Oiseaux
Combinaison de plusieurs leviers physiologiques et métaboliques pour induire un engraissement spontané du foie : quelle réponse selon le génotype et le sexe des canards ?
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Obtenir un foie gras sans gavage : 600 canards de trois génotypes vont être utilisés, tous abattus à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. De l'éclosion à dix-sept semaines, ils subissent six heures par jour à dix degrés sous leur optimum thermique, des variations d'éclairage, deux semaines de restriction alimentaire à -25 %, puis une remise à volonté destinée à les faire manger au-delà de leur besoin. Vingt canards par groupe et par semaine sont saignés au sinus occipital pour doser un marqueur d'engraissement du foie, avant l'abattage et le prélèvement des tissus. Le porteur situe la recherche dans "un contexte d'intensification du questionnement sociétal relatif au bien-être animal" et juge "nécessaire" de porter l'effort sur le canard, l'oie ne représentant que 2 % de la production française.
Objectifs
Aujourd’hui, la production de foie gras repose sur le gavage des animaux. Dans un contexte d’intensification du questionnement sociétal relatif au bien-être animal, des recherches ont été entreprises sur des méthodes alternatives à cette pratique pour la production de foie engraissé. Les premiers travaux concluants ont été réalisés sur l’oie mais celle-ci ne représente que 2 % de la production française de foie gras. Il est donc nécessaire à présent de concentrer les efforts de recherche sur le canard. L’objectif du présent projet est d’utiliser plusieurs leviers physiologiques et métaboliques susceptibles d’induire un engraissement hépatique en les mettant en œuvre de façon précoce, dès le développement embryonnaire, de façon à bénéficier des périodes où l’oiseau présente une grande plasticité d’adaptation métabolique et physiologique et de les tester chez trois génotypes de canards (Barbarie, mulard et Pékin) et les deux sexes. Le canard mulard résulte du croisement d’un mâle Barbarie avec une femelle Pékin. Ces trois génotypes de canard ne présentent pas la même sensibilité aux variations de la photopériode et de la température, la même vitesse de croissance, le même comportement alimentaire, ni la même aptitude à la production de foie gras lorsqu’ils sont gavés. Ce projet a pour objectif d’explorer la réponse de ces génotypes face à une combinaison de différentes modalités de stimulation du développement des organes digestifs, de l’hyperphagie (surconsommation spontanée d’aliment) et/ou de la capacité de synthèse et de stockage des lipides par le foie. En conditions standards d’élevage, la capacité d’engraissement corporel global des femelles est en général supérieure à celle des mâles d’où l’intérêt d’étudier la réponse des canards des deux sexes. Les leviers testés seront l’exposition à une baisse de température au cours de la dernière phase de développement embryonnaire et de la croissance, la composition (ratio énergie/protéines, teneurs en fibres et antioxydants) et les modalités de distribution de l’aliment (durée et fréquence des repas, restriction suivie d’un apport à volonté), la durée et l’intensité de l’éclairage.
Bénéfices attendus
Sur le plan scientifique, ce projet mettra à profit les connaissances récemment acquises sur la programmation thermique embryonnaire et post-éclosion des oiseaux (poulets, canards) et devrait permettre d’enrichir celles portant sur le métabolisme des lipides du canard en croissance et la régulation de son ingéré alimentaire sous l’effet conjugué de différents facteurs, la photopériode (durée et intensité d’éclairage), les modalités de distribution de l’aliment (durée et fréquence des repas, restriction, distribution à volonté) et la composition de l’aliment (ratio énergie/protéines, teneurs en fibres et antioxydants). Ce projet permettra aussi d’enrichir les connaissances sur le comportement alimentaire du canard. L’objectif de ce projet est de chercher une alternative à l’alimentation forcée représentée par l’acte de gavage pour l’obtention d’un foie engraissé. Si la combinaison des leviers précités permet d’atteindre cet objectif, il représentera un changement évident de pratique d’élevage. Il s’agira ensuite de la valider et de l’optimiser puis d’évaluer son impact sur les aspects environnementaux, économiques et sociétaux. Les résultats de ce projet permettront aussi d’ouvrir un large champ d’investigation pour décortiquer les mécanismes comportementaux, physiologiques et métaboliques mis en œuvre chez les animaux aux différents stades de leur croissance et de la phase d’engraissement du foie.
Procédures
A l’éclosion, les canetons seront sexés, pesés et leur aspect visuel et leur vivacité seront évalués. Au cours de la croissance, les canards seront pesés en semaines 1, 2, 4, 6, 8, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16 et 17. Une prise de sang au sinus occipital sera réalisée sur 20 canards vigiles par groupe et par semaine d’abattage lors de la période d’alimentation à volonté de S13 à S17 soit un total de 600 canards. Cela nous permettra de déterminer la concentration plasmatique en chémerine, un marqueur de l’engraissement du foie et de vérifier que ce marqueur reste robuste même si l’engraissement du foie est éventuellement plus modéré que celui obtenu par gavage. Ces canards seront abattus pour évaluer leur composition corporelle et prélever des échantillons de différents tissus. De J1 à J70, les canards seront exposés à une diminution temporaire quotidienne (6h/24h) de la température ambiante de 10°C par rapport à leur optimum thermique, à des variations de l’intensité lumineuse (40-50 lux pendant les repas et 5-10 lux entre les repas) et de la durée d’éclairage (diminution de 24h à 16h d’éclairage de J1 à J21 puis de 16h à 8h de J70 à J78 et augmentation de 8h à 16h à J85) à une restriction alimentaire de -25% par rapport à l’ingéré à volonté de J70 à J84 suivie par une distribution à volonté de l’aliment de J85 à J119.
Impact sur les animaux
L’exposition à une baisse de la température de 10°C pendant 6 h/24 h pourra induire un inconfort thermique en particulier au cours de la première semaine d’élevage (exposition à 20°C au lieu de 30°C), mais dès l’éclosion, les canetons sont capables de maintenir leur température corporelle lorsque la température ambiante ne descend pas au dessous de 20°C. Ce seuil de température ambiante au-dessus duquel les canards sont capables de maintenir leur température corporelle diminue progressivement avec l’âge et la température dans le bâtiment d'élevage diminue également. Les canetons seront élevés en groupe et sur des copeaux de bois qui apportent un confort thermique lorsque les animaux sont couchés. La phase de restriction alimentaire pourra induire une frustration des animaux. L’apport de fibres dans l’aliment et la mise à disposition de grit (mélange de graviers et de coquilles broyées) et de bottes de pailles sur le sol ont pour objectif de ralentir le transit digestif et de favoriser le comportement exploratoire des canards et donc de réduire leur nervosité éventuelle. La diminution de l’intensité lumineuse favorisera aussi une ambiance calme dans le bâtiment. Le prélèvement de sang peut engendrer une réaction de stress lors de la contention et l’animal peut ressentir une douleur modérée lors de la piqûre. Le diamètre des aiguilles qui seront utilisées pour les prélèvements de sang sera adapté au gabarit de l’animal. Il n’y a pas en principe de saignement post-prélèvement et la cicatrisation est très rapide. La prise de sang est réalisée avec du matériel stérile dans un environnement propre pour limiter le risque d’infection.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en respectant la règlementation en vigueur (abattage dans des abattoirs agréés) pour évaluer leur composition corporelle, l’engraissement du foie et prélever des échantillons de différents tissus.
Remplacement
Etant donné que cette étude porte sur les alternatives au gavage du canard en utilisant différents leviers physiologiques et métaboliques, l’utilisation de l’animal ne peut pas être remplacée par un modèle d’étude in vitro ou in silico.
Réduction
L’effectif total d’animaux mis en procédure dans cette étude est 600. La concentration du plasma en chémerine (une hormone marqueur de l’engraissement du foie) sera déterminée sur 20 canards par sexe et par génotype qui seront abattus chaque semaine au cours de la dernière période d’élevage (S13-S17) lors de l’alimentation à volonté. Les paramètres de composition corporelle et d’expression tissulaire de la chémerine seront mesurés sur 20 canards par sexe et par génotype. Ces effectifs sont suffisants pour mettre en évidence un effet significatif des conditions d’élevage au regard de l’expérience acquise sur des études précédentes concernant ces différents paramètres.
Raffinement
Les animaux seront élevés en groupe et au sol sur une litière de copeaux de bois dans un bâtiment d’élevage standard. Ils disposeront de mangeoires circulaires pour la première semaine afin de permettre un accès plus facile à l’aliment puis ensuite de mangeoires linéaires qui sont plus hautes pour éviter le gaspillage alimentaire. L’accès à l’eau sera effectué avec des abreuvoirs en cloche. En dehors des repas, l’intensité lumineuse sera réduite à 5-10 lux pour limiter la nervosité des animaux. Le milieu sera enrichi avec des bottes de paille permettant aux animaux d’exercer une activité exploratoire en particulier lors de la période de restriction alimentaire. Les effets des conditions d’élevage sur le comportement et l’activité des animaux seront évalués à 35 jours pour la phase de croissance, à 85 jours pour la phase de restriction alimentaire et à 105 jours pour la phase d’alimentation à volonté à l’aide d’une méthode d’évaluation du bien-être. Cette méthode comporte 3 étapes : un questionnaire regroupant tous les indicateurs de moyens, qui sont liés à l’environnement de l’animal, des mesures de comportement sur un échantillonnage d’animaux et des informations sanitaires. Le comportement des animaux sera suivi quotidiennement afin de détecter tout risque de souffrance ou de mal-être. Une grille d'évaluation (indicateurs physiologiques, comportementaux et d'état corporel) sera mise en place afin d'assurer un suivi quotidien et de détecter précocement toute altération du bien-être des animaux. Toute manifestation de symptômes comportementaux persistants définis par un point limite (animal blessé et/ou prostré plus de 24 h et ayant cessé de s’alimenter et de s’abreuver) entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation pour un placement en infirmerie ou une mise à mort selon l’état corporel de l’animal.
Choix des espèces
L’objectif de ce projet est de tester une combinaison de leviers physiologiques et métaboliques susceptibles d’induire un engraissement du foie chez le canard en croissance. Il n’existe pas de modèle mathématique ni de test in vitro permettant d’atteindre cet objectif. La possibilité d’expérimenter chez l’animal cible du projet (canard) est la plus adaptée. Le canard mulard résulte du croisement d’un mâle Barbarie avec une femelle Pékin. Ces trois génotypes de canard ne présentent pas la même sensibilité aux variations de la photopériode et de la température, la même vitesse de croissance, le même comportement alimentaire, ni la même aptitude à la production de foie gras lorsqu’ils sont gavés. Ce projet a pour objectif d’explorer la réponse de ces génotypes face à une combinaison de différentes modalités de stimulation du développement des organes digestifs, de l’hyperphagie (surconsommation spontanée d’aliment) et de la capacité de synthèse et de stockage des lipides par le foie. Nous élèverons les canards de l’éclosion jusqu’à l’âge de 13 à 17 semaines correspondant à la période de distribution à volonté de l’aliment afin de suivre l'évolution hebdomadaire de l’engraissement du foie. Pour stimuler la surconsommation d’aliment et donc la synthèse de lipides par le foie, les canards vont être soumis au préalable à une période de restriction alimentaire pendant les semaines 11 et 12. Cette restriction alimentaire ne peut pas intervenir trop tôt dans la croissance des animaux afin d’éviter un impact à long terme sur leur développement corporel.
Formation des techniciens aux injections et prélèvements
- Formation professionnelle
Moutons : 10
Poules : 10
Dindes : 10
Autres oiseaux : 10
Dix chevaux, dix moutons, dix poules, dix dindes et dix autres oiseaux sont utilisés pour entraîner des techniciens aux piqûres, aux prélèvements de sang et à la mise à mort, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chaque animal peut recevoir deux à trois injections d'eau physiologique de trois à dix secondes, et des prélèvements de cinq millilitres. Le porteur affirme que la formation sur animaux est "indispensable" à la qualification du personnel et qu'il n'existe pas de mannequin en plastique pour ces espèces. Les équidés, moutons, dindes et autres oiseaux sont pour moitié réutilisés et pour moitié proposés à l'adoption, les dix poules étant tuées par ponction cardiaque sous anesthésie.
Objectifs
Le projet consiste en la formation du personnel aux techniques standards de prélèvements de sang ou autre tissus, d’injections de substances et d’euthanasie chez le cheval, les mouton, les poules, les oies et les dindes. La formation sur animaux est indispensable pour la qualification du personnel (et son maintien) et la maitrise des gestes techniques afin de pouvoir observer que ceux-ci correspondent bien aux règles de l’art et qu’aucun impact clinique n’est constaté suite à la réalisation des gestes techniques.
Bénéfices attendus
Les bénéfices escomptés résident dans l’exécution appropriée de tous les gestes techniques sur animaux lors des études sur le site.
Procédures
Les animaux sont soumis à des prélèvements et ou à des injections. Une injection est réalisée en 3 à 10 secondes. Un animal peut être injecté 2 à 3 fois pour les besoins de la formation. Le produit utilisé est de l’eau physiologique stérile. Concernant les prélèvements, les volumes sont limités (5ml suffisent pour l’apprentissage). Le prélèvement dure de 5 à 30 secondes
Impact sur les animaux
Pas ou peu d’effets indésirables sont attendus. Les gestes techniques sont simples. Le compagnonnage permet de veiller à la bonne application des gestes.
Devenir
A l’issu d’un test, les animaux seront soit proposé à l’adoption, soit réutilisés pour le même projet ou un projet différent. Une évaluation vétérinaire est toujours associée à cette décision. Ce n’est toutefois pas le cas des poules qui sont euthanasié suite à la ponction cardiaque sous anesthésie générale
Remplacement
La formation théorique à l’aide de photos ou vidéos est toujours réalisée en première intention. Pour les espèces concernées par ce projet, il n’existe pas de modèles d’imitation en plastique pouvant être utiliser pour la formation pratique aux injections. Lorsqu’il est incontournable d’utiliser des animaux vivants, le nombre est minimisé au maximum afin de garantir la maîtrise du geste par le technicien. Tous les gestes techniques ont été revus et sont approuvés par la SBEA. Un travail de veille (via la bibliographie et la participation à des évènements extérieurs tel que des congrès) est réalisé afin de faire évoluer les techniques et intégrer des techniques de remplacement.
Réduction
Dès que possible, la réévaluation ou la qualification aux gestes techniques s’effectue directement lors du test afin d’éviter de commander des animaux spécifiquement pour la formation. Le nombre d’animaux impliqué dans ce projet de formation est estimé à 2 animaux de chaque espèce concernée sur le site par an. Aucune statistique n’est nécessaire dans le cadre de ce projet.
Raffinement
Le geste technique est réalisé par la personne formée en présence d’un compagnon qui peut mettre fin au geste en cas d’échec. L’expérience passée lors des séances de formation antérieure à cette demande, permet d’être confiant sur la méthode. Il n’y a jamais eu d’échec lors de la formation. Les injections sont réalisées avec de l’eau Physiologique. Le stress durant l’hébergement est limité par l’hébergement en groupe des animaux et l’enrichissement de leur environnement. Les protocoles de prélèvements terminaux sont classés « sans réveil ». La souffrance est réduite par le recours à l’anesthésie : c’est le cas pour les injections et les ponctions intracardiaques. Les animaux sont systématiquement prélevés dans des installations séparées des zones d’hébergement. Une récompense alimentaire est prévue après chaque geste technique et lors de mouvements d’animaux. Les principaux points limites induisant la reprise en main par le formateur sont : Pour les gestes sur animaux vigiles, l’apparition: - d’un mouvement de l’animal - d’un saignement - d’agressivité envers l’opérateur Pour les gestes sur animaux anesthésiés, l’apparition : - d’un saignement -d’une apnée
Choix des espèces
La formation du personnel doit prendre en compte toutes les espèces sur lesquelles il pourra être amené à réaliser des gestes techniques. Ces espèces sont définies et justifiées dans les projets d’expérimentation de notre site. Les animaux utilisés sont au même stade de développement que celui auquel ils sont utilisés dans les différentes études du site. Les animaux sont donc généralement utilisés sevrés
Suivi de la population de pigeons bisets à Paris : marquages et télémétrie
- Conservation des espèces
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Tous relâchés à l'issue, 630 pigeons bisets sont capturés, bagués, pesés, mesurés et soumis à des prises de sang, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Une partie passe quatre à cinq mois en volière, avec six prises de sang et un harnais GPS porté quatre mois, le reste étant manipulé puis relâché sur le lieu de capture. Le porteur indique renoncer à toute anesthésie et à toute analgésie pour éviter d'altérer le comportement, et décrit un stress temporaire "sans aucune conséquence indésirable", qu'il appuie sur le retour à des comportements normaux d'alimentation et de toilettage. L'objet déclaré, mesurer l'effet des canicules urbaines sur la survie et la reproduction, sert aussi les plans d'action des collectivités pour la biodiversité urbaine.
Objectifs
Nos travaux de recherche appartiennent au champ disciplinaire de l'écologie, qui peut se définir comme l'étude scientifique des relations entre les organismes vivants et leur milieu. Ils portent sur l'étude de la variabilité naturelle des paramètres morphologiques et physiologiques et des comportements chez les espèces animales évoluant en milieu urbain, et donc soumises à de fortes pressions anthropiques. Plus particulièrement, nous nous demandons comment les canicules induisent des modifications du comportement. Si ces modifications ne sont pas assez efficaces pour moduler les contraintes des canicules sur la physiologie, nous nous attendons à observer des variations dans les taux de survie et de reproduction des individus. Dans ce projet, nous voulons baguer des pigeons bisets à des fins de reconnaissance individuelle afin de pouvoir évaluer la démographie de la population et les taux de survie et de reproduction. En parallèle, nous souhaitons équiper un sous-échantillon de ces individus avec des GPSs pour suivre leur comportement. Pour se faire, nous voulons tester la tolérance des individus à des harnais GPSs en volières et vérifier sur une journée que l'équipement de pigeons en ville permet bien de collecter des données.
Bénéfices attendus
Les résultats de ces différents travaux permettront de mieux comprendre les mécanismes de réponses des pigeons, et des oiseaux de manière plus générale, aux contraintes des canicules en milieu urbain. Ces informations sont importantes pour les prédictions des effets des changements climatiques sur la biodiversité. Ces données intéressent également les collectivités territoriales dans leurs plans d'action pour la biodiversité urbaine et sa cohabitation avec l'humain.
Procédures
Dans le cadre du test de tolérance des pigeons aux harnais GPS, un lot d'animaux sera capturé et hébergé pendant 4-5 mois en volières. Ils seront soumis vigiles à diverses mesures de masse, taille et couleur, à des tests de réponse immunitaire et à un baguage (5 min par individu), 6 prises de sang seront répartis sur 5 mois pour déterminer le sexe des individus et la concentration de leurs hormones de stress (5min par individu par mois), une pesée hebdomadaire (1 min par individu par semaine). La moitié d'entre eux sera équipé d'un harnais GPS (10 min par individu) qui sera retirée après 4 mois. Pour compléter cette procédure et vérifier que le système GPS fonctionne en conditions naturelles un autre lot de pigeons sera équipé de GPS à l'aide d'un harnais après mesures et une prise de sang (10-15 minutes de manipulation au total, 48h avec le GPS au maximum). Pour les animaux du suivi populationnel : 500 individus vigiles seront soumis à une contention avec prise de sang, baguage, pesée et mesures (5 à 10 minutes par individu). 100 parmi eux seront équipés d'un harnais GPS (5 minutes par individs). Tous les individus seront relâchés sur le lieu de capture à la fin des procédures.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur les animaux impliquent très majoritairement du stress et de la détresse lors de la capture et des manipulations, notamment lors de la prise de sang, de l'injection pour le test de la réponse immunitaire et la pose du harnais GPS. Ce stress est temporaire et n'a aucune conséquence indésirable sur les individus qui retrouvent des comportements sociaux, de toilettage et d'alimentation normaux lors du retour en volière (dans laquelle ils présentent une courbe de suivi de masse normale) ou du relâché en milieu naturel.
Devenir
Nos procédures sont peu invasives et tous les animaux seront relâchés à l'issue des manipulations / expérience. En milieu naturel les individus manipulés s'envolent et vont se nourrir très rapidement après le relâché et les individus utilisés en volière sont regulièrement revus en milieu naturel les animaux suivant le protocole ce qui nous indique que nos protocoles n'excluent pas un relâché.
Remplacement
Afin d'atteindre les objectifs scientifiques qui se focalisent sur une population de vertébrés en conditions naturelles, le recours à des animaux est nécessaire et il n'est pas possible aujourd'hui de les remplacer. Des organismes qui ne rentrent pas dans les limites taxonomiques de la législation sur l'expérimentation animale (comme les insectes ou les mollusques) ne présentent pas la même écologie et la même biologie. Ainsi, seuls des vertébrés sont endothermes ou possèdent des plumes, points essentiels de nos projets, ou réalisent des mouvements journaliers traçables en milieu urbain.
Réduction
Le nombre d'individus le plus bas possible est utilisé dans nos protocoles afin de permettre un compromis entre une limitation du nombre d'individus et permettre d'identifier des effets en réponse à nos manipulation ss'ils existent. Lorsque cela a été possible, nous avons estimé le nombre minimum d'individus nécessaires à l'aide d'outils statistiques. Au total le projet inclue 630 pigeons.
Raffinement
Toutes nos procédures sont légères en terme de stress et de souffrance infligée à l'animal. De plus, les pigeons bisets sont très tolérants à la capture et à l'hébergement. L'utilisation de tissu pour les couvrir est efficace pour les calmer car nos procédures sont réalisés sur animaux vigiles. Nous n'utilisons pas d'anesthésiant ou d'analgésiant afin d'éviter les effets néfastes sur le comportement. Les procédures les plus stressantes (prise de sang) sont le plus espacées possible. Les individus seront vus tous les jours afin d'identifier tout animal en mauvaise santé ou en condition de stress intense afin de le sortir des conditions expérimentales. En milieu naturel, tout animal déjà blessé ou qui semble en mauvaise santé sera relâché dans qu'aucun gestion autre que du baguage et éventuellement des mesures morphométriques (masse) ne soient réalisées. En volière, des comportements anormaux (stéréotypés, surtoilettage), une blessure, ou une perte de masse trop importante impliquera la sortie d'un individu de la procédure, sa mise en quarantaine et le contact du vétérinaire pour les soins ou l'euthanasie. Les volières correspondent aux critères définis pour l’élevage du pigeon biset. Chaque volière accueillera un maximum de 12 individus et a une surface au sol supérieure à la surface recommandée. De plus, les volières permettent aux individus d’effectuer de brefs vols. Par ailleurs, chaque compartiment est enrichi de nichoirs, de perchoirs en bambou, d'un mangeoire, d'un abreuvoir d’eau et d'une baignoire de faible profondeur. Tous ces enrichissements permettent de réduire le stress de la captivité pendant tout le protocole. L'équipe technique et scientifique a l'expérience du travail sur cette espèce.
Choix des espèces
Le pigeon biset Columba livia apparaît comme étant un modèle animal idéal pour étudier les mécanismes écologiques et évolutifs en milieu urbain. En effet, c’est un oiseau issu d’élevage domestique relâché par l’homme par le passé qui s’est installé dans les zones urbaines et qui est, a priori, soumis à de fortes pressions évolutives. De part ses grandes facilités d’adaptation, il constitue le modèle vertébré « sauvage » le plus répandu en zone urbaine.Elle est également appropriée pour l'étude de l'effet des fortes chaleurs urbaines car soumises aux îlots de chaleur urbains partout dans le monde et présentant des morphes différents, impliquant des réponses à la température différente. Par ailleurs, cette espèce est très répandue et ne constitue pas une espèce menacée d’extinction. Les pigeons échantillonnés et prélevés en milieu naturel seront tous adultes (plus de 8 mois) reconnus sur la base de leur morphologie. Des pigeons plus jeunes ont des taux de mortalité plus élevés à court terme, il est donc possible qu'ils meurent rapidement après baguage ou équipement GPS. De plus ils sont plus sensibles au stress, notre impact serait plus grand si nous les manipulions. Enfin, ils sont trop petits pour être équipés de harnais GPS.
Effets sublétaux des produits phytosanitaires sur les passereaux au sein d’un agrosystème
- Protection de l’environnement
Tous relâchés sur leur site de capture, 2 400 passereaux sauvages de onze espèces sont pris au filet et maintenus jusqu'à cinq minutes en main, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Sur cinq ans, 1 320 adultes et 660 jeunes à l'envol subissent un prélèvement sanguin, 200 oiseaux un lavement cloacal et 220 mâles un massage cloacal pour récupérer leur sperme, tous ces gestes étant pratiqués sur animaux vigiles. Le porteur nomme les espèces concernées, du rouge-gorge familier à la mésange charbonnière, et retient les plus grosses pour pouvoir prélever du sang sans dommage. Il présente lui-même l'effectif de 2 400 comme un maximum qui ne sera pas atteint, et admet que la comparaison entre espèces resterait valable "avec seulement quelques individus".
Objectifs
Depuis plusieurs décennies, l’utilisation massive et croissante de pesticides de synthèse dans l’agriculture conventionnelle a permis une augmentation considérable des rendements agricoles mais elle a également eu des effets sur la biodiversité et notamment sur les populations d’oiseaux, même si la magnitude de ceux-ci reste l’objet de controverses. La conversion à l’Agriculture Biologique, dans le cadre de la politique agricole commune et soutenue par l’État français, permet de proposer un ensemble de mesures permettant la restauration des écosystèmes agricoles et ainsi de promouvoir la biodiversité. A ce jour, beaucoup d’études se sont intéressées à la comparaison entre l’agriculture conventionnelle et agriculture biologique avec pour résultats principaux que les densités et abondances des espèces et des individus sont plus importantes dans les paysages en agriculture biologique. En revanche, un effet positif sur la dynamique des populations évoluant en agriculture biologique, reste encore à démontrer, d’autant qu’identifier les processus et mécanismes impliqués reste aussi à l’ordre du jour. Une des hypothèses principales serait le relâchement de la pression en produits phytosanitaires en agriculture biologique, dont les impacts négatifs sur la dynamique des populations concerneraient avant tout les effets sublétaux. L’objectif de ce projet est d’apporter des connaissances cruciales au regard des effets sublétaux (c'est à dire des effets n'entrainant pas directement la mort de l'individu mais une dégradation de son état de santé général) de l’agriculture conventionnelle par rapport à l'agriculture biologique, sur différentes espèces de passereaux nichant dans les haies au sein de ces agrosystèmes, en comparant en conditions naturelles et à l’échelle d’un vaste territoire agricole, plusieurs marqueurs de la « santé » des oiseaux.
Bénéfices attendus
Le bénéfice principal attendu de ce projet sera de comprendre comment l’agriculture biologique peut être un levier pour préserver la biodiversité aviaire en diminuant l’exposition aux pesticides des individus et si l’état de santé des oiseaux et de leurs populations s’améliorent par rapport à des paysages dominés par l’agriculture conventionnelle.
Procédures
Les animaux seront capturés dans la nature et différentes mesures seront réalisées. Ces mesures sont des mesures classiquement réalisées sur les oiseaux dans les programmes de recherche in natura. Tous les animaux subiront 1 capture et 1 contention d'une durée maximale de 5 minutes. Durant la contention et pour les 5 années du programme, 1320 oiseaux adultes et 660 jeunes à l'envol subiront un prélèvement de sang sans effraction (durée de moins de 1 minutes), 200 oiseaux subiront un lavement cloacal (durée de 1 minute) et 220 mâles subiront un massage cloacal (durée de 1 minute) pour récupération du sperme. Tous ces gestes (prélèvement de sang, lavement et massage) seront réalisés sur les animaux vigiles. Chaque animal ne subira qu'un seul acte par an. Si un individu est recapturé pendant deux années consécutives, il pourra alors rentrer dans deux procédures différentes (une procédure par an). S’il est recapturé une troisième année, il ne subira pas de nouvelle procédure.
Impact sur les animaux
1) Tout d’abord, il y aura un stress léger lié à la capture. En effet, la capture par des filets maillants est la procédure habituelle pour capturer des passereaux et n’engendre pas de traumatisme ni de mortalité quand elle est réalisée dans des conditions météorologiques favorables. 2) Il y aura ensuite un stress léger lié à la contention des oiseaux pendant les mesures (mesures de comportement, mesures morphométriques, mesure du parasitisme) qui durera moins de 5 minutes. 3) En fonction des procédures, il pourra y avoir une gêne légère et passagère lors du lavement cloacal, du prélèvement de sperme et lors de la prise de quelques microlitres de sang sans effraction. Chacun de ces gestes (lavement, sperme et sang) durera moins d'une minute (compris dans les 5 minutes).
Devenir
Tous les individus seront relachés sur le site de capture après les manipulations et chaque individu ne subira qu'une seule procédure par an. Si un individu est recapturé une seconde année, il rentrera dans une nouvelle procédure. Si il est recapturé une troisième année, il ne rentrera pas dans une nouvelle procédure. Chaque individu subira alors deux gestes aux maximum.
Remplacement
S’agissant de suivi populationnel pour comprendre des mécanismes complexes en milieu naturel, il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico permettant de remplacer les animaux vivants.
Réduction
Le nombre d'individus pour chaque procédure est réduit à son maximum et est celui qui permettra de réaliser des analyses statistiques avec une puissance suffisante pour détecter des effets sublétaux qui sont par définition subtils à mettre en évidence. Comme notre projet se focalisera sur 11 espèces différentes afin de pouvoir relier l'écologie de l'espèce à l'exposition aux pesticides, il faut un nombre suffisant d'individus capturés dans les 2 modes d'agriculture (biologique et conventionnelle). Nous voulons également déterminer si le sexe des individus adultes peut jouer un rôle sur les conséquences de l’exposition aux pesticides. 10 individus par sexe, espèce et paramètre seront nécessaires pour obtenir des résultats robustes. Un individu ne rentrera que dans une seule procédure dans la même année mais pourra rentrer dans deux procédures différentes sur deux années différentes. Au total, des prélèvements et des mesures seront réalisés sur 2400 animaux sur les 5 ans du projet. Ce nombre doit être considéré comme un maximum car (i) il est certain que nous ne pourrons pas atteindre 20 individus pour chaque espèce pour chaque procédure et (ii) que certains individus seront recapturés plusieurs années et donc rentreront dans deux procédures différentes, même si ce nombre de recapture devrait être relativement faible. Des modèles statistiques adaptés (modèle linéaire généralisé avec effets mixtes) seront utilisés afin de pouvoir détecter les effets des produits phytosanitaires sur l'état de santé des oiseaux. Même si nous n’atteignons pas ce nombre, les résultats ne seront absolument pas remis en cause car une analyse interspécifique (comparaison des effets entre espèces en lien avec leur écologie) pourra être réaliser avec seulement quelques individus et elle restera parfaitement valable. En revanche, les analyses intraspécifiques seront réalisées que pour les espèces où nous aurons un nombre suffisant d’individus.
Raffinement
L’ensemble des manipulations est réalisé dans le respect de l’animal aussi bien pour les adultes que les jeunes à l'envol. Les manipulations sont faites de façon à minimiser le stress, dans un temps limité et toujours à proximité du site de capture. Les oiseaux seront relâchés sur le site précis de capture. Les expérimentations sont réalisées avec des conditions météorologiques optimales (température supérieure à 10°C, absence de pluie et de vent) afin de minimiser le stress et l'impact de la manipulation. Les manipulations seront réalisées par des personnes expérimentées uniquement et des points limites stricts ont été déterminés afin de préserver le bien-être de l'animal pendant la durée de la capture. Les manipulations seront réalisées dans le respect du protocole sanitaire. Le matériel de prélèvement sera stérile et à usage unique. En cas de stress marqué, l'expérience sera immédiatement arrêtée et l'animal sera isolé dans son sac jusqu'à retour au calme avant d’être relâché. Les individus recapturés sur deux années différentes rentreront dans deux procédures différentes. Les sacs seront nettoyés entre chaque session.
Choix des espèces
Les passereaux sont un modèle parfaitement adapté à notre questionnement puisque pendant la période de reproduction, ils restent à proximité de la haie où ils nidifient (dans un rayon de 150 mètres pour la plupart des espèces) nous permettant ainsi d'être certains que les individus seront confrontés à une exposition aux pesticides en agriculture conventionnelle. Les différentes espèces de notre projet seront les plus abondantes dans notre d’étude afin de disposer d'un échantillon statistique suffisant et ce seront les espèces les plus grosses nous permettant de pouvoir prendre un échantillon de sang sans dommage. Nous travaillerons sur 11 espèces : l'accenteur mouchet, le bruant zizi, la fauvette à tête noire, la fauvette grisette, l'hypolaïs polyglotte, le merle noir, la mésange charbonnière, le moineau domestique, le pinson des arbres, le rossignol philomèle et le rouge-gorge familier. Les études seront faites sur les adultes et sur les jeunes volants (c'est à dire les individus ayant quitté les nids et qui seront donc déjà autonomes au même titre que les adultes)
Impact d’une diète riche en glucose et en methylglyoxal sur la sénescence d’un oiseau captif
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Soumis à un régime enrichi en glucose ou en methylglyoxal et à des prises de sang répétées par ponction de la veine de l'aile, 90 diamants mandarins subissent des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le porteur indique attendre du traitement une accélération de leur vieillissement, et prévoit de les suivre jusqu'à leur mort, celle-ci pouvant être provoquée quand l'amaigrissement, la diarrhée ou l'état du plumage rendent leur état incompatible avec le maintien en captivité. Les oiseaux retenus ont déjà été utilisés dans des expériences antérieures sur le stress social ou les stratégies de reproduction, ce que le porteur présente comme une mesure de réduction. Il affirme qu'aucune alternative sur culture cellulaire n'existe et que "les études sur l'animal entier restent la seule alternative scientifique".
Objectifs
Ce projet fait partie des projets pluridisciplinaires mêlant approches biologiques et chimiques pour une meilleure compréhension des adaptations animales à leurs environnements. L’approche expérimentale décrite ci-dessous forme une tâche d'un programme de recherche plus global nommé « AGEs : résistances des oiseaux aux glycations », et ayant obtenu un financement international en 2021.
Bénéfices attendus
Meilleure compréhension du métabolisme des oiseaux (ici du glucose) associé à leur plus grande longévité. Test de causalité entre stress du glucose et durée de vie. Caractérisation potentielle de mécanismes protecteurs vis à vis d'une glycémie élevée. Pistes d'études futures chez les mammifères et l'Homme.
Procédures
Nous réaliserons les prélèvements répétés suivants : -Prise de sang : Les prises de sang se font en effectuant un petit trou avec une aiguille (0.45*12 mm) dans la veine alaire (oiseaux). Le sang sera récupéré dans un capillaire de 75 microlitres. La fréquence des prélèvements est de 10 jours pour l’expérimentation pilote et mensuelle ou trimestrielle pour l’expérimentation finale. Les prises de sang à jeun se feront au réveil, après retrait de la nourriture et de la boisson la veille au soir. Les oiseaux étant inactifs dans le noir, cela ne perturbera que peu leur cycle physiologique. Les prises de sang se feront selon un protocole déjà décrit. Nous effectuerons également un suivi mensuel de la biométrie des individus (mesures masse, oiseaux [longueur du tarse, longueur tête-bec] et trimestriel de leur taux métabolique (respirométrie indirecte sur la nuit).
Impact sur les animaux
Les nuisances potentielles pour les animaux soumis aux traitements glucose ou methylglyoxal sont une accélération du taux de vieillissement. Mais cette prédiction est basée sur l'idée que ceux-ci ne pourront montrer d'augmentation de leurs mécanismes putatifs de protections vis à vis du stress du glucose. Post-expérimentation : À l’issue de l’expérimentation pilote (45 j), une prise de sang spécifique sera effectuée et diluée dans un milieu de culture cellulaire, pour des essais de mesure des aberrations télomériques. Si cet essai est couronné de succès, cette mesure sera répétée au début et à la fin de l’expérimentation finale. Les oiseaux de l’expérimentation pilote seront aussi dans l’expérimentation finale (objectif éthique de réduction). Le but de celle-ci étant de suivre les animaux jusqu’à leur mort naturelle, les individus seront sacrifiés lorsque leur état sera jugé incompatible avec le maintien en captivité (voir procédure expérimentale). Conditions de captivité : Pour l'expérimnetation test, les diamants mandarins seront en cages standards (150 cm de long, 70 cm de large et 100 cm de hauteur) placées en extérieur (voir ci-après). Pour l'expérimentation ultime, les diamants mandarins seront maintenus dans des cages extérieurs qui font 400 cm de long, 400 cm de large et 215 cm de hauteur, permettant de larges vols. Nous maintiendrons les individus par groupes expérimentaux ad libitum, avec abris chauffés. Les animaux sont déjà acclimatés en élevage extérieur, et sont donc non-stressantes pour les individus. Le diamant mandarin étant une espèce sociale, les individus seront répartis soit par groupe de 3 (expérimentation pilote) ou de 15 (expérimentation finale).
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie (sauf détérioration drastique de leur état général, voir plus haut). Jusqu’à leur mort naturelle, qui pourra être induite si l’état général de l’animal le nécessite (e.g. amaigrissement marqué détecté par dynamique de masse ou réduction des muscles pectoraux (bréchet saillant), diarrhée, plumage mal entretenu, animal toujours au sol…). Le décision sera prise en accord avec la SBEA et le vétérinaire désigné.
Remplacement
Notre but est de mesurer les effets in vivo d’une diète enrichie en glucose ou en methylglyoxal sur la physiologie des individus, plus précisément les relations entre réactions de glycation et marqueurs pro-vieillissement. Il est donc nécessaire d’avoir recours à des animaux vivants pour mener ce projet à bien.Enfin, les expériences sur la résistance aux glycations nécessite une approche physiologique qui ne peut être réalisée que chez l’animal vivant, mais nous utiliserons des animaux issus de la population maintenue dans notre animalerie ou en provenance d’un laboratoire partenaire, tous ayant été déjà utilisés en partie dans des expériences passées sur l’évolution des stratégies de reproduction des 2 sexes utilisant une approche de génétique quantitative (oiseaux du laboratoire partenaire) ou sur l’effet du stress social sur le vieillissement (oiseaux de notre animalerie). Il n’existe aucune alternative sur culture cellulaire pour étudier les effets des glycations sur le vieillissement. Le vieillissement étant un phénomène multifactoriel, les études sur l’animal entier restent la seule alternative scientifique.
Réduction
Avant de mettre en place notre étude finale, nous effectuerons une courte étude pilote visant à évaluer sur un groupe restreint d’oiseaux (n=18) les effets plasmatiques de différentes doses de glucose et methylglyoxal. Une fois la dose expérimentale déterminée, le projet sera réalisé en accord avec la règle des 3R. Nous allons utiliser 72 individus supplémentaires (pour un total de 90 individus) répartis en 3 groupes de 30 individus chacun (Contrôle, glucose, Methylglyoxal), afin d’avoir une puissance de test statistique satisfaisante tout en réduisant le nombre d’animaux impliqués dans l’expérience ; en effet une partie des animaux (les 18 individus initiaux) sera utilisée à la fois dans l’étude pilote et l’étude finale.
Raffinement
Les volières extérieures sont suffisamment grande pour permettre un vol important des animaux, des interactions sociales nombreuses et une densité d'individus faible. Pour l’enrichissement des cages nous utiliserons des perchoirs et branchages naturels, et des abris chauffés.
Choix des espèces
1) Espèce largement utilisée en laboratoire dans des études en écologie et évolution et en biologie de la santé, notamment sur l’immunité ou l’étude des facteurs environnementaux modulant le stress oxydatif et le vieillissement. 2) Facilité de manipulation et de maintien en élevage de ce modèle. Les prises de sang de 75 microlitres peuvent être réalisées de manière peu ou non invasive (sans seringue, aiguille et récupération des gouttes de sang avec un capillaire). 3) Le responsable du projet a plus de 15 années d'expérience concernant l'utilisation de ce modèle pour la recherche en biologie évolutive. Nous utiliserons des animaux adultes âgés de 4-6 ans, c’est à dire relativement vieux (espérance de vie maximale en captivité 9 ans). Le but étant d’évaluer l’impact du traitement sur le taux de vieillissement sur 3-4 ans, l’utilisation d’adultes à mi-parcours de leur vie est une option clef.
Stress thermique : effets sur la physiologie et les trajectoires d’histoire de vie chez le diamant mandarin
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Pour mesurer les effets du réchauffement climatique sur le vieillissement, 80 diamants mandarins adultes sont exposés quatre heures à 30 puis 40 °C, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Chaque oiseau, qui pèse entre 14 et 20 grammes, subit quatre prises de sang de 75 microlitres, l'implantation d'une puce RFID sous la peau et des prélèvements de plumes. Aucun ne sera tué à l'issue, tous restent en élevage et pourront être réutilisés dans d'autres expériences. Le porteur écrit que le stress provoqué "n'est pas un effet indésirable mais l'effet désiré", et justifie le classement en gravité modérée par les 45 °C que l'espèce subit en Australie, alors que les oiseaux du projet vivent en captivité.
Objectifs
Le réchauffement climatique actuel entraîne un stress thermique chez les organismes vivants. L’augmentation future de la température va encore exacerber ce phénomène. L’objectif de ce projet est d’étudier les effets de ce stress thermique sur la reproduction et la physiologie chez une espèce d’oiseau qui est le diamant mandarin. En particulier, nous allons analyser le métabolisme, le vieillissement cellulaire et des régulateurs endocriniens comme la corticostérone qui est une hormone métabolique et marqueur de stress. Nous allons mimer en laboratoire les conditions du réchauffement climatique en provoquant un stress thermique. Le milieu sera enrichi grâce à un enrichissement structurel (balançoire, perchoirs, piscines) et un enrichissement alimentaire (millet, os de seiche) dans les volières. Étudier ces effets sur les mécanismes clés du vieillissement, ainsi que leurs conséquences sur la reproduction et la survie des individus pourrait nous aider à mieux prédire la dynamique des populations en réponse aux changements globaux.
Bénéfices attendus
Tester les conséquences du stress thermique sur la condition physique et les mécanismes physiologiques sous-jacents pourra permettre une meilleure modélisation des effets futurs du changement climatique sur la réponse adaptative des organismes vivants.
Procédures
#procédure 1 (abandonnée) : sur poussins La bioimpédance est mesurée de façon non-invasive en créant une tension aux bornes des électrodes placées sur le corps, ce qui permet de quantifier la quantité d’eau corporelle et la quantité de graisses. Ces mesures sont effectuées pour les poussins à J10, J30 et J100 et pour les adultes au moment de la mise en couple et quand les poussins ont 30 jours. Le suivi de la température interne se fera à l’aide pit-tags RFID sous-cutané (après désinfection à l’alcool dilué à 70%, injection à l’aide d’une seringue munie d’une aiguille stérile de 3,17 mm en sous-cutané interscapulaire). Cette opération est la même que le puçage des chats et chiens. Voici les durées de chaque geste cité qui seront réalisés sur animal vigile: prélèvement sang et insertion du pitTAG (30 s chacun), prélèvement de plumes (1s), analyse métabolique dans la chambre calorimétrique et mesure de la bioimpédance (20 mn chacun). Chez les poussins, des prélèvements sanguins seront effectués en cours de croissance (J7, 20 μl), en fin de croissance (J30, 100 μl), à moyen terme (J100, 100 μL), puis annuellement jusqu'à leur mort, pour mesurer les bio-marqueurs présentés ci-dessus ; le taux métabolique au repos mesuré sur une durée de 30 mn et la déshydratation seront également mesurés à ces moments-là. Les animaux adultes seront soumis à 4 prélèvements sanguins d’une durée de 30 secondes chacun réalisés sur animaux vigiles. #Avenant (procédure 2) : sur 80 adultes. Les individus seront exposés pendant 4h à 30°C et 40°C avec 30 jours de délais entre chaque exposition. Nous effectuerons 4 prises de sang (systématiquement 75µL prélevés) sur ces individus : une immédiatement après exposition à 30 et 40°C, et une 48h post-exposition, afin d'évaluer la capacité de récupération à un stress.
Impact sur les animaux
Les protocoles de stress thermique sont conçus pour engendrer une perturbation de l’homéostasie des animaux pouvant créer un inconfort, mais pas de douleur physique. Ils ont déjà été employés avec succès chez le modèle aviaire choisi, et ce à des stades équivalents. L’induction d’un ‘stress‘ modéré chez les animaux n’est pas un effet indésirable mais l’effet désiré dans le cadre de la question scientifique de ce projet. Nous considérons que le stress thermique est modéré car ce sont des animaux qui dans leur milieu naturel en Australie subissent des températures beaucoup plus élevées (jusqu’à 45 °C). C’est pour cette raison que nous avons classé cette procédure dans la catégorie «modéré». Si l’animal s’avère présenter un comportement particulier (inactivité), un aspect général modifié (plumes ébouriffées), une diarrhée ou une perte de 20% de son poids, il sera remis en conditions d’élevage contrôle (23°C) et ils seront soumis à un traitement en fonction des symptômes en accord avec une prescription du vétérinaire de référence.
Devenir
Les 80 adultes seront gardés en élevage et éventuellement réutilisés pour d’autres expériences.
Remplacement
Le projet vise à comprendre l’effet du stress thermique sur le vieillissement cellulaire et les mécanismes physiologiques/cellulaires sous-jacent. L’exposition à un environnement stressant engendre une multitude de bouleversements physiologiques qui implique différentes cellules et différents organes, mais également les communications inter-cellulaires et inter-organes, ce qui ne peut pas être reproduit via des approches substitutives disponibles à ce jour.
Réduction
Le nombre d’individus utilisé a été réduit au minimum nécessaire (20 nids/groupe) à l’obtention de résultats statistiquement appropriés aux objectifs. Cela est possible grâce à l’utilisation partielle d’un suivi longitudinal où chaque individu sera échantillonné (sang et plumes) avant d’entrer en procédure, ce qui permettra de corriger les données similaires obtenues post-traitement par la variabilité interindividuelle initiale.
Raffinement
Les différentes phases du protocole ont été conçues avec soin pour favoriser le bien-être des animaux expérimentaux aussi bien avant l’entrée en protocole, que pendant les procédures : - phase d’habituation dans de grandes volières extérieures. - enrichissement structurel (balançoire, perchoirs) et enrichissement alimentaire (millet, os de seiche) - Attention particulière portée à l’état du plumage et à la posture des oiseaux lors des visites quotidiennes (indicateurs majeurs du bien-être) - Écartement de la procédure d’un animal si signe de souffrance et/ou gain de masse < 20% du gain de masse du groupe contrôle (= points limites). A la sortie du traitement (exposition à 30 ou 40 °C), les individus seront directement placés dans leur cage avec eau à disposition ainsi qu’une piscine. Un suivi pendant 1h sera mis en place avec un observateur dans la pièce. Quelques gouttes d'eau seront immédiatement placées au bec des individus en cas de signes de détresse.
Choix des espèces
1) Espèce largement utilisée en laboratoire dans des études en écologie et évolution, notamment sur le vieillissement cellulaire et la physiologie, l’étude des compromis d’histoire de vie, le comportement social, la sélection sexuelle et les effets maternels. 2) Facilité de manipulation et de maintien en élevage de ces oiseaux. Les prises de sang de 100 µl peuvent être prélevées puisque les individus font 14-20g. Les animaux seront utilisés au stade adulte pour identifier les effets du stress thermique pendant la reproduction des parents des nids suivis, ainsi qu’au stade poussin pendant toute la croissance (jusqu’au J100) afin d’identifier les effets de ce stress pendant ce stade de vie.
Formation aux gestes médicaux vétérinaires chez les oiseaux basée sur le modèle de la Poule
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Deux prises de sang, deux cathéters posés dans les veines ulnaires, deux sondages du jabot et cinq rémiges primaires coupées sur chaque aile : chacune des 60 poules passe entre les mains de deux vétérinaires en formation, pour un peu plus de deux heures de gestes cumulés. Ces poules sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, que le porteur limite au stress de la première contention et à la douleur de l'injection de sédation, puis peuvent être adoptées. Sous sédation, elles subissent aussi des écouvillonnages, des rinçages nasaux et des bandages de l'aile, du corps et du pied. La formation vise des vétérinaires diplômés, pour qui la médecine des oiseaux est peu enseignée pendant le cursus. Le porteur retient la poule pour son "tempérament plus docile", sa grande taille et son incapacité à voler, qui réduit les risques de fuite.
Objectifs
L’objectif est la formation pratique de vétérinaires diplômés pour divers gestes médicaux cliniques vétérinaires chez les oiseaux en prenant la Poule comme modèle. Cette formation vise à renforcer les compétences techniques des vétérinaires dans la prise en charge des patients aviaires car ces compétences sont très peu abordées et pratiquées durant le cursus vétérinaire de formation initiale. Ceci vise donc à augmenter la qualité de soin pouvant être offerte pour les patients aviaires et augmenter le nombre de vétérinaires compétents pour la prise en charge de ces patients.
Bénéfices attendus
Acquisition par les participants des compétences nécessaires pour pratiquer les gestes cliniques de base en médecine aviaire dans leur pratique quotidienne de la médecine vétérinaire.
Procédures
Vigile, les animaux sont soumis à 2 contentions et 2 examens cliniques (1 par participant, 15 min pour chacun des 2 participants). Sous sédation, les animaux sont soumis à 2 prélèvements sanguins (1 par participant, 5 min pour chacun des 2 participants), 2 poses de cathéter IV aux veines ulnaires (1 par participant, 5 min pour chacun des 2 participants), 2 sondages du jabot à l’aide d’une sonde souple en caoutchouc (1 par participant, 2 min pour chacun des 2 participants), 2 écouvillonnages conjonctivaux, choanaux et cloacaux (1 de chaque par participant, 5 min pour chacun des 2 participants), 2 flush nasaux (1 par participant, 5 min pour chacun des 2 participants), 2 coupes de 5 rémiges primaires bilatéralement (un côté par participant, 7 min pour chacun des 2 participants), 2 bandages en huit + bandages de corps (un par participant, 10 min pour chacun des 2 participants), 2 bandages de pied (un par participant, 10 min pour chacun des 2 participants).
Impact sur les animaux
Aucun, si ce n'est le stress de la première contention et la douleur légère liée à la première injection pour la sédation.
Devenir
Les procédures prévues ne portent aucune conséquence à la santé future des animaux. A la fin de la sédation, les animaux peuvent donc être adoptés.
Remplacement
Tous les gestes techniques pouvant être réalisés sur des cadavres (ex : cathétérisation intra-osseuse, intubation, taille de bec et de griffe) le seront lors d’une autre formation pratique sur cadavre. Ne sont conservés ici que les gestes techniques pour lesquels l’animal vivant est absolument nécessaire (impossibilité de ponction veineuse ou de cathétérisation intra-veineuse en l’absence de flux sanguin par exemple).
Réduction
Il est choisi d’utiliser une seule poule pour deux participants pour limiter le nombre d’animaux nécessaire. Ce chiffre semble le minimum pour que la qualité de l'apprentissage soit suffisante. Aucune analyse statistique n'est nécessaire.
Raffinement
La douleur, le stress et le risque de lésion sont réduits au maximum grâce à un encadrement de qualité, tourné vers l’accompagnement des participants et le respect des animaux, et au fait que les gestes techniques stressants ou nécessitant une contention manuelle ferme et/ou pouvant induire une légère douleur sont réalisés sous sédation (tranquillisation et analgésie). Les protocoles d’analgésie et d’anesthésie sont optimisés pour les gestes réalisés. L’accent est mis tout au long du projet sur le respect des animaux et la réalisation des gestes dans les meilleures conditions possibles. L’objectif est clairement énoncé aux participants que ces formations doivent leur servir à réaliser par la suite l’ensemble de ces gestes nécessaires dans les meilleures conditions possibles pour le respect de l’animal. Pendant la phase d’acclimatation d’un minimum de 5 jours, les poules sont hébergées en box collectif sur litière de copeaux, avec accès à des perchoirs en bois, des pondoirs. les paramètres d'ambiance sont contrôlés.
Choix des espèces
Il s’agit d’une espèce aviaire présenté etrès fréquemment en clinique pour des soins vétérinaires. S’agissant d’une espèce domestique son tempérament plus docile permet de réaliser les manipulations avec un stress limité. Elles ne présentent pas de danger physique pour les participants (pas de risque de morsures ou griffures). Leur grande taille facilite la réalisation des gestes techniques donc plus propice dans le cadre d’un apprentissage. Son tempérament docile et son incapacité à voler diminue les risques de fuite et de collision. Adulte correspondant à ce qui est le plus souvent rencontré en pratique vétérinaire.
Production de sérum hyper immun à des fins d’analyse chez la volaille
- Production de routine
- Tests réglementaires
150 oiseaux de volaille vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils reçoivent une souche infectieuse puis subissent plusieurs prélèvements sanguins avant un prélèvement total et terminal, afin de produire du sérum servant aux contrôles qualité de lots de vaccins. Le porteur indique que certains animaux développent prostration, décubitus, déshydratation sévère, voire une mortalité subite. Il présente cette production comme sans alternative in vitro, tout en la reliant à des tests qui limiteraient par ailleurs le nombre d'animaux utilisés.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de produire des réactifs nécessaires aux laboratoires pour effectuer et valider des tests in vitro, tout en satisfaisant aux exigences réglementaires du dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Ces tests permettent de limiter le nombre d’animaux utilisés dans les procédures de contrôles qualité ayant pour but la mise sur le marché d’un lot de vaccins. Ils sont effectués sur espèce cible. Il n’existe actuellement pas de modèle in vitro alternatif.
Bénéfices attendus
Ces tests permettent la réalisation des contrôles in vitro réalisés dans les laboratoires. Ceci permet la mise sur le marché de vaccins qui protègent efficacement les animaux contre les maladies infectieuses, améliorent directement la qualité sanitaire des élevages et assurent un meilleur bien-être animal en favorisant les méthodes alternatives.
Procédures
Administration de la souche à tous les animaux en vigile. 1 à 2 fois selon le protocole. Acte très rapide inférieur à 30 secondes. Prélèvements sanguins 2 à 5 fois pendant la durée du protocole. Sur tous les animaux en vigile. Acte très rapide inférieur à 1 minute. Prélèvement sanguin total et terminal sur tous les animaux à la fin du protocole sous anesthésie e. Euthanasie de tous les animaux.
Impact sur les animaux
Stress liés aux manipulations et aux injections. Certains animaux développent la maladie : prostration, décubitus, déshydratation sévère, dans certains cas mortalité subite. Des points limites spécifiques sont déterminés et appliqués dans ce cas.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à l’issu du protocole dans le but de récolter du sérum.
Remplacement
La production de sérums hyper immuns n’est possible qu’in vivo, il n’existe pas de méthode alternative in vitro pour produire ces sérums.
Réduction
Le nombre d’animaux est directement lié à la quantité de réactifs nécessaires à la réalisation de tests in vitro qui ont été développés afin de réduire le nombre d’animaux utilisés dans les procédures de contrôles qualité ayant pour but la libération d’un lot vaccins. Les process de prélèvement ont été optimisés pour garantir de récolter le maximum de sang est ainsi limiter au strict nécessaire le nombre d’animaux.
Raffinement
Des points limites spécifiques à la pathologie sont déterminés et appliqués. Lorsque la pathologie le nécessite, 2 ou 3 observations cliniques quotidiennes permettent d’identifier les cas pour lesquels l’animal doit avoir une prise en charge spécifique ou le déclenchement d’une euthanasie précoce. Le personnel vérifie l’évolution de l’état général et si les points limites spécifiques sont atteints. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe. Des enrichissements du milieu ont été mis en place dans les hébergements. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Choix des espèces
Les réactifs produits sont spécifiques et liés à l’espèce. Animaux âgés d’un jour à six semaines
Comportement, cognition sociale et utilisation du parcours chez les poulets élevés en plein-air
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
400 poulets vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, sans être tués à l'issue mais renvoyés vers le système d'élevage de chair en plein air jusqu'à l'abattage. Élevés en poulailler biologique, ils sont équipés de ponchos d'identification, pesés à plusieurs reprises et soumis à des tests comportementaux après transport dans une autre salle. Le porteur décrit un stress léger et passager lié à la contention, aux ponchos et aux déplacements. Il indique qu'aucune méthode in vitro n'étudie ces comportements et présente le projet comme visant à améliorer le "bien-être" des volailles élevées en plein air, dont l'usage reste tourné vers la production de viande.
Objectifs
Le projet consiste à étudier la relation entre les capacités cognitives du poulet domestique élevé dans un système d’élevage plein-air et l’utilisation qu’il a de son enclos extérieur (appelé aussi parcours). Chez le poulet, la cognition (appelée aussi capacité cognitive) correspond aux capacités du poulet à être en interaction avec son environnement. C'est à dire de sa capacité à percevoir son environnement, sa capacité de concentration, sa capacité à acquérir et à assimiler de nouvelles connaissances ou sa capacité à s'adapter et à interagir avec les autres. Cette étude est d’une part guidée par le fait que, dans les élevages commerciaux, les éleveurs sont souvent confrontés à une grosse variabilité de l’utilisation du parcours extérieur par les animaux. Et d’autre part, des études précédentes ont montré que les animaux peuvent être classés selon leur niveau d’exploration du parcours, en prenant en compte le nombre de visites au parcours (animaux plus ou moins explorateurs). Ces différences dans l’exploration peuvent être liées à des différences au niveau comportemental et cognitif. Alors que la plupart des recherches sur la variation de l'utilisation du parcours sont basées sur une approche inter-lots et sont principalement concentrées sur les facteurs externes (par exemple, la saison et la présence d’arbres sur le parcours) et internes (par exemple, le sexe et la génétique), moins d'attention a été accordée à la façon dont, au sein d'un même lot et au niveau individuel, les oiseaux perçoivent et traitent les informations provenant de leur environnement physique et social. En d'autres termes, il existe peu d'informations sur la façon dont l'utilisation du parcours est liée aux capacités cognitives des poulets. De plus, ces recherches ne prennent pas en compte les influences sociales que les poulets ont les uns sur les autres. Afin, donc, de mieux comprendre la relation entre comportement, cognition sociale et utilisation du parcours et d’avoir plus d’informations sur la façon dont l'utilisation du parcours est liée aux capacités cognitives des poulets , les objectifs de ce projet sont de 1) comprendre si et comment la variation interindividuelle de l'utilisation du parcours est liée à la dynamique sociale des individus et 2) approfondir l'étude de la cognition sociale au niveau individuel, en se focalisant sur comment les oiseaux les plus et les moins explorateurs du parcours interprètent les informations sociales.
Bénéfices attendus
Ce projet s’inscrit dans le cadre d’études cherchant à améliorer le bien-être des volailles élevées dans des systèmes de production biologique et de plein air. Bien que ces systèmes permettent un degré élevé d'expression du comportement naturel des animaux (recherche de nourriture, bain de poussière, activité exploratoire), les éleveurs sont souvent confrontés à une grande variabilité de l’utilisation du parcours extérieur par les poulets. A court terme, ce projet permettra d'acquérir plus de connaissances sur la manière dont un poulet perçoit son environnement et ses congénères, c'est à dire sur sa capacité à percevoir, à assimiler de nouvelles connaissances, à s'adapter et à interagir avec ses congénères. En reliant toutes ces informations (recueillies lors de tests comportementaux) avec l'utilisation naturelle qu'il a de son parcours, ce projet, permettra, à plus long terme de proposer des améliorations en élevage afin de mieux répondre aux besoins des animaux : environnement d'élevage et aménagement du parcours extérieur plus adaptés.
Procédures
A 1 semaine d’âge, les 400 poussins du projet seront équipés de petits ponchos afin de les repérer individuellement. Cette intervention durera environ 10 secondes par animal. A 5 semaines, ces petits ponchos seront retirés et les 400 poulets du projet seront équipés de ponchos de taille plus grande. Cette intervention durera environ 15 secondes par animal. Les 400 poulets du projet seront pesés individuellement à 4 reprises entre leur arrivée à 1 jour et la fin du projet à 15 semaines, afin de connaitre et comparer leur performance de croissance. La durée d’une pesée est inférieure à 10 secondes par poulet. Enfin, les poulets seront exposés à des tests de comportement, et seront pour cela, déplacés dans une nouvelle salle, à l’aide de caisses de transport : sur les 400 poulets du projet, 140 seront déplacés 2 fois (pour un temps total des tests réalisés estimé à 40 minutes), 140 seront déplacés 4 fois (pour un temps total des tests réalisés estimé à 40 minutes), 60 seront déplacés 5 fois (pour un temps total des tests réalisés estimé à 70 minutes) et 60 seront déplacés 7 fois (pour un temps total des tests réalisés estimé à 70 minutes). Le déplacement en salle de test (moins de 5 minutes / transport) pourra entrainer un léger stress transitoire pour les poulets.
Impact sur les animaux
Les effets négatifs sur les animaux sont notamment liés à la contention lors de la mise en place des ponchos (à 1 et 5 semaines), et au stress léger et passager que cela peut engendrer pour l'animal. Le poncho peut également entrainer une gêne passagère pour l’animal, le temps de son habituation. Les tests comportementaux peuvent entrainer un stress passager pour animal, au moment où il est installé dans un nouvel environnement et au moment du test en lui-même. Les tests comportementaux peuvent entrainer un stress passager pour animal, au moment du transport, au moment où il est installé dans un nouvel environnement et au moment du test en lui-même. Enfin, la contention liée aux pesées peut entrainer un stress léger et passager.
Devenir
En fin de procédure, tous les animaux retourneront dans le système d'élevage classique d'un poulet de chair élevé en plein air selon le cahier des charges de l'agriculture biologique.
Remplacement
Il n’existe à ce jour, aucune méthode in vitro ou in silico pour étudier les réponses des poulets face aux stimuli auxquels ils sont exposés. Ainsi, le recours aux animaux vivants dans les études de comportement et cognition animale reste nécessaire, afin d’évaluer la complexité des réponses des individus face aux contraintes environnementales et aux interactions sociales auxquelles ils sont soumis. Il est également important de se placer en condition d’élevage pour pouvoir suivre le comportement naturel d’exploration des animaux sur le parcours extérieur.
Réduction
Dans notre projet, nous étudierons deux lots de 200 poulets chacun (soit 400 poulets au total). En étudiant deux lots de manière successive, cela nous permettra de prendre en compte les modifications de comportement sur le parcours liées à la saison et ainsi de vérifier la consistance des résultats obtenus. Il est également important d’avoir des groupes suffisamment représentatifs pour rendre compte de la variabilité existante au sein de la population et obtenir des données suffisamment précises pour identifier des individus avec des comportements explorateurs extrêmes (les plus et les moins explorateurs). Aussi, les 200 poulets seront divisés en deux groupes de 100 poulets chacun pour les tests cognitifs et comportementaux. Le design expérimental et les statistiques utilisés sont en accord avec la littérature existante pour l’étude de la cognition animale et nous permettront de tester un grand nombre d’individus tout en simulant ce qui pourrait se passer dans un élevage traditionnel.
Raffinement
Les animaux sont élevés en groupe, selon la règlementation d’un élevage avicole biologique classique avec accès à un parcours plein air, favorisant l'expression des comportements naturels des poulets. Ils seront hébergés dans des conditions optimales d’alimentation et de soins. Les animaux auront à disposition dans les bâtiments des perchoirs, balançoires, ficelles et pierres à piquer en tant qu’enrichissement du milieu. Le diamètre des ponchos sera adapté à la taille et à la morphologie de l’animal et n’aura pas de conséquence sur la liberté des mouvements des animaux. Le poncho ne sera pas mis en place dès l'arrivée des poussins à 1 jour d'âge ; il sera mis en place à 7 jours d'âge afin de leur permettre, au préalable, de s’habituer à leur environnement d’élevage. La contention liée à la mise en place du poncho sera réalisée dans le calme par des personnes expérimentées. Les tests comportementaux seront réalisés dans une salle chauffée. Lors des périodes d'attente (avant ou après un test), les poulets seront installés, en groupe avec des congénères, dans un enclos paillé avec accès à l’eau et à l’aliment. Des points limites adaptés sont déterminés et une évaluation du bien-être des poulets sera complétée quotidiennement par le personnel animalier pour permettre de détecter précocement toute altération de leur état de santé ou de leur comportement. Pour chaque paramètre d’atteinte au bien-être, des actions seront prises sans délai et dans le respect de la grille de décisions mise en place en amont du projet.
Choix des espèces
Ce projet étudie le comportement du poulet de chair élevé dans un élevage en plein air, dans le but d’évaluer la variabilité d’utilisation de l’enclos extérieur. Il est ainsi nécessaire d’utiliser l’espèce animale chez laquelle ce mode d’élevage est employée et chez laquelle notre problématique est rencontrée, afin d’être dans des conditions proches de ce système d’élevage et obtenir des réponses satisfaisantes et fiables. Les poussins arriveront dans notre élevage à 1 jour d’âge et seront étudiés sur la période de 7 à 100 jours d’âge. En effet, nous étudierons la cognition et le comportement des poulets dès 7 jours et nous la suivrons jusqu’à leur âge d’abattage classique afin de suivre l’évolution ou la stabilité au cours du temps.
Utilisation de pigeons bisets domestiques pour la capture d’Aigles de Bonelli à des fins de conservation
- Conservation des espèces
- Protection de l’environnement
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
65 pigeons bisets domestiques vont être utilisés comme appâts vivants, dont une quarantaine tués par l'aigle qu'ils servent à capturer et vingt-cinq ensuite adoptés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Chaque pigeon est attaché, exposé à la vue du prédateur jusqu'à trente-six heures et isolé, puis, pour la majorité, subit l'approche et l'attaque de l'aigle avant la mort, d'une durée de trois à dix minutes. Le porteur décrit ces contraintes sans détour et prévoit d'euthanasier les rares individus seulement blessés. Il affirme que la capture de proies mortes ne fonctionne pas pour cette espèce et que seuls des appâts vivants permettent d'attirer l'aigle de Bonelli, au nom de la conservation de l'espèce.
Objectifs
Dans le cadre de la conservation de l’Aigle de Bonelli, espèce classée en danger critique d’extinction dans les régions qu’elle habite en France en raison de son petit effectif, une des actions prioritaires est la définition des domaines vitaux de chacun des couples d’Aigle de Bonelli nicheurs en France (actuellement 47 couples) par le suivi par GPS, ceci dans l’objectif de mieux préserver chacun des territoires de chaque couple connu de l'espèce. La récente colonisation de nouveaux sites de reproduction non connus pour avoir été historiquement occupés par l’espèce nécessite d’améliorer notre compréhension des déterminants des domaines vitaux (sélection de l’habitat, proximité avec des couples nicheurs voisins, taille des domaines vitaux…) afin d’anticiper au mieux la colonisation de nouveaux sites favorables non encore connus, et donc non encore protégés. L'Aigle de Bonelli est un grand rapace prédateur, se nourrissant uniquement de proies vivantes (lapins, perdrix, pigeons). La seule manière de capturer les aigles adultes établis sur un territoire de reproduction est de les attirer à proximité d'un piège à l'aide d'une proie vivante qu'ils ont l'habitude de chasser. Nous utilisons donc des pigeons bisets domestiques d'élevage, vivants, attachés par un harnais au milieu du piège pour attirer les aigles.
Bénéfices attendus
Les bénéfices du projet portent intégralement sur l'amélioration de la compréhension de l’utilisation des habitats par l'Aigle de Bonelli, espèce classée en danger d'extinction en France par l’Union Internationale de Conservation de la Nature section France (2016). Le but est d’améliorer notre capacité à conserver l’espèce à l’échelle de chacun des sites qu’elle occupe. Pour ce, il faut capturer les aigles pour les marquer et les suivre à l’aide de balises GPS. Les données GPS permettent de déterminer les domaines vitaux et les habitats fréquentés. Nous devons obtenir une connaissance quasi-exhaustive des domaines vitaux de la population française d’Aigle de Bonelli et son utilisation des habitats, afin de protéger au mieux chaque couple de l’espèce nichant en France. Pour connaitre leurs besoins en termes de domaines vitaux (lieux de chasse, de reproduction), la seule méthode possible est la capture d’au moins un adulte par territoire, et l’équipement à l’aide d’un équipement télémétrique (GPS avec transmission des données en GSM). Le but est de maintenir, voire améliorer, la productivité des couples nicheurs, et leur survie; et à terme l'installation de nouveaux couples. Pour ce, nous devons consolider les connaissances scientifiques sur la taille et le fonctionnement démographique et spatiale de la population nationale. Cela nous permettra d'anticiper de potentielles colonisations de nouveaux sites par des mesures de protection préventives, favorisant l'établissement de nouveaux couples.
Procédures
Les nuisances sont les contraintes imposées aux pigeons domestiques (élevés en captivité) utilisés comme appâts vivants pour la capture des aigles. Ces contraintes sont: 1) le transport de l’élevage à l’hébergement, et de l’hébergement au lieu de capture d’aigle (15min à 1h par trajet ; notons que ce sont des oiseaux d’origine domestique, habitués à la présence humaine, et qui ne présentent pas de symptôme de stress pendant ce transport); 2) la contention par attache, dans une place exposée à la vue des prédateurs (max. 36h, avec alimentation et boisson à volonté) ; pendant cette contention, il s'ajoute une contrainte d’isolement: les pigeons sont des espèces grégaires, mais ils seront isolés pendant toute la procédure (transport, habituation par 'appâtage', et capture d'un aigle). Nous n'envisageons pas d'accroître le nombre de pigeons utilisés dans le seul but de réduire cette contrainte d'isolement ; 3) souffrance pendant l’approche puis l'attaque par leur prédateur avant la mort (durée de 3 à 10 min).
Impact sur les animaux
Les aigles n’attaquent pas systématiquement le pigeon dès sa première mise à disposition sur un site de capture. Il faut donc habituer les aigles à venir se nourrir sur le site de capture. Nous estimons qu’au maximum 25 pigeons (38 %) ne seront exposés qu’aux stress de transport et d’attache sur site pendant la phase d’habituation (avec maximum deux expositions par pigeon). Pour les 40 pigeons (62%) qui seront exposés à une attaque par un aigle, dans 98 % des cas, le pigeon sera tué au cours de l'attaque. Dans les 2% de cas restants où le pigeon survivra (0 à 2 pigeons sur les 5 ans du projet), ses blessures seront importantes et nécessiteront une mise à mort immédiate pour abréger les souffrances et la douleur.
Devenir
Le succès de capture étant incertain, sous l’hypothèse de 10 réalisations du scénario ‘réaliste’ (celui nécessitant 7 pigeons par territoire), sur les 65 pigeons à utiliser, nous prévoyons les devenir suivants: 1) 39 (60%) mourront immédiatement de l'attaque par l'aigle; 2) 0 à 2 (2%) seront seulement blessés par l'aigle, et seront euthanasiés immédiatement après l'immobilisation de l'aigle, 3) 25 (38%) ne seront pas attaqués par un aigle, et seront ramenés au lieu d'hébergement entre les sessions d'utilisation, seront mis au repos pour une durée minimale de 4 jours, et seront réutilisés ultérieurement au maximum 1 fois pour une session d’appâtage (évalué comme ‘gravité modérée’). Leur comportement sera surveillé dans la volière. En cas d’apathie ou de d’absence de nourrissage, ils ne seront pas réutilisés et adoptés. En cas de doute, l’avis du vétérinaire sera demandé. En fin de projet, si ces 25 pigeons sont encore vivants, ils seront intégrés dans des élevages de pigeons domestiques maintenus à titre privé (= adoptions).
Remplacement
La capture d’aigles de Bonelli avec des proies mortes, ou de la viande, a été testée mais ne fonctionne pas pour cette espèce qui n'est pas charognarde. Aussi seule l’utilisation d’appâts vivants permet de les attirer dans un piège. Parmi les proies communes pour cette espèce, le pigeon domestique a été sélectionné car disponible dans des élevages. La stratégie nationale de conservation retenue pour l’espèce nécessitant des suivis télémétriques (GPS) sur tous les territoires de l’espèce, y compris les nouveaux territoires, nous n’avons pas de moyen pour nous passer de la capture d’aigles de Bonelli, à l’âge adulte, sur leur territoire de reproduction. Une alternative serait le marquage de poussins, au nid avant qu’ils ne s’envolent, mais ils ne se cantonnent sur des sites de reproduction que 3 à 5 ans plus tard (maturité), ce qui est incompatible avec la durée de vie des balises GPS existantes (2 à 3 ans). De plus, les taux de survie normaux des jeunes et immatures sont assez faibles (0.49% la 1ere année, 0.57% la 2eme année), ce qui reviendrait à marquer 5 fois plus d’oiseaux que nécessaire. Enfin, cela ne répondrait que partiellement au sujet, une partie des nouveaux reproducteurs provenant de la population sauvage d’Espagne (Catalogne), où ils ne seraient pas marqués au nid avant l’envol.
Réduction
Le nombre de pigeons utilisés au cours des 5 ans du projet sera ≤ à 65 (entre 30 et 65), basé sur l'objectif de capturer 1 aigle sur 10 territoires (soit 10 aigles). Pour 1 tentative de capture sur 1 territoire, nous devons utiliser 3 à 7 pigeons, ce nombre dépendant de la rapidité d’habituation de l’aigle à venir s’alimenter sur les pigeons présentés. Pour réduire le nombre de pigeons stressés lors de « l’appâtage », nous réutilisons les pigeons non-prédatés, 1 fois par pigeon, et après ≥ 7 jours de récupération. Une tentative de capture se décompose en 2 phases : HABITUATION puis CAPTURE. 1) La phase d’habituation a pour but d’habituer l’aigle à consommer cette proie à l’endroit choisi, l’habituation étant considérée acquise une fois que l’aigle à prédaté 2 pigeons sur 1 site. Cette phase dure max. 6 jours consécutifs, avec 1 pigeon déposé tous les 2 jours (un même pigeon est déposé un matin et récupéré le lendemain soir si non-prédaté, soit 36h max., et ramené en volière pour récupération). Si l’habituation échoue sur le 1er site, nous recommençons sur un 2ème site. S’il y a à nouveau échec, nous abandonnons la capture et la réessayons l’année suivante. 2) Une fois l’habituation acquise, la phase de CAPTURE démarre. Nous nous donnons 4 jours consécutifs pour réussir la capture, avec 1 pigeon utilisé comme appât. Un pigeon est utilisé sur 14h max. (du matin au soir), puis il est ramené à l’hébergement. Un nouveau pigeon est utilisé le lendemain. Sur la base de l’expérience passée, nous attendons 3 scénarios : 1) scénario ‘idéal’ pour 3 territoires, avec capture dès le 5ème jour (3 pigeons tués), 2) scénario ‘échec total’ pour 1 territoire (3 pigeons stressés, 0 tué), à refaire l’année suivante, 3) scénario ‘réaliste’, avec habituation sur 2 sites, et capture de l’aigle au bout de 3-4 jours, pour 6 territoires + le territoire avec échec total (4 pigeons tués, 3 pigeons stressés). Le produit de ces effectifs par les probabilités de chaque scénario donne 37 pigeons tués et 21 pigeons stressés à deux reprises = 58 pigeons. Sous l’hypothèse de 10 réalisations du scénario ‘réaliste’ (celui nécessitant le plus de pigeons), l’autorisation est demandée pour 65 individus max., correspondant à 40 pigeons tués et 25 pigeons stressés à deux reprises. En cas de prédation par un mammifère terrestre pendant une phase d’habituation (ce qui est très rare), une clôture électrique sera déployée afin de protéger les pigeons à utiliser ultérieurement sur ce même site.
Raffinement
Nous n'utilisons que des pigeons d'origine domestique captive car cela permet qu'ils soient habitués à la présence et la manipulation par l'humain, ainsi qu'à la contention (hébergement en volière, transport, manipulation). Les séances d’habituation et de capture d'aigle n'ont lieu que dans des conditions favorables pour les pigeons (pas de pluie, t° à découvert inférieure à 30°C, pas de fréquentation humaine, p. ex. pas de chasse). De l’eau et de la nourriture sont mises à leur disposition. Il n'y aura donc pas de séance d'habituation et capture en période estivale (mi-juin à fin septembre). L’état du pigeon sur le site de capture pendant les sessions d’habituation sera suivi à distance à l’aide d’un piège photographique communiquant (1 photo transmise par heure par SMS). En cas de pigeon supportant mal l’attache (immobile, hyperactivité, port de tête ou position anormale), nous irons le récupérer le plus tôt possible. Et si le pigeon est encore vivant au bout de 36h (soir du 2ème jour d’attache), nous irons le rechercher, et le remplacerons par un nouveau pigeon, de manière à ce que les pigeons non-prédatés passent au maximum une nuit à l’attache. Lors d’une session de capture, en cas de pigeon uniquement blessé, encore vivant au moment de l’immobilisation de l’aigle (0 à 2 cas attendu sur 5 ans), nous procèderons dès que possible (dans les 3 à 10 minutes, délai déterminé par le comportement de l’aigle) à son euthanasie afin de minimiser son temps de souffrance.
Choix des espèces
Pour qu'une méthode de capture d'un prédateur à l'aide d'appâts soit efficace, il est indispensable d'utiliser des proies naturellement consommées par le prédateur. Nous avons donc choisi le pigeon biset domestique (Columba livia forma domestica), provenant d’élevages, car cette espèce est la plus proche des proies naturelles caractéristiques de l’Aigle de Bonelli (perdrix, pigeons, lapins); et car l'espèce est facilement disponible dans de nombreux élevages. Ces pigeons sont nés et élevés en volière externe et ont l’habitude de la présence humaine à proximité et de la captivité, ce qui réduit leur stress lié aux manipulations et transports. Nous n'utiliserons que des adultes, les jeunes pigeons apparaissant plus stressés par les manipulations et par l'isolement que les adultes.
Etude préliminaire de la digestibilité de variétés de sorgho et évaluation de l’utilisation de méthodes alternatives à l’utilisation des cages métaboliques pour l’étude de la digestibilité chez le poulet mâle.
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
102 poulets mâles vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont placés en cage individuelle pendant sept jours et nourris avec des variétés de sorgho, pour comparer leur digestibilité et tester des méthodes de collecte des fientes alternatives à la cage. Le porteur indique que le changement d'aliment peut provoquer une néophobie alimentaire et que l'isolement en cage réduit les interactions sociales et peut modifier le comportement. Il affirme qu'observer les interactions entre l'aliment et le tube digestif rend le modèle animal incontournable, et prévoit la mise à mort des poulets pour analyser leurs contenus digestifs.
Objectifs
Aujourd’hui les réflexions sur la transition agro-écologique des élevages remettent en question l’utilisation de plantes fortement consommatrices d’eau comme le maïs ou importées comme le soja, toutes deux utilisées pour l’alimentation animale. De nombreuses recherches sont menées pour trouver de nouvelles matières premières susceptibles de permettre à l’alimentation animale une relocalisation des productions plus proches des élevages et une amélioration de la durabilité des systèmes. Dans ce contexte, le sorgho apparait être une plante d’intérêt pour ces objectifs car moins consommatrice d’eau et possédant des caractéristiques nutritionnelles proches du maïs. Ce projet vise donc en premier lieu à tester, dans une étude préliminaire, chez le poulet mâle, la digestibilité de 5 variétés de sorgho issus de la sélection végétale. Cette expérience permettra la sélection des deux variétés qui seront testées dans un protocole plus large d’évaluation de l’efficacité de nouvelles stratégies alimentaires incorporant du sorgho. En même temps que ce premier objectif, nous souhaitons également profiter de cette expérimentation pour développer de nouvelles méthodes d’évaluation de la digestibilité chez l’oiseau, alternatives à l’utilisation de la cage individuelle, toujours méthode de référence aujourd’hui pour ce type d’étude.
Bénéfices attendus
Ce projet présente deux grands bénéfices : - le premier sera de permettre l’évaluation de la digestibilité de nouvelles variétés de sorgho enrichit en protéïne susceptibles d’être intéressantes pour l’alimentation des volailles pour remplacer l’utilisation de maïs et de soja dans les régimes alimentaires. Pour cela des animaux en cage métabolique recevront différentes variétés de sorgho ou un régime contrôle et leur digestibilité sera comparée. - le second sera d’évaluer différents protocoles de mesure de la digestibilité fécale qui passe par la collecte de fientes. Pour cela les animaux en cage recevant l’alimentation témoin seront doublement utilisés car les coefficients de digestibilité fécale (matière sèche, azote, énergie…) seront comparés à ceux obtenus avec des systèmes alternatifs de collecte de fientes au sol qui visent à s’affranchir de l’utilisation de la cage dans ces procédures. Ainsi nous évaluerons si des contaminations des fientes par la litière (contenant de l’azote et en grande partie constituée de matière sèche) entraine un biais de mesure. Ce protocole permettra aussi d’évaluer si des données obtenues sur des lots d’animaux en parquet sont des mesures comparables à la mesure de référence actuelle qui est la cage individuelle. Cette expérience permettra d’orienter nos choix pour aller vers le développement d’un système de collecte alternatif pour la réalisation d’expérience de digestibilité des aliments.
Procédures
Les animaux seront soumis à un changement d’aliment allant d’un aliment adapté à l’âge des jeunes poussins vers un aliment couvrant leur besoin de croissance à partir de leur 10ème jour de vie. Ces aliments seront ceux contenant du sorgho. Les animaux seront placés en cage individuelle pendant 7 jours pour permettre la réalisation des procédures de digestibilité des aliments contenant du sorgho.
Impact sur les animaux
Le changement d’aliment entre l’aliment de démarrage et l’aliment contenant du sorgho pourra entrainer un stress de type néophobie alimentaire dû à la modification de la présentation de l’aliment. La mise en cage provoquera une réduction de la possibilité de déplacement par rapport à l’hébergement en parquet. La mise en cage individuelle entrainera une réduction des interactions sociales qui pourra engendrer un stress susceptible de se traduire par une modification du comportement alimentaire.
Devenir
Les 102 poulets mise en cage seront euthanasiés pour permettre la récupération des contenus digestifs dont la composition sera analysée à la suite de cette expérience.
Remplacement
La caractérisation de la digestibilité des matières premières nécessite de pouvoir observer les interactions entre cette matière et le tube digestif de l’organisme cible. Par conséquent, il n’est pas possible de s’affranchir ici du modèle animal.
Réduction
Au total 102 individus sont requis pour ce projet Nos effectifs ont été calculé sur la base de données publiées dans des journaux scientifiques reconnues. Nous avons estimé que 102 animaux sont nécessaires pour tester la digestibilité des variétés de sorgho que nous souhaitons tester. Il est important de noter que notre effectif total inclus aussi un taux de mortalité des poussins de 1 jour de 5%. Cette valeur est classiquement observée lors de la mise en place d’élevage de poussins ce qui rajoute 5 animaux à nos effectifs. Sur l’ensemble de ces animaux, seuls 102 sont soumis à une demande de saisine du comité d’éthique car seuls ces animaux seront hébergés en logement individuel
Raffinement
Raffinement de l’hébergement la phase de vie où les animaux sont élevés en parquet au sol : Les animaux seront élevés en groupe et au sol dans un bâtiment d’élevage standard enrichi avec des perchoirs et des mangeoires permettant aux animaux de grimper et de se cacher. Raffinement de l’hébergement la phase de vie où les animaux sont élevés en cage individuel : La période de mise en cage des animaux a été limiter au maximum. En effet, nous avons réduit cette période à 7 jours contre 10 jours classiquement observé dans un protocole de digestibilité. La disposition des cages permettra de maintenir un contact visuel et olfactif. Des contacts tactiles sera toujours permis avec les plus proches voisins. Ces cages seront enrichies avec une balle en plastique pour proposer aux individus un élément de jeu durant cette phase d’hébergement. Raffinement des procédures expérimentales : Le risque majeur au cours de ce protocole est d’observer une réduction du comportement alimentaire du soit à l’introduction du sorgho dans l’alimentation (néophobie alimentaire) soit au stress possible associé à la mise en cage Pour limiter le développement d’une néophobie alimentaire au moment de l’introduction des aliments contenant du sorgho (modification de la couleur, de la dureté des granulé) une période de transition alimentaire sera effectuée sur 12 jours afin de permettre une introduction progressive des aliments contenant du sorgho. Pour observer l’impact de la mise en cage sur le comportement des oiseaux, la prise alimentaire sera surveillée par la pesée des mangeoires des animaux afin d’évaluer leurs consommations d’aliment. Si un animal reste prostré plus de 24h et cesse de s’alimenter et de s’abreuver alors il sera euthanasié.
Choix des espèces
Nous avons choisi d’utiliser dans cette étude des poules domestiques de 1 jour à 26 jour car nous nous intéressons à la digestibilité de nouvelles variétés de sorgho en vue d’une incorporation de cette céréale dans l’alimentation des volailles et que nous souhaitons développer de nouvelles méthodes de mesure de la digestibilité pour cette espèce. Cette expérience étant une présélection de deux variétés sur cinq de sorgho en vue d’une expérience de plus grande envergure nous avons fait le choix de n’utiliser que des mâles.
Pollution aux mélanges de métaux lourds : effets directs et transgénérationnels sur la physiologie du diamant mandarin (EU 1/2)
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
980 diamants mandarins vont être utilisé·es, gardés en vie jusqu'à leur mort naturelle, réutilisés ou replacés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont exposés à un mélange de métaux lourds représentatif d'une pollution urbaine, avec pose de puces et prélèvements de sang, de plumes et de sperme, sur plusieurs générations. Le porteur indique ne pas attendre "d'effets indésirables majeurs" et invoque l'étude de "l'organisme entier" pour justifier le recours à l'oiseau vivant. Il précise avoir choisi une espèce modèle de laboratoire "pour ne pas impacter la faune sauvage".
Objectifs
Les activités humaines sont une source de stress pour la faune sauvage. Cependant, il est difficile de mettre en évidence les effets dissociés de différentes sources de stress dans le milieu naturel. Pour établir des relations causales, des études en laboratoire sont nécessaires. C’est pourquoi dans ce projet nous adoptons une approche écotoxicologique en laboratoire sur le modèle d’étude diamant mandarin (Taeniopygia guttata) qui est une espèce d’oiseau modèle en écophysiologie. Nous nous concentrerons sur les effets de la pollution en éléments traces métalliques, comme le plomb, le cadmium, le cuivre. Ces éléments peuvent avoir des effets importants sur la santé humaine et sur celle de la faune sauvage. Dans des expériences précédentes nous avons testé l’hypothèse que le stress oxydatif est le mécanisme physiologique sous-jacent à ces effets négatifs sur la santé. Le stress oxydatif résulte d’une surcharge des défenses antioxydantes par des espèces réactives de l’oxygène et peut causer des dommages sur les lipides, les protéines et l’ADN. Nous avons notamment montré un lien entre expositions aux polluants et dommages sur l’ADN chez les mâles adultes de diamant mandarins. A la suite de ces études, nous allons maintenant travailler à l’échelle de plusieurs générations, notamment car certains polluants peuvent avoir des effets uniquement sur certains stades de développement ou pendant certaines périodes du cycle de reproduction, ou des effets sur les cellules germinales qui ne se détectent qu’à la génération suivante. Le premier objectif de ce projet est donc de tester les possibles effets sur plusieurs générations de l’exposition aux polluants : des effets sur le développement des jeunes aux effets à long terme qui peuvent être aussi transmis aux descendants. Notre deuxième objectif est de travailler à la fois sur des jeunes et des adultes mâles et femelles pour étudier l’effet sexe et aussi les effets des polluants sur la reproduction.
Bénéfices attendus
Habituellement les études en écotoxicologie se limitent à un seul polluant, un seul sexe et une seule génération. Notre projet permet de répondre à toutes ces limites en étudiant des effets à long terme sur plusieurs générations d’un mélange de polluants metalliques représentatif du milieu urbain. Les résultats attendus nous permettrons donc de mieux comprendre la complexité des réponses des organismes à ce type de pollution. Notamment nous pourrons identifier des relations causales entre un mélange de polluants et les paramètres physiologiques des oiseaux. Nous pourrons également déterminer si la sensibilité des mâles et des femelles est identique et quel stade de développement est le plus vulnérable face à ces polluants. Enfin, même s’il est connu que certaines molécules peuvent avoir des effets sur les générations suivantes, comme le DDT (insecticide) sur les coquilles d’œufs, les effets inter-générationnels sont encore peu étudiés. Notre étude permettra d’une part de mesurer ces potentiels effets mais aussi de mieux comprendre les modes d’action (distinction des effets pré et post nataux par exemple). A long terme notre projet permettra d’apporter des clés de compréhension sur les effets de l’urbanisation sur les populations d’oiseaux. Par exemple, certaines des mesures physiologiques utilisées sont réalisables sur des animaux sauvages (prise de sang, plumes, morphométrie) ce qui permet d’envisager de les utiliser comme marqueur des effets de la pollution sur la santé des oiseaux in situ.
Procédures
Les différentes interventions sur les oiseaux : - pose de puces d'identification (30 secondes) – mesures morphométriques et pesées (entre 6 et 8 mesures, 3 minutes, animal vigile) - imagerie médicale sous anesthésie générale (10 oiseaux et 4 mesures par oiseau pour les tests et 40 oiseaux et 2 mesures par oiseau pour l'expérience principale, la prise d'image dure environ 3 min) - mesure de la coloration du bec (3 mesures, 2 min, animal vigile). Tous les prélèvements seront effectués sur des animaux vigiles : - prise de sang (entre 1 et 5 prélèvements, environ 30 secondes) - plumes (entre 1 et 5 prélèvements, environ 1 seconde) - sperme (1 prélèvement, 1 à 3 minutes).
Impact sur les animaux
Les animaux seront exposés à un mélange de polluants représentatif d’une pollution urbaine caractérisée par une faible concentration de chaque polluant. De ce fait, et aussi d’après nos précédentes expériences, nous n’attendons pas d’effets indésirables majeurs (mortalité, perte de poids conséquente, perte de mobilité), de douleur ou de stress chronique. Les différents prélèvements (plumes, sang…) et manipulations (pose de puces d'identification, pesée…) ne sont pas invasifs et ne génèrent pas de douleur importante, néanmoins il y a quand même un stress pour les oiseaux liés à leur prise en main. Nos précédentes expériences montrent que ce type de prélèvement et le stress associé n’engendrent pas d’effets indésirables ou chroniques sur les oiseaux.
Devenir
Les animaux seront soit gardés en vie jusqu’à leur mort naturelle, soit réutilisés dans d’autres projets, soit replacés chez des particuliers.
Remplacement
Les méthodes actuelles de remplacement in vitro et in silico ne sont pas utilisables car on s’intéresse aux effets sur l’organisme entier et les modèles actuels ne permettent pas de prendre en compte la complexité d’un oiseau vivant et les polluants en mélange. Notre étude sur la physiologie et le comportement doit donc être réalisée sur des oiseaux vivants. Nous avons choisi une espèce modèle en laboratoire pour ne pas impacter la faune sauvage.
Réduction
Pour les tests de nouvelles méthodes sur les adultes (métabolisme, cytomètre) nous avons prévu une taille d'échantillon minimale avec réutilisation des animaux entre les deux tests (total de 10 individus). Pour le test de la technique d'imagerie nous avons là aussi 10 individus avec des mesures répétées sur chaque individu pour limiter le nombre total d'oiseaux utilisés. Pour l'expérience principale, la taille d’échantillon proposé (20 couples par groupe) permet d’avoir un échantillon suffisant pour réaliser des analyses statistiques en prenant en compte les aléas possibles liés au travail sur des animaux vivants. Effectivement, certains couples ne se reproduiront pas ou auront des pontes stériles. Cette proportion est estimée à 30% des couples. De plus, nous souhaitons travailler sur plusieurs générations et il faut donc qu’à chaque génération nous ayons suffisamment d’individus. Les tests statistiques prévus sont des modèles linéaires mixtes pour prendre en compte les mesures répétées sur un même individu. Nous mettrons des covariables dans les modèles quand cela est pertinent, par exemple : poids de l’oiseau, nombre d’œuf pondus.
Raffinement
Les différentes phases du protocole ont été conçues avec soin pour favoriser le bien-être des animaux : - Enrichissement structurel (branchages et perchoirs, litière pour fouiller au sol, nichoirs et fibres de coco lors de la reproduction, baignoires dans les volières extérieures) et enrichissement alimentaire (millet, os de seiche, gravier) - Attention particulière portée à l’état du plumage et à la posture des oiseaux lors des visites quotidiennes (indicateurs majeurs du bien-être) - Écartement de la procédure d’un animal si signe de souffrance (voir les indicateurs de bien être ci-dessus) et/ou perte de masse > 20% (= points limites) - Surveillance accrue au réveil de l’anesthésie lors des mesures par imagerie - Les oiseaux seront dérangés au minimum pendant l’expérimentation, c’est-à-dire que les mesures, prises de sang et autres prélèvements (plumes, œufs…) seront regroupés autant que possible. Le stress des oiseaux est donc limité en réduisant la fréquence des dérangements. Les dérangements sont aussi réduits de par l’utilisation d’antenne RFID pour enregistrer le comportement d’incubation. - transport des oiseaux dans des boîtes de transport individuelle. Les boîtes sont opaques pour limiter le stress et elles sont rembourrées avec de la fibre de coco pour garantir le confort des oiseaux.
Choix des espèces
1) Espèce modèle largement utilisée en laboratoire dans des études en écologie et évolution, notamment sur le stress oxydant, le comportement social, la sélection sexuelle et les effets maternels. Cela nous permet d’avoir des valeurs de référence 2) Continuité avec nos travaux précédents Nous travaillerons sur des adultes pour étudier les effets sur la reproduction et sur des jeunes pour étudier les effets du traitement sur le développement