Rongeurs

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  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1480
Souffrances
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▲ 320
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Devenir
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 1480

1 480 souris immunodéficientes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Après une greffe de cellules tumorales sous la peau ou dans le foie, certaines reçoivent jusqu'à dix injections autour de la tumeur et vingt-cinq injections intrapéritonéales ou gavages en cinq semaines, d'autres jusqu'à douze séances d'imagerie sous anesthésie et trois prises de sang. Pour ces prises de sang, le porteur décrit un risque de lésion oculaire, une "nuisance légère à modérée et permanente", et pour le gavage un risque de fausse route avec détresse respiratoire, suivi d'une mise à mort immédiate. Les retombées pour les patients, de nouvelles cibles contre le cancer du foie, restent au conditionnel et au "moyen terme".

Objectifs

Le cancer du foie est la 4ème cause de mortalité par cancer dans le monde. L'immunothérapie a révolutionné la prise en charge thérapeutique des patients à un stade avancé. Toutefois, environ 2/3 des patients ne répondent pas au traitement et les rechutes restent inévitables. Nos données préliminaires suggèrent qu'une intéraction entre certaines cellules immunitaires du foie et les cellules cancéreuses favorise la progression tumorale en augmentant leurs propriétés agressives. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre comment ces cellules immunitaires interagissent avec les cellules tumorales et d’identifier des stratégies permettant de bloquer ce dialogue afin d’améliorer l’efficacité des traitements. Le projet se décline en deux axes principaux : 1) Déterminer si une sous-population spécifique de cellules immunitaires, récemment caractérisée dans le cancer du foie chez l'homme, favorise l’initiation et la croissance tumorale. 2) Évaluer si le blocage de la communication entre cellulescancéreuses et cellules immunitaires, par des approches génétiques et pharmacologiques, permet de freiner l’initiation et la progression tumorale. À terme, ce projet pourrait améliorer la compréhension des mécanismes d’initiation et de progression du cancer du foie, d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et de contribuer au développement de stratégies visant à améliorer la prise en charge des patients.

Bénéfices attendus

Bénéfices fondamentaux pour la santé humaine: Le cancer du foie est la 4ème cause de mortalité par cancer dans le monde. Ce projet permettra de : 1) Tester notre hypothèse selon laquelle l’interaction entre les cellules immunitaires et les cellules cancéreuses impacte la croissance tumorale (court terme). 2) Comprendre par quels mécanismes les cellules immunitaires promeuvent la tumorigénèse (moyen terme). Bénéfices translationnels: 3) Identifier de nouvelles cibles :Valider le potentiel thérapeutique du ciblage de cette communication par le biais de candidats identifiés lors de nos études préliminaires chez l'homme (moyen terme).

Procédures

Projet A) Les animaux recevront une seule injection de cellules tumorales par voie sous-cutanée sous anesthésie générale de moins de 3 minutes. La croissance tumorale sera suivie chez tous ces animaux à l'aide d'un pied à coulisse (21x au maximum au total). Ensuite, certains animaux recevront des injections péri-tumorales 1 à 2 fois par semaine sous anesthésie rapide (< 2 minutes) pendant 5 semaines (10x au maximum au total), et pourrons également être traitées par injection intra-péritonéale ou par gavage sur animaux vigiles 1 à 5 fois par semaine pendant 5 semaines (25x au maximum au total). Projet B) Les animaux recevront une seule injection de cellules tumorales dans le foie sous anesthésie locale et générale lors de procédures chirurgicales d'une durée moyenne de 5 minutes. Ces souris recevront ensuite des injections intra-péritonéales (sur animaux vigiles) 1 à 2 fois par semaine pendant 6 semaines (10x au maximun au total), avant de procéder à un suivi par imagerie sous anesthésie générale (moins de 20 minutes, 12x au maximum au total). Du sang pourra être prélevé sur les animaux, sous anesthésie rapide (< 2 minutes), toutes les 3 semaines (3x au maximum au total).

Impact sur les animaux

Les nuisances prévisibles sont liées à plusieurs facteurs : la greffe de cellules cancéreuses, les actes techniques (injections, prélèvements) et les effets potentiels des traitements. 1) Les injections répétées (à raison de 1 à 5 fois par semaine pendant 5 semaines maximun) peuvent induire une douleur légère et transitoire ainsi qu'une inflammation locale aux sites d’administration. 2) Les contentions régulières sont des sources de stress ponctuel et de courte durée pour l'animal. 3) Anesthésie : Pour et l'acte chirurgical et les phases de suivi de la croissance tumoral (2x semaines pendant 6 semaines) les souris subiront des anesthésies générales courtes. La nuisance est considérée comme légère avec un effet transitoire. 4) Complications procédurales : réouverture de plaie (post-chirurgie intra-hépatique) : nuisance modérée et persistante jusqu'à cicatrisation ; Irritation/œdème péritonéale (injections intra-péritonéales) : nuisance légère à modérée et transitoire (24-48 heures) ; Risque de fausse route (gavage) : nuisance sévère et immédiate (rare, détresse respiratoire) nécessitant une euthanasie immédiate ; Lésion oculaire (prélèvement sanguin toutes les 3 semaines) : Risque d'opacification ou de lésion nerveuse, constituant une nuisance légère à modérée et permanente. 5) Développement tumoral (6 semaines maximum) : la croissance de masse peut engendrer une gêne fonctionnelle, une altération de la fonction hépatique et une ulcération pour les injections s.c. 6) Les animaux immunodéficients peuvent présenter une fragilité accrue et un risque augmenté de développer des infections bactériennes, virales ou fongiques, pouvant se traduire par une altération de l’état général (perte de poids, apathie, troubles digestifs ou respiratoires).

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés pour des analyses post mortem nécessaires à l'évaluation du projet

Remplacement

Le projet vise à étudier le potentiel pro-tumoral de cellules préalablement étudiées en co-culture, notamment leur capacité à favoriser l’initiation et la croissance tumorale, à modifier les vaisseaux sanguins et à remodeler le microenvironnement tumoral. Il s'appuie sur des études réalisées au préalable chez l'homme qui ont permis d'identifier des cibles spécifiques d'intérêt et des acteurs pro-tumoraux (les cellules immunitaires). Cependant, ce système in vitro ne permet pas de reproduire la complexité d'un organisme entier, avec une vascularisation fonctionnelle, des interactions systémiques et une dynamique tumorale tridimensionnelle à long terme. C'est pour cela que nous avons recours à l'animal.

Réduction

Le rythme des reproductions sera adapté aux besoins de l’étude afin d’éviter la naissance d’animaux surnuméraires. Le nombre d’animaux a été déterminé par des calculs de puissance statistique et limité au strict nécessaire. Plusieurs analyses seront réalisées sur les mêmes animaux afin d’optimiser l’utilisation des modèles.

Raffinement

1) Gestion de la douleur : Utilisation systématique d'anesthésie et de médicaments adaptés pour prévenir toute douleur. 2) Points limites : Arrêt anticipé de l’expérience dès l'atteinte de seuils précis, bien avant qu'une souffrance sévère n'apparaisse. 3) Hébergement et soins : Logement et manipulation des animaux dans des conditions sanitaires strictes.

Choix des espèces

La souris est choisie car son organisme fonctionne de manière très proche de celui de l'Homme, ce qui permet d'étudier le développement des tumeurs et leur environnement direct. Sa petite taille, sa reproduction rapide et les méthodes standardisées de suivi permettent de mener cette étude dans des conditions optimales et rigoureuses. Les souris immunodéficientes rendent la prise de greffe de cellules humaines très favorable. Cette souche est utilisée dans la recherche sur le cancer en raison de sa capacité à développer le processus étudié (cancer du foie), de sa forte reproductibilité expérimentale, et elle est recommandée pour l’étude des interactions entre cellules immunitaires et cellules tumorales humaines. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte et entre 6 et 8 semaines de vie. A cet âge, la taille de la souris facilite la manipulation expérimentale et l’inoculation de cellules.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Hamsters dorés : 420
Lapins : 7410
Souffrances
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▲ 7830
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Devenir
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 360
 7470

7 830 animaux non-humains, 7 410 lapins et 420 hamsters dorés, vont être utilisés en cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, au rythme d'environ 438 études commandées par an. Chaque étude consiste à injecter ou appliquer un dispositif médical sur la peau, l'œil, la bouche, le vagin ou le rectum, une ou plusieurs fois sur 21 jours au plus, puis à noter érythème et œdème, avec rasage, pansements ou collerette selon les tests. Le nombre de lapins et de hamsters dépend "du nombre d'études signées avec les différents donneurs d'ordre", et le porteur justifie le recours à ces tests par des pays dont les autorités ne reconnaissent pas encore les méthodes in vitro. Sont tués tous ceux dont les sites d'application doivent être prélevés pour l'histologie, et une partie des autres selon les résultats, tandis que 360 lapins sans réaction ni anomalie clinique sont prévus pour d'autres tests.

Objectifs

Tout fabricant doit s’assurer que l’utilisation de son produit ne compromette ni l’état clinique et la sécurité des patients, ni la sécurité et la santé des utilisateurs. L’évaluation des risques menée prend en compte le fait que les risques éventuels liés à l’utilisation du produit constituent des risques acceptables au regard du bienfait apporté au patient et sont compatibles avec un niveau élevé de protection de la santé et de la sécurité des patients comme des utilisateurs. Dans ce projet, le paramètre évalué est le potentiel irritant des dispositifs médicaux. Certains matériaux n'ayant pas été testés peuvent induire des effets indésirables lorsqu'ils entrent en contact avec des tissus humains. Le fabricant est dans ce cas tenu d'évaluer chaque dispositif en fonction de ses effets indésirables potentiels avant sa mise sur le marché.

Bénéfices attendus

Ce projet participe à l’autorisation de mise sur le marché de dispositifs médicaux en vérifiant que l’utilisation du produit de santé ne compromet ni l’état clinique et la sécurité des patients, ni la sécurité et la santé des utilisateurs. Ce projet permet spécifiquement d’évaluer les risques éventuels de manifestations cutanées liés à l’utilisation de dispositifs médicaux et de s’assurer le cas échéant qu’ils constituent des risques acceptables au regard des bienfaits/bénéfices apportés aux patients et sont compatibles avec un niveau élevé de protection de la santé et de la sécurité des patients comme des utilisateurs. Les résultats seront disponibles à l’issue des études et leur incorporation dans les dossiers de soumission aux autorités de santé compétentes avant leur mise (ou leur maintien) sur le marché pourront en découler à court terme. Le nombre total d’animaux utilisés dépend directement du nombre d’études signées avec les différents donneurs d’ordre durant les 5 années du projet. Nous attendons : -Pour les études d'irritation intradermiques 380 études par an -Pour les études d’irritation primaire cutanée 20 études par an -Pour les études d’irritation oculaires 25 études par an -Pour les étudesd’irritation vaginale ou d’irritation rectale 6 études par an -Pour les études d’irritation buccale 7 études par an

Procédures

Dans ce projet, le paramètre évalué est le risque que l’élément testé provoque une réaction d’irritation des tissus chez les lapins ou hamsters. Les animaux reçoivent des injections ou des applications de l’élément d’essai au niveau de la zone d’intérêt recherchée (peau ou muqueuses qui seront en contact avec le produit lors de son utilisation clinique). Chaque application dure entre 1 et 5 minutes, ou jusqu’à 10 minutes en incluant l’anesthésie lorsque celle-ci est nécessaire. La fréquence d’application du produit peut varier en fonction de l’utilisation clinique du produit chez l’Homme. Des applications répétées mimant les conditions d’utilisation clinique peuvent donc être réalisées. Les injections ou applications peuvent donc être uniques ou multiples (période d’application limitée à 21 jours). Lors de ces applications, les animaux peuvent être contenus ou anesthésiés pendant quelques minutes en fonction des procédures. Les sites d’intérêt sont observés macroscopiquement immédiatement après chaque application mais également immédiatement avant l’application suivante si applicable. Des scores d’érythème et d’œdème sont attribués à chaque intervalle de temps. Enfin, après la dernière application les sites seront observés et scorés entre 24h et 21 jours en fonction des procédures. Pour certaines procédures, les animaux sont ensuite euthanasiés pour prélever puis analyser les sites en histologie. Pour les autres procédures, en fonction des résultats obtenus, les animaux peuvent être réutilisés dans d’autres tests ou euthanasiés.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues communes à toutes les procédures sont les suivantes : - Stress limité et de courte durée (moins de 5 minutes par acte), lié aux contentions lors des différentes applications et observations vigiles, ou lors des anesthésies. - Douleur limitée à moyenne, causée par les injections ou certaines applications. - Gêne ou douleur locale limitée à moyenne en cas de réaction irritante (test positif). Les nuisances attendues et spécifiques à certaines procédures sont les suivantes : - Irritation intradermique : o Stress limité lié au rasage avant injection (inconfort transitoire, acte inférieur à 5 minutes) - Irritation primaire cutanée : o Stress limité lié au rasage avant application (inconfort transitoire, acte inférieur à 5 minutes) o Inconfort léger à modéré lié à la présence de pansement o Douleur modérée ponctuelle liée au retrait des pansements (présence d’une compresse protégeant et limitant le contact de l’adhésif avec la peau, acte transitoire inférieur à 1 minute) - Irritation buccale : o Stress léger suite à la présence d’une collerette lors des applications (vérification de l’absence de gêne pour s’alimenter et s’abreuver).

Devenir

Réutilisation des animaux ayant répondu négativement et ne présentant aucune anomalie clinique pour d’autres procédures jugées scientifiquement compatibles. Pour les tests nécessitant des analyses histopathologiques comme requis dans le(s) texte(s) de référence, tous les animaux seront mis à mort étant donné que les sites d’applications doivent être prélevés.

Remplacement

Des tests in vitro ont été développés pour détecter certains risques de réaction d’irritation causée par des dispositifs médicaux. Ces tests in vitro sont mis en œuvre dès qu’ils sont acceptables pour les dossiers de demande d’autorisation de mise sur le marché. Néanmoins, les tests in vivo restent nécessaires pour les mises sur le marché des produits dans certains pays dont les autorités compétentes ne reconnaissent pas encore les tests in vitro. De ce fait, les tests in vivo peuvent être limités dans certains cas mais l’utilisation d’animaux est donc toujours requise par certaines réglementations et autorités.

Réduction

Le donneur d'ordre demandant la réalisation de ces tests s'engage à ne pas faire renouveler à l'identique un essai déjà mené précédemment. Le nombre d’animaux minimal requis pour chaque test est défini dans les textes normatifs afin de permettre la détection fiable d’une réaction d’irritation. Si le pH de l’élément à tester est trop extrême (acide ou basique), il ne sera pas testé in vivo. Enfin, dans certains cas (composition du produit faisant craindre un caractère irritant par exemple), le test pourra être mené sur un seul animal dans un premier temps. Si l’effet irritant est constaté, le test est considéré comme positif et l’essai ne va pas plus loin. Si l’animal ne présente pas de réaction, les autres animaux prévus sont également soumis au test pour atteindre l’effectif attendu par les textes normatifs. La réalisation des témoins positifs pour s’assurer de la validité des tests est effectuée tous les 6 mois et non pour chaque étude, permettant de réduire également le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Si, au cours du suivi (à minima quotidien) des animaux, un signe de souffrance ou d’angoisse est détecté, un suivi spécifique est mis en place par l’équipe vétérinaire, ainsi qu’un traitement adapté si jugé nécessaire (ex : traitement analgésique). Une évaluation renforcée supplémentaire (a minima journalière également incluant également les week-ends) aura lieu dans les phases critiques des études, pour s’assurer que la prise en charge est adaptée aux observations cliniques réalisées.

Choix des espèces

Espèce animale définie dans le (ou les) texte(s) de référence(s) Les tests doivent être réalisés sur des animaux jeunes et en bonne santé. A noter : pour les lapins, le poids correspondant est précisé dans le(s) texte(s) de référence (poids minimum à 2 kg en début d’étude). Pour les hamsters, le poids des animaux doit être de 75g minimum avant la première application.

Maintien de la souche Toxoplasma

(NTS-FR-895167v1 – 25/09/2026)
  • Production de routine
  • Tests réglementaires
Souris : 2500
Souffrances
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▲ -
▲ 2500
▲ -
Devenir
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 -
 -
 2500

Le nombre de souris utilisées chaque année dépend, selon le porteur, des "prévisions de vente de nos tests diagnostiques" de la toxoplasmose. 2 500 souris vont être utilisées en cinq ans, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit dans le péritoine une injection de Toxoplasma gondii, qui s'y multiplie pendant trois jours, avec poil hérissé, baisse d'activité, perte de poids et parfois abdomen distendu ou posture voûtée. Les souris sont ensuite tuées par dislocation cervicale, et les parasites récoltés par lavage de leur cavité péritonéale entretiennent la souche d'où l'établissement tire l'antigène qu'il vend.

Objectifs

Le diagnostic de la toxoplasmose, notamment chez la femme enceinte, repose sur l’utilisation d’un antigène toxoplasmique. Cet antigène est obtenu à partir de la culture du parasite Toxoplasma gondii. Le recours à des animaux permet de préserver les caractéristiques biologiques de la souche parasitaire avant sa multiplication en conditions in vitro. La quantité de souris utilisée chaque année dépend directement du volume d’antigène nécessaire, lui‑même lié aux prévisions de vente de nos tests diagnostiques. Ce projet a déjà fait l’objet d’une autorisation réglementaire.

Bénéfices attendus

Cette culture permet la production d'un antigéne Toxo utilisé dans le diagnostic de la toxoplasmose chez la femme enceinte.

Procédures

Les animaux subiront une seule injection. celle ci consiste à introduire les parasites (tachyzoïdes) dans le péritoine Injection de 0.5ml de cette solution en IP (intra péritonéale). l'animal est placé en stabulation durant 3jours. La récolte des tachyzoides se fait sur les animaux préalablement euthanasiés (dislocation cervicale)

Impact sur les animaux

Effets liés aux manipulations : stress transitoire lié à la contention et douleur brève et légère au moment de l'injection intrapéritonéale. Rarement, une réaction inflammatoire locale ou une lésion d'un organe abdominal liée au geste d'injection. Ce risque est limité par un personnel formé et par l'utilisation d'aiguilles de petit calibre. Effets liés à l'infection : la multiplication des toxoplasmes dans la cavité péritonéale entraîne une réponse inflammatoire et immunitaire. Sur la durée du protocole (3 jours maximum), elle peut se traduire par des signes cliniques débutants et d'intensité modérée : poil hérissé, légère baisse d'activité, diminution de la prise alimentaire et légère perte de poids. Dans certains cas, on peut aussi observer un début de distension abdominale ou une posture voûtée. Ces signes restent limités grâce à la durée très courte de l'infection. Les animaux sont euthanasiés avant l'apparition des signes plus marqués associés aux stades avancés de la toxoplasmose aiguë. Maîtrise des effets : les animaux sont observés au moins une fois par jour à l'aide d'une grille de score clinique (aspect du pelage, posture, activité, poids). Tout animal qui atteint un point limite est euthanasié sans délai (cf. § points limites). La récolte du parasite se fait post mortem. L'ensemble de ces mesures maintient la sévérité à un niveau modéré.

Devenir

Notre protocole d'amplification des Tachyzoide est de 3 jours. À l'issue de la procédure, tous les animaux sont euthanasiés. Il s'agit d'une procédure terminale par nécessité d'une récolte post mortem : les tachyzoïtes sont récoltés par lavage de la cavité péritonéale, un geste qui ne peut être réalisé que sur un animal mort.

Remplacement

L’optimisation du protocole de production des tachyzoïtes a consisté à conserver uniquement la phase de stimulation du parasite (« boost »). Cette approche permet de remplacer partiellement la procédure in vivo, la suite de la production étant désormais réalisée in vitro.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés chaque année est estimé à environ 500 souris, soit 2 500 animaux sur cinq ans. Leur utilisation permet de préserver les caractéristiques biologiques de la souche de Toxoplasma gondii avant sa multiplication en culture in vitro. La quantité de souris nécessaire annuellement dépend directement du volume d’antigène toxoplasmique requis, lui‑même lié aux prévisions de vente de nos tests diagnostiques.

Raffinement

Les conditions d'hébergements des souris satisfont au principe de raffinement avec l'utilisation de cages adaptées avec un enrichissement de leur environnement (type copeaux de bois de résineux). Une surveillance quotidienne des animaux est mise en oeuvre par un personnel habilité. Il s’agit d’un protocole modéré n’induisant aucune modification de la physiologie animale (procédure courte, pas de production d’ascite, récolte post mortem).

Choix des espèces

Le modèle souris (Hôte intermédiaire et mammifère) est utilisé pour sa facilité de manipulation Les animaux utilisés sont âgés au minimum de 8 semaines (souris adultes). A ce stade, les souris sont assez robustes pour supporter l'injection des parasites sans mortalité en cours d'expérimentation. Les animaux à réception sont identifiés via un code interne Bio-Rad, un fournisseur et un numéro de lot permettant ainsi la traçabilité à chaque moment du protocole.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 162
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 48
▲ 114
Devenir
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 -
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 162

Anesthésiées puis greffées de cellules cancéreuses dans le pancréas au cours d'une chirurgie de trente minutes, ou sous la peau par injection, les souris sont ensuite anesthésiées deux à trois fois par semaine pour des échographies, ou mesurées éveillées. Le projet modifié en déclare 162 dans ses gravités, modérée à sévère, alors que la rubrique réduction annonce "134 souris au total au maximum", et le porteur écrit que la greffe dans le pancréas induit "une maladie tumorale sévère". Une partie sont des souris NMRI immunodéficientes, fragiles face aux infections, et la tumeur peut dégrader leur état général ou, sous la peau, provoquer douleurs et lésions cutanées. En fin de procédure, toutes sont tuées sous anesthésie après une ponction de sang dans le cœur, pour prélever pancréas, rate, foie ou tumeur.

Objectifs

Le cancer du pancréas (ADK) est un cancer agressif avec un des plus mauvais pronostic suivant l’annonce. Moins de 10% des patients ont une survie de 5 ans après le diagnostic. Des chimiothérapies existent mais il est nécessaire de développer de nouvelles thérapies ciblées pour permettre une meilleure survie des patients. La médecine nucléaire offre une alternative en plein essor pour le diagnostic et le traitement du cancer. Des éléments radioactifs peuvent être couplés à une molécule thérapeutique capable de se lier spécifiquement à un marqueur tumoral et de tuer uniquement la cellule tumorale. En fonction du radioélément utilisé, il est possible de diagnostiquer par imagerie la tumeur chez le patient, ou de la détruire. Nous avons identifié la protéine X comme un marqueur précoce de l’ADK pancréatique pouvant servir de porte d’entrée du radioélement dans la cellule. Nous avons développé un anticorps capable de la reconnaître et ainsi de porter la radioactivité dans la cellule . Une demande de brevet en cours nécessite l'anonymisation en protéine X. Afin de développer cette thérapie nous devons évaluer l’effet de cette rotéine X sur le développement des tumeurs dans un modèle vivant : la souris et nous assurer que son expression à la membrane des cellules tumorales est bien homogène Nous utiliserons des lignées cancéreuses humaines, et murines dont nous décrirons les cinétiques de croissance en présence de la protéine X surexprimée ou non. Nous disposons aussi de lignées cancéreuses dérivées de greffes de cellules de patients chez la souris exprimant la protéine X dont nous décriront aussi la cinétique de croissance mais aussi inhiberons l’expression, de façon stable. Pour répondre à ces objectifs, un modèle de greffe dans le pancréas et sous-cutané, pour chacun des modèles cellulaires, seront nécessaires au développement d’une radiothérapie ciblée contre la protéine X. En début et fin de procédure, nous réaliserons un prélèvement sanguin pour déterminer si la protéine X circulante permettrait de développer un diagnostic sanguin. Ce projet vise à mettre en place un modèle murin adapté au développement d’un outil pour la médecine nucléaire qui permettra de diagnostiquer le cancer du pancréas, mais aussi de le traiter. Il amènera également des connaissances fondamentales sur le rôle de ce marqueur précoce dans Le cancer du pancréas.

Bénéfices attendus

Le cancer du pancréas est un des cancers avec le plus mauvais pronostic suivant l’annonce du diagnostic dont l’incidence augmente en France et en Europe. Les traitements disponibles ne permettent pas aux patients de survivre au-delà de quelques années. Il est primordial d’identifier de nouvelles cibles biologiques pour développer de nouveaux traitements. Ce projet présente un enjeu majeur car l’identification d’une nouvelle cible thérapeutique, la protéine X, permettrait de développer une alternative thérapeutique dans cette maladie. 20 publications seulement sont référencées dans la littérature concernant cette protéine X qui n’a jamais été décrite dans le cadre du cancer du pancréas. Cette découverte laisse penser que la protéine X pourrait être un nouveau marqueur du cancer pancréatique. La mise au point des modèles animaux de cancer pancréatique que nous voulons développer permettrons de caractériser la présence et l’expression membranaire de la protéine X dans les tumeurs pancréatiques. Nous comparerons la cinétique de croissance des tumeurs exprimant ou non la protéine X, nous pourrons ainsi déterminer son rôle dans la croissance tumorale. Cette étape sera indispensable pour les tests d’efficacité de l’anticorps, capable de reconnaître spécifiquement cette protéine X, que nous avons développé. En attachant un agent thérapeutique à cet anticorps, il serait possible de détruire spécifiquement les tumeurs tout en épargnant les tissus sains. Cette seconde phase ne fait pas l’objet de cette demande et sera réalisée par nos collaborateurs. Afin d’évaluer le potentiel de ce nouveau traitement, nous aurons besoin d’étudier son efficacité dans un modèle animal que nous nous proposons donc de mettre au point dans ce projet.

Procédures

Certains animaux subiront une procédure chirurgicale pour la greffe orthotopique de cellules cancéreuses au niveau du pancréas (durée 30 minutes) sous anesthésie générale gazeuse avec un prélèvement sanguin (30 secondes) au niveau de la veine caudale, des anesthésies gazeuses répétées pour des échographies abdominales (durée 15minutes) 2 à 3 fois par semaine. En fin de procédure, les animaux seront euthanasiés sous anesthésie gazeuse (15 minutes) pour procéder à prélèvement sanguin intracardiaque et prélever plusieurs organes (pancréas, rate et foie). D’autres animaux subiront une greffe sous-cutanée de cellules cancéreuses réalisée par injection sous-cutanée (1 minute) sous anesthésie générale gazeuse avec un prélèvement sanguin (30 secondes) au niveau de la veine caudale. En fin de procédure, les animaux seront euthanasiés sous anesthésie gazeuse (15 minutes) pour procéder à prélèvement sanguin intracardiaque et prélever plusieurs organes (pancréas, rate et foie).

Impact sur les animaux

Les souris NMRI que nous utilisons présente une immunodéficience qui induit une fragilité aux infections mais une tolérance aux greffes de cellules humaines. La greffe de cellules cancéreuses induit une maladie tumorale sévère surtout pour la voie orthotopique dans le pancréas. Le développement de la tumeur pourrait rendre l’organe dysfonctionnel pouvant s’accompagner d’une dégradation de l’état général (perte de poids et d’activité). La chirurgie viscérale dure 30 minutes avec une anesthésie durant 45 min, l’incision de la peau et du péritoine nécessite des sutures internes et cutanées pouvant créer une gêne ou une douleur chez l'animal. Les animaux seront manipulés pour pesées et évaluations du bien-être le jour de la chirurgie, pour le suivi échographique des pesées régulières et des anesthésie gazeuses de 30 minutes seront nécessaires 2 à 3 fois par semaine selon la vitesse de croissance de la tumeur. Dans le cas des injections sous-cutanées,la mesure des tumeurs nécessite la manipulation des animaux éveillés donc pouvant induire un stress pendant 5 à 10 minutes 2 à 3 fois par semaine. Le développement de tumeur sous-cutanée peut induire une gêne voire des douleurs mais aussi des lésions cutanées.

Devenir

Pour la procédure 1, tous les animaux sont euthanasiés sous anesthésie gazeuse en fin de procédure pour le prélèvement du pancréas et d’organes supplémentaires (rate et foie). Un prélèvement sanguin intracardiaque est réalisé avant le prélèvement des organes. Pour la procédure 2, tous les animaux sont euthanasiés sous anesthésie gazeuse en fin de procédure pour prélever la tumeur sous-cutanée. Nous pourrons aussi prélever des organes (ex : pancréas).

Remplacement

Les modèles cellulaires de lignées cancéreuses ne reproduisent pas fidèlement le contexte tumoral pour étudier l’expression de marqueur membranaire comme la protéine X. Même s’il existe des modèles organoïdes de tumeurs pancréatiques, nous ne pouvons pas nous baser sur ce type de modèle dans le cadre de la mise au point de radiothérapie qui nécessite d’observer la réponse des tissus proches de la tumeur. Le modèle de greffe au niveau du pancréas de cellules cancéreuses pancréatiques permet de se rapprocher d’un contexte pathophysiologique proche de celui des patients en reproduisant la complexité tissulaire, cellulaire et du micro-environnement tumoral, ce qui est impossible in-vitro. Ce deuxième modèle de greffe, permettra de se placer dans les conditions les plus proches pour l’administration d’une radiothérapie curative. La greffe sous-cutanée présente l’avantage de reproduire le contexte tridimensionnel des tumeurs solides mais ne récapitule pas la spécificité de l’organe atteint. Le modèle sous-cutané permettra d’adapter les paramètres de la future radiothérapie qui nécessite un modèle vivant. Le modèle sera utilisé en cas de problème de croissances de nos cellules en implantation au niveau du pancréas. L’utilisation de cellules dérivées de tumeurs de patients, nous permettra de récapituler les caractéristiques des tumeurs pancréatiques humaines afin de reproduire plus fidèlement la pathologie observée chez les patients, notamment avec une expression sans doute plus faible de la protéine X. Les derniers modèles dans notre projet, nous permettrons d’étudier l’expression de la protéine X dans le contexte d’un système immunitaire fonctionnel comme chez les patients par rapport aux souris immunodéficientes.

Réduction

Nous envisageons une expérience pilote sur 6 souris pour calibrer la procédure chirurgicale, adapter le nombre de cellules tumorales à injecter et mettre au point l’imagerie par échographie au sein du laboratoire. Si nous observons la formation d’une tumeur à chaque implantation, et pas de mort des animaux due à la chirurgie du pancréas, nous pourrons envisager de diminuer le nombre d’individus prévus. Pour ce projet, nous utiliserons 134 souris au total au maximum. Ce nombre est évalué au plus près grâce à un outil statistique informatique EDA (Experimental Design Assistant) . Ils pourront être revus à la baisse. En effet suite à l’étude pilote d’injection orthotopiques de cellules humaines sur 6 souris, nous relancerons les calculs statistiques pour éventuellement réduire le nombre d’animaux nécessaires. Sur tous les animaux du projet, nous ne nous limiterons pas à prélever seulement la tumeur induite ou le pancréas mais aussi plusieurs organes (rate, foie, éventuellement poumons) qui peuvent être des sites de métastases. Aussi nous recueillerons le sang des animaux pour rechercher la présence circulante de notre cible la protéine X. Les coupes de tissus et tumeurs seront utilisés pour des immunomarquages et radiomarquages par nos collaborateurs. De plus, l’ensemble des prélèvements seront stockés pour étudier des partenaires de la protéines X inconnus à ce jour.

Raffinement

Nos animaux seront hébergés dans des salles dont les paramètres d’ambiance sont contrôlés (température : 20-22°C ; renouvellement d’air : 15 volumes/heure ; cycle jour/nuit : 12h/ 12h). Les conditions d’hébergement de notre animalerie respectent les besoins physiologiques et le bien-être des animaux avec accès à l’eau et à des croquettes à volonté. Les souris seront hébergées par groupes de 5 animaux par cages pour respecter leur instinct grégaire, les cages seront en portoir ventilé individuel. Nous mettrons des enrichissements à disposition des animaux pour éviter tout comportement de stress. Nos animaux présentant une déficience immunitaire, nécessitant de travailler en environnement aseptisé. Nous prévoyons de travailler avec des souris mâles qui nécessitent une vigilance sur une potentielle agressivité entre les animaux dans les cages. Nous envisagerons d’isoler certains individus si nous observons des comportements de domination. . Tous les animaux de ce projet seront suivis quotidiennement à partir de la procédure de greffe de cellules cancéreuses et dès le développement de la maladie pour les modèles orthotopiques. Pendant la chirurgie, les yeux des animaux seront protégés pour éviter le dessèchement. Les animaux, ayant subi une greffe orthotopique au niveau du pancréas, seront réchauffés et retrouveront leurs congénères après la chirurgie pour éviter le stress lié à l’isolement. Nous évaluerons le degré de douleur au cours de la procédure avec une grille de score établie au laboratoire. Nous réaliserons des mesures régulières de croissance de la tumeur soit au pied à coulisse ou par échographie abdominale, et déterminerons une taille limite maximale. Un suivi quotidien des animaux sera assuré par les personnes habilitées pour ce projet et le personnel de l’animalerie et pourrons se rapprocher du SBEA en cas de doute sur un animal ayant subi une des procédures du projet. En cas de signe d’inconfort ou souffrance nous agirons en fonction de la grille de score établie soit en administrant un analgésique ou bien par l’arrêt de la procédure si un des points limites établis est atteint.

Choix des espèces

La souris est un modèle classiquement utilisé pour étudier les processus de tumorigenèse. Le modèle murin présente une forte homologie génétique avec l’homme et permet de s’affranchir de la limitation d’accès à du matériel humain. Les tumeurs pancréatiques induites chez la souris montrent de nombreuses similarités avec ce qui peut être observé dans les tumeurs humaines, faisant de la souris un bon modèle d’étude. Les modèles de greffes ectopiques et orthotopique dans la souris sont rapides à obtenir, en quelques semaines, et reproductibles. Nous utiliserons des souris adultes pour tout le projet, elles seront âgées de 6 semaines au moment des procédures de greffes. Cet âge est choisi car nous étudions l’adénocarcinome canalaire pancréatique qui affecte les patients adultes. Les animaux doivent être âgés d’au moins 6 semaines pour s’assurer qu’ils supportent la procédure chirurgicale. Ces paramètres seront utilisés pour la deuxième phase de ce projet (non incluse dans cette demande et qui sera réalisée par nos collaborateurs) qui sera une radiothérapie interne vectorisée après le développement tumoral. Pour que les animaux tolèrent les radiations induites par le traitement ils doivent être âgés de 8 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 802
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 770
▲ 32
Devenir
 -
 -
 -
 802

Selon les groupes, 802 souris sont irradiées puis greffées de moelle osseuse, infectées par des bactéries jusqu'à 96 heures, opérées pour la ligature d'un vaisseau abdominal suivie de 48 heures de survie, ou maintenues sous anesthésie jusqu'à leur mise à mort pendant une thrombose induite au laser ou une inflammation provoquée. Elles sont utilisées dans ce volet d'un projet multisite, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance modéré à sévère. Chaque effet décrit reste pourtant qualifié de léger ou de modéré, l'infection étant dite "légère à modérée" et le porteur écrivant que "L'irradiation ne procure aucune douleur". Toutes les souris sont tuées à l'issue, pour prélever les tissus et organes analysés ensuite.

Objectifs

Nous avons identifié que l’inhibition d'une protéine diminuait de façon significative la progression des lésions dans un contexte inflammatoire. Dans le but de mieux comprendre le mode d’action de cette protéine sur la progression de ces lésions, nous allons évaluer son impact sur l’inflammation et la fonction de l’endothélium (cellules qui tapissent l’intérieur d’un vaisseau sanguin) grâce à des modèles précliniques d’infection (sepsis), d’inflammation et de thrombose (activation de l’endothélium avec une cytokine inflammatoire ou un laser).

Bénéfices attendus

Ces expériences permettront d’évaluer, dans un organisme vivant, les effets potentiels de la protéine étudiée sur la formation de caillots sanguins et l’inflammation, ce qui ne peut pas être reproduit en laboratoire sur des cellules isolées. Elles aideront également à déterminer si cette protéine pourrait représenter une cible intéressante pour développer de nouvelles approches thérapeutiques visant à protéger les vaisseaux sanguins contre les dysfonctionnements liés à des processus inflammatoires ou thrombotiques.

Procédures

Trois types d’interventions seront réalisées sur des lots différents d’animaux : 1- Dans le premier ou deuxième établissements utilisateur, des lots d'animaux seront soumis à une irradiation suivie d’une greffe de moelle osseuse (injection des cellules par voie intraveineuse). 2- Dans un troisième établissement utilisateur, des lots d'animaux seront soumis à une infection bactérienne. Une seule prise de sang sera réalisée sur chaque lot à differents temps (au plus tard 96h apres le début de l’infection). Pour cela les souris seront sous anesthésie générale profonde (mélange de Tilétamine, Zolazépam et Xylazine), et seront ensuite euthanasiées. 3- Dans un quatrième établissement utilisateur, les animaux seront hébergés pendant 1 semaine pour acclimatation. 4- Dans le cinquième établissement utilisateur, les animaux seront soumis, sous anesthésie profonde, à un modèle de thrombose (activation des cellules du vaisseau par un laser) ou d’inflammation (activation des cellules du vaisseau par une molécule inflammatoire). Les animaux sont maintenus sous anesthésie tout au long de l’expérience et sont euthanasié à la fin des expérimentations qui durent respectivement 4 heures pour étudier la thrombose et 7 Heures pour étudier l’inflammation locale. Pour étudier la thrombose veineuse, des lots différents d’animaux seront exposés à une chirurgie sous anesthésie avec ligation d’un vaisseau sanguin abdominal (40 minutes). 48 heures après la chirurgie les animaux sont euthanasiés.

Impact sur les animaux

- Les animaux subiront une irradiation sans geste invasif suivi d’une reconstitution de leur moelle osseuse. Les effets indésirables possibles sont une légère baisse de l'alimentation avec légère perte de poids. Les animaux peuvent avoir un léger stress du fait de l'enfermement et du bruit, mais ce stress est de courte duréee. L'irradiation ne procure aucune douleur. - Après l’induction d’une infection (légère à modérée), les effets indésirables attendus dans ce modèle incluent une perte de poids, une diminution de l’activité et de la vitalité. Les souris seront ensuite euthanasiées au plus tard 96h apres le début de l’infection. D’autres expérimentations (modèles de thrombose et d’inflammation) sont conduites sans réveil des animaux. Les souris sont alors maintenues sous anesthésie générale pendant toute la durée des procédures expérimentales. À l’issue des expérimentations, les animaux sont euthanasiés sans reprise de conscience.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour collecter les tissus et organes qui seront ensuite analysés. Les animaux seront également euthanasiés si l'un des points limites était atteint.

Remplacement

Le recours au modèle murin est irremplaçable pour le déroulement de ce projet pour deux raisons majeures : (i) la complexité des mécanismes mis en jeu dans un contexte physiopathologique intégré non modélisable par des approches in vitro et (ii) l'utilisation de souris exprimant la protéine d’interet inactive. Ainsi, l’utilisation d’animaux vivants constitue une étape nécessaire pour répondre aux objectifs du projet, aucun modèle de remplacement pertinent n’étant actuellement disponible.

Réduction

Dans un souci d'utilisation d'un nombre minimal d'animaux, le nombre d'animaux annoncé a été calculé au plus juste à l'aide d'outils statistiques. Cependant si une différence significative est obtenue entre deux groupes expérimentaux avant la réalisation de la totalité du lot, nous ne réaliserons pas d'expérimentations supplémentaires. Dans les expérimentations de thrombose, plusieurs types cellulaire et/ou molécules seront visualisés dans les mêmes animaux.

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupes de cinq individus, dans des cages ventilées, avec un accès ad libitum à l’eau et à la nourriture. Si une diminution de l’activité est observée, de l’aliment hydraté sera mis à disposition dans la cage afin de faciliter l’accès à la nourriture. Du papier sopalin et des cubes de bois seront également rajoutés comme enrichissement environnemental afin de permettre des comportements naturels de nidification et d’exploration, contribuant ainsi à réduire le stress et à améliorer le bien-être des animaux. Une période d’acclimatation de sept jours est respectée avant le début des expérimentations afin de limiter le stress lié à l’environnement. Les transferts entre deux établissements seront réalisés par un transporteur agréé. Les animaux bénéficient d’une période d’acclimatation d’une semaine avant toute procédure expérimentale dans l’établissement d’accueil.

Choix des espèces

Ce projet vise à améliorer la compréhension des mécanismes impliquant une protéine kinase dans l’inflammation, la thrombose et la dysfonction endothéliale en contexte thrombo-inflammatoire. Ces processus reposent sur des interactions complexes entre la paroi des vaisseaux, les cellules sanguines et le système immunitaire, s’inscrivant dans une réponse physiopathologique intégrée qui ne peut être reproduite de manière pertinente par des approches in vitro ou ex vivo. Le recours à l’expérimentation animale constitue donc l’unique approche permettant d’étudier ces mécanismes dans leur globalité. Le modèle murin est largement reconnu comme le modèle de référence pour les études précliniques de la thrombose et de l’inflammation, en raison de fortes similitudes avec l’Homme, tant au niveau des cellules impliquées que des voies moléculaires mises en jeu. Par ailleurs, l’utilisation de souris génétiquement modifiées ciblant spécifiquement la protéine kinase, sans phénotype dommageable en conditions basales, permet une analyse mécanistique en contexte pathologique. Nous utiliserons des souris de 6 à 8 semaines pour les donneuses de moelle osseuse, et de 12 à 25 semaines pour les expérimentations (âge adulte, système cardiovasculaire mature).

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
Souris : 36
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 36
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Devenir
 -
 -
 -
 36

36 souris diabétiques db/db vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit sous anesthésie deux prélèvements de peau au dos, trois injections sous-cutanées, six anesthésies avec pesée et deux prises de sang pour la glycémie, les plaies pouvant s'enflammer et entraîner perte d'appétit, déshydratation et perte de poids. L'objet est une preuve de concept pour trois principes actifs naturels destinés à un futur pansement, présentée comme la "première étape" d'un développement. Le porteur écrit que l'utilisation de ces souris est "indispensable" et affirme que les résultats "garantiront le développement d'outils thérapeutiques applicables en médecine humaine".

Objectifs

Ce projet de recherche a pour objet principal d’évaluer le potentiel cicatrisant de principes actifs naturels ayant présenté des propriétés intéressantes durant les phases de tests in vitro. Ce test in vivo représente une preuve de concept, première étape d’uné étude globale visant la validation d’un pansement actif, constitué d’un subsitut dermique évolutif libérant progressivement des principes actifs naturels dans la plaie.

Bénéfices attendus

Le diabète de type 2 est une maladie métabolique chronique associée à une altération des mécanismes de réparation tissulaire, entraînant un retard de cicatrisation et une dégradation de la qualité de vie des patients. À ce jour, les options thérapeutiques visant à améliorer efficacement la cicatrisation des plaies chez les personnes diabétiques demeurent limitées. La présente étude a pour objectif de caractériser les effets cicatrisants de 3 éléments d’essai en contexte diabétique. Les résultats obtenus permettront d’évaluer leur potentiel respectif, et d’apporter une preuve de concept à la suite du développement d’une solution innovante de pansement, combiné à l’un de ces éléments d’origine naturelle, afin d’améliorer la prise en charge des plaies chroniques.

Procédures

- Suivi de la glycémie : 2 fois par souris - Procédure chirurgicale (récupération d'une zone de peau d'une circonférence de 6mm) : 2 par souris - Injections sous-cutanées : 3 injections par souris - Anesthésie volatile et pesée : 6 par souris - Suivi journalier des souris : une fois par jour - Mise à mort et récupération des échantillons cutanés : Une fois à la fin de l'étude pour chaque souris

Impact sur les animaux

Au cours de cette étude, les souris seront maintenues sous anesthésied volatile, au moyen d’un système dédié. Afin d’assurer une prise en charge adéquate de la douleur liée à la procédure expérimentale, une injection sous-cutanée d'analgésique sera également administrée. Celle-ci pourra être renouvelée à 6h ou 24h post-chirurgie selon l’état de douleur de l’animal. L’anesthésie générale ainsi que les manipulations associées sont susceptibles d’induire une hypothermie transitoire et un état de stress chez les animaux. Les deux plaies qui vont être réalisées au dos des souris vont inévitablement conduire à une inflammatioin (douleur, rougeur, chaleur, gonflement) que nous allons minitieusement suivre à l’aide d’une grille de scoring. Ces premières nuisances peuvent conduire à une diminution de la prise alimentaire menant alors à une deshydration, une perte de poids et un possible changement de comportement envers congénères ou manipulateurs. Enfin, deux mesures de la glycémie seront réalisées sur chaque souris, nécessitant la récupération d’une goutte de sang à chaque mesure et entrainant ainsi une douleur localisée au site de prélèvement.

Devenir

Les animaux de cette étude seront mis à mort en fin d'étude pour la récupération des échantillons à traiter en histologie.

Remplacement

Cette étude s’articule autour des effets cicatrisants de 3 éléments d’essai en conditions diabétiques. Les premiers tests in vitro ont permis de valider l’intérêt de ces éléments sur la cicatrisation cutanée. Cependent, nos résultats comme ceux de la littérature scientifique restent limités. En effet, ces études ne permettent pas d’étudier le recouvrement tri-dimentionnel de la lésion et ne reproduisent pas les tensions mécaniques qui s’exercent sur les plaies cutanées au cours de la cicatrisation. Par ailleurs, ces études in vitro présentent des limites intrinséques et ne reflètent qu’imparfaitement la complexité des processus inflammatoires se déroulant dans un organisme vivant. Ainsi, l’utilisation des souris diabétiques db/db comme modèle animal est alors indispensable dans l’étude des effets cicatrisants dans un contexte hyperglycémique. La robustesse et la transposabilité des résultats attendus garantiront le développement d’outils thérapeutiques applicables en médecine humaine.

Réduction

Le design expérimental de cette étude in vivo a été raffinée afin d’utiliser le minimum de souris pour déterminer les effets thérapeutiques de nos traitements sur la cicatrisation cutanée. Cette optimisation a été confirmée par l'utilisation d'outils statistiques.

Raffinement

Les chirurgies à réaliser sont maîtrisées par le personnel de l’animalerie, permettant de réduire au maximum leurs durées et donc les temps d'anesthésie. Les souris seront maintenus sous anesthésie volatiledurant toute la chirurgie, sur un plateau chauffant permettant de limiter leur hypothermie. Afin d’assurer une prise en charge adéquate de la douleur liée aux procédures expérimentales, une injection sous-cutanée d'analgésique sera également administrée, associée à l’application d'un analgésique local aux zones de biopsie. Le réveil et retour à l’état vigil des souris après chirurgie sera réalisé dans une chambre de réveil. Post-chirurgie, de l’hydrogel sera présent dans chacune des cages dans le but de faciliter l’hydratation des rongeurs. Dans les premières heures qui suivront la chirurgie, une surveillance accrue de chacun des rongeurs sera réalisée. Cette surveillance sera renforcée au cours des premiers jours post-opératoirs par notre zootéchnicienne afin de permettre une prise en charge rapide et adaptée dès les premiers signes de souffrance. Nous prévoyons une administration supplémentaire d'analgésique en cas de souffrance avérée. A cela, s’ajoutera la réalisation d’un scoring pour aider à la détection des signes de douleur. L’ensemble des changements de pansements seront réalisés sous anesthésie et analgésie. La mise à mort sera également réalisée sous anesthésie et analgésie.

Choix des espèces

Les souris génétiquements diabétiques db/db sont classiquement utilisées dans la littérature scientifique en raison des grandes similitudes dans le développement de la pathologie du diabète de type II chez l’Homme. Elles nous permettront ici d’apporter des éléments de réponse à l’intérêt thérapeutique de ces 3 éléments d’essai, sur un modèle pathologique. Les études in vivo seront réalisées avec des souris mâles âgées de 8 semaines.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Rats : 100
Souffrances
▲ 50
▲ -
▲ -
▲ 50
Devenir
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 -
 -
 100

Une transplantation du poumon gauche, deux heures de chirurgie : 100 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, une partie d'entre eux étant opérée sous anesthésie et tuée avant tout réveil. Tous sont tués à l'issue, les poumons des rats receveurs étant prélevés. L'objet déclaré est de mettre au point cette greffe chez le rat pour étudier la fibrose du rejet chronique et deux protéines déjà repérées sur des cellules en culture et des prélèvements de patients. Pour les effets attendus, le résumé renvoie à une annexe, "Signes cliniques et gestion de la douleur", que le texte publié ne reproduit pas, et l'effectif de 100 rats est justifié par la seule "difficulté de la technique".

Objectifs

La transplantation pulmonaire est un traitement efficace pour des patients atteints d’insuffisance respiratoire terminale. Cependant, la survie à long terme reste faible et la principale cause de mortalité tardive est le rejet chronique caractérisé par une fibrose importante du poumon. Les causes du rejet chronique sont mal connues et il n’existe pas à ce jour de traitement efficace. Des études réalisées à partir de prélèvements de patients (prise de sang, biopsies réalisées dans la cadre de la surveillance habituelle de la greffe) mais aussi une étude sur un modèle d’analyse utilisant des cellules pulmonaires en culture, ont permis d’identifier deux protéines qui semblent avoir un rôle déterminant dans le rejet chronique. A ce stade, l’utilisation d’un modèle animal est indispensable pour pouvoir avancer, étant donné la complexité de la situation de greffe avec un poumon de donneur, un patient receveur et des traitements immunosuppresseurs mais aussi du fait que le nombre et le type de prélèvement sont limités chez les patients, notamment du fait de leur état de santé. L’objectif de ce projet est donc de développer un modèle animal de transplantation pulmonaire, très proche de ce qui est réalisé chez l’homme

Bénéfices attendus

Le modèle animal nous est indispensable à ce stade du fait de la complexité de la situation de greffe pulmonaire impliquant de multiples types cellulaires différents qui ne peut être étudiée de façon complète que sur des animaux entiers avec leur physiologie et les différents échanges inter-organes. La mise en place de ce modele nous permettra de confirmer les résultats préalablement obtenu et nous permettrons d’étudier les voies de régulation de la fibrose dans la DCG et d’explorer potentiellement de nouvelles voies thérapeutiques.

Procédures

Une seule intervention chirurgicale de transplantation pulmonaire. La durée prévue de l’intervention est de 2 heures

Impact sur les animaux

Les signes cliniques attendus sont décrits dans l'annexe "Signes cliniques et gestion de la douleur"

Devenir

A l'issue des procédures, les animaux seront euthanasiés et les poumons prélevés pour les rats receveurs

Remplacement

Nous avons étudié les voies de régulation de la fibrose dans la DCG in vitro sur un modèle cellulaire ce qui nous a permis de déterminer le potentiel rôle des protéines TG2 et MMP9. Nous avons par ailleurs étudié aussi des échantillons humains (biopsies pulmonaires, sang périphériques) dans lesquels nous avons pu identifier, à un stade tardif de la maladie, le rôle de ces protéines. Le modèle animal nous est indispensable à ce stade du fait de la complexité de la situation de greffe pulmonaire impliquant de multiples types cellulaires différents qui ne peut être étudiée de façon complète que sur des animaux entiers avec leur physiologie et les différents échanges inter- organes.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de caractérisé les paramètres de fibrose dans ce modèle. Ainsi, il ressort, vu la difficulté de la technique, que 100 animaux seront nécessaires.

Raffinement

Afin de réduire l'angoisse et la douleur des animaux, toutes les injections et procédures se feront sous anesthésie gazeuse. Une anesthésie avec induction en boite (mélange isoflurane 4 à 5%/L d’air), puis maintien au masque (mélange isoflurane 1 à 2.5%/L d’air). Les rats sont placés sur un tapis chauffant pendant la chirurgie jusqu’au réveil total et le suivi clinique régulier des rats (surveillance du poids, aspect clinique général) nous permettra de palier à la douleur éventuelle selon les critères définis dans l'annexe "gestion de la douleur". Les rats seront hébergés par 3 dans des cages avec des nidifications à base de cartons et des tunnels ainsi que des frisottis de papier et de coton. Les rats ont accès libre à l’eau et à la nourriture et sont maintenues dans un cycle jour/nuit de 12h/12h. Le change sera effectué par les personnels qualifiés.

Choix des espèces

Le rat est l'espèce choisie car notre équipe a une longue expérience sur des modèles de transplantation cardiaque et rénale. La technique de transplantation pulmonaire est décrite depuis la fin des années 1990 avec des améliorations rapportées régulièrement depuis. Ce modèle est aujourd’hui toujours utilisé par plusieurs équipes dans le monde. Le principal couplage décrit est le rat Lewis comme receveur et le Brown Norway donneur. Les animaux utilisés seront des adultes de 8 semaines correspondant à des rats sevrés et à une maturité du système immunitaire.

Humanisation de souris immunodéficientes

(NTS-FR-450309v1 – 25/09/2026)
  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 30
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 30
▲ -
Devenir
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 -
 -
 30

Génétiquement modifiées pour être dépourvues de système immunitaire propre, 30 souris reçoivent des cellules de sang de cordon ombilical humain afin de développer un système immunitaire proche de celui d'un humain. Elles sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré : irradiées aux rayons X entre un et trois jours de vie, injectées le même jour dans le foie, puis soumises à deux prises de sang à la queue et, sous anesthésie, à une ponction de moelle osseuse au fémur. Toutes sont tuées à 25 semaines, pour vérifier comment les cellules humaines se sont réparties dans leurs organes. Le but est d'ajuster ce protocole d'humanisation, les souris ainsi obtenues devant ensuite servir à tester des thérapies cellulaires contre le cancer. L'effectif de 30 souris en six groupes de cinq n'est justifié que par le caractère "exploratoire" de l'étude.

Objectifs

Les souris immunodéficientes sont des souris de laboratoire génétiquement modifiées pour pouvoir accueillir des cellules sanguines humaines. Comme leur propre système immunitaire est très limité, elles peuvent développer un système immunitaire proche de celui de l’être humain. Ce modèle est très utile pour mieux comprendre le fonctionnement de l’immunité humaine et pour tester de nouveaux traitements contre le cancer. Pour obtenir ces souris dites « humanisées », nous leur injectons des cellules de sang de cordon ombilical humain capables de de se transformer dans l’animal en différentes cellules du sang et du système immunitaire humain. Une souris sera considérée comme correctement humanisée lorsque suffisamment de cellules humaines se développent dans son sang ou sa moelle osseuse. Afin de favoriser l’implantation de ces cellules humaines, l’objectif de cette étude est d’optimiser notre protocole en exposant au préalable les souriceaux nouveaux-nés aux rayons X : cette irradiation est couramment utilisée dans ce type d’étude, elle facilite l’installation des cellules humaines.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif de créer un modèle expérimental chez l’animal qui servira à tester de nouveaux traitements contre le cancer. Il permettra notamment d’évaluer des cellules du système immunitaire, modifiées en laboratoire pour mieux reconnaître et détruire les cellules cancéreuses grâce à nos thérapies innovantes. À terme, il contribuera à accélérer le développement de thérapies plus efficaces et personnalisées, avant leur évaluation chez l’être humain.

Procédures

Les souriceaux seront irradiés entre 1 et 3 jours de vie à une faible dose puis recevront le même jour, une injection de cellules humaines dans le foie. L'irradiation sera réalisée en une seule séance d'une durée d'environ 40 secondes par carroussel et l'injection hépatique durera environ 1 minute par animal. A l’état adulte, les souris seront soumises à 1 prélèvement à l’âge de 8 semaines de vie, puis un 2° à l’âge de 12 semaines de vie, d'une à deux gouttes de sang à la veine de la queue. Chaque prélèvement aura une durée d'environ 1 minute. A l’âge de 8 semaines, elles seront également soumises à une ponction de moelle osseuse au fémur, sous anesthésie sur des souris endormies, d'une durée d'environ 1 minute par animal.

Impact sur les animaux

Stress de courte durée liée à deux séparations inférieures à 5 minutes chacune de la portée d’avec la mère Douleur légère de courte durée due à la piqûre d'aiguille lors de l'injection dans le foie, Douleur légère de courte durée due à la piqûre d'aiguille lors des prélèvements sanguins au niveau de la queue, Gêne légère due à la ponction de moelle osseuse mais effectuée sur des souris endormies

Devenir

Les souris à 25 semaines de vie seront mises à mort pour la fin de la procédure afin de vérifier la distribution des cellules humaines dans les différents organes.

Remplacement

Nous poursuivons nos expériences in vitro afin de valider la fonctionnalité des cellules humaines et de limiter le nombre d’expériences réalisées sur les animaux. Cependant, à ce jour, malgré nos efforts, nous n’avons pas réussi à établir un modèle reproduisant la moelle osseuse humaine en laboratoire. Pour démontrer l’effet thérapeutique des cellules médicaments que nous développons, il est nécessaire de mettre en place un modèle chez l’animal. Par ailleurs, tous les modèles in vitro disponibles pour l’étude du microenvironnement tumoral humain concernent les tumeurs solides et non les cancers liquides. A ce jour, aucun modèle in vitro (2 ou 3 dimensions) ni in silico (basé sur des simulations informatiques) ne permet de reproduire les interactions complexes entre les cellules de l’immunité humaine, enchâssées dans un système osseux et vascularisé au plus près de l’humain.

Réduction

Cette étude est une étude exploratoire et de validation. Nous utiliserons 30 souris réparties en 6 groupes de 5.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans un secteur spécifique pour les animaux immunodéprimés en animalerie spécifique. L’eau de boisson et la nourriture sont autoclavée ou irradiée pour éviter une contamination infectieuse chez les souris immunodéprimées. L’irradiation et l’injection sur souriceaux seront réalisées au plus proche de la mère et préservant au plus l’odeur de la litière afin d’éviter tout rejet maternel. Les prélèvements à la veine de la queue et dans l’os du fémur seront réalisés par des expérimentateurs entrainés, sur souris anesthésiées. Nous aurons recours à des anti-douleurs en cas d’observation de douleur. Nous avons mis en place des points limites stricts et spécifiques du projet.

Choix des espèces

La souris immunodéficiente permet l'élaboration d'un modèle humanisé avec développement de cellules sanguines, car cette souris dépourvue de système immunitaire exprime de nombreuses molécules permettant la prise de greffe de tout type de globules blancs. Ainsi ce modèle mimant le système immunitaire humain permettra d'étudier nos thérapies. Les souris sont expérimentées entre 0 et 12 semaines de vie. La procédure des souris dites « humanisées » se fait dès la naissance. Nous suivrons scrupuleusement les souris jusqu’à la 25ème semaine de vie sans procédure pour observer l’humanisation.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1464
Souffrances
▲ -
▲ 1464
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1464

Mères et petits sont tous tués à l'issue, pour prélever les moelles épinières et constituer une banque de tissus : 1 464 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les femelles gestantes boivent une eau additionnée de nicotine du premier au quinzième jour de gestation, puis les souriceaux passent deux fois, nouveau-nés puis juvéniles, soit cinq minutes en chambre de pléthysmographie pour mesurer leur respiration, soit quinze minutes suspendus dans un harnais pour une marche dans l'air ou sur tapis roulant, avec une injection sous-cutanée. Le porteur affirme que les méthodes in vitro et in silico ne peuvent reproduire "la complexité d'un organisme entier". Pour choisir la souris, il retient notamment qu'elle est "un animal docile facile à manipuler, ayant une bonne qualité maternelle".

Objectifs

L’exposition à la nicotine pendant la grossesse, via les thérapies de substitution nicotinique ou les cigarettes électroniques, représente une préoccupation croissante de santé publique, car la nicotine traverse la barrière placentaire et interfère avec le développement neurologique du fœtus. Bien que plusieurs études indiquent que l’exposition prénatale à la nicotine (PNE) induit une hyperactivité locomotrice et perturbe la respiration, les conséquences de la PNE sur la maturation des réseaux de neurones localisés dans la moelle épinière (ME) et impliqués dans la locomotion (ex : marche, …) et la respiration n’ont jamais été étudiées. Une étude précédente de l’équipe montre qu’une exposition prénatale précoce perturbe l'activité et le développement du réseau neuronal dans les ME embryonnaires. Nous faisons l’hypothèse que la présence chronique de nicotine dans la ME des embryons pendant cette période précoce du développement, en activant de façon anormale les neurones de la ME, perturbe le développement des futurs réseaux moteurs. Nous faisons également l’hypothèse que ces perturbations développementales induites par la nicotine entraînent des modifications postnatales de l’activité des neurones altérant in fine les réseaux moteurs de la locomotion et de la respiration après la naissance. Pour répondre à cette question, le projet intègre des approches complémentaires d'enregistrement de l'activité des neurones et d'analyse du comportement afin de détecter les altérations neuronales et les activités locomotrices et respiratoires chez le nouveau-né et le juvénile. Dans ce projet, les souris gestantes et leurs portées seront exposées par l'eau de boisson, à des concentrations de nicotine permettant d’obtenir un niveau plasmatique de nicotine similaire à celui retrouvé dans le sang des femmes.

Bénéfices attendus

Les stratégies de remplacement à base de nicotine sous la forme de patchs ou de cigarettes électroniques sont considérées comme étant une bonne alternative pour la santé des anciens fumeurs. Cependant, chez les femmes enceintes, il est connu que la nicotine peut traverser la barrière placentaire. Nos travaux doivent permettre de mieux connaitre et mieux comprendre à moyen terme les effets délétères de la nicotine sur le développement spinal du foetus à l'origine des troubles locomoteurs et de la respiration observés chez les enfants et à terme de permettre une meilleure prise en charge de ces enfants exposés à la nicotine. Ainsi, ce projet fournira la première analyse des effets de l’exposition prénétale à la nicotine sur les circuits moteurs spinaux, générant des connaissances clés pour comprendre sur le long terme la neurotoxicité développementale de la nicotine et informer les politiques de santé publique. Les premiers résultats du projet seront accessibles dans 3 ans.

Procédures

Les animaux seront exposés à des faibles concentrations de nicotine durant leur développement du 1er au 15ème jour de gestation. Un premier groupe d'animaux sera ensuite placé dans une chambre d’enregistrement pendant 5 minutes pour l’analyse de l’activité respiratoire. Ces animaux seront soumis à cette intervention à deux reprises, une première fois au stade nouveau-né puis une deuxième fois au stade juvénile. Un deuxième groupe d'animaux effectuera un test locomoteur pendant 15 minutes pour l’analyse de l’activité locomotrice et recevront une injection sous-cutanée. Ces animaux seront soumis à cette intervention à deux reprises, une première fois au stade nouveau-né puis une deuxième fois au stade juvénile.

Impact sur les animaux

Durant les expériences de mesure de la respiration (durée de 5 minutes) les nouveau-nés subiront un stress léger du fait de la séparation maternelle. Durant les expériences de marche dans l’air (durée de 15 minutes), les nouveau-nés pourront subir un stress léger lié à une courte séparation maternelle ainsi qu’au fait d’être suspendu dans un harnais et une douleur légère et de courte durée liée à l’injection sous-cutanée. Durant les expériences de marche sur tapis roulant (durée de 15 minutes), les juvéniles pourront subir un stress léger lié au fait d’être suspendu dans un harnais et une douleur légère de courte durée liée à une injection sous-cutanée. Les femelles gestantes seront exposées à la nicotine dans l’eau de boisson qui apporte un goût amer qui sera masqué par l’ajout de saccharine.

Devenir

Les animaux impliqués dans le projet seront euthanasiés pour permettre le prélèvement des moelles épinières pour les enregistrements électrophysiologiques et la constitution d'une banque de tissu pour les analyses cellulaires complémentaires.

Remplacement

Il n’y a à ce jour aucunes méthodes alternatives nous permettant d’aborder notre projet sans passer par l’étude de modèles animaux, que ce soit les approches in vitro, ou in silico, qui ne peuvent pas reproduire ou modéliser la complexité d’un organisme entier et d'étudier l'effet de l’exposition prénatale des toxines sur le développement de l'embryon.

Réduction

Le nombre d’animaux requis a été déterminé à partir d’un calcul de puissance statistique, basé sur la détection d’une différence attendue de 10 % entre les groupes expérimentaux. Compte tenu de la variabilité anticipée des différents paramètres mesurés pour les analyses électrophysiologiques et comportementales, un effectif de 12 animaux par condition expérimentale (âge, sexe et concentration de nicotine) pour les expériences d’électrophysiologie et de comportement est nécessaire. Notre projet est basé sur des méthodes variées qui permettent d'utiliser au maximum tous les animaux d'une même portée. Cela permettra de réduire le nombre de femelles gestantes utilisées. En effet, l’ensemble des moelles épinières de tous les animaux de chaque portée seront prélevées pour constituer une banque de tissus afin de pouvoir mener ultérieurement des analyses complémentaires sans devoir sacrifier d'animaux supplémentaires. Dans le cadre d’une exposition gestationnelle, les animaux issus d’une même portée partagent la même mère et le même environnement intra-utérin et ne constituent donc pas des observations statistiquement indépendantes. La portée est ainsi considérée comme l’unité expérimentale pertinente. En conséquence, le projet privilégie l’augmentation du nombre de portées plutôt que du nombre d’animaux par portée, afin d’optimiser la robustesse statistique tout en respectant le principe de Réduction des 3R. Notre expérience des lignées transgéniques nous permet d’estimer au plus juste la taille des groupes d’individus pour mettre en avant des effets significatifs. Les schémas de reproduction sont planifiés afin d’optimiser la probabilité d’obtenir les génotypes nécessaires et de limiter la production d’animaux non utilisables. Les croisements sont ajustés en fonction des besoins expérimentaux.

Raffinement

Les animaux engagés dans les procédures de mesure de l’activité locomotrice et de l’activité respiratoire seront habitués aux dispositifs expérimentaux autant que possible. Durant ces 2 procédures, les animaux néonataux seront testés dans un environnement chauffé (lampe chauffante) pour prévenir les chutes de température et seront immédiatement remis à leur mère après l'expérimentation. Les procédures mises en place suivent également les normes en matière de raffinement des pratiques expérimentales, par exemple en utilisant une méthode volontaire per os de prise de nicotine par les femelles gestantes, celle-ci se substituant aux méthodes "classiques" d'injections pouvant, quand elles sont réalisées sur le long court entrainer stress ou mal-être chez l'animal. En outre, notre méthode de mesure de l'activité respiratoire in vivo par pléthysmographie corps entier en chambre est substituée aux méthodes classiques utilisant un masque, évitant ainsi une situation pouvant induire mal-être et stress chez l'animal. Toute anomalie ou souffrance évidente sera signalée à l'expérimentateur et aux responsables de projet qui décident de la conduite à tenir en fonction des points limites. L’ajout de saccharine à 1% dans l’eau de boisson permet de contrebalancer le goût de la nicotine. La saccharine est un édulcorant non-métabolisé par l’organisme et n’a donc aucun impact sur le bien-être des animaux. L’administration de saccharine seule constitue donc un groupe contrôle suffisant, permettant de ne pas générer des groupes contrôles supplémentaires.

Choix des espèces

Le choix d'un modèle murin a été motivé en raison de sa pertinence par rapport à la physiopathologie humaine et les méthodologies ont été sélectionnées en accord avec une pratique expérimentale respectueuse du bien-être des animaux. Il a également été motivé par la possibilité d'utiliser une lignée transgénique qui permet d’identifier et localiser les neurones dans la moelle épinière. Le choix de la souris comme modèle expérimental est également motivé par le fait que la souris est un animal docile facile à manipuler, ayant une bonne qualité maternelle, et résistant aux infections d'une façon générale, ce qui est un plus pour la réalisation de ce projet associé à un aspect développemental. En outre, nous disposons aujourd’hui d’un nombre conséquent de données sur ce modèle dans le cadre de nos travaux précédents, ce qui justifie la poursuite de nos travaux sur ce modèle animal. Ce projet vise à étudier les conséquences post-natales de l'administration de nicotine pendant le développement. Les animaux exposés (femelles gestantes) le seront du 1er au 15ème jour de gestation. Les animaux exposés seront étudiés au stade néonatal et au stade juvénile. Une fois les expérimentations terminées, la mère et les petits seront euthanasiés et les tissus prélevés pour analyses complémentaires.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 802
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 770
▲ 32
Devenir
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 -
 -
 802

Pour comprendre comment une kinase agit sur l'inflammation et la coagulation dans les vaisseaux, 802 souris vont être utilisées dans ce volet d'un projet réparti sur plusieurs établissements, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Selon les groupes, elles sont irradiées puis greffées de moelle osseuse, infectées par des bactéries dans un protocole de sepsis puis tuées au plus tard 96 heures après, ou soumises sous anesthésie à une thrombose induite au laser, une inflammation provoquée ou la ligature d'un vaisseau abdominal suivie de 48 heures de survie. Une partie porte une version inactive de la kinase. Toutes sont tuées au terme de leur procédure pour prélever tissus et organes, et plus tôt si "l'un des points limites" est atteint, sans que le résumé dise lesquels.

Objectifs

Nous avons identifié que l’inhibition d'une protéine diminuait de façon significative la progression des lésions dans un contexte inflammatoire. Dans le but de mieux comprendre le mode d’action de cette protéine sur la progression de ces lésions, nous allons évaluer son impact sur l’inflammation et la fonction de l’endothélium (cellules qui tapissent l’intérieur d’un vaisseau sanguin) grâce à des modèles précliniques d’infection (sepsis), d’inflammation et de thrombose (activation de l’endothélium avec une cytokine inflammatoire ou un laser).

Bénéfices attendus

Ces expériences permettront d’évaluer, dans un organisme vivant, les effets potentiels de la protéine étudiée sur la formation de caillots sanguins et l’inflammation, ce qui ne peut pas être reproduit en laboratoire sur des cellules isolées. Elles aideront également à déterminer si cette protéine pourrait représenter une cible intéressante pour développer de nouvelles approches thérapeutiques visant à protéger les vaisseaux sanguins contre les dysfonctionnements liés à des processus inflammatoires ou thrombotiques.

Procédures

Trois types d’interventions seront réalisées sur des lots différents d’animaux : 1- Dans le premier ou deuxième établissements utilisateur, des lots d'animaux seront soumis à une irradiation suivie d’une greffe de moelle osseuse (injection des cellules par voie intraveineuse). 2- Dans un troisième établissement utilisateur, des lots d'animaux seront soumis à une infection bactérienne. Une seule prise de sang sera réalisée sur chaque lot à differents temps (au plus tard 96h apres le début de l’infection). Pour cela les souris seront sous anesthésie générale profonde (mélange de Tilétamine, Zolazépam et Xylazine), et seront ensuite euthanasiées. 3- Dans un quatrième établissement utilisateur, les animaux seront hébergés pendant 1 semaine pour acclimatation. 4- Dans le cinquième établissement utilisateur, les animaux seront soumis, sous anesthésie profonde, à un modèle de thrombose (activation des cellules du vaisseau par un laser) ou d’inflammation (activation des cellules du vaisseau par une molécule inflammatoire). Les animaux sont maintenus sous anesthésie tout au long de l’expérience et sont euthanasié à la fin des expérimentations qui durent respectivement 4 heures pour étudier la thrombose et 7 Heures pour étudier l’inflammation locale. Pour étudier la thrombose veineuse, des lots différents d’animaux seront exposés à une chirurgie sous anesthésie avec ligation d’un vaisseau sanguin abdominal (40 minutes). 48 heures après la chirurgie les animaux sont euthanasiés.

Impact sur les animaux

- Les animaux subiront une irradiation sans geste invasif suivi d’une reconstitution de leur moelle osseuse. Les effets indésirables possibles sont une légère baisse de l'alimentation avec légère perte de poids. Les animaux peuvent avoir un léger stress du fait de l'enfermement et du bruit, mais ce stress est de courte duréee. L'irradiation ne procure aucune douleur. - Après l’induction d’une infection (légère à modérée), les effets indésirables attendus dans ce modèle incluent une perte de poids, une diminution de l’activité et de la vitalité. Les souris seront ensuite euthanasiées au plus tard 96h apres le début de l’infection. D’autres expérimentations (modèles de thrombose et d’inflammation) sont conduites sans réveil des animaux. Les souris sont alors maintenues sous anesthésie générale pendant toute la durée des procédures expérimentales. À l’issue des expérimentations, les animaux sont euthanasiés sans reprise de conscience.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour collecter les tissus et organes qui seront ensuite analysés. Les animaux seront également euthanasiés si l'un des points limites était atteint.

Remplacement

Le recours au modèle murin est irremplaçable pour le déroulement de ce projet pour deux raisons majeures : (i) la complexité des mécanismes mis en jeu dans un contexte physiopathologique intégré non modélisable par des approches in vitro et (ii) l'utilisation de souris exprimant la protéine d’interet inactive. Ainsi, l’utilisation d’animaux vivants constitue une étape nécessaire pour répondre aux objectifs du projet, aucun modèle de remplacement pertinent n’étant actuellement disponible.

Réduction

Dans un souci d'utilisation d'un nombre minimal d'animaux, le nombre d'animaux annoncé a été calculé au plus juste à l'aide d'outils statistiques. Cependant si une différence significative est obtenue entre deux groupes expérimentaux avant la réalisation de la totalité du lot, nous ne réaliserons pas d'expérimentations supplémentaires. Dans les expérimentations de thrombose, plusieurs types cellulaire et/ou molécules seront visualisés dans les mêmes animaux.

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupes de cinq individus, dans des cages ventilées, avec un accès ad libitum à l’eau et à la nourriture. Si une diminution de l’activité est observée, de l’aliment hydraté sera mis à disposition dans la cage afin de faciliter l’accès à la nourriture. Du papier sopalin et des cubes de bois seront également rajoutés comme enrichissement environnemental afin de permettre des comportements naturels de nidification et d’exploration, contribuant ainsi à réduire le stress et à améliorer le bien-être des animaux. Une période d’acclimatation de sept jours est respectée avant le début des expérimentations afin de limiter le stress lié à l’environnement. Les transferts entre deux établissements seront réalisés par un transporteur agréé. Les animaux bénéficient d’une période d’acclimatation d’une semaine avant toute procédure expérimentale dans l’établissement d’accueil.

Choix des espèces

Ce projet vise à améliorer la compréhension des mécanismes impliquant une protéine kinase dans l’inflammation, la thrombose et la dysfonction endothéliale en contexte thrombo-inflammatoire. Ces processus reposent sur des interactions complexes entre la paroi des vaisseaux, les cellules sanguines et le système immunitaire, s’inscrivant dans une réponse physiopathologique intégrée qui ne peut être reproduite de manière pertinente par des approches in vitro ou ex vivo. Le recours à l’expérimentation animale constitue donc l’unique approche permettant d’étudier ces mécanismes dans leur globalité. Le modèle murin est largement reconnu comme le modèle de référence pour les études précliniques de la thrombose et de l’inflammation, en raison de fortes similitudes avec l’Homme, tant au niveau des cellules impliquées que des voies moléculaires mises en jeu. Par ailleurs, l’utilisation de souris génétiquement modifiées ciblant spécifiquement la protéine kinase, sans phénotype dommageable en conditions basales, permet une analyse mécanistique en contexte pathologique. Nous utiliserons des souris de 6 à 8 semaines pour les donneuses de moelle osseuse, et de 12 à 25 semaines pour les expérimentations (âge adulte, système cardiovasculaire mature).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1264
Souffrances
▲ 144
▲ 800
▲ 320
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1264

Injections intrapéritonéales de composés, chirurgie sous anesthésie générale pour une partie d'entre elles, tests d'attention : 1 264 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, une part d'entre elles étant opérée sous anesthésie et tuée avant tout réveil. Les lignées comprennent des souris présentées comme reproduisant des troubles du spectre autistique ou des déficits de l'attention, ou privées du récepteur au glutamate étudié, et le résumé ne dit ni quels tests comportementaux sont menés ni ce que vise la chirurgie. L'objet déclaré est d'établir si ce récepteur constitue une cible pour de futurs traitements des troubles de l'attention. Le porteur liste douleur postopératoire, perte de poids et "dégradation de l'apparence physique", puis ajoute que "les procédures sont bien supportées par les animaux".

Objectifs

Le glutamate est le transmetteur excitateur le plus abondant dans le cerveau, où il agit via de nombreux récepteurs exprimés sur la surface des neurones. Il existe de nombreux récepteurs différents capables de lier le glutamate. Ceci multiplie les possibilités en termes de réponse et, du point de vue thérapeutique, de ciblage pharmacologique. Nous étudions un des récepteurs du glutamate le plus répandu et conservé du système nerveux central. Ses mutations ou son absence chez les patients ont été impliquées dans divers troubles neurodéveloppementaux caractérisés par un retard cognitif, des crises d'épilepsie, des manifestations du spectre autistique et des déficits de l'attention. Il s’avère que ce récepteur est très fortement exprimé dans une partie du cerveau qui régule les états de vigilance tant chez l’Homme que chez l’animal, en libérant la noradrénaline. Cette région est très sensible aux changements environnementaux inattendus et aux stimuli sensoriels (visuels, auditifs, tactiles). Nous voulons savoir si ce récepteur au glutamate est impliqué dans le contexte des troubles de l’attention. Nous allons tester cette idée in vivo chez l'animal sain et dans des modèles de pathologies neurologiques. Il s’agit de modèles animaux récapitulant des troubles du spectre autistique et de déficits de l'attention, ou dans lesquels le récepteur au glutamate que nous étudions est modifié ou absent. Des nouveaux composés pharmacologiques seront utilisés sur ces modèles afin de moduler l’action du récepteur et tester leurs effets sur les comportements attentionnels et l’activité cérébrale. In fine, ce projet vise à proposer une nouvelle cible potentielle pour le traitement des troubles de l’attention.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à comprendre dans quelle mesure le récepteur au glutamate étudié est impliqué dans les processus attentionnels. A terme, cela devrait nous permettre d'établir s'il s'agît d'une cible potentielle et pertinente dans les troubles de l'attention en particulier, mais aussi pour d'autres pathologies présentant un déficit attentionnel (ex. troubles du spectre autistique, épilepsies infantiles, troubles dépressifs, troubles du sommeil, maladies neurodégénératives) et pour lesquels les traitements sont à ce jour limités ou accompagnés d'effets secondaires lourds.

Procédures

Les animaux participeront à des tests comportementaux qui évaluent leurs capacités d'attention. Une partie des animaux recevront des composés pharmacologiques par injection intra-péritonéale. Une partie des animaux sera soumis à une chirurgie sous anesthésie générale, dont la durée ne dépasse pas 1 heure.

Impact sur les animaux

Les procédures prévoient, selon les groupes, une chirurgie, des injections intrapéritonéales ainsi que des tests comportementaux. Ces actes pourraient induire une nuisance ou des effets indésirables sur les animaux (douleur post-opératoire, perte de poids, dégradation de l'apparence physique). Pour ces raisons les procédures sont classées « modérées ». Cependant, notre expérience montre que les procédures sont bien supportées par les animaux.

Devenir

A la fin des procédures d'analyses comportementales et physiologiques avec ou sans chirurgie, les animaux seront mis à mort afin de prélever les tissus pour analyses cellulaires et moléculaires.

Remplacement

La caractérisation pharmacologique des composés que nous allons utiliser dans le projet a été effectuée dans un premier temps de façon très complète sur des modèles in vitro afin de diminuer le nombre d’animaux utilisés. Par contre, à ce jour il n'existe d'alternative autre que les animaux pour évaluer avec précision le phénotype comportemental qui nous intéresse, notamment l’attention.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire a été déterminé avec un logiciel pour les calculs statistiques, de manière à allier réduction du nombre d'animaux et validité statistique des expériences. Les animaux utilisés pour les analyses histologiques seront les mêmes que ceux utilisés dans d’autres groupes, ce qui permettra de réduire le nombre d'animaux nécessaires à la réalisation de l'étude. Seules les expériences strictement nécessaires seront réalisées.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe et l'environnement sera enrichi (copeaux, morceaux de coton, papier). Afin de diminuer le stress, les souris seront manipulées quotidiennement par les expérimentateurs avant chaque procédure expérimentale. Un suivi régulier sera appliqué dès le début de nos expérimentations. Les chirurgies seront effectuées en suivant les règles d’anesthésie et analgésie. L'état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l'expérience. Une grille de score sera mise en place dès l’apparition de signes cliniques (détresse, souffrance, prostration, perte de poids supérieure à 15%, poil ébouriffé) afin d’intervenir immédiatement et de manière appropriée si besoin.

Choix des espèces

Les souris fournissent des excellents modèles de troubles neurologiques, au cœur de notre projet. Elles demeurent aussi un outil indispensable pour déchiffrer le rôle d’acteurs moléculaires, telle que les récepteurs comme dans le cas ci présent, grâce aux modèles génétiques déjà développés. Les autres espèces utilisables ne sont pas envisageables à ce stade de l'étude en vue des contraintes éthiques et/ou d'hébergement requises par ces espèces. De plus la physiologie générale de la souris nous permet de nous rapprocher suffisamment de l'homme pour obtenir des données pertinentes d’un point de vue médical. Les animaux seront utilisés à partir de 8 semaines, ce qui correspond à des animaux jeunes adultes. De plus, effectuer les mesures à partir de 8 semaines nous permettra une comparaison de nos résultats avec ceux de la littérature, car les tests comportementaux sont très majoritairement réalisés sur les animaux à cet âge.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 4076
Souffrances
▲ 548
▲ 958
▲ 2570
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4076

Des souris reçoivent des antibiotiques dans leur eau de boisson dès une semaine avant l'accouplement et pendant toute la gestation, d'autres des injections dans l'abdomen ou des gavages, et des femelles subissent une laparotomie sous anesthésie générale pour un enregistrement de 60 minutes. Le projet, qui étudie le rôle des microglies dans la formation de la barrière hémato-encéphalique, porte sur 4 076 souris exploitées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré ou menées sous anesthésie sans réveil. Les mères traitées, leurs embryons, les souriceaux et les adultes sont tués en fin de procédure pour prélever leurs organes. Les mères non traitées sont remises à l'accouplement après le sevrage, et le résumé ne dit pas ce qu'elles deviennent ensuite.

Objectifs

Les objectifs du projet sont centrés sur l'étude du rôle des principales cellules immunitaires du cerveau, les microglies dans le développement et le fonctionnement de la barrière hémato-encéphalique (BHE), une structure essentielle qui régule les échanges entre le cerveau et le reste du corps. La BHE joue un rôle clé dans le contrôle des substances et des cellules qui entrent et sortent du cerveau, et des défauts dans son fonctionnement sont impliqués dans diverses pathologies cérébrales, allant des troubles neurodéveloppementaux aux maladies neurodégénératives. Cependant, les mécanismes précis de ces dysfonctionnements et leur implication dans ces maladies demeurent largement incompris. Il est donc primordial de mieux comprendre comment la BHE se développe et interagit avec les cellules cérébrales, tant en conditions physiologiques que pathologiques. Nous voulons explorer : (1) comment les microglies interagissent avec la BHE pendant le développement, (2) leur impact sur la maturation des vaisseaux sanguins et la fermeture de la BHE ; et (3) l’influence de l’environnement maternel sur ces processus. Grâce à des études sur des modèles murins, nous espérons mieux comprendre le rôle des microglies dans la formation de la BHE et leur implication dans certaines maladies cérébrales.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre comment se forment et fonctionnent certaines structures du cerveau, notamment la barrière hémato-encéphalique (BHE), qui protège le cerveau et contrôle les échanges avec le reste du corps. Les microglies, des cellules qui jouent un rôle clé dans le cerveau, interagissent avec cette barrière dès le développement embryonnaire, mais ces interactions sont encore mal comprises. Des anomalies dans la formation de ces structures sont liées à des pathologies cérébrales, notamment dans les maladies du développement. Ce projet pourrait offrir des bénéfices importants pour notre compréhension de certaines maladies neurologiques, qui représentent un enjeu majeur de santé publique. Des troubles comme l’autisme et la schizophrénie touchent une grande partie de la population et ont des conséquences profondes sur le quotidien des personnes affectées. En comprenant mieux ces mécanismes, ce projet pourrait contribuer à éclairer des processus fondamentaux du développement du cerveau et offrir des pistes pour mieux comprendre certains troubles, ouvrant potentiellement de nouvelles voies pour la prévention et le traitement.

Procédures

Injection intrapéritonéale de molécules. La durée de l’injection est estimée à 2 minutes. Administration d’antibiotiques dans l’eau du biberon au moins une semaine avant la mise en accouplement et pendant toute la durée de la gestation. MODIFICATION : Le gavage engendre une gêne passagère non douloureuse ainsi qu’un stress lié à la contention. Une laparotomie sera effectuée sur des femelles sous anesthésie générale pour un enregistrement in vivo de 60 min maximum.

Impact sur les animaux

Lorsqu'un animal doit recevoir une injection dans l'abdomen ou un gavage, il est parfois nécessaire de le maintenir immobile pendant un court instant. Cette manipulation peut provoquer un stress temporaire chez l'animal, qui pourrait perturber son comportement habituel et entraîner des signes d'anxiété. De plus, l'ajout de certains traitements dans l'eau de son biberon peut parfois réduire la quantité d'eau qu'il boit, ce qui pourrait éventuellement affecter son poids. Une laparotomie peut engendrer de la douleur liée à l’incision abdominale, des effets physiologiques tels qu’une dépression respiratoire et cardiovasculaire, une hypothermie, ou un dessèchement des yeux. Ces aspects sont attentivement surveillés pour garantir le bien-être des animaux tout au long des procédures.

Devenir

Toutes les mères traitées ainsi que les embryons, souriceaux et adultes seront euthanasiés en fin de procédures afin de réaliser un prélèvement d’organes.

Remplacement

L’étude du rôle des microglies, des cellules de défense du cerveau, dans la formation et le fonctionnement de la barrière hémato-encéphalique (BHE) pendant le développement prénatal nécessite l’utilisation d’un organisme entier, comme la souris. En effet, cette barrière est influencée par de nombreux signaux provenant du reste du corps. Les systèmes en culture cellulaire (in vitro) ou les modèles réduits (organoïdes) ne peuvent pas reproduire les interactions complexes et les signaux venant de l’ensemble de l’organisme, ce qui ne permet pas d’étudier en profondeur des processus encore mal compris. Dans le cadre de ce projet, nous poursuivons nos recherches précédentes sur la façon dont les différentes cellules du cerveau se développent et interagissent pour former des circuits neuronaux et gliaux complexes. Pour observer ces processus dans leur contexte naturel et complet, un modèle vivant, comme la souris, est essentiel. Ce modèle nous permettra d’étudier comment les microglies et la BHE interagissent et réagissent aux signaux provenant du reste du corps pendant le développement. Toutefois, dès que cela sera possible et avant d'étudier ces mécanismes dans l'organisme vivant, nous testerons certains gènes candidats sur des cellules en culture pour mieux comprendre les mécanismes sous-jacents aux phénotypes que nous observerons, avant de les analyser plus en détail in vivo.

Réduction

Notre projet est conçu pour réduire au maximum le nombre de souris utilisées, tout en garantissant des résultats fiables et précis. Nous avons pris en compte la nécessité d'obtenir plusieurs échantillons pour vérifier que les résultats sont cohérents et reproductibles, tout en limitant les influences des différences biologiques (comme le sexe ou les caractéristiques génétiques) et environnementales (par exemple, les effets de l'interaction avec la mère). Pour garantir la stabilité génétique des souris et lorsque cela est possible, nous réalisons ces croisements de manière à obtenir à la fois des animaux témoins et des mutants issus de la même portée. En optimisant cette approche, nous réduisons la variabilité des résultats, ce qui permet de diminuer le nombre d'animaux nécessaires. Nous avons également optimisé la taille des groupes expérimentaux pour garantir des résultats statistiquement fiables avec un nombre réduit d'animaux. Grâce à notre expérience passée, nous avons déterminé que 8 animaux (4 de chaque sexe) suffisent pour obtenir des résultats significatifs tout en respectant les critères de rigueur scientifique. Cela permet de minimiser l'impact sur les animaux tout en maintenant la robustesse des conclusions. De plus, dans nos différentes expériences, si les premiers tests ne donnent pas de résultats clairs, nous ne réaliserons pas les autres expériences prévues. Cette approche permet d’utiliser moins d’animaux tout en conservant la rigueur de nos recherches. Enfin, après le sevrage des souriceaux, les mères qui n'ont pas été traitées pourront être réutilisées pour de nouveaux accouplements, ce qui contribue également à réduire le nombre total d'animaux nécessaires, tout en respectant les normes éthiques et scientifiques de notre projet.

Raffinement

Les conditions dans lesquelles les souris sont élevées, hébergées et soignées sont soigneusement optimisées pour minimiser au maximum toute douleur, souffrance, stress ou dommage à long terme. Notre priorité est de réduire l'inconfort des animaux. Par exemple, des éléments comme des dômes en carton, du coton et des baguettes en bois seront ajoutés pour permettre aux femelles de construire un nid plus confortable, réduire leur stress et favoriser l'usure naturelle de leurs dents. De plus, en dehors des périodes d'accouplement, les souris seront maintenues en groupes pour favoriser leur bien-être social. Pendant les périodes d’accouplement, les souris sont dès que possible groupées par lot de deux pour ne pas qu’elles soient isolées. Les animaux traités, ou dont la mère a été traitée, seront quotidiennement surveillés jusqu'à leur euthanasie. Si une souris ou un souriceau présente des signes de souffrance ou de stress, l’expérimentateur pourra consulter l'équipe de l'animalerie ou un vétérinaire pour évaluer la situation et, si possible, administrer un traitement approprié. Lors de la chirurgie, les animaux seront sous anesthésie générale, placés sur un tapis chauffant pour éviter l’hypothermie. Afin de prévenir la douleur, ils receveront une injection d’analgésique et d’anesthésique locale, et le site d’incision sera aseptié. Durant tout le long de l’opération, les yeux seront protégés avec un gel ophtalmique. En cas de souffrance grave ne pouvant pas être traitée, l’animal sera immédiatement retiré du projet et euthanasié, sur décision de l’expérimentateur ou du personnel de l’animalerie, si l’expérimentateur n’est pas disponible.

Choix des espèces

Les souris sont des animaux de laboratoire largement utilisées pour étudier le fonctionnement du corps et les effets de ses dysfonctionnements à différents niveaux, que ce soit au niveau du comportement, du fonctionnement physiologique ou des organes. Elles sont également essentielles pour créer des modèles qui nous aident à mieux comprendre certaines maladies humaines. Leur grande similarité génétique avec l'homme, combinée à la possibilité d'utiliser un grand nombre de souris modifiées génétiquement, en fait un excellent choix pour répondre à nos questions de recherche. En outre, leur cycle de reproduction rapide et leur petite taille facilitent leur gestion tout en permettant d’étudier une espèce ayant un développement proche de celui des humains. La courte période de gestation des souris, ainsi que le nombre élevé d’embryons, nous permettent de générer suffisamment d'animaux pour mener plusieurs expériences à partir de quelques parents seulement. Dans le cadre de nos recherches en cours et pour tirer parti des outils génétiques disponibles dans notre laboratoire, nous continuerons à utiliser ce modèle de souris.