Procédures modérées

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  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système respiratoire
Souris : 1000
Rats : 1500
Souffrances
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Devenir
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1 500 rats et 1 000 souris vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie d'entre eux passant trois semaines enfermés dans un caisson à atmosphère appauvrie en oxygène. Les autres reçoivent une injection destinée à déclencher une hypertension pulmonaire en quatre semaines. Viennent ensuite une échographie, une thermodilution, une mesure de pression artérielle pulmonaire et un prélèvement sanguin, tous sous anesthésie, avant le prélèvement du cœur et des poumons. Le porteur indique que les animaux deviennent essoufflés et inactifs mais estime la souffrance modérée puisqu'ils ne seront pas soumis à l'effort, et renvoie les éventuels essais cliniques à un horizon "plus long terme".

Objectifs

L’hypertension pulmonaire (HTP) est une maladie grave, caractérisée par une élévation de la pression artérielle pulmonaire qui conduit à une hypertrophie cardiaque droite, puis à une insuffisance cardiaque droite, à l’origine du décès des patients. Les traitements disponibles actuellement ne sont pas curatifs. La recherche est donc très active dans l’identification de nouvelles cibles afin de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques à visée curative. Pour cela, des modèles animaux pertinents sont indispensables. L’objectif de ce projet est donc d’utiliser des modèles animaux (rats, souris) d’HTP expérimentale classiquement utilisés dans la littérature et au laboratoire de façon à pouvoir s’appuyer sur de nombreuses données déjà acquises. Il existe différents type d’HTP chez l’Homme et nous allons donc utiliser deux modèles animaux pour étudier d’une part l’HTP associée à une hypoxie chronique (HC) similaire aux HTP associées aux maladies respiratoires hypoxémiantes (asthme, bronchite chronique, fibrose…) et d’autre part, l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) induite par une injection d'une substance pharmacologique pour étudier l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) idiopathique (de cause inconnue). A ce jour aucune lignée cellulaire ne rassemble toutes les caractéristiques pathophysiologiques de l’HTP donc nous avons besoin d’utiliser des animaux notamment pour mieux connaitre les mécanismes de cette pathologie ce qui permettra ensuite de tester de potentiels nouveaux traitements et d’évaluer leurs potentiels effets bénéfiques et/ou effets secondaires.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra à court terme de mieux comprendre les mécanismes associés à la pathologie de l’HTP/HTAP. Cette étude permettra également de mettre en évidence l’effet thérapeutique de substances pharmacologiques sur ces divers mécanismes mis en jeu. L’efficacité de traitements préventifs versus curatifs seront mis en évidence ainsi que d’éventuels effets secondaires. Si les études sont positives, des études cliniques pourront être envisagées à plus long terme sur les substances bénéfiques identifiées de façon à mettre en place un traitement plus efficace avec un rapport bénéfice-risque minimum pour les patients et adapté au type d’hypertension pulmonaire HTP et/ou HTAP.

Procédures

Pour obtenir le modèle de rat ou souris hypoxiques chroniques, les animaux sont maintenus dans un environnement où l’air contient moins d’oxygène pour une durée de 3 semaines. Pour le modèle d’HTAP idiopathique chez le rat, une seule injection d’une substance pharmacologique appropriée sur animal vigile va induire au bout de 4 semaines de l’HTAP idiopathique. Le potentiel thérapeutique de substances pharmacologiques sera testé sur animal vigile. La fréquence d’injection et donc le nombre d’injections sera ajustée en fonction de la substance considérée. Lorsque l’HTP/HTAP est installée, des mesures in vivo sont effectuées sur chaque animal : -des mesures échographiques sous anesthésie (1 fois sur chaque animal, durée 10 minutes) -des mesures de thermodilution sous anesthésie (1 fois sur chaque animal, durée 15 minutes) -des mesures de pressions artérielles pulmonaires sous anesthésie (1 fois sur chaque animal, durée 20 minutes) -un prélèvement de sang sous anesthésie (1 fois sur chaque animal, durée 5 minutes) -après euthanasie, prélèvement du cœur et des poumons (1 fois sur chaque animal, durée 5 minutes)

Impact sur les animaux

Chez l’homme, l’HTP/HTAP n’induisent pas de souffrances élevées mais plutôt une gêne respiratoire exacerbée lors d’un effort. Chez l’animal il a été noté une légère dyspnée et les rats/souris sont généralement assez inactifs. Etant donné que les animaux ne seront pas soumis à l’effort, la souffrance est considérée comme modérée dans ce type de protocole d’induction d’une maladie. Bien qu’il n’y ait pas de perte de poids, il y a une prise de poids moindre lors de la mise en place de l’HTP/HTAP chez les animaux. Les points d’injection des substances et solvants peuvent développer une inflammation locale. Ils seront donc contrôlés.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés de façon à récupérer le cœur et le poumon pour faire diverses analyses.

Remplacement

Il est indispensable de mieux comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires mis en jeu dans cette maladie afin d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, et seules des expérimentations in vivo chez l’animal pourront permettre d’atteindre ce but. Il est très difficile d’obtenir du tissu de patient souffrant d’hypertension pulmonaire. De plus, étant donné qu’il existe de nombreux types d’HTP associées à diverses maladies (respiratoires hypoxémiantes notamment), il est très difficile d’obtenir des résultats reproductibles sur ce type de tissu (provenant de patients ayant subis une greffe de poumon). Les cellules en culture nous apportent des informations qui doivent être vérifiées in vivo ou in vitro sur des cellules ou des tissus fraichement isolés car le phénotype des cellules change avec les conditions de culture. De plus, cette pathologie implique plusieurs organes et seul l’animal entier permet les interactions entre ces différents organes.

Réduction

Pour limiter le nombre d'animaux : (1) les rats contrôles utilisés seront les mêmes pour les deux type d’HTP, (2) une partie des utilisateurs utiliseront le poumon droit et l’autre partie des utilisateurs utilisera le poumon gauche (dans tous les cas les deux poumons seront utilisés), (3) une planification des expériences sera établie au long de chaque année d’expérimentation pour optimiser au mieux les techniques réalisées sur chaque animal avec utilisation de cellules en culture et enfin, (4) parallèlement à ce protocole, des études seront réalisées sur des cellules d’artères pulmonaires humaines exposées à l’hypoxie et étirées in vitro pour simuler l’HTP hypoxique. Quatre statutaires (et leurs étudiants) travaillent sur ce projet donc l’utilisation des animaux sera optimisée et en concertation avec tous les utilisateurs. Des précautions seront prises pour éviter les biais expérimentaux (travail en aveugle, partage des tissus et/ou cellules issues de ces tissus). L’estimation du nombre d’animaux est basée sur les analyses des études préalablement menées au laboratoire, en accord avec les données de la bibliographie, compte tenu des quantités de tissu nécessaires et de la taille requise des échantillons pour une analyse statistique pertinente dans ce type de recherche.

Raffinement

Des points limites ont été mis en place et seront appliqués. Le caisson hypobare sera ouvert 3 fois par semaine afin de renouveler l’eau et la nourriture, et d’effectuer le change de la litière une fois par semaine. Un système automatisé permet de modifier la pression atmosphérique progressivement et automatiquement pendant 45 minutes pour le retour à la pression atmosphérique normale ou la mise en hypobarie. Le caisson et les cages sont transparents ce qui permet de surveiller les animaux. Les animaux contrôles seront juste placés dans leurs cages habituelles. A l’occasion de l’ouverture du caisson (3 fois par semaine), tous les animaux seront pesés. Si le décès survenait avant la fin du protocole, le protocole serait également modifié ou arrêté. En cas de détection de signe de douleur, dans un premier temps, une administration d’antalgique sera réalisée. Lors de l’anesthésie un tapis chauffant sera utilisé pour le bien-être de l’animal. Le degré d’anesthésie sera surveillé en permanence.

Choix des espèces

Le rat et la souris sont des espèces classiquement utilisées pour le développement de modèles d’HTP. De plus, le laboratoire utilise ces espèces depuis plusieurs années, et dispose donc de nombreuses données sur lesquelles s’appuie le présent projet. Le choix du rat est également justifié par le fait que le modèle d’HTAP fonctionne difficilement chez la souris. Néanmoins, l’utilisation de la souris permet d’envisager l’utilisation de modèles transgéniques qui sont moins nombreux chez le rat et qui sont nécessaires à une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires. L’HTP/HTAP sont des pathologies de l’adulte donc nous utilisons des animaux adultes en fin de protocole.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
Moutons : 212
Souffrances
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Devenir
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Ce sont des brebis gestantes au dernier tiers de leur gestation qui sont opérées, à 125 jours pour un terme de 145, parce que la cible réelle de l'étude est leur fœtus. 212 moutons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque brebis subit une chirurgie d'environ quatre heures sous anesthésie générale, puis une anesthésie loco-régionale destinée uniquement à prélever le sang du fœtus, à raison de huit prélèvements par journée de manipulation. Une même brebis sert à plusieurs expérimentations, ce que le porteur décrit comme une façon d'"optimiser au maximum l'utilisation de l'animal". À la fin du projet, il annonce la mise à mort d'environ 60 brebis gestantes et de leurs fœtus, et une vingtaine de brebis en adoption possible, celles qui auront perdu leur fœtus ou mis bas prématurément.

Objectifs

La majorité des patientes en salle de naissance bénéficie d’une analgésie devant les douleurs entraînées par les contractions utérines lors du travail. Leur mise en place peut provoquer une instabilité de la fréquence cardiaque et de la tension artérielle maternelle transitoire lors de l’injection des médicaments, et entraîner des anomalies du rythme cardiaque fœtal. L’impact d'une césarienne ou d'une anesthésie générale ou d'une péridurale maternelle sur l’hémodynamique fœtale et le retentissement sur le système nerveux autonome reste peu connu, et sa compréhension est nécessaire afin de diminuer la morbi-mortalité fœtale.

Bénéfices attendus

Nous nous attendons à observer une modification des paramètres fœtaux sanguins et cardiaques plus importante en cas d’analgésie type césarienne par rapport aux autres analgésies. L’impact serait en pratique clinique d’adapter l’analgésie maternelle pour diminuer le risque d’hypoxie foetale et ses complications (lésions cérébrales anoxo-ischémiques). Cette étude permettra également de déterminer l’effet sur le coeur et la tension artérielle des sédations foetales lors d’une réanimation à cordon intact afin d’optimiser la prise en charge des nouveaux-nés vulnérables.

Procédures

Chaque brebis sera soumise à une chirurgie sous anesthésie générale d'une durée d'environ 4 heures, une seconde anesthésie cette fois loco régionale sera réalisée sans objectif d' incision mais uniquement pour les prélèvements sanguins chez le foetus, ces prélèvements serviront pour la vérification des gaz du sang (valeur de pH, quantité d’oxygène et de dioxyde de carbone dans le sang etc), et l’évaluation du retentissement de l’anesthésie effectué. Les quantités prélevées seront de 0,3 ml à raison de 8 prélèvements par journée de manipulation. Chez la brebis ces prélèvements serviront à évaluer le retentissement son état sanguin en comparaison à l'état sanguin de son foetus.

Impact sur les animaux

L'effet indésirable attendu serait la douleur modérée pendant et suite à la chirurgie de la brebis gestante, dont la prise en charge de la douleur est optimisée pendant les manipulations et par un protocole anti douleur après les manipulations durant 3 jours par Buprénorphine.

Devenir

Après une évaluation de l’état général des brebis à l’issue de la chirurgie par l’expérimentateur (sensibilisé au bien-être animal) et les zootechniciens, les animaux ne seront pas euthanasiés à la fin de la 1ere procédure. Ils seront hébergés dans une animalerie conventionnelle et agréée. A la fin des procédures et du projet, ou en cas de point limite atteint, les animaux seront euthanasiés, soit environ 60 brebis gestantes et leur fœtus. En cas de perte fœtale inopinée (mises bas prématurées ou perte fœtale due à l'anesthésie), nous comptons environ 20 brebis en possible adoption.

Remplacement

L’étude du fœtus humain n’est possible qu’en cas d’expérimentation non invasive et après validation des hypothèses au préalable chez l’animal. En effet d’un point de vue éthique, il n’est pas justifié de réaliser une expérimentation qui comporte un risque de perte fœtale (la réalisation de prélèvements sanguins ou la mesure de façon invasive de la pression artérielle moyenne sur le fœtus par abord cordonal est techniquement possible mais avec un risque de perte fœtale de 3 à 10%). Aucun modèle non animal ne pourrait permettre de réaliser ce projet.

Réduction

Plusieurs procédures expérimentales sont incluses dans ce projet. Les fœtus d’agneau seront leur propre témoin ce qui limitera le nombre d’animaux nécessaires pour le protocole. L’étude consistera à comparer l’état de base des paramètres de fréquence cardiaque et pression artérielle des foetus, de leur signal cérébral et des paramètres sanguins à la réponse obtenue lors d’une analgésie et sédation maternelle et fœtale. Le nombre d'animaux déterminé par une approche statistique est d'environ 8 à 12 animaux par groupe expérimental.

Raffinement

Chaque brebis arrive 10 jours au moins avant la date de la chirurgie afin de s'acclimater à son nouvel environnement. Les brebis sont livrées au minimum par 2 afin de réduire le stress du transport. Les brebis sont hébergées à plusieurs en permanence dans les box et aucune brebis ne sera seule hébergée afin de réduire le stress lié à la solitude. La manipulation sera effectuée sous anesthésie générale avec un protocole spécifique d'anesthésie, d'anti douleur et d'antibiotique préventif. Les expérimentations seront débutées 4 jours après la chirurgie et une même brebis sera utilisée pour plusieurs expérimentations afin d’optimiser au maximum l’utilisation de l’animal. La chirurgie sera effectuée sous anesthésie générale : Après une pose de Voie veineuse centrale en jugulaire, un remplissage de 1L de Ringer Lactates, ainsi qu’une pré-oxygénation au masque, la sédation se fera par une injection de Kétamine IV 0.5mg/kg suivi de propofol IV 2 à 3mg/kg (titration jusqu’à perte de conscience), et un maintien à l’isoflurane (AErane®) enfin une injection per opératoire IV continue de kétamine à 0.1-0.25mg/kg/h. Les animaux bénéficieront de protocoles antalgiques adaptés (Buprénorphine BUPAQ® (0,04 à 0,06 mL/kg en intramusculaire) lors de la période pré et post-opératoire.

Choix des espèces

Le modèle animal doit avoir des caractéristiques morphologiques et physiologiques proches du modèle humain. C’est le cas de la brebis, qui est un mammifère avec une gestation de singleton ou de jumeaux, dépendante du placenta et de la circulation foeto-placentaire. Le poids et la circulation du fœtus d’agneau sont proches de ceux du fœtus humain. Sa taille est suffisante pour permettre la pose de cathéters vasculaire, en limitant le risque de perte fœtale liée à la chirurgie. Des études sur plusieurs jours sont possibles chez le fœtus d’agneau instrumenté ce qui permet de limiter le nombre d’animaux par projet. Ce modèle est reconnu par la communauté scientifique comme le modèle animal le plus proche pour étudier la physiologie fœtale, ce qui justifie la pertinence de notre choix. Notre protocole de recherche est sur le foetus. Il est donc nécessaire d’utiliser des brebis gestantes. Notre expéri-mentation aura lieu lors du dernier tiers de la gestation (intervention à 125 jours pour un terme de 145 jours). Cet âge gestationnel est nécessaire pour que le fœtus soit suffisamment gros pour la chirurgie, pour la pose de cathé-ters vasculaires (2500 à 3000 g) et pour limiter les risques de perte fœtale per opératoire.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 1240
Souffrances
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Devenir
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 1240

Même les souris dont la tumeur régresse totalement sont tuées, au plus tard trente jours après la fin du traitement, parce que leur système immunitaire stimulé fausserait d'autres expériences. 1 240 souris transgéniques porteuses de molécules humaines de présentation des antigènes vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 224 d'entre elles et modéré pour 1 016. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales sous anesthésie, jusqu'à douze injections supplémentaires, six passages en imagerie et une mesure de la tumeur au pied à coulisse trois fois par semaine. Le porteur affirme qu'aucun modèle non animal ne reproduit la complexité du système immunitaire face à une tumeur, et présente ces souris transgéniques comme les seules à mimer la présentation des antigènes humains.

Objectifs

L'objectif de cette étude est d’évaluer le potentiel anti-tumoral de vaccins basés sur des vecteurs particuliers.. Pour ce faire, nous utiliserons des lignées murines transgéniques exprimant de manière constitutive des molécules humaines de présentation des antigènes. Bien que ces modèles aient été largement validés au cours des 20 dernières années, plusieurs limitations restreignent leur pertinence pour l’étude de l’immunité anti-tumorale : Afin de surmonter ces limites, nous proposons de tester un modèle murin hybride permettant d’étudier la réponse anti-tumorale induite par ces vaccins. Nos travaux se dérouleront en deux étapes préliminaires : 1. Génération de lignées tumorales murines 2. Génération de lignées de souris qui permettra l’implantation de tumeurs murines. Ces modèles seront ensuite utilisés pour les études suivantes: 1. Évaluer l’immunogénicité des vecteurs vaccinaux et démontrer leur capacité à induire une réponse anti-tumorale dans un contexte antigénique humain. 2. Mesurer l’efficacité de cette réponse dans l’élimination des tumeurs exprimant l’antigène ciblé. 3. Étudier la synergie entre ces vaccins et un autre traitement antitumoral.

Bénéfices attendus

Les bénéfices à court terme sont la preuve du concept d'utilisation des vecteurs dans la vaccination contre le cancer. De fait, les vecteurs génétiquement modifiés se sont révélés sûrs et efficaces comme vaccin contre la Covid-19 et d'autres agents pathologiques. Nous espérons prouver que ces vaccins pourraient être plus efficaces que d’autres vaccins. Les avantages à long terme sont l'utilisation de ces vaccins en clinique pour guérir les cancers présentant un certain type de mutation.

Procédures

Procédure 1 : 1x Marquage à l’oreille sur animaux vigiles (quelques secondes) 1x Prélèvement de sang sur animaux vigiles (quelques secondes) Procédure 2 : 1x Marquage à l’oreille sur animaux vigiles (quelques secondes) 1x Injections sur animaux anesthésiés (quelques secondes) Procédure 3 : 1x Marquage à l’oreille sur animaux vigiles (quelques secondes) 2x Injections sur animaux anesthésies (quelques secondes) 2x Anesthésie gazeuse (quelques minutes) 3x par semaine : Mesure de la tumeur sous contention (1 minute) Procédure 4 : 1x Marquage à l’oreille sur animaux vigiles (quelques secondes) 2x Injection sur animaux anesthésies (quelques secondes) 6x Injections sur animaux vigiles (quelques secondes) 1x Anesthésie gazeuse (quelques minutes) 3x par semaine : Mesure de la tumeur sous contention (1 minutes) Procédure 5 : 1x Marquage à l’oreille sur animaux vigiles (quelques secondes) 2x Injection sur animaux anesthésies (quelques secondes) 12x Injections sur animaux anesthésiés (quelques secondes) 7x Anesthésie gazeuse (quelques minutes) 6x Mesure en imagerie (quelques minutes)

Impact sur les animaux

Les souris ressentiront une légère douleur au moment de l'injection du petit volume de vaccin, ou de l’injection des anticorps car les injections se font sur animaux vigiles sous contentions. Les injections en intra-péritonéal des anticorps se font sur animaux vigile et ce traitement n’a pas d’effet adverse chez la souris. Les injections de vecteurs se font sur animaux vigiles et nos précédentes expériences montrent que ces injections n'induisent aucune pathologie chez la souris. Les injections de cellules tumorales sur animaux anesthésié par exposition. Normalement, ce type d’anesthésie n’induit aucune séquelle aux animaux. La croissance de la tumeur est bien tolérée par les souris, mais peut dans certains cas s’associer à une perte de poids, une limitation de leur mobilité voire des lésions cutanées. Lors du suivi du développement tumoral par imagerie, l’injection de l’agent de révélation à la dose utilisée n’induit aucune pathologie chez l’animal. La mesure est non-invasive et donc n’induit aucun mal-être sur l’animal qui est à ce moment sous anesthésie.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car le développement des tumeurs étant irréversible, les animaux seront mis à mort dans toutes les expérimentations. Si les animaux atteignent une régression totale de la tumeur, les animaux seront mis à mort au bout de 30 jours maximum après la fin du traitement car ils ne peuvent pas être réutilisé pour d’autres expérimentations. La stimulation du système immunitaire induite par l’implantation de la tumeur peut induire des biais importants pour toutes autres études.

Remplacement

A ce jour, il n’existe pas de modèles expérimentaux non-animal permettant de mimer efficacement la complexité du système immunitaire et son interaction avec le développement des tumeurs. La souris est un modèle de prédilection pour ce type d’étude par rapport aux autres animaux de par sa facilité d’élevage, de l’existence d’outils permettant une analyse en détail du système immunitaire et des corrélats pouvant être réalisées avec les tumeurs chez l’homme. Il existe des modèles d’induction et stimulation de réponses spécifiques chez l’homme sur des cellules dérivées du sang périphérique mais seuls les animaux transgéniques permettent une analyse de la réponse immunitaire cellulaire restreinte aux complexes de présentation d’antigène chez l’Homme dans le contexte d’un développement d’une tumeur. Un maximum d’étapes de validation de l’efficacité des produits développés dans le laboratoire seront effectués in vitro sur des lignées cellulaires ou des cellules avant injection chez l’animal.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé pour chaque expérience est déterminé en prenant en compte que le développement d’une tumeur et son interaction avec le système immunitaire comporte une large variabilité entre les individus, comme chez l’homme. En choisissant des animaux d’âge proche, il est possible de réduire au maximum cette variabilité. En s’appuyant sur des résultats antérieurs obtenu par notre groupe et une approche statistique, il a été possible d’anticiper le nombre minimal d’animaux nécessaires pour obtenir des résultats fiables et répétables sur les différents paramètres de l’étude. Le projet implique l’évaluation de plusieurs vaccins dans un premier temps puis la focalisation sur la description du meilleur dans un second temps. Cette sélection rapide permettra de poursuivre leur caractérisation avec un minimum de groupes et donc d’animaux. Pour calculer la taille des groupes de souris injectées par les vecteurs, nous avons utilisé les moyennes et écart-types de croissance tumorales d’expériences antérieures obtenues. La taille des effectifs a été évalué par un biostatisticien afin de prendre en compte et prévenir tous biais expérimentaux permettant de réduire au minimum le nombre de souris utilisées tout en assurant l’obtention de résultats significatifs.

Raffinement

La croissance tumorale peut avoir un effet néfaste sur la santé de l’animal. Le site d’injection pour l’implantation se fait sur le flanc droit afin d’avoir un impact minimal sur les capacités motrices de l’animal et assurer un suivi visuel simple et régulier (3-4 jours) du développement de la tumeur (mesure de la taille de la tumeur au pied à coulisse) et une prise de décision rapide en cas d’apparition d’un trouble chez l’animal. Ces troubles peuvent être physiques (difficulté de se déplacer, lésion sur le corps) ou comportementaux (isolation, prostration). Grace à une documentation importante des modèles tumoraux utilisés chez la souris, il est possible d’identifier, de prévenir une partie de ces troubles (lésions cutanées légères nécessitant un traitement) ou d’intervenir (surveillance accrue ou mise à mort) si une aggravation est observée et non réversible. La majorité des procédures implique une mise à mort précoce de l’animal afin d’étudier la tumeur et son système immunitaire mais, dans certaines procédures, les animaux sont conservés pendant une plus grande période impliquant le développement de tumeurs de tailles importantes. Dès l’apparition de signes cliniques d’un impact léger de la tumeur sur la santé de l’animal, du gel hydrique sera ajouté dans la cage pour faciliter leur alimentation et une litière douce remplacera la litière classique dans le cas où les tumeurs induisent des lésions cutanées. Le point limite des implantations a été défini car, à ce stade la taille de la tumeur induit une gêne chez l’animal trop importante.

Choix des espèces

Le système immunitaire de la souris est proche du système immunitaire humain. Il existe de nombreux modèles de tumeurs qui peuvent être utilisés chez la souris pour tester nos stratégies anti-tumorales. Les souris transgéniques utilisées sont les seuls modèles animaux permettant de mimer la présentation des antigènes chez l’Homme. De plus, des études précédentes montrent que les vecteurs utilisés sont immunogènes chez la souris et de nombreux outils sont disponibles pour étudier la réponse immunitaire. Des souris de 5-6 semaines d’âge seront utilisées. Après une semaine de stabulation, les souris seront utilisées pour l’étude. Dans le cadre des souris issues des croisements réalisés en interne, nous étendrons cette période à 5-10 semaines à causes des contraintes liées à la gestion des effectifs. Il est admis qu’à partir de l’âge de 5 à 6 semaines, le système immunitaire des petits rongeurs est considéré comme mature et que les réponses immunitaires induites peuvent être considérées comme comparables à celles induites pendant la durée de vie d’adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 220
Souffrances
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▲ 220
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Devenir
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 220

Un cathéter est posé chirurgicalement dans l'estomac de chaque souris, qui passe ensuite onze jours seule en cage avant de recevoir un repas perfusé directement dans l'estomac pendant trois heures. 220 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'étude porte sur la réaction inflammatoire qui suit un repas gras chez "l'individu sain dans un contexte de physiologie normale", alors que les animaux observés sont opérés, isolés et alimentés par sonde. Le sang entier et le cerveau doivent être prélevés, ce qui impose la mise à mort de chaque animal.

Objectifs

L’existence de la réaction inflammatoire après repas (PIR) systémique est maintenant bien documentée. En revanche, ses effets sur l’organisme et les mécanismes biologiques sous-jacents induisant la PIR sont encore mal connus. La PIR apparaît chez l’individu sain dans un contexte de physiologie normale. Elle se caractérise par l’augmentation transitoire de facteurs inflammatoires circulants après un repas, qui est exacerbée lors d’une consommation d’un repas gras. Récemment, il a été montré que la PIR se développait aussi dans le cerveau, elle se caractérise par une activation des cellules spécifiques chez l’individu sain en réponse à un repas gras. Cette réponse est visible 3 heures après le début du repas, et elle se produit dans une structure impliquée dans la régulation de la prise alimentaire. Les médiateurs biologiques qui déclenchent la PIR cérébrale ne sont pas identifiés. Une hypothèse serait que les lipides nutritionnels qui se retrouvent dans la circulation générale après digestion et absorption soient capables de stimuler la réponse des cellules du cerveau cependant d’autres facteurs circulants après un repas pourraient aussi activer la PIR. La stratégie consistera à manipuler la concentration de lipides dans le sang postprandiale et à mesurer la réponse cellulaire cérébrale. La concentration de lipides dans le sang sera suivie par analyse biochimique sanguine, et la réponse cellulaire cérébrale sera mesurée par microscopie sur coupes de cerveau. Nous utiliserons : une solution de nutrition à base d’un régime enrichi en gras, elle sera perfusée dans le tube digestif, ce qui permettra d’élever artificiellement les lipides plasmatiques en l’absence de prise de repas et un agent pharmacologique qui limitera cette élévation des lipides et nous permettra de mettre en évidence une action des autres facteurs sur l’activation de la PIR. Un dosage sanguin des triglycérides au cours du temps sera réalisé aux temps : T0, T1h, T2h, et T3h. Les cerveaux de ces animaux seront étudiés après mise à mort afin d’analyser la réponse cellulaire cérébrale dans différentes conditions. 220 souris seront utilisées dans ce projet.

Bénéfices attendus

Les résultats permettront de mieux comprendre les déterminants de la PIR cérébrale chez l’individu sain, et donnera des informations nouvelles sur l’impact des lipides nutritionnels sur le cerveau. Ce projet apportera de nouvelles connaissances sur le contrôle de l’appétit, et pourrait permettre de mieux comprendre les troubles du comportement alimentaire tels que la boulimie, l’hyperphagie, ou l’anorexie.

Procédures

Les animaux subiront une chirurgie qui durera 30 minutes pour la mise en place du cathéter gastrique. De plus, ils seront placés dans des cages individuelles durant 11 jours. Le jour de l’expérience ils recevront un traitement dans l’estomac (temps = 1.5 minutes) puis la perfusion du repas dans l’estomac dure de 0 à 3 heures. La contention des animaux et les injections pour l’anesthésie générale avant la mise à mort représentent des nuisances sur les animaux dans ce projet. Ces injections seront réalisées une seule fois par animal.

Impact sur les animaux

La chirurgie pour la mise en place du cathéter gastrique peut provoquer les nuisances suivantes : - Hypothermie transitoire, induite par l’anesthésie générale - Douleurs post-chirurgie transitoires, induites par la chirurgie - Trouble potentiel du comportement alimentaire et du métabolisme, induit par la chirurgie affectant le tube digestif - Stress lié à l’isolement en cage individuelle - Stress lié à la contention des animaux et aux injections d’anesthésique et de sédatifs avant la mise à mort. Ces injections seront réalisées une seule fois par animal

Devenir

L’ensemble des animaux sera mis à mort, en effet la totalité du sang et le cerveau doivent être prélevés.

Remplacement

Cette étude nécessite l’utilisation de modèles expérimentaux vivants. En effet, il n’existe pas actuellement de méthodes ou de modèles de substitution permettant d’étudier l’équilibre énergétique et le dialogue inter-organes d’un point de vue intégré. De plus, les réponses comportementales autonomes et les sensations de faim et de satiété que nous souhaitons étudier représentent des paramètres complexes qui ne sont pas modélisables. Ainsi ce projet sera réalisé chez la souris, qui constitue un modèle de référence pour les études métaboliques et neurophysiologiques. Cet animal nous permet d’obtenir des analyses fines du comportement alimentaire.

Réduction

Le fait de travailler avec des animaux standardisés (sexe, âge, et fond génétique maitrisés) dans des conditions d’élevage standardisées (environnement, nutrition, intervention humaine) est un élément qui permet de réduire la variabilité interindividuelle, et donc de réduire les effectifs nécessaires dans l’étude. Nous utiliserons des tests statistiques permettant d’identifier de manière optimale les différences significatives entre les groupes expérimentaux, ce qui permet enfin de mener des études conformes sur des effectifs réduits

Raffinement

Depuis l’arrivée des animaux dans l’animalerie, tout est mis en place pour réduire la souffrance et l’angoisse des animaux. Les animaux seront hébergés dans un environnement calme, enrichi, et placés dans une pièce en cycle jour-nuit 12h-12h (cycle inversé permettant d’étudier les animaux pendant leur phase active, avec extinction des lumières à 10h30). L’enrichissement de l’habitat sera fait grâce à des dômes de nidification et carrés de coton ainsi que des frisures de papier qui permettent aux animaux de se cacher. Un suivi quotidien sera assuré pour veiller au bien-être des animaux.

Choix des espèces

La souris représente l’espèce la plus adaptée au type de recherche que nous menons. Cet animal nous permet d’obtenir des analyses fines du comportement alimentaire. Enfin, cette espèce a été bien étudiée par la communauté scientifique. Les expériences seront réalisées sur des souris adultes mâles, âgées de 8 semaines au moins. D’un point de vue scientifique, la PIR se développe uniquement chez les mâles, de plus cet âge correspond à un cerveau mature stabilisé.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 3072
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2366
▲ 706
Devenir
 -
 -
 -
 3072

Jusqu'à vingt-sept injections par animal et une ligature définitive de l'artère coronaire pour provoquer un infarctus : 3 072 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 2 366 d'entre elles et sévère pour 706. S'ajoutent trois échocardiographies sous anesthésie et une douleur post-opératoire décrite comme modérée pendant plusieurs jours. L'objectif est d'identifier les cellules immunitaires qui interviennent dans la réparation du cœur après un infarctus, la mise à mort servant à prélever les organes. Le modèle tue de lui-même environ 30 % des mâles et 15 % des femelles par rupture cardiaque ou arythmie, une mortalité que le porteur qualifie de subite et "sans signe de souffrance préalable".

Objectifs

L’infarctus du myocarde (ou « crise cardiaque ») est une cause de mortalité et d’invalidité majeure. Les mécanismes gouvernant la réparation du coeur après un infarctus ne sont pas entièrement connus. L’inflammation joue un rôle important dans la réparation du coeur après un infarctus, mais les types cellulaires et les acteurs moléculaires impliqués restent méconnus. Ce projet a pour but de comprendre le rôle de certaines cellules de l’immunité sur la réparation du cœur après l’infarctus du myocarde en utilisant un modèle chez la souris. Les animaux subiront un infarctus du myocarde induit par ligature permanente de l’artère coronaire. Des types cellulaires et des molécules spécifiques seront ciblés pour étudier leur contribution à l'inflammation et à la réparation du coeur après un infarctus. La fonction cardiaque des souris sera analysée par échocardiographie. Ce projet permettra d’identifier des nouveaux acteurs inflammatoires du remodelage cardiaque et de potentielles cibles thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre une meilleure compréhension des mécanismes de la réparation du coeur après infarctus, ce qui constitute une étape essentielle pour le développement de nouvelles approches thérapeutiques pour le traitement de l'infarctus du myocarde.

Procédures

Intervention chirurgicale sous anesthésie pour induction de l’infarctus du myocarde (1 fois, 30 minutes) - Echocardiographie sous anesthésie (3 fois, 15 minutes) - Injections (jusqu’à 27 fois, quelques secondes)

Impact sur les animaux

Effets indésirables liés à l’expérimentation : inconfort lié à la préhension et contention des animaux, douleur légère de courte durée au point d'injection, stress et baisse de température corporelle liés à l'anesthésie, stress lié à l’isolement de courte durée dans la phase post-opératoire et post-échocardiographie ; Effets de la chirurgie : douleur post-opératoire modérée pendant plusieurs jours; baisse de fonction cardiaque liée à l'induction d'un infarctus du myocarde. Le modèle d’infarctus du myocarde permanent est associé à une mortalité, subite et sans signe de souffrance préalable, causée par rupture cardiaque ou arythmie environ 30% chez les souris mâles, 15% chez les souris femelles).

Devenir

Tous les animaux sont mis à morts à la fin de la procédure. La mise à mort est nécessaire pour prélèvement d'organes nécessaires aux analyses prévues dans le projet

Remplacement

Bien que nous menions en parallèle des études bio-informatique et in vitro pour tester nos hypothèses, la réparation cardiaque après infarctus du myocarde impliquent l’interaction complexe de différents types cellulaires et une interaction entre différents organes, qui ne peut être étudiée de façon complète que sur des animaux entiers, rendant le modèle in vivo indispensable.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires à la réalisation de ce projet est déterminé par d’utilisation d'outils statistiques adaptés. Les différences de mortalité liées au sexe existant dans ce modèle (mortalité accrue chez les mâles comparés aux femelles) ont été prises en compte dans le calcul du nombre d'animaux. Des tests statistiques appropriés pour l’analyse des données obtenues ont été prédéfinis. Des mesures spécifiques sont mises en oeuvre pour éviter les biais expérimentaux: randomisation, analyse des données "en aveugle". Nous visons toujours à maximiser l'information qui peut être récupérée à partir d'un seul animal.

Raffinement

Lors des procédures expérimentales, la souffrance animale sera réduite au maximum par l'utilisation de protocoles d’anesthésie et anti-douleurs adaptés et l’établissement de points limites stricts et adaptés aux procédures. Pour la procédure chirurgicale et l’échographie, les animaux sont placés sur une plaque chauffante à 37°C dès l’induction de l’anesthésie pour maintenir la température corporelle puis placés dans une cage de réveil chauffée et enrichie, sous surveillance jusqu’au réveil complet. Ensuite, les animaux retournent avec leurs congénères, dans une cage d’hébergement enrichie. La stratégie anti-douleur sera systématiquement poursuivie en post-opératoire pendant 72 heures, avec administration d'anti-douleurs. Tout au long de la procédure, les animaux feront l’objet d’une surveillance continue par les expérimentateurs, pour repérer l’éventuelle apparition de signes cliniques de souffrance ou de mal-être et des anti-douleurs pourront être administrés si nécessaire.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix pour étudier les mécanismes de l’inflammation et de la réparation cardiaque post-infarctus du myocarde dans un organisme biologique complexe. Le modèle d’infarctus du myocarde utilisé dans ce projet représente un modèle communément utilisé dans ce domaine de recherche, permettant une intégration et comparaison des résultats obtenus à la littérature scientifique existante. Nous utiliserons des souris adultes, âgées entre 8 et 12 semaines, chez lesquelles le système cardio-vasculaire est arrivé à maturité.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 400
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 400
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 400

Jusqu'à 800 séries de sons par session d'enregistrement, jusqu'à 20 administrations dans la vie de l'animal, deux à dix mois en cage individuelle avec contrôle alimentaire : 400 rats porteurs d'une mutation du gène de l'X fragile vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Chacun subit d'abord une neurochirurgie d'environ une heure sous anesthésie générale, qui laisse un connecteur fixé à son crâne dont la cicatrisation doit être surveillée. Les prélèvements sanguins, jusqu'à trois par semaine, se font sous anesthésie générale quand le protocole l'exige. L'objet est d'évaluer par électroencéphalographie des candidats médicaments en cours de développement, le porteur présentant le recours à un modèle animal comme le moyen d'optimiser un développement pharmaceutique qu'il décrit comme long et coûteux.

Objectifs

L’objectif du projet est d’évaluer des signaux électroencéphalographiques (EEG) dans un modèle animal de syndrome du chromosome X fragile, qui est une maladie génétique entrainant un déficit intellectuel, des troubles du comportement et des anomalies physiques. Les patients présentant le syndrome de l’X fragile présentent des troubles mentaux approchant ceux du spectre autistique : anxiété sociale, hypersensibilité sensorielle, retard mental. Ce syndrome est causé par la mutation d’un gène unique. Un modèle de rat porteur d’une mutation analogue du même gène est disponible, et ce rat mutant présente des caractéristiques qui rappellent fortement le syndrome de l’X fragile. L'électroencéphalographie est un outil de choix pour aborder l’activité cérébrale, en raison de son caractère transposable entre le rat et l’homme. En effet, les activités cérébrales de base sont largement conservées chez les mammifères. Les observations effectuées chez le rongeur permettent donc de prédire des résultats chez l’homme. Il est donc intéressant d’utiliser ce rat mutant pour évaluer des candidats médicaments en cours de développement et visant à améliorer la qualité de vie des patients victimes du syndrome X fragile. Ces candidats médicaments seront évalués sur le rat mutant, et leurs effets seront évalués à travers l’électroencéphalographie. Des marqueurs biologiques mesurés permettront d’évaluer l’impact sur les rats mutants, et permettront de prédire une efficacité chez le patient. Ces marqueurs biologiques seront de deux types. Des marqueurs spontanés seront évalués : les animaux seront laissés libres, éveillés et dans des conditions calmes, sans intervention dans leur environnement. Les différences spontanées entre les rats mutants et contrôles pourront être comparées, et les effets des candidats médicaments sur ces différences seront évalués. Des marqueurs évoqués seront également évalués : les animaux seront toujours laissés libres et éveillés, et des stimulations sonores leur seront présentées. Ces stimulations sonores induiront des réponses neuronales qui seront mesurées et quantifiées. A nouveau, les différences entre les deux types de rats seront comparées, et les effets des candidats médicaments seront évalués.

Bénéfices attendus

Le développement de nouveaux médicaments est très coûteux et prend beaucoup de temps. Afin d’optimiser ce développement et ainsi fournir aux patients des traitements efficaces, l’utilisation d’un modèle animal pertinent est nécessaire. L’utilisation d’une lignée de rats mutants, modélisant le syndrome X fragile humain, permettra de mettre en évidence de nouvelles molécules thérapeutiques susceptibles d’améliorer la qualité de vie des patients victimes de ce syndrome.

Procédures

L’ensemble des animaux de ce projet vont subir une neurochirurgie d’environ une heure, réalisée sous anesthésie générale. Les animaux pourront être soumis à des stimulations sonores une à deux fois par semaine. Une diminution de l’activité locomotrice et une déshydratation passagère pourront être observées. Une douleur modérée pourra apparaître dans les heures suivant l’intervention chirurgicale. Les animaux pourront être soumis à des stimulations sonores qui seront réalisées sur l’animal éveillé une à deux fois par semaine. Les pulsations sonores individuelles dureront un maximum de 100 ms à une intensité de 90 dB maximum. Ces pulsations sonores seront regroupées soit en paires avec 1 seconde d’écart entre les 2 sons, soit en train de 2 secondes avec un son toutes les 25 ms. Chacune de ces séries de sons pourront être répétées jusqu’à 800 fois au cours d’une session d’enregistrement : jusqu’à 400 fois avant administration et jusqu’à 400 fois après administration. Lors des tests pharmacologiques le nombre d’administrations (durée d’une minute en moyenne) sera limité à 20 dans la vie de l’animal, avec un minimum de 3 jours entre chaque jour d’administration. Lors des tests pharmacologiques en administrations répétées, les injections pourront être réalisées jusqu’à deux fois par jour, sur une durée maximum de 28 jours. Différents prélèvements sanguins pourront être faits au cours des procédures expérimentales. Ils seront conduits sous anesthésie générale si nécessaire, en fonction du protocole établi dans chaque étude (durée : moins de 20 min par prélèvement). Le nombre de prélèvements sanguins sera limité à 3 par semaine. Les animaux seront hébergés en cage individuelle tout le long du projet (entre 2 à 10 mois) et seront soumis à un contrôle alimentaire tout au long de leur hébergement (quelques mois).

Impact sur les animaux

Le modèle de rats utilisé ne présente pas d’effets indésirables aboutissant à une mortalité précoce des animaux. La chirurgie aboutira à la présence d’un connecteur attaché au crâne de l’animal. La cicatrisation autour de ce connecteur devra être surveillée et soignée. Des administrations pharmacologiques nécessiteront la manipulation des animaux, induisant un stress. Au point d’injection, des indurations ou des inflammations locales et temporaires pourront apparaître. Les prélèvements sanguins induiront un stress de contention, une douleur brève au point de prélèvement. Malgré les études toxicologiques préalablement conduites et exigées avant tout test de composé sur nos animaux, certains effets indésirables non attendus peuvent survenir, notamment une perte de tonus musculaire, une somnolence ou à l’inverse une excitation du fait des mécanismes d’action des molécules testées. Un stress pourra être induit par l’hébergement individuel et le contrôle alimentaire.

Devenir

Ce projet implique l’implantation de dispositifs d’enregistrement de signaux électroencéphalographiques. De plus, dans certains cas, une vérification d’exposition aux molécules testées et une caractérisation histologique des tissus cérébraux seront nécessaires. Les animaux seront donc tous mis à mort à la fin du projet.

Remplacement

Cette étude nécessite l'utilisation de modèles animaux car elle cible des mécanismes physiopathologiques complexes, produit par le cerveau dans son ensemble qui ne peut pas être modélisé par un système plus simple (ex. culture cellulaire ou informatique).

Réduction

Le nombre d'animaux sera limité au nombre minimum nécessaire par groupe sans compromettre les objectifs du projet. Il a été estimé selon notre expérience antérieure nous ayant permis d'obtenir un nombre suffisant d’animaux enregistrés pour réaliser les tests statistiques précédents et garantir la prédiction d’effets transposables à l’humain.

Raffinement

Le raffinement a été appréhendé à travers les conditions d'expérimentation et d'hébergement qui sont optimisées afin de s'assurer du bien-être des animaux tout au long des procédures expérimentales. Le projet prévoit des procédures engendrant des douleurs post-opératoires modérées. Toutefois, les animaux recevront un protocole de soins pré et postopératoires comprenant une anesthésie, des antidouleurs, des anti-inflammatoires et une évaluation clinique quotidienne. Des critères d’arrêt anticipé de l’expérimentation en cas de survenue d’une complication ont été identifiés. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long des expériences et évalué grâce à une grille codifiant le niveau de douleur et définissant les points limites adaptés. Cela nous permettra d’intervenir immédiatement et de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance. Pour les expériences d’enregistrement EEG en réponse à des stimulations sonores , ces stimulations seront limitées à une intensité sonore en dessous de l’intensité dommageable et qui n’induit pas de réaction de stress sur les animaux.

Choix des espèces

Nous utiliserons une lignée de rats mutants, dont la mutation est similaire à celle présente chez les patients du syndrome de l’X fragile. Le choix de l’espèce est donc directement lié à cette similarité : la mutation de ce même gène chez l’homme et le rat induit en effet des troubles similaires dans les deux espèces. Les animaux sont manipulés au minimum à l’âge de 8 semaines puisque nous souhaitons évaluer les modifications des activités électriques chez des animaux adultes. A ce stade, le cerveau est mature et présente des caractéristiques intéressantes pour reproduire les troubles observés chez le patient humain.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Rats : 15
Souffrances
▲ -
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▲ 15
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Devenir
 -
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 15

Six échantillons de biomatériau sont implantés sous la peau de chaque rat, ce qui permet de limiter l'effectif à 15 animaux sur trois ans. Ces 15 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués pour l'analyse histologique des échantillons implantés. L'intervention dorsale dure une trentaine de minutes et peut provoquer une douleur modérée, l'évaluation de cette souffrance étant confiée au personnel de l'animalerie. L'étape sert à vérifier la biocompatibilité de matrices osseuses avant leur implantation en site osseux, le porteur indiquant que les produits destinés à l'humain doivent "nécessairement" être testés sur des animaux non-humains avant tout essai clinique.

Objectifs

Les pertes de substances osseuses représentent un défi en chirurgie orale et orthopédique. En clinique, l'utilisation de greffe où le patient est son propre donneur est très répandue mais présente certains inconvénients (chirurgie additionnelle, morbidité du site donneur...). Ainsi, le développement de biomatériaux en régénération osseuse est indispensable pour pallier ces limitations. Ce projet vise à évaluer de nouveaux matériaux réalisé par une technique de fabrication spécifique (moulage dynamique). Cette nouvelle technologie de fabrication permet de créer des matériaux avec plusieurs tailles de porosités (interne et externe) afin de d'améliorer les propriétés de la matrice, et dont le design peut être adapté à l’indication clinique ciblée. L'objectif de cette étude est d'évaluer la biocompatibilité des biomatériaux étudiés grâce au modèle d'implantation sous-cutané chez le rat. Il s'agit d'un modèle animal déjà développé et maîtrisé au sein de notre unité qui a l'avantage d'être facile à mettre en œuvre et reproductible.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à s'assurer de la biocompatibilité de ces nouvelles matrices avant de les implanter en site osseux pour évaluer leur potentiel pour la régénération osseuse. A plus long terme, ce projet permettrait le développement de nouveaux dispositifs médicaux (matrices pour la régénération osseuse) dans la perspective d’une utilisation en clinique. La technique de fabrication (par moulage dynamique) pourrait permettre de fabriquer des matériaux sur mesure pour les patients.

Procédures

Les animaux auront une chirurgie cutanée au niveau dorsal. L’intervention a lieu une seule fois et dure environ 30 mn par animal.

Impact sur les animaux

L'implantation en site sous-cutané peut entraîner une douleur modérée. De rares complications post-opératoires sont à envisager. L’estimation de la souffrance est réalisée par le personnel de l’animalerie.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de réaliser des analyses histologiques des échantillons implantés

Remplacement

L'absence de toxicité cellulaire des matériaux utilisés aura au préalable était évaluée in vitro selon la norme en vigueur. En suivant, les produits destinés à être implantés chez l'humain doivent nécessairement être testés chez l'animal avant les essais cliniques. Les matériaux doivent être d'abord testés dans modèle de rat, et si les résultats obtenus sont satisfaisants, d'autres essais seront envisagés permettant de valider tous les aspects nécessaires à une future application chez l'Homme. Ces différentes phases ne peuvent être remplacées actuellement dans le processus de validation d'un nouveau dispositif médical.

Réduction

Ne seront testés in vivo que les matériaux ayant démontré une absence de toxicité cellulaire in vitro, et une seule lignée de rats sera utilisée. De plus, afin de réduire le nombre de rat, 6 échantillons seront implantés par animal. Enfin, la même lignée de rats que celle déjà utilisée au sein de notre unité est choisie, afin de diminuer le nombre de conditions à évaluer et d'éviter l'ajout de rats supplémentaires pour cette évaluation.

Raffinement

Pour réduire l’angoisse : une période d’acclimatation de deux semaines sera respectée avant le début des expérimentations afin d’obtenir une meilleure récupération post-opératoire. Une cage après l’autre sera amenée à la salle de chirurgie, séparée de la zone d’hébergement des animaux pour éviter toutes sources de stress des animaux opérés et des animaux à opérer. Avant la chirurgie, les animaux recevront une dose d'analgésique afin de prévenir toute douleur lors de l'opération. Ils seront ensuite anesthésiés et placé sur un tapis chauffant. Après la chirurgie, chaque rat se réveille dans une cage à part pour éviter le contact avec des congénères non anesthésiés. Après le réveil complet, le rat sera réintégré à sa cage d’origine. Les animaux seront ensuite observés sur une semaine. Toutes les modifications de comportement et d’aspect seront consignées dans un fichier informatique par les personnes impliquées directement dans ce projet. Des critères stricts permettront d’évaluer le bien-être des animaux. Un raffinement est également mis en place lors de l'hébergement : les animaux sont avec leurs congénères avec présence de litière en copeaux de peupliers et de jouets, ainsi que des bâtons à ronger qui sont régulièrement mis dans les cages.

Choix des espèces

Le Rat est une espèce adaptée à la première étape de validation chez l'animal de matériaux destinés au traitement des pertes osseuses. Le rat permet de valider la biocompatibilité du produit. De plus, il est utilisé dans de nombreuses études. La lignée choisie est d’ailleurs volontairement identique à celle utilisée par d’autres travaux réalisés également au sein de notre unité, permettant la comparaison des résultats ainsi que la diminution du nombre d’animaux nécessaires, par la reprise de données déjà disponibles. En cas de résultats satisfaisant et supérieurs à ce qui est obtenu avec les produits de référence actuellement sur le marché, une validation chez le gros animal sera nécessaire. Des rats adultes de 9 à 10 semaines, d'un poids d'environ 350 g seront utilisés. En effet les animaux utilisés doivent avoir achevé leur développement et leur croissance.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 300
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 300
▲ -
Devenir
 -
 -
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 300

La plateforme fabrique des anticorps monoclonaux à la demande d'équipes académiques et industrielles, à raison de deux souris par antigène commandé. 300 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour le prélèvement de leur rate. Chacune reçoit trois à cinq injections d'une substance immunogène dans l'abdomen, à quinze jours d'intervalle, puis une prise de sang destinée à mesurer sa réponse immunitaire. Le porteur indique qu'un anticorps recombinant est produit in vitro quand c'est possible, juge les banques d'anticorps synthétiques limitées par leur sélection "artificielle et aléatoire", et note que la quasi-totalité des anticorps utilisés chez l'être humain proviennent de l'immunisation d'animaux non-humains.

Objectifs

La génération d'anticorps monoclonaux est la mission de notre plateforme "Ingénierie d'anticorps". Cette mission consiste à générer des anticorps monoclonaux par immunisation de la souris pour les équipes de recherche académiques et industrielles pour leur utilisation en recherche diagnostic et biotechnologie.

Bénéfices attendus

Le projet permet l'obtention d'anticorps monoclonaux hautement spécifiques qui sont des outils indispensables dans la recherche, la biotechnologie, le diagnostic et le développement de traitements thérapeutiques.

Procédures

L'immunisation consiste à injecter un petit volume de substance immunogène dans l'abdomen de souris 3 à 5 fois, à intervalle de deux semaines. Ensuite, un échantillon de sang est prélevé pour évaluer la réponse immunitaire. La souris est ensuite euthanasiée et un prélèvement de la rate est réalisé en vue de la préparation des lymphocytes. Les durées des interventions sur les souris (injections, prélèvement de sang) sont très courtes, de l'ordre de quelques secondes.

Impact sur les animaux

Les injections répétées lors de l'immunisation peuvent provoquer du stress, de la douleur et de l'inconfort. Le prélèvement de sang peut entraîner une douleur et un stress.

Devenir

Les souris immunisées sont euthanasiées puis un prélèvement de la rate est réalisé pour la préparation des lymphocytes.

Remplacement

La génération d'anticorps chez la souris est envisagée lorsqu'il n'existe pas d'anticorps déjà disponible et pouvant répondre au besoin du demandeur. Lorsque cela est possible, un anticorps recombinant est produit in vitro. La production de l'anticorps in vivo chez la souris est remplacée par la production in vitro. Il n'est actuellement pas raisonnable de se passer totalement de l'utilisation des animaux pour la génération des anticorps. Bien que des banques d'anticorps synthétiques existent, la génération d'anticorps monoclonaux par immunisation de souris reste une approche privilégiée. La souris produit des anticorps naturellement optimisés via une réponse immunitaire complète, incluant la maturation d'affinité et la sélection par le système immunitaire. Les banques d’anticorps reposent sur une sélection artificielle et aléatoire ce qui limite la qualité des anticorps. Noter que la quasi-totalité des anticorps utilisés actuellement chez l'homme proviennent de l'immunisation des animaux.

Réduction

Nous réalisons une planification optimisée pour éviter de renouveler les procédures expérimentales. Nous limitons l'immunisation à 2 souris par antigène.

Raffinement

Nos procédures sont réalisées par un personnel expérimenté (plus de 20 ans d'expertise). Les injections et prélèvements moins traumatiques sont privilégiés. Une désinfection locale de la peau est réalisée avant chaque injection ou prélèvement. Les animaux sont suivis quotidiennement tout au long de la procédure et pour minimiser la douleur et l'inconfort, ils reçoivent un traitement analgésique. Les animaux présentant des signes de douleur dépassant le seuil fixé sont sortis du protocole expérimental et euthanasiés.

Choix des espèces

La méthode de génération d'anticorps monoclonaux repose sur la fusion de lymphocytes avec des cellules de myélome. Ces cellules de myélome sont originaires de la souris et n'existent quasiment que pour cette espèce, d'où le choix de la souris pour une question de compatibilité génétique lors la formation d'hybrides cellulaires. Pour l'immunisation, nous utilisons des souris jeunes qui ont un système immunitaire encore en développement, ce qui favorise une meilleure réponse immunitaire.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 4696
Souffrances
▲ -
▲ 1570
▲ 3126
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4696

Pour chercher si une protéine du cerveau, l'hevin, prédit la réponse aux antidépresseurs, 4 696 souris vont être utilisées, 3 126 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 1 570 un niveau léger, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement de leur cerveau. Elles subissent une chirurgie stéréotaxique d'environ 45 minutes sous anesthésie, puis dix jours de défaite sociale à raison d'une séance quotidienne de cinq minutes, puis jusqu'à quatre semaines de tests comportementaux et des prises de sang. Le porteur décrit les effets attendus du protocole de stress, anxiété accrue, anhédonie, retrait social et perte de poids, et signale que les mâles logés ensemble peuvent se battre et se blesser. Les souris qui servent d'agresseuses ou de partenaires d'interaction sont tuées après six à neuf mois d'utilisation.

Objectifs

L’objectif général du projet est de définir le rôle des astrocytes et de la protéine hevin dans la réponse au stress et aux antidépresseurs et de déterminer si hevin pourrait servir de biomarqueur de la réponse aux antidépresseurs dans un modèle murin.

Bénéfices attendus

Le projet s’intéresse aux mécanismes de la dépression, la maladie psychiatrique la plus fréquente chez l’homme (prévalence de 6 à 12 pourcent) Nos résultats attendus aideront à comprendre le rôle des glycoprotéines de la matrice extracellulaire dans la plasticité de la résilience et à identifier le réseau de protéines régulatrices et d'effecteurs qui pourraient représenter des cibles thérapeutiques pour le trouble de dépression majeure. Plus important encore, nous émettons l'hypothèse que les changements dans les biomarqueurs sanguins de ces protéines, impliqués dans la motivation, la réponse aux antidépresseurs et la neuroplasticité, seraient corrélés aux changements dans les réponses comportementales et émotionnelles chez les individus déprimés (recevant des antidépresseurs) avant et après la réponse thérapeutique. L'identification de biomarqueurs sanguins prédictifs de la réponse future aux antidépresseurs aurait un impact clinique important, permettant aux cliniciens d'optimiser les plans de traitement, d'adapter la thérapie à chaque patient et de personnaliser les plans de traitement afin d'améliorer les chances de réussite des résultats thérapeutiques dans la dépression.

Procédures

Les interventions prévues incluent une procédure chirurgicale sous anesthésie générale avec réveil, d’une durée d’environ 45 minutes par souris, accompagnée d’injections d’anesthésiques et d’analgésiques en préopératoire, ainsi que de traitements anti-inflammatoires et analgésiques en postopératoire pendant 1 à 3 jours. Les souris seront également soumises à une procédure de stress répétés, consistant en des sessions quotidiennes de 5 minutes pendant 10 jours, suivie de tâches comportementales réparties sur une période maximale de 4 semaines, à raison d’un test par jour d’une durée allant de 10 minutes à 1 heure. Les souris ayant subi les stress répétés seront regroupées après la défaite sociale jusqu’à la fin des expériences. Enfin, des prélèvements sanguins et une exposition à un stress aigu pour un test de reconnaissance émotionnelle seront également réalisés.

Impact sur les animaux

La chirurgie stéréotaxique peut engendrer dans certains cas une hypothermie ou un arrêt cardio-respiratoire suite à l’anesthésie. Des douleurs post-opératoires ainsi que des risques infectieux sont possibles. Le protocole de stress peut entraîner une augmentation de l’anxiété, une prise de poids, une anhédonie (symptôme psychologique caractérisé par une incapacité ou une diminution marquée à ressentir du plaisir ou de l'intérêt pour des activités ou situations qui étaient auparavant agréables) et un retrait social chez un sous-groupe d’individus. Les souris qui seront hébergées individuellement pendant les tests de comportement pourront montrer une perte du poids (5-10 pourcent), une diminution du toilettage ou une diminution de la locomotion ainsi qu’une anxiété et une anhédonie si l’hébergement individuel dépasse 6 semaines, ce qui correspond à un stress social. Les souris mâles logées dans la même cage peuvent parfois se battre et être blessées. Le prélèvement sanguin peut entrainer une douleur légère et transitoire au moment du prélèvement ainsi qu’un hématome et un saignement incontrôlé.

Devenir

Chaque animal sera euthanasié et le cerveau collecté pour analyse histologique de l'injection virale ou analyse anatomique. Les souris utilisées pour la défaite ou l’interaction seront euthanasiée après 6 à 9 mois d’utilisation

Remplacement

Même si nous nous efforçons au maximum de travailler in vitro, les effets du stress se produisent à l’échelle de l’organisme. Les procédures décrites ici sont donc essentielles pour mieux comprendre la signification des évènements causés par le stress sur des circuits neuronaux intacts. Il n’existe pas encore de modèle computationnel des comportements complexes animaux. La nature expérimentale de notre recherche nécessite l’utilisation de modèles animaux plutôt que des sujets humains. Les résultats obtenus au laboratoire sont toutefois complémentaires à ceux obtenus chez l’homme. L’anatomie, la physiologie et les comportements murins sont suffisamment complexes pour modéliser de nombreux aspects de la biologie humaine. Nous étudions la souris afin de tirer profit des techniques récentes pour l’étude de la fonction des gènes et des circuits cérébraux dans le cerveau.

Réduction

Un nombre important d’animaux est nécessaire, au total 4696, car, pour plusieurs tests, une seule tâche doit être effectuée par cohorte du fait de l’interférence entre différents tests. Nous avons cependant réduit le nombre d'animaux utilisés au maximum en calculant le nombre nécessaire par groupe expérimental grâce à une analyse prédictive du nombre d’animaux en réalisant un calcul de puissance. Nos travaux passés nous indiquent aussi que ces études comportementales nécessitent entre 40 et 60 souris par groupe expérimental pour atteindre une puissance statistique satisfaisante. Lorsque cela sera possible, un même groupe d’animaux sera utilisé dans plusieurs tests comportementaux. Ainsi un même groupe d’animaux passera par une séquence de comportements allant du moins stressant au plus stressant : 1- Interaction sociale 2- Anxiété 3- Anhédonie 4- Reconnaissance d’objet

Raffinement

Les souris seront hébergées par groupe dans des cages adaptées à leur taille et leur nombre. Dans ces cages, l’enrichissement utilisé sera du nid végétal. Les souris hébergés individuellement seront également dans des cages avec du nid végétal et un igloo. Les animaux seront suivis 7 jours sur 7 durant l'ensemble de la procédure (acclimatation et manipulation par l’experimentateur puis expériences). Une pesée bi-mensuelle sera effectuée. Un tapis chauffant après la chirurgie stéréotaxique est utilisé. La durée de l’anesthésie est de 60 min. Elles commencent à se réveiller au bout de 60 min et sont réveillées au bout de 90 min. La souris revient à elle peu de temps après la chirurgie. Une détérioration de leur état général (perte de poids, prostration, poils souillés) entrainera un arrêt immédiat de la procédure, un suivi journalier de l’animal avec traitement antalgique et éventuellement une euthanasie pour éviter toute souffrance. Pour nos chirurgies, nous utilisons : a) analgésiques et lubrifiant (protecteur ophtalmique) pendant la procédure chirurgicale b) anesthésiques pour les procédures qui entrainent de la douleur lors de l’injection stéréotaxique. Pour le prélèvement de sang, la procédure ne dure que quelques econdes et ne nécessite pas d’endormissement. Dans le cas où la souris n’est pas controlable, elle sera anesthésiée. La lancette pour éliminer les problèmes liés à l'utilisation d'un scalpel ou d'une aiguille pour prélever du sang sur la joue au niveau submandibuliare. Elle facilite la procédure de prise de sang et permet d'obtenir des quantités constantes de sang, sans risque de blesser la souris.

Choix des espèces

L’anatomie et la physiologie de la souris sont suffisamment complexes pour modéliser de nombreux aspects de la biologie humaine. L'avantage du modèle murin est qu'il peut être utilisé afin de tirer profit des techniques de transgénèse (souris transgéniques et transgénèse induite par des virus). En effet, l’intérêt croissant pour la souris comme modèle a alimenté le développement de techniques sophistiquées pour l’étude de la fonction des gènes dans le cerveau de manière intégrée, dans l’organisme vivant. Les animaux utilisés seront tous adultes (âge entre 8 et 20 semaines), pour étudier la plasticité neuronale induite par les drogues chez l’adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1434
Souffrances
▲ -
▲ 540
▲ 894
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Devenir
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 1434

Six minutes suspendues par la queue, six minutes de nage forcée, trente minutes dans une arène très éclairée, quatre heures par jour de séparation d'avec leur mère pendant dix jours pour les souriceaux de trois à douze jours. 1 434 souris vont être utilisées, 894 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 540 un niveau léger, toutes tuées à l'issue. Le porteur cherche à déclencher chez elles des états qu'il rapproche de la schizophrénie et de l'autisme, par le bruit, la litière mouillée, la surpopulation, la contention ou des injections quotidiennes, avant de mesurer le toilettage, l'enfouissement de billes et la réaction à un son fort. Il écrit que l'induction d'un stress étant l'objectif, aucun raffinement n'est prévu pour ces procédures.

Objectifs

Nous étudions des pathologies cérébrales associées à des mutations dans les gènes codant pour des canaux ioniques laissant passer le sodium. Nous avons identifié un patient porteur d’une mutation qui présente une schizophrénie à début précoce. La schizophrénie est une maladie psychiatrique chronique grave chez l’humain et caractérisée par l’apparition de symptômes positifs (délires, hallucinations et discours ou comportement désorganisé) avant l’âge de 13 ans ; il est associé à d’autres troubles comportementaux, comme les Troubles du Spectre Autistique et le trouble du déficit de l’attention. Chez les souris modèle de la même mutation que le patient cité ci-dessus, les jeunes souris présentent des déficits de type autistique associés à des altérations des processus émotionnels et cognitifs, tandis que les souris adultes ne présentent qu'un déficit de communication sociale. Les souris mutantes présentent aussi de la schizophrénie qui est apparemment déclenché par un stress. En particulier, ces souris présentent des signes de psychose aiguë après le transport. Pour ce projet, nous souhaitons approfondir la caractérisation comportementale de ce modèle et d’un second modèle de mutation du même canal ionique servant de contrôle, en mettant spécifiquement l'accent sur les caractéristiques schizophréniques. Nous utiliserons des stress chronique ou aigu chez des souris juvéniles pour tenter d'induire la schizophrénie. Nous ferons ensuite une surveillance comportementale hebdomadaire et une validation finale de la schizophrénie à l'âge adulte. Les évaluations comportementales comprendront des tests pertinents pour les troubles du spectre autistique et pour la schizophrénie. L’objectif du projet est de déterminer si la mutation identifiée chez la patiente schizophrène permet d'observer les symptômes décrits chez les patients humains (troubles du spectre autistique et schizophrénie) alors qu'une autre mutation contrôle ne devrait pas déclencher de schizophrénie. Cela permettra de mieux comprendre les mécanismes pathologiques et d'en déduire de nouvelles cibles thérapeutiques potentielles.

Bénéfices attendus

Le bénéfice principal est de comprendre comment les mutations du même canal ionique contribuent différemment à l’autisme et à la schizophrénie, ce qui fournira des informations précieuses sur les mécanismes distincts et superposés sous-jacents à ces conditions. Ces connaissances pourraient aider à identifier les interactions génétiques (les mutations) et environnementales spécifiques (les procédures de stress utilisées) qui conduisent au développement de ces troubles et à approfondir dans des études futures les mécanismes cellulaires aboutissant à un comportement normal ou anormal. En fin de compte, les connaissances acquises grâce à ce projet pourraient ouvrir la voie au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblées pour l’autisme et la schizophrénie. En identifiant et en caractérisant les voies affectées par les mutations, nous pourrions découvrir de nouveaux points d’intervention pour les thérapies pharmacologiques ou comportementales. De telles avancées ont le potentiel d’améliorer les résultats cliniques et la qualité de vie des patients touchés par ces troubles neuropsychiatriques complexes.

Procédures

Tous les animaux subiront une biopsie de la queue (5 s) afin de connaitre leur génotype. La majorité des animaux seront ensuite soumis à une procédure, et les animaux restants seront utilisés comme simple partenaire. Etant l’objectif du projet, dans chacune des procédures les souris seront soumises à une unique forme de stress parmi un des 4 suivants : - Bruit et cage sur un support mouvant pendant 3h sur 3 jours (souris âgées de 25 à 28 jours), - Répétition d’un unique stress léger parmi plusieurs possibles (litière neuve, mouillée, ou absente, cage, inclinée, contention, présence de congénères inconnus, cage surpeuplée) 1h à 4h chaque jour pendant 24 jours (souris âgées de 25 à 49 jours), - Isolement maternel de souriceaux pendant 4 heures par jour pendant 10 jours (souris âgées de 3 à 12 jours), - Injection quotidienne (durée 3 à 5 s) pendant 10 jours (souris âgées de 25 à 35 jours). Puis une évaluation du comportement afin d’évaluer les conséquences du stress et des mutations sera effectuée à partir de l’âge de 70 jours avec une série de tests. Un unique test utilisé par jour parmi les suivants. Les premiers tests permettent d'évaluer les comportements de type schizophrénique : l’exploration d’une arène très éclairée pendant 30 min, une contention dans un tube pendant deux séances d'habituation de 10 min et pendant la durée du test (environ 20 min) qui consiste en une exposition à un bruit fort précédent un autre son standard, une analyse de comportement automatisée ou les souris seront isolées pendant 3 jours dans une cage classique, une unique injection (durée 3 à 5 s) qui déclenche une hyperlocomotion. La seconde série de tests permet d'évaluer le comportement autistique: mesure du toilettage (20 min) et de l'enfouissement de billes (20 min). La dernière série de tests permet d'évaluer de l'anxiété ou de la dépression: une suspension par la queue pendant une 6 minutes, 6 min de nage forcée dans de l'eau, et 5 fois la possibilité de nager pendant 3 minutes.

Impact sur les animaux

L’utilisation de tests comportementaux permettent de révéler des troubles de type autistique caractérisés par des degrés variables de déficits dans l'interaction sociale et la communication, qui peuvent ou non être accompagnés de comportements stéréotypés et d'anomalies sensorielles. Les différentes interventions vont provoquer un stress et nous nous attendons également à observer des caractéristiques schizophréniques pour un des deux modèles de mutation. Pour évaluer ces symptômes, nous effectuerons une série de tests spécifiques ciblant les comportements de type schizophrénique. Tous les animaux subissent une biopsie sur la queue qui peut provoquer des saignements et un stress léger et passager. Les injections quotidiennes sur 10 jours consécutifs peuvent induire un stress léger et passager ainsi que des irritations cutanées., L'hébergement individuel pendant 3 jours pour un des tests comportementaux peut induire un stress léger des animaux.

Devenir

Tous les animaux produits subissent un prélèvement sur la queue, puis la moitié subiront une procédure modérée puis seront mis à mort. Les animaux restant seront mis à mort.

Remplacement

Nous avons réalisé des expériences in vitro et ex vivo sur des cellules exprimant des canaux ioniques porteurs des mutations citées ci-dessus, et identifié des mécanismes associés aux mutations. Les modèles animaux sont essentiels pour ce projet car ils nous permettent d'étudier les interactions génétiques (mutations) et environnementales (différents stress) qui causent l'autisme et la schizophrénie dans un contexte d'organisme entier qui ne peut pas être reproduit in vitro. La caractérisation du comportement de souris porteuses des mêmes mutations est une étape essentielle pour valider in vivo ce mécanisme.

Réduction

Le nombre d’animaux à utiliser a été calculé par une analyse de puissance statistique. Dans toutes les procédures, nous n’utiliserons que les souris mutantes et comparerons les résultats obtenus avec les deux lignées. Les souris non mutées seront utilisées comme souris partenaire. Nous utiliserons les souris mâles et femelles des portées.

Raffinement

Une fois sevrés, les animaux seront élevés dans un environnement enrichi : avec matériau de nidification, buchette en bois et igloo en polycarbonate offrant un abri sombre dans lequel les animaux peuvent se rassembler. Les animaux seront régulièrement manipulés pour réduire le stress dû à la présence d’un humain et une feuille de score sera utilisée pour évaluer les nuisances et apporter les réponses adéquates. Des périodes d’habituation seront réalisées pour diminuer le stress provoqué par les appareils et lors de la séparation maternelle les souriceaux sont maintenus sur une plaque chauffante et couverts par du papier absorbant pour éviter un refroidissement. L'induction d'un stress pendant les différentes procédures étant l'objectif il n'y a pas de raffinement prévu. Utilisation d'une liste de points limites avec des actions précises à mettre en oeuvre.

Choix des espèces

La souris permet un élevage rapide avec une période de gestation de 21 jours et un sevrage également après 21 jours. Sa petite taille permet également d’optimiser le nombre d’animaux dans le volume contraint des animaleries. Plusieurs tests comportementaux sont disponibles pour une caractérisation approfondie du phénotype de type schizophrénique chez les souris. Nous travaillons déja avec les deux lignées de souris que nous avons au laboratoire, par conséquent nous connaissons bien ce modèle. Dans une des procédures, les animaux seront utilisés dès le 3e jour postnatal, car le stress induit consiste a séparer les nouveau-nés de la mère pendant quelques heures. Pour les autres procédures, les souris seront utilisées entre les 25e et 49e jours postnataux, ce qui correspond à l'adolescence chez l'humain. Cette fenêtre d'âge est la plus sensible au développement potentiel de la psychose et est pertinente pour la schizophrénie humaine à début précoce. Les tests comportementaux seront effectués sur les souris à l’âge adulte (à partir du 70e jour postnatal) afin de laisser le temps à un éventuel phénotype de type schizophrénique de se mettre en place.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Lapins : 15
Souffrances
▲ -
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▲ 15
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Devenir
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 15

15 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue pour l'analyse histologique de leur fémur. Chacun passe environ une heure sous anesthésie gazeuse pour l'implantation, puis trois passages en IRM sous anesthésie, en hébergement individuel. Le porteur indique que les lapins supportent mal l'anesthésie et la chirurgie, qu'ils auront probablement des difficultés à s'en remettre et pourraient perdre leur mobilité. L'étude vise à valider un implant osseux résorbable, le porteur écrivant que les essais sur l'animal sont "indispensables" et que le recours aux animaux non-humains est de toute façon rendu obligatoire par le règlement européen pour obtenir un marquage CE.

Objectifs

Les implants métalliques, bien qu’ils soient largement utilisés dans la reconstruction osseuse, présentent des limitations significatives. Ils ne permettent pas une régénération complète de l’os, nécessitent souvent une seconde intervention chirurgicale pour leur retrait, et peuvent entraîner des complications telles que des infections. Ces contraintes renforcent le besoin urgent de développer des alternatives résorbables et biocompatibles, capables de s’intégrer dans l’organisme tout en évitant ces problématiques. Le projet repose sur l’utilisation d’un implant associant deux matériaux complémentaires. L'un est un polymère biodégradable, offrant un support mécanique temporaire grâce à sa résistance et sa stabilité initiale, tout en se dégradant progressivement pour permettre la régénération osseuse sans résidus toxiques. L'autre quant à lui, est reconnu pour sa bioactivité, favorisant la croissance osseuse grâce à ses propriétés de supportde la repouse osseuse. De plus, son action antibactérienne contribue à limiter les risques d’infections, un avantage notable par rapport aux implants métalliques conventionnels. Le choix du modèle animal repose sur le lapin, dont le métabolisme osseux est proche de celui de l’humain. Il fait partie des modèles animaux préconisés par la norme. Cela garantit une évaluation fiable de la biocompatibilité et de la résorption des implants dans un contexte physiologique pertinent. Le design de l’étude a été établi en conformité avec la norme, qui encadre l’évaluation biologique des dispositifs médicaux dans l’os, notamment les tests sur les effets locaux après implantation. L’imagerie IRM sera utilisée pour suivre l’évolution des implants in vivo, permettant une analyse détaillée et non invasive des performances de l'implant dans le temps. En fin d'étude les animaux seront euthanasiés pour réaliser des études histologiques des os.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour ambition de transformer durablement les pratiques dans le domaine de l’ostéosynthèse en proposant une approche thérapeutique améliorée : un implant bioactif et résorbable, évitant ainsi une seconde intervention et diminuant le risque d’infection. Il permettra également de répondre aux exigences réglementaires concernant les dossiers en vue d’une mise sur le marché, et ainsi assurer la sécurité des patients recevant les produits.

Procédures

Les animaux seront anesthésiés chimiquement pour la réalisation de la procédure chirurgicale et les IRM. Les injections d'anesthésiques se feront dans le muscle et seront très bref, quelques secondes. Les animaux seront ensuite maintenus anesthésiés grâce à une anesthésie gazeuse. Ils resteront anesthésiés (gazeuse) le temps de réalisation des différents actes, soit 1h environ que ce soit pour la réalisation de la chirurgie ou l'acquisition des images IRM. Il y aura 3 IRM par animal pour toute l'étude

Impact sur les animaux

Les produits développés sont constitués de produits biocompatibles. Il s'agit de composants très bien documentés pour une utilisation chez l'Homme. Ils sont par ailleurs évalués en premier lieu sur des cellules : les effets néfastes attendus chez l'animal après implantation sont donc mineurs, et constitués majoritairement d'inflammation locale légère à modérée. L’hébergement individuel provoquera un inconfort chez l’animal. Les effets attendus sur les animaux peuvent être dus à l’anesthésie (sédation profonde, difficulté de récupération,), ou à la chirurgie (inflammation de la zone opérée.). Les lapins étant très sensibles à l’anesthésie et aux procédures chirurgicales, ils auront probablement des difficultés à s'en remettre avec potentiellement une perte de la mobilité. Les contentions pour les actes techniques (anesthésie) ou quotidiens (pesée) engendreront un stress chez les animaux, les contentions seront de courte durée, quelques minutes par animal. Aucune mise à jeun n’est nécessaire avant les anesthésies.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés en fin d'étude afin de réaliser des analyses sur le fémur.

Remplacement

Les essais de tolérance et de compatibilité avec les tissus sur l'animal sont indispensables en complément des tests sur les cellules, lors de la mise au point d'un dispositif médical. En effet, seule l'implantation dans un organisme complet et vivant permet d'évaluer d'éventuelles réponses immunitaires/inflammatoires, et de caractériser les phénomènes de dégradation et d'intégration des différents produits. Par ailleurs, le recours aux animaux est rendu obligatoire par le Règlement Européen, pour l'élaboration des dossiers pour l'obtention d'un marquage CE (équivalent de l'AMM mais pour les dispositifs médicaux).

Réduction

Le nombre d'animaux utilisé est basé sur, la norme ISO 10993. Nous utiliserons 5 lapins par étude afin d’avoir le minimum d’observation demandé par la norme. Plusieurs études sont prévues car conformément à la norme ISO 10993, une nouvelle évaluation doit être fait en cas de modification du dispositif médical (modification de l’état de surface ou modification d’un matériau). Nous prévoyons de réaliser une étude par an sur 3 ans soit 15 lapins pour l’ensemble du projet.

Raffinement

Tout d’abord le premier point de raffinement est l’utilisation de l’IRM. En effet, l'IRM est une technique non invasive, permettant d'obtenir des images internes du corps des animaux sans avoir à recourir à des interventions chirurgicales ou à l'extraction de tissus. Il est possible de suivre l’évolution d’un phénomène biologique ou pathologique dans le temps sans avoir à euthanasier des animaux pour obtenir des échantillons à différents stades de l'étude. Toutes les manipulations des animaux seront réalisées dans un contexte de renforcement positif, basé sur des interactions amicales avec les personnels en charge des soins, afin de permettre des manipulations avec un minimum de stress et de contraintes. Lors de la phase de chirurgie, les animaux seront placés sur un tapis chauffant, de l’ocrygel sera appliqué sur les yeux et les paramètres physiologiques des animaux seront régulièrement suivi. Lors de la période post-opératoire, une surveillance accrue sera mise en place pour s’assurer de la bonne récupération des animaux. Les animaux seront suivis quotidiennement avec une pesée une fois par semaine dont la fréquence pourra être adaptée. La récupération post-opératoire pourra être améliorée par mise à disposition d’aliment gelifié. Des points limites adaptés au projet et suffisament prédicitif ont étés mis en place.

Choix des espèces

Le choix du modèle animal repose sur le lapin, dont le métabolisme osseux est proche de celui de l’humain. Cela garantit une évaluation fiable de la biocompatibilité et de la résorption des implants dans un contexte physiologique pertinent. Il fait partie des modèles animaux préconisés par la norme ISO 10993. Nous choisissons des lapins matures pour l’implantation de dispositifs médicaux et le suivi de l’évolution dans l’os car, à cet âge, la matrice osseuse est complètement développée et stabilisée.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 784
Souffrances
▲ -
▲ 160
▲ 624
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 784

Entre le cinquième et le onzième jour de vie, un fragment de queue est coupé aux ciseaux chirurgicaux sur des souriceaux séparés de leur mère jusqu'à dix minutes, pour le génotypage. Les nouveau-nés subissent ensuite deux gavages, parfois des injections, et les souris adolescentes deux semaines d'injections quotidiennes, l'excipient pouvant irriter la peau. 784 souris vont être utilisées, 624 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 160 un niveau léger, pour comprendre comment le drainage lymphatique gouverne le développement du ganglion. Toutes sont mises à mort en fin de projet pour l'analyse post-mortem de leurs organes.

Objectifs

Les cellules immunitaires circulent à travers des ganglions lymphatiques afin d’y rencontrer des pathogènes provoquant une réponse immune. Les pathogènes sont amenés dans les ganglions par le réseau lymphatique qui draine le tissu. Ce projet vise à mieux comprendre comment le drainage affecte le développement du ganglion lymphatique en utilisant des modèles de souris.

Bénéfices attendus

Ces résultats apporteront à court terme des données importantes sur la régulation et le développement du système immunitaire. Etant donné qu’une thérapie visant une des molécules étudiée est actuellement utilisée en thérapie contre la sclérose en plaque, ces résultats auront des retombées à moyen terme sur une nouvelle application dans des maladies impliquant le système immunitaire comme l’auto-immunité, l’infection ou le cancer.

Procédures

Des souris nouveau-nés seront soumises à 2 gavages et dans certains cas à des injections pour une meilleure prise des traitements. Les souris adolescentes seront soumises selon les lots à des injections pendant 2 semaines pour une meilleure action du médicament. Un prélèvement de sang est effectué sur certains animaux. Les nouveau-nés (entre jour 5 et jour 11 après naissance) seront soumis à une biopsie de queue pour déterminer une mutation génétique.

Impact sur les animaux

Pour le génotypage, une séparation de la mère et de sa portée pendant quelques minutes (10 au maximum), ainsi qu’une contention légère pour chaque animal sont nécessaires, cela peut donc être une source de stress pour les animaux. Une douleur légère de courte durée peut être ressentie par l’animal lors du prélèvement de l’extrémité de la queue à l’aide d’une paire de ciseaux chirurgicale. Le geste dure moins d’une minute par animal. Le gavage, l’injection des produits et le prélèvement sanguin nécessite une contention qui est source d’inconfort et de stress pour l’animal pendant quelques secondes. L’excipient peut provoquer une irritation cutanée. Les injections induisent une douleur légère de courte durée.

Devenir

Mise à mort de toutes les animaux à fin du projet pour analyse post-mortem.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer les animaux car les mécanismes cellulaires et moléculaires régulant le développement du système immunitaire ne peuvent pas, à l’heure actuelle, être reproduits de manière reproductible et juste par des expériences en culture cellulaire.

Réduction

Les sites et la fréquence des injections ont été choisis de manière à pouvoir diminuer la variabilité inter-expérimentale, car elles assurent la bonne prise du médicament. Le nombre d'animaux par groupe a été défini afin d’utiliser le minimum d’animaux tout en assurant l’obtention de résultats statistiquement significatifs.

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupe dans une animalerie agrée avec un statut sanitaire contrôlé. Elles sont hébergées dans des cages enrichies par fratrie tout en respectant le nombre de souris admises. Si un animal devient agressif, il est aussitôt séparé du groupe. Les souris sont observées quotidiennement par un personnel expérimenté avec une mise en place de points limites évalués à l’aide d’une grille d’observation de critères définis. Des actions prévenant une possible douleur, stress ou inconfort sont entrepris (tapis chauffant, gavages avec des canules adaptées, antidouleur, apport de nourriture humidifiée). En cas ou le point limite est atteint l’animal est mis à mort.

Choix des espèces

Le modèle murin a été choisi pour réaliser les expériences de ce projet. La structure du ganglion lymphatique, la circulation sanguine et le drainage de la lymphe sont identiques entre l’homme et la souris. La souris Mus musculus étant de mieux en mieux connue du point de vue génétique, est un très bon modèle d’étude pour ces travaux. De plus, des modèles de souris génétiquement modifiées invalidées pour l'expression des molécules d’intérêt existent et leur utilisation permet d'aborder directement le rôle des protéines d'intérêts dans la formation du ganglion lymphoïde. Les souris seront étudiées à un âge où le système immunitaire est mature (à partir de 4 semaines). Des nouveau-nés ont également été choisis, pour mieux étudier le développement du réseau et des ganglions.