Poissons

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  • Protection de l’environnement
Autres poissons : 110
Souffrances
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Devenir
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Exposés pendant 96 heures à des eaux dont la salinité monte de 35 à 70 grammes de sel par litre, 110 bars juvéniles de trois mois subissent des procédures d'un niveau de souffrance léger à sévère, tous tués à l'issue. Dix d'entre eux reçoivent en fin de protocole une saumure à 30 °C chargée de phosphonates et de sous-produits de chloration, à la concentration en sel préalablement calibrée pour en tuer 10 %. L'objet du projet est réglementaire, établir la toxicité du rejet d'une future usine d'hydrogène en mer selon la ligne directrice 203 de l'OCDE. Sur les atteintes réelles, le porteur en reste à une hypothèse, troubles de l'équilibre hydrominéral et ventilation accélérée, sans préciser à quel moment de l'exposition elles apparaissent.

Objectifs

La production d’hydrogène couplée à de l’éolien en mer soulève un grand nombre de questions sur l’impact environnemental potentiel des rejets d’eau de production associés à ce procédé. Ce rejet est constitué d’une saumure très salée, concentrée en différentes substances chimiques et dont la température est supérieure à celle du milieu aquatique environnant. La règlementation impose d’évaluer l’impact de ces rejets sur l’environnement en réalisant des tests de concentrations létales de ces rejets sur des poissons selon des normes internationales. Dans ce projet, les tests seront réalisés sur des bars. Etant donné la composition complexe de cette saumure, deux étapes seront nécessaires dans ce projet. La première va être de déterminer les effets d’une sur-concentration en sel dans l’eau de mer. La concentration la plus forte en sel retrouvée dans la saumure sera d’abord testée. Puis, la concentration en sel induisant une mortalité de 10% sera déterminée. La seconde étape sera d’exposer les poissons à une saumure (température élevée et substances chimiques) présentant la concentration en sel induisant une mortalité de 10% et définie dans l’étape 1.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d’anticiper les risques environnementaux potentiels consécutifs au déploiement d’une nouvelle technologie (production d’hydrogène sur des champs d’éoliennes en haute mer) correspondant à la volonté publique de décarbonation des activités industrielles. Ces travaux vont ainsi fournir des informations cruciales sur la sensibilité d’une espèce de poisson modèle à la principale pression environnementale liée au déploiement de cette technologie. Plus globalement, les résultats obtenus dans cette étude serviront à caractériser l’impact environnemental du rejet lié à cette production d’hydrogène via une analyse du risque chimique selon la méthodologie décrite dans les normes internationales. Cette étude servira de base à la réflexion des séquences ERC (Eviter, réduire, Compenser) préalable à toute étude d’impact environnemental d’une activité industrielle.

Procédures

110 poissons seront utilisés dans ce projet. Parmi ces 110 poissons : - 30 poissons témoins seront exposés à une salinité de 35g/L de sel et une témpérature de 18°C . - 10 poissons seront exposés à une salinité de 70g/L de sel et une témpérature de 18°C . - 10 poissons seront exposés à une salinité de 40g/L de sel et une témpérature de 18°C . - 10 poissons seront exposés à une salinité de 45g/L de sel et une témpérature de 18°C . - 10 poissons seront exposés à une salinité de 50g/L de sel et une témpérature de 18°C . - 10 poissons seront exposés à une salinité de 55g/L de sel et une témpérature de 18°C . - 10 poissons seront exposés à une salinité de 60g/L de sel et une témpérature de 18°C . - 10 poissons seront exposés à une salinité de 65g/L de sel et une témpérature de 18°C . - 10 poissons seront exposés à une saumure de salinité correspondant à la concentration entrainant la mortalité de 10% des poissons (déterminée précédemment), une témpérature de 30°C, 2mg/L de phosphonates et 5mg/L de sous-produits de chloration.

Impact sur les animaux

Le transport des poissons dans une épuisette du bac de stabulation aux bacs d'exposition peut induire un stress d’intensité faible et qui dure au maximum 1 minute. Concernant les nuisances des eaux de salinités croissantes et de l’exposition à la saumure, nous pouvons émettre l’hypothèse que des effets indésirables de gravité légère à sévère (difficultés à maintenir son équilibre hydrominéral, modification du métabolisme, se traduisant au niveau symptomatique par une augmentation de la fréquence et de l’amplitude des mouvements ventilatoires) allant au maximum jusqu’à 96h (fin de l’essai) peuvent apparaître.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue des procédures. Les animaux exposés ne peuvent pas être utilisés dans le cadre d'autres procédures. Les témoins sont mis à mort et leurs tissus utilisés pour des dosages enzymatiques.

Remplacement

Des analyses de toxicité seront effectuées à l’échelle cellulaire pour permettre d’obtenir des informations sur les effets toxiques des différents éléments des saumures. Elles nous permettront de mieux comprendre les mécanismes impliqués mais ne pourront pas remplacer les observations réalisées à l’échelle de l’organisme. A l’heure actuelle, il n’y a pas de données bibliographiques sur les effets de cette saumure qui impacte tous les niveaux trophiques en milieu naturel. Notre travail global aura pour finalité d’apporter des données complémentaires concernant des microalgues, crevettes, bivalves et sur notre modèle poisson, qui fait l’objet de cette demande de projet expérimental. Chaque niveau apporte des données complémentaires car l’impact des saumures ne sera pas le même en fonction de la capacité d’osmorégulation des organismes : ces travaux expérimentaux seront menés en parallèle les uns des autres.

Réduction

Cette procédure se base sur les normes internationales dont les différentes modifications et mises à jour depuis sa création ont permis de réduire au maximum le nombre d’individu nécessaire à l’obtention d’un résultat fiable scientifiquement et statistiquement.

Raffinement

Les bacs de stabulation bénéficieront d’un enrichissement environnemental structurel approprié par ajout de différentes cachettes et un enrichissement occupationnel par la mise en place de courants d’eau variés. Un enrichissement sensoriel sera mis en place par la création de différentes zones d’ombre dans le bac. Dans les bacs d'exposition, seuls les enrichissements occupationnels par courant d’eau et sensoriels (ombre) seront conservés. Le raffinement spécifique aux procédures expérimentales mises en œuvre consistera, pour les animaux exposés à l’eau de mer sur-salée comme à la saumure, à aménager une phase de transition pendant laquelle la composition et/ou la température de l’eau seront progressivement modifiées pour ne pas produire de choc osmotique et thermique trop importants.

Choix des espèces

Le bar est une espèce de poisson modèle en écophysiologie et en écotoxicologie. Grâce à la maitrise de son cycle de vie, le bar est une espèce importante en pisciculture et permet à la recherche expérimentale de disposer d’individus issus d’élevage à tous les stades de son cycle de vie. La norme internationale utilisée dans le cadre de ce projet est applicable à l’espèce choisie. Les procédures seront réalisées sur des individus juvéniles âgés de trois mois, d’un poids d’environ 2 à 3g et une taille approximative de 2 à 3 cm. L’étude sur le stade de juvénile est requis dans la ligne directrice n° 203 de l'OCDE. Les juvéniles de poissons sont couramment utilisés en écotoxicologie en raison de leur sensibilité aux variations de certains paramètres environnementaux comme la présence de substances chimiques.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Saumons : 126
Souffrances
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Devenir
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 126

Pour mesurer si un aliment enrichi en oméga-3 accélère la cicatrisation des plaies en pisciculture, 126 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune reçoit une lésion cutanée pratiquée au trépan à biopsie, puis six prises de sang réparties sur vingt et un jours, chaque fois sous anesthésie. Le porteur signale un saignement local, une réaction inflammatoire les premiers jours et, dans certains cas, une absence de guérison. Le problème vient de l'élevage industriel lui-même, où les lésions cutanées sont fréquentes et où l'huile de poisson est remplacée par des huiles végétales "plus durables et moins onéreuses" pauvres en oméga-3.

Objectifs

Les poissons interagissent directement avec leur l'environnement par leur peau. La peau des poissons est constituée d'un grand nombre de cellules produisant du mucus, et des cellules immunitaires, assurant la fonction de barrière primordiale au maintien du bon fonctionnement de l’organisme. La rupture de cette barrière peut servir de portails d’entrée aux agents pathogènes et entraîner une infection. Par conséquent, une barrière solide et une cicatrisation rapide des plaies sont très importantes pour préserver la santé des poissons. En élevage industriel, des lésions cutanées, des abrasions et des ulcères apparaissent fréquemment chez les poissons. Dès lors, les plaies cutanées doivent être traitées rapidement afin d'éviter des conséquences encore plus négatives pour les poissons entrainant un accroissement de l’utilisation d’antibiotiques. Si le processus de cicatrisation est très bien décrit chez les mammifères les travaux chez les poissons sont beaucoup plus récents. Des travaux ont montré l’effet bénéfique de solutions nutritionnelles sur le processus de cicatrisation de lésions cutanées. En effet, plusieurs études ont montré le rôle majeur des acides gras polyinsaturés dans l'intégrité de la barrière cutanée suggérant une meilleure cicatrisation des plaies. Cependant, depuis quelques années on assiste à un remplacement de l’huile de poisson dans les régimes alimentaires, par des huiles végétales plus durables et moins onéreuses. Or, ces huiles végétales sont pauvres en acides gras polyinsaturés. Ces sources alternatives de lipides réduisent les niveaux d’acide gras oméga-3 dans les aliments aquacoles, impactant ainsi la santé, le bien être des poissons et la qualité nutritionnelle des filets. L’avantage des niveaux élevés de deux acides gras en particulier dans l'alimentation a été montré sur la croissance et la santé des poissons, indiquant que les sources alternatives d’oméga-3 utilisées dans les rations alimentaires sont importantes ainsi que leur composition en acide gras. L’objectif de ce projet est d’utiliser le modèle de cicatrisation validé dans un précèdent projet pour quantifier les effets de l’apport de taux élevés d’acide gras omega-3 dans l’aliment comme alternative à l’huile de poisson et évaluer l’importance des ratios en acide gras dans le processus de cicatrisation des lésions cutanées chez la truite.

Bénéfices attendus

Ce projet s’inscrit dans l’amélioration des conditions d’élevage des salmonidés. Il permettra d’évaluer le bénéfice des solutions nutritionnelles sur l’amélioration de la cicatrisation cutanée chez la truite arc en ciel, en étudiant 1) l’impact des taux élevés d’omega-3 dans l’aliment et 2) l’importance du ratio EPA (acide eicosapentaénoique) :DHA (acide docosahexaénoique) dans le processus de cicatrisation des lésions cutanées chez la truite arc-en ciel.

Procédures

Les animaux seront soumis à la procédure pour une durée de 21 jours. Les poissons seront soumis à une lésion à l'aide d’un trépan à biopsie (durée 15 secondes). Aux jours 0, 3, 7,10,14 et 21 post-lésion des prises de sang seront réalisées. A chaque temps, un volume sanguin nécessaire et suffisant pour l'analyse des paramètres biochimiques sera prélevé sur chaque poisson anesthésié. Pour chaque prise de sang, le temps ne dépassera pas 1 minute. Temps de sortie des poissons hors de l’eau pour les pesées (3 secondes) et pour les identifications (3 secondes).

Impact sur les animaux

Changement du comportement alimentaire, saignement localisé au niveau du site de ponction du tissu. Réaction inflammatoire dans les premiers jours de la cicatrisation, [absence de guérison avec rétrécissement de la lésion].

Devenir

Tous les animaux entrant dans la procédure expérimentale seront mis à mort à l’issu de la procédure afin de réaliser des prélèvements de tissu cicatriciel au niveau de la blessure.

Remplacement

Au moment de la délivrance de cette autorisation de projet, il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico capable de mimer l’intégralité des acteurs cellulaires et acellulaires participant à la complexité des processus de cicatrisation et à la modulation de cette réponse par la nutrition. De plus l’évaluation d’un additif alimentaire, implique de connaitre son mode d’action chez l’animal auquel il est destiné impliquant l'utilisation d'animaux vivants.

Réduction

Des calculs statistiques détaillés ont été réalisés afin de déterminer le nombre minimum d'animaux à utiliser pour évaluer ce projet. Le nombre d'animaux à utiliser permettra d'obtenir une densité adéquate pour favoriser une hiérarchie sociale essentielle au bien-être des animaux. Des analyses post mortem seront réalisées sur les tissus cicatriciels de chaque animal afin de générer un maximum d'information possible par animal.

Raffinement

Les conditions d’hébergement des animaux sont définies afin que la densité des animaux par bassin, les paramètres environnementaux, l'enrichissement des bassins ou encore la qualité d’eau procurent le maximum de confort aux animaux, et répondent à la législation en vigueur. Aucun animal ne restera isolé sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux. Avant toute manipulation (pesée ou prélèvement) au cours de cette étude, les truites arc en ciel sont anesthésiées. La capture et le stress dus à la sortie des bassins sont réduits par une manipulation délicate des animaux par les applicateurs lors des pesées, des prises de sang et des mesures. Les conditions expérimentales sont également raffinées par un séchage modéré des poissons, le port de gants, l’utilisation d’une mousse humide pour faire reposer l’animal sur un support de contention adapté, d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans une procédure interne qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires.Un analgésique sera utilisé par voie intramusculaire afin de réduire la douleur après l’introduction du transpondeur et lors de la réalisation des lésions et de permettre une meilleure récupération et une réduction des effets secondaires comme les frottements de l'animal contre les murs. Utilisation de pansement hydrorésistant antiseptique et antifongique après la réalisation de la lésion pour éviter l'infection de la lésion. Un minimum de deux observations quotidiennes des animaux est réalisé afin de détecter prématurément des signes cliniques de dommages corporels et pour vérifier que les poissons s’alimentent correctement. Dès l’observation d’un signe clinique, les animaux sont suivis au moyen d’une grille de score de point limites.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est la truite arc-en-ciel, en tant que modèle animal de salmonidé. La truite est un bon modèle pour les salmonidés car elle est taxonomiquement proche du saumon [[et de physiologie comparable. Les fonctionnalités nutritionnelles sont les mêmes, les deux poissons étant carnivores, les besoins nutritionnels sont les mêmes. Par conséquent, la réponse physiologique de la truite au cours de l'étude sera la même que celle des autres salmonidés, les résultats pourront donc être transposés chez le saumon]]. La truite est également un animal plus résistant aux conditions d'élevage, aux maladies, avec un taux de croissance plus élevée permettant de rester dans le cadre du développement d’un modèle de cicatrisation subclinique. Au début de l’étude les truites pèseront 100 grammes. Elles seront élevées pendant 4 semaines, puis, à 220 g les poissons seront blessés et un suivi de cicatrisation sera réalisé pendant 21 jours. Le poids final des poissons à la fin de l’étude sera de 315 g.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Saumons : 96
Souffrances
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▲ 96
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Devenir
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 96

Ni relâchées dans les rivières voisines, au motif d'un risque de pollution génétique, ni reprises par l'écloserie qui les a produites faute de place, les 96 truites communes juvéniles de ce projet seront toutes tuées, dans des procédures classées au niveau de souffrance le plus bas. Elles sont soumises à jusqu'à quatre séances de pêche à l'électricité de vingt minutes pour être recapturées, puis à trois tests enchaînés sans pause : exploration d'une arène inconnue, confrontation à un objet nouveau, réaction à une élévation de la température de l'eau. La mesure du métabolisme les enferme ensuite trois heures dans une chambre respirométrique individuelle. Le porteur justifie le choix de l'espèce par sa valeur de modèle en écologie évolutive et par ses "forts enjeux économiques, écologiques et culturels", la population étudiée se trouvant en limite sud de son aire de répartition.

Objectifs

Dans le contexte actuel de forte pression sur la biodiversité aquatique, il est important de caractériser les liens entre variabilité environnementale et évolution des populations de poisson, notamment à travers l’étude de la variabilité des comportements et de la dépense énergétique, en lien l’adaptation. Une des conséquences du changement climatique est de produire des conditions variables lors des phases de croissance sous gravier des salmonidés, notamment des bas débits hivernaux et printaniers. Un des effets attendus est d’abaisser la hauteur d'eau sur certaines frayères et de réduire les écoulements intra gravélaire qui participent au maintien de températures optimales pour le développement des œufs et des larves. Ces conditions peuvent induire du stress qui peut avoir des conséquences à moyen terme, notamment sur la croissance et la survie, paramètres liés aux comportements et au métabolisme. Ainsi, les individus émergents possédant des caractéristiques comportementales et métaboliques adaptées, maintenues dans le temps, pourraient avoir de meilleures croissances et mieux survivre dans les conditions futures, où la fréquence des températures élevées augmentera. Ce processus pourrait orienter et contraindre l’évolution génétique, du métabolisme et des comportements au sein des populations. L'objectif du projet est de caractériser, chez la truite commune, Salmo trutta L., l'effet de l’augmentation des températures en phase embryonnaire et larvaire, avant nutrition exogène, sur le développement, le comportement et le métabolisme des stades plus avancés (alevin). Par ailleurs, il vise à déterminer si les traits produits par ces augmentations sont maintenus dans le temps, et si certains procurent un avantage lors de la première phase de développement en eau libre (croissance, survie).

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus concernent les connaissances fondamentales et appliquées sur l'écologie et l'évolution des salmonidés juvéniles soumis aux variations thermiques durant la phase embryo-larvaire, en conditions d’élevage et en milieu naturel. Le projet déterminera si 1) les programmations thermiques en phase embryo-larvaire ont des conséquences en termes de développement, de comportement et de métabolisme, selon l’intensité de celles-ci 2) les paramètres comportementaux et métaboliques individuels sont conservés entre l’émergence du gravier et 30 jours après une phase de croissance en eau courante 3) la croissance et la survie sont impactées par la programmation thermique appliquée aux stades embryo-larvaires. Ces connaissances permettront de nourrir les modèles visant à prédire l’évolution des populations de truite impactées par les changements climatiques futurs. Elles pourront également aider les gestionnaires et la filière piscicole en révélant les impacts de périodes à forte variabilité thermique sur le développement sous gravier ou en incubateur, et améliorer la prise de décision pour la gestion des débits naturels (éclusées, débits réservés, …) ou des températures en élevage. La mise au jour de comportements et de métabolismes mieux adaptés aux variabilités thermiques futures pourrait orienter les choix de géniteurs et de croisements dans les actions de repeuplement ou en production salmonicole.

Procédures

1) Pêche à l’électricité : un maximum de 4 pêches à l’électricité, d’une durée de 20 minutes, sera réalisé sur une période de 4 jours pour tenter de recapturer les 96 poissons. 2) Tests comportementaux : jusqu'à 96 individus seront soumis aux tests et un maximum 32 poissons par jour sera testé pendant 3 jours consécutifs. Les 3 tests s’enchaîneront sur une durée totale de 20 minutes sans arrêt marqué entre chacun. A. Test exploratoire : après 2 minutes d’acclimatation dans un abri, ce test de 4 minutes vise à étudier le comportement d’exploration de l’arène inconnue (nage libre). B. Test du nouvel objet : ce test de 4 minutes vise à étudier le comportement d’exploration d’un objet auparavant inconnu de l’individu. C. Test de thermotaxie : ce test de 10 minutes a pour objectif d’étudier le comportement et les déplacements de l’individu face à une augmentation de la température de l’eau. 3) Mesure du métabolisme : La procédure consiste à mesurer la consommation d'oxygène en chambre respirométrique individuelle grâce à des sondes à oxygène. Les 96 individus pourront être soumis à cette mesure. La chambre est alimentée en eau de bonne qualité physico-chimique. L’alimentation est fermée durant 20 minutes pendant lesquelles la diminution de la concentration en oxygène est mesurée. Les phases de circuits ouvert et fermé de 20 min alterneront durant 3 h.

Impact sur les animaux

Les nuisances potentielles sur les animaux sont majoritairement liées au stress impliqué par les manipulations (changement de bac, stabulation, transport) et lors des prises de mesures comportementales et métaboliques. Pour le comportement il s’agit d’exposer des individus à des situations inconnues (nouvel environnement ou objet) ou des variations de température dans une arène expérimentale éclairée par rétro-éclairage (sous l’arène) ou éclairage indirect (plafond). Par ailleurs, l’estimation du métabolisme de base requiert l’isolement des poissons dans des chambres métaboliques individuelles, ce qui pourrait induire un stress.

Devenir

Le remise en liberté des poissons issus de l’élevage sur le lieu de l’expérimentation (rivières proches) n’est pas possible car il y a un risque de pollution génétique. Les animaux ne peuvent pas retourner dans l’établissement fournisseur car ils ont été produits et élevés pour les besoins de cette étude et il n’a pas la capacité d’accueil suffisante pour continuer à les maintenir en hébergement.

Remplacement

Les œufs et larves de truite se développent sous le gravier pendant environ 80 jours ce qui les expose potentiellement à des variations thermiques défavorables puisque les possibilités de changements volontaires d’habitat sont impossibles à cette phase. L’impact à moyen terme de ces variations durant le développement sous gravier et jusqu’à 30 jours après émergence en eau libre ne peut être estimé que sur des animaux vivants, ayant réalisé une croissance postérieure à la variation thermique. Aucune méthode substitutive telle que le travail sur des lignées cellulaires ou des tissus entiers n’est envisageable pour obtenir de tels résultats, puisque c’est le développement, le comportement individuel (déplacement, exploration, réaction à un stimulus thermique) et le métabolisme (consommation d’oxygène) de l’individu entier au repos qui seront étudiés.

Réduction

Le projet vise à tester l’effet d’une programmation thermique (14°C et 16°C) sur la croissance, l’activité d’exploration et le métabolisme des poissons. Le protocole évaluera l’effet de la programmation sur les individus à la fin de la phase embryo-larvaire, puis 30 jours plus tard. Pour cela 32 individus par programmation seront testés. Sur la base de données publiées et à l’aide d’un calculateur de puissance, la taille d’échantillon estimée lors d’une simulation pour détecter une différence de métabolisme de routine entre deux groupes est de 31 individus. Par ailleurs, une synthèse méthodologique publiée récemment indique que les recherches comportementales utilisant des arènes connectées par un couloir nécessitent de tester plus de 20 individus pour optimiser la probabilité de détecter des différences comportementales significatives entre groupes.

Raffinement

Acclimatation : Les 96 individus seront transférés de l’écloserie à la rivière expérimentale pour être acclimatés dans des bacs équipés d’abris. Une acclimatation sera observée en circuit semi-ouvert (équilibrage des masses d’eau) puis ouvert. Le lendemain, ils seront déposés dans un bief du chenal au crépuscule, dans une zone abritée. Ils pourront alors se répartir librement et commencer leur nutrition naturelle. Ce chenal est conçu pour une croissance sans alimentation artificielle, grâce à des proies naturelles dérivantes (insectes, zooplancton). L’eau du ruisseau, de bonne qualité physico-chimique, est filtrée, ce qui empêche l’entrée de poissons extérieurs. Le débit est modulable et produit des vitesses et profondeurs caractéristiques des habitats naturels. Le bief d'accueil des poissons abritera une densité similaire à celle des conditions naturelles. Un substrat de galets et graviers est déposé dans les biefs sur une hauteur importante. Des abris constitués de tuiles et de blocs seront installés afin de réduire la compétition entre individus. Le chenal sera couvert par un filet pour éviter la prédation aviaire et il est bordé d’un brise-vue afin de limiter le stress causé par les observateurs. Un opérateur effectuera une inspection visuelle quotidienne. En cas de mortalité accidentelle, les individus seront extraits du bief pour éviter toute dégradation environnementale (pathogènes, champignons). Points limites lors des tests comportementaux : des signes de stress important entraineront l’arrêt du test et l’isolement du poisson dans un bac afin de suivre sa récupération. Points limites lors des mesures métaboliques : si un individu s’agite dans la chambre plus de quelques secondes, il sera retiré et remplacé par un autre. Si le taux d’oxygène venait à baisser de façon importante l’individu sera retiré de la chambre et replacé en stabulation.

Choix des espèces

La truite commune (Salmo trutta L.) est une espèce d'eau froide dont la population étudiée est en limite sud de l'aire de répartition. Connaître ses capacités d'adaptation au changement climatique est important pour sa conservation et pour comprendre son expansion dans les milieux plus au nord, sous l’effet du changement climatique. Cette espèce à forts enjeux économiques, écologiques et culturels est en régression dans son aire sud mais pourrait s’étendre au nord dans les zones arctiques. C'est par ailleurs une espèce modèle en écologie évolutive. L'interprétation des résultats obtenus bénéficiera de l'abondante bibliographie existante bien que cette dernière soit très restreinte sur le maintien des phénotypes sous influence de programmations thermiques au cours du temps et en milieu naturel. Le stade juvénile, à partir de la première nutrition exogène et jusqu’à 30 jours de développement post-nutrition, sera utilisé. Ce stade a été choisi pour permettre aux poissons de débuter une nutrition autonome sur des proies sauvages, tout en évitant qu’ils ne s’habituent à une alimentation artificielle (pellets ou proies vivantes d’élevage). Cela garantit une adaptation immédiate à des conditions de vie sauvage, ce qui présente plusieurs avantages. Le premier est d’éviter aux individus un changement nutritionnel susceptible d’entraîner des conséquences comportementales et physiologiques, telles que l’absence de recherche active de proies ou un métabolisme façonné par une alimentation d’élevage. Ces éléments pourraient biaiser les résultats des tests. Le second avantage est lié aux objectifs du projet, qui consistent à tester la stabilité des phénotypes en conditions naturelles, depuis l’émergence jusqu’à 30 jours de développement. Cette période, extrêmement critique pour les individus, englobe l’établissement de la nutrition exogène, des comportements sociaux et de nage, ainsi que la mise en place des territoires et les premières phases de croissance en eaux libres.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Saumons : 400
Souffrances
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▲ 160
▲ 240
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Devenir
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 400

Mesurer si des crues simulées modifient la morphologie et la nage des jeunes truites : 400 truites fario sont utilisées, 160 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 240 dans des procédures modérées, toutes tuées à l'issue. Chacune est marquée à l'élastomère coloré sous anesthésie, élevée trois mois en chenal expérimental, la moitié subissant des simulations de crue, puis capturée par pêche électrique et testée une heure en milieu contrôlé. Le porteur décrit la pêche électrique et le marquage comme stressants sans surmortalité constatée par le passé, et rappelle que les simulations restent d'une amplitude inférieure aux crues naturelles. La mise à mort sert à prélever les pièces sclérifiées situées près du cerveau et des nageoires pour identifier les familles, les résultats étant destinés à alimenter une réglementation sur la franchissabilité des obstacles qui ignore aujourd'hui les juvéniles.

Objectifs

L’objectif du projet est de déterminer l’impact d’événements hydrologiques extrêmes sur le développement morphologique des poissons (Salmonidés), pouvant entrainer des modifications fonctionnelles tel que le comportement, les performances de nages et la prise alimentaire. Le changement climatique se traduit entre autres par l’augmentation de la fréquence, de l’imprévisibilité et de l’intensité d’événements hydrologiques affectant l’ensemble des écosystèmes de rivière (physico-chimique, nourriture disponible, habitat disponible, sédimentologie...). Au-delà des éventuelles réponses adaptatives, de telles variations de débits peuvent à court terme affecter précocement les patrons développementaux des jeunes Salmonidés, conditionnant ainsi leur morphologie. Etant donné les fortes contraintes morpho-fonctionnelles des organismes, un tel changement de morphologie est suspectée pouvoir modifier le comportement des individus, leurs performances locomotrices et de dispersion précoce, notamment en lien avec les pièges thermiques. À plus long terme, une survie différentielle peut conduire à la sélection de poissons présentant des morphotypes particuliers, des comportements et des performances spécifiques, affectant la trajectoire évolutive et la dynamique des populations, possiblement en lien avec leur capacité de résistance/persistance. Il est ainsi nécessaire de mieux comprendre ces mécanismes et leurs interactions dans la gestion des populations face au changement climatique.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet se rapportent à l’écologie et l’évolution des poissons juvéniles soumis à des événements extrêmes d’hydrologie dans une perspective de changement climatique. L’expérience permettra de quantifier 1) l’effet d’événements hydrologiques sur le développement (morphologie) et la dispersion des juvéniles. 2) Comment cette morphologie affectée par de tels évènements climatiques peut changer les aptitudes phénotypiques des poissons (dispersion, morphologie, comportements et capacités locomotrices). 3) Déterminer si ces aptitudes phénotypiques conditionnent les capacités de dispersion dans les cours d’eau, notamment en relation avec la franchissabilité d’obstacles. 4) Nous pourrons également mettre en évidence si les variations phénotypiques observées résultent d’un processus de plasticité phénotypique ou d’adaptation, permettant une meilleure mise en perspective des trajectoires évolutives des populations de poissons menacées face au changement climatique. 5) Enfin, les capacités des juvéniles à franchir des barrières naturelles ou artificielles de hauteurs (saut) vitesses (nage) variées pourront alimenter la réglementation concernant les Informations sur la Continuité Écologique (ICE) et plus particulièrement l’évaluation de la franchissabilité d’obstacle qui ne prends aucunement en compte les juvéniles dans l’évaluation.

Procédures

Les animaux seront soumis à un marquage individuel d’une durée de quelques secondes sous anesthésie, selon un mode opératoire ne durant pas plus de 5 minutes entre le début de l’anesthésie et le réveil. Ce marquage coloré sera conservé par le poisson durant toute l’expérimentation. Durant les 3 premiers mois de croissance en chenal expérimental, la moitié des poissons seront soumis à des simulations d’événement hydrologique d’une amplitude moindre que ceux naturellement subit dans des milieux naturels. Après cela, les individus seront collectés une seul fois à l’aide d’une pêche électrique dans le but d’étudier leurs comportements et leurs capacités locomotrices en milieu contrôlé (2 séquences de test ne durant pas plus d’une heure au total, subit une seule fois par individu).

Impact sur les animaux

Les nuisances potentielles pour les animaux concernent la capture/recapture au moyen d’une pêche électrique. Les individus se remettent généralement très rapidement de cette pêche conduite par une équipe technique expérimentée, sans séquelles ni effets indésirables. Le marquage individuel sous anesthésie par V.I.E est également stressant mais a souvent été réalisé par le passé sur ces jeunes stades, n’occasionnant pas de surmortalités. Les tests comportementaux prévus en milieu contrôlé (aquarium/auge) peuvent également induire au moment de la manipulation un stress modéré qui sera spécifiquement suivi afin de ne pas altérer les résultats. Enfin, les simulations d’événement hydrologique au sein du chenal sont d’une amplitude moindre que ceux naturellement subit dans les cours d’eau dont sont issus les poissons.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de l'expérience, afin de réaliser les prélèvements nécessaires pour le phénotypage. En plus des thématiques déjà présentées, l’analyse des pièces sclérifiées (situées dans des capsules otiques, près du cerveau) sera réalisé et nécessite la mise à mort des individus. De plus, des prélèvements de nageoires seront réalisés pour la détermination génétique des familles (géniteurs).

Remplacement

Ce projet s’intéresse aux interactions entre les individus vivants et leur environnement. Il est donc indispensable de travailler sur des organismes intégrés, entiers et en interaction (aucune possibilité de substitution par organoïdes ni approche in silico). Le modèle d’étude choisi est la truite fario Salmo trutta, espèce commune avec un statut de préoccupation mineure. Elle est abondante en France et possède un pouvoir invasif important dans certaines régions du monde. Afin de minimiser l'impact sur les populations naturelles, les poissons utilisés seront issus de pisciculture produisant des individus proches de ceux retrouvés à l’état sauvage.

Réduction

L’expérimentation présentée ici se divise en deux procédures dont chacune d’elle portera sur des individus ayant grandi dans des conditions hydrologiques contrastées (traitement avec hydrologie stable Vs. hydrologie variable). Les deux effectifs utilisés (240 pour la procédure 1 et 160 pour la procédure 2) correspondent à un strict minimum permettant de répondre aux attentes scientifiques (étude de la réponse morphologique, notamment par origine/géniteurs/biefs) tout en accommodant des contraintes techniques (méthode de morphométrie géométrique). De plus, les effectifs ont été définis de façon à ce que les analyses statistiques envisagées présentent une puissance suffisante.

Raffinement

La première phase de l’expérimentation aura lieu dans un chenal expérimental conçu pour la croissance des salmonidés. Les alevins avec vésicule vitelline seront enfouis dans le substrat afin de créer une émergence directement dans le chenal et de ne pas induire de stress supplémentaire par le changement de milieu au cours du début de la vie. Cela permet également aux individus de se nourrir naturellement à partir de la communauté d’invertébrés ayant naturellement colonisé le milieu environnant. Chaque groupe de 60 individus sera maintenu dans un bief du chenal pour une densité de 2,14 individus/m², similaire à celle observée en milieu naturel pour les truites 0+. Le chenal est alimenté par l'eau du ruisseau adjacent, avec la même qualité physico-chimique (jugée trés bonne) et la même densité en ressources alimentaires. Le marquage par injection d'élastomère et la biométrie seront effectués sous anesthésie, à l’aide de matériel adapté (micro-aiguille), par une équipe expérimentée, selon un mode opératoire ne durant pas plus de 5 minutes entre le début de l’anesthésie et le réveil. Durant cette période, leur peau sera maintenue humide grâce à l’utilisation d’un textile imbibé. Les individus seront gardés en observation dans un lieu de réveil afin de contrôler la bonne récupération suite à l’anesthésie. La capture par pêche électrique sera réalisée par une équipe expérimentée et habilitée avec un matériel et un champ électrique adapté aux juvéniles de salmonidae. Si plusieurs passages de pêche sont nécessaires pour capturer les poissons, ils seront espacés d’une demi-journée afin de ne pas créer des stress répétitifs proches dans le temps. La seconde phase de l’expérimentation en milieu contrôlé sera réalisée dans des aquariums alimentés par de l’eau du ruisseau adjacent avec la même qualité physico-chimique. Les principaux paramètres physico-chimiques seront cependant régulièrement suivis (plusieurs fois par jours) pour s’assurer de cela et l’eau sera continuellement oxygénée à l’aide de bulleurs. L’eau de chaque aquarium expérimental sera partiellement renouvelée entre le passage de chaque poisson. Durant cette étape, il n’est pas possible d’amener d’enrichissement dans les aquariums, faute de quoi le suivi vidéo des mouvements ne serait pas possible. La durée du test est cependant réduite au maximum (15 minutes) afin de limiter le stress induit.

Choix des espèces

La truite fario Salmo trutta est une espèce d’eau froide, faisant d’elle un modèle dans l’étude des réponses adaptative des populations aux changements climatiques. De plus, elle possède un fort intérêt culturel (pêche de loisir), économique (consommation, aquaculture) et écologique (trait d’histoire de vie, variabilité intra-spécifique et aire de répartition). C'est par ailleurs une espèce modèle en écologie évolutive, et l'interprétation des résultats obtenus dans ce projet bénéficiera de l'abondante bibliographie. Dans le cadre de cette étude, des mécanismes de plasticités phénotypiques de l’espèce ont déjà pu être observés. Enfin, la reproduction artificielle de cette espèce est bien maîtrisée, ce qui permet d'utiliser des individus issus de piscicultures, proches des populations sauvages, plutôt que d’affecter des stocks naturels. Les animaux utilisés seront des alevins au stade 0 + (en fin de résorption vitelline au début de l’expérimentation puis juvéniles en fin d’expérimentations 4 mois plus tard). Il s’agit du stade où les processus développementaux permettent la plus importante croissance relative, la plus à même de conduire à des remaniements phénotypiques structurels pérennes qui pourront affecter l’écologie des poissons sur le long terme.

  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Saumons : 11520
Souffrances
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Devenir
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 11520

11 520 truites arc-en-ciel vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour un effectif final de 3 072 poissons réellement analysés, l'écart s'expliquant par la mortalité aux jeunes stades et par des "écrêtages" destinés à ne pas dépasser la biomasse maximale par bassin. 7 680 alevins sont élevés à 18 °C, puis sortis de l'eau moins d'une minute pour recevoir une puce implantée dans le muscle dorsal alors qu'ils pèsent environ cinq grammes, avant qu'un morceau de nageoire leur soit prélevé. Aucun poisson ne sera réutilisé et tous seront tués, après les dix-huit à vingt mois d'élevage nécessaires pour déterminer leur sexe. L'objet du projet est de masculiniser des truites par la chaleur pour produire des stocks entièrement femelles, la maturité sexuelle précoce des mâles ralentissant leur croissance et dégradant la qualité des filets vendus.

Objectifs

La production de truites arc-en-ciel de plus de 1 kg est en croissance, la demande des consommateurs en filets de truites frais et fumés étant en pleine expansion. Cependant, l’atteinte de la maturité sexuelle, précoce chez les mâles (1-2 ans) comparée aux femelles (2-3 ans), ralentit leur croissance, augmente leur sensibilité aux pathogènes et diminue la qualité du produit. Ainsi, les stocks entièrement femelles sont privilégiés, et sont obtenus en croisant des femelles avec des néomâles (génétiquement femelles). Cette inversion sexuelle se fait par un traitement hormonal mais l'utilisation d’hormones est de plus en plus contestée tandis qu’elle est interdite en aquaculture biologique. La maturation précoce des mâles reste donc un problème majeur dans cette production. La découverte d'une alternative de contrôle du sexe au traitement hormonal basée sur une méthode sûre, respectueuse du consommateur et de l'environnement est un défi majeur pour la production de populations entièrement femelles. Des études antérieures ont souligné l'existence de plusieurs gènes mineurs déterminant le sexe. De plus, il a été démontré chez la truite arc-en-ciel qu'une température d'élevage élevée après l'éclosion induisait une masculinisation accrue. Enfin, il a été démontré que cette masculinisation en réponse à la température au cours du développement précoce est associée à des changements épigénétiques (qui ne modifient pas la structure des gènes mais leur expression) chez certaines espèces de poissons comme le bar. Dans ce contexte, les objectifs du projet sont les suivants : i) étudier, chez des lignées génétiquement femelles, l'impact d'un régime de température élevée au cours du développement précoce pour avoir plus de mâles phénotypiques ; ii) affiner la localisation des zones du génome contenant les gènes mineurs déterminant le sexe et étudier si ces zones changent selon le régime thermique ; iii) étudier l'implication de l'épigénétique dans la masculinisation dépendante de la température.

Bénéfices attendus

Ce projet se basera sur l’utilisation d’un modèle biologique tout à fait pertinent, des lignées expérimentales choisies pour augmenter les taux de masculinisation observés. Sur le plan scientifique, ce projet permettra de tester une alternative de contrôle du sexe au traitement hormonal : l’application d’un régime thermique élevé pendant le développement embryonnaire. Nous nous attendons à ce que les résultats obtenus dans ce projet, en utilisant les populations expérimentales, soient transposables aux populations commerciales. Comprendre quelles parties du génome sont responsables du changement spontané de sexe et examiner comment l’expression des gènes réagit aux variations de température permettra d’identifier les gènes potentiellement liés à ce processus de masculinisation spontanée.

Procédures

7680 poissons seront soumis à une température d’élevage de 18°C pendant un mois. Les interventions qui seront réalisées par la suite se font sur des animaux anesthésiés : 7680 seront soumis à une émersion de moins d’une minute, puis à l’insertion d’un PIT-tag puis à un prélèvement d’un morceau de nageoire pour les besoins des analyses génétiques.

Impact sur les animaux

Le régime thermique de 18°C appliqué aux poissons durant 2 mois est susceptible de générer un stress modéré. Pour le marquage individuel des poissons, la nuisance attendue est une douleur induite par l’introduction d’une aiguille pour l’insertion d’un PIT-tag en intra-musculaire dans la région dorsale sur des poissons juvéniles de 5 g environ. Ce marquage sera suivi par des prélèvements invasifs de tissus au niveau de la nageoire qui peuvent générer une douleur d’intensité légère. Pour réaliser ce marquage et ces prélèvements, les poissons subiront un stress d’intensité légère engendré par un temps d'émersion d’une durée maximale de 1 minute. La somme des nuisances attendues lors de cette procédure est classée modérée.

Devenir

Les prélèvements de tissus ne nécessitent pas une mise à mort. Les poissons seront élevés jusqu’à la détermination du sexe en fin de projet, après 18-20 mois d’élevage. Aucun poisson ne sera réutilisé à l'issue de ce projet. Ils seront donc tous mis à mort.

Remplacement

Ce projet ne peut être réalisé qu’in vivo. Il n’y a pas d’alternative in vitro pour caractériser le déterminisme génétique du sexe des truites arc-en-ciel et, plus largement, des animaux d’élevage. De plus, l’objectif étant, in fine, de promouvoir une aquaculture durable par la réduction de l’usage des hormones, il est nécessaire de trouver d’autres leviers (tels que le régime thermique et la génétique) pour accroitre le taux de masculinisation spontanée chez des populations de truite dans des conditions proches de l’élevage commercial.

Réduction

Le nombre d’individus rentrant en procédure a été réduit au maximum pour, tout en tenant compte des contraintes zootechniques, atteindre l’effectif final nécessaire pour répondre aux objectifs du projet. Le nombre total de 11520 poissons rentrant en procédure s’explique par l’estimation de la mortalité aux jeunes stades de vie ainsi que la nécessité d'écrêtages pour ne pas dépasser une biomasse maximale par bassin. L’effectif final de 3072 poissons a été réduit au minimum nécessaire pour avoir une puissance statistique suffisante pour les analyses génétiques prévues. Pour que ces analyses soient suffisamment précises, un grand nombre de familles génétiques avec au moins 6 descendants par couple père-mère sont nécessaires. L’effectif total de 256 familles x 6 descendants/famille = 1536 poissons par traitement thermique a donc été déterminé pour avoir une bonne détection des zones du génome les plus impliquées dans la masculinisation.

Raffinement

L’implantation des PIT-tag, les prélèvements de tissus sur les nageoires ainsi que toutes les manipulations seront réalisés sous anesthésie, complétée d’oxygène diffusé par bullage si besoin. Lors de l’implantation du PIT-tag, les poissons seront pêchés et anesthésiés par groupe de 20, puis ils seront ensuite prélevés un par un du bac d’anesthésie et déposés sur un tissu humide. Le corps et les yeux des poissons seront recouverts de ce tissu pour les isoler de l’environnement ambiant. La taille du PIT-tag sera adaptée au poisson et respectera le ratio de 2% du poids du poisson. Après manipulation, ils seront mis dans un bac de réveil, avant de rejoindre leur bac d’élevage. Lors des prélèvements de nageoire, la quantité prélevée restera

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est l’espèce principalement étudiée au laboratoire. Il s’agit de l’espèce prépondérante de la pisciculture en France et l’une d’une des espèces les plus élevées en Europe. Il s’agit par ailleurs d’une espèce pour laquelle la littérature scientifique est abondante (environ 50 000 références). Les truites arc-en-ciel sont utilisées du stade alevin jusqu’à la maturation (poids moyen de 800 g environ). L’ensemble de ces stades sont à considérer dans ce projet visant à maximiser le taux de masculinisation spontané par l’application d’un traitement thermique précoce et la détermination du sexe qui ne peut être effective après 18 à 20 mois d’élevage.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Autres poissons : 360
Souffrances
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Devenir
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 360

Plongés cinq jours dans des cultures de cyanobactéries du genre Microcystis, 360 poissons médakas adultes ne subissent aucune autre intervention, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère. Tous seront tués en fin d'exposition pour prélever leurs organes, seule voie d'accès selon le porteur aux compartiments biologiques étudiés. L'objectif porte sur l'effet des métabolites produits par ces bactéries sur le microbiote des poissons et, par ricochet, sur leur santé, un sujet que le porteur qualifie de "vierge". Il indique que les doses employées n'atteignent pas celles qui entraînent une souffrance "visible" au niveau morphologique ou du comportement, sans préciser ni les signes surveillés ni la fréquence des observations, alors qu'il attend par ailleurs un inconfort digestif et hépatique.

Objectifs

Les altérations des milieux aquatiques par les proliférations de cyanobactéries sont susceptibles de modifier le fonctionnement des écosystèmes aquatiques. Les préjudices associés à ces efflorescences comprennent : des perturbations de la chaîne trophique, une diminution de la pénétration de la lumière dans l’eau, une diminution de l’oxygène dissous disponible, mais également la production de métabolites secondaires potentiellement bio-actifs et parfois toxiques pour certains organismes qui y sont exposés. En effet, de nombreux genres de cyanobactéries sont susceptibles de produire et/ou de relarguer dans le milieu aquatique des molécules aux propriétés éminemment, ou potentiellement, bio-actives, délétères, voire toxiques. Si les effets toxicologiques (sensu stricto) de ces microorganismes et de leurs métabolites sont connus sur certaines cellules ou tissus de vertébrés, notamment chez certains poissons, on ignore leur impact sur la communauté microbienne associée et les répercussions sur la santé de l’organisme hôte. Des travaux menés ces dernières années ont montré que le microbiote, localisé à l’interface entre un organisme et le milieu extérieur, peut jouer un rôle important dans la physiologie de l’hôte, mais aussi dans de nombreux paramètres biologiques chez les Vertébrés, parmi lesquels la résistance aux pathogènes. Le présent projet propose d’étudier l’effet de l’exposition à des doses représentatives des conditions environnementales de divers efflorescences de cyanobactéries sur le poisson modèle en écotoxicologie aquatique, le médaka. A ce jour, peu d’études se sont ainsi efforcées de caractériser la réponse des poissons à différentes compositions d’efflorescences de cyanobactéries au niveau de l’holobionte (organisme hôte + microbiotes) et de tâcher ainsi de prendre en compte la réponse au niveau des différents compartiments biologiques et des différents organes.

Bénéfices attendus

Cette étude constituera un prérequis indispensable au développement de ce sujet encore vierge. La caractérisation du microbiote de poissons n’en est en effet qu’à ses débuts et dévoile déjà une large diversité microbienne inattendue. Les interactions entre hôte, son microbiote associé et l’environnement sont peu explorées, encore moins dans le cadre de stress écotoxicologiques, et pourraient s’avérer informatives de processus biologiques méconnus. A terme ces travaux permettront de mieux appréhender les conséquences (éco)toxicologiques des efflorescences de cyanobactéries et de la production de métabolites bio-actifs associés.

Procédures

Mis à part la balnéation avec les biomasses de cyanobactéries qui aura lieu pendant les 5 jours de l’expérimentation, aucune intervention ne sera réalisée sur les animaux.

Impact sur les animaux

Les poissons seront exposés 5 jours par balnéation à différentes doses environnementale de cultures de souches de cyanobactéries. Certains métabolites produits par les cyanobactéries pourraient induire des effets physiologiques occasionnant un inconfort alimentaire pour les poissons (digestif, hépatique). Les doses n’atteignent pas les doses toxicologiques entrainant de la souffrance visible au niveau morphologique ou du comportement.

Devenir

Les poissons seront euthanasiés en fin de procédures et leurs organes prélevés pour analyses. Seuls les prélèvements tissulaires post-mortem permettent d’avoir accès aux différents compartiments biologiques qui seront ici investigués.

Remplacement

Seul ce type d’analyse intégrée portant sur des organismes entiers permet de générer une compréhension fine des processus écotoxicologiques qui en oeuvre chez ces modèles biologiques complexes (organismes + microbiote associé).

Réduction

Notre expérience dans ce type de travaux nous a permis de raffiner le design expérimental au niveau du temps d’exposition qui passe ici de 28 jours à seulement 5 jours. Par ailleurs, nos travaux mettront en oeuvre une approche de comparaison de la variance des différents paramètres biologiques ici renseignés (composition bactérienne et métabolique) afin d’estimer à la fois les variabilités biologiques et expérimentales. Nos expérimentations seront réalisées à des concentrations environnementales (en teneurs en cyanobactéries) et avec des effectifs nécessaires et minimums pour être en mesure de démontrer l’occurrence d’effets moléculaires d’un nombre réduit d’organismes.

Raffinement

Nos travaux sont développés dans le contexte de la caractérisation de biomarqueurs précoces (et également plus sensibles) de stress au niveau du microbiome et du métabolome (ensemble des métabolites retrouvés dans un échantillon biologique, et sa concentration) des poissons Médaka. En en accord avec le principe de raffinement de la règle des 3R pour l’expérimentation animale, les expérimentations seront menées à des concentrations en cyanobactéries produisant des cocktails bio-actifs proches de la concentration minimale induisant les premiers effets détectables toxicologique, afin de limiter les potentiels effets toxicologiques. Durant toute l’expérimentation, les organismes seront maintenus en groupe dans des conditions d’élevages standards, correspondants aux critères de raffinement préconisés par l’Organismes de Coopération et de Développement Economique pour l’élevage et l’expérimentation sur cet organisme.

Choix des espèces

Oryzias latipes : Espèce modèle aquatique vertébrée couramment utilisée en expérimentation scientifique pour des travaux de développement, d’écologie ou d’écotoxicologie avec différents types de contaminants environnementaux Jeunes adultes (entre 3 et 5 mois), afin de pouvoir aisément les sexer et d’éviter qu’ils ne présentent les altérations cellulaires qui commencent à apparaître après l’âge de 6 mois chez cette espèce.

  • Protection de l’environnement
Saumons : 25
Autres poissons : 65
Souffrances
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▲ 90
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Devenir
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Immobilisés une à deux secondes par un courant électrique dans leur rivière, 65 vairons et chevaines sont pêchés, transportés au laboratoire et acclimatés à la température de l'eau. Avec 25 truites fournies par une pisciculture, ils sont sédatés, mesurés au millimètre, laissés au repos, puis lâchés dans un canal expérimental où ils dévalent une goulotte devant une caméra, jusqu'à cinq fois chacun, soit deux à deux heures et demie de manipulation par individu. Ces 90 poissons subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, et tous sont relâchés, les vairons et chevaines sur leur site de capture, les truites sur un site déjà rempoissonné par le fournisseur. Les images doivent entraîner une intelligence artificielle à reconnaître et mesurer les truites qui descendent les rivières, avant d'investir dans une installation sur un ouvrage hydroélectrique, le porteur indiquant avoir préféré des poissons sauvages relâchés à des poissons d'élevage qu'il aurait fallu tuer.

Objectifs

La compréhension des besoins de déplacement des poissons est nécessaire pour proposer des mesures de restauration de la continuité écologique adaptées et efficaces. Contrairement aux espèces amphihalines (qui effectuent des migrations entre les milieux marins et les eaux douces), les besoins de déplacements des espèces résidentes en cours d’eau sont moins connus. Les adultes de truite fario (Salmo trutta fario) effectuent des migrations reproductives, en remontant dans des zones de frayères essentiellement situées en tête de bassin versant, mais les patrons de dispersion des juvéniles dans leurs premières années de vie sont beaucoup moins connus, à cause de la difficulté à étudier les déplacements des petits individus. Toutefois, un mouvement de ces juvéniles vers l’aval des cours d’eau (dévalaison) est attendu. De nombreux aménagements hydroélectriques sont implantés dans les zones de montagne ou de piémont, à peuplement majoritaire de truite. Ces aménagements fragmentent le milieu et peuvent avoir un impact fort puisque, lorsqu'ils dévalent, les poissons transitent bien souvent par les turbines, sources de mortalité élevée voire totale. L’installation d’un système de protection est possible mais souvent couteuse et techniquement complexe, et il est nécessaire d'améliorer nos connaissances sur le phénomène de dévalaison des truites pour concevoir et dimensionner au mieux les dispositifs de réduction d’impact, avec un rapport coût/efficacité optimisé (quelle temporalité ? pour quelles tailles de poissons ? ...). Pour y répondre, un suivi par vidéocomptage des flux d'individus dévalants est envisagé dans un dispositif de dévalaison installé sur un site de montagne. Compte tenu des conditions beaucoup plus contraignantes pour l’acquisition de l’image que ce qui est classiquement le cas pour des poissons comptés en montaison dans les dispositifs de franchissement (vitesse de passage plus élevée, présence de bulles et de feuilles), la présente étude vise à tester l’efficacité de l’intelligence artificielle (IA) pour reconnaitre les poissons dévalants et estimer leur taille en condition de laboratoire (canal expérimental permettant de reproduire les conditions d’écoulements de la goulotte réelle), avant d’engager l’investissement nécessaire à une installation in situ.

Bénéfices attendus

L’objectif de ce projet est de tester la possibilité de suivre la dévalaison des truites par vidéocomptage dans un dispositif de dévalaison en exploitant les données par l’intelligence artificielle. C’est uniquement en cas de résultats positifs que l’installation du système de vidéocomptage sur le site envisagé pourrait intervenir au printemps - été 2025. Le système, si opérationnel, pourra être utilisé sur d’autres sites, ce qui contribuera à améliorer les connaissances des besoins en déplacement des poissons de rivière. Ces observations permettront de mieux concevoir et dimensionner les dispositifs de protection des poissons au niveau des ouvrages hydroélectriques, avec un rapport coût/efficacité optimisé, prenant notamment en compte les périodes de dévalaison et la taille des individus concernés.

Procédures

Les tests consistent à faire nager les poissons dans un canal expérimental, aménagé en dispositif de dévalaison, et filmer leur passage vers l’aval. Les tests seront conduits avec 3 espèces différentes : la truite en priorité (d’origine pisciculture), le vairon et/ou le chevaine (issus de milieu naturel) pour remplacer les tailles des truites cibles indisponibles en pisciculture au moment des tests. Les vairons et les chevaines nécessaires seront temporairement prélevés dans un cours d’eau et relâchés sur leur site d’origine après l’expérimentation. Utiliser des vairons et des chevaines sauvages (avec retour dans la nature) est apparu plus adapté qu’utiliser des vairons d’élevage avec l’obligation de mise à mort après l’expérimentation (impossibilité de placement ou de les relâcher dans la nature). Le prélèvement se fera par pêche à l’électricité, technique de capture la plus efficace compte tenu de la faible activité des poissons pendant la période d’expérimentation, tout en réduisant au maximum les dommages sur les individus et le dérangement du milieu. Les poissons seront transportés et mis en hébergement au laboratoire. Avant les tests, tous les poissons (90) seront sédatés, mesurés (au mm près) et laissés au repos 15-30 min avant le lancement des tests dans le canal expérimental pour récupérer complètement des effets de la sédation. Les poissons seront ensuite libérés, individuellement ou en groupe, directement dans la partie amont du canal expérimental, aménagée en goulotte de dévalaison. Après leur passage filmé vers l’aval, les poissons seront repêchés à l'épuisette, placés dans des viviers/seaux et laissés au repos env. 10 minutes avant le passage suivant. Chaque poisson sera utilisé au maximum 5 fois. Il est estimé qu’un individu sera manipulé en tout au maximum 2-2.5 heures (sédation, récupération, 5 passages filmés dans le canal, séparés par 10 min. de repos).

Impact sur les animaux

La réalisation de ce projet nécessite 1/ la capture de vairons et de chevaines (65 ind.) en milieux naturel par pêche à l’électricité (les truites (25 ind.) seront fournies par une pisciculture), 2/ le transport de tous les individus au laboratoire et leur manipulation dans les installations expérimentales. 1/ L’appareil utilisé pour la pêche est un engin portatif, capable de produire un courant continu, le moins impactant pour le poisson. La prospection des habitats sera partielle (prospection uniquement des habitats favorables aux espèces recherchées) afin de réduire l’impact de l’opération sur les populations du secteur pêché. L’immobilisation des individus à l’électricité sera de très courte durée (1-2 sec), la récupération de leur activité respiratoire est presque immédiate. Des effets indésirables plus graves (blessures) peuvent subvenir mais dépendent de l’intensité du champ électrique, de la durée d’exposition, des conditions environnementales et de l’opérateur. Tout le personnel participant à l’opération de pêche est formé et tout sera mis en œuvre pour éviter les dommages sur les poissons capturés : réglage de l’engin de pêche, retrait rapide des individus hors du champ électrique, stabulation en eau fraiche et oxygénée). 2/ L’unique nuisance attendue sur les animaux lors des diverses manipulations (transport, mise en hébergement, sélection des individus, réalisation des tests) est le stress et le risque de dommage en cas d'échappement. Pour réduire ces nuisances, la biométrie des poissons se fera sous sédation. Le transport des truites sera assuré par le fournisseur, équipé à cet effet. Les poissons prélevés dans la nature seront transportés par notre équipe dans un vivier (1*1m) adapté au transport, rempli d’eau constamment oxygénée à l’aide d’un bulleur pendant le trajet. A l’arrivée au laboratoire, les poissons seront acclimatés progressivement à la température de l’eau avant le transfert dans les bacs de stabulation. Les autres manipulations seront réalisées avec rapidité mais précaution pour éviter tous dommages des individus. Les conditions de stabulation seront surveillées à tout moment (circulation d’eau, oxygénation, obscurité pour tranquilliser les poissons). La sédation en soi pouvant être considérée comme une source de risque (si incorrectement réalisée), les doses d’anesthésiant les plus faibles seront appliquées (avec des délais d’exposition réduits), et progressivement augmentées si l’effet recherché n’est pas atteint.

Devenir

Toutes les truites en bonne santé seront relâchés en milieu naturel sur un des sites où l’espèce est déjà rempoissonnée par le fournisseur. Les vairons et les chevaines seront libérés sur leur site d’origine.

Remplacement

Les images acquises ont une double utilité. Elles serviront d’abord à l’entrainement de l’IA pour reconnaitre des poissons adoptant diverses positions sur l'image, puis à tester l’efficacité de cette reconnaissance (pourcentage d'individus détectés, évaluation de leur taille). Il est donc nécessaire de réaliser les tests avec des poissons vivants, qui adoptent des comportements de nage en réponse aux conditions d’écoulement dans la goulotte, tout en présentant une variabilité interindividuelle. En effet, le mouvement actif des poissons influence leur position dans la colonne d’eau (surface ou fond), la direction de leur corps lors du passage (tête ou queue en avant : certains individus empruntent la goulotte "en marche arrière", en nageant à contre-courant, de manière à freiner et contrôler leur descente), leur vitesse de déplacement dans la goulotte (vitesse potentiellement plus ou moins rapide que l'écoulement en fonction de leur positionnement en marche "avant" ou "arrière") et surtout la silhouette détectée par le système d'analyse d'image (les images de corps en mouvement ne sont pas comparables à celles prises sur des individus rigides). Cette variété de situations possibles doit être également prise en compte dans la calibration de l’acquisition d’une séquence, car il est prévu que l’enregistrement ne se lance que suite à une détection effective du passage d'un poisson. Il ne serait donc pas informatif de conduire des tests avec des maquettes de poissons ou des poissons morts, qui ne se positionneront et ne se déplaceront pas dans la goulotte comme des individus vivants.

Réduction

Pour réduire le nombre d’animaux utilisés, il a été décidé de travailler sur moins d’individus et de répéter les manipulations, sans toutefois dépasser 5 répétitions par individus. La méthodologie a été conçue de manière à pouvoir relier chaque individu à l’image enregistrée (pour mesurer l’efficacité à évaluer la taille) sans besoin d’un marquage individuel (par transpondeur ou marquage externe) qui engendrerait une nuisance supplémentaire aux animaux. De plus, seront testés uniquement des individus de taille entre 3 et 15 cm (maxi 20 cm selon la disponibilité des poissons auprès du fournisseur). Les tailles supérieures ne seront pas testées puisque nous partons de l’hypothèse que si des individus entre 10-15 cm sont détectés avec une bonne fiabilité, cela vaudra également pour les individus plus grands. L’expérimentation est de courte durée (quelques jours de captivité au maximum) et tous les poissons seront libérés après les tests : les truites sur un des sites déjà empoissonnés par le fournisseur, les vairons et les chevaines sur leur site d’origine.

Raffinement

Pêche - L’appareil utilisé est un engin portatif qui produit un courant continu, le moins impactant pour le poisson. La prospection des habitats sera partielle afin de réduire l’impact de l’opération sur les populations du secteur pêché. L’immobilisation des individus à l’électricité sera de très courte durée (1-2 secondes), la récupération de leur activité respiratoire est presque immédiate. Tout le personnel participant à l’opération de pêche à l’électricité est formé et tout sera mis en œuvre pour éviter les dommages sur les poissons capturés. - Biométrie sous sédation - Temps de calme de 10 minutes entre les différents passages dans le canal - Très bonnes conditions de stabulation (température, oxygène) et surveillées deux fois par jour - Bassins couverts pour réduire la luminosité et tranquilliser les poissons, éviter l’échappement. - Faible densité dans les bassins/seaux. - Manipulation rapide, remise en liberté des poissons après tests.

Choix des espèces

L’étude envisagée in situ vise uniquement la truite fario (cf. justification dans le paragraphe 5.5.1.). L’intelligence artificielle doit être paramétrée pour la reconnaissance de cette espèce et pour cela, il est nécessaire de rester, autant que possible, sur la même espèce. Cependant, en cas de l’impossibilité de se fournir en truite fario pour l’ensemble des tailles cibles, il a été décidé d’utiliser, pour les tailles manquantes, une autre espèce disponible avec une morphologie du corps proche : le vairon ou le chevaine . La reconnaissance d'individus de taille comprise entre 3 et 15 (20) cm est principalement visée. D’une part, il est nécessaire pour l’étude à venir de vérifier l'efficacité à suivre les individus de ces tailles, qui correspondent aux individus d’âge 0+ à 2+, supposés d’effectuer un déplacement vers l’aval dans les cours d’eau. Les tests sur des individus de tailles supérieures à 15 (20) cm n’apparaissent pas nécessaires puisque nous partons de l’hypothèse que si les individus entre 10-15 (20) cm sont détectés avec une bonne fiabilité, cela vaut également pour les individus plus grands.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 5040
Souffrances
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Devenir
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5 040 poissons-zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués puis conservés à -80 degrés pour analyses. Les interventions ont lieu sur des larves de 48 à 72 heures : lésion du cartilage de la mâchoire, de la moelle épinière ou de la nageoire caudale, ou injection de cellules, sous anesthésie et en moins de quinze minutes. Le porteur annonce une récupération complète en cinq à six jours grâce aux capacités de régénération de l'espèce, et prévoit la mise à mort des larves trop affectées par l'intervention, le suivi allant jusqu'à trente jours pour les gènes dont la suppression tue précocement. Il présente cet usage de larves comme un moyen de "remplacer l'utilisation de modèles mammifères, en ligne directe avec les recommandations des 3R", alors que le projet en mobilise 5 040.

Objectifs

Le projet global vise à identifier les zones de notre ADN responsables des maladies génétiques qui contrôlent la locomotion. Nous cherchons notamment à découvrir les mécanismes qui poussent un tissu à dégénérer, ou qui au contraire, permettent sa réparation (c’est-à-dire sa régénération). Pour ce faire, nous supprimerons chez le poisson-zèbre, les gènes qui sont mutés chez des patients atteints de maladies neuromusculaires. Nous observerons alors comment l'absence de ces gènes peut impact les neurones, les muscles et les cartilages du poisson. Objectif 1: Découvrir les zones de l'ADN impliquées dans les maladies du système nerveux et musculaire. Objectif 2: Déterminer l'impact de ces gènes sur les mécanismes de réparation de tissus (régénération). Objectif 3: Tester des molécules potentiellement thérapeutiques sur ces modèles pour identifier de nouveaux traitements.

Bénéfices attendus

Notre projet permettra de mieux comprendre les gènes qui assurent le fonctionnement de nos neurones et de nos muscles, et plus généralement, de l’appareil locomoteur. Notre étude permettra surtout de mettre en avant les processus qui ont lieu au cœur de nos cellules, en regardant les compartiments qui sont à l'intérieur même de nos neurones ou de nos myocytes. Enfin, l'identification de nouveaux agents thérapeutiques permettra de mettre en place de nouveaux traitement pour les maladies qui affectent la capacités des patients à se déplacer.

Procédures

Les larves de 48 et 72heures post-fertilisations seront soumises à des injections cellulaires ou à des lésions des tissus locomoteurs (lésion du cartilage, de la moelle épinière ou de la nageoire caudale). Chaque intervention n'excèdera pas 15 minutes et sera effectuée sous anesthésie totale. Les procédures de lésion pourraient engendrer un défaut de locomotion transitoire qui perdurera de 2 à 3 jours avant réparation des tissus. Etant donnée les capacités régénératrices du poisson-zèbre, une récupération totale est observée entre 5 et 6 jours post-fertilisation. Au stade où la larve acquiert un comportement de chasse et de prise alimentaire, la locomotion de l’animal n’est donc plus altérée. Les différentes interventions seront effectuées sous anesthésie et les larves trop affectées par l’intervention sont mises à mort.

Impact sur les animaux

En mimant certaines pathologies humaines, la suppression ou la surexpression de nos gènes d’intérêt pourrait mener à la diminution de la locomotion de la larve, comme décrit chez les patients. Les différents modèles utilisés dans ce projet (mutants ou transgéniques), ne seront conservés au-delà de 6 jour post-fertilisation que si la prise alimentaire de l’animal n’est pas compromise. Toute apparition de point limite entrainera la mise à mort du poisson. La lésion de la moelle épinière et de la nageoire à 3 jours post-fertilisation pourraient entraîner une réduction transitoire de la locomotion chez la larve. Ce défaut ne devrait pas dépasser 6 jours post-fertilisation étant donnée les capacités de réparation tissulaire existant chez le poisson-zèbre. La lésion de la mâchoire quant à elle, ne devrait pas affecter la prise alimentaire de la larve au-delà de 6jours post-fertilisation.

Devenir

Afin de réduire au maximum le nombre de poissons utilisés dans notre étude, chaque procédure prendra fin avec la mise à mort de l'animal puis le stockage des tissus à -80°c pour des analyses ultérieures. Ceci permettra d'utiliser une même larve pour les procédures in vivo puis pour les analyses histologiques et biochimiques.

Remplacement

Afin de décrypter les pathologies qui affectent le système locomoteur, il est important d’utiliser un modèle qui modélise à la fois les systèmes nerveux, musculaires et cartilagineux, tout en reproduisant les interactions complexent qui les lient. Des modèles cellulaires seront utilisés autant que possible dans notre étude, mais nous seront contraints de faire appel à des modèles animaux pour prendre en compte l’appareil locomoteur dans son ensemble. Dans ce cadre, le modèle du Danio rerio représente la meilleure stratégie. L’utilisation de la larve de poisson-zèbre permet de remplacer l’utilisation de modèles mammifères, en ligne directe avec les recommandations des 3R. La caractérisation des nouveaux modèles de pathologies humaines proposée dans notre étude représente autant de nouveaux outils pour comprendre les désordres génétiques sans recourir aux modèles rongeurs.

Réduction

En travaillant sur le meilleur design possible pour notre étude, nous avons pu faire en sorte que chaque animal participe à plusieurs parties du protocole, via des approches non-invasives. Ainsi, nous pouvons, à partir d’une même larve, assurer le suivi de la morphologie globale de l’animal, l’analyse microscopique de ses tissus, le suivi locomoteur, puis l’étude biochimique après euthanasie des individus. Ceci permet de réduire drastiquement le nombre de larves utilisées dans le projet global.

Raffinement

Lors de notre étude, chaque procédure sera effectuée sous anesthésie, avant un retour rapide dans les conditions d'élevage. Après chaque intervention, un suivi quotidien des animaux sera effectué tout au long de l’étude. Les nourrissages manuels assurés chaque jour permettront une observation régulière de chaque individu tout au long des procédures pour détecter une altération de la nage ou de la prise alimentaire. La mise en place de points de contrôle et de critères d’arrêt bien définis permettra d’assurer le maintien des animaux dans les meilleures conditions.

Choix des espèces

Le poisson-zèbre donne accès à de nombreuses procédures non-invasives pour suivre les structures locomotrices chez l’embryon et la larve (à la fois d’un point de vue anatomique et fonctionnel). De plus, le modèle est totalement adapté aux études thérapeutiques, aux suivis microscopiques et aux approches génétiques décrits dans le projet. En outre, l’utilisation du poisson-zèbre, notamment à l’état larvaire, permet de remplacer l’utilisation de modèles mammifères. Enfin, de par sa transparence et son développement externe, le poisson-zèbre représente un modèle unique pour visualiser ce qui se passe au cœur de nos cellules, pour explorer des processus impossibles à voir chez d'autres modèles. Pour l’étude de l’appareil locomoteur, les animaux seront étudiés entre 24 heures post-fertilisation et 6 jours post-fertilisation. Ceci permet de prendre en compte la totalité du développement de la mandibule et des structures neuromusculaires, et de considérer le temps nécessaire à leur régénération. Pour les gènes présentant une potentielle létalité développementale, le suivi sera prolongé jusqu’à 30 jours, stade auquel la plus part des défauts génétiques conduisent à la mort prématurée de la larve.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Saumons : 2500
Souffrances
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▲ 2500
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Devenir
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 2500

Ralentir la croissance de jeunes truites pour disposer de poissons de 5 à 25 grammes sur une plus grande partie de l'année : telle est la raison déclarée de ce projet, qui répond à une contrainte de calendrier du laboratoire. 2 500 truites arc-en-ciel y sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, toutes tuées. Elles sont nourries deux jours par semaine, le lundi et le jeudi, ce que le porteur traduit par une "sensation modérée de faim" pendant au maximum cinq jours par semaine. Cinq cents poissons par an permettent dix extractions de cellules musculaires, soit cinquante truites par extraction, sans que ce rapport soit justifié autrement dans le résumé.

Objectifs

Les cellules souches musculaires qui sont des précurseurs myogéniques, sont indispensables à la croissance du muscle. Pour déterminer précisément la régulation de l'activité de ces cellules souches, nous utilisons un modèle d'étude in vitro de la myogénèse basé sur la culture primaire de ces cellules. La quantité de ce ces cellules dans le muscle diminue rapidement avec la croissance, ce qui nous conduit à devoir utiliser des poissons d'un poids compris entre 5 et 25 g. Néanmoins, la croissance des truites est très rapide à ces stades là et les animaux passent de 5 g à 25g en 2 mois ce qui limite considérablement nos capacités d'expérimentation puisque la truite est une espèce saisonnière qui pond une fois par an. Le projet a pour objectif de ralentir la croissance des animaux pour obtenir des poissons de 5-25 g en décalé et ainsi pouvoir réaliser des expérimentations sur une plus grande partie de l'année. Une fois réalimentés pour être en pleine croissance, ces animaux seront euthanasiés et le muscle sera prélevé pour étudier les modalités de croissance.

Bénéfices attendus

Grâce à ce modèle in vitro de myogénèse, nous cherchons à élucider les mécanismes moléculaires qui régulent l'activité des cellules du muscle. A termes, ces recherches devraient permettre une meilleure maîtrise de la croissance des poissons, et de la qualité de la chair des poissons.

Procédures

Les animaux seront soumis à une restriction alimentaire légère afin de ralentir leur croissance, puis ils seront euthanasiés pour réaliser des prélèvements. Nous prélèverons 500 animaux de 5-25g par an.

Impact sur les animaux

Les animaux vont être nourris 2 jours par semaine (lundi et jeudi) ce qui va potentiellement engendrer une sensation modérée de faim pendant au maximum 5 jours par semaine.

Devenir

A l'issue de chaque procédure les animaux seront mis à mort par une personne compétente désignée par les responsables de projet. En effet, l'extraction des cellules du muscle nécessite l'euthanasie des animaux. Les responsables du bien-être des animaux sont bien sûr informés.

Remplacement

Il n'existe pas de lignée cellulaire de muscle de truite capable de proliférer et de se différencier in vitro. Il est donc nécessaire de prélever les cellules couches musculaires à partir de muscle de truite.

Réduction

Nous limiterons le nombre de poissons restreints à 500 poissons par an, ce qui nous permet de faire 10 extractions de cellules par an.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans un environnement optimal pour l’espèce (photopériode, qualité d’eau, densité, enrichissement). Les paramètres physico-chimiques de l’eau (température, O2, NH4+) seront également régulièrement contrôlés.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) est une espèce robuste dont l’élevage, la croissance et la reproduction sont bien maîtrisées en pisciculture. Il s’agit d’une espèce d’intérêt agronomique puisqu’elle représente 95% de la production française piscicole en eau douce. Elle est par ailleurs un modèle biologique largement diffusé dans la communauté scientifique (>50 000 références). C’est une espèce avec une très grande plasticité de croissance. Cette espèce n'est pas incluse dans la liste des espèces identifiées comme devant provenir d’élevage ou de fournisseurs agréés. Les poissons utilisés auront un poids compris entre 5 et 25g, car c'est à ce poids qu'il y a le plus de cellules souches musculaires dans le muscle de truite.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Saumons : 400
Souffrances
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Devenir
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 400

Privées de nourriture pendant sept jours d'affilée pour cent d'entre elles, nourries deux jours par semaine seulement pour deux cents autres, les truites arc-en-ciel de ce projet sont d'abord marquées par une puce magnétique. Elles sont 400 au total, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur ramène cette privation à une "sensation modérée de faim" pendant cinq à sept jours par semaine, et annonce qu'aucune nuisance n'est attendue pour les poissons nourris à satiété. Toutes sont tuées par une dose létale pour prélever leur muscle, l'enjeu déclaré étant de mesurer l'effet des rythmes de croissance sur les cellules souches musculaires et d'en tirer des recommandations pour les pisciculteurs.

Objectifs

En fonction de la température et de la disponibilité en eau, les pisciculteurs adaptent leurs pratiques en réduisant fortement le nourrissage pour assurer la survie des animaux et maîtriser l’impact environnemental de leur production. Ces pratiques ont pour conséquences d’altérer le rythme de croissance des animaux.

Bénéfices attendus

Dans le cadre de ce projet, nous pourrons déterminer si les rythmes de croissance au cours de la phase exponentielle de croissance affectent l'activité des cellules myogéniques et le nombre de fibres musculaires qui sont déterminantes pour le potentiel de croissance ultérieure. Par ailleurs, cette connaissance permettra de faire des recommandations aux pisciculteurs quant à la gestion des rythmes de croissance dans leur élevage.

Procédures

Après avoir été marqués à l'aide d'une puce magnétique (procédure 3, modérée), les animaux seront soumis à une restriction alimentaire (procédure 1) ou à un jeûne d'une semaine (procédure 2) afin de ralentir leur croissance. Nous utiliserons 200 poissons dans la première procédure et 100 poissons dans la deuxième (1 semaine de jeûne). Les prélèvements qui seront réalisés seront faits après euthanasie à dose létale.

Impact sur les animaux

Certains animaux vont être soit nourris 2 jours par semaine (lundi et jeudi) soit privés de nourriture pendant 7 jours maximum ce qui va engendrer une sensation modérée de faim pendant au maximum 5-7 jours par semaine. Pour les animaux nourris à 80% de la satiété et à satiété aucune nuisance n'est attendue.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, pour réaliser des prélèvements de muscle, les animaux seront euthanasiés à dose létale par une personne compétente désignée par les responsables de projet. Les responsables du bien-être des animaux sont bien sûr informés.

Remplacement

L'objectif du projet étant de déterminer l'impact des rythmes de croissance sur la plasticité des cellules souches, cela implique nécessairement de réaliser des tests sur animaux vivants.

Réduction

Pour réduire le nombre d'animaux utilisés, nous allons utiliser des bacs avec un volume modulable pour maintenir une densité optimale (entre 5 et 20kg/m3) et un effectif de 100 poissons/bac pour éviter les comportements agressifs. Avec cette quantité, nous pouvons prélever 15 poissons à chaque prélèvement ce qui est suffisant pour atteindre les objectifs scientifiques de l'étude et détecter des différences de plasticité des cellules souches musculaires.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans un environnement optimal pour l’espèce (photopériode, qualité d’eau, densité, enrichissement). Les paramètres physico-chimiques de l’eau (température, O2, NH4+) seront également régulièrement contrôlés. Les manipulations sont réalisées par du personnel compétent le plus rapidement possible pour limiter le stress.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) est une espèce robuste dont l’élevage, la croissance et la reproduction sont bien maîtrisés en pisciculture. Il s’agit d’une espèce d’intérêt agronomique puisqu’elle représente 95% de la production française piscicole en eau douce. Elle est par ailleurs un modèle biologique largement diffusé dans la communauté scientifique (environ 50 000 références). C’est une espèce avec une très grande plasticité de croissance. Cette espèce n'est pas incluse dans la liste des espèces identifiées comme devant provenir d’élevage ou de fournisseurs agréés. Nous allons utiliser des poissons de 5g à 250g car c'est durant cette période que la croissance est exponentielle et avec la plus grande plasticité. Par ailleurs, pour évaluer l’effet sur la qualité du produit (texture), il faut des poissons d'un poids minimal de 250g, qui correspond à la taille commerciale « portion ».

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Poissons zèbres : 1040
Souffrances
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▲ 410
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Devenir
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 1040

Une partie des poissons zèbres utilisés ici portent un vieillissement accéléré qui les amaigrit et les fait mourir prématurément, d'autres développent des mélanomes. 1 040 individus sont concernés, dont 60 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, et tous sont tués à l'issue. Les embryons reçoivent une injection de cellules tumorales 48 heures après la fécondation, puis passent jusqu'à deux heures par jour sous anesthésie pour être imagés pendant quinze jours, les adultes du troisième groupe étant intubés quatre heures toutes les deux semaines sur une période pouvant atteindre 52 semaines. Le porteur décrit chez les malades des œdèmes, des abcès, une nage dégradée et un éloignement des congénères, et justifie la mise à mort par la nécessité d'éviter que les tumeurs continuent de croître.

Objectifs

Ce projet a pour objectif d'étudier les interactions entre les cellules tumorales circulantes et l'endothélium dans le réseau vasculaire, la sortie des vaisseaux de ces cellules et leur croissance métastatique. Il s'attache notamment à définir la contribution des facteurs sécrétés par les tumeurs et le rôle des cellules non cancéreuses (endothéliales, fibroblastiques et immunitaires) dans ces processus . L'embryon de poisson zèbre permet de visualiser les étapes précoces de la formation des métastases: sortie des vaisseaux sanguins (extravasation), invasion, prolifération dans l'animal vivant. Nous allons comparer le comportement de lignées de cellules tumorales de différentes origines et ayant différentes propriétés biomécaniques et déterminer leurs interactions avec différents composants de la circulation et de la niche métastatique (vaisseaux sanguins, plaquettes, globules rouges, macrophages, neutrophiles etc..). De plus, nous comptons évaluer le rôle de facteurs secrétés par les cellules tumorales, en particulier les vésicules extracellulaires, dans ces processus. Finalement nous allons déterminer si ces processus se déroulent de la même manière chez des poissons jeunes et chez des poissons ayant un vieillissement accéléré. Le projet se déroule dans deux établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

L'objectif principal de ce projet est d'accroitre les connaissances fondamentales sur les étapes précoces de la formation des métastases.

Procédures

Groupe 1: Une injection au stade embryonnaire (48 heures après fécondation). Durée 10 secondes (EU1). Imagerie non invasive au maximum une fois par jour (EU1). Durée 1 à 2h, sous anésthésie. pendant 15 jours. Groupe 2: Deux injections au stade embryonnaire (48 heures après fécondation) (EU1). Durée 10 secondes chacune. Imagerie non invasive au maximum une fois par jour (EU1). Durée 1 à 2h, sous anésthésie. pendant 15 jours. Groupe 3 Une injection au stade embryonnaire (au stade une cellule) (EU1). Durée 10 secondes. Photographie une fois par semaine au maximum (EU1), sous anésthésie. Imagerie par microscopie sous intubation avec anésthésie et analgésie, jusqu'à une fois toutes les deux semaines (EU2). Durée 4 heures. De 8 à 52 semaines maximum. Groupes 4 et 5: prélèvements d'un petit morceau de nageoire sur animaux anésthésiés pour génotypage (EU1).

Impact sur les animaux

Chez l'embryon ou la larves, on peut observer un retard de développement suite à l'injection, mais cela reste très rare. Les larves de moins de 15 jours peuvent souffrir de l'isolement. Chez l'adulte, la formation de mélanomes peut entrainer des changements de comportement généralement associés au stress ou à une maladie. Ceux-ci comprennent : une diminution de la qualité de la nage (moins droite et régulière, moins rapide), la formation d'abcès ou d'oedèmes, des difficultés de respiration (visibles par un rythme anormal de dilatation des branchies) ou de prise de nourriture. Les animaux malades peuvent également s'éloigner de leurs congénères. Le vieillissement accéléré conduit à un amincissement des individus et une mort prématurée.

Devenir

Les animaux seront mis à mort en fin de procédure afin d'effectuer des prélèvements et pour éviter que les tumeurs ne continuent à croître et entrainent plus de nuisances.

Remplacement

Le modèle animal est indispensable à la réalisation de ce projet car il n'existe pas de modèle permettant de reproduire in vitro toute la complexité du microenvironnement entre le moment où la cellule tumorale quitte la circulation envahit un nouveau tissu et le colonise. Néanmoins, certaines étapes ou certaines interactions sont étudiées in vitro. Nous avons par exemple développé un système de microfluidique permettant de reproduire les interactions entre cellules tumorales soumises à un flux et cellules endothéliales. Nous utilisons également un modèle d'invasion en matrice de collagène in vitro, ainsi que des systèmes de co-culture cellules tumorales-cellules immunitaires. Nous utilisons des lignées de cellules tumorales dérivées de mélanome ou de carcinome mammaire.

Réduction

Nous utilisons des systèmes d'imagerie qui permettent un suivi longitudinal d’un même animal et donc une réduction du nombre total d’animaux nécessaires. Une étude exhaustive des données récentes de la littérature n'a pas permis d'identifier une équipe réalisant des expériences similaires ailleurs dans le monde. Nous avons établi le nombre d'animaux pour obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes.

Raffinement

Des points limites ont été établis pour éviter toute souffrance animale. Un traitement analgésique et anesthésique est prévu avant imagerie des adultes. Les larves en procédure seront hébergés individuellement pour permettre leur suivi longitudinal. Les adultes en procédure seront hébergées en groupe de 10 à 20 pour conserver les interactions sociales essentielles à leur bien être. Les aquariums, en particulier lorsque les larves sont isolées, sont enrichis avec des fonds imprimés représentant des cailloux de rivières. Certains adultes sont isolés pendant 12h pour vérifier qu'ils récupèrent bien des séances d'imagerie. Dans ce cas, ils sont hébergés par 2, mais séparés par une vitre pour leur permettre de maintenir un contact visuel et réduire leur stress. Lors de leur transport, les animaux sont conservés dans leur eau d'origine et une fois arrivés sur place un temps de récupération est prévu.De plus larves et adultes seront nourris quotidiennement avec de la nourriture vivante, ce qui induit des comportements de chasse et augmente le bien être. Cet enrichissement est particulièrement important pour limiter le stress dans les rares cas où les animaux doivent être isolés (plaie ou blessure apparente). Tous les animaux utilisés sont obtenus par croisements sur place et sont donc habitués à notre animalerie.

Choix des espèces

Depuis quelques années, il apparait que la progression tumorale chez le poisson zèbre présente d'importantes similarités avec l'homme, d'un point de vue génétique et histologique. Par ailleurs, le poisson zèbre présente l'avantage, notamment par rapport à la souris, de permettre l'observation des tumeurs par imagerie non-invasive dans l'animal vivant. Nous avons récemment montré que des cellules de mélanomes de poisson zèbre sécrètent des vésicules extracellulaires très semblables à celles sécrétées par des lignées de mélanomes humaines (en morphologie et en contenu protéique). Nous avons également montré que nous pouvions suivre ces vésicules extracellulaires marquées par fluorescence dans l'embryon vivant. Nos expériences portent majoritairement sur les stades embryonnaires et larvaires, mais aussi sur les adultes pour certaines investigations.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Poissons zèbres : 1040
Souffrances
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Devenir
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Injectés de cellules tumorales quarante-huit heures après la fécondation, des embryons de poisson zèbre passent ensuite une à deux heures par jour sous anesthésie et sous microscope, quinze jours durant, isolés dans leur bac. D'autres, injectés au stade d'une seule cellule, développent des mélanomes et sont imagés sous intubation pendant quatre heures, une fois toutes les deux semaines, de la huitième à la cinquante-deuxième semaine de vie. 1 040 poissons zèbres sont concernés, dont 60 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le porteur décrit chez les adultes malades une nage dégradée, des abcès, des œdèmes, des difficultés respiratoires et un éloignement de leurs congénères, et indique que le vieillissement accéléré provoque un amincissement et une mort prématurée. Tous sont tués en fin de procédure, pour les prélèvements et pour éviter que les tumeurs ne continuent à croître.

Objectifs

Ce projet a pour objectif d'étudier les interactions entre les cellules tumorales circulantes et l'endothélium dans le réseau vasculaire, la sortie des vaisseaux de ces cellules et leur croissance métastatique. Il s'attache notamment à définir la contribution des facteurs sécrétés par les tumeurs et le rôle des cellules non cancéreuses (endothéliales, fibroblastiques et immunitaires) dans ces processus . L'embryon de poisson zèbre permet de visualiser les étapes précoces de la formation des métastases: sortie des vaisseaux sanguins (extravasation), invasion, prolifération dans l'animal vivant. Nous allons comparer le comportement de lignées de cellules tumorales de différentes origines et ayant différentes propriétés biomécaniques et déterminer leurs interactions avec différents composants de la circulation et de la niche métastatique (vaisseaux sanguins, plaquettes, globules rouges, macrophages, neutrophiles etc..). De plus, nous comptons évaluer le rôle de facteurs secrétés par les cellules tumorales, en particulier les vésicules extracellulaires, dans ces processus. Finalement nous allons déterminer si ces processus se déroulent de la même manière chez des poissons jeunes et chez des poissons ayant un vieillissement accéléré. Le projet se déroule dans deux établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

L'objectif principal de ce projet est d'accroitre les connaissances fondamentales sur les étapes précoces de la formation des métastases.

Procédures

Groupe 1: Une injection au stade embryonnaire (48 heures après fécondation). Durée 10 secondes (EU1). Imagerie non invasive au maximum une fois par jour (EU1). Durée 1 à 2h, sous anésthésie. pendant 15 jours. Groupe 2: Deux injections au stade embryonnaire (48 heures après fécondation) (EU1). Durée 10 secondes chacune. Imagerie non invasive au maximum une fois par jour (EU1). Durée 1 à 2h, sous anésthésie. pendant 15 jours. Groupe 3 Une injection au stade embryonnaire (au stade une cellule) (EU1). Durée 10 secondes. Photographie une fois par semaine au maximum (EU1), sous anésthésie. Imagerie par microscopie sous intubation avec anésthésie et analgésie, jusqu'à une fois toutes les deux semaines (EU2). Durée 4 heures. De 8 à 52 semaines maximum. Groupes 4 et 5: prélèvements d'un petit morceau de nageoire sur animaux anésthésiés pour génotypage (EU1).

Impact sur les animaux

Chez l'embryon ou la larves, on peut observer un retard de développement suite à l'injection, mais cela reste très rare. Les larves de moins de 15 jours peuvent souffrir de l'isolement. Chez l'adulte, la formation de mélanomes peut entrainer des changements de comportement généralement associés au stress ou à une maladie. Ceux-ci comprennent : une diminution de la qualité de la nage (moins droite et régulière, moins rapide), la formation d'abcès ou d'oedèmes, des difficultés de respiration (visibles par un rythme anormal de dilatation des branchies) ou de prise de nourriture. Les animaux malades peuvent également s'éloigner de leurs congénères. Le vieillissement accéléré conduit à un amincissement des individus et une mort prématurée.

Devenir

Les animaux seront mis à mort en fin de procédure afin d'effectuer des prélèvements et pour éviter que les tumeurs ne continuent à croître et entrainent plus de nuisances.

Remplacement

Le modèle animal est indispensable à la réalisation de ce projet car il n'existe pas de modèle permettant de reproduire in vitro toute la complexité du microenvironnement entre le moment où la cellule tumorale quitte la circulation envahit un nouveau tissu et le colonise. Néanmoins, certaines étapes ou certaines interactions sont étudiées in vitro. Nous avons par exemple développé un système de microfluidique permettant de reproduire les interactions entre cellules tumorales soumises à un flux et cellules endothéliales. Nous utilisons également un modèle d'invasion en matrice de collagène in vitro, ainsi que des systèmes de co-culture cellules tumorales-cellules immunitaires. Nous utilisons des lignées de cellules tumorales dérivées de mélanome ou de carcinome mammaire.

Réduction

Nous utilisons des systèmes d'imagerie qui permettent un suivi longitudinal d’un même animal et donc une réduction du nombre total d’animaux nécessaires. Une étude exhaustive des données récentes de la littérature n'a pas permis d'identifier une équipe réalisant des expériences similaires ailleurs dans le monde. Nous avons établi le nombre d'animaux pour obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes.

Raffinement

Des points limites ont été établis pour éviter toute souffrance animale. Un traitement analgésique et anesthésique est prévu avant imagerie des adultes. Les larves en procédure seront hébergés individuellement pour permettre leur suivi longitudinal. Les adultes en procédure seront hébergées en groupe de 10 à 20 pour conserver les interactions sociales essentielles à leur bien être. Les aquariums, en particulier lorsque les larves sont isolées, sont enrichis avec des fonds imprimés représentant des cailloux de rivières. Certains adultes sont isolés pendant 12h pour vérifier qu'ils récupèrent bien des séances d'imagerie. Dans ce cas, ils sont hébergés par 2, mais séparés par une vitre pour leur permettre de maintenir un contact visuel et réduire leur stress. Lors de leur transport, les animaux sont conservés dans leur eau d'origine et une fois arrivés sur place un temps de récupération est prévu.De plus larves et adultes seront nourris quotidiennement avec de la nourriture vivante, ce qui induit des comportements de chasse et augmente le bien être. Cet enrichissement est particulièrement important pour limiter le stress dans les rares cas où les animaux doivent être isolés (plaie ou blessure apparente). Tous les animaux utilisés sont obtenus par croisements sur place et sont donc habitués à notre animalerie.

Choix des espèces

Depuis quelques années, il apparait que la progression tumorale chez le poisson zèbre présente d'importantes similarités avec l'homme, d'un point de vue génétique et histologique. Par ailleurs, le poisson zèbre présente l'avantage, notamment par rapport à la souris, de permettre l'observation des tumeurs par imagerie non-invasive dans l'animal vivant. Nous avons récemment montré que des cellules de mélanomes de poisson zèbre sécrètent des vésicules extracellulaires très semblables à celles sécrétées par des lignées de mélanomes humaines (en morphologie et en contenu protéique). Nous avons également montré que nous pouvions suivre ces vésicules extracellulaires marquées par fluorescence dans l'embryon vivant. Nos expériences portent majoritairement sur les stades embryonnaires et larvaires, mais aussi sur les adultes pour certaines investigations.