Procédures sévères

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    • Cancers
Souris : 1680
Souffrances
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Devenir
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 1680

1 680 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Des cellules de glioblastome sont injectées dans leur cerveau, puis un traitement liposomal est administré par voie intraveineuse, orale, intranasale ou directement dans la cavité de résection après chirurgie. Le porteur indique que la croissance tumorale peut provoquer perte de poids, immobilité, automutilation ou agressivité, entraînant la mise à mort ou l'isolement des animaux dans les 24 heures. Il affirme que le modèle murin est "indispensable" pour suivre une tumeur dans un cerveau vascularisé.

Objectifs

Le glioblastome (GBM) est la tumeur cérébrale la plus agressive chez l’adulte. Le GBM est non seulement composé de cellules tumorales, mais aussi de cellules immunitaires telles que des macrophages, qui par leurs fonctions pro-tumorigènes et immunosuppressives contribuent, après exérèse complète et radio/chimiothérapie (Protocole standard), à la récidive quasi-systématique. Malgré l’arsenal thérapeutique disponible incluant les nouvelles immunothérapies, la survie des patients atteints de GBM n’est pas significativement améliorée à ce jour. De fait les défis à relever pour améliorer cette survie et la qualité de vie des patients restent énormes. L’action des immunothérapies nécessite un statut inflammatoire/immunogène des tumeurs. Pour mieux stimuler le statut inflammatoire des glioblastomes, une stratégie vise à optimiser des agents ciblant les macrophages immunosuppresseurs qui ont une activité pro-tumorale en sécrétion de facteurs proangiogéniques et de cytokines immunosuppressives. Ces agents, à tester en préclinique, ont pour rôle de modifier le phénotype de ces macrophages pour qu’ils deviennent inflammatoires, ce qui pourrait favoriser la réponse immunitaire antitumorale et réduire la croissance des GBM. Dans ce contexte, nous avons pour objectif d’étudier l’effet d’un traitement (formulation originale) qui transforme les macrophages immunosuppresseurs en macrophages inflammatoires, sur la survie de souris porteuses de GBM et sur les mécanismes neurobiologiques associés.

Bénéfices attendus

A court terme, le projet a pour but d’optimiser les voies d’administration d’une formulation liposomale dans la prise en charge du glioblastome notamment l’intérêt d’une administration locale cérébrale versus intranasale, orale ou systémique, translationnelles chez les patients. A long terme, le projet a pour objectif la compréhension du rôle d’une formulation liposomale brevetable capable de diriger les macrophages pour lutter contre les tumeurs cérébrales et de conditionner l’environnement tumoral pour une réponse aux immunothérapies actuellement utilisées dans d’autres tumeurs solides.

Procédures

Des lignées de cellules humaines et de cellules issues de souris injectées dans le cerveau de souris immunodéprimées (Nude) qui peuvent tolérer la présence de cellules humaines mais pourvues de macrophages ou de souris immunocompétentes (C57Bl/6JRj), mâles et femelles afin de ne pas sélectionner un effet lié au genre. Après un délai de 15 jours, plusieurs voies d’administration seront testées : une voie intraveineuse à raison de 2 fois par semaine pendant 2 semaines, par voie orale (gavage) ou par voie intranasale 2 fois par semaine pendant 4 semaines, et enfin directement dans la cavité de résection (1 fois) chez les souris pour lesquelles une résection tumorale chirurgicale sera effectuée. Un groupe d’animaux sera utilisé après la période de traitements pour prélever le sang et les cerveaux afin d’étudier par immunohistochimie transformation des macrophages tumoraux et cérébraux, et le remodelage du tissu cérébral. Dans les groupes pour l’étude de la survie, les cerveaux des animaux seront aussi prélevés pour analyse.

Impact sur les animaux

Pour parer à une potentielle douleur liée à l’acte de chirurgie, les animaux reçoivent un antalgique morphinique. La croissance tumorale, en fonction des lignées cellulaires utilisées, peut s’accompagner entre 15 et 30 jours post-injection d’une inactivité, immobilité, d’une perte de poids importante ou de comportements anormaux (automutilation, agressivité exacerbée). A la survenue de ces critères, les animaux sont mis à mort (inactivité, immobilité ou une perte de poids importante) ou isolés (automutilation, agressivité exacerbée) dans les 24 heures.

Devenir

A l’issu de chacune des 4 procédures correspondant à l’étude des effets de l’injection du traitement X (administré selon une des 4 voies d’administration : intraveineuse, intranasale, per os, intracavité de résection) sur la survie de modèles murins de tumeurs cérébrales, l’ensemble des 420 souris de chaque procédure sera utilisé pour récupérer le sang et les cerveaux. Ces échantillons permettront de réaliser les études biologiques et neurobiologiques prévues.

Remplacement

Le modèle murin est indispensable afin de pouvoir travailler le développement d’une tumeur dans un environnement cérébral vascularisé présentant des infiltrats immunitaires.

Réduction

Le nombre de souris par groupe nécessaire pour réaliser chaque expérience a été estimé en fonction de test de puissance se basant sur des données préliminaires ou des résultats déjà publiés. Il tient compte de la variabilité inter-individuelle et de la mortalité estimée suite aux chirurgies.

Raffinement

Durant l’ensemble des opérations (injections de cellules, voies d’administration intraveineuse, intranasale ou intracavité), les souris seront anesthésiées. Une prise en charge de la douleur éventuelle sera systématiquement menée. Un suivi bi-quotidien (dans les 48h post-chirurgie) puis quotidien sera effectué par du personnel formé et expérimenté et permettra de détecter l’apparition d’un éventuel signe de souffrance. L’ensemble des conditions d’hébergement des animaux (cages, enrichissement et environnement) sera conforme à la règlementation. La mise à mort des souris permettant le prélèvement des échantillons biologiques sera réalisée après anesthésie et en accord avec le cadre règlementaire.

Choix des espèces

Les souris Nude utilisées dans ce protocole présentent une immunodépression qui évite le phénomène de rejet de xénogreffes de cellules humaines et constitue ainsi un modèle permettant d’étudier l’évolution tumorale chez l’Homme. Ces souris, d’après les données de la littérature, auraient conservé environ 20-30% d’astrocytes, de microglie et de macrophages à l’âge adulte. L’activation du système immunitaire étant une composante importante de la croissance tumorale ainsi que de la résection des tissus que nous souhaitons tester ici, il est essentiel de procéder à des expériences sur dans un modèle syngénique, avec des souris immunocompétentes (C57Bl/6J), xénogreffées avec des lignées murines de GBM. Les souris utilisées seront des jeunes adultes âgées de 8 à 10 semaines au moment de l’injection/xénogreffe des cellules de GBM.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 842
Souffrances
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 842

842 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures allant jusqu'à un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent des injections de formaline ou de carraghénane dans la patte, ou subissent une chirurgie reproduisant une douleur post-opératoire ou neuropathique, puis une étude comportementale de l'hypersensibilité mécanique dont le RNT ne précise pas les tests. Le porteur reconnaît que ces procédures entraînent un stress et une douleur inévitables. Il affirme que l'étude de la douleur sur des souris génétiquement modifiées est "indispensable" et ne peut recourir à des méthodes in vitro.

Objectifs

Notre équipe s'intéresse aux mécanismes cellulaires et moléculaires intervenant dans les douleurs post-lésionnelles. Le but de ce projet est d'étudier la biologie d'une classe particulière de fibres somato-sensorielles: les mécanorécepteurs à bas seuil à fibre C (ou C-LTMRs, pour C-Low Threshold MechanoReceptors). Il s'agit de neurones somato-sensoriels non myélinisés capables de transduire des stimulation mécaniques à bas seuil, détectées au niveau de la peu poilue. Typiquement, chez l'homme, ces neurones interviennent dans la détection et transduction du toucher social ou affectif. De manière intéressante, des études récentes, y compris certaines réalisées au sein de notre équipe, suggèrent que ces neurones sont aussi capables de moduler la douleur post-lésionnelle ainsi que la réponse immunitaire cutanée. Cependant, ces conclusions ont toutes été formulées de manière indirecte et à l'heure actuelle, aucune étude n'apporte la démonstration directe de leur fonction in vivo, à l'état basal et dans la modulation de la douleur post-lésionnelle. C'est précisément le but de notre projet. Il repose sur l'utilisation d'une série de lignées de souris génétiquement modifiées de manière à générer des souris triple-mutantes permettant d'activer, inhiber ou bien éliminer séléctivement les C-LTMRs in vivo, et ce, de manière inductible.

Bénéfices attendus

La prise en charge de la douleur est actuellement un enjeu majeur . En effet, 1/5 de la population mondiale est atteinte de douleurs chroniques, ce qui représente un problème socio-économique important et souligne que les mécanismes moléculaires et cellulaires intervenant dans la mise en place et le maintien des douleurs chroniques restent peu compris. Dans ce projet, nous allons nous intéresser à une classe particulière de neurones somato-sensoriels, les C-LTMRs, dont les propriétés de modulation de la douleur post-lésionnelle ont été récemment suggérées. Par conséquent, nous allons augmenter nos connaissances fondementales sur les mécanismes cellulaires impliqués dans la mise en place et la durée de l'hypersensibilité sensorielle liée à des lésions tissulaires. De plus, notre projet est conçu de sorte à permettre la découverte de nouvelle pistes thérapeutiques, qui pourraient avoir une application chez les patients humains. A noter que les fibres de type C-LTMR ont été egalement décrites chez l'homme.

Procédures

Une partie des animaux de notre projet sera dédiée pour définir le protocole optimal pour l'induction de l'expression d'un transgène (administration de tamoxifen par injection intrapéritonéale ou par gavage, 12 animaux). Un deuxième groupe subira des administrations d'agents inflammatoires (formaline et carraghénane en intra-plantaire, cela concerne 120 et 180 animaux, respectivement). Un troisième groupe subira une procédure chirurgicale qui crée une douleur de type post-opératoire (180 animaux). Un quatirème groupe subira une procédure chirurgicale visant à mimer une douleur de type neuropathique (180 animaux). Les animaux ci-mentionnés feront l'objet d'une étude comportementale visant à démontrer in vivo l'effet de l'activation, inhibition et déplétion des C-LTMRs sur la mise en place et la durée de l'hypersensibilité mécanique post-lésionnelle. Enfin, une dernière cohorte de 90 animaux subira une des trois procédures décrites ci-dessus, afin d'explorer des aspects mécanistiques.

Impact sur les animaux

Les animaux seront amenés à subir des administrations de composés par gavage ou bien par injection intra-péritonéale ou sous-cutanée. De plus, ils subiront des modèles lésionnels mimant une lésion inflammatoire, postopératoire ou neuropathique. Ces procédures entraînent du stress et de la douleur, qui, même si tout est mis en oeuvre pour les minimiser, demeurent inévitables.

Devenir

Les animaux seront tous mis à mort, soit par inhalation de dioxyde de carbone soit par l'administration de doses létales d'anesthésique, pour répondre aux besoins expérimentaux. Etant donné que nous travaillons sur des souris génétiquement modifiées et sur des souris dégénérées, leur mise en liberté est inconcevable.

Remplacement

La thématique principale de notre laboratoire étant de comprendre la physiologie de la douleur, notre projet nécessite l’utilisation d’animaux et ne peut recourir à des stratégies de remplacement par des méthodes in-vitro. Ainsi, l’expérimentation animale sur des souris est indispensable à l’étude des phénomènes physiologiques et à la réalisation de notre projet. De plus, l'utilisation de la souris en tant que modèle expérimental nous permet d'étudier le rôle de populations neuronales définies dans la physiologie de la douleur, grâce à la génération de modèles murins génétiquement modifiés.

Réduction

Les procédures décrites sont appliquées depuis plusieurs années au sein de notre équipe et sont maitrisées par les expérimentateurs. Nous avons donc l'expérience nécessaire concernant la réalisation des procédures et l’évaluation de l'impact sanitaire sur les animaux. La qualité de notre plan expérimental ainsi que l’étude détaillée du nombre d’animaux nécessaires à l’obtention d’un résultat scientifique statistiquement valable nous permettent d’optimiser le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les souris utilisées dans ce projet seront élevées en groupes sociaux, pour optimiser les conditions d’hébergement et favoriser un comportement normal de l’animal. Les élevages sont effectués au sein de notre établissement agréé et 5 personnes sont dédiées à l’organisation et l’entretien des élevages. De ce fait, l’état sanitaire et environnemental des animaux sont contrôlés tous les jours. De plus, les stratégies d’optimisation suivantes seront mises en place au cours du projet afin de réduire voire de supprimer la souffrance chez l’animal.: - Modifications apportées à l'élevage afin d'améliorer le bien-être des animaux : enrichissement des cages. - Planification des procédures expérimentales (disponibilité des locaux d'expérimentation, du matériel, période d'acclimatation des animaux aux pièces d’expérimentation) permettant de diminuer le stress des animaux et favoriser la validité des expériences. - Recours à l'anesthésie/analgésie lors du procédé chirurgical ; soins pré-, per- et post-opératoires adéquats. - Etablissement des points limites les plus précoces possibles en fonction des tests de comportements utilisés.

Choix des espèces

Chez la souris, les populations de neurones spécialisés dans l’intégration des stimuli douloureux sont similaires à celles décrites chez l’homme. Nos tests comportementaux et nos analyses moléculaires seront réalisés sur des souris âgées de 8 à 12 semaines car nous travaillons sur la physiologie d’animaux adultes.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 306
Souffrances
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▲ 18
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Devenir
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 306

306 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 160 dans des procédures de niveau sévère. Elles reçoivent une greffe de cellules de glioblastome sous la peau ou dans le cerveau, puis des injections et une perfusion cardiaque, pour tester une molécule censée agir sur une protéine des cellules souches tumorales. Le porteur indique que la croissance de la tumeur cérébrale peut provoquer perte de poids, prostration, ataxie et difficultés respiratoires en fin de protocole. Sur le remplacement, il se borne à affirmer qu'aucune autre méthode ne pourrait se substituer à l'expérimentation animale dans ce domaine.

Objectifs

L’objectif du projet est de confirmer le rôle crucial de la protéine inibitrice de l'apoptose" Melanoma IAP ihnibitor" (ML-IAP) dans l’efficacité du la molécule candidat médicament "GDC-0152" in vivo dans la progression tumorale dans un modèle de cellules souches de glioblastoma.

Bénéfices attendus

Le glioblastome est une tumeur cérébrale dont le pronostic est sombre. Il n’existe aucun traitement curatif et la survie médiane des patients est d’un an avec un traitement combinant chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie. Déterminer le rôle de la protéine inibitrice de l'apoptose "Melanoma Ihnibitor of Apoptosis Protein" (ML-IAP) dans la réponse à la chimiothérapie par les molécules mimetiques de la protéine "Second mitochondria-derived activator of caspase" (SMAC) s’inscrit dans la mise en place de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes: 1) Greffe sous-cutanée (128 animaux, une seule intervention de 1 minute environ); 2) Greffe intra-cérébrale (160 animaux, une seule intervention de 30 minutes environ); 3) Injection pour les traitements ou pour l'anesthésie (306 animaux, quelques minutes d'intervention ); 4) Injections sous-cutanées d'analgésiques lors des greffes intra-cérébrales (160 animaux, quelques secondes d'intervention); perfusions intracardiaques (160 animaux, 10 minutes d'intervention).

Impact sur les animaux

Les greffe cellulaires sous-cutanée et intracérébrale seront exécutée sous anesthésie donc la chirurgie ne devrait pas induire la souffrance de l’animale. L’injection sous-cutanée induit une douleur dont la durée est limitée à l’intervention. Les injections en intra-péritonéale retro-orbitale sont très rapides et sous anesthésie. La perte de poids est le paramètre principal qui reflète la progression tumorale et peut être associée à une diminution de l’activité motrice. Les déficits moteurs, caractérisés par une forte diminution ou manque de déplacement ainsi qu’une prostration, ataxie et difficultés à respirer peuvent être rencontrés pendant les derniers jours d’observation à cause du développement tumoral.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de l'experimentation ou dès lors de l’apparition des points limites.

Remplacement

Il n’existe à l’heure actuelle, aucune autre méthode qui pourrait se substituer à l’expérimentation animale dans ce domaine

Réduction

Afin de minimiser le nombre d'animaux utilisés, un maximum d'expériences sera réalisé in vitro. Le nombre d’animaux utilisés dans les expériences a été estimé en fonction de protocoles précédemment décrits. Conformément aux exigences de réduction du nombre d’animaux, le nombre d'animaux prévus dans chaque groupe sera aussi basé sur un calcul d'effectif permettant de prédire que nous avons 80% de chance d’obtenir un résultat statistiquement significatif. A noter que l’utilisation de cellules souches tumorales modifiées génétiquement pour exprimer la protéine fluorescente IRFP, s’inscrit dans une démarche de réduction et raffinement

Raffinement

Les animaux seront surveillés quotidiennement et les cages changées et nettoyées toutes les semaines. Les souris seront hébergées en portoir ventilé à raison de 5 animaux par cage avec un enrichissement (« nestlets », nid végétal, igloos en polycarbonate). Après 7 jours d'acclimatation, les animaux seront anesthésiés avant la chirurgie et en postopératoire une analgésie est prévue. L'évaluation de la douleur sera effectuée en fonction de la perte de poids des animaux, du changement dans leur comportement, ou de l'apparition de signes cliniques de souffrance. En cas de souffrance de l’animal une analgésie sera envisagée. Une mise en place des points limites a été effectué pour éviter toute souffrance de l’animal.

Choix des espèces

Le modèle souris représente un des modèles le plus utilisés dans la recherche en oncologie pour l’étude des tumeurs cérébrales. Les modèles de greffes cancéreuses sous-cutanées et intracerébrales sont communément pratiqués chez cette espèce et bien maîtrisés. De plus, la prise tumorale est rapide (entre 15 jours et 2 mois). Selon les protocoles décrits pour ce modèle physiopathologique, les souris seront utilisées à l'âge de 6 semaine.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 695
Souffrances
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▲ 535
▲ 160
Devenir
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 695

695 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 160 dans des procédures de niveau sévère. Elles reçoivent des injections, des électrocardiogrammes sous anesthésie, une stimulation électrique par sonde intracardiaque et, pour certaines, une chirurgie thoracique provoquant un infarctus, l'objectif étant de déclencher des arythmies ventriculaires pour en comprendre l'origine. Le porteur indique que la souris est très résistante aux arythmies et peu susceptible de mourir subitement, et que les animaux ne sont réveillés qu'après le retour à la normale du rythme cardiaque. Il affirme que la structure des fibres de Purkinje et la physiologie cardiaque ne sont pas reproductibles en culture, ce qui rend selon lui la souris transgénique "indispensable".

Objectifs

La mort subite cardiaque due à des arythmies ventriculaires représentent jusqu’à 85 % des cas de mortalité chez des patients atteints d’infarctus ou de cardiomyopathies. Ces arythmies sont souvent déclenchées par des cardiomyocytes spécialisés appelés fibres de Pukinje. Les fibres de Purkinje (PF) forment un réseau de cables qui transmettent une activité électrique responsable de la contraction coordonée du cœur afin de pomper efficacement le sang. Bien que ces fibres ne représentent qu’une infime partie du coeur, plusieurs études suggèrent qu’elles jouent un role disproportionné dans les arythmies ventriculaires chez l’homme. L’objectif principal de ce projet est de comprendre l’effet d’un défaut des fibres de Purkinje dans la survenue d’arythmie ventriculaire. Notre hypothèse est que des perturbations de l'architecture du réseau ou de la fonction des fibres de Purkinje chez certaines formes de cardiomyopathies représentent un facteur de risque élevé d'arythmies ventriculaires et de mort subite. Pour cela nous allons étudier l’architecture du réseau de Purkinje et l’activité électrique cardiaque dans des modèles de cardiomyopathies ou d’ischémie cardiaque chez la souris. Nous allons comparer la fonction cardiaque par un suivi d’enregistrements d’électrocardiogramme et nous établirons leur degré de susceptibilité à développer une arythmie ventriculaire provoquée par pharmacologie, stimulation électrique ou par une approche de chemogénétique. Parmi les modèles de cardiomyopathies, nous travaillerons sur des souris mutantes pour les gènes Nkx2-5 et Tbx5, identifiés chez des patients atteints de malformations cardiaques ou de cardiomyopathies très souvent asociées à des arythmies. Nous avons aussi un modèle de souris dystrophique (mutation mdx) qui développe des troubles cardiaques avec l’âge sachant que les patients atteints de dystrophie musculaire développent inévitablement une atteinte cardiaque qui se manifeste par une insuffisance cardiaque, des arythmies et une mort subite. Nous étudierons aussi le role du remodelage du réseau des fibres de Purkinje dans un modèle d’infarctus du myocarde.

Bénéfices attendus

La survenue de mort subite est très souvent liée à une arythmie ventriculaire imprévisible qui dans sa grande majorité provient d’un défaut du réseau de Purkinje. Malheureusement ce réseau ne représente qu’une infime partie du myocarde et son identification chez l’homme n’est pas possible de manière non invasive. L’utilisation de souris transgéniques chez lesquelles ce réseau est facilement identifiable est un atout majeur pour comprendre l’origine des arythmies ventriculaires. Ce projet devrait nous permettre d’identifier des facteurs de prédisposition aux arythmies ventriculaires dans plusieurs modèles de cardiomyopathies dont la myopathie de Duchenne et dans un modèle d’infarctus du myocarde.

Procédures

Ce projet comprend plusieurs types d’intervention : - Injection en intrapéritonéale de molécules. Au maximum une souris pourra recevoir 4 injections au cours de sa vie et toujours à des moments différents. - Enregistrement d’un électrocardiogramme sous anesthésie gazeuse, cette procédure sera répétée jusqu’à quatre fois chez la même souris mais à un mois d’intervalle. Cette procédure dure moins de 10 minutes sauf pour certains enregistrements de 30 minutes. - Une stimulation électrique par l’introduction d’une sonde intracardiaque par la veine jugulaire sous anesthésie générale. - Chirurgie thoracique pour provoquer un infarctus du myocarde avec une opération sous hypothermie qui dure 15 minutes maximum.

Impact sur les animaux

L’objectif de ce projet est de provoquer des arythmies ventriculaires chez des souris anesthésiées qui seront monitorées par électrocardiogramme. Ces événements seront induits sur une courte période (quelques minutes) qui devraient entrainer de arythmies sporadiques et de courte durée, les animaux ne seront réveillés qu’à la fin de ces épisodes quand la fréquence des battements cardiaques sera revenue à la normale, ensuite les animaux seront suivis quotidiennement pour détecter le moindre changement comportemental. La souris est un modèle animal très résistant aux phénomènes d’aryhtmies et donc peu succeptible de générer une mort subite.

Devenir

Tous les animaux sont mis à morts et utilisés pour des analyses supplémentaires d'histologie ou de biologie moléculaire.

Remplacement

Les méthodes in vitro ne peuvent pas remplacer l’organisme entier en raison de la structure du réseau de fibres de Purkinje et de la physiologie cardiaque qui ne sont pas reproductibles en culture ou par des organoïdes.

Réduction

Nous nous efforçons à limiter le nombre d’animaux par groupe en tenant compte des controles et à utiliser au maximum les données de chaque animal. L’utilisation d’outils statistiques permet d’estimer au mieux le nombre d’animaux nécessaires. Vu la variabilité des données physiologiques entre les souris, nous avons surestimé de 20% le nombre d’animaux par groupe pour inclure des tests préliminaires et pallier les problèmes susceptibles de survenir aux différentes étapes de l’expérimentation.

Raffinement

Nous sommes attentifs à limiter le stress (souris maintenues en groupe, avec enrichissement de l’environnement), et la douleur des animaux. Lors d’interventions chirurgicales les souris sont anesthésiées par isoflurane. Une injection d’analgésique est effectuée en pré-opératoire lors de chirurgie thoracique, et répétée au besoin en post-opératoire. Pendant la chirurgie et la phase de réveil, le maintien de la température corporelle des animaux est assuré par l’utilisation de tapis chauffants. Le personnel animalier et les opérateurs augmentent la fréquence des visites après chirurgie pour s’assurer d’une bonne récupération des animaux. Si des signes évidents de souffrance sont détectés malgré l’usage d’antalgiques, les animaux sont euthanasiés.

Choix des espèces

L’utilisation de la souris est pertinente car l’architecture du réseau de Purkinje est très similaire à celui observé chez l’homme et que nous possédons des modèles de souris transgéniques uniques qui nous permettent de les cibler. Ces cellules sont très peu représentées et non identifiables sans la présence d’une protéine fluorescente comme la GFP, RFP ou cherry. Nous avons développé une nouvelle méthode pour les stimuler de manière non-invasive par chemogénétique. Nos modèles nous permettront de générer des modèles de cardiomyopathies par mutation conditionnelle ou constitutive de gènes spécifiques. Toutes ces mutations ne perturbent pas leur viabilité ou fertilité et les animaux se comportent normalement. Ainsi, l’expérimentation animale utilisant des souris génétiquement modifiées est indispensable à l’étude intégrée des phénomènes physiologiques et à la réalisation de notre projet. Nous utiliserons des souris nouveaux-nées car c'est à la naissance que l'on peut cibler un maximum le réseau de Purkinje et que c'est à ce stade que le coeur est capable de régénérer dans le cas d'un infarctus du myocarde. Les électrocardiogrammes seront réalisés sur des souris à partir de 21 jours quand la fonction cardiaque se stabilise et jusqu'6 mois quand elle diminue.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 900
Souffrances
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▲ 450
Devenir
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 900

900 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 450 dans des procédures de niveau sévère. Selon les groupes, elles subissent une chirurgie du cerveau ou un gavage trois fois par semaine pendant deux mois, puis une batterie de tests comportementaux, dont le rotarod, la reconnaissance d'objets, le test de la nage forcée et le test splash, avant d'être tuées pour l'analyse du cerveau. Ces tests servent à mesurer les troubles moteurs, cognitifs, anxieux et dépressifs d'un modèle de maladie de Huntington. Le porteur affirme que les études in vitro et sur invertébrés ne permettent pas d'étudier ces comportements et que ce modèle est "nécessaire" à une visée thérapeutique.

Objectifs

La maladie de Huntington (MH) est une maladie génétique, neurodégénérative qui est la plus fréquente des maladies à expansion de polyglutamine maladie de Huntington (MH. Les principales manifestations cliniques de cette maladie génétique sont les mouvements choréiques, un déficit cognitif et des troubles psychiatriques. La transmission est autosomique dominante avec une pénétrance complète. La neuropathologie de la MH affecte préférentiellement le striatum au stade précoce de la maladie mais peut s’étendre progressivement à d’autres structures cérébrales. Il n’existe aucun traitement curatif de la MH si bien que la maladie progresse inexorablement vers la mort. Nous nous intéressons aux mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués à la fois dans les symptomes moteurs et psychiatriques afin de proposer des cibles thérapeutiques testées chez la souris. Nous avons plusieurs cibles thérapeutiques que nous voulons étudier pour ce projet. L'objectif du projet est de préciser les mécanismes cellulaires et moléculaires de la neuroprotection induite par une protéine dégradant le cholestérol CYP46A1 dans la MH et de proposer et tester des petites molécules ayant des effets mimétiques de CYP46A1 comme nouvelles stratégies thérapeutiques dans deux modèles murins de la MH. Le phénotype des souris sera étudié par des approches méthodologiques très complémentaires les unes par rapport aux autres.

Bénéfices attendus

Les résultats prometteurs générés par cette étude permettront de mieux comprendre les effets bénéfiques de la protéine dégradant le cholestérol (CYP46A1) dans la Maladie de Huntington (MH) et d'évaluer le potentiel thérapeutique de nouvelles cibles cellulaires. La stratégie de thérapie génique adoptée au cours du projet est un point de départ important dans l’optique d’une thérapie efficace et durable chez les patients atteints de la MH. De plus, l'analyse comportementales de petites molécules mimant les effets de CYP46A1 sur le phénotype des souris modèles de la MH peut être d'un intérêt majeur pour un développement clinique thérapeutique.

Procédures

Les animaux sont soumis soit à 1 procédure chirurgicale (stéréotaxie) d'une durée de 40 minutes ou bien à des administrations par gavage de petites molécules d'une durée de quelques minutes : trois fois par semaine pendant 2 mois. Toute procédure chirurgicale est réalisée sous anesthésie et analgésie. Aucun prélèvement n’est effectué sur les animaux vigiles. Les tests comportementaux permettant d'évaluer le phénotype moteur et cognitif seront réaliés en utilisant : le Rotarod (durée du test : 3 heures) , l'actimétrie (durée du test 1 heure), le cyclotron (durée du test 2 heures) , ces 3 tests seront réalisés une fois par mois chez les souris zq175 à l'âge de 7 mois jusqu'à 12 mois d'âge. Le test de reconnaissance d'objets (durée du test 15minutes, , 2 fois par jour pendant 4 jours), ce test est réalisé une fois chezles souris zq175 à l'âge de 8 mois. Pour évaluer le phénotype relié à l'anxiété et la dépression, les tests réalisés sont : O-maze (durée du test 12 minutes), clair&obscur (durée du test : 5 minutes), le test splash (durée du test 5 minutes) et la nage forcée (durée du test 6 minutes) qui seront réalisés une seule fois pour les souris zq175 entre 5,5 et 6 mois d'âge et une seule fois pour les souris R6/2 entre 8 semaines et 10 semaines d'âge . L'euthanasie est réalisée à la fin des tests de comportement dans le but d'effecteur les prélèvements de tissus.

Impact sur les animaux

Les procédures sont classées modérées et sévères. Les molécules injectées sont à valence protectrices et donc non nuisibles pour les animaux. Les nuisances ou effets indésirables possibles sont ceux liés aux actes chirurgicaux et au gavage des souris ainsi qu'à certains tests comportements associés à l'état dépressif et anxieux des souris. Un stress et une perte de poids peuvent éventuellement se manifester. Le comportement des souris dans leur cage est donc très minutieusement regardé durant et après les procédures. La règlementation est strictement appliquée et respectée.

Devenir

L'euthanasie des animaux se réalisée dans le but d'effectuer des études sur le cerveau des animaux afin de caractériser les effets neuroprotecteurs des cibles thérapeutiques choisies.

Remplacement

Les études in vitro et sur les invertébrés ne permettent pas l'étude des comportements moteurs et reliés à la dépression et à l'anxiété. La neuropathologie des maladies neurodégénératives comme la MH est complexe , évolutive et multicellulaires ; l’utilisation de lignées cellulaires ne permet pas d’appréhender ces études ni de développer des stratégies à visées thérapeutiques pour obtenir des preuves de concepts pour une application translationnelle. Cependant, avant chaque procédure décrite dans ce projet, des résultats obtenus sur des cultures de cellules ont permis l'obtention de résultats solides afin de limiter les études in vivo chez la souris. En particulier, le choix d'agir sur les cibles provient de résultats obtenus sur des cultures cellulaires.

Réduction

Les résultats publiés et reliés à ce projet nous ont permis de définir le nombre minimal d'animaux permettant de générer des données statistiquement solides. C'est pourquoi, les analyses comportementales, biochimiques, neuropathologiques et moléculaires sont réalisées sur la même cohorte de souris afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés. Les groupes d’animaux sont créés au fur et à mesure, avec les contrôles adaptés pour chaque procédure. Le nombre total d'animaux est de 900.

Raffinement

Les souris sont hébergés à l'animalerie avec un cycle jour/nuit adapté et avec la boisson et la nourriture ad libitum. Les chirurgies stéréotaxiques sont effectuées sous anesthésie (isofluorane au masque) et analgésique. Les souris sont regroupés après chirurgie pour limiter la période d’isolement et un enrichissement adapté pour les souris avec le nid végétal qui est placé dans la cage. Les souris font l’objet d’un contrôle quotidien par une personne formée et compétente. Ces contrôles, enregistrés et validés par la Structure chargée du Bien Etre des Animaux locale, permettent de repérer tout animal malade ou blessé et de prendre les mesures appropriées. Les points limites sont définis et les méthodes seront mises en place pour supprimer la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux comme l’injection d’antalgiques ou l’euthanasie par injection d’une surdose d’euthanasiant. (ces injections sont réalisées après une brève anesthésie ; induction à l’isoflurane).Les formations de mise à jour pour appliquer au mieux la réglementation sont suivies et permettent d’introduire des améliorations pour le meilleur raffinement possible en le validant en amont par notre Structure chargée du Bien Etre des Animaux et en interagissant avec le vétérinaire référant.

Choix des espèces

En application de l’article R. 214-106 du Code rural et la pêche maritime, l’expérimentation animale sera faite sur 2 lignées, modèles de rongeurs mus musculus génétiquement modifiés afin de satisfaire l’exigence d’utilisation d’animaux d’espèces les moins susceptibles de ressentir de la douleur, de la souffrance ou de subir des dommages durables dans les conditions de la procédure expérimentale. Deux lignées de souris sont utilisées car ce sont des modèles de mammifères qui reproduisent un certain nombre de symptomes moteurs, cognitifs, anxieux et depressifs qui sont caractéristiques des symptomes chez l'homme dans la maladie de Huntington. Une lignée présente des symtomes très précoces dans leur développement (5 semaines) qui correspond au cas juvénile de la maladie humaine. La deuxième lignée présente des symptômes plus tardifs à l'âge adulte, vers 5 mois. Pour la réalisation des tests comportementaux, les souris seront testées à 4 semaines pour une lignée tandis que les souris de la deuxième lignée seront utilisées à 4 mois. Dans la mesure où les souris de la première lignée présentent un phénotype comportemental très rapidement (entre 5 et 12 semaines), il est important de commencer l’étude phénotypique dès 4 semaines d’âge. En revanche, les souris de la deuxième lignée présentant un phénotype comportemental plus tardif (à partir de 5 mois) seront utilisées à partir de 4 mois d’âge. L’objectif du projet étant de valider des cibles thérapeutiques mises en évidence in vitro, un nombre minimum d’une quinzaine de souris par groupe sera nécessaire pour l'étude comportementale.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Hamsters dorés : 1560
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 1560
Devenir
 -
 -
 -
 1560

1 560 hamsters dorés vont être utilisés sur cinq ans, tous tués à l'issue, dans des procédures de niveau sévère. Ils sont infestés par le parasite Schistosoma mansoni puis tués par perfusion totale à 40 jours pour récupérer les vers adultes et les œufs, non pour une expérience mais pour entretenir en continu le cycle du parasite au laboratoire. Le porteur indique que l'infestation provoque douleurs et souffrances liées à la ponte des œufs et qu'aucun analgésique n'est administré, au motif qu'il perturberait le parasite. Il affirme que le recours au hamster est "incontournable" et qu'aucune alternative ne permet la transformation des larves en vers adultes.

Objectifs

L'objectif principal de ce projet est d’assurer la pérennité du cycle du schistosome afin de fournir à l’équipe les différents stades parasitaires nécessaires à la recherche. L’un de nos objectifs de recherche est la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques afin de contrôler la schistosomiase. Actuellement le traitement et le contrôle de la schistosomiase dépendent du seul médicament disponible, le Praziquantel. L’utilisation intensive de la chimiothérapie afin de contrôler les effets pathologiques de la maladie en Afrique sub-Saharienne rend inévitable la sélection de parasites résistants à ce médicament. Il est donc urgent d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et de développer de nouveaux médicaments contre les schistosomes. Pour sa recherche, l'équipe a donc besoin de parasites issus du cycle maintenu au laboratoire et utilisant des hamsters comme hôte définitif. La pérennité du cycle sera par conséquent réalisée grâce à une infestation régulière (toutes les deux semaines) d‘un minimum de hamsters (hôte définitif) et de mollusques (hôte intermédiaire). Les hamsters seront infestés par voie transcutanée avec les larves infestantes issues des mollusques infectés et les vers adultes, de même que les œufs du parasite contenus dans le foie, seront récupérés 40 jours après l’infestation. Enfin, les miracidiums contenus dans les œufs du parasite seront utilisés pour infester les mollusques, étape indispensable au cycle du parasite.

Bénéfices attendus

Notre objectif est d’assurer la pérennité du cycle du schistosome afin de fournir à l’équipe CBF, les différents stades parasitaires nécessaires à la recherche. En France, seuls deux laboratoires le maîtrisent. Il faut savoir que chaque stade parasitaire est essentiel pour la recherche, par conséquent le maintien du cycle du schistosome est fondamental au sein de notre laboratoire. Pour atteindre les objectifs du projet, il est nécessaire d'avoir recours à des animaux. En effet, à l’heure actuelle il n’existe aucune alternative permettant la transformation des schistosomules en vers adulte, ainsi l’utilisation d’un modèle animal au cours de ce projet s’avère incontournable pour perpétrer le cycle du parasite.

Procédures

Les animaux seront soumis à une perfusion totale afin de récupérer les vers adultes et les foies. Aucune autre intervention n’est prévue en dehors de cette phase terminale, après infestation des hamsters (durée totale de 40 jours) par les larves infestantes du parasite.

Impact sur les animaux

L’infestation par Schistosoma mansoni et les pathologies associées induisent des douleurs et des souffrances chez l’animal qui sont dues notamment à la ponte des œufs ainsi qu’à leur rétention dans les tissus hépatiques et intestinaux. Ainsi, au cours de l’infestation, les animaux seront suivis quotidiennement et ceux manifestant des signes de souffrance importante seront mis à mort immédiatement. Le pourcentage de mise à mort prématurée est inférieur à 1%. En effet, certains animaux peuvent être beaucoup plus sensibles à la dose d’infestation. Pour pallier à l’atteinte des points limites définis ci-dessous, la mise à mort anticipée par une injection d’Euthasol (160mg/kg) en voie intra-péritonéale sous 10ml/kg, est appliquée. La souffrance, la détresse, l’inconfort des animaux de laboratoire seront évalués en se basant sur les cinq paramètres suivants : 1. variation du poids de l’animal (amaigrissement) 2. apparence physique externe 3. signes cliniques mesurables (hypothermie) 4. changement du comportement 5. réponses comportementales aux stimuli externes Tout signe éventuel de détresse (prostration, poils hérissés, tremblement, …) fera l’objet d’une attention particulière. Si une perte de poids supérieure à 20 % survenait, ou un signe évident de souffrance, il serait immédiatement procédé à la mise à mort des animaux concernés. Les mises à morts seront réalisées dans une pièce différente, sans la présence des autres animaux. Dans le but de réduire la souffrance des animaux due à l’infestation par le schistosome, la durée limite de l’expérience a été fixée à 40 jours. De plus, dans le cadre de cette procédure, il n’est pas envisageable d’administrer des analgésiques pour réduire la douleur des animaux car ces derniers peuvent diminuer la parasitémie.

Devenir

La récupération des vers adultes engendre la mort des animaux. Celle-ci a lieu 40 jours après l’infestation. Pour cela, nous injectons par voie intra-péritonéale (10/kgml par animal) d’une solution d’Euthasol (160 mg/Kg) et d’héparine Choay (10000UI/Kg) et réalisons une perfusion totale. Les vers adultes (perfusion de la veine porte) et les œufs du parasite (contenus dans le foie) sont récupérés sur les animaux mis à mort.

Remplacement

L’utilisation d’un modèle animal au cours de ce projet s’avère incontournable pour perpétrer le cycle du parasite et atteindre nos objectifs de recherche. En effet, il est nécessaire d'avoir recours à des animaux puisqu’à l’heure actuelle aucune alternative (technique de culture ou autre) ne permet le développement in vitro des schistosomules en vers adultes. Les vers adultes sont récupérés par perfusion totale et utilisés pour la recherche. Les foies contenant les œufs pondus par les vers adultes, sont également prélevés afin de recueillir, après l’éclosion des œufs in vitro, les larves infestantes pour l’hote intermédiaire, le mollusque. Ces derniers sont infectés et les furcocercaires expulsés sont utilisés pour l’infection de l’hôte définitif, le mammifère (hamster). La pérennité du cycle sera par conséquent réalisée grâce à une infestation régulière (toutes les deux semaines) des hamsters (hôte définitif) et des mollusques (hôte intermédiaire). Ainsi, la transformation du parasite dans ses différentes formes n’est possible qu’au travers l’utilisation de ses hôtes intermédiaire et définitif.

Réduction

Une infestation de 12 hamsters toutes les deux semaines est prévue afin de maintenir le cycle et de fournir suffisamment de matériel parasitaire pour la recherche. Sur 26 semaines, il nous faudra donc 12 x 26 = 312 hamsters, ce qui porte à 312 x 5 = 1560 hamsters sur une période de 5 ans. Cependant, afin de diminuer le nombre d’animaux utilisés au cours de ce projet, nous envisageons bien évidemment de réduire le nombre d’infestations en fonction de nos besoins en matériel parasitaire. Pour cela, nous dimuerons le nombre d’animaux lors des infestations (passage de 12 à 6) et/ou nous réaliserons moins d’infestations mensuellement, le nombre de 6 hamsters étant le strict minimum pour péréniser uniquement le cycle. Cette diminution a d’ailleurs été réalisée dans le projet précédent, puisque nos besoins en matériel parasitaire ont permis de réduire à 738 animaux au lieu des 2080 prévus initialement. En effet, les besoins en matériel parasitaire sont dépendants des projets de l’équipe, financés selon les années.

Raffinement

Au cours de ces expériences, une attention particulière sera portée afin de réduire la douleur et le stress des animaux. Les hamsters ne seront soumis qu’à un seul prélèvement. Dans un souci de raffinement, le point limite est fixé à 40 jours (délai minimal et incontournable pour l’obtention de parasites matures) puisque qu’au-delà de celui-ci l’infestation et les pathologies associées induisent des douleurs et des souffrances chez l’animal qui sont dues à la ponte des œufs ainsi qu’à leur rétention dans les tissus. Après l’infestation, les animaux seront suivis quotidiennement et ceux manifestant des signes de souffrance et de mort très proche seront mis à mort immédiatement. La décision de mise à mort est prise si au moins 3 des critères ci-dessous sont observés : - Poil ternes et hérissés - Dos arrondi - Baisse de l'activité motrice - Détresse respiratoire - Fermeture palpébrale accentuée - Isolement par rapport aux autres animaux de la même cage Par ailleurs, en cas de doute, nous ferons appel au comité de bien - être animal. Il nous est impossible de prévoir une couverture analgésique lors de l’infestation des animaux car il a été montré dans la littérature que la réponse aux analgésiques des hamsters parasités par S. mansoni est différente de celle des animaux sains. Par ailleurs, l’administration d’analgésique peut affecter la viabilité des parasites et compromettre nos expériences futures (tests de drogues sur vers adultes),c'est pourquoi un suivi rigoureux de la douleur est mis en place tout au long de l’expérience. Ainsi, les animaux manifestant des signes de douleur avant le point limite seront mis à mort si nécessaire.

Choix des espèces

L’utilisation du hamster est justifiée par le fait que ce modèle animal fournit des quantités importantes de parasites (stade adulte et stade œuf), ces deux stades étant nécessaires à la recherche ainsi qu’à la pérennité du cycle parasitaire. De ce fait, nous pouvons minimiser le nombre d’animaux en fonction des besoins (maintien du cycle et recherche) alors que l’utilisation d’autres espèces telle que la souris nécessiterait un nombre très important d’animaux. Tous les animaux sont utilisés à l’âge de 6 à 8 semaines, afin qu’ils aient atteint une maturité suffisante pour permettre une infestation et un rendement maximal.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Lapins : 77
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 11
▲ 66
Devenir
 -
 -
 -
 77

77 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 66 dans des procédures de niveau sévère. Ils reçoivent un cathéter veineux par chirurgie, sont immunodéprimés, puis infectés par voie intra-trachéale avec la bactérie Acinetobacter baumannii résistante aux carbapénèmes, pour tester la rifampicine seule ou associée au méropénème. Le porteur indique que l'infection entraîne chez les témoins une atteinte sévère pouvant provoquer une détresse respiratoire et la mort, des points limites devant en principe déclencher la mise à mort avant. Il affirme que reproduire la complexité d'une infection pulmonaire n'est aujourd'hui possible qu'à travers des modèles in vivo, et que le recours à l'animal est une étape "obligatoire et règlementaire".

Objectifs

Le présent projet vise à évaluer l’efficacité de la rifampicine dans un modèle d’infection pulmonaire à CRAb (Acinetobacter baumannii résistants au carbapénèmes) chez le lapin immunodéprimé. En effet les carbapénèmes constituaient la dernière ligne de traitement antibiotique efficace contre ce pathogène fréquemment associé aux infections nosocomiales (acquises en milieu hospitalier), telles que les pneumonies sévères acquises sous ventilation chez les patients de réanimation ou immunodéprimés. Ce projet s’inscrit dans la continuité d’une étude réalisée par le laboratoire ayant donnée de bons résultats avec la rifampicine chez le modèle murin.

Bénéfices attendus

Ce projet s’inscrit dans la continuité d’une étude déjà réalisée par notre équipe chez la souris où la rifampicine a entrainé une forte réduction bactérienne pulmonaire après l’infection par une souche d’Acinetobacter baumannii résistante aux carbapénèmes. La combinaison de la rifampicine avec un carbapénème (le méropénème) pourrait représenter une nouvelle ligne thérapeutique contre les infections à A. baumannii résistant aux carbapénèmes.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale de pose de cathéter veineux. Certain subiront également une immunodépression via ce cathéter. Des traitements (rifampicine et méropénème) et des prélèvements sanguins (de 5 sur 5 jours pour le suivi de l’immunodépression à 12 sur 8h répétés 2 fois pour l’étude pharmacocinétique du méropénème) seront aussi réalisés par le cathéter.

Impact sur les animaux

1) Pose de cathéter : les animaux de ce projet devront subir un acte chirurgical pour la pose d’un cathéter veineux central. Cette chirurgie réalisée sous anesthésie générale et accompagnée d’une analgésie adaptée, reste un acte invasif susceptible d’entrainer une gêne ou une douleur chez l’animal. La pose de cathéter permettra de limiter l’impact (stress et douleur) des prélèvements et des traitements répétés. 2) Immunodépression : Une trop forte dose d’endoxan (immunosuppresseur) peut entrainer des effets secondaires. Dans notre recherche de la dose idéale résultant en une immunodépression sans effet néfaste pour l’animal, un suivi rapproché sera mis en place pour anticiper l’atteinte des point limite. 3) Infection : réalisée elle aussi sous anesthésie générale, l’infection par voie intra-trachéale entrainera chez les animaux témoins, une infection sévère impliquant parfois une détresse respiratoire pouvant aboutir à la mort. → Des points limites spécifiques à ces nuisances ont été mis en place afin de limiter au maximum la souffrance des animaux

Devenir

Procédure 1 : Les animaux seront cathétérisés et immunodéprimés, ils ne pourront pas être réutilisés ou placés (risque d’infection élevé). Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure. Procédure 2 : Les animaux seront cathétérisés et subiront jusqu’à 2 procédures de traitement antibiotique, ils ne pourront pas être réutilisés ou placés. Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure. Procédure 3 : Les poumons et la rate des animaux de cette procédure seront collectés pour réaliser des analyses microbiologiques. Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure.

Remplacement

Des analyses in vitro ont déjà été réalisées sur l’efficacité de la rifampicine sur certaines souches d’Acinetobacter baumannii. Toutefois réussir à retranscrire la complexité d’une infection bactérienne pulmonaire ainsi que sa diffusion tissulaire et systémique n’est aujourd’hui possible qu’à travers les modèles in vivo.

Réduction

Un protocole progressif sera utilisé pour la mise au point de l’immunodépression et permettra de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés. Grace à la réutilisation des animaux, seulement 3 lapins seront nécessaires pour l’étude pharmacologique du méropénème. Pour réaliser une analyse statistique fiable, 6 animaux par groupe seront nécessaire à l’évaluation de l’efficacité de la rifampicine (estimation de la diminution de la charge bactérienne dans les poumons et la rate par une analyse Anova (test post hoc Bonferroni)).

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans un environnement adapté, enrichi et seront surveillés quotidiennement après la chirurgie puis au moins 2 fois par jour après l’immunodépression. La pose de cathéter sera réalisée sous anesthésie avec une analgésie. L’infection sera également réalisée sous anesthésie générale. Des critères d’arrêts de l’étude, supportés par une grille de score clinique, ont été définis afin d’assurer le bien-être des animaux.

Choix des espèces

La rifampicine est un antibiotique antibactérien de la famille des rifamycines, antituberculeux, antilépreux, dont le mode d'action est la formation d'un complexe stable avec la RNA polymérase des bactéries. Utilisé en clinique, son spectre antibactérien est large et comprend les staphylocoques, les streptocoques et les bactéries à croissance intracellulaire telles que les mycobactéries. Dernièrement, des études in vitro et in vivo ont démontré une activité intéressante chez Acinetobacter baumannii multi résistants (en fonction des résistances). La mesure de l’efficacité de la rifampicine ne peut se faire sans avoir recours au modèle animal, ce d’autant que certains échecs de traitement ne peuvent être anticipés autrement. Pour l’heure, le recours à des animaux est une étape obligatoire et règlementaire dans le développement de molécules à visée thérapeutique. Les lapins représentent classiquement un des modèles de choix pour la réalisation d’infections bactériennes pulmonaires. Il est également particulièrement approprié à l’humanisation de la pharmacocinétique de traitement antibiotique. L’étude débutera lorsque les lapins auront atteint un poids compris entre 2,8 et 3,3kg, soit environ 10-12 semaines. Tous les animaux doivent avoir un profil identique afin de ne pas induire de biais dans la comparaison des groupes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système musculosquelettique
Souris : 320
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 300
▲ 20
Devenir
 -
 -
 -
 320

Une souris qui perd plus de 20 % de son poids en une semaine est mise à mort. 320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour des analyses moléculaires et histologiques, 300 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 20 à un niveau sévère. Toutes reçoivent cinq jours d'injections intrapéritonéales de tamoxifène, puis, selon leur groupe, une injection de dexaméthasone ou de placebo, un mois de gavage quotidien à la prednisone ou au placebo, 24 à 48 heures de jeûne, ou trois heures de tests de tolérance au glucose et à l'insuline par prises de sang à la queue, pour étudier le rôle du gène Lsd1 dans la fonte musculaire, qui peut atteindre 20 % du muscle sous glucocorticoïdes et 30 % sous jeûne. Le porteur écrit que ce jeûne "pourra fortement affaiblir les animaux", précise n'avoir prévu ni anesthésie ni analgésique, et annonce un bénéfice au conditionnel : contrôler cette voie "ouvrirait de nouvelles perspectives" contre les effets indésirables des glucocorticoïdes.

Objectifs

Les glucocorticoïdes (cortisol chez l'homme et corticostérone chez la souris) ont différents effets chez les mammifères, contribuant au métabolisme, à la réaction immunitaire et à la réponse au stress. En raison de leurs propriétés anti-inflammatoires, les glucocorticoïdes sont des traitements largement prescrits qui ont révolutionné le domaine de la médecine. En effet, les agonistes synthétiques, par ex. la prednisone et la dexaméthasone (Dex) sont couramment utilisés pour traiter les maladies inflammatoires chroniques telles que la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques, l'asthme, et certaines myopathies. Néanmoins, l'utilisation chronique de ces composés peut entraîner d'importants effets secondaires, comme le diabète de type 2, l'ostéoporose, ou une atrophie musculaire. Les effets des glucocorticoïdes sont médiés par le récepteur des glucocorticoïdes (GR), un membre de la superfamille des récepteurs nucléaires. Dans le modèle classique, GR lié à une hormone est convoyé dans le noyau, où il se lie à ses éléments de réponse sur l'ADN de manière coopérative avec d'autres protéines appelées des corégulateurs. De plus en plus de preuves indiquent une spécificité tissulaire de ces corégulateurs. Lsd1 est un corégulateur qui interagit avec un autre membre des récepteurs nucléaires, le récepteur aux androgènes, dans les cellules cancéreuses de la prostate humaine. Nos données préliminaires montrent que Lsd1 interagit avec GR dans le muscle squelettique et que les niveaux de Lsd1 augmentent lors de la fonte musculaire induite par les glucocorticoïdes. De plus, les souris dépourvues de Lsd1 dans les myofibres ne parviennent pas à induire l’expression des gènes impliqués dans la protéolyse en réponse à la mise à jeun, ce qui indique que Lsd1 pourrait agir comme un coactivateur de GR pour favoriser le catabolisme musculaire. L'objectif de ce projet est d'identifier le rôle de Lsd1 dans les fibres musculaires adultes dans des conditions physiologiques et dans l'atrophie musculaire induite par les glucocorticoïdes soit par des traitements avec des composés analogues, soit par la mise à jeun.

Bénéfices attendus

Contrôler l'activité des GR en modulant celle des co-régulateurs tels que Lsd1 ouvrirait de nouvelles perspectives pour réduire les effets indésirables induits par les glucocorticoïdes.

Procédures

L'ensemble des animaux sera injecté au Tamoxifène par voie intra-péritonéale pendant 5 jours (30 sec/ souris). Le groupe 1 qui nous servira à étudier le rôle de Lsd1 dans le muscle sain subira ensuite une mesure de poids (30 sec/ souris), de glycémie (1 min/ souris), ainsi qu'un test de tolérance au glucose (IPGTT) et un test de tolérance à l’insuline (IPIST) (180 min au total / souris) par prélèvements sanguins au niveau de la veine caudale. Le groupe 2 qui nous permettra de comprendre le rôle de Lsd1 dans l'atrophie musculaire induite par un traitement aigü aux glucocorticoïdes sera injecté une seule fois à la dexaméthasone ou avec un placebo par voie intra-péritonéale (30 sec/ souris). Le groupe 3 qui nous permettra de comprendre le rôle de Lsd1 dans l'atrophie musculaire induite par un traitement prolongé aux glucocorticoïdes sera traité à la prednisone ou avec un placebo par gavage (1 min/ souris) tous les jours pendant 1 mois. Le groupe 4 ne subira pas di'ntervention en dehors de l'injection au Tamoxifène mais sera mis à jeun de 24 à 48h.

Impact sur les animaux

L’injection de tamoxifène, de glucose, d'insuline et de dexaméthasone peut causer des infections. Le site d'injection sera surveillé chaque jour, et désinfecté si besoin. La mise à jeun sur 24 - 48h pourra fortement affaiblir les animaux. L'injection d'insuline pourra éventuellement provoquer une hypoglycémie. Le gavage peut conduire à des fausses routes. L'incision au niveau de la queue pour les mesures de glycémie n'est pas douloureuse mais peut entrainer un inconfort chez l'animal. La présence de sang dans la cage peut générer un comportement agressif et ses congénères. Les traitements aux glucocorticoïdes peuvent entrainer une fonte musculaire allant jusqu'à une perte de 20% du poids du muscle. Il en va de même avec la mise à jeun pour laquelle la fonte musculaire peut atteindre 30%, pouvant de ce fait impacter la mobilité des animaux.

Devenir

L’ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de chaque PE pour des études moléculaires et histologiques.

Remplacement

Afin de déterminer les effets des glucocorticoïdes endogènes (mise à jeun) et synthétiques (Dex et Prednisone) sur l'atrophie musculaire, le recours à un organisme entier est nécessaire. Par ailleurs, de nombreux facteurs et hormones interviennent dans l’homéostasie tissulaire. Ainsi, il est nécessaire d’utiliser un modèle in vivo afin que tous les facteurs physiologiques pouvant intervenir dans ce processus soient pris en compte. A ce titre, la souris est un modèle de référence. En effet, l'histologie des muscles de la souris est similaire à celle de l'homme. Par ailleurs, le temps de gestation de la souris est relativement court (21 jours en moyenne) et permet la production de larges cohortes, contribuant à la production de résultats significatifs.

Réduction

De nombreuses études menées au laboratoire ont apporté une bonne connaissance du modèle de mutation et de la méthodologie à utiliser, permettant ainsi la mise en place d’expérimentations de qualité et raffinées sur un nombre limité de cohortes. Cela permettra l'utilisation d'un nombre d'animaux limité au strict minimum, tout en assurant une pertinence statistique et qualitative des résultats. Pour réaliser le type d’analyses envisagées, un faible nombre d’animaux est requis par groupe, à savoir 10 animaux par condition. En effet, les études montrent qu’il faut 10 animaux par condition pour détecter la différence escomptée à l’aide d’un test statistique. De plus, pour une même souris une patte sera utilisée pour l'analyse d'expression des gènes et l'autre patte pour les analyses histologiques, limitant ainsi le nombre d'animaux.

Raffinement

Le risque d’infection sera pris en considération au niveau de la zone d’injection du tamoxifène et des glucocorticoïdes. Les animaux utilisés pour ces expérimentations seront observés quotidiennement. L’état de chaque souris sera référencé dans un tableau comprenant des indicateurs comportementaux et physiologiques permettant de détecter la souffrance des animaux. Les paramètres utilisés seront le poids, la posture de l’animal, l’état de son pelage, son activité. Par exemple, si l'animal présente un dos vouté, un pelage hérissé ou est inactif après stimulation, ces observations seront référencées dans le tableau. Ces indicateurs nous permettront d’anticiper toute souffrance inutile, et d’intervenir au plus vite afin d’améliorer le bien-être de l’animal. Si l’un des animaux atteint le point limite, celui-ci sera immédiatement mis à mort. De plus, en cas de diminution de plus de 20% du poids corporel sur une semaine, une euthanasie sera réalisée. Une seule injection de dexaméthasone n'est en général pas problématique pour l'animal. Néanmoins, si l'injection est mal effectuée et entraine des souffrances pour l'animal pouvant éventuellement causer sa mort, celui-ci sera euthanasié afin d'éviter toute douleur inutile. Les expérimentations prévues dans ce protocole seront exécutées sur animal vigile car l'anesthésie serait plus "traumatisante" que les injections sur animaux non anesthésiés. Nous n'avons pas prévu d'anesthésier les souris, ni de leur administrer d'analgésiques.

Choix des espèces

Les effets des glucocorticoïdes sur un type cellulaire donné impliquent des voies de signalisation complexes ainsi que le microenvironnement cellulaire. Ainsi, l'utilisation de modèles cellulaires reste limitée. La souris présente un intérêt particulier pour l'administration de traitements pharmacologiques du fait de sa facilité de manipulation, mais aussi de la similarité avec l'homme, tant au niveau histologique qu'au niveau du type de réponse aux traitements. Par ailleurs, les techniques de mutagénèses conditionnelles ne sont disponibles que chez les souris et sont validées pour des études physiopathologiques de gènes. Le projet s’intéresse au rôle de GR et son co-régulateur Lsd1 dans l'atrophie musculaire de l’organisme adulte. Les animaux seront donc injectés au tamoxifène entre 7 et 11 semaines d'âge et étudiés dans les semaines suivant l'injection. Pour les études métaboliques, les animaux seront mis à mort à deux temps : (i) à 15 semaines, âge auquel le muscle utilise essentiellement des acides gras pour produire de l'énergie, (ii) à 30 semaines, âge auquel le muscle squelettique utilise principalement des sucres.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Rats : 48
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 48
Devenir
 -
 -
 -
 48

48 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un régime riche en adénine leur provoque une insuffisance rénale, puis ils subissent une double pose de cathéter dans la cuisse et le cou sous anesthésie avant d'être tués, pour valider un modèle d'hémodialyse expérimentale. Le porteur indique une perte de poids liée au régime et des épisodes douloureux transitoires, et fixe un point limite à 20 % de perte de poids. Il présente ce modèle comme "nécessaire" pour confirmer une étude précédente et servir à d'autres projets du laboratoire.

Objectifs

L’objectif est de valider l’efficacité du modèle d’épuration extra-rénale sur des rats avec insuffisance rénale induite par une alimentation riche en Adénine. L’adénine est une base azotée de la famille des purines, présente normalement dans l’organisme. A forte dose, l’adénine n’est plus dégradée et s’accumule dans le rein, entrainant ainsi une inflammation et à terme une dégradation de la fonction rénale. Le modèle d'insuffisance rénale associée à un excès d'adénine présente l'avantage d'être assez rapide et d'entrainer une augmentation nette des paramètres de la fonction rénale. S’il s’avère être efficace, ce modèle d’épuration extra-rénale est nécessaire pour confirmer des résultats obtenus dans une précédente étude et servira à d'autres projets du laboratoire.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont : - la validation du modèle d’hémodialyse expérimental (bénéfice à court terme) afin d’étudier les lésions rénales induites par l’épuration extra-rénale (bénéfice à long terme) - la possibilité d'utiliser ce modèle dans d’autres protocoles de recherche étudiant l’épuration extra-rénale, notamment de substances exogènes.

Procédures

- Deux semaines après le régime riche en adénine, les animaux sont soumis à un prélèvement et une injection dans la veine caudale sous anesthésie gazeuse avec le même cathéter ce qui évite de multiplier les points d'injection. Cette étape dure deux heures environ dont 10 minutes d'anesthésie gazeuse et elle se fait sous analgésie. - Deux heures avant l'euthanasie, les rats subissent une double cathéterisation fémorale et carotidienne sous anesthésie gazeuse avec une double antalgie systémique et locale. Au cours de cette étape, des prélèvements sanguins sont effectués sur le cathéter fémoral veineux. - A la fin de cette étape de deux heures, les animaux sont euthanasiés par surdosage d'anesthésiques. Avant tout prélèvement de tissu, l'efficacité de l'euthanasie est vérifiée par l'absence de battements cardiaques, la paleur des membres et l'abscence de tout réflèxe.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sont : - une perte de poids liée à l’alimentation et ses conséquences notamment l’hyperurémie induite par l’insuffisance rénale - un stress lié aux procédures pré-opératoires : pesée bihebdomadaire (semaines 1 et 2 ) , prélèvement sanguin et mesure du débit de filtration glomérulaire (semaine 2 ) - des épisodes douloureux transitoires liés à la mise en place des cathéters pendant la procédure qui seront limités par une double antalgie locale et systémique.

Devenir

Tous les animaux (48) sont euthanasiés à la fin de la procédure par surdosage en anesthésiques, afin de procéder à des prélèvements et analyses de tissus post mortem nécessaires pour évaluer l'efficacité de la dialyse.

Remplacement

Il n'est pas possible d’envisager des méthodes de remplacement pour notre projet, l’étude des effets de la dialyse ne pouvant être réalisée in vitro sur des lignées de cellules rénales ou au cours d’une étude clinique chez l’homme du fait des gestes invasifs engendrés.

Réduction

Le rationnel d’utiliser un modèle conduisant à de fortes insuffisances rénales permet de limiter le nombre de rongeurs à utiliser pour arriver à une différence significative. Nous avons également limité le nombre de groupes au strict minimum soit deux groupes. Nous prévoyons d’utiliser 12 rats dans chaque groupe (soit 2 fois 12) et de refaire deux fois l'expérience, donc un total de 48 rats. La taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance. L'interprétation des résultats est faite avec des tests statistiques.

Raffinement

Afin de garantir le bien-être animal et le respect du principe de raffinement, les animaux seront hébergés dans notre animalerie au sein de cages ventilées avec un enrichissement comprenant des morceaux de bois pour leur permettre de ronger et des billes de cellulose pour leur permettre de fabriquer des nids. Les animaux sont acclimatés au moins une semaine avant le début des expériences, ils sont deux par cage. Les expérimentations seront les plus courtes possibles. Une anesthésie ainsi qu’une antalgie locale et systémique seront prévues pour encadrer les étapes douloureuses pré et per opératoires. Les animaux sont opérés sur un plateau chauffant thermorégulé par une sonde de température. Une surveillance pluri-quotidienne du bien-être animal par les responsables du projet est aussi prévue pendant la phase de régime riche en adénine. Une pesée bihebdomadaire est effectuée pendant les deux semaines de régime en adénine. Des points limites ont été définis essentiellement par une perte de poids supérieure à 20 % par rapport au poids initial, avant le régime en adénine. Per opératoire, en cas de détresse respiratoire ou de chute de la pression artérielle dues à l'insuffisance rénale, l'anesthésie et la perfusion de sérum physiologique seront adaptés.En cas d'arrêt cardiaque, le rat sera exclu du protocole. Le projet est supervisé également par la structure du bien être animal du laboratoire.

Choix des espèces

Nous utiliserons des rats Sprague Dawley pour plusieurs raisons : - ils présentent une physiologie rénale comparable à celle de l’homme. - plusieurs études ont déjà montré l’efficacité du modèle à l’Adénine chez ces rats - ils présentent une taille et un poids plus importants que les souris et que les rats Lewis par exemple, permettant une mise en place plus adéquate du modèle d’hémodialyse. - ils présentent un volume sanguin total théoriquement suffisant pour éviter toute transfusion sanguine. Les rongeurs utilisés sont des rats âgés de 6 mois au moins car ils ont atteint leur taille maximale, afin de faciliter les manipulations liées au modèle d’épuration extra-rénale et ne sont pas trop âgés pour pouvoir tolérer l’insuffisance rénale induite par l’alimentation ainsi que la circulation extra-corporelle.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 695
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 695
Devenir
 -
 -
 -
 695

695 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacune subit une chirurgie de trente minutes, une IRM et deux séances de tests comportementaux non précisés, pour provoquer et étudier un accident vasculaire cérébral hémorragique et tester un anticorps, le Glunomab. Le porteur indique que les animaux sont mis à mort dès des signes de douleur mesurés sur une grille faciale ou une perte de poids supérieure à 15 %. Il présente le développement de nouvelles stratégies contre l'AVC comme "indispensable", la maladie étant une cause majeure de handicap.

Objectifs

L’accident vasculaire cérébral (AVC) est une pathologie neurologique survenant suite à l’occlusion d’une artère irriguant le cerveau. Cette pathologie est la 3ème cause de mortalité et la 1ère cause de handicap acquis chez l’adulte dans le monde. L’AVC pose donc un problème majeur tant dans le domaine de la santé publique que sur le plan humain. Les AVC de type hémorragique sont causés par un saignement intracrânien dû à la rupture de la barrière hémato-encéphalique provoquant des lésions cérébrales, de l’inflammation et de graves dommages neurologiques. Bien que le volume de l’hématome résultant du saignement soit un facteur prédictif du devenir neurologique des patients, il n’existe aucun traitement permettant de stopper le saignement ou d’améliorer le devenir neurologique des patients. Actuellement, la prise en charge en phase tardive des patients dont le saignement est stoppé s’effectue par l’administration cérébrale de tPA. Le tPA, ou tissue type plasminogen, est une sérine protéase impliquée dans la dégradation des caillots sanguins. Il s’agit d’une enzyme qui va catalyser la conversion du plasminogène en plasmine, la principale enzyme responsable de la dégradation des caillots. La forme recombinante du tPA (rtPA) ou altéplase est, à ce jour, le seul traitement pharmacologique utilisé pour traiter les accidents vasculaires cérébraux ischémiques. Il s’agit d’une intervention chirurgicale lourde entraînant bon nombre de séquelles neurologiques chez les patients. Ainsi, il parait indispensable de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques innovantes visant à traiter efficacement cette pathologie.

Bénéfices attendus

A travers ce projet de recherche, le bénéfice principal attendu est de tester l’innocuité de Glunomab/Lys19 et Chimeric comme traitement potentiel des AVC hémorragiques et sa capacité à améliorer le devenir fonctionnel des patients. L’AVC étant la 1ère cause de handicap physique acquis chez l’adulte nécessite une rapide amélioration de l’accessibilité aux traitements de référence afin de prévenir d’effets délétères éventuels.

Procédures

Procédure 1 (par animal) : 1 chirurgie (30 minutes) + 1 IRM (10 minutes) + 2 Sessions de test comportemental (3 minutes) Procédure 2 (par animal) : 1 chirurgie (30 minutes) + 1 ou 2 IRM (10 minutes) + 2 Sessions de test comportemental (3 minutes) Procédure 3 (par animal) : 1 chirurgie (30 minutes) + 1 IRM (10 minutes) + 2 Sessions de test comportemental (3 minutes) Procédure 4 (par animal) : 1 chirurgie (30 minutes) + 1 IRM (10 minutes) + 2 Sessions de test comportemental (3 minutes) Procédure 5 (par animal) : 1 chirurgie (30 minutes) + 1 IRM (10 minutes) + 2 Sessions de test comportemental (3 minutes) Procédure 6 (par animal) : 1 mise à mort (5 minutes)

Impact sur les animaux

Les animaux seront euthanasiés si l'une des situations suivantes se présente : - Signes de douleur extérieure indexés sur le Mouse Grimace Scale (Score >5), - Absence de réaction, - Animal inactif dans sa cage ou montrant d’autres signes de détresse, - Arrêt de la prise alimentaire et de boisson, - Perte de poids >15% du poids initial. L’état sanitaire des animaux sera contrôlé 7 jours sur 7 par l’expérimentateur et/ou l’animalier. Par ailleurs, une pesée des animaux concernés par cette procédure d’injection sera réalisée régulièrement sur toute la durée de l’expérience.

Devenir

Tous les animaux (soit 695) seront concernés par la mise à mort en vue de prélévements d'organes et de liquides corporels post-mortem.Tous les échantillons seront répertoriés et stockés à -80C pour une conservation à long terme afin d’optimiser l’utiliser des échantillons prélevés.

Remplacement

Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'informations. Nous avons sélectionné le modèle présentant le meilleur compromis entre pertinence scientifique et sensibilité de l’espèce. La souris est avec le rat l’espèce animale la plus étudiée dans le domaine des mécanismes d’action du tPA au niveau du cerveau. La physiopathologie est donc globalement établie, ce qui nous permettra d’interpréter nos résultats de manière fiable. L’ensemble des acquis et des connaissances dont nous disposons rend cette espèce particulièrement intéressante dans le cadre de notre étude.

Réduction

Nous utiliserons le nombre minimal d’animaux afin de souscrire au principe de réduction. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, nos travaux précédemment publiés et la littérature.

Raffinement

Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés et analgésiés durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les weekends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en œuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal.

Choix des espèces

Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les weekends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en œuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal. En effet, dès lors que l'animal présentera des plaies externes, de l'Aluspray, un agent cicatrisant, sera appliqué une à deux fois par jour. Egalement, de la Lidocaïne, un agent analgésiant sera appliquée de manière locale dès lors que des signes de douleur physique apparaîtront. Lors des procédures chirurgicales, de la vitamine A sera appliquée sur le globe oculaire de l'animal afin de prévenir de tout asséchement. Si des signes de détresse physique apparaissent, des massages quotidiens seront effectués. Tous les animaux utilisés pour les expériences de cette demande de projet seront âgés de 8 semaines, et ce, quelle que soit la souche de rongeur employée. A l'âge de 8 semaines, les animaux sont considérés comme « jeunes adultes ». En effet, il s'agit d'un âge où la dominance et la maturité sexuelle sont établies. Il s'agit aussi de l’âge le plus couramment utilisé dans la littérature. Contrairement aux souris âgées, les souris jeunes adultes sont plus résistantes aux anesthésies répétées et aux chirurgies et induisent moins de mortalité dans les groupes expérimentaux.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles nerveux
Souris : 36
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 24
▲ 12
Devenir
 -
 -
 -
 36

36 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Souriceaux d'un modèle de la maladie de Menkès, elles subissent une biopsie de la queue sans anesthésie à sept jours, des injections sous-cutanées cinq jours par semaine, puis une imagerie TEP avec traceur radioactif, pour vérifier le passage d'un transporteur de cuivre vers le cerveau. Le porteur indique que les animaux malades non traités meurent entre trois et cinq semaines et que les injections répétées peuvent provoquer des lésions cutanées. Il affirme que ce modèle murin est le seul adapté et qu'aucune étude in vitro ne reproduit le passage du cuivre à travers la barrière sang-cerveau.

Objectifs

La maladie de Menkès est une maladie rare causée par un déficit d’un transporteur cellulaire du cuivre au niveau des barrières intestinales, placentaires et sang-cerveau. Les traitements actuels sont inefficaces et le devenir de ces enfants reste extrêmement pauvre causant alors des déficits multisystémiques et un décès dans les premières années de vie. Dans le contexte de cette maladie, l’obstacle du passage au niveau des barrières intestinales et sang-cerveau est responsable de la pathologie. Le développement et l’étude des nanoparticules ont montré qu’elles avaient une capacité de diffusion cellulaire augmentée grâce à leur faible taille donc pourraient traverser la barrière sang-cerveau. Dans ce cas, l’utilisation d’un transporteur synthétique du cuivre (TSC) serait une solution thérapeutique. Dans un projet précédent, nous avons démontré la tolérance du TSC, déterminé une dose de TSC et un rythme d’administration optimaux, et démontré l’amélioration des signes cliniques chez les animaux malades traités par TSC. Le but de ce nouveau protocole est de démontrer que le TSC est capable de franchir la Barrière sang-cerveau tandis que l’histidine-cuivre, traitement actuel mais inefficace de la maladie de Menkes, ne le serait pas. Pour cela l’utilisation d’un radiotraceur tel le 64-Cu dans des techniques de tomographie à émission de positons permettra de répondre à cette question scientifique. L’objet de cet avenant porte sur l’allongement de la durée de la DAP expirant le 22/07/2022 et qui s’explique par plusieurs points. 1/ les 2 établissements dépendent de 2 CE différents, ce qui a créé un décalage de plusieurs mois entre les 2 autorisations. 2/ Une dérive génétique nous a contraint à une procédure de revitalisation qui a très largement retardé le projet (plus de 6 mois) alors que la saisine était déjà autorisée. 3/ Le taux de natalité des animaux mutants de ce nouveau lot est plus faible qu’habituellement, ce qui augmente le temps de production permettant d’obtenir le nombre d’animaux nécessaires à l’étude.

Bénéfices attendus

Vérification de la biodistribution du médicament candidat et compréhension des mécanismes de clairance, recherche des effets toxiques potentiels et des zones d’accumulation du principe actif ou du cuivre résiduel. Nous observerons en parallèle l’amélioration de la motricité des animaux et restauration des fonctions altérées par la maladie.

Procédures

- Biopsie de queue réalisée chez la souris âgée de 7 jours. Le prélèvement est réalisé délicatement à l’extrémité de la queue, mesure moins de 1 mm sans toucher à la partie ossifiée. Par ailleurs, à ce stade de croissance il n'y a pas de poils et il suffit de peu de tissu pour réaliser un génotypage de qualité. Il n'y a pas d'anesthésie car cela induit un stress supplémentaire et inutile chez l’animal, le temps d'induction de l'anesthésie est au moins d'une minute tandis qu’une biopsie réalisée rapidement est peu douloureuse et sans aucun saignement, avec une cicatrisation très rapide de la zone lésée. Les injections sous-cutanées des traitements au niveau de la nuque seront réalisées 5 fois par semaine en prenant soin d'alterner les zones de piqure, chez les souris âgées de 5 jours et jusqu'au terme du protocole fixé à J35. A l’âge de 25 jours, transfert dans un nouvel EU (à moins de 2h de route) afin de procéder à la dernière étape du protocole qui est une imagerie médicale (TEP) nécessitant l'injection d'un traceur radioactif (animal anesthésié) quelques heures avant de réaliser le test (animal anesthésié). Au terme du protocole les animaux seront mis à mort afin de procéder aux dissections qui permettront une analyse biochimique et anatomopathologique complète.

Impact sur les animaux

Risque de mort prématurée des animaux malades non traités avec le TSC (espérance de vie estimée entre 21 et 35 jours). Injections sous cutanées répétées de médicament ou placebo 5 jours sur 7 à partir de J5 et ce jusqu’à la fin du protocole à J35, pouvant induire des lésions cutanées. Chez les animaux malades traités avec le TSC ou l’histidine cuivre, aucune toxicité liée au produit n'a encore jamais été observée. Des études de recherche de toxicité in vitro sur cellules hépatocytaires sont en cours. Injection de cuivre radioactif pour l’imagerie médicale réalisée sous anesthésie. Le radiotraceur sera présent durant 24h dans l’organisme avant la mise à mort de l’animal.

Devenir

L’ensemble des animaux du protocole (36 animaux) seront mis à mort à l’issue de la dernière imagerie TEP afin de prélever les organes d’intérêt et procéder à des analyses physiques (mesure de la radioactivité ex vivo), biochimiques et histopathologiques.

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative pour étudier l’effet de la mutation du gène ATP7A sur le fonctionnement du cerveau car : 1 - Les défauts de transport du cuivre à travers la Barrière Sang-cerveau, et la biodistribution du cuivre à travers le cerveau ne peuvent pas être transposés dans un modèle d’étude in vitro 2 - Le modèle murin MoBlo est le plus proche de la maladie de Menkès chez l’homme et le mieux adapté pour évaluer le passage du produit radioactif à travers la barrière sang-cerveau et la restauration des paramètres physiologiques grâce au traitement avec le TSC administré par voie sous-cutanée.

Réduction

L’étude portera sur 36 souris mâles de laboratoire, réparties en 6 groupes de 6 mâles dont 3 groupes de 6 souris saines (sauvages) et 3 groupes de 6 souris mutantes (hémizygotes). Cette cohorte de 36 souris mâles sera étudiée et mise à mort une fois les analyses terminées afin de disséquer et analyser tous les organes d’intérêt. Il s'agit du nombre d'animaux nécessaires pour mener à bien cette étude afin d’obtenir une puissance statistique suffisante.

Raffinement

Les animaux ne seront jamais maintenus seuls en cage, ils sont hébergés dans des cages autonomes avec filtrage de l'air entrant, et ces cages sont enrichies avec un tunnel et un carré de coton déchiquetable. Les souriceaux seront en contact permanent avec leur mère à laquelle nous donnerons les éléments nécessaires pour préparer un nid. La surveillance des animaux sera assurée quotidiennement par des personnels techniques qualifiés. Les animaux malades sont surveillés avec plus d’attention, et une procédure d’estimation et suppression de la douleur est en place : différents éléments visuels chez l’animal sont évalués afin d’établir un score qui permet d’anticiper et d’éviter d’atteindre les points limites déterminés au préalable, et qui tient compte des signes éventuels de mal-être (isolement, yeux fermés, dos voûté, poils hérissés, immobilité, perte de poids, yeux et abdomen creux). La gestion de la lignée mutante, qui présente un phénotype dommageable pour l’animal, l’injection du TSC en piqure sous-cutanée répétée 5 fois par semaine, l’imagerie médicale in vivo sous anesthésie et la mise à mort auront lieu dans l’animalerie, dans un environnement sécurisant pour l’animal.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce souris se justifie par l’existence d’animaux porteurs de la mutation du gène ATP7A conduisant à une carence systémique en cuivre, proche de la maladie de Menkès observée chez l’homme. La souris ATP7AMoblo est le seul modèle de mutation spontanée permettant une étude de cette pathologie génétique. D’autre part, ce choix se justifie par la possibilité de faire des liens avec d’autres modèles transgéniques murins d’autres maladies métaboliques. Nous focaliserons l’étude sur les souriceaux durant la lactation des souris mères et jusqu’au-delà du sevrage, à J35, correspondant à la fin de l’imagerie médicale en TEP. En effet, durant cette dernière étape, nous pourrons évaluer l’efficacité du traitement sur la biodistribution du cuivre sur une période de 24h.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Maladies animales
Loups de mer : 1000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 1000
Devenir
 -
 -
 -
 1000

1 000 bars européens vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils sont infectés par la bactérie Vibrio anguillarum, qui provoque une mort rapide des plus sensibles en un à trois jours, après avoir été supplémentés en bactéries marines dont on veut valider l'effet probiotique. Le porteur indique que l'infection peut tuer sans signe clinique visible et que les poissons en détresse sont mis à mort à l'eugénol. Il relie le projet à une demande d'autorisation commerciale de ces probiotiques pour l'élevage intensif de poissons marins.

Objectifs

L'objectif de ces travaux est de mettre sur le marché une nouvelle génération d’aliments à destination de poissons marins, utilisable de la larve au stade adulte, qui sera composée de bactéries marines encapsulées dans un support issu de ressources marines locales (algues, rebuts de coquillages, ...), dans une logique d’économie circulaire « de la mer à la mer ». Dans le cadre de cette saisine seront évalués les gains potentiels de croissance et de survie face à une infection bactérienne par Vibrio Anguillarum de Bars Européens supplémentés avec deux souches probiotiques dont le potentiel antibactérien a été testé préalablement en laboratoire.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à développer des probiotiques adaptés pour les élevages de poissons marins avec l'objectif d'améliorer les taux de survie des stades larvaires, la croissance des animaux et leur capacité de défense à des infections ou à d'autres stress qui peuvent survenir en élevages intensifs. Les résultats obtenus seront couplés à ceux déjà disponibles et en cours d'acquisition sur d’autres espèces et avec d’autres pathogènes et permettront d'établir un dossier de demande d'autorisation de commercialisation de ces probiotiques pour ces différentes espèces auprès de l'Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA).

Procédures

- Des prélèvements de sang seront réalisés après étourdissement (et avant mise à mort) à T0 et T48h post-injection sur 10 poissons / condition dans les bacs dédiés aux prélèvements. - A T4 semaines, des prises de sang seront faites sur 20 poissons survivants (si possible) par bac après étourdissement.

Impact sur les animaux

- Un stress léger infligé par les conditions expérimentales peut survenir. - Aucun effet néfaste sur les animaux n'est attendu au cours de la phase de supplémentation par voie orale avec les différentes concentrations utilisées. - L'infection expérimentale à Vibrio anguillarum provoque une mort rapide des animaux les plus sensibles, en général dans les 24 à 72h post-injection.

Devenir

Les animaux ayant été infectés expérimentalement, il n'est pas possible de les conserver en vie au terme de la procédure.

Remplacement

La nécessité de reproduire in vivo le potentiel effet protecteur de ces souches, déjà identifié chez les crevettes et les Tilapias, sur le Bar Européen ne permet pas de remplacer l’utilisation d’animaux. Ces essais sont également nécessaires pour obtenir une autorisation de commercialisation de ces probiotiques auprès de l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA) pour cette espèce cible.

Réduction

Cette procédure expérimentale sera menée en réduisant au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en conservant une pertinence scientifique et statistique. La détermination de la concentration bactérienne permettant d'atteindre une mortalité d'environ 50% sera évaluée sur un maximum de 100 animaux. L'épreuve infectieuse à V. anguillarum sera ensuite menée sur 300 poissons supplémentés par condition, chiffre permettant de suivre la mortalité générée et de réaliser des prélèvements. Le nombre total de bars communs utilisés sera donc de 1000.

Raffinement

-Les mesures de raffinement et de réduction du stress viseront à assurer des conditions optimales d’hébergement des animaux, à savoir, une biomasse (quantité d’individus / bassin) contrôlée permettant l'expression des comportements alimentaires et natatoires attendus de l'espèce étudiée, un volume d'eau adapté en circuit ouvert avec une oxygénation suffisante en fonction de la biomasse, un rythme jour/nuit naturel, une alimentation adaptée au stade de développement et administrée de manière continue, l'intégration de couvercles sur une partie des bassins pour générer des zones d'ombres. A noter que les animaux sont réutilisés d'une saisine précédente qui portait sur l'effet des probiotiques sur leur croissance. -Les animaux seront observés quotidiennement afin de détecter tout signe de mal-être / souffrance, avec une vigilance accrue après l'infection expérimentale. -Aucune douleur ou mortalité n'est attendue durant la phase de supplémentation. Néanmoins, pour éviter toute souffrance, les animaux présentant un comportement de nage anormal et/ou des signes de cannibalisme (oeil en moins, nageoires abîmées, blessures sur le dos, ...) et/ou de détresse respiratoire seront mis à mort de manière compassionnelle à l'Eugénol. -Les infections à Vibrio anguillarum peuvent provoquer une mort rapide sans qu'il soit possible d'observer des symptômes cliniques. Pour éviter toute souffrance, les animaux présentant un comportement de nage anormal marqué avec des périodes sur le flanc / sur le ventre et/ou des signes de détresse respiratoire avancée et/ou des hémorragies faciales / au niveau des flancs et/ou des signes nerveux seront mis à mort de manière compassionnelle à l'Eugénol.

Choix des espèces

Le bar Européen (ou bar commun, Dicentrarchus labrax) est l'une des espèces marines la plus produite en France et, plus globalement, en Europe. Individus juvéniles (environ 50g). Il s'agit d'animaux conservés pour grossissement d'une saisine précédente. En complément du suivi de croissance indiqué dans cette saisine acceptée en Décembre 2021, nous souhaitons évaluer la capacité des poissons à résister à un challenge bactérien à Vibrio anguillarum sur ces animaux qui auront été supplémentés plusieurs mois.