Procédures sans réveil
Implications du facteur von Willebrand (VWF) dans les dommages tissulaires liés aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI)
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
104 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, vingt-six sous anesthésie sans réveil et les autres dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent un composé colitogène dans l'eau de boisson pendant quinze jours puis un gavage, pour étudier le rôle du facteur von Willebrand dans un modèle de maladie inflammatoire chronique de l'intestin. Le porteur indique que le traitement peut provoquer une perte de poids, des postures anormales, des vocalisations et des hémorragies rectales. Sur le remplacement, il affirme qu'il n'existe "pas d'alternative" in vitro pour induire cette colite.
Objectifs
Les maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI), maladie de Crohn et rectocolite hémorragique (RCH), affectent plus de 2 millions de personnes en Europe et leurs causes restent inconnues. Malgré la présence de saignements dans l’intestin, le risque de formation d’un caillot sanguin est augmenté chez les patients atteints de MICI. En dépit d’années de recherches intensives les implications cellulaires et moléculaires responsables de l’état procoagulant restent mal définies. Les MICI sont associées à une augmentation des taux circulants d’une protéine de l’hémostase (le facteur von Willebrand (VWF)). Ainsi, Ce projet a pour objectif d’étudier le rôle du facteur Willebrand dans un modèle murin de MICI.
Bénéfices attendus
Ce travail répondra aux questions suivantes : 1) La coagulation sanguine est elle importante pour limiter les altérations tissulaires (en particulier du tissus colique) au cours des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin? 2) La préservation de la perméabilité intestinale au cours des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin fait-elle appel au processus de coagulation ? De manière plus générale, ce projet permettra d’évaluer si la modulation du processus de coagulation pourrait présenter un intérêt thérapeutique chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin.
Procédures
Les animaux seront soumis à un traitement colitogène dans le but de mimer une maladie inflammatoire chronique de l’intestin telle que la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique. Une partie des animaux sera soumis à un gavage de FITC-Dextran pour évaluer la perméabilité intestinale. Le nombre d'interventions sera de 2 au maximum avec administration de substance colitigène dans l'eau de boisson pendant 15 jours (3 fois 5 jours) et 1 gavage avec la substance fluorescente (FITC-dextran), qui dure quelques secondes.
Impact sur les animaux
Le traitement colitogène est susceptible de provoquer une souffrance de l’animal mais il s'agit ici d'un modèle chronique qui est moins sévère que le traitement en aigu. Il est toutefois possible que les souris présentent une perte de de poids, des postures anormales, des vocalisation, une réduction de la mobilité, un mauvais état du pelage ou encore des hémorragies rectales.
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour prélever les tissus qui seront analysé par la suite.
Remplacement
Il n’existe pas d’alternative in vitro pour étudier les mécanismes des maladies inflammatoire chroniques de l’intestin et induire des colites en particulier dans le cadre de l’étude de la fonction d’un facteur hémostatique.
Réduction
Afin de limiter le nombre d’animaux, plusieurs types de mesures seront effectuées sur un même animal. De plus, sur la base des résultats issus des expérimentations précédemment menées, il nous a été possible d’évaluer la force de l’effet à 0.4. En conséquence, sur la base d’un plan expérimental à 4 groupes relevant d’une Anova à 2 facteurs (facteur « génotype » et facteur « induction d’une colite »), pour une puissance statistique requise de 0.8 et un seuil de significativité établi à 0.05, il nous a été possible de déterminer les effectifs minimums requis par groupe via une simulation par le logiciel G-Power, laquelle nous a fourni un effectif minimum de n = 13.
Raffinement
Les procédures utilisées se feront dans le cadre adapté d'un hébergement agréé, respectant au maximum le bien-être des animaux avec un enrichissement du milieu (morceaux de bois à ronger, filaments de papier kraft pour faire un nid), en limitant la souffrance par le respect des méthodes anesthésiques. L’ensemble des expériences seront effectuées par une personne habilitée à expérimenter sur animaux. En fin de protocole, les animaux seront mis à mort et des organes prélevés pour permettre des analyses biologiques. L'utilisation de médicaments analgésiques sera mise en place en cas de signes de mal-être des animaux. De plus, des points limtes stricts et spécifiques au projet seront appliqués.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce souris se justifie par l’existence de modèles transgéniques pour notre protéine d'intérêt et de modèles bien établis de colite 8 à 12 semaines : adulte, poids d’au moins 20 g
Etudes histologiques de maladies du système nerveux central
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
864 souris vont être utilisées, opérées sous anesthésie profonde et tuées avant tout réveil. Chaque animal subit une thoracotomie, ouverture de la cage thoracique que le porteur qualifie lui-même d'acte douloureux, suivie d'une perfusion intracardiaque de fixateur, pour préparer le cerveau à des analyses histologiques. Ces souris sont génétiquement modifiées pour reproduire des maladies neurodéveloppementales avec déficience intellectuelle ou autisme et des maladies neurodégénératives, et sont uniquement dédiées à des études post-mortem. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro, y compris les organoïdes cérébraux, ne remplace l'étude d'un cerveau entier.
Objectifs
Le but de la fixation est de préserver des tissus biologiques rapidement et de façon uniforme afin de réaliser des examens histologiques de qualité. Placer directement un tissu ou un organe dans une solution de fixation est efficace pour de petits volumes. Pour un organisme entier, il est nécessaire de passer par l'étape de perfusion afin que le fixateur pénètre dans tous les organes et à des concentrations similaires. C'est pourquoi la perfusion par voie intracardiaque est utilisée, ainsi la la solution de fixation circule dans l'organisme par les vaisseaux sanguins pour une fixation optimale. Ce projet nous permet de regrouper les perfusions faites sur différentes lignées génétiquement modifiées afin d'étudier le système nerveux central des animaux lors d'analyses histologiques de qualité. Le projet concerne des modèles de maladies neurodéveloppementales avec retard mental et/ou autisme ainsi que des maladies neurodégénératives. Les animaux concernés sont des souris génétiquement modifiées pour modéliser des des mutations et des anomalies chromosomiques (duplications ou pertes de fragments de chromosomes) observées dans les maladies neurodéveloppementales et neurodégénératives étudiées. Les animaux de ces études sont uniquement dédiés à des études post-mortem après la perfusion. C'est donc la seule PE de ce projet.
Bénéfices attendus
Cette procédure permet d’avoir des prélèvements de qualité pour réaliser des études histologiques et mieux comprendre certaines maladies neurodéveloppementales et neurodégénératives.
Procédures
Les souris subissent une chirurgie sans réveil pour pouvoir fixer le cerveau de manière optimale. Pour cela, une anesthésie profonde est couplée à un anti-douleur.
Impact sur les animaux
La procédure expérimentale consiste en un acte chirurgical avec une thoracotomie (ouverture de la cage thoracique), qui est un acte douloureux.
Devenir
Cette procédure implique la mort des animaux. Les cerveau ainsi qu'éventuellement d'autres organes seront utilisés pour des analyses histologiques
Remplacement
Pour les études concernant le cerveau, il n'existe à l'heure actuelle pas d'alternative à l'utilisation des animaux. Les organoïdes cérébraux, censés mimer la structure et les fonctions principales du cerveau, n’ont pas la capacité de répliquer toutes les structures et réseaux neuronaux d’un cerveau adulte. Il n'existe donc pas encore de modèle de cerveau in vitro ou autre permettant de réaliser les analyses qui sont faites dans ce projet.
Réduction
Au cours de ce projet 12 lignées de souris mutantes seront utilisées. Ces lignées pourront pour certaines aussi contenir un marqueur fluorescent pour l’analyse de lignées neuronales spécifiques. Pour chaque lignée, les effectifs ont été calculés au plus juste pour satisfaire aux exigences en matière de réduction du nombre d’animaux utilisés (n=6 individus par sexe et génotype et par âge (non-sevré (P8-P12), juvénile (3-6 semaines), jeune adulte (2-4 mois), vieux (6-18 mois)) soit 6 individus x 2 sexes x 2 génotypes (mutant/contrôle) x 3 âges (non sevré, juvénile et jeune adulte pour les maladies neurodéveloppementales ou jeune adulte et 2 stades de vieillissement pour les maladies neurodégénératives) = 72) ) tout en assurant la qualité des résultats obtenus et la robustesse de leur validité statistique. L’effectif total de souris utilisées sera donc de 12 x 72 = 864.
Raffinement
La procédure expérimentale consiste en un acte chirurgical avec une thoracotomie (ouverture de la cage thoracique), qui est un acte douloureux. Afin que l’animal ne ressente aucune douleur, les animaux reçoivent préalablement une injection d’un mélange d’anesthésiques. Ces anesthésiques sont administrés afin de plonger l’animal dans une anesthésie profonde mais non létale et d’éviter tout réveil. Comme la souris peut conserver un certain degré de réaction douloureuse lors de l’anesthésie, un analgésique est ajouté au mélange d’anesthésiques. L’absence de douleur est vérifiée par la perte des réflexes de retrait de la patte et des réflexes palpébraux. L’anesthésie peut entrainer un stress léger chez l’animal. L'analgésique qui est administré ayant aussi un effet sédatif, permet aussi de calmer l’animal et de réduire l’anxiété. La procédure étant sans réveil, il n'y a pas besoin de suivi post-chirurgical.
Choix des espèces
La compréhension des mécanismes associés à des déficits neurologiques, requiert l’étude d’un organisme vivant dans son intégrité et sa globalité et il n’existe donc pas de méthode autre que l’étude in vivo. La souris est une espèce physiologiquement et génétiquement proche de l’Homme dans laquelle nous pouvons réaliser les manipulations génétiques pour obtenir ces modèles de pathologies humaines. Les animaux sont utilisés à différents stades post-natals : avant sevrage (8-12 jours) juvénile (3-6 semaines), jeune adulte (2-4 mois) et vieux (6-18 mois)). Pour les syndromes neurodéveloppementaux, les études nécessitent de comprendre le développement dès le stade embryonnaire et jusqu’à l’établissement des pathologies à l’âge adulte. Cependant, pour des raisons techniques, la procédure expérimentale utilisée ne concerne que les individus à partir de 8 jours post-natal, celle-ci ne pouvant être réalisées sur des individus plus jeunes. Pour les syndromes neurodégénératifs, la progression de la maladie doit être suivie à partir du stade jeune adulte et sur au moins un stade intermédiaire (stade prodromique) avant la déclaration complète des symptômes.
Evaluation de thérapie par ARNm dans les déficiences visuelles
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
35 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, une partie étant maintenue sous anesthésie prolongée sans réveil. Elles reçoivent un dépôt de solution sur la cornée ou une injection unique dans l'œil sous anesthésie générale pouvant durer deux heures, pour tester l'administration d'un ARN messager destiné à compenser des mutations à l'origine de déficiences visuelles. Le porteur situe la nuisance principale dans la durée d'anesthésie et l'introduction de l'aiguille, et euthanasie les 35 souris pour analyse histologique. Sur le remplacement, il affirme que l'évaluation de la production de protéine après administration ne peut se faire que sur animal vivant.
Objectifs
Selon l'Organisation mondiale de la santé, au moins 2,2 milliards de personnes sont touchées par une forme ou une autre de déficience visuelle dans le monde et ce nombre tend à augmenter, principalement en raison de l'augmentation de l'espérance de vie. Les options de traitement actuellement disponibles sont invasives et les risques d'infections et d'hémorragies doivent être pris en compte. Il est donc indispensable de développer de nouvelles thérapeutiques pour traiter ces maladies. L'une des stratégies possibles pour traiter les maladies oculaires d’origines génétiques consiste à délivrer des molécules naturelles déficientes mais indispensables à la synthèse de la protéine manquante, responsable de la maladie. L'objectif du projet est d'évaluer la possibilité de compenser des altérations génétiques par un traitement appliqué directement sur la cornée.
Bénéfices attendus
Si la démonstration de l'administration d'un ARN messager par application topique au niveau de l'œil est démontrée et conduit à la production de protéine, nous ouvrirons la voie à un nouveau moyen non invasif de traitement des patologies oculaires d'origines génétiques.
Procédures
Les animaux seront soumis à un dépot de solution aqueuse thérapeutique sur la cornée ou à une injection unique intra vitrée. Dans les deux cas, le geste est réalisé sous anesthésie générale et en normothermie. Pour l'injection intra vitrée, un traitement analgésique local est associé.
Impact sur les animaux
La principale nuisance pour les animaux sera liée à la durée d'anesthésie (potentiellement 2h) pour pouvoir laisser le nanovecteur diffuser dans l'espace intraoculaire. Pour le groupe recevant une injection intraoculaire, la principale nuisance sera liée à l'introduction d'une aiguille.
Devenir
L'ensemble des 35 souris du protocole seront euthanasiées pour analyse histologique.
Remplacement
L'experimentation ayant pour objet l'évaluation de l'expression de proteine après delivrance d'ARN messager, elle ne peut être conduite que sur animal vivant.
Réduction
Nous avons choisi de procéder à notre expérimentation sur les 2 yeux des animaux pour réduire le nombre. Nous n'attendons pas d'effets secondaires de notre approche et pensons donc qu'elle est réalisable.
Raffinement
Les procédures sont de courte durée (24h maximum), classifiées sans reveil ou légére. Le point important et classique en expérimentation animale concerne le maintien de la température corporelle.
Choix des espèces
L'espéce retenue pour cette étude est la souris dont de multiples variant génétiques existent, en particulier porteur de défauts génétiques, tels des mutations au niveau du gène OPA1, qui sont connues pour induire chez l'homme des déficiences visuelles. Après cette étude pilote de faisabilité, la compensation de ces mutations est un des objectifs que nous voulons adresser après cette étude de faisabilité. Ces dégénéresnces étant généralement observées chez l'homme adulte, les souris sseront également des oruis adultes agées de 8-10 semaines.
Rôle et mécanismes d’action des neurones à 26RFa dans la régulation hypothalamique de l’homéostasie glucidique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
1 696 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de l'absence de réveil au modéré. Elles subissent une chirurgie cérébrale pour injecter des vecteurs viraux ou implanter une canule, des jeûnes répétés de 6 à 16 heures et des prélèvements sanguins à la queue répétés 6 à 10 fois, pour étudier des neurones impliqués dans la régulation du sucre. Le porteur relie ces travaux au diabète et à l'obésité, dont les retombées thérapeutiques restent au conditionnel. Sur le remplacement, il indique avoir utilisé des cultures cellulaires mais affirme qu'il n'existe "pas d'alternative non-animale" pour l'étude intégrée.
Objectifs
Au cours de la dernière décennie, il a été montré que le cerveau participe à l’équilibre métabolique et au maintien de la quantité de sucre circulant dans le sang (la glycémie), de façon importante. Un défaut dans ces processus de régulation assurés par le cerveau pourrait donc jouer un rôle majeur dans l'apparition de maladies ayant un grave impact sur nos sociétés occidentales telles que l'obésité et le diabète. En effet, l'obésité est fréquemment associée au diabète de type II et leur progression significative et synchrone depuis 30 ans fait de la pandémie mondiale de "diabesity" actuellement observée, un véritable enjeu de santé publique. Néanmoins, les mécanismes de contrôle du métabolisme et de la glycémie par le cerveau sont encore très mal connus. Nous savons que certaines molécules de l’organisme permettent aux neurones du cerveau de communiquer entre eux afin d’assurer ces fonctions de contrôle. Parmi ces molécules, certaines semblent être importantes car elles sont capables de modifier la sensation de faim, notamment chez les animaux obèses, et de modifier la quantité de sucre en circulation dans le sang. Le projet décrit ici, cherche à comprendre comment les neurones du cerveau communiquent entre eux pour réguler le métabolisme et la glycémie de l’organisme.
Bénéfices attendus
Si l’on parvient à comprendre la façon dont les neurones du cerveau communiquent entre eux et régulent le métabolisme et la quantité de sucre en circulation dans l’organisme, cela permettra d’identifier les mécanismes qui ne sont plus correctement régulés chez les personnes atteintes de diabète de type 2 et d’obésité. Des pistes seront alors ouvertes pour la prise en charge thérapeutique de ces maladies et l’identification de nouveaux médicaments.
Procédures
Les animaux seront soumis à divers type d'expérimentations et de prélèvements soit en conditions vigile, soit sous anesthésie. - Afin d'activer ou d'inhiber les neurones à 26RFa ou bien administrer des composés pharmacologiques dans le Système nerveux central, les animaux subiront une chrirugie visant à injecter des vecteurs viraux dans l'hypothalamus ou à implanter une canule d'injection dans les ventricules cérébraux. - Afin de suivre la glycémie, les animaux subiront des prélèvements sanguins à l'extrémité de la queue d'un volume total de l'ordre de 40 μL par expérimentation. Les expérimentations sont répétées 6 à 10 fois avec une semaine de repos minimum entre chacune d'entre elles. Certains prélèvements sanguins sont réalisés sous anethésie. - Afin de prélever des tissus à l'issue des tests physiologiques, les animaux seront profondément anesthésiés afin de réaliser une perfusion intracardiaque de PFA 4%, fixer les tissus et prélever le cerveaux. - Pour le suivi métabolique, les animaux seont hebergés en cage de calorimétrie indirecte afin d'évaluer les paramètres métaboliques.
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à divers type d'expérimentations et de prélèvements soit en conditions vigile, soit sous anesthésie. - Chirurgie stéréotaxique visant à injecter des vecteurs viraux dans hypothalamus ou à implanter une canule d'injection dans les ventricules cérébraux. Nuisances prévues : douleurs post opératoires minorées par des antalgiques. - Mise à jeun de 6 à 16h avant chaque test physiologique. Nuisances prévues : Perte de poids consécutive à la mise à jeun dont le retour à la normale sera surveillé après chaque test, une semaine de repos minimum entre chacun d'entre eux. - Incision à l’extrémité de la queue. Nuisance prévue : douleur à l’incision couverte par l’application locale d’analgésique. - Cage de calorimétrie indirecte afin d'évaluer les paramètres métaboliques. Nuisance prévue : isolement des animaux à 1 animal/cage inhérent à ce suivi, minoré par un temps de test le plus court possible et une mise à mort qui suit immédiatement le test.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux sont mis à mort pour prélèver les organes.
Remplacement
Afin de comprendre la fonction du système peptidergique 26RFa, nous avons entrepris de caractériser l’effet de ce neuropeptide sur des lignées de cellules beta-pancréatiques et neuronales en culture. Cependant, la compréhension globale du rôle physiologique de ce neuropeptide dans la communication existant entre les différents systèmes de l’organisme (i.e. communication via le système nerveux et le système hormonal dans ce cas), n’est possible que in vivo. Il n’existe pas d’alternative non-animale. Dans ce contexte, la grenouille a été précédemment utilisée afin d’identifier le 26RFa. Par la suite, les études chez les mammifères ont révélé un rôle majeur du 26RFa dans la régulation du métabolisme énergétique. Ceci en fait une piste du choix en vue d'un développement thérapeutique dans le cadre du traitement de maladies métaboliques telles que le diabète de type 2. Une telle approche physiologique n’est rendue possible que par les études, sur des organismes modèles mammifères afin de s'approcher le plus possible de la physiologie humaine.
Réduction
Compte tenu de l'approche chémogénétique innovante utilisée dans ce projet, nous ne pouvons pas, a priori, modéliser la puissance statistique des tests que nous prévoyons de mener. Aussi, nous menerons nos procédures en subdivisant les effectifs des groupes prévus par lot de 3 animaux par condition et par test. Nous incrémenterons les résultats obtenus jusqu'à un maximum par avance fixé de 12 souris par condition de traitement. Cet effectif est en effet justifié par les données disponibles dans la litterature (dont nos propres expérimentations) indiquant que la variabilité inter-individuelle des processus physiologiques étudiés est prise en compte dans des groupes de 12 souris, dans le fond C57Bl6/J. Ces effectifs nous assureront d’obtenir des données statistiquement analysables (test ANOVA à un ou deux facteurs selon les conditions d’expérimentation réalisées, suivis d’un test post-hoc tel que Tukey ou Bonferroni). De plus, une partie des tests physiologiques prévus pour évaluer l’homéostasie glucidique sera réalisée successivement sur une même souris et chaque souris sera son propre contrôle afin de réduire le nombre d’animaux utilisés. Chaque nouveau test sera débuté lorsque les animaux auront bénéficié d’une période de rétablissement minimum d’une semaine qui permet aux animaux de reconstituer leur volume sanguin après les prélèvements effectués lors du test précédent et de stabiliser leur poids corporel. Pour les groupes dédiés au prélèvement des explants hypothalamiques ou cérébraux, les groupes de souris pourront être réduits à 10 animaux.
Raffinement
Les conditions d’élevage et de manipulation des animaux seront raffinées pour réduire au maximum la douleur, la souffrance et l’angoisse éventuelle des animaux. Les animaux seront maintenus à minimum trois par cage pour éviter tout isolement social et leur hébergement sera pourvu de matériel pour la nidification et d'un tube de plastique rouge leur fournissant un abri. Pendant toute la durée du séjour, les animaux seront suivis quotidiennement pour déceler tout signe de souffrance. Parmi ces signes, seront notamment relevés : posture « dos voûté », prostration, plaies, poil terne, vocalisations anormales, agressivité. Si l’un de ces signes ou combinaison de signes apparaît, le suivi de l’animal sera renforcé. Si l’état de l’animal s’aggrave dans les heures qui suivent ou ne s’améliore pas dans les 24h, il sera considéré qu’un niveau de souffrance intolérable est atteint et une mise à mort sera réalisée. L’ensemble des actes pouvant entrainer une douleur sera réalisé sous anesthésie (locale ou générale) et la douleur au réveil sera traitée par des analgésiques. La animaux devant subir plusieurs tests au cours d'une même procédure, chaque nouveau test sera débuté lorsque les animaux auront bénéficié d’une période de rétablissement minimum d’une semaine qui permet aux animaux de reconstituer leur volume sanguin après les prélèvements effectués lors du test précédent et de stabiliser leur poids corporel.
Choix des espèces
Seule l’utilisation d’un modèle mammifère intégré, donc in vivo chez l’animal entier, peut nous permettre de comprendre de façon globale, le rôle des neurones à 26RFa/orexines dans la régulation hypothalamique de l’homéostasie glucidique et de comprendre les mécanismes d’actions de ces deux neuropeptides. La souris présente de nombreux avantages pour l’élevage en animalerie : taille et coût d’entretien réduits, fortes performances reproductives. Il s’agit d’un modèle animal largement utilisé pour les études physiopathologiques permettant une comparaison de nos données avec celles d’autres équipes. De plus, la souris permet des approches génétiques et chémogénétiques complexes n’existant pas chez d’autres modèles mammifères. Au cours de cette étude, la physiologie adulte sera étudiée. Les souris seront donc âgées d’au moins 8 semaines lors des expérimentations.
Dynamiques cortico-ganglions de la base sous-tendant l’apprentissage de séquences
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
150 canaris vont être utilisés dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant jusqu'à modéré, une partie sous anesthésie sans réveil. Les mâles subissent des chirurgies intracérébrales de trois à sept heures pour y injecter des traceurs, poser des électrodes d'enregistrement ou provoquer des lésions, et sont tués pour prélèvement du cerveau, tandis que les femelles sont maintenues en vie et rendues à la colonie. Le porteur décrit un projet de recherche fondamentale sur les mécanismes cérébraux du chant, dont il rapproche l'organisation de celle du langage humain. Il affirme que l'imagerie ne permet pas la résolution nécessaire et que les enregistrements neuronaux sont impossibles chez l'humain.
Objectifs
L’organisation des signaux acoustiques (la syntaxe) est un aspect essentiel de la communication vocale animale. Les oiseaux chanteurs en particulier produisent des chants composés de suites d’éléments sonores appelés syllabes. Si chez certaines espèces, comme le diamant mandarin, les chants ont une organisation simple (linéaire) des syllabes, chez d’autres, telles le canari domestique, l’organisation des syllabes repose sur des règles complexes et notamment des dépendances à long terme (la probabilité de produire une syllabe précise peut dépendre de celles produites plusieurs secondes auparavant). Ces règles syntaxiques sont semblables à celles décrites chez les humains. Les canaris présentent par ailleurs une plasticité annuelle de leurs chants. Les canaris constituent donc un modèle idéal pour déterminer les mécanismes neuronaux de la production et de la variabilité de la syntaxe vocale. Le comportement de chant résulte d’un apprentissage sensorimoteur et met en jeu un réseau de structures cérébrales dédiées. Le contrôle neuronal de la production du chant est assuré par un ensemble de zones cérébrales "corticales" hiérarchiquement organisées et spécialisées dans le chant. Si des études ont mis en avant les mécanismes sous-tendant la variabilité acoustique des chants, ceux mis en jeu dans le contrôle de l'organisation des éléments constitutifs des chants restent méconnus. Notre objectif ici est de déterminer le réseau neuroanatomique impliqué dans le contrôle de la variabilité d'organisation des éléments du chant et d'en caractériser les propriétés neurophysiologiques.
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche fondamentale bénéficera en premier à la communauté spécialisée dans le domaine de recherche de la neuroéthologie du chant des oiseaux. Il apportera aussi des connaissances essentielles pour mieux comprendre les potentiels déficits observés dans la parole humaine. En effet, de nombreusess études ont mis en avant les analogies du comportement de chant des oiseaux chanteurs et du langage humain. Ces analogies ont été identifiées d'un point de vue comportemental (l'acquisition du chant et du langage mettant en jeu les mêmes étapes) et neurobiologiques (analogies moléculaires et cellulaires). Par ailleurs, des lésions ou perturbations des structures cérébrales dédiées au comportement de chant induisent des déficits comportementaux semblables à ceux observés chez les humains, tels que des bégaiements ou des retards d'apprentissage. Nombre de ces déficits chez les oiseaux chanteurs rappellent les troubles de la parole observés chez les humains atteints de pathologies neurodégénératives touchant les ganglions de la base (maladie de Parkinson ou de Huntington par exemple). Enfin, les méthodologies d'étude et d'analyse déployées permettront des avancées technologiques en lien avec le traitement de grand jeu de données (big data) et pourront nourrir des projets de recherche computationnelle et de modélisation future.
Procédures
Un prélèvement sanguin (une à deux gouttes de sang) sera effectué sur tous les oiseaux, une seule fois par oiseau. Cette procédure ne dure que quelques minutes et ne nécessite pas l'anesthésie de l'oiseau. Les oiseaux seront soumis à diverses procédures chirurgicales intracérébrales. Chaque oiseau ne subira qu'un seul type d'intervention chirurgicale et qu'une seule fois. Suivant l'opération chirurgicale, effectuée sous anesthésie générale, la durée varie de 3 à 7h.
Impact sur les animaux
Ce projet impliquera de placer une partie des oiseaux utilisés pour les expériences dans des caissons d'isolation acoustique individuels afin d'enregistrer leurs vocalisations. Cette méthode est la seule permettant d'enregistrer les vocalisations des oiseaux avec la meilleure qualité possible pour mener nos études. Certains oiseaux subiront par ailleurs des chirurgies intracérébrales afin d'injecter des agents chimiques (traceurs neuronaux pour identifier les projections neuronales ou acide pour réaliser des lésions cérébrales), des électrodes d'enregistrement (pour enregistrer les activités des neurones) ou des électrodes de stimulation électrique (pour procéder à des stimulations électriques intracérébrales localisées).
Devenir
Pour l'ensemble des procédures de ce projet, tous les animaux identifiés comme femelles seront maintenus en vie et retourneront dans la colonie, ce projet ne portant que sur les mâles canaris. A l'issue des différentes procédures, tous les mâles seront euthanasiés. La collecte du cerveau à la fin de chacune de ces procédures est essentielle afin de 1/pouvoir identifier les projections entre les structures cérébrales d'intérêt, 2/ pouvoir identifier les points d'insertion des électrodes d'enregistrement ou de stimulation électrique, 3/pour caractériser l'étendue de la lésion cérébrale.
Remplacement
Le but de nos recherches est de déterminer les mécanismes neurobiologiques mis en jeu dans l’apprentissage, la production et la perception de vocalisations. Pour cela, les oiseaux constituent un remarquable modèle d’étude, leurs vocalisations présentant des points communs avec la parole humaine et un ensemble de structures cérébrales étant dédié à la perception, la production et au contrôle des vocalisations. Les technologies actuelles (IRM) ne permettent pas d'avoir un niveau de résolution suffisamment fin pour analyser l'activité de neurones à des échelles temporelles de l'ordre de la milliseconde. Mener ces expériences reposant notamment sur des enregistrements électrophysiologiques de l’activité neuronale et des stimulations intracérébrales, qui ne sont pas possibles chez le sujet humain (sauf dans certaines conditions particulières), permet d’avancer dans la compréhension des processus neurobiologiques en général et dans le comportement vocal des oiseaux en particulier.
Réduction
Afin de limiter au maximum le nombre d’animaux à utiliser et d’adapter le protocole expérimental, nous conduirons les expériences sur un seul oiseau à la fois. Cela nous permettra de traiter les éventuelles difficultés les unes après les autres. Par ailleurs, cela nous permettra de ne collecter que le nombre de données nécessaires pour obtenir suffisamment de puissance statistique. Lorsqu’un oiseau aura subi une opération chirurgicale, celui-ci sera maintenu seul dans une cage jusqu’à récupération (que nous estimons à 48h) mais de façon à ce qu’il puisse voir et entendre ses congénères. Des oiseaux stressés ou en souffrance ne vocalisant pas, ils seront contrôlés au quotidien. Un antalgique sera administré lors de l’opération chirurgicale et tant que l’oiseau montre des signes de douleur (inactivité, absence de vocalisations, posture prostrée).
Raffinement
Avant toute procédure chirugicale, les oiseaux reçoivent une administration d'un analgésique. La chirurgie s'opère sous anesthésie générale. Lorsqu’un oiseau aura subi une opération chirurgicale, celui-ci sera maintenu seul dans une cage jusqu’à récupération (que nous estimons à 48h) mais de façon à ce qu’il puisse voir et entendre ses congénères. Des oiseaux stressés ou en souffrance ne vocalisant pas, ils seront contrôlés au quotidien. Un antalgique sera administré lors de l’opération chirurgicale et tant que l’oiseau montre des signes de douleur (inactivité, absence de vocalisations, posture prostrée). Le point limite est atteint lorsqu’un oiseau montre une absence de réaction (absence d'envol lorsque l'oiseau est touché par l'expérimentateur) ou une réaction faible à l'expérimentateur (envol au touché de l’oiseau) sur 2 jours consécutifs.
Choix des espèces
Pour comprendre les processus sous-tendant le contrôle vocal, les oiseaux chanteurs constituent un modèle de choix. Ils présentent des capacités remarquables de modulation et de contrôle de leurs vocalisations. Ils possèdent un ensemble de structures cérébrales spécialisées dans ce comportement. Plusieurs parallèles avec l'apprentissage vocal chez l’humain existent (période sensible pour l'apprentissage, répertoire de gestes moteurs vocaux). Notons que si cette capacité d'apprentissage vocal est fréquente chez les oiseaux, elle est beaucoup plus rare chez les mammifères, et, en l'état actuel des connaissances, absente chez les invertébrés. Nous nous proposons d’étudier en particulier les canaris domestiques (Serinus canaria). Ces oiseaux produisent des chants variables constitués d'éléments acoustiques organisés suivant des règles de dépendance aussi identifiée dans le langage humain. Ils s’adaptent parfaitement à la vie en captivité. Enfin, le réseau de structures cérébrales mis en jeu dans leur comportement vocal est très précisément connu et décrit dans la littérature, permettant une comparaison fiable des données et une mise en perspective des résultats obtenus. Tous les animaux utilisés dans cette étude seront âgés d'au moins 100 jours. A cet âge, les canaris sont depuis longtemps sortis de leur nid et indépendant. Ils commencent à pratiquer leur chant à cet âge là, ce qui nous intéresse tout particulièrement dans cette étude.
Nouveaux traitements en prévention des complications de la circulation extracorporelle
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
532 souris vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chaque souris est anesthésiée, trachéotomisée et branchée sur un circuit de circulation extracorporelle pendant environ trois heures, avec canules veineuse et artérielle et pompe, pour tester des traitements réduisant la formation de caillots et l'inflammation en chirurgie cardiaque. Le porteur indique que la procédure peut provoquer saignements, thrombi et inflammation systémique, et justifie la mise à mort par des conséquences chirurgicales incompatibles avec un retour à une vie normale. Il affirme que l'étude de l'effet croisé des traitements sur plusieurs organes rend le modèle animal "nécessaire".
Objectifs
La chirurgie cardiaque nécessite l’arrêt du cœur durant les gestes de pontages ou de chirurgie des valves. Dans ces situations, le sang est alors dévié dans un circuit extracorporel qui permet de maintenir une circulation et une oxygénation sanguine malgré l’arrêt du cœur. Cependant, la circulation extracorporelle (CEC) a certains inconvénients, puisqu’il n’est pas physiologique de faire circuler du sang hors des vaisseaux. Ainsi, l’utilisation de ce circuit artificiel peut engendrer la formation de caillots et de fortes doses d’héparine sont alors nécessaires. Les CEC de plusieurs heures s’accompagnent de pertes sanguines périopératoires importantes, d’une inflammation globale parfois sévère responsable de lésions rénales aiguës et de complications infectieuses. Les causes de ces complications sont multiples : l’exposition du sang à des surfaces artificielles entraine une activation de la coagulation et une inflammation ; les flux générés par la pompe dans le circuit est responsable d’une activation importante des plaquettes sanguines, conduisant à la formation de caillots ; l’activation des plaquettes sanguines est également à l’origine d’une sécrétion de facteurs pro-inflammatoires contribuant aux complications post-opératoires. Plusieurs axes peuvent alors être identifiés pour diminuer l’impact négatif de la CEC sur le système sanguin : - Inhibition de la coagulation - Prévention de l’activation plaquettaire à l’aide d’agents antiagrégants plaquettaires - Utilisation d’un nouveau système de pompe réduisant au maximum les contraintes de flux. L’objectif de notre travail est d’étudier l’effet de ces trois axes, indépendamment et en association, sur la formation de caillots au cours de la CEC, les saignements et sur l’inflammation post-CEC.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont une potentielle réduction de la formation de caillots, des saignements au cours de la CEC et de l’inflammation post-CEC grâce à l’utilisation d’une pompe innovante à interface liquide, d’antiagrégant plaquettaire et d’inhibiteurs de la phase contact. L’identification d’un tel résultat pourrait déboucher au long terme sur une amélioration de la prise en charge des patients sous CEC ainsi qu’une réduction des complications liées à un tel système.
Procédures
Les animaux seront soumis à un modèle de circulation extracorporelle pour une durée de 4h. Ce système est utilisé chez l'Homme pour remplacer temporairement le coeur et les poumons pour des chirurgies cardiaques. Les souris sont anesthésiées et branchées à un respirateur à travers une trachéotomie (durée de l'acte: 15 min). Le modèle consiste en la mise en place d'une canule pour prendre le sang à l'entrée du coeur, faire cheminer le sang dans un circuit à l'aide d'une pompe, le faire circuler à travers un oxygénateur puis de le renvoyer à la sortie du coeur (mise en place des canules veineuses et artérielles: 45 min ; durée de la circulation extracorporelle 3h). Différents types de traitements pour fluidifier le sang pendant la circulation extracorporelle seront testés.
Impact sur les animaux
La procédure pourrait se compliquer de saignements au site d’incision, au niveau des sites de canulation de la circulation extracorporelle, à la formation de thrombi dans le circuit de la circulation extracorporelle et à une inflammation systémique.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure en raison des conséquences trop importantes de la chirrugie (qui ne permet pas un retour à une vie normale).
Remplacement
L’objectif étant d’étudier l’effet croisé de plusieurs traitements sur plusieurs organes et sur la réponse inflammatoire au cours de la circulation extracorporelle, il n’est donc pas possible de le remplacer par des analyses dans des éprouvettes. L’utilisation d’un modèle animal est donc nécessaire. Un certain nombre de mises au point seront néanmoins réalisées dans des éprouvettes avant le début de ces expérimentations.
Réduction
Le système de circulation extracorporelle sera d’abord mis au point sans souris, à l'aide d'éprouvettes de sang, afin de s’assurer qu’il soit compatible avec un usage animal. L’étude se déroulera ensuite en 2 phases distinctes : une première de mise au point du modèle de circulation extracorporelle chez la souris, une seconde de test de différentes combinaisons thérapeutiques et de systèmes de pompes. En l’absence de modèle fiable et reproductible de circulation extracorporelle chez la souris, la deuxième partie de cette expérimentation ne sera pas réalisée.
Raffinement
L’utilisation de modèles animaux a été établi en raffinant au maximum les conditions de travail, afin de limiter leur angoisse, stress et douleur lors des manipulations. Les cages sont enrichies de coton compressé et de frisure de papier afin de permettre aux souris de faire des niches. Pendant la procédure, le bien-être de l'animal sera assuré par une anesthésie. Un médicament contre la douleur sera injecté avant tout geste chirurgical. L'animal sera ventilé à l'aide d'un respirateur adapté et placé sur un tapis chauffant pour maintenir sa température corporelle. Des points limites ont été établis pour les procédures décrites. Ces points limites permettront de soustraire l’animal aux procédures expérimentales afin de limiter la souffrance et l’inconfort de l’animal.
Choix des espèces
La souris est un modèle couramment utilisé pour l’étude de la fonction plaquettaire et l’étude de la phase contact, deux processus impliqués en thrombose. De plus, cette espèce permet l’étude de l’efficacité de médicaments développés pour l’Homme compatible avec la souris mais pas avec d’autres espèces habituellement utilisées pour de la circulation extracorporelle (rat, cochon). Les souris seront au stade adulte, entre 2 et 6 mois afin de s'assurer qu'elles aient un volume de sang suffisant pour faire fonctionner la circulation extracorporelle.
Suivi par échographie cérébrale ultrarésolutive des anomalies de perfusion microvasculaires dans les suites d’une hémorragie sous arachnoïdienne chez la souris
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
190 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance majoritairement sévère. On leur fixe un cadre métallique sur le crâne puis on injecte du sang dans leur liquide cérébrospinal pour provoquer une hémorragie méningée, avant des échographies quotidiennes et des tests moteurs de marche, de grimpe sur plan incliné et d'analyse vidéo de la démarche. Le porteur indique que le modèle peut entraîner douleurs, céphalées, paralysie des membres et troubles engageant le pronostic vital, et justifie la mise à mort pour ne pas prolonger ces atteintes. Il affirme que seule l'étude chez l'animal éveillé permet de relier l'ischémie visualisée aux déficits cliniques.
Objectifs
L’hémorragie méningée est une forme d’accident vasculaire cérébral entraînant la mort (30% des patients atteints) ou des séquelles neurologiques (35% des survivants). Ces séquelles sont principalement causées par l’ischémie cérébrale retardée, apparaissant dans les 7 à 21 jours après l’hémorragie initiale et provoquant des zones d’ischémie avec mort des cellules cérébrales. Les mécanismes impliqués dans l’apparition de cette complication sont très mal connus actuellement parce qu’il n’y a actuellement aucun moyen de prédire ou visualiser son apparition. Ce qui fait également qu’aucun traitement préventif ou curatif n’existe à ce jour. L’échographie cérébrale ultrarésolutive pourrait permettre de visualiser l’apparition de cette complication grâce à sa meilleure résolution permettant de visualiser si le sang présent dans le cerveau circule dans les vaisseaux ou pas . Notre projet de recherche propose donc de suivre l’évolution de cette circulation de sang par échographie cérébrale chez des souris chez lesquelles nous provoquons une hémorragie méningée en injectant du sang dans le liquide dans lequel baigne le cerveau. Pour respecter la définition de l’ischémie cérébrale retardée, nous devrons suivre pendant 10 jours l’apparition de troubles de conscience ou de paralysie des membres supérieurs ou inférieurs en parallèle des séances d’échographie cérébrale.
Bénéfices attendus
Premièrement, ce projet permettrait de préciser la pathophysiologie et la cinétique d’apparition des différents mécanismes mis en jeu dans l’ischémie cérébrale retardée. Cette complication reste fréquente, atteint une population jeune (de 30 à 60 ans) et est responsable de lourdes séquelles motrices et psychiatriques. Visualiser l’apparition de l’ischémie cérébrale retardée serait primordiale avant de pouvoir envisager l’étude de traitements préventifs ou curatifs. Deuxièmement, nous pourrions valider l’utilisation d’une technique d’imagerie cérébrale non invasive très prometteuse et plus facilement accessible pour le suivi quotidien au lit du patient que l’imagerie par résonance magnétique. Cette dernière reste la technique de référence d’imagerie cérébrale, mais nécessite le transport de patients graves en dehors des services de réanimation pour pouvoir réaliser les imageries. Troisièmement, cette technique d’imagerie pourrait avoir un intérêt dans de nombreuses autres situations pathologiques dans lesquelles des anomalies de la microvascularisation des organes semblent impliquées.
Procédures
Les différentes interventions dans ce projet sont : La pose d’un cadre métallique sur le crâne des animaux anesthésiés permettant de maintenir la sonde d’échographie lors des séances d’acquisitions. La procédure ne sera réalisée qu’une seule fois pour tous les animaux et dure en moyenne 60 minutes. La réalisation de ponction du liquide cérébrospinal puis injection de sang, sérum salé isotonique ou bleu de méthylène dans le cerveau des animaux anesthésiés selon le groupe attribué pour simuler une hémorragie cérébrale. La procédure ne sera réalisée qu’une seule fois pour chaque animal et dure en moyenne 20 minutes. La réalisation d’une ponction de sang artériel. Cette procédure est réalisée une seule fois uniquement chez les animaux du groupe expérimental et dure 5 minutes en moyenne. Les évaluations fonctionnelles (test de marche, test de grimpe sur plan incliné...) chez des animaux éveillés. Cette procédure est réalisée quotidiennement chez tous les animaux et dure en moyenne 20 minutes. Les évaluations comportementales par système d’analyse vidéo de la démarche qui permet d’évaluer les problèmes et variations de la locomotion. Cette procédure est réalisée quotidiennement chez tous les animaux et dure en moyenne 20 minutes. La réalisation d’échographies répétées avec pose de la sonde d’échographie dans le cadre métallique précédemment installé chez des animaux éveillés. Cette procédure est réalisée quotidiennement chez tous les animaux éveillés. Leur tête sera immobilisée, mais leurs mouvements ne seront pas entravés. Cette procédure dure en moyenne 30 minutes. La réalisation d’échographie cérébrale sous anesthésie générale. Cette procédure est réalisée 4 fois pour chaque animal et dure 30 minutes. L’injection d’un produit de contraste. Cette procédure sera réalisée à 4 reprises dans le groupe expérimental chez des animaux sous anesthésie générale et dure en moyenne 30 minutes.
Impact sur les animaux
Plusieurs effets indésirables sont à prévoir des suites des différentes interventions sur les animaux : Les différentes interventions chirurgicales peuvent donner lieu à des douleurs post opératoires localisées et être sources de complications (infection post-opératoire par exemple). En particulier des douleurs aux points de fixation du cadre ainsi que des céphalées importantes. Nous nous attendons par ailleurs à observer des troubles de la vigilance et des anomalies mettant en jeu le pronostic vital comme des troubles du rythme cardiaque ou des anomalies de la ventilation suite à l’augmentation de la pression intracrânienne causée par notre modèle. De plus, nous nous attendons à observer l’apparition de troubles moteur et/ou fonctionnels dans les jours suivant l’induction (paralysie partielle ou complète du membre inférieur ou supérieur, troubles de la vigilance ou baisse de l’activité habituelle). Les souris seront amenées à subir un certain stress dû à leur manipulation tout au long des expériences, bien que la durée de manipulation soit progressivement échelonnée. De plus, le maintien des souris dans nos appareils de mesures pourra aussi être une source d’inconfort, au même titre que la présence du cadre métallique sur leurs têtes, qui peuvent limiter certains mouvements. Enfin, la répétition d’anesthésie générale peut entraîner des troubles du rythme circadien et des comportements anormaux.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à l’issue des expérimentations, notre modèle pouvant être cause de douleurs et de handicaps sévère, l’euthanasie des animaux permetra de ne pas les prolonger.
Remplacement
Pour pouvoir transposer notre étude à la pratique médicale humaine, il est essentiel de vérifier que les zones d’ischémie cérébrale visualisées sur l’échographie sont responsables de l’apparition de déficits cliniques. Ceci ne peut être réalisé qu’avec un modèle animal et chez des animaux éveillés pour pouvoir évaluer l’atteinte fonctionnelle. De plus, il n’existe actuellement pas de méthode alternative pour étudier le cerveau dans sa globalité.
Réduction
Pour l’induction de l’hémorragie sous arachnoïdienne, nos calculs de nombre d’animaux (185 animaux dont 40 contrôles) se basent sur des estimations de puissance statistiques ainsi que la littérature afin de s’assurer que nous avons un nombre suffisant d’animaux pour pouvoir produire des résultats statistiquement significatifs. Nous prenons en compte la mortalité des animaux ainsi que l’incidence limitée (30%) de l’Ischémie Cérébrale Retardée. Nous comptons raffiner ces estimations à priori en calculant pendant nos expériences des valeurs plus précises de taille d’effet et de déviation standard pour obtenir une estimation plus précise du nombre d’animaux nécessaire. S’il s’avère que nous avons besoin de moins d’animaux que prévus, nous stopperons les expérimentations. La définition de points limites quant à la qualité d’imagerie des animaux nous permet par ailleurs de limiter les inductions de Hémorragie sous Arachnoïdienne aux seuls animaux dont le signal est exploitable.
Raffinement
La réalisation de la chirurgie pour pose de la cage crânienne et de l’induction de l’hémorragie cérébrale seront réalisées sous anesthésie générale avec analgésie multimodale pré et post-opératoire. Les séances d'imagerie seront réalisées sur animal vigile dont la tête sera immobilisée mais dont le mouvement des pattes ne sera pas entravé L’utilisation d’une cage en fibre de carbone extrêmement légère, reposant sur un flux d’air laminaire (causant l’absence de friction) permet en effet à l’animal de faire bouger la cage lorsqu’il tente de bouger. Ainsi bien que l’animal ne bouge pas par rapport à la sonde d’imagerie, de son point de vue le déplacement est similaire à celui qu’il aurait effectué sans être fixé. Ceci permet de se rapprocher d’une situation normale et de réduire le stress de l’animal pendant la séance. De plus, des séances d'habituation seront effectuées au préalable pour réduire encore plus ce stress et introduire progressivement les animaux dans la machine nécessaire à l’acquisition de l’imagerie. Les souris seront observées plusieurs fois par jour et une grille précise d’évaluation des points limites sera utilisée. Tout signe de douleur, souffrance, angoisse ou stress chez les animaux sera soulagé avec des analgésiques. Les souris seront hébergées dans des cages de 5 animaux enrichies.
Choix des espèces
Des études antérieures existent montrant que l’ischémie cérébrale retardée existe bien chez des souris avec une apparition dans les 3 à 10 jours après une hémorragie cérébrale et l’apparition de déficits cliniques dans les 7 à 10 jours. La souris est donc un modèle convenable pour l’étude préclinique de l’ischémie cérébrale retardée, car elle présente des caractéristiques semblables à ce que l’on observe chez l’homme. La méthode d’imagerie que nous utilisons est particulièrement adaptée à la souris car l’épaisseur de son crâne est très faible et permet de réaliser les séances d’imageries sans avoir recours à des agents de contraste dont l’injection nécessite une anesthésie. Cette méthode d'imagerie éveillée n'existe aujourd'hui que chez la souris. Les imageries éveillées permettent de s’affranchir des effets sur le métabolisme de l’anesthésie, et de mesurer par l’activité de la souris des paramètres comportementaux supplémentaires. Le stade de développement des animaux est de 8 à 10 semaines. Nous effectuons notre modèle sur des jeunes adultes afin de pouvoir comparer les données de cette étude avec la majorité des données déjà disponibles sur les modèles d’hémorragie cérébrales.
Thérapie génique du syndrome de la déficience intellectuelle par sonoporation
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
1 384 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance jusqu'à modéré. Elles subissent l'ouverture de la barrière hémato-encéphalique par ultrasons focalisés et microbulles jusqu'à trois fois, des séances d'imagerie et, pour 380 d'entre elles, une perfusion intracardiaque mortelle, afin de tester une thérapie génique du syndrome du X fragile. Le porteur indique que la sonoporation pourrait endommager le cerveau si les paramètres ne sont pas adaptés, risque qu'il estime inférieur à 10 % d'après le projet précédent. Il décrit la souris FMR1KO comme le modèle le plus proche de la maladie et juge le recours à l'animal "fondamental" pour étudier l'effet à l'échelle de l'"organisme entier".
Objectifs
Le syndrome du X fragile est une maladie génétique héréditaire où l'expression de la protéine FMRP, codée par le gène FMR1, est fortement inhibée. Cette protéine a un rôle très important de transport et de transcription des ARN messager dans les cellules neuronales et les astrocytes. Son absence dans cette maladie provoque un déficit intellectuel et des troubles du comportement. Il n'existe pas de thérapie à l'heure actuelle, les seuls traitements étant symptomatiques. Ce projet vise à proposer une nouvelle stratégie thérapeutique par thérapie génique, c'est-à-dire en réexprimant la protéine manquante dans la maladie, ici FMRP, via l'expression d'un transgène. Si la thérapie génique a déjà fait ses preuves dans de nombreuses pathologies, aucune n'a pour l'instant été approuvé pour des maladies génétiques cérébrales. Cela est dû à la barrière hémato-encéphalique (BHE), qui bloque le passage du sang vers le cerveau de la quasi-totalité des vecteurs ou molécules thérapeutiques. Dans ce projet nous proposons de passer la BHE grâce à l'utilisation d'ultrasons focalisés associés à des microbulles de gaz, ces ultrasons faisant osciller les microbulles, provoquant l'ouverture de la BHE. Nous avons plusieurs objectifs dans ce projet. Nous souhaitons tout d’abord évaluer la sécurité, la reproductibilité et l'efficacité du passage dans le cerveau de vecteurs via des ultrasons focalisés combinés à des microbulles de gaz. Cette technique est connue sous le nom de sonoporation. Un second objectif dans ce projet consiste à analyser la biodistribution des molécules de vecteurs ainsi que des microbulles après la procédure de sonoporation. Nous souhaitons également suivre le niveau d’expression du vecteur dans le cerveau en fonction du temps. Enfin, nous souhaitons comprendre comment la restauration de l’expression du gène FMR1 peut modifier la communication neuronale et le comportement de la souris FMR1KO. Cela afin d'évaluer le potentiel de cette technique de thérapie génique pour traiter le syndrome du X fragile, dont les souris FMR1KO sont le modèle le plus proche et le plus utilisé. Ces souris sont génétiquement modifiées pour interrompre l'expression du gène FMR1 (dit Knock-out, ou KO pour le gène FMR1), reproduisant par conséquent plusieurs des phénotypes du syndrome du X fragile, dont les troubles de la sphère sociale et cognitive. Ce phénotype n'est pas dommageable car il ne génère aucune douleur et ces souris n'ont aucun problème pour se nourrir ou se reproduire.
Bénéfices attendus
Le bénéfice principal apporté par ce projet sera la mise en place d’une preuve de concept d’un protocole de thérapie génique du syndrome du X fragile. Nous seront alors capable de faire exprimer un transgène dans le cerveau de manière sûre, reproductible et efficace pour restaurer les fonctions cognitives dans un modèle murin du syndrome du X fragile. Le syndrome du X fragile étant une maladie génétique qui provoque principalement une déficience intellectuelle. Cette avancée pourrait permettre dans le futur une avancée clinique pour le traitement de maladies cérébrales d’origine génétique.
Procédures
Les animaux seront soumis à des procédures de transfert de gène assisté par sonoporation, exclusivement sous anesthésie, durant 15 à 30 minutes, cette procédure pourra être subite jusqu’à 3 fois par animal. Ils seront également soumis à des procédures d'imagerie échographique, photoacoustique, et optique, non-invasive et réalisées sous anesthésie, durant 15 à 30 minutes, cette procédure pourra être répété jusqu’à 3 fois par semaine pendant 3 semaine suivant la procédure de sonoporation. Jusqu’à 380 souris pourront également être soumises à une procédure de chirurgie pour la perfusion intracardiaque nécessaire à la procédure d’immunohistochimie, intervention qui ne pourra être subite qu’une fois car il s’agit d’une mise à mort, le décès de l'animal par arrêt cardiaque est constaté au bout de 20 à 30 secondes.
Impact sur les animaux
Les seules nuisances attendues sont celles apportées par les injections et l'insertion du cathéter, ainsi que celles liées à l'anesthésie. Une simple gêne est ainsi induite au réveil au niveau de l'injection. Aucune nuisance liée à la sonoporation n’est attendue dans les conditions normales, cependant des dommages dans le cerveau pourraient être possibles dans le cas où les paramètres de la procédure ne seraient pas adaptés (de pression acoustique ou de dose d'Evans Blue principalement). Ces paramètres ont déjà étés déterminés sur le précédent projet sur des souris Balb/c et seront affinés de manière expérimentale, dans ce précédent projet cette nuisance n'est parvenue que dans moins de 10% des cas et nous estimons ce risque encore plus faible dans ce projet maintenant que nous avons gagné en expertise sur cette procédure.
Devenir
À la suite de la procédure de sonoporation, seuls les animaux devant être analysé ex vivo en immunohistochimie ou avec d'autres analyses moléculaires seront mis à mort afin de prélever leur cerveau. Tous les autres animaux seront gardés en vie pour suivre l'efficacité de transfection ou suivre le comportement. Les animaux pourront également être réutilisés une fois maximum pour suivre la procédure de sonoporation, à condition de l'absence de signes de souffrance et de l'absence d'expression du transgène. À la suite de la procédure de comportement, les animaux pourront également être réutilisés une fois maximum pour suivre la procédure de sonoporation, à condition de l'absence de signes de souffrance et de l'absence d'expression du transgène. À la fin du projet, ils seront mis à mort et leur cerveau sera prélevé afin d'être analysé en immunohistochimie ou avec d'autres analyses moléculaires.
Remplacement
Le modèle animal est fondamental afin d'étudier l'impact de nos protocoles de thérapie génique au niveau de l'organisme entier. Plusieurs niveaux de complexité sont nécessaires, impliquant des interactions entre différents types cellulaires et organes, qui ne peuvent être développés in vitro ou in silico. De plus des études comportementales valideront l'efficacité du protocole thérapeutique, celles-ci ne peuvent être réalisées que chez l'animal vivant.
Réduction
Afin de réduire au maximum la quantité d'animaux utilisés des études in vitro ont été menées en amont du projet pour valider la technologie. En effet nous avons pu valider in vitro les propriétés de nos microbulles. Les caractéristiques de taille, de concentration et de formulation sont contrôlées au laboratoire, aucune toxicité n'a été observée sur ces agents lors des tests in vitro sur culture de cellules ou in vivo sur la souris WT (Wild-Type, c'est à dire des souris non modifiées génétiquement). Dans notre projet, un contrôle interne est présent dans chacune de nos expériences de sonoporation, nous permettant de réduire au maximum le nombre d'animaux. En effet seule la partie du cerveau visée par les ultrasons focalisés exprimera le transgène, par conséquent les autres parties du cerveau serviront de contrôle négatif. Le nombre d'animaux utilisé sera réduit au minimum nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement pertinents et reproductibles. Uniquement les expériences pertinentes seront répétées avec des animaux de groupes équivalents.
Raffinement
Les procédures seront réalisées sous anesthésie. Les souris seront hébergées dans des cages adaptées par groupe de 5 maximum, avec de la nourriture, de l'eau, de la litière ainsi qu'un enrichissement de leur milieu afin de leurs assurer de bonnes conditions de vie. Afin de s'assurer de leur bien-être, les animaux seront surveillés quotidiennement par le personnel compétent. Une grille de score clinique sera renseignée pour les animaux en cours d'expérimentation prenant en compte l'aspect, le poids, et le comportement / la mobilité de l'animal. Des points limites seront mis en place si des animaux atteignent un point limite, ils seront mis à mort.
Choix des espèces
La souris est un modèle permettant une bonne représentation des phénotypes et a une similitude génétique importante avec l’Homme. De plus grâce à la faible épaisseur de son crâne, la souris est un bon modèle pour les études d’ultrasons thérapeutique dans le cerveau. Les outils génétiques développés chez la souris ont permis de générer la souris C57BL/6 Fmr1 KO, qui est le modèle le plus proche de la pathologie humaine. Il en reproduit plusieurs des phénotypes et c'est le modèle le plus utilisé pour étudier les phénotypes du syndrome du X fragile. Il s’agit du premier modèle à étudier avant de pouvoir passer à une étude sur de plus gros animaux. Ces souris ont un trouble de la sphère sociale et cognitive avec notamment de l'hyperactivité. Ce phénotype n'est pas dommageable car il ne génère aucune douleur et ces souris n'ont aucun problème pour se nourrir ou se reproduire. Nous utiliserons les souris au stade de jeunes adultes (8-10 semaines) où le comportement est supposé être stabilisé, et à un stade plus jeune (3-4 semaines). Cela nous permettra de déterminer l'efficacité de notre protocole à rétablir le phénotype sauvage à un stade avancé du développement et étudier le bénéfice d'un traitement au début du développement. En effet le syndrome du X fragile étant une maladie neurodéveloppementale nous voulons voir si la restauration du phénotype sera plus importante sur des souris jeunes.
Évaluation préclinique chez le porc d’une méthode innovante en hémodialyse pour améliorer la clairance dialytique des toxines urémiques liées aux protéines
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
18 porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal subit un clampage des deux pédicules rénaux pendant trois heures pour provoquer une insuffisance rénale, puis une séance d'hémodialyse de deux heures avec prélèvements sanguins, pour tester une méthode censée mieux éliminer les toxines urémiques. Le porteur justifie l'absence de réveil par l'impossibilité de prendre en charge l'insuffisance rénale induite, et indique avoir déjà validé le concept in vitro sur du sang de bœuf d'abattoir. Le projet, adossé à un brevet en cours, vise une hémodialyse plus efficace et moins coûteuse avant un éventuel essai clinique.
Objectifs
L’insuffisance rénale chronique terminale concerne en France plus de 90 000 patients et nécessite pour assurer leur survie le recours à la dialyse ou à la transplantation. Les toxines urémiques sont des "déchets" qui n’étant plus éliminés par les reins s’accumulent chez les patients insuffisants rénaux et sont responsables de nombreux effets délétères. Certaines toxines sont très mal éliminées par les techniques actuelles d’hémodialyse. Nous avons développé une nouvelle procédure d’hémodialyse plus efficace pour éliminer ces toxines urémiques (brevet en cours de rédaction) et souhaitons tester ce protocole sur des modèles animaux (porcs) dans des conditions proches de la clinique. Nous espérons ainsi produire de solides données pré-cliniques (tant sur l’efficacité que sur la sécurité de cette nouvelle approche) nous permettant d’envisager rapidement la mise en œuvre d’une étude clinique pilote sur des patients hémodialysés. Nous sommes persuadés que la meilleure élimination de ces toxines urémiques lors des séances d’hémodialyse permettra de diminuer considérablement les complications (notamment cardio-vasculaires) et la mortalité chez les patients hémodialysés.
Bénéfices attendus
Nous souhaitons développer une nouvelle procédure d’hémodialyse qui soit 1) à la fois économiquement responsable (cout limité) car la prise en charge en hémodialyse représente déjà une charge importante pour nos systèmes de santé (89k€ par patient par an). 2) qui soit très facilement mis en œuvre dans tous les centres de dialyse sans nécessité de modification importante du matériel d’hémodialyse. Cette étude vise donc à tester la perfusion de composés innovants qui permettraient d’améliorer l’efficacité de la séance d’hémodialyse. Nous avons déjà réalisé un démonstrateur in vitro et souhaitons désormais mieux documenter leur efficacité dans une étude pré-clinique envisagée comme prémisse à une étude clinique pilote sur patients hémodialysés. Cette étude préclinique sur gros animal nous permettra de démontrer l’efficacité et d’évaluer la sécurité et la bonne tolérance de notre protocole avant d’entreprendre l’étude clinique.
Procédures
La procédure dure environ 4h30 pour chaque animal (15 min de préparation (pré-anesthésie -induction de l’anesthésie), 1h15 de chirurgie, 2h d’hémodialyse et 1h de suivi post hémodialyse). L'animal sera anesthésié et une analgésie préventive par infusion continue d'un morphinique sera mise en place. Durant cette anesthésie, le porc subira une séance d'hémodialyse de deux heures au cours de laquelle des prélèvements de sang seront réalisés (représentant au total moins de 2% du volume sanguin total de l'animal). L’animal sera euthanasié par injection létale a l’issue de l’expérimentation sans que ce dernier ne soit réveillé afin d’éviter toute détresse ou toute douleur. Chaque animal ne subira qu'une seule procédure expérimentale.
Impact sur les animaux
Il s’agit d’un protocole expérimental sans réveil de l’animal qui sera maintenu sous anesthésie générale profonde et analgésie préventive tout au long de l’expérimentation. L’animal sera mis à mort par injection létale a l’issue de la procédure sans que ce dernier ne soit réveillé afin d’éviter toute détresse ou toute douleur. Un monitoring physiologique complet sera réalisé en continu durant le protocole afin de garantir la sécurité de l’animal et le bon déroulement de la procédure. Les éventuelles complications attendues sont les mêmes que celle observées lors d’une séance d’hémodialyse chez l’homme, à savoir de possibles chutes de tension artérielle et la formation de caillots (thromboses) dans les cathéters. Ces complications sont non létales pour l’animal et ne sont pas génératrices de souffrance mais susceptibles d’être à l’origine d’un arrêt prématuré de la procédure pour l’animal considéré. La tension artérielle étant monitorée en continue, les chutes de tension pourront être traité par un remplissage vasculaire (mise en place d'une perfusion). La formation de thromboses dans les lignes d’hémodialyse sera quant à elle prévenue par une administration préventive d’un anticoagulant à tous les animaux au besoin complétée par une seconde administration pendant la séance de dialyse.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort sans réveil à l’issue de la séance d’hémodialyse afin d'éviter toute douleur ou toute détresse. A l’issue de l’expérimentation, le porc sera euthanasié sous anesthésie générale. Outre les abords chirurgicaux susceptibles d'être à l'origine de douleurs post-opératoires, les animaux auront subi pendant 3h un clampage bilatéral des pédicules rénaux et ils développeraient une insuffisance rénale aigue s'ils étaient maintenus en vie. Cette insuffisance rénale aigue ne pourrait être prise en charge et menacerait leur survie. Il est donc plus éthique d'euthanasier les animaux avant leur réveil.
Remplacement
L’évaluation et les preuves de concept ont été réalisées in vitro sans nécessiter l’utilisation d’animaux. En effet, l’effet de notre nouvelle procédure a été testée sur de larges volume de sang de bœuf (issus d’abattoirs) en utilisant des machines d’hémodialyse et du matériel utilisés en clinique. Nous avons ainsi pu démontrer la grande efficacité de notre procédure mais la limite de ces expériences in vitro est que nous travaillons sur un modèle simplifié qui ne reproduit qu’imparfaitement la distribution des toxines dans l’organisme. II nous est en outre impossible in vitro d’en vérifier la sécurité d’emploi et la bonne tolérance de notre procédure.
Réduction
Les expériences préliminaires réalisées dans des conditions aussi proches que possible de la clinique nous ont permis de valider l’approche et de calculer précisément le nombre d’animaux nécessaires pour garantir une bonne puissance statistique. La bonne efficacité nous permet de n’utiliser qu’un nombre limité d’animaux (6 par groupes) tout en bénéficiant d’une excellente puissance statistique (>90%). Il sera en outre possible de collecter certains tissus du porc post mortem (flancs, oreilles, vessie…) pour permettre à d’autres laboratoires de réaliser des tests cutanés (flancs et oreilles) et/ou de réaliser des tests de nébulisation sur les vessies. A l’issue du protocole, du sang sera également prélevé avant et après hémodialyse afin de permettre à une équipe de cancérologie de réaliser une autre étude.
Raffinement
Nous avons choisi de ne pas induire d’insuffisance rénale chez le porc préalablement à notre procédure afin de limiter le nombre de procédures que subira chaque animal. Ainsi une insuffisance rénale sera induite sous anesthésie générale juste avant la mise en œuvre de l’hémodialyse. La mise en place d’un cathéter double sur la veine jugulaire limite le nombre d’abords vasculaires à mettre en place en permettant de connecter sur un seul et même cathéter la ligne artérielle (flux entrant) et la ligne veineuse (flux sortant) de la machine d’hémodialyse. Nous avons veillé à l'optimisation du protocole anesthésique et analgésique avec une anesthésie gazeuse au sévoflurane complétée par une infusion continue de morphinique afin de prévenir toute douleur. Pas de réveil de l’animal à l’issue du protocole afin de prévenir toute souffrance. L’euthanasie sera réalisée avant la fin de l’anesthésie générale. Mise en œuvre d’une équipe pluridisciplinaire : Spécialistes en chirurgie du porc, gestion de l’hémodialyse par un néphrologue qualifié et mise à disposition d’un technicien d’hémodialyse par la société fournissant la machine d’hémodialyse. Trois points limites ont été identifiés (hypotension sévère et incontrôlable pendant l’hémodialyse, coagulation massive dans les lignes d’hémodialyse et hyperthermie maligne) et s’ils sont rencontrés, la procédure sera interrompue et l’animal sera euthanasié.
Choix des espèces
L’utilisation du porc, animal de taille assez comparable à l’homme, nous permet de valider notre méthode dans des conditions aussi proche que possible de la clinique. Nous ne souhaitons utiliser que du matériel clinique (parmi lequel les générateurs d’hémodialyse) afin de valider en condition aussi proche que possible de la réalité clinique. L’utilisation de machine d’hémodialyse clinique impose des débits sanguins (>100 ml/min) et de dialysat minimums (200 mL/min) et un volume extra-corporel (env. 60 mL) qui ne sont compatibles qu’avec un animal de grande taille tel porcs. Le volume sanguin d’un porc de 35-40kg (volume sanguin de 65mL/kg soit 2,2 L) est ainsi parfaitement compatible avec l’usage des machines d’hémodialyse. Les voies d’abords (veineuses) nécessitent la pose d’un cathéter double lumière qui ne peut se faire facilement chez le petit animal (rongeur ou lagomorphe) ou nécessiterait de multiplier les abords chirurgicaux afin de poser différentes voies (plusieurs veines ou artères). Le porc présente une bonne accessibilité et permet par sa taille et la facilité d’abord la pose d’un cathéter double par voie jugulaire. L’utilisation du porc nous permet de valider notre méthode dans des conditions aussi proche que possible de la clinique et d'envisager une translation rapide à la clinique. Nous utiliserons des porcelets d’environ trois mois ayant un poids compris entre 30 et 40 kg. Nos installations et notre matériel ne sont pas adaptés à des animaux de plus de 50 kg, et de ce fait, augmenteraient les difficultés d’expérimentations, tant du point de vue de la manipulation de l’animal que de la gestion de l’anesthésie. Enfin le volume sanguin de ces animaux est suffisamment important compte tenu du volume extracorporel de sang dans la machine d’hémodialyse (ligne veineuse et artérielle et membrane de dialyse) et du débit de sang nécessaire à l’hémodialyse (>100 mL/min). En outre, la surface de la membrane de dialyse doit être proportionnelle à la surface corporelle. Les plus petites membranes de dialyse disponible en clinique humaine ont une surface d’environ 1 mètre carré. La surface corporelle d’un porc de 35-40kg est de 0.9 mètres carrés ce qui serait compatible avec l’utilisation de telles membranes d’hémodialyse.
Développement d’une méthode d’observation du système glymphatique/lymphatique par imageries in-vivo.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
50 souris vont être utilisées et toutes tuées à l'issue, vingt sous anesthésie sans réveil et trente dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une chirurgie crânienne puis une injection d'agent de contraste après ouverture de la dure-mère, avec des séances d'imagerie sous anesthésie, pour mettre au point une méthode d'observation de la circulation du liquide céphalorachidien. Le porteur indique que cette injection peut provoquer une hypotension intracrânienne avec troubles visuels, auditifs et vertiges, et que les animaux ayant reçu l'agent de contraste ne peuvent être réutilisés. Sur le remplacement, il reconnaît caler une partie des réglages d'imagerie sur des tubes de solution, mais conclut à l'impossibilité d'éviter le recours aux souris.
Objectifs
Le liquide céphalo-rachidien (LCR) correspond au liquide présent autour et dans le cerveau et la moelle épinière. Ces rôles dans le cas du cerveau sont multiples. L’un d’eux consiste à l’évacuation des déchets cérébraux gâce à la circulation du LCR dans le cerveau, décrit comme le système glymphatique/lymphatique. Depuis environ 10 ans, avec l’émergence de nouvelles méthodes d’observation utilisant l’imagerie par résonance magnétique (IRM) ou le microscope bi-photons, ce rôle du LCR se révèle être impactée dans le développement de différentes neuropathologies (Alzheimer, SEP, AVC, Parkinson, traumatisme cérébral …), par des perturbations du sommeil et le vieillissement cérébral. Il représente donc un biomarqueur important et surtout une potentielle cible thérapeutique. Dans ce contexte, la nécessité de développer les outils in-vivo pour l’observation de ce système est important pour donner accès à cette nouvelle cible au fort potentiel et pour comprendre les mécanismes de neuropathologies.
Bénéfices attendus
A l’issue de ce projet, nous disposerons d'un nouvel outil pour observer les perturbations du système glymphatique/lymphatique représentant un biomarqueur important dans l’évolution des pathologies neurologiques permettant une meilleure compréhension des mécanismes sous-jacents à leur développement et une cible potentielle pour de nouveaux traitements.
Procédures
Procédure 1 : Les animaux seront soumis à : deux examens en imagerie sous anesthésie d'une durée maximum de 1h et une injection (1 min) précédée par une chirurgie (environ 20 min) Procédure 2: un examen en imagerie sous anesthésie d'une durée d'une heure et une injection (1 min) précédée par une chirurgie (environ 25 min)
Impact sur les animaux
L’anesthésie entraîne une hypothermie, une dépression respiratoire et cardiovasculaire. L’injection nécessite une ouverture de la dure-mère assurant l'étancheité du cerveau, pouvant induire une hypotension intracrânienne source de différents troubles : visuels, auditifs, vertiges, …
Devenir
Les animaux ayant reçu un agent de contraste, ne pourront être réutilisés dans un autre projet. Pour cette raison, ils seront mis à mort à la fin de chaque procédure.
Remplacement
Cette étude ayant pour but de développer des méthodes d’exploration du système glymphatique/lymphatique correspondant à la circulation du liquide céphalo-rachidien, nous ne pouvons éviter l’utilisation d’animaux. Toutefois, une partie des mises au point des paramètres des imageurs se feront sur des tubes de solutions d’agent de contraste à différentes concentrations.
Réduction
Nous avons estimé le nombre minimum d’animaux nécessaire à cette mise au point intégrant le risque d'une mauvaise injection de l’agent de contraste. Ce projet représente une étude pilote aux projets à venir nécessitant l’observation de ce système. Nous utiliserons autant que possible des animaux de réforme non déclarés dans une demande d’autorisation. Le choix de l’usage de techniques d’imagerie in-vivo permet de réduire le nombre d’animaux par la possibilité de suivre dans le temps chez un même animal, l’évolution temporelle du liquide céphalo-rachidien.
Raffinement
Les animaux seront anesthésiés durant les examens en imagerie et l'injection intrathécale. Une période d'acclimatation d'une semaine sera respectée lors de leur arrivée dans notre animalerie où ils seront hébergés en groupe dans un milieu enrichi (tunnel, élément pour nidification, baton à ronger). Des points limites ont été définis et adaptés par procédure.
Choix des espèces
La souris étant le modèle de prédilection dans la majorité des neuro-pathologies, nous réaliserons cette étude sur cette espèce à un stade adulte, correspondant au stade des animaux utilisés dans les études de maladies neurodégénératives.
Coagulopathie associée à l’arrêt cardiaque réfractaire, étude exploratoire chez le porc
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
6 porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Après pose de cathéters, on leur provoque un arrêt cardiaque par électrocution interne, suivi d'un massage cardiaque automatisé de plus d'une heure et demie et de trente prélèvements sanguins, pour étudier les troubles de la coagulation pendant la réanimation. Le porteur justifie ce modèle par l'impossibilité de prélever du sang de façon répétée chez l'humain en pleine réanimation d'urgence. Les retombées annoncées, une meilleure prédiction du pronostic des patients, sont renvoyées à une transposition future et au conditionnel.
Objectifs
La prise en charge de l’arrêt cardio-respiratoire (ACR) représente un enjeu médical majeur en raison de sa fréquence, de sa gravité immédiate mais aussi des séquelles neurologiques à court et long terme. Le pronostic de l’ACR est sombre avec moins de 10% de survie sans ou avec peu de séquelles. Au décours de la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) l’évolution peut se faire soit vers un retour à une activité cardiaque spontanée (RACS) soit vers un arrêt cardiaque dit réfractaire aux thérapeutiques. Dans certaines conditions (patient jeune, ACR réanimé immédiatement par les témoins), le recours à une thérapeutique de sauvetage peut être envisagée. Le patient peut être transporté à l’hôpital sous planche à masser pour y être placé sous assistance circulatoire extracorporelle (ECLS). Cependant, malgré le recours à cette thérapeutique d’exception, la mortalité des patients sous ECLS est de plus de 60% principalement par défaillance multiviscérale et hémorragie massive dans les heures qui suivent leur admission. L'arrêt cardiaque et la RCP sont associés à des troubles de l’hémostase qui concernent l’hémostase primaire, la coagulation et la fibrinolyse. La technique de thromboélastométrie rotationnelle (ROTEM) permet, avec un simple échantillon de sang, une évaluation physiopathologique fine et rapide (
Bénéfices attendus
Après transposition chez l’Homme, la prédiction précoce du pronostic des patients réanimés d'un arrêt cardiaque réfractaire grâce à la thromboélastométrie rotationnelle (ROTEM), aiderait à réserver des thérapeutiques d’exception aux patients pouvant en tirer un bénéfice. Les résultats de ce travail permettront d’améliorer nos connaissances afin de diminuer la morbi-mortalité liée à la technique.
Procédures
. Pose de perfusion auriculaire sur animaux vigiles : 1 (2 min) . Pose de cathéter artériel fémoral sous anesthésie générale : 1 (10 min) . Pose de cathéter veineux fémoral sous anesthésie générale : 1 (10 min) . Induction d’un arrêt cardiaque par électrocution interne sous anesthésie générale : 1 (10 min) . Réanimation cardio-pulmonaire par massage cardiaque externe automatisé sous anesthésie générale : 1 (100 min) . Prélèvement sanguin via cathéter sous anesthésie générale : 30 (1 min)
Impact sur les animaux
Non récupération du rythme cardiaque après la provocation de l’arrêt cardiaque. Décès prématurés, avant fin d’intervention
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort à la fin de l’expérimentation.
Remplacement
L’étude nécessite de prendre des mesures biologiques per réanimation, il n’est donc pas possible d’utiliser un modèle ex-vivo. L’étude ne peut pas non plus être menée directement chez l’Homme car les prélèvements sanguins itératifs per-réanimation sont difficiles sans un abord veineux pour les prélèvements et risqueraient de retarder et de compromettre la qualité de la réanimation dans cette situation d'urgence.
Réduction
La taille de l’effectif a été calculé avec Sealed Envelope TM (www.sealedenvelope.com). Le nombre total de sujet nécessaires est de 6 au risque alpha=0,05 en maintenant une puissance à 80% avec 3 animaux tests et 3 animaux contrôles
Raffinement
La méthodologie utilisée nous permettra d’assurer l’absence de souffrance inutile et le bien-être des animaux. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation et adaptées en accord avec le personnel de l’animalerie. Les animaux seront hébergés en box communs et disposent de nourriture et d’eau ad libitum, le milieu est enrichi (jouets...). Le vétérinaire réfèrent du Laboratoire passera une fois par semaine voir les animaux ainsi qu’à la demande des zootechniciens si besoin. Un examen clinique pré-anesthésique est réalisé : couleur des muqueuses, temps remplissage capillaire, auscultation cardiaque et pulmonaire, fréquences cardiaque et respiratoire, température, tympanisme gastrique. Les animaux auront un traitement antalgique adapté durant la procédure (morphine en IV 0,5 mg/kg) sous anethésie générale et avec utilisation d’une soufflerie d’air chaud et couverture/tapis chauffant pour éviter l'hypothermie.
Choix des espèces
Nous privilégions, pour les expérimentations le porc Landras male, entre 20 et 30 kg, car elle présente les caractéristiques suivantes : . Morphologie et anatomie cardio-circulatoire proche de celle de l’homme . Réponse physiologique circulatoire et ventilatoire représentative Porcs de 2-3 mois d’un poids entre 20 et 30 kg. A cet âge et ce poids la morphologie cardiaque est mature, permettant l’usage de matériel et de thérapeutique à posologie humaine, sans que l’animal ne présente trop de contraintes hémodynamiques pour une utilisation normale des dispositifs.
Etude de l’efficacité de molécules candidates pour le traitement de pathologies cardiaques sur des modèles rongeurs. (2023-B-024)
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
Rats : 1452
1 976 rongeurs, 524 souris et 1 452 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, la plupart dans des procédures classées sévères, une partie opérée sous anesthésie sans réveil. Ils subissent la pose d'une sonde dans le cœur par la carotide, un électrocardiogramme et un cathéter veineux, avant extraction du cœur, pour tester l'efficacité de molécules candidates contre des pathologies cardiaques. Le porteur indique que ces gestes chirurgicaux entraînent douleur et stress, et qu'une perte de poids de plus de 20 % en 24 h déclenche la mise à mort. Il présente la souris comme un moyen pour des "clients" disposant de peu de composé de tester tout de même leur molécule.
Objectifs
Selon l’organisation mondiale de la santé, les maladies cardiaques sont la première cause de mortalité dans le monde. Le cœur, qui est un organe vital, peut présenter des problèmes à la fois de contractilité du muscle cardiaque, de rythme mais aussi de conduction, toutes ces pathologies pouvant amener au décès des patients. Ce projet a pour but de développer différents types de modèles qui miment ces mêmes symptômes chez l’animal afin de tester et de démontrer l’efficacité de molécules en développement. Pour l’ensemble de ces modèles, différents paramètres cardiaques tels que l’électrocardiogramme (paramètre permettant de lire le rythme cardiaque), la pression ventriculaire gauche (paramètre permettant de comprendre comment fonctionne cette partie du cœur) et la pression sanguine seront enregistrés selon le modèle étudié. Ces différents modèles animaux permettront de tester des candidats médicament et de trouver des traitements pouvant améliorer la prise en charge des patients atteints de ce type de maladie.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de tester l’efficacité de molécules en développement afin de trouver un candidat médicament susceptible de traiter des pathologies cardiaques et ainsi d’améliorer la prise en charge / le pronostic de ces patients.
Procédures
Au cours de sa vie, un animal ne pourra être impliqué que dans une procédure de cette étude. Pour tous les animaux l’identification dure 30 secondes. Le temps pour effectuer une injection d'analgésique est estimé à 30 secondes. Pour les procédures comportant l’anesthésie chimique, le temps d’injection de l’anesthésique est estimé à 30 secondes. Les différents types d'administration prendront moins d'une minute par animal. Les temps d’intervention sur l’animal estimés pour chaque procédure sont les suivants : - Mise en place de la sonde dans le cœur en passant par la carotide ou mise en place d’une sonde reliée à un capteur de pression (20 min), mise en place d’un électrocardiogramme (10 min), mise en place d’un cathéter en vaisseau veineux (15min), extraction du cœur de l'animal (15min).
Impact sur les animaux
Toutes les procédures de ce projet incluant des gestes chirurgicaux, un certain niveau de douleur et de stress sont attendus nécessitant une anesthésie et analgésie préopératoires appropriées. Des signes cliniques dus au traitement par un candidat médicament (en amont des mesures de paramètres cardiaques), pourront être observés (exemple : perte de poids, prostration, yeux mi-clos, …) et feront l’objet d’un suivi spécifique. Pour les animaux ayant un phénotype dommageable, une attention particulière sera portée sur leur suivi. Des points limites spécifiques seront définis pour ces animaux en fonction des données scientifiques connues sur cette lignée et des recommandations de l'éleveur.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin des deux procédures car leur cœur sera prélevé afin de réaliser des analyses des tissus et/ou des colorations afin de visualiser les lésions au niveau du cœur.
Remplacement
L'efficacité de molécules en développement ainsi que les analyses histologiques que nous souhaitons réaliser par la suite, ne peuvent être étudiées que sur des organismes entiers pour tenir compte des interactions interorganes, cellulaires et moléculaires. Le rat et la souris sont des modèles de choix car les procédures sont bien connues et la physiologie cardiaque de ces animaux est comparable à celle de l'Homme.
Réduction
Une mise au point des modèles préalable aux études permettra une réduction du nombre d’animaux impliqués dans les études. C’est pour cette raison qu’une procédure dédiée à la mise au point des modèles d’efficacité en cardiologie et à l’acquisition des gestes techniques, a été incluse dans ce projet. Nous utiliserons dans la mesure du possible des animaux surnuméraires (naïfs de toute expérimentation) ce qui rentre dans le cadre d’une réduction du nombre d’animaux utilisés. La seconde procédure figurant dans ce projet sera réalisée sur un nombre limité d’animaux utilisés mais suffisants pour pouvoir réaliser des tests statistiques pertinents en fonction de l’effet attendu de la molécule testée.
Raffinement
L’expérimentateur s’assurera que toute manipulation sera conforme à la réglementation en vigueur et entrainera un minimum de stress ou de douleur chez l’animal. Préalablement à toute expérimentation, des points limites (exemples : détresse respiratoire, perte de poids supérieure à 20% sur 24h, perte sanguine abondante, etc …) sont définis en accord avec la littérature scientifique et la réglementation en vigueur . La mise en place des points limites permettra un meilleur suivi des animaux lors de la réalisation des différentes procédures de ce projet mais également de maintenir leur bien-être tout au long de l’expérimentation ainsi que la mise en place d’une prise en charge précoce et adaptée de l’animal si cela est nécessaire. Dans le cas où le bien-être de l’animal serait dégradé après 48h de traitement, une mise à mort sera réalisée immédiatement sur décision du directeur d’étude et /ou du vétérinaire désigné. Avant tout acte de chirurgie, l’anesthésie (type, dose, fréquence) ainsi que l’analgésie (type, dose, fréquence) nécessaires au suivi pré opératoire de l’animal devront être validées par le vétérinaire désigné. Pendant la chirurgie, les animaux seront placés sur couverture chauffante avec rétrocontrôle de la température afin qu’ils soient maintenus à 37°C. L’ajout de système de réchauffement complémentaires pourra être utilisé en cas de baisse de température de l’animal (exemple : bouillotes, etc..). Afin de limiter le stress dû à l’hébergement en cage individuelle (par exemple : individualisation des animaux pour mesure de la consommation hydrique et/ou alimentaire) et de maximiser le bien-être de l’animal, de l’enrichissement spécifique à chaque espèce sera utilisée (exemple : igloo, bûchette, coton, etc…), de plus, ils garderont un contact visuel et olfactif. Lors de traitements en intrapéritonéal ou en sous-cutanée, une rotation des sites d’injection sera réalisée afin de minimiser l’impact de l’injection sur le bien-être des animaux. Pour les animaux ayant des caractéristiques de la maladie, une attention particulière sera portée sur leur suivi. Des points limites spécifiques seront définis pour ces animaux en fonction des données scientifiques connues sur cette lignée et des recommandations de l'éleveur. Dans le cas de signes cliniques et/ou notables, une décision sera prise selon l'arbre décisonnel.
Choix des espèces
Le rat sera utilisé car il s’agit d’une espèce bien décrite dans la littérature scientifique et qu’il est plus aisé de pratiquer la chirurgie sur cette taille de rongeur. La souris sera utilisée car il s’agit d’un animal plus petit permettant à des clients ayant peu de composé disponible de pouvoir tout de même tester l’efficacité de leur molécule. C'est pour cette raison que nous souhaitons inclure ces deux espèces dans notre projet. Ce type de modèle de maladie est réalisé chez des animaux adultes car il s’agit de reproduire des pathologies de l’Homme adulte.