Poissons

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  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Saumons : 60
Souffrances
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Marquées avec des perles de couleur, soumises deux fois par jour pendant un mois à un courant de 50 cm/s, puis injectées de puromycine et tuées vingt-cinq minutes plus tard : 60 truites arc-en-ciel vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'objectif déclaré est de relier l'exercice de nage à l'activité des cellules à l'origine des fibres musculaires, avec des recommandations attendues pour les pisciculteurs sur la gestion du débit d'eau en élevage. La description des atteintes ramène l'effort à un courant intense de dix minutes, quand le protocole annonce deux séances quotidiennes sur un mois. Les truites sont tuées pour prélever muscle et foie, et le porteur précise que des échantillons de ces mêmes individus alimenteront un autre projet.

Objectifs

L’objectif scientifique de ce projet est d’évaluer chez les poissons les effets de l’exercice physique sur les cellules à l'origine des fibres musculaires— en termes d’activité et de nombre — et de les relier aux variations de taille et de nombre des fibres musculaires. Nous pourrons également déterminer dans quelle mesure l'activité physique chez la truite altère l'activité respiratoire des cellules et la production des protéines, et étudier le lien entre ces deux processus.

Bénéfices attendus

Dans le cadre de ce projet, il sera possible de déterminer si l’exercice appliqué durant la phase exponentielle de croissance influence l’activité des cellules nécessaires à la formation des fibres musculaires, lesquelles jouent un rôle déterminant dans le potentiel de croissance ultérieur des animaux. Par ailleurs, les connaissances acquises permettront d’élaborer des recommandations à destination des pisciculteurs concernant la gestion du débit d’eau dans les systèmes d’élevage, dans le but d’optimiser la croissance musculaire et la qualité des produits.

Procédures

Après un marquage externe à l'aide de perles de couleur, 20 animaux seront soumis à un courant d'eau de 50 cm/s, 2 fois par jour, pendant 1 mois. Ensuite les animaux seront injectés avec de la puromycine puis euthanasiés 25 min plus tard pour réaliser des prélèvements de tissus (foie et muscle).

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à un courant intense (50cm/s) pendant 10 minutes, ce qui peut induire un stress transitoire. Bien que cet effort soit intense, il est de courte durée, et les animaux devraient s'habituer à ce changement soudain de courant.

Devenir

A l'issue de la procédure, les animaux seront euthanasiés puisque nous devons prélever des échantillons de muscle et de foie pour des analyses histologiques et biochimiques.

Remplacement

L'objectif du projet étant de déterminer l'impact des de l'exercice sur la plasticité des cellules nécessaires à la formation in vivo de fibres musculaires, cela implique nécessairement de réaliser des tests sur animaux vivants.

Réduction

Pour réduire le nombre d'animaux, nous avons construit un couloir de nage de petite taille pour maintenir une densité optimale et un effectif de 30 poissons/bac pour éviter les comportements agressifs. Avec cette quantité, nous pouvons prélever 20 poissons à chaque prélèvement ce qui est suffisant pour atteindre les objectifs scientifiques de l'étude et détecter des différences de plasticité des cellules souches musculaires. Par ailleurs, des échantillons de ces mêmes animaux seront utilisés dans le cadre d'un autre projet, évitant ainsi l'utilisation d'animaux additionnels.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans un environnement optimal pour l’espèce (photopériode, qualité d’eau, densité). Les paramètres physico-chimiques de l’eau (température, O2, pH) seront également régulièrement contrôlés. L’ensemble des transferts et manipulations sera réalisé dans les plus brefs délais afin de limiter au maximum la durée d’émersion et le stress induit par la capture. Le marquage des animaux et les injections seront réalisés sous anesthésie. Les dispositifs expérimentaux seront installés à proximité immédiate des bassins d’élevage afin de réduire les temps de transfert. Une grille d'évaluation du bien-être animal a été mise en place et des points limites adaptés ont été définis.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est une espèce robuste dont l’élevage, la croissance et la reproduction sont bien maîtrisés en pisciculture. Il s’agit d’une espèce d’intérêt agronomique puisqu’elle représente 95% de la production française piscicole en eau douce. Elle est par ailleurs un modèle biologique largement diffusé dans la communauté scientifique (>50 000 références). C’est une espèce avec une très grande plasticité de croissance. Nous allons utiliser des poissons de 10g car c'est durant cette période que la croissance est exponentielle et avec la plus grande plasticité.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
Poissons zèbres : 700
Souffrances
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Devenir
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 700

Les poissons zèbres utilisés portent une modification génétique qui rend fluorescent un gène du métabolisme intestinal, ce qui permet de lire à l'œil ce qu'une substance fait dans leur intestin. 700 d'entre eux vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Exposés à des perturbateurs endocriniens entre 72 et 120 heures après la fécondation, ils passent ensuite cinq séances d'imagerie sans anesthésie jusqu'à l'âge de trois mois, chacune d'une dizaine de secondes. Ils sont tués pour prélever leurs intestins et mesurer l'expression du gène, et le porteur présente la lignée transgénique comme un moyen de réduire le nombre de poissons employés dans les tests réglementaires.

Objectifs

Dans le cadre de l’étude des perturbateurs endocriniens en lien avec les pathologies métaboliques telles que l’obésité, le diabète ou la stéatose, nous développons une lignée transgénique de poisson zèbre apte à rendre compte d’effets de substances au niveau du métabolisme intestinal, y comprit chez l’Homme. La quantification de la fluorescence dans cette lignée transgénique permet de suivre l'expression de notre gène d'intérêt et est réalisée après exposition d’embryons issus de cette lignée à des substances pendant 48h, de 72 heures post-fécondation (hpf) à 120hpf. Afin d’étudier la réversibilité de la réponse de ce modèle nous souhaitons poursuivre les mesures de fluorescence au microscope au-delà de 120hpf, jusqu’à 3 mois. Les animaux ne seront donc pas exposés aux substances passé 120hpf. L’utilisation de la lignée transgénique apportera des informations complémentaires sur les mécanismes d’action des substances sans augmenter le nombre de poissons nécessaires à la réalisation des essais pour l’identification des perturbateurs endocriniens. A terme, le modèle que nous développons permettra d’évaluer l’impact de perturbateurs endocriniens en ayant recours à des embryons âgés de moins de 120hpf et les données générées au cours de ce projet permettront le développement/l’amélioration de voies de toxicité impactant le métabolisme qui pourront être utilisées pour une meilleure évaluation des dangers et des risques des perturbateurs endocriniens au niveau réglementaire.

Bénéfices attendus

L’étude la réversibilité de la réponse après exposition des embryons de poissons zèbres aux substances de 72hpf à 120hpf permettra d’approfondir notre connaissance des mécanismes régulant cette réponse. Nous pourrons ainsi analyser si l’expression de la fluorescence, induite ou inhibée à la suite de l’exposition aux substances, persiste ou au contraire revient à la normale alors que les poissons n’y sont plus exposés. Ainsi, la fluorescence étant relative à l’expression de notre gène d'intérêt, acteur clé du métabolisme intestinal chez le poisson zèbre, cette expérimentation permettra d’étudier les effets au long terme (jusqu’à 3 mois) sur ce métabolisme à la suite d’une exposition courte (48h) aux substances inductrices ou inhibitrices de de ce gène. Dans le cadre du développement d’un modèle de poisson zèbre apte à rendre compte des impacts des perturbateurs endocriniens sur le métabolisme intestinal, y comprit chez l’Homme, l’étude de la réversibilité de la réponse aux substances a toute son importance. Ces données participeront à la caractérisation du modèle et de fait à l’élaboration d’un outil d’évaluation de l’impact des perturbateurs endocriniens sur le métabolisme chez l’Homme, au cœur des objectifs du projet européen dans lequel s’inscrivent ces travaux.

Procédures

Les poissons zèbres seront soumis à des prises d'image en microscopie à fluorescence. Les animaux (5, 7, 10, 15 et 20 jours post fécondation) ne seront pas anesthésiés mais resteront dans de l'eau tout le temps de l'imagerie qui ne durera que 10 secondes environ. Chaque animal sera soumis à 5 imageries au cours de l'expérimentation.

Impact sur les animaux

L’exposition aux substances réalisée en début d’expérimentation (de 72hpf à 120hpf) aura un effet sur l'expression de notre gène d'intérêt (et probablement d'autres qui ne seront pas mesurés) sur le court terme et peut être le long-terme mais aucun effet toxique ou développemental n'est attendu aux concentrations sélectionnées. Les manipulations répétées tout au long de l’expérimentation (la prise d'image au microscope à fluorescence) pourraient entrainer un stress chez les animaux.

Devenir

Les animaux seront tous mis à mort à la fin de l'expérimentation afin de prélever les intestins pour réaliser des mesures d'expression du gène d'intérêt à l'aide de techniques de biologie moléculaire.

Remplacement

L’étude de la réversibilité de la réponse dans le modèle poisson zèbre que nous développons ne peut s’affranchir de l’utilisation d’animaux vivants. En effet, cette expérimentation est essentielle à la caractérisation de ce modèle biologique, permettant de renseigner de l’impact des perturbateurs endocriniens sur le métabolisme à l’échelle de l’organisme entier, une problématique encore peu investiguée. Les modèles cellulaires ne permettent pas cette approche. Quant aux modèles mathématiques, s’agissant d’une problématique émergente, la modélisation de l’impact des perturbateurs endocriniens sur le métabolisme est encore balbutiante. A terme, l’expérimentation menée ici permettra d’établir un modèle de poisson zèbre pertinent pour l’évaluation de l’impact des perturbateurs endocriniens sur le métabolisme.

Réduction

L'utilisation d'animaux transgéniques pour le suivi des effets dans le temps des substances permet de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés en réutilisant les mêmes individus à chaque temps d'étude. Les effectifs ont été calculé en tenant compte de la variabilité de l'expression de notre gène d'intérêt et de la mortalité normale au cours du développement afin de pouvoir mettre en évidence des effets des substances de plus de 50% (test statistique).

Raffinement

Les animaux sont conservés dans un environnement controlé connus pour engendrer un minimum de stress (aquariums teintés en bleu si possible avec un fond en décors graviers, paramètres physico-chimiques de l'eau et photopériode contrôlés). Ils sont hébergés en groupe afin de respecter leur comportement grégaire et limiter l’anxiété que pourrait entrainer l’isolement, en gardant des populations faibles afin d’éviter les comportements agressifs. Les poissons sont également nourris en partie avec des artémies vivantes, leur permettant ainsi d’enrichir l’éventail de leurs comportements sociaux, notamment celui de la chasse. Tout au long des expérimentations, les animaux seront suivi avec une grille de bien-être adaptée à chaque stade de développement. L'ensemble de ces procédures est réalisé par des personnes formées et sensibilisées à l'évaluation de la souffrance animale.

Choix des espèces

Le poisson zèbre est une des espèces recommandées pour la réalisation de tests réglementaires sur les perturbations endocriniennes. Sa petite taille permet des expositions dans de faibles volumes d’eau d’où une faible consommation de substances toxiques et une quantité de déchets générés moindre. Ces dernières années un nombre croissant de lignées de poissons zèbres génétiquement modifiés ont été développées et se sont avérées être des outils pertinents pour la détection des perturbateurs endocriniens tout en réduisant le nombre d'animaux.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Poissons zèbres : 36
Souffrances
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Sortis de l'eau à l'épuisette puis amputés d'un fragment de nageoire caudale sous anesthésie, 36 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le projet veut établir si une analgésie doit compléter l'anesthésie lors de ce prélèvement de génotypage, ce qui suppose qu'un tiers des poissons le subisse sans analgésique. Après l'acte, ils passent moins de vingt-quatre heures seuls dans un bac sans circulation d'eau ni nourriture, ce que le porteur reconnaît comme une source de stress, et leur locomotion est filmée dix minutes. Ils sont ensuite gardés vivants et réutilisés pour la reproduction, puis tués au bout de dix-huit mois.

Objectifs

L’élevage et le maintien de lignées transgéniques sont nécessaires à de nombreux projets scientifiques qui mènent leurs travaux de recherche sur le poisson zèbre au stade embryonnaire. Pour que les animaux soient des reproducteurs intéressants nous devons les choisir en connaissant leur patrimoine génétique. Pour ce faire nous devons avoir accès à leur ADN en faisant un prélèvement. Ce geste consiste à faire une biopsie de petite taille de la nageoire caudale des poissons de plus de 3 mois de manière à récupérer l’ADN qui se trouve dans ce tissu. L’objectif de ce projet sera de statuer sur la nécessité de mettre en place une analgésie péri-opératoire en plus de l’anesthésie générale lors de ce prélèvement. Ceci sera appuyé par une étude comportementale et une évaluation du bien-être des poissons à l’aide d’une grille de score en post-intervention sur la période de récupération. Une recommandation pourra alors être rédigée à l’issue de cette étude.

Bénéfices attendus

Le prélèvement de nageoire est une pratique très courante et est aujourd’hui la méthode de référence pour connaître le patrimoine génétique d’un poisson zèbre. Cette étude permettra d’apporter à la communauté scientifique les connaissances aujourd’hui manquantes de l’intérêt ou non de l’utilisation d’un analgésique lors d’un prélèvement de nageoire caudale chez le poisson zèbre. Ce projet pourrait permettre de partager par le biais d’une publication scientifique un protocole de prélèvement chez le poisson zèbre qui réponde aux exigences réglementaires, environnementales, de bien-être animal tout en étant prouvé dans sa mise en œuvre grâce à ce travail pour l’expérimentateur.

Procédures

Suivant le groupe auquel appartient l’animal, il est soumis ou non à un analgésique durant 30 minutes avant et après le prélèvement. Ce prélèvement est effectué sous anesthésie générale et ce une seule fois par animal. L’étude comportementale effectuée nous permet d’évaluer la locomotion du poisson ainsi que l’utilisation de la colonne d’eau durant 10 minutes. Au bout de 18 mois, les animaux sont euthanasiés par une méthode réglementaire.

Impact sur les animaux

Les poissons sont sortis de l'eau avec une épuisette provoquant un stress et un frottement sur le corps de l’animal. Un prélèvement cutané de petite taille est fait au niveau de la nageoire caudale provoquant un léger traumatisme pouvant générer un inconfort et une gêne de courte durée pour l’animal. Le risque lié à l’anesthésie, comme l’arrêt respiratoire, est présent mais reste limité car l’anesthésie n’est pas une anesthésie très profonde ni très longue. Après le prélèvement, les aquariums ne sont pas remis en circulation et les poissons ne sont pas alimentés et ce durant moins de 24 heures. Restant seuls durant ce laps de temps, ils peuvent montrer des signes de stress.

Devenir

A l’issue de la procédure les poissons sont gardés en vie pour une éventuelle réutilisation comme de la reproduction.

Remplacement

Pour comprendre certaines maladies qui touchent l’être humain, les chercheurs ont besoin d’un modèle animal qui puisse se rapprocher le plus possible du génome humain. Il a été montré que le poisson zèbre possède 71 pourcents de gènes semblables aux gènes humains dont 86 pourcents sont liés à des maladies humaines, ce qui en a fait, ces dernières années, un très bon candidat à la modélisation des maladies humaines. Il présente l’avantage d’être facile à élever et d’avoir des embryons uniformes et transparents qui se développent en dehors de la femelle. De plus, il est possible de le rendre transparent à l’âge adulte grâce à une mutation génétique. Ainsi, inutile de procéder à une dissection ou à des méthodes invasives destinées à observer des effets dans le corps du poisson. Son élevage et le maintien de lignées transgéniques sont nécessaires à de nombreux projets scientifiques. Il nous faut donc connaître leur patrimoine génétique. Notre objectif portant sur la méthode de prélèvement pour connaître le patrimoine génétique des poissons et sur la prise en charge de la douleur associée, il n’est pas possible d’envisager un remplacement.

Réduction

Pour cette étude notre effectif a été défini à l’aide d’un test statistique. Nous testons un anesthésique avec ou sans 2 analgésiques, ce qui donne 3 groupes. 12 animaux sont testés par groupe, c’est pourquoi nous utilisons 36 animaux au total. Nous étudions la locomotion et l’occupation de la colonne d’eau grâce à des vidéos ainsi que la cicatrisation de la nageoire caudale grâce à des photos. Chaque expérience est faite une seule fois par poisson. Les résultats sont analysés avec un test statistique.

Raffinement

Les poissons sont hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce. Les poissons sont mis à jeun le matin de l’expérience afin de préserver la qualité de l’eau. Durant l’expérience, ils sont transférés délicatement à l’aide d’une épuisette entre chaque bac. Ils sont mis en acclimatation individuellement afin de limiter leur stress. Pour les groupes traités, on ajoute au goutte à goutte de l’analgésique de la manière la plus homogène possible sur la totalité de la surface de l’aquarium pour permettre au poisson de s’habituer. Le bain contenant l’anesthésiant est tamponné pour limiter le comportement anxiogène du poisson. Ce dernier est sorti de l’eau à l’aide d’une cuillère en plastique percée atraumatique et déposé sur une surface plane en plastique afin de réaliser le prélèvement. La taille de celui-ci est réduite au maximum. Tout au long de l’expérience des vidéos sont réalisées pour observer le poisson sans le perturber et minimiser son stress. Le poisson reste moins de 24 heures dans le bain sans circulation d’eau ni nourrissage sur une étagère sans lumière directe. Un suivi est effectué avec une grille d'évaluation des points limites qui prend en compte des comportements ou signes visibles tels que la nage en position anormale, recherche active d’oxygène, isolement au fond de l’aquarium, rétraction des pigments. Cela nous permet d’attribuer un score et de mener les actions nécessaires afin de réduire le stress ou la douleur après prélèvement. Suivant le score attribué au poisson, il sera euthanasié. Nous formons à la suite de l’isolement des couples mâle – femelle qui vont nous permettre d’identifier chaque individu et de poursuivre le suivi. Ces couples sont transférés dans des aquariums puis remis en circulation.

Choix des espèces

Pour comprendre certaines maladies qui touchent l’être humain, les chercheurs ont besoin d’un modèle animal qui se rapproche le plus possible du génome humain. Le poisson zèbre possède 71 pourcents de gènes semblables aux gènes humains dont 86 pourcents sont liés à des maladies humaines, ce qui en fait un très bon candidat. Il présente l’avantage d’avoir des embryons uniformes et transparents qui se développent en dehors de la femelle. Il est également possible de le rendre transparent à l’âge adulte grâce à une mutation génétique. L’élevage et le maintien de lignées mutées sont donc indispensables pour de nombreux projets scientifiques. L’objectif de notre projet étant de récolter des données pour la mise en place de meilleures conditions de prise en charge lors de la réalisation du prélèvement, il est donc pertinent de travailler directement sur cette espèce. Les animaux seront prélevés entre 3 et 6 mois de vie. Cet âge assure une gestion plus facile de l’anesthésie par rapport aux stades plus jeunes et assure une meilleure récupération. Cela permet aussi d’avoir un pourcentage de prélèvement de tissu suffisamment faible par rapport à la taille totale du poisson.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Saumons : 200
Souffrances
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Devenir
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Chaque truite passe trente minutes seule dans un bac, puis vingt minutes en groupe. 120 truites fario juvéniles sont ainsi testées, sur 200 individus capturés à la pêche électrique et utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. L'objectif déclaré est de savoir si le bruit d'écoulement produit par un barrage ou une passe à poissons modifie le comportement des poissons dans leur habitat, et le porteur affirme qu'aucune substitution n'est possible, ni par organoïdes ni in silico, parce qu'il faut des "organismes entiers" dotés de toute leur intégrité sensorielle. Aucune truite n'est remise à l'eau, ni les 120 testées ni les 80 surnuméraires, toutes étant tuées pour prélever leurs organes sensoriels internes, dans un projet rattaché aussi à la préservation des espèces.

Objectifs

Bien moins évidente et étudiée que d'autres types de perturbations, la pollution sonore d'un écosystème a récemment reçu un sursaut d'intérêt, avec la démultiplication des études montrant comment elle peut affecter la communication, la reproduction, la migration et la recherche de nourriture chez de nombreuses espèces. Le milieu aquatique n'y fait pas exception avec la propagation des sons pouvant s'effectuer sur de longues distances. Si l'effet de productions sonores actives intenses (e.x. forage, transport motorisé, centrale) dans le domaine côtier a largement été étudié, des effets peuvent également se faire ressentir en milieu dulçaquicole et modifier l'ambiance sonore en réaction à des sources plus diffuses, notamment celles des infrastructures construites dans les cours d'eau, tels que les barrages. Il ne s’agit donc pas tant ici de la production de sons que de la modification des profils d’écoulement de l’eau en relation avec la présence d’aménagements artificiels. Les éventuelles perturbations sensorielles/comportementales occasionnées chez les poissons sont largement méconnues, tout comme la détermination du rayon d'influence acoustique d'une infrastructure dans un cours d'eau. Ce projet doit permettre de déterminer si une modification de l’ambiance sonore par une infrastructure hydraulique passive (non motorisée) de type barrage, canalisation ou passe-piège est susceptible de localement modifier le comportement des poissons dans leur habitat naturel.

Bénéfices attendus

Étant donné le grand nombre d'ouvrages dans les cours d'eau français (la France métropolitaine disposant de l’un des plus grands parcs hydroélectriques en Europe, sans mentionner la multitude d’infrastructures de moindre incidence : seuils, enrochements, pilier de soutènement routier, pompage pour irrigation des champs … ) et la proximité de certaines frayères avec ces sources sonores liées aux activités humaines, il serait bénéfique en terme de gestion de considérer l'impact de cette pollution sonore sur les organismes qui y vivent, notamment les poissons. Que cela soit au niveau d'un barrage, d'une passe à poisson, d'une infrastructure routière (pied de soutènement), d'une centrale hydroélectrique ou tout simplement d'habitations, les émissions sonores associées pourraient altérer le choix d'habitat, le comportement sexuel ou les interactions inter-individuelles. Au-delà de cette prise de conscience et de l'estimation de la zone d'influence de ces infrastructures, les données pourraient à terme conduire à des recommandations d'atténuation/aménagement limitant leur emprise sonore. Les barrages et les passes pièges pourraient ainsi améliorer leur attractivité (ou diminuer leur répulsivité), favorisant leur franchissabilité et assurant une meilleure continuité écologique dans nos cours d’eau (méthode d’Information sur la Continuité Ecologique, ICE). La zone d’impact d’une pollution sonore anthropogénique pourrait également être prise en compte lors d’aménagements territoriaux (proximité d’implantation d’installations industrielles et de zones protégées/sensibles).

Procédures

- Prélèvement par pêche (1fois par individu, 200 individus). - Maintien des individus dans des bacs d'aquaculture dont l'ambiance sonore reproduit celle rencontrées en milieu naturel (120 individus, 30 minutes individuellement + 20 minutes collectivement).

Impact sur les animaux

Les nuisances pourraient être de deux types. i) D’une par concernent la capture au moyen d’une pêche. Les individus se remettent généralement très rapidement de cette pêche ii) D’autre part, les individus seront temporairement placés ex situ dans des conditions expérimentales (bacs d’aquaculture), seuls puis en groupe, présentant des ambiances sonores reproduisant celles préalablement enregistrées en milieu naturel. Ces changements d’ambiances pourraient entrainer un stress temporaire chez les individus même si nous nous attendons à de très légères modifications comportementales.

Devenir

Il n’est pas possible de remettre en liberté les individus, ni ceux ayant servi aux tests comportementaux, ni les éventuels surnuméraires. Tous seront ainsi anesthésiés/euthanasiés afin de réaliser les prélèvements nécessaires au phénotypage/analyses génétiques/prélèvement organes sensoriels internes.

Remplacement

Ce projet s’intéresse aux interactions sensorielles entre des individus vivants (reposant principalement sur l’oreille interne, mais également sur les mécanorécepteurs de la ligne latérale) et la composante acoustique de leur environnement, ainsi que leurs effets comportementaux (intégration multisensorielle et traitement par le système nerveux central). Afin d’extrapoler nos résultats au milieu naturel, il est indispensable de travailler sur des organismes entiers présentant toute leur intégrité sensorielle et cognitive. Dans ce contexte, aucune substitution n’est possible ni en utilisant des organoïdes, ni en utilisant une approche in silico.

Réduction

Dans notre dispositif, il nous faudra analyser le comportement de 120 poissons. Sachant que la mortalité des alevins à un stade précoce peut être assez importante (compétition chez cette espèce territoriale), allant jusqu’à environ 60% (néanmoins inférieure à celle observée en conditions naturelles), nous souhaiterions ainsi pouvoir travailler avec un total de 200 individus (mis en croissance), dont seulement 120 seront utilisés pour les tests comportementaux. Cet effectif correspond à un strict minimum permettant de répondre aux attentes scientifiques tout en accommodant des contraintes techniques.

Raffinement

La première phase de croissance se tiendra dans des conditions semi-naturelles tout spécifiquement dédiées à la croissance des salmonidés. Dérivant partiellement l’eau de la rivière avoisinante où l’espèce est naturellement présente, les conditions seront les mêmes que dans le milieu naturel (substrat, débit, proies/alimentation, présence de refuges, température, oxygénation). La capture par pêche électrique sera réalisée par une équipe expérimentée et habilitée avec un matériel et un champ électrique adapté aux juvéniles de salmonidés. Si plusieurs passages de pêche sont nécessaires pour capturer les poissons, ils seront espacés d’une demi-journée afin de ne pas créer des stress répétitifs proches dans le temps. Dans ces conditions, les individus pêchés ne présentent généralement aucune séquelle ni effet indésirable notable. La seconde phase de la procédure en milieu contrôlé sera réalisée dans des bacs alimentés directement par de l’eau du chenal où la croissance est réalisée, avec la même qualité physico-chimique. Les principaux paramètres physico-chimiques seront cependant régulièrement suivis (au moins une fois par jour) pour s’assurer de cela et l’eau sera oxygénée à l’aide de bulleurs. L’eau de chaque bac expérimental sera partiellement renouvelée entre le passage de chaque poisson. Contrairement à beaucoup d’études s’intéressant à des sons d’intensité importante (fracturation hydraulique, forage, motorisation de bateau, turbines hydroélectriques, etc.) nous nous intéressons ici à des infrastructures hydrauliques passives (non motorisées) ayant pour conséquence de moduler localement l’ambiance sonore (composition spectrale de l’environnement sonore) générée par l’écoulement de l’eau, le transport de sédiments, le clapotis de surface, la réverbération des sons par des surfaces artificielles, etc. Dans ce contexte, les ambiances sonores qui seront reproduites le seront avec une intensité modérée, n’excédant jamais celles quantifiées/rencontrées en conditions naturelles par les poissons. Dans tous les cas, les intensités sonores reproduites resteront toujours très en deçà du seuil de douleur/lésion. Une grille précise et quantitative des points limites a été définie et sera appliquée.

Choix des espèces

Le projet porte exclusivement sur des alevins (en fin de résorption vitelline)/juvéniles (taille généralement comprise entre 4 et 10 cm) de truite fario qui est une espèce commune et emblématique de nos cours d’eau (tant d’un point de vue culturel qu’économique) dont la continuité écologique est à plusieurs reprises entravée au cours de son cycle de vie par la présence d’infrastructures hydrauliques dans les rivières. Afin de minimiser l'impact sur les populations naturelles, les poissons utilisés seront tous issus d'une pisciculture produisant en grande quantité des alevins à partir de géniteurs sauvages. Des alevins sont exclusivement utilisés car leur survie en milieu naturelle est la plus à même d'être affectée par l'activités sonore anthropique (sensibilité, faible dispersion).

  • Formation professionnelle
Autres poissons : 60
Souffrances
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Devenir
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Capturé à l'électricité dans un bras de rivière, un poisson par stagiaire est paralysé une trentaine de secondes, gardé jusqu'à une heure en bac, anesthésié par immersion pendant trente minutes au plus, marqué par injection sous-cutanée, puis tué par surdose d'anesthésique. 60 poissons exotiques, guppys, porte-épée, laveurs de vitre ou nigros, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les stagiaires, des pêcheurs déjà expérimentés, apprennent à repérer les signes d'une anesthésie trop profonde et à pratiquer une mise à mort conforme. Le porteur affirme que ces gestes sont impossibles à apprendre sur des poissons morts, et souligne que ces individus relèvent déjà d'un programme de lutte contre les espèces exotiques envahissantes, ce qui lui sert d'argument de réduction.

Objectifs

Le projet concerne les travaux pratiques réalisés dans le cadre des formations applicateur/concepteur sur « poissons sauvages ». Les objectifs pédagogiques de cet enseignement pratique sont : 1.Identifier les obligations réglementaires des procédures non invasives : les étudiants devront réfléchir à la nécessité d’une DAP 2.Réaliser une capture de poissons de rivière avec un dispositif de pêche électrique en respectant les bonnes pratiques 3.Réaliser un marquage externe simple et un prélèvement simple sur un poisson sédaté 4.Repérer les signes d’une anesthésie efficace et ceux d’une anesthésie trop profonde 4.Réaliser une euthanasie par surdosage anesthésique 5.Identifier les critères d'observation pour caractériser le bon rétablissement d’un poisson après une procédure expérimentale sous anesthésie légère.

Bénéfices attendus

Les travaux pratiques offriront aux participants une mise en situation réelle en milieu naturel, indispensable pour l’apprentissage des bonnes pratiques expérimentales. Ils permettront d’acquérir des compétences concrètes telles que : l’observation et l’identification des signes de stress chez les poissons, la gestion d’une anesthésie légère et du réveil, la réalisation d’une euthanasie conforme aux principes éthiques, par surdosage anesthésique. Au-delà de ces aspects techniques, le TP abordera également des notions transversales essentielles : préparation et organisation d’une « paillasse expérimentale » en milieu naturel, préparation de solutions anesthésiante et euthanasiant, gestion des médicaments, respect des règles d’hygiène, de sécurité et de gestion des risques, gestion responsable des déchets, en particulier ceux liés aux médicaments, prise en charge et élimination appropriée des cadavres. De façon plus large, la formation concepteur/applicateur – module spécifique “poissons sauvages” représente une opportunité inédite : c’est le premier module national dédié à la faune aquatique sauvage, alors que jusqu’à présent les formations portaient uniquement sur les poissons d’aquarium (ex. zebrafish). Or, ces dernières ne permettent pas d’aborder des thématiques centrales telles que la capture, la contention et l’adaptation des procédures face au stress spécifique des espèces sauvages. En pratique, cette formation sera proposée en moyenne une fois par an, avec environ 12 participants par session. À l’horizon de 5 ans, ce sont donc près de 60 scientifiques qui auront été formés, sensibilisés aux principes des 3R, au bien-être animal et à l’amélioration continue des procédures expérimentales. Cette montée en compétence contribuera directement au développement de pratiques plus responsables et rigoureuses dans le cadre des programmes de pêche scientifique en eau douce et en milieu marin.

Procédures

Les poissons pêchés subiront plusieurs interventions qui seront prises en charge dans le raffinement de la procédure : capture par pêche électrique entraînant une paralysie courte (30 secondes), captivité dans des bacs d’eau de rivière (1h maximum), anesthésie légère par immersion (30min maximum), injection sous cutanée sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Les poissons pêchés subiront plusieurs nuisances qui seront prises en charge dans le raffinement de la procédure : paralysie lors de la pêche électrique, stress de contention dans des bacs d’eau de rivière.

Devenir

Tous les individus, en tant qu'espèces exotiques envahissantes, seront euthanasiés à la fin de la procédure conformément à la prévention de l'introduction et de la propagation des espèces animales exotiques envahissantes.

Remplacement

Un premier niveau de formation est assuré sans recours à des animaux vivants : TP sur poissons morts issus de la pêche commerciale pour l’apprentissage du geste technique de marquage., TD sur les signes de stress, douleur et détresse à partir de supports visuels (photos, vidéos). Cependant, certains objectifs pédagogiques concernent des actes ne pouvant être réalisés sur modèles inertes (capture, anesthésie, observation des stades anesthésiques, bonnes pratiques d’euthanasie). L’utilisation de poissons vivants est donc indispensable pour un apprentissage réaliste, permettant aux participants d’acquérir les compétences nécessaires sous la supervision d’encadrants. Le public concerné étant composé de pêcheurs déjà expérimentés, la mise en situation sur poissons vivants est essentielle pour corriger les pratiques issues de la pêche commerciale et les adapter aux exigences de bien-être animal et de la réglementation.

Réduction

L’utilisation a été limitée à un individu par stagiaire, soit le nombre minimal permettant de réaliser l’ensemble des gestes pédagogiques (capture, diagnose, anesthésie, marquage, observation et euthanasie), tout en garantissant la qualité de l’apprentissage. D’autre part, toujours dans un objectif de réduction, nous avons choisi de réaliser la procédure dans un bras de rivière qui héberge quasi exclusivement des poissons exotiques. Ceux-ci sont concernés par un programme de lutte relatif à la prévention de l'introduction et de la propagation des espèces animales exotiques envahissantes. Ainsi, le TP vise à utiliser des individus déjà visé dans une procédure de lutte.

Raffinement

La procédure a été conçue de manière à minimiser le stress et l’inconfort des poissons tout au long du TP : • Sélection des espèces : seules des espèces exotiques sont utilisées, afin d’éviter tout impact sur les populations indigènes. Les individus indigènes éventuellement capturés accidentellement (anguilles) sont immédiatement relâchés. • Capture : la pêche électrique est effectuée à l’aide de dispositifs régulièrement contrôlés et utilisés sous la supervision d’opérateurs formés, afin de limiter la durée de manipulation et de réduire au minimum le risque de blessures. • Anesthésie : l’immersion dans une solution de lidocaïne à faible concentration est employée uniquement pour la contention. Le protocole vise une anesthésie légère, suffisante pour immobiliser l’animal, réduisant ainsi le stress sans recourir à une analgésie profonde, inutile pour ce type de geste. • Ecouvillon cutanée : cet acte, choisi comme exemple pédagogique, est non invasif et encore peu utilisé en expérimentation sur poissons. Il illustre l’intérêt de méthodes non létales permettant de collecter des données à faible contrainte : analyse du mucus (indicateurs de stress, statut immunitaire, qualité de l’eau), étude du microbiote cutané ou détection de pathogènes externes (protozoaires, mycoses, bactéries). • Marquage « spaghettis » : habituellement réalisé sans analgésie (injection sous-cutanée), il est ici associé à une anesthésie générale afin de sécuriser l’apprentissage technique. Cette précaution supplémentaire vise à compenser l’imprécision possible des gestes de participants en cours de formation. • Encadrement : la supervision est assurée par des formateurs expérimentés, avec un ratio de 1 encadrant pour 4 stagiaires, garantissant des gestes rapides, précis et reproductibles. • Surveillance post-manipulation : après manipulation, chaque individu est placé dans un seau de stabulation et observé pendant environ 10 minutes, afin de confirmer sa récupération complète et l’absence de signes persistants de détresse. Ainsi, le protocole privilégie en permanence des méthodes permettant de réduire la douleur, la détresse et la souffrance potentielles, tout en garantissant la qualité pédagogique du TP.

Choix des espèces

Les espèces (Poissons laveur de vitre Ancistrus temmincki, Poisson Porte-épée Xiphophorus hellerii, Poisson guppy Poecilia reticulata ou Poisson Nigro Archocentrus nigrofasciata) ont été choisies en raison de leur statut d'espèces exotiques faisant l'objet d'actions de lutte par ailleurs. Nous veillerons à sélectionner des individus d’une taille minimale de 4 cm, afin de faciliter la réalisation du marquage. Le stade de développement n’est pas déterminant ; c’est principalement la taille qui constitue le critère de choix.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 120
Souffrances
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▲ 120
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Devenir
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 120
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Tous relâchés en milieu naturel à l'issue de l'expérience, 60 jeunes anguilles et 60 larves de lamproie marine vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont d'abord capturés par pêche à l'électricité ou par tamisage du sable, marqués sous anesthésie par une injection sous-cutanée d'élastomère coloré, puis placés dans un aquarium dont le niveau d'eau baisse de deux centimètres par jour pendant vingt-cinq jours jusqu'à l'assèchement d'une partie du sable. Aucun abri ne leur est fourni, pour que les caméras gardent la vue sur eux. Le porteur indique que la marque colorée pourrait augmenter le risque qu'un prédateur les repère après leur remise à l'eau, et que le comportement d'enfouissement étudié ne peut s'observer que sur des individus vivants.

Objectifs

L'objectif du projet est de décrire la réaction de larves de lamproies et de jeunes anguilles lors d'une diminution importante du niveau d'eau. L'alternative est 1) la fuite lors de la baisse progressive du niveau d'eau, vers des zones refuges présentant une plus grande hauteur d'eau, ou 2) l'enfouissement temporaire dans le sable humide, en attendant que l'eau revienne à un niveau suffisant pour reprendre l'activité normale. En effet, des données préliminaires laissent penser que les larves de lamproies et les jeunes anguilles pourraient survivre plusieurs semaines enfouies dans le sable humide en absence d'écoulement superficiel d'eau. En revanche, la proportion d'individus optant pour cette stratégie n'est pas quantifiée. Or, cette stratégie, peut-être adaptée pour des assèchements brefs et superficiels, peut éventuellement devenir un piège en cas d'assèchement prolongé ou profond. Pour évaluer la proportion d'individus optant pour chaque stratégie, nous placerons 60 jeunes anguilles et 60 larves de lamproie marine (chaque espèce séparément) dans un aquarium où le niveau d'eau sera progressivement abaissé (2 cm par jour pendant 25 jours) jusqu'à assècher progressivement une surface croissante de sable. Durant l'abaissement du niveau d'eau, les poissons auront le choix de s'enfouir dans le sable ou de nager vers des zones où l'eau superficielle subsistera. L'observation directe et l'enregistrement vidéo permettront d'identifier les individus ayant opté pour chaque stratégie, et de tester si la probabilité d'adopter une ou l'autre stratégie dépend de la taille des individus.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet portent sur la réponse d'espèces patrimoniales (l'anguille européenne et la lamproie marine) aux diminutions importantes du niveau d'eau conduisant à des assèchements progressifs de rivière, et seront intégrés dans des modèles visant à prédire l'évolution des populations naturelles dans des environnements soumis au changement climatique. Les connaissances acquises pourront éclairer les stratégies de gestion visant à limiter l'impact du changement climatique sur les écosystèmes aquatiques.

Procédures

Les individus seront capturés en milieu naturel, par pêche à l'électricité pour les anguilles et par pêche à l'électricité ou tamisage de sable pour les lamproies. Lors de la pêche à l'électricité, les anguilles seront exposées au champ électrique pendant quelques secondes puis placées en bac de stabulation. Le tamisage de sable dure environ 5 minutes, après quoi les lamproies sont placées dans un bac de stabulation où elles peuvent à nouveau s'enfouir. Lors du test comportemental chaque individu sera exposé une fois à une baisse progressive du niveau d'eau jusqu'à l'assèchement partiel de l'aquarium. Chaque individu optant pour la fuite à la nage sera collecté dans un piège de type nasse contenant un abri, d'où il sera retiré dans les 12 heures pour être placé en stabulation. Les individus optant pour l'enfouissement seront tous collectés dans le sable en fin d'expérience. Le marquage est effectué une seule fois sous anesthésie, et consiste à l'injection sous-cutanée d'un très petit volume d'élastomère. L'injection dure quelques secondes, et le délai entre le début de l'anesthésie et le réveil est d'environ 5 minutes.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables potentiels sont liés au stress impliqué par la capture en milieu naturel, l'anesthésie, l'assèchement partiel généré dans l'aquarium et la collecte des individus enfouis dans le sable. Pour limiter l'accumulation de stress, les manipulations (capture et transfert d'un dispositif à l'autre, collecte dans le sable, marquage) seront réalisées minutieusement et rapidement, et seront espacées par des phases d'acclimatation dans l'aquarium et les bacs de stabulation. La présence de la marque colorée pourrait causer une gêne liée au volume injecté et augmenter le risque de détection visuelle par des prédateurs sur les individus, qui seront relâchés en milieu naturel après l'expérience. Ces effets indésirables seront limités par la minimisation du volume d'élastomère injecté, qui ne sera visible que par une inspection minutieuse à la loupe.

Devenir

Tous les individus utilisés seront relâchés en milieu naturel, pour limiter l'effet négatif de notre expérimentation sur les populations dont les individus sont issus.

Remplacement

Le projet porte sur le comportement d'enfouissement de poissons face à un changement de conditions environnementales, et ne peut donc être mené qu'avec des individus vivants appartenant à des espèces capables d'exprimer ce comportement.

Réduction

L'analyse statistique consistera à estimer la probabilité qu'un individu adopte la stratégie de fuite ou d'enfouissement, en fonction de sa longueur corporelle. Un effectif de 60 individus de chaque espèce (donc 120 au total) nous permettra de détecter significativement un lien statistique entre le comportement et la longueur corporelle.

Raffinement

Dès leur capture en milieu naturel, les individus seront placés dans des seaux contenant du sable et des abris pour se cacher. Le marquage par injection d'élastomère et la biométrie seront effectués sous anesthésie, par une équipe expérimentée, selon une procédure ne durant pas plus de 5 minutes entre le début de l'anesthésie et le réveil. Lors de la stabulation les individus seront maintenus dans des bacs d'élevages alimentés en eau de rivière et aménagés avec du sable et des abris (pierres, tuiles). Ils seront nourris (sauf dans les 24h précédant l'anesthésie) par distribution de vers de vase (anguilles) ou par le dépôt de litière en décomposition (lamproies). La qualité de l'eau (température, pH, sels nutritifs) sera contrôlée deux fois par jour. Le test comportemental consistant à simuler une diminution importante du niveau d'eau sera effectué dans un aquarium contenant 60 individus pour 10m^2 de sable, une densité comparable à certaines situations en milieu naturel. Aucun abri ne sera fourni, pour ne pas empêcher la visibilité des individus sur les vidéos, mais l'alimentation sera maintenue tant que l'eau libre circulera au-dessus du sable. La qualité de l'eau dans l'aquarium expérimental sera contrôlée deux fois par jour. Lors de la stabulation, et des tests comportementaux, les poissons seront observés directement par les expérimentateurs en journée, et filmés en continu grâce à des caméras haute sensibilité diffusant des vidéos consultables à distance et en direct par les expérimentateurs. En cas d'état sanitaire mettant en péril le bien-être de l'individu (lésions, saprolegniose) ou de comportement altéré (difficulté à s'enfouir, posture déséquilibrée, nage saccadée), l'individu serait retiré du dispositif, placé en observation et éventuellement euthanasié.

Choix des espèces

Les espèces ont été choisies pour leur intérêt patrimonial, justifiant la compréhension de leurs mécanismes d'adaptation aux conditions écologiques défavorables accentuées par le changement global. Les stades utilisés sont le stade larvaire pour les lamproies et le stade juvénile pour les anguilles. La bibliographie mentionne la capacité de ces stades à s'enfouir dans le sable ou à se déplacer dans la rivière lorsqu'elles sont soumises à des diminutions importantes du niveau d'eau conduisant à un assèchement partiel des cours d'eau. Leur style de vie est complémentaire : les larves de lamproies vivent normalement enfouies dans le sable mais peuvent nager en eau libre pour s'enfuir, alors que les jeunes anguilles vivent normalement en eau libre mais peuvent s'enfouir. Les résultats de ce projet alimenteront les stratégies de gestion de ces espèces.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Saumons : 200
Souffrances
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▲ 200
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Devenir
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Capturées, anesthésiées, ouvertes pour recevoir un émetteur acoustique ou un capteur enregistreur, puis remises à l'eau après moins de quinze minutes d'opération : 200 jeunes truites de mer sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le suivi porte sur leurs trajectoires en mer et sur leur passage dans les parcs éoliens en mer. Le porteur retient cet effectif en tenant compte d'une mortalité naturelle de plus de 90 % entre le départ vers la mer et le retour en rivière, sur une population de smolts estimée entre 8 000 et 10 000 individus. Les truites recapturées porteuses d'un capteur enregistreur sont tuées, le tissu cicatriciel formé autour du matériel rendant son extraction incompatible avec leur survie.

Objectifs

Les poissons migrateurs sont pour la plupart en déclin en raison notamment de l’impact des activités anthropiques qui interviennent sur l’ensemble des habitats du continuum terre/mer. Dans les eaux côtières, les captures accidentelles et la présence des parcs éoliens offshores sont autant de pressions qui sont susceptibles de fragiliser un peu plus ces espèces en causant des mortalités et/ou modifications de leurs parcours migratoires. La connaissance de l’utilisation des eaux marines côtières par ces espèces est cruciale pour déterminer les zones et périodes où elles sont susceptibles d’être en interaction avec ces pressions, mais elle reste à ce jour très incomplète. Un précédent programme de recherche a toutefois permis des avancées notables dans la compréhension des trajets migratoires des salmonidés en mer. Entre 2018 et 2019, 105 truites de mer au stade juvénile ont été équipées d’émetteurs acoustiques. En parallèle l’estuaire du fleuve étudié avait été équipé de récepteurs qui a permis d’analyser la dynamique de dévalaison des individus et d’évaluer la mortalité estuarienne. Depuis lors, de nombreux autres récepteurs ont été déployés au sein des parcs éoliens offshores et au niveau d’autres infrastructures, l’ensemble étant intégré dans le cadre d'un réseau européen de récepteurs. Ce réseau offre l’opportunité de mettre en place un suivi par télémétrie acoustique au-delà de la zone estuarienne afin de fournir des informations sur les trajectoires marines des individus et d’identifier des zones de mortalité. De plus, pour les individus les plus grands, un double marquage émetteur acoustique et capteurs-enregistreurs (température et de pression) permettent de reconstruire plus finement les trajectoires marines. L’objectif est double : 1- produire des connaissances sur l’écologie des truites de mer au stade juvénile et 2- évaluer le niveau de fréquentation des parcs éoliens offshores.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont les suivants : Les phase marines des populations de poissons migrateurs effectuant des migrations entre milieu marin et eau douce, populations globalement menacées par différentes pressions d’origine anthropique, restent très mal connues. Cette méconnaissance complique leur gestion. Ce projet vise à produire des connaissances sur les trajectoires de migration marine des juvéniles de truites de mer à large échelle en mer et il viendra compléter d’autres projets concernant les adultes. Par ailleurs, dans le contexte de développement des énergies marines renouvelables (parcs éoliens offshore), les données permettront une première évaluation du recouvrement des trajectoires des truites de mer et des parcs éoliens. Compte-tenu de sa dépendance au milieu côtier, la truite de mer pourrait être fortement exposée aux nombreuses pressions (bruit, modification des champs électro-magnétiques, etc.) exercées des parcs éoliens offshore. Les impacts de ces pressions récentes, qui s’additionnent aux autres, doivent être évaluées dans le cadre des politiques publiques.

Procédures

1- procédure chirurgicale : Insertion par chirurgie de capteurs-enregistreurs ou d'émetteur (réalisée sous anesthésie). Durée inférieure à 15 minutes.

Impact sur les animaux

Insertion par chirurgie du matériel scientifique est réalisée sous anesthésie : les nuisances potentielles (douleurs, saignements, infection) sont limitées par l'utilisation de mesures prophylactiques et des traitements adaptés et définis avec la collaboration d'un vétérinaire spécialisé. Cette intervention est considérée comme « modérée ». Les individus sélectionnés auront une gamme de poids (min-max) qui leur permettra de supporter l'insertion du matériel scientifique selon les recommandations de la littérature en termes de ratio masse du matériel/masse de l’individu.

Devenir

Après la procédure chirurgicale, tous les individus sont relâchés dans leur milieu naturel pour être suivi. En cas de recapture d’individus marqués avec des émetteurs acoustiques, ceux-ci seront relâchés après contrôle de leur état et mesure (taille, masse). En cas de recapture d’individus équipés de capteurs-enregistreurs contenant des données à récupérer, ceux-ci seront mis à mort. Les individus développent un tissu conjonctif autour du matériel lors du processus de cicatrisation, leur extraction n’est pas compatible avec la survie de l’animal.

Remplacement

L'objectif de l'étude est de produire des connaissances sur l’écologie de la truite de mer (comportement dans le milieu naturel). Le modèle biologique ne peut être substitué par des alternatives non animales.

Réduction

L’effectif de truites de mer au stade jvénile à marquer (200) est choisi en fonction des connaissances actuelles sur la mortalité naturelle de ces individus entre leur départ et leur retour de mer (>90-95%). Les données de géolocalisation des poissons par les hydrophones permettront de retracer les trajectoires et l’histoire de l’ensemble des poissons marqués qui pourront être analysées seules ou en combinaison avec les données issues des capteurs-enregistreurs quand les poissons auront les deux types de marques, et ce, même en cas de mortalité avant le retour en rivière. La taille d’échantillon résulte ainsi d’un équilibre entre minimisation de l’impact sur la population de smolts de truite de mer (estimée entre 8000 et 10000 individus lors de la saison 2023/2024 dans le fleuve étudié) et qualité et quantité de données acquises. L’échantillon recueilli au final sera de taille modeste, mais les données haute-fréquence acquises seront très informatives et permettront de produire des connaissances nouvelles notamment évaluer les habitats utilisés par les smolts, les trajectoires en mer et les zones de mortalité.

Raffinement

Les principales mesures de raffinement concernent la limitation des nuisances (angoisse et douleur) lors de la manipulation des animaux avant, pendant et après la chirurgie et la limitation des risques d'infection postopératoire. La combinaison d'utilisation de produits anesthésiques de concentration adaptée (1- concentration pour l'anesthésie pré-opératoire et 2- pour le maintien de l'anesthésie pendant l'opération) et d'antalgiques limitent directement l'angoisse et la douleur pendant et après l'opération et l'administration d'antibiotiques limite les risques d'infections liés à l'opération. Les mesures prophylactiques classiques (désinfection du matériel) limitent également les sources d'infection pouvant induire des nuisances post-opératoires. Les opérations de chirurgie seront effectuées par du personnel habilité et spécifiquement formé par un vétérinaire. Le protocole opératoire est co-construit avec un vétérinaire. Pendant l’opération, un tube alimenté en eau sera introduit dans la bouche des poissons pour maintenir un bon niveau d’oxygénation des branchies. L’eau utilisée sera celle du milieu naturel et sa température sera contrôlée pendant toute la durée de l’opération. Après l’opération, les individus seront gardés en observation en vivier alimenté en eau de rivière le temps de contrôler la façon dont ils récupèrent de l'anesthésie et seront relâchés lorsqu'ils auront retrouvé un comportement actif normal (équilibre dans la colonne d'eau, nage). Les volumes des viviers permettent aux individus d'évoluer confortablement.

Choix des espèces

La truite de mer et plus précisément son comportement dans le milieu naturel, est l’objet même de l’étude, il ne s’agit pas d’un modèle biologique utilisé pour tester une hypothèse. Compte-tenu de sa dépendance au milieu côtier, la truite de mer pourrait être fortement exposée aux nombreuses pressions (bruit, modification des champs électro-magnétiques, etc.) exercées des parcs éoliens offshore. Les impacts de ces pressions récentes, qui s’accumulent aux autres, doivent être évaluées dans le cadre des politiques publiques. Les individus concernés sont des juvéniles en cours de migration vers la mer, appelés smolt, dont on veut étudier la migration marine. La taille de ces juvéniles, dans la population étudiée, varie entre 100 et plus de 300mm.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Saumons : 108
Souffrances
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▲ 108
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Devenir
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 108

Trois lésions cutanées perforées au trépan à biopsie, puis six prises de sang en vingt-trois jours : 108 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever le tissu cicatriciel, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. L'objet est de mesurer si le rapport entre deux acides gras d'une huile de microalgues change la vitesse de cicatrisation, question laissée ouverte par un projet précédent. Le porteur décrit un saignement au point de ponction, une réaction inflammatoire et une possible absence de guérison, atteintes qu'il classe pourtant au niveau de souffrance le plus bas. Il justifie les blessures infligées par l'enjeu du bien-être des poissons d'élevage et par les tonnes de poissons sauvages que l'huile de microalgues permettrait d'épargner.

Objectifs

La cicatrisation chez les poissons d’élevage est un enjeu majeur pour l’aquaculture moderne. Les blessures, fréquentes lors des manipulations, du transport ou des interventions sanitaires, favorisent les infections et augmentent la mortalité. Les pertes économiques liées aux maladies en aquaculture sont estimées à 6 milliards USD par an, et peuvent représenter jusqu’à 15 % de la production dans certains pays tels que l’Inde. Une cicatrisation efficace contribue au bien-être animal, limite les pertes, réduit le recours aux antibiotiques et garantit la qualité nutritionnelle des produits. Si le processus de cicatrisation est bien connu chez les mammifères, les recherches chez les poissons sont récentes et montrent l’importance de solutions nutritionnelles sur le processus de cicatrisation cutanée. Les acides gras polyinsaturés, notamment l’EPA (acide eicosapentaénoïque), jouent un rôle clé dans l’intégrité de la barrière cutanée et la cicatrisation des plaies. Cependant, la tendance à remplacer l’huile de poisson par des huiles végétales, plus durables et économiques, réduit la teneur en oméga-3 dans les régimes aquacoles, impactant la santé des poissons et la qualité nutritionnelle des filets. Un précédent projet a montré qu’un régime enrichi en EPA+DHA via une huile de microalgues améliorait la cicatrisation par rapport à un régime standard à base d’huile de poisson. En revanche, l’hypothèse selon laquelle le ratio EPA:DHA influencerait le processus de cicatrisation n’a pas pu être confirmée. En effet, le déroulement de la cicatrisation entre les deux huiles différentes de microalgue testée étaient comparables. L’objectif de cette nouvelle étude est donc d’utiliser le modèle de cicatrisation validé dans un précédent projet pour évaluer l’impact de la teneur en EPA par rapport au DHA sur la cicatrisation des lésions cutanées chez la truite.

Bénéfices attendus

Ce projet s’inscrit dans l’amélioration des conditions d’élevage des salmonidés. Il permettra d’évaluer le bénéfice des solutions nutritionnelles sur l’amélioration de la cicatrisation cutanée chez la truite arc en ciel, en étudiant 1) l’impact des taux élevés d’omega-3 dans l’aliment et 2) l’importance du ratio EPA:DHA dans le processus de cicatrisation des lésions cutanées chez la truite arc-en ciel. De plus, l’utilisation de l’huile de microalgues dans la formulation permettra de formuler des régimes plus concentrés et d’utiliser moins d’huile et de poissons. En effet, 1 tonne d’huile de microalgues remplace 60 tonnes de poissons sauvages. Chaque année, son utilisation évite la capture d’environ 1,2 million de tonnes de poissons destinés à la production d’huile et une réduction des émissions de gaz à effet de serre (-5,6 % en 2024 par rapport à 2021). La Stabilité et la sécurité d’approvisionnement en huile de poisson sont soumises à la volatilité des prix et aux aléas climatiques (El Niño) contrairement à l’huile de microlagues qui offre un approvisionnement stable et prévisible, sans dépendance à la pêche.

Procédures

Les animaux seront soumis à la procédure pour une durée de 23 jours. [[Les poissons seront soumis à trois lésions à l'aide d’un trépan à biopsie (durée 15 secondes) afin d’être plus représentatif de la taille et du nombre de blessure observés dans les élevages industriels]]. Aux jours 0, 3, 7,10,14 et 21 post-lésion des prises de sang seront réalisées. A chaque temps, un volume sanguin nécessaire et suffisant pour l'analyse des paramètres biochimiques sera prélevé sur chaque poisson anesthésié. Pour chaque prise de sang, le temps ne dépassera pas 1 minute. Temps de sortie des poissons hors de l’eau pour les pesées (3 secondes) et pour les identifications (3 secondes).

Impact sur les animaux

Changement du comportement alimentaire, saignement localisé au niveau du site de ponction du tissu. Réaction inflammatoire dans les premiers jours de la cicatrisation, absence de guérison avec rétrécissement de la lésion.

Devenir

Tous les animaux entrant dans la procédure expérimentale seront mis à mort à l’issu de la procédure afin de réaliser des prélèvements de tissu cicatriciel au niveau de la blessure.

Remplacement

Au moment de la délivrance de cette autorisation de projet, il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico capable de mimer l’intégralité des acteurs cellulaires et acellulaires participant à la complexité des processus de cicatrisation et à la modulation de cette réponse par la nutrition. De plus l’évaluation d’un additif alimentaire, implique de connaitre son mode d’action chez l’animal auquel il est destiné impliquant l'utilisation d'animaux vivants..

Réduction

Des calculs statistiques détaillés ont été réalisés afin de déterminer le nombre minimum d'animaux à utiliser pour évaluer ce projet. Le nombre d'animaux à utiliser permettra d'obtenir une densité adéquate pour favoriser une hiérarchie sociale essentielle au bien-être des animaux. Des analyses post mortem seront réalisées sur les tissus cicatriciels de chaque animal afin de générer un maximum d'information possible par animal.

Raffinement

Les conditions d’hébergement des animaux sont définies afin que la densité des animaux par bassin, les paramètres environnementaux, l'enrichissement des bassins ou encore la qualité d’eau procurent le maximum de confort aux animaux, et répondent à la législation en vigueur. Aucun animal ne restera isolé sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux. Avant toute manipulation (pesée ou prélèvement) au cours de cette étude, les truites arc en ciel sont anesthésiées. La capture et le stress dus à la sortie des bassins sont réduits par une manipulation délicate des animaux par les applicateurs lors des pesées, des prises de sang et des mesures. Les conditions expérimentales sont également raffinées par un séchage modéré des poissons, le port de gants, l’utilisation d’une mousse humide pour faire reposer l’animal sur un support de contention adapté, d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans une procédure interne qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires. Un analgésique sera utilisé par voie intramusculaire afin de réduire la douleur après l’introduction du transpondeur et lors de la réalisation des lésions afin de permettre une meilleure récupération et une réduction des effets secondaires comme les frottements de l'animal contre les murs. Un minimum de deux observations quotidiennes des animaux est réalisé afin de détecter prématurément des signes cliniques de dommages corporels et pour vérifier que les poissons s’alimentent correctement. Dès l’observation d’un signe clinique, les animaux sont suivis au moyen d’une grille de score de point limites.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est la truite arc-en-ciel, en tant que modèle animal de salmonidé. La truite est un bon modèle pour les salmonidés car elle est taxonomiquement proche du saumon et de physiologie comparable. Les fonctionnalités nutritionnelles sont les mêmes, les deux poissons étant carnivores, les besoins nutritionnels sont les mêmes. Par conséquent, la réponse physiologique de la truite au cours de l'étude sera la même que celle des autres salmonidés, les résultats pourront donc être transposés chez le saumon. La truite est également un animal plus résistant aux conditions d'élevage, aux maladies, avec un taux de croissance plus élevée permettant de rester dans le cadre du développement d’un modèle de cicatrisation subclinique. Au début de l’étude les truites pèseront 85 grammes. Elles seront élevées pendant 4 semaines, puis, à 160 g les poissons seront blessés et un suivi de cicatrisation sera réalisé pendant 23 jours. Le poids final des poissons à la fin de l’étude sera de 200 g.

Etude de la régénération cardiaque

(NTS-FR-876262v1 – 04/02/2026)
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Poissons zèbres : 2700
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 900
▲ 1800
Devenir
 -
 -
 -
 2700

Une résection de 20 % du ventricule cardiaque, pratiquée hors de l'eau sous anesthésie en cinq minutes au plus : 2 700 poissons zèbres vont être utilisés dans ce projet, 1 800 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, tous tués à l'issue pour analyse du cœur. Une partie reçoit en plus une injection quotidienne sous anesthésie hors de l'eau, sept jours de suite. Le porteur indique qu'aucune méthode d'analgésie connue ne semble compatible avec l'étude de la régénération cardiaque, les poissons ressentant après l'opération un inconfort et une douleur liés à la cicatrisation. Le poisson zèbre est retenu précisément parce qu'il régénère entièrement son cœur, capacité que les mammifères adultes n'ont pas, l'objectif étant de tester ensuite les gènes identifiés chez la souris.

Objectifs

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, les maladies cardiovasculaires sont responsables de près de 18 millions de morts dans le monde chaque année, soit 31% des décès. Alors que les mammifères adultes sont incapables de régénérer leur cœur suite à un infarctus, un certain nombre d’espèces vertébrées possèdent quant à elles cette propriété. En particulier, le poisson zèbre est capable, suite à l’ablation d’une portion du muscle cardiaque, de totalement régénérer son cœur. Nous avons précédemment développé des systèmes d’ingénierie génétique chez le poisson zèbre permettant d’étudier la fonction des gènes impliqués dans les processus régénératifs, plus précisément les gènes exprimés dans les cellules musculaires cardiaques (cardiomyocytes). Notre principal objectif est d’identifier les différents gènes qui régulent la régénération du muscle cardiaque chez le poisson zèbre pour ensuite les tester chez les mammifères

Bénéfices attendus

Inscrit dans un cadre de recherche globale en santé humaine, l’identification des gènes/processus nécessaires à la régénération cardiaque chez le poisson zèbre, pourrait potentiellement participer au développement d’approches thérapeutiques visant à induire la régénération cardiaque chez l'homme. L’objectif de notre projet à court terme vise à identifier des nouveaux gènes impliqués dans les mécanismes de la régénération des tissus, plus particulièrement du cœur. À moyen terme, nous collaborerons avec nos collègues pour tester le rôle de ces gènes chez les mammifères adultes tels que les souris, ce qui pourrait ouvrir à long terme une transposition de ces découvertes chez l’homme.

Procédures

L’ensemble des interventions sera réalisé sous anesthésie. Les poissons-zèbres subiront une chirurgie du muscle cardiaque, une résection de l’apex du ventricule du coeur de l’ordre de 20%, durant laquelle ils seront maintenus sous anesthésie hors de l’eau pour une durée de 5 minutes maximum. Un groupe de poissons-zèbres impliqués dans le suivi de la prolifération des cardiomyocytes subira des injections quotidiennes d'un faible volume, sous anesthésie hors de l’eau pour une durée d’une minute maximum, chaque jour durant 7 jours consécutifs.

Impact sur les animaux

Les poissons-zèbres subiront un stress léger au cours de la pêche à l’aide d’une épuisette à maille fine. Suite à la chirurgie, les poissons ressentiront un inconfort lié à une diminution de la mobilité et une douleur conséquente au processus de cicatrisation. Les poissons pourront présenter une légère inflammation au niveau du site d’injection et un inconfort lié à la répétition des anesthésies hors de l’eau.

Devenir

L'ensemble des animaux sera mis à mort en fin de procédure afin de réaliser des études histologiques et evaluer la régénération cardiaque.

Remplacement

Les mécanismes de régénération du myocarde sont très complexes, impliquant la participation de nombreux types cellulaires différents. Le développement des techniques alternatives d’organoïdes actuelles s’attache aux modèles mammifères qui ne présentent malheureusement pas cette capacité régénérative. Il n’y a pas aujourd’hui à notre connaissance d’alternative à l’utilisation de poisson-zèbre pour la mise en œuvre de ce projet

Réduction

L’évaluation du nombre d’animaux s’appuie sur nos précédants travaux publiés qui nous ont permis de réduire efficacement le nombre d’animaux necessaires. Nous avons également fait appel à des tests et calculs de puissance statistiques qui nous ont permis de réduire efficacement le nombre d'animaux nécessaire tout en permettant d'obtenir des résultats scientifiques robustes

Raffinement

Actuellement aucune méthode d'analgésie connue ne semble compatible avec les recherches sur la régénération cardiaque. Dans notre équipe, un projet en cours de réalisation a pour objectif d’identifier des molécules analgésiques n’interférant pas avec les mécanismes de régénération du coeur, si de telles molécules sont identifiées elles seront alors appliquées à ce projet également. Dès lors nous apportons un soin particulier à déterminer précisément les stades d’anesthésie chirurgicale adaptés (immobilité, perte de conscience, mouvements respiratoires lents et absence de réaction aux stimuli). Nous apportons un soin particulier à l’étape post-opératoire, les animaux sont placés dans un aquarium contenant de l'eau préalablement stérilisée pendant 30 minutes. Pendant cette période, les animaux sont observés d'abord constamment pendant la phase de réveil (2 à 5 min), puis toutes les 5 minutes, en s’appuyant sur les éléments établis sur la feuille d’évaluation. Si les poissons ne présentent pas de signes d'inconfort, c’est-à-dire que nous observons un comportement de nage normal et la reprise d’un comportement exploratoire, ils sont replacés dans l'aquarium avec leurs congénères au bout de la période initiale de 30 minutes post-opératoires. Si les poissons montrent des signes d'inconfort ou de souffrance (immobilité, nage erratique), ils sont surveillés pendant une heure supplémentaire. Si les poissons semblent toujours mal à l'aise après cette période, ils sont mis à mort. Pendant les jours suivants la chirurgie, une attention particulière est apportée aux poissons, tous les matins, midis et soirs lors des nourrissages. Nous portons une attention particulière aux comportements suivants : nage continue au milieu de l'aquarium (ni au fond, ni à la surface), absence de mouvements erratiques, prise de nourriture. Enfin une attention maximale sera portée aux conditions environnementales (maitrise de l’asepsie, des paramètres physicochimique), à la prise en charge efficace de la douleur post-opératoire, et l’observation des animaux avec la mise en place d’une grille d’évaluation de la douleur étudiée spécifiquement pour ce projet, nous permettant d’estimer l’atteinte d’un point limite de manière précoce, et nous permettant de mettre en œuvre les mesures adaptées à la prise en charge de la souffrance des animaux.

Choix des espèces

Le recours au poisson zèbre s'explique d'un part car il s'agit d'une éspèce domestique modèle élevée en captivité depuis plus d'un siècle, mais également par son extraordinaire capacité à régénérer son cœur. Le génome du poisson-zèbre présente 70% d’homologie avec le génome humain (estimé à 85% pour les gènes impliqués dans des pathologies humaines). Notre projet portant sur la régénération d'un organe en contexte physiologique, l'approche sur animal vivant (poisson) est nécessaire. Nous travaillons uniquement sur des aniamaux ayant atteint le stade adulte, les phénomènes de régénaration d'un organe suite à une lésion ne pouvant être observés sur des individus encore en cours de developpement.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Loups de mer : 840
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 90
▲ 750
Devenir
 -
 -
 -
 840

Pêchés, anesthésiés, sortis de l'eau pour qu'on leur frotte la peau et qu'on leur arrache quatre à cinq écailles, 840 bars européens juvéniles sont ensuite plongés dix-huit heures dans un bain contaminé par une bactérie. 750 d'entre eux subissent des procédures d'un niveau de souffrance sévère, avec lésions de la bouche, des branchies et de la peau, nage anormale et perte d'équilibre jusqu'à vingt et un jours après l'infection. L'étude pilote cherche la concentration bactérienne qui fait atteindre le point limite à la moitié des poissons, afin de caler un protocole servant ensuite à tester des aliments d'élevage enrichis en plancton. Les survivants sont tous tués, le porteur indiquant que des raisons sanitaires interdisent de les réutiliser ou de les déplacer.

Objectifs

Cette demande d’autorisation de projet est une étude pilote qui permettra d’établir le protocole de challenge bactérien par balnéation avec une bactérie (souche et concentration bactérienne) sur le bar européen – protocole nécessaire à la réalisation d’un des axes d’un projet (évaluation des capacités de défense de bars européen à des agents infectieux) visant à améliorer la qualité nutritionnelle des aliments utilisés en aquaculture. Ce projet a pour objectif d’évaluer les effets d’une supplémentation alimentaire avec différentes fractions d’organismes marins issus du plancton sur 1) le développement / la croissance et 2) les capacités de défense à des agents infectieux.

Bénéfices attendus

Les résultats permettront d’établir le protocole de challenge bactérien par balnéation avec une bactérie (souche et concentration bactérienne) sur le bar européen. Ce protocole pourra être utilisé dans le cadre de projets visant à tester la robustesse et la résistance aux maladies des animaux (contexte formulations alimentaires, impact changement global, utilisation de probiotiques en aquaculture).

Procédures

Les poissons subiront une pêche, une anesthésie et une émersion pour frotter la peau, enlever du mucus et 4 à 5 écailles pour créer une porte d’entrée à l’infection (

Impact sur les animaux

Un stress léger d’une durée de 30 sec pourra intervenir lors du frottement de la peau du poisson et du prélèvement de 4 à 5 écailles sous anesthésie. Le transfert de ce même poisson est un stress léger qui dure 5 min. Les épreuves infectieuses bactériennes constituent des nuisances sévères puisqu’elles induisent l’apparition de signes cliniques (lésions buccales, branchiales et/ou cutanées, nage anormale, déséquilibre, …) chez les poissons dans les 24 heures et jusqu’à 21 jours post-infection.

Devenir

A l'issue des challenges aux pathogènes, tous les poissons survivants seront mis à mort car d’un point de vue sanitaire ils ne pourront, ni être réutilisés pour une autre expérience, ni être re/déplacés.

Remplacement

Cette étude vise à définir la « combinaison bactérienne » (souche et concentration) adaptée permettant d’atteindre la DL 50 (concentration en pathogène qui va induire des signes de souffrance importants (atteinte du point limite, score total=ou>4) chez 50% des poisons) chez le bar européen. La caractérisation de ces effets se fait à l'échelle de l'organisme car plusieurs fonctions physiologiques interagissent dans la réponse de l'organisme. La capacité de résistance à un pathogène dépend de différentes composantes du système immunitaire dans divers organes mais également du statut énergétique du poisson (lui permettant de répondre à l’infection) ou encore de son microbiote. Pour ces raisons, le modèle animal ne peut être remplacé par un modèle cellulaire.

Réduction

Le bar européen juvénile est un animal grégaire et le nombre d'animaux par bac répond tout d'abord à cette contrainte. Le nombre de 30 poissons correspond à la densité minimale d’animaux requise pour cette espèce et la variabilité inter-bacs souvent observée. Il permet d’éviter des comportements d’agressivité et de compétition et il permettra aussi aux animaux d’exprimer les meilleurs répertoires physiologiques et comportementaux possibles, et donc de répondre à leur bien-être. Le nombre d'animaux nécessaire à la réalisation des challenges aux pathogènes a été déterminé par une approche statistique.

Raffinement

En début de procédure, les poissons seront transférés des bassins d’élevage vers la salle d’expérimentation dédiée à la contamination bactérienne. Trajet à pied dans des seaux opaques (15L) avec couvercle 5 poissons par seau. Afin de limiter les manipulations, nous profiterons de ce transfert pour anesthésier les poissons et créer une porte d’entrée au pathogène en “éliminant” un peu de mucus avec une spatule désinfectée et en enlevant 4 à 5 écailles à l’aide d’une pince désinfectée. L’allumage et l’extinction de l’éclairage se font très progressivement pour simuler un lever et coucher de soleil afin d’éviter tout stress pendant ces phases. L’intensité lumineuse sera également faible afin de limiter le stress. Les animaux seront suivis selon des critères spécifiques du projet. L'état de santé général des poissons sera évalué 4 fois/jour à partir de la contamination en utilisant une grille de scoring adaptée intégrant des points limites stricts et spécifiques du projet (nage, comportement, état physique). En fonction des scores obtenus avec cette grille, des actions pourront être mises en place comme des mesures de surveillance accrues et/ou une mise à mort.

Choix des espèces

Le bar commun, espèce marine carnivore d'intérêt aquacole, a été choisie car il s'agit de l'espèce ciblée par le développement des formulations alimentaires supplémentées en protistes. Les poissons utilisés seront des juvéniles (non matures sexuellement). Agés de moins de 2 ans, ils pèseront moins de 100g au début de l’expérimentation.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Saumons : 165
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 165
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 165

165 truites arc-en-ciel de plus de 200 grammes vont être utilisées, chacune subissant jusqu'à trois ponctions du sinus veineux caudal le premier jour, une autre vingt-quatre heures plus tard, puis une par mois pendant trois mois. Tous les prélèvements se font sous anesthésie générale, le porteur ramenant la douleur à celle d'une piqûre d'aiguille. Il s'agit d'établir quel volume de sang peut être prélevé sur une truite et en combien de temps il se régénère, faute de consensus sur ce point. Ce référentiel est présenté comme un gain de raffinement et de réduction pour les protocoles à venir, les 165 poissons utilisés pour l'établir étant tués à la fin.

Objectifs

Ce projet a pour objectif de déterminer les conditions à respecter pour mettre en place des suivis sanguins longitudinaux dans les protocoles d’expérimentation animale sur poissons (volume de sang à prélever, temps de régénération sanguine, qualité de la régénération sanguine). Ce travail permettra de proposer un référentiel quant à la réalisation de prélèvements sanguins pour la truite Arc-en-ciel, assurant un respect à la fois de la physiologie particulière de l’animal, de la qualité des résultats expérimentaux obtenus et du bien-être animal. Pour les futures procédures expérimentales impliquant des truites Arc-en-ciel, ce nouveau référentiel garantira à la fois une réduction du nombre d’animaux utilisés (les suivis longitudinaux nécessitant moins d’animaux) et un meilleur raffinement expérimental (influence de prises de sang répétés sur les résultats).

Bénéfices attendus

L’absence de consensus quant au volume de sang que l’on peut prélever sur une truite, et quant à la vitesse de régénération sanguine pour cette espèce, est une contrainte majeure pour rédiger des protocoles expérimentaux plus en phase avec les exigences actuelles de réduction du nombre d’animaux utilisés, et de raffinement des protocoles expérimentaux. Ce projet a vocation à répondre aux questions suivantes : (1) Quel volume de sang peut-on prélever chez la truite Arc-en-ciel, en prélèvement unique ? en prélèvement multiple ? (2) Quelle est la durée de régénération sanguine chez la truite Arc-en-ciel à 14 °C, en fonction de la quantité de sang prélevée ? (3) Comment évolue la composition sanguine (maturité, taille et quantité des hématies) au cours du temps suite à un prélèvement sanguin ? Cette étude participera à l’établissement de nouvelles recommandations pour les poissons en expérimentation animale.

Procédures

Les animaux seront soumis uniquement à des prélèvements sanguins répétés, tous effectués sous anesthésie générale, par un personnel qualifié et expérimenté. En fonction des groupes, il y aura de un à trois prélèvements sanguins le premier jour. Ensuite, tous les poissons seront prélevés une seule fois 24h plus tard, puis une fois tous les mois pendant 3 mois.

Impact sur les animaux

Les nuisances prévues sont les ponctions de sang répétées dans le sinus veineux caudal, sous anesthésie générale. La douleur correspond à la piqure d’une aiguille.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure.

Remplacement

L’objectif étant d’évaluer l’impact clinique, zootechnique et biologique de prélèvements de sang plus ou moins importants ou de prélèvements répétés chez la truite Arc-en-ciel, cela ne peut se faire que sur animaux vivants. Il n’existe pas actuellement de modèle qui permettrait de s’affranchir de ces manipulations.

Réduction

Pour ce projet, nous avons calculé le nombre minimum de poissons nécessaires pour répondre à la question de recherche autour de la quantité de sang qui peut être prélevée chez la truite Arc-en-ciel. Pour ce faire, nous avons utilisé une méthode statistique paramétrique s’appuyant sur les données hématologiques obtenues lors d’une première expérimentation (permettant notamment une meilleure qualification de la variabilité des données). Chaque poisson sera identifié par puce électronique, ce qui permet de réduire le nombre de poissons qui seront utilisés dans le cadre de cette expérimentation, par rapport à une approche qui ne s’appuierait que sur des moyennes de groupe. Par ailleurs, il n’y a pas de lots pour lesquels serait réalisé un prélèvement de sang délibérément excessif (pas de groupe témoin positif) : chaque procédure évaluée devrait permettre de conclure sur la durée de récupération des animaux, et l’absence d’effets significatifs sur leur santé.

Raffinement

Les animaux sont observés chaque jour durant toute la durée du protocole. Les points limites sont : (1) les paramètres d’ambiance de l’élevage (oxygène, qualité de l’eau). Les paramètres de températures et d’oxygénation sont mesurés en permanence via des sondes. La qualité de l’eau (pH, teneurs en nitrites et en nitrates) est vérifiée chaque semaine ; (2) la santé des poissons. L’application d’une grille de score clinique adaptée permettra d’évaluer la santé des poissons chaque jour. En cas d’atteinte significative, les animaux seront retirés de l’expérimentation et euthanasiés. Dans les bacs, la densité en poissons sera limitée. Par ailleurs, chaque bac est enrichi de structures permettant aux poissons de se cacher. Une période d’acclimatation longue permet de s’assurer d’une bonne adaptation des poissons à leur environnement, d’un ordre hiérarchique stable et défini, et ainsi d’une meilleure résilience des animaux face aux procédures expérimentales (notamment les cycles pêches/anesthésies) qui pourraient biaiser les résultats. Pour améliorer les conditions de vie des poissons, le recours à des bacs de taille importante, permettant de loger un plus grand nombre d’animaux en même temps a été privilégié, car une population trop petite exacerbe les comportements de prédation entre poissons. De même, un travail sur la réduction de l’intensité de l’éclairage au-dessus des bacs permet d’obtenir des animaux plus calmes (une lumière trop forte est une source de stress pour les poissons). Enfin, le choix des volumes de sang que l’on pourrait prélever chez la truite a été défini en s’appuyant sur des travaux antérieurs sur le poisson et les mammifères. Concernant les procédures expérimentales, des précautions particulières seront mises en œuvre pour limiter tout stress aux poissons (ce dernier pouvant impacter les paramètres hématologiques notamment) : réalisation de pêches calmes et lentes, mise en place d’une sédation des animaux dans des bassins intermédiaires , réalisation d’une anesthésie profonde pendant la réalisation de prises de sang, réalisation des prises de sang par un personnel expérimenté, surveillance attentive pendant toute la procédure de chaque animal par un personnel compétent et expérimenté.

Choix des espèces

La truite Arc-en-ciel est l’espèce modèle de notre structure d’expérimentation animale. C’est un salmonidé d’eau douce. Les salmonidés sont les espèces piscicoles les plus fréquemment rencontrées en aquaculture en Europe. La truite est également un modèle habituel dans les laboratoires d’expérimentation animale. Les truites utilisées pèseront plus de 200g, un poids conforme à ce qui est habituellement rencontré en expérimentation animale pour la réalisation de prise de sang. A ce poids (200g), les animaux sont considérés comme physiologiquement proches des animaux d’un poids plus élevé (hors période de gamétogenèse).

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Saumons : 3560
Souffrances
▲ -
▲ 960
▲ 1000
▲ 1600
Devenir
 -
 -
 -
 3560

Pour mesurer si une vague de chaleur rend la truite arc-en-ciel plus vulnérable aux maladies d'élevage, 3 560 alevins vont être utilisés, dont 1 600 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. La température de leur bassin monte de quatre à cinq degrés par jour jusqu'à vingt-trois degrés, puis 2 560 d'entre eux sont exposés par bain à une bactérie ou à un virus, pendant deux ou vingt-quatre heures. Aucun poisson n'est relâché, le porteur indiquant que ceux passés par une infection ou un stress thermique ne peuvent plus être utilisés pour d'autres finalités. La mort fait partie du protocole: les effets combinés de l'infection et de l'inflammation pourront tuer les animaux, l'objectif étant précisément de comparer la sensibilité de huit lignées d'élevage à deux températures.

Objectifs

Les maladies infectieuses constituent un frein majeur au développement durable de l’aquaculture. Les poissons sont des organismes dont la température est imposée par l’environnement, et qui sont donc plus vulnérables au réchauffement climatique que les mammifères à température contrôlée. Leurs processus physiologiques, en particulier leur immunité, sont contraints par la température de l’environnement. L’impact de la température sur leur physiologie, leurs réponses immunitaires et leur résistance aux maladies infectieuses demeure mal compris, et il est notamment nécessaire de mener des recherches sur les facteurs intervenant dans leur capacité d’adaptation aux variations thermiques. Le projet vise à caractériser l’impact de la température chez la truite arc-en-ciel, une espèce d’intérêt économique fortement exposée aux effets du réchauffement climatique. Une collection de cinq lignées de truites aux caractéristiques contrastées sera utilisée dans le projet afin d’appréhender les facteurs impliqués dans l’adaptation à la température. Dans la première partie du projet, l’impact d’un élevage à une température haute pendant les premiers stades de développement (post-éclosion) sera étudié en analysant les performances de croissance des animaux après un stress de température simulant une vague de chaleur. Dans la deuxième partie du projet, l’impact de la température sur la résistance à une infection bactérienne ou virale sera étudié en réalisant une infection expérimentale à deux températures. Deux agents pathogènes d’intérêt majeur pour la truiticulture seront testés : la bactérie responsable de la flavobactériose, et le virus responsable de la septicémie hémorragique virale. Les classements de sensibilité de huit lignées à ces infections seront comparés à deux températures en utilisant des modèles d’infection standardisés dans des projets précédents pour les deux agents pathogènes. Les résultats permettront de mieux comprendre l’effet du réchauffement sur la sensibilité aux maladies infectieuses et sur les capacités d’adaptation des poissons d’élevage.

Bénéfices attendus

Le programme de recherche apportera des connaissances fondamentales sur les mécanismes d’adaptation aux variations thermiques dans un contexte infectieux. Ces connaissances sont nécessaires au développement de méthodes de contrôle des maladies basées sur la sélection d’animaux plus résistants aux maladies, un enjeu important avec le changement climatique. L’objectif est de réduire les épisodes infectieux dans les élevages de truite arc-en-ciel et d’améliorer le bien-être animal.

Procédures

Le stress thermique est effectué une seule fois sur les poissons à l’état vigile. Il est réalisé en augmentant la température de l’eau de +4/5°C par jour jusqu’à 23°C, sur 3 jours, avec les paliers suivants 14°C-18°C-23°C. Les infections sont réalisées par bain à l’état vigile pour une durée de 2h (1280 poissons) ou 24h (1280 poissons). Tous les animaux subissent une pesée effectuée en moins de 5 minutes sous anesthésie en début de procédure.

Impact sur les animaux

Les manipulations (tri, pesée, transfert) engendrent un stress chez les animaux. Les effets indésirables du stress de chaleur sont une perte d’appétit avec une diminution de la croissance. Les effets indésirables des infections expérimentales affectent différentes fonctions physiologiques, ce qui se traduit par une perte d’appétit, un excès d’excrétion de fèces, et une nage anormale ; les effets combinés des perturbations directement induites par l’infection, et de l’inflammation pourront conduire à la mort des animaux. Les effets indésirables seront nuls chez les contrôles non infectés.

Devenir

Les poissons utilisés pour des analyses d’organes seront euthanasiés afin de réaliser les prélèvements post mortem. Tous les autres animaux de ce projet qui rentreront dans un protocole d'infectiologie ou auront subi un stress thermique ne pourront être réutilisés pour d'autres finalités, ils seront donc euthanasiés en fin de procédure.

Remplacement

Il n’existe pas de modèles cellulaires permettant d’étudier la résistance/sensibilité de la truite arc-en-ciel aux pathologies infectieuses étudiées. L’évaluation de la résistance de l’hôte nécessite de reproduire la maladie chez l’animal. D’autre part, seul un animal permet d’étudier l’impact de variations de température sur la mise en place du système immunitaire. Il n’existe pas non plus d’alternative in vitro maitrisée pour caractériser les capacités d’adaptation de la truite en réponse à un stress de température. Il existe en effet quelques publications sur la mise en place de tests in vitro de température ; les corrélations entre tests in vitro et tests in vivo ne permettent en aucun cas de prédire et de comprendre les effets de la température sur les processus complexes comme les réponses immunitaires et la résistance à un agent pathogène. Ainsi, le projet que nous menons chez la truite arc-en-ciel ne peut être réalisé avec des méthodes alternatives.

Réduction

Pour évaluer les capacités d’adaptation des différentes lignées de truite selon leur régime thermique (élevage à 10°C ou 18°C), les performances de croissance seront comparées entre les différents groupes. Le nombre d'animaux impliqués (2 bacs de 50 individus) correspond au strict minimum requis pour valider statistiquement les différences entre les groupes. Les effectifs requis pour la mise en évidence de différences significatives de survie et de réponses entre les conditions dépendent de l’homogénéité des réponses et de la mortalité, et sont calibrés sur la base de notre connaissance de la sensibilité de la truite arc en ciel aux agents pathogènes étudiés. Pour évaluer l’impact de la température sur les réponses infectieuses, les courbes de survie seront analysées par les méthodes statistiques pertinentes. La mise en évidence de différences significatives entre les profils thermiques nécessite 2 bacs de 20 individus par condition testée minimum (données de projets précédents).

Raffinement

Tout au long de leur vie, les poissons sont élevés dans les meilleures conditions possibles. Ils sont nourris plusieurs fois par jour et ils sont toujours en présence de congénères. Les manipulations sont réalisées par du personnel compétent et expérimenté. Les animaux sont pêchés dans leur bassin avec une épuisette, et placés dans un seau. L’ensemble des transferts et manipulations sont réalisés sous anesthésie et le plus rapidement possible afin de réduire au maximum le stress généré par la pêche. L’ensemble des dispositifs expérimentaux sont disposés à proximité immédiate des bassins d’élevage afin de diminuer les temps de transfert. Les animaux sont anesthésiés lors de toutes les manipulations. Les animaux sont observés au moins deux fois par jour. Les individus atteignant le point limite défini dans le projet sont sortis du protocole et euthanasiés. Les changements de température d’élevage seront réalisés de manière graduelle afin de limiter l’inconfort possible des animaux au cours de cette transition. Il n’est pas possible d’ajouter d’objets ou de cachettes dans les bassins pendant les expériences d’infectiologie. Ces éléments empêcheraient de bien observer l’apparition des premiers signes de maladie. De plus, les poissons pourraient se frotter contre ces structures et se blesser, ce qui faciliterait l’infection et fausserait les résultats.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est le modèle classique de la pisciculture continentale européenne : c’est la principale espèce d'élevage en France et c'est l'hôte naturel des 2 agents pathogènes étudiés. Il est nécessaire de travailler sur des poissons vivants afin de pouvoir quantifier la résistance de l’hôte afin de permettre in fine une compréhension des mécanismes intervenant dans l’adaptation aux changements environnementaux, tels que l’augmentation des températures dans les piscicultures. Les animaux sont utilisés jusqu’au stade alevin, soit à des stades relativement précoces. Le stress thermique sera appliqué à ce moment-là, car c’est une période clé où les poissons sont particulièrement sensibles aux variations de température. De même, les infections seront réalisées au stade alevin où la susceptibilité aux deux agents pathogènes étudiés est maximale.