Procédures légères

4878 contenus, page 345 sur 407
  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles immunitaires
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 90
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ 30
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 90

90 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent deux injections induisant une encéphalomyélite auto-immune, modèle de sclérose en plaques, qui provoque une paralysie progressive des membres, puis des séances d'IRM avant prélèvement du cerveau et de la moelle épinière. Le porteur décrit une paralysie qu'il présente comme réversible et n'attend pas d'effet indésirable de l'imagerie. Il affirme qu'aucun système in vitro ou in silico ne reproduit la complexité de la maladie et que le modèle animal en est la "seule alternative".

Objectifs

De nos jours, l'IRM diagnostique de la sclérose en plaque repose principalement sur la visualisation de manière qualitative des plaques au niveau du cerveau. L’idée de ce projet est de réaliser une étude quantitative afin de calculer un certain nombre de paramètres quantitatifs issus des images IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) et des spectres SRM (Spectroscopie par Résonance Magnétique). Ceci devrait nous permettre de mieux comprendre la pathologie au cours de son développement tant sur le plan cérébral qu’au niveau de la moelle épinière ou du nerf optique. Ce projet n’a pas fait l’objet d’une évaluation par d’autres instances.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de ce projet sont une meilleure compréhension de la mise en place de la pathologie dans le modèle particulier EAE (Expérimental Autoimmune Encephalomyelitis) de réponse autoimmune au niveau du cerveau et de la moelle épinière. Ces résultats seront corrélés avec ceux de nos collaborateurs qui étudient le rôle des lymphocytes Treg dans la mise en place et l'évolution de la sclérose en plaques.

Procédures

La réalisation du modèle EAE implique deux injections : * une première injection de MOG (Myelin Oligodendrocyte Glycoprotein) - durée 30s * une deuxième injection de 200ng de toxine de pertussis - durée 30s L'IRM de perfusion nécessite l'injection de DOTAREM (agent de contraste utilisé en routine clinique) : injection en 10s- durée de l'IRM : 1h30 maximum

Impact sur les animaux

Les signes cliniques dans le modèle EAE consistent en une paralysie progressive des membres antérieurs et postérieurs qui apparait dans les 10-14 jours après injection. Cette paralysie est réversible. Aucun effet indésirable n'est attendu pour l'imagerie et la spectroscopie. En effet l'IRM et la SRM sont deux techniques non invasives et atraumatiques largement utilisées en recherche préclinique pour des études longitudinales.

Devenir

Pour chaque procédure ,les animaux seront maintenus en vie jusqu’à J30 pour un suivi longitudinal. A la fin de chaque procédure ils seront mis à mort. Le cerveau et la moelle épinière seront prélevés.

Remplacement

Notre projet porte sur la compréhension de la physiopathologie d’une maladie autoimmune inflammatoire, la sclérose en plaque (SEP). Aucun système in vitro ou in silico ne peut à l’heure actuelle reproduire la complexité des mécanismes cellulaires et moléculaires initiant et entretenant cette pathologie. Les modèles animaux de SEP, dont le principal est l’EAE, miment le développement de l’autoimmunité et le déclenchement de l’inflammation chronique du système nerveux central (SNC). Ils sont ainsi la seule alternative adaptée à l’étude des mécanismes immunitaires de la SEP. Nous ne réaliserons pas de tests in vitro avant sur des cellules cérébrales ou de moelle épinière

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé sera réduit au minimum nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement pertinents et reproductibles. L’IRM pour le suivi du développement de la SEP ainsi que la SRM permettent aussi de réduire le nombre d’animaux puisque l’intérêt de ces techniques réside dans le fait qu’une même souris peut être observée plusieurs fois dans le temps. Ce projet nécessitera 240 souris. L’étude IRM se fera par mesure des intensités de signal sur les images. Des tests non paramétriques Mann-Whitney seront utilisés pour comparer les valeurs obtenues pour les différents lots de souris.

Raffinement

Les souris sont maintenues en groupe de plusieurs individus afin de respecter leurs besoins sociaux. Elles sont hébergées dans des cages enrichies pour améliorer leur bien-être. Une période d’adaptation est respectée avant le début de la procédure pour réduire le stress des animaux lié à leur transport. Des points limites ont été définis pour limiter la souffrance des animaux sans remettre en cause les objectifs du projet et les données obtenues. Les animaux sont suivis quotidiennement par les animaliers et les expérimentateurs.

Choix des espèces

Le modèle de l’EAE existe chez la souris, le rat et le primate non humain. Il reproduit les signes cliniques, histologiques et immunologiques de la maladie humaine, la SEP. Le choix de la souris est de plus justifié par l’existence d’outils biotechnologiques (anticorps, dosage de molécules..) adaptés à cette espèce. L’induction de l’EAE se fera sur des animaux de 5-10 semaines. L'âge des souris au moment de leur utilisation est déterminé par la maturation du système immunitaire

Modèle de dégénérescence rétinienne

(NTS-FR-162406v1 – 29/11/2022)
  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 6000
Lapins : 3000
Souffrances
▲ -
▲ 3000
▲ 6000
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 9000

3 000 lapins et 6 000 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Un acte chirurgical ou physique induit une dégénérescence de la rétine, suivi d'examens d'imagerie et d'injections péri ou intraoculaires sous anesthésie, pour tester des substances neuroprotectrices, le projet servant aussi à de la formation et à de la production réglementaire. Le porteur affirme que le développement de ces maladies "n'est pas douloureux" et que les animaux gardent un comportement normal malgré la baisse de vision. Il indique qu'aucune méthode alternative ne reproduit l'œil "dans sa globalité", ce qui rendrait le recours aux animaux vivants "nécessaire".

Objectifs

La rétine est une unité fonctionnelle du système nerveux central assurant la conversion d'un signal lumineux en un influx nerveux. La rétine mature est composée de deux tissus : la rétine neurale et l'épithélium pigmentaire de la rétine. L’atteinte de la rétine entraîne une baisse d’acuité qui peut être sévère, une atteinte du champ visuel et peut faire basculer les patients dans le handicap. Les dégénérescences de la rétine font partie des causes de cécité les plus fréquentes dans les pays industrialisés. On retrouve parmi elles : le glaucome, la dégénérescence maculaire (DLMA) sous sa forme sèche, la rétinopathie diabétique et la rétinite pigmentaire. Le but de ce projet est de tester l'efficacité de substances neuro-protectrices dans deux modèles de dégénérescence de la rétine chez le rat et le lapin.

Bénéfices attendus

Le but du projet est d'utiliser un modèle expérimental pour évaluer l'efficacité de nouveaux traitements neuroprotecteurs de la rétine. La recherche de traitements pour préserver les cellules de la rétine est en constante évolution, pour intervenir à différents stades des maladies (glaucome, DMLA, rétinite pigmentaire) et préserver au mieux la vision des patients.

Procédures

Un traitement physique ou un acte chirurgical unique de brève durée sous anesthésie sont pratiqués pour induire les modèles expérimentaux. Les examens effectués par la suite en imagerie ou en électrophysiologie pour étudier le fonctionnement des cellules de l’oeil ainsi que certains traitements administrés par voie péri ou intraoculaire se font sous anesthésie générale afin d’immobiliser l’animal et de ne pas occasionner de stress pour celui-ci, chaque examen ne dure que quelques minutes puis l'animal est replacé dans son cadre d'hébergement habituel. Il est possible de réaliser des prélèvements de sang si besoin de doser le médicament administré ou tout autre marqueur.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux sont essentiellement celles causées lors de l’induction de la pathologie, comme le maintien dans des cages individuelles des animaux dans un environnement différent des conditions normales d’hébergement quelques heures (exposition à une lumière bleue). Pour les modèles de dégénérescence des RGC, l’induction nécessite l’anesthésie par injection intramusculaire, des animaux et une intervention au niveau de l’œil. Les examens pratiqués pour évaluer les signes cliniques de la maladie ne sont pas invasifs. Ils sont semblables à ceux pratiqués chez l’animal en clinique vétérinaire ou chez l'homme en cabinet ophtalmologique où ces examens sont d’ailleurs pratiqués sans anesthésie. Ici la gêne occasionnée sera le maintien de l’animal ou l’administration de l’anesthésie dans le cas où l’immobilisation est nécessaire. L'administration topique des produits notamment des traitements devrait engendrer tout au plus une gêne transitoire de courte durée et éventuellement une hyperémie des conjonctives comme on peut le constater chez l’homme. L'administration par injection intraoculaire, en sous cutanée ou en transdermique pourra occasionner une petite inflammation transitoire avec l'apparition de rougeurs sans conséquence. Une administration d’anesthésiant locale dans le cas des injections intraoculaires réduira la gêne à son maximum. Les animaux vont avoir une baisse de la vision, mais leur comportement, déplacement dans leur cage, prise de poids n’est pas altéré. Le développement de ces maladies de la rétine n’est pas douloureux.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations histologiques ou les dosages de produits.

Remplacement

L’oeil est un organe complexe. Il est composé de plusieurs tissus anatomiquement et physiologiquement très différents. Il est de plus soumis à d'importantes variations environnementales mécaniques et physicochimiques, ainsi qu'à d’importantes interactions biologiques avec les tissus et organes voisins. A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’oeil dans sa globalité fonctionnelle et environnementale. C'est pour cela que l’utilisation d’animaux vivants dans ces procédures expérimentales est nécessaire pour atteindre les objectifs de ce projet.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. Un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux. De même, l'analyse des deux yeux sera privilégiée autant que possible afin de réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les rats seront placés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum et enrichissement à ronger. Si la procédure expérimentale le permet un abri sera ajouté. Les lapins seront placés individuellement ou par deux dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture et enrichissement à ronger. Les examens non invasifs choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou chez l’animal en cabinet vétérinaire. Les examens de l'oeil qui requièrent l’immobilité de l'animal pourront être réalisés pour son confort sous anesthésie. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.

Choix des espèces

Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’oeil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dans les publications de référence sur lesquelles le projet est basé. Pour ce projet, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Les animaux seront des jeunes adultes agés au minimum de 6 semaines pour les rats correspondant à la maturité de la rétine. Les lapins inclus dans les études seront âgés de minimum 8 semaines.

Alimentation des chatons en croissance

(NTS-FR-057549v1 – 29/11/2022)
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Chats : 125
Souffrances
▲ -
▲ 125
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 125
 -

125 chatons vont être utilisés, gardés en vie à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent des prises de sang, jusqu'à 4 ml par prélèvement, et des collectes d'urine, pour évaluer l'appétence et la tolérance digestive d'aliments industriels destinés aux chatons en croissance. Le porteur affirme que le protocole n'entraîne "ni douleur, ni souffrance" et que le stress des prises de sang est minimisé, l'objectif restant la formulation de produits commerciaux. Il indique qu'aucun modèle ne peut prédire l'appétence d'un aliment complet chez le chat, ce qui rendrait "nécessaire" le recours à l'essai sur les animaux.

Objectifs

Pour évaluer la bonne prise alimentaire et la tolérance des aliments destinés aux chatons, il est nécessaire de procéder à des évaluations. Pour être complets, ces tests doivent comprendre le suivi clinique, pondéral et alimentaire des animaux, ainsi qu’une évaluation de la tolérance digestive, des mesures d'odeur de selles, des analyses d'urines et des paramètres sanguins.

Bénéfices attendus

Connaissances sur les besoins nutritionnels et le comportement alimentaire des chatons en croissance. Formulation de produits au plus près des besoin des chatons pour leur garantir une appétence et une tolérance digestive optimales. Identification de nouvelles solutions nutritionnelles.

Procédures

La recolte d'urine et prise de sang seront fait avec les animaux vigiles. Une analyse de la biochimie sanguine au maximum une fois par seamine et par animal. Les paramètres pour les prises de sang incluent les mesures de la fonction rénale et hépatiques (urée, créatinine, phosphatase alcaline, albumine, gamma glutamyl transférase, glutamate-pyruvate transaminase, protéine totale, cholestérol, globuline, et bilirubine totale). L’hématologie incluera la numération des hématies et le dosage de l’hémoglobine, numération des globules blancs et plaquettes. Une analyse d’urines (couleur, turbidité, pH, protéine totale, glucose, cétones, bilirubine et sang, densité spécifique et sédiment) pourra être réalisée à la discrétion du vétérinaire. La collection d’urine se fera par collecte libre (free-catch). Lors de prises de sang, le volume minimum nécessaire (comme spécifié par les laboratoires d’analyses) pour analyse les marqueurs sera prélevé : 4ml/prise (sans exceder 15 % du volume sanguin sur une période de 28 jours). La collection d’urines devra prélever 5ml. La prise de sang sera fait par un vétérinaire et si l’animal ne se débat pas: -sur la phase de prélèvement uniquement : 15 secondes (maximum 30 secondes) -En incluant la phase de contention, de tonte, de désinfection et de prélèvement 2 minutes maximum

Impact sur les animaux

Les animaux seront suivis quotidiennement par des techniciens animaliers et des vétérinaires à des rythmes réguliers et définis et continuent les sorties quotidiennes habituelles. Ce protocole n'entraîne ni douleur, ni souffrance. Le stress éventuel lors de réalisation de prises de sang est minimisé par un personnel qualifié et des animaux habitués dans notre centre.

Devenir

Tous les animaux sont gardés en vie et recevront un suivi vétérinaire et des soins adaptés à leur état de santé.

Remplacement

Le protocole et les procédures utilisés sont conformes aux standards AAFCO et suivent le processus normal d’évaluation des projets R&D. De plus, aucune autre étude ne peut être utilisée comme alternative à celle actuellement en place. Le protocole a pour objectif d'évaluer l'appétence et la tolérance digestive d'aliments destinés aux chatons en croissance. A ce jour, il n’existe pas de modèle qui puisse approcher la digestion, absorption et métabolisation d’un aliment complet dans cette espèce. Il est donc nécessaire de passer par des essais in vivo au cours desquels les chats reçoivent la formulation d’aliment à évaluer.

Réduction

Le nombre d'animaux inclus pour chaque étude est issu de la recommandation américaine lors de la réalisation d’un protocole dit AAFCO utilisé par l’intégralité de la profession, soit 1 lot de 10 chatons issus au minimum de 3 différentes mères. 10 chatons inclus au début de l’étude pour avoir au moins 8 retenus à la fin.

Raffinement

Les animaux seront suivis quotidiennement par des techniciens animaliers et des vétérinaires à des rythmes réguliers et définis et continuent les sorties quotidiennes habituelles. Ce protocole n'entraîne ni douleur, ni souffrance. L'état d'anxiété lors de réalisation de prises de sang est minimisé par un personnel qualifié et des animaux habitués dans notre centre.

Choix des espèces

Chaque espèce animale possède son propre métabolisme, ses propres performances digestives , ainsi que ses propres préférences alimentaires et facteurs d’appétence pour un aliment donné. Il est donc important d’utiliser les espèces auxquelles les aliments sont destinés. Il n’existe pas à ce jour de modèle qui puisse approcher la tolérance digestive ainsi que de prédire l’appétence d’un aliment complet chez le chat. Il faut donc passer par des essais in vivo au cours desquels les chatons reçoivent la formulation de l’aliment à évaluer. Des études in vitro n’apporteraient aucune information pertinente. Les chatons seront âgés de 3 à 12 mois pour évaluer les besoins nutritionnels en croissance. Indépendemment de l'âge, les chatons devront peser plus de 500g pour être inclus dans ce projet.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 832
Souffrances
▲ -
▲ 624
▲ 208
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 832

832 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules cancéreuses par injection sous-cutanée ou par chirurgie intra-rénale, puis un traitement quotidien pendant trois semaines par voie orale ou intrapéritonéale, pour tester une combinaison thérapeutique contre le cancer du rein. Le porteur indique une masse tumorale, une possible perte de poids et une déshydratation après chirurgie, et renvoie les bénéfices pour les patients au conditionnel et au long terme. Il affirme que la culture cellulaire ne renseigne pas sur un "organisme complexe vivant" et que le recours à la souris est le "seul moyen" de répondre à ses questions.

Objectifs

On estime à 13 000 le nombre de nouveaux cas de cancer du rein en 2015 en France. Le cancer du rein représente environ 3 % de l'ensemble des cancers. L'âge moyen au moment du diagnostic est 65 ans. Il est classé 14e cancer le plus fréquent chez la femme et 9e chez l'homme. La chirurgie est le traitement de référence, les traitements par chimiothérapies, ainsi que la radiothérapie peuvent être réalisés mais les cellules cancéreuses du rein sont généralement résistantes à ces traitements. C’est pourquoi il est important de trouver de nouveaux traitements. Nous avons identifié des nouvelles cibles impliquées dans la résistance à la chimothérapie. Nous souhaitons démontrer in vitro et in vivo qu’un inhibiteur de ces cibles, déjà utilisé en clinique, en combinaison avec la chimiothérapie présenterait un effet anti-tumoral synergique en favorisant l’apoptose mais aussi en stimulant l’immunité antitumorale.

Bénéfices attendus

Si notre nouveau traitement est efficace nous devrions observer une diminution de la taille de la tumeur chez les souris traitées, voire même une disparition complète de la tumeur. Les résultats de ce projet permettront de mieux comprendre les mécanismes de résistances aux traitements au cancer du rein. A terme ce projet permettra de proposer une nouvelle ligne de traitement du cancer du rein et ainsi augmentera les chances de survie des patients atteints de ce cancer.

Procédures

Les souris seront soumise à une greffe de cellules par injection sous cutanée (20 secondes /souris y compris contention) ou intra-rénal avec chirurgie (20min/ souris y compris anesthésie). Elles seront traitées quotidiennement pendant 3 semaines par voie orale (10 secondes /souris y compris contention) ou par injection intrapéritonéale (5 secondes /souris y compris contention) avec une chimithérapie.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux sont la présence d'une masse tumorale, une possible perte de poids (mais pas obligatoire) d'une fatigue et d'une déshydratation suite à la chirurgie.

Devenir

A la fin de l'expérience tous les animaux sont tous euthanasiés car ils ne peuvent pas rentrer dans une nouvelle procédure et un prélèvement de la tumeur résiduelle est nécessaire.

Remplacement

L’alternative possible à l’utilisation d’animaux est l’utilisation de cellules en culture. Cependant cette alternative ne permet pas de connaitre les effets de nos traitements sur un organisme complexe vivant, ni de déterminer le rôle du système immunitaire dans le traitement du cancer, ni de mimer la pathologie existante chez l’Homme. Ainsi l’utilisation d’animaux est le seul moyen de répondre aux questions scientifiques de notre projet sur le cancer du rein.

Réduction

Les biostatisticiens nous conseillent de travailler avec 10 animaux. Ce nombre d’animaux par groupe ne doit pas être vue comme une augmentation de la quantité d’animaux nécessaires, mais au contraire comme une réduction, les données statistiques seront plus solides, et donc il n’y aura pas la nécessité de reproduire l’expérience. Pour analyser l’effet des différents traitements sur la croissance tumorale, il y aura 2 étapes d’analyse : la croissance tumorale et l’analyse de la survie.

Raffinement

Les mesures destinées à réduire la contrainte, la souffrance et l’angoisse des animaux prévues dans le cadre de notre expérimentation sont: la présence de coton ou « petites maisons » afin de créer un enrichissement de l’hébergement pour limiter les bagares liées aux problèmes de dominances, les souris seront hébergées en zone SOPF, cette zone permet au statut dommageable de ne pas apparaitre. Les mesures destinées à réduire la douleur mises en place sont : un suivit quotidien afin de surveiller l’état général des animaux, une anesthésie par inhalation d’isoflurane sera nécessaire lors de la greffe orthotopique, si la souris est déshydratée, nous réalisons une injection sous cutanée de NaCl, pour gérer la douleur, nous utilisons des analgésiques : buprenorphine 0,05 à 0,1 mg/Kg deux fois par jour en cas de signe de douleur jusqu'à une durée de 5 jours max en sous cutanée (volume injecté 5 ml/Kg), en cas de perte de ou de difficultés à se nourrir, nous ajouterons de la nourriture gélifiée, en cas de baisures liées à des « bagarres » entre les animaux nous désinfecterons avec Bétadine+Dakin et nous observerons cette souris quotidiennement.

Choix des espèces

Les souris sont le meilleur modèle représentatif de l’homme pour ce type d’expérience, et le moins onéreux. Nous utiliserons des souris immunocompétentes (fond génétique BALB/c) pour greffer des cellules de cancer du rein murines et des souris immunodéprimées (fond génétiques Nude ou NSG) pour les greffes de cellules tumorales humaines. Les animaux utilisés seront les mâles et femelles adultes (>6 semaines) car le cancer du rein étudié est présent chez l'adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 1400
Souffrances
▲ -
▲ 1400
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1400

1 400 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, chacune anesthésiée pour neuf séances d'imagerie optique après une dose unique de vésicules extracellulaires, injectée ou administrée par gavage, puis tuée pour une étude post-mortem. Ces vésicules n'ont été testées qu'in vitro, et le porteur ne peut exclure ni une toxicité ni des crampes abdominales, des rougeurs, des ulcérations ou une fausse route lors du gavage. Il présente le projet comme "la première étape" d'un futur traitement des fistules digestives et de l'inflammation intestinale, l'efficacité des vésicules étant renvoyée à des travaux ultérieurs. Pour l'effectif, il évoque seulement "des groupes pertinents composés d'un nombre d'animaux suffisant pour arriver à une conclusion claire", sans calcul ni taille de groupe.

Objectifs

Les vésicules extracellulaires, particules sécrétées par les cellules, agissent comme des messagers intercellulaire en libérant leur contenu dans la cellule cible. Cette capacité fait d’elles une nouvelle voie thérapeutique importante. Les vésicules extracellulaires sont donc présentes dans le corps humain. Ainsi le risque qu'elles entraînent une réaction immunitaire est faible, ce qui facilite leur application en médecine humaine en comparaison de la thérapie cellulaire et génique. Elles offrent ainsi de nouvelles perspectives d’application dans les champs du diagnostic et de la thérapie. Avant d’évaluer leur propriétés anti-inflammatoire et régénérative dans un contexte pathologique de maladies digestives, il est indispensable de déterminer la biodistribution, la cinétique, l’élimination, et la tolérance de ces vésicules. L'objectif de ce projet est donc d'évaluer dans un organisme vivant l'ensemble de ces paramètres.

Bénéfices attendus

Ce projet est la première étape du développement d’un nouveau traitement des fistules digestives et de l'inflammation gastro-intestinale améliorant la prise en charge et la qualité de vie des patients. Les résultats obtenus permettront de mieux comprendre les mécanismes d’intégration des vésicules extracellulaires et d’avoir les premiers éléments permettant par la suite d’évaluer leur propriétés anti-inflammatoires et régénératives ainsi que leur efficacité.

Procédures

Aucun prélèvement sur animaux vigiles ou geste chirurgical n'est prévu dans ce projet. Les animaux recevront une dose unique de substance par injection ou gavage sur une durée de deux minutes maximum. Par la suite, chaque animal sera examiné par imagerie optique à 9 intervalles de temps différents après l’injection, dont la durée est environ de 5 minutes chacun. L'imagerie sera réalisée sur animal anesthésié.

Impact sur les animaux

Cette étude sera menée en imagerie optique, non invasive et non irradiante, sous anesthésie. Cette technique n’induit aucun douleur ou effet indésirable. Les produits administrés ont été testés et validés in-vitro mais ce sera la première étude menée in-vivo. De ce fait, on ne peut exclure ni une toxicité ni des effets indésirables potentiels liés à l’injection : crampes abdominales, rougeur, ulcération, ou fausse route dans le cas du gavage.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort afin de procéder à une étude post-mortem.

Remplacement

Une étude in vitro ne peut se substituer à l’étude in vivo, afin de visualiser la biodistribution des vésicules extracellulaires dans un organisme entier. Des tests in vitro ont été réalisés au préalable, afin d'optimiser la formulation et choisir la plus stable ainsi que pour optimiser certains paramètres d’imagerie.

Réduction

Nous avons fait le choix d’utiliser une technique d’imagerie, non-invasive et non irradiante, permettant le suivi longitudinal et ainsi de réduire le nombre d’animaux nécessaire. Afin de réduire le nombre d’animaux inclus dans cette étude, nous n’utiliserons que des groupes pertinents composés d’un nombre d’animaux suffisant pour arriver à une conclusion claire. Les données obtenues grâce aux animaux de ce projet seront analysées avec des tests statistiques classiques.

Raffinement

L’environnement des animaux est enrichi pour favoriser le bien-être, et des points limites précoces ont été établis afin d’interrompre si nécessaire les procédures permettant de soustraire les animaux à toute douleur ou souffrance. Des méthodes anesthésiques, analgésiques et de confort (gel ophtalmique) sont appliquées. Les animaux sont observés quotidiennement. L’imagerie optique, méthode d’exploration choisi pour notre étude, est reconnue pour n’induire ni douleur ni effets secondaires néfastes.

Choix des espèces

La souris est une espèce communément utilisée pour les études d’imagerie optique du fait de leur petite taille, et représente un modèle pertinent pour évaluer au mieux la biodistribution. L'étude de la biodistribution sera ainsi réalisée sur des souris âgées de 8 semaines, afin de travailler avec des animaux possédant un système immunitaire et un système digestif matures. Cette espèce sera également utilisée dans les études ultérieures car favorable au développement de modèle de maladie inflammatoire de l’intestin.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
    • Troubles endocriniens
    • Troubles immunitaires
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système urogénital
Loups de mer : 700
Souffrances
▲ -
▲ 700
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 700

700 bars européens vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont exposés pendant deux mois au triphényl phosphate, un plastifiant suspecté d'agir comme perturbateur endocrinien, à concentration environnementale, puis maintenus neuf mois avant d'être tués pour prélèvement d'organes et de tissus. Le porteur décrit un suivi par grille de score, un individu à la nage désordonnée étant mis à mort au point limite, et ne prévoit pas d'intervention sur animal vigile ou anesthésié en dehors de cette fin. Il affirme que les approches in vitro ou in silico ne permettent pas d'évaluer l'impact du produit sur un "organisme entier", ce qui justifierait selon lui le passage par le poisson vivant.

Objectifs

L'immunité est une fonction majeure impliquée dans les défenses contre les agents pathogènes. Chez les vertébrés à mâchoire, les lymphocytes T ont la particularité de se développer dans le thymus lui-même sujet à des variations de taille suivant l'âge ou les taux plasmatiques des hormones sexuelles. Ces variations ont été associée à une altération de l'abondance des sous-types de lymphocytes T périphériques, une diminution de la réponse immunitaire adaptative, une augmentation de l'incidence des maladies infectieuses et une augmentation de la tolérance immunitaire (grossesse). Nous avons montré que les effets des estrogènes sur le thymus et les lymphocytes T étaient conservés entre le bar et les mammifères et que l’exposition à de l’estradiol (E2) modulait chez le bar la plasticité thymique et augmentait sa tolérance immunitaire. Chez le poisson, le thymus subit une involution hivernale puis une reformation en été qui semble avoir lieu chez des juvéniles de l'année mais également des individus matures avec chez ces derniers une involution plus marquée ainsi qu'un dimorphisme sexuel. En plus des hormones sexuelles, celles du métabolisme semblent également être des éléments de premier ordre dans ce phénomène. Ces dernières ont un rôle dans la gestion des réserves énergétiques ou le métabolisme en général, mais également dans la régulation de la reproduction. Ainsi, les fonctions de reproduction, d’immunité et de métabolisme sont étroitement liée. Au sein de ce projet, nous testerons dans un premier temps (1) l’hypothèse selon laquelle l'involution thymique serait influencée par les hormones stéroïdes résultant d’un compromis énergétique (trade-off) entre immunité et reproduction. L’action des perturbateurs endocriniens à activité estrogénique (PEE) sur les téléostéens est bien documentée (reproduction, croissance, immunité…) mais rares sont les études analysant les impacts sur plusieurs fonctions physiologiques à la fois. Le triphényl phosphate (TPP), détecté dans les eaux de surface de nombreux pays, est un plastifiant suspecté PEE, connu pour affecter la reproduction, l’immunité et le métabolisme. Ainsi, dans un second temps, (2) nous évaluerons l’impact du TPP sur ce trade-off établi entre ces trois grandes fonctions.

Bénéfices attendus

- Chez les poissons téléostéens, les connaissances concernant la régulation endocrinienne et environnementale (incluant la contamination environnementale) de la reproduction et de l’immunité par les hormones du métabolisme sont quasiment inexistantes. Or il s’avère que la compréhension de ces mécanismes est à la base de cette demande. Les mécanismes étant très conservés chez les vertébrés, les résultats permettront par ailleurs de mieux comprendre le lien existant entre certaines pathologies humaines métaboliques, l’immunité et la reproduction. - L’étude de l’action du TPP sur un équilibre affectant plusieurs fonctions physiologiques permet une vision plus intégrative et de mieux appréhender les risques environnementaux et sanitaires associés à la présence de ce contaminant largement utilisé dans les produits de la vie quotidienne. Nous pourrons faire une évaluation intégrative de la santé des individus de poissons mais aussi plus largement des populations. - Ce travail aidera, par extrapolation, à élucider l’impact du TPP dans certaines pathologies humaines métaboliques, mais aussi sur l’immunité et la reproduction qui, chez les sujets obèses, sont moins performantes.

Procédures

Les animaux seront exposés à un contaminant à concentration environnementale pendant 2 mois, puis maintenus en condition non contaminée pendant 9 mois (température, luminosité, pH contrôlés). Aucune intervention sur animal vigile ou endormi. Chaque individu sera euthanasié pour prélévement d'organes et tissus.

Impact sur les animaux

Le projet est divisé en deux périodes. Durant la première, les poissons seront maintenus en conditions contrôlées mimant une évolution naturelle des saisons. Durant la seconde, les individus seront exposés à un contaminant à concentration environnementale pendant 2 mois, puis maintenus en condition non contaminée pendant 9 mois (identique à la première période). Un période d'acclimatation de 7 jours sera respectée afin de permettre leur habituation et une meilleure gestion du stress. Des contrôles quotidiens seront effectués afin de s'assurer du bien-être des poissons et du respect des conditions d'hébergement (température, pH, luminosité...). Dans le but de réduire au maximum la douleur, l’angoisse et la souffrance des animaux nous utiliserons durant toute l’expérimentation la grille de score de la Fraunhofer institute. Un animal qui présenterait une nage sur le dos avec des mouvements non coordonnés, nage erratique serait immédiatement euthanasié (point limite) après anesthésie (MS222).

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés pour permettre le prélèvement d'organes et tissus.

Remplacement

Des études in vitro ou in silico ne permettent pas de mettre en évidence l’impact de ce PEE sur un organisme entier. Afin de comprendre l’impact de ce TPP sur la physiologie du poisson, nous devons obligatoirement passer par un modèle vivant. Cependant, toutes les études préalables de définition de concentrations utiles ont été réalisées par une approche in vitro.

Réduction

- Afin de réduire au minimum le nombre d’animaux, nous avons calculé l’effectif nécessaire pour pouvoir détecter un effet significatif s’il existe réellement. Pour cela, il est nécessaire de décrire plusieurs paramètres : la puissance statistique souhaitée (habituellement 90%), delta (différence de moyenne attendue), sd (écart-type attendu des données), le risque alpha (habituellement 5%). Les paramètres delta et sd ont été obtenus à partir d’expérimentations précédentes sur des bars matures mâles et femelles. Résultat : - Les concentrations utilisées sont en cours de détermination grâce à des tests in vitro. Ces derniers permettront de cibler les concentrations intéressantes afin de limiter le nombre de conditions et donc d’organismes utilisés. - Plusieurs mesures biologiques et chimiques sur chaque individu

Raffinement

Dans le but de réduire au maximum la douleur, l’angoisse et la souffrance des animaux nous utiliserons durant toute l’expérimentation la grille de score de la Fraunhofer institute qui est un bon guide pour la prise de décision quant à la souffrance animale. Un animal qui présenterait une nage sur le dos avec des mouvements non coordonnés, nage erratique serait immédiatement euthanasié (point limite). Nous souhaitons qu’à la base de cette grille de score nous restions avec des animaux qui sont en code couleur vert.

Choix des espèces

Le bar Européen constitue une espèce à fort intérêt écologique et économique et, du fait de sa production aquacole importante, son système immunitaire et reproductif font l'objet de nombreux articles scientifiques. De plus, suivant nos recherches, chez le bar, le thymus et les lymphocytes T font l'objet d'une régulation fine par les composés oestrogéniques, ce qui suggère que l'immunocompétence du bar pourrait être impactée par des perturbateurs endocriniens oestrogéniques présents dans son environnement. Cette espèce constitue donc un modèle de choix pour notre étude. Ce poisson est par ailleurs soumis à des restrictions croissantes de pêche en Europe de l’Ouest (850/98/EU ; 2018/120/UE) car les stocks de celui-ci sont actuellement en déclin et cela ne résulte probablement pas uniquement d’une activité de surpêche. Les individus seront pris à un âge où ils sont encore sexuellement immatures mais immunitairement matures (dès 180 dph, cohortes 1b et 2b) et matures à la fois sexuellement et immunitairement (dès 450 dph, cohorte 1a et 2a). Nous sommes intéressés par l’étude des étapes clés correspondant au basculement d’une immunité « entière » à une immunité moins complexe et en fonction de la saison et de la mise en place d’une stratégie de reproduction. Chez les bars, en termes de reproduction, les mâles développent leurs gonades dès 310 dph et les femelles en condition contrôlée dès 240 dph. Pour ce qui attrait à l’immunité, les bars sont matures dès 180 dph.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 560
Souffrances
▲ -
▲ 560
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 560

560 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des gavages de tamoxifène et des injections de cellules et de fingolimod, quelques-unes une prise de sang, avant mise à mort pour la recherche fondamentale. Le porteur étudie l'entrée et la sortie des lymphocytes dans le ganglion lymphatique et le rôle de deux récepteurs, avec des retombées cliniques présentées comme à moyen terme. Il affirme qu'il n'est "pas possible" de remplacer les animaux, ces mécanismes n'étant pas reproductibles de façon fiable en culture cellulaire.

Objectifs

Les cellules immunitaires circulantes, comme les lymphocytes B ou T, circulent à travers des organes lymphatiques en franchissant les portes d’entrée et de sortie qui sont gardées par les cellules endothéliales lymphatiques. C’est uniquement à l’intérieur de ces organes que les lymphocytes sont activés pour lutter contre des pathogènes ou le cancer. L’objectif du projet est de mieux comprendre les mécanismes d’ouverture et de fermeture des portes en analysant la fonction de deux molécules appelées RANK et LTbR. Ce sont des récepteurs qui activent la cellule endothéliale et qui sont déjà connus pour leur fonction dans le développement des organes lymphatiques.

Bénéfices attendus

Ces résultats apporteront à court terme des données importantes sur la régulation et le développement du système immunitaire. Etant donné qu’une thérapie visant une des molécules étudiée est utilisé en clinique, ces résultats auront des retombées à moyen terme sur une nouvelle application dans des maladies impliquant le système immunitaire comme l’autoimmunité, l’infection et le cancer.

Procédures

Deux gavages (durée 2 minutes) sont réalisés sur animal vigile, 2 ou 3 injections (durée 1 minute chacune) sont réalisées sur animal anesthésié pendant une période qui varie entre 7 jours et 3 semaines. Sur quelques animaux anesthésiés une prise de sang et effectuée (durée 2-3 minutes).

Impact sur les animaux

Le gavage au tamoxifène dans l’huile de colza, l’injection de cellules et du fingolimod dans la cavité abdominale et le prélèvement sanguin nécessite une contention source d’inconfort pour l’animal pendant quelques secondes. Les injections de cellules par voie intraveineuse, intradermique et souscutanée se font sous anesthésie générale gazeuse, ce qui nécessite également une contention de courte durée. Aucun geste n’est répétitif. Il n’y pas de phénotypes dommageable des modifications génétiques. Les produits administrés n’ont pas un effet de nuisance (irritation, douleurs autres, changement de comportement.

Devenir

Mise à mort de toutes les animaux à fin du projet à des fins de recherche fondamentale.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer les animaux car les mécanismes cellulaires et moléculaires régulant l’entrée des cellules immunitaires dans le ganglion lymphatique et leur sortie sont complexes et ne peuvent pas, à l’heure actuelle, être reproduits de manière fiable par des expériences en culture cellulaire.

Réduction

Nous avons identifié des données dans la littérature scientifique (par exemple la quantité des produits à administrer) permettent une meilleure réussite de l’expérience et ainsi de réduire le nombre de souris. Les sites d’injections ont été choisis de manière à pouvoir diminuer la variabilité inter-expérimentale, car leur drainage se fait de façon quasi exclusive par les ganglions lymphatiques précisément identifiés. Les données entre les différents groupes sont analysées par la méthode statistique adaptés.

Raffinement

Les animaux adultes sont habitués à la contention ce qui contribue à réduire le stress lié aux gavages et aux injections dans la cavité abdominales des gestes réalisés sur animal vigil. Les injections intraveineuses, intradermiques et sous-cutanées et le prélèvement sanguin sur animal âgé d’en mois 2 semaines sont effectuées sur l’animal endormi par une anesthésie gazeuse et placé sur une plaque chauffante thermostatée pour assurer le maitien de sa température corporelle tout au long de la procédure. . L’injection intraveineuse est suivie par un analgésique local, appliqué sur l’œil, pour limiter la souffrance suite au réveil de l’animal. Un temps de récupération de l’animal entre les gestes réalisés sur l’animal est accordé (minimum 18h). Le bien-être de l’animal est évaluée par un personnel expérimenté, prenant en compte une surveillance des lieux de d’injection, le poids, l’apparence, le comportement, hydratation, respiration et l’aspect des fèces. Les critères sont notés. Lorsque qu’une anomalie est observée l’animal bénéficie d’une prise en charge adaptée aux problèmes observés. A l’aggravation, la structure en charge du Bien-Être des Animaux est contacté et des mesures conseillées appliquées. Des points limites spécifiques ont été établis permettant de soustraire l’animal à la souffrance. Les souris seront hébergées par fratrie au sevrage tout en respectant le nombre de souris admis. Si un animal devient agressif, il est aussitôt séparé du groupe. L’hébergement bénéficie d’un enrichissement des cages : tunnel et abris, matériel de nidification et buches à ranger. Les souriceaux sont rapidement retournés à la mère après gavage.

Choix des espèces

La structure du ganglion lymphatique, la circulation sanguine et le drainage de la lymphe sont identiques chez l’homme et la souris. Il existe des moyens chez la souris d’invalider des gènes de manière spécifique dans les cellules endothéliales lymphatiques ce qui permet d’étudier les mécanismes moléculaires et cellulaires régulant l’entrée et la sortie les lymphocytes du ganglion lymphatique. Les souris seront utilisées à l’âge adulte (8-12 semaines) afin de garantir un système immunitaire mature. Des nouveaux nées seront également utilisées, puisque le développement du ganglion lymphatique est lié à l’entrée et la sortie des lymphocytes ce qui apportera des connaissances sur organisation de l’organe.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 373
Souffrances
▲ -
▲ 48
▲ 325
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 373

373 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Selon les groupes, elles sont irradiées, greffées de cellules tumorales sous la peau et traitées par injections répétées, avec des prélèvements sanguins, les tumeurs étant mesurées jusqu'à la mise à mort pour analyses. Le porteur cherche des marqueurs propres aux lymphocytes T régulateurs de la tumeur pour une thérapie ciblée du cancer, présentée comme une alternative aux traitements actuels. Il affirme que l'étape in vivo est "indispensable" pour tester l'efficacité et la toxicité avant toute application humaine.

Objectifs

Le cancer est une maladie complexe et les cellules tumorales sont détectées notamment par les cellules du système immunitaire pour essayer de les contrôler et les éliminer. Le système immunitaire est composé de nombreux types de cellules dont les lymphocytes T qui eux-mêmes regroupent à la fois des cellules T à fonction plutôt positive et d’autres à fonction plutôt négative. Les cellules T effectrices (Teffs) contribuent à l’élimination de pathogènes ou à la diminution de tumeurs, tandis que les cellules T régulatrices (Tregs) ont une fonction suppressive qui inhibe la prolifération et inhibe l’activité des cellules T effectrices (Teffs). Par conséquent, les Tregs ont un effet délétère qui participe au développement de la tumeur et diminue l’effet des traitements. En parallèle, les Tregs ont aussi un effet bénéfique pour éviter la stimulation permanente du système immunitaire et limiter l’auto-immunité. Les Tregs constituent donc de bons candidats pour le développement d’un traitement ciblé contre le cancer à condition d’impacter uniquement les Tregs présents dans la tumeur, c’est pourquoi le challenge actuel est l’identification de marqueurs spécifiques aux Tregs de la tumeur.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de définir de nouvelles cibles thérapeutiques pour une stratégie ciblant les cellules T régulatrices de la tumeur uniquement. Une telle thérapie améliorerait la réponse anti-tumeur des lymphocytes T ; tout en conservant les Tregs dans le reste de l’organisme, essentielles au maintien d’un système immunitaire contrôlé en situation normale et éviter l’auto-immunité. Cette approche innovante fournirait une alternative aux traitements actuels, qui restent insuffisamment efficaces, et pourrait être combinée à d’autres thérapies existantes. De plus, ce projet fournira des informations inédites sur les marqueurs des Tregs de la tumeur. Le projet présente donc aussi un intérêt scientifique pour la compréhension du fonctionnement des Tregs, cellules complexes mais essentielles à notre système immunitaire.

Procédures

Dans une première procédure, des cellules tumorales sont injectées par voie sous-cutanée aux animaux vigiles (1 fois par expérience) (durée du geste 10 sec). Dans une 2ème procédure, les souris vigiles seront irradiées (durée geste < 5min) puis injectées par voie intraveineuse (1 fois par expérience) (durée du geste 10 sec). Des prélèvements de sang seront réalisés toutes les 2 semaines pendant 6 à 10 semaines (durée du geste 10 sec). Dans certaines de ces souris, des cellules tumorales seront également injectées par voie sous-cutanée aux animaux vigiles (1 fois par expérience) (durée du geste 10 sec) et d’autres ne recevront pas de tumeurs Dans une 3ème procédure, les souris seront traitées 3 fois par semaine pendant 3 semaines. Les administrations seront réalisées par des injections directement dans l’abdomen (voie intrapéritonéale) ou par administration per os (gavage oral). Ces administrations seront réalisées sur animaux vigiles (durée du geste 10 sec). Des prélèvements de sang seront réalisés 1x par semaine, pendant 3 semaines (durée du geste 10 sec). Dans une 4ème procédure, les souris vigiles seront traitées par voie intrapéritonéale 3 fois par semaine pendant 3 semaines (durée du geste 10 sec). Certains des animaux seront ensuite injectés avec des cellules tumorales par voie sous-cutanée (1 fois par expérience) animaux vigiles, durée du geste 10 sec). Un prélèvement de sang sera réalisé sur l’ensemble des animaux (durée du geste 10 sec). Dans une 5ème procédure, les souris vigiles recevront 1 injection par voie intraveineuse (1 fois par expérience) (durée du geste 10 sec). Un prélèvement de sang sera réalisé 2 fois au cours de l’expérience (durée du geste 10 sec). Dans une 6ème, les souris vigiles seront injectées par voie sous-cutanée (1 fois par expérience) (durée du geste 10 sec) puis elles recevront une injection par voie intraveineuse (1 fois par expérience) (durée du geste 10 sec). Un prélèvement de sang sera réalisé 2 fois au cours de l’expérience (durée du geste 10 sec). Dans une 7ème procédure les souris vigiles seront injectées par voie sous-cutanée (1 fois par expérience) (durée du geste 10 sec) puis elles recevront une injection par voie intraveineuse (1 fois par expérience) (durée du geste 10 sec).

Impact sur les animaux

Les animaux greffés avec des cellules tumorales par voie sous-cutanée développeront des tumeurs qui seront mesurées régulièrement. Les animaux peuvent également subir une perte de poids. Ces effets se manifesteront de façon croissante au cours de l’expérience. Les nuisances attendues lors de l’administration de cellules par voie intraveineuse ou sous cutanée seront celles liées à l’injection. Une légère douleur de très courte durée est attendue lors des prélèvements sanguins.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour des analyses post mortem.

Remplacement

Ce projet est basé sur des expérimentations in vitro utilisant des cellules provenant de l’homme. Les études in vitro permettent d’obtenir des résultats fiables et cohérents avec le but du projet qui est de caractériser des molécules spécifiques aux Tregs de la tumeur chez l’humain et de vérifier leur intérêt pour le contrôle de la réponse immune. L'évaluation pré-clinique des traitements est nécessaire dans un système plus physiologique représentant un organisme vivant intégré tel que la souris et ceci permettra de valider la rationalité des molécules choisies comme cible thérapeutique. L’expérimentation in vivo nous permettra de conclure sur le rôle des molécules sélectionnées et d’évaluer une stratégie thérapeutique qui les ciblerait. Cette étape est indispensable pour tester l'efficacité, le mécanisme d'action ainsi que la toxicité éventuellement associée à ce type de traitement avant d'envisager une application clinique chez l'Homme.

Réduction

Le nombre de souris par groupe est ajusté au minimum selon que ce sont des expériences de mise au point ou des expériences de test d'efficacité de traitements afin que les résultats obtenus puissent présenter une puissance statistique suffisante. Le nombre d'animaux à inclure par groupe a été défini à l'aide d'outils statistiques

Raffinement

Les souris sont hébergées dans les conditions réglementaires et il n’est pas attendu spécialement de douleur dans les effets indésirables potentiels. Les souris sont surveillées régulièrement et elles sont mises à mort lorsque les points limites sont atteints tels qu’énoncés dans une grille de score mise en place pour évaluer de façon objective l’état des animaux.

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix pour les expériences menées en thérapeutique du cancer et elle a depuis longtemps servi à l'étude de thérapies anti-tumorales, notamment car la physiologie de la souris est proche de celle de l'Homme. La connaissance complète du génome murin permet d'utiliser de nombreux outils bien caractérisés, dont les souris génétiquement modifiées ou immunodéficientes. De plus, il existe un grand nombre de modèles de tumeurs humaines qui peuvent être maintenues dans les souris pour les étudier. Les souris seront utilisées à l’âge adulte afin d’avoir un système immunitaire adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
Souris : 528
Souffrances
▲ -
▲ 48
▲ 480
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 528

528 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ces souris génétiquement modifiées sont soumises à un régime riche en cholestérol ou en graisses pendant quatre à six mois pour induire une obésité et un diabète, avec des tests métaboliques, des gavages de glucose et des prélèvements sanguins répétés, avant mise à mort pour prélever les organes. Le porteur étudie le rôle de l'estérification du cholestérol dans le tissu adipeux, avec des applications thérapeutiques renvoyées au moyen terme. Il indique disposer de modèles in vitro, adipocytes en culture et biopsies humaines, mais présente le modèle animal comme "l'unique moyen" d'observer les effets systémiques.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de déterminer les conséquences locales et systémiques de la délétion adipocytaire de la capacité d’estérification du cholestérol sur les complications métaboliques de l'obésité induites par des aliments riches en graisses.

Bénéfices attendus

Compte tenu des enjeux médicaux, sociaux et économiques liés aux maladies métaboliques, l'homéostasie du tissu adipeux a été largement étudiée dans une multitude de contextes physiopathologiques. Cependant, le rôle du cholestérol et particulièrement de son estérification dans la fonction adipocytaire sont n’a quasiment jamais été explorée. Ceci reflète un vaste champ de connaissances fondamentales à explorer. Nos résultats préliminaires obtenus chez des patients, dans des modèles précliniques et in vitro montrent pour la première fois que l'accumulation de cholestérol libre dans les adipocytes est un déclencheur de la dysfonction adipocytaire et des complications métaboliques qui y sont liées. A court terme, notre projet permettra de déterminer quels sont les mécanismes fondamentaux en jeu et éventuellement d'identifier des leviers à actionner sur ceux-ci. A moyen terme, en démontrant la possibilité de moduler le contenu en cholestérol libre dans l'adipocyte par l'induction de son estérification, ce projet favorisera le développement de stratégies thérapeutiques pour diminuer le risque métabolique de l'obésité. Une telle approche sera bénéfique pour les patients obèses souffrant de complications mais aussi pour la population générale en promulguant des recommandations pour les personnes à risque.

Procédures

Les souris transgéniques dont la capacité d'estérification du cholestérol dans l'adipocyte est délété seront dans un premier temps phénotypées métaboliquement sans stimulus alimentaire obésogène ou diabétogène. Nous suivrons la glycémie par prise de sang à la queue (5 secondes) mensuellement entre 1 et 6 mois d’âge. Ces souris seront dans un second temps exposé à une alimentation riche en cholestérol (4 mois de régime) ou une alimentation riche en triglycérides (6 mois de régime). Ces expériences seront répétées 5 fois pour évaluer différents aspects de la perturbation de l’homéostasie adipocytaire. Au cours de la première répétition nous réaliserons mensuellement des tests métaboliques dynamiques pour déterminer la sensibilité à l'insuline (injection d'insuline par voie intra péritonéale - durée de l'injection 5 secondes) et la tolérance au glucose (gavage avec une solution riche en glucose - temps de gavage 10 secondes) en suivant la glycémie (prise de sang au niveau caudal à la suite de ces stimuli métaboliques - 5 secondes par prélevement). Au cours de la seconde répétition la sensibilité tissulaire à l'insuline sera évaluée après l'euthanasie des animaux 5 minutes post injection d'insuline par voie intraveineuse (temps d'injection : 5 secondes). Au cours de la répétition finale, la capacité d'internalisation du cholestérol dans les adipocytes sera testée en délivrant du cholestérol marqué par voie orale (gavage - temps de gavage : 10 secondes) et veineuse aux animaux transgéniques trois jours avant euthanasie des animaux.

Impact sur les animaux

Le protocole d'induction de l'obésité et de diabète avec les régimes riches en cholestérol ou en graisses est de classe modérée. La délétion adipocytaire de la capacité d'estérification du cholestérol pourrait contribuer à rendre le tissu adipeux moins capable de tamponner l'excès énergétique des régimes riche en cholestérol ou en graisses et donc de potentialiser le diabète induit par ces régimes. Les souris transgéniques devraient présenter une insulinémie et une glycémie plus marquée que les animaux de type sauvage.

Devenir

A la fin de chaque procédure les animaux sont euthanasiés pour prélever les organes d'interet pour les analyses de contenu lipidique, de contenu protéique et de mesure d'expression génique.

Remplacement

Le projet global dans laquelle la présente demande s'applique repose sur d'autres modèles expérimentaux qui permettent de remplacer un certain nombre d’animaux : nous utilisons notamment des adipocytes en culture différentiés à partir de fibroblastes murins 3T3-L1 ainsi que des biopsies tissu adipeux de patients bénéficiant de chirurgies bariatrique. Ces modèles ont permis de remplacer les modèles animaux dans la détermination du rôle du cholestérol dans la dysfonction adipocytaire et ils permettent également de déterminer quels sont les mécanismes cellulaires et moléculaires protecteurs de l'estérification du cholestérol dans l'adipocyte.

Réduction

Le projet préconise l’utilisation d’un nombre de 528 animaux, ce qui, dans un souci de réduction correspond au nombre minimal d’animaux permettant d’obtenir des résultats significatifs.

Raffinement

Nous avons pris en compte le bien-être animal, un examen régulier permettra de prévenir les risques de stress et de souffrances. Nous avons intégré la gestion de la souffrance animale en utilisant les analgésiques adaptés à chaque procédure. Nous utilisons systématiquement des cages avec litières et des enrichissements (frisottis et soit un igloo soit un tube tunnel, les deux fabriqués en polycarbonate).

Choix des espèces

Les modèles animaux sont des modèles intégrés et sont l'unique moyen d’observer les effets systémiques des modèles pathologiques (obésité, diabète de type 2 et dysfonction adipocytaire pour ce projet) utilisés ainsi que la réponse physiologique intégrée et les communications inter-organes (délétion adipocytaire de la capacité d’estérification du cholestérol). Pour tous les animaux débuterons la supplémentation orale à 8 semaines de façon à travailler sur des animaux adultes. Le but de ce travail n’étant pas de déterminer l’effet d’un stress métabolique sur le tissu adipeux au cours du développement de l’organisme. L’homéostasie du tissu adipeux est très fortement influencé par le genre. De façon à déterminer si la délétion adipocytaire de l’estérification du cholestérol au cours d’un stress métabolique à des effets délétères dépendamment du sexe nous utiliserons des souris mâles et femelles pour l’ensemble de ce projet.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Ouistitis et tamarins : 1
Singes écureuils : 1
Souffrances
▲ -
▲ 2
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2

Déjà utilisés dans un projet de niveau modéré sur la menstruation humaine, un ouistiti commun et un singe écureuil subissent une injection dans chaque œil sous anesthésie, une intervention de deux heures. Ces 2 primates sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis tués sept jours après les injections pour prélever leurs yeux, leur chiasma optique et leur cerveau. Le porteur reconnaît qu'une douleur peut accompagner l'injection oculaire et cite l'inflammation, l'infection et l'ulcération de la cornée parmi les complications possibles, pour une étude "pilote" sur l'évolution de la vision binoculaire. Il affirme qu'il est "impossible de remplacer l'utilisation d'animaux vivants par des méthodes alternatives", et présente le primate non-humain comme "le plus prédictif et le plus pertinent".

Objectifs

La perception visuelle de la profondeur est possible par le chevauchement de ce qui est perçu par l’œil gauche et l’œil droit. Cette visualisation de la profondeur est rendue possible par la position frontale des yeux au niveau de la tête. Les neurones ganglionnaires situés dans la rétine et recevant les informations visuelles se projettent des deux côtés (hémisphères droit et gauche) du cerveau vers les noyaux visuels dont la zone du thalamus (corps genouillé latéral) qui joue un rôle de relais et est connecté au cortex visuel primaire (zone située à l’arrière du cerveau dans le lobe occipital). Ces projections entre la rétine et le thalamus se retrouvent chez la plupart des vertébrés. Cependant, la proportion des projections qui sont connectées au même côté du cerveau est très minoritaire chez les rongeurs (2-3%) tandis qu’elles représentent une part importante chez les primates (40%). Certaines études portant sur la latéralité des projections visuelles chez le primate présentent des résultats contradictoires sur la présence des projections visuelles bilatérales notamment chez le singe écureuil et leur présence semble éphémère chez le ouistiti. Les différences observées montrent les difficultés de mettre en évidence la présence ou non de ces projections chez le singe écureuil et le ouistiti commun. Ces deux espèces montrent des caractéristiques cérébrales intermédiaires, entre le macaque et le rongeur, ce qui en fait des modèles très importants pour étudier l’évolution de l’apparition de la vision binoculaire par l’intermédiaire de l’existence des projections visuelles bilatérales. Ce projet est une étude préliminaire afin de caractériser les connections permettant la stabilisation de l’image et la coordination des mouvements de la tête et des yeux ainsi que les connections impliquées dans la perception visuelle consciente chez les primates originaires d’Amérique (par exemple : singe écureuil et ouistiti commun) en comparaison avec ceux originaires d’Afrique et d’Asie (par exemple : macaque).

Bénéfices attendus

Savoir comment les neurones ganglionnaires se projettent de la rétine aux centres visuels cérébraux, dont le thalamus, nous permettrait de mieux comprendre l’organisation de la vision binoculaire des primates et de mieux comprendre son évolution chez les vertébrés.

Procédures

Pour chaque individu, deux injections intraoculaires (1 pour chaque œil) seront réalisées sous anesthésie. La durée de l’intervention est estimée à 2h par individu. Les animaux seront ensuite euthanasiés, 7 jours après les injections. La durée de l’intervention est estimée à 30 minutes par individu.

Impact sur les animaux

L’ensemble des injections sera réalisé sous anesthésie. Lors de l’anesthésie, les animaux pourraient présenter une instabilité de leurs constantes physiologiques (rythmes cardiaque et respiratoire…). Une douleur peut être induite lors de l’injection oculaire. Même si rarement, plusieurs complications post-injection peuvent survenir avec des degrés de gravités différents (inflammation de la cornée, infection, ulcération de la cornée, dégradation transitoire de la vision).

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés 7 jours après l’injection dans les deux yeux afin de récupérer leurs yeux, le chiasma optique (zone dans le cerveau où les nerfs optiques provenant de l’œil gauche et de l’œil droit se croisent) et le cerveau pour des analyses post mortem.

Remplacement

Ce projet a pour objectifs de comprendre et de manipuler l’organisation des connexions entre l'oeil et les zones cérébrales impliquées dans la vision chez le singe écureuil et le ouistiti commun afin d’améliorer nos connaissances sur l’organisation de la vision binoculaire chez les vertébrés. Les processus impliqués dans le développement de la vision binoculaire sont complexes et mettent en jeu de multiples interactions cellulaires entre deux zones éloignées du cerveau. Cette complexité rend difficile/impossible à l’heure actuelle, la modélisation des processus et nécessite des systèmes intégrés. Dans ce contexte, il est impossible de remplacer l’utilisation d’animaux vivants par des méthodes alternatives. Ainsi, le modèle animal et en particulier l’utilisation du primate non-humain est donc le plus prédictif et le plus pertinent pour espérer une transposition à l’homme la plus fiable possible.

Réduction

Pour cette étude pilote, nous utiliserons un seul individu par espèce. Les individus utilisés sont des individus non naïfs qui ont participé à un autre projet scientifique classé comme modéré portant sur la menstruation humaine.

Raffinement

Les animaux seront manipulés seulement à deux moments, lors de l’injection oculaire puis lors de l’euthanasie pour le prélèvement des organes. En dehors de ce deux procédures les animaux évolueront dans leurs groupes sociaux respectifs. Toutes les animaleries font l’objet d’un planning de mise à disposition d’enrichissements adaptés à chaque espèce. Les enrichissements sont soit structurels (divers perchoirs, balançoires...), périodiques (jeux de manipulations proposés selon un rythme hebdomadaire) ou alimentaires (graines dans la litière pour fourragement, glaçons surprises, friandises...). Ce programme est supervisé par le responsable du bien-être animal et validé par la structure en charge du bien-être animal. Les deux manipulations se feront sous anesthésie générale . Une fois anesthésiés, les animaux seront placés sur une surface chauffante pour maintenir leur température corporelle et différents paramètres seront surveillées (fréquence cardiaque, fréquence respiratoire...). Les mesures mises en place (anesthésie, analgésie (méthode pour diminuer ou supprimer la douleur), asepsie (méthode préventive pour limiter les contaminations). Ce genre de procédure n'est habituellement pas douloureux après l'opération et ne nécessite pas de traitement anti-douleur de manière systématique. L'animal est gardé sous surveillance pendant 24h en zone d'isolement avec un autre congénère avant réintroduction dans son groupe et évalué quotidiennement par le personnel et le vétérinaire. En cas de signes de douleurs (immobilité, troubles de l'appétit...), un traitement anti-douleur pourra être donné. La période en zone d'isolement pourra être prolongé (24h supplémentaire) si la récupération de l'animal n'est pas validée par l'équipe vétérinaire. Au bout de 48h, après rétablissement complet validé par l'équipe vétérinaire, l'animal pourra être réintroduit dans son groupe sous surveillance accrue (vétérinaire et équipe responsable du bien-être).

Choix des espèces

Ce projet a pour objectifs de comprendre l’organisation des connexions entre l'oeil et les zones cérébrales impliquées dans la vision chez le singe écureuil et chez le ouistiti commun afin d’améliorer nos connaissances sur le développement de la vision binoculaire chez les vertébrés. Les processus impliqués dans le développement de la vision binoculaire sont complexes et mettent en jeu de multiples interactions cellulaires entre deux zones éloignées du cerveau. Le niveau de complexité anatomique de ces structures ainsi que la volonté d’obtenir un modèle suffisamment proche de l’Homme font du primate non-humain un modèle particulièrement approprié pour notre étude. Dans ce contexte, il est impossible de remplacer l’utilisation d’animaux vivants par des méthodes alternatives. Des études ont permis de montrer la présence de connexions entre l'oeil et les zones cérébrales visuelles, des deux côtés du cerveau chez le macaque et l’Homme mais leur absence chez les rongeurs. Le choix de modèles pour cette étude s’est porté sur le singe écureuil et le ouistiti commun car ces espèces sont des primates partageant des caractéristiques visuelles et cérébrales communes avec d’autres primates provenant d'Afrique et d'Asie (par exemple : macaques) mais aussi des différences évolutives dues à leur appartenance aux primates originaires d'Amérique.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 16
Souffrances
▲ -
▲ 16
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 16

16 souris immunodéficientes sans poils vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une injection de vésicules extracellulaires dans la veine de la queue, subissent sept anesthésies gazeuses pour des imageries de fluorescence, puis un prélèvement sanguin terminal avant mise à mort pour l'analyse des organes. Le porteur compare trois modifications chimiques censées stabiliser ces vésicules dans le sang. Il décrit la souche sans poils comme "indispensable" pour éviter l'autofluorescence liée au pelage.

Objectifs

L'intérêt de cette étude est de pouvoir évaluer si des modifications apportées à des vésicules extracellulaires (EVs ou exosomes), issues de cellules souches mésenchymateuses, induisent une meilleure stabilité dans un organisme après une injection intraveineuse via la veine caudale. Les vésicules extracellulaires sont des particules produites naturellement par les cellules de l'organisme. Il est possible d'utiliser ces particules afin de transporter différents éléments biologiques comme des fragments d'anticorps ou de petits acides nucléiques. En effectuant des modifications chimiques à la surface des vésicules nous espérons qu'elles soient plus stables (ou dégradées moins rapidement ?) dans le sang. L'objectif est donc de comparer trois modifications différentes par rapport à des vésicules extracellulaires nues. Les EVs seront suivies dans la souris grâce à un marqueur fluorescent fixé à leurs surfaces.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de déterminer si différentes modifications chimiques réalisées à la surface des vésicules extracellulaires permettent une meilleure stabilité et une meilleure durée dans l'organisme par rapport aux vésicules sans modifications.

Procédures

Chaque animal reçoit deux injections, une par voie intraveineuse au niveau des veines de la queue et contenant les vésicules extracellulaires et une autre en fin de procédure par voie intrapéritonéale pour induire une anesthésie et analgésie. La durée des injections est au maximum de 30 secondes. Une anesthésie gazeuse sera réalisée avant l'administration des vésicules. Un prélèvement sanguin terminal sous anesthésie et analgésie est réalisé au terme de la procédure. Enfin, pour la réalisation des imageries, les animaux ont 7 anesthésies gazeuses. La durée de chaque imagerie est d'environ 5 minutes. Tous les actes réalisés sur les animaux sont de classe légère n'entraînant que très peu d'effets sur les animaux.

Impact sur les animaux

Un stress de quelques secondes pourra être induit lors de la préhension des animaux pour les mettre dans la boite d'induction de l'anesthésie gazeuse. Une douleur légère pourra être induite lors de l'injection intraveineuse pour l'administration des vésicules extracellulaires et pour l'administration intrapéritonéale de l'anesthésie et analgésie chimique, cette douleur sera d'une durée maximale de 30 secondes. Enfin, un stress de quelques secondes pourra être induit lors de la préhension de l'animal avant l'administration de l'anesthésie et analgésie chimique.

Devenir

A l'issue de la procédure tous les animaux seront mis à mort afin de pouvoir faire un prélèvement sanguin d'un volume important et également réaliser des imageries d'organes isolés et de coupes histologiques.

Remplacement

Des études préliminaires sur des lignées cellulaires ont été réalisées afin de n'inclure que les modifications les plus intéressantes. Il s'agit, ici, de réaliser une étude de biodistribution et d'interaction à l'intérieur de l'organisme pour visualiser le comportement des vésicules extracellulaires.

Réduction

Le nombre d'animaux est réduit au minimum pour réaliser cette étude. Cela correspond à 16 animaux répartis en 4 lots de 4 animaux. Chaque lot correspond à un type de vésicule extracellulaire. Tous les animaux étant suivis par fluorescence à tous les temps (0, 15 minutes, 30 minutes, 1 heure, 2 heures, 4 heures et 6 heures) cela permet de diminuer drastiquement le nombre d'animaux nécessaires pour réaliser l'étude. Les résultats feront l'objet d'une analyse statistique.

Raffinement

L'anesthésie gazeuse sera privilégiée à l'anesthésie chimique car elle permet une récupération plus rapide des animaux. Les animaux seront anesthésiés le temps de réaliser chaque image soit environ 5 minutes par image puis remis dans leur cage afin qu'ils puissent récupérer. Les animaux seront surveillés tout le long de la procédure à l'aide d'une grille de soin spécifique.

Choix des espèces

Les animaux utilisés dans cette étude sont des souris immunodéficiente sans poil car elle permet de s'affranchir des problèmes immunofluorescence lié au poil de l'animal. Il s'agit d'une espèce de référence au sein de notre laboratoire. Ce type de souris est indispensable car elle permet de s'affranchir des problèmes d'autofluorescence. Les animaux seront réceptionnés à l'âge de 6 semaines à l'animalerie. A la suite d'une semaine d'acclimatation, ils pourront intégrer le projet. Les animaux des études précédentes étaient agés de 7 semaines, afin de pouvoir comparer les études entre elles, nous devons garder le même âge pour les animaux.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 1800
Souffrances
▲ -
▲ 1800
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1800

1 800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des candidats-médicaments par gavage et injections pendant quinze jours, des injections de BrdU, puis un test de mémoire à court terme avant une perfusion intracardiaque sous anesthésie. Le porteur rattache l'étude au développement de traitements des démences, de la dépression et de la schizophrénie, sans détailler les molécules testées. Sa justification du nombre d'animaux renvoie à un modèle de la maladie de Parkinson et à la motricité fine, sans rapport avec l'objectif de mémoire annoncé.

Objectifs

L'objectif de ce projet est d’évaluer les effets de plusieurs candidats médicaments sur la mémoire à court terme et sur la neurogénèse dans un modèle murin.

Bénéfices attendus

Cette étude s'inscrit dans un projet de développement pré-clinique de composés pour le traitement de maladies du système nerveux central, telles que les démences, la dépression et la schizophrénie. En cas de résultats positifs, le développement du ou des candidats médicaments pourra se poursuivre.

Procédures

Les interventions incluent des traitements chroniques de candidats médicaments (quotidiens, sur 15 jours au maximum, soit 15 administrations au total) par gavage, injections sous-cutanées ou injections intra-péritonéales, et l'administration de BrdU par injections intra-péritonéales (5 injections au total, sur 5 jours). Les traitements durent moins d'une minute. Les fonctions cognitives seront évaluées grâce à un test de mémoire (une fois, sur 15 minutes). Les animaux subiront une perfusion intra-cardiaque sous anesthésie profonde.

Impact sur les animaux

Le traitement quotidien (sur 15 jours au maximum) des souris ainsi que les injections de BrdU (sur 5 jours au maximum) peuvent induire un stress, particulièrement lors des premières administrations. Les tests de comportements peuvent également induire un stress chez les souris.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de collecter des tissus pour des analyses complémentaires (ex. histologie).

Remplacement

La neurogénèse et l'étude de la mémoire impliquent l'interaction de plusieurs types cellulaires (neurones et cellules gliales) dans différentes structures cérébrales (hippocampe, cortex enthorinal). Ce degré de complexité ne peut être atteint qu’avec un modèle animal.

Réduction

Le nombre de souris (n par groupe) a été déterminé pour assurer l’obtention de résultats statistiquement significatifs. La motricité fine des souris sera évaluée, des études publiées dans la littérature scientifique suggèrent qu'un nombre de 12 souris par groupe est nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement significatifs . Ainsi, pour ce projet, nous travaillerons avec n=12 souris par groupe pour détecter d’éventuel effets significatifs de candidats médicaments dans modèle animal de la maladie de Parkinson.

Raffinement

Le raffinement sera basé sur : (i) la présence d’objets d'enrichissement, (ii) le contrôle strict des besoins physiologiques des animaux (alimentation, contrôle de la température, hygrométrie) (iii) un hébergement par deux au minimum et 4 au maximum, en cages ventilées, avec accès ad libidum à l'eau et à la nourriture. En cas d’agressivité au sein d’une même cage, nous isolerons la souris blessée dans une nouvelle cage. Cette cage sera placée dans la salle de stabulation pour préserver les contacts entre souris (visuels, sonores, olfactifs). La souffrance des animaux sera limitée au maximum grâce à la recherche quotidienne de signes indicateurs de souffrance. Le projet a défini des points limites. Si un de ces points limites est atteint, le responsable de l’étude sera informé et l’animal sera mis à mort. Si des signes de souffrances sont détectés, le responsable de l’étude sera informé, et un analgésique sera administré. Dans le cas où le traitement analgésique se révèlerait être inefficace, l’animal sera mis à mort.

Choix des espèces

L'objectif du projet est de déterminer si des candidats-médicaments peuvent stimuler la neurogénèse et promouvoir la mémoire des souris. La souris possède un système cérébral complexe, qui présente de fortes similitudes avec le système nerveux humain. Nous utiliserons des animaux âgés de 12 semaines (jeunes souris adultes avec un fort potentiel de plasticité neuronale) ou alternativement des souris agées de 16 mois (souris avancant vers la senescence, et avec un faible potentiel de plasticité neuronale). La neurogénèse est plus important chez des souris jeunes par rapport à des souris agées. L'age des souris sera orienté par la finalité du projet (orientation vers les maladies de types démences liées à l'age ou maladies non liées à l'age). Nous disposons des équipements requis aux études impliquant des souris.