Oiseaux

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  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Poules : 1560
Souffrances
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▲ 1560
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Devenir
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 1560
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Piquées deux fois à l'aiguille pour un prélèvement de 2 mL, parfois au sinus occipital avec un risque de lésion cérébrale, 1 560 poules subissent des procédures d'un niveau de souffrance léger avant d'être réutilisées dans d'autres protocoles. L'élevage court jusqu'à 42 semaines sous restriction alimentaire, en cages collectives où le porteur reconnaît des risques de picage pouvant causer des plaies cutanées profondes et des atteintes locomotrices. Il écrit qu'il n'est "pas possible" de maintenir une population porteuse d'un caractère d'intérêt agronomique sans utiliser ces animaux. La finalité est zootechnique et commerciale, maintenir deux lignées sélectionnées sur le pH ultime de la viande, qui en détermine les qualités sensorielle et technologique.

Objectifs

La sélection d'animaux présentant des caractéristiques agronomiques d’intérêt permet de conduire des recherches sur les mécanismes physiologiques et génétiques contrôlant ces caractères. Le projet vise à maintenir des lignées sélectionnées de façon divergente sur le pH ultime, mesure de l’acidité finale de la viande et qui détermine ses qualités sensorielle et technologique. Ces recherches visent à promouvoir des systèmes agricoles fournissant une alimentation saine et de qualité.

Bénéfices attendus

Grâce au maintien de lignées de poulet uniques, sélectionnées de façon divergente sur le pH ultime de la viande, le projet permettra de mieux comprendre les mécanismes d’élaboration de la qualité de la viande de volaille (première viande produite au monde) et de développer des outils de progrès utilisables en sélection (marqueurs génétiques) ou en élevage (marqueurs biologiques). Le projet permettra également de mieux comprendre l’impact des variations de réserves énergétiques musculaires sur des indicateurs de robustesse de l’animal (qualité du poussin, capacité reproductive, santé osseuse) et de contribuer à l’élaboration de stratégies de sélection durables.

Procédures

Deux prises de sang de 2 mL d'une durée de moins d'une minute seront effectuées: l'une servira à établir la parenté des individus l'autre à contrôler l'efficacité de la couverture vaccinale.

Impact sur les animaux

Un stress lié au passage en cage collective peut être observé chez nos animaux, entraînant notamment des troubles du comportement alimentaire qui durent généralement de 48 à 72 heures. La mise en cage peut également modifier la structure sociale du groupe, entraînant des comportements de dominance-dominé qui peuvent être observés jusqu'à ce que la structure sociale se rétablisse. Le passage à la cage collective comporte intrinsèquement des risques de picage entre les animaux, pouvant entraîner des plaies cutanées plus ou moins profondes et étendues, ainsi que des atteintes à l'appareil locomoteur. Au cours des élevages de longue durée comme celui-ci, une dégradation de l'état général d'un individu peut également être observée, les causes étant parfois indéfinies avant une autopsie. L'expression des comportements alimentaires est restreinte en raison de la restriction alimentaire. Enfin, la réalisation d'une prise de sang est susceptible de conduire à la formation d'un hématome. Si elle est effectuée au niveau du sinus occipital, des lésions cérébrales peuvent survenir. La contention au moment de la prise de sang peut également générer un stress chez l'animal, qui est momentanément privé de ses mouvements (maximum 1 minute).

Devenir

Nous utilisons les individus pour permettre la production d'une descendance. Les animaux n'ayant pas subi d'intervention majeure, nous envisageons de pouvoir les réutiliser dans des protocoles de recherche nécessitant des individus de cette lignée.

Remplacement

L’objectif de ce projet est de maintenir une population d’animaux vivants avec un caractère d’intérêt agronomique. Il n’est pas possible d’avoir cette démarche sans l’utilisation de ceux-ci.

Réduction

Au total, 1560 animaux seront requis pour la réalisation d’une prise de sang. Cet effectif a été calculé pour permettre l’obtention à la mise en reproduction de 24 coqs et 60 poules par génération et par lignée. Pour cela, nous avons estimé que nous devons réaliser une prise de sang sur 30 mâles et 70 femelles par génération afin de permettre un contrôle de la consanguinité et de la variabilité génétique. Ici, nous prévoyons d'effectuer un maximum de 7 générations sur une durée de 5 ans. Maintenir la variabilité génétique et contrôler la consanguinité sont des éléments indispensables pour maintenir une population animale en bonne santé. Ces effectifs intègrent aussi la possibilité de la survenu d'une infertilité chez l'un de nos animaux

Raffinement

Raffinement de l’hébergement : Les animaux seront maintenus en groupes sociaux tout au long de l’élevage. Ils auront à leur disposition diverses combinaisons d’enrichissement : perchoir, bloc à piquer, des chaînettes métalliques, des bandelettes de tissus pour stimuler le jeu, un isoloir sera inclus dans une partie des cages collectives pour permettre aux animaux d’avoir une zone de cache. Pour limiter les phénomènes de picage, des répulsifs dits anti-picage pourront être appliqués sur les animaux victimes de picage. Les animaux seront soumis à une observation soutenue, plusieurs fois par jour, afin de détecter le plus précocement possible toute dégradation du bien-être. Une grille d’évaluation spécifique du bien-être des volailles sera remplie a minima deux fois par semaine, et autant que de besoin. Un arbre de décision visant à faciliter la gestion quotidienne des animaux (atteinte ou non du point limite) a été développé et sera fourni aux zootechniciens chargés du suivi des animaux. Raffinement des procédures. Les prises de sang seront effectuées par du personnel qualifié spécifiquement formé à ces gestes. Pour éviter des lésions cérébrales pouvant être observées selon le mode de prélèvement, une garde sera appliquée à notre aiguille pour éviter d'enforcer l'aiguille trop profondément. Pour éviter la formation d'un hématome, de l'alcool 70°C sera utilisé comme vasodilatateur pour mieux visualiser les veines et éviter l'arrachage des plumes douloureux pour l'animal. Un point de compression de 30-60s sera appliqué également. Pour limiter le stress de la prise de sang ce geste sera fait par deux personnes : l'une réalisant la contention l'autre le prélèvement.

Choix des espèces

Le pH ultime est un critère de qualité de la viande associé à la poule domestique. La sélection sur ce critère a été faite sur cette espèce. C’est pourquoi nous l’avons choisie ici. Les animaux seront utilisés de la naissance jusqu’à l’âge adulte d’environ 42 semaines pour suivre les performances de croissance et de reproduction, produire les poussins destinés au renouvellement des lignées, mais aussi couvrir les besoins en individus demandés par les projets de recherche s’appuyant sur ce phénotype.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Autres oiseaux : 144
Souffrances
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▲ -
▲ 48
▲ 96
Devenir
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 144

Pour mesurer le rôle de l'immunité innée dans l'infection par les virus influenza aviaires, 144 canards sont infectés par voie intra-choanale, 96 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 48 un niveau modéré. Tous sont tués pour prélever les tissus lors d'autopsies programmées. Certains groupes reçoivent en plus une injection quotidienne dans l'abdomen, de la veille de l'infection au quatorzième jour, et tous subissent chaque jour pendant quinze jours un écouvillonnage du cloaque et de l'oropharynx. Le porteur écrit n'attendre aucun effet secondaire des traitements administrés, et ne décrit à aucun moment les signes cliniques de l'infection qui valent à 96 canards un classement en souffrance sévère.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de traiter des poulets et des canards avec des inhibtieurs de la réponse immuniraire innée afin de déterminer quelle est l'importance de la réponse immunitaire innée dans le contrôle de la réplication virale, le tropisme viral et la pathogenèse virale.

Bénéfices attendus

L’ensemble de ces procédures expérimentales permettra donc de déterminer quelle est l’importance de la réponse immunitaire innée dans le contrôle de l’infection des canards par des virus influenza présentant des degrés de pathogénicité variables. Ces résultats devraient permettre d’approfondir nos connaissances sur les facteurs d’hôte impliqués dans l’interaction hôte-virus afin dans un deuxième temps d’étudier comment ces facteurs d’hôte pourraient influencer la transmission des virus influenza entre individus à l’échelle d’un élevage et à l’échelle d’un territoire.

Procédures

Certains groupes de canards recevront des injections intrapéritonéales quotidiennes de molécules visant à inhiber la réponse immunitaire innée. Ces injections seront réalisées de jour -1 à jour 14. Certains groupes de canards seront inoculés par voie intra-choanale afin de les infecter avec des virus influenza à j0. Les canards subiront des écouvillons cloacaux et oro-pharyngés quotidiennement de jour 0 (écouvillons contrôles réalisés avant l’inoculation virale, le jour de l’inoculation) à jour 14.

Impact sur les animaux

Hormis les signes cliniques liés à l’infection par les virus influenza, nous n’attendons pas d’effets secondaires dus aux traitements médicamenteux administrés aux animaux, ceux-ci étant utilisés à des posologies et selon des voies d’administration utilisées dans d’autres espèces animales (souris en particulier). L’inclusion de groupes traités et non-infectés permettra d’identifier la survenue éventuelle d’effets indésirables dus aux traitements. Si des effets indésirables dus au traitement sont visibles, nous appliquerons les procédures liées aux points limites définis dans le protocole de cette étude.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés parce qu'ils sont infectés par des virus influenza aviaires et parce que nous souhaitons récolter des tissus lors des autospies programmées afin d'atteindre les objectifs du projet.

Remplacement

Il n’existe aucune méthode alternative permettant d’étudier les interactions entre variants dans différents tissus et l’impact de la réponse immunitaire innée. Les méthodes in vitro et ex vivo ne permettent pas de traduire la complexité d'un système immunitaire en interaction avec des sites anatomiques variés.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe est déterminé de façon à pouvoir évaluer, par des tests statistiques, les différences entre les groupes d’animaux, après quantification des charges virales et des niveaux de transcrits des gènes de l'hôte. Pour comparer des charges virales et les niveaux de transcrits des gènes de l'hôte, des groupes de 6 sont suffisants pour mettre en évidence des différences significatives, grâce aux tests statistiques adéquats.

Raffinement

Les procédures seront menées dans le respect des normes d’hébergement (taille des cages, densité etc.) spécifiées dans la directive 2010/ 63/ UE. Afin de réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux, les mesures suivantes sont appliquées : - Respect des normes d’hébergement (taille des cages, densité etc.) spécifiées dans la directive 2010/63/UE - Application de conditions d’ambiance en accord avec l’âge et l’espèce (température, éclairage, hygrométrie) ; - Enrichissement du milieu (cordelettes avec jouet (bouchon suspendu), possibilité pour les canards d’exprimer un comportement de toilettage à l’aide des dispositifs d’abreuvement. - Fourniture d’eau et d’aliment (adapté aux besoins d’entretien ou de croissance des oiseaux) sans restriction ; - Mise en place d’un suivi clinique rapproché par le vétérinaire responsable de l’essai et de points limites prédéfinis - Manipulation et contention des oiseaux par du personnel qualifié, notamment lors des interventions (injections ou prises de sang).

Choix des espèces

Afin d'étudier comment l’immunité innée influence le pouvoir pathogène des virus influenza aviaires dans l’espèce cible, ici l'espèce canard commun Anas platyrhynchos, qui a un rôle essentiel dans l'épidémiologie des infections aux virus influenza aviaires, il est nécessaire de l’étudier dans cette espèce. Cet objectif ne peut être atteint par des méthodes alternatives.

  • Production de routine
  • Tests réglementaires
Chats : 80
Chiens : 80
Cochons : 100
Moutons : 10
Bovins : 50
Poules : 2750
Souffrances
▲ 2750
▲ 320
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Devenir
 80
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 190
 2800

Prélèvements sanguins en vigile, biopsies cutanées au punch répétées jusqu'à quatre fois, aspirations à l'aiguille fine, écouvillonnages des muqueuses oculaires, buccales, nasales, anales et vaginales : 3 070 animaux non-humains subissent ces actes, dont 2 750 poules étourdies puis saignées à mort pour un prélèvement total, 80 chats, 80 chiens, 100 cochons, 50 bovins et 10 moutons. Au bout du compte 2 800 sont tués, 190 réutilisés dans d'autres procédures et 80 chats et chiens proposés à l'adoption, les actes infligés aux animaux réveillés étant déclarés d'un niveau de souffrance légère. L'objet du projet est de fournir du sang et des tissus aux laboratoires pour leurs tests in vitro et la libération de lots pharmaceutiques. Le porteur écrit que le nombre d'animaux est fixé par les laboratoires selon leurs "besoins" et qu'il n'est "actuellement pas possible" de le réduire, sans indiquer ce qui commande ces volumes.

Objectifs

Ce projet a pour objectif d’effectuer la fourniture de sang et de tissus nécessaires aux laboratoires pour effectuer et valider les tests in vitro, la production de sous-produits sanguins comme par exemple la production de plasma pour son utilisation comme véhicule pour un médicament, mai aussi le prélèvement de tissus et de sang pour la caractérisation et le développement de méthodes analytiques et de modèles expérimentaux sains (obtention de valeurs de référence). Mais aussi d’être en adéquation aux exigences réglementaires du dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM) et ainsi limiter le nombre d’animaux utilisés dans les procédures de contrôles qualité ayant pour but la libération de lot. Les procédures seront effectuées sur des animaux en attente d’étude, ne participant pas une procédure expérimentale.

Bénéfices attendus

Ces prélèvements garantissent la qualité du produit pour les animaux et leur environnement. Ces tests permettent la libération de lots pharmaceutiques et immunologiques qui protègent efficacement les animaux contre les maladies, améliorent directement la qualité sanitaire des élevages et assurent un meilleur bien-être animal.

Procédures

Tous les animaux sauf les poulets sont soumis à des prélèvements sanguins en vigile. L’acte technique est inférieur à 1 minute. Les poulets sont étourdis pour le prélèvement total. L’acte est inférieur à 3 minutes. Les chiens chats peuvent être soumis à des biopsies cutanées punch sous anesthésie. L’acte technique est inférieur à 5 minutes et ne peut être répété plus de 4 fois. Les chiens, chats peuvent être soumis à une aspiration à l’aiguille fine en vigile pour des prélèvements de cellule de la peau. L’acte technique est inférieur à 5 minutes et ne peut être répété plus de 4 fois. Enfin tous les animaux sauf les poulets peuvent être soumis à des écouvillons au niveau des muqueuses (conjunctives, auriculaires, buccales, nasales, anales, vaginales). Cet acte technique s’effectue en vigile et est inférieur à 3 minutes. Plusieurs écouvillons peuvent être effectués

Impact sur les animaux

Un stress est attendu chez les animaux lié aux manipulations ainsi qu’une douleur légère de courte durée liée aux prélèvements

Devenir

Tous les animaux peuvent être réutilisés sauf les poulets qui subissent un prélèvement total et terminal après étourdissement. Les chiens, chats peuvent être adoptés si la SBEA identifie un adoptant sérieux

Remplacement

La réalisation des techniques d’analyses de laboratoire in vitro nécessite la production de sang et de tissus. Actuellement, cette production n’est possible qu’à partir d’un animal. Aucun modèle in vitro alternatif n’a pu être mis au point pour ce type de production.

Réduction

Les animaux concernés sont issus ou en attente de tests libératoires de techniques de contrôles ou de protocole R&D. Dans quelques cas rares, les ovins, bovins peuvent être commandés spécifiquement pour la production de sang afin de répondre aux demandes du laboratoire. Les chats et chiens sont systématiquement des animaux réutilisés. Les porcs peuvent être commandés spécifiquement, dans ce cas se sont des surnuméraires de notre colonie. Les poulets proviennent de lots témoins de libération de tests de contrôle qualité, ils sont pratiquement toujours réutilisés. Le nombre d’animaux est fixé par les laboratoires en fonction de leurs besoins et du type de techniques d’analyses nécessaire. Il n’est actuellement pas possible de le réduire.

Raffinement

Dans ce projet, un stress lié aux manipulations ainsi qu’une douleur légère de courte durée liée aux prélèvements sont attendus chez les animaux. Une anesthésie (locale ou générale) sera pratiquée avant la biopsie cutanée. Pour éviter un inconfort de l'animal pendant et après le prélèvement par biopsie, une analgésie adaptée pourrait être pratiquée avant/pendant/après l'opération. Des points limites généraux liés à l'espèce sont appliqués (Respiration agonique, perte de poids et absence de réaction aux stimulis pour les carnivores et animaux de production et respiration bec ouvert et cou tendu, cachexie ou absence de réaction aux stimulis pour les poulets). Les différents prélèvements ne seront pas cumulés sur les animaux. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Tous les animaux sont hébergés en groupe. Des enrichissements du milieu ont été mis en place dans les hébergements. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

La production de globules est actuellement irréalisable sur un modèle In vitro. Il faut passer par le modèle in vivo. Les globules rouges et blancs produits entrent ensuite dans les contrôles in vitro réalisés permettant la libération d’un lot. L'obtention d'un spécimen de sang permet aussi d'évaluer les valeurs usuelles chez l'animal sain, de développer des modèles analytiques. Pour avoir les valeurs d'une espèce, nécessité de travailler in vivo sur l'espèce cible. Dans le cas d'une biopsie ou d'un prélèvement par écouvillon, un modèle produit in vitro n'offre pas la complexité d'un spécimen prélevé in vivo (microbiome, interaction des différentes cellules). Le ou les spécimens ainsi récoltés pourront servir dans le cadre de caractérisations (de la flore commensale par exemple) ou de créations de nouveaux modèles. Les prélèvements de sang et de tissus récoltés sont spécifiques et liés à l’espèce. Le stade de développement n'a pas d'incidence sur la fourniture de specimens. Les prélèvements s'effectuent sur des animaux adultes et présents dans l'établissement utilisateur. Les porcs seront âgés d’au moins 8 semaines et les bovins seront âgés d’au moins 1 mois. Les ovins sont âgés entre 2 et 9 mois. Les chiens et les chats doivent être âgés d’au moins 8 semaines. Les poulets sont âgés de 1 jour d’âge à 70 jours. Les porcs seront âgés d’au moins 8 semaines et les bovins seront âgés d’au moins 1 mois. Les ovins sont âgés entre 2 et 9 mois. Les chiens et les chats doivent être âgés d’au moins 8 semaines. Les poulets sont âgés de 1 jour d’âge à 70 jours.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 192
Souffrances
▲ -
▲ 48
▲ 144
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Devenir
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 192

Valider chez le poulet douze substances déjà sélectionnées in vitro : 192 poulets de chair vont être utilisés pour cela, tous tués à 28 jours, 144 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 48 un niveau léger. À 21 jours, chaque animal est maintenu jusqu'à trente secondes pour recevoir à la seringue un millilitre d'une solution contenant le parasite Eimeria, qui lèse l'intestin. Perte de poids, apathie, tremblements et démangeaisons sont annoncés. Le porteur détaille l'enrichissement des cages, clochettes et petites balles, pour des poussins élevés en batterie dès leur premier jour, et vise l'homologation d'un additif alimentaire face à la résistance croissante aux anticoccidiens en élevage.

Objectifs

Les coccidioses sont les affections parasitaires les plus dommageables en filière avicole, du point de vue économique et du bien-être et de la santé des animaux. Cette pathologie est causée par Eimeria, un parasite qui infecte l’intestin et y crée des lésions. Les conséquences de la coccidiose sont importantes: diminution de l’ingestion, une inflammation des tissus, des diarrhées hémorragiques, le développement d’autres maladies intestinales. Les Eimeria forment des spores (oocystes) selon un cycle de vie défini en « utilisant » les cellules épithéliales de l’intestin. Ces oocystes sont ensuite excrétés via les fientes qui sont le principal vecteur de transmission entre les animaux. Actuellement, les méthodes destinées à contrer la coccidiose reposent principalement sur l’utilisation de produits chimiques anticoccidiens et sur le développement d’une immunité contrôlée par addition d’antibiotiques ionophores dans l’aliments. Ces stratégies sont restées efficaces tant que de nouveaux médicaments étaient régulièrement introduits. Mais aucun nouveau produit n’ayant été proposé depuis l’an 2000, la sensibilité à tous les médicaments existants a diminué, favorisant l’apparition de souches plus virulentes du parasite. La résistance aux anticoccidiens est une préoccupation majeure pour les producteurs de poulets de chair. De plus, la demande de la société en faveur d’animaux élevés sans antimicrobiens, d’aliments exempts de résidu et l’utilisation prophylactique de produits chimiques anticoccidiens étant en croissance constante, il est nécessaire d'identifier de nouvelles molécules anticoccidienne. Un précédent projet qui consistait à produire des parasites d’Eimeria en vue de l’évaluation in vitro de l’efficacité de nouvelles substances montrant des propriétés anticoccidiennes a permis d’identifier et de sélectionner 12 candidats comme solution nutritionnelle sur 70 testées. La sélection in vitro s’est fait en comparaison avec les performances de la salinomycine, autorisée jusqu’en 2027 en tant que coccidiostatique dans les aliments pour poulets d’engraissement. Les substances atteignant 80% de l’efficacité de la salinomycine sur différentes étapes du cycle de reproduction des parasites ont été sélectionnées. Ce projet a pour but de valider in vivo les propriétés anticoccidiennes des substances identifiées in vitro.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de valider in vivo l’efficacité anticoccidienne de substances sélectionnées in vitro. L’effet avéré d’une ou de plusieurs de ces substances in vivo permettra de répondre à une attente sociétale en développant une solution pouvant être classée en tant qu’additif alimentaire et de faire face aux résistances des solutions actuellement disponibles. Le nombre d’animaux est réduit à la stricte nécessité de conduire l’étude de confirmation et valider in vivo l’effet anticoccidien sur la réduction de l’excrétion des oocystes de 12 substances sélectionnées in vitro. Sur la base des résultats obtenus, les meilleures substances pourront être séléctionnées pour optimiser la dose d'inclusion.

Procédures

Les animaux seront élevés avec un aliment répondant à leur besoin nutritionnel pendant 28 jours. L'aliment contenant les substances à tester est distribué de jour 18 à jour 28, soit pendant 10 jours. A 21 jours d’âge, une seule administration par voie orale à l’aide d’une seringue sans aiguille de 1 ml de solution d'infestation sera réalisée sur chaque animal de la cage. Pour chaque administration, le temps de contrainte pour maintenir chaque animal ne dépassera pas 30 secondes et se fera progressivement en fonction de la déglutition de l'animal.

Impact sur les animaux

Signes cliniques pouvant apparaitre pour les groupes d'animaux revevant l'aliment supplémenté avec les substances à tester :perte de poids, apathie, tremblement, démangeaison.

Devenir

A la fin de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort pour réaliser des prélèvements biologiques.

Remplacement

Pour réduire le recours à l’expérimentation animale, 70 molécules ont été testées in vitro au travers de différentes approches afin de prendre en compte les différentes étapes du cycle de développement multiphasique des parasites. Ces méthodes in vitro sont spécifiques du mode d’action des molécules testées et permettent d’évaluer un spectre assez large des premières étapes du cycle de vie du parasite dans l’organisme. Les tests in vitro ont permis de sélectionnés 12 substances d’intérêt potentiel pour leur efficacité anticoccidienne. Ces méthodes alternatives utilisées en première intention doivent cependant être confirmer in vivo afin de prendre en compte toutes les interactions physiologiques complexes qui ont lieu in vivo lors de l’ingestion des additifs chez le poulet. Sur la base des connaissances acquises in vitro, le développement d’un additif alimentaire avec une activité anticoccidienne supposée implique de connaitre son efficacité et son mode d’action chez l’animal auquel il est destiné.

Réduction

Des calculs statistiques ont été réalisés afin de déterminer le nombre d’animaux adéquat pour ce projet. Les calculs ont été faits sur la base de résultats obtenus dans d’autres études sur l’excrétion des parasites en présence d’anticoccidiens connus. Le nombre d’animaux à utiliser permettra d’apporter de bonnes conditions d’élevage en favorisant une hiérarchie sociale nécessaire au bien-être des animaux et d’obtenir des données scientifiquement robustes. Des observations et des analyses post mortem seront réalisées sur les tissus de chaque animal afin de générer le maximum d’informations possibles par animal.

Raffinement

L’inconfort, le stress de la contrainte lors du maintien des animaux dû au gavage, sont réduits par une manipulation empathique, délicate et compétente des animaux par les applicateurs de la procédure, un gavage unitaire de la substance par voie orale à l’aide d’une seringue à un volume approprié à la taille de l’animal soit 1 mL et par une surveillance minutieuse quotidienne des animaux à l’aide de la grille d’observation. Le raffinement des conditions d’hébergement consiste en l’introduction d’une période d’adaptation de 8 jours (J0-J8) ou les animaux sont mis en groupe afin de favoriser l’apprentissage à l’alimentation, à l’abreuvement et aux interactions sociales, à la mise en place de papier filtre à l’intérieur de la cage pour éviter que les animaux ne se coincent pas les pattes dans les mailles de la grille et en favorisant l’accès facile à l’eau et à la nourriture, notamment pendant la première semaine. L’accès à l’eau est facilité par la mise en place de coupelle d’eau en plus des pipettes et des godets récupérateurs d’eau. L’accès à la nourriture est raffiné en mettant directement dans la cage sur le papier filtre un tas d’aliment. En plus, ajustement régulier de la hauteur des lignes d’eau ainsi que les ouvertures d’accès aux mangeoires en fonction de l’âge des animaux L’état de santé des animaux est suivi quotidiennement. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte que l’enrichissement des cages (clochettes, petites balles), la densité des animaux par cage, ou encore les paramètres environnementaux (température et hygrométrie…) procurent le maximum de confort aux animaux, et restent supérieurs ou égaux à la législation en vigueur. Aucun animal ne reste isolé, en cage individuelle sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux.

Choix des espèces

Les anticoccidiens recherchés constituent une solution contre la coccidiose aviaire des poulets de chairs (Gallus gallus domesticus) en élevage et sont destinés à être incorporés dans les aliments distribués aux volailles (poulet de chair). Notre modèle d’étude sera donc le poulet de chair (Gallus gallus domesticus). Les animaux livrés seront des poussins de 1 jour (poids moyen 40 g). Ils seront mis en stabulation en cages en batterie et seront élevés jusqu’à l’âge de 28 jours.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 2160
Souffrances
▲ -
▲ 2160
▲ -
▲ -
Devenir
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 2160

Tuées à la fin du projet parce qu'elles auront achevé leur cycle de production, 2 160 poules pondeuses de 76 à 95 semaines d'âge sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. 360 d'entre elles reçoivent pendant quinze semaines un aliment privé de supplémentation en choline, ce qui peut faire baisser leur taux de ponte de cinq points. Jusqu'à 180 poules subissent deux ponctions sanguines à l'aile, à la patte ou au cou, avec une contention de vingt secondes à deux minutes. Cinquante autres sont piquées une fois dans le seul but de former les opérateurs aux gestes techniques, le porteur estimant par ailleurs le risque d'échec de prélèvement à 50 %.

Objectifs

La choline est un nutriment essentiel dans l’alimentation des poules pondeuses. Elle assure plusieurs fonctions : elle est un constituant de la structure des membranes cellulaires ; elle est impliquée dans la neurotransmission (en tant que composant de l’acétylcholine) ; elle constitue l’une des principales sources de groupements méthyles, dont le rôle est d’aider à la mobilisation des graisses hépatiques et ainsi empêcher leur accumulation dans le foie. Dans le cas des poules pondeuses, un apport de 115 mg/poule/jour de choline est nécessaire pour optimiser le taux de ponte. L’objectif de ce projet est de comparer l’efficacité de différentes sources de choline végétale incorporées dans l’aliment de poules pondeuses sur leurs performances, ainsi que sur certains paramètres plasmatiques et hépatiques, en comparaison à l’incorporation de chlorure de choline.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont la sélection de sources alternatives de choline permettant notamment de soutenir la bonne santé hépatique des poules pondeuses en fin de production.

Procédures

360 poules consommeront l’aliment non supplémenté en choline, à partir de 80 semaines d’âge et jusqu’à 95 semaines. 1 prise de sang par ponction à l’un des sites de prélèvement (aile, patte ou cou) sera réalisée sur 50 poules maximum dans un but de formation des opérateurs. 2 prises de sang par ponction à l’un des sites de prélèvement (aile, patte ou cou), espacées de 15 semaines, seront réalisées sur 180 poules maximum, dans un but d’analyses de paramètres plasmatiques. La prise de sang nécessite une contention des animaux, sur une durée pouvant varier de 20 secondes à 2 minutes.

Impact sur les animaux

Pour les animaux consommant le régime témoin sans apport de choline, peu d’effets indésirables sont attendus : une légère baisse des performances de ponte (de maximum 5 points de taux de ponte en comparaison au référentiel) pourrait être observée. Les prélèvements sanguins peuvent induire un stress lors de la manipulation et la contention des animaux, ainsi qu’une douleur transitoire au moment de l’introduction de l’aiguille.

Devenir

L’ensemble des poules sera mis à mort à la fin du projet car elles auront atteint la fin de leur cycle de production.

Remplacement

Les fonctions de la choline dans l’organisme étant multiples, ses effets sur les performances des poules découlent de diverses régulations métaboliques complexes, qui ne peuvent être modélisées ou étudiées in vitro.

Réduction

Les animaux choisis pour l’étude seront issus du même parquet, ce qui permet de limiter la variabilité individuelle. En considérant le taux de ponte comme paramètre mesuré, un calcul de la "puissance statistique du test" a permis de définir un nombre de 18 répétitions par groupe expérimental (c'est-à-dire 18 cages de 20 poules), avec 6 groupes au total. 20 poules par cage (soit 360 poules par lot) permettent de lisser les variations individuelles de consommation d’aliment, ainsi que de placer les poules dans des conditions de densité représentatives des élevages commerciaux. Les données seront ensuite analysées par des tests statistiques.

Raffinement

L’état de santé des animaux sera vérifié quotidiennement par les techniciens animaliers de l’établissement utilisateur. Des points limites stricts et définis à l’avance seront appliqués tout au long du projet. Le nombre de tentatives lors des prises de sang sera limité, et la manipulation des animaux sera restreinte afin de réduire la souffrance ou le stress appliqué à ces animaux. Dans le cadre du raffinement du geste technique de prise de sang : Le nombre d’animaux prélevés pour les analyses sanguines est estimé à : - 50 animaux pour la formation aux gestes techniques relatifs aux prises de sang (entre 76 et 79 semaines d’âge) - 30 animaux par traitement expérimental, sachant que l’on estime un risque d’échec de prélèvement de 50%, ce qui permettra 15 prélèvements exploitables (à 80 semaines d’âge, puis 95 semaines d’âge, avec les mêmes poules aux deux dates). En considérant les lipoprotéines de très basse densité comme critère d'intérêt, un calcul de la "puissance statistique du test" a permis de définir le nombre de 15 poules prélevées par groupe expérimental. Chaque cage sera équipée de nid, perchoir et dispositif de raccourcissement des griffes.

Choix des espèces

L’espèce choisie pour la réalisation du projet est la poule car les phénomènes physiologiques (digestifs, métaboliques, endocrinologiques) étudiés dans le cadre de ce projet lui sont spécifiques. Les animaux seront utilisés entre 76 et 95 semaines d’âge, c’est-à-dire en fin de cycle de ponte. Les prélèvements de tissus et d’organes après euthanasie seront donc effectués sur des animaux qui auront déjà réalisé un cycle de production complet.

  • Protection de l’environnement
Autres oiseaux : 1000
Souffrances
▲ -
▲ 1000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 1000
 -
 -

Pour mesurer les polluants accumulés dans la chaîne alimentaire marine, 1 000 goélands et mouettes tridactyles vont être capturés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Adultes en incubation et poussins proches de l'envol subissent une prise de sang dans la veine de l'aile et un écouvillonnage cloacal, cagoule opaque sur la tête, trois minutes en tout. Le porteur estime à 8,7 % la probabilité qu'un même oiseau soit repris et manipulé une nouvelle fois au cours des cinq ans du projet. Tous sont relâchés vivants à l'endroit exact de leur capture, une fois prélevée la trace des contaminations dont ils sont les victimes.

Objectifs

Les activités humaines sont responsables du relargage d’innombrables composés toxiques dans l’environnement, qui s’introduisent au sein des organismes et dans la chaîne alimentaire, à échelle mondiale. Bien que la production et l’utilisation de certains produits chimiques soient régulées, nombre d’entre eux sont extrêmement persistants dans l’environnement et se retrouvent dans les organismes sauvages parfois plusieurs décennies après leur interdiction. Chez l'Homme et les autres espèces animales, les contaminants environnementaux sont susceptibles de provoquer certains cancers, d’affecter les capacités immunitaires et de dérégler de nombreux mécanismes physiologiques, même si les conséquences de ces contaminants sur la faune sauvage restent encore trop peu étudiées. Les oiseaux marins sont des modèles de choix pour évaluer l’effet des contaminants environnementaux. En tant que prédateurs supérieurs, leurs niveaux de contamination reflètent les niveaux accumulés tout au long de la chaîne alimentaire. De par leur longévité élevée, ils peuvent accumuler les polluants tout au long de leur vie. Leur comportement colonial, garanti l’accès à un grand nombre d’individus et la possibilité de recapturer les mêmes individus à travers les années. Les oiseaux ne possèdent pas de mécanismes de détoxification efficaces pour les polluants organiques, les rendant potentiellement très vulnérables à ces derniers. Des études récentes chez les oiseaux marins suggèrent que la plupart des contaminants environnementaux peuvent diminuer le succès reproducteur, augmenter le stress oxydatif, perturber le système endocrinien, et donc affecter négativement la survie. Bien que les études sur le sujet restent encore très limitées, certains contaminants pourraient aussi l'état de santé des individus, en impactant le système immunitaire et la fonction digestive (via le microbiote, c'est à dire la flore intestinale). Dans ce contexte, notre projet vise à étudier les niveaux des contaminants environnementaux chez 5 espèces d’oiseaux marins en France. Notre projet cherchera notamment à comprendre quels peuvent être les effets de ces contaminants sur l’immunité et le microbiote de ces oiseaux et si ces effets peuvent compromettre la survie des individus et donc la persistance des populations.

Bénéfices attendus

Notre projet n’a aucun équivalent en France. Cette étude à long terme, sur plusieurs espèces, couvrant une large zone géographique sera la première étude de ce type en France. Les bénéfices attendus à l’issu du projet sont donc importants. Le projet permettra de (i) connaître les niveaux de contamination de plusieurs polluants environnementaux chez plusieurs espèces d’oiseaux marins et (ii) d’en étudier les conséquences sur leur santé (immunité et microbiote) et leur survie. Dans un contexte actuel où les oiseaux marins sont les principales victimes des grandes épidémies de grippe aviaire, notre projet permettra de savoir si les contaminants peuvent, à travers leurs effets sur le système immunitaire et/ou le microbiote, constituer un facteur aggravant de ces épidémies. Enfin, les espèces d’oiseaux marins étudiées dans le projet partagent leur habitat avec les populations humaines urbaines et littorales. Ainsi, les niveaux de contamination mesurés chez ces espèces pourraient également refléter les niveaux d’exposition des populations humaines à ces mêmes contaminants. Ainsi, notre projet a aussi pour vocation à alerter les pouvoirs publics sur la dangerosité de ce type de contaminants, pour la santé animale, humaine et des écosystèmes dans leur ensemble.

Procédures

Une prise de sang dans la veine de l'aile et un écouvillonnage au niveau du cloacal sur animaux vigiles, adultes et poussins. Une seule prise de sang sera effectuée et un seul écouvillonnage sera réalisé par individu et par an. Il est possible qu'au cours des 5 ans du projet, un même oiseau subisse d'autres prises de sang et écouvillonnages, cependant la probabilité est faible : on estime que les recaptures interannuelles sont possibles, mais rares (probabilité de 8,7%). La prise de sang dure 2 minutes maximum. L'écouvillonnage dure 1 minute maximum.

Impact sur les animaux

La procédure réalisée est de nature légère et avec des risques très faibles pour les individus. Les nuisances principales de la procédure du projet seront la douleur légère transistoire de l'introduction de l'aiguille lors de la prise de sang (2 minutes maximum pour la prise de sang), et de la gêne légère et transitoire de l'introduction de l'écouvillon lors de l'écouvillonnage cloacal (1 minute maximum pour l'écouvillonnage), et le stress causé par la capture et la contention.

Devenir

A la fin de la procédure, tous les individus sont relâchés vivants, à proximité immédiate de leur lieu de capture.

Remplacement

Le remplacement n'est pas envisageable car l'expérimentation cible la description des contaminants présents chez les oiseaux marins en milieu naturel. Il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico pour déterminer le niveau de contamination chez la faune sauvage.

Réduction

La réduction a été prise en compte en limitant le nombre d'animaux employés (20 adultes et 20 poussins par an pour les 5 espèces) afin de, comme recommandé par les études d'écotoxicologie (et par les tests de puissance réalisés sur nos précédentes études), tenir compte de la forte variation individuelle de la contamination entre sexes et entre classe d'âge. Des modèles statistiques seront ensuite utilisés afin de déterminer l’existence d’une association entre les niveaux de contaminants et les paramètres de santé (immunité et microbiote), ainsi que sur la survie des oiseaux étudiées.

Raffinement

Le raffinement comprendra la rapidité de la procédure (3 minutes maximum) : prise de sang 2 minutes maximum et écouvillonnage cloacal 1 minute maximum. La prise de sang sera réalisée sur une veine de l'aile car cette technique minimise le stress de contention et est très bien maitrisée. Les animaux sont relâchés à proximité immédiate de leur lieu de capture, limitant là aussi le stress. Pendant la procédure, les oiseaux seront équipés d'une cagoule opaque composée d'un tissu respirant, ce qui réduit fortement le stress chez les oiseaux. La zone sur laquelle la prise de sang sera effectuée sera préalablement désinfectée pour éviter tout risque d'infection. Les seringues, aiguilles, coton et écouvillons seront stériles et à usage unique. Si la température extérieure était élevée (captures et procédures réalisées au moment de la reproduction en été, mais uniquement en matinée), un brumisateur d'eau distillée serait utilisé et une légère brumisation serait appliquée sur la tête et les pattes de l'oiseau, ce qui est un moyen éprouvé de diminuer la température et éviter tout risque d'hyperventilation en cas de fortes chaleur. De la même façon, les oiseaux seront toujours manipulés à l'ombre (sous un abri temporaire en toile - type tente- installé à cet effet). La procédure décrite dans ce projet sera effectuée lors des sessions de baguage associées à d'autres projets. Ainsi, les oiseaux capturés seront utilisés une seule fois, à la fois pour les programmes de baguage et pour le projet de recherche décrit ici.

Choix des espèces

Notre projet a pour objectif d'évaluer les niveaux de contaminants et leurs conséquences chez 5 espèces d'oiseaux marins : 4 espèces de goélands (marin, argenté, brun, leucophée) d'une population, et une population de mouette tridactyle. Le fait de travailler sur des populations nicheuses permet d'avoir un accès annuel aux individus, au moment de la reproduction pour les adultes et plus tard, juste avant l'envol, pour leurs poussins. Les oiseaux marins sont particulièrement intéressants pour étudier l’effet des contaminants. En effet, ces espèces se trouvent en haut de la chaîne alimentaire et peuvent vivre plusieurs dizaines d'années. Ainsi, les niveaux de contamination mesurés chez ces espèces refléteront les niveaux de contamination de l'écosystème dans lequel elles se trouvent. L'utilisation des 5 espèces permettra de balayer une large gamme d'écosystèmes : littoral, haute mer, plaine agricole, zones urbaines. Deux classes d'âge seront étudiées, pour les 5 espèces : - Des adultes reproducteurs au moment de l'incubation (partagée de manière équivalente entre mâles et femelles) - Des poussins, proches de l'envol Etudier ces deux classes est indispensable pour notre étude. Cela permettra d'évaluer l'importance de la bioaccumulation des contaminants avec l'âge. Cela permettra aussi de savoir si les conséquences de cette contamination est la même pour des individus matures que pour des individus plus jeunes.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Lapins : 160
Équidés : 160
Cochons : 160
Chèvres : 160
Moutons : 160
Bovins : 160
Autres mammifères : 160
Poules : 60
Dindes : 50
Autres oiseaux : 50
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1280
▲ -
Devenir
 -
 -
 368
 912

Le nombre d'injections et de prélèvements dépend du protocole de chaque étude commandée, sans qu'aucun chiffre ne soit avancé. 1 280 animaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, cochons, chèvres, moutons, bovins, équidés, lapins, camélidés, poules, dindes et autres oiseaux, répartis en général par groupes de huit. Le porteur estime que 80 % d'entre eux seront tués et 20 % réutilisés, avec 90 % de réutilisation pour les lamas, et reconnaît ne pas pouvoir savoir à l'avance combien seront gardés en vie, cela dépendant des groupes de traitement et de l'accord des autorités. Il annonce des réactions locales possibles, gonflements ou abcès, et une conception "cross over" par laquelle les mêmes animaux reçoivent successivement plusieurs produits à tester après une période de repos.

Objectifs

Les études de pharmacocinétique permettent d'étudier le devenir d'une substance active contenue dans un médicament par exemple après son administration dans l'organisme. Elles permettent notamment de déterminer les paramètres pharmacocinétiques suivants : absorption, distribution, métabolisme et élimination d’un composé, soit dans le sang, soit à d’autres emplacements, et elles sont souvent employées lors des étapes de découverte ou de sélection de candidats du programme de développement d’un médicament. Les études de bioéquivalence ont pour objectif, quant à elles, d'obtenir des paramètres pharmacocinétiques permettant la comparaison de la biodisponibilité d’une substance active entre deux ou plusieurs formulations et/ou entre deux ou plusieurs voies d'administration.

Bénéfices attendus

- Obtenir les informations nécessaires pour le développement de nouveaux médicaments et définir in fine les modalités d'administration du médicament, à savoir la voie d'administration, la dose et le rythme d'administration.- Contribuer à une meilleure compréhension des phénomènes physicochimiques, biochimiques, métaboliques impliqués dans le devenir du médicament dans l'organisme, de sa durée de « vie » et d'action, de ses interactions potentielles.

Procédures

Les animaux seront soumis à différents types d'interventions : des injections et des prélèvements biologiques (sanguins ou autres). Le nombre d'interventions sera dépendant du protocole de l'étude mais chaque intervention sera de courte durée. Un délai adapté au produit administré sera dispensé entre chaque injection. Un temps de récupération sera également dispensé entre chaque prélèvement sanguin ou autre prélèvement biologique. Ce temps de récupération sera réalisé conformément aux recommandations éthiques.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : stress dû à la contention, stress dû aux injections et aux prélèvements, possibilité d'observation chez les animaux de réactions locales (gonflement, abcès...) et/ou générale (augmentation température, perte de poids, diminution de l'activité...) après les administrations.

Devenir

En fonction de l’étude et des groupes de traitement, des animaux seront mis à mort afin de respecter le principe de précaution conformément à la législation. En fonction de l’étude et des groupes de traitement, des animaux pourront être gardés en vie si la réglementation l’autorise. Exemple pour un vaccin : sauf indication contraire des autorités, en fonction des groupes de traitement, les animaux ayant reçu un produit disposant d’une autorisation de mise sur le marché ou les animaux du groupe témoin (sans traitement, eau physiologique...) seront gardés en vie. Il n'est pas possible de savoir à l'avance exactement le nombre d'animaux qui seront mis à mort ou gardés en vie puisque c'est dépendant des groupes de traitement, de l'accord des autorités etc. Les nombres ont été estimés de la manière suivante : on a considéré pour chaque espèce sauf les lamas que 80 pourcent des animaux seraient mis à mort et 20 pourcent réutilisés. Pour les lamas, nous avons estimé 90 pourcent réutilisés et 10 pourcent mis à mort.

Remplacement

Il n'existe pas de méthodes alternatives pour atteindre les objectifs de ce projet et ainsi obtenir toutes les informations sur le devenir d'une molécule après administration dans l'organisme. Il est nécessaire de réaliser les molécules dans un environnement avec les différents organes et les fluides corporels qui ne peuvent pas être reproduits in vitro. Ce passage sur le modèle animal est donc indispensable dans les étapes de découverte ou de sélection de candidats du programme de développement d’un médicament.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisé sera réduit au minimum. En moyenne 2 groupes de 8 animaux sont inclus par étude. Le nombre d'animaux sera déterminé en fonction des besoins pour répondre aux objectifs fixés pour chaque étude. La réglementation en vigueur relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques sera respectée. Dans le but de réduire ce nombre, un design en « cross over » pourra être utilisé. Les animaux pourront recevoir les différents traitements à tester après avoir eu une période de repos. Ce design permet d’utiliser moins d’animaux et de supprimer les variabilités individuelles.

Raffinement

Méthodes de raffinement : 1) Tout au long de leur hébergement, les animaux auront des conditions d’hébergement adaptées et optimales (logement, environnement, alimentation, apport en eau, soins). Afin de les maintenir, les paramètres d’ambiance, l’aliment, l’abreuvement seront vérifiés quotidiennement. De plus, afin d’augmenter leur bien-être, les animaux seront hébergés collectivement dès que possible et disposeront d’un environnement enrichi. Si, selon les besoins, les animaux doivent être hébergés individuellement, ils auront un contact visuel et/ou olfactif avec leurs congénères et de l'enrichissement compensatoire. 2) Dans le but de repérer rapidement toute anomalie, les animaux seront suivis quotidiennement. Toute anomalie sera rapportée au vétérinaire qui jugera s’il est nécessaire de réaliser un examen clinique approfondi et interviendra dans le diagnostic, la prescription et mise en place d’un traitement thérapeutique adapté et/ou des soins divers, dans le but de soigner ou soulager l’animal. L’administration du traitement prescrit devra être réalisée par une personne habilitée. 3) Surveillance accrue de l’animal durant les manipulations. 4) Une période d'acclimatation adaptée sera dispensée avant la 1ère administration et/ou prélèvement, afin de permettre aux animaux de s'adapter à leur environnement et de s'assurer de leur bon état de santé. Grâce à ces différentes méthodes, le bien-être de l’animal sera respecté et sa douleur, souffrance et angoisse seront d’abord réduites puis supprimées. Ainsi, les manipulations seront réalisées dans les meilleures conditions possibles.

Choix des espèces

L’espèce choisie pour ces études doit être l’espèce cible des produits utilisés. Ainsi, selon le produit, les bovins, les porcins, les ovins, les caprins, les équins, les volailles (poules, dindes, canards), les lapins et les camélidés seront choisis. De la naissance à l’âge adulte selon le produit utilisé et l’âge recommandé pour celui-ci. Les animaux inclus seront représentatifs de la population cible du produit testé.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Poules : 300
Souffrances
▲ -
▲ 300
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 300
 -
 -

Réduire l'agressivité sexuelle des coqs élevés en plein air suppose ici de suivre 300 mâles pendant douze semaines, dans des procédures classées en souffrance légère. Chacun est pesé six fois depuis son premier jour, subit quatre prélèvements sanguins à 6, 8, 10 et 12 semaines et une contention d'une minute pour photographier sa crête, l'ensemble servant à mesurer l'effet d'une poudre de gattilier sur la testostérone. 500 poulets sont élevés au total, dont 200 femelles maintenues hors du champ des procédures, un effectif que le porteur justifie par la "nécessité" de simuler les conditions d'un élevage commercial plein air. Aucun n'est tué au titre du projet, tous repartent à la fin dans la filière classique du poulet de chair, et le bien-être annoncé revient à leur rendre l'engraissement plus supportable.

Objectifs

L’élevage de volailles plein air correspond aujourd’hui à une demande croissante de la société pour de meilleures conditions de vie des animaux d'élevage, ces productions étant considérées comme "moins intensives" et plus respectueuses du bien-être animal. Cependant, la durée de ces élevages est plus longue par rapport à la durée des élevages "standards". Ainsi, dans ce mode d'élevage plus long, les mâles atteignent leur maturité sexuelle, ce qui n'est pas le cas en élevage "standard" ; des comportements naturels d’agressivité peuvent alors être observés. Aussi, récemment, des observations de terrain ont montré que cette maturité sexuelle pouvait arriver autour de 6 semaines d'âge. Cela se traduit par un développement des testicules et une augmentation de la production d’hormones sexuelles. Ces dernières stimulent les comportements agressifs entre les individus qui ont des conséquences négatives sur les animaux et leur bien-être. L’objectif de ce projet est de tester les effets des fruits du gattilier (ou Vitex agnus-castus ou « Poivres des moines ») connu pour ses propriétés anaphrodisiaques et son rôle de régulateur hormonal, pour réduire les comportements sexuels agressifs chez le coq. La plante, autorisée en alimentation animale, sera apportée sous forme de poudre dans l’aliment, pendant toute la durée d'élevage et nous analyserons les paramètres suivants : poids, taux de testostérone sanguin, développement de la crête, bien-être et comportements sociaux.

Bénéfices attendus

Ce projet permet de vérifier si la distribution de poudre de fruits de Gattilier permet de diminuer les comportements sexuels négatifs. A termes, le Gattilier pourra être utilisé pour améliorer les conditions de vie et le bien-être des poulets.

Procédures

Les poulets seront pesés individuellement à 6 reprises entre leur arrivée à 1 jour et la fin du projet à 12 semaines afin de connaitre et comparer leur croissance. La durée d’une pesée est inférieure à 10 secondes par poulet. Les poulets mâles auront 4 prélèvements sanguins à 6, 8, 10 et 12 semaines. Chaque prélèvement se fera sur animal vigile et durera moins de 15 secondes. Au moment de la contention pour les prélèvements sanguins, une photo de leur crête sera prise ; la contention totale ne durera pas plus de 1 minute / animal.

Impact sur les animaux

Les effets négatifs sur les poulets sont 1/ la douleur légère et transitoire (inférieure à 15 secondes) générée par la pénétration de l’aiguille lors des prélèvements sanguins et 2/ le stress léger et transitoire lié à la contention lors de la pose de la bague d’identification, des prélèvements sanguins, des pesées et des prises de photos des crêtes.

Devenir

En fin de procédure, tous les animaux retourneront dans le système d'élevage classique d'un poulet de chair élevé en plein air.

Remplacement

Il n’existe à ce jour, aucune méthode in vitro ou in silico pour étudier le comportement sexuel des poulets. Le recours aux animaux vivants reste nécessaire afin d’évaluer les interactions sociales entre animaux. Il est également important de se placer en condition d’élevage pour pouvoir suivre le comportement naturel d’exploration des animaux sur le parcours extérieur.

Réduction

Dans notre projet, les poulets sont répartis en deux modalités, une modalité « témoin » ne recevant pas la poudre de Gattilier (250 poulets dont 150 mâles et 100 femelles hors-champ), et une modalité « essai » recevant la poudre de Gattilier (250 poulets dont 150 mâles et 100 femelles hors-champ). Ce nombre de 250 individus par modalité est nécessaire pour simuler les conditions d’un élevage commercial plein air et rendre compte de la variabilité inter individuelle. Les prises de sang et les photos des crêtes à 6, 8, 10 et 12 semaines ne seront réalisées que sur les mâles, à savoir 150 individus/modalité (soit 300 au total). Les statistiques utilisées sont en accord avec la littérature existante et permettent de prendre en compte la variabilité existante au sein de la population et obtenir des estimations suffisamment précises pour étudier les comportements sexuels et les corrélations existantes entre la mesure de la crête (organe sexuel secondaire) et le taux de testostérone sanguin.

Raffinement

Les animaux sont élevés en groupe, avec accès à un parcours plein air, favorisant l'expression des comportements naturels des poulets. Ils seront hébergés dans des conditions optimales d’alimentation et de soins. Les animaux auront à disposition dans les bâtiments ficelles et pierres à piquer en tant qu’enrichissement du milieu. Ce projet permettra également de voir s'il existe un lien entre le développement de la crête (organe sexuel secondaire) et le taux de testostérone sanguin. Si tel est le cas, cela permettra, dans les projets à venir, d'étudier la maturité sexuelle en utilisant une méthode non invasive (mesure de la crête) plutôt q'une méthode invasive (testosterone sanguine).

Choix des espèces

Ce projet a pour objectif d’étudier les comportements du poulet de chair élevé dans un élevage en plein air. Il est donc nécessaire d’utiliser cette espèce animale, à savoir le poulet de chair. Les poussins arriveront dans notre élevage à 1 jour d’âge et seront étudiés jusqu’à 12 semaines qui correspond à l’âge de fin d'élevage pour ce type d’élevage plein-air. Des observations de terrain ont montré que la maturité sexuelle arrivait autour de 6 semaines chez le coq de cette souche et que le taux de testostérone dans le sang augmentait entre 4 et 6 semaines. Nous avons donc choisi de réaliser notre 1er prélèvement à 6 semaines, au moment du développement de la maturité sexuelle. Les prises de sang seront ensuite effectuées à 8, 10 et 12 semaines afin d’étudier l’évolution du taux de testostérone dans le sang et de pouvoir observer un éventuel décalage d’augmentation du taux de testostérone en fonction de la modalité (témoin / essai).

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 84
Souffrances
▲ -
▲ 84
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 84

Élevés au sol jusqu'à quarante-deux jours avec huit régimes alimentaires différents, 84 poulets de chair subissent une unique prise de sang au sinus occipital, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le porteur reconnaît que l'aiguille peut provoquer une douleur, un hématome et, si elle est enfoncée trop profondément, des lésions cérébrales. Tous sont tués aussitôt après, pour la collecte de leur contenu digestif et de leurs tibias. L'effectif inclut quatre poussins supplémentaires au titre d'une mortalité attendue de 5 %, et l'équation mathématique testée ici est présentée comme un moyen futur de réduire le recours aux animaux non-humains.

Objectifs

L’alimentation des animaux est un élément déterminant de la durabilité des systèmes d’élevage avicoles. Dans ce contexte, de nombreuses études sont menées pour définir des régimes alimentaires au plus proche des besoins des animaux. Ici, nous souhaitons nous intéresser particulièrement au besoin en calcium et en phosphore des animaux, important chez la volaille de chair pour la minéralisation des os et des coquilles chez la poule pondeuse. En effet, les stocks de minéraux et surtout de phosphore sont une ressource limitée sur Terre et dont les rejets ont un impact négatif sur l’environnement. Bien définir les besoins des animaux pour ces constituants a donc des enjeux multiples. Notre étude se focalise ici sur la volaille de chair. Notre objectif est donc d’évaluer la réponse du poulet de chair en finition (dernier stade d’élevage) à la quantité de phosphore disponible dans son aliment en termes de performances de croissance, de minéralisation des os et de digestibilité. Pour cela, nous utiliserons plusieurs aliments divergeant par leur concentration en phosphore et en calcium. Nous souhaitons aussi utiliser cette expérience pour valider un modèle mathématique prédisant la fraction de phosphore, dans l’aliment, absorbable par l’animal en fin de croissance.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à générer des résultats directement valorisables en termes de recommandations alimentaires pour le poulet de chair en finition, tout en permettant d’évaluer la validité d’un modèle mathématique développé pour prédire le phosphore digestible des aliments. En fin de compte, si cette équation atteint un niveau de validation satisfaisant, elle permettra de réduire l’utilisation des animaux en expérimentation animale pour traiter ce type de problématique, en favorisant le recours à un modèle in silico.

Procédures

Les 84 animaux de ce projet seront soumis à une unique prise de sang réalisée sur un animal vigile, d'une durée inférieure à une minute.

Impact sur les animaux

La réduction des teneurs en phosphore dans les régimes les moins riches peut entraîner un ralentissement de la croissance en raison d'une diminution de la consommation alimentaire. La prise de sang effectuée au niveau du sinus occipital peut causer de la douleur en raison de l'introduction d'une aiguille sous la peau et peut même provoquer des lésions cérébrales si l'aiguille est introduite trop profondément. Elle peut également entraîner la formation d'un hématome. La contention des animaux durant la prise de sang est susceptible de provoquer un léger stress dû à la manipulation des individus.

Devenir

À l’issue des prises de sang, tous les animaux seront euthanasiés pour permettre la collecte de leur contenu digestif et de leurs tibias, afin d'évaluer à la fois dans quelle mesure l'intestin absorbe les minéraux des aliments et le lien avec la minéralisation des os.

Remplacement

La validation d’un modèle mathématique sous la forme d’une équation prédictive de la réponse du poulet de chair au phosphore digestible demande de confronter les résultats de celui-ci à des données enregistrées chez l’animal dans un cadre expérimental contrôlé. À ce jour, seule l’expérimentation animale permet de répondre à ce critère.

Réduction

Au total, 84 animaux sont requis pour ce projet. Nos effectifs ont été calculés sur la base de données publiées dans des journaux scientifiques reconnus. Nous avons estimé que 84 animaux répartis en 8 régimes alimentaires sont nécessaires pour estimer la réponse du poulet de chair à différentes teneurs en calcium et en phosphore. Il est important de noter que notre effectif total inclut un taux de mortalité des poussins de 1 jour de 5 %, ce qui représente 4 animaux supplémentaires.

Raffinement

Raffinement des procédures : Afin de réduire les risques de lésions cérébrales pouvant être associées à la réalisation d’un prélèvement de sang au sinus occipital, le préleveur utilisera une garde qu’il positionnera sur son aiguille afin d’éviter toute possibilité d’enfoncer l'aiguille trop profondément. La facilité de visualisation de ce site d’injection évite l’arrachage de plumes douloureux pour les animaux. Un point de compression de 30 à 60 secondes sera effectué pour limiter également la formation d’un hématome. Deux expérimentateurs seront mobilisés pour une prise de sang afin de permettre la réalisation d’une contention appropriée par l’un, pendant que le second réalisera la prise de sang. Ceci permettra de limiter les mouvements erratiques des animaux susceptibles d’engendrer un échec de la prise de sang. L’ensemble du personnel affecté à cette tâche sera composé de personnes habituées à la contention et à la prise de sang sur volaille. Les personnes en charge du prélèvement de sang au sinus occipital auront reçu une formation spécifique à ce geste et seront des personnes le réalisant régulièrement afin de maximiser la fluidité des gestes. Le prélèvement au sinus occipital permettra de laisser à disposition les veines alaires qui seront utilisées pour l’administration de l’euthanasiant à la suite de la prise de sang. Raffinement de l’hébergement : Les animaux seront élevés au sol avec une litière en copeaux de bois en groupes sociaux pendant toute la durée de l’expérience. Des boîtes en carton offrant des cachettes aux poussins et des perchoirs aux poulets en croissance seront mises à disposition des animaux afin de diversifier leur environnement de vie. Des balles en plastique seront ajoutées dans les parquets pour stimuler un comportement de jeu.

Choix des espèces

Le projet s’inscrit dans une thématique d’alimentation minérale de précision pour le poulet de chair. À ce titre, nous avons choisi de travailler directement sur notre espèce cible. Nous avons donc fait le choix d'utiliser ici des poulets domestiques de leur naissance à 42 jours, ce qui correspond à la durée d’élevage classique d’un poulet de chair en France.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 224
Souffrances
▲ -
▲ 80
▲ 144
▲ -
Devenir
 -
 40
 -
 184

Enfermés seuls en cage grillagée pendant neuf jours pour que leurs fientes soient collectées individuellement, 224 poulets de chair mâles Ross 308 sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. 184 sont tués, dont les 144 placés en cage individuelle, envoyés à l'équarrissage parce qu'ils ont ingéré un marqueur ou des enzymes non autorisées en Europe, et 40 poulets surnuméraires repartent dans le circuit de consommation. Le projet mesure la digestibilité d'aliments enrichis en xylanases, des enzymes destinées à valoriser des matières premières fibreuses dans l'alimentation des volailles. Le porteur reconnaît que ce confinement peut provoquer prostration et boiteries et que les poulets peuvent ressentir de la frustration, et présente comme enrichissement une ficelle par cage.

Objectifs

Parmi les matières premières utilisées pour la formulation des aliments pour poulets, certaines d’entre elles, très intéressantes pour leur apport en énergie, contiennent également des fibres, dont les parois cellulaires sont indigestibles pour cette espèce animale. Les parois cellulaires végétales encapsulent le contenu cellulaire, réduisant la disponibilité des nutriments (acides aminés, phosphore, …) et augmentent également la viscosité de l’aliment, conduisant à une moindre digestion jusqu’à l’iléum. Les xylanases sont des enzymes capables de dégrader les parois cellulaires ; leur utilisation permet donc d’améliorer la digestibilité des aliments contenant des fibres. L'objectif de ce projet est l’évaluation de la digestibilité des aliments chez le poulet mâle Ross 308 en croissance par l’incorporation de nouvelles xylanases, non enregistrées en Union Européenne, pour lesquelles doivent être établies des mesures de digestibilité de l’énergie et de la protéine. Les digestibilités permises par ces xylanases pourront également être comparées à celles de xylanases disponibles sur le marché européen.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont la sélection de nouvelles xylanases permettant d’améliorer la digestibilité de régimes alimentaires riches en fibres pour les poulets/volailles. Cette solution permettra de diversifier les sources de matières premières dans les aliments.

Procédures

En démarrage, de J0 (jour de l’éclosion) à J15, 8 aliments avec ou sans enzyme seront distribués. En croissance, de J15 à J23, 8 aliments avec ou sans enzyme avec marqueur seront distribués. De J15 à J23, les poulets seront soumis à un hébergement en cages individuelles sur une durée maximale de 9 jours, permettant une collecte individuelle des fientes (d’une durée de 4 jours) nécessaire aux évaluations de digestibilité.

Impact sur les animaux

Le confinement des animaux dans des compartiments de surface réduite pendant la période en cage individuelle de 9 jours peut être à l’origine de réactions physiologiques ou comportementales au stress (morbidité, prostration,…). Les animaux peuvent ressentir un sentiment de frustration d’être logé en cage individuelle. Le logement sur grillage pourra entrainer dans de rares cas des boiteries. L’incorporation du marqueur et de l’enzyme dans les aliments ne présente pas de nuisances pour les animaux.

Devenir

A la fin de l’essai, les 144 animaux en cage individuelle seront euthanasiés puis envoyés à l’équarrissage, car ils auront consommé un marqueur, ce qui ne leur permet pas d’entrer dans le circuit de consommation. De plus, certains animaux auront consommé des enzymes non enregistrées en Europe, ce qui ne leur permet pas d’entrer dans le circuit de consommation. Les animaux surnuméraires élevés au sol et n’ayant pas consommé d’enzyme non enregistrée en Europe ni de marqueur seront remis dans le circuit de consommation.

Remplacement

Des études préalables d’évaluation de différentes souches de nouvelles xylanases ont été réalisées in vitro, afin de sélectionner les souches les plus efficaces, dans ces conditions. L’évaluation de la digestibilité des aliments supplémentés avec ces enzymes n’a encore jamais été réalisée. L’effet d’une xylanase dans un aliment pour poulet sur sa digestibilité est la résultante d’une série de mécanismes et régulations physiologiques (digestives, métaboliques, endocrinologiques) interagissant entre elles. La complexité de ces interactions ne permet donc pas d'utiliser des modèles alternatifs comme la modélisation ou la mise en place d'études in vitro.

Réduction

Les animaux choisis seront issus du même parquet de reproducteurs, et seront tous des mâles, afin de limiter la variabilité individuelle. En effet, le sexe fait partie des variables indépendantes qui peuvent influencer la digestibilité des nutriments. La méthode de référence en Europe pour la détermination de la digestibilité de l’énergie en volaille est basée sur l’utilisation de poulets mâles. Le nombre de répétitions (de mesures de digestibilité) est estimé à 18 par groupe expérimental, avec 8 groupes au total. En effet, la mise en cage individuelle permet de récupérer 144 échantillons de fientes, soit 18 échantillons de fientes par traitement expérimental. Il y a donc 18 répétitions de digestibilité par traitement. Ceci correspond au nombre de répétitions nécessaires pour obtenir : - une différence significative de 1.56 point en digestibilité de la protéine, avec un coefficient de variation de 2% sur ce paramètre, en prenant en compte une valeur seuil de significativité de 5%, - une différence significative de 71.6 kcal en digestibilité de l’énergie (énergie métabolisable apparente), avec un coefficient de variation de 2.2% sur ce paramètre, en prenant en compte une valeur seuil de significativité de 5%. La distribution des données sera évaluée selon des diagrammes en boite à moustache afin d’identifier les données aberrantes. Après élimination des données aberrantes, les données zootechniques seront soumises à des analyses statistiques.

Raffinement

L’état de santé des animaux sera vérifié quotidiennement par les techniciens animaliers de l’établissement utilisateur. Des points limites stricts et définis à l’avance seront appliqués tout au long du projet. Chaque cage disposera d’une ficelle, afin que les animaux puissent la manipuler. Les poulets ont la possibilité de se voir, de s’entendre et d’émettre des vocalises.

Choix des espèces

L’espèce choisie pour la réalisation du projet est le poulet car les phénomènes physiologiques (digestifs, métaboliques, endocrinologiques) étudiés dans le cadre de ce projet lui sont spécifiques. Les animaux seront utilisés du jour de l’éclosion jusqu’à 23 jours d’âge. Ils pèseront environ 42g à leur arrivée, et environ 1,4 kg à 23 jours. Le projet porte sur l'évaluation de la digestibilité chez le poulet en croissance, autrement dit chez le poulet âgé de quelques semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 96
Souffrances
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Devenir
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 96
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Exposées pendant quinze jours à de la musique ou à du bruit rose, trois fois quarante-deux minutes par vingt-quatre heures, 96 cailles japonaises subissent des procédures déclarées de souffrance légère. Toutes sont gardées vivantes pour des études ultérieures, le porteur estimant que la procédure ne porte pas atteinte à leur intégrité. L'objet du projet est d'éprouver une hypothèse sur les origines évolutives de la musicalité, en comparant une espèce aux capacités d'apprentissage vocal limitées à des espèces qui imitent les sons. Cinq tests comportementaux sont annoncés, deux en présence de congénères et trois en isolement, dont un mesure l'immobilité tonique, les autres n'étant pas nommés.

Objectifs

Le projet s’inscrit dans une étude visant à explorer les origines et fonctions évolutives de la musicalité ainsi que les liens entre musique et comportements sociaux. Il existe une théorie selon laquelle la musicalité serait apparue au cours de l’évolution parce qu’elle renforcerait les liens sociaux et la cohésion du groupe. Plusieurs études ont en effet révélé que les activités musicales conjointes favorisent la prosocialité chez les enfants. De plus, écouter de la musique favorise les interactions sociales positives à la fois chez les enfants d’âge préscolaire et chez les oiseaux. Ainsi, la musicalité pourrait avoir émergé au moins deux fois au cours de l’évolution, chez les humains et chez les oiseaux, avec des fonctions adaptatives similaires. Cependant, d’importantes questions demeurent concernant (i) le rôle de facilitation que les capacités d’apprentissage vocal ont pu jouer dans l’évolution de la musicalité, et (ii) les circonstances dans lesquelles la musique influence le comportement social. Dans ce contexte, notre présent projet a pour objectif d'analyser, chez la caille japonaise, l’effet de l’exposition précoce à la musique sur le développement des comportements sociaux. Notre modèle présentant des capacités d'apprentissage vocal limitées, notre étude permettrait ainsi d'affirmer ou d'infirmer le lien entre apprentissage vocal et musicalité.

Bénéfices attendus

Dans le cadre de l’étude visant à explorer les origines et fonctions évolutives de la musicalité, ainsi que les liens entre musique et comportements sociaux, le projet permettra d’évaluer le rôle de l’exposition précoce à la musique sur le développement des comportements sociaux chez la caille. La comparaison de ces résultats obtenus chez la caille japonaise avec ceux obtenus chez d’autres espèces animales ayant des capacités d’apprentissage vocal plus ou moins développées permettra de déterminer si la musique a ou non des effets plus prononcés sur les interactions sociales chez les espèces ayant les capacités les plus devéloppées. La caille japonaise étant un animal domestique utilisé dans des élevages en captivité, le projet pourrait aussi ouvrir des pistes pour développer l’utilisation de la musique pour favoriser le bien-être et les interactions sociales positives chez les animaux en captivité.

Procédures

Lors de la phase d’exposition à la musique/bruit rose, les individus seront soumis pendant 15 jours à trois stimulations sonores par 24h (42 min*3 = 126 min/24h), d’une intensité d’environ 55 décibels et de fréquences allant de 50 à 20 000 Hz. Les animaux seront soumis à 5 tests comportementaux afin d’évaluer l’effet de la musique sur leurs traits de comportement. Deux tests en présence de congénères d’une durée de 8 et 20 minutes. Trois tests en isolement d’une durée de 3, 4 et 6 minutes. Ainsi, la durée totale de test par individu est de 41 minutes. Les tests sont séparés au minimum de 24h afin de ménager des temps de récupération aux oiseaux.

Impact sur les animaux

Les traitements musicaux sont succeptibles de déranger les animaux. Cependant, nos études précédentes n’ont pas montré un tel dérangement et les stimuli sonores seront diffusés dans l’environnement habituel des oiseaux, à un volume sonore limité et contrôlé à l’aide d’un sonomètre (maximum 55 décibels au niveau de la cage). Le déplacement et l’isolement des oiseaux lors des tests ainsi que leurs expériences lors des tests (environnement nouveau, manipulation pour l’immobilité tonique) sont également susceptibles de les perturber. Cependant ces tests seront de courtes durées (10 minutes maximum) et les animaux seront manipulés par des personnes expérimentées.

Devenir

La procédure n'impliquant pas d'effets portant à l'intégrité des individus, les oiseaux seront tous gardés en vie pour des études ultérieures.

Remplacement

Le projet consiste à observer le comportement d’animaux vivants libres de leurs mouvements et de leurs réactions, ce qui, par essence, exclut tout remplacement par des modèles autres que ces animaux.

Réduction

La taille de chaque traitement (N=32) tient compte de potentielles différentes de réponses comportementales des individus selon leur sexe. La caille japonaise présentant un sexe ratio généralement équilibré, un effet sexe pourra ainsi être testé (16 individus par sexe et par traitement) statistiquement, tout en tenant compte de la forte variabilité interindividuelle inhérente à l’expression comportementale.

Raffinement

Les oiseaux seront hébergés en groupe sociaux dans des cages aménagées de substrat (litière en copeaux de bois) permettant l’expression de bains de poussière. Les cailleteaux étant incapables de réguler leur température pendant les 11 premiers jours de vie, les cages seront équipées de chaufferettes pendant toute cette période. Un suivi de la localisation des cailleteaux sous et autour de la chaufferette permettra de moduler la température en fonction de leur besoin (la chaufferette pouvant être abaissée ou remontée pour adapter la température au sol). La manipulation des oiseaux sera limitée, de courte durée et réalisées par des personnes expérimentées. Les animaux seront soignés et observés tous les jours par un personnel expérimenté. La détection de tout changement de comportement conduira à isoler l'individu afin de l’observer de plus près et de le soigner si nécessaire, l’objectif étant de pouvoir le remettre dès que possible dans ses conditions de vie habituelles.

Choix des espèces

L’un des objectif du projet consiste à comparer l’influence de la musique sur les comportements sociaux chez différentes espèces ayant des capacités d’apprentissage vocal variables. Celles-ci sont connues pour être importantes ches les oscines et les psittacidés. De plus, plusieurs espèces de psittacidés, sont connues pour leur sensibilité à la musique. Au contraire, les capacités musicales semblent plus limitées d’après la littérature chez les gallinacés, dont font partie les cailles. Les cailles étant connues pour avoir des capacités d’apprentissage vocal limitées, nous nous attendons donc à observer chez elles un effet moins important de la musique que chez les espèces capables d’apprentissage vocal par imitation (comme les espèces étudiées par les partenaires du projet). Comparer ces différentes espèces permettra de tester l’hypothèse de l’apprentissage vocal comme prérequis à l’évolution de la musicalité et de mieux comprendre l’évolution de ce trait au cours de l’histoire du vivant. Les oiseaux seront utilisés à différents stades de leur développement depuis le jour de leur éclosion jusqu’à leur maturité sexuelle. Ce suivi permettra de mettre en évidence l’impact de nos traitements sur différentes caractéristiques comportementales qui sont exprimées à différents moments de la vie de l’oiseau.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
Poules : 15360
Souffrances
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▲ 15360
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Devenir
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 14110
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 1250

Chacun des 15 360 poulets reçoit, à son arrivée, une dose exacte de bactérie pathogène administrée par une sonde de gavage. Tous relèvent d'un niveau de souffrance modéré, avec pour effets attendus un retard de croissance, une boiterie notée au Gait Score et des fèces plus liquides. L'objet déclaré est de caler un modèle d'infection reproductible chez le poulet de chair à croissance rapide, afin d'y tester des additifs alimentaires censés remplacer les antibiotiques et améliorer les "performances zootechniques". 1 250 oiseaux sont tués pour des biopsies du foie, de la rate et de la moelle osseuse, et les 14 110 autres partent, à 32 jours, dans le circuit alimentaire humain.

Objectifs

L’objectif du projet est d’élaborer un modèle répétable d’inoculation d’une souche pathogène d’E. cecorum, afin d’en préciser et d’en mesurer les effets sur les poulets de chair. Le modèle d’inoculation doit permettre de tester des solutions alternatives à l’utilisation d’antibiotique, en favorisant l’intégrité intestinale dans le but de prévenir la translocation d’E. cecorum.

Bénéfices attendus

L’efficacité des additifs alimentaires apportés dans la ration des poulets de chair vis-à-vis des impacts des pathologies liées à E. cecorum sera évaluée par rapport au lot témoin. On attendons un effet positif sur : - Les performances zootechniques des animaux (poids moyen, gain moyen quotidien, consommation, journalière et l’indice de consommation) - La qualité de l’intégrité intestinale - La qualité du système locomoteur

Procédures

Durée prévue du protocole : 32 jours Mesures prévues : 0/ Les animaux seront infectés par voie orale, à la mise en place. Chaque animal sera inoculé par voie orale de façon individuelle par sonde de gavage, ainsi la quantité réelle administrée correspondra à la dose exacte de bactérie (et sera donc contrôlé et répétable). Soit 1 intervention de 3h en parallèle de la mise en place. 1/ Pesée (4 interventions de 2h) des animaux par case (64 animaux) le jour de leur arrivée, à 10 jours d’âge et 21 jours d’âge, et la veille de leur départ, afin d’établir pour chaque case le poids moyen des poulets, leur croissance et l’indice de consommation. Les éventuels morts seront ramassés chaque jour et pesés individuellement. Ils seront pris en compte dans le calcul des indices. 2/ Des écouvillons cloacaux à 0 et 5 jours d’âge (2 interventions de 2h) pour mesure la qualité d’infection. 3/ Des prélèvements de fèces à 10, 21 et 32 jours d’âge (3 interventions de 1h) : la boite est placée dans chaque case la veille de la récolte. Les fientes prélevées permettront de mesures des facteurs de l’intégrité intestinale. 4/ L’infection d’E. cecorum sera évaluée grâce à des biopsies au niveau du foie, de la rate, et de la moelle osseuse seront réalisées sur un total de 48 oiseaux, à 10 et 21 jours d’âge (2 interventions de 1h). Au total, il y aura 5 interventions à des âges différents, représentant 17h d'intervention : J0 : Pesée + Mise en place + Ecouvillons cloaquaux = 4h ; J5 : Ecouvillons cloaquaux = 2h ; J10 Pesée + Prélèvement fèces + Biopsies = 3h + 1h ; J21 : Pesée + Prélèvement fèces + Biopsies = 3h + 1h ; J32 : Pesée + Prélèvement fèces = 3h.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront montrer les effets indésirables suivants : un retard de croissance, une moindre mobilité des animaux (notation de boiterie via le Gait Score) et un aspect des fèces plus liquide.

Devenir

Procédure 1 : Nombre d'animaux qui seront autopsiés au total sur le projet : 1250 (à différents âges pour des biopsies). Nombre d'animaux gardés en vie (replacés afin d’être valorisés dans le circuit alimentaire humain, étant conforme au paquet hygiène ) : 14110.

Remplacement

Avant de tester un additif sur poulet, des simulations informatiques seront testées afin de mettre en place seulement celles intéressantes nutritivement. De plus, avant de mettre en place des études sur poulets nous travaillons avec des modèles in vitro (analyses en laboratoire) permettant de vérifier l’efficacité de nouvelles plantes, additifs ou matières premières. Seuls ceux efficaces après ces premiers tests seront testés in vivo, afin d’observer leur appétence et leur effet sur les performances et l’immunité des animaux. De plus, compte tenu de notre expérience d’essai (plus de 20 ans de données dans nos fermes de recherche zootechniques), nous avons accès à une très grande quantité de données. Toutes ces data nous permettent de réaliser des tests statistiques avant chaque essai, pour valider que nous aurons une probabilité importante d’obtenir des résultats significatifs avec le plus faible nombre d’animaux possible.

Réduction

Nous utilisons au total 15 360 poulets sur ce projet. L'utilisation d'animaux homogènes sur les plans biologiques et sanitaire, nous permet de réduire la variabilité d'un individu à l'autre et donc d’obtenir un nombre minimum d’individus par lot. Le nombre d’animaux a été déterminé par une approche statistique.

Raffinement

Les poulets seront élevées dans le respect de la réglementation : logées sur aire avec copeaux et auront constamment accès à une eau propre ainsi qu’à l’aliment. Ils vivront en groupe et ne seront pas isolées. La surveillance des animaux se déroulera de manière très rapprochée puisque des prélèvements sont prévus toutes les semaines et une surveillance quotidienne sera faite par l’animalier.

Choix des espèces

Les infections à Enterococcus cecorum provoquent spécifiquement chez le poulet (Gallus gallus) des problèmes locomoteurs associés à une altération du bien être animal, et une baisse des performances zootechniques. Les poulets utilisés auront de 1 à 32 jours d’âge, soit la durée classique d’élevage d’une poulet de chair standard.