ces mères après le sevrage. Pour le modèle BTBR, les études portent sur des animaux âgés au minimum de 6 semaines. Dans le modèle Poly(I:C), les femelles gestantes reçoivent une administration de Poly(I:C) entre le 9ème et 12ème jour de gestation selon la littérature. Les études comportementales et/ou neurochimiques sont menées sur les descendants mâles et femelles de ces mères après le sevrage.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
Rats : 1293
Souffrances
▲ -
▲ 993
▲ 300
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1293

1 293 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Des ratons nouveau-nés subissent jusqu'à sept injections dans le ventre ou sous les paupières pour induire trois modèles de rétinopathie du prématuré, par hyperglycémie, excès d'oxygène ou inflammation, avant un examen de la vue sous anesthésie. Le porteur indique qu'une glycémie supérieure à 20 mmol/L ou une perte de poids de 10 % déclenche la mise à mort, les yeux étant prélevés après euthanasie. Il affirme que les études sans animaux ne reproduisent pas la complexité de la rétine et de ses interactions, ce qui rendrait le recours au rat "nécessaire".

Objectifs

La rétinopathie du prématuré est la principale maladie oculaire du nouveau-né et une des causes principales de déficience visuelle sévère de l’enfant. Il s'agit d'une maladie multifactorielle du développement rétinien, dans laquelle l’exposition à des quantités excessives d’oxygène, une inflammation/infection ou une hyperglycémie, qui sont des complications fréquentes de la grande prématurité, jouent un rôle important. Notre stratégie vise à atténuer les effets néfastes de l'hyperglycémie et de l'exposition excessive à l'oxygène sur la rétine en développement, grâce à la régulation d’une protéine de l’immunité, identifiée ces dernière années comme un facteur protecteur contre diverses agressions, notamment le stress oxydatif et l'inflammation. L’expression de cette protéine reste faible dans la rétine dans un modèle de rétinopathie induite par l’hyperglycémie néonatale, en comparaison de son expression dans la rétine de rongeurs et d'humains adultes diabétiques. Le but de ce projet est d'évaluer cette molécule comme cible thérapeutique dans la rétinopathie du prématuré, et d'étudier le potentiel d’une classe de médicaments déjà utilisés chez l’homme à prévenir les lésions rétiniennes induites par l'hyperglycémie et l'excès d’oxygène, en augmentant son expression. Enfin notre objectif est d’identifier le médicament le plus efficace et le plus sûr ainsi que sa dose optimale, afin de guider le transfert chez l’enfant prématuré de formulations oculaires (gouttes) spécifiques.

Bénéfices attendus

Nous espérons montrer 1) qu’un déficit de la protéine d'intérêt est délétère dans la rétine en développement exposée à un stress oxydatif ou hyperglycémique, qui sont des agressions fréquemment observées chez le prématuré en pratique clinique ; 2) que le médicament étudié, administré localement, permet de prévenir les lésions rétiniennes induites par l'hyperglycémie, l'inflammation et l’hyperoxie en augmentant l'expression de la protérine d'intérêt. Au terme de ce projet, les bénéfices attendus sont l’identification de la molécule la plus efficace et la plus sûr ainsi que sa dose optimale, afin de guider le transfert chez l’enfant prématuré de formulations oculaires (gouttes) de ce médicament et ainsi proposer une nouvelle approche thérapeutique de la rétinopathie du prématuré.

Procédures

Les expériences seront menées chez des ratons nouveau-nés, dont le développement rétinien postnatal est superposable à celui d’un bébé prématuré, grâce à trois modèles de rétinopathie (hyperglycémie, inflammation, oxygène) dont les caractéristiques individuelles se complètent, afin de modéliser tous les aspects de la physiopathologie complexe de la rétinopathie de l’enfant prématuré. Les animaux subiront une ou plusieurs (maximum 7) injections intra-péritonéales ou sous-cutanées palpébrales pour induire les modèles de rétinopathie du prématuré et/ou pour administrer le traitement à l'étude au cours de la 1ère semaine de vie (durée d'une injection : moins de 3 secondes). Une partie des animaux sera soumis à une anesthésie générale pour un examen de la fonction visuelle (électro-rétinogramme) pendant 15 minutes. En dehors d'une goutte de sang (prélevée en moins de 5 secondes) pour surveiller le taux de sucre dans le sang pendant 6 jours chez une partie des animaux, il n'y aura pas de prélèvements sur animaux vivants. Aucune procédure chirurgicale n'est prévue.

Impact sur les animaux

Le modèle d’hyperglycémie néonatale nécessite une injection intra-péritonéale au 2ème jour de vie d'un produit qui réduit le nombre de cellules du pancréas. Ce produit induit une hyperglycémie nette et une diminution modérée de l’insulinémie, mais sans altérer significativement la prise pondérale ni l’état général des animaux car elle est utilisée à faible dose. L’hyperglycémie se résout spontanément au bout de 5 à 6 jours ; la mortalité des animaux est très faible. Cependant, le modèle nécessite d’effectuer une surveillance du taux de sucre dans le sang (prélèvement d'une goutte de sang au bout de la queue) quotidienne pendant 5 à 6 jours. Le modèle de rétinopathie induite par l'oxygène consiste à exposer des rongeurs nouveau-nés et leur mère allaitante à des concentrations variables d'oxygène pendant 5 à 14 jours. Le retentissement sur l’état général des animaux et les nuisances sont habituellement faibles. Le modèle de rétinopathie induite par l’inflammation consiste en une injection intra-péritonéale de d’endotoxine au 4ème jour de vie ; le retentissement sur l’état général est transitoire et modéré et les animaux atteignent l’âge adulte avec une santé normale. Les nuisances associées à l’administration du traitement étudié sont la nécessité d’une injection sous-cutanée palpébrale (qui ne concerne donc pas le globe oculaire) car les paupières sont soudées dans les premiers jours de vie. Les effets indésirables décrits de ce traitement chez l'homme sont une sensation de picotement généralement modérée et de courte durée au moment de l’administration ; les autres effets indésirables décrits paraissent peu probables ici car la période de traitement et d’analyse est courte (quelques jours). Les nuisances associées à l’examen de la fonction visuelle sont la nécessité d’effectuer une anesthésie générale (injection intra-péritonéale) le temps de l’examen.

Devenir

Les analyses seront effectuées sur les rétines ce qui nécessite de prélever les yeux post-mortem. Cela implique que tous les animaux devront être euthanasiés par une méthode réglementaire afin d'effectuer ces prélèvements tissulaires. Les mères seront euthanasiées par une méthode réglementaire.

Remplacement

La rétine est un tissu complexe composé de nombreux types cellulaires qui fonctionnent en réseau, et interagissent en permanence avec les autres tissus oculaires et la circulation. Des études in vivo dans des modèles animaux mimant la rétinopathie du prématuré humaine sont nécessaires dans ce projet translationnel visant à établir une preuve de concept thérapeutique chez l’enfant prématuré, car les études in vitro ne permettent pas de prendre en compte la multiplicité de ces interactions, ni les mécanismes complexes en jeu dans cette maladie. Le recours à l'expérimentation animale pour la recherche de traitements efficaces est justifié par les conséquences visuelles graves de la rétinopathie du prématuré.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe est réduit au maximum, sans toutefois grever la possibilité d’obtenir des résultats exploitables. Nous prévoyons que les expériences nécessiteront au total 1254 ratons nouveau-nés soit au maximum 210 portées, et 39 mères exposées à l'oxygène (+171 mères sans procédure). Chaque fois que possible, nous mettrons des couples en reproduction afin de ne pas euthanasier les femelles. Dans les trois modèles de rétinopathie utilisés, l’absence de manipulation et de douleur oculaires (injection intra-péritonéale) nous permettra d’utiliser, après l’euthanasie, les deux yeux de chaque raton, ce qui divise par 2 le nombre d’animaux nécessaires. Nous utiliserons des techniques permettant l'analyse de plusieurs éléments sur un même prélèvement oculaire : vaisseaux, inflammation, mort neuronale. Les deux yeux de chaque animal seront utilisés pour des analyses complémentaires en biologie moléculaire et en immuno-histochimie. Sur la base de nos résultats précédents, nous n'avons sélectionné que les points de temps les plus pertinents pour les analyses. Le même groupe d’animaux contrôle sera utilisé pour l’analyse de l’efficacité des différentes posologies du médicament étudié. La taille des portées sera homogénéisée à P1 par sélection aléatoire afin de limiter la variabilité expérimentale liée à la croissance. Le fond génétique des rats KO pour la protéine d’intérêt est contrôlé et homogène. Les rats contrôles proviendront des mêmes croisements que les rats mutés. Ces facteurs permettront réduire fortement la variabilité expérimentale, donc le nombre d’animaux nécessaires. Par ailleurs, une collaboration avec une autre équipe de recherche a été engagée pour partage de tissus rénaux dans nos modèles nouveau-nés.

Raffinement

Les femelles gestantes seront reçues à l’animalerie au moins 8 jours avant la date présumée de mise bas pour leur permettre de s’acclimater, et hébergées en conditions stables et adaptées à l'espèce, en stabulation conventionnelle, avec un régime alimentaire spécial femelles gestantes/allaitantes (1 femelle et sa portée par cage). Les cages seront enrichies de nids végétaux. Afin de limiter stress, angoisse et douleur, les nouveau-nés seront manipulés lentement et doucement sous lampe chauffante et les injections seront effectuées en les contenant doucement dans la paume de la main. Au regard de la rapidité d’une injection intrapéritonéale ou sous-cutanée palpébrale, une anesthésie générale ne sera pas effectuée car source d’un inconfort comparable et dangereuse chez les ratons nouveau-nés. Les électrorétinogrammes chez les jeunes adultes seront effectués sur tapis chauffant et sous anesthésie générale et locale. Le comportement des ratons et de leur mère sera observé tous les jours. Dans le cas où les traitements pharmacologiques seraient à l'origine de douleurs visibles, de détresse ou de signes de toxicité (diminution des mouvements, perte d'appétit/absence de réplétion gastrique, perte de poids, changement d’aspect physique, hypothermie, isolement) le traitement sera interrompu et le raton sera euthanasié. En particulier, les animaux soumis au modèle d’hyperglycémie seront surveillés quotidiennement avec pesée, évaluation de leur santé et mesure de leur glycémie pendant toute la période d’hyperglycémie ; ces éléments seront reportés dans un tableau de surveillance. Une glycémie > 20 mmol/L ou des signes de mauvaise santé (déshydratation, perte de poids de 10% par rapport au poids de la veille, ictère, prostration notamment) entrainera l’euthanasie immédiate des animaux concernés. En revanche, la durée d’expérimentation sera trop courte pour que d’éventuels effets mutagènes à long terme de la streptozotocine aient des conséquences observables cliniquement et constituent des critères d’arrêt dans ce modèle.

Choix des espèces

Les expériences utiliseront des ratons nouveau-nés de J2 à J21 postnatal, dont le développement rétinien correspond à celui d’un enfant prématuré né vers 6 mois ½ de grossesse. La fenêtre pour étudier le développement rétinien est courte chez le rongeur et correspond à la période post-natale immédiate ; il est terminé à 15 jours postnatal. Les différentes caractéristiques de la rétinopathie du prématuré humain peuvent être reproduites en exposant des rats nouveau-nés à de l’oxygène, une hyperglycémie ou une inflammation. Les rats nouveau-nés sont donc particulièrement adaptés pour étudier la rétinopathie du prématuré et en développer des traitements, d'autant plus que des modèles transgéniques peuvent être utilisés.