Poissons

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    • Maladies animales
Saumons : 198
Souffrances
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Devenir
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Pour vérifier l'innocuité de solutions microbiennes destinées à la filière alimentaire, 198 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent pendant un mois un aliment additionné de bactéries, avec un risque d'amaigrissement et de troubles digestifs. Le projet relie la prévention des maladies en élevage et la conservation des filets pour le consommateur. Les prélèvements de peau et de tube digestif ne se font qu'après mise à mort par surdosage d'anesthésique et saignée.

Objectifs

L’objectif du projet est d’évaluer l’impact de solutions microbiennes appliquées en production primaire d’une part sur la santé et les performances des animaux, et d’autre part sur la qualité et sécurité des aliments ainsi que sur les microbiotes associés tout au long de la chaîne de transformation. La filière piscicole sera le modèle d’étude car elle permet de travailler en conditions contrôlées de l’élevage des animaux, de leur abattage jusqu’au conditionnement des filets de poissons.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre d’étudier l’intérêt d’une même solution microbienne pour la prévention des maladies bactériennes en élevage de truites arc-en-ciel et pour la conservation du produit fini pour le consommateur. Les bénéfices attendus concernent toute la filière : de l’élevage au consommateur en proposant des solutions microbiennes qui pourront préserver l’animal et la denrée alimentaire en offrant une continuité entre l’amont et l’aval de la production.

Procédures

Les animaux seront alimentés avec un aliment supplémenté avec une solution microbienne. L'alimentation sera quotidienne pendant un mois. Les prélèvements (écouvillon peau et tube digestif) ne seront réalisés que sur animaux mis à mort.

Impact sur les animaux

Il n’est pas attendu de nuisances sur les poissons car les solutions bactériennes sont choisies en amont comme étant décrite sûres pour les animaux et l’homme dans la bibliographie mais leur innocuité doit être vérifiée. L’effet néfaste observable serait un amaigrissement dû à une non prise alimentaire en raison de la présence de la solution bactérienne sur l’aliment. Des troubles digestifs peuvent être envisagés également.

Devenir

Les animaux seront anesthésiés puis mis à mort par surdosage d’anesthésique suivie d’une exsanguination. Les animaux ne pourront pas être réutilisé à l’issue de l’expérimentation car ils auront été exposés à différentes solutions microbiologiques qui pourront interférer avec d’autres protocoles d’étude.

Remplacement

Pour évaluer l’innocuité des solutions microbiennes, il n’est pas possible de le faire par des modèles in vitro. Il est donc nécessaire d’utiliser des truites pour cette évaluation in vivo.

Réduction

Dans cette étude préliminaire, chaque groupe sera conduit en triplicat de 15 poissons (3 x 15). Aucune mortalité n’est attendu entre les groupes nourris avec des aliments enrobés de solutions microbiennes et l’aliment non supplémenté. Pour calculer le nombre de poisson nécessaire, nous avons utilisé l'outil statistique en ligne https://biostatgv.sentiweb.fr avec le module "comparer 2 moyennes" et les paramètres suivant : μ1 = 0,9 (moyenne du taux de survie dans les groupes avec aliment supplémenté) ; μ2 = 1 (moyenne du taux de survie dans le groupe contrôle) ; ecart-type = 0,08 ; risque alpha = 0,05 et puissance = 0,9. Ce calcul nous indique la nécessité d’utiliser 14 animaux par groupe. Toutefois, pour des raisons de comportement animal social, un minimum de 15 poissons pour 100L a été retenu sur la base de nos expériences passées. Ce nombre évite certains comportements de stress des animaux. De plus, pour limiter le nombre de groupes d’animaux testé, des tests in vitro d’inhibition de bactéries pathogènes majeures de la truite arc en ciel seront préalablement réalisés pour n’utiliser que des solutions microbiennes pertinentes.

Raffinement

Les animaux sont observés chaque jour durant toute la durée du protocole. Les paramètres de température et d’oxygénation sont mesurés en permanence via des sondes. La qualité de l’eau (pH, teneurs en nitrites et en nitrates) est vérifiée chaque semaine pour garantir des conditions d’élevage optimales pour les poissons. L’application d’une grille de score clinique adaptée permettra d’évaluer la santé des poissons chaque jour (Annexe 2). En cas d’atteinte significative, les animaux seront retirés de l’expérimentation et euthanasiés. Chaque bac est enrichi de structures permettant aux poissons de se cacher.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est l’espèce piscicole d’eau douce la plus élevée en France et en Europe. Elle présente un intérêt économique élevé. Nous utiliserons des juvéniles de 20 – 30g car il s’agit du stade auquel les solutions microbiennes peuvent être utilisées en élevages piscicoles (assimilation via l’aliment) et qui est intéressant de protéger contre des maladies bactériennes car encore fragile.

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    • Oncologie
Saumons : 300
Autres poissons : 300
Souffrances
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Devenir
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Pour mesurer les dommages subis au passage d'une turbine hydroélectrique, 600 poissons, 300 anguilles européennes adultes et 300 juvéniles de saumons atlantiques, sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance légère, puis tous remis à l'eau. Chaque individu est capturé, anesthésié, mesuré, marqué par un transpondeur, puis lâché dans le système pour transiter par la turbine avant d'être récupéré dans une nasse. Le porteur classe le passage dans la turbine en intensité modérée mais déclare l'ensemble en gravité légère. Il présente les deux espèces comme classées en danger critique d'extinction, l'essai servant à valider une roue de turbine pour une usine hydroélectrique.

Objectifs

L’anguille européenne et le saumon atlantique sont des poissons migrateurs amphihalins (partage leur cycle de vie entre l'eau salée et l'eau douce) classés en danger critique d’extinction. Par ailleurs, pour la sauvegarde des anguilles, un plan de gestion national a été validé en 2010. L’un des impacts sur la population de ces espèces est la mortalité au passage dans les turbines, notamment pour l’anguille qui est une espèce qui vit et grandit en eau douce et se reproduit en mer. Elle effectue sa migration de dévalaison au stade adulte, avec des individus de grande taille donc l’impact des turbines peut être conséquent en termes de mortalité. La solution envisagée au niveau d’une usine hydroélectrique, est le remplacement des roues de turbines existantes par des roues compatibles avec la migration des espèces piscicoles, système ayant donné des résultats probants sur modèles réduits. Ainsi, l’objectif de notre projet est d’évaluer les dommages subis par les anguilles lors du passage au travers de ce type de turbine en faisant transiter directement dans le système un lot d’anguilles adultes et de juvéniles de saumons marqués avec des marques passives, récupérés à l’aval dans un piège-nasse et placés en stabulation dans des bassins pendant 48h pour effectuer les observations nécessaires permettant de statuer sur l’impact de cette turbine sur les individus selon une grille d'évaluation.

Bénéfices attendus

Les objectifs recherchés pour vérifier la compatibilité avec les espèces piscicoles de la roue testée pour les anguilles sur le site concerné sont un taux élevé d'anguilles et juvéniles de saumons vivants et sans dommage majeur, après le transit à travers le système et un temps d'observation après transit.

Procédures

Les poissons proviennent de pisciculture et sont stabulés dans des bassins adaptés sur une courte durée en attendant le début de l'expérimentation. La procédure débute par le prélèvement des poissons dans la zone de stabulation. Les poissons seront capturés dans un piège puis ils auront une anesthésie d’une durée de 1 à 2 minutes. Une fois sédaté, le poisson fait l’objet de mesures de taille et de poids et d'une vérification de son bon état sanitaire. Cette étape dure environ 1 minute, avant de procéder à un marquage unique par injection avec du matériel adapté d’une marque passive de type transpondeur. La totalité des opérations effectuées pendant la phase de sédation ne dépasse pas 15 secondes. Enfin, le poisson est placé dans une nasse de réveil pour une durée d’environ 10 minutes, assurant une récupération complète avant d'être remis à l'eau pour la poursuite du projet expérimental.

Impact sur les animaux

Les nuisances potentielles sont les suivantes : - Stress du maintien des anguilles et juvéniles de saumons dans les bassins de stabulation avant marquage (durée max 72 heures, intensité légère) - Stress de la contention et anesthésie (durée totale < 4 min intensité légère), - Stress du marquage pour l’insertion des marques (durée < 15s, intensité légère) - Gène post marquage (classe légère durée < 10 min) - Stress du lâcher et passage dans la turbine testée (intensité modérée) - Stress du maintien des anguilles et jeunes saumons dans les bassins de stabulation après récupération (durée max 72 heures, intensité légère)

Devenir

Les poissons utilisés pour cette expérimentation proviennent de pisciculture dédiée à l'élevage en vue de repeuplement pour les saumons, ou de pisciculture de grossissement pour les anguilles, individus arrivés sur les piscicultures à l'état de jeunes stades, donc des individus sauvages. Aprés expérimentation, tous les individus seront libérés dans le milieu naturel

Remplacement

Le projet porte sur les dommages subis par les espèces anguilles et saumons lors de leur passage dans la turbine compatible pour les espèces piscicoles. Ces individus, du fait de leur spécificité (taille pour les anguilles, taille, écaillage pour les jeunes saumons) ne peuvent être remplacés. En effet, la sensibilité et fragilité des poissons dépendent de sa facilité à perdre ses écailles (écaillages). Chaque espèce a une spécificité par rapport à ce point et deux espèces ne peuvent être comparées sur la perte des écailles qui diffère d'une espèce à l'autre.

Réduction

Le nombre d’individus a été estimé afin d'avoir des données suffisantes pour évaluer l'impact des turbines. pour cette étude, nous estimons qu’un échantillon maximal de 200 poissons transiteront dans la turbine. L’état de ces poissons sera analysé après avoir été recueillis dans le filet après passage dans le système de transfert et dans la turbine. Un lot témoin de contrôle de 100 poissons sera analysé dans le filet, ces poissons auront juste transité par le système de transfert puis dans le filet. Ils permettront ainsi de comparer l’état des poissons et évaluer le seul impact des turbines, les autres éléments (système de transfert et filet) étant les mêmes pour les 2 groupes de poissons

Raffinement

L’ensemble des manipulations a été raffiné et conçu pour limiter au maximum le stress et l’épuisement des animaux. Le marquage des animaux est réalisé sous anesthésie générale. Les animaux seront suivis jusqu’à récupération complète après l’anesthésie et relâchés dans le milieu naturel. Aucun poisson faible ou malade ne sera sélectionné pour l’implantation de l’émetteur (mycose, nageoire abîmée…). Par ailleurs, le poids des individus marqués sera toujours supérieur ou égal à 10 g pour que la marque ne représente pas plus de 1 % du poids de l’individu (valeur acceptée 2 %) et ainsi garantir au maximum un comportement normal après implantation de la marque. Si certains individus montrent des difficultés à s'endormir, ils seront relâchés dans le milieu naturel, sans participer à l'expérimentation afin de limiter leur stress.

Choix des espèces

L’étude cible la survie des anguilles et juvéniles de saumons lors de leur passage dans une turbine compatible avec les espèces piscicoles. Les anguilles utilisées sont des anguilles adultes en phase de migration vers l'océan, et le stade de saumon atlantique utilisé correspond à des jeunes saumons en phase de migration de dévalaison vers l'océan.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Saumons : 5700
Autres poissons : 2300
Souffrances
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▲ 8000
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Devenir
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 8000
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Pour suivre sur le long terme des populations de poissons migrateurs, 8 000 saumons, truites de mer, anguilles et aloses sont utilisés chaque année dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis relâchés sur leur lieu de capture. Chaque poisson est anesthésié, mesuré, marqué d'un transpondeur et prélevé d'écailles et d'un bout de nageoire, l'ensemble en une trentaine de minutes. Le projet documente l'état d'espèces sauvages fragilisées par les barrages, la pollution et la pêche. Il répond à un règlement européen encadrant la collecte de données sur les stocks halieutiques, de rares mortalités étant reconnues possibles.

Objectifs

La problématique centrale du projet est d’étudier l'évolution des populations d’amphihalins sous l'effet des changements environnementaux (changements globaux et locaux) qui affectent les cours d’eau. Des suivis biologiques et physicochimiques récurrents et sur du long terme (mission d'observatoire) depuis le début des années 1980 et alimentent des bases de données et des collections d’échantillons (écailles, tissus …). La collecte de ces données et échantillons a pour objectif de produire des connaissances sur l’état de conservation et les mécanismes de renouvellement et d’adaptation des populations aux fluctuations et évolutions de leur environnement incluant l’exploitation par pêche. Les espèces concernées sont le saumon atlantique, la truite de mer, l’anguille et les aloses. Les chroniques de données à long terme observées permettent de documenter les dynamiques passées et en cours. Elles servent de base pour la calibration de modèles à vocation prédictive et prospective.

Bénéfices attendus

Les données collectées et les travaux qui en sont issus ont une vocation opérationnelle pour la préservation de cette biodiversité remarquable et de ses habitats. D'un point de vue réglementaire, les données collectées permettent de répondre au règlement européen (n° 1004/2017) qui impose un cadre général pour la collecte, la gestion et l'utilisation des données dans le secteur de la pêche, visant à soutenir les avis scientifiques sur la Politique commune de la pêche. Les objectifs principaux de cette collecte de données sont de répondre aux appels à données des groupes d’experts internationaux fournissant des avis sur l'état des stocks de poissons et d'évaluer l'état des populations.

Procédures

Les animaux seront soumis à des mesures biométriques (taille et poids), à un marquage individuel à l'aide d'un transpondeur (puce identique à celles utilisées pour l'identification des chiens, chats ...), à un prélèvement d'écailles pour la mesure de l'âge et de la croissance et d'un petit bout de nageoire (0.25 cm²) pour des analyses génétiques, avant d'être relâchés sur leur lieu de capture. Le temps de procédure comprenant l'anesthésie, la manipulation, le réveil et le relâcher est d'environ trente minutes.

Impact sur les animaux

La capture, la manipulation pour les mesures biométriques, les prélèvements et le marquage peuvent générer un stress ponctuel des poissons et peut provoquer dans de très rares cas des mortalités. Il est de l’intérêt même des observateurs scientifiques de minimiser les perturbations induites sur les animaux d’étude dans un contexte de compréhension de processus naturels à l’œuvre.

Devenir

Tous les individus sont remis à l'eau dans leur secteur de vie d'origine

Remplacement

Il n’existe pas de substitut aux données et échantillons collectées in natura sur des populations réelles de poissons migrateurs. Même les approches par simulation via des modèles statistiques ou informatiques nécessitent en amont d’être calibrées sur des données d’observation réelles.

Réduction

Afin de ne pas échantillonner l’ensemble du cours d’eau tout en étant représentatif de la diversité d’habitats, des populations et de l’environnement, des plans d’échantillonnage (nombre de stations, période d’échantillonnage, répartition sur le cours d’eau) et des protocoles d’échantillonnage ont été développés pour permettre de capturer ces diversités tout en limitant le nombre d’individus manipulés. Pour les collections d’échantillon (écailles, tissus), tout est fait depuis la collecte (plan d’échantillonnage, mise en place de quota) jusqu’à la gestion des collections (subdivision des prélèvements, archivage et mutualisation des données...) pour maîtriser le nombre d’échantillons collectés et leur consommation tout en répondant aux objectifs scientifiques. Pour les programmes de marquage, c’est essentiellement le nombre de marques recapturées qui conditionne la fiabilité des analyses statistiques ultérieures. Les effectifs d’individus marqués ne représentent que quelques % à quelques dizaines de % de la population totale (suivant que l’on considère l’effectif total ou celui d’un stade particulier) dans nos protocoles.

Raffinement

Des épuisettes à fines mailles et sans nœud sont utilisées pour transférer les individus d’un bac à l’autre (stabulation ou anesthésiant). Le protocole utilisé limite au maximum le temps de manipulation hors de l’eau du poisson et des bassins bien oxygénés sont utilisés pour le temps de réveil. Il ne s’écoule en général pas plus de 30 minutes maximum entre l'anesthésie et le relâcher dans le milieu naturel et tous les individus capturés sont relâchés à l’endroit de leur capture dès leur réveil post-manipulation terminé. Les bacs de stockage sont adaptés à la taille et au nombre de poissons. La durée d’émersion et de manipulation (principale source de stress) est limitée au maximum (moins d’une minute en général). Les manipulations se font après une anesthésie légère pendant quelques minutes qui vise à tranquilliser les animaux et à éviter tout risque de blessure. Si les points limites (signes extérieurs d’altération de leur état sanitaire) sont observés, les individus sont sortis de la procédure. Pour les échantillonnages réalisés par piégeage, les cages de capture sont spacieuses, leur volume étant de 12 et 4 m3 Elles sont relevées tous les jours, entre 1 et 3 fois par jour, pour éviter l’accumulation de poissons et limiter le temps de séjour, sources potentielles d’augmentation du stress. Une attention particulière est portée à l’amélioration du bien-être animal lors des travaux d’entretien ou de rénovation des installations de piégeage. Des dispositifs ont été mis en place pour que les poissons sortent le moins possible de l’eau au cours de tout le processus de capture-manipulation-relâcher.

Choix des espèces

Les espèces étudiées sont des animaux migrateurs qui partagent leur cycle de vie entre l’eau douce et le milieu marin. Ces espèces sauvages emblématiques sont fragilisées par la pollution de l’eau, les barrages, l’exploitation halieutique et le changement climatique. Leur fragilité est reconnue par l’Union Européenne, entre autres dans sa directive « Habitat », mais aussi par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Ces espèces sont des indicateurs de la fonctionnalité des milieux qu’elles fréquentent. Les animaux sont observés aux stades juvéniles et adultes. C’est la possibilité d’observer ces différents stades qui permet d‘appréhender la dynamique de renouvellement des populations et d'évaluer la capacité des espèces à faire face à des environnements changeants.

  • Protection de l’environnement
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Autres poissons : 240
Souffrances
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▲ 240
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Devenir
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Capturés dans le fleuve, anesthésiés, puis équipés d'un émetteur acoustique implanté dans l'estomac ou sous la peau après incision, 240 poissons de trois espèces sauvages sont remis à l'eau vivants, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Grandes aloses, lamproies marines et silures subissent aussi un prélèvement d'écailles et de nageoire, l'ensemble tenant en moins de trois minutes par individu. Le projet suit à distance la remontée de ces migrateurs pour évaluer le franchissement d'un secteur de fleuve récemment restauré. Il répond à une étude réglementaire fixée par arrêté inter-préfectoral, un faible taux de mortalité post-opératoire étant admis d'avance.

Objectifs

L’étude vise à acquérir des connaissances sur le comportement de deux espèces de poisson migrateurs menacés, la grande alose et la lamproie marine. Ces espèces vivent en milieu marin et remontent se reproduire dans les fleuves. Il s’agira d’évaluer les remontées des individus dans un grand fleuve et le franchissement d’un secteur récemment restauré, en utilisant une technologie de suivi à distance (télémétrie acoustique). Des émetteurs seront implantés dans les poissons avant leur reproduction, de manière à les localiser ensuite à l’aide de récepteurs répartis dans l’aire d’étude pour mieux comprendre leur comportement, les entraves potentielles à la migration et les taux de prédation par le silure. Il s’agit d’une étude réglementaire, fixé par arrêté inter-préfectoral.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d’améliorer les connaissances sur le comportement de la grande alose et de la lamproie marine pendant leur migration de reproduction dans un grand fleuve, et de comparer les résultats à une étude antérieure réalisée avant des travaux de restauration du fleuve, afin d'améliorer ensuite la gestion et la conservation de ces espèces.

Procédures

Les aloses capturées seront anesthésiées puis marquées par implantation gastrique d'émetteur acoustique (100 individus), et feront l’objet de prélèvements d’écailles et de nageoire. Les lamproies marines (130 individus) et les silures (10 individus) seront anesthésiés puis marqués par implantation chirurgicale d'émetteur acoustique. La manipulation n’excédera pas 3 minutes.

Impact sur les animaux

La capture, le transport, la stabulation, le marquage ainsi que les prélèvements d’écailles et de nageoires sont autant d’étapes nécessaires à l’étude et susceptibles d’induire un stress sur les animaux. Le marquage gastrique ou chirurgical génère un stress supplémentaire lors de la préhension, l’anesthésie et l’incision, et un risque de douleur post-implantation.

Devenir

Tous les individus capturés puis marqués seront remis à l’eau vivants pour l'étude de leur comportement dans le milieu naturel.

Remplacement

Le modèle biologique ne peut être remplacé pour cette étude comportementale qui implique de travailler nécessairement sur des individus vivants dans leur milieu naturel. Nous attendons des données sur la propension des individus à se déplacer et poursuivre leur migration jusqu’aux zones de reproduction accessibles. Il est donc nécessaire d'avoir recours à des animaux sauvages pour atteindre les objectifs du projet.

Réduction

Le projet est prévu en principe sur une durée de deux années, mais sera reconductible l’année suivante (3 ans au total) en cas de difficultés de capture. Il prévoit le marquage de 100 aloses, 130 lamproies et 10 silures, ce qui est un minimum (règle des 3 R : réduction) pour pouvoir décrire les comportements. Cet effectif tient compte d’un taux de mortalité post-opératoire assez faible (jusqu’à 3% généralement), de la prédation potentielle, et de la capture par la pêche. Grâce au réseau de récepteurs déployés, les détections des individus marqués seront a priori importantes, d’où une limitation à un maximum de 240 poissons. Cet objectif apparaît comme une cible réaliste au vu des effectifs en migration sur le fleuve étudié. Des analyses descriptives seront réalisées (taux de redétection, distances de déplacement, vitesses de déplacement, …).

Raffinement

Le protocole a été pensé pour tenir compte de la sensibilité des espèces migratrices, en particulier l’alose, aux opérations de capture-biométrie-marquage. Toutes les étapes des procédures jusqu’au réveil seront réalisées précisément sur le même site, soit directement sur le bateau, soit à proximité du fleuve. Pour les aloses et les silures, l’utilisation d’un brancard pour l’anesthésie permet de réduire le stress. Le marquage des aloses est réalisé directement dans le brancard. Le marquage des lamproies et silures sera réalisé dans un bac avec recirculation, pour maintenir l’oxygénation des branchies. Les poissons seront régulièrement observés et la qualité de l’eau surveillée. Les méthodes de marquage tiennent compte des spécificités et de la sensibilité des espèces et ont déjà été expérimentées et validées lors d’études précédentes. Des mesures sont prises pour réduire les effets délétères sur la survie (stress, souffrance, infection) et le comportement des animaux, en utilisant des points limites adaptés. Le ratio entre le poids des émetteurs implantés et celui des poissons sera largement inférieur à la limite préconisée pour les marquages d’animaux. Enfin, la phase de réveil se déroule soit directement dans le fleuve soit dans des bacs de grand volume alimentés par l’eau du fleuve. Dès reprise de la nage, les individus seront relâchés.

Choix des espèces

Les espèces cibles sont la grande alose et la lamproie marine. Ces deux espèces migratrices peuvent être considérées comme des indicateurs de la bonne connectivité des fleuves. Le projet porte plus spécifiquement sur la phase de migration de reproduction des 2 espèces, afin d’évaluer l’effet de travaux de restauration d’un grand fleuve sur cette étape majeure du cycle de vie des deux espèces. Le silure glane est la troisième espèce étudiée, en tant que prédateur des espèces migratrices. Les poissons seront marqués au stade adulte reproducteur, juste avant la reproduction (février-avril pour la lamproie marine, début mai pour la grande alose).

  • Enseignement supérieur
  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Saumons : 270
Souffrances
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▲ 270
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Devenir
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 270

Rendre l'élevage de truites plus résistant aux canicules : 270 truites arc-en-ciel juvéniles sont soumises pendant 18 jours à un manque d'oxygène, à des températures proches de leur limite physiologique, ou aux deux, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont ensuite anesthésiées puis tuées par surdosage de tricaïne pour prélever leur système digestif. Le porteur annonce une léthargie initiale et une baisse de prise alimentaire de 15 à 20 %, qu'il présente comme temporaire, et n'attend aucune mortalité. Il justifie ces conditions en indiquant qu'elles correspondent à ce que les poissons rencontrent dans le milieu naturel, et rappelle que la truite arc-en-ciel est l'espèce piscicole la plus produite en France.

Objectifs

Ce projet vise à évaluer les mécanismes de réponse cellulaire du système digestif de la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) soumis à un stress thermique et à une diminution de la disponibilité en oxygène dans le milieu (hypoxie).

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice attendu de ce projet est la production de données expérimentales solides sur les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans la réponse du système digestif de la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) soumise à un stress thermique et hypoxique. Ces connaissances apporteront des éléments essentiels pour identifier les cibles physiologiques et moléculaires clés permettant des interventions nutritionnelles adaptées, nécessaires pour renforcer la résilience des poissons face aux épisodes de canicule, dont la fréquence augmente avec le changement climatique.

Procédures

Les animaux seront soumis, pendant une durée de 18 jours, à des contraintes spécifiques, en fonction du groupe de traitement : • Traitement 2 : exposition à des conditions hypoxiques. • Traitement 3 : exposition à des contraintes de température. • Traitement 4 : exposition à des contraintes combinées de température et d’hypoxie. • Traitement 5 : exposition à des contraintes de température. • Traitement 6 : exposition à des contraintes combinées de température et d’hypoxie. À la fin de la période expérimentale, les poissons seront capturés par du personnel formé et expérimenté, anesthésiés dans un bain de tricaïne méthanesulfonate, puis euthanasiés par surdosage de tricaïne.

Impact sur les animaux

Le stress thermique et hypoxique auquel les animaux seront soumis est susceptible d’induire une léthargie au début, le temps que les poissons s'habituent, mais cette gêne sera temporaire. Par ailleurs, la prise alimentaire diminuera, mais cette réduction sera faible (de 15 à 20% retour d’expérience sur des expérimentations similaires), car l'impact global reste limité en raison de l'exposition à des températures proches de la limite physiologique des poissons. Aucune mortalité n’est attendue, du moins pas en conséquence de la manipulation des animaux, des conditions expérimentales ou des modifications physiques de leur environnement.

Devenir

Tous les poissons impliqués (270 animaux) seront euthanasiés afin de prélever des tissus pour les analyses biologiques et biochimiques essentielles aux objectifs du projet.

Remplacement

L’objectif de cette étude est d’examiner les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans la réponse digestive de la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) lorsqu’elle est exposée à un stress thermique et hypoxique. Ces processus physiologiques reposent sur des interactions complexes et intégrées entre plusieurs tissus du système digestif, qui ne peuvent pas être reproduites de manière fiable par des approches in vitro (culture cellulaire) ou in silico (modélisation informatique). Par conséquent, le recours à des animaux vivants est indispensable afin d’obtenir des données précises et biologiquement pertinentes sur les impacts physiologiques de ces facteurs de stress environnementaux dans des conditions expérimentales contrôlées.

Réduction

Le plan expérimental a été soigneusement conçu pour utiliser un nombre minimal de poissons, tout en garantissant la rigueur scientifique et la reproductibilité des résultats. L’étude comprend six traitements (un témoin et cinq conditions de stress), chacun répliqué dans trois bacs, soit un total de 18 bacs, avec 15 truites arc-en-ciel juvéniles par bac, pour un total de 270 poissons. Cette taille d’échantillon et ce niveau de réplication ont été déterminés afin de fournir une puissance statistique suffisante pour détecter les effets des traitements sur les réponses moléculaires, tout en évitant une surreprésentation inutile. Les poissons seront répartis aléatoirement dans les bacs et acclimatés avant le début des traitements expérimentaux, afin de minimiser la variabilité et de maximiser les informations obtenues de chaque individu. De plus, le choix des conditions de stress et de la réplication des bacs a été guidé par l’expérience préalable et la littérature scientifique, dans le but de réduire le nombre d’animaux tout en maintenant la robustesse et la fiabilité des résultats.

Raffinement

Dans le cadre de ce projet, plusieurs mesures seront mises en œuvre afin d’améliorer le bien-être animal et de minimiser la douleur, la souffrance et le stress : • Les conditions d’hébergement seront optimisées en termes de nutrition, densité de peuplement, qualité de l’eau et photopériode. • Les stress thermiques et hypoxiques appliqués dans l’étude correspondent à des conditions naturellement rencontrées par les animaux dans le milieu naturel, ce qui limite l’introduction de facteurs de stress artificiels. • Une surveillance continue des animaux sera assurée afin de détecter précocement tout signe de détresse et de permettre la mise en place rapide de mesures correctives. Ces mesures garantissent que les procédures expérimentales sont conduites conformément aux principes de raffinement, en priorisant le bien-être des animaux tout en maintenant la validité scientifique de l’étude. Le bien-être animal sera évalué quotidiennement à l’aide d’une grille de scoring basée sur des points limites prédéfinis. Les critères pris en compte incluront : comportementaux : prostration ou isolement prolongé, anomalies de nage, diminution marquée de la prise alimentaire, positions inhabituelles dans la colonne d’eau ; physiques : altérations de l’état corporel, lésions cutanées, signes de pathologies ou dégradation de l’aspect général. En cas d’atteinte d’un seuil critique (score ≥3 pour l’un des critères), l’animal concerné sera euthanasié sans délai, conformément aux procédures réglementaires en vigueur, afin de prévenir toute souffrance inutile.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) est l’espèce piscicole la plus produite en France et présente une importance agronomique et commerciale majeure. Cependant, cette espèce est de plus en plus confrontée à la fréquence et à l’intensité croissantes des vagues de chaleur liées au changement climatique. Ces épisodes thermiques peuvent avoir des effets sévères sur sa physiologie, sa croissance et sa survie. Ainsi, l’identification de stratégies d’atténuation efficaces constitue une priorité pour assurer à la fois la durabilité de l’aquaculture et le bien-être des animaux. Pour développer de telles stratégies, il est essentiel de comprendre comment la température et la disponibilité en oxygène influencent le métabolisme cellulaire du système digestif de la truite arc-en-ciel. Les poissons auront un poids moyen compris entre 20 et 40 g au début de l’expérience, ce qui indique qu’ils seront au stade juvénile. Cette taille permettra de réaliser les expériences dans des conditions optimales au sein de l’unité expérimentale, tout en étant suffisamment grande pour prélever des échantillons de tissus digestifs en quantité adéquate pour les différentes analyses moléculaires ultérieures.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 300
Souffrances
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Devenir
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Capturées dans un piège lors de leur migration de reproduction, 300 lamproies marines sauvages vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis relâchées dans la rivière. Chaque poisson est maintenu jusqu'à 18 heures en bassin de stabulation, anesthésié, mesuré, pesé, puis équipé d'un émetteur radio et acoustique implanté dans la cavité abdominale, avant un réveil d'une dizaine de minutes en nasse amarrée d'où il repart seul. L'espèce figure sur la liste rouge de l'UICN en France et ses indicateurs de population baissent depuis onze ans, avec une absence récurrente de nids. L'effectif retenu, deux échantillons de 30 lamproies par an pendant cinq ans, est justifié par la variabilité des débits et par une mortalité naturelle qui "pourrait réduire légèrement" ce nombre.

Objectifs

La lamproie marine est un poisson migrateur amphihalin, c’est-à-dire qu’il effectue une partie de son cycle biologique dans l’océan (phase de grossissement) et l’autre partie en eau douce (phase de reproduction et développement des larves). Cette espèce est historiquement présente sur de nombreux systèmes fluvio-estuariens. Elle fait partie depuis 1992 des espèces prioritaires d’intérêt communautaire de l’Union Européenne qui doivent être protégées au titre de la biodiversité grâce à la conservation des habitats naturels aquatiques. Elle est inscrite sur la liste rouge des espèces menacées en France par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Les principales menaces recensées sur cette espèce sont l’entrave à la libre circulation (difficulté d’accès aux frayères du fait des barrages présents sur les cours d’eau), la dégradation potentielle de l’habitat nécessaire à la reproduction et une prédation en rivière lors de sa migration. De nombreux suivis sont mis en place depuis ces dernières années pour suivre l’état des populations (comptages sur frayères ainsi qu’au niveau de stations de contrôle et suivi de l’efficacité de la reproduction). Or, depuis presque 11 ans, l’ensemble de ces indicateurs est à la baisse, et tendent vers un constat de situation alarmante de la population avec notamment une absence récurrente de reproduction (absence de nids). Des suivis complémentaires doivent donc être mis en place afin d’évaluer le comportement de migration d’un échantillon de la population préalablement équipé d’émetteurs radio et acoustique afin de comprendre la réelle problématique rencontrée lors de cette phase fondamentale du cycle de vie.

Bénéfices attendus

L'objectif de cette étude est de mieux appréhender le comportement des lamproies marines pendant la phase de migration. Il s'agit d'une approche intraspécifique chez la lamproie où la variabilité des trajectoires individuelles sera décrite pour une prise en compte spatiale et temporelle des données de suivi par télémétrie. L’étude cherche à amener des éléments pertinents permettant d’expliquer la chute drastique du stock reproducteur.

Procédures

La procédure débute par le prélèvement des poissons dans la zone de stabulation. Les poissons seront capturés dans un piège puis ils auront une anesthésie d’une durée de 1 à 2 minutes. Une fois sédaté, le poisson fait l’objet de mesures de taille et de poids durant environ 1 minute, avant de procéder à un marquage unique télémétrique et acoustique dans la cavité abdominale, en moins de cinq minutes. La totalité des opérations effectuées pendant la phase de sédation ne dépasse pas 5 minutes. Enfin, le poisson est placé dans une nasse de réveil pour une durée d’environ 10 minutes, assurant une récupération complète avant son retour dans le milieu naturel. Cette nasse de réveil est amarrée dans la rivière et dispose d’ouvertures sur les bords permettant aux lamproies de partir d’elles même lorsqu’elles sont réveillées sans manipulation humaine supplémentaire.

Impact sur les animaux

Les nuisances potentielles sont les suivantes : - Stress du maintien des lamproies dans les bassins de stabulation (durée max 18 heures, intensité légère et modérée) - Stress de la contention et anesthésie (durée totale < 4 min intensité légère), - Stress du marquage pour l’insertion des marques (durée < 5 min, intensité légère) - Retard migratoire (temps de piégeage et manipulations estimée entre 10 et 30 min nuisance légère) - Inconfort et douleurs légères post marquage (classe légère durée < 10 min)

Devenir

Tous les poissons seront libres dans leur milieu naturel

Remplacement

Le projet porte sur le comportement migratoire des lamproies, il n’est pas possible d’appliquer la règle du remplacement. Il est donc indispensable de recourir à des individus de l’espèce et du stade visé (lamproie marine adulte en migration de reproduction) afin d’obtenir des données pertinentes.

Réduction

Dans des systèmes ouverts de grande taille, le choix de deux échantillons contenants chacun n=30 lamproies/an correspond au minimum d'individus nécessaires pour rendre compte des variabilités des paramètres environnementaux (débit notamment) et de la variabilité intraspécifique sachant que la mortalité naturelle pourrait réduire légèrement cet effectif. Par ailleurs, la reconduction de l’étude pendant 5 ans permet de mener les suivis dans différentes conditions environnementales et ainsi objectiver les résultats vis-à-vis des différents partenaires techniques.

Raffinement

L’ensemble des manipulations a été raffiné et conçu pour limiter au maximum le stress et l’épuisement des animaux. Le marquage des animaux est réalisé sous anesthésie générale. Les animaux seront suivis jusqu’à récupération complète après l’anesthésie et relâchés dans le milieu naturel. Aucun poisson faible ou malade ne sera sélectionné pour l’implantation de l’émetteur (mycose, nageoire abîmée…). Par ailleurs, le poids des individus marqués sera toujours supérieur ou égal à 1000 g pour que la marque ne représente pas plus de 1 % du poids de l’individu et ainsi garantir au maximum un comportement normal après implantation de la marque. En cas de difficulté à l’endormir, la lamproie sera positionnée dans l’eau claire pour un réveil total avant d’être relâchée dans le milieu naturel sans être marquée. Une injection d'un analgésique sera effectuée pour réduire la douleur post opératoire au droit de l'incision.

Choix des espèces

L’étude cible la migration de la lamproie marine et cherche à amener des éléments pertinents permettant d’expliquer la chute drastique du stock reproducteur. L’objectif étant d’étudier le comportement des lamproies pendant leur migration de reproduction sur la partie moyenne des fleuves. Les individus utilisés seront donc nécessairement adultes et matures sexuellement.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Guppys : 500
Saumons : 4000
Loups de mer : 2000
Autres poissons : 2000
Souffrances
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▲ 8500
Devenir
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 8500

Prélevés vivants, parfois moribonds, dans les élevages ou les zones touchées par une mortalité anormale, des poissons sont transportés jusqu'à 36 heures vers le laboratoire. Le projet prévoit un maximum de 8 500 poissons d'eau douce et de mer, saumons, bars, guppys ou carpes koï, dans des procédures classées en niveau de souffrance sévère, tous tués au terme des essais. Ils sont infectés pour évaluer la virulence d'un agent suspecté ou tester un vaccin, avec trois prélèvements de sang au maximum sous anesthésie et une grille de notation qui déclenche la mise à mort lorsque le point limite est atteint. Le porteur reconnaît ne pas pouvoir projeter précisément les effectifs, évoquant une cinquantaine d'individus pour confirmer un agent et jusqu'à 500 pour évaluer un traitement.

Objectifs

Ce projet a pour objectif de mettre en place les conditions de réactions rapides des autorités sanitaires en cas de pathologies infectieuses en élevages aquacoles et/ou au niveau de la faune sauvage aquatique, associées à un tableau clinique atypique. Il englobe l'ensemble des expérimentations à mettre en place de manière urgente pour isoler, identifier, caractériser et développer des outils de diagnostic spécifiques et sensibles de première génération, mais également pour tester rapidement des solutions thérapeutiques ou vaccinales. Cette demande s'adresse potentiellement à l'ensemble des espèces de poissons d'eau douce et d'eau de mer. Les recherches plus spécifiques associées aux agents infectieux détectés feront l'objet de saisines distinctes. La quantité d’animaux et les espèces utilisées seront fonction des urgences sanitaires et il est complexe d’en avoir une projection précise. Nous estimons néanmoins qu’un maximum de 8 500 animaux sera utilisé sur la durée totale de l’autorisation.

Bénéfices attendus

Une identification rapide des agents infectieux associés dans les cas atypiques observés et une gestion sanitaire améliorée au niveau de la filière aquacole et/ou de la faune aquatique sauvage.

Procédures

La durée de transport sera fonction de la distance entre les sites mais ne dépassera pas 36h. Des prises de sang pourront être pratiquées chez certains animaux en expérimentation (3 prélèvements maximum, opération durant 1 minute). Les prélèvements d'organes seront réalisés sur animaux morts.

Impact sur les animaux

Les animaux infectés par un virus à étudier pourraient présenter des signes cliniques évocateurs de maladie. Une grille de notation permettra de suivre l'évolution de ces signes et le cas échéant, de procéder à la mise à mort de l'animal si le point limite est atteint. Les prélèvements d'organes seront réalisés sur animaux morts, donc sans nuisance pour les animaux. Seuls les prélèvements de sang seront opérés sur animaux anesthésiés, cet acte pouvant entraîner une légère douleur lors de la piqûre de l'aiguille.

Devenir

Au regard du contexte sanitaire, tous les animaux seront mis à mort au terme des procédures.

Remplacement

Un diagnostic in vitro est engagé systématiquement, avec différentes approches analytiques, en amont des essais in vivo mais il ne se substitue pas à des essais in vivo qui eux seuls pourront permettre d’évaluer la virulence d’un agent pathogène suspecté ou l’efficacité d’un traitement vaccinal. Il est également nécessaire dans de nombreux cas, pour faciliter le diagnostic initial, de travailler sur des poissons vivants (asymptomatiques et/ou moribonds) issus de l’élevage ou de la zone impactée et susceptibles d'être contaminés par l'agent à identifier afin de mettre en place l'ensemble des approches analytiques et de caractérisation possibles dans les meilleures conditions.

Réduction

Le nombre de poissons utilisé sera fonction de l’objectif. Il pourra être relativement limité (qqs individus) pour la confirmation de l’agent incriminé et aller jusqu’à plusieurs centaines pour le développement et l’évaluation d’un traitement. Le nombre d’individus qui pourra être utilisé dans cette procédure est très variable, et dépendra de la clinique et de la mortalité observée sur le terrain. En règle générale, il est commun de réaliser des tests de pathogénicité sur une cinquantaine d’individus (justification statistique pour mettre en évidence un effet significatif du virus testé), mais selon les cas, il peut être nécessaire de mettre en œuvre des essais sur 500 individus.

Raffinement

Un enrichissement des bassins est effectué (couvercles pour permettre aux poissons d'avoir une zone d'ombre et de se cacher, bullage, circuit d’eau ouvert en continu, paramètres de qualité d’eau contrôlé, …). Au cours des tests, une surveillance accrue est réalisée. Elle permet d’évaluer quotidiennement la présence de signes cliniques pour chaque animal et d’en quantifier l’importance en utilisant une grille de notation. Si une souffrance importante est constatée, elle donne lieu à une mise à mort compassionnelle.

Choix des espèces

Espèces d'eau douce ou de mer faisant l'objet d'un élevage économiquement important sur le territoire (truites arc en ciel, saumons, bars, daurades, turbots, carpes, esturgeons, perches, ...), espèces de poissons d’ornement (carpes Koi, carassins…), espèces faisant l'objet de plans de repeuplement (civelles, ...), espèces fortement présentes dans les écosystèmes naturels et/ou élevées en mode extensif. Tous les stades pourront être étudiés (en fonction du contexte propre à chaque épidémie / évènement sanitaire atypique

Reproduction assistée d’esturgeons sterlet

(NTS-FR-977686v1 – 01/04/2026)
  • Conservation des espèces
Autres poissons : 180
Souffrances
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▲ 180
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Devenir
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 180
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180 esturgeons sterlet vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis conservés dans le stock captif de l'établissement. Les femelles reçoivent une stimulation hormonale, subissent une biopsie d'ovocytes sous anesthésie à la sonde cannelée, puis un massage ventral de trente à quarante secondes pour la collecte des gamètes, après deux à trois semaines dans un bassin de reproduction plus étroit. Le projet est classé en préservation des espèces, alors que les œufs produits alimentent des expérimentations sur les effets du changement climatique et des pollutions, et qu'une partie des poissons sert à renouveler un cheptel vieillissant issu d'un élevage hongrois. Le porteur écrit que les reproducteurs utilisés "interviennent en remplacement des espèces menacées" qu'il s'agit de préserver.

Objectifs

Les esturgeons sont des poissons très anciens (apparition il y a 250 millions d’annnées). Les activités humaines (surpêche, pollutions, dégradation des habitats) ont entrainé leur raréfaction en milieu naturel. 80 % des espèces d’esturgeon sont aujourd’hui menacées. Des recherches menées en France et à l’étranger ont permis la mise au point de méthodes d’élevage en piscicultures, lesquels se sont fortement développés dans les années 80-90, en rapport avec l’interdiction des pêches. La reproduction assistée est bien maitrisée. Elle permet la production de poissons pour les élevages commerciaux, la recherche et de soutenir les stocks sauvages menacés via des repeuplements. Nous disposons depuis le début des années 80 d’un stock d’esturgeons sterlet, issu d’un élevage hongrois. Cette espèce a été très étudiée (biologie, nutrition, comportement, ..) et présente de fortes similitudes avec les autres espèces d’esturgeons notamment pour le développement embryonnaire. Son élevage est bien maitrisé. Sa croissance est rapide et son poids à l’âge adulte n’est pas très élevé (3 à 5 kg). Il est possible d’obtenir des reproductions « assez rapidement », car sa puberté est plus précoce (3 à 4 ans) que chez la plupart des autres espèces. Cela en fait un bon modèle pour les expérimentations visant à préserver les espèces d’esturgeons menacées. Dans les années à venir nous prévoyons de poursuivre nos travaux portant sur les effets du changement climatique et des pollutions, les réponses des individus à ces facteurs de stress, et sur les méthodologies d’élevage (pour une plus grande rusticité des animaux destinés au repeuplement). Nous souhaitons pour cela réaliser des reproductions assistées pour la production de gamètes, embryons, jeunes poissons, dédiés à ce type d’expérimentation. Une partie des animaux produits pourra être conservée pour le renouvellement du stock vieillissant, en fonction de leur intérêt génétique. Assurer cette production en interne nous permet de répondre aux impératifs de traçabilité et de qualité notamment sanitaire et génétique, pour garantir la fiabilité des travaux de recherche.

Bénéfices attendus

Les œufs produits sont utilisés pour des expérimentations qui entrent dans le champ thématique de la conservation d’espèces. Elles peuvent bénéficier à l’ensemble des espèces d’esturgeons lesquelles, pour la plupart, sont menacées dans le monde. Elles sont prioritairement réalisées pour la préservation de l’espèce européenne qui est en danger critique d’extinction et fait l’objet d’un plan national d’actions. Une partie limitée des animaux produits sera conservée pour assurer le renouvellement du cheptel, et permettre ainsi la poursuite des travaux de recherche.

Procédures

Une biopsie réalisée par femelle pour la récupération d’ovocytes avec une sonde cannelée. Les poissons sont placés sur le dos dans une bâche de contention en V inclinée vers le bas. Les gamètes sortent naturellement via leur orifice urogénital par simple gravité. Un massage ventral doux est réalisé pour accélérer la collecte.

Impact sur les animaux

- Stress lors du transfert des animaux en bassin de ponte (1 min par poisson). - Réduction de leur espace, le temps du séjour des géniteurs en bassin de reproduction (2 à 3 semaines). - Mobilité réduite (10 à 20 min) le temps du réveil, suite à l’anesthésie réalisée pour les femelles qui sont soumises à une biopsie. - Stress lors de la stimulation hormonale des poissons en avril (1 à 2 min par poisson), puis lors de la collecte des gamètes par massage (30 à 40 s par poisson).

Devenir

Animaux conservés dans le stock captif

Remplacement

Les reproducteurs utilisés interviennent en remplacement des espèces menacées que nous souhaitons contribuer à préserver.

Réduction

La période de reproduction des esturgeons dans nos conditions d’élevage peut s’étaler de février à mai. Nous avons choisi de réaliser les reproductions artificielles en avril. A cette période, les poissons sont les plus avancés en maturation et la dégradation naturelle des gamètes n’a pas commencé. Cela permet d’optimiser les chances de succès des reproductions, tout en limitant le nombre de poissons utilisés. Une à deux reproductions par an seront réalisées, pour potentiellement 12 possibles sur notre site. Nous utilisons des indicateurs de maturation performants pour la sélection des géniteurs. Cela conduit à limiter le nombre de géniteurs présélectionnés par ponte (10 femelles et 8 mâles) Les génitrices qui, après analyse de leur état de maturation, ne montrent pas de critères optimaux, ne sont pas retenues et sont remises en élevage.

Raffinement

Les bassins dédiés aux reproduction sont alimentés en eau de rivière brute entrainant un enrichissement naturel de l’environnement (développement d’algues, de mousses, ..). Un dépôt contrôlé de vase sur le fond est maintenu, car apprécié par les esturgeons (poissons benthiques). L’intensité lumineuse est limitée (bassins placés sous serre, avec filets d’ombrage). Les bassins sont équipés de capteurs qui enregistrent en continu le taux d’oxygène et la température. Ils sont reliés à un système d’alarme permettant d’intervenir rapidement en cas de dégradation de la qualité de l’eau. Les observations journalières des poissons sont facilitées par la taille adaptée des bassins de reproduction et le nombre limité de poissons par bassin. Une grille de score, intégrant les points limites, est utilisée pour s’assurer du bien-être et de la bonne santé des animaux. Ces bassins sont situés à proximité immédiate du bassin d’élevage, ce qui y facilite leur transfert en civière (durée 1 min). Ils sont alimentés par la même eau que durant la phase d’élevage et la densité de poissons y est 2 à 2,3 fois plus faible. Les poissons n’y demeurent que 2 à 3 semaines pour limiter les effets négatifs liés à la perte d’espace. La détection des géniteurs en stade avancé de maturation est effectuée par échographie, méthode non invasive. Elle dure moins d’une minute/poisson. Le choix des géniteurs est réalisé en vue d’une participation équilibrée des animaux durant les 5 ans du projet. La biopsie nécessaire pour la sélection des génitrices est réalisée sous anesthésie. L’intervention dure peu de temps (moins de 3 min/poisson). Le réveil se fait dans une zone dédiée du bassin de ponte, pour éviter les contacts entre animaux et faciliter leur observation. Le choix de la période de reproduction en période de pic de maturation permet de limiter l’intensité des stimulations. Les besoins en œufs pour les expérimentations sont très limités en nombre (quelques grammes). Cela permet d’éviter de réaliser une chirurgie invasive et une anesthésie supplémentaire chez les femelles, pour leur récupération. Les oeufs sont collectés en une fois, comme pour les semences, par simple massage de courte durée (30 à 40 s). Les différentes interventions sur les géniteurs (biopsies, injections hormonales et collectes de gamètes) sont réalisées sur une table spécifique. Elle est équipée d’une bâche de contention en forme de V, permettant un bon maintien des animaux tout en empêchant tout choc traumatique.

Choix des espèces

L’espèce est déjà présente sur site depuis plus de 20 ans. Son élevage est bien maitrisé par les personnels sur place, ce qui optimise les chances d’obtenir des résultats pour les reproductions artificielles. Elle a fait l’objet de nombreuses études et présente des similitudes biologiques avec d’autres espèces d’esturgeons menacées. C’est donc un modèle particulièrement intéressant pour les expérimentations dédiées à leur préservation. Les animaux utilisés sont des géniteurs en capacité de se reproduire. Cela est nécessaire pour la production de gamètes et la réalisation de reproductions artificielles.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 7200
Souffrances
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▲ 7200
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Devenir
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 7200

Tués à douze mois pour éviter, selon le porteur, l'apparition de signes de vieillissement, 7 200 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le projet consiste à créer et entretenir des lignées où douze gènes liés à l'habituation sont remplacés par une protéine fluorescente. Aucune intervention n'est déclarée sur les poissons de plus de cinq jours, la surveillance se limitant à cinq jours sur sept, avec pour points limites la scoliose, une nage anormale ou des femelles remplies d'œufs. Le tri des embryons de moins de cinq jours, hors du champ réglementaire, réduit selon lui le nombre d'individus élevés, sans que le RNT indique combien sont écartés à ce stade.

Objectifs

Chez les patients atteints de schizophrénie ou d'autisme, le processus d'habituation, un type de mémoire, est impacté. Nous avons reproduit ce mécanisme d'habituation chez le poisson zèbre. Quand il est soumis à des éclairs ou des bruits, le poisson zèbre réagit en changeant de direction. Lorsqu'il est soumis de façon répétée à ces stimuli, cette réponse diminue, formant l’habituation. Suite à la recherche de gènes impliqués dans cette habituation, nous étudions 12 protéines. Dans ce projet, nous voulons générer des poissons zèbres avec des neurones où les gènes ciblés seront remplacés par de la fluorescence ce qui nous permettra d'étudier les effets des protéines invalidées sur l'habituation en évitant le génotypage par prélèvement de la nageoire.

Bénéfices attendus

Les défauts d'habituation observés dans les cas de pathologies psychiatriques comme la schizophrénie ou l’autisme chez l'homme nous montrent l'importance de cette étude. En comparaison des lignées classiques invalidées pour ces gènes, la création de ces lignées nous permettra non seulement de comprendre où sont localisées les protéines, d'étudier leur rôle tout en évitant un génotypage par biopsie de la nageoire caudale.

Procédures

Aucune intervention ne sera réalisée sur les poissons âgès de plus de 5 jours.

Impact sur les animaux

Lors de la génération et l'élevage des individus mutant, aucun effet indésirable n'est attendu considérant nos résultats précédents avec des lignées similaires mais non fluorescentes. Toutefois, la création de ces lignées avec insertion d'une protéine fluorescente à la place du gène n'étant pas un simple knock-out, une surveillance 5 jours sur 7 sera réalisée par du personnel qualifié et l'expérimentateur avec pour points limites l’observation d’anomalies physiques du poisson (couleur de la peau anormale, hyperventilation, déformation morphologique du poisson, scoliose, siphose, blessure, femelles remplies d'oeufs), d’anomalies de son comportement (prostration, comportement de fuite) et d’une nage anormale dans l’aquarium (attitude de nage anormale, défaut de flottabilité), prostration au fond du bac à l'abri de la lumière.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à 12 mois pour éviter l'apparition de signes de vieillissement et donc d'impacter le bien-être des animaux.

Remplacement

L'étude de la mémoire et du comportement ne peut pas être réalisée in vitro (sur des cellules en culture) et implique obligatoirement l'utilisation de modèles animaux vivants. Le poisson zèbre présente le modèle vertébré ayant un cerveau le plus simple nécessaire pour entreprendre ces expériences visant à comprendre les adaptions du cerveau des vertébrés face à des stimuli extérieurs. De plus, le cerveau et le génome du poisson zèbre présente des similarités avec celui de l'Homme.

Réduction

Afin de minimiser le nombre de poissons à élever, un tri des embryons âgés de moins de 5 jours et présentant une fluorescence appropriée sera réalisé (non soumis à une DAP). Ceci permettra de réduire drastiquement le nombre d'individus élevés et de garder après 5 jours de développement uniquement les poissons pour le maintien de la lignée et obtenir des alevins nécessaires aux études de comportement. Pour le maintien des lignées, nous faisons une nouvelle génération tous les 8 mois ce qui permet sur 5 ans de diminuer le nombre de générations. Pour surveiller le bien-être animal, nous observerons les poissons qui seront utilisés ensuite pour créer les générations suivantes.

Raffinement

Les poissons-zèbres générés et conservés devraient tous être sans phénotype dommageable d'après notre expérience précédente. Tous les individus sont regroupés dans des bacs de 3.5l pour être au minimum 8 par bac et au maximum 20 par bac. Une fois par jour des artémias vivants leur sont donnés afin de maintenir leur activité de prédation. Les nourrissages manuels assurés chaque jour permettront une observation régulière de chaque individu tout au long des procédures pour détecter une altération de la nage ou de la prise alimentaire. La mise en place de points de contrôle et de critères d’arrêt bien définis permettra d’assurer le maintien des animaux dans les meilleures conditions.

Choix des espèces

Les gènes de l'Homme et du poisson zèbre présentent de grandes similarités, le poisson zèbre constitue un modèle idéal pour étudier le fonctionnement du système nerveux humain. La fertilisation externe, avec des pontes de plus de 100 oeufs, permet de générer rapidement de nombreux individus par rapport à d'autres modèles tels que la souris et ainsi obtenir des résultats statistiquement très robustes. Enfin, la transparence des larves permet un suivi non invasif en temps réel du système nerveux, ce qui nous permettra de relier les événements dans les neurones avec le comportement d'apprentissage de l'animal. Notre objectif est de maintenir des couples reproducteurs qui nous permettrons de générer des individus de moins de 5 jours pour les études de comportement (hors cadre). Ainsi, ces reproducteurs seront gardés jusqu'à 12 mois; avant l'apparition de signes de vieillesse.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Saumons : 1120
Souffrances
▲ -
▲ 616
▲ 504
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1120

Un furoncle ouvert de plus de 1,5 cm, une exophtalmie sévère ou une nage sur le dos : ce sont les seuils au-delà desquels les poissons seront retirés de l'expérience et tués. 1 120 truites arc-en-ciel vont être utilisées, dont 504 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Elles sont exposées seize heures à une suspension de bactéries dans un volume d'eau restreint, ou saignées sous anesthésie, pour évaluer un autovaccin contre la furonculose et la lactococcose. Le porteur rappelle que ces deux maladies entraînent des "pertes économiques importantes" et que la truite arc-en-ciel est l'espèce de poisson la plus élevée en France.

Objectifs

La furonculose et la lactococcose sont deux maladies bactériennes des Salmonidés dues respectivement aux bactéries Aeromonas salmonicida sub. salmonicida et Lactococcus sp (L. petauri, L. garvieae). Elles entraînent des pertes économiques importantes en raison de la mortalité observée lors des formes suraiguës ou aiguës et des coûts liés à leur contrôle. Elles sont toutes les deux saisonnières et touchent toutes les classes d’âges des poissons, particulièrement en période estivale du fait de l’augmentation de la temperature de l’eau. Les vaccins et antibiotiques actuellement utilisés pour prévenir et traiter ces maladies présentent des limites en termes d’efficacité, de lutte contre l’antibiorésistance et de prévention des contaminations environnementales. Actuellement, ce sont des autovaccins qui sont utilisés (vaccin préparé sur mesure à partir du ou des bactéries isolées directement dans l’élevage et destiné uniquement à ce même élevage). Ce projet vise à optimiser les stratégies vaccinales en évaluant un autovaccin bivalent contre ces 2 maladies bactériennes majeures, ce qui permettrait de limiter le nombre d’injections. Outre l’évaluation de l’innocuité et de l’efficacité de cet autovaccin, il inclut une évaluation des interactions entre les valences vaccinales sur le plan immunitaire.

Bénéfices attendus

L’administration de vaccins bivalents contre deux maladies bactériennes nécessitant l’utilisation d’antibiotiques lors des épisodes cliniques, contribuera à la lutte contre l’antibiorésistance en favorisant des pratiques d’élevage durables et en améliorant le bien-être des poissons via la réduction des impacts des maladies infectieuses et du stress des animaux. L’évaluation de l’efficacité et de l’innocuité de ces vaccins est une attente des professionnels, vétérinaires et éleveurs.

Procédures

Prises de sang : Un prélèvement par animal sera réalisé sur animaux anesthésiés. Chaque intervention, incluant l’induction de l’anesthésie, le prélèvement et l'euthanasie, durera environ 30 minutes. Infection par balnéation : les poissons seront exposés à une suspension bactérienne de A. salmonicida ou L. petauri pendant 16 h, dans un volume d’eau restreint mais oxygéné en continu

Impact sur les animaux

L'évaluation de l'efficacité vaccinale nécessite de réaliser des challenges infectieux chez les animaux. Les manifestations cliniques de l'infection expérimentale peuvent entrainer de la douleur chez les poissons. Le protocole sera arrêté dès l'observation de poissons moribonds (poissons avec déséquilibre sévère (nage sur le dos) et/ou absence de réaction au test de l’épuisette (apathie)) ou de signes caractéristiques des maladies (présence d’un furoncle ouvert dont le diamètre est supérieur à 1,5 cm, exophtalmie sévère).

Devenir

tous les animaux seront euthanasiés -soit après les prélèvements sanguins : du fait de l'utilisation de poissons < 50g, une mortalité élevée des animaux est observée, malgré l'expérience des manipulateurs -ou après l'infection des animaux : il n'est pas possible, pour des raisons sanitaires, de maintenir en vie des animaux protentiellement infectés.

Remplacement

L'objectif du projet étant d'évaluer l'efficacité de la vaccination contre la furonculose, cela ne peut se faire que sur animaux vivants. L'expérimentation animale est nécessaire car il n'existe pas encore de modèle in vitro pour l’étude de l'immunité post-vaccinale chez les poissons.

Réduction

Lors de la phase 1 durant laquelle le niveau de protection post vaccinale sera testé par la mesure de la production d'anticorps spécifiques, chaque lot sera constitué de 30 poissons. Ce nombre a été calculé en utilisant l'outil statistique en ligne https://biostatgv.sentiweb.fr avec le module "comparer 2 moyennes" et les paramètres suivant : μ1 = 0,15 ; μ2 = 1 ; ecart-type = 0,4 ; risque alpha = 0,05 et puissance = 0,9. Lors de la phase 2 durant laquelle certains lots de poissons seront soumis à un challenge infectieux pour mesurer l'efficacité vaccinale, les lots de poissons infectés seront constitués de 48 poissons alors que les lots témoins non infectés seront de 24 poissons. Ce nombre de 48 poissons a été déterminé avec le même outil que précedemment, en faisant l'hypothèse d'obtenir un RPS (relative percent survival) de 60 %, sachant que le RPS d'un protocole vaccinal est calculé par la formule suivante : (1 - (nombre de morts dans le lot vacciné et infecté / nombre de morts dans le lot non vacciné et infecté)) x 100. Dans les lots non infectés, nous faisons l'hypothèse que nous n'observerons pas de mortalité, nous avons ainsi réduit de moitié l'effectif de ces lots. Ces effectifs permettent d’obtenir des résultats statistiquement exploitables tout en minimisant le nombre d’animaux utilisés dans l’expérimentation. Une analyse immunologique sera réalisée en fin d’expérimentation sur l’ensemble des poissons survivants, afin de vérifier l'infection et de documenter la réponse immune. Les tests statistiques utilisés incluront des ANOVA, des tests non paramétriques (Kruskal-Wallis), et des modèles de régression linéaire.

Raffinement

Une observation quotidienne des poissons est assurée. Lors des procédures de challenge infectieux, les poissons font l’objet d’une observation plus rigoureuse deux fois par jour, chaque jour, de manière systématique. • Seuils d’alarme liés aux paramètres d’ambiance : Température de l’eau : si >20°C et non rectifiable, arrêt de l’expérimentation. Oxygène dissous : si

Choix des espèces

La truite arc en Ciel est un hôte naturel d'Aeromonas salmonicida et de Lactococcus sp. C'est de plus l'espèce de poisson la plus élevée en France et donc pour laquelle il est important d'améliorer l'efficacité vaccinale Les truites utilisées seront de 5 g à l’arrivée à la station aquacole d'Oniris en Février, atteignant 20 à 30 g au début de l’expérimentation. La furonculose et la lactococcose sont des maladies observées à différents stades d'élevage. Sur le terrain, les éleveurs peuvent commencer à vacciner par voie intrapéritonéale les poissons de 30 à 50 g.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Saumons : 6060
Souffrances
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▲ -
▲ 6060
Devenir
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 6060

Pour estimer si la résistance aux maladies bactériennes est héritable dans une lignée commerciale, 6 060 truites arc-en-ciel sont infectées par la furonculose et la lactococcose, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le porteur indique que ces infections provoquent des signes cliniques et la mort d'une partie des poissons, et que les survivants seront tués à la fin de l'essai pour des raisons sanitaires. Aucune intervention n'est déclarée sur les poissons éveillés, la maladie faisant le travail, une grille de points limites servant à décider des mises à mort en cours d'essai. Les retombées annoncées sont une meilleure santé des poissons d'élevage et 2 à 10 % de survie gagnée par génération de sélection, dans une filière qui produit 35 000 tonnes de truites par an en France.

Objectifs

La furonculose et la lactococcose sont deux maladies bactériennes à forte prévalence en France qui affectent les salmonidés, et notamment la truite arc-en-ciel (TAC), à différents stades de vie. Elles peuvent provoquer de nombreuses pertes dans les élevages et nécessitent fréquemment un abattage des cheptel touchés. La furonculose est une maladie bien connue provoquée par Aeromonas salmonicida. La lactococcose, pathologie généralement des zones méridionales chaudes, est associée à un agent bactérien du genre Lactocoque (Lactococcus garvieae, Lactococcus petauri). Principalement retrouvées dans les piscicultures où la température des eaux dépasse les 16°C (furonculose) à 18°C (lactococcose), la fréquence de ces pathologies augmente ces dernières années dans un contexte global de réchauffement climatique. Les traitements antibiotiques et les vaccins existants présentent des efficacités limitées. Un des leviers utilisable pour améliorer la résistance de TACà ces pathogènes est la sélection génétique, qui se pratique déjà avec succès pour d’autres espèces piscicoles. Pour évaluer la faisabilité d’une telle approche, il est nécessaire de déterminer dans quelle mesure la résistance à ces pathogènes est un caractère héritable permettant de générer, sur plusieurs générations d’animaux, des progrès significatifs. Ces éléments sont à l’heure actuelle inconnues pour ces maladies. Le premier objectif de ce projet consiste à évaluer la résistance d’une lignée commerciale de truites arc-en-ciel à ces 2 pathogènes afin d’estimer les paramètres génétiques et les héritabilités associés. En complément de cette approche de génétique classique, un second objectif consistera à évaluer une méthode innovante de sélection des animaux sur la base de leur robustesse immunitaire à ces pathogènes, en identifiant des gènes dont l’expression est modifiée chez les individus les plus résistants.

Bénéfices attendus

Les retombées attendues sont une amélioration de la santé et du bien-être des poissons en élevage ainsi qu’une diminution de l’utilisation de médicaments. L’amélioration attendue de la survie est estimée entre 2 à 10% par génération de sélection en fonction de la composition des objectifs de sélection et des pressions de sélection appliquées.

Procédures

Il n'y a pas d'intervention prévue sur les animaux vigiles.

Impact sur les animaux

Les infections bactériennes vont induire des signes cliniques plus ou moins marqués et de la mortalité chez certains individus.

Devenir

Du fait de la nature des essais menés dans cette procédure et pour des raisons sanitaires, il n’est pas envisageable de retransporter les animaux dans leur ferme d’origine. En conséquence, les animaux survivants seront mis à mort à la fin de la procédure.

Remplacement

Il n'existe pas d'alternative in vitro pour ce projet. L'évaluation de la résistance d'individus à un pathogène à des fins d’amélioration génétique progressive d’une population doit se faire sur des animaux vigiles capables de mettre en œuvre des systèmes de défense complexes (immunité).

Réduction

Le nombre de poissons utilisé est réduit au minimum requis par les méthodes d'évaluation génétique. En effet, les individus testés dans le projet servent à évaluer et classer leurs collatéraux restés en pisciculture. De ce fait, le meilleur compromis doit être trouvé entre un nombre faible de poissons testés et une classification précise de leurs collatéraux en ferme.

Raffinement

Un enrichissement des bassins est réalisé (couvercles pour permettre aux poissons d'avoir une zone d'ombre et de se cacher, bullage). Au cours des essais, les animaux font l’objet d’une évaluation quotidienne de leur état de santé en utilisant une grille de points limites adaptée qui permet de positionner, si nécessaire, des mises à mort compassionnelles.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) est l’espèce dulcicole la plus produite en France (35000 t/an) et en Europe. Les essais seront réalisés à un poids moyen entre 30 et 50g car c’est à partir de ce stade de vie que les poissons peuvent présenter des signes cliniques visibles pour les pathologies étudiées.

  • Conservation des espèces
  • Protection de l’environnement
Autres poissons : 1125
Souffrances
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▲ 1125
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Devenir
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 1125
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Capturés dans des passes à poissons, anesthésiés, munis de deux puces RFID puis transportés jusqu'à une heure trente en cuve oxygénée, 1 125 poissons subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avant d'être relâchés vivants en aval de l'ouvrage étudié. Il s'agit de 150 aspes, 225 barbeaux, 300 brèmes, 300 hotus et 150 anguilles jaunes, retenus parce qu'ils comptent parmi les plus abondants du fleuve et que leur comportement est déjà documenté. Le porteur reconnaît que les puces implantées peuvent constituer une gêne durable, et prévoit de mettre à mort tout poisson présentant des signes cliniques sévères. L'étude sert à vérifier l'efficacité du dispositif de franchissement d'un barrage hydroélectrique, la continuité écologique étant présentée comme une "obligation règlementaire".

Objectifs

L’objectif principal de cette étude est d’évaluer, grâce à l’utilisation de suivis télémétriques (RFID et acoustique), le comportement des poissons au droit d’un ouvrage hydroélectrique complexe localisé sur un grand fleuve. Compte tenu du dimensionnement des ouvrages hydroélectriques présents sur de tels fleuves, anticiper le comportement des poissons et dimensionner des dispositifs de franchissement efficaces pour un large panel d’espèces avec différentes capacités de nages relève d’un véritable défi technique. Il s’agit ici d’analyser le comportement et de suivre le déplacement de différentes espèces de poissons sur un site comportant plusieurs voies de passage et de valider l’efficacité du dispositif de franchissement actuellement en place.

Bénéfices attendus

Les résultats de cette étude pourront permettre d’identifier les freins éventuels à la continuité écologique sur le site étudié, et serviront de base pour les réflexions d’aménagement ou de gestion des ouvrages dans un objectif de permettre la libre circulation des poissons, voire d’orienter la conception d’ouvrages aux enjeux similaires.

Procédures

L’objectif est de procéder à l'identification individuelle de 975 poissons d’espèces de rivière (aspe, barbeau, brème, hotu) et 150 anguilles, puis de les relâcher vivants dans le milieu naturel en aval des ouvrages à étudier. L’intervention sur chaque poisson consiste en une anesthésie suivie de l’implantation de deux puces RFID. La procédure est rapide, d’une durée maximale de 5 minutes par poisson.

Impact sur les animaux

Les animaux vigiles pourront subir un stress au moment de la capture et de leur manipulation avant anesthésie. Il est possible que les puces d'identification insérées puissent représenter une gêne ou un inconfort pour les poissons (corps étranger). Le transport des individus marqués depuis le site de marquage vers les points de lâcher (trajet d’une demi-heure à 1h30 en cuve oxygénée) peut également constituer une phase stressante pour les poissons.

Devenir

L’objectif étant d’analyser le comportement des poissons au droit d’un ouvrage hydroélectrique complexe, il est nécessaire que tous les animaux capturés et marqués d’émetteurs soient relâchés vivants dans le milieu naturel, en aval du système que l'on cherche à étudier.

Remplacement

L’étude vise à étudier le comportement des poissons au droit d’un ouvrage hydroélectrique complexe, mais également leurs comportements fins au droit d’une passe à poissons. Leur comportement est intégrateur de facteurs biologiques (instinct, anatomie et physiologie), environnementaux (température de l’eau, luminosité, débit, autres individus présents dans la passe) et physiques liés au dimensionnement de l’ouvrage et de la passe à poissons elle-même (vitesses, hauteurs de chute, etc..). Les poissons sont ici au centre du questionnement ; il n’est donc pas envisageable de remplacer le modèle animal dans cette étude.

Réduction

Le rétablissement de la continuité écologique est une obligation règlementaire qui doit bénéficier à un maximum d’espèces avec des comportements et capacités de nage variés. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, 5 espèces ont été retenues (aspe, barbeau, brème, hotu, anguille européenne) parmi plus d’une vingtaine migrant sur le fleuve étudié. Ces espèces ont été choisies car elles comptent parmi les plus abondantes dans le fleuve où est implanté l’ouvrage étudié, ont des capacités de nage variées et ont déjà été utilisées dans le cadres d’études similaires (comportements bien documentés). Le nombre d’individus minimum nécessaire prend en compte la complexité du site à étudier, le nombre de paramètres environnementaux pouvant influencer le déplacement des poissons ainsi que les taux de redétections des espèces cibles (entre 30 et 80% selon l’espèce). L’effectif total par espèce est réduit au maximum mais doit permettre de disposer d’un nombre d’individus suffisant s’orientant dans les différentes voies de passage du système et de vérifier la significativité des facteurs comme l’espèce, la rive de relâcher, les conditions hydrologiques pendant la migration. Ainsi, 150 aspes, 225 barbeaux, 300 brèmes et 300 hotus seront étudiés ainsi que 150 anguilles. Au total, un maximum de 1125 poissons sera étudié, réparti sur trois campagnes de marquage.

Raffinement

Capture : Les poissons seront capturés dans des passes à poissons entre les mois de mars et juillet, période propice à leur activité migratoire. Plusieurs méthodes non dommageables aux poissons ont été retenues pour leur complémentarité. Stabulation (post capture et réveil) : Les poissons utilisés dans le cadre du projet seront maintenus dans des conditions de stabulation optimales : grand volume d’eau renouvelé et provenant directement du milieu dans lequel ils ont été capturés pour garantir une bonne oxygénation et une température stable. L’anguille étant une espèce qui évite la lumière, les individus seront mis en stabulation à l’obscurité pour réduire le stress. Manipulations et marquage : Des précautions seront prises pour minimiser les risques d’infection liés aux procédures ; les opérateurs utiliseront des gants stériles et le matériel utilisé pour le marquage des poissons sera stérilisé. Seuls les poissons présentant un état sanitaire satisfaisant (non moribond, absence de malformations, sans blessure majeure) seront retenus pour l’étude. Le marquage sera réalisé sous anesthésie afin de limiter au mieux la douleur et le stress. Des points limites sont établis au préalable et régulièrement vérifiés pendant la durée de l’expérimentation. L’objectif est de retirer des procédures (avant marquage par exemple) tout individu ayant une mauvaise réaction à l’anesthésie et de s’assurer du bien-être des animaux à toutes les étapes du protocole. Dans le cas où un poisson présenterait un ou des signes cliniques sévères, celui-ci pourra être mis à mort selon un protocole défini en amont. Enfin, les poissons ne seront relâchés dans le milieu naturel qu’après réveil complet ; retour à une nage normale, absence de perte d’équilibre, rythme respiratoire normal et réactions aux stimuli extérieurs normaux (fuite). Transport : Afin de garantir de bonnes conditions de transport des poissons marqués jusqu’au site de lâcher, l’eau de transport sera alimentée en continu en oxygène.

Choix des espèces

Les espèces étudiées sont le barbeau fluviatile, la brème commune, l’aspe, le hotu et l’anguille européenne. Des comptages réalisés sur les passes à poissons ont montré que ces espèces totalisent plus de 94% des migrations dans le fleuve où sont implantés les ouvrages étudiés. Ces espèces présentent des comportements et capacités de nage différentes, dont le comportement de migration et le franchissement de passe à poissons a déjà été documenté ce qui permettra des comparaisons. De plus, les individus adultes (de grande taille) de barbeau et de hotus présentent des capacités de nage plutôt élevées et proches de celles de saumons atlantiques de taille moyenne, ce qui en fait de bons modèles de substitution de cette espèce migratrice rare. Ces espèces sont suffisamment abondantes pour envisager des analyses statistiques robustes. Dans le cas des espèces holobiotiques (barbeau, brème, hotu, aspe), les individus étudiés seront des adultes (de plusieurs années) en recherche active d’habitats favorables à leur reproduction. Pour l’anguille, espèce migratrice amphihaline se reproduisant en mer, le stade biologique concerné par l’étude est l’anguille jaune ; stade juvénile (plusieurs mois à années) en migration de montaison pour coloniser le bassin en recherche de zones de grossissement.