Poissons

536 contenus, page 17 sur 45
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Saumons : 1000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1000
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1000

Mesurer si les truites arc-en-ciel retrouvent après la ponte la proportion de filet, la couleur et la texture attendues du produit vendu. 1 000 truites vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à la fin pour des prélèvements musculaires. Chacune est anesthésiée, sortie de l'eau une minute, marquée par un pit-tag et amputée d'un morceau de nageoire pelvienne d'environ 5 mm2, 500 d'entre elles étant ensuite pêchées à l'épuisette chaque mois, et les femelles prêtes à pondre restant à jeun cinq jours. Le porteur précise que les poissons atteindront 2 à 2,5 kg au point final, ce qui correspond au poids du produit commercialisé sous forme de filets de truite fumés.

Objectifs

Chez la truite, la reproduction affecte fortement la croissance. C’est particulièrement impactant chez la femelle qui produit une quantité d’œufs correspondant à 10 à 15 % de son poids. Au moment de la reproduction, la croissance s’arrête et elle reprend après la ponte. Cela affecte également la qualité des produits, en particulier la proportion de filets du poisson, et la couleur et la texture des filets, qui sont dégradés au moment de la ponte. Ces qualités sont ensuite restaurées. L'objectif du projet est d’évaluer si le changement de rythme de croissance, au moment de la ponte et après la ponte, affecte le nombre et l’activité des cellules souches musculaires (cellules satellites), qui vont permettre la croissance musculaire. Ce projet a également comme objectif d’évaluer la possibilité d’effectuer un sexage par échographie (méthode non invasive) des truites dès le printemps qui précède leur maturation sexuelle.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de caractériser l’impact de la maturation sexuelle et de la ponte sur la plasticité des cellules satellites. Nous espérons ainsi montrer que ces cellules sont la clé de la reprise de croissance et de la restauration des qualités après la ponte. Ce type de connaissance peut permettre, dans des travaux futurs, d’identifier des souches de truites ou des pratiques d’élevage favorisant cette aptitude à la récupération post-ponte des poissons. Ce projet sera également l’occasion de tester, en parallèle du sexage moléculaire sur prélèvement de nageoire, un sexage par échographie. Si cette technique non invasive s’avère fiable, elle permettra, à l’avenir, d’éviter de prélever un échantillon biologique, pratique dommageable pour les poissons.

Procédures

En début de procédure, 1000 poissons anesthésiés seront soumis une première fois à une émersion d’une 1 minute maximum, puis à l’insertion d’un pit-tag et à un prélèvement concomitant d’un échantillon de nageoire pelvienne pour sexage moléculaire. Ils seront également soumis à une mesure échographique non invasive dans l’eau qui durera 1 minute maximum. Une seconde mesure échographique sera réalisée 2 mois plus tard, lors d’une biométrie, sur les poissons anesthésiés, après l’obtention des résultats du sexage moléculaire, pour valider la fiabilité de l’identification du sexe par échographie. Puis 500 d’entre eux seront ensuite soumis une fois par mois à une pêche avec une épuisette, une anesthésie, une émersion de 30 sec pour la lecture du numéro de pit-tag, la mesure du poids et de la longueur. Enfin, ils seront également soumis à des transferts pour constituer les lots post ovulation.

Impact sur les animaux

Les poissons seront mis à jeun 72 heures avant les manipulations liées au contrôle de la maturité sexuelle, et les femelles prêtes à pondre seront mises à jeun pendant 5 jours, le temps nécessaire à la réalisation des mesures et des prélèvements avant d’être remises en élevage. La nuisance attendue de ces mises à jeun est d’intensité légère. Une nuisance d’intensité modérée sera générée par un prélèvement invasif de tissu au niveau de la nageoire pelvienne (de l’ordre de 5 mm2) pour réaliser l'analyse génétique du sexe des poissons. Pour l’observation des organes reproducteurs par échographie, le temps nécessaire est estimé à moins d’1 min par poisson. La nuisance attendue est d’intensité légère. Cette observation sera réalisée deux fois : une 1ère fois au moment du prélèvement de nageoire, et une 2nde fois lors de la biométrie où les males seront écartés. Les poissons subiront également un stress d’intensité légère engendré par la pêche, l’anesthésie et un temps d'émersion, au moment du prélèvement de nageoire, d’une durée maximale de 1 minute. La somme des nuisances attendues lors de cette procédure est classée modérée.

Devenir

L’ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de projet afin de réaliser des prélèvements musculaires.

Remplacement

L'objectif du projet est de déterminer l'impact des rythmes de croissance du poisson, au moment de la ponte et après la ponte, sur la plasticité des cellules souches, en lien avec la qualité des produits. La croissance est une fonction physiologique qui impacte l’ensemble des tissus et organes de l’animal. Cette fonction interagit biologiquement avec une autre fonction essentielle qu’est la reproduction. Pour répondre à l’objectif du projet, nous devons réaliser des mesures sur des animaux en croissance, donc vivants.

Réduction

Le lot bisexué de 1000 truites incluses dans ce projet correspond à l’effectif minimum pour répondre à l’objectif fixé. En effet, il nous faut inclure 1000 truites pour disposer des 500 femelles nécessaires à la réalisation du projet. Le projet nécessite d’avoir des truites témoins immatures pour chaque point de mesure post-ponte, soit 4 points de mesure à 0, 1, 2 et 4 mois post-ponte. Le nombre requis, par point de mesure, est de 10 à 15 poissons, soit un nombre de 40 à 60 poissons immatures au total. Pour avoir ce nombre de femelles immatures, il nous faut partir d’un lot de 500 femelles, puisque seulement environ 10% (environ 50 poissons) vont rester immatures à 2 ans, tandis que les autres (450 animaux, 90%) vont maturer sexuellement et produire des œufs. Ce nombre de poissons prévus est donc l’effectif minimal pour les analyses prévues. Il permettra d’évaluer d’une part l’impact de la maturation sexuelle et de la ponte sur le nombre et l’activité des cellules satellites, en lien avec la qualité des produits et la taille des fibres musculaires, en comparant les poissons ayant pondus avec les témoins immatures à chaque point de mesure. Il permettra également d’évaluer l’effet du temps post-ponte, pour les poissons ayant pondu et les témoins immatures, en comparant les données obtenues aux différents temps de mesures, à 0, 1, 2, et 4 mois post-ponte.

Raffinement

Les prélèvements d’échantillons de nageoire, ainsi que toutes les manipulations seront réalisés sous anesthésie. Un tissu humide sera utilisé pour manipuler les poissons pour éviter la déperdition de mucus. Un prélèvement d'un petit bout de nageoire sera réalisé pour l'analyse génétique du sexe des poissons. Une surveillance des poissons sera réalisée à l'issue de ce prélèvement et dans les jours qui suivent. Des tables de suivi des soins seront mises en place et utilisées tout au long du projet. L’observation des gonades par échographie sera réalisée sur chaque poisson directement dans le bac d’anesthésie à l’occasion de biométrie.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est une espèce robuste dont l’élevage, la croissance et la reproduction sont bien maîtrisés en pisciculture. C’est de plus une espèce d'intérêt agronomique qui représente 95 % de la production piscicole française et l’une des espèces les plus élevées en Europe. Elle est par ailleurs un modèle biologique largement diffusé dans la communauté scientifique (>50 000 références). C’est une espèce avec une très grande plasticité de croissance qui a démontré sa capacité de reprise de croissance après la ponte. Cette espèce n'est pas incluse dans la liste des espèces identifiées comme devant provenir d’élevage ou de fournisseurs agréés. Les poissons feront environ 600 g (16 mois post-fécondation) au début de l’expérimentation. C’est à ce stade qu’ils seront soumis à la procédure expérimentale décrite dans la présente saisine. Ils seront ensuite élevés dans les conditions standard jusqu’à l’atteinte de leur maturité sexuelle, qui débouche sur la ponte de leurs œufs, à 2 ans (1,5 - 2kg), puis lors de la phase de récupération post-ponte jusqu’à 2 ans et 4 mois pour le point final, où les poissons feront 2 - 2,5 kg. Ce poids final correspond au produit commercialisé, en condition de production, sous forme de filets de truite fumés.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 5520
Souffrances
▲ -
▲ 5020
▲ -
▲ 500
Devenir
 100
 -
 -
 5420

Biopsie de la nageoire caudale sous anesthésie, isolement jusqu'à sept jours en attente du résultat de génotypage, puis placement en arène de comportement pendant six heures au maximum sous stimulations visuelles ou mécaniques. 5 520 poissons zèbres vont être utilisés, dont 500 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère et 5 020 dans des procédures légères. Les larves sont immobilisées dans l'agar pour l'enregistrement de leur activité neuronale, jusqu'à cinq sessions de trente minutes à deux heures, ce qui peut provoquer une baisse d'oxygénation et des tentatives de fuite, afin de relier des mutations de gènes parkinsoniens à des défauts moteurs. Une centaine de poissons adultes seront proposés à l'adoption par du personnel de l'établissement, les autres étant tués, y compris les reproducteurs maintenus jusqu'à dix-huit mois pour entretenir les lignées.

Objectifs

Les maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson ont des origines génétiques et environnementales, affectant la motricité, la posture et la cognition. Pour comprendre ces troubles comportementaux, un modèle animal s’impose. Nous étudions le poisson zèbre car cet organisme partage 70 pourcents de ses gènes avec l'humain et est transparent durant son développement larvaire, permettant une observation non invasive du cerveau et de la moelle épinière. Le poisson zèbre offre des avantages pour étudier la posture et la locomotion, car ses contraintes posturales et biomécaniques sont plus proches de celles des humains (bipèdes) que celles des quadrupèdes. Nous comparerons dans ce projet des poissons témoins à des mutants présentant des pertes de fonction pour des gènes identifiés chez des patients Parkinsoniens avec un développement précoce de la maladie. Nous analyserons chez ces mutants leur navigation en réponse à des stimulations sensorielles, leur capacité à capturer des proies, et examinerons les défauts des circuits moteurs sous-jacent par des techniques innovantes d’imagerie et de physiologie. Cette approche permettra d'identifier les origines des défauts du comportement moteur dans les circuits neuronaux du cerveau et de la moelle épinière et d'améliorer notre compréhension des maladies neurodégénératives.

Bénéfices attendus

Ce projet offre deux bénéfices principaux : d’un point de vue translationnel pour l’humain et d’un point de vue fondamental pour augmenter nos connaissances sur les formes larvaires des poissons. D’un point de vue scientifique, ce projet permettra d’améliorer notre compréhension du rôle des gènes dans l’organisation et la fonction des circuits moteurs vertébrés. Notre approche se fonde sur des résultats obtenus pour des gènes associés à la maladie de Parkinson. En vue de progresser dans notre compréhension de la maladie de Parkinson, ce projet permettra d’établir un lien entre mutations géniques et le dysfonctionnement et la neurodégénérescence des neurones dopaminergiques qui affectent les circuits moteurs. Ainsi d’un point de vue sociétal, il permettra à plus long terme d’identifier de nouveaux traitements par stimulation ciblée génétiquement des circuits moteurs chez les patients Parkinsoniens. D’un point de vue écologique, le contrôle de la locomotion chez les poissons aux stades larvaires est très peu connu. Notre étude permettra en se focalisant sur le poisson zèbre et en le comparant à d’autres espèces grâce à des collaborations (poissons cavicoles du Mexique, poissons clown de la barrière de corail), d’établir des principes fondamentaux conservés dans la navigation larvaire des espèces aquatiques.

Procédures

Afin de connaitre le patrimoine génétique d’une partie des poissons potentiellement mutants, une biopsie minimale de la nageoire caudale sera réalisée sous anesthésie générale (durée de moins d’une minute par animal et une seule fois). Ils seront ensuite hébergés seuls jusqu’à réception des résultats (durée inférieure à 7 jours). Dans le but de déceler des dysfonctionnements des circuits moteurs associés à des mutations identifiées chez des patients de la maladie de Parkinson, une partie des poissons zèbre seront placés dans des arènes de comportement. Après une habituation de 30 minutes maximum, ces poissons seront soumis à des stimulations visuels ou mécaniques légères pour évaluer leur aptitude motrice et cela pendant 360 minutes maximum. Afin de comprendre l’effet des mutations génétiques sur les neurones impliqués dans le contrôle du mouvement, une partie des animaux sera placée sous un microscope afin d’enregistrer l’activité de populations de neurones par imagerie ou par électrophysiologie (une session de 30 min à 2h maximum par jour, qui sera répétée si besoin jusqu’à 5 fois).

Impact sur les animaux

Les manipulations et déplacements des aquariums nécessaires au cours du projet pourront être source de stress pour les animaux. Chez l’adulte, l’acte de biopsie consistant à prélever un échantillon de nageoire caudale sous anesthésie générale brève (moins de 3 minutes) peut provoquer un stress lié à la capture et une légère douleur due à la lésion de l’extrémité de la nageoire. L’anesthésie présente des risques très limités pour l’animal du fait de sa durée courte et de la sédation peu profonde. Il est possible qu’un phénotype dommageable émerge par suite des modifications génétiques générées. Les effets indésirables de nos expériences comportementales sur les larves sont le confinement dans une arène et la stimulation sensorielle qui peuvent augmenter leur stress. L’immobilisation des larves pour les enregistrements optiques et électrophysiologiques peut générer du stress lors de l’immobilisation en agar, une diminution d’oxygénation, un comportement moteur d’échappement ou une réduction des fréquences operculaire et cardiaque.

Devenir

A l’issue des manipulations, l’ensemble des animaux sera euthanasié. Des prélèvements de tissus seront effectués pour analyser l’anatomie du système nerveux. Une partie des animaux sera maintenue en vie pour être adoptée (une centaine d’animaux) si leurs caractéristiques génétiques et leur statut sanitaire le permettent. Les poissons adultes permettant le maintien des lignées sur la durée du projet seront maintenus en vie jusqu’à 18 mois, âge de fin de vie où ils seront euthanasiés.

Remplacement

Les études de mutations de la maladie de Parkinson in vitro ont permis d’observer des défauts cellulaires au niveau des mitochondries, mais n’expliquent pas la source des défauts moteurs et ne permettent pas d’élucider quels réseaux neuronaux au sein des circuits moteurs demeurent résilients chez ces mutants. Une étude comportementale est inévitable pour comprendre comment des mutations génétiques entrainent des défauts moteurs. Pour comprendre les mécanismes moléculaires sous-jacents aux pertes de fonction motrice, il est nécessaire de procéder à la perte de fonction du gène ciblé dans des animaux modèles car posture, locomotion ou cognition ne peuvent être évidemment récapitulées in vitro. Pour l’étude du tronc cérébral dans le contrôle moteur, le poisson zèbre (Danio rerio) est un organisme génétique modèle dont le génome comporte 70 pourcents de conservation avec celui de l’être humain. L’analyse du comportement du poisson zèbre porteurs de mutations de gènes candidats parkinsoniens en comparaison à des animaux intacts permettra ainsi d’associer ces mutations à des défauts moteur.

Réduction

Afin de limiter le plus possible le nombre d’animaux pour notre étude, nous avons évalué le nombre d’individus nécessaires pour chaque procédure. Pour cela nous nous sommes basés sur un calcul de puissance statistique prenant compte de l’amplitude des effets et de la variabilité du comportement afin d’avoir le nombre minimal d’individus pour détecter un effet. Pour diminuer le nombre d’adultes à élever, si cela est compatible avec les mutations générées, nous génotyperons dès le stade larvaire ce qui permettra de n’élever que des poissons d’intérêts (poissons porteurs des mutations d’intérêt et témoins sains. Pour identifier avec le minimum d’animaux possibles les mutations entraînant des défauts moteurs, nous utiliserons une approche de criblage reposant sur l’analyse des stades larvaires entre 5 et 7 jours de développement. Pour chaque quantification, les tests statistiques appropriés seront utilisés pour évaluer la significativité des effets observés. Le nombre total d’animaux utilisés dans ce projet sera de 5 520 poissons zèbre.

Raffinement

L’hébergement des animaux sera conforme à la réglementation : en incubateur jusqu’à 6 jours puis mise en eau avec flux progressif favorisant une prise alimentaire optimale. Nous respecterons le besoin social des poissons zèbre et, quand utile, un enrichissement avec des poissons de souche différente aura lieu pour former un groupe social avec un sexe ratio optimal. Les poissons en aquarium seront nourris 2 à 3 fois par jour avec une nourriture adaptée à leur taille et stade physiologique. Surveillés chaque jour, ils sont hébergés dans des conditions précautionneuses : suivi des paramètres physico-chimiques de l’eau journalier et contrôle sanitaire 3 fois/an. Une fois par semaine, notre équipe observera en détail les poissons mutants en vérifiant mobilité, flottabilité, prise alimentaire et morphologie adéquate pour leur âge. Nous manipulerons à minima les animaux avec des instruments atraumatiques (épuisette, cuillère) en plastique. Autant que possible, nous génotyperons les larves à 3 jours par « grattage » minimalement invasif de la queue pour n’élever que des poissons mutants et témoins sauvages et diminuer la variabilité de phénotypes en les séparant précocement. Quand le génotypage adulte s’impose, la biopsie de la nageoire caudale se fera sous anesthésie générale via des manipulations atraumatiques et un prélèvement limité avec outils désinfectés. Nous n’inclurons dans nos procédures expérimentales que des larves ou adultes en apparente bonne santé. Les animaux auront une période d’habituation adéquate au changement environnemental dans les chambres de comportement et d’imagerie. Des points limites sont définis et seront respectés pour éviter toute souffrance animale. Afin de limiter l’inconfort des animaux et de diminuer la douleur lorsque des enregistrements par imagerie et électrophysiologie, les larves seront anesthésiées durant toutes les phases de manipulation et de préparation des enregistrements. L’anesthésie sera graduellement levée une fois que l’animal sera préparé. Afin d’offrir une fin de vie de qualité pour nos poissons non utilisés, nous offrons la possibilité au personnel formé et sensibilisé aux bases de l’aquaculture de pouvoir recueillir des animaux adultes chez eux via un programme d’adoption dédié.

Choix des espèces

Le poisson-zèbre est un modèle de choix pour étudier les défauts moteurs associés à des mutations dans des gènes critiques pour le fonctionnement des neurones et conservés au sein des espèces vertébrées. Notre connaissance réduite de la structure et du fonctionnement dynamique des circuits moteurs vient notamment du fait qu’ils sont difficiles d’accès chez les mammifères. Le poisson zèbre dont le tronc cérébral et la moelle épinière restent accessibles optiquement pendant le premier mois de vie est donc un modèle de choix pour mesurer l’activité neuronale de manière dynamique et non invasive en utilisant la lumière car les circuits moteurs sont ainsi conservés au niveau moléculaire, anatomique et physiologique. Notre projet repose sur l’étude des comportements larvaires et adultes. Nous sonderon phénotypes moteurs tels que navigation et capture de proies sur des larves de 5-7 jours puis les comportements sociaux sur des larves de 21-28 jours. Nous utiliserons l’électrophysiologie et l’imagerie optique reposant sur la transparence du tronc cérébral et de la moelle épinière de la larve auront lieu de 7 à 28 jours de développement.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Loups de mer : 100
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 100
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 100

Pêchés à l'épuisette sans anesthésie, transportés dans un seau opaque, isolés vingt-quatre heures dans un bassin où la température de l'eau descend à 7 °C puis monte jusqu'à 32 °C, 100 bars juvéniles subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'opération se répète jusqu'à cinq fois par poisson, et chaque individu est pesé sous anesthésie toutes les six semaines, jusqu'à douze fois. Le porteur qualifie de "légère" la nuisance aux températures intermédiaires et de "modérée" celle des températures extrêmes chaudes, maintenues moins de deux heures. Après sept jours de retour dans leur bac d'origine, tous les bars sont tués pour prélever leur cœur, leur foie, leur cerveau et leur muscle rouge.

Objectifs

Dans ce projet, nous évaluerons l’impact d’un réchauffement de l’environnement sur la capacité du bar européen à tolérer ou fuir une augmentation de la température de l’eau de son milieu naturel. L’objectif du projet est de déterminer à quelle température il préfère résider ; ainsi qu’à partir de quelle température il fuit, et si ces températures préférées de l’animal sont corrélées aux températures optimales de la centrale énergétique de leur cellule. Le modèle bar est choisi car au stade juvénile, le bar réside dans les estuaires, qui sont extrêmement sujets aux variations thermiques spatiales et temporelles. L’efficacité de la centrale énergétique de la cellule à convertir l’énergie des nutriments en énergie utilisable par les cellules sera aussi mesurée à différentes températures. La corrélation entre la température optimale d’efficacité de la centrale énergétique de la cellule et la température préférée de l’animal sera évaluée. Nous prédisons que la préférence thermique des bars juvéniles s’explique par l’optimum thermique du fonctionnement de leur centrale énergétique cellulaire. Les individus qui passent plus de temps dans une eau relativement chaude ont des centrales énergétiques cellulaires qui ont une efficacité maximale à des températures plus élevées que les individus qui préfèrent les eaux moins chaudes. Les données de ce projet nous fourniront des prédictions quant au comportement et à la physiologie des bars juvéniles dans les nourriceries lors d’évènements de chaleur aigus.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’acquérir des connaissances fondamentales sur le comportement et la physiologie du bar sauvage face aux variations temporelles et spatiales de son environnement thermique. A court terme, ce projet nous permettra de mesurer la préférence thermique du poisson sans le contraindre à rester dans un environnement qu’il aurait naturellement fui. Ce projet permettra de savoir si la température préférée de l’animal est corrélée à la température optimale du fonctionnement des centrales énergétiques cellulaires. Ce projet permettra aussi d’évaluer l’effet du conditionnement thermique (15°C et 20°C) sur la température préférée de l’animal et l’optimum thermique des centrales énergétiques cellulaires. A long terme, la réalisation de ce projet nous aidera à mieux mettre en place la surveillance des poissons in situ dans le but d’évaluer leur utilisation de l’espace en fonction de leur environnement thermique. Des connaissances manquent sur les réponses des poissons face aux vagues de chaud. On ne sait pas où se déplacent les animaux dans la journée, en fonction des changements de température réguliers et extrêmes. L’étude de la préférence thermique des poissons nous aidera à prédire leur déplacement sur la côte. Les données de ce projet nous fourniront aussi des prédictions quant à la mise en place des récepteurs dans les nourriceries de bars afin d’évaluer les déplacements des poissons marqués.

Procédures

Chaque poisson aura au maximum 5 pêches et transferts sans anesthésie (4 aller-retours du bac d’élevage au dispositif de mesure de la préférence thermique et l’aller pour la mise à mort) de moins de 3 minutes par transfert. Chaque poisson sera isolé pendant 24h avec une variation de température (par rapport à la température de conditionnement : refroidissement de 8°C et réchauffement de 12°C) qu’il pourra fuir pour retourner à une température préférée. Cette étape sera répétée au maximum 2 fois. Une seule pesée sans anesthésie dans une bassine avec de l’eau sera réalisée suite à la mesure de la préférence thermique, avant le retour vers le bac d’origine. Au préalable de la mesure de la préférence thermique, les poissons seront pesés toutes les 6 semaines sous anesthésie, et au minimum 3 semaines avant la mise à mort pour mesurer le fonctionnement des centrales énergétiques. Cette procédure sera répétée au maximum 12 fois.

Impact sur les animaux

Pour transférer les poissons de leur bac d’origine aux bacs de test et inversement, chaque poisson sera pêché individuellement sans anesthésiant avec une épuisette pour être déposé dans un seau de transport à couvercle opaque. L’animal sera transporté dans le seau sur une courte durée du bac d’élevage au bassin expérimental (3 min, < 100m). L’animal sera ensuite maintenu individuellement dans le bassin expérimental pendant 24h. Après 12h d’habituation dans le bassin expérimental, la température de l’eau d’une des 2 piscines va être diminuée puis augmentée par tranche de 2h (1h de transition + 1h de pallier). Pour les poissons conditionnés à 15°C, la température sera diminuée à 7°C et 11°C, puis augmentée à 19°C, 23°C et 27°C. Pour les poissons conditionnés à 20°C, la température sera diminuée à 12°C et 16°C, puis augmentée à 24°C, 28°C et 32°C. La nuisance générée est estimée légère pour les températures intermédiaires (

Devenir

Les animaux retourneront dans leur bac d’origine pour 7 jours. Puis leur mise à mort sera nécessaire pour prélever les tissus (cœur, foie, cerveau et muscle rouge) pour mesurer les performances mitochondriales.

Remplacement

A ce jour, seule l’expérimentation animale permet de réaliser une étude qui englobe l’ensemble de l’organisme et ses réponses physiologiques. Cela permet notamment de caractériser le résultat d’interactions complexes entre différents tissus et fonctions cellulaires, offrant ainsi la possibilité d’avoir un suivi complet des réponses des centrales énergétiques cellulaires face à l’environnement de l’animal.

Réduction

Le nombre de poissons a été réduit au minimum et basé sur nos études précédentes qui montrent une relation statistique significative entre les performances animales et le fonctionnement des centrales énergétiques cellulaires à partir de n = 40 par conditions expérimentales.

Raffinement

- Le transfert de chaque poisson entre les bacs d’origine et le bac de test (< 100 m) se fera dans un seau avec un couvercle opaque afin de limiter l’émersion du poisson et diminuer le stress généré par cette manipulation. - Une fois le poisson déposé dans le dispositif expérimental, il sera surveillé (via une caméra) par un expérimentateur pendant 10 minutes. Si le poisson est toujours extrêmement agité, au bout de 10 min, il retournera à son bac d’origine. - Le poisson s’acclimatera dans le dispositif expérimental pendant 14h (une nuit) sans subir de changement de température. - Lors de la mesure de la préférence thermique, l’animal choisira toujours sa température préférée, sans contrainte. - Il sera transféré du dispositif expérimental à son bac d’origine (et inversement) sans changement de température afin qu’il ne soit exposé à aucun choc thermique. Tout au long du déroulement des expériences, une observation quotidienne de l’état des poissons sera réalisée. Des points limites suffisamment stricts et spécifiques au projet seront appliqués.

Choix des espèces

Le bar européen est une espèce largement distribuée en Europe et une ressource économique et nutritive pour de nombreux pays. Il est donc important de prédire les réponses du bar face au réchauffement climatique. Juvénile – entre 0 et 1 an, car au stade juvénile, le bar réside dans les estuaires, qui sont extrêmement sujets aux variations thermiques spatiales et temporelles. En novembre 2024, les animaux avaient un poids de 28 g et une longueur totale de leur corps de 13.4 cm.

  • Conservation des espèces
Autres poissons : 390
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 390
▲ -
Devenir
 -
 390
 -
 -

Capturés par pêche électrique dans des cours d'eau, lors d'inventaires menés hors de ce projet, 390 juvéniles de lamproie sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis relâchés sur leur lieu de capture. Chacun subit une nage forcée dans un champ électrique, un séjour de dix à quarante minutes hors de son habitat, une anesthésie de quelques minutes et la découpe d'un morceau de nageoire aux ciseaux. Ce prélèvement doit permettre de distinguer génétiquement la lamproie fluviatile de la lamproie de Planer, que les critères visuels ne séparent pas au stade juvénile, pour cartographier la répartition de la première. Le porteur indique avoir écarté la recherche d'ADN dans l'eau, les derniers essais sur ces espèces n'ayant pas été concluants.

Objectifs

Sur le territoire étudié, les trois espèces de lamproies sont présentes : la lamproie de Planer, la lamproie marine et la lamproie fluviatile, les deux dernières étant des migratrices entre l'océan et la rivère. L’objectif du projet est d’identifier à l’espèce les juvéniles capturés au cours d’inventaires afin de cartographier la répartition de la lamproie fluviatile. Actuellement, il existe très peu de connaissance sur la répartition et la densité de cette espèce. Classée vulnérable sur la liste rouge des poissons d’eau douce de France métropolitaine, la gestion et la protection de cette espèce nécessitent d’acquérir ces données. Les inventaires annuels par pêche électrique mettent également en exergue la présence synchrone de juvéniles du genre Lampetra qui peuvent être soit des juvéniles de lamproie fluviatile, soit des juvéniles de lamproie de Planer. Lors de ces inventaires, le genre Petromyzon, correspondant aux lamproies marines, peut être distingué du genre Lampetra à l’aide de critères visuels. Ces critères ne permettent cependant pas de distinguer entre eux les juvéniles de lamproie fluviatile des juvéniles de lamproie de Planer. L'objectif est de distinguer les espèces afin de connaître la présence et la répartition de la lamproie fluviatile grâce à l’analyse génétique d’échantillons de nageoires prélevés lors des inventaires.

Bénéfices attendus

Actuellement, très peu de données existent sur la répartition de cette espèce. Les données des échantillonnages par pêche des années précédentes montrent des individus identifiés seulement au genre (Lampetra/Petromyzon). La connaissance de la répartition de la lamproie fluviatile est essentielle pour répondre aux besoins de connaissance et de gestion/protection de cette espèce. Les données acquises répondraient ainsi aux objectifs du plan de gestion des poissons migrateurs et permettraient d'améliorer la gestion de cette espèce : mesures de protection des secteurs où elle est présente, prise en compte de sa présence lors de travaux (aménagements routiers au niveau des cours d’eau par exemple). Les résultats obtenus (cartographie de la répartition) seront portés à la connaissance de l’ensemble des acteurs susceptibles d’intervenir dans le domaine : administrations, maîtres d’ouvrages, bureaux d’études, etc. A terme, la réalisation d’une base de données est prévue afin de compiler l’ensemble des observations.

Procédures

Les juvéniles de lamproies seront capturés par pêche électrique, à l’opportunité, dans le cadre d’inventaire extérieur à ce projet. Ils seront donc soumis à un champ électrique durant quelques secondes avant d’être retiré de l’eau à l’aide d’une épuisette et placé dans un seau de transfert. En fonction des protocoles d’inventaires et des secteurs, les temps de capture peuvent varier entre 10 et 30 minutes. Pour réaliser les prélèvements de nageoires, relatif à ce projet, les juvéniles de lamproies du genre Lampetra seront soumis à une anesthésie entrainant une perte de réactivité et de sensations (tissus anesthésiés), une perte d’équilibre et de tonus et de réflexe. Cette anesthésie durera quelques minutes de façon à obtenir le stade voulu. Les ammocètes seront sorties de l’eau pour être mesurées puis placées dans le creux de la main d’un opérateur pour réaliser la découpe d’un morceau de nageoire à l’aide d’un ciseau. Cette manipulation ne durera que quelques secondes. Les animaux seront ensuite réveillés dans un sceau d’eau oxygéné par un bulleur puis remis dans leur milieu naturel. Le temps total de la procédure est estimé à 10 minutes.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont les suivantes : la nage forcée de quelques secondes lors de la pêche électrique est d'intensité modérée, la pêche des animaux avec une épuisette constitue un stress de courte durée, le retrait des animaux de leurs habitats durant 10 à 40 minutes est considéré comme d'intensité légère. L'anesthésie de quelques minutes des ammocètes est considérée comme d'intensité légère et le prélèvement d’un morceau de nageoire, réalisé en quelques secondes, constitue une nuisance d'intensité modérée.

Devenir

Les juvéniles de lamproies qui feront l'objet de prélèvements d'échantillons de nageoires seront capturés dans le milieu naturel et relâchés dans leur milieu d'origine après prélèvements des échantillons.

Remplacement

Le projet visant l’étude de la répartition de la lamproie fluviatile, il est nécessaire d’appliquer la procédure aux juvéniles de lamproies vivant in situ. Par ailleurs, l’analyse génétique (marqueurs mitochondrial et nucléaire) de tissus de nageoire est la seule méthode existante actuellement pour différencier les deux espèces, les critères visuels ne le permettant pas. La méthode de l’ADN environnemental (recherche de l’ADN d’une espèce dans les prélèvements d’eau) n’est pas applicable non plus puisque les derniers essais effectués sur ces espèces n’ont pas été concluants.

Réduction

L’objectif est d’établir une carte de répartition de la lamproie fluviatile. Pour cela, les stations de captures choisies prennent en compte l’aire de répartition théorique de la Lamproie fluviatile ainsi que les données antérieures de captures. Les prélèvements seront limités aux individus d’une taille minimale de 110 mm, ce qui a pour effet également de réduire le nombre d’individus possibles à prélever. Enfin, un maximum de 6 individus par lieu de capture a été fixé afin de répartir les prélèvements sur l’ensemble des stations où seront capturés des juvéniles de Lampetra tout en réduisant le nombre de prélèvements. Le nombre maximum de prélèvements est fixé à 390. Selon les données de capture des années antérieures, le nombre de juvéniles du genre Lampetra était en moyenne de 4 sur un des réseaux de stations de captures et de 3.2 sur le second. Ceci représente 66 % du nombre maximal que nous nous fixons cette année ; par conséquent, il est possible que nous n’en prélevions pas davantage. La probabilité de capturer les juvéniles de lamproie fluviatile tout au long des cours d’eau étudiés est forte, ce qui permet de réduire les prélèvements par point de capture sans obérer l’objectif du projet. En effet, toutes les stations à échantillonner ont fait l’objet d’au moins 1 capture de lamproie au cours des échantillonnages d’anguille lors de chaque année d’étude du reseau anguille (2013, 2016, 2019), et sur la moitié d’entres elles, réparties sur l’axe Loire, entre 4 et 59 lamproies ont été capturées, ce qui suffit à confirmer l’espèce. L’objectif du projet est de dresser la carte de répartition de l’espèce et non d’obtenir des données quantitatives.

Raffinement

Lors de la capture, les individus sont immédiatement retirés du champ d’action après immobilisation à l’aide d’épuisettes puis transférés dans un seau. Les réglages de l’appareil de pêche sont maîtrisés par les opérateurs (formation pêche à l’électricité, habilitation électrique). Les lamproies sont ensuite anesthésiées à un stade entrainant une perte de réactivité et de sensations (tissus anesthésiés), une perte d’équilibre et de tonus et de réflexe. Il correspond au stade utilisé pour la chirurgie. Pour réaliser le prélèvement de tissus, la lamproie est placée dans le creux de la main désinfectée et humidifiée de l’opérateur. Les juvéniles anesthésiés sont facilement manipulables sans risque de blessure d’autant que le prélèvement est très rapide. La main est refermée délicatement autour de l’individu pour d’une part couvrir l’œil (si la lamproie est en cours de métamorphose) et ainsi limiter le stress, et d’autre part maintenir l’individu. Pour éviter un risque d’infection des lamproies (et toute contamination génétique des prélèvements), le matériel (ciseaux de dissection et pince) est désinfecté avant chaque prélèvement. Chaque individu prélevé est ensuite déposé dans un bac de réveil avec de l’eau de rivière jusqu’à ce qu’il retrouve ses capacités de nage et tonus musculaire. Les individus sont relâchés sur leur lieu de capture.

Choix des espèces

L’objectif est de connaître la répartition de la Lamproie fluviatile en distinguant les juvéniles de Lamproie fluviatile des juvéniles de Lamproie de Planer. Il est donc indispensable de réaliser l'étude sur les juvéniles de lamproies. Les animaux concernés sont des juvéniles de lamproies vivant à ce stade en cours d'eau. Leur âge est situé entre 3 et 5 ans.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Poissons zèbres : 1050
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1050
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1050

Un fragment de nageoire coupé sous anesthésie, puis un prélèvement de sperme pour les mâles : 1 050 poissons zèbres vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le projet crée une lignée mutante pour un gène exprimé dans l'intestin, absent chez la souris, afin d'observer les effets de son inactivation sur le microbiote. Le porteur indique que 48 poissons seulement seront analysés après leur mise à mort, répartis entre individus mutants et non modifiés. Il ne dit rien du sort des mille autres, au-delà du fait qu'il faut selon lui "un grand nombre d'œufs" pour obtenir la mutation recherchée.

Objectifs

Un nouveau type de cellules a récemment été découvert dans l’intestin chez plusieurs espèces dont l’humain et le poisson-zèbre. Ces cellules pourraient jouer un rôle important dans le fonctionnement de l’intestin en régulant la composition du mucus, le pH et la production de substances antimicrobiennes. Elles pourraient donc avoir un impact sur le microbiote, qui est essentiel à la digestion et à la santé. Cependant, la fonction exacte de ces cellules reste inconnue, car elles ne sont pas présentes chez la souris, un modèle couramment utilisé en recherche. Pour mieux comprendre leur rôle, ce projet vise à étudier le rôle d’un gène (BEST4) spécifiquement exprimé par ces cellules chez le poisson-zèbre. Après modification génétique, l’intestin des poissons sera analysé afin d’observer les éventuels changements dans sa structure et son fonctionnement, ainsi que sur le microbiote intestinal.

Bénéfices attendus

Aucun modèle animal n’a encore été développé pour étudier l’inactivation de ce gène. Ce projet permettra donc de mieux comprendre le rôle de ces cellules récemment découvertes dans l’intestin de nombreuses espèces. Ces nouvelles connaissances sur le fonctionnement de l'intestin pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies pour prévenir ou traiter certaines maladies digestives, tant chez l’humain que chez l’animal.

Procédures

Les animaux sont des animaux mutants qui seront prélevés pour organes post-mortem. Il s'agit donc de créér une lignée génétiquement modifiée dont les animaux subiront un génotypage et prélèvement de sperme pour les mâles concernés.

Impact sur les animaux

Les effets attendus de cette modification génétique concerneront principalement le système digestif, car ce gène est surtout exprimé dans l’intestin. Des modifications pourraient affecter la sécrétion d’ions, l’hydratation du mucus, la régulation du pH et la production de substances antimicrobiennes, ce qui pourrait influencer l’équilibre du microbiote intestinal et, par conséquent, la santé intestinale. Cependant, comme ce gène n’est pas fonctionnel chez la souris sans provoquer de troubles majeurs, il est probable que l’intestin du poisson-zèbre puisse s’adapter en compensant l’absence de ces cellules. Le genotypage est invasif (prélèvement d'un très petit fragment de nageoire) mais les nuisances engendrées seront minimisées par l'anesthésie. Cette opération peut entrainer une réduction de l'activité de nage. La récolte de gamètes est bien maîtrisée et ne génère pas d’inconfort ou de nuisance pour les animaux.

Devenir

Ce projet vise à étudier le fonctionnement de l’intestin après l’inactivation d’un gène spécifique. Les animaux sont euthanasiés après deux générations pour l’analyse de leurs organes.

Remplacement

Les cellules intestinales peuvent être étudiées à l’aide de modèles in vitro. Toutefois, ces modèles ne reproduisent pas encore toute la complexité de l’intestin, notamment la présence d’un microbiote diversifié. Il n’existe donc pas d’alternative aux études sur l’animal pour comprendre le rôle de ces cellules dans l'intestin.

Réduction

Au total, 48 poissons seront étudiés après euthanasie, répartis équitablement entre deux groupes : des individus mutants et des individus non modifiés. Pour obtenir ces poissons, un grand nombre d'œufs doit être produit, car seuls quelques-uns porteront la mutation recherchée. Le nombre strictement nécessaire de poisson sera produit afin de garantir l'obtention des 48 poissons nécessaires aux analyses.

Raffinement

Les poissons seront élevés dans des conditions optimales, adaptées à leur espèce, en veillant à la température, à l’éclairage, à la qualité de l’eau et à la densité des aquariums (30 individus maximum par bac dans un volume de 9.5 litres). Des plantes seront ajoutées pour enrichir leur environnement. Toutes les manipulations, comme la mise en ponte ou l’anesthésie, seront effectuées rapidement afin de minimiser le stress. Les animaux seront observés quotidiennement pour s’assurer de leur bien-être. En cas d’apparition de symptômes, qu’ils soient liés ou non à la modification génétique, le poisson sera pris en charge par le vétérinaire du laboratoire, qui décidera des mesures à adopter pour préserver son bien-être.

Choix des espèces

Les études sur la physiologie digestive utilisant des techniques de modification génétique sont souvent réalisées chez la souris. Cependant, ce modèle n’est pas adapté ici, car les cellules spécifiquement étudiées sont absentes dans son intestin. Le poisson-zèbre a été choisi car ces cellules sont bien présentes dans son intestin et partagent des caractéristiques similaires avec celles des mammifères. De plus, cette espèce est idéale pour la recherche génétique en raison de sa reproduction très efficace (plus de 200 œufs par femelle), du développement rapide des embryons, et du fait qu’un individu atteint sa maturité en seulement trois mois. Enfin, le poisson-zèbre est déjà largement utilisé pour mieux comprendre le fonctionnement de l’intestin des mammifères. Dans ce projet, les analyses seront réalisées sur des animaux adultes, afin d’étudier l’intestin à un stade de développement mature.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 120
Souffrances
▲ -
▲ 120
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 120
 -
 -

Capturées par pêche à l'électricité ou par tamisage du substrat, 60 anguillettes et 60 larves de lamproie marine sont anesthésiées, marquées d'une injection d'élastomère sous la peau, puis placées en aquarium. Le niveau d'eau y baisse de deux centimètres par jour pendant dix-huit jours, jusqu'à assécher le fond : chaque individu fuit vers une nasse ou s'enfouit dans le substrat, d'où il est extrait en fin d'expérience. Vient ensuite la respirométrie, vingt heures d'immobilisation dans une enceinte d'un volume vingt fois celui du corps, pour mesurer la consommation d'oxygène de chacun. Les procédures sont d'un niveau de souffrance léger et tous les individus sont remis en rivière, avec une marque colorée dont le porteur reconnaît qu'elle peut augmenter le risque d'être repéré par un prédateur.

Objectifs

L'objectif du projet est de décrire la réaction de larves de lamproies et de jeunes anguilles lorsqu'un étiage conduit à un assèchement du lit des rivières. L'alternative est 1) la fuite lors de la baisse progressive du niveau d'eau, vers des zones refuges présentant une plus grande hauteur d'eau, ou 2) l'enfouissement temporaire dans le substrat humide, en attendant que l'eau revienne. En effet, des données préliminaires laissent penser que les larves de lamproies et les jeunes anguilles pourraient survivre plusieurs semaines enfouies dans le substrat humide en absence d'écoulement superficiel d'eau. En revanche, la proportion d'individus optant pour cette stratégie n'est pas quantifiée. Or, cette stratégie, peut-être adaptée pour des assèchements brefs et superficiels, peut éventuellement devenir un piège en cas d'assèchement prolongé ou profond. Pour évaluer la proportion d'individus optant pour chaque stratégie, nous placerons 60 jeunes anguilles et 60 larves de lamproie marine (chaque espèce séparément) dans un aquarium où le niveau d'eau sera progressivement abaissé (2 cm par jour pendant 18 jours) jusqu'à assècher progressivement une surface croissante de substrat. Durant l'abaissement du niveau d'eau, les poissons auront le choix de s'enfouir dans le substrat ou de nager vers des zones où l'eau superficielle subsistera. L'observation directe et l'enregistrement vidéo permettront d'identifier les individus ayant opté pour chaque stratégie. De plus, la stratégie d'enfouissement est censée être d'autant plus efficace que l'individu enfoui parvient à consommer peu d'oxygène pour ses besoins en énergie car il y a peu d'oxygène disponible quand l'eau ne se renouvelle pas. Nous supposons alors que les individus optant pour la stratégie d'enfouissement soient ceux dont le la consommation d'oxygène est la plus faible. Pour tester cette hypothèse, après le test de réaction à l'assèchement nous mesurerons la consommation d'oxygène de chaque individu afin de relier statistiquement la probabilité de chaque stratégie d'échappement de l'assèchement à la consommation individuelle d'oxygène.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet portent sur la réponse d'espèces patrimoniales (l'anguille européenne et la lamproie marine) aux étiages conduisant à des assèchements progressifs de rivière, et seront intégrés dans des modèles visant à prédire l'évolution des populations naturelles dans des environnements soumis au changement climatique. Les connaissances acquises pourront éclairer les stratégies de gestion visant à limiter l'impact du changement climatique sur les écosystèmes aquatiques.

Procédures

Les individus seront capturés en milieu naturel, par pêche à l'électricité pour les anguilles et par pêche à l'électricité ou tamisage de substrat pour les lamproies. Lors de la pêche à l'électricité, les anguilles seront exposées au champ électrique pendant quelques secondes puis placées en bac de stabulation. Le tamisage de substrat dure environ 5 minutes, après quoi les lamproies sont placées dans un bac de stabulation où elles peuvent à nouveau s'enfouir. Lors du test comportemental chaque individu sera exposé une fois à une baisse progressive du niveau d'eau jusqu'à l'assèchement partiel de l'aquarium. Chaque individu optant pour la fuite à la nage sera collecté dans un piège de type nasse contenant un abri, d'où il sera retiré dans les 12 heures pour être placé en stabulation. Les individus optant pour l'enfouissement seront tous collectés dans le substrat en fin d'expérience. Le test de respirométrie implique de maintenir pendant 20h chaque individu dans une enceinte ayant un volume d'environ 20 fois celui de son corps. Le marquage est effectué une seule fois sous anesthésie, et consiste à l'injection sous-cutanée d'un très petit volume d'élastomère. L'injection dure quelques secondes, et le délai entre le début de l'anesthésie et le réveil est d'environ 5 minutes.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables potentiels sont liés au stress impliqué par la capture en milieu naturel, l'anesthésie, l'assèchement partiel généré dans l'aquarium, la collecte des individus enfouis dans le substrat, et la contention dans les chambres respirométriques. Pour limiter l'accumulation de stress, les manipulations (capture et transfert d'un dispositif à l'autre, collecte dans le substrat, marquage) seront réalisées minutieusement et rapidement, et seront espacées par des phases d'acclimatation dans l'aquarium, les bacs de stabulation, les enceintes respirométriques. La présence de la marque colorée pourrait causer une gêne liée au volume injecté et augmenter le risque de détection visuelle par des prédateurs sur les individus, qui seront relâchés en milieu naturel après l'expérience. Ces effets indésirables seront limités par la minimisation du volume d'élastomère injecté, qui ne sera visible que par une inspection minutieuse à la loupe.

Devenir

Tous les individus utilisés seront relâchés en milieu naturel, pour limiter l'effet négatif de notre expérimentation sur les populations dont les individus sont issus.

Remplacement

Le projet porte sur le comportement de poissons face à un changement de conditions environnementales, et ne peut être mené qu'avec des individus vivants. Les espèces ont été choisies pour leur intérêt patrimonial et leur capacité à exprimer le comportement d'enfouissement donc il ne serait pas possible de les remplacer par des espèces modèles en recherche comme le poisson zèbre ou le medaka, qui ne présentent pas ce comportement.

Réduction

L'analyse statistique consistera à estimer la probabilité qu'un individu adopte la stratégie de fuite ou d'enfouissement, en fonction de son métabolisme de repos. Un effectif de 60 individus de chaque espèce (donc 120 au total) nous permettra de détecter significativement un lien statistique entre le comportement et le métabolisme.

Raffinement

Dès leur capture en milieu naturel, les individus seront placés dans des seaux contenant du substrat et des abris pour se cacher. Le test de respirométrie sera mené dans des conditions de faible luminosité et bruit pour limiter le stress, dont des signes pourront être détectés lors du test (agitation, consommation importante d'oxygène comparé aux données de la bibliographie). Le marquage par injection d'élastomère et la biométrie seront effectués sous anesthésie, par une équipe expérimentée, selon une procédure ne durant pas plus de 5 minutes entre le début de l'anesthésie et le réveil. Pour chaque espèce, les tests de respirométrie seront menés pendant environ une semaine ; avant et après leur test respirométrique les individus seront maintenus dans des bacs d'élevages alimentés en eau de rivière et aménagés avec du substrat (sable et gravier) et des abris (pierres, tuiles). Ils seront nourris (sauf dans les 24h précédant le test respirométrique) par distribution de vers de vase (anguillettes) ou par le dépôt de litière en décomposition (ammocètes). La qualité de l'eau (température, pH, sels nutritifs) sera contrôlée deux fois par jour. Le test comportemental consistant à simuler un assec sera effectué dans un aquarium contenant 30 individus pour 10m^2 de substrat, une densité comparable à certaines situations en milieu naturel. Aucun abri ne seras fourni, pour ne pas empêcher la visibilité des individus sur les vidéos, mais l'alimentation sera maintenue. La qualité de l'eau sera également contrôlée. Lors de la stabulation, et des tests comportementaux et respirométriques, les poissons seront observés directement par les expérimentateurs en journée. La nuit (avec un éclairage faible), les poissons seront surveillés grâce à des caméras haute sensibilité diffusant en streaming des vidéos consultables à distance.

Choix des espèces

Les espèces ont été choisies pour leur intérêt patrimonial, justifiant la compréhension de leurs mécanismes d'adaptation aux conditions écologiques défavorables accentuées par le changement global. Les stades utilisés sont le stade larvaire pour les lamproies (ammocètes) et le stade juvénile pour les anguilles (anguillettes). La bibliographie mentionne la capacité de ces stades à s'enfouir dans le substrat ou à se déplacer dans la rivière lorsqu'elles sont soumises à des étiages conduisant à un assèchement partiel des cours d'eau. Leurs style de vie est complémentaire : les ammocètes vivent normalement enfouies dans le substrat mais peuvent nager en eau libre pour s'enfuir, alors que les anguillettes vivent normalement en eau libre mais peuvent s'enfouir. Les résultats de ce projet alimenteront les stratégies de gestion de ces espèces.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Saumons : 300
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 300
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 300

300 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont maintenues trois mois dans une eau chauffée entre 19 et 20 degrés, température à laquelle le porteur indique que des signes de léthargie et une faible prise alimentaire peuvent survenir, puis anesthésiées pour un prélèvement sanguin et des frottis de mucus à l'écouvillon. L'objet réel est d'identifier un marqueur de résistance à la chaleur utilisable dans les programmes de sélection génétique des élevages aquacoles. Le porteur présente cet outil comme "non létal" et répondant aux "préoccupations croissantes en matière de bien-être animal", alors qu'aucune truite ne sort vivante du protocole, le retour à la ferme d'origine étant écarté pour raisons sanitaires.

Objectifs

Le projet vise à développer un outil non létal et, dans la mesure du possible, non invasif pour évaluer la résistance au stress thermique chez la truite arc-en-ciel, espèce clé de l’aquaculture française. Les objectifs sont d’évaluer la faisabilité et la pertinence des prélèvements de mucus épidermique et branchial pour l’identification de biomarqueurs liés à la résistance thermique pour à terme développer un outil opérationnel permettant d’intégrer ces biomarqueurs dans des programmes de sélection génétique pour une aquaculture plus résiliente.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont multiples et visent à répondre aux défis posés par l’augmentation des températures dans les élevages aquacoles, un enjeu croissant en raison du changement climatique. Ce projet permettra tout d’abord de développer un outil innovant, non létal et potentiellement non invasif, pour évaluer la résistance individuelle des poissons au stress thermique. Cet outil, basé sur l’analyse de biomarqueurs spécifiques tels que les microARNs circulants dans des fluides biologiques comme le mucus épidermique ou branchial, constitue une avancée majeure pour l'évaluation de la résistance des poissons. Il évitera les contraintes liées aux méthodes actuelles, qui nécessitent souvent des mises à mort ou des manipulations invasives, et répondra ainsi aux préoccupations croissantes en matière de bien-être animal. Sur le plan pratique, cet outil pourra être utilisé dans les programmes de sélection génétique pour identifier et reproduire les individus les plus résistants au stress thermique, renforçant ainsi la résilience des populations de truites arc-en-ciel face aux épisodes de canicule de plus en plus fréquents. De plus, il permettra d’évaluer l’efficacité de nouvelles stratégies nutritionnelles visant à améliorer la tolérance thermique des poissons tout en maintenant des performances de croissance optimales. Enfin, les résultats du projet apporteront des connaissances fondamentales précieuses sur les mécanismes physiologiques et moléculaires de la réponse au stress thermique chez les poissons. Ces données contribueront non seulement à améliorer la durabilité des systèmes aquacoles, mais aussi à renforcer la compétitivité de la filière truiticole française en proposant des solutions concrètes et adaptées aux enjeux environnementaux actuels.

Procédures

Les poissons anesthésiés subiront un prélèvement sanguin à 10 semaines après le début du test. Pour chaque individu, le prélèvement durera moins de 30 secondes et le volume prélevé ne dépassera pas 0,32ml, ce qui respecte la limite de prélèvement recommandée. Les prélèvements de mucus épidermique et branchial seront réalisés à l'aide d'écouvillons de petite taille, spécifiquement conçus pour minimiser l'impact sur le bien-être des poissons. Cette approche permet de limiter les nuisances physiques et le stress induit par les manipulations, en réduisant la durée et l'intensité des interventions. L'utilisation de ces outils adaptés vise à préserver l'intégrité des poissons tout en assurant la qualité des échantillons nécessaires à l'étude.

Impact sur les animaux

Le projet consiste à maintenir des poissons dans une eau chauffée entre 19 et 20°C pendant 3 mois et à observer leur croissance. Des signes de léthargie et une faible prise alimentaire peuvent survenir au cours de ces tests. La mortalité n’est pas le principal résultat attendu, d’autant que les températures cibles correspondent aux pics de températures estivales, mais elle n’est pas exclue pour autant. Les prélèvements de sang, bien qu’effectués de manière rapide et maîtrisée par des techniciens expérimentés, peuvent entraîner un stress temporaire chez les poissons. Ce stress peut se traduire par une élévation passagère des niveaux de cortisol et une période de rétablissement après la manipulation. Afin de limiter les nuisances, les prises de sang sur animaux anesthésiés seront effectuées uniquement à 10 semaines, lorsque les poissons auront atteint une taille suffisante pour garantir des manipulations moins traumatiques. Cette approche permettra également de limiter le nombre d'interventions, réduisant ainsi le stress global des poissons. Un suivi vigilant sera mis en place après chaque prélèvement afin de détecter toute anomalie et d'adapter les pratiques si nécessaire. Les protocoles de manipulation seront strictement respectés pour garantir que la procédure soit réalisée de la manière la plus rapide et la moins intrusive possible. Ces précautions visent à minimiser l'impact de la prise de sang sur le bien-être des poissons tout en maximisant les résultats scientifiques obtenus.

Devenir

Il n’est pas prévu de réutilisation des animaux à l’issue des procédures. Par ailleurs, pour des raisons sanitaires, les animaux ne pourront pas retourner dans leur ferme l’origine. L’ensemble des animaux devra donc être mis à mort à l’issue des essais.

Remplacement

L'étude porte sur le développement d’un outil de caractérisation de la résistance des poissons au stress thermique basé sur les fluides biologiques. En raison de la nature de cette recherche, il n’est pas possible de recourir à des approches alternatives telles que l’utilisation de lignées cellulaires ou de modélisations informatiques pour simuler ces expérimentations.

Réduction

Le nombre de poissons a été réduit au minimum nécessaire avec des biostatisticiens pour obtenir des réponses individuelles suffisamment distinctes. L’objectif est de cibler spécifiquement les poissons résistants ou susceptibles au stress thermique, tout en réduisant la taille de l’échantillon au strict nécessaire pour garantir la validité des résultats.

Raffinement

Une surveillance étroite des poissons est effectuée tout au long des essais pour garantir leur bien-être. Des couvercles sont installés sur les bassins, permettant aux poissons de disposer d'une zone d'ombre et d’un espace pour se cacher, réduisant ainsi leur stress. De plus, les opérateurs sont en mesure de décider d'une mise à mort compassionnelle pour les poissons qui ne réagissent plus aux stimuli, assurant ainsi qu’aucun animal ne subisse un stress prolongé inutilement. A chaque séance de mesures et prélèvements, les animaux seront au préalable anesthésiés. Ils seront manipulés avec soin et calme afin de minimiser le stress.La personne chargée des prélèvements de sang est expérimentée et familiarisée avec l'espèce animale ainsi qu’avec la technique de prélèvement choisie. Un faible volume de sang (200 µL sur des poissons de 80-120 g) sera prélevé, ce qui n’aura pas d'impact significatif sur les fonctions cardiaques des animaux.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) est l’espèce piscicole la plus produite en France (75% de la pisciculture française) et les entreprises partenaires du projet produisent 95% des alevins de truites élevées en France. La truite est par ailleurs très sensible aux variations des paramètres altérant la qualité de leur milieu, et notamment aux températures d’eau supérieures à 18°C. Les poissons auront un poids moyen de 50g environ au démarrage du test, ils seront donc à un stade juvénile. Cette taille est idéale car elle permet de mener les expérimentations dans des conditions optimales en unité expérimentale tout en étant suffisamment grande pour effectuer des prélèvements sanguins sans provoquer d’effets indésirables notables.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Autres poissons : 128
Souffrances
▲ -
▲ 128
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 128
 -

128 vairons vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, chacun jeûnant 44 heures et passant jusqu'à 24 heures seul dans une chambre métabolique. Ils sont exposés à des indices simulant la présence d'un prédateur, puis leur consommation, leur excrétion et leur comportement sont mesurés à deux températures. L'objet est écologique, savoir si la prédation limite l'impact des cyprinidés introduits dans les lacs d'altitude. Le porteur affirme que l'espèce n'est "ni remplaçable ni substituable", et annonce que les poissons seront réutilisés dans d'autres projets.

Objectifs

Les introductions de poissons dans les lacs constituent une menace écologique pouvant modifier le fonctionnement des écosystèmes. L’impact des espèces introduites comme les cyprinidae (petits poissons d'eau douces) pourrait être importants. Les cyprinidae peuvent atteindre de forte densité, ils sont particulièrement enclin à la consommation de petits insectes ou crustacés menant à un verdissement des lacs. En présence de prédateurs, les cyprinidae pourraient être contraints de changer d’habitats pour limiter le risque de prédation ce qui limiterait ainsi leur capacité à se nourrir et donc le verdissement des lacs. A l’inverse, en l’absence prédateurs, les cyprinidae pourrait exploiter librement le lac menant à une consommation accrue d' insectes ou de crustacés et ainsi une plus forte probabilité de verdissement des eaux. L’objectif de ce projet sera de simuler, en milieu controlé, l’effet de la prédation (en mimant la présence d'un prédateur) sur des caractéristiques importantes pour les écosystèmes (métabolisme, consommation, comportement, excrétion de nutriments).

Bénéfices attendus

Les cyprinidae causent de nombreux problèmes sur les ecosystèmes lacustres. Globalement, ce projet permettra d’approfondir nos connaissances sur les impacts de la prédations et de la température sur certaines caractéristiques des cyprinidae importante pour les ecosystèmes. Les résultats de ce projet permettront d'apporter de premiers indices quant aux potentielles effets de la temperature et de la predation sur les caractéristiques des cyprinidée importante pour les écosystèmes. De plus, les introductions piscicoles sont nombreuses, la compréhension des interactions entre plusieurs espèces permettra d’evaluer leurs effets sur ces ecosystèmes fragiles et patrimoniaux.

Procédures

Les procédures de ce projet n’impliquent qu'un léger stress dû à la manipulation des animaux. Les mesures de taux métabolique impliquent de laisser les poissons isolé pendant 20 à 24h (20min pour le comportement, 1h pour l’excrétion et pour le taux de consommation). Un léger stress pourra être ressenti dû à l’isolement des poissons. Enfin, un jeûn de 44h (24h de jeun + 20h de mesure) dû aux mesures métaboliques ne devrait pas impacter le développement des poissons (des jeûnes de 48h sont régulièrement appliqués en aquaculture, sans conséquences pour les poissons).

Impact sur les animaux

Les procédures de ce projet n’impliquent qu'un léger stress dû à la manipulation des animaux. L’induction de peur avec des indicateurs de prédation sera extrêmement limitée dans le temps (mesure ponctuel) et induit une peur naturelle que toute espèce connait dans son milieu. Les mesures de taux métabolique impliquent de laisser les poissons dans une chambre métabolique pendant 20 à 24h. Un léger stress pourra être ressenti dû à l’isolement des poissons, la contrainte physique sera limitée du fait de la petite taille des poissons étudiés. L’eau y sera renouvelée toutes les 10min pour s’assurer que la qualité de l’eau reste bonne durant le test.

Devenir

Les animaux ne subissant que peu de stress (aucun geste invasif ne sera effectué sur les individus) lors de cette experimentation pourront être réutilisé pour d'autres projet et ainsi réduire le nombre d'animaux utilisés.

Remplacement

Le projet global a pour but de comprendre les effets ecologiques des invasions piscicoles en lacs d’altitude. Spécifiquement cette étude vise à comprendre comment la température et la présence (ici simulée) de prédateur affecte les vairons. Le modèle poisson est pertinent pour cette étude car il répond a une problématique spécifique. De plus, chaque espèce répond différemment aux variations environnementales, ainsi il n’est pas remplaçable ni substituable.

Réduction

Cette expérimentation prévoit de mesurer les différences physiologique et comportementales entre quatre conditions (2 températures et 2 traitement d’indicateur de prédation). Plusieurs mesures seront effectués sur chaque individus afin de réduire le nombre d’animaux necessaires à l’étude. Une analyse statistique a permis d'évaluer le nombre d'animaux nécessaires: 32 individus par groupes (128 individus au total).

Raffinement

Des abris seront disposés dans les aquariums afin que les poissons puissent se cacher. Ces abris seront également disposés pour les tests comportementaux et de taux de consommation. Les poissons seront élevés en groupe afin qu’ils ne ressentent pas de stress du à l’isolement. Pendant la mesure de taux métabolique, bien que les individus soit seul dans la chambre metabolique, ils seront plongés ensemble dans un plus grand bassin et pourront donc voir et 'sentir' leurs congénères. Une semaine de repos sera laissé aux poissons après chaque test. De plus des points limites stricts et spécifique à l'étude seront mis en place dans le projet. Enfin, aucun geste invasif ne sera effectué sur les individus.

Choix des espèces

Les cyprinidae introduits dans les lacs causent potentiellement de nombreux impacts écologiques. Les lacs pouvant être sentinelles du changement climatique, ce projet apportera des connaissances essentielles au conséquences écologiques des introductions de vairons . Nous utiliserons des poissons au stade adultes. Cela correspond aux poissons ayant les plus fort impacts écologiques.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Saumons : 3172
Souffrances
▲ -
▲ 2692
▲ 480
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3172

Les truites qui développent un furoncle de plus d'un centimètre carré, qui nagent sur le dos ou cessent de s'alimenter sont retirées et tuées par surdosage d'anesthésique. 3 172 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 480 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 2 692 un niveau léger. Elles reçoivent une marque d'identification, une à trois prises de sang espacées d'au moins quatre semaines, puis une infection par bain avec la bactérie de la furonculose. Le porteur prévoit en outre 300 poissons déclarés non conformes, hors gamme de poids ou ayant rejeté leur marque, pour entraîner les expérimentateurs aux gestes techniques, l'ensemble visant des protocoles de vaccination utilisables en pisciculture et une réduction des pertes économiques.

Objectifs

La furonculose est une maladie bactérienne des Salmonidés due à la bactérie Aeromonas salmonicida sub. salmonicida. Elle entraîne des pertes économiques importantes en raison de sa forte mortalité lors des formes suraiguës et des lésions cutanées qu’elle provoque dans les cas aigus à chroniques. La maladie est saisonnière et touche toutes les classes d’âges des poissons, particulièrement en période estivale. Les vaccins et antibiotiques actuellement utilisés pour prévenir et traiter la furonculose présentent des limites en termes d’efficacité, de lutte contre l’antibiorésistance et de prévention des contaminations environnementales. Ce projet vise donc à optimiser les stratégies vaccinales en comparant différentes protocoles vaccinaux et modalités d'administration contre la furonculose chez la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss), afin d’optimiser leur efficacité et réduire la dépendance aux antibiotiques. Il inclut une évaluation des réponses immunitaires induites et de la protection conférée par chaque protocole, tout en intégrant les contraintes et besoins des professionnels dont les vétérinaires aquacoles prescripteurs. L’objectif est de développer une stratégie vaccinale réaliste, applicable en élevage piscicole et contribuant à une gestion sanitaire durable.

Bénéfices attendus

Les protocoles vaccinaux qui seront testés ont été élaborés à partir des pratiques déjà présentes sur le terrain et des améliorations scientifiques et techniques suggérées par les professionnels. L’évaluation des protocoles vaccinaux permettra d’optimiser la protection des truites contre la furonculose. Les résultats serviront à fournir aux vétérinaires aquacoles et aux éleveurs des recommandations précises sur les schémas vaccinaux les plus efficaces, les moins délétères pour les animaux et les plus faciles / pratiques à administrer. En améliorant les pratiques vaccinales des poissons, ce projet contribuera à : réduire la mortalité des poissons d’élevage, limiter l’usage des antibiotiques, participant ainsi à la lutte contre l’antibiorésistance, favoriser des pratiques d’élevage durables et améliorer le bien-être des poissons en réduisant les impacts des maladies infectieuses et le stress des animaux.

Procédures

Les animaux seront soumis à la pose de tag pour les identifier, à des prises de sang (1 à 3 selon les animaux, espacées d'au moins 4 semaines) et d'infection expérimentale en condition contrôlée. Toutes les manipulations seront réalisées sous anesthésie, par des personnes expériementées, en possession du niveau "concepteur" ou de niveau "applicateur" de la formation "expérimentation animale", et formées aux gestes techniques nécessaires à la procédure

Impact sur les animaux

L'évaluation de l'efficacité vaccinale nécessite d'infecter les truites avec la bactérie Aeromonas salmonicida sub salmonicida. Les manifestations cliniques liées à ce challenge infectieux peuvent entrainer de la souffrance chez les animaux. Le protocole de challenge infectieux par balnéation mis au point dans une étude antérieure (Moreau et al, 2023) permet de limiter ces manifestations. Les poissons seront euthanasiés dès l'observation de furoncles de taille supérieure à 1 cm2 ou de poissons moribonds (mélanisme, nage erratique sur le dos, arrêt de prise alimentaire), selon la grille des points limites en pièce jointe.

Devenir

L'euthanasie des poissons est prévue en fin de protocole, pour des raisons notamment sanitaires (impossibilité de relacher ou de réutiliser des poissons potentiellement infectés par A. salmonicida)

Remplacement

L'objectif du projet étant d'évaluer l'efficacité de la vaccination contre la furonculose, cela ne peut se faire que sur animaux vivants. L'expérimentation animale est nécessaire car il n'existe pas encore de modèle in vitro pour l’étude de l'immunité post-vaccinale chez les poissons.

Réduction

Le nombre de poisson par lot a été déterminé par une approche statistique. Pour vérifier la répétabilité de notre protocole, chaque condition sera réalisée en triplicat. 300 poissons surnuméraires car non conformes (poids hors de la gamme souhaitée, rejet du Tag) sont prévus et serviront pour former les expérimentateurs impliqués aux gestes techniques.

Raffinement

Une observation quotidienne des poissons est assurée. Lors des procédures de challenge infectieux, les poissons font l’objet d’une observation plus rigoureuse deux fois par jour, chaque jour, de manière systématique. • Seuils d’alarme liés aux paramètres d’ambiance : Température de l’eau : si >20°C et non rectifiable, arrêt de l’expérimentation. Oxygène dissous : si 1 cm²) seront retirés de l’expérimentation et euthanasiés par surdosage d’anesthésique. De plus, les conditions d’élevage sont améliorées, avec une densité animale réduite à 25 kg/m³, bien en deçà des pratiques courantes en élevage (50-70 kg/m³), et l'enrichissement des bacs avec des tubes pour permettre aux poissons de se cacher et limiter le stress.

Choix des espèces

La truite arc en Ciel est un hôte naturel d'Aeromonas salmonicida. C'est de plus l'espèce de poisson la plus élevée en France et donc pour laquelle il est important d'améliorer l'efficacité vaccinale. Les truites utilisées seront de 5 g à l’arrivée à la station aquacole d'Oniris, atteignant 20-150 g en cours d’expérimentation. la période durant laquelle le poid des poissons est de 5 à 20 g correspond à la période optimale pour la vaccination en pisciculture. La furonculose est une maladie que l'on observe à différents stades d'élevage (alevins, truites portions = 200-250g et grosse truite > 1kg). D'après notre questionnaire mené auprès des vétérinaires aquacoles, ces poids correspondent aux pratiques de vaccination sur le terrain. En effet, les vétérinaires indiquent que 10 g est le poids optimal pour la vaccination par immersion, car il permet une meilleure absorption du vaccin sans affecter la croissance des poissons. De même, un poids de 20 g est privilégié pour l’injection intrapéritonéale. Ces pratiques sont couramment adoptées en élevage afin d'assurer un développement de la réponse immunitaire durant la croissance des truites.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 480
Souffrances
▲ -
▲ 480
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 480

Capturés en rivière sous autorisation préfectorale, 480 chevesnes sauvages vont être maintenus jusqu'à six mois dans des bassins extérieurs, puis tués. Les procédures sont classées en niveau de souffrance léger. Deux fois par semaine pendant deux semaines, chaque poisson est anesthésié pour ingérer un mélange d'herbicide, d'antidépresseur, d'antipyrétique et d'anti-inflammatoire, avant des relevés comportementaux, une prise de sang et une mise à mort permettant de compter les parasites intestinaux et de doser les polluants dans le foie, les muscles, le rein et le tube digestif. Le porteur annonce des connaissances utiles pour orienter les politiques de protection de la biodiversité, et signale que les bassins ne sont pas régulés en température, exposant les poissons à un stress thermique qui s'ajoute à celui de la capture et de la captivité.

Objectifs

La pollution des cours d'eau affecte les organismes et peut se répercuter sur les interactions biotiques. Certains parasites intestinaux sont connus pour accumuler des polluants depuis leur hôte, ce qui pourrait aboutir à une atténuation de certains effets écotoxicologiques, comme cela a été montré chez un poisson d'eau douce, le chevesne Squalius cephalus infesté par des acanthocéphales. Des premières manipulations ont été d’ors et déjà réalisées. Ces manipulations ont permis de montrer que l’allocation énergétique et le comportement des poissons sont corrélés à de la charge en parasites. Ce projet vise à tester 1) les effets cocktails de l’exposition à plusieurs polluants (résidus de médicaments et pesticides), 2) les possibles effets d’acclimatation suite à une pré-exposition aux polluants et de résilience lorsque l’exposition cesse, et 3) des conséquences sur le paramètres neurotoxiques influençant potentiellement le comportement et notamment les comportements de groupe. Les composés testés sont des molécules très présentes dans l’environnement, à savoir un herbicide, un antidépresseur, un antipyrétique, et un anti-inflammatoire non-stéroïdien. Des manipulations expérimentales seront menées chez des chevesnes issus de populations sauvages, hébergés en conditions semi-naturelles, et exposés à des polluants dans la gamme de variation communément observée en milieu naturel, afin d'évaluer les réponses écophysiologiques.

Bénéfices attendus

Nos recherches explorent une question originale : les parasites intestinaux, en capturant certains polluants, peuvent-ils apporter un bénéfice aux poissons en milieux pollués, malgré les effets négatifs du parasitisme ? Ce point est souvent ignoré en écotoxicologie, une discipline qui étudie les effets des polluants sur les organismes vivants, mais qui se limite souvent à des expériences en laboratoire sans prendre en compte les interactions entre les espèces. Contrairement aux tests classiques, nos études reproduiront les conditions réelles d’exposition aux polluants, en tenant compte des mélanges de substances et de leur accumulation au fil du temps. Nous nous intéresserons aussi aux effets sur le cerveau et le comportement des poissons, qui restent peu étudiés. Pour cela, nous utiliserons des marqueurs innovants permettant de mesurer l’impact des polluants sur l’activité cérébrale et les dommages neuronaux. Ces outils pourront être utilisés en écotoxicologie et en écophysiologie, notamment pour évaluer le stress des poissons, y compris ceux retrouvés morts dans la nature. Nos résultats aideront à mieux comprendre les risques liés aux résidus de médicaments et aux pesticides dans les milieux aquatiques. Ces connaissances seront précieuses pour orienter les politiques de protection de la biodiversité. Enfin, notre projet est mené en collaboration avec des acteurs de terrain (syndicats de rivière, agences de l’eau, fédérations de pêche), favorisant des échanges sur l’état des cours d’eau et des populations de poissons.

Procédures

Les individus seront capturés en milieu naturel (autorisation préfectorale), hébergés pour une durée de 6 mois maximum, dans des très grands bassins extérieurs avec enrichissement du milieu. Chaque acte durera moins de deux minutes, sur des poissons anesthésiés (selon la méthode réglementaire). Les interventions consisteront à manipuler expérimentalement l'exposition à des polluants à des doses réalistes d’un point de vue environnemental afin de déterminer les conséquences sur les conditions hôtes-parasites. L'exposition aux polluants se fera par ingestion sur individus anesthésiés (durée pour obtenir l'anesthésie inférieure à 3 minutes), à raison de deux fois par semaine pendant 2 semaines (temps de manipulations inférieurs à 2 minutes). Des paramètres comportementaux seront mesurés (durée de relevé des paramètres comportementaux inférieure à 15 minutes), et une prise de sang sera réalisée (sous anesthésie) afin d’évaluer les conséquences physiologiques, puis les poissons seront immédiatement euthanasiés par une méthode réglementaire et différents prélèvements réalisés pour quantifier les niveaux de polluants dans les tissus, étudier les effets écophysiologiques et évaluer les conséquences de l’exposition pour les parasites.

Impact sur les animaux

Les nuisances sont : le stress de la capture et de la captivité, le stress de l’administration aux agents polluants, le stress thermique (les mésocosmes extérieurs sont influencés par les températures atmosphériques). L'anesthésie et la manipulation hors de l’eau peut engendrer de l'hypoxie, déshydratation, hyperthermie. L'exposition expérimentale à l’herbicide, à l’antidépresseur, à l’antipyrétique et à l’anti-inflammatoire peut engendrer des altérations physiologiques et comportementales, telles que des réponses immunitaires altérées, ou des comportements répétitifs.

Devenir

L'euthanasie, réalisée par une méthode réglementaire, se justifie par la nécessité de relever le nombre de parasites chez les poissons, et par le fait que les analyses écotoxicologiques doivent être réalisées sur certains tissus (foie, muscles, rein, tractus digestif) et sur les parasites intestinaux qui ne peuvent être prélevés que post-mortem.

Remplacement

Le projet consiste à tester les effets de l'exposition aux polluants à des niveaux réalistes d'un point de vue environnemental, sur les interactions biotiques, plus particulièrement sur les relations entre les chevesnes et les parasites acanthocéphales. Les acanthocéphales sont des parasites intestinaux présentant la remarquable capacité d'accumuler des polluants depuis leur hôte définitif, les chevesnes, pouvant aboutir à une atténuation de certains effets écotoxicologiques. Pour comprendre les effets à cette échelle biologique (relation entre deux organismes vivants), il est nécessaire d’étudier les effets sur ces organismes. Il n’est donc pas possible de le remplacer par des modèles in silico, in vitro ou ex vivo.

Réduction

480 animaux seront utilisés en tout, soit 30 animaux par lot pour l’ensemble des études (30X16 lots soit 480 individus). Cet effectif a été retenu à partir de calcul de puissance en supposant une taille d’effet similaire à ce qui a été obtenu lors d’études précédentes, en augmentant le N pour les études comportementales où la variabilité interindividuelle est beaucoup plus élevée. L’analyse statistique des données sera réalisée afin de comparer les groupes et donc les effets de la charge en parasites et de la charge en polluants sur les poissons, avec un suivi temporel des individus.

Raffinement

Les conditions d’hébergement ont été raffinées avec les mésocosmes extérieurs, de 12m3, entièrement tapissés de filets, pour une protection vis-à-vis des prédateurs, et la récupération rapide des poissons, réduisant ainsi le stress et les risques de blessure. Les mésocosmes disposeront de radeaux végétalisés flottants de dimension 1x1 m permettant de diversifier l’habitat, d’offrir des caches, abris, ombrage et nourriture diversifiées et de contribuer à l’épuration de l’eau. Les mesocosmes ne sont pas régulés en température, et les poissons seront donc soumis aux variations de la température extérieure, qui sera toutefois atténuée par l’ombre assurée par les radeaux végétalisés. Lors de chaque acte, les poissons seront dans des bacs oxygénés, puis transférés dans un bac avec l'anesthésiant (durée pour obtenir l'anesthésie inférieure à 3 minutes). Chaque acte réalisé sous anesthésie durera moins de deux minutes. Après manipulation, ils seront placés dans un bac de réveil (eau fraiche, oxygénée, réveil rapide de moins de 5 minutes, avec surveillance des battements operculaires), puis rejoindront le reste du groupe dans le mésocosme, une fois un état de conscience, une réactivité au stress retrouvé, une récupération totale de l’équilibre et des activités de nage. Un suivi journalier des mésocosmes sera effectué. Lorsque les poissons seront manipulés, des points limites ont été établis afin de réagir rapidement à l’apparition de symptômes attestant d’une souffrance. Le franchissement d’un point limite (anomalie du comportement [nage erratique, position au sommet de la colonne d’eau, absence d’interaction sociale, isolement, hyper ou hypo-activité], hyper ventilation, hypersécrétion de mucus, présence de lésions) engendrera le retrait immédiat de l’individu du mésocosme et sa mise en surveillance en aquarium dédié. La fréquence d’observation sera augmentée, un avis auprès du vétérinaire référent sera sollicité, un traitement adéquat sera administré ainsi qu’un soulagement de la douleur si nécessaire. Une détérioration plus sévère ou durable de l’état sanitaire conduira à envisager l’euthanasie, qui sera réalisée à l’écart, après anesthésie. Une forte mortalité constatée sur l’ensemble du groupe présentera un point limite pour l’ensemble de l’expérience.

Choix des espèces

L'espèce a été choisie car 1. plusieurs études ont montré l'accumulation de divers polluants dans leurs parasites acanthocéphales, rendant le couple chevesnes-acanthocéphales idéal pour cette étude, 2. cette espèce ubiquiste et abondante dans les cours d'eau français, 3. des précédentes études (en parasitologie et en écotoxicologie) ont été menées avec succès sur des chevesnes en captivité. Les chevesnes seront adultes, d'une taille moyenne de 15 cm, taille nécessaire pour que les poissons présentent des parasites acanthocéphales.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Saumons : 1770
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 270
▲ 1500
Devenir
 -
 -
 -
 1770

1 770 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 1 500 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Alevins et juvéniles de 1 à 40 grammes, elles seront exposées pendant plusieurs mois à un herbicide, à des cyanotoxines et au virus de la nécrose hématopoïétique infectieuse, dont le porteur indique qu'il provoque léthargie, hémorragies et une mortalité élevée. Une seule phrase décrit les procédures dans tout le résumé, et les effets indésirables annoncés vont "du simple stress" jusqu'à la mort, que l'équipe espère anticiper au moyen d'une grille de score. Le choix de l'espèce est justifié par son "grand intérêt économique" et par un cycle de développement plus long que celui du poisson zèbre, qui autorise des expositions chroniques dès le stade embryonnaire.

Objectifs

Le projet s’intéresse à un trio de contaminants majeurs, chimiques et microbiologiques, présents dans les rivères et à leur impact sur la truite arc-en-ciel, espèce modèle en écotoxicologie et à fort intérêt économique. Les pesticides couramment utilisés en agro-viticulture et présentent des effets perturbateurs endocriniens avérés chez le poisson. Les microcystines, cyanotoxines les plus courantes dans les eaux douces et connues pour induire une toxicité sur divers tissus et organes (principalement foie et appareil reproducteur) chez les animaux, présentent un risque avéré pour l’homme et la faune aquatique. Enfin, le virus de la Nécrose hématopoïétique infectieuse, agent non-zoonotique réglementé, induit de multiples signes cliniques (léthargie, hémorragies, …) chez les salmonidés, associés à une mortalité élevée. Les objectifs sont de mesurer 1) l'accumulation et l'élimination des microcystines chez la truite, préalablement exposées ou non à un pesticide pendant les premiers stades de vie et 2) les perturbations potentielles induites sur les défenses immunitaires ainsi que sur la réponse antioxydante dans un contexte d’exposition simple et complexe.

Bénéfices attendus

Si l’impact du couple contaminant chimique/virus a été testé chez la truite sur des composés de différentes natures, le couple microcystines/virus a pour l’instant fait l’objet d’une seule étude, sur une autre espèce piscicole, et le couple pesticide/microcystines ainsi que le trio pesticide/microcystines/virus n’ont encore jamais été testés. Les données de la littérature semblent indiquer que l’exposition aux contaminants augmenterait la susceptibilité aux pathogènes. Outre le caractère novateur du choix des composantes, nous produirons au travers de ce projet des données originales concernant les capacités d’accumulation et d’élimination des microcystines chez différentes populations de truite i.e. saines, exposées au pesticide et/ou infectées par le virus. La prise en compte de ces phénomènes de multi-exposition est une approche importante permettant de prendre la pleine mesure de l’impact de co contaminants sur un écosystème, et s’inscrit donc dans le concept “One Health” avec une démarche intégrée d’évaluation des risques. L’environnement aquatique se caractérisant par la présence concomitante de différents types de contaminants, l’évaluation de l’effet de multi-expositions est particulièrement pertinente pour mesurer les impacts écotoxicologiques et sanitaires dans cet écosystème. L’approche expérimentale choisie permettra de déterminer si la co-exposition a un effet aggravant sur l’état de santé de la truite, en intégrant une notion du risque sanitaire pour l’homme lié à l’accumulation des microcystines dans le poisson.

Procédures

Les animaux seront exposés à un trio de contaminants majeurs, chimiques et microbiologiques, présents dans les rivières.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables vont du simple stress, aux signes cliniques de l’infection au virus (troubles nerveux) jusqu’à possiblement la mort, où nous essayerons d’intervenir en amont à l'aide de grille de score.

Devenir

tous les animaux seront mis à mort

Remplacement

L’étude de la cinétique de bioaccumulation et d'élimination des microcystines nécessite la mise en place de systèmes biologiques représentatifs de la complexité du fonctionnement d’un organisme. Ceci est encore plus vrai dans le cas de l’étude d’interactions possibles entre différents systèmes biologiques, ici la cinétique de bioaccumulation et le système immunitaire. Elle ne peut pas être substituée, notamment pour l’étude des effets sur différents systèmes et des interactions entre ceux-ci, par des méthodes alternatives (tests in vitro ou embryo larvaires).

Réduction

Ces procédures expérimentales seront menées en réduisant au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en conservant une pertinence scientifique et statistique.

Raffinement

Les mesures de raffinement viseront à: - Assurer des conditions optimales d’hébergement des animaux afin de s’assurer de leur bien-être ; - Evaluer quotidiennement l’état de santé général des poissons et leur comportement natatoire et alimentaire, en suivant une grille de points limites adaptée.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) est une espèce idéale : (1) elle est d'un grand intérêt économique et représente un modèle environnemental pertinent proche des espèces endémiques (c.à.d, Salmo trutta fario) des eaux européennes, (2) c'est une espèce facile à élever en laboratoire, avec un cycle de développement plus long que le poisson-zèbre, ce qui permet des expositions chroniques aux stades embryonnaires, larvaires et juvéniles. Les animaux testés sont des alevins et juvéniles de poids moyen pouvant aller de 1 à 40g, leur petite taille permet de les étudier dans de bonnes conditions expérimentales sur plusieurs mois.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 310
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 310
▲ -
Devenir
 -
 310
 -
 -

Capturés à l'hameçon ou au filet, anesthésiés six à sept minutes, puis ouverts pour recevoir une marque acoustique implantée en moins de quatre minutes, 310 poissons de récifs rocheux subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Cinquante castagnoles et cinquante girelles sont suivies de près, dix individus de chacune des vingt et une autres espèces complétant l'échantillon. Le porteur reconnaît des blessures possibles liées à l'engin de pêche et à la manipulation, et décrit un protocole tenu sous dix minutes de l'endormissement au réveil. Tous sont remis à l'eau vivants sur leur lieu de capture, leurs déplacements étant suivis deux à trois mois par télémétrie.

Objectifs

Les animaux dépendent de leur comportement pour vivre, se reproduire et s’adapter à leur environnement. Ils interagissent avec leurs congénères, d’autres espèces et leur milieu pour survivre. Bien que certaines études aient observé comment des espèces marines utilisent l’espace ou interagissent entre elles, peu se sont intéressées aux interactions entre différentes espèces. Pourtant, comprendre ces relations permet de mieux connaître comment un écosystème fonctionne. Le projet vise à surveiller une zone côtière afin d’analyser comment les animaux interagissent entre eux et avec leur environnement. Grâce à des outils innovants, comme la télémétrie (suivi du déplacement des animaux) de haute résolution, le projet vise à observer : • Comment les poissons se déplacent et utilisent l’espace; • Les interactions intra- et interspécifiques (coopération, compétition, prédation); • Les variations de l’environnement, comme la température de l’eau, les vagues de chaleur, le bruit sous-marin ou l’impact des activités humaines. L’objectif est de voir comment ces animaux réagissent face aux perturbations extérieures et s’ils sont capables de s’adapter (leur résilience). Certaines espèces ou individus sont-ils plus vulnérables que d’autres ? Pour répondre à ces questions, 210 poissons de 21 espèces différentes seront équipés de petits émetteurs acoustiques qui permettront de suivre leurs déplacements pendant deux ou trois mois. Cinquante individus de deux autres espèces très courantes, la castagnole (Chromis chromis) et la girelle (Coris julis), seront étudiées de manière plus approfondie. Ce projet unique apportera des réponses précieuses pour mieux comprendre et protéger les écosystèmes marins face aux changements environnementaux.

Bénéfices attendus

Cette approche expérimentale unique en milieu naturel marin permettra d’identifier comment un écosystème réagit à des perturbations extérieures et d’en évaluer sa capacité à s’adapter. Il s’agira notamment de collecter de nombreuses informations comportementales et environnementales très fines et d’étudier le comportement des poissons à différentes échelles (individuelle, intra- et interspécifique), ainsi que les différences de réponses et de degré d’adaptation aux perturbations. En fonction des résultats, des mesures de gestion seront à l’étude et pourront être testées par le gestionnaire de la zone (eg limitation du kayac pendant certains horaire…).

Procédures

L'ensemble des individus seront soumis à une phase de captures par un hameçon ou filet en fonction de l’espèce ciblée qui durera quelques minutes, puis anesthésié pendant 6-7 mn avant une phase d'implantation d'une marque acoustique par voie chirurgicale qui dure moins de 3-4 mn.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues lors de la capture sont essentiellement le stress lié à la capture, des blessures éventuelles liées à l’engin de pêche ou à la manipulation entre l’engin et les bacs de confinements. Des mesures de raffinement sont prises pour limiter le stress et le risque de blessure.

Devenir

Tous les animaux seront relachés vivant dans le milieu naturel sur leur lieu de capture.

Remplacement

L'intérêt du projet étant d’étudier le comportement spatial de ces espèces dans leur milieu naturel, il n’est pas possible de les remplacer.

Réduction

Il est toujours difficile en écologie spatiale de déterminer le nombre d’individus nécessaires pour évaluer la variabilité de l’utilisation de l’espace pour une population. Ce nombre est variable en fonction des objectifs, des caractéristiques écologiques de l’espèce concernées et des modèles utilisés. Le projet s’intéressant aux processus comportementaux et leur hétérogénéite à l’échelle intra- et interspécifique il est nécessaire d’avoir un échantillon assez représentatif afin capter cette hétérogénéite dans l’utilisation spatiale et les intéractions entre individus. Afin de minimiser le nombre d’individus dans cette étude, nous avons choisi de sélectionner deux espèces modèles afin de répondre aux questions relatives aux interactions intra-spécifiques : la casagnole (Chromis chromis) et la girelle (Coris julis) qui sont deux espèces sociales qui fonctionnent en harem et abondante sur le site d’étude. Ainsi il est envisagé de marquer 50 individus de chaque espèce, un échantillon permettant de générer des réseaux d’interactions biologiquement représentatif tout en captant aussi la variabilité individuelle affectant la population. Pour appréhender les processus d’interaction interspécifiques, il n’est pas nécessaire de marquer autant d’individus que pour les espèces modèles. Il s’agira de marquer 10 individus de plusieurs espèces (N=21) afin de pouvoir comparer les patrons d’utilisation spatiale et les interactions entre espèces. Le nombre d’individus de ces espèces de petite taille est minimal compte tenu de leur nombre et densité en milieu naturel et la nécessité de capturer la majorité de la variabilité du comportement de cette espèces. Un total de 310 individus de 23 espèces sera marqué.

Raffinement

L’ensemble des étapes du projet est mis en œuvre de sorte à limiter les nuisances : la capture est réalisée à l’aide de filet non maillant (formant des poches) en apnée ou avec des hameçons de forme ou de taille à limiter les blessures et éviter l’ingestion par le poisson, le transfert entre bac est réalisé à l’aide d’épuisettes en silicon limitant l’abrasion du poisson à sa sortie de l’eau associée à une manipulation minimal des individus; le marquage est réalisé sous anesthésie générale, un bullage dans le bac de réveil permet une bonne récupération du poisson avant d’être relâché en douceur sans exondation. L'ensemble du protocole de l'endormissement au réveil dure moins de 10 mn.

Choix des espèces

L’étude vise à comprendre les processus comportementaux affectant les individus de plusieurs espèces d’une communauté de poissons rocheux côtiers et leur résilience face aux perturbations environnementales et anthropiques. L’idée est de pouvoir suivre et décrire une communauté à très fine échelle en sélectionnant une arène expérimentale en milieu naturel et de suivre des individus de différentes espèces communes de ces écosystèmes rocheux marins côtiers. Vingt trois espèces communes et en grandes densités ont été sélectionnées. Elles sont représentatives de la diversité fonctionnelle et trophique de ces milieux (ex : espèces herbivores et espèces prédatrices). Les espèces considérées étant de petite taille (7-20 cm environ), les animaux capturés seront des individus matures afin de suivre les règles des 2% du poids de l’animal en ce qui concerne la marque utilisée.