Procédures sévères

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  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 100
Souffrances
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Devenir
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 100

100 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une constriction de l'aorte et une lipectomie sous anesthésie, des échocardiographies et des tests de tolérance au glucose ou à l'insuline, pour étudier le dialogue entre le tissu adipeux et un cœur soumis à une surcharge de pression. Le porteur indique que la chirurgie peut provoquer des douleurs et des troubles de cicatrisation, que l'injection d'insuline peut entraîner une hypoglycémie sévère, et il prévoit une perte d'environ 20 % des souris liée à la chirurgie. Sur le remplacement, il affirme que la complexité du cœur, "organe entier", est impossible à reproduire in vitro.

Objectifs

•L'objectif principal est d’étudier les mécanismes impliqués dans le dialogue entre le tissu gras et le cœur en ciblant le rôle des cellules immunitaires. •Nos données précédentes ont montré qu’une augmentation de la pression dans le cœur induite par constriction de l'aorte (TAC), altère la fonction et la structure du cœur mais également celle du tissu gras. Il en résulte l’activation de diverses voies de signalisation entre cœur et tissu gras. Ce dialogue entre les deux organes entraine une inflammation venant aggraver les altérations cardiaques. • Afin de mieux comprendre cela, nous proposons d’étudier les cellules impliquées et de caractériser les modifications qui se déroulent au moment de l’inflammation cardiaque.

Bénéfices attendus

Cette étude vise à découvrir de nouvelles voies impliquées dans l’inflammation cardiaque, permettant le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques

Procédures

Échocardiographie : d’une durée de 3-4 minutes sur animaux vigiles. Ce test est effectué en début et fin d’expérimentation. Injections : d’une durée de 30 secondes par souris sur animaux vigiles. Cette procédure est réalisée avant et après chaque opération et avant la dissection. Test de tolérance à l’insuline (TTI) et test de tolérance au glucose (TTG): comprends une injection de 30 secondes par animale puis prélèvement pour la mesure de glycémie (30 secondes) pour une durée totale de 150 minutes. La constriction aortique (TAC) : La constriction sera effectuée sur animaux anesthésiés puis des sutures seront faites dans une durée totale de 15 minutes par souris. La lipectomie : Cette opération sera effectuée sur animaux anesthésiés puis des sutures seront faites pour une durée totale de 10 minutes par souris

Impact sur les animaux

La chirurgie peut entrainer des douleurs qui se manifestent par des signes de comportement anormal (lordose, tremblements, prostration, difficulté pour boire et s’alimenter et difficultés de locomotion). La chirurgie peut également entrainer des problèmes de cicatrisation (gonflement, déhiscence et retard de cicatrisation) qui seront surveillés et signalés au responsable de l’animalerie afin d’obtenir un conseil et traitement du vétérinaire (crème cicatrisante…). Lors de la réalisation du test métabolique de tolérance à l’insuline, l’injection d’insuline peut entraîner une hypoglycémie sévère. La lipectomie peut entrainer dans de rares cas une perte de poids qui sera donc contrôlée en pesant les souris chaque jour la première semaine et en comparant aux autres animaux de la litière. La TAC est effectuée par des chirurgiens de l’équipe. Le taux de survie post-chirurgie étant de 80%, nous nous attendons à une légère perte de souris qui a été prévue dans le calcul du nombre de souris.

Devenir

Pour l’ensemble de ce projet, les animaux seront mise à mort par un personnel parfaitement formé à cette technique avant le prélèvement des organes.

Remplacement

L’évaluation de l’action combinée de la TAC en présence ou non de lipectomie sur les mécanismes conduisant à l’aggravation du remodelage cardiaque nécessite l’analyse de la fonction cardiaque (organe entier) dont la complexité est impossible à reproduire in vitro. Pour cela, nous utilisons le modèle expérimental de la souris. Dans les cas des études in vitro, nous privilégions l’utilisation de lignées cellulaires au lieu des lignées primaires afin de diminuer le nombre d’animaux utilisés.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires à notre étude a été calculé pour nous assurer de l’obtention de résultats concluants permettant de répondre clairement aux questions posées. En effet, nos procédures expérimentales optimisent le nombre de souris utilisées tout en assurant la reproductibilité et la robustesse des observations. Précédemment au laboratoire nous avons établi la caractérisation de nos modèles murins à l’aide de ce protocole, ce qui nécessite ici moins de contrôles. De plus, nous essayons de regrouper les protocoles similaires afin d’utiliser les mêmes souris pour plusieurs analyses par notre équipe et nos collaborateurs au sein de notre institut de recherche pour les études du muscle squelettique, du cœur et du tissu adipeux. Nous prévoyons des prélèvements pour histologie, culture cellulaire, etc… sur le même animal.

Raffinement

Des points limites ont été définis pour chaque procédure. La lipectomie sera réalisée sous anesthésie. Les animaux recevront également un analgésique post-opératoire administrée en fin de l’intervention. La TAC sera effectuée également par des chirurgiens de l’équipe. Les souris seront anesthésiées puis positionnées sur un coussin chauffant. Le premier jour suivant l’opération, les souris recevront un analgésique en sous-cutanée. Pour les tests métaboliques, la moitié des animaux seront soumis à un test de tolérance au glucose et l’autre moitié à un test de tolérance à l’insuline, ce qui implique moins de prélèvements par animal, en début et fin de procédure. Tout signe de perte de poids, de souffrance, prostration, déshydratation des animaux conduira à l’interruption de la procédure. Les animaux seront maintenus en groupes sociaux leur permettant d’exprimer leurs besoins avec leurs congénères et les cages sont enrichies avec une maison en plastique et du papier kraft pour leur permettre de nicher. Un examen clinique des animaux sera effectué quotidiennement ou toutes les semaines selon le plan des procédures. De plus, les procédures que nous utilisons ont été optimisées et standardisées, ce qui permet d’en limiter la répétition.

Choix des espèces

La pathologie cardiaque est bien caractérisée chez les mammifères avec des méthodes d’analyse facilement accessibles. Par ailleurs, l’évaluation de l’action de la surcharge en pression sur les mécanismes conduisant au développement d’événements cardiovasculaires impliquant le tissu adipeux, nécessite l’analyse de la fonction cardiaque (organe entier) dont la complexité est impossible à reproduire in vitro. Le modèle expérimental choisi est donc la souris. Ce modèle murin présente l’avantage, à travers une constriction aortique (TAC), de récapituler les différentes altérations du cœur observées pendant l’augmentation de la pression : altérations fonctionnelles (contractilité, relaxation) et structurelles (fibrose et hypertrophie) qui est un modèle pathologique expérimental bien établi et reproductible chez les souris. Nous étudierons des souris mâles sauvages, jeunes adultes de 5 mois. Cet âge de souris correspond à l’âge adulte chez l’Homme ce qui permet d’étudier l’augmentation de pression à l’âge adulte et non pas à l’âge jeune ou âgé. Également, dans la littérature c’est un âge couramment utilisé pour ce même type d’étude comportant des souris opérées de TAC.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Rats : 1200
Souffrances
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Devenir
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 1200

1 200 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modéré et sévère. Leur vessie est irradiée à 40 Gy puis ils reçoivent des injections de cellules souches et subissent des cystoscopies sous anesthésie et des séjours en cage à métabolisme, pour tester une thérapie cellulaire contre la cystite provoquée par la radiothérapie. Le porteur indique l'apparition possible, à partir de douze mois, de masses le long des chaînes mammaires, avec euthanasie au-delà de trois centimètres de tumeur. Il reconnaît qu'aucun modèle de vessie en trois dimensions n'existe et que la culture cellulaire ne reproduit pas la cystite radique chronique.

Objectifs

LLes rayonnements ionisants sont à ce jour un outil incontournable de l’arsenal thérapeutique de la cancérologie. En France, chaque année, la moitié des cancers sont traités par radiothérapie externe. Malgré les nombreux progrès dans ce domaine, il est important de noter que la radiothérapie s’accompagne fréquemment d’effets secondaires en raison de la présence de tissus normaux dans le champ d’irradiation. Certains de ces effets disparaissent spontanément alors que d’autres apparaissent de façon inéluctable. Cinq ans après traitement, 5 à 10 % des patients développent des complications tardives plus ou moins sévères de leur radiothérapie. L’objectif de cette étude sera de développer une stratégie thérapeutique innovante afin de traiter la cystite radique suite à l’application d’un protocole de radiothérapie. Cette étude vise à apporter des preuves précliniques de l’utilisation des cellules souches mésenchymateuses (CSM) pour le traitement de la cystite radique. Après vérification de la qualité des CSM, des rats seront soumis à une irradiation locale au niveau de la vessie puis traités par injection de cellules souches (CSM). Les effets de l’irradiation seront suivis à long terme.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont la mise au point un traitement cellulaire de la cystite radique par thérapie cellulaire en utilisant des cellules particulières, les CSM. Pour cela, il faudra évaluer l’effet de ces cellules sur les lésions de la vessie grâce à un modèle animal. Les bénéfices sont à terme une amélioration des traitements pour les patients atteint de cette pathologie.

Procédures

Quatre mois après irradiation localisée au niveau de la vessie à 40 Gy (durée 30mn), des injections de cellules souches en intraveineuses seront réalisées chez les rats au niveau de la veine caudale sous anesthésie gazeuse. Des injections de intra vésicales seront également réalisées pour vérifier la perméabilité de la paroi vésicale. Un suivi en cage métabolique (durée de 24 heures) mensuel sera réalisé. Plusieurs cytoscopies seront réalisées sous anesthésie gazeuse.

Impact sur les animaux

Les animaux seront sous anesthésie gazeuse lors de l’irradiation pour une période de 30mn. Les animaux subiront trois injections intraveineuses à 15 jours d’intervalle sous anesthésie gazeuse. Il est possible que suite aux injections des rougeurs apparaissent au niveau de la queue : cela sera surveillé les jours suivants les injections. La mise en cage métabolique sera réalisée une fois par mois, pour une durée de 24h. Plusieurs cytoscopies seront réalisées sous anesthésie gazeuse. Compte-tenu des temps tardifs, de la lignée choisie et du sexe des animaux, il est possible de voir apparaitre chez les animaux à partir de 12 mois, des masses, surtout localisées le long des chaines mammaires. Les animaux seront palpés avec attention régulièrement afin de détecter précocement l’apparition de ces masses.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures expérimentales afin de pouvoir réaliser les analyses ultérieures notamment histologiques sur les organes d’intérêt.

Remplacement

Le modèle d’organe en trois dimensions de la vessie à partir de cellules, n’a pas encore été mis au point. La raison est la complexité de la structure de la vessie. L’utilisation de culture primaire de vessie de rat sera mise en place pour l’étude des mécanismes d’action des CSM mais ne représente pas la cystite radique de manière chronique et l’effet du traitement dans cette condition.

Réduction

Pour chaque groupe le nombre d’animaux a été ajusté au plus juste pour obtenir des résultats statistiquement utilisables. Pour les temps précoces, les groupes seront composé de 20 rats. 10 serviront aux analyses transcriptomiques, histologiques et protéiques et 10 serviront aux analyses de cytométrie qui nécessitent l’utilisation d’une vessie entière. Pour les temps les plus tardifs, le nombre de rat a été augmenté à 30 rats par risque de perte des animaux en raison de la présence de tumeurs ou d’abcès chez les rats.

Raffinement

Les animaux seront observés durant toute l’expérimentation. La surveillance de l’animal sera effectuée une fois par jour (comportement, aspect du poil, consommation alimentaire, perte de poids, diarrhée importante…). Si, au cours de l’expérience un animal montre des signes de souffrance, il sera retiré de l’expérimentation et euthanasié si son état est jugé irréversible. En fonction des signes observés, il pourra être décidé de changer le type de litière ou d’augmenter la fréquence de change des cages. Une attention particulière sera portée sur les tumeurs. Les tumeurs seront mesurées. Si la tumeur est - Inférieur à 1cm --> pas d’opération mais à surveiller et voir l’évolution - Entre 1cm et 3cm --> opération de la rate (selon la date d’euthanasie prévue) - Supérieur à 3 cm --> euthanasie de la rate. En cas d’abcès, une ponction sera réalisée.

Choix des espèces

Le protocole d’irradiation a été mis au point au laboratoire chez le rat. Les caractéristiques des CSM de rats sont proches des CSM humaines. De plus, nous disposons de rats transgéniques porteurs d’un gène marqueur vert appelé GFP, donneurs de cellules et nous permettant de réaliser des greffes homologues. Les cellules greffées seront donc repérables dans les tissus receveurs grâce à l'expression de la molécule fluorescente GFP. Nous utiliserons des animaux de 275 g à 300 g pour les différentes études citées ci-dessus (rats 12 semaines) et des rats de 6 semaines pour la mise en culture des CSM (la multi-potentialité des CSM et leur capacité réparatrice est réduite avec l’âge, nous isolerons donc les CSM à partir de rats jeunes).

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 10345
Souffrances
▲ -
▲ 2105
▲ 8048
▲ 192
Devenir
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 2105
 8240

10 345 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à sévère, une partie gardée vivante comme géniteurs et les autres tués à l'issue. Aux stades larvaires surtout, ils sont infectés par des virus neuroinvasifs ou reçoivent des injections de cytokines et une activation optogénétique, pour étudier l'impact d'une inflammation précoce sur le système nerveux. Le porteur indique que l'infection peut provoquer perte d'équilibre, hémorragies, arythmies et nécrose cérébrale, les larves atteignant un point limite étant alors anesthésiées. Il affirme que ces interactions complexes ne peuvent être "totalement remplacées" in vitro, tout en signalant un modèle mathématique réduisant le nombre d'animaux.

Objectifs

L’objectif général de ce projet est de comprendre les mécanismes par lesquels une neuroinflammation précoce peut conduire à des déficits neurologiques ou des maladies psychiatriques, en utilisant le poisson-zèbre comme modèle animal. D’une part, nous étudierons les conséquences de cette inflammation dans le contexte d’une infection virale neuroinvasive, comme modèle d’encéphalite virale du nouveau-né. Nous utiliserons pour cela le modèle d’infection par le virus de Sindbis (SINV), bien établi, et nous développerons un autre modèle par le virus de herpès simplex (HSV-1). Nous chercherons à distinguer les impacts du virus lui-même sur ceux de l’inflammation dans les déficits neurologiques observés. D’autre part, nous analyserons les impacts d’une inflammation stérile sur le système nerveux en cours de développement ou de réparation. L’inflammation peut se manifester de diverses façons avec l’induction du plusieurs cytokines (molécules permettant la communication entre cellules) aux effets parfois antagonistes. Pour clarifier notre analyse, nous aurons essentiellement recours à l’injection de cytokines recombinantes. Nous développerons par ailleurs des systèmes optogénétiques pour induire l’expression de cytokine in vivo sans avoir recours à une injection. Afin de disséquer les mécanismes impliqués, nous aurons recours à différents mutants dans les voies de signalisation des cytokines ou dépourvus de certains types cellulaires importants. Nous vérifierons d’éventuelles modifications neurologiques chez ces mutants adultes. Nous étudierons le comportement de nos animaux ainsi que la morphologie et la composition cellulaire du système nerveux, avec un intérêt plus particulier pour le système dopaminergique (système particulier de transmission nerveuse) impliqué dans plusieurs maladies psychiatriques qui ont été liées à des infections précoces.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait nous permettre de mieux appréhender le rôle de la neuroinflammation dans les déficits neurologiques constatés après une encéphalite d’origine infectieuse ou stérile. Ceci devrait aider à décider du bien-fondé des traitements anti-inflammatoires dans ces situations. L’identification de gènes protecteurs contre l’infection sans effet indésirables lors d’une surexpression par des neurones ouvrira de nouvelles pistes vers le traitement ou la prévention des encéphalites virales par thérapie génique.

Procédures

Aucun prélèvement sur animaux vigile. Pour du génotypage de routine, des prélèvements d'un fragement de nageoire seront réalisés sous anesthésie. Microscopie intravitale effectuée sous anesthésie (durée maximale une heure, avec des sessions quotidennes pendant 10 jours au plus). Tests de comportement: enregistrement de la locomotion spontanée ou après stimuli lumieux ou sonore (durée maximale 1 heure, avec deux sessions par semaine au plus). Suivi d'une infection virale établie par microinjection sous anesthésie (pendant 7 jours au plus). Suivi des conséquences d'une inflammation précoce obtenue par microinjection de protéines sous anesthésie (pendant 14 jours au plus). Suivi des conséquences d'une inflammation précoce obtenue par activation optogétique (pendant 3 jours au plus). Suivi des conséquences d'une inflammation précoce obtenue par transgénèse (pendant 7 jours au plus). Suivi de le régénération du cerveau après arrêt d'une infection virale (pendant 17 jours au plus).

Impact sur les animaux

Les infections virales des larves sont susceptibles d’entraîner les effets suivants : perte d’équilibre, hyperactivité, apathie, hémorragies localisées, arythmies cardiaques, oedèmes, et ceci tant que l’infection persiste. Dans les cas d’infection létale (attendue chez certains mutants notamment) un assombrissement du cerveau sera préalablement observé, traduisant un début de nécrose, qui entraînera une anesthésie profonde évitant tout décès non traité. Les injections de cytokines inflammatoires (ou leur équivalent optogénétique) devraient causer hyperactivité ou apathie, comportements anxieux, arythmies cardiaques. Ces effets devraient être transitoires (moins de 24 heures) pour la plupart. Lors des tests de surexpression des ISGs (gènes induits par les interférons, qui sont des cytokines antivirales) par des neurones, ces effets sont attendus pour les ISGs qui seraient neurotoxiques. Dans les cas les plus extrême une nécrose localisée pourrait être observée, entraînant là aussi une anesthésie définitive. Dans les expériences de régénération du cerveau chez les juvéniles, une perte d’appétit et une apathie globale est attendue. Chez les adultes mutants pour les gènes immunitaires d’intérêt, une susceptibilité aux infections opportunistes peut se traduire par l’apparition plus précoce de signes classiques tels que cachexie, lordose, pétéchies, ou nage anormale.

Devenir

Les animaux utilisés à des fins d'élevage et entrant dans les procédures de génération de lignées transgéniques, de génotypage de routine, ou de caractérisation de lignées potentiellement délétères, seront conservées pour servir de géniteurs. Tous les autres animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure.

Remplacement

Nous travaillons sur des interactions complexes entre les nombreux types cellulaires du système nerveux, du système immuntiaire, et un pathogène, qui ne peuvent être totalement remplacées par des modèles in vitro ou in silico. Nous avons toutefois développé un modèle mathématique de la progression virale et de la réponse interféron de type I dans le système nerveux et la périphérie, à partir de nos données d'imagerie et de mesure d'expression des gènes par biologie moléculaire. Ce modèle permet de déduire certains paramètres expérimentaux, comme l'évolution du titre viral, réduisant le nombre d'animaux nécessaires à certaines de nos expériences.

Réduction

Les nombres d'animaux employés dans les expériences sont basés sur notre expérience passée pour des tests comparables, nous permettant de prédire la variance attendue et donc de réaliser des tests de puissance statistique. Lorsqu'il n'y a pas d'nterférence attendue entre deux tests, les animaux sont réutilisés pour plusieurs mesures.

Raffinement

Grâce à la transparence de la larve de poisson-zèbre, il nous est possible de mesurer la localisation de l'infection et la charge virale par des approches d'imagerie intravitale non-invasives. Pour limiter la douleur liée à l'infection de la larve sans interférer avec le déroulement de l'expérience, nous suivons les larves infectées en mesurant un score clinique quotidien; si l'infection est avancée avec atteinte de point limite, les larves sont anesthésiées pour éviter toute souffrance, tout en nous permettant de continuer à suivre l'évolution de l'infection.

Choix des espèces

Le poisson-zèbre est un modèle animal bien établi. En tant que vertébré, les principes de fonctionnement de ses systèmes nerveux et immunitaire sont semblables aux nôtres. Sa manipulation génétique est aisée et la petite taille, la transparence, et l’anesthésie facile de ses larves en fait un excellent système pour la microscopie intravitale. De nombreuses lignées transgéniques fluorescentes permettent d’observer la localisation et/ou l’activité de diverse populations neurales ou immunes. Combinées avec des pathogènes eux-mêmes porteurs de gènes fluorescents, on peut suivre en temps réel la propagation d’une infection et la réponse immune et neurale. La très grande majorité de nos expériences seront réalisées au stade larvaire, qui se prête le mieux à la microscopie et requiert le moins d’espace. Toutes les infections, notamment, seront réalisées à ce stade, avec des animaux maintenus en plaques multi-puits en incubateur dans un laboratoire de sécurité de niveau 2, facilitant le confinement des pathogènes. L’élevage de poissons adultes aura pour finalité principale la production des larves destinées à nos expériences. Si le(s) transgène(s) et/ou la mutation portés par ces adultes sont potentiellement dommageables, nous mesurerons cela aux stades juvénile et adulte. Les conséquences à long terme de certaines manipulations au cours du stade embryonnaires seront évaluées chez des poissons juvéniles.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système musculosquelettique
Poissons zèbres : 2814
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 960
▲ 1854
Devenir
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 -
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 2814

2 814 poissons zèbres vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modéré et sévère. Porteurs de mutations reproduisant le syndrome de Marfan, ils subissent des prélèvements de nageoire, des exercices de nage forcée pour mesurer vitesse et endurance et un protocole d'entraînement de plusieurs semaines, pour étudier les atteintes musculo-squelettiques de la maladie. Le porteur décrit une possible émaciation et des comportements d'anxiété ou de résignation, avec arrêt du protocole au-delà de 20 % de perte de poids. Il affirme que le poisson zèbre est le modèle vertébré "le plus simple" pour cette étude, plus rapide et moins coûteux que le rongeur.

Objectifs

Le syndrome de Marfan (SM) est une maladie génétique rare (1/5000), touchant aussi bien les hommes que les femmes. Les patients présentent des atteintes cardiovasculaires, oculaires et musculo squelettiques. Les anomalies cardiaques sont responsables d’une mortalité précoce, qui est maintenant contrôlable grâce aux progrès dans la prise en charge de la maladie. Par contre, la fatigue chronique et la moindre endurance physique sont des affections fréquentes des patients atteints de SM avec un impact important sur la qualité de vie, aussi l’intérêt de recherche s’est tourné vers une meilleure compréhension des atteintes musculosquelettiques. Une fragilité des tissus de soutien et un déficit musculaire, à l’origine d’un stress accru sur le système musculosquelettique, pourraient participer à ces symptômes. Une étude clinique a rapporté un déficit en masse maigre dès l'enfance et s'aggravant avec l'âge, et la pertinence d'un programme d'entraînement est actuellement évaluée. Comprendre les mécanismes à l’origine de ce déficit musculo-squelettique pourrait permettre l’identification de cibles thérapeutiques spécifiques et le développement de traitements. Nous proposons donc de développer un modèle animal original de la maladie et d’explorer les paramètres osseux et musculaires. Le poisson zèbre représente le système vertébré le plus simple disponible à ce jour pour évaluer l’impact d’une mutation d'un gène associé à une maladie génétique sur le système musculo squelettique à l’échelle tissulaire, cellulaire et moléculaire et de pouvoir évaluer les bénéfices éventuels d’un entrainement. Nous souhaitons donc développer et caractériser des lignées de poisson zèbre portant des mutations équivalentes aux mutations responsables du SM chez l'Homme. Leur comparaison permettra de mieux comprendre la physiopathologie du SM, afin d’identifier de possibles cibles thérapeutiques et d’optimiser les protocoles d’entrainement personnalisé.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux documenter la physiopathologie du SM, qui est à l’heure actuelle mal comprise, et d’identifier des stratégies thérapeutiques allant de programme d’entrainement à des approches pharmacologiques qui pourront toutes deux être testées dans ce modèle poisson -zèbre de la maladie.

Procédures

-Prélèvement unique à la nageoire caudale pour génotypage sous anesthésie -Mesure mensuelle de la taille et du poids sous anesthésie -Analyse locomotion et comportement; durée 3h avec acclimatation; isolement -Exercice de nage forcée pour détermination de la vitesse maximale; durée

Impact sur les animaux

Les nuisances et effets indésirables attendus concernent essentiellement le phénotype associé à la perte de fonction du gène muté chez les patients atteints du syndrome de Marfan, qui devrait reproduire le syndrome de Marfan humain, et associe des malformations cardiovasculaires, oculaires et musculo-squelettiques. D’après les quelques données de la littérature, le développement du phénotype chez le poisson zèbre ne s’observe qu’à l’état homozygote (c'est-à-dire quand les 2 exemplaires du gène sont mutés) ou sur des doubles mutants. Cependant, le SM étant une maladie dominante (c'est-à-dire que la mutation sur un seul exemplaire du gène suffit à déclencher la maladie) chez l’Homme, une attention sera portée sur les hétérozygotes (un seul exemplaire du gène muté). En lien avec ces atteintes, les individus peuvent présenter une perte de poids, ou émaciation, accompagnée de changements comportementaux de type anxiété ou résignation avec notamment une diminution de la prise alimentaire ou une position dans la colonne d'eau qui sera facile à identifier (navigation exclusivement à la surface ou prostration au fond de l'aquarium). Pour les procédures expérimentales, le prélèvement caudal pour le génotypage est réalisé sous anesthésie et les animaux recouvrent leur capacité à nager normalement dès le réveil. L’analyse du comportement de nage nécessite l’isolement du poisson dans le bac où le film est réalisé, isolement qui est maintenu pendant une durée maximale de 3 heures. Pour la nage forcée, la durée de nage à la vitesse maximale est une source de stress, mais ne pourra excéder 3 minutes. L'ensemble des points limites est détaillé dans chaque procédure.

Devenir

A l'issue des différentes procédures les animaux seront euthanasiés afin de récupérer les tissus pour des analyses histologiques et de l'expression génique (taille des fibres musculaires, structure des tissus de soutien, analyse du squelette, inflammation).

Remplacement

Comprendre la physiopathologie du SM nécessite l’utilisation d’un organisme intégré dans lequel l’étude des différents systèmes (cardiovasculaire, musculosquelettique) altérés dans cette maladie soit possible de même qu’une évaluation comportementale transposable à l’Homme. A ce jour, ces informations ne peuvent être obtenues à partir de modèles non animaux (cultures cellulaires ou organoïdes). Le poisson -zèbre représente pour cela le modèle vertébré le plus simple à ce jour, avec de nombreux systèmes moléculaires et cellulaires conservés avec les mammifères, et présente l’avantage de pouvoir facilement réaliser de la mutagenèse in vivo et produire des lignées transgéniques d’intérêt.

Réduction

A notre connaissance, 3 équipes ont développé des modèles de SM (perte de fonction) mais qui ne sont pas rendus disponibles à ce jour. De plus, dans l’idée de réaliser des corrélations phénotype/génotype entre ces mutations perte de fonction et des mutations ponctuelles générées de façon originale par notre équipe, il est essentiel de comparer des animaux de même fond génétique afin de s’affranchir de l’effet de gènes influenceurs pouvant différer d’un fond génétique à un autre. Nous effectuerons cependant une veille régulière des différents dépositaires afin de stopper la production de modèles redondants avec ceux disponibles. Compte tenu de la variabilité des paramètres biologiques généralement observés au sein d’un groupe homogène et de la durée des protocoles, des groupes de 8 animaux par condition seront formés afin de pouvoir mettre en évidence des différences statistiques. Pour le suivi longitudinal des cohortes, des sous-groupes de 4 animaux seront nécessaires pour documenter les différents phénotypes au cours du temps. Les différents tissus seront biobanqués (congélation et inclusion paraffine) afin d’optimiser l’utilisation des animaux. Si un phénotype est présent sur les lignées simple mutation, les autres lignées ne seront pas produites. De même, si un phénotype est présent dès le stade hétérozygote, les élevages seront réalisés de façon à ne pas produire d’homozygotes. Afin de réduire le nombre d’animaux, les expérimentations n’ayant pas d’impact les unes sur les autres seront réalisées sur les mêmes animaux.

Raffinement

Les procédures seront réalisées dans le respect du bien être animal, sous anesthésie lorsque nécessaire pour limiter la souffrance, la douleur ou l’angoisse des animaux, et en respectant des points limites définis par le comportement des animaux, que ce soit leur comportement alimentaire, leur locomotion (position dans la colonne d'eau: nage en surface ou prostration au fond du bac) ou leur fonction respiratoire (mouvement operculaire). L'altération d'un ou plusieurs de ces paramètres pourra induire une perte de poids significative qui lorsqu'elle sera supérieure à 20% du poids de référence de l'animal (poids maximal atteint) conduira à l'arrêt du protocole expérimental. Lors des expérimentations, des phases d’isolement ou des mises en reproduction, les bacs seront posés sur des photos représentant des fond aquatiques. Pour les suivis longitudinaux nécessitant une séparation des différents animaux d’une même ponte, les animaux d’intérêt seront maintenus avec des animaux d’un autre fond génétique afin de ne pas rester isolés. Pour les tests fonctionnels (tunnel de nage), une phase d’habituation au nouvel environnement sera systématiquement réalisée. Tous les poissons sont nourris deux fois par jour, avec notamment des artémies (crevettes fraiches) vivantes, cultivées sur place, qui représentent une source de nutriments frais et une forme d'enrichissement, puisque les poissons les chassent dans le bac.

Choix des espèces

Le poisson zèbre est génétiquement modifiable, rendant aisé la génération de mutant d’un gène d’intérêt reproduisant une maladie génétique humaine comme le SM, et permet des études de grande envergure tout en étant plus rapides et beaucoup moins couteuses que celles menées chez le rongeur. Le poisson zèbre est aussi un modèle pertinent pour étudier les dysfonctions musculo- squelettiques et cardiovasculaires, et récapitule les processus physiopathologiques observés chez l'Homme. De plus, beaucoup d’événements biologiques sont analysables par des approches non invasives et quantitatives. Actuellement, un très grand nombre de lignées rapportrices ont été générées et sont facilement disponibles dans la communauté scientifique, permettant de répondre à de vraies questions biomédicales. Pour toutes ces raisons, le poisson zèbre est à l’heure actuelle un modèle très pertinent utilisé dans de nombreux laboratoires académiques pour modéliser un large spectre de pathologies avec la possibilité d'aller très en profondeur pour l'exploration mécanistique. Un suivi du développement des signes de la maladie sera réalisé depuis le stade larvaire jusqu’au stade adulte, le SM étant une maladie se développant dès l’embryogenèse mais évoluant tout au long de la vie. De plus, une finalité du projet étant d’identifier des leviers thérapeutiques potentiels, l’évaluation du potentiel curatif d’approches thérapeutiques sur des traits cliniques installés est nécessaire.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 3600
Rats : 3000
Souffrances
▲ -
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3 600 souris et 3 000 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils reçoivent des injections répétées de tétrachlorure de carbone et un régime gras et sucré pour induire une fibrose du foie, et le modèle STAM prévoit d'injecter de la streptozotocine à des souriceaux de deux jours, avec une mortalité attendue de 10 à 12 %. Le porteur fixe un point limite à 20 % de perte de poids et décrit une douleur "légère" malgré la gravité sévère déclarée. Il affirme que recréer in vitro une pathologie aussi complexe serait "difficile", ce qui rendrait le recours au rongeur "nécessaire".

Objectifs

L’apparition d’une fibrose hépatique est une complication principale des maladies chroniques du foie, d'origine alcoolique, virale, parasitaire, biliaire ou autre. Elle se caractérise par un dysfonctionnement des hépatocytes mesurable par une augmentation des taux circulants des enzymes hépatiques, de la bilirubine, et par une altération de la production de protéines comme l’albumine et la prothrombine. La stéatose hépatique non alcoolique (NASH) est une pathologie caractérisée par des anomalies du bilan hépatique avec augmentation du taux de transaminases dans le sang. Son diagnostic repose essentiellement sur l’analyse histologique d’une biopsie hépatique qui montre une augmentation des lipides stockés dans les cellules hépatiques accompagnée d’une inflammation, et d’une fibrose plus ou moins marquée en fonction de l’avancement de la maladie. Elle survient chez un patient qui n'a pas d'autre maladie hépatique d'origine virale, auto-immune, génétique ou toxique, et surtout qui n'a pas une maladie alcoolique du foie. La stéatohépatite métabolique, chez environ un tiers des patients, évolue à travers différents degrés de fibrose vers une cirrhose et favorise l'apparition d'un carcinome hépato-cellulaire (CHC). La fibrose et la NASH peuvent évoluer vers une forme plus grave et non réversible, la cirrhose qui favorise l'apparition d'un carcinome hépato-cellulaire. La greffe de foie reste la seule solution envisageable pour le patient à ce stade de la maladie. Etant donnée la complexité des mécanismes impliqués dans ces deux pathologies, il est difficile de prédire le potentiel thérapeutique d’une molécule uniquement sur la base de résultats in vitro. Ce projet aura donc pour but de tester des molécules chimiques ou biologiques dans des modèles rongeur (rats et souris) de fibrose hépatique et de NASH.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de tester de nouvelles molécules candidates pour une utilisation en préventif ou en curatif sur la fibrose hépatique et la NASH. A terme, cela permettra l’introduction en clinique de nouvelles stratégies thérapeutiques pour ces maladies pour lesquelles les options sont pour le moment limitées à des traitements symptomatiques et à une greffe de foie.

Procédures

Pour induire une fibrose hépatique chez la souris ou le rat adulte, 2 administrations intrapéritonéales de CCl4 seront effectuées chaque semaine avec 3-4 jours d’intervalle pendant toute la durée des études. Pour causer une stéatohépatite, ces injections seront associées à un régime enrichi en graisses et en sucres qui sera fourni à volonté tout au long des études. Les études de fibrose dureront 6 semaines en cas d’évaluation d’un composé préventif, 10 semaines en cas d’évaluation d’un composé thérapeutique. Les études de stéatohépatite dureront au maximum 10 semaines. Elles comprendront au minimum 3 groupes de 10 à 12 animaux. Pour reproduire de manière plus complète la maladie humaine, un modèle progressif de stéatohépatite métabolique, fibrose et carcinome hépato-cellulaire (Modèle STAM) sera induit chez les souris. Il consistera à injecter à des souriceaux mâles de 2 jours de la streptozotocine, ce qui induira un désordre métabolique, puis à leur fournir à partir de leurs 4 semaines une nourriture riche en sucres et graisses. Ces études dureront au maximum 16 semaines, avec au moins 5 groupes de de 10 souriceaux mâles. Ces souriceaux seront obtenus en acquérant des femelles gestantes. Les souriceaux femelles ne seront pas intégrés aux études. L’induction pouvant causer environ 10-12% de mortalité, 12 souriceaux mâles seront initialement intégrés à chaque groupe. Les animaux recevront des composés chimiques ou biologiques à tester par toutes voies possibles (intramusculaire et intradermique sous anesthésie générale avec analgésie, orale sur animaux vigiles, sous cutanée et intrapéritonéale sur animal anesthésié ou vigile, ou par minipompe osmotique posée lors d’une chirurgie sous anesthésie générale avec analgésie au préalable). Les anesthésies pour les administrations de composés dureront moins d’une heure. Les volumes administrés respecteront les recommandations. Des prélèvements de sang ou d’urine pourront être réalisés au cours de la vie de l’animal afin de suivre des paramètres biologiques ou l’élimination des produits administrés. Dans le cas de prélèvements de sang visant à quantifier des paramètres métaboliques, les animaux seront mis à jeun 4h maximum avant le prélèvement. En fin de projet, les animaux seront euthanasiés pour récupération de tissus et de sang, et évaluation de critères d’efficacité des composés (histologie, immuno marquages et expression de gènes dans le foie, paramètres métaboliques et de fonction hépatique dans le sang…).

Impact sur les animaux

Dans le cas des modèles de fibrose hépatique et de stéatohépatite chez la souris et le rat adulte, peu de nuisances sont attendues chez les animaux à part de faibles pertes de poids suite aux administrations de CCl4, et le développement d’un surpoids suite au régime gras et sucré. Dans le cas du modèle progressif de stéatohépatite métabolique, fibrose et carcinome hépato-cellulaire, de la mortalité est attendue chez les souriceaux suite à l’induction (environ 10-12% des animaux). Ensuite, ils développeront une obésité. Les administrations et prélèvements, compte tenu de l’analgésie et de l’anesthésie mises en place le cas échéant, pourront générer une douleur légère et un stress léger, de très courte durée.

Devenir

Après les trois procédures, les animaux seront mis à mort afin de pouvoir procéder à la récupération des organes et de grands volumes de sang, nécessaires pour évaluer l’efficacité des composés testés sur les maladies d’intérêt.

Remplacement

Toutes les molécules chimiques ou biologiques qui seront évaluées dans ce projet auront été si possible au préalable sélectionnées dans des tests in vitro afin de s’assurer de leur efficacité, de leur spécificité et de leur absence de toxicité. Elles auront aussi si possible été sélectionnées in vivo chez le rongeur sur leurs propriétés pharmacocinétiques (vérification de la compatibilité avec une efficacité dans la maladie visée). L’ensemble de ces données est souvent insuffisant pour prédire l’efficacité in vivo des molécules, car recréer in vitro une pathologie complexe est difficile, notamment lorsque différents types cellules et/ou tissus sont impliqués. L’efficacité réelle des meilleures molécules devra donc être vérifiée chez le rongeur en choisissant le modèle animal se rapprochant le plus de la pathologie telle que décrite chez l’homme.

Réduction

Pour les modèles de fibrose hépatique et de stéatohépatite chez les souris et rats adultes, d’après la littérature et d’après les études déjà réalisées dans notre laboratoire, un nombre minimum de 10 animaux adultes par groupe est nécessaire pour observer une réduction significative de 50% d’un seul paramètre d’intérêt (analyse histologique). Ce nombre pourra monter jusqu’à 12 pour une réduction significative sur plusieurs autres paramètres suite à un traitement préventif ou curatif (quantification d’expression de gènes, marqueurs circulants). Pour le modèle STAM, des souris femelles gestantes seront hébergées jusqu’à mise bas et seuls les souriceaux mâles seront conservés, la maladie étant moins bien induite chez les femelles. Il faudra compter environ 1 femelle gestante pour 3 souriceaux mâles. L’objectif sera d’avoir à terme 10 souriceaux mâles par groupe. Du fait de la mortalité suite à l’induction (10-12%), un effectif de 12 souriceaux par groupe sera initialement visé. En conséquence, par groupe de 10 souriceaux mâles final, en prenant en compte la mortalité, 4 souris gestantes seront acquises pour obtenir 12 souriceaux mâles.

Raffinement

Les animaux seront pesés au minimum 2 fois par semaine. Une perte de poids au-delà de 20% constituera un point limite. En cas de perte de poids (à partir de 10% sur certains animaux), de l’eau gélifiée et de la nourriture humidifiée seront placés au fond de toutes les cages. L’administration d’un anti-émétique pourra être décidée sur recommandation vétérinaire. Si une déshydratation associée à une perte de poids est constatée, les animaux seront réhydratés en sous-cutané. En cas de douleur constatée ou suspectée, une analgésie (opiacé) sera réalisée. En cas de suspicion de toxicité du composé chimique ou biologique administré, les traitements seront interrompus. Pour évaluer d’une façon sensible l’état de souffrance et établir les points limites, la spécificité des modèles et des procédures est prise en compte. Les expérimentateurs sont formés pour reconnaître ces signes. Les personnes en charge du bien-être et du soin des animaux veillent au respect des points limites. Un système d’alerte est mis en place pour statuer sur la mise à mort de l’animal. Les principaux points limites concernent l’état général de l’animal et sont listés en détail dans les procédures. Des points limites supplémentaires seront ajoutés en cas de détection d’effets non prévus des modèles pathologiques et/ou en cas de mise en place de méthodes plus raffinées d’évaluation de la souffrance des animaux.

Choix des espèces

Le choix du rongeur se base sur trois points : La fibrose hépatique et la stéatohépatite métabolique sont bien documentées dans la littérature chez le rat et la souris La combinaison d’un modèle de fibrose induit au CCl4 avec un régime gras et sucré est aussi décrite dans la littérature chez le rat. Le modèle de développement de cancer du foie sur fond de stéatohépatite métabolique est décrit dans la littérature chez la souris. Lors du développement d’un candidat médicament, les études de toxicité pour toute nouvelle molécule doivent être réalisées à minima sur une espèce rongeur (rat ou souris). Seuls des animaux sevrés seront utilisés (jeunes adultes et adultes, 6 semaines minimum), pour les modèles de fibrose et stéatohépatite au CCL4 chez l’adulte, étant donné que ces modèles sont bien décrits dans la littérature sur des rongeurs sevrés de plus de 6 semaines. A l’inverse, le modèle STAM impliquera l’utilisation de souris adultes gestantes puis de leurs nouveaux-nés dès la naissance (premier acte à 2 jours de vie).

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 10500
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10 500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une injection chirurgicale de cellules cancéreuses directement dans un organe, un suivi par imagerie et des prélèvements de sang, puis reçoivent des composés une à deux fois par jour, pour tester des traitements anticancéreux. Le porteur indique une perte de poids, des saignements après la chirurgie et une baisse d'activité liée à l'atteinte de l'organe. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire ne reproduit la progression d'une tumeur dans un organe, ce qui rendrait le recours à l'animal "nécessaire".

Objectifs

Les cancers font partie des maladies les plus complexes à traiter. Notre projet propose de trouver de nouvelles thérapies anticancéreuses et permettra de comprendre pourquoi on observe un échappement de la maladie lors de traitement à base d’anticorps ou de molécules pharmaceutique mais également de proposer des stratégies pour rendre ces thérapies plus efficaces.

Bénéfices attendus

L’inoculation de cellules directement dans l’organe permet dans un premier temps de limiter la diffusion de cellules cancéreuses dans d’autre organe et de pouvoir cibler l’organe d’intérêt avec nos traitements ; L’évaluation de l’efficacité des composés sur le développement de la tumeur dans l’organe nous permettra d’orienter le traitement en cliniques dans vers les tissus cancéreux les plus sensible à notre composé.

Procédures

1) Injection de cellules tumorales dans l’organe d’intérêt avec acte chirurgical, sous anesthésie une seule fois dans l'étude, 2) l'imagerie de la tumeur une fois par semaine se fera sous anesthésie pendant 5 min après une injection de sonde bioluminescente, 3) Prélèvements sanguins une fois par semaine: prélèvement en moins d'une minute avec anesthésie pas plus de 2 fois dans l'étude ou intraveineux sans anesthésie ou en moins d'une minute, 4) Administration des composés à tester ou de leur solvant en moins d'une minute par animal, une à deux fois par jour pendant la durée de l’étude.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus chez la souris sont dans un premier temps une perte de poids, des saignements à la suite de l’acte chirurgical, une diminution de l’activité et potentiellement un effet due à la diminution de fonctionnalité de l’organe. Les animaux seront également manipulés délicatement mais rapidement afin d'éviter au maximum le stress de la manipulation, des administrations et du gavage.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure expérimentale, des analyses sur les organes étant nécessaires pour mesurer l’efficacité des molécules testées.

Remplacement

A ce jour, aucun modèle cellulaire ne récapitule complètement la cinétique et la complexité cellulaire impliquées dans la progression d’une tumeur dans l’organe. Cette complexité rend nécessaire l'utilisation d'études in vivo pour comprendre ce phénomène et évaluer de potentiels candidats médicaments. Afin de réduire au maximum le nombre d’étude et donc le nombre d’animaux utilisés, les différentes stratégies antitumorales seront préalablement testées in vitro.

Réduction

Pour respecter le principe des 3R, nous veillerons à ce que toutes les expériences qui pourront être réalisées in vitro le soient et que ne soient testés, in vivo, que les meilleures molécules ou anticorps obtenus in vitro. Le nombre de souris utilisées par groupe sera réduit au minimum tout en permettant une bonne analyse statistique. Une analyse statistique rétrospective permettra de calculer le nombre nécessaire et suffisant d'animaux par groupe afin d’obtenir pour chaque paramètre étudié une puissance de 80% et alpha=0.05. L’utilisation de l’imagerie bioluminescente et de cellules tumorales exprimant la luciférase permettront un suivi longitudinal des animaux et donc diminuera le nombre d’animaux utilisés dans les études. Nous utiliserons un modèle bien établi dans la littérature afin de limiter la phase de mise au point et ainsi de limiter le nombre d’animaux.

Raffinement

Afin de réduire le stress, une acclimatation de 4 jours sera réalisée avant l'entrée en étude. Les animaux seront hébergés dans un environnement contrôlé en continu et relié à un système d’alarme. La densité dans les cages sera en conformité avec les recommandations. Les animaux et leurs conditions d’hébergement seront sous surveillance quotidienne. L’environnement des animaux sera enrichi à leur arrivée et pendant toute la période d'étude. La bonne connaissance des études permettra de raffiner et d’anticiper le développement de la maladie chez l’animal et donc d’anticiper la mise à mort éthique. Pour cela, un programme d'analgésie ainsi qu'une grille de score, l'utilisation de points limites adaptés, d'un arbre décisionnel et de critère d'arrêt de souffrance sont mis en place.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale la plus utilisée pour ce type de modèle et donc le plus décrit. Son utilisation permettra de bénéficier de toute la littérature scientifique déjà parue sur ce modèle utilisant cette espèce. Nous nous appuierons sur de la bibliographie solide et sur un modèle déjà bien documenté afin d’éviter l’utilisation d’un nombre excessif d'animaux pour la mise au point. Nous utiliserons des animaux à l’âge adulte afin de travailler sur des organes parfaitement développés.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 1440
Souffrances
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1 440 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une maladie proche de la sclérose en plaques leur est induite par injections d'un mélange immunogène et de toxine, provoquant une paralysie progressive des pattes arrière, pendant qu'elles reçoivent des composés à tester sur une vingtaine de jours. Le porteur cherche des molécules candidates pour les maladies démyélinisantes et met les souris à mort pour analyser leurs tissus. Sur le remplacement, il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit la complexité de ces maladies, ce qui rendrait l'animal "indispensable".

Objectifs

Les maladies démyélinisantes humaines sont caractérisées par la démyélinisation du système nerveux central suite d’une réaction inflammatoire chronique. Elles évoluent de manière rémittente et entrainent une invalidité progressive. La plus fréquente étant la sclérose en plaque, Plus de 2 millions de personnes souffrent de sclérose en plaques dans le monde; 10 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Les corticoïdes sont utilisés sur de courtes périodes lors des crises aigües. La plupart des traitements contre la démyélinisation (parmi lesquels l’interféron bêta-1a, le fingolimod ou encore le natalizumab) réduisent la réponse immunitaire mais ne sont toutefois pas dénués d’effets secondaires. Par ailleurs, ils ne sont pas curatifs. L’objectif du projet est la découverte de molécules présentant des avantages thérapeutiques par rapport à l’offre médicamenteuse actuelle pour les maladies démyélinisantes humaines.

Bénéfices attendus

L’objectif du projet est la découverte de molécules présentant des avantages thérapeutiques par rapport à l’offre médicamenteuse actuelle pour les maladies démyélinisantes humaines afin qu’ils puissent progresser dans les phases de test pré-clinique puis clinique

Procédures

1/ 2 à 4 injections par voie sous-cutanée du mélange immunogène (1 minute) 2/ 2 injections à 2 jours d’intervalle de toxine pertussique par voie intra-péritonéale (1 minute par injection soit moins de 5 minutes sur les 2 jours) 3/ Administration des composés à tester ou de leur solvant, par voie orale ou sous-cutanée ou intra-veineuse, une à deux fois par jour (en fonction des voies) pendant un maximum de 22 jours (1 minute par administration, soit moins de 5 minutes par jour) 4/ 1 à 2 prélèvements sanguins au cours de l’étude à la veine sub-mandibulaire ou au sinus rétro-orbital (sous anesthésie à l’isoflurane et après application locale d’analgésique) (5 minutes par prélèvement comprenant le temps de l’anesthésie).

Impact sur les animaux

Le modèle murin d’encéphalomyélite allergique expérimentale, représentatif des pathologies humaines, induit une paralysie progressive des pattes postérieures des souris (entre les jours 10 et 22, fin de la période d’étude). Certains composés pourraient présenter une toxicité inattendue dans ce modèle (les molécules présentant une toxicité dans d’autres modèles murins ne seraient pas évalués dans ce modèle) Injections : par voie sous-cutanée de 2 à 4 fois au cours de l'étude. Ainsi que 2 injections à 2 jours d’intervalle de toxine pertussique par voie intra-péritonéale. Administration des composés à tester ou de leur solvant, par voie orale ou sous-cutanée ou intra-veineuse, une à deux fois par jour (en fonction des voies) pendant un maximum de 22 jours. Prélèvements sanguins : 1 ou 2 prélèvements au cours de l'étude.

Devenir

Toutes les souris seront mises à mort et divers tissus seront collectés pour caractériser les effets des composés testés

Remplacement

A ce jour, aucun modèle in vitro ne récapitule la complexité des mécanismes mis en œuvre lors des maladies démyélinisantes. L’utilisation de modèles animaux est indispensable, en complément d’études in vitro préliminaires, pour juger de l’efficacité d’un nouveau candidat médicament.

Réduction

Nous nous appuierons sur de la bibliographie solide qui documente ce modèle afin d’éviter l’utilisation d’un nombre excessif d'animaux pour la mise au point. Le nombre de souris utilisées par groupe sera réduit au minimum tout en permettant une analyse statistique appropriée en suivant les recommandations du réseau national des CEEA. Quelques études préliminaires et une analyse rétrospective nous permettront de déterminer le nombre de souris nécessaire pour attendre le degré de significativité requis. Par ailleurs, seules les molécules présentant les meilleures caractéristiques in vitro et ayant démontrées une efficacité dans d’autres modèles murins de maladies inflammatoires seront étudiées en seconde intention (en fonction de leur mécanisme d’action) dans le modèle murin de l’encéphalomyélite allergique expérimentale.

Raffinement

Les animaux feront l’objet d’une surveillance journalière. Afin de réduire le stress, une acclimatation d’au moins 4 jours sera réalisée avant l'entrée en étude. Les animaux seront hébergés dans un environnement contrôlé en continu (température, pression, hygrométrie, renouvellement d’air, alternance jour/nuit) relié à un système d’alarme. Par ailleurs, ils seront stabulés dans une armoire ventilée thermostatée, permettant ainsi un contrôle plus fin de la température La densité dans les cages sera en conformité avec les recommandations et autant que possible, les groupes d’animaux dans les études resteront ceux formés pendant l’acclimatation. Les animaux et leurs conditions d’hébergement (environnement, nourriture, eau de boisson) seront sous surveillance quotidienne. L’environnement des animaux sera enrichi à leur arrivée et pendant toute la période d’acclimatation (maisons en carton, carrés de coton et feuilles de cellulose). Des soins appropriés seront apportés en fonction de la progression des signes cliniques afin de les soulager (nourriture en gel placée dans la cage, administration de dextrose en cas de perte de poids préoccupante, palpation de l’abdomen des animaux afin de faciliter la miction, ajout de matériel anti-dérapant au fond des cages, préhension adaptée des animaux). Un programme d’anesthésie et d’analgésie sera mis en œuvre : une anesthésie par inhalation d'isoflurane sera effectuée lors des prélèvements sanguins au sinus retro-orbital et lors de la mise à mort. De la tétracaïne sera appliquée localement en cas de prélèvement au sinus rétro-orbital. Par ailleurs, de la buprénorphine sera administrée dans l’eau de boisson dès l’apparition des 1ers signes de paralysie. Enfin, si les points-limites préalablement établis sont atteints, l’animal sera euthanasié de façon anticipée afin d’éviter toute souffrance. Lors de la mise à mort les animaux seront placés sous anesthésie profonde à l’isoflurane

Choix des espèces

L’espèce animale utilisée est la souris comme décrit dans la littérature. Le projet utilisera des souris adultes au moment de l’inclusion dans l’étude comme décrit dans la littérature

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Macaques à longue queue : 12
Souffrances
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Devenir
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Les expériences menées sur ces macaques doivent démontrer l'efficacité d'un logiciel de traitement d'images IRM développé avec l'entreprise Olea Medical, et la chaîne de biomarqueurs IRM du projet est intégrée à une plateforme commerciale. 12 macaques à longue queue vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués par injection létale 45 jours après un AVC provoqué. Après la pose d'un collier sous anesthésie et quatre mois et demi d'entraînement sous restriction hydrique, ils subissent une occlusion de l'artère cérébrale moyenne, avec un risque de mortalité estimé à 18 %, ainsi que des séances d'imagerie et des prises de sang répétées sous anesthésie. Le porteur écrit que le recours au primate non-humain "apparait donc essentiel" et justifie le choix d'adolescents parce qu'ils "n'ont jamais été utilisés dans d'autres études".

Objectifs

L’accident vasculaire cérébral (AVC) est un déficit neurologique soudain, causé par un caillot dans une artère cérébrale (accident dit ischémique) ou une hémorragie cérébrale (accident dit hémorragique). Le traitement le plus récent de l’accident ischémique est la thrombectomie, qui vise à traiter le caillot responsable de l’occlusion par une action endovasculaire mécanique et ainsi restaurer l’apport sanguin de la région cérébrale irriguée. L’étendue de la pénombre ischémique, la partie du cerveau affectée par l’infarctus mais encore viable, est un indicateur important de l’issue de l’AVC. Sauver la pénombre est une priorité pour diminuer la mortalité et limiter les séquelles lourdes. Notre projet a pour principal objectif de vérifier la sécurité de la procédure qui consiste à incliner de 15° vers l’arrière le corps et la tête du sujet pendant l’occlusion, permettant ainsi d’augmenter l’apport sanguin vers le cerveau. Cette approche a déjà fait ses preuves chez le rongeur et son innocuité doit être validée chez le primate, pour rendre l’essai clinique possible. Cette approche d'inclinaison permettrait de sauver des patients dans la phase critique d’urgence qui risquent de décéder ou d’être lourdement handicapés. La mesure du métabolisme de l'oxygène (CMRO2 : Cerebral metabolic rate of oxygen) représente donc une mesure complémentaire reflétant l’atteinte ou la survie de cette zone de pénombre pour définir avec précision le tissu cérébral à risque lésionnel, et peut donc être un biomarqueur des déficits post-AVC. Après la phase aiguë, il pourrait également servir pour prédire la récupération de ces déficits à long terme. Cette mesure CMRO2 via l’IRM n’ayant jamais été validée à la phase aiguë, notre projet prévoit d’utiliser l’approche d'inclinaison afin d’en évaluer la valeur prédictive. Nos données rétrospectives sont utilisées pour développer un logiciel de post-traitement clinique de la CMRO2 avec Olea Medical. Son efficacité pour suivre un traitement comme l'inclinaison sera démontrée grâce aux nouvelles expériences. Des analyses corrélatives seront réalisées entre les mesures de déficits moteurs observés chez l'animal via une tâche de prise alimentaire nécessitant une dextérité motrice qui sera affecté par l’AVC et mettra en jeu des mécanismes d’adaptation comportementale que l’on pourra corréler avec nos marqueurs d’activité cérébrale dans les régions corticales et sous-corticales associés à l’intensité des déficits ou de la vitesse de récupération.

Bénéfices attendus

Ce projet est conçu pour répondre à des questions en lien avec des problématiques cliniques, mais aussi pour enrichir nos connaissances fondamentales concernant le fonctionnement cérébral et l’importance de la reperfusion cérébrale dans les mécanismes de récupération fonctionnelle post-AVC. Grâce à l’étape d’habituation et d’entraînement des animaux à la réalisation de la tâche de prise alimentaire et à la manipulation pour le test de la motricité, le stress des animaux sera réduit, car ceux-ci participeront d’eux même à leur mise en chaise et seront habitués aux sorties quotidiennes. La restriction hydrique augmentera leur motivation pour réaliser la tâche. Notre projet va permettre de recueillir des informations inédites concernant la procédure de l’HDT15°, un traitement non pharmacologique de première intention pour améliorer la reperfusion cérébrale et limiter les processus lésionnels, tout en favorisant la récupération fonctionnelle de nombreux patients atteints d’AVC. Nous pourrons ainsi avoir une meilleure compréhension des mécanismes mis en jeux dans les phases précoces post-AVC, grâce aux nouveaux outils IRM pour mesurer la consommation d’oxygène cérébrale. En déterminant cette mesure de la CMRO2 au sein des structures cérébrales corticales et sous-corticales participant à la compensation fonctionnelle cela ouvrira certainement une meilleure prise en charge et un meilleur suivi thérapeutique des patients atteints d’AVC, avec une approche de plus en plus personnalisée. En combinant l’imagerie TEP avec l’IRM de diffusion à haute définition, nous allons avoir l’opportunité de caractériser les marqueurs d’inflammation sous-jacent aux processus lésionnels et de compensation et ainsi de mieux comprendre comment les zones cérébrales non-lésées peuvent compenser pour pallier la perte de fonction d’une région cérébrale ayant subi une lésion ischémique. L’IRM étant largement plus répandue et accessible en urgence que l’imagerie TEP, les marqueurs IRM pourront avoir un impact clinique très important. Afin d'être largement disponible pour une utilisation clinique dans les maladies cérébro-vasculaires, le pipeline de biomarqueurs IRM est implémenté dans une plateforme commerciale et sera optimisé pour une utilisation à la phase aiguë.

Procédures

Une légère anesthésie sera réalisée pour poser le collier des animaux (1 heure). L’apprentissage et la réalisation de la tâche alimentaire se fera sous un contrôle hydrique (4 mois et 15 jours). En fonction des performances de l'animal et de son apport hydrique venant des aliments obtenus dans la tâche, la quantité d'eau dans la bouteille sera ajusté pour donner un apport hydrique constant. Un apport nutritionnel complémentaire, composée de croquettes primates et légumes, sera dispensée dans la cage après chaque séance et sera pris en compte dans l’apport hydrique quotidien. Les jours de repos (week-end), les animaux auront un accès libre jusqu’au dimanche, où l’apport hydrique de référence pour chaque animal sera repris. Des imageries seront réalisées pour évaluer les lésions cérébrales et évaluer la valeur prédictive du CMRO2 ou de l’intensité du phénomène d’inflammation mesuré par IRM de diffusion ou l’imagerie (1/2 journée par imagerie). Des prélèvements de sang seront effectués sur tous les animaux, lors des étapes d’imagerie sous anesthésie. Ces prélèvements de sang seront plus nombreux lors de l’étape d’occlusion-reperfusion. Finalement un dernier prélèvement sanguin ainsi qu’un prélèvement de liquide céphalo rachidien (LCR) sera effectué avant l'euthanasie scientifique de l’animal. A la fin du protocole, les animaux seront euthanasiés par injection intraveineuse létale d’un agent euthanasiant vétérinaire suite à une sédation à la kétamine, après prélèvement du LCR sur animal anesthésié.

Impact sur les animaux

La partie habituation/entraînement du projet peut induire un léger stress à l’animal au tout début de cette étape mais ne constitue pas une source potentielle de nuisances importantes. La partie du projet impliquant une intervention d’occlusion/reperfusion constitue une source potentielle de nuisances importantes. En effet l’occlusion de l’artère cérébrale moyenne, va provoquer des lésions cérébrales dans une zone localisée du cerveau. Ces lésions impliquent une perte des capacités motrices et cognitives de l’animal en post-opératoire, qui implique un isolement et un confinement de l’animal durant quelques jours, jusqu’à la récupération quasi-totale de sa motricité. Une étude précédente utilisant ce même modèle d’AVC chez le macaque a montré que la phase aigüe de l’AVC est la plus critique en termes d’effets indésirables sur les animaux (18% de risque de mortalité estimé). Une surveillance accrue des animaux sera donc réalisée lors de cette phase. Cette approche peut aussi induire des micro-accidents vasculaires par augmentation de la pression sanguine et de la rupture des vaisseaux cérébraux. C’est pour mesurer les risques de produire des effets indésirables découlant de ces potentiels accidents vasculaires induit par l’approche thérapeutique testée qu’il est essentiel de valider cette approche thérapeutique de reperfusion. Les parties de l’étude intégrant la phase d’entraînement et les examens d’imagerie sont considérées légères et modérés tandis que l’intervention d’occlusion/reperfusion qui présente des risques de déficits lésionnels étant classée en procédure plutôt sévère, nous estimons que la sévérité totale du projet demeure sévère pour tous les animaux.

Devenir

A l’issu de la procédure, 45 jours après l’intervention, les animaux seront euthanasiés. Cette sortie de la procédure par une euthanasie sur tous les animaux est principalement justifiée par le fait qu’elle nous sera indispensable, pour valider les mécanismes au niveau cellulaire, des outils d’imagerie développés dans ce projet. Seulement des approches histologiques au niveau cellulaire, sur du tissu cérébral post-mortem, peuvent nous permettre de valider ces outils IRM de la CMRO2 ainsi que des processus inflammatoires.

Remplacement

L’utilisation d’animaux vivants est nécessaire pour valider l’efficacité et l’innocuité d’un nouveau traitement de l’AVC ischémique. En effet, les alternatives non animales (in silico, in vitro ou ex vivo) ne permettent pas d’étudier la sécurité de l'angulation de la tête et du corps à 15° lors de l'occlusion, les interactions entre les déficits moteurs observés et les marqueurs cérébraux associés à l’intensité des déficits ou de la vitesse de récupération. Avant de tester cette procédure chez l’Homme, il est donc nécessaire de l’évaluer avec un modèle animal pertinent. Il est donc judicieux d’utiliser un modèle animal qui mime les mécanismes neurobiologiques et comportementaux observables chez l’Homme dans le cadre de l’AVC ischémique. L’utilisation du modèle primate non-humain apparait donc essentiel pour la réalisation de cette étude préclinique, combinant des approches d’imagerie TEP/IRM avec des analyses comportementales. Ce modèle d’étude préclinique est le plus proche de l’humain. Ainsi, les informations obtenues sur le PNH seront plus facilement transposables et applicable à l’humain qui subit une perte de fonction similaire découlant d’un AVC. Enfin, le macaque cynomolgus est l’espèce primate la plus souvent utilisée en recherche biomédicale.

Réduction

Le nombre d’animaux minimum permettant d’atteindre une significativité et reproductibilité des observations mesurées grâce à un calcul de puissance est de 8 animaux. Au total, nous prévoyons 12 animaux dans le protocole. Ce nombre a été choisi sur la base du nombre minimum standard d’animaux pour réaliser des corrélations (n=8) chez le primate non-humain, et sur la possibilité d’avoir à remplacer des animaux en cours de protocole (n=2 à 4). En effet, en nous basant sur la précédente étude ayant utilisée ce modèle PNH d’AVC par occlusion de l’artère cérébrale moyenne, nous estimons à 18% le taux possible de mortalité suite à la procédure d’AVC. Si le nombre d’animaux atteignant un point limite s’avérait inférieur à notre prévision, dû probablement à l’effet bénéfique de l'angulation de la tête et du corps de 15° sur la reperfusion cérébrale, nous limiterons le nombre total d’animaux au nombre nous donnant une puissance statistique suffisante. Si nous réussissons à mener nos 8 premiers animaux à pouvoir faire toutes les étapes du protocole et que nous obtenons une puissance statistique suffisante, nous nous gardons la possibilité de réduire le nombre prévu de 12 à 8 animaux.

Raffinement

Notre méthodologie expérimentale a été planifiée afin de minimiser l’impact de notre étude sur la santé et le bien-être des animaux. Par exemple, l’imagerie constitue une approche non-invasive qui va nous permettre d’étudier l’ischémie-reperfusion cérébrale dans le cerveau entier des animaux sans engendrer d’effets délétères, chaque sujet étant son propre contrôle. De plus, le fait que nos deux principales mesures d’imageries, l’IRM de la CMRO2 et la TEP, seront réalisées simultanément grâce à la caméra hybride, nous pourrons limiter le nombre d’examens par animaux dans cette étude. Dès leur arrivée et tout au long de l’étude, en dehors des sessions comportementales qui seront réduites le plus possible, les animaux seront hébergés en groupes sociaux (4 ou 2), lorsque possible. Pour maximiser les effets bénéfiques de l’environnement, même durant les périodes post-AVC, les animaux seront toujours maintenus en hébergement par paire, pour limiter les effets délétères de l’isolement. Les animaux disposeront d’une quantité d’eau de boisson contrôlée et d’une quantité quotidienne d’aliment adaptée à leur poids.

Choix des espèces

L’organisation du système nerveux central est très différente selon les espèces, aussi bien au niveau macroscopique (taille des différentes structures) qu’au niveau moléculaire. Ce projet sera donc réalisé chez le macaque cynomolgus, du fait de sa proximité phylogénétique avec l’Homme et en particulier en raison des similitudes du cerveau et des comportements entre ces deux espèces. Les animaux utilisés seront adolescents car ce sont des animaux qui n’ont jamais été utilisés dans d’autres études.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 4680
Rats : 4290
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 8970
Devenir
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 -
 8970

8 970 animaux non-humains, soit 4 680 souris et 4 290 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une arthrose leur est provoquée par section de ligaments du genou ou par injection intra-articulaire d'un produit toxique, avant l'administration de molécules à tester et des tests comportementaux mesurant la douleur. Le porteur décrit une maladie douloureuse et handicapante chez l'humain et attend un dépistage de molécules efficaces. Il qualifie ses procédures de "stricte nécessité" et affirme qu'aucune méthode sans animaux n'apporterait le même niveau d'information.

Objectifs

L’arthrose ou ostéoarthrite (OA) est une pathologie qui appartient à la famille des rhumatismes et entraine des douleurs au niveau des articulations. C’est une affection chronique inflammatoire qui se manifeste par des douleurs persistantes aux articulations causées par l’usure anormale (dégénérescence) du cartilage et de l’ensemble de l’articulation. Elle affecte des millions de personnes chaque année et est la maladie articulaire avec le plus de prévalence chez la population âgée. Cette maladie rhumatismale touche une part importante de la population (environ 70% de la population à un certain moment dans leur vie) et a donc des impacts sociaux et économiques majeurs sur les patients et le système de santé. Les thérapies actuellement disponibles pour traiter cette maladie ne réussissent pas à lever de façon adéquate la douleur chez beaucoup de patients, et les effets secondaires des traitements limitent considérablement leur utilisation. De plus, les traitements utilisés ne traitent que les conséquences de la maladie, c’est-à-dire l’inflammation et la douleur. Il y a donc un besoin urgent de trouver des molécules efficaces qui pourraient réverser ou tout du moins ralentir l’évolution de la pathologie tout en soulageant les symptômes. Dans le cadre de nos programmes de maturation, nous développons au stade pré-clinique des nouvelles molécules pharmaceutiques ou des molécules en repositionnement. Pour chaque nouvelle molécule intégrée dans notre pipeline, des études de toxicologie (in vitro et/ou in vivo), de pharmacocinétique et d’efficacité seront entreprises. Cette demande d’éthique concerne les études d’efficacité dans le contexte de l’arthrose avec la mise en place de différents modèles animaux d’arthrose chez la souris ou le rat. L’objectif est d’étudier l’effet de nouveaux traitements potentiels ou de molécules en repositionnement sur la réponse à la douleur et l’inflammation mais aussi la structure de l’articulation dans des modèles animaux mimant l’OA chez la souris ou le rat. Ce projet a déjà été déposé en 2019.

Bénéfices attendus

Ce projet en général se focalise sur l’étude et la validation, dans un contexte physiopathologique pertinent, de l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques ou de molécules déjà approuvées pour une autre indication pouvant avoir un effet dans l’arthrose. Les retombées attendues incluent le screening in vivo de molécules efficaces, l’étude si besoin de leur mécanisme d’action et l’évaluation des meilleurs candidats avant une éventuelle utilisation en clinique chez l’homme. Ainsi, nos études permettront de trouver potentiellement des médicaments dont les effets seraient supérieurs aux molécules de référence déjà existantes, qui soulageraient à la fois les symptômes de l’arthrose (inflammation, douleur) et ralentiraient l’évolution de la pathologie (dégénérescence articulaire).

Procédures

tous les animaux de la procédure 1 (sauf le groupe 1, opéré à blanc) subiront une chirurgie pour sectionner certains ligaments du genou pour induire une arthrose. La chirurgie de 30-45minutes aura lieu au jour 0 sur animal anesthésié et analgésié. tous les animaux de la procédure 2 subiront une injection intra-articulaire de monoiodoacétate ou de collagénase II (sauf le groupe 1, sérum physiologique) pour induire l’arthrose. La procédure d'injection dure moins de 10 minutes et se fera sur animal anesthésié. les traitements pourront être administrés après l'induction du modèle. selon la molécule, la voie d'administration pourra être par voie intra- veineuse, intra-péritonéale, sous la peau, par voie orale (sur animal vigile) ou par voie intra-articulaire (sur animal anesthésié). tous les animaux recevront un véhicule, un traitement à tester ou une molécule de référence. le nombre d'administration dépendra de la molécule et de la voie d'administration considérée. cela pourra être une fois par semaine jusqu'à une à deux fois par jour. En amont des études in vivo, la toxicité potentielle des molécules testées et du véhicule aura été testée in vitro. Dans le cas où les molécules d’intérêt ne sont pas des molécules déjà sur le marché pour d’autres indications, des études de toxicologie in vivo pourront être entreprises afin de travailler avec des doses non toxiques. Des tests comportementaux pour mesurer la douleur (test de von Frey) ou l’inconfort (incapacitance) seront également réalisés : une fois avant le début des traitements mais après l’induction du modèle afin de procéder à l’allocation des groupes (durant la 1ère semaine), puis 1-2 fois par semaine pendant 12 semaines après la chirurgie pour la procédure 1 ou 4-6 semaines après l’induction du modèle chimiquement induit pour la procédure. Le premier type de test dure une trentaine de minutes (incluant l’acclimatation) et le deuxième type de test (procédure n°4) dure environ 5 secondes de mesure et le test est répété trois fois avec un intervalle de 30 secondes entre chaque répétition.

Impact sur les animaux

Du fait de l'induction des modèles, les animaux vont développer une arthrose (dégénérescence articulaire) associée à de la douleur (visible par les tests comportementaux mis en place) sans autre effet indésirable attendu. Nous n’attendons pas de nuisance liée à l’administration des traitements (doses non toxiques) ni aux tests comportementaux (procédure légère pour évaluer la douleur).

Devenir

euthanasie pour récupérer différents organes, dont les articulations, pour analyses histologiques ou autre

Remplacement

L’étude de l’efficacité de nouvelles molécules pouvant agir sur l’inflammation et la douleur implique de disposer de modèles animaux adéquats mimant au mieux la pathologie humaine. Bien que des expériences in vitro seront réalisées en amont, l’espèce rat ou souris à travers nos différents modèles reproduisent au mieux la pathophysiologie de l’arthrose humaine. Nos procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Pour vérifier et déterminer l’effet d’un traitement sur la réponse à la douleur et l’inflammation ou la structure de l’articulation, il est essentiel d’examiner l’animal entier. Il est indispensable car ne peut être reproduit en cellule.

Réduction

Pour nos expérimentations, nous avons prévu le nombre nécessaire et suffisant d’animaux, pour garder une puissance statistique dans le traitement des résultats et pour avoir le nombre de contrôles internes suffisant, afin de pouvoir conclure sur l’efficacité du traitement. Le traitement des données entrainera la comparaison de 7 groupes de 6-12 animaux pour chaque étude. Une analyse statistique appropriée sera réalisée par un test non paramétrique (kruskal-wallis test).

Raffinement

Toutes les procédures induisant une douleur seront réalisées sous anesthésie (chirurgie, injection intra-articulaire) durant toute la procédure expérimentale afin de maitriser et limiter la douleur et la souffrance des animaux. L’anesthésie sera induite par induction à l’isoflurane (et maintien au masque). Les procédures de chirurgie seront effectuées par une personne habilitée et formée. Nos études étant basées sur des modèles de douleur, l’utilisation d’analgésiques ou d’anti-inflammatoires n’est pas applicable. Toutefois, pour les modèles d’induction d’OA par la chirurgie, les animaux recevront un analgésique sera administré en phase pré- et post-opératoire. Les animaux seront également sous surveillance rapprochée. Les animaux seront suivis quotidiennement pendant les 10-15 premiers jours qui suivent l’induction puis de façon bi-hebdomadaire ensuite pour pouvoir identifier les signes de souffrance caractérisés par le comportement du rat ou de la souris : les changements physiques (pelage, peau, yeux…), la mobilité, l’alimentation, l’agressivité, le poids du corps (mesuré 2 fois par semaine) limité à une perte de 20% maximum par rapport au poids initial, la consistance des fèces. Nous avons mis en place un tableau de suivi qui permet de définir les points limites adaptés. Si le score total d’un animal, toutes catégories confondues, au cours de l’étude est >7 ou bien si le score dans une seule catégorie est 3, l’animal est euthanasié pour raisons éthiques.

Choix des espèces

La souris et le rat sont des modèles d’étude très développés et caractérisés, de par leurs tailles et leurs spécificités. Ce sont des espèces communément utilisées pour les études d’OA en accord avec les recommandations internationales et la littérature. Notamment la souche de rat SD est un modèle de laboratoire bien connu avec suffisamment de données historiques. Cependant, il est envisageable d’utiliser d’autres souches de rat comme par exemple le rat Lewis ou wistar qui sont également des modèles de laboratoire bien connus. Chez la souris, la souche C57Bl/6 représente la souche de choix pour les études d’OA mais d’autres souches pourront également être utilisées dépendant de leurs susceptibilités à l’induction de la pathologie en fonction du modèle. Le choix de l’espèce utilisée dépendra en particulier des objectifs et besoins de l’étude. Si une molécule s’avère efficace dans une espèce, celle-ci pourra être éventuellement testée dans l’autre espèce afin de montrer une efficacité espèces indépendante. Les rats ou souris seront âgés de 6-12 semaines au début de l’étude selon les recommandations de la littérature pour ce type de modèle (Disease Models & Mechanisms 2015 8: 17-30).

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1659
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 531
▲ 1128
Devenir
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 -
 1659

1 659 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modéré et sévère. Une tumeur, mélanome ou cancer du côlon, leur est induite, puis elles reçoivent cinq injections d'une immunothérapie, avec suivi de la tumeur trois fois par semaine et prélèvements sanguins. Le porteur indique mettre les souris à mort quand la tumeur atteint 2 cm ou dès un point limite, parmi lesquels l'ulcération, une distension abdominale gênant les déplacements et la prostration. Il présente le recours aux modèles tumoraux murins comme "essentiel" pour reproduire un microenvironnement proche de celui de l'humain.

Objectifs

Dans notre projet, nous souhaitons éprouver l’hypothèse selon laquelle la combinaison entre un messager spécifique du système immunitaire (l’interleukine 2) et des inhibiteurs de point de contrôle (point de contrôle qui peuvent permettre à la tumeur de se protéger contre les attaques du système immunitaire) peut augmenter la formation de lymphocytes T mémoires. Afin de tester cette hypothèse, nous allons utiliser deux modèles de cancer ayant déjà prouvé leur sensibilité aux immunothérapies grâce à la stimulation de la réponse immunitaire médiée par les cellules T : le mélanome et le cancer du côlon. Ces modèles nous permettront notamment d’évaluer l’efficacité de la thérapie dans le contexte de tumeurs plus ou moins immunogéniques (cancer du côlon et mélanome respectivement). Ce programme de recherche, qui pourra s’appliquer à d’autres cytokines, permettra de mieux comprendre le rôle et le sort des lymphocytes dans l'immunité antitumorale. Enfin, il offre de nouvelles perspectives thérapeutiques pour les patients.

Bénéfices attendus

Ce projet aura un impact sur la santé humaine sur le long terme. Une meilleure compréhension des mécanismes à la base d’une réponse antitumorale durable vont permettre de développer de nouvelles stratégies immunothérapeutiques.

Procédures

Les souris recevront une injection de cellules tumorales correspondant au type de cancer étudié avec, dans le cas du modèle de mélanome une injection supplémentaire de cellules immunitaires d’intérêt. L’ensemble des souris recevra un traitement par injection (5 injections au total - une injection tous les jours pendant 5 jours, maximum 5min/intervention). L’évolution du volume tumoral sera mesuré par bioluminescence (sous anesthésie générale, 3 fois par semaine, 10min/intervention) dans le cas du mélanome ou par l’utilisation d’un pied à coulisse (sur animaux vigiles, 3 fois par semaine, 5min/intervention) dans le cas du modèle de mélanome et du cancer du côlon. Des prélèvements sanguins seront réalisés soit une fois par semaine jusqu’à la mise à mort (modèle de mélanome) ou une fois juste avant la mise à mort (modèle de cancer du côlon)(3min/intervention). La durée maximale des procédures est de 45 jours.

Impact sur les animaux

Les deux modèles utilisés peuvent entrainer des nuisances ou effets indésirables tels que l’ulcération ou l’infection de la tumeur, une distension abdominale empêchant la mobilité, une souffrance de l’animal qui se traduira notamment par une position prostrée, un manque de tonicité lors de la prise de l’animal, des yeux quasiment fermés, une perte de poil, une piloéréction ou encore une perte de poids.

Devenir

Les souris seront mises à mort lorsque la tumeur atteindra un diamètre de 2 cm ou dès l'atteinte d'un des points limites décrits pour chaque procédure.

Remplacement

L'utilisation des animaux dans cette étude est essentielle afin d'étudier le mécanisme de l'épuisement des lymphocytes T et de mieux comprendre comment la thérapie à l'interleukine-2 combinée au blocage de la protéine 1 de la mort cellulaire programmée (Programmed cell death protein 1, PD-1) permet la reprogrammation des cellules T épuisées (Tex) en cellules "memory"-like. Les modèles tumoraux murins vont nous permettre de recréer le microenvironnement tumoral complexe et ainsi d'étudier les effets de cette thérapie combinée dans des conditions semblables à celles de l'Homme.

Réduction

Afin de respecter le principe de réduction, les expériences ont été conçues afin de coordonner plusieurs paramètres d'analyse à partir d'expériences individuelles et permettent une analyse longitudinale. Cela a réduit le nombre total d'animaux requis. De plus, si les premiers résultats obtenus sont statistiquement significatifs et suffisamment homogènes, le nombre d'animaux et de répétitions d'expérimentations sera diminué. Quand cela est possible, des expériences in vitro seront réalisées afin de reproduire les données pertinentes du phénomène in vivo afin de réduire l'utilisation des animaux. Par exemple, nous n'utiliserons que quelques animaux afin de générer un grand nombre de cellules T par culture in vitro. De cette manière, l'expansion de cellules permet de disposer de suffisamment de matériel pour une analyse génomique biochimique et fonctionnelle en aval, sans avoir à utiliser un grand nombre de souris.

Raffinement

Afin de limiter au minimum toute souffrance, stress ou angoisse des animaux, ces derniers seront hébergés selon les recommandations établies à raison de maximum 5 animaux par cage dans un environnement enrichi (cocoon) et dans des conditions classiques de stabulation (température régulée, cycle jour/nuit). Avant toute manipulation, les animaux seront acclimatés de 7 à 10 jours dans leur salle d’hébergement. Les animaux seront manipulés individuellement avant la mise en place de l’expérimentation et dans une pièce séparée des autres animaux afin réduire leurs stress et angoisse. Lors de l’expérimentation, les animaux seront anesthésiés avant toute procédure pouvant provoquer un stress, une angoisse ou une souffrance. Les animaux seront ensuite suivis quotidiennement de manière à pouvoir détecter le plus rapidement possible tout signe de souffrance ou d’angoisse. Des points limites ont été définis avant l’expérimentation et dans le cas où ceux-ci seraient atteints, les animaux seront mis à mort selon la méthode définie. La mise à mort sera réalisée à distance des autres animaux.

Choix des espèces

Les cellules tumorales avec lesquelles nous travaillons sont issues de souris femelles justifiant donc l’utilisation de cette espèce et de ce sexe dans notre projet. De plus, le choix de l’âge des souris utilisées est justifié par les données déjà existantes dans la littérature relative aux modèles sur lesquels nous souhaitons travailler où les souris sont injectées entre 6 et 8 semaines d'âge avec des nombres de cellules variable des lignées correspondantes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système musculosquelettique
Souris : 80
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 64
▲ 16
Devenir
 -
 -
 -
 80

80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modéré et sévère. Elles reçoivent cinq injections intrapéritonéales destinées à inactiver un gène intestinal, puis 48 d'entre elles subissent trois semaines de régime pauvre en protéines et un isolement de 48 heures sans enrichissement, pour étudier le rôle de la citrulline dans le métabolisme. Le porteur assume une perte de poids importante comme donnée centrale et fixe la mise à mort à -15 % en une semaine ou -40 % en trois semaines. Sur le remplacement, il affirme qu'un modèle in vivo est "indispensable" et que la souris est la seule espèce disposant du système génétique utilisé.

Objectifs

Depuis plusieurs années, l’intérêt s’est porté sur les propriétés régulatrices des acides aminés. Plus particulièrement, différents travaux ont montré que la citrulline, un acide aminé n’entrant pas dans la production des protéines, était un puissant activateur de la production des protéines musculaires. De telles propriétés pourraient être mises à profit dans la prise en charge de pathologies atteignant la fonction musculaire. En parallèle, une étude réalisée chez des rats âgés dénutris et confirmée chez l’Homme sain soumis à un régime hypoprotéique, a montré que la citrulline était capable de stimuler la synthèse protéique musculaire et d’augmenter le contenu protéique musculaire. En effet, il a été mis en évidence que l’absence de citrulline plasmatique (via l’extinction du gène de l’OTC, enzyme responsable de la production intestinale de citrulline), lors d’un régime standard, n’avait pas d’effet sur les animaux. En revanche, sous régime faible en protéines, l’absence de citrulline plasmatique entrainait une importante perte de poids chez les animaux (masse maigre et masse grasse). Ces effets n’étaient pas retrouvés chez les animaux recevant de la citrulline par voie orale. Nous cherchons donc maintenant à expliquer pourquoi la citrulline joue un rôle majeur en cas de régime hypoprotéique, et non sous régime standard, sur le métabolisme protéino-énergétique. Le but de ce projet-ci est donc de comprendre les mécanismes par lesquels la citrulline joue un rôle fondamental dans la régulation du métabolisme protéino-énergétique, sous régime hypoprotéique. De ce fait, nous avons choisi de travailler sur une lignée de souris génétiquement modifiée nous permettant d’inactiver spécifiquement la production intestinale de citrulline et d’en évaluer les conséquences sur le métabolisme protéino-énergétique. Nous évaluerons donc le métabolisme protéino-énergétique des souris sans production de citrulline intestinale sous un régime alimentaire hypoprotéique, ainsi que l’intérêt d’une supplémentation exogène en citrulline dans ce modèle.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra une meilleure compréhension du rôle de la citrulline intestinale dans le contrôle du métabolisme protéino-énergétique. Une perte de poids importante des animaux (procédure sévère) est fondamentale car elle est une indication du rôle de la citrulline endogène pour maintenir une synthèse protéique physiologique (comparable à la perte musculaire observée lors d’alitement prolongé). Il nous est donc primordial d’avoir assez de temps (3 semaines) pour étudier ce phénomène et donc de tolérer une perte de poids assez importante.

Procédures

Une partie des souris (n=16) recevra de la citrulline par voie orale (administrée dans les croquettes) pendant 7 semaines. Tous les animaux (n=80) seront injectés avec l'agent chimique inducteur de l'inactivation en intrapéritonéal (durée : 30 secondes) pendant 5 jours. Une partie des animaux (n=48) sera soumise à un régime légèrement hypoprotéique (75% des besoins) pendant 3 semaines. Tous les animaux (n=80) : hébergement isolé et sans enrichissement pendant 48h, de façon à suivre leur activité physique spontannée. Tous les animaux (n=80) : Anesthésie et analgésie par injection unique (30 secondes) suivi du prélèvement du cœur.

Impact sur les animaux

Les nuisances sur les animaux sont les suivantes : stress lié à la contrainte légère et très brève liée à la préhension des animaux pour leur pesée quotidienne, stress lié aux injections intrapéritonéales de l'agent chimique inducteur de l'inactivation (5 fois) et du mélange chimique analgésique/anesthésiant (1 fois) et stress lié à l'isolement et à l'absence d’enrichissement pendant 48h lors des mesures de l’activité locomotrice, d’où le classement en procédure modérée.

Devenir

Les animaux seront tous euthanasiés. Le muscle et le coeur ainsi que divers tissus d'intérêt sont prélevés sur l'animal pour être conservés en vue d'analyses futures.

Remplacement

Ce projet étudie les conséquences d’une diminution de la concentration en citrulline plasmatique (via une suppression de l’OTC intestinale) sur le métabolisme protéino-énergétique. Le recours à des modèles alternatifs comme des cellules en culture n’est, dans l’état actuel des connaissances, pas possible parce que nous nous situons dans le domaine de la physiologie intégrée. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre comment la citrulline produite par l’intestin module l’équilibre protéino-énergétique au niveau corps entier. Dans le but d’observer des modulations phénotypiques, un modèle in vivo est indispensable. Le choix de la souris se justifie car c’est la seule espèce pour laquelle le système de recombinaison CreLox existe.

Réduction

Dans ce modèle, seuls 50% des animaux ont leur concentration plasmatique de citrulline diminuée. De façon à ne pas euthanasier les 50% de souris restantes, nous avons décidé de les utiliser comme groupe contrôle. De plus, un groupe Ctrl-HP+Cit n’a pas été ajouté car, il a été démontré que le métabolisme protéino-énergétique des souris ctrl sous régime hypoprotéique (Ctrl-HP) n’était pas modifié. Il n’y a donc pas d’intérêt à apporter de la citrulline à ce groupe d’animaux. En outre, nous prendrons le soin d’utiliser le nombre minimal d’animaux mais qui permette cependant de tirer des conclusions statistiques (utilisation de tests statistiques adaptés au plan expérimental) avec une puissance de test suffisante. Le nombre d’animaux par groupe (16 dont 8 mâles et 8 femelles) a été estimé sur la base d’études publiées et des résultats précédents obtenus dans cette étude. En effet, il a été utilisé 12 animaux/groupe pour le dosage du rapport ATP/ADP, mais, compte-tenu de la possible mise à mort des animaux avant la fin du protocole due à une perte de poids trop importante (15% en 1 semaine ou 40% en 3 semaines), 16 animaux minimum par condition expérimentale sont nécessaires pour mettre en évidence des modifications significatives du rapport ATP/ADP induites par l’invalidation du gène OTC. Enfin, les expériences ont été soigneusement planifiées (par rapport aux données bibliographiques et à nos résultats préalables) pour permettre la collecte d’un maximum d’informations à partir des individus étudiés. De plus, les organes non utilisés seront congelés pour des études complémentaires éventuelles ou des mises au point de protocoles d'analyses.

Raffinement

Ce protocole fait appel à des procédures expérimentales sévères qui n’engendrent pas de douleur chez nos animaux, mais un stress/une angoisse liée à une perte potentielle d’activité locomotrice nuisant à l’expression de leur comportement fondamental. Pour s’assurer de l’état de santé de nos animaux, nous suivrons très précisément l’état général des animaux ainsi que leur poids à raison de 2 fois par semaine tout au long du protocole, puis tous les jours à partir de la mise sous régime hypoprotéique. Ce suivi entraînera une contrainte légère et très brève liée à la préhension. S’il s’avère que l’un d’entre eux perde du poids de façon importante (-15% au cours d'une semaine ou -40% sur 3 semaines), ou soit blessé ou souffrant, il sera exclu du projet et mis à mort. Une autopsie sera réalisée pour identifier plus précisément les causes de cet état ayant justifié la mise à mort le cas échéant, de façon à optimiser nos procédures pour d'éventuelles études futures. La décision de mise à mort sera prise par un des responsables du projet et/ou la SBEA si le porteur de projet n’est pas disponible rapidement/réactif. Pendant toute la durée de l'étude, à l'exception des 48h nécessaires à la mesure de l'activité locomotrice spontanée, les animaux seront en collectivité, en cages ouvertes, permettant aux individus de sentir la présence de leurs congénères, avec un milieu enrichi par l'ajout d'objets dans les cages (tunnels, abris en carton...). Au moment de la mise à mort, les animaux seront anesthésiés et sous analgésie de façon à ne pas souffrir.

Choix des espèces

La citrulline plasmatique est exclusivement produite via l’Ornithine Transcarbamylase (OTC) au niveau de l’intestin. Afin de pouvoir moduler l’action de cette enzyme et donc la production de citrulline et son impact niveau corps entier, l’utilisation d’animaux transgéniques est indispensable. Les animaux seront injectés avec l'agent chimique inducteur de l'inactivation à l’âge de 10 semaines pour être sûr que le gène de l’OTC soit bien mis en place (inactif avant le sevrage). L’étude à proprement parler (début du régime hypoprotéique) commencera lorsqu’ils seront âgés de 14 semaines, soit 4 semaines après l’injection de tamoxifène de façon à s’assurer que l’OTC est bien inactivée.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 2160
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 2160
Devenir
 -
 -
 -
 2160

2 160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Âgées de dix-sept mois, elles subissent une chirurgie stéréotaxique de cinquante minutes pour injecter dans le cerveau une protéine toxique, puis des traitements chroniques par gavage ou injections deux fois par jour, des tests de coordination motrice et un prélèvement intracardiaque. Le porteur inscrit ce projet dans le développement préclinique de candidats-médicaments pour ses partenaires. Il affirme que la complexité des interactions cellulaires dans le cerveau ne peut être atteinte qu'avec un modèle animal.

Objectifs

La maladie de Parkinson est la seconde maladie neurodégénérative la plus fréquente. Elle est caractérisée par des troubles de la coordination motrice, de la rigidité musculaire, des tremblements et une lenteur d’exécution des mouvements. La maladie de Parkinson frappe aujourd’hui 200,000 personnes en France. Le manque de médicaments efficaces contre la maladie représente un défi majeur pour la santé humaine. La neurodégénérescence est causée notamment par la toxicité de l’alpha-synucléine mal-conformée et est amplifiée par des dysfonctions lysosomales. En effet, la fonction lysosomale est fortement perturbée dans la maladie de Parkinson. Des mutations sur le gène codant pour la protéine lysosomale GBA ont été identifiées comme un facteur de risque important pour le développement de la maladie. Notre modèle animal est basé sur: 1/ l’injection d’oligomères/fibrilles de l’alpha-synucléine dans la substance noire, 2/l’inhibition chronique de l’activité GBA et 3/ sur l’âge avancé des souris (17 mois), la maladie de Parkinson étant associée à l’âge. La finalité de ce projet est de déterminer le potentiel neuroprotecteur de plusieurs candidats-médicaments dans un modèle murin de la maladie de Parkinson. Il s'intègre dans des projets de développement précliniques de nos partenaires.

Bénéfices attendus

Le projet s'intègre dans la phase préclinique du développement de candidats médicaments pour cette maladie incurable. En cas de résultats positifs, le développement du ou des candidats médicaments pourra se poursuivre.

Procédures

L'ensemble des animaux de ce projet subiront la procédure décrite: une chirurgie stéréotaxique (50 minutes), sous anesthésie générale et une analgésie systémique. Leur état clinique sera surveillé pendant cinq jours post-opératoire pour détecter un effet indésirable ou des signes de souffrance. La procédure inclue des traitements chroniques (deux fois par jour maximum, d'une durée de 30 secondes maximum) par gavage ou injections sous-cutanées ou intra-nasale ou intra-péritonéales. Les fonctions motrices seront évaluées avec des tests de coordination motrice (3 différents tests par 3 sessions de 1minute maximum espacées de 10 min). Ces tests seront rapides (maximum 5 minutes par jour). Les animaux subiront un prélèvement intra-cardiaque sous anesthésie profonde.

Impact sur les animaux

Les animaux subiront une chirurgie stéréotaxique pouvant causer de la souffrance post-opératoire. Les traitements quotidiens des souris (par gavage, par injections sous-cutanées, intra-nasales ou intra-péritonéales) peuvent induire un stress, particulièrement lors des premières administrations. Les tests de motricités peuvent également induire un stress chez les souris puisqu'elles seront placées dans des environnements inhabituels.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de collecter des tissus pour des échantillons biologiques au plus tard 6 semaines après la chirurgie.

Remplacement

Les rongeurs sont un excellent modèle pour l'analyse comportementale (mesures des performances cognitives, de l'humeur et sensorimotrices) pour analyser les mécanismes physiopathologiques à la base de maladies neurodégénératives humaines, en l'occurrence la maladie de Parkinson. Les processus pathophysiologiques de cette pathologie impliquent l'interaction de plusieurs types cellulaires (neurones et cellules gliales) dans différentes structures cérébrales (striatum, substance noire). Ce degré de complexité ne peut être atteint qu’avec un modèle animal.

Réduction

Le nombre de souris (n par groupe) a été optimisé pour assurer l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Ceci permet donc de réduire le nombre d'animaux nécessaire et d'optimiser l'utilisation de chaque souris. La motricité fine des souris sera évaluée, des études publiées dans la littérature scientifique suggèrent qu'un nombre de 12 souris par groupe est nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Ainsi, pour ce projet, nous travaillerons avec n=12 souris par groupe pour détecter d’éventuels effets significatifs de candidats médicaments dans modèle animal de la maladie de Parkinson.

Raffinement

Le raffinement sera basé sur : (i) la présence d’objets d'enrichissement (papiers pour nids, tunnel en carton), (ii) des approches d'analgésies avant, pendant et après l'opération, (iii) et le contrôle strict des besoins physiologiques des animaux (température corporelle) pendant et après l'opération (pour assurer un rétablissement rapide). Les animaux seront hébergés par deux au minimum (5 au maximum), en cages ventilées, avec accès ad libitum à l'eau et à la nourriture. La souffrance des animaux sera limitée au maximum grâce à la recherche quotidienne de signes indicateurs de souffrances. Le projet a défini des points limites. Si des signes de souffrances sont détectés, le responsable de l’étude sera informé, et un analgésique sera administré. Dans le cas où le traitement analgésique se révèlerait être inefficace, l’animal sera mis à mort. Si un point limite est atteint, durant l'étude, les souris seront euthanasiées en utilisant les méthodes d’euthanasie autorisées.

Choix des espèces

La souris possède un système cérébral complexe, qui présente des similitudes avec le système nerveux humain. D'après la littérature et l'expérience du personnel du laboratoire, ce modèle d’étude est reproductible et pertinent pour l'étude de la maladie de Parkinson. La souris est donc un modèle approprié permettant la mise en place de protocoles expérimentaux courts, efficaces, simples et reproductibles. Nous avons le matériel chirurgical et les équipements dédiés aux études impliquant des souris.