Procédures sévères
Evaluation de l’effet de différents candidats médicaments sur les lésions pulmonaires induites par l’hyperoxie chez la souris.
- Recherche appliquée
- Troubles respiratoires
400 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent des composés à tester puis sont placées jusqu'à 72 heures dans une cage à 100 % d'oxygène pour provoquer des lésions pulmonaires, avant une mise à mort pour prélèvements. Le porteur indique que les souris pourraient présenter des difficultés respiratoires et un stress lié à ces difficultés. Il affirme qu'avant toute administration à l'homme l'animal constitue un "passage obligatoire" et qu'il n'existe pas de méthode de substitution.
Objectifs
L’oxygène est un élément essentiel pour la survie cellulaire, son administration sous forme gazeuse est une pratique très répandue pour traiter les maladies respiratoires chroniques ainsi que pour soigner les détresses respiratoires aigües et les complications respiratoires post-opératoires dans les services de soins intensifs. Bien que, cette oxygéno-thérapie soit indispensable pour éviter les situations d’hypoxémie (baisse du taux d'oxygène dans le sang) chez les patients, l’apport excessif ou inadéquat en oxygène peut engendrer une situation d’hyperoxie (taux excéssif d'oxygène dans le sang) qui peut affecter les poumons, le système sanguin et le cerveau. Des études sur l’animal ont montré que l’exposition excessive à l’oxygène induit une mort accrue des cellules et un déclenchement d’une réaction inflammatoire dans les poumons. Le but de ce projet est de développer un modèle chez la souris d’hyperoxie entrainante des lésions pulmonaires, pour pouvoir par la suite évaluer le potentiel préventif des candidats médicaments et leur capacité à stopper, diminuer ou traiter ces lésions.
Bénéfices attendus
A long terme, les bénéfices attendus de ce projet sont la découverte de nouveaux médicaments qui pourront protéger les patients des lésions pulmonaires induites par l’hyperoxie principalement dans les services de réanimation et de développer de même des traitements capables de soigner et de minimiser l’impact délétère d’une suroxygénation sur les cellules pulmonaires. Ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes chez l'animal pour pouvoir passer ultérieurement aux premières administrations chez l'homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules. Du fait de la cible thérapeutique, ces composés pourraient avoir aussi une application en médecine vétérinaire.
Procédures
Les animaux seront administrés avec les composés à tester par différentes voies (-2 min par administration). Ils seront placés dans une cage, dont les flux gazeux sont contrôlés (100% Oxygène), pour une durée maximale de 72h. Des prélèvements de sang sur animal vigile pourront être effectués (2 minutes par prélèvement). L'animal sera mis à mort avec anesthésie préalable pour des prélèvements de fluides et de tissus en fin d'expérience.
Impact sur les animaux
Les animaux subiront des administrations des candidats médicaments et des prélèvements de sang qui peuvent être réalisés sur animal vigile ou anesthésié à la suite desquels ils pourront ressentir une douleur équivalente à la piqûre d’une aiguille. Les souris pourraient présenter des difficultés respiratoire dues aux atteintes pulmonaires induites par l’hyperoxie ainsi qu'un stress dû à ces difficultés respiratoires.
Devenir
Euthanasie des animaux pour réaliser des prélèvements d’organe/ fluides corporels à un volume ne permettant pas la survie de l’animal.
Remplacement
Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez le rongeur car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur les dommages pulmonaires induits par une hyperoxie qui peut de même avoir des effets délétères sur tout l’organisme. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, la souris est l’espèce le plus adapté à ce type de modèle d’étude.
Réduction
Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques. Nombre d’animaux minimal et suffisant par groupe pour réaliser une analyse statistique : 10 par groupe. L’analyse statistique sera adaptée au modèle.
Raffinement
Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • le recours à des procédures les moins invasives possibles, • Le suivi d’éventuel signes cliniques, • La détermination des points limites, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse, • La familiarisation des animaux aux procédures expérimentales.
Choix des espèces
La souris est l'une des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour évaluer les effets bénéfiques d'un produit sur la protection ou le traitement des lésions pulmonaires induites par une hyperoxie. Les animaux adultes seront utilisés. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.
Régulation de l’évitement comportemental dans l’hippocampe
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
704 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont quatre cents dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et trois cents en gravité modérée. Génétiquement modifiées, elles reçoivent des injections, une à deux chirurgies stéréotaxiques du cerveau et un test d'évitement de place répété cinq jours, avant mise à mort pour analyse des organes. L'objet est fondamental, identifier les circuits de l'hippocampe qui commandent l'évitement, le porteur reliant ce comportement au stress post-traumatique et espérant à terme des cibles thérapeutiques. Il affirme qu'il est "impossible de remplacer l'animal vivant" pour étudier ce comportement.
Objectifs
Ce projet a pour objectif général d’identifier les circuits neuronaux impliqués dans l’évitement de place chez la souris. Ce projet se focalisera sur les neurones de l’hippocampe qui jouent un rôle clef dans la navigation spatiale et les comportements de défense. Or, aucune étude à ce jour n’a cherché à comprendre comment l’hippocampe contrôle l’évitement de place chez la souris. Ce projet nécessitera ainsi l'utilisation de différentes lignées de souris transgéniques permettant la manipulation et enregistrement de l’activité au sein de ce circuit.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à identifier comment les souris apprennent à éviter un lieu dangereux et à cesser d’éviter un lieu qui ne l’est plus. Ce phénomène, autrement appelé persistance d’évitement est couramment observé dans le syndrôme de stress post traumatique. Cet évitement comportemental et cognitif excessif limite l’efficacité de la thérapie comportementale. Comprendre son corrélat neuronal pourrait donc permettre d’identifier des cibles thérapeutiques pour le traitement de l’évitement persistant chez les patients atteints de stress post-traumatique.
Procédures
Ce projet s’étalera sur 5 ans et impliquera 6 procédures expérimentales. Les procédures comprennent toutes les injections intra-péritonéales (3 injections sur la vie de l'animal, quelques secondes), la chirurgie stéréotaxique (1 à 2 chirurgies d'une heure chacune), le comportement (5 jours, 30 min par jour) et la mise à mort (quelques secondes) pour collecter les organes pour analyse ultérieure.
Impact sur les animaux
Le comportement d’évitement de place, les injections intrapéritonéales, les approches de chirurgie stéréotaxique, et la mise a mort engendrent des douleurs et stress modéré. L'isolement engendre de l'inconfort modéré.
Devenir
Notre étude nécessite de mettre à mort les animaux pour récupérer les organes que nous étudierons notamment par histologie.
Remplacement
Il est impossible de remplacer l’animal vivant pour l’étude du comportement d’évitement. La souris représente un modèle de choix pour notre projet par la possibilité d’étudier des individus génétiquement modifiés et dont la physiologie générale est suffisamment proche de celle de l’être humain pour que les informations obtenues soient pertinentes sur un plan médical.
Réduction
Nous prévoyons d’utiliser un maximum de 704 souris adultes (mâles et femelles) sur un période de 5 ans. Nous avons optimisé les protocoles afin de réduire au maximum le nombre de souris utilisées en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux. Les animaux mâles et femelles seront utilisés pour toutes les expériences. L'analyse des données se fera avec des analyses statistiques en tenant compte du sexe car dans de nombreux cas le niveau basal dans les tâches comportementales est différent. Ceci nous permettra d'utiliser toutes les souris générées.
Raffinement
Enfin, en vue du raffinement des procédures, un soin particulier est apporté aux questions relatives au bien-être animal. Le manque d’interactions sociales pour les expériences ou les souris sont stabulées individuellement est compensé par un enrichissement des cages avec des cylindres de coton permettant de stimuler l’activité naturelle, diminuer le stress et faciliter la thermorégulation. En outre, les cages, transparentes, sont proches les unes des autres afin que chaque animal puisse avoir un contact visuel avec ses congénères. Avant chaque procédure expérimentale, les animaux sont manipulés fréquemment afin de les habituer aux expérimentateurs et réduire ainsi leur stress. Enfin, pour les procédures impliquant une neurochirurgie, un protocole d’anesthésie et d’analgésie péri- opératoire est en place afin de garantir la bonne prise en charge de nos animaux. La santé des animaux sera surveillée tout au long de l'expérience et évaluée grâce à une grille codifiant le niveau de bien être et des points limites adaptés. Cela nous permettra d'intervenir immédiatement et de manière appropriée si un premier signe de souffrance est détecté.
Choix des espèces
L’évitement est un comportement extrêmement important pour la survie et est donc conservé chez les mammifères. Par ailleurs, ce projet requiert l’étude fine de populations de neurones accessibles uniquement via des modèles murins transgéniques. Les souris se reproduisent rapidement (une portée par mois) et leur système nerveux atteint son développement adulte en 12 semaines. Ainsi, la souris adulte représente un modèle de choix pour étudier les mécanismes neuronaux qui contrôlent le comportement d’évitement.
Développement d’une méthode d’observation du système glymphatique/lymphatique par imageries in-vivo.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
50 souris vont être utilisées et toutes tuées à l'issue, vingt sous anesthésie sans réveil et trente dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une chirurgie crânienne puis une injection d'agent de contraste après ouverture de la dure-mère, avec des séances d'imagerie sous anesthésie, pour mettre au point une méthode d'observation de la circulation du liquide céphalorachidien. Le porteur indique que cette injection peut provoquer une hypotension intracrânienne avec troubles visuels, auditifs et vertiges, et que les animaux ayant reçu l'agent de contraste ne peuvent être réutilisés. Sur le remplacement, il reconnaît caler une partie des réglages d'imagerie sur des tubes de solution, mais conclut à l'impossibilité d'éviter le recours aux souris.
Objectifs
Le liquide céphalo-rachidien (LCR) correspond au liquide présent autour et dans le cerveau et la moelle épinière. Ces rôles dans le cas du cerveau sont multiples. L’un d’eux consiste à l’évacuation des déchets cérébraux gâce à la circulation du LCR dans le cerveau, décrit comme le système glymphatique/lymphatique. Depuis environ 10 ans, avec l’émergence de nouvelles méthodes d’observation utilisant l’imagerie par résonance magnétique (IRM) ou le microscope bi-photons, ce rôle du LCR se révèle être impactée dans le développement de différentes neuropathologies (Alzheimer, SEP, AVC, Parkinson, traumatisme cérébral …), par des perturbations du sommeil et le vieillissement cérébral. Il représente donc un biomarqueur important et surtout une potentielle cible thérapeutique. Dans ce contexte, la nécessité de développer les outils in-vivo pour l’observation de ce système est important pour donner accès à cette nouvelle cible au fort potentiel et pour comprendre les mécanismes de neuropathologies.
Bénéfices attendus
A l’issue de ce projet, nous disposerons d'un nouvel outil pour observer les perturbations du système glymphatique/lymphatique représentant un biomarqueur important dans l’évolution des pathologies neurologiques permettant une meilleure compréhension des mécanismes sous-jacents à leur développement et une cible potentielle pour de nouveaux traitements.
Procédures
Procédure 1 : Les animaux seront soumis à : deux examens en imagerie sous anesthésie d'une durée maximum de 1h et une injection (1 min) précédée par une chirurgie (environ 20 min) Procédure 2: un examen en imagerie sous anesthésie d'une durée d'une heure et une injection (1 min) précédée par une chirurgie (environ 25 min)
Impact sur les animaux
L’anesthésie entraîne une hypothermie, une dépression respiratoire et cardiovasculaire. L’injection nécessite une ouverture de la dure-mère assurant l'étancheité du cerveau, pouvant induire une hypotension intracrânienne source de différents troubles : visuels, auditifs, vertiges, …
Devenir
Les animaux ayant reçu un agent de contraste, ne pourront être réutilisés dans un autre projet. Pour cette raison, ils seront mis à mort à la fin de chaque procédure.
Remplacement
Cette étude ayant pour but de développer des méthodes d’exploration du système glymphatique/lymphatique correspondant à la circulation du liquide céphalo-rachidien, nous ne pouvons éviter l’utilisation d’animaux. Toutefois, une partie des mises au point des paramètres des imageurs se feront sur des tubes de solutions d’agent de contraste à différentes concentrations.
Réduction
Nous avons estimé le nombre minimum d’animaux nécessaire à cette mise au point intégrant le risque d'une mauvaise injection de l’agent de contraste. Ce projet représente une étude pilote aux projets à venir nécessitant l’observation de ce système. Nous utiliserons autant que possible des animaux de réforme non déclarés dans une demande d’autorisation. Le choix de l’usage de techniques d’imagerie in-vivo permet de réduire le nombre d’animaux par la possibilité de suivre dans le temps chez un même animal, l’évolution temporelle du liquide céphalo-rachidien.
Raffinement
Les animaux seront anesthésiés durant les examens en imagerie et l'injection intrathécale. Une période d'acclimatation d'une semaine sera respectée lors de leur arrivée dans notre animalerie où ils seront hébergés en groupe dans un milieu enrichi (tunnel, élément pour nidification, baton à ronger). Des points limites ont été définis et adaptés par procédure.
Choix des espèces
La souris étant le modèle de prédilection dans la majorité des neuro-pathologies, nous réaliserons cette étude sur cette espèce à un stade adulte, correspondant au stade des animaux utilisés dans les études de maladies neurodégénératives.
Modèles de diarrhée induite par Escherichia coli chez le veau non ruminant
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
630 veaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, la plupart tués à l'issue, une centaine étant retournés à l'élevage ou placés. On les infecte volontairement avec des souches d'Escherichia coli pour reproduire des diarrhées, y compris chez des nouveau-nés de zéro à quatre jours, puis on suit la maladie par prélèvements de sang et de fèces. Le porteur reconnaît que la colibacillose est sévère chez le jeune veau et que les animaux atteignant les points limites sont euthanasiés, tout comme ceux ayant reçu un médicament non autorisé. Il présente l'usage du veau, l'espèce cible, comme "requis" par la législation européenne sur les médicaments vétérinaires.
Objectifs
Le projet comporte plusieurs objectif: 1. Le développement des modèles. La colibacillose chez le veau peut être due à plusieurs types de E. coli et ne s'exprime pas de la même manière, selon l'âge du veau et le type de souche. Les modèles suivants seront développés: colibacillose du veau de 0 à 4 jours due à une souche entértoxinogène ; colibacillose du veau de 1 à 4 semaines due à une souche sécrétant une shigatoxine ; colibacillose paralysante du veau de 1 à 4 semaines due à une souche CS31A.
Bénéfices attendus
Ce projet permet la mise au point de médicaments dans le cadre de la réglementation européenne.
Procédures
- Examens cliniques quotidiens - Administration de traitements - Prélèvements de sang pour analyse hémato-biochimique, sérologie... Le volume prélevé sera adapté à l'âge et au poids de l'animal dans la limite de 7,5% du volume circulatoire par semaine, 10% sur deux semaines et 15% sur un mois. - Prélèvements de fecès pour numération bactérienne. Environ 40 ml par jour pendant les jours suivant l'inoculation.
Impact sur les animaux
La pathologie est sévère sur les jeunes veaux. Le projet provoquera donc une soufrance dont la sévérité sera contrôlée au mieux par l'application de points limites.
Devenir
Sont gardés en vie et retournés dans le circuit d'élevage (avec traitement préalable éventuel): - Animaux ayant complété la procédure (hors autopsies) et n'ayant pas atteint les points limites. - Animaux exclus en cours d'étude n'ayant pas atteint les points limites. - Animaux n'ayant pas reçu un produit vétérinaire en développement. Sont gardés en vie et adoptés (avec traitement préalable éventuel et engagement de l'acquérant de ne pas retourner l'animal dans le circuit commercial): - Animaux ayant reçu un produit en développement mais qui peuvent être placés avec autorisation des DDPP concernés. Sont euthanasiés: - Les animaux atteignant les points limites au cours de la procédure - Les animaux pour lequel des prélèvements ou examens nécessitant leur euthanasie sont nécessaires (prélèvements pulmonaires, anatomie pathologique pulmonaire par exemple) - Les animaux ayant reçu un produit vétérinaire non autorisé sur le marché (le produit testé en général) et pour lequel une adoption n'est pas possible.
Remplacement
Le remplacement d'animaux pour l'évaluation de l'efficacité de produits pharmaceutiques n'est pas possible. L'utilisation de l'espèce cible du médicament (le veau) pour l'évaluation de l'efficacité d'un médicament est requis par la législation.
Réduction
La mise au point des modèles nécessaires à l'évaluation de l'efficacité de produits pharmaceutiques doit aboutir à des modèles reproductibles et dont les caractéristiques sont bien déterminées. Il s'agit d'une nécessité permettant de réaliser des calculs d'effectifs fiables et déviter l'echec d'étude d'efficacité parce que la variabilité n'est pas maîtrisée (modèles pas assez ou trop sévères) ou parce que le nombre d'animaux est insuffisant.
Raffinement
Contrôle possible de la sévérité du modèle lorsque la démonstration d'efficacité d'un produit ne nécessite pas un modèle trop sévère. Application des points limites.
Choix des espèces
La législation européenne sur les médicaments vétérinaires impose l'utilisation d'animaux de l'espèce cible du médicament pour la démonstration de leur efficacité. Par ailleurs, la pathogénie de la colibacillose du veau impose l'utilisation d'animaux très jeunes (expression d'un récepteur pour l'attache de la bactérie pathogène sur la paroi intestinale uniquement dans les premières heures de vie de l'animal par exemple). Les colibacilloses du veau sont des pathologies dont l'incidence est liée à l'âge des animaux est l'utilisation de ce type de modèle doit obligatoirement respecter ces âges : colibacillose du veau de 0 à 4 jours due à une souche entértoxinogène ; colibacillose du veau de 1 à 4 semaines due à une souche sécrétant une shigatoxine ; colibacillose paralysante du veau de 1 à 4 semaines due à une souche CS31A.
Mise en place et description de 3 modèles de cancers étendus au péritoine pour évaluer l’intéret de traitements immunomodulateurs : étude expérimentale chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
225 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent, éveillées, une injection de cellules tumorales dans l'abdomen, puis on laisse la carcinose péritonéale se développer, ce qui peut provoquer douleurs, ascite et cachexie, jusqu'à la mise à mort. L'objet du projet est de créer trois modèles de cancer du péritoine destinés à tester ensuite des traitements, le bénéfice pour la médecine humaine restant à ce stade la seule production de ces modèles. Sur le remplacement, le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit l'interaction entre la tumeur et son environnement et retient la souris qui "mime la clinique humaine".
Objectifs
Mettre en place, chez la souris, des modèles de cancer envahissant l'abdomen (carcinose péritonéale, venant d'un cancer du colon ou cancer de l'estomac) pour permettre dans un second temps de tester l'intéret de potentiels traitements ayant la possibilité d’être utilisés rapidement chez l’homme pour une transition clinique. Le projet vise aussi à une meilleure compréhension du mécanisme d’action et de l’effet du traitement sur la tumeur.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont l’obtention de données permettant de développer de nouvelles thérapies pour la médecine humaine et vétérinaire. Plus précisément, les questions explorées et les apports pour la connaissance scientifique sont les suivantes : Création de nouveaux modèles animaux pour tester des médicaments dans le traitement des cancers du péritoine (carcinose)
Procédures
Les gestes techniques sont seulement l’injection dans l’abdomen de cellules tumorales sur animal éveillé, qui aura lieu une fois, avec des aiguilles de petite taille, durant au maximum 30 secondes. les souris seront manipulées pour effectuer les pesées 2 fois par semaine, geste durant environ 30 secondes.
Impact sur les animaux
Les nuisances pour l’animal sont en lien avec : - L’injection dans l’abdomen de cellules tumorales sur animal éveillé, qui aura lieu une fois. - la croissance de la tumeur dans le peritoine, qui peut provoquer des douleurs, qui seront calmées par des antalgiques si ce sont des douleurs aigues, et amenant à la mise à mort de l’animal si elles ne sont pas calmées par les antidouleurs ou si elles deviennent chroniques. - la croissance de la tumeur dans le peritoine peut provoquer de l’ascite (eau dans le ventre), qui peut être inconfortable et cacher une perte de poids. En cas de douleur non calmée par les antidouleurs, de prise de poids importante ou de poids stable mais avec des signes de perte de muscle (cachexie), les souris seront mises à mort.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour permettre d’observer la progression de la tumeur dans l’abdomen/péritoine. Les tumeurs seront aussi analysées au microscope (histologie) et avec d’autres méthodes d’analyses du système immunitaire
Remplacement
A ce jour, il n'existe aucun modèle de carcinose péritonéale mimant correctement l’intéraction entre la tumeur et son environement (très variable dans la carcinose, en contact avec de nombreux organes, avec intéraction avec les système immunitaire mature), in vitro ou de modélisations informatiques ou autres modèles alternatifs susceptibles de répondre à notre objectif de travail. C'est pourquoi, nous utiliserons, comme modèle animal, la souris qui mime la clinique humaine.
Réduction
Le modèle choisi a une variabilité relativement faible par rapport aux autres modèles existants. Cela permet de limiter le nombre d'animaux par groupe. Les expériences seront accomplies dans un ordre et regroupées pour permettre de limiter la nécessité de réaliser des groupes contrôles pour chaque question scientifique. Tous les animaux seront utilisés à la fois pour une analyse des paramètres cliniques mais aussi pour les analyses biologiques/histologiques, permettant de ne pas avoir à reproduire les expériences pour le simple fait de récupérer des résultats biologiques/histologiques. Il n’est pas attendu de décès pendant l’injection des cellules tumorales ni pendant le suivi qui nécessiterait d’augmenter ce nombre. Si un modèle n’a finalement pas des caractéristiques satisfaisantes (pas de prise des cellules, progression trop rapide ne permettant pas de commencer les traitements, etc), il ne sera pas utilisé par la suite pour tester l’intérêt des traitements.
Raffinement
Le milieu est enrichi avec des lanières de papier, morceau de bois, maison. Les animaux sont surveillés 3 fois par semaine par les expérimentateurs (puis tous les jours quand la maladie sera avancée) afin d’évaluer la non atteinte des points limites et la recherche de signes de douleur. Dans le cas où un de ces points limites est atteint, nous agirons en première intention pour mettre un terme à cette gène (par exemple antidouleur). Si cela ne suffisait pas nous mettrons à mort la souris afin de réduire la souffrance. Des croquettes mouillées et de l’eau gélifiée seront utilisés en cas de difficultés à se déplacer de la part d’une des souris de la cage ou en cas suspicion de début de cachexie. Les animaux seront pesés 2 fois par semaine pour le suivi et la détection de l’ascite.
Choix des espèces
Les modèles de carcinose péritonéale chez la souris miment bien la clinique humaine. Nous utiliserons des souris adultes de plus de 8 semaines afin de mimer une pathologie qui touche plutôt l’adulte chez l’homme. Les souris auront environ 8-9 semaines (stade adulte) au début des expériences et au plus environ 15 semaines à la fin des expériences.
Caractérisation physiologique de modèles murins d’une ataxie cérébelleuse récessive.
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
490 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère. Génétiquement modifiées pour reproduire une ataxie cérébelleuse humaine, elles subissent un génotypage, des tests comportementaux dont un passage en bassin de nage et une injection d'un agent pharmacologique, le porteur mentionnant les autres tests sans les détailler. Il indique que la procédure sévère peut déclencher une courte phase d'épilepsie et affirme qu'aucun effet nuisible n'en a été observé lors des expériences précédentes. Sur le remplacement, il reconnaît recourir à des cultures cellulaires mais conclut qu'elles ne peuvent "en aucun cas" remplacer l'appréciation du phénotype comportemental des souris.
Objectifs
Ce projet vise à étudier une ataxie cérébelleuse d’origine génétique qui se manifeste chez les patients par une ataxie cérébelleuse avec une évolution lente et progressive pouvant être associée à une intolérance à l’exercice, un retard mental faible à modéré, des crises d’épilepsie et des pseudo-épisodes vasculaires cérébraux. L’objectif de ce projet est de comprendre les processus pathologiques de cette ataxie cérébelleuse en étudiant le phénotype de deux modèles de souris génétiquement différents. • Le premier possède une délétion totale du gène responsable de la maladie et développe une forme modérée de la maladie. • Le deuxième possède une mutation ponctuelle retrouvée chez un patient qui est censée reproduire la forme la plus symptomatique de la maladie. Nous obtiendrons ainsi de bons modèles capables de reproduire les différentes atteintes cliniques rencontrées chez les patients. Si le deuxième modèle reproduit la forme la plus symptomatique, avec la présence non seulement des signes cliniques mais aussi des lésions histologiques, ce nouveau modèle remplacera le premier modèle.
Bénéfices attendus
Bénéfices attendus : - A court terme, ce projet spécifiquement consacré à l’étude d’une ataxie cérébelleuse récessive, permettra tout d’abord de valider et d’approfondir le phénotype identifié dans le modèle avec délétion totale du gène, ainsi que celui du nouveau modèle avec la mutation ponctuelle. - A moyen terme, l’ensemble des expériences réalisées sur ces deux modèles murins permettront d’obtenir une vision intégrée et globale du fonctionnement du gène responsable et de la physiopathologie de cette ataxie. Elles permettront de mettre en place des essais pré-cliniques afin de tester l’efficacité d’agents pharmacologiques sur le modèle le plus pertinent. - A plus long terme, une bonne compréhension de la physiopathologie de cette ataxie et l’identification de solutions thérapeutiques efficaces permettront le transfert de ces données vers la clinique pour une meilleure prise en charge et prévention de la maladie.
Procédures
Ce projet comprend : -Une étape d’identification et génotypage des animaux qui aura lieu une fois entre l’âge de 2 et 3 semaines. -Une étape incluant des tests comportementaux sera réalisée sur les animaux vigiles. La durée de ces tests est comprise entre 30 secondes et 5 minutes. -Une étape d’administration ponctuelle d’un agent pharmacologique sera pratiquée chez les animaux vigiles après une unique injection intraveineuse.
Impact sur les animaux
-Procédure avec degré de gravité légère : Pas d’effet indésirable. -Procédure avec degré de gravité modérée : Animaux peuvent avoir une fatigue musculaire de courte période, seront mouillées après passage dans un bassin de nage à 27°C. Pourront avoir un stress lié aux tests comportementaux. -Procédure avec degré de gravité sévère : Une courte phase d’épilepsie possible. Aucun effet nuisible de cette phase épileptique n’a été observé lors de nos précédentes expérimentations. La sévérité dépendra de l’intensité de la phase d’épilepsie
Devenir
Dans ce projet, les animaux qui seront étudiés à différents âges seront replacés dans leur cage entre chaque série de tests car il s’agit d’un suivi longitudinal sur un même lot d’animaux. A la toute fin des études, les animaux seront mis à mort pour prelevements de tissus.
Remplacement
L’utilisation de cultures cellulaires primaires, nous permet de tester différentes hypothèses en réduisant le nombre d’animaux requis pour la caractérisation des deux modèles. Le nombre de souris proposé dans les différentes procédures tient compte de ce remplacement. En aucun cas, l’utilisation de modèles cellulaires ne peut remplacer en totalité l’utilisation d’animaux contenus dans les différentes procédures. L’information apportée par les modèles cellulaires ne permet pas d’apprécier le phénotype général, comportemental des souris.
Réduction
Toutes les procédures sont conçues pour diminuer le nombre d’animaux utilisés, tout en tenant compte du nombre minimum nécessaire pour appliquer les tests statistiques adaptés. Les travaux de notre équipe et les données préliminaires nous permettent d’estimer le nombre de souris pour avoir une valeur statistique suffisante (20 souris par condition pour les tests de comportement et 10 souris par condition pour les analyses biochimiques et histologiques). Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux, autant que possible, nous effectuerons une étude sur un même lot d’animaux à différents âges et les mêmes animaux seront utilisés pour réaliser les analyses fonctionnelles, histologiques, moléculaires et biochimiques.
Raffinement
Les animaux seront maintenus dans les conditions standard d’hébergement et l’environnement sera enrichi (igloo polycarbonate, rouleau de cellulose,...). Tout au long de la procédure 1 , un suivi régulier des animaux sera réalisé (une à deux fois par semaine). Il nous permettra de s’assurer du bon vieillissement des animaux au fil des mois. Ce suivi est basé sur la mise en place de points limites et méthodes de prise en charge d’éventuel stress et douleur spécifiques à notre projet. Certains prélèvements impliquent une mise à mort sous anesthésie générale (mélange analgésique/anesthésique) et une fixation des tissus. Enfin, l’étude de la sensibilité à l’épilepsie à un seul âge constitue également un raffinement dans ce projet.
Choix des espèces
Avec 98% d’identité protéique avec l’Homme, la souris est l'espèce de choix pour générer des modèles de maladies humaines. Son anatomie, sa physiologie et la génétique sont bien connues. Les méthodes pour la manipulation génétique de ces animaux sont les plus développées. La nécessité d'utiliser des souris génétiquement modifiée est liée à l'absence de modèle mammifère naturel correspondant à la maladie humaine. Par ailleurs, les premières données de l’étude du modèle murin avec une délétion complète montrent que ce modèle reproduit les caractéristiques pathologiques étudiées dans ce projet mais ne reconstruisent pas tous les aspects de la maladie. C’est pourquoi, le deuxième modèle avec une mutation ponctuelle décrite chez le patient pour induire un spectre clinique plus large. Ce modèle sera étudié pour voir s’il développe plus de traits phénotypiques que le modèle avec délétion. Ceci en vue d’une meilleure compréhension des mécanismes pathologiques de la maladie et meilleure appréciation de l’efficacité d’approches thérapeutiques. Notre étude préalable a été faite sur le modèle avec une délétion complète dans leur ancien environnement et après validation du projet par le comité d’éthique. Cette étude nous a permis de préciser les âges auxquels la validation du phénotype des modèles avec délétion complète (dans son nouvel environnement) et avec une mutation ponctuelle sera faite. Les âges étudiés sont 5, 10, 20, 30, 52 semaines. Seule l’étude de la sensibilité à l’épilepsie sera effectuée à un seul âge, qui dépendra de la chronologie d’apparition du phénotype des souris modèles.
Etude du lien entre mécanique cardiaque et biologie dans un modèle d’insuffisance cardiaque chez la souris (1/2)
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent sous anesthésie une échocardiographie, un prélèvement sanguin puis une ligature chirurgicale de l'artère coronaire sous ventilation mécanique, pour provoquer un infarctus du myocarde, avant euthanasie à sept ou vingt-huit jours et prélèvement du cœur. Le porteur indique que la ligature peut être douloureuse et que la dysfonction cardiaque peut entraîner perte de poids, baisse d'activité et défaillance multiviscérale pouvant conduire au décès. Il conclut qu'aucun modèle in vitro ne rend compte de l'adaptation post-infarctus et que le recours à un cœur battant rend l'animal "indispensable".
Objectifs
L’objectif est d’étudier le rôle et la signalisation des contraintes mécaniques dans l’adaptation du muscle cardiaque post-infarctus. Après un infarctus du myocarde, la zone morte se retrouve « étirée » par les fibres musculaires voisines viables qui tentent de maintenir une pompe cardiaque efficace. Ce signal mécanique atypique, traduit par des récepteurs cellulaires, va permettre la réexpression des molécules impliquées dans le développement cardiaque, et permettre ainsi une réparation tissulaire adaptée. Nos travaux préliminaires sur les cœurs explantés de patients greffés pour défaillance cardiaque d’origine ischémique (absence d'oxygénation) semblent confirmer un lien entre la réaction des cellules microvasculaires du cœur aux déformations mécaniques et la nature de cicatrice. Le modèle expérimental d’infarctus par ligature coronaire chez la souris nous permet d’établir une corrélation entre observations histologiques, stress mécanique et fonction cardiaque mesurée par échographie, à la fois en cas d’évolution favorable et néfaste. Nous pouvons ainsi coupler le comportement mécanique des parois cardiaques par imagerie non invasive sur un animal vivant, avec une analyse biologie et moléculaire à l’échelle cellulaire, afin de prédire la survenue d’une insuffisance cardiaque et l’impact de certaines thérapeutiques.
Bénéfices attendus
La compréhension des processus biologiques impliqués dans le remodelage du ventricule gauche après infarctus permettra de prédire, par méthode non invasive, l’apparition d’une dysfonction myocardique en se basant sur l'analyse des contraintes mécaniques autour de la zone de l'infarctus. Nous pourrons alors envisager les options thérapeutiques adaptées pour prévenir ou contrôler la progression de l’insuffisance cardiaque causée par un infarctus.
Procédures
Tous les animaux subiront une échocardiographie de départ sous anesthésie générale (10 minutes) pour évaluer la fonction cardiaque initiale. Un prélèvement sanguin sous anesthésie gazeuse (10 secondes) sera effectué, afin de suivre l'évolution des niveaux circulants de biomarqueurs. Enfin, une ligature de l'artère coronaire chirurgicale sera réalisée sous anesthésie générale et analgésie avec ventilation mécanique (30 minutes), afin d'induire un infarctus. Un premier groupe sera euthanasié après nouvelle échocardiographie (sous anesthésie générale) et prélèvement sanguin à J7, un deuxième groupe sera réévalué par échocardiographie (sous anesthésie générale) et prélèvement sanguin à J7 et J28 puis euthanasié.
Impact sur les animaux
La procédure de ligature coronaire chirurgicale peut être douloureuse pour l’animal. La dysfonction cardiaque résultant de l’infarctus peut entraîner dans les jours suivants une perte de poids, une réduction de l’activité ou de la mobilité, un stress, un comportement anormal, une défaillance multiviscérale pouvant conduire au décès. Il existe un risque minime mais possible d’irritation/inflammation de la suture.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés afin d'étudier sur les coeurs la corrélation histologique et moléculaire avec l'analyse mécanique par échographie. Le cœur des animaux sera prélevé pour analyses tissulaires afin d'approfondir les connaissances dans ce domaine.
Remplacement
Aucun modèle in vitro ne permet de rendre compte de la complexité des interactions entre le sang et les tissus, ainsi que les interactions cellulaires et moléculaires impliquées dans l'adaptation ventriculaire post-infarctus. Le recours à un modèle animal est indispensable pour valider in vivo les hypothèses soulevées chez l’homme. De plus, l’étude de la fonction cardiaque nécessite un cœur battant et donc l’utilisation d’animaux vivants. Néanmoins, lorsque celà est possible, nous utiliserons des cellules cardiaques issues du myocarde afin de valider certaines de nos hypothèses in vitro.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux, nous nous sommes basés sur des études préalablement publiées dans la littérature ainsi que sur les travaux antérieurs réalisés au sein du laboratoire afin de calculer le nombre minimum nécessaire mais suffisant d’animaux à utiliser pour valider notre hypothèse.
Raffinement
Afin de minimiser le stress des animaux, ceux-ci seront placés en groupe avec des éléments d’enrichissements comme des bâtons à ronger, des éléments permettant la nidification ainsi qu’un accès illimité à la nourriture et l’eau de boisson. Les animaux seront surveillés visuellement quotidiennement. La mise en place de nourriture humidifiée dans la cage, l'hydratation et l'application d'un gel hydratant au niveau des yeux pourront être effectués. Un anti-douleur est administré avant et après l’intervention, et au décours à la demande. Le suivi de la fonction cardiaque par échographie, technique non invasive et indolore, est réalisé sous anesthésie gazeuse. Parallèlement, un suivi clinique des animaux sera effectué quotidiennement jusqu'à J7, puis tous les 2 jours. Nous mettrons pour cela en place une grille de score (comme en clinique) pour suivre l'évolution des animaux. Les critères sont les suivants: perte de poids, apparence, conscience, activité physique, réponse à un stimulus, yeux, respiration. L'apparition de signes importants de douleurs ne pouvant être traités par l'analgésie aura pour conséquence l'euthanasie des animaux.
Choix des espèces
Le modèle d’ischémie myocardique (blocage mécanique de la vascularisation du myocarde) par ligature coronaire chez la souris est un modèle très largement utilisé pour étudier les mécanismes de l’infarctus ainsi que pour tester différentes approches pharmacologiques. L’utilisation de la souris nous permet de cibler les molécules d’intérêt et de détailler les mécanismes étudiés grâce à la disponibilité de souris génétiquement modifiées et d’un large choix de réactifs adaptés. Souris adultes (environ 10-12 semaines). Nous travaillons avec des animaux jeunes mais au développement mature afin d’éviter l’impact du vieillissement
Evaluation de l’effet d’un nouveau traitement sur la douleur dans un modèle d’inflammation aigüe articulaire induite par la carragénine chez le rat.
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
140 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. On leur injecte de la carragénine dans le genou pour déclencher une inflammation articulaire, avant d'administrer des traitements et de mesurer la douleur chaque jour, pour évaluer une nouvelle formulation antidouleur contre la goutte. Le porteur décrit un œdème, une douleur et une perte de mobilité de la patte, ainsi qu'un inconfort lié aux tests de douleur, tous les rats étant euthanasiés pour prélever les pattes. Il affirme qu'aucun procédé in vitro ou in silico ne permet d'évaluer cet effet antalgique.
Objectifs
La goutte est une pathologie articulaire fréquente qui touche plus de 17,5% des personnes âgées de plus de 75 ans. Cette affection est caractérisée par des dépôts de cristaux d’urate de sodium, de pyrophosphate de calcium ou de phosphate de calcium au sein des articulations. Ils peuvent être responsables d’inflammation articulaire aiguë récidivante. Cette inflammation est contrée par la colchicine ; mais celle-ci, utilisée par voie orale et systémique expose à des effets secondaires parfois mortels, en particulier chez des patients avec insuffisance rénale. Ainsi, il existe un réel besoin de traitement local efficace, et rapidement actif sur la douleur, qui est intense au cours d’un accès goutteux. Les études pré-cliniques sont menées principalement pour évaluer la capacité de nouveaux traitements à inhiber l’inflammation et de la destruction des articulations, et non à inhiber les paramètres de la douleur. La douleur est très rarement étudiée dans les modèles animaux d’arthrite, or c’est d’un intérêt clinique majeur pour les patients. Finalement notre objectif est de démontrer : (1) l’intérêt d’évaluer la douleur dans un modèle d’inflammation à la carraghénine, (2) l’intérêt d’une nouvelle formulation innovante utilisant une nouvelle technologie de délivrance de médicament, (3) d’établir l’effet sur la douleur de cette formulation, de la comparer et l’associer à un antalgique local.
Bénéfices attendus
La douleur dégrade très fortement la qualité de vie des patients atteints de maladie goutteuse. Dans cette maladie très inflammatoire qui altère progressivement les articulations, la douleur peut être associée à une inflammation en cours (douleur inflammatoire) ou peut survenir durant la phase chronique de la maladie, en dehors des poussées. La douleur est ressentie de façon variable par les patients au cours de la maladie. Les médicaments anti-inflammatoires sont efficaces sur l’inflammation et la douleur à condition d’être tolérés. Les médicaments actuels voient leur efficacité limitée, faute de pouvoir atteindre une concentration suffisante au sein de l'articulation inflammée. Localement, l'administration simultanée d’une préparation délivrant de façon lente et continue un anti-inflammatoire (M1) et un anesthésique local (M2), serait un progrès significatif dans la prise en charge des malades. Ce projet serait donc susceptible d’apporter la preuve de l’efficacité d’une telle approche sur la goutte et permettrait d’envisager un nouveau traitement efficace sur la douleur pour ces patients difficiles à soigner.
Procédures
Les animaux seront soumis à 2 injections intra-articulaires (Carraghénine, puis traitements) d'une durée de quelques secondes sous anesthésie gazeuse d'une durée de 3 min. Ils seront manipulés tous les jours pendant 3 jours pour les mesures de douleur et de score clinique, cette évaluation dure environ 30 min par rat. Le temps de maintien total des rats dans l'animalerie est de 2 semaines, adaptation et expérimentation incluses, puis les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire pour réaliser des prélevement d'organes et des analyses histologiques.
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à des injections intra-articulaires dans le genou droit qui provoqueront un œdème, une douleur et une perte de mobilité transitoire de la patte injectée. Les tests d'évaluation de la douleur seront responsables d'un inconfort passager pour les rats (isolement pendant environ 15 minutes, stimulation des pattes jusqu'à la détection du seuil de douleur).
Devenir
Tous les animaux (150 rats) seront euthanasiés à l'issue de la procédure. Ceci permettra d'effectuer le prélèvement des pattes postérieures nécessaire à l'étude histologique complémentaire.
Remplacement
Les expériences in vivo dans ce projet sont indispensables car il n’existe pas de procédé in vitro ou in silico pour évaluer d’une part la délivrance de la drogue par un procédé nouveau utilisant des microparticules dans des conditions inflammatoires, d’autre part car l’originalité principale ici consiste à évaluer l’effet antalgique du procédé que nous étudions.
Réduction
Pour la réduction, le nombre d'animaux utilisés sera réduit au maximum afin de permettre des analyses statistiques solides. Le nombre de rats nécessaires pour cette étude de 150. La taille des groupes a été définie sur la base des études antérieures réalisées au laboratoire sur les modèles expérimentaux d'arthrite, y compris le modèle d'AIC. Nous avons également tenu également compte d'une possible perte d'animaux liée à la procédure expérimentale. Une étude préliminaire dans le genou est programmée. Elle constitue un point bloquant, pour ne pas utiliser plus d'animaux que nécessaire. A l'euthanasie, les pattes seront prélevées afin d’obtenir un maximum d’information complémentaires sur l'impact de l’arthrite et son traitement au niveau de l'articulation et limiter ainsi la répétition d'expériences.
Raffinement
Les rats seront hébergés dans des cages en plastique enrichies avec des tunnels et maintenus en groupes de 4 individus minimum afin de respecter leurs besoins sociaux. Une période d’adaptation est respectée avant le début de la procédure pour réduire le stress des animaux lié à leur transport. Des points limites destinés à limiter l'inconfort et la douleur des rats seront mis en place dans chaque expérience et tous les animaux seront pesés et leur comportement surveillé afin de veiller à leur bien-être. L’euthanasie se fera par une méthode réglementaire. Toutes les injections intra-articulaires se font sous anesthésie gazeuse à l’isoflurane. Dès les premiers signes cliniques, des aliments sous forme de granulés seront placés directement dans la cage pour faciliter la prise de nourriture des rats.
Choix des espèces
Le rat a été choisi car c’est le plus petit animal chez qui il est fiable d’injecter des volumes bien définis, de l’ordre de 50 μl (moins devient problématique à préparer et à injecter) dans un site anatomique aussi précis qu’une articulation. Des rats de 250 à 300g seront utilisés, soit environ 6 à 7 semaines. Pour l’évaluation de la douleur posturale, des animaux plus gros ont tendance à s’appuyer avec leur corps et non leurs pattes sur le capteur et on perd donc l’information voulue.
Modèle GVHD : Développement de la maladie du greffon contre l’hôte dans le modèle murin
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Des souris receveuses sont irradiées puis greffées avec des cellules prélevées sur des souris donneuses tuées à cet effet, avant de recevoir des composés par de multiples voies sous anesthésie, pour tester des traitements de la maladie du greffon contre l'hôte. Le porteur décrit une perte de poids, des diarrhées, des lésions cutanées et une déshydratation, des points limites déclenchant la mise à mort, tous les animaux étant euthanasiés pour prélever organes et sang. Il affirme que les co-cultures in vitro ne modélisent pas cette maladie et que le modèle souris est "requis".
Objectifs
L’objectif de ce projet de recherche est d’identifier des composés chimiques ou biologiques pour le développement de nouveaux médicaments dans le traitement de la maladie du greffon contre l’hôte (Graft versus Host Disease, GvHD). La greffe de cellules souches sanguines est un traitement qui est proposé à des patients souffrant de cancers ou maladies du sang (leucémies, lymphomes etc…). Ce traitement consiste à injecter des cellules sanguines provenant d’un donneur sain au patient receveur dont la moelle osseuse a été partiellement ou totalement détruite. Ce transfert de cellules sanguines chez le patient receveur provoque dans 20 à 80 % des cas la maladie dite du greffon contre l’hôte (GVHD). Elle se caractérise par une réaction immunitaire des cellules du donneur envers les tissus du patient receveur. La GVHD se manifeste par deux phases distinctes appelées GVHD aigue et GVHD chronique. Lors de la GVHD aigue, les patients présentent une inflammation des muqueuses intestinales et cutanées. Ces symptômes sont également présents dans la GVHD chronique et sont alors associés à des atteintes au niveau musculaire et pulmonaire. A ce jour, il n’existe aucun traitement de la GVHD. Dans le but de modéliser cette pathologie incurable, des expériences chez le rongeur montrent que l’irradiation sublétale d’une souris recevant de la moelle osseuse provenant d’une souris donneuse provoque une réaction immunitaire caractéristique du développement de la GVHD. Les manifestations chez le rongeur sont très similaires à celles observées chez l’homme et démontrent de la pertinence de ce modèle.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’évaluer l’efficacité de nouveaux médicaments dans le traitement de la maladie du greffon contre l’hôte (Graft Versus Host Disease, GVHD), sur une période allant jusqu’à 3 mois.
Procédures
Les souris receveuses seront irradiées chez l’éleveur si nécessaire, puis recevront une administration IV de cellules de souris donneuses (euthanasiées pour récupération de cellules immunitaires dans la rate et la moelle osseuse) ou de cellules immunitaires humaines. Afin d’évaluer l’efficacité de potentiels traitements, des composés chimiques ou biologiques seront administrés aux animaux par toutes les voies possibles : intranasale et intratrachéale, sous anesthésie générale d’environ une heure; intramusculaire et intradermique sous anesthésie générale d’environ une heure avec analgésie; orale sur animaux vigiles (acte bref d’une minute environ); sous cutanée et intrapéritonéale sur animal anesthésié ou vigile (acte bref d’une minute sur animal vigile, anesthésie d’environ une heure sinon); ou par minipompe ou implant (intraveineux, sous cutanée ou intrapéritonéale) posée lors d’une chirurgie sous anesthésie générale avec analgésie au préalable (chirurgie d’environ 15 minutes, anesthésie d’environ une heure). Les volumes administrés et fréquences d’administration respecteront les recommandations. La phase in vivo pourra durer jusqu’à 3 mois. Les effets de la mise en place de maladie du greffon contre l’hôte (perte de poids, lésions cutanées, diarrhées) seront suivis à l’aide d’une grille de scoring et des points limites adaptés à l’objectif de l’étude ont été mis en place. Des prélèvements de sang ou d’urine pourront être réalisés. Les prélèvements de sang sur animal vigile prendront environ deux minutes. Pour les prélèvements individuels d’urine et/ou de fèces, il pourra être nécessaire d’héberger individuellement les animaux en cages, sans enrichissement (max une heure). En fin de projet, les animaux seront euthanasiés pour récupération des tissus, organes, et du sang.
Impact sur les animaux
Du fait de la mise en place de la maladie du greffon contre l’hôte, les animaux pourront présenter des signes cliniques : perte de poids, douleur en particulier abdominale, diarrhée, déficit de toilettage (yeux collés, poil hérissé), une déshydratation, des dépilations, des déficits moteurs). Dans le cas d’administrations par injections ou dans le cas de prélèvements sanguins, ceux-ci génèreront une douleur limitée à celle d’une piqûre d’aiguille. Dans le cas d’intervention chirurgicale (pose de minipompe, implant), une douleur modérée transitoire pourrait être générée mais sera gérée par un traitement antalgique adéquat.
Devenir
Après la procédure, les animaux seront mis à mort afin de pouvoir procéder à la récupération des organes et de grands volumes de sang, nécessaires pour évaluer l’effet des composés testés.
Remplacement
Les molécules chimiques ou biologiques dont l’efficacité seront évaluées dans ce projet auront été si possible au préalable sélectionnées dans des tests in vitro (toxicité et efficacité cellulaire) afin d’éviter l’administration des composés présentant un mauvais index thérapeutique. Afin d’étudier les mécanismes de réaction immunitaires induite par la greffe allogénique, il existe des systèmes de co culture permettant d’évaluer une réponse immunitaire (production d’interleukine par exemple). Cependant, ces expériences ne permettent pas de modéliser la maladie du greffon contre l’hôte dont les caractéristiques sont multiples et dont l’expression varient dans les différents organes. C’est pour cette raison que l’utilisation de ce modèle murin est requis afin de développer et d’évaluer des nouvelles molécules ou stratégies thérapeutiques pour le traitement de la maladie du greffon contre l’hôte chez l’homme. Ces données sont insuffisantes pour prédire les effets in vivo des molécules. L’efficacité réelle devra donc être vérifiée chez le rongeur.
Réduction
Sur la base des expériences passées dans notre centre, le nombre minimum permettant d’obtenir une puissance statistique suffisante pour conclure a été déterminé : 10 animaux par groupe de receveur seront utilisés. Ce nombre pourra augmenter jusqu’à 15 si nécessaire pour obtenir une puissance statistique différente, compte tenu des analyses ex-vivo prévues et de leur variabilité. Dans le cas où la bioanalyse suite aux prélèvements nécessiterait un volume trop important de fluides, le nombre d’animaux devra être augmenté, jusqu’à au maximum 15 animaux par groupe. Concernant les souris donneuses le cas échéant, il est nécessaire d’inclure entre 1 donneuse pour 2 receveuses et 1 donneuse pour 20 receveuses selon les souches de souris concernées. Dans le cas de prélèvements terminaux à différents points de temps (collecte d’organes/tissus, ex collecte de peau à plusieurs points de temps), un groupe d’animaux devra être inclus pour chaque point de temps.
Raffinement
Les animaux seront pesés tous les jours et un scoring clinique sera effectué pour évaluer la perte de poids, les signes de douleur, les signes digestifs, les signes cutanés, la déshydratation et le comportement des animaux. La grille se scoring sera raffinée suite aux premières études. Dès l’apparition de pertes de poids sur certains animaux, de la nourriture sera placée au fond de toutes les cages ainsi que de la nourriture gélifiée. En cas de déshydratation constatée sur certains animaux, de l’eau gélifiée sera placée au fond de toutes les cages et les animaux concernés seront réhydratés une (déshydratation légère) ou deux fois (déshydratation modérée ou sévère) par jour par voie sous cutanée. Pour évaluer d’une façon sensible l’état de souffrance et établir les points limites, la spécificité des modèles et des procédures est prise en compte. Les expérimentateurs sont formés pour reconnaître ces signes. Un score de 3 dans une catégorie constituera un point limite. Un score total égal à 13 ou supérieur sera un point limite. Les autres points limites concernant l’état général de l’animal sont listés en détail dans la procédure. Dans le cas où l’administration de composé nécessite une chirurgie (implants), une analgésie, un suivi adapté et des mesures post-chirurgicales sont mises en place pour prévenir la souffrance des animaux. Il ne sera possible de réaliser qu’une pose et un retrait d’implant maximum par animal.
Choix des espèces
De nombreuses études ont utilisé et démontré la modélisation de la maladie du greffon contre l’hôte sur les souris Tout comme pour l’espèce humaine, l’irradiation suivi d’une greffe de cellules donneuses induit une réaction immunologique chez la souris receveuse. Les manifestations de la maladie du greffon contre l’hôte sont proches de celles observés chez l’homme : altération du tractus intestinal, lésions cutanées, perte de poids, état général altéré. En raison de la similarité des symptômes présent tant chez l’homme que la souris, les futures études seront entreprises chez la souris. Seuls des animaux sevrés seront utilisés (jeunes adultes et adultes, 6 semaines minimum), tel que référencé dans la littérature. Des animaux mâles et femelles seront utilisés selon le produit à évaluer. Dans la plupart des cas, lorsque le sexe de l’animal n’a pas d’influence, ce seront des femelles qui seront utilisés car elles sont moins bagarreuses. Lorsque des volumes plus importants de sang à prélever seront requis et pour limiter le nombre d’animaux à utiliser, les males pourront être priorisés du fait de leur poids plus important à âge égal.
Évaluation de substances à visée thérapeutique contre la peste et les infections causées par les Yersinia entéropathogènes.
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Maladies infectieuses
- Troubles respiratoires
7 272 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles sont infectées par la peste, sous ses formes bubonique, septicémique et pulmonaire, ou par d'autres Yersinia, puis reçoivent des peptides ou des anticorps à tester, l'infection étant décrite comme fatale pour les témoins non traités. Le porteur définit des points limites déclenchant la mise à mort, tous les animaux étant tués en fin de procédure. Il affirme qu'"aucun modèle non-animal ne peut remplacer l'animal" pour évaluer ces traitements et présente la peste comme une potentielle arme bactériologique.
Objectifs
Face au risque de résistance aux antibiotiques, nous souhaitons tester, en collaboration avec des équipes extérieures les ayant développés, de nouveaux agents thérapeutiques pour lutter contre les Yersinia pathogènes : Y. pestis (l'agent de la peste et potentielle arme bactériologique) et les Yersinia entéropathogènes (Y. pseudotuberculosis, Y. enterocolitica). Dans une première phase ces agents vont être sélectionnés pour leur capacité à tuer les bactéries in vitro. Les meilleurs seront ensuite testés pour leur efficacité thérapeutique chez la souris. La peste sera abordée sous ses trois formes principales : la peste bubonique, septicémique et pulmonaire. Ces infections sont modélisées chez la souris car ces animaux y sont sensibles et développent des formes de ces maladies comparables à celle de l’homme. Les infections par Yersinia entéropathogènes (Y. pseudotuberculosis, Y. enterocolitica) seront modélisées par infection orale chez la souris. Ces nouveaux agents thérapeutiques sont : • des anticorps monoclonaux (de souris ou humains) dirigés contre des antigènes cibles spécifiques des Yersinia, • de nouveaux peptides antimicrobiens. En cas de succès leur potentielle synergie avec des antibiotiques sera testée.
Bénéfices attendus
Les avantages escomptés sont d’identifier de nouveaux agents thérapeutiques efficaces contre la bactérie Yersinia pestis, en particulier contre des souches résistantes à des antibiotiques, ainsi que contre les Yersinia entéropathogènes (Yersinia pseudotuberculosis et Yersinia enterocolitica). Le travail sera fait chez la souris pour qu’ensuite les agents thérapeutiques puissent être développés pour l’homme.
Procédures
Procédure 1 : injection (ip, dose unique) de peptides antimicrobiens à toutes les souris vigiles Procédure 2 : injection (ip, dose unique) de peptides antimicrobiens ou d’anticorps à toutes les souris vigiles, puis prélèvement de sang (
Impact sur les animaux
La nuisance résultera principalement de l’infection, qui sera fatale pour le groupe témoin ne recevant pas de traitement thérapeutique, et aussi si les agents testés échouent à contrôler l’infection. La toxicité possible des agents sera évaluée dans le projet. D’autres nuisances moindres viennent de l’injection des agents testés par voie intrapéritonéale et la prise de sang pour suivi pharmacocinétique.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car les animaux ayant été infectés ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés.
Remplacement
Les tests préliminaires in vitro sur cellules permettront de réduire l’usage des animaux aux agents intéressants : tous les peptides antimicrobiens testés auront montré une capacité à tuer la bactérie in vitro. Les Anticorps auront montré une capacité de blocage de la bactérie in vitro. Leur toxicité aura été évaluée sur des cellules en culture et les agents toxiques ne seront pas testés sur animaux. Toutefois, les infections bactériennes induisent des processus pathologiques complexes impliquant de multiples organes et le système immunitaire dans son ensemble (organes divers, relations entre organes, circulation sanguine et lymphatique, multiples populations cellulaires et mécanismes effecteurs). L'action des agents antibactériens ne se limite donc pas à une action simple sur la bactérie et doit tenir compte de la complexité de la pathologie. C'est pourquoi aucun modèle non-animal ne peut remplacer l'animal pour évaluer des agents thérapeutiques, et des agents à action d’intensité moyenne seront testés.
Réduction
Les procédures seront optimisées : - étude simultanément du plus grand nombre possible de paramètres sur chaque animal, - regroupement des expérimentations de façon à limiter les groupes d'animaux témoins nécessaires. Les groupes (traité, non traité) seront comparés par le test de Student si les valeurs y satisfont (distribution normale, variances égales), sinon par le test non paramétrique de Mann-Whitney. Le test exact de Fisher sera utilisé pour comparer la survie des groupes (naïf, vacciné) exposés à la peste. Des modèles linéaires à effets mixtes pourront être utilisés afin de prendre en compte d'éventuels effets techniques liés à la cage et aux répétitions. Le détail des statistiques est décrit dans les procédures. Le nombre d’animaux indiqué a été obtenu par un calcul de puissance statistique en collaboration avec un biostatisticien, et est basée sur le nombre minimum d'animaux permettant d’obtenir des résultats statistiquement robustes et reproductibles. Les tests préliminaires in vitro permettront de réduire l’usage des animaux aux agents intéressants.
Raffinement
Les souris seront hébergées en groupe, avec une litière appropriée et des matériaux de nidification. Durant les infections, un suivi strict des animaux sera opéré tout au long de l’expérience via une observation régulière pour détecter tout changement physique ou comportemental qui précède généralement les signes cliniques, tels que : poil ébouriffé, yeux sales, comportement prostré. Les animaux présentant un état pathologique (score de 2 pour un paramètre de la grille de score utilisée ou perte de poids supérieure à 20% du poids initial) seront mis à mort. Dès l’apparition des signes cliniques des actions seront mises en place pour limiter la souffrance et la déshydratation : mise à disposition de nourriture Dietgel, réhydratation sous-cutanée (10 ml/kg/heure solution saline chaude SC). Si des animaux atteignent les points limites définis, ils seront mis à mort.
Choix des espèces
Les rongeurs sont des hôtes idéaux pour l'étude de la peste puisqu'ils y sont très sensibles, et sont les principales cibles et réservoirs de la peste dans la nature. La peste se développe chez la souris sous les formes bubonique et pulmonaire avec des cinétiques, signes cliniques et léthalités comparables à celles de la peste humaine. Les souris sont utilisées à l'âge de 7-14 semaines afin d’être représentatifs de l’espèce à l’âge adulte, par souci d’utiliser des animaux comparables tout au long du projet. Les infections par Yersinia pathogènes ne sont pas sensibles à l’âge. Ces indications d'âge sont ± 1 semaine selon les disponibilités du fournisseur.
Impact des infections graves sur la progression de la leucémie aigüe myéloïde et de la maladie hématologique sur les complications infectieuses
- Recherche appliquée
- Cancers
504 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles sont irradiées, greffées avec des cellules leucémiques, rendues septiques par ligature-ponction du caecum, puis traitées par chimiothérapie, avec prélèvements sanguins répétés et biopsies de moelle osseuse, pour étudier l'effet du sepsis sur la leucémie. Le porteur décrit des risques d'infections, d'hémorragies, de thromboses et de douleur, des points limites déclenchant la mise à mort, tous les animaux étant ensuite euthanasiés pour prélèvement d'organes. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit la complexité de la moelle osseuse et du sepsis.
Objectifs
Le sepsis est un syndrome causé par une réponse excessive et inappropriée de l’organisme à une infection. Il peut devenir particulièrement grave et causer le dysfonctionnement de nombreux organes (reins, poumons, cœur, foie...). Le sepsis est la cause la plus importante de mortalité en réanimation, malgré les nombreux progrès de prise en charge réalisés au cours des dernières années. Au cours du sepsis, on observe un changement des cellules qui constituent la surface des vaisseaux (les cellules endothéliales), qui laissent passer plus facilement des substances à travers les vaisseaux et qui modifient leurs fonctions, ainsi que la production d’une grande quantité de molécules potentiellement nocives. Ceci va induire des modifications du système de défense de l’organisme, le système immunitaire, qui est très perturbé après le sepsis et devient incapable de fonctionner correctement. Les leucémies aiguës myéloïdes (LAM) sont un type de cancer du sang. Elles sont causées par la multiplication d'une cellule au sein de la moelle osseuse qui devrait normalement aider à produire des cellules sanguines saines. Cette cellule mutée ne fonctionne plus correctement et ne peut pas produire de cellules sanguines normales. Les LAM peuvent se développer soudainement ou être précédées par des maladies pré-leucémiques. Pendant ces maladies pré-leucémiques, les cellules sanguines commencent à se multiplier de manière anormale avant de se transformer en cellules cancéreuses. La chimiothérapie est le traitement de référence des LAM et si elle est efficace dans la majorité des cas, la résistance à ce traitement et les rechutes sont fréquentes. Dans le développement et la progression de la LAM, l'endroit où les cellules cancéreuses se développent est important. Cet endroit est appelé la niche ostéomédullaire. Le sepsis, par son effet sur les cellules endothéliales et le système immunitaire, perturbe cette niche ostéomédullaire et pourrait ainsi favoriser le développement des cellules cancéreuses. Si le sepsis est une complication très fréquente au cours des LAM, son impact sur l’évolution de cette maladie hématologique n’a jamais été étudié à ce jour. L’objectif principal de nos travaux de recherche est d’étudier le rôle du sepsis sur la niche ostéomédullaire, et donc l’importance des infections graves sur la progression de la LAM ou sur l’évolution d’une maladie pré-leucémique vers une LAM.
Bénéfices attendus
Les infections graves (responsables de sepsis), sont des complications fréquentes de la LAM. L’impact du sepsis sur l’évolution de cette maladie hématologique n’a jamais été étudié à ce jour. La compréhension des mécanismes impliqués permettrait de développer des médicaments ciblant l’interaction entre cellules leucémiques et les tissus impactés par le sepsis. De plus, comprendre l’effet des infections aigues sur les cellules leucémiques, et leur environnement est essentiel dans la compréhension de la LAM et de sa réponse au traitement, et pourrait ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques dans la gestion des patients septiques ayant une LAM.
Procédures
Afin d’étudier le rôle des cellules leucémiques sur les défaillances d’organes observées au cours du sepsis, nous utiliserons 3 modèles murins de cancer du sang. Dans deux de ces modèles, nous induirons la maladie par une seule injection (durée 1 min sur souris éveillée) de cellules cancéreuses dans la veine de la queue de souris préalablement irradiées (étape de quelques minutes, non douloureuse, pendant laquelle l'exposition aux RX permet d'éliminer les cellules de la moelle osseuse et facilitant la prise de greffe des cellules injectées). Le 3ème modèle est un modèle de souris avec une modification génétique dans les cellules à l’origine des cellules du sang, qui n’entraine aucun symptôme mais qui peut évoluer au cours du temps en leucémie. Les 3 modèles, qui ont des délais d’évolution vers une leucémie différents, nous permettrons d’évaluer quand le sepsis exerce le plus d’influence sur la maladie hématologique. Nous induirons alors le sepsis (infection abdominale par chirurgie du tube digestif) dans ces différents modèles (procédure chirurgicale de 10 min sous anesthésie générale et analgésie) en réalisant une ligature et ponction d’une partie du tube digestif au niveau du caecum (partie terminale de l’intestin en forme de sac au départ du gros intestin). Les antibiotiques sont utilisés pour traiter l’infection et le sepsis causés par la procédure, en simulant ce qui est fait chez l’homme. Les antibiotiques seront administrés dans l'abdomen (injection intra-péritonéale, i.p.) 2 fois par jour pendant 72h. L’analgésie sera réalisée en ip 2 fois par jour pour au moins 72 h et l’hydratation sera réalisée en ip 2 fois par jour pour les 3 premiers jours. Un traitement de chimiothérapie sera également administré à certaines souris (injection dans la cavité abdominale, une fois par jour, d'une durée de 15s). Le suivi du développement des pathologies sera réalisé par prélèvement sanguins toutes les 2 semaines (sur souris éveillée, d'une durée de 30s) et par biopsie de la moelle osseuse (à jour 8 et 15 post-sepsis; sous anesthésie et analgésie, durée: 2 min). Nous réaliserons également un suivi par imagerie afin de visualiser comment les cellules leucémiques pénètrent dans les organes et l’interaction entre les cellules leucémiques et les cellules qui bordent les vaisseaux sanguins. Cette procédure se réalise sous anesthésie générale et analgésie et dure 30 min par souris. Elle sera réalisée 1 seule fois.
Impact sur les animaux
La procédure d’irradiation sous-létale des animaux nécessaire pour la transplantation de la leucémie ou de la maladie hématologique pré-leucémique peut rendre les animaux plus susceptibles aux infections, diarrhées et déshydratation. Les souris avec une leucémie ont un risque de diminution de leurs globules blancs ou de leurs plaquettes sanguines et en conséquence, un risque accru d’infections, ainsi que d’hémorragies. Les souris du modèle 3 sont exposées à un risque de thromboses (caillots sanguins) et de saignements. La procédure de ligature et ponction du caecum a pour but de rendre les souris septiques, elle entraine donc une infection et elle peut aussi causer déshydratation, altération de l’état général et douleurs. La chimiothérapie, traitement standard des leucémies, peut causer des diarrhées, de cytopénies (réduction des globules blancs, globules rouges et plaquettes) et sur l’état général des souris (perte de poids, modifications du pelage, réduction de l’activité spontanée etc). Les prélèvements sanguins répétés et les biopsies de moelle osseuse peuvent représenter un risque hémorragique. La biopsie de la moelle osseuse peut aussi causer de la douleur qui se prolonge quelques heures après la procédure. S’agissant d’une procédure chirurgicale, il est possible d’avoir une inflammation au niveau de la suture, ainsi qu’une éventuelle infection avec retard de cicatrisation.
Devenir
Tous les animaux inclus dans ce projet seront euthanasiés à l’issu de chaque procédure et les différents organes liés au système immunitaire seront prélevés pour analyse.
Remplacement
Il n'existe actuellement pas de modèle in vitro pertinent pour l'étude de l’interaction entre sepsis et LAM, ni pour l’étude de la transformation des maladies pré-leucémiques dans un contexte septique. La niche où les cellules leucémiques se forment est caractérisée par un environnement très complexe, au sein duquel différentes cellules interagissent et impactent la survie des cellules leucémiques. Certaines molécules libérées en grande quantité dans le plasma au cours du sepsis agissent sur le développement des cellules leucémiques. De plus, les contraintes mécaniques auxquelles la niche est exposée et les niveaux d’oxygénation différents au sein de la moelle osseuse, ont un impact important sur l’évolution des cellules leucémiques. Pour le moment, nous n’avons pas la capacité de reproduire cette complexité in vitro. D’autre part, la reproduction d’un sepsis in vitro n’est pas possible. Les modifications du système immunitaire et l’invasion des tissus par les acteurs de l’inflammation, ainsi que la défaillance des différents organes pendant un sepsis ne peuvent pas être représentés de façon complète et exhaustive sans le recours à un modèle animal.
Réduction
Afin de réduire au minimum le nombre d’animaux et d’éviter la répétition inutile de procédures expérimentales (prélèvement d’organes et biopsies de la moelle osseuse), plusieurs analyses différentes seront réalisées sur les mêmes animaux. Nous utiliserons des tests statistiques appropriés pour étudier la significativité des résultats obtenus en utilisant le moins d’animaux possible. Si la significativité est rapidement atteinte, une diminution du nombre de souris nécessaires sera donc obtenue.
Raffinement
Les souris auront des conditions d’hébergement adéquates au sein de l’animalerie, avec portoir ventilé et des éléments d’enrichissement adaptés (papier kraft et buchette en bois). Les souris auront accès illimité aux boissons et aux croquettes. Les souris du modèle 3 sont caractérisées par une viscosité sanguine élevée et un risque de thrombose et de souffrance. Pour éviter ces phénomènes, des saignées (prélèvements de sang) suivies par l’injection de sérum physiologique en intrapéritonéal seront réalisées de façon systématique. Les souris seront observées après le traitement par chimiothérapie et réhydratées ou traités par des antidouleurs si nécessaire. Après toutes procédures douloureuses et toutes procédures chirurgicales, une analgésie sera mise en place. Les souris septiques, recevront l’administration d’une antibiothérapie à large spectre après l’induction du sepsis et l’hydratation, ainsi que l’analgésie per et post-procédure. Les souris leucémiques seront surveillées au moins quotidiennement et un suivi clinique sera réalisé au minimum 2 fois par semaine à l’aide d’un score (grille de signes cliniques prenant en compte l’apparence physique, le comportement des animaux, la respiration et l’aspect de la cicatrice), dans les 3 modèles. Les souris seront traitées par antidouleurs si des signes de douleurs sont détectés (comme démangeaisons ou grattage important, déplacement anormal, respiration anormale), réhydratation et avec des antibiotiques. Nous avons défini des points limites faisant office de critères d’arrêt conduisant à l’euthanasie des animaux, lorsqu’ils sont atteints.
Choix des espèces
La souris est un petit mammifère, dont la génétique et le comportement sont parfaitement connus. La souris est aussi l’animal le plus utilisé dans les modèles de leucémie et de sepsis. Les souris sont à l’origine d’un grand nombre de connaissances concernant la réponse immunitaire de l’hôte à l’infection. En effet, elles partagent un grand nombre de similitudes avec l’homme, notamment concernant l’évolution du sepsis et du choc septique, ainsi que de la leucémie. Aussi, la souris et l’homme partagent 99% de leurs gènes. Dans l'ensemble du projet, nous utiliserons des souris adultes car la pathologie étudiée apparaît chez l'Homme adulte.
Rôle des macrophages résidant dans l’altération de la réparation des organes après une septicémie
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
105 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une ligature-ponction du caecum pour déclencher une septicémie, puis la pose d'une pompe osmotique et des échocardiographies sous anesthésie, pour étudier le rôle des cellules immunitaires dans la réparation du cœur et des reins. Le porteur indique une douleur postopératoire, une perte de poids de 10 à 15 % et une baisse d'activité, tous les animaux étant euthanasiés pour prélever les organes. Il affirme que le recours à l'animal est "nécessaire", les modèles in vitro ne reproduisant pas l'interaction entre organes, et n'utilise que des mâles.
Objectifs
Le sepsis est défini comme une infection grave caractérisée par une dysfonction multiple d’organes pouvant conduire au décès du patient. Touchant près de 50 millions de personnes chaque année dans le monde, le sepsis est un problème majeur de santé publique. Lors d’un sepsis, le système immunitaire est complètement déréglé, et conduit les patients à un état d’immunodépression, c’est-à-dire à une incapacité du corps à combattre une infection. Cet état d’immunodépression induit à long terme à de graves dysfonctions d’organes telles qu'une insuffisance cardiaque ou une insuffisance rénale. Notre projet a pour but d’évaluer le rôle des cellules immunitaires dans la réparation rénale et cardiaque après un sepsis. Notre hypothèse est qu’après un sepsis, les cellules immunitaires dans les organes tels que le cœur et les reins, se réorganisent dans le temps et l’espace contribuant à l’installation d'une insuffisance cardiaque et rénale. Moduler l’organisation de ces cellules dans les tissus pourrait alors permettre d’améliorer les défaillances cardiaques et rénales induites par un sepsis.
Bénéfices attendus
La plupart des avancées récentes dans le traitement des infections graves se sont focalisées sur le traitement de la source infectieuse plus que le contrôle de la réponse immunitaire. A l'heure actuelle, on observe un surrisque de maladies cardiovasculaires, d'insuffisance rénale et de cancer chez les patients qui survivent à une infection grave (pneumonie, infection urinaire, infection abdominale). Mieux comprendre le role du systeme immunitaire dans le développement des complications à long terme qui succèdent à l'infection pourrait permettre de dégager de nouvelles thérapeutiques et un meilleur suivi de ces patients.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale de ligature ponction caecale sous anesthésie (durée 10 minutes) suivit 14 jours après d'une deuxième chirurgie pour la pose d'une pompe osmotique sous anesthésie (durée 5 minutes). Ceci est combiné à une échocardiographie sous anesthésie avant les chirurgies et au moment de l’euthanasie de l’animal (3 fois 10 min) ainsi qu'à une mesure de la pression artérielle sur animal vigile chaque jour pendant 5 jours avant la première chirurgie pour habituer l’animal, puis au moment de la deuxième chirurgie et 7 jours, 14 jours et 28 jours après la deuxième chirurgie (9 fois 10 minutes).
Impact sur les animaux
Les procédures chirurgicales s'accompagnent de douleurs au niveau du site opératoire, un traitement antalgique sera administré durant les 24 premières heures à tous les spécimens, possiblement réitéré à plusieurs reprises en cas de persistance de signes d'inconfort. La perte de poids est une complication attendue suite à la chirurgie, celle-ci n'excède pas 10-15% du poids corporel, et régresse en quelques jours. La diminution de l'activité est également attendue et habituelle (composante du comportement maladie) et n'excède pas 5 à 7 jours. Ces affirmations font suite à une étude antérieure réalisée dans notre laboratoire montrant un retour au poids avant chirurgie et un activité normale des animaux entre 5 et 7 jours après ligature et ponction ceacale. L’échocardiographie est réalisée sous anesthésie et n’induit pas de nuisance spécifique. La mesure de la pression artérielle peut induire un stress à l’animal du fait de la contention, ce stress sera atténué par une habituation des animaux à ce type de procédure préalablement à la chirurgie.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés afin de prelever les différents organes à analyser (rate, rein, coeur, moelle osseuse, sang).
Remplacement
Le recours à l'expérimentation animale est nécessaire pour ce projet car il n’existe pour l’heure aucune autre technique que l’expérimentation in vivo pour réaliser les procédures expérimentales prévues dans ce projet. Les modèles in vitro, ex vivo ou in silico ne permetent pas de reproduire actuellement les organes complexes et surtout leur interaction et leur effet sur le corps entier. Le modèle murin a été retenu pour sa proximité avec les situations cliniques humaines, il est régulièrement cité en référence dans les publications relatives à l’insuffisance rénale aigüe et maitrisé par les équipes scientifiques du laboratoire.
Réduction
Grâce à des analyses statistiques, les groupes expérimentaux ont été conçus de façon à réduire à son minimum le nombre d’animaux utilisés. Nous optimiserons nos expériences en réalisant le plus grand nombre possible d'analyses et de prélèvements d’organes sur un même animal.
Raffinement
Les gestes chirurgicaux sont maîtrisés par le personnel de l’étude permettant ainsi une manipulation plus aisée conduisant à un réveil et à une récupération plus rapide en post-opératoire. Pour limiter au maximum les nuisances sur le bien-être des animaux lors des procédures expérimentales, les mesures suivantes seront prises : Injection intrapéritonéale d'anesthésiques; administration systématique d'antalgique par voie intra péritonéale à h6 post-chirurgie pour tous les animaux; surveillance 2 fois/jour pendant les 3 premiers jours après chirurgie et administration à h24, h36, h48 chez les animaux montrant des signes de mal-être voire euthanasiés si le traitement est sans effet au-delà puis surveillances chaque jour par le personnel de l'animalerie pendant toute la durée du protocole.
Choix des espèces
Le modèle murin présente de nombreux avantages pour notre projet de recherches. Outre sa petite taille et son hébergement aisé, le modèle de sepsis comporte de nombreuses similitudes par rapport à un sepsis polymicrobien abdominal chez l’Homme. L'utilisation du modèle murin pour l'étude de la réponse immunologique au sepsis est le modèle le plus couramment utilisé. Par ailleurs, les souris utilisées pour les procédures expérimentales auront le fonds génétique le plus utilisé pour les modèles transgéniques. Nous utiliserons des souris mâles jeunes adultes de 4 à 8 semaines environ afin de permettre une récupération optimale. Le stade de développement des animaux correspond à de jeunes adultes afin de mimer au mieux les conditions de pathologies chez l'Homme. Seuls des mâles seront utilisés dans ce protocole car les femelles présentent une protection relative au sepsis liée aux oestrogènes.