Procédures sévères

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    • Troubles immunitaires
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70 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le protocole vise à créer chez elles un modèle de nécrolyse épidermique toxique, une réaction cutanée grave, par des injections répétées et un transfert de cellules, puis à tester un anticorps. Le porteur indique attendre un œdème cutané puis un décollement de l'épiderme, des atteintes des muqueuses et des conjonctivites, les animaux étant mis à mort dès le décollement, et pratique chaque jour un test de Nikolsky qui consiste à presser la peau pour voir si l'épiderme se détache. Il affirme qu'aucune alternative in vitro ne peut reproduire ce qui se passe dans un "organisme entier" et juge le modèle in vivo "obligatoire".

Objectifs

Les réactions d’allergie médicamenteuse, appelées également toxidermies médicamenteuses, sont des effets secondaires fréquents chez les patients hospitalisés (1‐3%). Il s’agit de réactions de type d’hypersensibilité retardée dues à des lymphocytes T, au cours desquelles la prise de médicament est l’élément déclencheur. Ces réactions allergiques peuvent être de sévérité très variée. Les plus sévères sont connues sous le nom de nécrolyse épidermique toxique . Il s’agit d’une réaction rare (2-4 patients/million d’habitants/an) mais extrêmement sévère, avec décollement et nécrose de la partie supérieure de la peau, parfois sur l’ensemble du corps. Ces réactions sont potentiellement mortelles (~30%) ou entraînent fréquemment de graves séquelles (>50% des patients). Malheureusement il n’existe à ce jour aucun traitement ayant fait preuve de son efficacité dans cette pathologie, et la seule prise en charge consiste à arrêter le traitement responsable et à prendre en charge la cicatrisation des patients dans un centre de grands brûlés. Des études réalisées chez les patients atteinds de toxidérmie sévères ont permis d’identifier un biomarqueur qui est exprimé de façon prédominante sur les cellules immunes responsables de la maladie. Ce biomarqueur constitue une cible de traitement nouvelle et prometteuse. Avant toutefois de passer chez l’homme, des études précliniques chez l’animal sont indispensables. A l’heure actuelle il n’existe pas de modèle de nécrolyse épidermique toxique chez la souris. Aussi ce projet a pour but dans un premier temps de mettre en place un modèle murin susceptible de mimer les atteintes cutanées observées au cours de la maladie, puis dans un 2e temps, de tester l’efficacité d’un anticorps thérapeutique à bloquer ce biomarqueur, ceci afin de prévenir ou retarder l’apparition de symptômes cliniques dans ce modèle.

Bénéfices attendus

1-Développement d’un nouveau modèle expérimental susceptible de mimer la nécrolyse épidermique toxique, et qui pourra par la suite être utilisé pour mieux comprendre le développement de cette affection. 2-Faire la preuve de concept que l'utilisation d’un anticorps thérapeutique permet de bloquer la réponse immune et d’inhiber le développement des symptômes cliniques chez l’animal, ouvrant de nouvelles perspectives pour l’évaluation d’un anticorps similaire (déjà commercialisé) chez les patients atteints d’allergie médicamenteuse.

Procédures

Les animaux seront injectés en vigiles par injections à plusieurs reprises (selon les animaux=1 ou 2 injections tous les 5 jours, soit 3 ou 6 injections au total, durée 30sec). Le transfert des cellules sera fait par injection sur des animaux anesthesiés (1 injection, 40sec). Des tests de Nikolsky (legère pression de la peau avec le doigt) seront réalisés sur les animaux quotidiennement sous anesthésie (30 sec). Les animaux seront pesés 2 fois par semaine en vigile (15sec). Les oreilles des animaux seront egalement mesuré quotidiennement 5jours/7 sous anesthesie (durant 21 jours maximum, durée 30 sec)

Impact sur les animaux

Les anesthésies peuvent entrainer du stress chez les animaux. Les injections générent un stress et une légère douleur. Pour les animaux qui vont developper une réaction mimant les symptômes de la nécrose épidermique toxique avec des atteintes cutanées : on s'attend à ce que les premiers symptômes arrivent entre 7 et 10 jours après le début de la procédure, et a ce que les animaux développent dans un premier temps un léger œdème cutanée (qui sera suivi par l'augmentation de l'épaisseur de l'oreille) ce qui pourra engendrer de l'inconfort, peux être des grattages chez ces animaux. Puis dans un deuxième temps on devrait observer un détachement de l’épiderme par endroit. Celui-ci sera suivi quotidiennement par la réalisation d’un test de Nikolsky sur des animaux anesthesiés (en exerçant avec un doigt une très légère pression / frottement sur la peau afin de voir si l’épiderme se détache). A noter que des atteintes des muqueuses , et des conjonctivites sont possibles ainsi qu’une modification significative de l’activité.

Devenir

tous les animaux seront mis à mort en vue de réaliser des analyses sur la peau. Ces analyses permettront d'analyser les populations de cellules qui infiltrent le tissus et de bien les caractériser afin de valider le modèle et egalement de pouvoir confirmer au niveau cellulaire l'efficacité ou non de l'anticorps d'intérêt.

Remplacement

La finalité du projet est de tester un nouveau traitement susceptible de bloquer la réponse immune et d’inhiber le développement des symptômes cliniques de la nécrolyse épidermique toxique. Le signe clinique clé de la pathologie est le détachement de la membrane basale suite à l’activité cytotoxique de cellules spécifiques qui vont infiltrer le tissus. Il n’est pas possible de mimer cette réponse physiopathologique dans un modèle in vitro et aucune autre alternative ne peux mimer ce qui se passe dans un organisme entier, de ce fait l’utilisation d’un model in vivo est obligatoire pour évaluer ce traitement.

Réduction

L’estimation du nombre d’animaux par groupe est réalisée sur la base de notre expérience ainsi que sur la littérature scientifique. Il a été réduit au maximum sans mettre en péril une interprétation statistique de nos résultats. Aussi, un minimum de 10 animaux par groupe est nécessaire afin de réaliser des analyses statistiques pertinentes et robustes. A noter que la 2e partie de ce projet ne sera réalisée qu'en fonction des résultats obtenus pour le développement du modèle expérimental.

Raffinement

Des mesures seront mises en œuvre afin d’optimiser le bien-être des animaux. A leur arrivée dans l'animalerie, une période d'acclimatation d'une semaine sera respectée avant le début des procédures expérimentales. Les animaux seront maintenus entre 4 et 5 souris par cage, afin de les maintenir au maximum en groupe social. Des points limites bien définis, suffisamment précoces et prédictifs, pour prévenir tout stress et limiter la survenue de symptômes douloureux ont été mis en place. L’observation des animaux sera effectuée 7jours/7 et nous attacherons une grande importance à l'apparence physique externe et aux changements comportementaux de ceux-ci. Dès l’apparition des premiers symptômes cliniques de la nécrolyse épidermique toxique (décollement de l'épiderme), les animaux seront mis à mort.

Choix des espèces

La souris est un modèle très utilisé pour explorer les maladies immunologiques, telles que l’allergie ou l’inflammation cutanée, en raison des nombreux outils qui ont été développés pour caractériser les réponses immunitaires. Cette espèce est également proche de l’homme en ce qui concerne certains marqueurs de la réponse immunologique comme la production de cytokines inflammatoires. Les souris entrent dans les procédures à l’âge de 5-22 semaines, période correspondant à l’âge de maturité du système immunitaire.

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    • Système cardiaque
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650 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ce volet jumeau d'un même protocole multicentrique impose à chaque animal deux chirurgies cardiaques espacées de quatre semaines, des séances d'imagerie sous anesthésie, des courses forcées sur tapis roulant et des prélèvements sanguins, pour caractériser la récupération du cœur après un stress pathologique transitoire. Les bénéfices avancés pour l'Homme restent formulés au conditionnel et à long terme, l'objectif immédiat étant le séquençage des gènes exprimés dans le cœur. Le porteur décrit l'insuffisance cardiaque comme une atteinte de l'"organisme entier" et affirme la "nécessité" du modèle murin.

Objectifs

L'insuffisance cardiaque (IC) se développe suite à l’accumulation d’altérations induites par un stress pathologique comme l’hypertension ou les atteintes des artères coronaires. Ces multiples altérations sont regroupées sous le terme général de remodelage. Les avancées thérapeutiques permettent de ralentir cette progression vers l’IC et parfois de lever le stress cardiaque initial. Cependant de nombreux patients voient leur fonction cardiaque décliner inexorablement ou secondairement. Des études récentes conduites chez l'Homme et chez l’animal ont montré que suite à un stress cardiaque pathologique transitoire, certaines lésions semblent irréversibles d'autres s’estompent constituant un processus de remodelage inverse. L’analyse au niveau moléculaire de ce processus indique qu'il correspond en fait à un nouvel état plutôt qu’à un retour à la normale. Ces données sont cohérentes avec la description clinique d’altérations tardives après une prise en charge efficace dans un premier temps. Ce retentissement à long terme sera probablement de plus en plus fréquent avec le vieillissement de la population. Le projet vise à identifier, in vivo dans un modèle murin, les mécanismes intimes, cellulaires et moléculaires, impliqués dans le remodelage inverse et susceptibles de favoriser une récupération plus complète et durable. Les recherches précliniques sur cette problématique sont à ce jour balbutiantes. Le projet permettra de compléter ces études en profitant des dernières avancées technologiques, de proposer et de tester des stratégies thérapeutiques complémentaires et nouvelles. Sur la base d'un modèle murin bien caractérisé de pathologie cardiaque, adapté pour être transitoire, ces objectifs seront suivis par 1) une caractérisation moléculaire approfondie du cœur en phase de récupération de la pathologie comparée à celle de cœurs sains et malades. Cette approche sans à priori, par séquençage à large échelle des gènes exprimés dans ces différentes conditions permettra de décrire les évènements moléculaires et de générer de nouvelles hypothèses d'intervention. 2) le suivi de la trajectoire du vieillissement, normale ou altérée, après récupération par des explorations physiologiques régulières d’une cohorte d’animaux. 3) la réalisation d’essais précliniques d’interventions (exercice, traitements, thérapie génique) pour favoriser la récupération. Les techniques utilisées seront déployées dans 2 zootechnies disposant d'outils et compétences complémentaires.

Bénéfices attendus

Le projet s'inscrit dans les recherches expérimentales pour l'amélioration future de la prise en charge et du traitement de pathologies humaines et le maintien en bonne santé. Il s'intéresse à une cause majeure de morbi-mortalité dans les pays dits développés, les maladies cardiovasculaires. Il se penche sur un aspect nouveau de l'atteinte cardiaque, les altérations persistantes malgré une prise en charge efficace. A long terme chez l'Homme, la description de cette atteinte et la compréhension de ses mécanismes pourraient permettre de favoriser un vieillissement en meilleure santé et aussi de cibler des mécanismes pathologiques nouveaux lors du traitement. Le projet déploit les dernières avancées technologiques (séquençage haut débit) pour une meilleure description moléculaire des altérations, une évaluation fonctionnelle approfondie et des essais précliniques de test d'interventions thérapeutiques. A plus court terme, la faisabilité d'une mise en place d'un modèle in vitro de fibroblaste activé sera testée. Ce type cellulaire participe de manière importante à l'atération du muscle cardiaque en synthétisant en son sein une matrice rigide responsable de défauts mécaniques et électriques cardiaques. Cette matrice excessive constitue un type de lésion nommée fibrose. Après récupération, cette fibrose persiste et aucun traitement ne cible spécifiquement cette altération, actuellement. L'établissement d'un modèle ex vivo permettrait de diminuer le nombre d'animaux nécessaires pour des études futures de certains mécanismes du remodelage pathologiques ou de criblage de candidat-médicament.

Procédures

La mise en place du modèle expérimental de récupération de la dysfonction cardiaque repose sur la réalisation de 2 interventions chirugicales (d'environ 30 min chacune) : une d'induction de la pathologie puis, 4 semaines après, une de correction. Pour les différents objectifs du projet, les animaux sont soumis à des techniques non invasives d'imagerie sous anesthésie générale : echocardiographie, examen d'environ 10 min utilisé pour le suivi c'est à dire répété à intervalle régulier (max 1fois/semaine) et scanner, examen de 2h réalisé une fois en fin de protocole. Le suivi des animaux sera également mené par des mesures répétées (fréquence de 1 fois/mois) de l'activité physique maximale via une épreuve de course sur tapis roulant avec mesure de la performance (durée de course) confirmée par un marqueur sanguin nécessitant le prélèvement d'une goutte de sang. Pour certains objectifs du projet, incluant une approche préclinique, l'administration de médicaments (quotidienne) ou d'agent de thérapie génique (unique) sera réalisée.

Impact sur les animaux

L’approche expérimentale nécessite 2 interventions chirurgicales. Il faut noter que la 2nde permet de mettre fin au stress cardiaque pathologique qui autrement conduirait à l'insuffisance cardiaque. Les chirurgies comportent toujours un risque, comme chez l'Homme. Elles constituent les sources de douleur (chirurgies et période post-opératoire) mais toutes les mesures d’analgésie nécessaires et validées seront prises pour l'empecher. Pour les modifications pathologiques induites par la première chirurgie, il n’y a pas de symptômes et les lésions s'accumulent progressivement, silencieusement (pas de douleur, pas de retentissement sur l'activité au moins dans les conditions d’hébergement sédentaire des animaux). L'altération de l'état général de l'animal qui pourrait être associée à ce type de pathologie n'est présente qu'à un stade très avancé qui n’est pas l'objet de ce projet. La limitation des atteintes sera mesurée objectivement par les mesures non invasives d’imagerie cardiaque (echocardiographie). Pour les stress, ils sont de bas niveaux (echographie et scanner réalisés sous anesthésie générale gazeuse, course sur tapis roulant), transitoires et limités au besoin scientifique du projet.

Devenir

Toutes les procédures se soldent par l'euthanasie des animaux et le prélèvement des tissus d'intéret. Ils serviront à des analyses des tissus, des cellules, des protéines et de l'expression des gènes. Ainsi, chaque animal utilisé apportera un maximum d'informations pertinentes pour les objectifs scientifiques du projet grâce à des mesures intégrées sur le phénotype (fonction cardiaque, capacité d'exercice) associées à des mesures détaillées de laboratoire.

Remplacement

Le mécanisme du remodelage cardiaque aboutissant à l'insuffisance cardiaque (IC) en réponse à un stress implique tous les types cellulaires constitutifs du tissu mais aussi le recrutement de cellules, en particulier inflammatoires et l’interaction avec d’autres organes (rein, système nerveux, …). L’IC est donc une pathologie touchant tout l’organisme rendant indispensable une approche in vivo. De manière analogue, le remodelage inverse nécessite la même approche. De plus, le meilleure critère d'évaluation de la fonction cardiaque est la capacité physique à l'image de ce qui est réalisé chez l'Homme (périmètre de marche, épreuve d'effort).

Réduction

L’approche sans à priori utilisant un criblage à large échelle sera réalisée avec le minimum d’animaux possibles car son objectif est principalement d’identifier les pistes à approfondir. Ensuite cette approche in vivo est complémentaire d’études in silico et in vitro qui seront conduites en parallèle et en complément. L’étude informatique des réseaux de gènes nous aidera à identifier les éléments clés. Le criblage à large échelle combiné à une analyse informatique permettra de recueillir un maximum de données à partir des animaux inclus dans le protocole. Ensuite, les molécules candidates pour améliorer la prise en charge seront testées chez les animaux dont le nombre sera déterminé par une approche statistique adaptative. Elle favorise l'utilisation d'un nombre minimum d'animaux nécessaire sans compromettre les résultats scientifiques grâce à une analyse intermédiaire des résultats obtenus sur un effectif réduit d'animaux par rapport à l'effectif total planifié. La décision est alors prise de poursuivre si les résultats sont encourageants ou de stopper l'essai si l'intervention testée est trop peu efficace. Pour tous les points du projet, la technique chirurgicale utilisée correspond au dernier développement publié pour permettre une diminution de la variabilité du remodelage ce qui entraîne une diminution du nombre d’animaux comparativement à la technique historique.

Raffinement

Les procédures susceptibles d’induire la douleur sont bien identifiées : l’approche chirurgicale d’induction et de correction de la pathologie cardiaque. Lors de ces interventions, l’analgésie locale en complément d’une analgésie générale (morphinique) permet de prévenir la douleur. De plus, les chirurgies seront réalisées par un chercheur rompu à la technique permettant des opérations rapides et des ouvertures minimales diminuant les risques opératoires et participant à une meilleure récupération. Les derniers développements de la technique chirurgicale qui rapportent un meilleur taux de succès seront mis en œuvre. Le suivi est renforcé dans la période post-opératoire (48 h), l'analgésie est poursuivie et les animaux disposent d'aliments spécifiques, dédiés à la récupération. Il n’y a pas de source de douleur ensuite : le remodelage induit est silencieux même si les animaux sont suivis quotidiennement. Les stress potentiels associés aux procédures sont de faible intensité, de courte durée (anesthésie/reveil, course forcée) et espacés dans le temps. Les animaux sont par ailleurs hébergés dans un environnement enrichi (matériel de nidification) et les groupes sociaux sont conservés tout au long de l’étude.

Choix des espèces

La souris est le mammifère chez lequel la grande majorité des études précliniques ont été conduites. Les connaissances et techniques acquises par la communauté scientifique sur cette espèce, toutes nécessaires à tirer le plus d'information à partir du présent projet, permettent l'analyse fine de l'expression génique et l'exploration poussée de la physiologie cardiovasculaire. De plus, il s’agit de l’espèce pour laquelle les modifications génétiques sont les plus aisées actuellement, permettant de tester plus aisément les hypothèses scientifiques. Elle combine donc les avantages d’être de la même classe que l’Homme et d’exister sous diverses souches génétiquement modifiées permettant des démonstrations expérimentales puissantes. Les animaux seront utilisés majoritairement à l’âge de jeune adulte (à partir de 6 semaines) car les pathologies étudiées sont, le plus souvent, des pathologies acquises. L’utilisation d’animaux jeunes est en revanche éloignée de la situation clinique mais permet une bonne récupération des procédures expérimentales chirurgicales et donc une bonne qualité de vie. Si une cible thérapeutique identifiée lors de la réalisation du projet necessite un outil de thérapie génique, seule la procédure d'injection de vecteur viral sera réalisée avant, à 3-4 semaines lorsque le système immunitaire n'a pas été en contact avec des virus banals qui pourraient induire une réaction croisée avec le vecteur et l'inactiver.

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650 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal subit deux chirurgies cardiaques, une pour induire la pathologie puis une pour la corriger quatre semaines plus tard, suivies d'échographies et de scanners sous anesthésie, de courses forcées sur tapis roulant et de prélèvements sanguins répétés, pour étudier le remodelage inverse du cœur. Les retombées annoncées pour les patients, un vieillissement en meilleure santé et de nouvelles cibles thérapeutiques, sont renvoyées au conditionnel et au long terme, alors que l'objectif immédiat reste de décrire des mécanismes moléculaires. Le porteur affirme que l'insuffisance cardiaque touche l'"organisme entier", ce qui rendrait une approche in vivo "indispensable", et conclut au recours à la souris.

Objectifs

L'insuffisance cardiaque (IC) se développe suite à l’accumulation d’altérations induites par un stress pathologique comme l’hypertension ou les atteintes des artères coronaires. Ces multiples altérations sont regroupées sous le terme général de remodelage. Les avancées thérapeutiques permettent de ralentir cette progression vers l’IC et parfois de lever le stress cardiaque initial. Cependant de nombreux patients voient leur fonction cardiaque décliner inexorablement ou secondairement. Des études récentes conduites chez l'Homme et chez l’animal ont montré que suite à un stress cardiaque pathologique transitoire, certaines lésions semblent irréversibles, d'autres s’estompent constituant un processus de remodelage inverse. L’analyse au niveau moléculaire de ce processus indique qu'il correspond en fait à un nouvel état plutôt qu’à un retour à la normale. Ces données sont cohérentes avec la description clinique d’altérations tardives après une prise en charge efficace dans un premier temps. Ce retentissement à long terme sera probablement de plus en plus fréquent avec le vieillissement de la population. Le projet vise à identifier, in vivo dans un modèle murin, les mécanismes intimes, cellulaires et moléculaires, impliqués dans le remodelage inverse et susceptibles de favoriser une récupération plus complète et durable. Les recherches précliniques sur cette problématique sont à ce jour balbutiantes. Le projet permettra de compléter ces études en profitant des dernières avancées technologiques, de proposer et de tester des stratégies thérapeutiques complémentaires et nouvelles. Sur la base d'un modèle murin bien caractérisé de pathologie cardiaque, adapté pour être transitoire, ces objectifs seront suivis par 1) une caractérisation moléculaire approfondie du coeur en phase de récupération de la pathologie comparée à celle de coeurs sains et malades. Cette approche sans à priori, par séquençage à large échelle des gènes exprimés dans ces différentes conditions permettra de décrire les évènements moléculaires et de générer de nouvelles hypothèses d'intervention. 2) le suivi de la trajectoire du vieillissement, normale ou altérée, après récupération par des explorations physiologiques régulières d’une cohorte d’animaux. 3) la réalisation d’essais précliniques d’interventions (exercice, traitements, thérapie génique) pour favoriser la récupération. Les techniques utilisées seront conduites dans 2 zootechnies disposant d'outils et de compétences complémentaires.

Bénéfices attendus

traitement de pathologies humaines et le maintien en bonne santé. Il s'intéresse à une cause majeure de morbimortalité dans les pays dits développés, les maladies cardiovasculaires. Il se penche sur un aspect nouveau de l'atteinte cardiaque, les altérations persistantes malgré une prise en charge efficace. A long terme chez l'Homme, la description de cette atteinte et la compréhension de ses mécanismes pourraient permettre de favoriser un vieillissement en meilleure santé et aussi de cibler des mécanismes pathologiques nouveaux lors du traitement. Le projet déploit les dernières avancées technologiques (séquençage haut débit) pour une meilleure description moléculaire des altérations, une évaluation fonctionnelle approfondie et des essais précliniques de test d'interventions thérapeutiques. A plus court terme, la faisabilité d'une mise en place d'un modèle in vitro de fibroblaste activé sera testée. Ce type cellulaire participe de manière importante à l'atération du muscle cardiaque en synthétisant en son sein une matrice rigide responsable de défauts mécaniques et électriques cardiaques. Cette matrice excessive constitue un type de lésion nommée fibrose. Après récupération, cette fibrose persiste et aucun traitement ne cible spécifiquement cette altération, actuellement. L'établissement d'un modèle ex vivo permettrait de diminuer le nombre d'animaux nécessaires pour des études futures de certains mécanismes du remodelage pathologiques ou de criblage de candidat-médicament.

Procédures

La mise en place du modèle expérimental de récupération de la dysfonction cardiaque repose sur la réalisation de 2 interventions chirugicales (d'environ 30 min chacune) : une d'induction de la pathologie puis, 4 semaines après, une de correction. Pour les différents objectifs du projet, les animaux sont soumis à des techniques non invasives d'imagerie sous anesthésie générale : echocardiographie, examen d'environ 10 min utilisé pour le suivi c'est à dire répété à intervalle régulier (max 1fois/semaine) et scanner, examen de 2h réalisé une fois en fin de protocole. Le suivi des animaux sera également mené par des mesures répétées (fréquence de 1 fois/mois) de l'activité physique maximale via une épreuve de course sur tapis roulant avec mesure de la performance (durée de course) confirmée par un marqueur sanguin nécessitant le prélèvement d'une goutte de sang. Pour certains objectifs du projet, incluant une approche préclinique, l'administration de médicaments (quotidienne) ou d'agent de thérapie génique (unique) sera réalisée.

Impact sur les animaux

L’approche expérimentale nécessite 2 interventions chirurgicales. Il faut noter que la 2nde permet de mettre fin au stress cardiaque pathologique qui autrement conduirait à l'insuffisance cardiaque. Les chirurgies comportent toujours un risque, comme chez l'Homme. Toutes les mesures d'anesthésie et d’analgésie nécessaires pour prévenir et empecher la douleur sont prises. Pour les modifications pathologiques induites par la première chirurgie, il n’y a pas de symptômes et les lésions s'accumulent progressivement, silencieusement (pas de douleur, pas de retentissement sur l'activité au moins dans les conditions d’hébergement sédentaire des animaux). L'altération de l'état général de l'animal qui pourrait être associée à ce type de pathologie n'est présente qu'à un stade très avancé qui n’est pas l'objet de ce projet. La limitation des atteintes sera mesurée objectivement par les mesures non invasives d’imagerie cardiaque (echocardiographie). Pour les stress, ils sont de bas niveaux (echographie et scanner réalisés sous anesthésie générale gazeuse, course sur tapis roulant), transitoires et limités au besoin scientifique du projet.

Devenir

Toutes les procédures se soldent par l'euthanasie des animaux et le prélèvement des tissus d'intéret. Ils serviront à des analyses des tissus, des cellules, des protéines et de l'expression des gènes. Ainsi, chaque animal utilisé apportera un maximum d'informations pertinentes pour les objectifs scientifiques du projet grâce à des mesures intégrées sur le phénotype (fonction cardiaque, capacité d'exercice) associées à des mesures détaillées de laboratoire.

Remplacement

Le mécanisme du remodelage cardiaque aboutissant à l'insuffisance cardiaque (IC) en réponse à un stress implique tous les types cellulaires constitutifs du tissu mais aussi le recrutement de cellules, en particulier inflammatoires et l’interaction avec d’autres organes (rein, système nerveux, …). L’IC est donc une pathologie touchant tout l’organisme rendant indispensable une approche in vivo. De manière analogue, le remodelage inverse nécessite la même approche. De plus, le meilleure critère d'évaluation de la fonction cardiaque est la capacité physique à l'image de ce qui est réalisé chez l'Homme (périmètre de marche, épreuve d'effort).

Réduction

L’approche sans à priori utilisant un criblage à large échelle sera réalisée avec le minimum d’animaux possibles car son objectif est principalement d’identifier les pistes à approfondir. Ensuite cette approche in vivo est complémentaire d’études in silico (modélisation informatique) et in vitro qui seront conduites en parallèle et en complément. L’étude informatique des réseaux de gènes nous aidera à identifier les éléments clés. Le criblage à large échelle combiné à une analyse informatique permettra de recueillir un maximum de données à partir des animaux inclus dans le protocole. Ensuite, les molécules candidates pour améliorer la prise en charge seront testées chez les animaux dont le nombre sera déterminé par une approche statistique adaptative. Elle favorise l'utilisation d'un nombre minimum d'animaux nécessaire sans compromettre les résultats scientifiques grâce à une analyse intermédiaire des résultats obtenus sur un effectif réduit d'animaux par rapport à l'effectif total planifié. La décision est alors prise de poursuivre si les résultats sont encourageants ou de stopper l'essai si l'intervention testée est trop peu efficace. Pour tous les points du projet, la technique chirurgicale utilisée correspond au dernier développement publié pour permettre une diminution de la variabilité du remodelage ce qui entraîne une diminution du nombre d’animaux comparativement à la technique historique.

Raffinement

Les procédures susceptibles d’induire la douleur sont bien identifiées : l’approche chirurgicale d’induction et de correction de la pathologie cardiaque. Lors de ces interventions, l’analgésie locale en complément d’une analgésie générale (morphinique) permet de prévenir la douleur. De plus, les chirurgies seront réalisées par un chercheur rompu à la technique permettant des opérations rapides et des ouvertures minimales diminuant les risques opératoires et participant à une meilleure récupération. Les derniers développements de la technique chirurgicale qui rapportent un meilleur taux de succès seront mis en oeuvre. Le suivi est renforcé dans la période post-opératoire (48 h), l'analgésie est poursuivie et les animaux disposent d'aliments spécifiques, dédiés à la récupération. Il n’y a pas de source de douleur ensuite : le remodelage induit est silencieux même si les animaux sont suivis quotidiennement. Les stress potentiels associés aux procédures sont de faible intensité, de courte durée (anesthésie/reveil, course forcée) et espacés dans le temps. Les animaux sont par ailleurs hébergés dans un environnement enrichi (matériel de nidification) et les groupes sociaux sont conservés tout au long de l’étude.

Choix des espèces

La souris est le mammifère chez lequel la grande majorité des études précliniques ont été conduites. Les connaissances acquises par la communauté scientifique sur cette espèce, toutes nécessaires à tirer le plus d'information à partir du présent projet, permettent l'analyse fine de l'expression génique et l'exploration poussée de la physiologie cardiovasculaire. De plus, il s’agit de l’espèce pour laquelle les modifications génétiques sont les plus aisées actuellement, permettant de tester plus aisément les hypothèses scientifiques. Elle combine donc les avantages d’être de la même classe que l’Homme et d’exister sous diverses souches génétiquement modifiées permettant des démonstrations expérimentales puissantes. Les animaux seront utilisés majoritairement à l’âge de jeune adulte (à partir de 6 semaines) car les pathologies étudiées sont, le plus souvent, des pathologies acquises. L’utilisation d’animaux jeunes est en revanche éloignée de la situation clinique mais permet une bonne récupération des procédures expérimentales chirurgicales et donc une bonne qualité de vie. Si une cible identifiée au point 1 du projet necessite un outil de thérapie génique, seule la procédure d'injection de vecteur viral sera réalisée avant, à 3-4 semaines lorsque le système immunitaire n'a pas été en contact avec des virus banals qui pourraient induire une réaction croisée avec le vecteur qui l'inactiverait.

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    • Système nerveux
Souris : 376
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376 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque souris subit une lésion de la moelle épinière sous anesthésie, par section partielle ou par contusion, provoquant une paralysie des pattes, une incontinence urinaire, un risque d'escarres et une douleur pouvant atteindre l'hyperalgie et l'allodynie. L'objectif est de tester un traitement oral limitant la cicatrice gliale pour favoriser la récupération motrice. Le porteur affirme que les cultures cellulaires ne reproduisent pas la complexité de la lésion in vivo et qualifie ce modèle animal d'"incontournable".

Objectifs

Les lésions de la moelle épinière (LME) touchent 2.5 millions de patients dans le monde (dont 40 000 en France) et induisent des symptômes allant de troubles neurologiques sensori-moteurs minimes à la tétraplégie complète souvent associés à des douleurs neuropathiques. Il n'existe aucun traitement curatif efficace pour aucun des symptômes induits par une LME. Il est donc de grand intérêt de mettre en place des stratégies thérapeutiques visant à augmenter la récupération motrice et sensitive suivant une LME. Après une lésion de la moelle épinière une cicatrice se forme et constitue un obstacle physique et chimique à la repousse des cellules nerveuses lésées, empêchant ainsi la récupération fonctionnelle. Cette cicatrice est majoritairement composée de deux types de cellules. Nous avons montré chez des individus jeunes, qu’un traitement pharmacologique qui limite la prolifération d’une des deux populations cellulaires formant la cicatrice, donné par voie orale avant et juste après une section partielle de la moelle épinière favorise la récupération motrice chez les souris. Dans un but de transposition à la clinique, nous allons tout d’abord étendre notre approche (1) à un traitement initié plus tardivement lors de phases chroniques après la LME (transposition aux patients chroniques) et (2) à des individus plus âgés. De plus nous allons tester ces approches dans un autre modèle de LME, la contusion (ou choc) médullaire, plus proche de la réalité clinique.

Bénéfices attendus

Les lésions de la moelle épinière (LME) induisent des symptômes allant de la paraplégie partielle à la tétraplégie complète. Il n’y aucun traitement curatif. Développer des travaux s’intéressant aux phases aiguës et chroniques représentent donc un enjeu majeur tant sur le plan de la santé individuelle que sur le plan économique et social. Les lésions médullaires étant d’origines variées chez l’homme (section par arme blanche, choc et écrasement…) nous utilisons des modèles similaires chez l’animal car ils représentent actuellement les paradigmes expérimentaux les plus pertinents pour comparer à la pathologie humaine. De plus, l’étude à des âges différents est aussi importante dans un contexte de translation à la clinique avec une population vieillissante dans les pays industrialisés. Notre projet est donc conçu avec un objectif de recherche translationnelle grâce à (1) l'utilisation d'un traitement par voie orale, (2) le traitement post lésionnel en phases aigüe et chronique, (3) l’analyse dans 2 modèles lésionnels, (4) l’étude d’individu jeunes et âgés, et (5) le suivi de l'évolution de la lésion par IRM comme chez l’homme. Nous obtiendrons aussi des informations mécanistiques sur le dialogue moléculaire des deux populations cellulaires formant la cicatrice gliale.

Procédures

Tout ou partie des animaux seront soumis à plusieurs interventions. Le prélèvement de tissu d’oreille est nécessaire pour effectuer le génotypage des animaux et sera effectué sur animaux vigiles de manière unique au moment du sevrage (J21). Les animaux subiront des lésions de la moelle épinière sous anesthésie générale d'une durée 30 min (n=376) . Les animaux seront évalués à différents temps au niveau comportemental (2 tests différents sans contraintes pour l’animal) afin de déterminer la récupération des fonctions motrices après lésion de la moelle épinière (fréquence, durée, nombre). La moitié des animaux recevra via l’alimentation un traitement pharmacologique pour une durée de 7 jours soit juste après la lésion, soit 4 semaines ou 10 semaines après la lésion (le composé est inséré dans les croquettes). Les animaux recevront des injections quotidiennes en intra-péritonéal durant 7 jours soit juste après la lésion, soit avant l'euthanasie des animaux en fonction des groupes étudiés. Les animaux recevront une injection en sous cutanée d'anesthésique local (moins de 1min) puis une injection IP d’anesthésique (moins d'1 minute) afin de procéder aux prélèvements de tissus post-mortem et d’initier les études moléculaires, cellulaire ainsi que l’analyse des tissus.

Impact sur les animaux

Le génotypage peut induire un stress pour l’animal. Les injections quotidiennes en i.p. peuvent induire un stress pour l’animal. Nuisances motrices : paralysie de la patte arrière du côté de la lésion spinale (hémisection) ou des deux pattes (contusion), une récupération spontanée du support de poids est observée dès le 5ème jour après lésion dans le cas de l’hémisection et dès le 14ème jour après la lésion dans le cas de la contusion. Nuisance urinaire : le contrôle du sphincter urinaire est altéré dans les deux modèles lésionnels, une récupération spontanée est observée dès le 7ème jour après lésion dans le cas de l’hémisection et le 14ème jour après une contusion. Nuisances sensitives : suite à la chirurgie des signes de détresse (pilo-érection, déshydratation, apparence voûtée, yeux enfoncés ou comportement d'isolement) peuvent être observés. 24-48hrs suivant la lésion, la douleur des animaux peut être de niveau 3 (hyperalgie, allodynie). Suite à la chirurgie, une perte de poids est observée pendant 1 à 2 jours après la lésion. A cause de la paralysie des escarres peuvent se former. Suite à la lésion, des comportements de domination peuvent être observés. Une anesthésie peut induire une hypothermie transitoire et un dessèchement de la cornée.

Devenir

A la fin des expériences, les animaux seront euthanasiés afin collecter les tissus d’intérêt pour faire des analyses post mortem histologiques, cellulaires et moléculaires. Notre projet est donc conçu avec un objectif de recherche translationnelle grâce à (1) l'utilisation d'un traitement par voie orale, (2) le traitement post lésionnel en phases aigüe et chronique, (3) l’analyse dans 2 modèles lésionnels, (4) l’étude d’individu jeunes et âgés, et (5) l'imagerie de la lésion par IRM. Nous obtiendrons aussi des informations mécanistiques sur le dialogue moléculaire des deux populations cellulaires formant la cicatrice gliale. L’analyse des tissus du système nerveux central est le seul moyen permettant de valider ou non nos hypothèses.

Remplacement

La règle des 3R sera appliquée. L’alternative à l’expérimentation animale est encouragée par l’utilisation des cultures primaires de neurones et de cellules gliales. Néanmoins, l’environnement cellulaire des neurones dans son ensemble (astrocytes, microglies) est limité par les co-cultures. Les cellules cultivées ne peuvent pas remplacer la complexité physiologique et pathologique que l’on a in vivo. In vivo un nombre important de populations cellulaires interagissent tant sur le plan moléculaire que structurel, ceci ne peut être reproduit in vitro. Les modèles animaux de traumatisme médullaire représentent donc actuellement le paradigme expérimental le plus pertinent qui reproduit fidèlement la pathologie humaine. Ces modèles animaux seront utilisés pour étudier l’altération tissulaire et cellulaire ainsi que les modifications moléculaires in vivo et nous aideront à évaluer de nouvelles approches thérapeutiques. Ces approches thérapeutiques ne peuvent être menées que chez l’animal et représentent une étape préclinique capitale et incontournable si l’on projette une application clinique.

Réduction

Ce projet permet l’utilisation de tous les animaux produits. De plus de nombreuses analyses sont effectués sur les mêmes animaux. Grâce aux études précédentes que nous avons mené mais également par anticipation des approches statistiques que nous utiliserons nous avons déterminé un nombre d’animaux permettant de conclure sans engager d’expériences supplémentaires tant pour les approches comportementales, histologiques (évaluation de la puissance statistique d’un protocole en fonction des effectifs) . Afin d’optimiser les lots, nous avons décidé de développer cette étude portant à la fois sur les 2 sexes, mais également à deux âges différents, ce qui permet l’utilisation de tous les animaux générés. Dans le cadre de l’étude transcriptomique, nous veillons à optimiser les lots d’animaux générés en réservant les animaux porteurs du transgène pour les expériences de biologie moléculaire, les compagnons de portée non transgénique seront utilisés dans les autres expériences.

Raffinement

Afin de réduire le stress, les expérimentateurs seront toujours les mêmes au cours de l’étude et les animaux seront habitués aux tests. Une attention particulière sera portée à l’enrichissement de l’environnement (hutte, coton). Pour la gestion de la douleur, utilisation d’anesthésiants adaptés mais compatible avec les lésions de la moelle épinière et le type de données analysées (biais). Réduction de la souffrance : soins quotidiens spécifiques (zone d’incision vérifiée, vessie vidangée manuellement 2 fois par jour, absence d’escarre, prise alimentaire vérifiée). Signes de détresse vérifiés 2 fois par jour après la lésion [au moins 2 semaines, (pilo-érection, déshydratation, apparence voûtée, yeux enfoncés, perte de poids, comportement d'isolement)]. Nous utilisons une évaluation par grille de score adaptée permettant après concertation de déterminer un seuil de souffrance nécessitant l’euthanasie de l’animal concerné.

Choix des espèces

Les souris sont les animaux le plus utilisées dans le cadre de la recherche sur les LME, en particulier avec le développement de plusieurs modèles chirurgicaux différents (section, compression, contusion). Travailler avec cette espèce nous permet de comparer avec les résultats précédemment obtenus dans notre groupe et dans les autres équipes de recherche. Les souris expriment un marqueur fluorescent, ), spécifiquement dans les astrocytes et la microglie . Ceci permet le tri cellulaire et l’obtention de population pure de cellules ainsi que l’identification sans marquage des cellules gliales . Nous travaillons avec ces deux souches depuis de nombreuses années et avons donc de nombreuses données disponibles. Les animaux sont opérés à 3 mois et observés pendant 1, 2, 6 ou 12 semaines. Nous utilisons des animaux adultes car les souris plus jeunes présentent des phénomènes de récupération spontanée plus importants et surtout non homogènes. Ceci n’est ni compatible avec des analyses statistiques fiables ni avec notre optique de transposition à la clinique. Les animaux sont gardés 1, 2, 6 ou 12 semaines pour avoir un suivi des évènements moléculaires, cellulaires, tissulaires et phénotypiques en phase chronique. Ceci est primordial dans le cadre d’une transposition à la clinique pour des patients aigus et chroniques.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1200
Souffrances
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▲ 1200
Devenir
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 1200

1 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. La moitié subit une chirurgie cérébrale sous anesthésie pour la pose de transmetteurs, toutes reçoivent des injections quotidiennes pendant quinze jours, et le porteur anticipe des crises d'épilepsie potentiellement mortelles pour 10 % des animaux. L'objectif est de créer des souris porteuses de deux gènes inactivés pour étudier la sclérose tubéreuse de Bourneville. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ne peut reproduire le développement cortical et l'épilepsie.

Objectifs

Notre objectif est de mettre en place pour la première fois des modèles de souris porteurs de 2 gènes non fonctionnels dans le cerveau. Ces modèles nous permettrons de mieux comprendre les mécanismes conduisant à des désordres neurologiques et des crises épileptiques.

Bénéfices attendus

L'établissement de modèles murins pertinents de la sclérose tubéreuse de Bourneville avec atteintes cérébrales permettra de mieux comprendre la physiopathologie de la sclérose tubéreuse de Bourneville et de découvrir des mécanismes génétiques responsables du développement de malformations corticales et de la formation des crises d’épilepsie. Il permettra d’identifier de nouveaux biomarqueurs potentiellement impliqués dans la sclérose tubéreuse de Bourneville et dans d’autres pathologies neurologiques et de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour les patients réfractaires aux traitements actuels.

Procédures

1200 souris seront utilisées dont 600 souris qui auront de la chirurgie sous anesthésie générale (chirurgie de 3 minutes) pour subir des injections. Les 1200 souris seront soumises à des traitements pharmacologiques par injections quotidienne pendant 15 jours d'une durée de 1min. 600 souris subiront une chirurgie sous anesthésie générale de 20 min afin d’enregistrer les crises épileptiques et les paramètres physiologiques en continue sans stress des animaux sur animaux vigiles.

Impact sur les animaux

La cinétique des signes cliniques des animaux épileptiques est bien connue et démontrent un phénotype précoce et sévère. Nous anticipons que le phénotype des animaux que nous avons générés, sera potentiellement moins sévère que celui des animaux épileptiques. Cependant, nous ne pouvons exclure que ces animaux développent un phénotype équivalent et nous nous attendons à observer chez ces animaux la survenue des crises épileptiques même si plus tardives et moins fréquentes mais qui pourraient être léthales pour 10% des souris. Les traitements pharmacologiques par injection n'entrainent pas d'effet néfaste. Les injections répétées sont susceptibles d’entraîner des irritations, si cela est observé, les injections seront suspendues jusqu’à disparition de celle-ci et une solution apaisante sera appliquée. La pose des transmetteurs pour permettre la télémétrie se fera sous anesthésie générale. Les animaux seront placés sur une plaque chauffante après les chirurgies. Il n'est pas connu de risque de rejet du transmetteur.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés pour exploration anatomique et histologique.

Remplacement

Le développement corticale et l’épilepsie est un processus biologique complexe où de nombreux types cellulaires communiquent entre eux en 3 dimensions, aucun modèle in vitro ne peut mimer à ce jour ces processus. Les modèles animaux sont nécessaires pour évaluer les altérations moléculaires à la base des maladies et les interactions avec les différents organes, le système immunitaire et les régulations endocrines. Les modèles in vivo permettent d’envisager des essais précliniques. Tous les gènes d'intérèt sont conservés chez la souris et l’homme, ainsi que leur fonction. La souris est le modèle de choix pour introduire des mutations dans le génome des mammifères. les traitements pharmacologiques ne présentent pas de toxicité et ont déjà été testées in vitro ainsi que in vivo aux mêmes doses. Nous remplacerons dès que possible les expériences animales par des expériences in vitro.

Réduction

L'analyse de paramètres multiples par souris et l'utilisation de tests statistiques adaptés permettront de réduire le nombre de souris utilisées à son minimum. Dans ce modèle, un groupe de 25 animaux est suffisant donc des groupes de 25 animaux seront utilisés. L'estimation du nombre d'animaux a été réalisé en comptant une perte de 10% de nos animaux.

Raffinement

Les souris seront surveillées quotidiennement par les membres qualifiés de l'animalerie afin de détecter tout signe de douleur ou de maladie. Les souris bénéficieront d'un enrichissement constitué de coton, de bâtonnets de bois et de tunnel. Les souris seront hébergées par 5 en cage ventilée. Les responsables du projet tiendront une fiche d’observation des points limites 2 fois par semaine. Le traitement pharmacologique choisi sera administré quotidiennement et sera effectué par un technicien expérimenté à l'aide de seringues très fine qui donnent une injection quasi indolore. Le volume des injections sera réduit au minimum possible. Les traitements pharmacologiques par injection ne provoquent pas d'effet néfaste. Les injections auront lieu alternativement à gauche ou droite. Pour éviter une irritation, une solution apaisante sera appliquée. La pose de transmetteur sera faite sous anesthésie générale avec une analgésie. Les animaux seront placés sur une plaque chauffante après la chirurgie. Des points limites spécifiques ont été définis. Tout animal en souffrance sans possibilité de le soulager sera mis à mort.

Choix des espèces

Voici plusieurs facteurs qui justifient le choix de la souris : 1) tous les gènes d'intérèt, jusqu’à présent identifiés sont conservés chez la souris et l’homme, ainsi que leur fonction ; 2) la souris est le modèle de choix pour les techniques qui visent à introduire des mutations dans le génome des mammifères ; 3) nous disposons d’un large répertoire de lignées de souris modèles, ce qui permet d’évaluer l’interaction parmi plusieurs éléments de cette signalisation ; 4) nous disposons également de nombreux outils adaptés à la souris ; 5) la taille des souris, leur durée de vie, leur capacité reproductive est particulièrement adaptée à un programme de recherche de 5 ans. 6) l'âge postnatal est le stade de développement privilégié pour étudier la survenue des crises épileptiques.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 430
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 310
▲ 120
Devenir
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 -
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 430

430 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Ces souris génétiquement modifiées reproduisent le syndrome de Rett, avec difficultés respiratoires, troubles moteurs, crises d'épilepsie et une espérance de vie réduite à deux mois pour les mâles, auxquels s'ajoutent des injections sous-cutanées quotidiennes et des prélèvements sanguins. Le résumé évoque des analyses comportementales sans préciser lesquelles. Le porteur affirme qu'aucune méthode in vitro ne peut reproduire les réseaux neuronaux du syndrome et présente le rôle de la leptine comme un espoir thérapeutique.

Objectifs

Le syndrome de Rett est une maladie d'origine génétique définie par un trouble grave et global du développement du système nerveux central. Ce syndrome entraine un polyhandicap qui se manifeste par une déficience intellectuelle sévère, infirmité motrice, des troubles respiratoires et présence d’activité épileptique. Il n’existe actuellement aucun traitement curatif de la maladie. Diverses thérapies géniques ou pharmacologiques sont envisagées pour traités ce syndrome. Notre objectif est de développer une approche thérapeutique ciblant la leptine. La leptine est une hormone sécrétée par le tissu adipeux, capable d’agir au niveau du cerveau et de contrôler de nombreuses fonctions physiologiques telles que la prise alimentaire, le métabolisme, les activités respiratoires et cardio-vasculaires, l’anxiété, les fonctions cognitives et la susceptibilité à l’épilepsie. Ces fonctions sont affectées chez les patients atteints du syndrome de Rett et chez les modèles murins, ce qui soulève la possibilité que des niveaux excessifs de leptine puissent contribuer à la progression du syndrome de Rett. En accord avec cette hypothèse, des taux élevés de leptine circulante ont été observés chez des patients atteints du syndrome de Rett et dans des modèles de murins. Notre objectif est de tester le rôle de l’hormone adipocytaire, leptine, dans les troubles comportementaux associés au syndrome de Rett sur un modèle murin.

Bénéfices attendus

Notre espoir est de démontrer un rôle de la leptine dans l’éthologie du syndrome de Rett et ainsi ouvrir une nouvelle approche thérapeutique pour traiter cette maladie.

Procédures

Les animaux seront soumis à des injections sous-cutanées quotidiennes entre le 40ieme et 50ieme jour de vie postnatale pour les mâles et entre le 60ieme et 80ieme jour de vie postnatale pour les femelles. Un prélèvement sanguin sera effectué au début et à la fin du traitement.

Impact sur les animaux

Nous utiliserons le modèle murin. Il s’agit de souris transgéniques qui présentent des symptômes qui rappellent les troubles décrits chez les patients atteints de syndrome de Rett, et donc un phénotype dommageable. Ces souris mâles présentent des difficultés respiratoires, des problèmes de locomoteur, des troubles cognitifs et une perte de poids à partir d'un mois. Leur espérance de vie est de 2mois. Les souris femelles hétérozygotes présentent les mêmes troubles vers l'âge de 6 mois. Elles présentent également dans certains cas, des activités épileptiques spontanées et contrairement aux mâles une prise de poids progressive. Elles ne présentent pas de surmortalité par rapport aux souris sauvages.

Devenir

Les animaux utilisés pour les analyses comportementales et neuronales seront euthanasiés.

Remplacement

Seule l'expérimentation chez l'animal permettra de remplir les objectifs de ce projet. Il n'est actuellement pas possible pour les méthodes in vitro (non animales) de reproduire les processus pathologiques complexes du syndrome de Rett. L’organisation et le fonctionnement des réseaux neuronaux ne peuvent être reproduits dans des modèles de lignées cellulaires ou de cultures neuronales.

Réduction

Des calculs statistiques utilisant les données d'études antérieures ont été utilisés pour calculer le nombre minimum d'animaux requis tout en garantissant l'obtention de résultats statistiquement significatifs. Les tâches proposées permettent d’évaluer les animaux sur plusieurs paramètres (comportementaux et immuno-histologie; électrophysiologie et histologie, prélèvements sanguins), réduisant ainsi le nombre d'animaux nécessaires. Pour les enregistrements électrophysiologiques, 2 chercheurs seront mobilisés. La présence de 2 chercheurs pour les analyses électrophysiologiques permettra d’augmenter le nombre de neurones enregistrés par animal, et ainsi réduire le nombre d’animaux utilisés pour atteindre une taille de l’échantillon (nombre de neurones enregistrés) permettant une analyse statique.

Raffinement

Les animaux seront habitués à la manipulation par l’expérimentateur. Le bien-être des animaux sera évalué quotidiennement via l’observation de leur aspect général (poil hirsute, position voutée, yeux) et de leur comportement (apathie, agressivité, absence de nidation). Le suivi de leur poids sera également un critère. Lorsque les points limites sont atteints (signes visibles de la maladie, perte ou prise de poids excessive) les animaux seront sacrifiés. L'équipe continuera à examiner les dernières découvertes afin d'identifier toute nouvelle possibilité d'affiner l'expérience de ces animaux, tout en atteignant les objectifs de l'étude.

Choix des espèces

La souris est actuellement l’organisme-modèle le plus utilisé en recherche biomédicale. Elle présente de nombreux intérêts : sa taille, son rythme rapide de reproduction et une gestation courte par rapport à d’autres organismes-modèles. De nombreux animaux existent permettant par exemple de déterminer les mécanismes moléculaires impliqués dans différentes pathologies. Nous utiliserons des souris modifiées génétiquement qui récapitulent les symptômes décrits chez les patients atteints du syndrome de Rett. Il s’agit donc d’un modèle pertinent concernant les objectifs du présent projet. Pour ce projet, des injections seront effectuées sur des mâles âgés de 40 jours de vie postnatale, pendant 10 jours consécutifs et chez des femelles âgées de 60 jours pendant 20 jours. Les analyses comportementales et histologiques seront réalisées entre le 50ieme et 55ieme jour de vie postnatale pour le mâles et aux alentours du 80ieme jour de vie pour les femelles. Ces stades développementaux correspondent aux périodes d'apparition et d'aggravation des symptômes.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Lapins : 300
Souffrances
▲ -
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▲ 300
Devenir
 -
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 -
 300

300 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque lapin est opéré sous anesthésie pour placer un fil de microsuture autour du nerf sciatique, puis suivi une quinzaine de jours, avec surveillance des automutilations et de la locomotion. Il s'agit d'évaluer, pour des donneurs d'ordre industriels, la tolérance de fils de suture destinés à la microchirurgie humaine, en vue d'une mise sur le marché. Le porteur affirme qu'aucune méthode ex vivo ne peut recréer ces interactions et que le nombre d'animaux, fixé par les normes, ne fait l'objet d'aucun calcul statistique.

Objectifs

Ce projet vise à développer un modèle animal adéquat pour étudier la tolérance locale (évaluation de la réaction d’un organisme en contact avec un produit étranger). Ce type de modèle animal permettra de répondre à des besoins scientifiques et cliniques actuels pour les produits de santé en microchirurgie. Ces études entreront dans la constitution de dossiers précliniques, étape nécessaire à l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché et à l’utilisation clinique de ces produits chez l’humain. L’obtention d’un modèle animal de suture sur le nerf sciatique est nécessaire afin d’évaluer les produits de santé utilisés pour réaliser des microsutures sur les tissus en microchirurgie, opthalmologie, microchirurgie vasculaire et en neurochirurgie. Des modèles animaux mammifères suffisament grands (exemple : lapin) sont nécessaires pour pouvoir réaliser ce genre de microsuture. L’ensemble de ces données permettra de réduire les risques de complication lors des phases de tests.

Bénéfices attendus

Ce projet permet d’obtenir un modèle animal fiable et reproductible pour l’obtention de données de performance et de sécurité des produits de santé utilisés pour réaliser des microsutures sur les tissus en microchirurgie, opthalmologie, microchirurgie vasculaire et en neurochirurgie. Ainsi avec ce projet, il est possible d’analyser ces produits en vue de répondre aux exigences des autorités réglementaires dans l’obtention d’une mise sur le marché. Ce modèle animal pourra être utilisé en vue de sélectionner un produit parmi un panel de produits en développement (essais de screening), en comparant leurs données de performance et de sécurité. Ces essais de screening sont essentiels dans la stratégie de réduction du nombre total d’animaux utilisés, en poussant seulement le développement des produits les plus intéressants et en écartant rapidement des recherches les produits ne présentant pas les qualités de sécurité ou de performance satisfaisantes. Par la suite des essais de screening, ce modèle animal permet aussi de mener des essais de confirmation de performance et de sécurité d’un produit en développement, en le comparant à un autre produit déjà commercialisé, afin de s’assurer qu’il présente un bénéfice au moins égal ou supérieur.

Procédures

L’ensemble des animaux sera opéré sous anesthésie générale et traitement analgésique pour placer le fil de microsuture autour du nerf sciatique. Une intervention chirurgicale par animal sera réalisée. L’intervention chirurgicale aura une durée d’environ 20 à 40 minutes par site. Les animaux seront ensuite manipulés pendant la phase post-opératoire (envrion 14 jours) pour pouvoir apprécier la bonne guérison du site chirurgical et évaluer les signes de douleur. Enfin, pour évaluer l’efficacité et l’absence d’effet indésirable, des prises de sang pourront être réalisées sur les animaux en cours d’étude. Celles-ci pourront se faire sous anesthésie ou non, selon le contexte de réalisation de cet acte (en cours de chirurgie, pendant le temps de l’étude ou juste avant l’euthanasie des animaux en fin d’étude).

Impact sur les animaux

A l’instar des effets secondaires possibles chez l’humain lors de microsutures, les effets indésirables connus pouvant survenir chez l’animal sont : - douleur et stress liés à l’implantation du fil de microsuture auour du nerf sciatique, controlée par la prise d’analgésique (morphonique) et par la réalisation d’une anesthésie générale.

Devenir

Afin de s’assurer de la sécurité des fils de suture, une observation des tissus environnant la zone d’implantation est nécessaire. Ceci permet d’évaluer la tolérance locale de ces produits, ce qui est l’objectif des études réalisées sur ce modèle animal. Des prélèvements de tout ou partie de certains organes peuvent éventuellement être nécessaires, en particulier en cas d’anomalie constatée, pour évaluer les effets tissulaires à l’échelle microscopique. L’ensemble de ces facteurs explique l’impossibilité en fin d’étude de maintenir en vie les animaux utilisés.

Remplacement

Les essais in vivo de sutures de microchirurgie sont nécessaires car les interactions complexes s’établissant entre le fil de microsuture et le nerf sciatique ne peuvent être recréées ex vivo. Il n’existe donc pas de méthodes alternatives pour prouver l’efficacité et les performances des produits de sutures de microchirurgie. Des mesures ex vivo (tests de sutures sur nerf sciatique d’un animal euthanasié) peuvent être réalisées en amont des études in vivo, et permettent d’estimer les meilleures conditions pour disposer le fil de microsuture autour du nerf sciatique à injecter chez l’animal. Cependant, ces méthodes ne permettent pas de fournir l’ensemble des réponses nécessaires à l’évaluation de la performance et de la sécurité des produits de sutures de microchirurgie en vue de leur utilisation chez l’humain. Les études in vivo sont donc nécessaires pour répondre aux exigences réglementaires et de qualité dans le but de mettre sur le marché les produits de sutures de microchirurgie.

Réduction

Le donneur d’ordre demandant la réalisation de ces tests s’engage à ne pas faire renouveler à l’identique un essai déjà mené précédemment. De plus, l’interprétation des résultats nécessite toujours de comparer ceux obtenus chez des animaux qui reçoivent le produit évalué avec ceux obtenus d’animaux qui reçoivent un produit « contrôle », dont l’effet attendu est déjà connu. Pour réduire encore le nombre d’animaux inclus en étude, il est possible d’utiliser un même groupe « contrôle » pour plusieurs groupes « test » recevant des produits à tester différents. Enfin, nous avons déjà mentionné la possibilité de réaliser des études pour sélectionner parmi un panel de produits celui qui présente le plus d’intérêt à être développé, réduisant ainsi le nombre de tests réalisés sur des produits ayant un intérêt moindre. Par ailleurs, si l’effet attendu d’un produit est trop incertain, il est possible de réaliser une étude dite « pilote » sur quelques animaux seulement. Les études dites "pilotes" sur quelques animaux seulement, peuvent aussi servir à orienter les choix de poursuite de développement d'un produit, avant d'entamer les études réglementaires à plus grande échelle et devant répondre aux normes en vigueur pour l'élaboration du dossier pour la mise sur le marché (nombre d'animaux minimum, durée de mise en contact minimum, etc). Le nombre d'animaux étant réglementé par les normes, aucune approche statistique ne sera réalisée.

Raffinement

- Le stress des animaux : une période d’acclimatation pendant laquelle ils ne subissent aucune manipulation non indispensable est réalisée à leur arrivée dans l’établissement utilisateur. Ensuite, et avant la chirurgie d’implantation du fil de microsuture au niveau d’un nerf périphérique, une période d’habituation aux actes spécifiques (contention,…) peut aussi être réalisée pour réduire l’aspect anxiogène de ces manipulations. Des enrichissements sont présents dans l’environnement des animaux (jouets, plateforme de repos…), et ces mesures sont renforcées en phase post-opératoire (ajout d’enrichissements alimentaires…) -La douleur des animaux : la chirurgie est réalisée sous anesthésie et analgésie (à base de morphiniques). En phase post-opératoire immédiate, les suivis quotidiens sont renforcés et des soins post-opératoires spécifiques peuvent être mis en place (surveillance ou réfection des pansements (si applicable), désinfection des sites chirurgicaux …). -Point limites stricts et spécifiques du projet : Les animaux seront suivis quotidiennement à l'aide du grille de bien-être animal portant spécifiquement sur l'alimentation, le transit et l'apparition d'automutilations. Un suivi de la locomotion des membres inférieurs sera également mis en place.

Choix des espèces

Le lapin est un modèle de plus en plus utilisé pour réaliser des expériences sur le nerf sciatique. En effet, cela fait plus de 20 ans que ce modèle est proposé pour remplacer le modèle rat qui présente de nombreux inconvénients par rapport à la taille des nerfs de ce modèle. Le lapin présente un potentiel pour les tests de dispositifs médicaux sur le nerf sciatique puisque sa taille est équivalente avec les nerfs que l’on peut retrouver au niveau du poignet ou des mains chez l’Homme (diamètre compris entre 2 et 4 mm, longueur inférieure à 30mm). L’utilisation d’animaux adultes d’un poids minimum de 2,5kg lors de la chirurgie est également recommandée, afin de limiter les risques liés à l’anesthésie et de permettre la mise en œuvre des techniques chirurgicales et post-opératoires adéquates.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 630
Souffrances
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▲ 315
▲ -
▲ 315
Devenir
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 -
 630

630 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance pouvant aller jusqu'à sévère. Selon les cohortes, elles reçoivent une injection intramusculaire ou intrapéritonéale de thérapie génique, passent des tests de suspension et d'actimétrie, puis une mesure chirurgicale de la force musculaire sous anesthésie. Le porteur décrit un phénotype sévère de myopathie, avec perte de poids, apathie, paralysie progressive des membres postérieurs et dos arrondi, tout en affirmant qu'aucune douleur n'y serait associée. Il conclut que seul le modèle animal permet d'étudier la maladie dans sa globalité.

Objectifs

Les myopathies centronucléaires sont une classe de maladies génétiques qui détériorent la fonction des muscles squelettiques et handicapent fortement la qualité de vie des patients qui en sont atteints et aucune thérapie n’est à ce jour disponible. Le principal objectif de ce projet est de mettre au point une preuve de concept thérapeutique pour traiter les myopathies centronucléaires. En parallèle nous souhaitons également étudier plus en détail les fonctions des différentes régions d’une protéine impliquée dans certaines myopathies ainsi que ses effets à différentes étapes du développement musculaire.

Bénéfices attendus

Dans l’hypothèse où notre stratégie thérapeutique s’avèrerait efficace sur le phénotype de notre animal modèle, cette étude serait une preuve de concept thérapeutique pour traiter les myopathies centronucléaires. Ce projet permettra également de faire avancer les connaissances scientifiques relatives aux fonctions des différentes régions de la protéine étudiée ainsi que ses effets à différentes étapes du développement musculaire.

Procédures

Les 240 souris de la cohorte « Injections intra-musculaires » seront soumises aux procédures suivantes : - Injections intra-musculaires sous anesthésie générale, non-invasive, unique à 3 semaines d’âge, 5min par animal. - Mesure de la force musculaire sous anesthésie générale, acte chirurgical, unique à 8 semaines d’âge. Les 390 souris de la cohorte « Injections Intra-péritonéale » seront soumises aux procédures suivantes : - Injection intra-péritonéale, animal vigile, unique au premier jour post-natal, 1min par animal. - Test de suspension, animal vigile, non-invasif, hebdomadaire de 3 à 8 semaines d’âge, 5min par animal. - Test d’actimétrie, animal vigile, non-invasif, unique à 8 semaines d’âge, 24h par animal. - Mesure de la force musculaire sous anesthésie générale, acte chirurgical, unique à 8 semaines d’âge.

Impact sur les animaux

La souris atteinte de myopathie myotubulaire présente un phénotype sévère. Des points limites pour nos souris incluent des signes de douleurs comme la perte de poids, l’apathie, les yeux fermés et une paralysie progressive des membres postérieurs avec l’apparition d’une cyphose (dos arrondi). Cependant, les premiers signes du phénotype dommageable n’apparaissent qu’à l’âge de 4-5 semaines pour atteindre un maximum à environ 8 semaines. A noter qu’il existe une certaine variabilité phénotypique entre les animaux mutant et que tous ne développeront pas l’ensemble des signes de la maladie. De la nourriture en gel sera déposé dans la cage dès l'apparition des premiers signes de difficulté pour se déplacer. A notre connaissance il n’y a pas de douleurs associées au phénotype myopathique.

Devenir

Les animaux sont mis à mort sous anesthésie à la fin des deux procédures car notre projet nécessite la collection d’organes pour compléter l’analyse au niveau histologique et moléculaire.

Remplacement

Ces analyses ne peuvent pas être effectuées sur des cellules en culture car celles-ci ne reproduisent pas la fonction d’un organe et encore moins d’un organisme entier. En effet seul le modèle animal permet d’étudier d’une part la maladie dans sa globalité et d’autre part l’évolution des symptômes, ce qui est essentiel dans le cadre d’une mise au point de thérapie.

Réduction

Le nombre d’animaux a été basé sur les résultats de précédentes études sur ces mêmes animaux. Il nous permet d’assurer la robustesse statistique des différences entre animaux sains et malades et ainsi d’évaluer correctement l’effet de notre traitement. Afin de limiter le nombre d’animaux de la cohorte d’injections intra-musculaires nous injecterons les deux pattes (muscle tibial antérieur) de chaque animal, l’une avec la solution contrôle et l’autre avec un des traitements. L’utilisation d’un contrôle interne à chaque souris plutôt qu’un groupe de souris contrôles permet de renforcer la puissance statistique en s’affranchissant de la variation inter-groupes et de réduire le nombre d’animaux nécessaires. Toutes les souris passeront des tests phénotypiques et leurs tissus seront collectés pour compléter l’analyse histologique et moléculaire, nous permettant ainsi de nous affranchir de la création d’une deuxième cohorte pour la collection de tissus.

Raffinement

Si des difficultés de locomotion apparaissent lors de l’hébergement, de la nourriture en gel sera placée dans la cage afin de soulager l’animal dans ses déplacements. Les souris seront hébergées par groupe de 2 à 4 par cage et la qualité de l’air sera assurée par une ventilation. Des nids seront disposés dans chaque cage avec un accès illimité à la boisson et à la nourriture. Le bien-être des animaux sera contrôlé quotidiennement après l’injection intramusculaire afin de détecter au plus tôt les premiers signes de souffrance éventuels comme l’apathie, la prostration, l’abaissement des paupières et les difficultés ambulatoires. Une perte de poids de 20% en une semaine conduira à l’arrêt du protocole et la mise à mort des animaux par dislocation cervicale. En cas de douleur intense, un analgésique pourra être administré (buprénorphine à la dose de 0.1 mg/kg). Lors de la procédure de mesure de la force musculaire sous anesthésie générale , les souris seront anesthésiées afin d’immobiliser l’animal et de prémunir toute douleur lors de l’opération chirurgicale. Durant la procédure les souris seront placées sur une plaque chauffante pour maintenir leur homéostasie thermique et elles seront monitorées en permanence.

Choix des espèces

Pour tester l'éventuelle amélioration thérapeutique, nous avons besoin d'effectuer des expériences physiologiques in vivo sur modèle animal. Nous disposons déjà de plusieurs modèles murins de myopathies avec lesquelles nous avons publié plusieurs études sur les myopathies centronucléaires. Conserver la même espèce animale pour ce projet s’inscrit dans un effort de continuité et de reproductibilité de nos études. Nous prévoyons ainsi de réaliser cette étude sur des lignées de souris déjà disponibles dans nos laboratoires, ces modèles présentent des phénotypes comparables aux symptômes observés chez les patients humains. Enfin, le modèle murin présente l’unique avantage d’être génétiquement très proche de l’homme et facile d’élevage en raison de sa taille et de ses capacités de reproduction. Nous traiterons ces animaux à des stades très précoces (premier jour post natal) pour étudier l’effet de notre traitement avant l’apparition des symptômes mais également au stade adulte (4 semaines) pour étudier l’effet après l’apparition des symptômes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système musculosquelettique
Souris : 2900
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2180
▲ 720
Devenir
 -
 -
 -
 2900

2 900 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance pouvant aller jusqu'à sévère. La plupart sont soumises jusqu'à soixante semaines à un régime gras et sucré, à des tests de tolérance au glucose, à des chirurgies de prélèvement du foie ou de la bile, et une partie à une irradiation aux rayons X suivie d'une greffe de moelle osseuse. Le porteur indique que la manipulation, l'irradiation et l'injection d'un composé inflammatoire peuvent provoquer peur, douleur ou fièvre. Il justifie le recours à la souris par la disponibilité de lignées transgéniques et de données antérieures sur le métabolisme des lipides.

Objectifs

Le laboratoire étudie les mécanismes favorisant le développement des maladies métaboliques (maladie du foie, diabète, obésité) et vasculaires (athérosclérose). Dans cet objectif, il utilise des modèles murins génétiquement modifiés sur des protéines ou récepteurs impliqués dans la régulation de l'homéostasie lipidique et aussi glucidique. Les objectifs du projet sont de 4 niveaux et décrits à la suite: - comprendre à l'échelle du vivant le métabolisme des lipoprotéines ainsi que le fonctionnement des mitochondries - mettre en évidence sur des animaux génétiquement modifiés les anomalies de ce métabolisme sous un régime normal et sous un régime gras - Etudier/décrire l'impact des délétions génétiques sur le fonctionnement des organes - étudier les effets du régime alimentaire déséquilibré sur le long terme.

Bénéfices attendus

Ce projet aboutira a une avancée potentielle en connaissances scientifiques. Les bénéfices attendus: 1/ dans le cadre des études de recherche fondamentale, il s'agira de: - Comprendre/décrire dans un organisme l'impact des invalidations génétiques sur la physiopathologie du métabolisme glucidique et lipidique. - Comprendre/décrire l'activité métabolique des mitochondries, l'expression des gènes et les réactions métaboliques au sein des tissus génétiquement modifiés. - Comprendre l'impact d'une alimentation déséquilibrée sur le vieillissement des organes, 2/ dans le cadre de la recherche d'outils, cibles à visée thérapeutique pour un transfert chez l'homme: - Identifier des candidats/protéines tissulaires cibles de futurs médicaments.

Procédures

Les animaux (2900 souris) sont placés sous un régime riche en gras et sucre (2660 animaux, durée maximale: 60 semaines). Le poids et la masse grasse corporelle sont mesurés sur les animaux vigiles avec une technologie non invasive (2160 animaux, 3 minutes). Le diabète est mesuré au cours d'un test de charge orale en sucre, et un autre test implique une injection d’insuline dans l’abdomen. Ces tests impliquent des prélèvement de sang à la queue à différents temps (2160 animaux, durée de l'expérimentation: 2h). Les consommations alimentaires et de boissons ainsi que les dépenses énergétiques sont évaluées sur des animaux vigiles grâce à l’utilisation de cages dédiées où chaque animal est isolé avec un visuel sur les congénères (480 animaux vigiles, durée: 48h). L’utilisation du tapis roulant permet d’évaluer les performances physiques de chaque animal (480 animaux, durée: 15 minutes à 1 heure). Des actes chirurgicaux sont effectués sur les animaux anesthésiés pour mesurer les capacités métaboliques du foie : un prélèvement de bile (foie) est réalisé à un groupe pour mesurer les lipides excrétés dans la bile (480 souris, durée: 1 heure) ; sur un autre groupe, le sang et le foie sont prélevés (360 animaux, durée: 1 heure) ; sur une autre série, le foie est prélevé afin de réaliser une culture de cellules du foie (500 animaux, durée: 30 minutes) et d’en étudier les caractéristiques. Des prélèvements à la queue sont réalisés sur l’animal vigile afin d’étudier la sécrétion par le foie de lipides (480 souris vigiles, durée: 4h). En amont, un composé est injecté dans l’abdomen des animaux afin de bloquer les voies concourant à l'élimination de ces lipides du sang. Afin de mesurer l'élimination du cholestérol par le foie, des macrophages sont prélevés chez des souris (ayant au préalable reçu par injection un composé chargé d'attirer les macrophages dans l'abdomen) sous anesthésie, par piqûre dans l'abdomen, (240 souris, durée : 30 min) puis sont ré-injectés dans l’abdomen d'un autre groupe, sous une forme chargée en cholestérol. Des prélèvements de sang sont réalisés sur l’animal receveur à la queue à différents temps, puis, le foie est prélevé en terminal sous anesthésie (480 souris, durée totale: 48h). Afin d’étudier le rôle du système immunitaire dans les mécanismes, des animaux vigiles sont irradiés (rayons X) puis ils reçoivent une greffe de moelle osseuse lors de l'injection dans le coin de l’œil sous anesthésie générale (360 souris, durée: 48 heures).

Impact sur les animaux

Les expérimentations prévues peuvent induire des nuisances ou effets indésirables sur les animaux. La peur et le stress sont des nuisances qui peuvent survenir lors de la manipulation des animaux, leur isolement dans certaines procédures, ou lors de l'administration d'un produit anesthésiant avant un acte chirurgical. La fatigue est un effet indésirable attendu lors de l'épreuve d'endurance sur tapis roulant. D'autres nuisances possibles, sont la sensation de fatigue, la douleur ou de la fièvre qui peuvent être observées : - suite à l'administration d'une substance (thioglycolate) qui induit une réaction inflammatoire dans le péritoine et aussi, - suite à l'irradiation de l'animal afin de procéder à une greffe de moelle osseuse.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux sont euthanasiés. Ceci est nécessaire afin de prélever les tissus et organes à des fins d'histologie ou d'autres analyses. Ces examens donnent des informations complémentaires aux données mesurées sur l'animal vivant. Ils permettent de comprendre les mécanismes biologiques mis en jeu dans un tissu ou organe, le développement des lésions au cours du temps, et, les cellules impliquées. Ces prélèvements permettent aussi de réduire le nombre d'animaux dans les expérimentations.

Remplacement

Nos travaux visent à étudier à l'échelle du vivant, dans un tissu ou organe, les mécanismes biologiques qui favorisent le développement des maladies métaboliques. Sur cette base, un transfert peut-être envisagé sur des cellules cultivées in vitro afin d'étudier des mécanismes précis. Ainsi, des études, in vitro, sur des lignées de cellules sont prévues pour comprendre les réactions biochmiques immédiates à l'échelle de la cellule et limiter dans la mesure du possible l'utilisation des animaux à cette fin.

Réduction

1/Plusieurs données peuvent être obtenues avec un même animal : sécrétions biliaires, tests de tolérance au glucose et à l'insuline, prélèvements de tissus, prélèvement de plasma pour l'étude des lipoprotéines (profils), prélèvement de foie pour le développement de la culture primaire d'hépatocytes,... 2/ une réflexion biostatique est réalisée en amont de la procédure/expérience, pour limiter le nombre d'animaux. 3/La formation et l'encadrement des expérimentateurs dans les procédures permet d'optimiser l'obtention de mesures/données fiables et interprétables sur un faible nombre d'animaux. 4/ les animaux seront utilisés dans les expériences/procédures jugées indispensables en fonction de l'avancée du projet.

Raffinement

Pour optimiser la fiabilité des résultats, des mesures visant à réduire voire supprimer la douleur, le stress, et améliorer le bien-être des animaux sont mises en oeuvre: - les animaux seront élevés et hébergés dans une animalerie agréée. - les moyens pour limiter le stress aux animaux sont appliqués: enrichissement des cages, animaux invités à coopérer dans les actes non invasifs et non douloureux (exemple: test de tolérance au glucose ou à l'insuline, mesure de la composition corporelle au minispec), expériences réalisées dans une pièce calme en présence d'un faible nombre d'expérimentateurs - les expérimentateurs seront encadrés dans les protocoles par un sénior et rompus aux procédures expérimentales ce qui permet de limiter le stress et la douleur - en cas de transport de l'animal, un transporteur agréé pour transport d'animaux sera réquisitionné - des points limites (ou critères d’arrêt anticipés) de la procédure seront établis - dans la mesure du possible et en fonction de la statistique, les animaux prévus dans les mesures invasives seront réduits. - des soins adéquats seront prévus avant, pendant et après l’opération (anesthésie/analgésie), - la réduction de la durée de certaines études (surtout toxicologiques), - la mise en place de procédures d’euthanasie appropriées.

Choix des espèces

Nous souhaitons utiliser la souris pour plusieurs raisons : - La souris est un animal petit,facile à élever dans une animalerie. Cet animal possède un taux élevé de reproduction ce qui nous permet d’avoir à disponibilité un nombre suffisant d’animaux dans notre protocole. - Nous disposons de lignées murines transgéniques pour réaliser notre projet. Ces modèles permettent d'étudier et d'identifier le rôle de certaines protéines ou récepteurs dans les mécanismes biologiques étudiés au sein d'un tissu ou organe. - Les procédures de notre protocole sont adaptées à la souris. - Nous disposons de données scientifiques du métabolisme des lipides sur ce modèle animal. - Nous maîtrisons d'un point de vue scientifique l'état de l'art sur la physiopathologie de l'atherosclérose sur ce modèle animal. Les animaux seront utilisés au stade adulte, à partir de l’âge de 12 semaines. Cet âge est classiquement utilisé dans les études portant sur le métabolisme ou l'athérosclérose. Des mises sous régime gras contenant du sucrose et du cholestérol pourront avoir lieu, à partir de cet âge, sur une durée maximum de 60 semaines. Les longues durées de régime sont classiquement utilisées pour étudier le développement de l'athérosclérose chez la souris. Ce protocole permet aussi d'étudier les effets du régime alimentaire déséquilibré sur le long terme.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 3196
Souffrances
▲ -
▲ 352
▲ -
▲ 2844
Devenir
 -
 -
 -
 3196

3 196 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance pouvant aller jusqu'à sévère. Elles sont infectées par le paludisme au moyen d'une injection de globules rouges parasités, reçoivent des composés à tester, puis subissent des prélèvements de sang à la queue. Le porteur indique que l'infection peut provoquer une hypothermie, puis, en cas de paludisme cérébral, une ataxie, une paralysie partielle et un coma irréversible, les animaux atteints étant mis à mort. Il conclut que la souris reste le modèle de routine faute de modèles humanisés moins coûteux.

Objectifs

Notre projet vise à mettre au point une molécule antipaludique par voie orale pour le traitement du paludisme. L'objectif est de sélectionner un candidat pour la phase pré-clinique parmi des composés développés par notre laboratoire en collaboration avec des équipes de chimie médicinale. Les composés testés in vivo seront sélectionnés parmi les composés très actifs in vitro contre le parasite du paludisme et montrant une faible toxicité contre les cellules de mammifères. Nous évaluerons en premier lieu l’efficacité de ces molécules contre Plasmodium in vivo chez la souris. En effet, une molécule qui est active in vitro peut être moins efficace in vivo car éliminée rapidement par l'organisme ou générer des effets secondaires. La dose nécessaire ainsi que le nombre d’administration pour obtenir une guérison complète seront déterminés. Dans un second temps, les paramètres pharmacocinétiques du ou des meilleurs candidats in vivo seront évalués chez la souris saine et infectée afin de sélectionner le candidat correspondant le mieux aux critères définis par l’organisation mondiale de la santé.

Bénéfices attendus

Le paludisme (malaria) est une maladie parasitaire qui touche une centaine de pays en voie de développement et 40% de la population mondiale vit dans des zones à risque. Les estimations les plus récentes font état de plus de 200 millions de cas cliniques dans le monde. La maladie a causé 627 000 morts en 2020 dont 90% en Afrique sub-saharienne. Elle touche, en particulier, les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. L'arsenal thérapeutique actuellement disponible pour lutter contre le paludisme étant insuffisant et de plus menacé par l'augmentation de la résistance des parasites aux derniers antipaludiques, il est urgent de trouver de nouvelles thérapies efficaces afin de tendre vers l'élimination de la maladie. Les efforts doivent privilégier des mécanismes d'action nouveaux et innovants par rapport aux molécules existantes afin de retarder au maximum l'apparition de résistances. C’est le cœur de notre projet, qui vise à développer de nouveaux composés à activité antipaludique en se focalisant sur des molécules visant des métabolismes parasitaires non encore ciblés par les médicaments actuels. Le projet devrait permettre la sélection d’un candidat à un développement clinique. L’obtention d’un antipaludique original permettra d’une part de lutter efficacement contre le paludisme et de sauver la vie de milliers d’enfants chaque année mais contribuera aussi, en diminuant le nombre de cas, à améliorer la qualité de vie (diminution des épisodes fébriles, des séquelles notamment neurologique, des jours d’école ou de travail perdus, …) des habitants des pays touchés.

Procédures

Prélèvement de sang sur les souris donneuses après euthanasie des souris. Pour les tests d’activité antipaludique : - Infection par injection de globules rouges parasités. Les animaux sont vigiles, injection unique. La procédure prend moins d’une minute. - Administration d'un composé ou du véhicule. Les animaux sont vigiles. Administration unique ou une fois par jour pendant 4 jours. L’administration du composé prend moins d’une minute. - Prélèvement d’une goutte de sang au bout de la queue : 1 fois par jour pendant plusieurs jours. Les animaux sont vigiles. Chaque prélèvement prend 5 secondes. Pharmacocinétique/pharmacodynamie : - Infection par injection de globules rouges parasités. Les animaux sont vigiles, injection unique. La procédure prend moins d’une minute. - Prélèvement d’une goutte de sang au bout de la queue : 1 fois avant le début de l’expérience et 1 fois avant le prélèvement de la totalité du sang. Les animaux sont vigiles. Le prélèvement d’une goutte de sang prend 5 secondes - Traitement : administration du composé ou du véhicule. Les animaux sont vigiles. Administration unique. L’administration du composé prend moins d’une minute. - Prélèvement de la totalité du sang. Les animaux sont sous anesthésie profonde. Le prélèvement prend moins d'une minute.

Impact sur les animaux

Léger stress lors de la contention pour l'infection et l’administration du composé. Un prélèvement de sang sur animaux vigile sera effectué au bout de la queue après l’infection de la souris; possibilité de développer les signes cliniques suivants à partir de 50% de parasitémie :poil hérissé, isolement, dos courbé, urine rouge, hypothermie. En cas de neuropaludisme ou paludisme cérébral, les souris montrent les signes cliniques suivants : ataxie, puis paralysie partielle puis coma irréversible. La parasitémie reste faible. Si des signes de toxicité apparaissent le traitement est suspendu et les souris sont euthanasiées si besoin.

Devenir

Les animaux seront tous euthanasiés. Pour les tests d'activité, les animaux non guéris par les composés sont euthanasiés pour éviter les souffrances liées à l'infection. Les animaux guéris ne peuvent être réutilisés d'une part parce qu'il ont subit une procédure sévère et d'autre part car ils ont développé une immunité contre le parasite. Pour les tests de pharmacocinétiques, les animaux sont euthanasiés pour récupérés le sang et les organes.

Remplacement

Afin de minimiser le recours au test sur les animaux, nous avons adopté une stratégie de criblage en entonnoir. Une première phase (la plus importante) se situe en amont de la partie expérimentation chez l’animal. Toutes les nouvelles molécules sont testées in vitro à la fois sur des globules rouges parasités par Plasmodium falciparum (le Plasmodium humain le plus dangereux) pour leur activité antipaludique contre le parasite et sur des cellules de mammifères pour leur activité toxique. Ceci permet de déterminer l’index de sélectivité de chaque molécule. Cet index de sélectivité doit être d’au moins 10 (10 fois plus actif contre P. falciparum que contre des cellules humaines) pour envisager d’être testées dans un modèle du paludisme in vivo chez la souris. Cette première phase très sélective permet de réduire considérablement le nombre de molécules à tester chez l’animal. Les molécules testées in vivo chez la souris impaludée seront choisies parmi les molécules présentant une bonne activité antipaludique, une faible toxicité ainsi qu’une bonne stabilité.

Réduction

Afin de minimiser le nombre d’animaux utilisés, nous avons choisi d’effectuer un criblage en entonnoir, ce qui permet de diminuer le nombre de molécules testées à chaque étape et donc de diminuer le nombre d’animaux utilisés. Le nombre d’animaux par lot a été déterminé en fonction des expériences. Une simulation statistique a été réalisée afin d’évaluer le nombre minimum de souris par groupe nécessaire pour observer des effets significatifs. Elle est basée sur les expériences précédemment réalisées au laboratoire ou publiées dans la littérature. Plusieurs molécules seront testées dans la même expérience afin d’utiliser un seul lot contrôle pour plusieurs molécules. Pour la pharmacocinétique, si la méthode de dosage de la molécule qui sera testée permet une quantification dans un faible volume sanguin, nous réduirons le nombre de souris de moitié. L’utilisation de souris exclusivement femelles pendant toutes les premières étapes permet de diminuer le nombre de souris nécessaires de moitié puisque nous regardons l'effet de la drogue sur le parasite et non sur l'animal. Nous testons ensuite l’incidence du sexe uniquement avec la ou les meilleures molécules.

Raffinement

Avant l’expérimentation, les souris sont manipulées régulièrement pour les habituer à être manipulées et éviter un stress lors de l’expérience. Les souris sont hébergées dans des cages avec des igloos et des copeaux pour améliorer leur bien-être. Les animaux sont surveillés pendant toute la durée de l’expérimentation qui dure un mois pour les tests antipaludiques. Dans le cas d’apparition de premiers signes de neuropaludisme (ataxie, paralysie partielle) avant la fin du test (jour 5) des granulés mouillés de nourriture peuvent être ajoutés dans la cage pour être sûr que ces animaux auront accès à la nourriture. En cas de signes cliniques sévères, les animaux sont euthanasiés.

Choix des espèces

La recherche de nouveaux antipaludiques est principalement dirigée contre le plasmodium humain P. falciparum. Les seuls modèles animaux permettant l’étude de ce parasite sont les singes Aotus ou Rhesus splénectomisés ou la souris humanisée, deux modèles animaux compliqués et coûteux. L’étude in vivo de l’activité antipaludique de composés est donc réalisée en routine chez le modèle souris contre des plasmodium murins. En effet, le cycle de vie ainsi que la morphologie et le métabolisme des différents stades de développement de tous les parasites du paludisme chez les mammifères sont comparables. Les plasmodium murins sont non-pathogènes pour l’homme et ne sont transmissibles entre rongeurs qu’exclusivement par piqûre d’une espèce spécifique de moustique du genre Anopheles, absent en France métropolitaine. Les souris seront âgées de plus de 5 semaines. A cet âge le système immunitaire de la souris est bien en place et permet d’obtenir des réponses aux médicaments reproductibles. De plus l’infection par Plasmodium est aussi très reproductible.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 138
Souffrances
▲ 20
▲ -
▲ -
▲ 118
Devenir
 -
 -
 -
 138

138 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance pouvant aller jusqu'à sévère. La plupart subissent une lésion de la moelle épinière sous anesthésie, qui provoque une paralysie des membres postérieurs et des difficultés à se déplacer pour se nourrir, puis une partie reçoit une stimulation magnétique et passe un test de reconnaissance d'objet. Le porteur veut mesurer l'effet de cette stimulation sur l'inflammation cérébrale et la cognition après le traumatisme. Il affirme qu'il n'existe pas d'alternative aux expériences sur l'animal vivant et conclut que le modèle animal reste nécessaire.

Objectifs

Les traumatismes médullaires sont le plus souvent d’origine traumatique (LMT) et entrainent un handicap fonctionnel majeur chez l’homme (paraplégie ou tétraplégie, incapacité à se déplacer, assistance ventilatoire à vie…). De plus, il a également été mis en évidence chez les patients atteints de LMT que ces derniers souffraient de troubles cognitifs avec par exemple une survenue d’épisodes dépressifs. Récemment, une étude chez l’animal a permis de démontrer que la LMT induit une inflammation massive de l’encéphale, pertube la neurogenèse hippocampique et entraine un déclin des fonctions cognitives. Des études menées dans notre laboratoire ont permis de mettre évidence pour la première fois que la transplantation de cellules gliales olfactives au niveau du site de lésion médullaire permet de réduire l’inflammation cérébrale et permet également de restaurer les fonctions cognitives. Nous voudrions ici reproduire ces résultats mais avec un autre type de thérapie, la stimulation magnétique répétitive trans-médullaire (rTSMS). En effet, dans une précédente étude nous avons démontré que cette thérapie permet d’induire une récupération fonctionnelle motrice et tissulaire chez la souris et également chez le rat. La rTSMS a notamment un rôle sur l’inflammation et la réactivité microgliale. De ce fait, ce projet a pour objectif de mesurer les effets de la stimulation magnétique répétitive trans-médullaire sur l’inflammation du tissu cérébral, la neurogenèse hippocampique et la cognition après lésion de la moelle épinière.

Bénéfices attendus

Cette étude nous permettra d’avoir une meilleure connaissance sur les bénéfices d’une méthode non invasive (stimulation magnétique répétitive) notamment sur la capacité de ce traitement à induire une récupération des fonctions cognitives chez la souris suite à une lésion de la moelle épinière. Cela permettrait, sur un plus long terme, d’envisager de proposer ce traitement après lésion médullaire chez l’Homme afin d’éviter les problèmes cognitifs qui surviennent après ce type de lésions.

Procédures

- 118 souris seront utilisées sur lesquelles seront réalisées une lésion de la moelle épignière sous anesthésie générale et locale d’une durée totale de 20 min. Le lendemain et jusqu’au 15ème jour, sous anesthésie générale, la moitié des souris (soit 49 souris) sera utilisée pour la procédure de stimulation magnétique pendant 10 minutes à raison de 10hz pendant 10 secondes suivies de 20 secondes sans stimulation à un intensité de 0.4T. 30 souris seront utilisées afin de réaliser des expériences de reconnaissance d’objet, ces expériences sont non-invasives et non douloureuses et se feront sur animal vigile. Ces expériences nécéssitent de réaliser trois cessions par temps expérimentaux (15, 30 et 60 jours après la réalisation de la lésion). Chacune des cessions durera entre 5 et 10 minutes. 20 animaux « controles » sans lésion seront également utilisés afin d’obtenir des valeurs controles pour les différents expériences (histologie, RT-QPCR et test cognitif). L’ensemble des animaux (138 souris) sera fixé, 61 jours après la lésion pour ceux (118 souris) ayant subis une lésion afin de récupérer la moelle épinière et le cerveau. La chirurgie qui permet de fixer les animaux durera 10 minutes par souris.

Impact sur les animaux

- Hypothermie de l’animal suite à l’anesthésie - Paralysie des membres postérieurs - Difficulté à se déplacer pour se nourrir et s’abreuver après le reveil

Devenir

L’ensemble des animaux (138 souris) sera euthanasié à l’issue des expérimentations (61 jours maximum après la lésion de la moelle épinière) afin de procéder au prélévement de la moelle et du cerveau. Les souris ayant subis des lésions médullaires ne peuvent faire l’objet d’un don ou bien d’une « réutilisation ».

Remplacement

Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Il n’existe pas, dans notre domaine, d’alternatives satisfaisantes aux méthodes expérimentales proposées dans ce projet (expériences in vivo sur l’animal). Le modèle animal reste nécéssaire pour mesurer l’inflammation et la neurogenèse hippocampique, ainsi que la récupération fonctionnelle de l’animal suite à une lésion de moelle épinière après un traitement par stimulation magnétique répétitive.

Réduction

Le nombre d’animaux a été évalué à partir des études précédentes effectuées dans notre Laboratoire, à savoir que les expériences histologiques et de RT-qPCR nécessitent un minimum de 6 à 10 animaux et les expériences fonctionnelles nécessitent un minimum de 12 à 15 animaux. Des tests statistiques non paramétriques de type Mann Whitney seront utilisés afin de comparer les groupes d’animaux entre eux, nous savons que ces tests permettent de mettre en évidence une différence entre deux groupes d’étude avec une bonne sensibilité dès n=6 par groupe. L'utilisation de 10 à 15 animaux pour certaines expériences se justifie par la variabilité pouvant être observée notamment lors des tests fonctionnels (motivation des animaux).

Raffinement

Afin de minimiser la souffrance et l’angoisse infligées aux animaux, les procédures se dérouleront sous anesthésie générale avec analgésie, et des points-limites seront établis, entraînant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire. Pour limiter le stress des animaux, ils seront manipulés par le (ou les) même(s) expérimentateur(s) et sur le même poste expérimental, facteurs auxquels ils auront été habitués préalablement. Ils seront anesthésiés après induction gazeuse sans contention. Le cas échéant, ils recevront un traitement analgésique et seront suivis jusqu’à leur réveil. Par la suite, chaque animal sera surveillé et le traitement analgésique sera poursuivi au-delà du réveil si besoin. Chaque animal bénéficiera d’une attention et de soins de qualité, par du personnel qualifié, pendant les interventions mais aussi en dehors de celles-ci afin d’assurer un bien-être optimal tout au long de l’étude. La douleur est rigoureusement contrôlée grâce à des points limites évalués en amont, et gérée grâce aux moyens pharmacologiques appropriés (myorelaxant/anesthésie/analgésie). Par ailleurs, les animaux sont hébergés en groupes dans un environnement enrichi (copeaux, matériel de nidification). Enfin, l'eau et la nourriture sont mises à disposition ad libitum.

Choix des espèces

Ce projet s’intéresse aux mécanismes cellulaires et moléculaires présents dans la moelle épinière et le cerveau adulte. Une meilleure compréhension de ces mécanismes permettrait de pouvoir proposer des thérapies plus efficaces aux personnes souffrant de paraplégie ou de tétraplégie. Il nécessite la mise en place de modèles comparables aux pathologies humaines. Il est donc indispensable pour la bonne réalisation de ce projet de recourir à l’utilisation de modèles animaux. Les lésions médullaires chez l’Homme concerne le jeune adulte, de ce fait afin de mimer au mieux ces lésions, nous utiliserons des souris âgées de 8 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 3920
Souffrances
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Devenir
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3 920 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Toutes subissent une chirurgie stéréotaxique du cerveau, injection de virus ou pose d'une pompe dans l'hippocampe et le noyau accumbens, suivie de tests comportementaux nommés d'anxiété, de sociabilité, de cognition et de dépression, puis d'une mise à mort pour analyse du cerveau. Le porteur reconnaît que la chirurgie peut provoquer la mort ou un AVC, et propose de tester une stimulation visuelle à 40 Hz censée corriger les effets du vieillissement. Il affirme que les structures et réponses de la souris sont "similaires" à celles de l'humain, sans avancer d'autre bénéfice que la compréhension d'un circuit cérébral.

Objectifs

Dernièrement, la plupart des recherches se sont concentrées sur les états dégénératifs pathologiques, en utilisant des modèles génétiques de souris, non représentatifs de la maladie humaine. Afin de comprendre les formes pathologiques du vieillissement, une compréhension du vieillissement physiologique est essentielle. Les connaissances portent surtout sur l'hippocampe (HPC), car le déclin des performances lié à l'âge dépendant de cette région est constant pour toutes les espèces. Malgré une réduction significative du volume du noyau accumbens (NAc) également observée chez les personnes âgées, cette structure a reçu peu d'attention dans le contexte du vieillissement. Le lien de causalité entre les effets du vieillissement sur l’HPC et le NAc reste à établir. Des preuves cliniques renforcent ce lien : l'atrophie du NAc est corrélée aux pires scores cognitifs. Il a été montré chez les rongeurs que les neurones de l'HPC dorsal (dHPC) projettent vers le NAc et forment des synapses. Ces observations suggèrent que le dysfonctionnement synaptique précoce de l'HPC est susceptible d'empiéter sur les réseaux de sortie de l'HPC vers des structures sous-corticales spécifiques, telles que le NAc, véhiculant des fonctions non cognitives. Bien que le processus de vieillissement soit multifactoriel, des changements dans l'expression/le traitement des protéines pourraient expliquer le déclin de la fonction hippocampique. Dans ce projet nous étudions une protéine fortement exprimée dans l’HPC et qui est cruciale pour la fonction neuronale dans des conditions physiologiques. La manière dont l'âge modifie son expression et son traitement physiologique reste mal caractérisée. Ainsi, les modifications de l'expression et de son métabolisme sont susceptibles d'impacter fortement la fonction physiologique neuronale. Ce projet vise à aborder les mécanismes fondamentaux qui sous-tendent les comportements mal-adaptatifs impliquant l'association entre le contexte spatial et les résultats saillants, au cours du vieillissement, et à valider une approche de stimulation cérébrale non invasive pour atténuer ces dérégulations.

Bénéfices attendus

L'un des principaux résultats liés au vieillissement de la population est la perte d'autonomie et de motivation due au déclin cognitif. Pourtant, les altérations du vieillissement cérébral au niveau des circuits neuronaux restent peu étudiées. La nouveauté de ce projet repose sur l'utilisation de techniques de pointe pour lutter contre l'impact du vieillissement dans un circuit récemment décrit, qui relie deux structures cérébrales fortement affectées par le vieillissement : l'hippocampe dorsal et le Noyau Accumbens. De plus, ces structures sont associées à la mémoire épisodique et à la motivation, respectivement, des fonctions connues pour être altérées dans le vieillissement. Ce projet propose d'utiliser le traitement de stimulation par entraînement visuel (vGENUS), afin de restaurer les phénotypes cellulaires/circuits et comportementaux altérés. Il s'agirait donc d'évaluer l'efficacité thérapeutique d'une thérapie non invasive pour contrer le dysfonctionnement des circuits du vieillissement.

Procédures

Tous les animaux de ce projet seront soumis à la chirurgie stéréotaxique pour injecter des virus AAV ou pose de pompe osmotique dans les régions du cerveau concernées par cette étude, c'est à dire l'hippocampe et le noyau accumbens. Pour chaque souris la durée de la chirurgie est d' environ 40 min suivies de 2h de réveil et analgésie. Les procédures de comportement ne sont pas invasives et ne sont pas censées causer du stress ou de la douleur aux souris. Les procédures de comportement auront une durée d'environ 7 jours: évaluation des niveaux d' anxieté (durée du test 10 min, 1 fois), évaluation de sociabilité (10 min, 1 fois), évaluation de cognition (2h30, 1 fois) et évaluation de dépression (12h, 1 fois).

Impact sur les animaux

Les tâches comportementales en soit ne devraient pas induire de nuisances ou effets indésirables sur les souris. Elles sont libres de leurs mouvements et sont habituées à l'expérimentateur pendant plusieurs jours afin de réduire leur stress. Les chirurgies stéréotaxiques sont faites dans la mesure du possible sans impacter le bien-être de l'animal. Les souris sont anesthésiées et sous analgésique, leur température corporelle est contrôlée et toute l'étape de réveil est suivie ainsi que le rétablissement avec des vérifications quotidiennes. Toutefois, des incidents peuvent survenir lors de la chirurgie (mort rare mais possible, problèmes d'AVC, etc.) pendant le réveil, ou le rétablissement. Les souris qui souffriraient seraient immédiatement prises en charge pour trouver une solution. Si aucun traitement de l'animal ne suffit, alors la mise à mort sera décidée. En ce qui concerne les stimulations visuelles, l'animal ne devrait pas souffir puisqu'il s'agit d'ondes gamma de 40Hz pendant une semaine, à mesure d'une heure par jour. Les souris seront toutefois surveillées afin d'identifier tout comportement anormal (agitation inhabituelle, immobilité, tremblements, perte de poils, etc.)

Devenir

Ce projet a été dessiné de façon à pouvoir corréler les aspects comportementaux avec les modifications cellulaires sur un même animal. A l'issue de chaque procédure, les animaux sont mis à mort pour récuperer le cerveau et faire des analyses d'activité neuronale par electrophysiologie ou pour des analyses histologiques.

Remplacement

Ce projet s'intéresse à l'étude des fonctions cognitives, notamment l'association entre une récompense nutritive et un contexte, liées au vieillissement, dans le but de mieux comprendre des mécanismes liés aux maladies neurodégénératives. Les réponses et structures impliquées chez la souris sont similaires à celles de l'Homme.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisé dans chaque procédure a été calculé par analyse prédictive afin d'utiliser uniquement le nombre nécessaire à l'obtention d'un résultat statistiquement pertinent. Le projet requiert des animaux adultes et âgées, mâles et femelles afin de ne pas avoir le biais lié au sexe des souris. Certaines souris seront utilisées dans plusieurs procédures afin de limiter le nombre de souris utilisées (les souris partenaires lors du test d'interaction sociale sont utilisées dans le test de mémoire spatiale liée à la récompense sociale).

Raffinement

La douleur est contrôlée et réduite au minimum (par l'utilisation d'analgésique) afin de s'assurer du bien-être de l'animal et de mesurer un comportement proche de la normale, pour une souris de laboratoire. Les souris sont suivies quotidiennement et une détérioration de leur état général (perte de poids hors restriction alimentaire, pelage souillé, prostration, etc.) induira un arrêt de la procédure et leur mise à mort. Une fiche d'observation basée sur une grille de score sera remplie pour chaque animal. Un arbre décisionnel et de critères d’arrêt de souffrance a été établi en prenant en compte des points limites adaptés.

Choix des espèces

nous utiliserons des souris adultes et âgées. Nous avons une excellente connaissance des caractéristiques morphologiques et physiologiques des souris de par l'abondance des travaux scientifiques et techniques déjà publiés. La souris possède un éventail génétique vaste, une reproductibilité fiable et rapide, ce qui constitue un atout pour développer efficacement notre projet. La souris constitue un excellent modèle pour l’étude des conséquences du vieillissement d’un point de vue physiologique, comportemental ou cellulaire. Les mécanismes moléculaires du vieillissement, et les propriétés neuronales de ces rongeurs au niveau des structures sous-corticales étudiées (hippocampe et noyau accumbens) sont très proches de ceux du cerveau humain. De plus, nous disposons de techniques adaptées à cette espèce (électrophysiologie, comportement, chirurgie).