Oiseaux

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    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 980
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980 diamants mandarins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 510 tués, 420 réutilisés et 50 placés chez des particuliers. Ils sont exposés à un mélange de métaux lourds sur plusieurs générations, avec pose de puces, prises de sang, prélèvements de plumes et de sperme, pour mesurer les effets de la pollution urbaine sur leur physiologie et leur reproduction. Le porteur s'appuie sur des expériences antérieures pour affirmer n'attendre ni mortalité ni douleur importante, seulement un stress lié à la manipulation. Il conclut qu'aucun modèle in vitro ou in silico ne rend compte de "l'organisme entier" d'un oiseau vivant.

Objectifs

Les activités humaines sont une source de stress pour la faune sauvage. Cependant, il est difficile de mettre en évidence les effets dissociés de différentes sources de stress dans le milieu naturel. Pour établir des relations causales, des études en laboratoire sont nécessaires. C’est pourquoi dans ce projet nous adoptons une approche écotoxicologique en laboratoire sur le modèle d’étude diamant mandarin (Taeniopygia guttata) qui est une espèce d’oiseau modèle en écophysiologie. Nous nous concentrerons sur les effets de la pollution en éléments traces métalliques, comme le plomb, le cadmium, le cuivre. Ces éléments peuvent avoir des effets importants sur la santé humaine et sur celle de la faune sauvage. Dans des expériences précédentes nous avons testé l’hypothèse que le stress oxydatif est le mécanisme physiologique sous-jacent à ces effets négatifs sur la santé. Le stress oxydatif résulte d’une surcharge des défenses antioxydantes par des espèces réactives de l’oxygène et peut causer des dommages sur les lipides, les protéines et l’ADN. Nous avons notamment montré un lien entre expositions aux polluants et dommages sur l’ADN chez les mâles adultes de diamant mandarins. A la suite de ces études, nous allons maintenant travailler à l’échelle de plusieurs générations, notamment car certains polluants peuvent avoir des effets uniquement sur certains stades de développement ou pendant certaines périodes du cycle de reproduction, ou des effets sur les cellules germinales qui ne se détectent qu’à la génération suivante. Le premier objectif de ce projet est donc de tester les possibles effets sur plusieurs générations de l’exposition aux polluants : des effets sur le développement des jeunes aux effets à long terme qui peuvent être aussi transmis aux descendants. Notre deuxième objectif est de travailler à la fois sur des jeunes et des adultes mâles et femelles pour étudier l’effet sexe et aussi les effets des polluants sur la reproduction.

Bénéfices attendus

Habituellement les études en écotoxicologie se limitent à un seul polluant, un seul sexe et une seule génération. Notre projet permet de répondre à toutes ces limites en étudiant des effets à long terme sur plusieurs générations d’un mélange de polluants metalliques représentatif du milieu urbain. Les résultats attendus nous permettrons donc de mieux comprendre la complexité des réponses des organismes à ce type de pollution. Notamment nous pourrons identifier des relations causales entre un mélange de polluants et les paramètres physiologiques des oiseaux. Nous pourrons également déterminer si la sensibilité des mâles et des femelles est identique et quel stade de développement est le plus vulnérable face à ces polluants. Enfin, même s’il est connu que certaines molécules peuvent avoir des effets sur les générations suivantes, comme le DDT (insecticide) sur les coquilles d’œufs, les effets inter-générationnels sont encore peu étudiés. Notre étude permettra d’une part de mesurer ces potentiels effets mais aussi de mieux comprendre les modes d’action (distinction des effets pré et post nataux par exemple). A long terme notre projet permettra d’apporter des clés de compréhension sur les effets de l’urbanisation sur les populations d’oiseaux. Par exemple, certaines des mesures physiologiques utilisées sont réalisables sur des animaux sauvages (prise de sang, plumes, morphométrie) ce qui permet d’envisager de les utiliser comme marqueur des effets de la pollution sur la santé des oiseaux in situ.

Procédures

Les différentes interventions sur les oiseaux : - pose de puces d'identification (30 secondes) – mesures morphométriques et pesées (entre 6 et 8 mesures, 3 minutes, animal vigile) - imagerie médicale sous anesthésie générale (10 oiseaux et 4 mesures par oiseau pour les tests et 40 oiseaux et 2 mesures par oiseau pour l'expérience principale, la prise d'image dure environ 3 min) - mesure de la coloration du bec (3 mesures, 2 min, animal vigile). Tous les prélèvements seront effectués sur des animaux vigiles : - prise de sang (entre 1 et 5 prélèvements, environ 30 secondes) - plumes (entre 1 et 5 prélèvements, environ 1 seconde) - sperme (1 prélèvement, 1 à 3 minutes).

Impact sur les animaux

Les animaux seront exposés à un mélange de polluants représentatif d’une pollution urbaine caractérisée par une faible concentration de chaque polluant. De ce fait, et aussi d’après nos précédentes expériences (APAFIS#26929), nous n’attendons pas d’effets indésirables majeurs (mortalité, perte de poids conséquente, perte de mobilité), de douleur ou de stress chronique. Les différents prélèvements (plumes, sang…) et manipulations (pose de puces d'identification, pesée…) ne sont pas invasifs et ne génèrent pas de douleur importante, néanmoins il y a quand même un stress pour les oiseaux liés à leur prise en main. Nos précédentes expériencesmontrent que ce type de prélèvement et le stress associé n’engendrent pas d’effets indésirables ou chroniques sur les oiseaux.

Devenir

Les animaux seront soit gardés en vie jusqu’à leur mort naturelle, soit réutilisés dans d’autres projets, soit replacés chez des particuliers.

Remplacement

Les méthodes actuelles de remplacement in vitro et in silico ne sont pas utilisables car on s’intéresse aux effets sur l’organisme entier et les modèles actuels ne permettent pas de prendre en compte la complexité d’un oiseau vivant et les polluants en mélange. Notre étude sur la physiologie et le comportement doit donc être réalisée sur des oiseaux vivants. Nous avons choisi une espèce modèle en laboratoire pour ne pas impacter la faune sauvage.

Réduction

Pour les tests de nouvelles méthodes sur les adultes (métabolisme, cytomètre) nous avons prévu une taille d'échantillon minimale avec réutilisation des animaux entre les deux tests (total de 10 individus). Pour le test de la technique d'imagerie nous avons là aussi 10 individus avec des mesures répétées sur chaque individu pour limiter le nombre total d'oiseaux utilisés. Pour l'expérience principale, la taille d’échantillon proposé (20 couples par groupe) permet d’avoir un échantillon suffisant pour réaliser des analyses statistiques en prenant en compte les aléas possibles liés au travail sur des animaux vivants. Effectivement, certains couples ne se reproduiront pas ou auront des pontes stériles. Cette proportion est estimée à 30% des couples. De plus, nous souhaitons travailler sur plusieurs générations et il faut donc qu’à chaque génération nous ayons suffisamment d’individus. Les tests statistiques prévus sont des modèles linéaires mixtes pour prendre en compte les mesures répétées sur un même individu. Nous mettrons des covariables dans les modèles quand cela est pertinent, par exemple : poids de l’oiseau, nombre d’œuf pondus.

Raffinement

Les différentes phases du protocole ont été conçues avec soin pour favoriser le bien-être des animaux : - Enrichissement structurel (branchages et perchoirs, litière pour fouiller au sol, nichoirs et fibres de coco lors de la reproduction, baignoires dans les volières extérieures) et enrichissement alimentaire (millet, os de seiche, gravier) - Attention particulière portée à l’état du plumage et à la posture des oiseaux lors des visites quotidiennes (indicateurs majeurs du bien-être) - Écartement de la procédure d’un animal si signe de souffrance (voir les indicateurs de bien être ci-dessus) et/ou perte de masse > 20% (= points limites) - Surveillance accrue au réveil de l’anesthésie lors des mesures par imagerie - Les oiseaux seront dérangés au minimum pendant l’expérimentation, c’est-à-dire que les mesures, prises de sang et autres prélèvements (plumes, œufs…) seront regroupés autant que possible. Le stress des oiseaux est donc limité en réduisant la fréquence des dérangements. Les dérangements sont aussi réduits de par l’utilisation d’antenne RFID pour enregistrer le comportement d’incubation. - transport des oiseaux dans des boîtes de transport individuelle. Les boîtes sont opaques pour limiter le stress et elles sont rembourrées avec de la fibre de coco pour garantir le confort des oiseaux.

Choix des espèces

Espèce modèle largement utilisée en laboratoire dans des études en écologie et évolution, notamment sur le stress oxydant, le comportement social, la sélection sexuelle et les effets maternels. Cela nous permet d’avoir des valeurs de référence 2) Continuité avec nos travaux précédents Nous travaillerons sur des adultes (âgés entre 1 et 3 ans au début de l’expérience) pour étudier les effets sur la reproduction et sur des jeunes (de la naissance à la mort) pour étudier les effets du traitement sur le développement

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Poules : 305
Souffrances
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305 poulets de chair vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger, pour tester deux probiotiques ajoutés à leur alimentation. Le porteur nourrit volontairement les animaux avec une formule "peu sécurisante" enrichie en seigle pour dégrader les conditions digestives et mesurer l'effet préventif des additifs. 94 animaux sont tués pour prélèvements d'organes digestifs, une mortalité d'environ 17 individus est anticipée, et les 194 restants doivent être proposés à l'adoption ou tués faute de famille d'accueil. L'objectif affiché relève de la performance zootechnique et de la rentabilité des élevages intensifs, le porteur présentant ces additifs déjà commercialisés comme une voie "prometteuse".

Objectifs

L’apparition de troubles digestifs est une problématique récurrente des élevages de poulets de chair dits intensifs, en lien avec les fortes capacités d’ingestion des souches d’animaux utilisées, augmentant la sollicitation du système digestif (Ducatelle, 2023). Des facteurs de stress variés (ambiance d’élevage inadaptée, aliment de moindre qualité, manipulations…) et l’apparition de pathogènes contribuent également à l’apparition de ces troubles dits multifactoriels. Ces affections digestives réduisent les performances zootechniques des élevages (mortalité, morbidité, réduction de l’efficience alimentaire…) avec des conséquences économiques élevées. Les effets délétères de ces troubles sur l’environnement (rejets azotés dans les effluents) et sur le bien-être animal (inconfort digestif, litières humides…) sont également montrés. Des approches préventives globales sont essentielles pour lutter contre ces affections digestives. Les plans d’action mobilisés par les professionnels du milieu consistent ainsi à travailler à la fois sur la gestion des environnements d’élevage et des protocoles de nettoyage/désinfection, le contrôle de la qualité des matières premières alimentaires et des transitions nutritionnelles ou encore l’utilisation de solutions nutritionnelles. Dans un contexte où l’amélioration de la durabilité des élevages est un enjeu majeur (limitation des intrants médicamenteux, amélioration du bien-être des animaux de rente, maintien de la rentabilité économique des systèmes d’élevage…), l’utilisation d’additifs alimentaires à visée d'amélioration de la santé des animaux représente donc une voie prometteuse. L’utilisation de probiotiques, additif contenant des micro-organismes à visée santé (généralement bactéries ou levures), est largement répandue dans le secteur de la nutrition animale. L’apport exogène de spores bactériennes est particulièrement intéressant puisque les spores représentent une forme de résistance des bactéries aux conditions défavorables. Cet essai vise donc à valider l’intérêt de deux types de probiotiques (respectivement constitués de spores ou de levures vivantes) intégrés séparément à l’alimentation de poulets de souches standards tout au long de leur vie. Les formules alimentaires utilisées seront dites peu sécurisantes (Matières premières entraînant de potentiels déséquilibres digestifs), de façon à se placer dans des conditions d’élevage légèrement dégradées et à tester l’intérêt préventif des additifs.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à renforcer l’arsenal de lutte préventif pour une meilleure santé intestinale, élément clé de la production (performances technico-économiques) et du bien-être animal (importance de l’intestin pour les activités métaboliques et le système immunitaire). La filière avicole est en effet en recherche constante de plans d’action pour lutter contre ces affections digestives dans le cadre d’une approche globale de préservation de la santé (Filières avicoles, 2020, numéro 839). Des modèles de digesteur in vitro suivis de mise en culture ont permis de pré-valider les capacités d’implantation de ces probiotiques dans le tractus digestif. Les bénéfices santé de ces produits candidats (additifs autorisés sur le marché en alimentation animale) ont également pu être précédemment validés sur d’autres espèces (en ruminants notamment avec des premières méta-analyses publiées), ce qui suggère de potentiels bénéfices zootechniques. L’apport de supplémentations efficaces pour lutter contre les possibles facteurs antinutritionnels de matières premières variées pourrait permettre d’utiliser des ingrédients dits moins digestibles, mais plus durables (ressources locales, co-produits…), tout en maintenant l’efficience alimentaire des animaux et en limitant les rejets azotés. D’un point de vue scientifique, ce projet permettra de mieux définir les modes d’action de probiotiques, à savoir leur rôle sur les communautés microbiennes ou la fonction barrière intestinale (inflammation, jonction serrée…). Les capacités de germination et d’implantation des spores bactériennes seront particulièrement analysées au regard de la physiologie digestive particulière du poulet de chair.

Procédures

Hormis des pesées régulières des animaux (pesées individuelles réalisées dans le calme), aucune intervention n'est prévue sur ces derniers animaux vivants. Seuls des abattages ciblés sont prévus pour la collecte d'échantillons biologiques digestifs.

Impact sur les animaux

L’utilisation de formules enrichies en blé et seigle peut induire une réduction des performances de croissance et des perturbations digestives comparativement à un régime formulé de façon optimale comprenant un mélange de blé et de maïs supplémentés en enzymes exogènes. L’incorporation de seigle sera toutefois limitée à 5% dans nos formules pour ne générer que des perturbations physiologiques légères. A titre de comparaison, en conditions commerciales, les apports sont généralement limités à 2,5%. De précédents essais testant l’incorporation d’enzymes exogènes ont testés des niveaux d’incorporation de seigle allant jusqu’à 25% tout en maintenant un statut sanitaire satisfaisant.

Devenir

94 animaux seront euthanasiés pour les prélèvements Nous faisons l'hypothèse que 6% des animaux (soit 17 animaux) seront morts au bout de 35 jours d'élevage conformément aux résultats observés en élevage (en moyenne 5% avec des aliments commerciaux) Ainsi, en faisant l'hypothèse de ce taux de mortalité atteint,194 poulets de chair seront restants à la fin de l'essai (305 - 94 - 17) et seront conservés pour suivi zootechnique jusqu'à 35 jours puis seront proposés à l'adoption pour des familles de particuliers bénéficiant de basse-cour, ou, dans l'impossibilité de les placer, seront euthanasiés et les carcasses éliminées par équarrissage.

Remplacement

Pour cet essai, l'objectif est d'évaluer l'impact de l'ajout de ces additifs autorisés sur le marché de l'alimentation animale sur les performances et la physiologie digestive des poulets de chair en situations d’élevage légèrement dégradées. L’utilisation d’animaux est nécessairement requise pour la mesure de ces paramètres (prélèvement de contenus et tissus digestifs). Des essais in vitro avec digesteurs statiques ont été préalablement menés pour tester la résistance des probiotiques aux conditions gastriques et leurs viabilités en conditions intestinales. Ainsi seuls les probiotiques avec des bénéfices zootechniques et sanitaires escomptés sont testés.

Réduction

(1) Concernant notre étude mécanistique, lors de la phase de prélèvements à 28 jours d’âge, 24 animaux seront abattus pour chaque traitement expérimental (ntot=24*3 (pour les lots traités) + 22*1 (pour le lot témoin) =94). Des échantillons de contenus et tissus jejunal, iléal et cécal seront prélevés pour chaque animal. Lors de la saignée, le sang sera également récupéré pour l’obtention de sérum. L’estimation du nombre d’animaux nécessaires repose ici sur les analyses de microbiote intestinal. Notre objectif est d’avoir 80% de chances de pouvoir détecter une différence d’abondance relative de genres bactériens de 0,5% entre deux traitements. Pour atteindre cet objectif, on détermine le nombre de poulets de chair nécessaires à l’aide de la fonction power.t.test de R. On obtient ainsi qu’un minimum de 24 individus par groupe est nécessaire compte tenu des objectifs mentionnées ci-dessus. (2) Concernant notre approche zootechnique avec mesure du gain de poids individuel et de la consommation d’aliments, un minimum de 45 animaux par traitement non prélevés apparaît nécessaire. Dans notre cas, 48 animaux seront dédiés au suivi zootechnqiues pour chaque groupe (animaux non prélevés). Le programme R mobilisé a été pwr.anova.test. On obtient le nombre de 44,5 poulets par groupe, soit 45 animaux. De façon à avoir le même nombre de poulets par cage, nous passons ainsi de 45 poulets à 48 poulets par groupe expérimental. Ce nombre est nécessaire et suffisant pour détecter de potentielles différences statistiques de poids vifs entre les 4 traitements.

Raffinement

Dans cette expérimentation, le principe de raffinement est assuré par plusieurs voies. Pour ce faire les animaux sont élevés à plusieurs en cages aux normes (Directive 1999/74/CE) et enrichies (Directive 2010/63/UE, Décret n°2013-118) d’un système de balles pendues ce qui permet aux animaux d’élargir leur gamme d’activité. Ils pourront profiter d’une radio qui leur apporte une ambiance sonore et les apaise. Dans un souci de réduction de l’angoisse et du stress des animaux élevés en cages, l’animalerie a été construite de telle sorte que les animaux puissent interagir entre eux au sein des cages ou entre cages adjacentes : ils se voient, s’entendent et peuvent se toucher. Pendant toute la durée de l’élevage, les animaux sont élevés dans des conditions d’ambiance optimales de température, d’humidité et de luminosité en accord avec les recommandations des sélectionneurs. Un tel dispositif d'élevage en cage sans accès à un parcours assure une bonne répétabilité des mesures (plusieurs cages utilisées par traitement, dans les mêmes conditions d'élevage ce qui limite la variabilité) et permet de mieux contrôler les conditions d’ambiance. Le dispositif en cages grillagées utilisé permet également l’élimination régulière des fientes dans des bacs de récupération. Cela permet ainsi aux animaux de ne pas être en contact avec leur déjection. Pour réduire toute nuisance liée au caractère peu digestible de l’aliment distribué, une attention particulière sera accordée à l’aspect du cloaque des poulets. Une fois par semaine, un score cloacal sera évalué pour chaque individu (lors des pesées). Si plus de 30% des poulets présentent un cloaque sale (score 3), le système d’abreuvement sera purgé et les abreuvoirs et coupelles scrupuleusement nettoyés. Si un score supérieur à 60% des individus est obtenu, nous jugeons que les diarrhées sont trop importantes et mettront un terme à l’essai en repassant (avec transitions alimentaires) sur un aliment commercial. Enfin, un contrôle du comportement social des animaux, de leurs vocalises et de leur répartition spatiale sera effectué quotidiennement. Les pesées (poids vifs et aliments) seront également confrontées aux objectifs de performances fournis par les professionnels pour sassurer du bon déroulé de l'essai. Des décrochages de performance en dehors des intervalels de confiance des données sélectionneurs observées sur plusieurs jours consécutifs pourront justifier également un arrêt de l'essai.

Choix des espèces

La filière avicole recherche de nouvelles solutions pour réduire l’utilisation d’antibiotiques en élevage tout en améliorant la santé digestive des animaux. En agissant sur l’ecosystème microbien et l’épithélium digestif, les probiotiques représentent des solutions à ce défi. L’utilisation de probiotiques à l’efficacité démontrée in vivo sur l'espèce concernée (ici le poulet de chair) apparaît donc fondamentale dans le cadre de démarches préventives de gestion de la santé animale.

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Poules : 9216
Souffrances
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9216 poulets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré. Ils sont infectés vers deux semaines par gavage d'un inoculum de parasites de la coccidiose, pour évaluer des additifs, vaccins ou extraits végétaux contre cette maladie de l'élevage avicole. Le porteur décrit une infection subclinique entraînant une baisse de consommation et un retard de croissance d'environ 20 %, et chiffre le coût mondial de la maladie à plus de 12 milliards d'euros. Les animaux sont ensuite tués puis envoyés à l'équarrissage, et le porteur indique que seuls les poulets hébergent ces parasites hautement spécifiques.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de définir différentes stratégies permettant de lutter contre la coccidiose aviaire. Les poulets peuvent être sujets à de nombreuses pathologies de l’appareil digestif, certaines étant d’origine parasitaire, comme la coccidiose. Cette affection parasitaire, présente dans le monde entier, est considérée comme l’une des plus impactantes en aviculture, d’un point de vue sanitaire, mais également d’un point de vue économique, avec un coût mondial de plus de 12 milliards d’euros en 2020. Les parasites responsables de la maladie sont des protozoaires (organismes animaux unicellulaires) du genre Eimeria (appelés coccidies), hautement spécifiques, qui se multiplient et se reproduisent dans les cellules de l’épithélium intestinal de leur hôte, provoquant des lésions de la muqueuse digestive. Ces lésions ont pour conséquence une moindre absorption des nutriments, un défaut de perméabilité de la barrière intestinale, une modification du microbiote intestinal. Sur le plan zootechnique, une coccidiose clinique provoque des retards de croissance importants et de la mortalité. Lors d’infections subcliniques (c'est-à-dire sans symptômes cliniques), des dégradations de l’efficacité alimentaire et des défauts de pigmentation de la peau sont observés. Les animaux peuvent guérir spontanément de cette pathologie au bout de 8 jours. Cependant, en l’absence de traitement, le retard de croissance accumulé n’est pas rattrapé et représente une perte économique importante pour les éleveurs. Pour contrôler ces parasites, des additifs coccidiostatiques (qui stoppent le développement des coccidies) ont été développés. Toutefois, leur utilisation systématique a pu conduire à l’apparition de résistances. Depuis quelques années, des vaccins sont également disponibles, mais leur utilisation est coûteuse et peut parfois provoquer des retards de croissance. Dans ce contexte, il est donc nécessaire de pouvoir reproduire cette pathologie dans des conditions d’infection subclinique et en milieu contrôlé, afin de développer des solutions alternatives (additifs coccidiostatiques ou vaccins de nouvelle génération, extraits végétaux, etc), qui seront utilisables en élevage que ce soit d’un point de vue pratique ou technico-économique. Ainsi, les solutions alternatives suivantes peuvent être testées : des additifs coccidiostatiques, des vaccins de nouvelle génération, des extraits végétaux, des souches de probiotiques.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont la mise sur le marché de nouveaux moyens de lutte contre la coccidiose du poulet (recherche de nouvelles solutions ou amélioration de solutions existantes, en utilisant par exemple des additifs coccidiostatiques ou vaccins de nouvelle génération, extraits végétaux, etc).

Procédures

Entre 13 et 17 jours d’âge, les poulets sont soumis à un gavage unique par voie orale (inoculum contenant les parasites responsables de la coccidiose ou eau, d’une quantité d’1 mL) d’une durée d’environ 15 secondes.

Impact sur les animaux

Les poulets présentent une forme d’infection subclinique de la coccidiose (c'est-à-dire sans symptômes cliniques). Les nuisances attendues sont une baisse de la consommation d’aliment, un retard de croissance (d’environ 20%) et éventuellement des signes de diarrhées. Les animaux peuvent ressentir de légères irritations lors de l’inoculation, qui est faite par gavage.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés puis partiront à l’équarrissage (afin d’éviter tout risque de transfert de l’agent pathogène).

Remplacement

Avant la mise en place des études sur animaux, des revues bibliographiques sont réalisées afin de cibler les stratégies d’intérêt et en effectuer une première sélection. Pour certaines catégories de produits comme les huiles essentielles, des études in vitro sont réalisées au préalable afin de définir la dose optimale et éviter les effets indésirables. La coccidiose aviaire est une pathologie provoquée par des parasites hautement spécifiques, du genre Eimeria, ce qui nécessite le recours à des poulets puisqu’ils sont les seuls hôtes de ces parasites. Ces parasites ayant des effets à la fois sur le système digestif et le microbiote intestinal, les interactions sont complexes et ne permettent donc pas d’utiliser des modèles alternatifs comme la modélisation ou des études in vitro. Par ailleurs, l'évaluation des paramètres d’intérêt du projet (croissance, ingéré volontaire d'aliment, état sanitaire, …) ne peut être réalisée que sur les animaux de l’espèce cible.

Réduction

Les animaux choisis sont issus du même parquet de reproducteurs, et sont tous des mâles, afin de limiter la variabilité individuelle. En effet, le sexe fait partie des variables indépendantes qui peuvent influencer la digestibilité des nutriments et donc l’efficacité alimentaire. Le logement dans des compartiments de petite taille nous permet d'augmenter le nombre de répétitions par groupe expérimental, et donc de diminuer le nombre total d’études nécessaires et le nombre d’animaux utilisés dans le projet. Le nombre minimal de répétitions (c’est-à-dire la case de 16 poulets) est estimé à 6 par groupe expérimental. Il a été déterminé par une approche statistique : ceci correspond au nombre nécessaire pour obtenir une différence significative de 5% sur l’indice de consommation des animaux, avec un coefficient de variation de 3% sur ce paramètre, en prenant en compte une valeur seuil de significativité de 5%. Ce nombre de répétitions sera privilégié dans la majorité des études, mais dans le cas où une différence significative de 3.5-4% serait requise sur l’indice de consommation (études dans le cadre de dépôt de dossier d’autorisation d’additif à l’EFSA), le nombre de répétitions passera alors à 10 par groupe expérimental, en baissant le nombre de groupes expérimentaux pour conserver le même effectif global d’animaux par étude. La distribution des données est évaluée selon des diagrammes en boîte à moustache afin d’identifier les données aberrantes. Après élimination des données aberrantes, les données zootechniques sont soumises à des analyses statistiques. Le niveau de significativité est fixé à p

Raffinement

L’état de santé des animaux est vérifié quotidiennement par les techniciens animaliers de l’établissement utilisateur. Si un poulet présente des signes de stress, des douleurs, alors il est écarté de l’étude. Des points limites stricts et définis à l’avance sont appliqués tout au long du projet. La manipulation des animaux est restreinte afin de limiter le stress. De plus, les animaux sont logés en collectif dans le but de favoriser les interactions sociales, et disposent de litière, afin de leur assurer un confort thermique et de leur permettre d’exprimer leurs comportements exploratoires de fouissage, grattage. Un enrichissement de type chainette est suspendu dans chaque case, afin que les animaux puissent le manipuler.

Choix des espèces

L'espèce choisie pour la réalisation du projet est le poulet car les phénomènes physiologiques (digestifs, métaboliques, immunologiques) étudiés dans le cadre de ce projet lui sont spécifiques. De plus, le poulet est l’espèce cible des solutions testées. Les animaux sont utilisés entre 1 et 35 jours d’âge. Il s’agit de la période classique d’élevage des poulets de chair. Ils pèsent environ 42 g à 1 jour, et environ 2,5 kg à 35 jours.

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Poules : 617
Souffrances
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Devenir
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 617

617 poulets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal reçoit un gavage unique d'un mélange bactérien à un jour, puis est élevé jusqu'à l'âge d'abattage de 35 jours avant le prélèvement de son tube digestif, pour relier composition du microbiote et efficacité alimentaire. Le porteur décrit le gavage comme source de stress, de risque de fausse route et d'irritation de l'œsophage. Il affiche comme objectif final le développement d'un "produit probiotique commercialisable" réduisant le coût de production avicole.

Objectifs

Chez les oiseaux d’élevage, les conditions d’incubation ne permettent pas le contact entre les œufs ou les poussins et les adultes. Le transfert de flore intestinale entre les jeunes et les adultes ne se fait donc pas comme cela serait le cas dans le milieu naturel et la mise en place du microbiote est donc retardée. De précédents travaux des partenaires du projet ont montré que l’administration de mélanges bactériens aux poussins permettaient d’améliorer l’implantation du microbiote et avait des effets bénéfiques sur la santé digestive des animaux. Pour que cette technique puisse être mise en place en élevage, il est important désormais de quantifier le lien entre la composition de ce microbiote et l’efficacité alimentaire, car ce critère est l’élément essentiel du coût de production des animaux et de l’impact environnemental de l’élevage avicole. Ce lien est aujourd’hui d’autant plus important que les régimes avicoles se diversifient pour augmenter la part de matières premières n’entrant pas en concurrence avec l’alimentation humaine. L’objectif de notre projet est donc d’implanter une flore intestinale complexe chez les poussins, de suivre l’évolution de l’efficacité alimentaire des animaux sur l’ensemble du cycle de production, puis de séquencer le microbiote caecal des poulets en fin de vie afin de quantifier les corrélations entre la composition du microbiote caecal et l’efficacité alimentaire du poulet. L’objectif in fine est, en identifiant les espèces bactériennes les plus corrélées à l’efficacité alimentaire, de développer un produit probiotique commercialisable augmentant l’efficacité alimentaire chez le poulet.

Bénéfices attendus

Cette étude vise à définir quelles espèces bactériennes, parmi celles composant le mélange testé, permettent de favoriser simultanément la santé digestive et les performances des animaux d’élevage. L’identification précise des espèces bactériennes les plus corrélées à l’efficacité alimentaire pourrait permettre de raffiner la composition du mélange à administrer aux animaux. In fine cette étude vise à permettre le développement de solution bactérienne commercialisable.

Procédures

Les animaux seront uniquement soumis à une procédure de gavage (durée inférieur à 30 secondes) à leur arrivé à 1 jour avec 0.5mL d'un mélange bactérien issus de poulet sain.

Impact sur les animaux

Les nuisances sur les poussins viennent de l’acte de gavage qui comprend la contention (génératrice de stress), un risque de fausse route au moment de l’introduction de la sonde et une légère irritation de l’œsophage le lendemain.

Devenir

Les animaux seront élevés jusqu’à l’âge commercial d'abattage (35 jours) afin de permettre la collection du tube digestif des animaux et la flore microbienne associée.

Remplacement

Les relations entre la composition du microbiote et l’efficacité alimentaire des poulets sont complexes et ne peuvent être étudiées que sur des poulets vivants.

Réduction

L’effectif de 617 animaux sera utilisé pour cette expérience. Ce nombre se justifie par l’existence d’une très grande variabilité de la composition de la flore microbienne entre les individus même si ceux-ci reçoivent un mélange bactérien commun. De plus notre effectif intégre un taux de mortalité de 5%, ce qui est classique en élevage de poulets

Raffinement

Raffinement de l’hébergement : Afin de faciliter le démarrage des animaux, des abreuvoirs et des feuilles recouvertes d’aliment seront disposés au sol. Les mangeoires électroniques utilisées pour la mesure de la consommation alimentaire des animaux jouent également le rôle d’enrichissement de milieu, car elles comportent des plateaux sur lesquels les animaux aiment se percher. Les feuilles recouvertes d’aliment pourront aussi être un enrichissement pour les animaux du fait de sa possible manipulation (picorage, déchirage) par les poussins. Des boîtes cartonnées seront disposées au sol pendant l’élevage, qui permettent aux poussins de se cacher au-dessous au démarrage, puis servent de perchoirs ensuite. Raffinement des procédures: La procédure de gavage sera effectuée par des personnes expérimentées et qualifiées, et les animaux seront manipulés avec douceur et pendant une durée réduite (moins de 30 secondes pour la procédure). Afin de réduire le risque de fausse route de la solution orale le gavage sera effectué par deux personnes l’une réalisant la contention et la palpation de l’œsophage pour vérifier la bonne position de la canule de gavage. L’autre réalisant l’administration lente de la solution afin de ne pas provoquer une dilatation trop brusque des tissus. Une seule tentative de gavage sera réalisée par animal. Le gavage étant susceptible de provoquer une irritation passagère de l’œsophage, l’intensité lumineuse sera réduite dans la zone d’hébergement pour tranquilliser les animaux à la suite de cette manipulation. Les animaux seront observés quotidiennement pendant toute la période d’élevage avec une attention accrue dans les premiers jours qui suivront la procédure, afin d’identifier les animaux présentant un état de santé ou une croissance insuffisante (perte de poids supérieur à 10%). Si l’état de santé d’un animal est trop dégradé, il sera euthanasié.

Choix des espèces

L’objectif étant de déterminer les corrélations entre la composition du microbiote et la performance des poulets, nous avons choisi de travailler directement sur notre espèce cible : le poulet de chair. Les poulets sont élevés de 1 à 35 jours, ce qui correspond à la durée d’élevage moyenne constatée pour ces poulets, qui sont ceux majoritairement utilisés dans les élevages commerciaux de poulets de chair.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Poules : 89
Souffrances
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▲ 89
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Devenir
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 89

89 poules vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal est infecté par un virus de la maladie de Marek, hébergé en isolateur, puis subit des prélèvements répétés de sang et de plumes, pour étudier la réplication du virus dans la peau et les plumes. Le porteur indique que la maladie est "hautement contagieuse et fatale" et que certains oiseaux peuvent développer paralysie, lymphomes ou détresse respiratoire avant l'échéance prévue. Il justifie le recours à l'animal entier par la spécificité du follicule plumeux, qu'aucune méthode ne reproduit à ce jour.

Objectifs

Ce projet vise à étudier la biologie des virus virulents ou de virus vaccinaux de la maladie de Marek dans leurs tissus cibles, en particulier la peau et les plumes (associées ou non à leur follicule plumeux). Pour cela, nous utiliserons des virus mutants. Nous avons plusieurs objectifs scientifiques : (i) identifier les partenaires protéiques de protéines virales, (ii) identifier les cellules véhiculant le virus dans les follicules plumeux et décrire la formation des particules virales dans l’épithélium de ce tissu, (iii) identifier des cellules du follicule plumeux pouvant contribuer à la persistance du virus dans ce tissu, et (iv) développer d’une nouvelle méthode afin de vérifier la prise vaccinale à l’aide de prélèvements biologiques, comme les plumes. Ce projet a la particularité d’utiliser des méthodes innovantes de protéomique ou d’imagerie in situ.

Bénéfices attendus

Ce projet regroupe des approches innovantes afin de répondre à plusieurs questions de recherche relative à la biologie du virus de Marek et à ses vaccins, en particulier leur transmissibilité via les particules virales matures produites en quantité et excrétées, exclusivement au niveau des follicules plumeux. Les bénéfices sont donc à répartir sur plusieurs niveaux : (i) Maladie de Marek : Meilleure compréhension de la physio-pathologie de la maladie ; (ii) Protéomique : Établissement d’un protocole pour utiliser la technique de biotinylation de protéines à proximité (bioID) in vivo chez la poule, une méthode dont la faisabilité n’a jamais été décrite chez les oiseaux ; (iii) Virologie : Étude des mécanismes d’entrée et de persistance des virus aviaires dans la peau et les plumes ; (iv) Vaccinologie : Intérêt d’un vaccin DIVA contre la maladie de Marek afin d’évaluer la prise vaccinale.

Procédures

Injection du virus sur animaux vigiles par voie intramusculaire dans le bréchet, 1 fois. Prélèvements sanguins sur animaux vigiles = 2 fois. Prélèvements de plumes sur animaux vigiles = entre 2 à 5 fois selon l'expérience. Injection de substrat par voie sous-cutanée : 7 fois. Chaque injection dure entre 2 et 5 sec. Chaque prélèvement sanguin dure au maximum 5 sec. Les prélèvements de plumes dure 1s par plume.

Impact sur les animaux

1/Hébergement : L’hébergement des animaux en isolateurs est nécessaire dans le cadre des recherches portant sur le virus de la maladie de Marek. Cependant, l’hébergement en isolateurs peut induire une compétition sur les ressources alimentaires en fonction de la fréquence des nourrissages. Ce type d’hébergement réduit également considérablement la liberté de mouvement des animaux. 2/ Le développement de tumeurs induites par le virus de la Maladie de Marek (MDV) : La maladie de Marek est une maladie virale hautement contagieuse et fatale pour la majorité des animaux infectés. Il est possible même si rare, que des animaux développent les 1ers signes de la maladie de Marek un peu avant 28 jours. Parmi les symptômes possibles : fièvre, paralysie, mort subite, lymphome, perte de poids, perte de plumes, difficultés respiratoires, ailes pendantes, boiterie. 3/ Les injections intramusculaires et sous-cutanées peuvent entrainer une douleur au niveau du site d’injection. 4/ Les prises de sang et prélèvements de plumes entraineront un stress récurrent chez les animaux concernés. Ces manipulations entraineront également des douleurs ponctuelles. Les prises de sang peuvent être sources d’hématomes au site de prélèvement. Enfin, un animal dont la contention serait mal assurée pourrait se faire mal ou se blesser.

Devenir

les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure afin de rélaiser des prélèvements sanguins et de tissus.

Remplacement

Le projet vise à étudier la biologie de Maladie de Marek avec des virus virulents ou de virus vaccinaux à partir de virus mutants dans les tissus animaux (sang, organes et plumes associées ou non aux follicules plumeux). Ce projet nécessite donc l'animal dans son entier aussi bien pour étudier des partenaires protéiques de protéines virales, que pour celle de la morphogenèse virale dans le follicule plumeux ou encore pour le développement d’une nouvelle méthode afin de vérifier la prise vaccinale à l’aide de prélèvements biologiques. Du fait notamment de l’unique spécificité du follicule plumeux pour la morphogenèse du virus, il n'existe aucune alternative de remplacement pour répondre à ce type de question scientifique à ce jour. De plus, les résultats de ces expériences serviront de référentiel en vue de développer des méthodes alternatives d’infection de follicules plumeux en culture ex vivo qui permettront de grandement limiter le nombre d’animaux requis pour les expériences concernant la morphogenèse virale dans la peau.

Réduction

Le nombre d’animaux dans chaque lot a été établi afin d’être en conformité avec le principe de réduction des règles de bien-être animal et de manipuler un nombre d’échantillons suffisants et/ou pour établir si les différences mesurées entre lots sont statistiquement significatives et donc non dus au hasard. Les meilleurs tests statistiques seront appliqués dans les comparaisons des différents groupes pour permettre un traitement optimal des données. Pour l’expérience 1: Au minimum 2 animaux seront inoculés, même quand 1 seul animal aurait suffi ; étant interdit d’héberger 1 animal seul. Pour l’expérience 2 : Quand une cinétique sera effectuée, 1 animal sera requis par point, sauf pour le dernier point où 2 animaux seront requis pour respecter l’interdiction d’avoir un animal seul. Pour les expériences 4 et 5 : 3 animaux seront infectés par virus, ce qui est le minimum requis pour avoir des expériences interprétables, compte tenu des analyses de protéomique effectuées avec les échantillons collectés. Pour les expériences 6 et 7 : 10 animaux par lot est le minimum requis pour voir des différences statistiques entre virus WT et mutant.

Raffinement

Une visite des animaux est effectuée 2 fois par jour par le personnel technique qualifié afin de détecter l’apparition de signes anormaux liés à la santé et au bien-être des animaux, voire de maladie de Marek entre 21 et 28 jours, même si le développement de la maladie est rare avant 28 jours post-infection. Les animaux présentant des symptômes légers feront l’objet d’une surveillance accrue pour détecter l’apparition de nouveaux symptômes. Des points limites adaptés ont été définis pour la maladie de Marek. L’ensemble des gestes techniques est assuré par du personnel formé et compétent, ce qui limitera le stress des animaux. La contention est effectuée en douceur et les prélèvements sont le plus rapide possible. Les prélèvements de plumes et de sang sont réalisés simultanément pour limiter le stress. Le nombre de prélèvements sur animaux vigiles a été réduit au minimum pour limiter la manipulation et la souffrance liées aux prélèvements répétés. Dans le cas des prélèvements de plumes, de petites plumes en croissance seront prélevées, ce qui limite la douleur par rapport aux prélèvements de plus grosses plumes. Afin de limiter la douleur lors de l’inoculation du virus, nous utiliserons des seringues avec des aiguilles fines et courtes. Les injections seront réalisées sous PSM (poste sécurité microbiologique) avant l’entrée des animaux dans les isolateurs afin de faciliter la manipulation, notamment la contention des animaux et ainsi rendre l’injection plus simple et moins stressante pour les animaux.

Choix des espèces

La maladie de Marek est une maladie des Phasianidés, d'importance principalement dans l'espèce Gallus gallus (poule). Chaque année, des millions de doses de vaccins sont administrées aux poules dans le monde pour les protéger de la maladie, mais également contre d’autres maladies, car les souches de mardivirus (et notamment HVT) sont des vecteurs vaccinaux. Pour chaque expérience, les animaux seront utilisés de la naissance jusqu’à un âge maximum de 5 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Poules : 2080
Souffrances
▲ -
▲ 1080
▲ 1000
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Devenir
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 2080

2 080 poulets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chaque animal reçoit une dose de coccidies par voie orale directement dans l'œsophage, les oiseaux inoculés subissant une chute de croissance de 20 %, des diarrhées et des lésions intestinales cotées 3 sur 4. Le but affiché est de produire ces parasites et de calibrer les doses infectieuses pour tester ensuite des alternatives aux anticoccidiens, dans un enjeu que le porteur présente comme "économique et sanitaire". Il affirme qu'il n'existe "pas de moyen" de disposer de ces parasites autrement qu'en infectant des oiseaux hôtes.

Objectifs

Les coccidioses des volailles sont dues à des parasites intestinaux et ne présentent pas de risques pour l’homme (contamination ou ingestion). Cependant, elles entraînent des conséquences économiques et sanitaires majeures, notamment dans les élevages de poulets. Les approches vaccinales sont coûteuses et difficiles à mettre en œuvre correctement. Les approches de prévention par usage d’antiparasitaires dans l’aliment sont donc d’usage courant et peuvent conduire à l’émergence de résistance chez les populations de coccidies, affaiblissant l’intérêt et l’efficacité de ces molécules. Selon la recommandation de la commission de l’UE, le développement et l’évaluation d’alternatives aux méthodes existantes sont nécessaires. Le but de ce projet est d’obtenir suffisamment de coccidies pour déterminer des doses de parasites nécessaires à reproduire une coccidiose modérée en condition expérimentale, dans l’objectif d’investiguer des approches nouvelles pour le contrôle de cette maladie en réalisant des études d’évaluation de solutions alternatives et de nouveaux vaccins susceptibles d’enrichir les moyens de lutte contre les coccidioses du poulet. Pour ce faire il est nécessaire de produire sur oiseaux des nouvelles générations de ces parasites pour avoir à disposition du matériel expérimental frais. En effet, les coccidies, au-delà de six mois, sont moins viables, rendant impossible leur exploitation. Or, il est indispensable de maîtriser les doses infectieuses pour évaluer l’efficacité de nouvelles molécules. Il n’existe pas de moyen de disposer de ces parasites autrement qu’en infectant des oiseaux hôtes. Les autres solutions ne permettent pas de produire suffisamment de coccidies. Que ce soit pour l’utilisation de souches pures de coccidies dans des études d’efficacité de vaccins, ou bien des isolats provenant du terrain pour tester des solutions alternatives, il faut au préalable déterminer une dose permettant de reproduire la maladie. Cette maîtrise de la dose infectieuse permet de garantir la pertinence des résultats obtenus dans le modèle d’évaluation des moyens de contrôle de la coccidiose. Ces coccidies, une fois multipliées et leurs doses infectieuses connues, seront utilisées pour évaluer l’efficacité d’alternatives aux anticoccidiens. En effet, des études sont en cours pour évaluer l’efficacité de vaccins, mais également de nouvelles solutions naturelles comme des probiotiques, huiles essentielles ou encore des post-biotiques.

Bénéfices attendus

Le pouvoir pathogène des coccidies est défini par leur concentration ainsi que leur pathogénicité. De ce fait, il est nécessaire de les renouveler régulièrement pour assurer une viabilité suffisante afin de réaliser l’étude de leur virulence, sachant que le taux de coccidies vivantes commence à décliner à partir de 6 mois. Les bénéfices de la multiplication de ces souches sont donc de préserver leurs caractéristiques intrinsèques, ainsi qu’une quantité de coccidies suffisante pour garantir une souchothèque exploitable pour des études de virulence et d’efficacité qui en découlent. Les études du pouvoir pathogène de souches pures ainsi que d’isolats terrains permettent de définir les quantités d’oocystes optimales pour reproduire expérimentalement une coccidiose à impact modéré. Ces quantités seront alors utilisées lors d’études d’efficacité de solutions pouvant venir en appui ou en remplacement des traitements anticoccidiens actuels qui conduisent de plus en plus à l’apparition de résistances. Les produits qu’il est prévu de tester ultérieurement sont des solutions naturelles alternatives, mais il est également prévu de challenger des vaccins pour permettre l’immunisation des animaux contre cette pathologie.

Procédures

Tous les animaux utilisés lors des travaux réalisés dans ces différentes procédures recevront une dose de coccidies par voie orale, par administration d’un millilitre de suspension directement dans l’œsophage de l’animal. Cette procédure n’implique pas de souffrance pour l’animal, sachant que le geste technique sera réalisé par une personne compétente tandis qu’une autre personne sera en charge de la contention de l’animal pour éviter toute blessure liée à la pipette.

Impact sur les animaux

Pour les procédures de gravité modérée, les animaux inoculés subiront une baisse de gain de poids (GMQ) de 20%, un état clinique dégradé pendant 2 jours avec diarrhées modérées, ainsi que des lésions intestinales d’intensité 3 sur une échelle de 4. Concernant la multiplication, au vu de la dose de coccidies inoculées, les animaux ne sont pas censés subir d’effets indésirables sur leur santé ou leur bien-être.

Devenir

A la fin de chaque procédure, les animaux présents au sein de l’animalerie protégée seront mis à mort conformément aux règles du bien-être animal. En effet, tous les animaux prévus dans ce projet seront soit infectés soit en contact avec un milieu contaminé.

Remplacement

Les coccidies ne se développent que chez leurs hôtes respectifs et il n’existe pas de moyen de produire et d’étudier ces parasites autrement qu’en infectant des oiseaux hôtes. Les multiplications sur cellules in vitro ont un rendement négatif et aucun modèle in vitro n’existe aujourd’hui pour évaluer l’efficacité de moyens de lutte.

Réduction

Pour la procédure de multiplication des coccidies, le nombre de poulets utilisé pourra être diminué lorsque les coccidies les plus prolifiques sont utilisées (passage de 12 à 10 poulets) car la quantité récoltée est suffisante. Pour l’évaluation de la virulence des souches testées, 10 animaux par groupe seront suffisants pour pouvoir faire des tests statistiques fiables.

Raffinement

De nouvelles cages installées en 2017 permettent un meilleur raffinement dans l’hébergement, tel que la mise en place de perchoirs et de mobiles dans les cages, en plus d’un éclairage naturel, déjà disponible, qui permet de respecter le rythme circadien des oiseaux. Tout au long de l’expérimentation, des visites de contrôle quotidiennes seront programmées. Ces visites auront pour but la surveillance de l’état de santé des animaux, vérifier les paramètres d’ambiance dans l’animalerie ainsi que l’accès à l’aliment et le fonctionnement du système d’abreuvement. En ce qui concerne l’évaluation de l’état de santé des oiseaux, une grille de notation de scores de morbidité est définie. Cette grille permettra de déterminer une éventuelle atteinte du point limite et seront euthanasiés conformément aux règles du bien-être animal.

Choix des espèces

Les coccidies des volailles sont strictement spécifiques de leurs hôtes. Ainsi les coccidies du poulet Gallus gallus ne se développent que chez cet hôte. Les animaux seront suivis à un âge compris entre 0 et 30 jours, âge adéquat pour l’étude de ces parasites. C’est à la période entre 15 et 30 jours que les coccidies font le plus de dégâts dans les élevages commerciaux, quelle que soit l’espèce de coccidie étudiée.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 200
Souffrances
▲ -
▲ 200
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Devenir
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 200
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100 manchots royaux et 100 albatros à bec jaune vont être capturés brièvement puis relâchés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Chaque oiseau subit une capture, un marquage, une vaccination expérimentale contre la grippe aviaire H5 et des prélèvements sanguins, avant d'être relâché sur son lieu de capture. Le porteur affirme que ces populations sauvages ne peuvent pas être remplacées et attend des enseignements pour d'éventuels plans de vaccination en milieu naturel, bénéfices renvoyés au conditionnel et au futur. Les impacts déclarés se limitent au stress de la capture et à la douleur des injections et prélèvements.

Objectifs

L’objectif est de mesurer la réponse en anticorps suite à la vaccination contre l'influenza aviaire hautement pathogène H5. Chez le manchot royal, il s’agira de vacciner des poussins afin d’étudier la dynamique de leur réponse immunitaire pendant leur (longue) période d’élevage sur la colonie de reproduction. Chez l’albatros à bec jaune, il s’agira de vacciner des adultes reproducteurs afin d’étudier la dynamique de leur réponse immunitaire et le transfert d’anticorps maternels à leur jeune l’année suivante.

Bénéfices attendus

Nous attendons une meilleure connaissance de la réponse immunitaire d'espèces sauvages à une vaccination contre un agent pathogène important, ce qui peut être utile pour envisager des plans de vaccination contre ce type de pathogène en populations naturelles. Cette étude permettra de plus de s'assurer de l'innocuité du vaccin chez les espèces considérées, qui pourraient être très sensibles au virus de l'influenza aviaire hautement pathogène émergeant actuellement dans les populations d'oiseaux marins sauvages. Elle sera conduite dans une région géographique qui n’est pas encore touchée par l'influenza aviaire hautement pathogène, mais où cette problématique pourrait se poser dans le futur. Des bénéfices sont donc attendus dans le cadre de problématiques de biologie de la conservation et d'écologie des maladies infectieuses.

Procédures

Les individus sont soumis à des captures brèves (quelques minutes) pour la réalisation d'un marquage, d'une vaccination et de prélèvements, puis ils sont relâchés dans la nature au lieu de capture. Cela concerne un total de 100 manchots royaux et 100 albatros à bec jaune (en incluant les témoins).

Impact sur les animaux

Stress lors des captures et douleur légère lors des injections et prélèvements.

Devenir

Les individus sont d'espèces sauvages non captives et ils seront relâchés dans leur milieu naturel à l'endroit de leur capture.

Remplacement

L'objectif étant d'évaluer la réponse immunitaire à un vaccin contre l'influenza aviaire hautement pathogène de sous-type H5 dans des populations d'oiseaux sauvages en conditions naturelles, les populations considérées ne peuvent pas être remplacées. Néanmoins, il est à noter que les résultats attendus chez les deux espèces considérées pourraient être applicables à des espèces phylogénétiquement proches et au statut de menace plus élevé (par exemple, l'albatros d'Amsterdam, le gorfou sauteur subtropical et l'albatros hurleur Diomedea ).

Réduction

Les tailles d'échantillons considérées ont été déterminées afin de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés tout en s'assurant d'obtenir des données informatives. Les tailles d'échantillons prennent notamment en compte la relativement forte survie naturelle des stades des espèces considérées (survie du poussin de manchot royal après l'âge de 35 jours, survie interannuelle d'adultes d'albatros à bec jaune).

Raffinement

Les techniques de capture et de prélèvements ont fait l'objet d'un raffinement afin de provoquer le moins d'effets négatifs sur les oiseaux, de même que les vaccins utilisés. Les techniques d'analyses permettent de travailler avec de petits volumes de sang prélevé. Plus précisément, la vaccination se fait par voie intra-musculaire (injection de 0.2 ml) et les prises de sang sont réalisées à l’aile ou à la patte selon la taille de l’individu manipulé. Les oiseaux sont relâchés rapidement sur le site de leur capture et les populations font l’objet de suivis démographiques.

Choix des espèces

Ces deux espèces ont été choisies car elles permettent d'évaluer la réponse immunitaire au vaccin anti-influenza aviaire hautement pathogène sous-type H5 avec un dérangement minimum et pour des espèces pour lesquelles il est particulièrement important d'évaluer si un tel vaccin pourrait être utilisé. L'émergence de l'influenza aviaire hautement pathogène en 2022 dans de nombreuses populations naturelle d'oiseaux marins, avec des mortalités très fortes d'adultes et de poussins, montre l'importance de disposer de ce type d'information pour ces espèces. Ceci est en particulier justifié par le fait que ces espèces ont la particularité de vivrent en colonie denses et d'être fortement sensibles à des facteurs de mortalités affectant les adultes. Chez le manchot royal, les vaccinations seront faites chez des poussins afin de suivre la dynamique de leur réponse pendant leur croissance. Chez l'Albatros à bec jaune, la vaccination est faite sur des adultes pour évaluer la réponse à long terme (entre années, car ils peuvent être suivi à cette échelle) et le transfer maternel d'anticorps et sa persistence chez les poussins.

  • Enseignement supérieur
Autres oiseaux : 150
Souffrances
▲ -
▲ 150
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Devenir
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 150
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150 pigeons des villes vont être capturés puis relâchés, utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque oiseau est maintenu deux à trois semaines en volière, pesé, épouillé, soumis à une prise de sang et à une injection sous-cutanée d'un mitogène, dans le cadre de travaux pratiques de master. Le porteur indique que ces gestes n'occasionnent qu'un stress transitoire et que les individus, marqués, sont ensuite suivis pour d'autres programmes de recherche. Il affirme que les objectifs pédagogiques, dont l'apprentissage de la manipulation d'un animal vivant, ne peuvent être atteints avec des vidéos ou des cadavres.

Objectifs

Dans le cadre de la formation en Master, nous avons mis en place une session de travaux pratiques (en automne) sur la découverte des ectoparasites, des parasites intestinaux et des parasites sanguins du pigeon urbain en relation avec le phénotype (poids, sexe, couleur, immunocompétence) et l'environnement (degré d'urbanisation) de celui-ci. L'objectif de ces travaux pratiques est quadruple. Le premier est d'observer la diversité des parasites du pigeon dans différents tissus (plumes, intestin et sang) et leurs cycles de vie. Le deuxième est fondamental et vise à faire comprendre aux étudiants le rôle des facteurs phénotypiques et environnementaux sur les paramètres épidémiologiques (prévalence et intensité). Le troisième vise à leur apprendre à manipuler et à mesurer des vertébrés vivants ainsi que de réaliser une prise de sang sur ce vertébré. Le quatrième est de les sensibiliser à l'éthique en expérimentation animale en leur enseignant les rudiments en éthique animale (les 3R, la douleur, les points limites, la législation etc...). Dans ce contexte, les étudiants seront invités à manipuler un pigeon, le peser, lui mesurer les tarses, l'aile, lui peigner les plumes pour collecter les ectoparasites du plumage, lui prélever une goutte de sang afin d'identifier les parasites sanguins et lui injecter un mitogène en sous-cutané pour mesurer une valeur de l'immunocompétence.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de ces travaux pratiques sont, comme décrit précédemment, multiples. Le premier est d'observer la diversité des parasites du pigeons dans différents tissus (plumes, intestin et sang) et leurs cycles de vie. Le deuxième est fondamental et vise à faire comprendre aux étudiants le rôle des facteurs phénotypiques et environnementaux sur les paramètres épidémiologiques (prévalence et intensité). Le troisième vise à leur apprendre à manipuler et à mesurer des vertébrés vivants ainsi que de réaliser une prise de sang sur ce vertébré. Le quatrième est de les sensibiliser à l'éthique en expérimentation animale en leur enseignant les rudiments en éthique animale (les 3R, la douleur, les points limites, la législation etc...).

Procédures

Les pigeons seront capturés en condition naturelle avec une épuisette raquette, placés en volière 2 semaines avant la procédure et seront soumis à 3 interventions sur animaux vigiles: la première constitue des mesures morphométriques et un épouillage par une contention spécifique (20 minutes), la deuxième est une prise de sang unique par individu (5 minutes) et la troisième est une injection unique en sous-cutané d'un mitogène (5 minutes). Ces interventions seront effectuées les unes après les autres et dureront moins de 30 minutes par individu. A l'issue de cette procédure (2 jours de TP) et donc après moins de 3 semaines en volières, les pigeons seront relâchés à l'endroit où ils ont été capturés.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues concernent principalement le stress de la capture de la manipulation, du brossage, de la prise de sang et de l'injection et d'un environnement non adapté lors du transport. Ces nuisances ne durent que le temps de la manipulation ou du transport et n'engendrent aucun effet indésirable. En effet, dans nos précédentes études, les pigeons se remettent rapidement de telles interventions et reprennent des comportements normaux (alimentation, lissage des plumes, reproduction et interactions sociales).

Devenir

A la fin de la procédure, les pigeons seront replacés dans les volières avant d'être relâchés dans leur milieu de capture. En effet, l'ensemble des procédures étant légères, elles n'impactent pas la survie et la reproduction des individus en conditions naturelles. De plus les individus sont marqués, cela nous permet de suivre ces individus dans le temps afin d'estimer leurs survies pour nos programmes de recherche sans avoir à en recapturer. Nous mutualisons donc ces animaux à des fins de recherche.

Remplacement

Afin d'atteindre les objectifs pédagogiques qui se focalisent sur une population de vertébré en conditions naturelles, le recours à des animaux est nécessaire et il n'y a pas moyen de le remplacer. En effet, il est impossible d'estimer la variabilité entre individus en prévalence et abondance de parasites et en immunocompétence à l'aide de vidéos, de mannequins ou de cadavres. De plus, l'objectif pédagogique vise également l'apprentissage de la manipulation d'un animal vivant. Ces objectifs ne sont atteignables qu'en utilisant des animaux vivants. Dans ce contexte, le pigeon biset Columba livia apparaît comme étant un modèle animal idéal pour étudier les mécanismes écologiques et évolutifs en milieu urbain. En effet, c’est un oiseau issu d’élevage domestique relâché par l’homme par le passé qui s’est installé dans les zones urbaines et qui est, a priori, soumis à de fortes pressions évolutives. De par ses grandes facilités d’adaptation, il constitue le modèle vertébré « sauvage » le plus répandu en zone urbaine. Son étude permet d’une part de dégager des principes généraux et fondamentaux en écologie urbaine et en évolution en milieu urbain et d'autre part d'étudier les différents parasites qu'il héberge. La variabilité individuelle des pigeons peut être caractérisée facilement par des étudiants (coloration, comportement, immunocompétence, mesure morphométrique) grâce à des protocoles mis au point dans notre laboratoire et l'identification de nombreux parasites est accessible. Toutes ces caractéristiques en font un modèle idéal pour enseigner de manière pratique toutes les approches évolutive, écologique et éco-épidémiologique. De plus, cette espèce est très répandue et ne constitue pas une espèce menacée d’extinction.

Réduction

Nous échantillonnerons 30 pigeons par an (30 par TP sur 5 ans donc 150 au total) que nous maintiendrons en captivité dans les volières. Les promotions d'étudiants sont autour de 20 pour les TPs. Cet effectif nous permettra d'avoir au moins un pigeon par étudiant. En mutualisant les données, il sera également possible de tester des relations entre les variables individuelles et les variables épidémiologiques avec une bonne puissance statistique. En nous basant sur les TPs précédents, les tests de puissance révèlent par exemple qu'un effectif de 30 permet de détecter une corrélation significative entre la couleur mélanique et l'immunocompétence. Ceci correspond donc à un effectif minimum permettant à la fois d'avoir une puissance statistique pour détecter les relations et de faire manipuler l'ensemble des étudiants.

Raffinement

Pendant ces 3 semaines, les pigeons seront hébergés en volière extérieure en grillage galvanisé, divisée en 16 compartiments et couverte en partie par un toit en tôle. Les compartiments sont plus longs que larges, ce qui permet aux individus d’effectuer de brefs vols. Chaque compartiment est enrichi de 6 nichoirs, de 4 perchoirs en bambou, une mangeoire, un abreuvoir d’eau et une baignoire. Tous ces enrichissements permettent de réduire le stress de la captivité. Aucune médication n'est prévue dans le cadre de cette procédure (pas d'acte invasif) mais une surveillance attentive permet de suivre les animaux de manière ciblée. De plus, cette procédure repose sur une équipe technique et pédagogique ayant une expérience sur le pigeon de plus de 15 ans. Lors du déroulement du projet, nous avons également identifié des points limites. En effet, dans le cas où nous détectons un comportement anormal, des signes d'infection, une perte de masse de plus de 30 pourcent, ou une blessure conséquente à la procédure (ces informations sont donc les points limites), les individus seront alors exclus des procédures et isolés en quarantaine. Le vétérinaire sera alors contacté pour soigner ou euthanasier l'individu.

Choix des espèces

Le pigeon biset Columba livia apparaît comme étant un modèle animal idéal pour étudier les mécanismes écologiques et évolutifs en milieu urbain. En effet, c’est un oiseau issu d’élevage domestique relâché par l’homme par le passé qui s’est installé dans les zones urbaines et qui est, a priori, soumis à de fortes pressions évolutives. De par ses grandes facilités d’adaptation, il constitue le modèle vertébré « sauvage » le plus répandu en zone urbaine. La variabilité individuelle des pigeons peut être caractérisée facilement par des étudiants (coloration, comportement, immunocompétence, mesure morphométrique) grâce à des protocoles mis au point dans notre laboratoire et l'identification de nombreux parasite est accessible. Toutes ces caractéristiques en font un modèle idéal pour enseigner de manière pratique toutes les approches évolutive, écologique et éco-épidémiologique. De plus, cette espèce est très répandue et ne constitue pas une espèce menacée d’extinction. Les pigeons échantillonnés seront tous adultes (jeunes adultes entre 4 et 8 mois ou adultes de plus de 8 mois). Les adultes sont, d'une part, moins sensibles au stress de la procédure que les juvéniles et, d'autre part, présentent une variabilité en parasites plus importantes que les juvéniles. Ils sont donc plus adaptés à l'objectif scientifique du TP qui vise à expliquer la variabilité de la prévalence et l'abondance des parasites par différentes variables individuelles.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Poules : 240
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240 poulets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. 220 d'entre eux sont infestés par des vers intestinaux par voie orale ou cloacale, puis abattus à 84 jours pour dénombrer les vers dans leur tube digestif. L'objectif est de mettre au point un modèle d'infestation reproductible pour l'élevage de volailles. Le porteur met en avant un enjeu "technico-économique" et présente le parcours extérieur, obligatoire en élevage biologique, comme un réservoir de parasites.

Objectifs

En élevage avicole biologique et label, l’accès à une zone herbagée extérieure (appelée aussi parcours extérieur) pour les animaux est une obligation réglementaire. Le parcours contribue en partie au bien-être animal car il apporte un environnement adapté à l’expression naturelle de leur comportement exploratoire. Cependant, le parcours de volailles constitue également un réservoir de parasites qui peuvent représenter un facteur de risque pour la santé animale. Parmi eux, les helminthes (vers parasites intestinaux) peuvent avoir un effet négatif sur le bien-être animal, mais également un impact technico-économique considérable dans les élevages de volailles : diminution de la consommation alimentaire, surconsommation d’eau, diminution de la prise de poids, amaigrissement, déséquilibre digestif, diarrhées, voire mortalité dans les cas les plus graves… L’objectif de ce projet est de mettre au point, chez le poulet de chair, un modèle d’infestation par les helminthes, pour reproduire une infestation d’un niveau comparable à ce que l’on peut trouver sur le terrain, mais sans atteindre de mortalité. Afin de trouver un modèle robuste, répétable et en adéquation avec la réalité du terrain, nous testerons plusieurs modèles d’infestation en prenant en compte 4 paramètres principaux : la voie d'administration (orale ou intra-cloacale), le choix du type d’helminthes (œufs ou larves), la fréquence des inoculations et le nombre d’helminthes administrés. Les modalités d’infestations testées au cours de ce projet seront définies à partir de la littérature. Ce modèle permettra par la suite de développer et mettre au point des solutions efficaces pour lutter contre l’helminthiase du poulet, mais également de documenter l’impact du parasite Ascaridia galli sur les performances d’élevage.

Bénéfices attendus

En trouvant le bon modèle d’infestation expérimental, c’est-à-dire une infestation par les helminthes qui entraine des baisses de performances, notre projet offrira la perspective de réaliser des études plus poussées dans la recherche de solutions efficaces contre l’helminthiase du poulet, d’apporter des solutions concrètes aux éleveurs et de documenter les niveaux d’infestation tolérables dans les élevages. Aussi, dans le contexte actuel où la recherche de solutions naturelles est un enjeu de société, notre projet pourra aboutir, à plus long terme, au développement de solutions naturelles pour la lutte contre les helminthiases.

Procédures

Les 240 poulets du projet seront pesés individuellement à 3 reprises entre le début de la procédure à 36 jours et leur abattage à 84 jours, afin de connaitre et comparer leur performance de croissance. La durée d’une pesée est inférieure à 10 secondes par poulet. Parmi les 240 poulets, 220 seront soumis à une infestation par des helminthes. L’infestation se réalisera par inoculation orale ou intra-cloacale sur animaux vigiles. Chaque inoculation (au nombre de 1 ou 5/animal à raison d'une par jour) durera moins de 20 secondes.

Impact sur les animaux

Les effets négatifs sur les animaux sont liés à la contention lors des inoculations, des pesées et de la pose de bague d’identification, et au stress léger et passager que cela peut engendrer pour l'animal. L’infestation pourra entrainer une légère diminution de la consommation d’aliment et un poids des animaux légèrement inférieur.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin d'expérimentation à des fins de prélèvements du tube digestif pour la recherche et le dénombrement de vers d’Helminthes dans les contenus digestifs.

Remplacement

Notre projet a recours à des méthodes alternatives du type « in vitro » pour le développement des œufs d’helminthes, le développement des larves en larves infestantes au sein de ces œufs, ainsi que pour leur maintien en vie. Cependant, il n’existe à ce jour, pas de méthodes in vitro ou in silico pour étudier les réponses physiologiques des individus face aux parasites (ici les helminthes) auxquels ils sont exposés. En effet, le développement d’une helminthiase au sein d’un organisme et la réaction des animaux sont très variables et dépendants de l’animal. Aussi, l’analyse des contenus digestifs en fin de procédure, nécessitent obligatoirement le recours à des animaux.

Réduction

Nous avons choisi d’étudier 11 modèles d’infestation (et 1 modalité témoin non infestée) parmi toutes les possibilités qui combinent le type d’infestation (œufs ou larves), la voie d'innoculation, le nombre d’helminthes inoculés et le nombre d’inoculations (de 1 prise unique à 5 prises). Nous avons sélectionné les modèles qui nous paraissent être les plus pertinents, en combinant la réalité du terrain, la réalité de l’expérimentation et les résultats d'études antérieurs. Nous aurons besoin de 20 animaux dans chacune des 12 modalités (soit 240 animaux au total). Ce nombre de 20 animaux par modalité est optimisé pour réaliser des statistiques fiables et trouver des différences significatives pour évaluer l'effet de l’infestation sur la croissance des animaux et évaluer le degré d’infestation généré par les modèles par dénombrement du nombre de vers retrouvés dans les contenus digestifs à 84 jours d’âge.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans des parquets (petits enclos où se trouvent les poulets), au sol sur des copeaux, en groupe de 20 par parquet afin de créer des relations sociales. Des ficelles et des pierres à piquer seront installées dans chaque parquet en tant que matériel d’enrichissement. Les animaux seront hébergés dans des conditions optimales d’alimentation et de soins. Dans ce projet, nous avons porté une vigilance particulière aux conséquences des modèles d’infestation que nous avons choisis : aucun d’entre eux n’entrainera de mortalité, ni de signes cliniques sévères. Seules des réductions de consommation alimentaire et des ralentissements de croissance sont attendues. Toutes les contentions (inoculations et pesées) seront réalisées dans le calme par des personnes expérimentées. Le matériel de pesée sera adapté à la taille et à la morphologie des animaux. Des points limites sont déterminés et une évaluation du bien-être des poulets sera complétée quotidiennement par le personnel animalier pour permettre de détecter précocement toute altération de leur état de santé ou de leur comportement. Pour chaque paramètre d’atteinte au bien-être, des actions seront prises sans délai.

Choix des espèces

S'agissant d'un objectif finalisé sur la santé des volailles, le choix du poulet (gallus gallus) a été fait car il s’agit de l'espèce majeure sur le terrain et d'un modèle reconnu par la filière. Les poussins arriveront dans notre élevage à 1 jour d’âge, mais ne seront étudiés que sur la période 36-84 jours. En effet, l’infestation n’aura lieu qu’à partir de 36 jours d’âge car c’est à partir de cet âge que les animaux ont accès au parcours extérieur, et qu'ils vont potentiellement commencer à ingérer des œufs d’helminthes. Nous étudierons ensuite les animaux infestés sur toute la durée d’élevage, c’est-à-dire jusqu’à 84 jours qui correspond à l’âge classique d’abattage pour cette souche à croissance lente.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 32
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32 cailles japonaises vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis confiées à une association pour placement en refuge ou famille d'accueil. Chaque oiseau est filmé quinze minutes par jour pendant cinq jours et subit deux prélèvements de sang, pour valider des mouvements de plumes de la tête comme marqueurs d'émotions positives. Le porteur indique que le transport, l'isolement et les prises de sang sont des sources de stress, et que les mâles adultes sont maintenus en cage individuelle faute de pouvoir cohabiter. Il présente ces marqueurs comme une piste pour évaluer, à terme, le bien-être des oiseaux d'élevage.

Objectifs

L’existence d’états émotionnels chez l’animal est de plus en plus acceptée dans le monde scientifique. L’idée que ces états subjectifs sont au centre du bien-être animal s’est peu à peu imposée au cours des dernières décennies. Les premières études, poussées en partie par l’intérêt grandissant du public pour le bien-être des animaux en captivité, se sont concentrées sur les émotions négatives, telles que la peur et la souffrance. Cependant, avec l’accumulation des connaissances sur le sujet, l’importance des émotions positives est devenue prépondérante. En effet, le bien-être n’est pas seulement l’absence d’états négatifs, mais aussi la possibilité pour l’animal de vivre des émotions positives. Par ailleurs, comprendre les contextes et les modalités d’expression des émotions positives a à la fois un intérêt appliqué et fondamental, car leur étude pourrait nous en apprendre davantage sur nos propres émotions en termes d’évolution, de fonction, etc. L’étude de ces états positifs est essentielle à notre compréhension de l’animal. Cela est particulièrement vrai chez les oiseaux, qui ont été considérablement moins étudiés à ce sujet que les mammifères. Notre objectif est d’étudier l’expression des émotions positives chez une espèce d’oiseau nidifuge, la caille japonaise (Coturnix c. japonica). Des travaux précédents ont mis en évidence l’existence d’un potentiel marqueur morphologique des émotions positives chez la caille. En anticipation d’une récompense, nous avons observé des mouvements de plumes sur des zones localisées de la tête de l’oiseau, ce qui pourrait être une forme d’expression faciale positive chez l’oiseau. L’objectif de cette étude est de valider ces expressions faciales comme marqueurs des émotions positives, en analysant leur expression dans différents contextes positifs et les corrélant avec des marqueurs physiologiques connus dans la littérature.

Bénéfices attendus

Nous espérons pouvoir identifier des marqueurs d’émotions positives chez la caille. Ces marqueurs sont encore peu nombreux car peu explorés chez l’oiseau. Ils permettraient d’en apprendre davantage sur leurs capacités émotionnelles. Ces marqueurs seront réutilisés pour évaluer les effets de divers facteurs, tels que l’histoire de vie ou la complexité environnementale. Enfin, de tels marqueurs pourraient trouver des applications dans l’amélioration du bien-être des oiseaux d’élevage. Nous espérons également mettre au point une méthode de mesure hormonale non invasive.

Procédures

Toutes les cailles seront testées individuellement dans un dispositif dont le sol est couvert de copeaux de bois, afin d’observer l’expression des comportements de bains de poussière. Chaque test durera 15 minutes par jour et sera filmé pour être finement analysé. Un test sera fait par jour, l’expérience se poursuivra sur cinq jours. Ensuite, deux prélèvements sanguins seront réalisés sur deux jours pour évaluer certains taux hormonaux. Des prélèvements de fèces seront également réalisés pour comparer les taux hormonaux présents dans les fèces et dans le plasma.

Impact sur les animaux

Le transport et l’isolement pendant les phases de test peuvent perturber les cailles. Cependant, les cailles sont habituées à la manipulation et la durée d’expérimentation ne va pas excéder 15 minutes par jour, ce qui permet une longue période de repos pour l’animal en dehors des tests. Les prélèvements sanguins sont également une source de stress. Les prélèvements seront réalisés par un personnel expérimenté, ce qui limitera la douleur et le temps de contention nécessaire. De plus, le prélèvement sera arrêté dès que l’animal se mettra à bouger.

Devenir

Le projet n’implique aucune atteinte à l’intégrité physique et comportementale des animaux. Ceux-ci pourront donc être confiés à une association de réhabilitation des animaux de laboratoire pour placement en refuge ou en famille d’accueil.

Remplacement

Nous étudions des signes physiologiques et morphologiques d'émotions positives chez des animaux vivants, ce qui exclut tout type de remplacement.

Réduction

Le nombre d’animaux choisi (16 mâles et 16 femelles) permet d’avoir un effectif suffisant pour les analyses physiologiques et comportementales tout en tenant compte d’un possible effet sexe dans l’expression des émotions. Il permettra ainsi d’assurer une puissance statistique suffisante pour la réalisation d’analyses statistiques non paramétriques.

Raffinement

Chez la caille japonaise, les mâles adultes ne peuvent pas être maintenus en groupe car ils expriment des comportements agressifs. Ceci impose donc de maintenir également les femelles en cage individuelle. Lors de la phase expérimentale, les oiseaux seront déplacés et manipulés par des personnes compétentes et expérimentées. Les phases de tests seront limitées à environ 15 minutes par jour et par animal pour limiter les contraintes pour l’animal. Les prélèvements sanguins seront réalisés par un personnel expérimenté et seront stoppés si l’animal commence à bouger, afin d’éviter toute blessure. Les oiseaux seront soignés et observés tous les jours par un personnel expérimenté. La détection de tout changement de comportement ou de blessure induira un isolement de l'individu pour l’administration de traitements.

Choix des espèces

Les cailles japonaises sont domestiquées depuis des siècles. En raison de leur petite taille et de leur développement rapide, elles sont rapidement devenues populaires tant dans l'industrie agricole que pour la recherche scientifique. Leurs caractéristiques comportementales peuvent être clairement identifiées par des tests validés scientifiquement. Leurs capacités émotionnelles sont néanmoins encore trop peu étudiées. Les cailles seront âgées d'un an. Elles seront donc compètement matures et développées sexuellement. A cet âge le profil comportemental est stable et nous pourrons donc observer des différences interindividuelles robustes, ainsi que de potentielles différences liées au sexe.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 24
Souffrances
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24 poulets de chair vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent par voie orale des oocystes du parasite Eimeria pour reproduire une coccidiose, une partie subissant aussi un prélèvement sanguin, avec pour signes attendus perte de poids, apathie et plumes ébouriffées. L'objet n'est pas de soigner ces animaux mais de produire du parasite pour des études in vitro, faute de pouvoir le cultiver au laboratoire. Le porteur met en avant l'ampleur économique de la coccidiose en filière avicole et conclut que l'usage d'animaux vivants comme réservoir est nécessaire.

Objectifs

Les coccidioses sont les affections parasitaires les plus dommageables en filière avicole, du point de vue économique et du bien-être et de la santé des animaux (coût mondial annuel estimé à plus de 12 millards d’euros selon ANSES, août 2022). Cette pathologie est causée par Eimeria, un parasite qui infecte l’intestin et y crée des lésions. Les conséquences de la coccidiose sont importantes : diminution de l’ingestion, inflammations, diarrhées hémorragiques, développement d’autres maladies intestinales, et dans le cas de certaines espèces du parasite, peut même causer une mortalité. Les Eimeria forment des oocystes selon un cycle de vie défini en « utilisant » les cellules épithéliales de l’intestin. Ces oocystes sont ensuite excrétés via les fientes qui sont le principal moyen de transmission entre les animaux. Il existe différentes formes de coccidiose, la forme chronique et la forme aigüe qui se caractérisent par des signes cliniques spécifiques des espèces Eimeria. Actuellement, les méthodes destinées à contrer la coccidiose reposent principalement sur l’utilisation de produits chimiques anticoccidiens et sur le développement d’une immunité contrôlée par addition d’antibiotiques ionophores dans l’aliments. Mais des résistances peuvent survenir très rapidement avec l’apparition de coccidioses subcliniques voire cliniques. Ces stratégies sont restées efficaces tant que de nouveaux médicaments étaient régulièrement introduits. Mais aucun nouveau produit n’ayant été proposé depuis l’an 2000, la sensibilité à tous les médicaments existants a diminué, favorisant l’apparition de souches plus virulentes du parasite. De plus, la demande de la société en faveur d’animaux élevés sans antimicrobiens, d’aliments exempts de résidus et l’utilisation prophylactique de produits chimiques anticoccidiens étant en croissance constante, il est nécessaire d’identifier de nouvelles molécules anticoccidiennes. Ce projet a pour but d’évaluer l’efficacité d’additifs alimentaires montrant des propriétés anticoccidiennes potentielles et agissant sur de nouvelles cibles moléculaires. Ces nouvelles approches de lutte contre la coccidiose devront être aussi efficace que les médicaments ou les combinaisons de médicaments actuellement utilisés et aboutir au développement d'un additif alimentaire anticoccidien. L’identification de nouvelles molécules anticoccidiennes repose sur des tests de criblage in vitro permettant de mesurer l’activité anticoccidienne avec différentes approches.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’identifier, à partir de test in vitro objectifs, des nouvelles molécules d’anticoccidien à destination des volailles pour faire face aux résistances des solutions actuellement disponibles, et répondre à une attente sociétale en développant une solution pouvant être classée en tant qu’additif alimentaire. L’impossibilité technique de cultiver in vitro Eimeria tenella nécessite d’utiliser des animaux comme réservoir naturel du parasite. Le nombre d’animaux est réduit à la stricte nécessité numérique du nombre de parasite nécessaire à la réalisation des tests in vitro et non à la recherche d’une production en masse du parasite, [[Modification du 15/11/2023: à la constitution d’ une banque de cellules d’animaux infestés par Eimeria sp. et à la détection de cytokines pro-inflammatoires dans les fèces pour valider une méthode d’analyse de la réponse immunitaire non invasive chez le poulet]]. Sur la base de résultats in vitro probants, un autre projet pourra être menée afin de valider in vivo l’efficacité des molécules candidates.

Procédures

Les animaux seront élevés avec un aliment répondant à leur besoins nutritionels pendant 26 jours. A 21 jours d'age, une seule administration par voie orale à l’aide d’une seringue sans aiguille de 1 ml de substance sera réalisée sur chaque animal de la cage. Pour chaque administration, le temps de contrainte pour maintenir chaque animal ne dépassera pas 30 secondes et se fera progessivement en fonction de la déglutition de l'animal. [[Modification du 15/11/2023: Une partie des animaux (8 sur 24) sera soumise à un prélèvement sanguin, un volume de sang de 4 ml necessaire et suffisant à l'analyse des différents paramètres sanguins sera prélevé sur chaque animal. Pour chaque prise de sang, le temps de contention ne dépassera pas 1 min]].

Impact sur les animaux

Signes cliniques pouvant apparaitre dès 4 jours après l'administration d’oocystes infectieux sporulés : baisse de consommation d’aliments, perte de poids, frilosité, apathie, plumes ébouriffées, position en boule. [[Modification du 15/11/2023: Inconfrot et stress dû aux prises de sang]].

Devenir

A la fin de la procédure, tous les animaux infestés seront mis à mort , ils ne peuvent pas être réutilisés.

Remplacement

L’étude in vitro des parasites unicellulaires est un challenge scientifique et Eimeria n’y fait pas exception. Si des tests in vitro mimant le comportement infectieux existent comme l’invasion cellulaire avec des lignées de rein, il est n’est pas possible d’aboutir à un cycle complet du parasite et par conséquence à sa multiplication in vitro. La culture in vitro d’Eimeria tenella reste encore à l’heure actuelle impossible. Cette impossibilité technique de cultiver in vitro Eimeria tenella nécessite d’utiliser des animaux vivants comme réservoir naturel du parasite. Lorsqu’une méthode in vitro de multiplication du parasite sera disponible l’utilisation des animaux vivants ne sera plus nécessaire.

Réduction

Dans ce projet, la procédure expérimentale mise en œuvre peut être considérée comme une étude exploratoire où l’on cherche uniquement à produire des oocystes. Seize animaux au total seront nécessaires lors des deux campagnes de production d’oocystes. Le nombre d’animaux est réduit à la stricte nécessité numérique du nombre de parasite nécessaire à la réalisation des tests in vitro dans un laps de temps évitant le développement de manifestations intestinales sévères chez l’animal (diarrhées sanglantes). Le but de ce projet n’est pas de rechercher une production en masse du parasite étant délétère pour l’animal. Le nombre de huit animaux par campagne de production d'oocystes permettra également d’améliorer les conditions d’élevage. En effet, le poulet de chair est une espèce qui a besoin d’un nombre minimum d’individu pour pouvoir mettre en place une hiérarchie sociale participant à son bien-être. Le nombre de huit animaux vivants par campagne de production d’oocystes ne semble pas pouvoir être encore réduit

Raffinement

L’inconfort, le stress de la contrainte lors du maintien des animaux dû au gavage, sont réduits par une manipulation empathique des animaux par les applicateurs de la procédure, une administration unitaire de la substance par voie orale à l’aide d’une seringue sans aiguille à un volume approprié à la taille de l’animal soit 1 mL et par une surveillance minutieuse quotidienne des animaux à l’aide de la grille d’observation. [[Modification du 15/11/2023: L’inconfort et le stress dus à la contention de courte durée et la douleur légère liée à l’introduction de l’aiguille lors des prises de sang sont réduits par une manipulation délicate des animaux maintenus en décubitus latérale, un prélèvement de faibles volumes de sang en fonction de la volémie, en piquant le plus haut possible dans la veine jugulaire (proche de la tête pour réduire la formation des hématomes) et par l’application d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans le procédure interne « Geste technique sur animaux vivants : prises de sang » qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires Pas d'utilisation d'anesthésique local en vue du prélèvement de sang car cela nécessiterait de capturer deux fois les animaux (application du produit et réalisation du geste) entrainant un stress et un inconfort supplémentaire]]. Le raffinement des conditions d’hébergement consiste en la mise en place de papier filtre à l’intérieur de la cage pour éviter que les animaux ne se coincent pas les pattes dans les mailles de la grille tout au long de l’étude et en favorisant l’accès facile à l’eau et à la nourriture surtout en période de démarrage (J0-J8). L’accès à l’eau est facilité par la mise en place de coupelle d’eau en plus des pipettes et des godets récupérateurs d’eau. L’accès à la nourriture est affiné en mettant directement dans la cage sur le papier filtre un tas d’aliment. En plus, ajustement régulier de la hauteur des lignes d’eau ainsi que les ouvertures d’accès aux mangeoires en fonction de l’âge des animaux.

Choix des espèces

Les anticoccidiens recherchés constituent une solution contre la coccidiose aviaire des poulets de chairs (Gallus gallus domesticus) en élevage et sont destinés à être incorporés dans les aliments distribués aux volailles (poulet de chair). Notre modèle d’étude sera donc le poulet de chair (Gallus gallus domesticus) Les animaux livrés seront des poussins de 1 jour (poids moyen 40 g). Ils seront mis en stabulation en cages en batterie et seront élevés jusqu’à l’âge de 28 jours

  • Conservation des espèces
Poules : 150
Autres oiseaux : 4350
Souffrances
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▲ 4500
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Devenir
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4 500 oiseaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, capturés puis relâchés sur leur site sans être tués. Chaque oiseau subit en quelques minutes des écouvillons cloacal et oropharyngé, un frottis de plumes et une prise de sang à la jugulaire, sans anesthésie. Le porteur indique que ces manipulations induisent un stress chez ces espèces sauvages, sans attendre de perte de poids ni de comportement anormal. L'étude vise à mesurer les risques épidémiologiques liés aux oiseaux exotiques envahissants à La Réunion, que le porteur juge apporter des connaissances "indispensables".

Objectifs

Ce projet ambitionne d’apprécier les risques épidémiologiques associés à la modification de la communauté des oiseaux de l’Île de la Réunion par les espèces d’oiseaux exotiques envahissantes. L’île de la Réunion constitue l’un des 34 « points chauds » de la biodiversité à l’échelle mondiale. La composition de ses communautés d'oiseaux a été fortement affectée depuis l’arrivée de l’homme il y a près de 400 ans. Plus de 50 % des espèces d'oiseaux indigènes de l'île auraient ainsi disparu du fait de leur surexploitation et dégradation de leurs habitats . Ce territoire est à présent fortement exposé à la menace des invasions biologiques. Environ 70 espèces exotiques de vertébrés y ont été recensés en milieu naturel, dont 26 espèces d’oiseaux. Les communautés d’oiseaux sont aujourd’hui composées d’un assemblage d’espèces dominé par les espèces introduites. Elles représenteraient plus de la moitié de la biomasse des oiseaux terrestres à l’échelle de l’Île. Ces estimations ne tiennent pas compte des élevages de volailles, qui représentent également une biomasse considérable à l’échelle de l’île. Le potentiel de perturbations que peuvent générer les oiseaux invasifs sur le fonctionnement des écosystèmes et celui des populations des faunes natives s’avère par conséquent extrêmement élevé.

Bénéfices attendus

En se focalisant sur l’effet de la composition des communautés d’oiseaux et de leurs habitats, sur la diversité et la dynamique de transmission des agents infectieux, ce projet apportera des connaissances indispensables à une évaluation du risque sanitaire associé à l’introduction d’espèces invasives et ainsi permettre une meilleure articulation des problématiques de santé et de protection de la biodiversité dans un territoire ultra-marin comme celui de l’Île de la Réunion (concept « One Health »). Les connaissances acquises permettront d’éclairer les décisions politiques et réglementaires et participeront à une prise en compte plus intégrée des enjeux liés aux invasions biologiques, à la santé animale et publique.

Procédures

Cinq types de prélèvements seront effectués sur chaque animal : - Un écouvillon cloacal, réalisé à l'aide d'un écouvillon stérile. - Un écouvillon oropharyngé, réalisé à l'aide d'un écouvillon stérile. - Un frottis sur les plumes alaires, réalisé à l'aide d'un écouvillon stérile. - Une prise de sang au niveau des veines jugulaires, brachiales, ou métatarsienne médiane. - La collecte de parasites hématophages attaché à l'oiseau (e.g. tiques). L'ensemble de ces prélèvements durera environ 3 minutes pour chaque animal. L’anesthésie des oiseaux étudiés dans le projet représente en soit une procédure de classe supérieur à celle qui sera réalisée ici. Afin de limiter le stress des oiseaux, nous n'anesthésierons donc pas les animaux dans le cadre de ce projet.

Impact sur les animaux

Toutes les procédures réalisées dans le cadre de ce projet sont de classe légères. De plus, compte tenu de la durée de contention et de manipulation très limitée (quelques minutes), nous n’attendons pas d’effets indésirables de type perte de poids, douleur, ou encore comportement anormal. Toutes les espèces concernées étant des espèces sauvages, l’ensemble des procédures induira cependant un stress sur les animaux. Afin de limiter ce stress, des mesures de raffinement et des points limites adaptés à la manipulation d’espèces sauvages seront appliqués.

Devenir

Tous les animaux seront remis en liberté sur le site où ils ont été capturés après réalisation de la procédure expérimentale (excepté les oiseaux manipulés dans le centre de soin).

Remplacement

Le projet porte spécifiquement sur la diversité et a transmission des agents infectieux chez des oiseaux sauvages, dans leur environnement naturel. Les espèces ciblées ne peuvent donc pas être remplacées. Au delà des espèces sauvages, nous envisageons également la capture ponctuelle et la collecte de prélèvements sur des poules domestiques en semi-liberté, afin de mettre en évidence des échanges d’agents infectieux avec les volailles

Réduction

La détection des agents infectieux dans les populations naturelles est dépendante d'une grande diversité de facteurs liés à l'hôte et son environnement. L'estimation précise des prévalences d'animaux porteurs d'agents infectieux nécessite de tester un nombre élevé d'animaux, afin de pouvoir être validé statistiquement. Le nombre d'oiseaux nécessaire pour réponde à nos questions scientifique est estimé à 4500

Raffinement

La première précaution est de limiter le dérangement lié à la capture des oiseaux, afin de ne pas affecter leur succès reproducteur (ne pas casser les œufs, faciliter leur prédation, ou isoler le poussin de ses parents trop longtemps). Immédiatement après la capture, un niveau de priorité de manipulation des oiseaux sera établi en fonction du statut reproducteur de l'individu et de la sensibilité de l'espèce à la manipulation. Afin de limiter le stress, les oiseaux capturés seront mis dans des sacs de contention, à l'obscurité. Les prélèvements biologiques seront réalisées à l’abri du soleil de manière rapide, calme et sûre. Nous éviterons de manipuler des oiseaux par temps de pluie, pour ne pas altérer l’étanchéité des plumes. La pose d'une bague permettra également d'identifier individuellement les oiseaux et de les relâcher immédiatement en cas de recapture. Pour les prises de sang, la vitesse normale de coagulation pour les oiseaux n'est pas connue, mais est habituellement considérée d'une durée d'environ cinq minutes. Le stress et les températures élevées sont susceptibles d'affecter cette durée. La fin de l'écoulement sanguin sera être vérifiée systématiquement avant le relâché des oiseaux. Enfin, l'hydratation des oiseaux sera réalisée en cas d'atteinte de points limites.

Choix des espèces

Le projet porte spécifiquement sur la diversité et a transmission des agents infectieux chez des oiseaux sauvages, dans leur environnement naturel. Les espèces ciblées ne peuvent donc pas être remplacées. Au delà des espèces sauvages, nous envisageons également la capture ponctuelle et la collecte de prélèvements sur des poules domestiques en semi-liberté, afin de mettre en évidence des échanges d’agents infectieux avec les volailles. Les animaux seront classés en trois grandes catégories d'âge pour ce projet : poussin, juvénile et adulte.