Oiseaux

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  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 11520
Souffrances
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Enfermés en cages pendant vingt-quatre jours pour que leurs fientes soient collectées plateau par plateau, 11 520 poussins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le projet compte quarante essais, huit par an, chacun testant sept matières premières destinées à l'alimentation des volailles d'élevage, pour le compte de fabricants d'aliments. Aucun n'est tué dans le cadre du protocole, tous étant ensuite élevés au sol jusqu'au poids et à l'âge de commercialisation. Le porteur écrit que "les poussins sont peu sollicités" et qu'aucun prélèvement ni acte chirurgical n'est pratiqué, tout en indiquant que la mise en cage prolongée peut provoquer des boiteries et les matières premières testées des modifications de fientes et des régurgitations.

Objectifs

L'objectif de ce projet consiste à pouvoir mesurer la valeur nutritionnelle des matières premières destinées à l'alimentation animale. En connaissant plus précisement les valeurs nutritionnelles des matières premières, cela permet aux experts de la nutrition animale de mieux répondre aux besoins physiologiques des animaux d'élevage, de mieux utiliser les matières premières disponibles sur le marché. Ainsi, nous optimisons les aliments qui nourrissent plusieurs millions de volailles chaque année en France et dans le monde au travers de nos clients fabricants d’aliments. Si une matière première est mal évaluée nutritionnellement, elle sera mal valorisée par l’animal : il faudra plus d’aliment pour le nourrir, les rejets dans les fèces seront plus importants, ce qui augmente l’impact sur l’environnement. L’animal peut même être malade car il digèrera mal ce qu’on lui donne à manger. Pour formuler les aliments, les nutritionnistes utilisent des tables d’alimentation et des matrices qui caractérisent les matières premières utilisées. Pour une formulation de précision, il est indispensable de mettre à jour régulièrement cette matrice car elle doit prendre en compte les variabilités annuelles des matières premières, les nouvelles origines, les nouveaux co-produits industriels. Si ce travail n’est pas réalisé, la table d’alimentation sera vite périmée et la formulation sera mal réalisée avec les conséquences précisées ci-avant. Ce projet fait suite à un projet de 5 ans déjà avisé en 2014 et 2019.

Bénéfices attendus

Ce dispositif est indispensable pour mesurer des digestibilités et ainsi évaluer les matières premières : cela permettra ensuite de compléter des tables de valeurs qui permettent de formuler les aliments des volailles d'élevage (aliments qui correspondront mieux aux besoins de l'animal). C’est le seul dispositif qui permet de maîtriser les consommations individuelles et de réaliser une collecte totale des fientes.

Procédures

Les poussins sont peu sollicités, il n'y a pas de prélèvements sur animaux ou de procédures chirurgicales de réalisées. Les poussins sont d'abord placés dans les cages pendant une période de 3 jours d'adaptation (pendant laquelle aucune mesure n'est réalisée), afin que les poussins s'adaptent à leur environnement. Les animaliers passent plusieurs fois par jour pendant les périodes de mesures pour collecter les fientes sur des plateaux sous les cages ou mesurer la consommation d'aliment dans les mangeoires, ce qui ne nécessitent pas de contact direct avec les animaux. Le seul contact a lieu lors de la pesée des animaux à J17, J21 et J24.

Impact sur les animaux

Du fait de la mise en cage prolongée des animaux, les nuisances attendues peuvent être des boiteries. En fonction des matières premières testées, les nuisances attendues peuvent être des modifications de consistance de fientes ou des régurgitations.

Devenir

Les animaux sont élevés au sol après l'essai pour atteindre un poids et un âge suffisant et ainsi être mis sur un marché de commercialisation classique.

Remplacement

Les évaluations de ces matières premières à partir d’analyses chimiques restent problématiques et les techniques in vitro utilisant des préparations enzymatiques sont encore délicates à mettre en oeuvre. De plus, elles demeurent imprécises quand on cumule l’incertitude des modèles de prédiction à celle associée à la variabilité analytique. L'objectif de ce projet est d'évaluer des matières premières pour les utiliser dans l'alimentation animale (notamment en volailles), c'est pourquoi il est nécessaire de faire appel à des oiseaux. Nous utilisons des poulets de chair de 0 à 24 jours afin de réaliser les mesures sur des animaux en croissance, ce qui est le plus répresentatif des animaux présents dans les élevages.

Réduction

La méthodologie utilisée ici s'appuie sur la publication d'une méthode européenne qui fait référence en la matière dans le domaine. Concrètement, nous mesurons l'ingéré alimentaire (composition des aliments et quantité consommée par les animaux) et l'excrété est récupéré pour être analysé (quantité et composition des fientes). Par différence, nous pouvons estimer les nutriments assimilés par l'animal. Le projet est divisé en 40 essais (8 par an). Dans chaque essai, 7 matières premières et un témoin sont analysés (soit 280 matières premières au total). Compte-tenu de la variabilité animale et environnementale,et de la précision que nous recherchons pour le calcul des valeurs nutritionnelles, 288 animaux sont nécessaires dans chaque essai (9 répétitions de 4 poussins x 7 matières premières + 1 témoin). Ce nombre a été calculé afin de pouvoir observer des différences significatives (pour une valeur de probabilité de 5%, soit une chance sur 20 que notre hypothèse soit fausse) sur la digestibilité entre les groupes. Ce nombre a été déterminé par un test statistique de puissance de notre dispositif expérimental (avec calcul de la ppds = plus petite différence significative que le dispositif permet de détecter entre les groupes). Le dispositif utilisé permet de maitriser les consommations par groupe de 2 poussins et de réaliser une collecte totale des fientes. Un essai dure 24 jours. Un chronogramme est joint en annexe. Il y a 14 jours d’élevage classique au sol puis il y a une phase d'élevage en cage pendant 10 jours: période d'adaptation de 3 jours aux cages où les poussins sont élevés à 4 par cage. Puis pendant 7 jours, seul 2 poussins par cage sont conservés, les 2 autres poussins retournent en élevage classique sur litière au sol. Après une période d'adaptation aux aliments pendant 4 jours, les quantités d’aliments ingérés sont mesurées et l’intégralité des fientes sont récupérées quotidiennement pendant 3 jours. Ainsi par différence, les quantités de nutriments assimilés par les poussins sont estimées.

Raffinement

Au minimum, deux fois par jour le comportement (Position, déplacement, attitude, boiterie) est observé. Tout au long de l’essai , la mortalité est contrôlée quotidiennement. De plus, le poids des poussins à J17 et J21 est mesuré. En fonction de ces critères, un poussin ou le groupe d’animaux destiné à une matière première peut être mis hors essai. La grille des points limites est jointe en annexe.

Choix des espèces

Il s'agit de l'espèce cible. Nous utilisons des poulets de chair de 0 à 24 jours afin de réaliser les mesures sur des animaux en croissance, ce qui est le plus représentatif des animaux présents dans les élevages de volailles.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Poules : 652
Souffrances
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Une à deux prises de sang de deux millilitres, parfois au sinus occipital, à l'arrière du crâne : c'est la seule procédure déclarée pour 652 poules d'une lignée à croissance lente, classée d'un niveau de souffrance léger. Les animaux resteront vivants et le porteur prévoit de les réutiliser dans d'autres protocoles, faute d'intervention majeure subie. La liste des atteintes attendues déborde pourtant largement la prise de sang, avec du picage entre congénères pouvant creuser des plaies cutanées profondes, des atteintes de l'appareil locomoteur, une dégradation générale de l'état d'un individu sans cause identifiable avant autopsie, et des lésions cérébrales possibles si l'aiguille s'enfonce trop loin. Le maintien de cette lignée est présenté comme indépendant de tout intérêt industriel, alors que le caractère sélectionné est d'ordre agronomique et que les poussins produits couvriront les demandes des projets de recherche.

Objectifs

Le présent projet vise à maintenir la diversité génétique dans cette souche utilisée régulièrement comme modèle de poulet à croissance lente, indépendamment de tout intérêt industriel. Maintenue en petits effectifs depuis plus de 50 générations, il est crucial d’y optimiser les accouplements pour éviter la consanguinité.

Bénéfices attendus

Grâce au maintien de lignées de poulet uniques, le projet permettra de mieux comprendre les mécanismes d’adaptation des animaux à croissance lente dans le cadre de la transition agroécologique. Ces poulets, maintenus de façon à optimiser la diversité génétique durant des décennies, sont en effet un modèle de choix pour étudier notamment les comportements des animaux en plein air.

Procédures

Une à 2 prises de sang de 2 mL d'une durée de moins d'une minute

Impact sur les animaux

Le passage à la cage collective provoque intrinsèquement des risques de picage entre les animaux pouvant conduire à des plaies cutanées plus ou moins profondes et étendues. Il est aussi possible d’observer des atteintes à l’appareil locomoteur. Au cours des élevages de longue durée comme ici, il est aussi possible d’observer une dégradation de l’état général d’un individu aux causes parfois non définies avant une autopsie. Enfin, la réalisation d’une prise de sang est susceptible de conduire à la formation d’un hématome. Si elle est effectuée au niveau du sinus occipital, des lésions cérébrales peuvent être observées.

Devenir

Nous utilisons ici nos individus pour permettre la production d'une descendance. Nos animaux n'ayant pas subi d'intervention majeure, nous envisageons de les réutiliser dans des protocoles de recherche nécessitant des individus de cette lignée.

Remplacement

L’objectif de ce projet est de maintenir une population d’animaux vivant avec un caractère d’intérêt agronomique. Il n’est pas possible d’avoir cette démarche sans l’utilisation de ceux-ci.

Réduction

Au total, 652 animaux seront requis pour la réalisation de 1 à 2 prises de sang. Les effectifs de reproducteurs mis en place sont nécessaires gérer sur le long terme la consanguinité et les risques de dérive génétique (c'est-à-dire la fixation due au hasard de gènes n’ayant pas de lien direct avec le caractère d’intérêt). Nous nous sommes appuyés pour cela sur les équations de la théorie de la taille efficace de population nécessaire pour permettre le maintien de la variabilité génétique au sein d’une population. Cette théorie dit que la taille efficace d’une population doit contenir au moins 50 à 100 individus contribuant efficacement à la reproduction. Dans un cadre de sex-ratio différent de 1, ces équations disent qu’avec une population constituée de 16 mâles et 48 femelles, nous aurons une taille efficace de 50 individus, permettant le maintien de la variabilité génétique de notre caractère tout en limitant l’augmentation de la consanguinité.

Raffinement

Raffinement de l’hébergement : Les animaux seront maintenus en groupes sociaux tout au cours de l’élevage. Les animaux en cage collective auront à leur disposition divers combinaisons d’enrichissement : perchoir, bloc à piquer, des chaînettes métalliques, des bandelettes de tissus pour stimuler le jeu, un isoloir sera inclus dans une extrémité des cages pour permettre aux animaux une zone de cache. Pour limiter les phénomènes de picage, des répulsifs dit anti picage pourront être appliqués sur les animaux victimes de picage. Les animaux seront soumis à une observation soutenue, plusieurs fois par jour, afin de détecter le plus précocement possible toute dégradation du bien-être. Un arbre de décision visant à faciliter la gestion quotidienne des animaux (atteinte ou non du point limite) a été développé et sera fourni aux zootechniciens chargés du suivi des animaux. Raffinement de la procédure: Cas de la prise de sang au sinus occipital: afin de réduire le risque de lésions cérébrales pouvant être associé à la réalisation d'un prélèvement de sang au sinus occipital, le préleveur utilisera une garde qu'il positionnera sur son aiguille afin d'éviter tout possibilité d'enfoncer l'aiguille trop profondément. La facilité de visualisation de ce site d'injection évite l'arrachage de plumes douloureux pour les animaux. Un point de compression de 30-60s sera effectué pour limiter également la formation d'un hématome. Deux expérimentateurs seront mobilisés pour une prise de sang afin de permettre la réalisation d'une contention appropriée par l'un pendant que l'autre réalisera la prise de sang. Ceci permettra de limiter les mouvement erratiques des animaux susceptibles d'engendrer un échec de la prise de sang. Les personnes affectées à cette tâche seront des personnes habituées à la contention et à la prise de sang sur la volaille. Les personnes en charge du prélèvement de sang au sinus occipital auront reçu une formation spécifique à ce geste et seront des personnes le réalisant régulièrement afin de maximiser la fluidité des gestes. Cas de la prise de sang effectué à la veine alaire ou jugulaire: afin d'améliorer l'accès à ses veines, de l'alcool à 70° sera appliqué au niveau du site d'injection pour désinfecter la zone de prélèvement mais aussi pour profiter des capacités de vasodilatation de ce produit rendant la ponction plus simple. De même un point de compression sera effectué et deux expérimentateurs seront mobilisés.

Choix des espèces

Le modèle poulet de chair a croissance lente est associée à l’espèce poule domestique. La sélection sur ce critère a été faite sur cette espèce. C’est pourquoi nous l’avons choisi ici. Les animaux seront utilisés de la naissance jusqu’à l’âge adulte d’environ 42 semaines pour suivre les performances de croissance et de reproduction, produire les poussins destinés au renouvellement des lignées, mais aussi couvrir les besoins en individus demandés par les projets de recherche s’appuyant sur ce phénotype.

  • Conservation des espèces
  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 96
Souffrances
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Capturés à l'épuisette en milieu naturel, mesurés et pesés sous contention pendant cinq minutes, aspergés d'un antiparasitaire vétérinaire, 96 pigeons bisets passent quatorze semaines en volière par groupes de douze. Trois prises de sang à six semaines d'intervalle et une injection sous-cutanée de mitogène servent à mesurer leur réponse immunitaire, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. L'objet est de savoir si les pigeons choisissent de préférence des partenaires débarrassés de leurs poux, et si ces individus épouillés se portent mieux et pondent davantage. Tous sont relâchés à l'endroit exact de leur capture, marqués, ce qui permettra de les suivre sans avoir à les reprendre.

Objectifs

Les parasites sont ubiquitaires et génèrent une forte pression de sélection sur leurs hôtes. Du fait de cette pression, divers mécanismes de défense contre les parasites ont été sélectionnés chez les hôtes au cours des générations. Ces mécanismes peuvent être regroupés sous le terme de stratégies antiparasitaires, qui comprennent des réponses immunologiques ainsi que des réponses comportementales antiparasitaires. Une de ces réponses interviendrait lors des comportements sociaux et le choix du partenaire ; les organismes pourraient être influencés par le statut d’infestation des individus du sexe opposé. En effet, l’évitement des individus parasités lors du choix de partenaires représente des avantages, pour l’individu qui choisit via l’évitement de la contamination lors de l’accouplement par exemple, mais aussi pour sa progéniture, car un partenaire exempt de parasite pourra transmettre des gènes de résistance à sa descendance. De plus, un partenaire en meilleure santé s’investira davantage dans les soins aux jeunes. Dans ce contexte, l’objectif de notre projet est donc de tester expérimentalement cette hypothèse chez le pigeon biset (Columba livia) en regardant 1) si les individus choisissent préférentiellement des partenaires sexuels expérimentalement épouillés et 2) si ces individus épouillés sont effectivement en meilleure santé (meilleur système immunitaire) et investissent plus dans la ponte et 3) si les comportements sociaux sont réduits envers les individus qui ne sont pas épouillés.

Bénéfices attendus

Nos travaux de recherche appartiennent au champ disciplinaire de l'écologie, qui peut se définir comme l'étude scientifique des relations entre les organismes vivants et leur milieu. Ils portent sur l'étude de la variabilité naturelle des paramètres morphologiques et physiologiques et des comportements chez les espèces animales évoluant en milieu urbain, et donc soumises à de fortes pressions anthropiques (pollution, gestion des populations urbaines...). Les enjeux de la recherche en écologie sont énormes puisqu'il s'agit de lutter contre les conséquences potentiellement désastreuses des activités humaines, comme la destruction des milieux naturels ou les changements climatiques, et proposer des solutions pratiques à des problèmes de société. Plus précisément, les bénéfices de ce projet résident dans la contribution de nouvelles connaissances fondamentales en écologie, portant sur l’impact négatif des ectoparasites sur les organismes vivants et les stratégies comportementales mises en place pour tolérer ces ectoparasites.

Procédures

Les pigeons seront capturés en condition naturelle avec une épuisette raquette et placés en volière de 12 individus pendant 14 semaines. Lors de la procédure, les pigeons seront soumis à 4 interventions sur animaux vigiles: la première constitue des mesures morphométriques (mesure des tailles du tarse et de l'aile et pesée) par une contention spécifique (5 minutes), la deuxième est l'élimination des ectoparasites avec un anti-ectoparasite par une application d’un spray à usage vétérinaire (1 minute), la troisième est une prise de sang de faible volume (3 par individu à 6 semaines d'écart, 2 minutes par prise de sang) et la quatrième est une injection unique en sous-cutané d'un mitogène pour mesurer la capacité immunitaire inflamatoire (5 minutes). Ces procédures seront effectuées pas toutes le même jour et dureront moins de 10 minutes par individu. A l'issue des 14 semaines, les pigeons seront remis en liberté au lieu exacte de leur capture.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues concernent principalement la détresse et le stress de la capture de la manipulation, de la prise de sang et de l'injection (douleur de courte durée correspondant à la piqûre de l'aiguille) et d'un environnement non adapté lors du transport. Ces nuisances ne durent que le temps de la manipulation ou du transport et n'engendrent aucun effet indésirable. En effet, dans nos précédentes études, les pigeons se remettent rapidement de telles interventions et reprennent des comportements normaux en volière (alimentation, lissage des plumes, reproduction et interactions sociales).

Devenir

A la fin des 14 semaines de procédure, les pigeons seront replacés dans les volières avant d'être relâchés dans leur milieu de capture. En effet, l'ensemble des étapes de la procédure étant léger, elle n'impacte pas la survie et la reproduction des individus en conditions naturelles. De plus les individus sont marqués, cela nous permet de suivre ces individus dans le temps afin d'estimer leurs survies pour nos programmes de recherche sans avoir à en recapturer.

Remplacement

La discipline de l’écologie se focalise par définition sur la faune sauvage, il est donc impossible d’utiliser d’autres animaux autres que ceux capturés en milieu naturel. Afin d'atteindre les objectifs scientifiques se focalisant sur une population de vertébré en conditions naturelles, le recours à des animaux vertébrés est nécessaire et il n'y a pas moyen de le remplacer. Dans ce contexte, le pigeon biset Columba livia apparaît comme étant un modèle animal idéal pour étudier les mécanismes écologiques et évolutifs en milieu urbain. En effet, c’est un oiseau issu d’élevage domestique relâché par l’homme par le passé qui s’est installé dans les zones urbaines et qui est, a priori, soumis à de fortes pressions évolutives. De par ses grandes facilités d’adaptation, il constitue le modèle vertébré « sauvage » le plus répandu en zone urbaine. Son étude permet d’une part de dégager des principes généraux et fondamentaux en écologie urbaine et en évolution en milieu urbain et d'autre part d'étudier les différents parasites qu'il héberge. La variabilité individuelle des pigeons peut être caractérisée facilement (coloration, comportement, immunocompétence, mesure morphométrique) grâce à des protocoles bien maitrisés. Toutes ces caractéristiques en font un modèle idéal pour tester nos prédictions en captivité. De plus, cette espèce est très répandue et ne constitue pas une espèce menacée d’extinction.

Réduction

Nous échantillonnerons 96 pigeons (48 mâles et 48 femelles) que nous maintiendrons en captivité dans les volières de l'établissement. En nous basant sur nos travaux expérimentaux sur la même espèce, nous avons pu montrer que 96 individus étaient un nombre suffisant pour détecter un signal statistique significatif d’un traitement expérimental sur des variables du système immunitaire et comportementales. Nous prévoyons donc d'échantillonner le même nombre d’individus afin de minimiser le risque de ne pas détecter les effets et de rendre inutile toutes les manipulations faites sur les animaux.

Raffinement

Pendant ces 14 semaines de captivité, les pigeons seront hébergés en volière extérieure en grillage galvanisé, divisée en 16 compartiments et couverte en partie par un toit en tôle. Chaque compartiment fait 3.10 m de longueur, 2 m de largeur et 2.40 m de hauteur et accueillera un maximum de 12 individus. Le volume de ces compartiments est de 14.88 m3 pour une surface au sol de 6.2 m2. La surface au sol représente donc plus de 2 fois la surface recommandée par l’annexe A de la Convention Européenne (3 m2 pour 12 individus). Les compartiments sont plus longs que larges, ce qui permet aux individus d’effectuer de brefs vols. Chaque compartiment est enrichi de 6 nichoirs en bois brut laqué, de 4 perchoirs en bambou d’une longueur totale de 5 m, soit plus de 40 cm par pigeon, 1 mangeoire de 60 cm soit 10 cm de mangeoire par pigeon, un abreuvoir d’eau de 7 L et une baignoire de faible profondeur de 30 cm de diamètre. Tous ces enrichissements permettent de réduire le stress de la captivité. Aucune médication n'est prévue dans le cadre de cette procédure (actes peu invasifs) mais une surveillance attentive permet de suivre les animaux de manière ciblée. De plus, cette procédure repose sur une équipe scientifique ayant une expérience sur le pigeon de plus de 20 ans, en particulier, le porteur manipule les oiseaux depuis plus de 20 ans. Lors du déroulement du projet, nous avons également identifié des points limites. En effet, dans le cas où nous détectons un comportement anormal, des signes d'infection, une perte de masse de plus de 30 pourcents, ou une blessure conséquente à la procédure (ces informations sont donc les points limites), les individus seront alors exclus des procédures et isolés en quarantaine. Le vétérinaire sera alors contacté pour soigner ou euthanasier l'individu.

Choix des espèces

Le pigeon biset (Columba livia) apparaît comme étant un modèle animal idéal pour étudier les mécanismes écologiques et évolutifs en milieu urbain. En effet, c’est un oiseau issu d’élevage domestique relâché par l’homme par le passé qui s’est installé dans les zones urbaines et qui est, a priori, soumis à de fortes pressions évolutives. De par ses grandes facilités d’adaptation, il constitue le modèle vertébré « sauvage » le plus répandu en zone urbaine. Dans notre contexte d’étude, notre espèce est totalement appropriée car elle est naturellement exposée par une large diversité d’espèces d’ectoparasites, ce qui en fait également un bon modèle pour tester notre hypothèse. Enfin, cette espèce est très répandue et ne constitue pas une espèce menacée d’extinction. Les pigeons échantillonnés seront tous adultes (adultes de plus de 8 mois) capables de se reproduire. Les adultes présentent une abondance naturelle de parasites plus élevée que les juvéniles, ce qui présente un intérêt dans notre étude. De plus, les adultes sont moins sensibles au stress de la procédure que les juvéniles.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 36
Souffrances
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▲ 36
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Devenir
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Valider un additif alimentaire destiné aux élevages de poulets de chair, une alpha-amylase censée mieux extraire l'énergie du maïs : 36 poussins vont être utilisés, tués à vingt-huit jours, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Élevés en cages en batterie depuis leur premier jour, ils sont maintenus sur le dos pour qu'on dégage leur aile et qu'on pique la veine alaire, quatre fois au vingt-et-unième jour puis quatre fois au vingt-huitième. Le porteur écarte l'anesthésie locale au motif qu'elle obligerait à capturer les oiseaux deux fois, et tous sont tués pour prélever les tissus intestinaux et musculaires. Le bénéfice invoqué relève de l'économie de la filière, davantage de souplesse dans la formulation des rations et une réduction des coûts de l'alimentation des volailles.

Objectifs

Les animaux monogastriques adaptent en grande partie leur consommation d’aliment de façon à couvrir leurs besoins énergétiques d’entretien, de croissance et de production (chair, œufs). Dans les rations alimentaires, les grains de céréales constituent la principale source d’énergie. Le maïs est généralement la céréale de choix et est incorporé jusqu’à 70 % dans la ration. L’ énergie est principalement apportée par l’amidon des céréales, dont le taux de dégradation dans le tractus gastro-intestinal a un impact majeur sur la disponibilité énergétique de l'oiseau. Cependant, tout l’amidon, présent dans ces grains n’est pas disponible pendant la digestion. Il a été démontré que la supplémentation en amylase externe à l'organisme peut améliorer la digestibilité de l'amidon et de l'énergie dans les régimes alimentaires à base de maïs et de soja . L’addition d’amylase externe complète donc la capacité de digestion de l’amidon par les enzymes d’amylase pancréatiques permettant potentiellement d’accéder à une plus grande proportion d’amidon disponible et donc d’obtenir plus d’énergie de la ration alimentaire. L’amidon est composé d’unité de glucose qui est le principal nutriment libéré par les amylases. Le glucose constitue donc l’apport d’énergie dont le transport, l’utilisation par le foie et les muscles sont des processus essentiels qui conditionnent la croissance protéique musculaire et la qualité des produits. La disponibilité du glucose comme source d’énergie va en plus conditionner la capacité des animaux à faire face aux aléas de leurs conditions d’élevage (transport, température) puisqu’elles vont affecter l’activité des enzymes digestives et donc l’absorption et l’utilisation des nutriments dans le tube digestif. La disponibilité du glucose joue donc un rôle important dans l'efficacité alimentaire et la qualité de la viande et sera un indicateur de l’efficacité de l’addition d’ amylase, utilisée, pour favoriser les apports énergétiques essentiels aux performances des animaux et valoriser les ingrédients de la ration alimentaire permettant une plus grande flexibilité dans la formulation du régime et une réduction des coûts environnementaux et économiques de l’alimentation des volailles.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra 1) de caractériser la cinétique d’apparition du glucose en présence d'une amylase 2) de confirmer l’effet en prenant en compte toutes les interactions cellulaires complexes qui ont lieu in vivo et qui peuvent influer sur la digestion 3) d’optimiser le nombre d’animaux nécessaires et suffisant pour affiner ensuite le mode d’action de l’amylase, et estimer l’apport énergétique résultant de l’hydrolyse de l’amidon.

Procédures

Les animaux seront élevés avec un aliment répondant à leurs besoins nutritionnels pendant 28 jours. Prélèvements répétés (0, 15 30 et 60 minutes après distribution de l’aliment) d’une goutte de sang avec un glucomètre au niveau de la veine alaire. Inconfort et stress dû au maintien de l’animal pour dégager l’aile et réaliser le prélèvement. Utilisation ponctuelle d’un aliment synthétique à base de glucose distribué à J21 et à J28 pendant 1 heure sans risque d’altérer la croissance des animaux qui ont été nourris avec un aliment standard répondant aux besoins jusqu’au jour 28. Le temps de contention de l’animal pour dégager l’aile et réaliser le prélèvement sera réduit (max 1 min) par le prélèvement d’une goutte de sang nécessaire et suffisante pour la détermination en directe de la concentration en glucose à l’aide d’un glucomètre (temps du prélèvement de la goutte: maximum 5 secondes par prélèvement soit 20 secondes par animal à J21 et à J28).

Impact sur les animaux

Inconfort et stress dû au maintien de l’animal pour dégager l’aile et réaliser le prélèvement. Utilisation ponctuelle d’aliment synthétique à base de glucose distribué à J21 et à J28 pendant 1 heure sans risque d’altérer la croissance des animaux qui ont été nourris avec un aliment standard répondant aux besoins jusqu’au jour 28. La durée du retrait de l'aliment est trop courte (1H) pour enregistrer une perte de poids.

Devenir

Mise à mort de tous les animaux impliqués dans la procédure pour réaliser les prélèvements des tissus intestinaux et de muscle.

Remplacement

La procédure expérimentale est nécessaire et ne peut pas être remplacée par une autre stratégie n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants. L’efficacité des enzymes digestives est dépendante de l’hétérogénéité individuelle en termes de digestibilité des nutriments. Le développement d’un additif alimentaire avec une activité enzymatique annoncée implique de connaitre son mode d’action chez l’animal auquel il est destiné et de prendre en compte toutes les interactions cellulaires complexes qui ont lieu in vivo lors de l’ingestion des additifs chez le poulet

Réduction

La procédure expérimentale mise en œuvre est une étude exploratoire. Des calculs statistiques ont été réalisés afin de déterminer le nombre d’animaux adéquat pour ce projet et a été réduit à la stricte nécessité pour aborder l’objectif du projet. Le nombre d’animaux à utiliser permettra d’apporter de bonnes conditions d’élevage en favorisant une hiérarchie sociale nécessaire au bien-être des animaux et d’obtenir des données scientifiquement robustes. Des analyses post mortem seront réalisées sur les tissus de chaque animal afin de générer le maximum d’informations possibles par animal.

Raffinement

Prélèvement d’une goutte de sang de manière répétée (4 prélèvements) à J21 et à J28: inconfort et le stress dus à la contention de courte durée et la douleur légère liée à l’introduction de l’aiguille d'un glucomètre sont réduits par une manipulation délicate des animaux maintenus sur le dos pour dégager l'aile, par un prélèvement d’une goutte de sang, en ne piquant pas toujours au même endroit sur la veine alaire (aile gauche à J21 et aile droite à J28) et par l’application d’un point de pression. Pas d'utilisation d'anesthésique local en vue du prélèvement de sang car cela nécessiterait de capturer deux fois les animaux (application du produit et réalisation du geste) entrainant un stress et un inconfort supplémentaire. Avant de procéder au prélèvement de la goutte de sang, la veine sera désinfectée. Le raffinement des conditions d’hébergement consiste en la mise en place au démarrage de papier filtre à l’intérieur de la cage pour éviter que les animaux ne se coincent pas les pattes dans les mailles de la grille et en favorisant l’accès facile à l’eau et à la nourriture. L’accès à l’eau est facilité par la mise en place de coupelle d’eau en plus des pipettes et des godets récupérateurs d’eau. L’accès à la nourriture est affiné en mettant directement dans la cage sur le papier filtre un tas d’aliment. En plus, ajustement régulier de la hauteur des lignes d’eau ainsi que les ouvertures d’accès aux mangeoires en fonction de l’âge des animaux. L’état de santé des animaux est suivi quotidiennement. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte que l’enrichissement des cages (grelots scintillants), la densité des animaux par cage, ou encore les paramètres environnementaux (température et hygrométrie…) procurent le maximum de confort aux animaux, et restent supérieurs ou égaux à la législation en vigueur. Aucun animal ne reste isolé, en cage individuelle sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux.

Choix des espèces

Les additifs alimentaires dont l’activité d’hydrolyse de l’amidon veut être confirmée au moyen de ce modèle, sont destinés à être incorporés dans les rations alimentaires distribuées aux volailles (poulets de chair). Les animaux livrés seront des poussins de 1 jour (poids moyen 40 g). Ils seront mis en stabulation en cages en batterie et seront élevés jusqu’à l’âge de 28 jours. Des poulets juvéniles seront utilisés dans cette étude car à cet âge le sytème digestive n'est pas totalement développpé et il sera donc plus facile de mesurer les produits de digestion de l'amidon de la ration alimentaire.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 210
Souffrances
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Mesurer la valeur nutritionnelle de matières premières pour trois sociétés clientes fabricantes d'aliments : 210 coqs adultes vont être utilisés sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 42 par an, renouvelés chaque année. Ils sont enfermés en cages individuelles pour que la totalité de leur ingéré soit contrôlée et la totalité de leurs fientes collectée sur des plateaux, les nuisances attendues étant des modifications de consistance des fientes et des régurgitations. En fin d'essai, certains partent chez des particuliers pour finir en basse-cour, les autres à l'abattoir, le taux d'adoption variant selon les années. Le porteur qualifie ce dispositif d'"indispensable" pour mettre à jour les tables d'alimentation qui servent aux fabricants d'aliments français et étrangers.

Objectifs

L'objectif du projet consiste à pouvoir mesurer la valeur nutritionnelle des matières premières destinées à l'alimentation animale. En connaissant plus précisément les valeurs nutritionnelles des matières premières, cela permet aux experts de la nutrition animale de mieux répondre aux besoins physiologiques des animaux d'élevage, de mieux utiliser les matières premières disponibles sur le marché. Ainsi, nous optimisons les aliments qui nourrissent plusieurs millions de volailles chaque année en France et dans le monde au travers de nos clients fabricants d’aliments. Si une matière première est mal évaluée nutritionnellement, elle sera mal valorisée par l’animal : il faudra plus d’aliment pour le nourrir, les rejets dans les fèces seront plus importants, ce qui augmente l’impact sur l’environnement. L’animal peut même être malade car il digèrera mal ce qu’on lui donne à manger. Pour formuler les aliments, les nutritionnistes utilisent des tables d’alimentation et des matrices qui caractérisent les matières premières utilisées. Pour une formulation de précision, il est indispensable de mettre à jour régulièrement cette matrice car elle doit prendre en compte les variabilités annuelles des matières premières, les nouvelles origines, les nouveaux co-produits industriels. Si ce travail n’est pas réalisé, la table d’alimentation sera vite périmée et la formulation sera mal réalisée avec les conséquences précisées ci-avant.

Bénéfices attendus

Ce dispositif est indispensable pour mesurer des digestibilités et ainsi évaluer les matières premières : cela permettra ensuite de compléter des tables de valeurs qui permettent de formuler les aliments des volailles d'élevage (aliments qui correspondront mieux aux besoins de l'animal). C’est le seul dispositif qui permet de maîtriser les consommations individuelles et de réaliser une collecte totale des fientes. Concrètement, afin de mesurer la digestibilité des matières premières, nous contrôlons l’ingéré alimentaire, nous récupérons l’excrété et par différence, nous mesurons les nutriments absorbés par l’animal. Les chercheurs réalisent une veille en permanence pour savoir ce qui est fait ailleurs dans le domaine public. Tous nos travaux sont réalisés pour 3 sociétés différentes et concurrentes sur le marché, ce qui permet de mutualiser certains savoirs (et de ne pas démultiplier les essais). De plus, nous collaborons avec d'autres instituts de recherche. Ainsi, certains de nos travaux sont intégrés dans des tables de composition et de valeur nutritive des matières premières destinées aux animaux d’élevage, qui servent à tous les fabricants d’aliment français voire étrangers.

Procédures

Les coqs sont peu sollicités, il n'y a pas de prélèvements sur animaux ou de procédures chirurgicales de réaliser. Les coqs sont d'abord placés dans les cages et entrent en phase d'adaptation (pendant laquelle aucune mesure n'est réalisée); afin que les coqs s'adaptent à leur nouvel environnement et à leur nouvel animalier. Les animaliers passent plusieurs fois par jour pendant les périodes de mesures pour collecter les fientes sur des plateaux sous les cages ou mesurer la consommation d'aliment dans les mangeoires, ce qui ne nécessitent pas de contact direct avec les animaux.

Impact sur les animaux

En fonction des matières premières testées, les nuisances attendues peuvent être des modifications de consistance de fientes ou des régurgitations.

Devenir

Soit les animaux poursuivent leur vie chez des particuliers (qui les élèvent ensuite dans leur basse-cour) soit ils sont envoyés en abattoir dans des conditions identiques à des volailles élevées sur le terrain et donc conformes aux standards d'élevage de l'espèce. Le taux d'adoption dépend des années. Les coqs sont remplacés une fois par an.

Remplacement

Les évaluations de ces matières premières à partir d’analyses chimiques restent problématiques et les techniques in vitro utilisant des préparations enzymatiques sont encore délicates à mettre en œuvre. De plus, elles demeurent imprécises quand on cumule l’incertitude des modèles de prédiction à celle associée à la variabilité analytique. L'objectif de ce projet est d'évaluer des matières premières pour les utiliser dans l'alimentation animale (notamment en volailles), c'est pourquoi il est nécessaire de faire appel à des oiseaux. Nous utilisons des coqs adultes pour effectuer les mesures sur un animal en entretien et ne pas avoir le biais des animaux en croissance. Cela permet de mesurer une énergie métabolisable à bilan azoté nul (ni gain, ni perte de poids).

Réduction

La méthodologie utilisée s’appuie sur la publication d'une méthode européenne qui fait référence en la matière dans le domaine. Cette méthode de référence permet de déterminer l’énergie métabolisable des matières premières sur des coqs adultes. Il s’agit d’une méthode de référence qui détermine l’énergie métabolisable des matières premières sur des coqs adultes. Pour ce faire, nous récoltons la totalité des excrétas (fèces et urine grâce à des plateaux sous les modules) pour récupérer la totalité de la fraction non digérée correspondant à la totalité de l’ingéré alimentaire que nous avons mesuré en parallèle. Nous mesurons ainsi l’énergie disponible pour le métabolisme (entretien et production) de l’animal. Compte tenu de la variabilité animale, environnementale et de la précision que nous recherchons pour le calcul des valeurs nutritionnelles, 8 coqs /régime sont nécessaires. 42 coqs / an x 5 ans = 210 coqs. Les coqs sont renouvelés chaque année. Pour chaque essai, nous testons 5 régimes alimentaires, 1 régime correspondant à une 1 matière première testée. 1 régime = 8 coqs, soit 40 coqs en tout. Nous avons 42 coqs en tout de façon à avoir 2 coqs de remplacement en cas de besoin. En effet, en fonction des points limites (tableau ci-après), un coq peut être retiré d’un essai. Ce nombre a été calculé afin de pouvoir observer des différences significatives (pour une valeur de probabilité de 5%, soit une chance sur 20 que notre hypothèse soit fausse) sur la digestibilité entre les groupes. Ce nombre a été déterminé par un test statistique de puissance de notre dispositif expérimental (avec calcul de la ppds = plus petite différence significative que le dispositif permet de détecter entre les groupes).

Raffinement

Au minimum, deux fois par jour le comportement (Chant, position, attitude, boiterie) est observé. A chaque début d’essai ces critères sont évalués en suivant la grille de notation présente en annexe. -Si la note cumulée est >= à 3, on retire l'animal de l'essai : distribution d’un aliment standard (entretien) et on installe un repose patte plastique disposé dans la cage si présence de boiterie (ce que nous n’avons jamais vu mais si cela devait arriver, voici la mesure qui serait prise), -si la note est >= à 6, l'animal est euthanasié.

Choix des espèces

Il s'agit de l'espèce cible (mesures de digestibilité de matières premières destinées à l'alimentation animale et notamment des volailles). Nous utilisons des coqs adultes pour effectuer les mesures sur un animal en entretien et ne pas avoir le biais des animaux en croissance. Cela permet de mesurer une énergie métabolisable à bilan azoté nul (ni gain, ni perte de poids).

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Autres oiseaux : 96
Souffrances
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Pour vérifier si la caille peut remplacer le poulet de chair comme modèle d'infection, 96 cailles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La bactérie Enterococcus cecorum, d'origine clinique ou intestinale, est vaporisée trente secondes sur la coquille des œufs ou sur le duvet des cailleteaux à la naissance, puis les oiseaux sont observés jusqu'à quatre semaines de vie avant d'être tués pour dénombrement bactérien. L'enjeu déclaré est sanitaire et économique pour une filière produisant 1,2 million de tonnes de poulet par an, la bactérie provoquant des lésions osseuses et articulaires et jusqu'à 10 % de mortalité en élevage. Le porteur annonce la boiterie comme seule nuisance attendue et indique que les points limites seront "affinés" après la première partie de l'expérience, donc fixés une fois l'infection déjà provoquée.

Objectifs

En moins de 20 ans, Enterococcus cecorum est devenu l’un des agents pathogènes majeurs dans les élevages de poulets de chair au niveau mondial. Cette bactérie du système digestif (microbiote intestinal) des volailles est responsable de pathologies locomotrices pouvant entrainer jusqu’à 10% de la mortalité dans les élevages. Elle est à l’origine d’une dégradation du bien-être animal, d’une utilisation accrue d’antibiotiques et de pertes économiques. Actuellement, aucun modèle d'infection ne permet de distinguer les bactéries cliniques des non cliniques ni d'étudier le processus de la maladie. Le développement de solutions préventives contre E. cecorum est donc conditionné à l’accès d’un modèle pré-clinique plus accessible. La caille est un modèle expérimental pour de nombreux travaux sur le développement, la toxicité, le comportement mais aussi sur les conséquences des modifications du microbiote intestinal sur la susceptibilité aux infections. Sa petite taille permet de l’élever en isolateur et ainsi de contrôler son microbiote. La caille et le poulet d’élevage appartenant à la même famille, notre objectif est d’évaluer si la caille est un hôte adapté pour reproduire le processus infectieux de E. cecorum. L’objet de ce projet est de déterminer la sensibilité de la caille à l’infection par E. cecorum et de déterminer l’effet du microbiote intestinal sur cette sensibilité. Pour ce faire nous comparerons le potentiel infectieux d’un groupe de bactérie d’origine clinique et d’un groupe d’origine commensal provenant d’un élevage non infecté chez la caille en présence ou non d’un microbiote intestinal.

Bénéfices attendus

En France, la production annuelle de poulet de chair s’élève à 1,2 millions de tonnes équivalent carcasses. E. cecorum est décrit aujourd’hui dans les trois premières maladies infectieuses les plus problématiques dans cette production. Les connaissances zootechniques (rendre les animaux plus résistants), épidémiologiques et fondamentales sur la physiologie et la pathogénèse de E. cecorum doivent impérativement être renforcées pour à terme proposer des mesures de prévention et de maitrise de la maladie. La compréhension des voies de transmission et de contamination des élevages implique de disposer d’outils de détection rapide permettant de différencier les bactéries cliniques et non-cliniques. Le développement d’un modèle animal robuste reproduisant au moins la phase précoce de l’infection est nécessaire pour comprendre l’interaction de E. cecorum avec les bactéries du système digestif et son hôte.

Procédures

Toutes les cailles seront colonisées avec la bactérie E. cecorum d’origine clinique ou du système digestif par vaporisation sur la coquille d’œuf ou sur le pelage des cailleteaux à la naissance pendant 30 secondes. Les cailles seront ensuite observées jusqu’à 4 semaines de vie des animaux.

Impact sur les animaux

Si la caille s’avère sensible à Enterococcus cecorum, la bactérie pourrait provoquer une infection osseuse ou articulaire générant des troubles locomoteurs. Les nuisances attendues sont éventuellement la présence de boiterie. Les points limites et les nuisances seront affinés après la réalisation de la première partie de la procédure qui concerne l’évaluation de la sensibilité de la caille à l’infection par E. cecorum.

Devenir

Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem : collecte des organes et analyses pour dénombrement bactérien et études histologiques.

Remplacement

Les animaux sont des modèles expérimentaux permettant d’étudier des questions d’intérêt biologique très variées. Ils représentent des outils expérimentaux intégrant la multitude des interactions cellulaires et des processus physiologiques qui se produisent dans leur organisme. Ces interactions ne peuvent pas être reproduites en totalité dans un modèle in vitro. Pour suivre l’évolution de l’infection par la bactérie E. cecorum et déterminer les interactions hôtes-microbiote (bactéries du système digestif), il est indispensable d’utiliser le modèle animal.

Réduction

Le nombre minimum d’animaux qu’il faut utiliser pour répondre aux questions posées a été calculé en utilisant un test statistique. Ce nombre a été calculé pour obéir aux minima nécessaires à des analyses statistiques valides, condition nécessaire pour une interprétation biologique des résultats.

Raffinement

Il y aura une observation individuelle hebdomadaire à l’occasion des interventions d’entretien (ajout de copeaux sur le caillebotis etc…) et de la pesée, et une observation quotidienne accrue de l’état général de l’animal afin de surveiller l’apparition d’éventuels symptômes de lésions squelettiques entrainant des troubles locomoteurs. Des points limites adaptés à la pathologie sont mis en place. De plus, les animaux seront manipulés dès leur naissance afin de les habituer aux manipulateurs. Les cailles sont hébergées dans des isolateurs pour préserver leur statut microbien. Elles sont hébergées en groupe, en liberté dans l'isolateur, sur un caillebotis recouvert de litière. Nourriture et eau stériles sont distribuées à volonté. Ces conditions laissent une liberté de mouvement aux animaux, la litière leur permet d'exprimer leur comportement fouisseur et améliore le confort par rapport à un caillebotis nu. Des boites en plastiques retournées sont placées dans l’isolateur afin de leur servir de perchoir.

Choix des espèces

La caille est un bon modèle expérimental pour de nombreux travaux sur les conséquences des modifications du microbiote intestinal (ensemble des bactéries du système digestif) sur la susceptibilité aux infections. Pour notre projet, la caille est un modèle adéquat car elle fait partie de la même famille que le poulet d’élevage qui est l’objet de l’étude. Les cailles sont utilisées de la naissance jusqu’à 4 semaine de vie afin de suivre l’évolution de l’infection par E. cecorum.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 764
Souffrances
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Jusqu'à quarante minutes d'exposition à des températures atteignant 46 °C, et des mesures respiratoires de douze heures la nuit : 764 mésanges charbonnières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes relâchées dans leur milieu d'origine. Les prises de sang durent trois à cinq minutes, les mesures de métabolisme jusqu'à deux heures en journée. L'objet du projet est de tester si les oiseaux des villes, déjà exposés à l'îlot de chaleur urbain, seraient pré-adaptés au réchauffement climatique. Le porteur retient la mésange charbonnière parce qu'elle niche dans les nichoirs, se comporte bien en captivité et se laisse manipuler sans abandonner sa nichée, et parce que la généalogie des individus suivis est connue.

Objectifs

En écologie évolutive, le changement climatique et l'urbanisation sont surtout étudiés séparément. Pourtant l’effet d'îlot de chaleur urbain constitue un défi supplémentaire pour des organismes déjà confrontés au changement climatique, en particulier durant les événements climatiques extrêmes (ex. vagues de chaleur). La chaleur accrue en ville représente de ce fait un théâtre d’étude unique pour les scientifiques cherchant à comprendre comment les organismes s’adaptent (ou non) au réchauffement. Ce projet vise à comprendre et à prévoir l'impact des effets interactifs du changement climatique et de l'urbanisation sur l’évolution et la dynamique des populations en utilisant une espèce modèle en écologie évolutive : la mésange charbonnière. L’objectif des expériences décrites ici est de comparer les adaptations physiologiques (depuis les phénotypes jusqu’aux gènes) aux variations de température chez les oiseaux des forêts et des villes, et de tester l'hypothèse selon laquelle les organismes vivant en ville pourraient être pré-adaptés au réchauffement climatique parce qu'ils sont exposés à l'effet d'îlot de chaleur urbain. Le projet permettra une meilleure compréhension de la façon dont l'environnement urbain peut façonner l'adaptation des oiseaux au changement climatique.

Bénéfices attendus

Le suivi à long terme permet d’étudier de façon pérenne les populations de mésanges charbonnières. Couplé avec une démarche expérimentale, l’analyse des données issues de ce programme permet une compréhension fine des capacités de réponse des organismes aux changements de leur environnement. Nous envisageons que le projet apporte des réponses sur les adaptations des mésanges charbonnières aux pressions anthropiques. L’étude inédite de l’élévation des températures sur des traits physiologiques et comportementaux pourra être menée dans l’expérience unique de jardin commun. Les mésanges charbonnières se comportent bien en captivité et nichent facilement dans les nichoirs quel que soit l’habitat. Ainsi, cette espèce commune est adaptée aux questions qui sont posées.

Procédures

Les animaux seront soumis à des prises de sang ou à des mesures de métabolisme (consommation d'oxygène, rejet de CO2, et évaporation d'eau par la respiration). Les prises de sang ne durent que maximum 3 à 5 minutes. Les mesures de métabolisme sont opérées durant un maximum de 2 heures (la journée) dont entre 15 et 40min à des températures élevées (jusqu'à 46°C) ou 12 heures (la nuit, pendant que les animaux dorment).

Impact sur les animaux

Les nuisances possibles sont les évènements de capture qui mèneront à du dérangement, ainsi que les manipulations visant à identifier les animaux (baguage, mesures morphométriques et de comportement), et à quantifier leurs adaptations physiologiques à la température. Une douleur peut être attendue lors des prises de sang, causée par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires. Les prises de sang ne dépasseront jamais les quantités recommandées pour un animal de cette taille. L'exposition brève à des températures élevées peut générer un inconfort transitoire, mais les mesures de respirométrie seront faites sous surveillance constante des oiseaux. L'objectif de l'étude étant de mettre en parallèle des mesures physiologiques avec des comportements exprimés la plupart du temps en milieu naturel (y compris des mesures de reproduction postérieures à nos mesures physiologiques), les résultats ne pourront être pertinents que si les animaux n'ont subi ni stress aigu, ni effets indésirables. Enfin, toutes les manipulations seront effectuées par des manipulateurs formés et sûrs de leurs gestes.

Devenir

Tous les oiseaux seront libérés dans leur milieu naturel d'origine après chaque procédure.

Remplacement

Il s’agit ici de recherche scientifique fondamentale sur des animaux sauvages, et en particulier de leurs physiologies et comportements naturels. Il n’est pas possible de pouvoir déduire ces mécanismes sans recourir à des animaux vivants et à de l’expérimentation.

Réduction

Les protocoles ont été pensés de façon à utiliser un nombre restreint d’individus pour donner des résultats statistiquement adéquats. Ces nombres sont choisis en s’appuyant sur des expériences précédentes et de la littérature scientifique. Les nombres limités d’oiseaux impliqués sont aussi permis grâce à leurs utilisations pour la mesure de plusieurs traits phénotypiques. En effet les mesures physiologiques sont connues pour présenter une variabilité inter-individuelle importante nécessitant des tailles d'échantillon en conséquence. La mesure de traits multiples sur chaque oiseau que nous envisageons a justement pour but d'expliquer cette variabilité et de permettre de limiter les tailles d'échantillons. A titre d'exemple, dans le jardin commun nous élèverons 120 poussins issus de 2 villes, 2 types d'habitat et des 2 sexes, ce qui revient à une taille d'échantillon de 15 individus par groupe.

Raffinement

Les expérimentateurs ne manipuleront jamais seuls, permettant de réduire les risques de nuisance due aux manipulations et favorisant l'entraide. Les expérimentateurs sont formés de façon à avoir des gestes assurés et permettant de faire les manipulations le plus rapidement et calmement possible. Les opérateurs sont régulièrement ré-entrainés aux gestes adéquats. Les oiseaux en captivité seront maintenus dans des espaces prévus et enrichis (e.g. volières de grande taille avec végétation naturelle et de nombreux perchoirs), leur fournissant des conditions de vie semi-naturelle. Tous les protocoles sont pensés pour réduire au maximum les nuisances et le stress des animaux, d'autant plus qu'un intérêt scientifique majeur du projet tient au suivi ultérieur en populations naturelles (paramètres démographiques et reproducteurs) des oiseaux qui auront été mesurés.

Choix des espèces

Mésange charbonnière (Parus major) Les mésanges nichent facilement dans des nichoirs et la manipulation de leurs poussins ainsi que la capture des individus n'entrainent aucun abandon de nichées. Nos recherches sur le long terme sur les mésanges nous offrent une opportunité unique de mesurer les traits d’intérêts sur des oiseaux dont toute la généalogie est connue, ce qui permet notamment d’envisager des analyses de génétique quantitative pour estimer l’hérédité des caractères. Par ailleurs, ce modèle d’étude est unique car il permet de travailler à la fois en populations naturelles et à l’aide d’expérimentations en conditions contrôlées au laboratoire. Aucun modèle théorique ne peut remplacer l’étude des oiseaux dans la nature pour répondre aux questions posées. - Oiseaux sauvages : Les prélèvements, prises de sang et respirométrie sont faits sur des oiseaux adultes. Les oiseaux ne sont pas capturés durant certaines phases sensibles de la reproduction, c’est-à-dire durant l’incubation, et durant la fin de l’élevage des poussins. Les poussins ne font l'objet que de mesures morphométriques. - Oiseaux captifs : Les prélèvements, prises de sang et respirométrie sont faits sur des oiseaux adultes. Les seules manipulations sur les poussins seront des prises biométriques pour étudier leurs croissances durant l’élevage.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 5500
Souffrances
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Devenir
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 5500
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Capturées au nichoir, baguées, pesées et mesurées, des mésanges bleues suivies depuis 1976 près de Montpellier et en Corse sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le porteur déclare 5 500 oiseaux et décrit 1 100 captures, dont 800 avec une prise de sang de 20 µl et un prélèvement de huit à dix plumes de duvet sur la tête et la poitrine. Certains individus passent des tests de personnalité qualifiés de rapides, sans que le document précise lesquels. Tous sont relâchés là où ils ont été capturés, le programme reposant sur leur survie et leur reproduction ultérieures.

Objectifs

Notre programme de recherche étudie la variabilité génétique, phénotypique et comportementale des oiseaux en milieu naturel. Par le suivi d’oiseaux se reproduisant en nichoirs, nous visons à déterminer comment les populations naturelles répondent à la variabilité des pressions de sélection à différentes échelles d’espace et de temps, c'est-à-dire leur capacité d’adaptation. Nous étudions différentes populations de mésanges bleues (Cyanistes caeruleus), deux dans le sud de la France, près de Montpellier et deux plus au Sud encore: en Corse.

Bénéfices attendus

Ce projet est un suivi à long terme, ce qui signifie que les mêmes individus, familles et populations sont étudiées années après années aux mêmes endroits. Initiée en 1976, la mesure de leur succès de reproduction, survie, condition, coloration et comportements donne une compréhension fine des capacités de réponse des populations naturelles d'oiseaux aux changements de leur environnement. Ce projet apporte donc des réponses sur le potentiel d'adaptations d'individus sauvages aux pressions anthropiques et naturelles

Procédures

1100 oiseaux seront capturés, bagués, et 800 d'entre eux auront une quantité de sang prélevée au maximum une fois dans leur vie (le volume de sang visé est de 20 µl). Ils auront aussi entre 8 à 10 plumes de duvet prélevées au niveau de la tête et la poitrine. Le poids et la taille de ces individus seront mesurés et certains seront soumis à des tests de personalités rapides. Nous travaillons sur ces oiseaux depuis de nombreuses années et n’observons pas de nuisances majeures de notre travail sur leur reproduction et survie ultérieures.

Impact sur les animaux

L'objectif de l'étude ést de relier les mesures réalisées sur les individus à leur succès de reproduction et survie donc les résultats ne pourront être pertinents que si les animaux n'ont subi ni stress aigu, ni effets indésirables. Les nuisances possibles sont les évènements de capture qui mèneront à du dérangement, ainsi que les manipulations visant à identifier les animaux (baguage). Une douleur peut être attendue lors des prises de sang, causée par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires. Les prises de sang ne dépasseront jamais les quantités recommandées pour un animal de cette taille. Enfin, toutes les manipulations seront effectuées par des manipulateurs formés pour leurs gestes.

Devenir

Tous les individus sont relachés après manipulation car l'objectif de notre programme de recherche est d'étudier les comportements et la démographie des populations dans leur milieu naturel de vie.

Remplacement

Il s’agit ici de recherche scientifique fondamentale sur les comportements naturels d'animaux sauvages et leur adaptation à l’environnement naturel et anthropique. Il n’est pas possible de pouvoir déduire ces mécanismes sans recourir à des animaux vivants en populations naturelles et, dans certains cas, de les capturer. Les études en laboratoire ou les modèles mathématiques ne sont pas envisageables car ils font largement abstraction de la grande variabilité environnementale observée dans la nature et les études de laboratoire induisent du stress chez les animaux sauvages et réduisent souvent leur palette comportementale.

Réduction

Les mesures comportementales sont connues pour présenter une variabilité inter-individuelle importante et nécessitent de ce fait des tailles d'échantillon conséquentes pour arriver à des conclusions pertinentes. Les protocoles sont pensés de façon à utiliser un nombre minimal d’individus pour tout en donnant des résultats statistiquement solides et fiables. Les nombres sont choisis en s’appuyant sur nos connaissances du terrain, des expériences précédentes et la littérature scientifique évaluant des tailles d’effet sur la base d’une taille d’échantillon donnée. Nous limitons les nombres d’oiseaux impliqués en mesurant sur les mêmes individus plusieurs traits phénotypiques.

Raffinement

Nous pensons tous les protocoles pour réduire le temps de manipulation des oiseaux. Nous planifions nos tâches de travail de façon à pouvoir ne pas être en surcharge de travail et ainsi être calme avec les animaux Nous réduisons leur stress en les manipulant efficacement. Pour ce faire les expérimentateurs sont re-formés chaque année par des séances de rappel des procédures et des entraînements à la manipulation. Le suivi ultérieur des paramètres démographiques et reproducteurs des oiseaux qui ont été capturés sur le terrain permet de vérifier que ces paramètres ne sont pas altérés.

Choix des espèces

Les mésanges nichent facilement dans des nichoirs et la capture/manipulation des poussins/parents n'entrainent pas d'abandon de nichées. Nos recherches sur le long terme (40 ans) sur les mésanges nous offrent une opportunité unique de mesurer les traits d’intérêt sur des oiseaux dont toute la généalogie est connue, ce qui permet notamment d'analyser l’hérédité des caractères. Notre but est ici de mesurer la sélection (naturelle et sélection sexuelle) et d’en mesurer les conséquences, par exemple dans le cadre de l’adaptation des oiseaux aux changements climatiques. Aucun modèle théorique ne peut remplacer l’étude des oiseaux dans la nature pour répondre à ces questions.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Poules : 144
Souffrances
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Devenir
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 144

Pour tester si de l'eau enrichie en oxygène réduit le portage de Campylobacter jejuni chez le poulet de chair, 144 oiseaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun reçoit, vigile et sous contention, un gavage unique de moins de cinq minutes pour l'inoculation, puis est élevé en isolateur jusqu'à trente-cinq jours. Tous sont tués pour prélever les cæca et compter les bactéries, à raison de douze animaux par point de la cinétique. Aucun traitement de soulagement n'est prévu, au motif qu'il fausserait les résultats, et l'association de plumes ébouriffées, de prostration et d'anorexie pendant vingt-quatre heures déclenche la mise à mort par électronarcose puis élongation cervicale.

Objectifs

Le développement des résistances bactériennes aux antibiotiques est une problématique de santé publique mondiale. Elle est la capacité d'un microorganisme à résister aux effets des antibiotiques. Les bactéries disposent de nombreux mécanismes de résistance contre des molécules toxiques auxquelles elles sont naturellement confrontées dans leur environnement. Le cas le plus fréquent est une adaptation, qui naît de mutations génétiques aléatoires, ou qui fait suite à des échanges de gènes de résistances entre des bactéries. Si une bactérie est porteuse de plusieurs gènes de résistance pour différents antibiotiques, elle est dite « multirésistante ». Parmi les pathologies avicoles bactériennes, la campylobactériose, maladie zoonotique, est un problème de santé publique mondial, important en Europe, aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Il s'agit d'une maladie d'origine alimentaire principalement due à la contamination de la viande de poulet par Campylobacter spp qui peut être transférée des animaux à l'homme par la consommation et la manipulation de la viande. Les espèces Campylobacter les plus importantes sont C. jejuni et C. coli qui peuvent induire divers signes cliniques tels que diarrhée, douleurs abdominales, fièvre, maux de tête, nausées et vomissements chez l’homme. Dans certains cas, des complications post-infectieuses sont observées, comme le syndrome de Guillain-Barré, une faiblesse musculaire à déclenchement rapide causée par le système immunitaire endommageant le système nerveux périphérique. Par conséquent, le portage asymptomatique de Campylobacter spp chez les volailles est une préoccupation majeure.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de valider l’efficacité des traitements alternatifs tels que l’eau enrichie en oxygène par rapport aux antibiotiques utilisés dans les élevages avicoles. Les entrants étant diminués, ce travail aura un impact économique et sanitaire pour les éleveurs et contribuera à la réduction de l’utilisation des antibioques mis en place par le gouvernement. A long terme, un impact sur la Santé publique sera obtenu en reduisant le nombre de contaminations humaines et limitant d’émergence de bactéries résistantes aux antibiotiques dans le monde vétérinaire, transmissible à l’homme.

Procédures

Inoculation par gavage par voie orale des poulets vigiles contentionnés, 1 fois et moins de 5 min.

Impact sur les animaux

Juste lors de gavage de l’inoculum qui peut engendrer un léger stress lors de la contention.

Devenir

L'ensemble des animaux sera mis à mort afin de pour prélever les caeca pour la quantification bactérienne et de mesurer l'effet du traitement sur la portage de Campylobacter.

Remplacement

Il n'existe aucune méthode alternative pour développer un portage asymptomatique chez le poulet.

Réduction

Le nombre d’animaux est calculé au plus juste à l’aide d’outils statistiques garantissant une puissance de test de 80% minimum en s’appuyant sur les données de la littérature, les premières données expérimentales obtenues sur le modèle infectieux et l’expérience des différents partenaires de ce projet. Le nombre de poussins par lot et par dose de produit (n=44) sont suffisantes pour montrer statistiquement l’efficacité du traitement contre Campylobacter jejuni (avec des effectifs similaires comme décrit dans la littérature) et qui montre une diminution significative de 60% sur la colonisation caecale dans le modèle Salmonella après vaccination et autres traitements (mesure de l’effet vaccination sur l’excrétion des salmonelles)). 12 poussins ou poulets seront donc euthanasiés par point de la cinétique. L'évaluation statistique des différences entre les groupes expérimentaux sera déterminée par une analyse de variance.

Raffinement

Aucune médication de soulagement ne peut être utilisée sans mettre en péril les résultats de l’étude. Il y a des possibilités d’interactions médicamenteuses entre les analgésiants et les nouvelles molécules. Les animaux sont hébergés en isolateur. La densité des animaux est surveillée en fonction de leur prise de poids et qu'elle ne dépasse pas celle prévue dans la règlementation. Il y aura un enrichissement social (vie en groupe et visite bi-journalière des animaliers) et des structures d'enrichissement (des perchoirs, tapis au sol sur une partie de l’isolateur et des objets suspendus afin qu’ils puissent être au plus proche de leur environnement naturel). Aucune symptôlogie ou mal-être n’est attendu pendant l’étude. Points limites : Les animaux seront euthanasiés si leur état clinique ne laisse aucun doute sur leur souffrance et/ou une issue fatale. En particulier, l’association de trois signes cliniques majeurs tels que : plumes ébouriffées, prostration, anorexie pendant au plus 24h, conduira de fait à l’euthanasie des animaux. Les animaux atteignant le point limite expérimental seront euthanasiés par électronarcose suivi d'une élongation cervicale en fonction de l'âge des animaux ou par injection par injection de barbituriques par le sinus occipital.

Choix des espèces

Selon l’OCDE, la viande de volaille est la plus consommée en quantité dans le monde. Selon la littérature scientifique, il apparait que la combinaison Campylobacter-poulet est celle qui est à l’origine du plus grand nombre de cas d’infections chez l’Homme. Le poulet est le vecteur principal de la zoonose (de la campylobactériose) chez l’Homme et donc l’espèce la plus pertinente. Il n'est pas possible de comprendre le portage asymptomatique de Campylobacter sur des modèles in vitro. Œufs fécondés, stade poussin de 1 jour, puis poulet. Les œufs embryonnés sont fournis par le couvoir, puis mis en incubationen interne afin de préserver le statut sanitaire des animaux et éviter toutes contaminations environnementales. Les poussins de 1 jour seront mise en place en isolateur avec un environnement enrichi, puis élevés pendant 35 jours.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 156
Souffrances
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▲ 156
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Devenir
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 -
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 156

156 poulets de chair reçoivent à 14 jours une surdose de vaccin coccidien par la bouche, destinée à déclencher une réaction inflammatoire, puis sont saignés de 2 ml à 24, 48, 96 ou 168 heures. Les procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance légère. Le porteur affirme que la période de vaccination est trop courte pour enregistrer une perte de poids, et écarte l'anesthésie locale avant les prises de sang au motif qu'il faudrait attraper les oiseaux deux fois. Tous sont tués pour prélever l'iléum, le cæcum, la rate, la bourse de Fabricius et le thymus, l'objet du projet étant de mesurer l'effet d'un additif alimentaire sur la croissance et la santé digestive des poussins d'élevage.

Objectifs

Une attention croissante est accordée par les consommateurs à la qualité des produits qu’ils achètent, aux conditions d’élevage, aux pratiques agricoles et à l’impact sur l’environnement et le bien-être animal. Cependant, des maladies dont les origines sont multifactorielles peuvent parfois survenir en élevage. Pour exprimer tout leur potentiel génétique, les volailles doivent être maintenues en parfaite santé, et particulièrement sur le plan immunitaire. Le système immunitaire joue un rôle essentiel dans la prévention des maladies et la croissance optimale des volailles. Les principales maladies aviaires sont caractérisées par un important processus inflammatoire dont l’étude constitue un intérêt en aviculture. En effet, la réduction de l'utilisation d'antibiotique au profit d'alternatives durables pour optimiser la croissance du jeune poussin tout en préservant sa santé digestive et une bonne mise en place de son système immunitaire sont en cours d'investigation. Parmi les stratégies utilisables, la nutrition joue un rôle important avec notamment l’incorporation dans les rations alimentaires d’additif pouvant moduler la réponse immunitaire non spécifique (innée) qui constitue la réponse prédominante chez le poussin. La nutrition animale s’intéresse de plus en plus aux propriétés spécifiques des substances comme les vitamines ou autres pour soutenir les fonctions immunitaires des volailles dans un objectif de gestion intégrée de la santé. 70% de la capacité du système immunitaire des oiseaux se situe dans le tube digestif, aussi il est primordial de démontrer l'efficacité des additifs à moduler la réponse innée au travers de l’intégrité intestinale. Un précédent projet a permis d’établir un modèle d’inflammation standardisé chez le poulet, utilisant la surdose de vaccin coccidien pour générer une réponse inflammatoire. La preuve de concept de ce modèle a été établie avec une augmentation de la réponse immune un jour post vaccination. L’objectif de ce nouveau projet est d’affiner ce modèle d’inflammation en termes de régulation de la réponse immune en utilisant toujours la vitamine D comme référence dont l’effet sur la modulation de la réponse immunitaire a déjà été décrit.

Bénéfices attendus

Ce projet est la suite directe du projet de développement du modèle d’inflammation intestinale dont les bénéfices attendus étaient l’identification des paramètres les plus pertinents pour évaluer la réponse inflammatoire dans des conditions expérimentales standardisées ainsi que l’optimisation du nombre d’animaux nécessaires à l’utilisation de ce modèle une fois validée. Aussi, ce projet permettra 1) de définir les cinétiques précises et les valeurs de références des paramètres retenus, 2) de mieux caractériser l’additif de référence en comprenant mieux le mode d’action de la vitamine D3), in fine, d’améliorer la maitrise de ce modèle pour les tests futurs avec d’autres additifs alimentaires sur la modulation de l’inflammation induite chez le poulet de chair.

Procédures

Les animaux seront élevés avec un aliment répondant à leur besoins nutritionels pendant 21 jours. A 14 jours d'age,une seule administration par voie orale à l’aide d’une seringue sans aiguille de 1 ml de vaccin sera réalisée sur chaque animal de deux groupes sur trois. Pour chaque administration, le temps de contrainte pour maintenir chaque animal ne dépassera pas 30 secondes et se fera progressivement en fonction de la déglutition de l'animal. Une partie des animaux seront soumis à un prélèvement sanguin 24 heures (1jour) post administration, une autre partie 48h après (2j), une autre partie 96h après (4j) et la dernière partie 168 heures après (7jours). A chaque temps de prélèvement, un volume de 2ml de sang nécessaire et suffisant à l'analyse des différents paramètres sanguins sera prélevé sur chaque animal. Pour chaque prise de sang, le temps de contention de l'animal ne dépassera pas 1 min.

Impact sur les animaux

La durée de la période de vaccination est trop courte (7 jours) pour enregistrer une perte de poids quotidienne suite à la surdose de vaccin, inconfort et stress du au gavage et aux prises de sang.

Devenir

Mise à mort de tous les animaux impliqués dans la procédure pour réaliser les prélèvements d’échantillons biologiques (tissus intestinaux (iléum, ceacum) et organes (rate, Bourse de Fabricius, thymus).

Remplacement

Pour réduire le recours à l’expérimentation animale le développement de méthodologies alternatives comme les lignées cellulaires sont largement utilisées en biologie cellulaire aviaire pour évaluer les mécanismes de la réponse immunitaire innée et l’effet immunostimulant de tout additif d’intérêt. Ces méthodes alternatives utilisées en première intention doivent cependant être confirmées in vivo afin de prendre en compte toutes les interactions cellulaires complexes qui ont lieu in vivo lors de l’ingestion des additifs chez le poulet. Sur la base des connaissances acquises in vitro, le développement d’un additif alimentaire avec une activité immunostimulante supposée implique de connaitre son mode d’action chez l’animal auquel il est destiné.

Réduction

Des calculs statistiques ont été réalisés afin de déterminer le nombre d’animaux adéquat pour ce projet. Les calculs ont été faits sur la base de résultats obtenus dans d’autres études sur l'expression des gènes d'inflammation entre un groupe non vacciné et vacciné . Le nombre d’animaux à utiliser permettra d’apporter de bonnes conditions d’élevage en favorisant une hiérarchie sociale nécessaire au bien-être des animaux et d’obtenir des données scientifiquement robustes. Des analyses post mortem seront réalisées sur les tissus de chaque animal afin de générer le maximum d’informations possibles par animal.

Raffinement

Gavage : inconfort, stress de la contrainte lors du maintien des animaux, sont réduits par une manipulation empathique, délicate et compétente des animaux par les applicateurs de la procédure, un gavage unitaire de la substance par voie orale à l’aide d’une seringue à un volume approprié à la taille de l’animal soit 1 mL. Prises de sang : inconfort et le stress dus à la contention de courte durée et la douleur légère liée à l’introduction de l’aiguille sont réduits par une manipulation délicate des animaux maintenus en décubitus latérale, un prélèvement de faibles volumes de sang en fonction de la volémie, en piquant le plus haut possible dans la veine jugulaire et par l’application d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans la procédure interne qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires. Pas d'utilisation d'anesthésique local en vue du prélèvement de sang car cela nécessiterait de capturer deux fois les animaux (application du produit et réalisation du geste) entrainant un stress et un inconfort supplémentaire. Le raffinement des conditions d’hébergement consiste en la mise en place au démarrage de papier filtre à l’intérieur de la cage pour éviter que les animaux ne se coincent pas les pattes dans les mailles de la grille et en favorisant l’accès facile à l’eau et à la nourriture. L’accès à l’eau est facilité par la mise en place de coupelle d’eau en plus des pipettes et des godets récupérateurs d’eau. L’accès à la nourriture est affiné en mettant directement dans la cage sur le papier filtre un tas d’aliment. En plus, ajustement régulier de la hauteur des lignes d’eau ainsi que les ouvertures d’accès aux mangeoires en fonction de l’âge des animaux. L’état de santé des animaux est suivi quotidiennement. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte que l’enrichissement des cages (grelots scintillants), la densité des animaux par cage, ou encore les paramètres environnementaux (température et hygrométrie…) procurent le maximum de confort aux animaux, et restent supérieurs ou égaux à la législation en vigueur. Aucun animal ne reste isolé, en cage individuelle sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux.

Choix des espèces

Les additifs alimentaires dont l’activité immunomodulatrice veut être confirmée au moyen de ce modèle d’inflammation, sont destinés à être incorporés dans les rations alimentaires distribuées aux volailles (poulets de chair). Les animaux livrés seront des poussins de 1 jour (poids moyen 40 g). Ils seront mis en stabulation en cages en batterie et seront élevés jusqu’à l’âge de 21 jours. Des poulets juvéniles seront utilisés dans cette étude car à cet age le système immuitaire n'est pas totalment développé et il sera donc plus facile de mesurer la réponse inflammatoire.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
Poules : 600
Souffrances
▲ -
▲ 600
▲ -
▲ -
Devenir
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 300
 -
 300

Pour tester des alternatives à la brumisation des bâtiments d'élevage pendant les canicules, 600 poulets de chair à croissance rapide, fournis à un jour par un couvoir commercial, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Selon les groupes, ils reçoivent de l'eau refroidie ou tempérée, un aliment à volonté ou distribué par intermittence, ou un aliment conçu pour les périodes chaudes, et subissent des coups de chaleur à 32 °C pendant cinq heures d'affilée. Le porteur indique que la chaleur peut provoquer halètement, léthargie, inflammation et troubles de l'absorption intestinale, et que la mesure de la température chez 25 poulets par traitement, thermomètre introduit dans le cloaque, se fait sous contention. Les 300 poulets du second essai sont tués à 42 jours, âge qui correspond selon le porteur à "l'âge d'abattage des poulets lourds standards". Le sort des poulets du premier essai n'est pas décrit, et 300 poulets sont déclarés rendus à l'élevage.

Objectifs

Les éleveurs sont parmi les professionnels les plus exposés aux aléas climatiques. Ils seront sans doute parmi les plus impactés par les évolutions qui vont s’opérer au cours des prochaines décennies. Ils sont donc particulièrement sensibilisés à ces sujets. Ce projet vise à produire des connaissances nouvelles et des outils nécessaires pour accompagner les éleveurs avicoles dans la mutation des systèmes d’exploitation qu’ils vont devoir opérer pour s’adapter au changement climatique (« adaptation ») et limiter leur impact sur le climat (« atténuation »). Plusieurs méthodes d’adaptation au changement climatique seront testées. Ces méthodes pourront permettre de mettre en place des solutions concrètes en élevage avicole de poulet de chair standard pendant la période estivale. Les épisodes caniculaires deviendront à terme plus longs et plus intenses pour les animaux. Aujourd’hui, la brumisation est une méthode couramment utilisée afin de réguler la température à l’intérieur des batiments d’élevage. Cependant, elle augmente l’impact environnemental des élevages. En effet, la brumisation nécessite une augmentation de l’utilisation d’eau en période de sécheresse. De plus, cette méthode augmente fortement l’hygrométrie et peut détériorer l’état des litières engendrant des problèmes de santé. Il est donc nécessaire de proposer aux éleveurs des solutions plus durables afin de maintenir les performances et la santé de leurs animaux. Afin de tester plusieurs alternatives à la brumisation, deux essais seront mis en place avec des poulets de chair à croissance rapide. Deux scénarios climatiques de stress thermique cyclique seront utilisés afin de tester plusieurs solutions d’adaptation et d’atténuation. Les objectifs opérationnels sont 1/ d’évaluer l’effet du refroidissement de l’eau de boisson 2/ de gérer la quantité d’aliment ingéré en période chaude 3/ de tester un aliment spécialement adapté pour les périodes chaudes.

Bénéfices attendus

Les éleveurs sont fortement impactés par le réchauffement climatique. La brumisation utilisée en période de canicule est un coût supplémentaire pour l’élevage. Ainsi, de plus en plus de recherches se concentrent sur la mise au point de méthodes pour diminuer l’impact des températures élevées sur la croissance, la santé et le bien-être des poulets de chair. Ainsi, le refroidissement de l’eau permettrait aux animaux de mieux réguler leur température corporelle et de réduire le rythme d’halétement. Cela permettrait également d’économiser l’eau qui devient de plus en plus une denrée rare. La mise à jeun permettrait d’éviter une dépense énergétique et une production de chaleur due à la digestion et l’absorption des nutriments. Ces essais permettront de tester des solutions applicables en élevage qui pourront ensuite être recommandées aux éleveurs.

Procédures

La température rectale sera mesurée sur animal vigile avant, pendant et après le stress thermique et ce, pour les deux périodes de coup de chaleur. Cette intervention sera faite sur 25 animaux par traitement. Les animaux mesurés ne seront pas les mêmes entre les deux périodes de stress thermique.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à une température de 32°C pendant 5h d’affilée. Une température élevée peut provoquer une augmentation de l’halètement, une léthargie, une accumulation de tissu adipeux, une augmentation du stress oxydatif et des mécanismes d’inflammation. Au niveau intestinal, une température élevée peut induire des désordres d’absorption. L’eau à volonté permettra aux animaux de réguler leur température corporelle. Enfin, la mesure de température rectale nécessite une contention de l’animal et une introduction du thermomètre dans le cloaque pouvant générer un stress.

Devenir

Pour l’essai 2, les animaux seront mis à mort à 42 jours, ce qui correspond à l’âge d’abattage des poulets lourds standards.

Remplacement

Compte tenu des objectifs finaux du projet (évaluation des effets du refroidissement de l’eau de boisson et de la gestion de la prise alimentaire en condition de stress thermique) et de l’absence de techniques in vitro ou de données suffisantes pour de la modélisation permettant de répondre à ces objectifs, l’espèce aviaire ne peut être substituée.

Réduction

Les animaux seront nourris à l’aide de mangeoires électroniques permettant la mesure individuelle automatique du poids et de la consommation alimentaire des animaux. Contrairement à un dispositif en parquet (8 parquets par traitement), ce dispositif permet de réduire le nombre total d’animaux utilisés dans ce projet. Un total de 300 poussins de 1 jour non sexés sont requis pour chacun des essais (soit un total de 600 animaux sur l’ensemble du projet). Cela permet de constituer 6 groupes de 50 animaux et ainsiévaluer 6 traitements différents. L’unité statistique est l’individu. Concernant la consommation d’aliment, sur la période de 21 à 25 jours, un effectif de 50 poulets par traitement est suffisant pour observer une différence significative de 50g d’aliment ingéré entre les traitements « eau tempérée » et « eau refroidie ». Pour la période de 35 à 42 jours, une différence de consommation est attendue. Les animaux du traitement « aliment à volonté » devraient consommés 7% de plus que les animaux du traitement « aliment intermittent ». Concernant le poids vif à 42 jours, un effectif de 50 poulets nous permettra de voir une différence significative de 130g entre les traitements « eau tempérée » et « eau refroidie ». Pour l’essai 2, la composition des carcasses sera évaluée à la fin de la période d’élevage. Le stress thermique induit une accumulation de gras abdominal. Cela pourrait être réduit via la période de jeun. Une diminution du gras abdominal de 0,26 % (pourcentage de poids vif) est attendue entre les traitements « aliment à volonté » et « aliment intermittent ». Ces estimations ont été faites à partir de données de la littérature et avec un logiciel de statistiques. Au regard de la bibliographie et d’expériences précédentes, le nombre d’animaux/groupe que nous avons définis est nécessaire et suffisant pour mettre en évidence des différences de performances (s’il y en avait).

Raffinement

Les animaux seront élevés au sol, avec une litière en copeaux de bois, en groupe sociaux pendant toute la durée de l’expérience, à une densité inférieure (11 animaux/m²) au maximum autorisé. Ils auront la possibilité d’explorer et de se percher. Un perchoir sera mis à disposition dans chaque parquet. Les effets du stress thermique sur le comportement des animaux pourront être évalués à l’aide d’une méthode d’évaluation du bien-être. Le comportement des animaux sera suivi quotidiennement afin de détecter tout risque de souffrance ou de mal-être. Toute manifestation de symptômes comportementaux persistants définis par les critères suivants, prostration, animal ayant cessé de s’alimenter et de s’abreuver, entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation.

Choix des espèces

Le poulet domestique a été choisi comme modèle car c’est l’espèce agronomique cible du projet. La souche à croissance rapide utilisée dans cet essai est la souche principale utilisée en élevage de poulet de chair standard. L’objectif de ce projet est d’évaluer la croissance et la consommation alimentaire des poulets de façon individualisée, grâce aux mangeoires électroniques, dans des conditions contrôlées pendant toute la période d’élevage. Ainsi, nous utiliserons des animaux de 1 jour, fournis par un couvoir commercial et nous élèverons les animaux jusqu’à l’âge de 42 jours, âge classique d’abattage des poulets standards lourds.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Poules : 2976
Souffrances
▲ -
▲ 2976
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 2976
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2 976 poules et coqs vont être utilisés pour aboutir à seulement 16 coqs et 48 poules reproducteurs par génération et par lignée, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chaque individu subit jusqu'à trois prises de sang sur animal vigile, parfois au sinus occipital, geste dont le porteur reconnaît qu'il peut causer des lésions cérébrales. L'élevage se déroule sous restriction alimentaire permanente et en cages collectives redécoupées, avec des risques de picage, de plaies cutanées et d'atteintes locomotrices, sur environ 42 semaines. Les survivants seront réutilisés dans d'autres protocoles, la finalité étant de sélectionner des poulets plus efficaces à digérer leur aliment pour la filière avicole.

Objectifs

Initiée en 2004, la sélection divergente a permis de créer un modèle d’étude très original de l’efficacité des animaux à digérer leur aliment, un déterminant majeur de l’efficacité alimentaire et de l’impact environnemental de la production du poulet de chair. Les études génétiques et génomiques menées sur les deux lignées ont d’ores et déjà permis de suggérer plusieurs gènes candidats et zones du génome candidates au déterminisme de ce caractère. Un biomarqueur a récemment été identifié sur ce caractère. Il s’agit de la colorimétrie du sérum qui est fortement corrélé à l’efficacité digestive. Le présent projet vise d’une part à poursuivre la sélection des animaux sur l’efficacité digestive grâce à ce biomarqueur, beaucoup moins contraignant en termes de bien-être animal que les mesures précédentes (bilan digestif avec placement des animaux en cage individuelle) afin d’approfondir les recherches de gènes impliqués, et d’autre part se maintenir les deux lignées divergentes en optimisant les inséminations artificielles pour éviter la consanguinité

Bénéfices attendus

Grâce au maintien de lignées de poulet uniques, sélectionnées de façon divergente sur le l’efficacité digestive, le projet permettra de mieux comprendre les mécanismes d’adaptation des animaux à un aliment changeant en réponse au changement climatique, tout en maintenant les performances et en limitant l’impact environnemental de l’élevage avicole. Cette sélection, en exacerbant les différences naturellement présentes chez les animaux, permettra de mettre en évidence des marqueurs génétiques utilisables en sélection ou des marqueurs biologiques utilisables en élevage. Le projet permettra ainsi de contribuer à l’élaboration de stratégies de sélection durables.

Procédures

Les animaux seront soumis à un maximum de 3 prises de sang réalisés sur animaux vigiles. Ceci représente au total 3 minutes de procédure (1/prise de sang) La taille des cages collectives sera sur une période maximale de 5 semaines divisé en deux pour constituer à partir d'un groupe de 6 poules, 2 groupes de 3 poules. Les animaux seront soumis à une restriction alimentaire dû à une distribution de la nourriture sous forme de repas avec des quantités limités pour limiter l'obésité chez les animaux. Ceci sera faite sur l'ensemble de la période d'élevage en cage

Impact sur les animaux

Le passage à la cage collective change la structure sociale du groupe et provoque intrinsèquement des risques de picage entre les animaux pouvant conduire à des plaies cutanées plus ou moins profondes et étendues. Ce phénomène peut se reproduire au moment où l’on sépare les cages de femelles en 2, puis au moment où l’on supprime cette séparation après la reproduction. Il est aussi possible d’observer des atteintes à l’appareil locomoteur. Au cours des élevages de longue durée comme ici, il est aussi possible d’observer une dégradation de l’état général d’un individu aux causes parfois non définies avant une autopsie. L’expression des comportements alimentaire est restreint du fait de la restriction alimentaire. Enfin, la réalisation d’une prise de sang est susceptible de conduire à la formation d’un hématome. Si elle est effectuée au niveau du sinus occipital, des lésions cérébrales peuvent être observées. La prise de sang implique également une contention brève (1 minute) qui peut provoquer un stress chez l’animal momentanément privé de sa liberté de mouvement.

Devenir

Nous utilisons ici nos individus pour permettre la production d'une descendance. Nos animaux n'ayant pas subi d'intervention majeure, nous envisageons de les réutilisés dans des protocoles de recherche nécessitant des individus de cette lignée.

Remplacement

L’objectif de ce projet est de maintenir une population d’animaux vivant avec un caractère d’intérêt agronomique. Il n’est pas possible d’avoir cette démarche sans l’utilisation de ceux-ci.

Réduction

Au total, 2976 animaux seront requis pour la réalisation de 1 à 3 prises de sang. Cet effectif a été calculé pour permettre d’avoir une base de sélection suffisante pour sélectionner les animaux sur leurs performances de colorimétrie et aboutir à l’obtention à la mise en reproduction de 16 coqs et 48 poules par génération et par lignée. Avec ces effectifs, nous avons estimé grâce à des outils de génétique des populations que nous arriverons à maintenir suffisamment de variabilité géntitique pour effectuer notre sélection. Or, maintenir la variabilité génétique et contrôler la consanguinité sont des éléments indispensables pour maintenir une population animale en bonne santé.

Raffinement

Raffinement de l’hébergement : Les animaux seront maintenus en groupes sociaux tout au cours de l’élevage. Les animaux en cage collective auront à leur disposition divers combinaisons d’enrichissement : perchoir, bloc à piquer, des chaînettes métalliques, des bandelettes de tissus pour stimuler le jeu, un isoloir sera inclus dans une extrémité des cages pour permettre aux animaux une zone de cache. Pour limiter les phénomènes de picage, des répulsifs dit anti picage pourront être appliqués sur les animaux victimes de picage. Les animaux seront soumis à une observation soutenue, plusieurs fois par jour, afin de détecter le plus précocement possible toute dégradation du bien-être. Un arbre de décision visant à faciliter la gestion quotidienne des animaux (atteinte ou non du point limite) a été développé et sera fourni aux zootechniciens chargés du suivi des animaux. Raffinement de la procédure: Cas de la prise de sang au sinus occipital: afin de réduire le risque de lésions cérébrales pouvant être associé à la réalisation d'un prélèvement de sang au sinus occipital, le préleveur utilisera une garde qu'il positionnera sur son aiguille afin d'éviter tout possibilité d'enfoncer l'aiguille trop profondément. La facilité de visualisation de ce site d'injection évite l'arrachage de plumes douloureux pour les animaux. Un point de compression de 30-60s sera effectué pour limiter également la formation d'un hématome. Deux expérimentateurs seront mobilisés pour une prise de sang afin de permettre la réalisation d'une contention appropriée par l'un pendant que l'autre réalisera la prise de sang. Ceci permettra de limiter les mouvement erratiques des animaux susceptibles d'engendrer un échec de la prise de sang. Les personnes affectées à cette tâche seront des personnes habituées à la contention et à la prise de sang sur la volaille. Les personnes en charge du prélèvement de sang au sinus occipital auront reçu une formation spécifique à ce geste et seront des personnes le réalisant régulièrement afin de maximiser la fluidité des gestes. Cas de la prise de sang effectué à la veine alaire ou jugulaire: afin d'améliorer l'accès à ses veines, de l'alcool à 70°C sera appliqué au niveau du site d'injection pour désinfecter la zone de prélèvement mais aussi pour profiter des capacités de vasodilatation de ce produit rendant la ponction plus simple. De même un point de compression sera effectué et deux expérimentateurs seront mobilisés.

Choix des espèces

L’efficacité à digérer les régimes avicoles est associée à la poule domestique. La sélection sur ce critère a été faite sur cette espèce. C’est pourquoi nous l’avons choisi ici. Les animaux seront utilisés de la naissance jusqu’à l’âge adulte d’environ 42 semaines pour suivre les performances colorimétrie du sérum, de croissance et de reproduction, produire les poussins destinés au renouvellement des lignées, mais aussi couvrir les besoins en individus demandés par les projets de recherche s’appuyant sur ce phénotype.