Rongeurs
Etude des effets thérapeutique et immunitaire de la combinaison chimio-immunothérapie et thérapie ciblées dans les modèles murins de cancers du côlon, du poumon et du pancréas.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
6 900 souris vont être utilisées, chacune portant une tumeur greffée sous la peau du flanc et recevant jusqu'à neuf injections d'immunothérapie en trois semaines, plus neuf gavages quotidiens de thérapie ciblée. Toutes sont tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La masse tumorale peut gêner les déplacements et dégrader l'état général, la mise à mort intervenant quand la croissance de la tumeur atteint le seuil fixé. Le but déclaré est d'optimiser des combinaisons de chimiothérapie et d'immunothérapie déjà utilisées en clinique, la perspective d'essais thérapeutiques dans les cancers du poumon et du pancréas restant au conditionnel.
Objectifs
Le but du projet est d’évaluer l’efficacité antitumorale d’une association de traitement anticancéreux (immunothérapie et chimiothérapies) utilisées en clinique dans plusieurs modèles de cancers du côlon, du poumon ou du pancréas chez la souris.
Bénéfices attendus
Le but de ce projet est d’évaluer des combinaisons de traitement utilisable chez l’homme et ayant des propriétés anti-tumorales. L’intérêt de ce travail est donc de mieux comprendre l’impact de ces nouvelles associations sur la croissance du cancer et d’évaluer l’effet qu’ils peuvent avoir sur la réponse immunitaire. Nous nous intéresserons en particulier à la capacité de certaines chimiothérapies et de thérapies dites « ciblées » (spécifique de la cellule cancéreuse) d’augmenter l’effet des médicaments d’immunothérapies. In fine, notre projet devrait nous permettre d’optimiser l’utilisation de ces traitements et de proposer la mise en place d’essais thérapeutiques dans le cancer du poumon et du pancréas.
Procédures
- Injection sc des cellules cancéreuses murines : - Geste réalisé sous anesthésie générale gazeuse - Une seule injection par animal - Durée : 5 minutes - Traitements par chimiothérapie (ip) : - Geste réalisé sur animal vigil - Une seule injection par animal - Durée : 30 secondes - Traitements par immunothérapie (ip) : - Geste réalisé sur animal vigil - Une injection trois fois par semaine pendant 3 semaines maximum par animal - Durée : 1 minute - Traitements par thérapie ciblée par voie orale : - Geste réalisé sur animal vigil - Une administration par jour pendant 9 jours par animal - Durée 1 minute - Traitements par anticorps (ip): - Geste réalisé sur animal vigil - Une injection trois fois par semaine pendant 3 semaines maximum par animal - Durée : 1 minute
Impact sur les animaux
L’injection de cellules tumorales en sous-cutané génère une masse tumorale au niveau du flanc droit pouvant gêner la liberté de mouvement de l’animal. Une altération de l’état général est possible, du fait de la pathologie cancéreuse induite. D’éventuels effets secondaires des traitements anti-cancéreux sont possibles : les chimiothérapies, immunothérapies et thérapies spécifiques utilisées ont déjà fait l’objet de recherches sur l’animal, il n’est pas attendu d’effet secondaire important. Gêne et douleur associées à l’administration des traitements par gavages et par injections en i.p.
Devenir
Dans ce projet deux axes de travail sont prévus : Nous avons prévu de faire des analyses de croissance tumorale et de survie. Lorsque les points limites seront atteints (en lien avec la croissance de la tumeur), les souris seront euthanasiées comme décrit précédemment. Si des souris présentent une guérison à long terme une récupération d’organes (rate, ganglion) et de sang sera faite de manière à évaluer la mémoire immunologique dirigée contre la tumeur. Enfin, nous avons prévu d’étudier la réponse immunitaire dans les tumeurs à différents temps d’analyse.
Remplacement
Le cancer est une maladie complexe impliquant des mécanismes de contrôle et des interactions possibles seulement dans un organisme vivant. En effet, la recherche a permis de comprendre l’importance de l’environnement dans lequel le cancer se développe et les multiples interactions avec le système immunitaire, le stroma tumoral, le système vasculaire et le métabolisme. Par ailleurs, les thérapies que nous cherchons à évaluer impliquent la présence d’un système immunitaire compétent. En conséquence, pour être prédictifs, l’évaluation de l’efficacité ou de l’échec de nouvelles combinaisons thérapeutiques en oncologie doit être réalisée sur les organismes vivants. Nous réalisons à ces fins des études translationnelles sur des modèles d‘animaux greffés avec des cellules tumorales.
Réduction
Les expériences ne seront réalisées que deux fois ce qui permet donc de réduire le nombre d’animaux de l’étude tout en en conservant la puissance statistique nécessaire. Le test statistique utilisé sera celui de Kruskal-Wallis en raison de la présence de nombreux groupes. Les différents modèles utilisés dans ce projet sont nécessaires. En effet, selon les mutations intrinsèques des cellules cancéreuses utilisées, le microenvironnement tumoral sera différent et affectera par conséquent la réponse aux traitements. Les expériences de croissances tumorales seront réalisées en premier. Si aucune différence entre les différents groupes n’est observée pour tous les modèles, les expériences d’immunomonitoring ainsi que les expériences sur le rôle des lymphocytes T CD8, T CD4, NK et de la voie CXCR/IFNAR1 (partie II) ne seront pas réalisées.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des conditions qui répondent à leurs besoins (groupes, environnement enrichi) et seront habitués aux techniques de préhension. Les animaux sont suivis au minimum 3 fois par semaine par des techniciens responsables d’études. Une anesthésie générale gazeuse sera réalisée avant chaque greffe. Certains points limites peuvent survenir, ce qui conduira dans un premier temps à un arrêt des traitements, puis si persistance à la mise à mort de l’animal.
Choix des espèces
Les souris présentent des caractéristiques physiologiques qui permettent une variété de techniques d’administration et de prélèvement présentant des analogies avec ce qui est réalisé en recherche clinique sur l’homme. Diverses souches de souris immunocompétentes sont disponibles pour l’établissement de modèles tumoraux syngéniques, indispensables à la recherche préclinique en immuno-oncologie. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 8 et 12 semaines d’âge) pour la mise en œuvre de modèles expérimentaux stables et reproductibles avec des animaux possédant un système immunitaire mature et un poids corporel > 20g.
Etude du dialogue cellules épithéliales-fibroblastes dans le cancer colorectal
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
Une colite est provoquée par un produit ajouté à l'eau de boisson pendant six à sept jours, répétée sur plusieurs cycles, avec diarrhées et perte de poids de 5 à 10 %, et des injections dans l'abdomen déclenchent ensuite un cancer du côlon. 5 004 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélever leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le projet porte sur le dialogue entre cellules épithéliales et fibroblastes du côlon, avec des cibles thérapeutiques annoncées à long terme. Le porteur écrit que la colite provoque une douleur qu'il ne peut traiter ni par analgésique ni par anti-inflammatoire, ceux-ci fausseraient les résultats, et détaille par ailleurs les cabanes en carton, la pâtée et le fond musical installés dans l'animalerie.
Objectifs
Le cancer colorectal est le 3° cancer le plus répandu et le 2° cancer qui tue le plus de patients au monde. Les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, telles que la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn, présentent un risque accru de développer un cancer du côlon. Les patients atteints d’un cancer du côlon suite à une inflammation présentent un pronostic plus sombre que ceux atteints d’un autre type de cancer du côlon, car l’inflammation chronique augmente leur agressivité. De plus, souvent indolore, il est fréquemment diagnostiqué aux derniers stades de la croissance tumorale, ce qui diminue l’efficacité des traitements proposés aux patients et augmente la résistance des tumeurs à ces mêmes traitements. Malgré l’ampleur de cette pathologie dans la population, les cellules et les molécules responsables du déclanchement et de la progression de cette maladie restent encore mal comprises. En conséquence, un grand nombre de cas ne sont pas efficacement diagnostiqués puis soignés. Notre projet est centré sur l’étude du dialogue entre les deux types de cellules les plus importantes du côlon. Ces deux types de cellules interagissent entre elles pour maintenir la structure du côlon, le réparer et coordonner la réponse immunitaire mise en place en cas d’agressions. Leur nombre est très fortement augmenté en pathologie et notamment lors d’une inflammation ou pendant la progression du cancer. Découvrir le rôle précis de ces deux types de cellules et les molécules qu’elles libèrent, pourrait ouvrir la voie vers de nouveaux traitements. Les modèles animaux de pathologies intestinales (inflammation aigue et chronique ou cancer du côlon) constituent des outils importants pour étudier le déclanchement et le développement de ces maladies. Par exemple, ils permettent de suivre les changements des tumeurs depuis une tumeur bégnine à une tumeur plus agressive comme cela a été observé chez l’homme. Enfin, les modèles animaux permettent aussi de tester de nouveaux traitements et étudier la réponse des tumeurs à ces traitements.
Bénéfices attendus
Notre projet, centré sur l’étude du dialogue entre les deux types cellulaires majoritaires du côlon, permettra de mettre en lumière de nouveaux mécanismes favorisant ou inhibant le développement du cancer colorectal. A court terme, l’utilisation des modèles animaux des colites aigues, chroniques et du cancer colorectal permettront de délimiter les similitudes entre ces pathologies induites chez l’animal et les caractéristiques des maladies humaines correspondantes. A long terme, la description de nouvelles cibles thérapeutiques impliquées dans le dialogue entre les fibroblastes et les cellules épithéliales pourront être proposées dans le traitement des patients atteints de cancer colorectal liés à une maladie inflammatoire chronique de l’intestin.
Procédures
Les seules interventions sur animal vigile prévues dans cette étude sont des injections intrapéritonéales. Ces injections sont soit unique, comme celle d’un agent inducteur de mutation pour induire un cancer ; soit double, à deux jours d’intervalle, pour induire la perte du gène d’intérêt. Étant donné notre expérience, chaque injection ne dure pas plus 2-3 secondes avant que l’animal ne revienne dans sa cage. Tous les prélèvements d’organes seront réalisés après anesthésie et euthanasie de l’animal.
Impact sur les animaux
Les injections en intrapéritonéal représentent le premier effet indésirable attendu chez les animaux. Notre pratique régulière de ces injections nous permet de réduire au maximum le temps de contention et d’injection. Les cages restent sous surveillance rapprochée au moins 20minutes après toute injection pour détecter le plus rapidement possible les signes de souffrance chez les animaux (prostration). Les effets indésirables attendus chez les animaux résultent essentiellement de la prise, dans l’eau de boisson, du traitement qui induit une inflammation localisée au niveau du colon. La prise du traitement pendant 6 ou 7 jours induit une altération de la paroi du colon qui provoque une perte de poids entre 5 à10% chez les souris. Cette perte est due à une mauvaise absorbation des aliments et une perte d’eau suite à des diarrhées. Ces effets apparaissent au jour 6 après le début du traitement pour une perte maximale à jour 8 ou 9, puis les souris reprennent très vite du poids pour revenir à leur poids initial en 3-4 jours. Nous n’avons jamais observé une prise d’eau augmentée par les souris au cours de cette procédure, qui pourrait révéler une déshydratation des animaux. D’après la littérature et notre expérience de cette procédure, la perte de poids survient majoritairement lors du 1er cycle de traitement car il est courant que les souris perdent moins de poids lors des deux cycles suivants. Enfin, nos observations des projets précédents montrent que les souris sont susceptibles de développer de multiples tumeurs du côlon avec ce modèle, sans que leur mobilité, leur appétit et leurs relations sociales soient altérées. Comme chez l’homme, la présence de polypes intestinaux est souvent asymptomatique.
Devenir
Tous les animaux utilisés dans chaque procédure de ce projet seront euthanasiés pour le prélèvement d'organes.
Remplacement
Nous pouvons envisager de faire des expériences in vitro sur des cellules épithéliales intestinales et des fibroblastes isolés du colon pour étudier le caractère autonome des modifications génétiques dans ces deux types cellules. Par contre, Il n’existe pas d’alternative autre que l’utilisation d’animaux génétiquement modifiés pour évaluer avec précision et pertinence, le rôle des nouveaux gènes de notre étude dans le dialogue qui peut se mettre en place entre les cellules épithéliales tumorales et les cellules de l’environnement comme les fibroblastes. Nous utiliserons le modèle souris, permettant l’inactivation des gènes d’intérêt.
Réduction
La demande de projet actuelle reprend des procédures déjà réalisée sur d’autres lignées de souris (dans une demande précédente). Ceci nous permet de définir avec précision le nombre de souris suffisant par groupe, pour chaque procédure, afin de générer des données statistiquement robustes tout en prenant en compte une éventuelle variation inter-individuelle ou expérimentale. Ce nombre a été validé par le service de statistique de notre institut pour atteindre un chiffre permettant de valider statistiquement les résultats observés.
Raffinement
Les colites entrainent une douleur pour laquelle il n’est pas possible d’administrer de traitement analgésique ni anti-inflammatoire, qui interféreraient avec le processus de régénération/cancérisation et donc modifieraient les résultats de l’expérimentation. La surveillance des animaux se fera de manière accrue lors de visites quotidiennes. Certaines souris pouvant être gênées plus que d’autres par la colite, de la nourriture pourra également être placée à même le sol de la cage pour s’assurer que toutes les souris puissent se nourrir correctement. De plus, elles auront à leur disposition dans la cage de la pâtée alimentaire en complément de leurs croquettes habituelles pour favoriser leur réhydratation. L’administration des produits permettant l’élimination des gènes d’intérêts ou l’induction du cancer se fera par voie intrapéritonéale, en changeant d’aiguille à chaque souris pour éviter que celle-ci ne s’émousse et provoque de la douleur chez les animaux. Un enrichissement des conditions d'hébergement est prévu grâce à l'ajout dans les cages de cabanes en carton et de cotons à décortiquer. Un fond musical est assuré pour éviter les variantions sonores trop importantes entre les périodes d’expérimentation et les périodes de repos ce qui pourraient générer un stress supplémentaire chez les animaux.
Choix des espèces
La disponibilité de souris génétiquement modifiées pour les molécules que nous étudions justifie l'utilisation de ce modèle pour nos expériences. Le protocole d'induction du cancer colorectal que nous utilisons est bien standardisé chez la souris et largement admis comme le modèle de référence mimant au plus près les étapes du développement du cancer suite à une inflammation chronique. Notre étude porte sur le dialogue entre les cellules épithéliales et les fibroblastes du colon. Pour cela, nous éliminerons des lignées de souris dans lesquelles les gènes d’intérêt seront supprimés soit dans les cellules épithéliales soit dans les fibroblastes. Les gènes que nous étudions ont été démontrés comme : - Impliqués dans d'autres types de cancer que le cancer colorectal. - sur-exprimés ou sous-exprimés chez les patients atteints de cancer colorectal sans que leur fonction soit encore parfaitement déterminée. Les animaux seront utilisés à partir de 2 ou 3 mois d'âge selon le protocole établi dans la littérature ou lorsqu’ils auront atteint un poids minimum de 20g. Cet âge tient compte de la maturité sexuelle nettement dépassée pour les animaux, compatible avec la description des âges des patients atteints de cancer colorectal ou de colites chroniques.
Évaluation de thérapies permettant l’inhibition des canaux mécanosensibles sur la progression des malformations caverneuses cérébrales chez la souris.
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Des souris reçoivent un traitement qui provoque des malformations vasculaires et des saignements dans le cerveau, puis une injection quotidienne pendant quatre mois, soit jusqu'à 81 injections par animal éveillé, auxquelles s'ajoutent douze séances d'imagerie d'une heure sous anesthésie. 450 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur qualifie ces administrations de source d'une "légère douleur" et l'imagerie hebdomadaire d'un "léger stress", tout en indiquant que les lésions cérébrales entraînent des complications à cinq mois, raison pour laquelle les souris sont utilisées avant quatre mois afin d'éviter la mortalité. Toutes sont tuées en fin de traitement pour prélever les tissus.
Objectifs
L’angiome caverneux est une malformation vasculaire localisée essentiellement dans le cerveau. Cette maladie affecte 1 individu sur 200. La forme héréditaire des angiomes caverneux est souvent liée à des mutations génétiques. Cette malformation se caractérise par des amas de vaisseaux sanguins dans le cerveau qui peuvent provoquer des saignements et des problèmes neurologiques. À ce jour, il n’existe aucun traitement médicamenteux pour les patients. L’unique option est la suppression de la lésion par neurochirurgie, qui peut se révéler impossible selon la localisation de la lésion, en raison d’un risque vital pour le patient. Il est donc urgent de trouver des traitements empêchant le grossissement des lésions existantes, voire même de les faire disparaître et ainsi diminuer le risque de saignement. L’objectif est de tester 3 médicaments qui ont été identifiés dans des études préliminaires afin évaluer leurs effets sur des lésions vasculaires qui sont sur le point de se former ou qui sont déjà établies dans nos modèles animaux qui présentent les caractéristiques de la pathologie humaine des angiomes caverneux.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à tester des molécules candidates pour le traitement des angiomes caverneux. L'utilisation de modèles animaux porteurs de la maladie permettra d'évaluer l'efficacité de ces molécules dans un contexte proche de la pathologie humaine. Ces recherches pourraient ainsi représenter une avancée majeure dans la prise en charge des angiomes caverneux chez les patients.
Procédures
L’étude implique une injection quotidienne du traitement aux animaux éveillés, pendant maximum 4 mois. Les animaux vigiles (au maximum 372) recevront 81 injections (une injection par jour, moins de 10 secondes de manipulation) pour l’expérience la plus longue c’est-à-dire 4 mois. L’étude implique également une session hebdomadaire (maximum 12 sessions) d’imagerie non invasive d’une durée maximum d’une heure, réalisée sous anesthésie et analgésie adaptées. Pour vérification du génotypage, une biopsie à l’oreille sera effectuée sur 20 animaux répartis tout le long du projet.
Impact sur les animaux
Les animaux recevront un traitement afin d’induire les angiomes caverneux impliquant des saignements dans le cerveau. En parallèle, les animaux recevront un traitement expérimental administré quotidiennement, afin de tester l’efficacité de molécules candidates sur la progression de la maladie. Ces administrations peuvent induire une légère douleur. L'évolution des lésions et la réponse au traitement seront suivies par des imageries hebdomadaires qui peuvent engendrer un léger stress. La formation des lésions vasculaires dans le cerveau s’effectue de façon progressive sur 5 mois et peut induire une perte de poids.
Devenir
En fin de traitements, les animaux seront mis à mort afin d’effectuer les analyses sur des tissus récupérés.
Remplacement
Notre projet se fera dans la continuité d'études réalisées sur des cellules. Le projet portant sur l’étude de la réponse d’organe entier (cerveau), il nous est impossible de remplacer l’animal vivant par un modèle cellulaire ou de simulation informatique. En effet, un organe isolé, ne permettra pas d’évaluer l’efficacité des médicaments candidats pour le traitement des angiomes caverneux. Le passage au modèle animal est donc une étape indispensable afin d’observer les effets des composés administrés dans l'organisme. De plus, la souris possède toute la complexité du réseau vasculaire cérébral trouvé chez l’Homme.
Réduction
Le nombre d’animaux minimum pour mettre en évidence des différences statistiquement significatives a été calculé en se basant sur les études précédentes menées au laboratoire. Pour évaluer les effets des traitements, le nombre d’animaux tient compte des risques d’exclusion d’un animal lors de la réalisation des expériences. De plus, le nombre d’animaux pourra être réduit en fonction des résultats d’imagerie. Le nombre d’animaux nécessaires à nos travaux a été réduit au minimum sans compromettre l’interprétation statistique de nos résultats.
Raffinement
Pour réduire les nuisances attendues, l’ensemble des expérimentations d’imagerie seront réalisées sous anesthésie et analgésique adaptées, les animaux seront maintenus en température et un suivi de la fréquence cardiaque et respiratoire sera effectué. Une échelle de cotation de douleur sera utilisée afin d’évaluer l’état général de chaque animal et de définir des points limites adaptés permettant ainsi de prendre le plus rapidement possible des mesures nécessaires pour préserver le bien-être animal. Ce n’est qu’à 5 mois que les lésions cérébrales entraînent des complications inhérentes à la pathologie. Nous utilisons les animaux avant 4 mois afin d’éviter cette mortalité et la souffrance des animaux.
Choix des espèces
Les animaux utilisés représentent le modèle le plus pertinent pour nos études, car il reproduit de manière fidèle les caractéristiques clés de la pathologie humaine des angiomes caverneux. Nous utilisons les souris dès leur naissance pour induire la maladie et, ainsi, pouvoir évaluer l’effet préventif ou curatif de différentes molécules sur les lésions qui sont sur le point de se former ou qui sont déjà établies.
Etude de la connectivité des différentes populations de neurones granulaires dans le gyrus denté de l’hippocampe
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Soixante embryons reçoivent une injection dans le cerveau via vingt-cinq femelles gestantes, et soixante-quinze souris adultes en subissent deux, espacées de onze semaines. 360 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Il s'agit de savoir si les neurones nés pendant la vie embryonnaire et ceux nés à l'âge adulte se branchent sur les mêmes réseaux du gyrus denté, les retombées sur la mémoire étant renvoyées au long terme. La seule nuisance annoncée tient en une ligne, la douleur liée à la chirurgie. Le porteur justifie le choix de la souris par le fait que ce projet fait suite à un autre projet mené chez la souris.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de comprendre si les nouveaux neurones produits dans le cerveau, soit pendant le développement, soit à l'âge adulte, s'intègrent aux mêmes réseaux de communication. Nous nous concentrons sur une région du cerveau impliquée dans la mémoire, appelée le gyrus denté. Pour cela, nous allons étudier comment ces neurones se connectent : reçoivent-ils des messages des mêmes types de neurones ? Envoient-ils eux-mêmes des messages à des groupes de neurones similaires ou différents ?
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de mieux comprendre le fonctionnement du gyrus denté et le rôle des différents neurones qui se forment à différentes étapes de la vie. À long terme, cela nous aidera à mieux cerner leur impact sur la mémoire, les émotions et d'autres fonctions essentielles du cerveau.
Procédures
Les animaux seront soumis à une injection cérébrale pendant la vie embryonnaire (25 min, 60 embryons provenant de 25 gestantes), à la naissance (5 min, 60 souriceaux provenant de 20 gestantes), à 3 semaines (30 min, 60 animaux) ou à 12 semaines de vie (30 min, 60 animaux). Les injections lors de la vie embryonnaire seront réalisées en utilisant des souris gestantes. D'autres animaux recevront deux injections cérébrales, la première à l'âge adulte et la seconde 11 semaines plus tard (75 animaux).
Impact sur les animaux
La nuisance majeure que pourrait subir les souris est la douleur associée à la chirugie.
Devenir
Tous les animaux injectés seront mis à mort car leurs cerveaux sont récupérés pour les analyses.
Remplacement
N'existant pas de modèle in vitro et in silico permettant de reproduire l'environnement complexe caractéristique du gyrus denté (multiples types cellulaires, architecture complexe, afférences variées..) et ce à différents moments de la vie, cette étude ne peut être réalisée que chez l'animal ex vivo ou in vivo.
Réduction
Nous prévoyons d’utiliser le nombre minimal de souris nécessaire pour obtenir des analyses statistiques fiables et cohérentes. Mâles et femelles seront utilisés.
Raffinement
Pour réduire toute souffrance liée à la chirurgie, les règles suivantes seront appliquées pour le bien-être des animaux: 1- Avant les chirurgies, un analgésique sera administré en sous-cutané, à titre préventif afin d’éviter la souffrance post-opératoire. 2- Les chirurgies se feront sous anesthésie générale. Un suivi post-opératoire sera assuré afin d'évaluer le bien-être de l'animal par la mesure du poids, l’évaluation de l’apparence et du comportement . Des points limites stricts et précis sont définis pour détecter précocément d'éventuelles souffrances des animaux. Si l'animal est en souffrance, un analgésique sera injecté. Un soin particulier sera également accordé à leurs conditions d’hébergement.
Choix des espèces
Le modèle utilisé dans ce projet est la souris car il fait suite à un autre projet réalisé chez la souris. Dans la structure cérébrale étudiée, les neurones sont générés de la vie embryonnaire à l'âge adulte. Nous ciblerons les cellules à l'origine de ces neurones et ce à différents moments de la vie de l'animal: 1) pendant la vie embryonnaire, 2) à la naissance (P0), 3) en période juvénile (P21) et à 4) l'âge adulte (P84). Ces temps précis d'analyse ont été choisi en fonction de la littérature et de nos études précédentes.
Etude du rôle bénéfique du régime cétogène et/ou du composé X dans la cicatrisation chez la souris diabétique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système endocrinien
- Système immunitaire
Deux plaies sont taillées dans la peau du dos de souris rasées, puis maintenues ouvertes par des disques de silicone cousus, opération d'une vingtaine de minutes par animal. 740 souris vont être utilisées, 560 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 180 un niveau léger, toutes tuées à la fin pour prélever des organes. Les pansements sont changés chaque jour sous anesthésie, et des injections intrapéritonéales quotidiennes alternent d'un côté puis de l'autre, l'objectif déclaré étant de tester si un composé produit lors d'un régime cétogène accélère la cicatrisation chez la souris diabétique. Le porteur écrit que ce composé, produit naturellement par l'organisme, "ne présente donc pas d'effet nuisible", et ne dit rien des deux plaies chirurgicales.
Objectifs
Le composé X est produit naturellement par l’organisme lors de la prise d’une alimentation riche en graisses et pauvre en sucre (régime cétogène). Il a sur les cellules immunitaires des propriétés bénéfiques démontrées in vitro mais également in vivo lors de leurs infiltrations sur des zones lésées durant la réparation tissulaire. Ainsi le changement de régime alimentaire, l’injection ou l’application topique de ce composé lors d’une pathologie nécessitant une réparation tissulaire importante (brûlures, plaies…) pourrait être bénéfique à un patient et ce d’autant plus si sa cicatrisation est altérée comme lors d’un diabète.
Bénéfices attendus
Au-delà des informations fondamentales les observations ouvrent des perspectives thérapeutiques pour le traitement de pathologies/situations nécessitant une réparation tissulaire. La cicatrisation de personnes atteintes de diabète est altérée, non seulement elle est plus lente mais les surinfections sont également plus fréquentes. Le composé X est produit naturallement par l’organisme lors de la prise d’une alimentation riche en graisses et pauvre en sucre (régime cétogène). Il a sur les cellules immunitaires des propriétés bénéfiques démontrées in vitro mais également in vivo lors de leurs infiltrations sur des zones lésées durant la réparation tissulaire. Ainsi le changement de régime alimentaire, l’injection ou l’application topique de ce composé lors d’une pathologie nécessitant une réparation tissulaire importante (brûlures, plaies…) pourrait être bénéfique à un patient et ce d’autant plus si sa cicatrisation est diminuée comme lors d’un diabète.
Procédures
Les animaux seront soumis à un régime spécifique ou seront traités par des injections intrapéritonéales du composé X ou seront traités directement en topique avec le composé X. Les 3 traitements seront réalisés sur des souris ayant subi une chirurgie afin d’induire deux lésions cutanées sur le dos de l’animal (modèle de cicatrisation). Les injections intrapéritonéales sont rapides et n’excèdent pas quelques secondes de manipulation. Elles seront réalisées alternativement à droite et à gauche d’un jour à l’autre afin de réduire la douleur. La chirurgie sera réalisée sous anesthésie et antidouleur local. Le temps de raser les animaux, de réaliser la plaie, d’appliquer et de fixer les disques de silicones avec des points de suture, une vingtaine de minutes sont nécessaires par souris. Les pansements des plaies des animaux seront changés chaque jour sous anesthésie. Le temps de changer les pansements, de faire l’acquisition d’images afin de suivre l’évolution de la cicatrisation et d’appliquer le composé X sur les plaies environ 5 minutes sont nécessaires par souris.
Impact sur les animaux
Le composé X utilisé dans ce projet est produit naturellement par l’organisme lors de la prise d’une alimentation riche en graisses et ne présente donc pas d’effet nuisible sur les animaux.
Devenir
La totalité des animaux (740) sera mis à mort à la fin des 2 procédures pour prélèvement d’organes post mortem.
Remplacement
L’utilisation des animaux est indispensable avant de proposer un traitement facile à mettre en oeuvre et dénué de toxicité pour améliorer le processus de cicatrisation et de réparation tissulaire. En effet, seul un modèle in vivo nous assure de l’implication de notre traitement dans des conditions physiopathologiques proches de la réalité clinique.
Réduction
Les procédures seront réalisées sur un nombre nécessaire et suffisant d’animaux (740 souris avec 180 souris dans une procédure et 560 dans l’autre. Ce nombre a été défini afin d’exploiter des résultats statistiquement fiables. Chaque lot dans chacune des procédures expérimentales a été prévu en fonction des résultats attendus afin de réduire le nombre d’animaux utilisés tout en garantissant l’obtention de résultats statistiquement exploitables. Ainsi, l’analyse statistique du modèle cicatrisation des plaies et le recrutement des cellules immunitaires dans les modèles d’inflammation sera faite en utilisant le test statistique le plus approprié.
Raffinement
Le bien-être des animaux sera pris en compte de leur naissance à leur mort afin d’éliminer ou réduire au minimum toute douleur, souffrance, ou angoisse et tout dommage durable susceptible d’être infligé à ceux-ci. Ainsi, les souris seront hébergées en cages collectives (3 animaux par cage), dans des locaux aux paramètres environnementaux contrôlés où leur entretien sera pris en charge par un personnel formé et compétent qui évaluera quotidiennement leur état général Des points limites précoces et adaptés ont également été envisagés avec des procédures d’antalgie (= permettant de gérer la douleur) utilisant le paracétamol et la buprénorphine. Les cages seront enrichies par des tunnels, abris et os en nylon autoclavés, permettant aux animaux d’explorer, de se cacher ou de ronger pour rétablir le répertoire comportemental des souris Ce projet s’inscrit ainsi dans une gestion éthique d’expérimentation animale et est donc en accord avec les réglementations européennes et françaises de bonnes pratiques de laboratoire.
Choix des espèces
Les souris sont les espèces les plus couramment utilisées dans la recherche préclinique. Ceci est dû à la relative facilitée d'hébergement et de soins, à la grande taille des portées et au temps de génération court. Les souris seront utilisées à partir de 6 semaines et jusqu'à 12 semaines car l’insulinémie augmente brusquement à partir du sevrage pour atteindre son maximum à l’âge de 2-3 mois puis elle chute.
Etude des mécanismes cérébraux de la prise de décision dans les troubles du spectre autistique
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
407 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes subissent une neurochirurgie de 45 minutes à 1 h 30, avec craniotomie, pour l'implantation d'électrodes, puis des stimulations optogénétiques qui peuvent provoquer des mouvements involontaires, et certaines reçoivent quatre injections intrapéritonéales sous contention. Elles passent des tests fondés sur des récompenses, désignés comme des "jeux de décisions" sans que leur déroulé soit décrit, pour étudier la flexibilité comportementale et le rôle de la protéine Shank3 dans l'autisme. Elles sont tuées pour vérifier l'emplacement des implants, et le porteur affirme que son protocole comportemental "augmente le bien-être des animaux".
Objectifs
Les troubles du spectre autistique (TSA), caractérisés par des déficits de flexibilité comportementale, résultent parfois d'une mutation monogénique de gènes codant pour les protéines d'échafaudage interagissant avec les récepteurs synaptiques, régulant l'équilibre entre stabilité et plasticité de la force des connexions synaptiques (plasticité synaptique). L'équilibre entre plasticité et stabilité synaptique constitue probablement une base neurale de la "flexibilité" :la capacité à apprendre vite quand l’environnement change, mais à ne pas forcément changer de croyances quand l’environnement est stable. La flexibilité comportementale est un processus central au développement social et cognitif typique des individus, et est fortement altérée dans les TSA. Nous testerons le lien entre les protéines d'échafaudage liées aux TSA, la plasticité neuronale dans le cortex préfrontal, et la flexibilité dans un contexte d'apprentissage.
Bénéfices attendus
Précisement, nous déterminerons: - le rôle causal des aires préfrontales dans la flexibilité - le codage au niveau neuronal de la flexibilité dans les différentes aires préfrontales - le rôle de l'échauffadage des synapses glutamatergiques (protéine "Shank3") dans ces processus.
Procédures
Tous les animaux seront soumis à des neurochirurgies. La durée de l'opération est de 45 minutes à 1h30, avec toutes les précautions possibles pour éviter la douleur (anesthésie gazeuse, anesthéisques locaux, morphiniques en péri-opératoire). Les seules manipulations quotidiennes consisteront en un branchement des implants à électrodes (geste non douloureux). Des injections intra-péritonéales seront réalisées pour certains animaux (4 injections par animal sur la totalité de l'expérience). Le reste des procédures implique des tests comportementaux de type "jeux de décisions", basés sur des récompenses, et décrits comme positifs pour le bien-être animal dans la littérature.
Impact sur les animaux
Les animaux qui subiront des neurochirurgies peuvent éventuellement avoir des douleurs associées aux craniotomies effectuées sur l'os mais aussi au niveau des sutures. Certains effets indésirables liés à la stimulation optogénétique peuvent survenir (artefacts moteurs) et troubler l'activité locomotrice (un mouvement incontrolable mais non douloureux comme lever une patte ou tourner un peu la tête). Les animaux d'une des procédures auront des contentions (pour lesquelles ils seront habitués en douceur) en vue d'injections intrapéritonéales sur quatre jours. La lignée de souris ne présente pas de phénotype dommageable.
Devenir
Les animaux sont tous mis à mort après les procédures pour vérifier que les sites stéréotaxiques d'injection et d'implantation sont corrects.
Remplacement
Nous cherchons à évaluer le rôle des neurones pendant le comportement de décision, il est donc impossible de remplacer les méthodes in vivo par des methodes in vitro.
Réduction
Nous avons déjà effectué des expériences similaires (pour étudier d'autres zones cérébrales) ce qui nous permet de réduire le nombre d'animaux au strict nécessaire. De plus nous développons un modèle informatique de réseau de neurones récurrent capable de modéliser la prise de décision. L'activité électrique des neurones y est fonction des connexions synaptiques, qui elle-mêmes évoluent en fonction de l'activité électrique des neurones et des récompenses reçues par l'animal (plasticité synaptique). ce modèle fournira des prédictions précises sur ce qu'il est important d'enregister comme activité électrique, ce qui réduit le nombre d'animaux.
Raffinement
Pour diminuer et abolir les douleurs chirurgicales, nous utilisons une combinaison d'anesthésiques et d'anti-inflammatoires pendant la chirurgie et en péri-opératoire. De la pommade antifongique ainsi que du désinfectant seront appliqués pour prévenir les infections. Nous stopperons les expériences d'optogénétique en cas d'artefact locomoteur. Le protocole sera interrompu si les points limites définis sont atteints, à savoir une perte de poids durable de l’animal, des signes de souffrances évalués par l’échelle Mouse Grimace Scale et une prostration, malgré les mesures prises. Nous tiendrons une feuille de suivi post-opératoire sur les deux jours suivant l'opération pour évaluer rapidement ces points. Le stress de l’animal sera limité par un enrichissement permanent de l’environnement (igloos, tunnels, nesting), ainsi qu’une habituation quotidienne à l’expérimentateur/rice et à la salle expérimentale. Le protocole de comportement consiste en un jeu de décisions et augmente le bien-être des animaux.
Choix des espèces
Le système de décision (circuit mésocorticolimbique) est plus proche anatomiquement et fonctionnellement entre mammifère (rongeurs et Humains) qu'entre mammifères et invertébrés, poissons ou oiseaux. De plus, la génétique de la souris offre des outils de modulations des réseaux neuronaux. Enfin, nos tâches comportementales de type "jeux" ont été spécifiquement développées et adaptées à l'étude des prises de décision de la souris, tout en assurant leur bien-être. Ce projet implique d'utiliser des groupes de souris de même stade de développement (8 semaines) qui est un stade classique dans les études sur les prises de décision (8 semaines étant considéré comme le début de l'âge adulte dans cette espèce).
Méthode de prélèvement pour génotypage de souris génétiquement modifiées en condition d’élevage
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Un à deux millimètres du bout de la queue sont coupés sur des souriceaux âgés de sept à vingt-trois jours, ou un morceau d'oreille au-delà de vingt-quatre jours, sans analgésie. 92 112 souris sont concernées sur deux ans, dans des procédures classées en souffrance légère, pour génotyper 200 lignées entretenues au profit d'une trentaine d'équipes. Le porteur écrit vouloir prélever "de manière à optimiser au maximum le bien-être animal", et indique dans le même paragraphe qu'aucune analgésie ne pourra être pratiquée, la crème à la lidocaïne étant écartée parce que l'animal se lécherait. Le devenir reste flou, les souris rejoignant d'autres projets, l'accouplement ou le tutorat, et le porteur annonce que les mises à mort d'animaux "non utilisables" seront effectuées "avec parcimonie", sans en chiffrer le nombre.
Objectifs
Unité mixte de service et recherche technologique, notre centre offre une expertise reconnue en génétique de la souris et en immunologie. Nous offrons à nos utilisateurs et partenaires académiques ou privés une suite unique de plateformes technologiques intégrées et spécialisées dans la conception, le développement de modèles de souris pré-cliniques et leur caractérisation en conditions normales et pathologiques (inflammation, auto-immunité, cancer, infection). L’unité de service participe à plusieurs programmes de recherche et alliances nationaux et internationaux portant sur l'immunologie, l'infection, le cancer, et les maladies rares. Nous sommes également membre fondateur de plusieurs Infrastructures nationales et membre de plusieurs consortia internationaux. L'objectif de cette demande est de permettre aux chercheurs pour lesquels nous hébergeons des lignées murines d'identifier et de caractériser leur souris au niveau génétique. Ce projet est mis en œuvre dans le cadre général de la validation et caractérisation de modèles animaux génétiquement modifiés pour les projets de recherche. Il vise à permettre la gestion de 200 lignées murines génétiquement modifiées pour trentaine d’équipes de recherche. L’identification des animaux ainsi que le prélèvement de queue ou de bout d'oreille est un indispensable pour le suivi des lignées murines et la production de lot pour trentaines d’ équipes de recherche et/ou plateformes technologiques hébergées dont les chercheurs et ingénieurs n’ont pas accès à l’animalerie.
Bénéfices attendus
Ce projet est mis en œuvre dans le cadre général de la validation et caractérisation de modèles animaux génétiquement modifiés pour les projets de recherche. Il vise à permettre la gestion de 200 lignées murines génétiquement modifiées pour trentaine d’équipes de recherche. L’identification des animaux ainsi que le prélèvement de queue ou de bout d'oreille est un indispensable pour le suivi des lignées murines et la production de lot pour trente équipes de recherche hébergées dont les chercheurs ne rentrent pas dans l’animalerie. Ce projet permettra de - réaliser une identification permanente de qualité sur les souris afin de les distinguer en fonction de leur génotype - réaliser un prelevement de qualité - identifier et récupérer une biopsie sur les souris de manière à optimiser au maximum le bien-être animal - permettre aux utilisateurs des équipes de recherche de faire un suivi individuel des animaux en fonction de leur caracteristiques genetiques -permettre l’utilisation de ces animaux dans de nombreux projets scientifiques préalablement validés qui permettront de répondre à des questions scientifiques précises et aux enjeux de santé/société.
Procédures
Biopsie de 1-2mm du bout de la queue : 1 fois par animal dans sa vie (entre 7 et 23 jours de vie) Biopsies d'oreille: 1 fois par animal dans sa vie ( à partir de 24 jours )
Impact sur les animaux
Lors de la contention, les animaux peuvent ressentir un stress de courte durée lors de leur manipulation ainsi que pour les parents. La douleur légère de courte durée peut être ressentie lors des prélèvements pour analyse génétique (biopsie de la queue et d'un bout d'oreille). Les animaux seront surveillés de façon accrue afin de vérifier leur santé et la potentielle survenue d’infection ou autre pathologie.
Devenir
Les animaux du projet seront utilisés dans des projets scientifiques ou mis en accouplement ou utiliser pour tutorat. Les mises à mort d'animaux car non utilisables seront effectués avec parcimonie.
Remplacement
Dans ce projet, aucune méthode substitutive ou alternative ne nous permettrait de nous passer du modèle animal. Les projets scientifiques dépendant de notre production de modèle utilisent tous la souris afin de répondre à des questions à l'échelle d'un organisme entier en condition inflammatoire, infectieuse notamment.
Réduction
L'établissement d'élevage gère environ 900 cages de croisements de lignées par an pour lesquelles l'identification individuelle et le génotypage sont nécessaires. Le projet comprend donc 92 112 animaux sur 2 ans. Tous les animaux en zone d’élevage, sont uniquement présents pour établir des animaux d'intérêts qui seront ensuite restitués aux unités utilisatrices pour entrer en phase expérimentale dans une animalerie d’expérimentation, dans un projet de recherche déposé par leur soin et autorisé. Les demandes d'accouplements sont données par les équipes de recherche via le logiciel de gestion de lignées afin d'accoupler les animaux des génotypes d'intérêt pour leurs projets de recherche. Une lignée peut être maintenue en entretien minimum uniquement avec la validation de la structure bien-être animal (SBEA). Sans justification scientifique du maintien en élevage d'une lignée, la cryoconservation de sperme sera systématiquement proposée. Dans le cadre de ce projet d'élevage, il n'y a pas de tests statistiques ou de calcul de puissance mais cela sera systématiquement appliqué dans le cadre de l'utilisation continue des animaux au sein des projets de recherche qui découlent de ces élevages.
Raffinement
Concernant le prélèvement d’un bout d’oreille, certaines des équipes hébergées travaillent sur les cellules dendritiques et ont besoin que les oreilles soient non impactées pour leurs expérimentations d’où l’utilisation de la biopsie de la queue. Nous ne pourrons pas effectuer d'analgésie lors de ce prélèvement. En effet la seule analgésie pouvant etre envisagée est la crème à la Lidocaïne. Apres application un temps de pose de trente minutes est nécessaire pour que ce médicament soit efficace. En relâchant la souris après application elle va certainement se laver en se léchant (ou la mère le fera) pouvant provoquer un endormissement de la langue et avoir un effet néfaste sur l’abreuvement de la souris. Les animaux seront hébergés en zone protégée avec leurs parents puis en groupe de 5 individus maximum par cage et de même sexe. L’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Dans chaque cage, le milieu sera enrichi par l’ajout de deux éléments : - une maison en carton pour leur procurer un abri, - un nid compact de lanières de papier Kraft . Les souris seront observées quotidiennement par le personnel de zootechnie formé et qualifié et les signes cliniques seront observés. Un signe clinique sévère entrainera, si des soins ne sont pas envisagés par notre vétérinaire réfèrent, une mise à mort pour souffrance
Choix des espèces
Mammifères dont 99% des gènes sont orthologues à l’homme, la souris est un animal de petite taille, à reproduction rapide et facile d’élevage. De plus, la communauté scientifique dispose de bonne connaissance anatomique, physiologique et biologique de ce modèle. La physiopathologie de la souris est suffisamment proche de celle de l’homme pour que son étude soit riche d’enseignements permettant d’accroître nos connaissances sur le fonctionnement du système immunitaire des 2 espèces, avec des applications cliniques potentielles pour l’homme Tous les souriceaux, mâles et femelles, seront principalement identifiés et génotypés à partir de 7 jours de vie (plus l'animal est jeune, moins la nociception est développée). Pour la procédure 3 les animaux peuvent être biopsés entre 4 et 8 semaines.
Exploration morphologique et fonctionnelle du système cardiaque de souris modèles pour les albinismes oculocutanés de type 3 et 8
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
Anesthésiées pour une échographie cardiaque de dix minutes puis tuées avant tout réveil, 192 souris porteuses de mutations liées à l'albinisme oculocutané entrent dans ce projet. Aucune chirurgie ni traitement autre que l'anesthésie n'est prévu, et le cœur est prélevé ensuite pour analyse moléculaire et tissulaire. Le porteur cherche des anomalies cardiaques qu'il décrit lui-même comme "discrètes" et sans impact sur la viabilité ni la physiologie générale des animaux, la forme d'albinisme la plus rare visée ici comptant moins d'une dizaine de cas recensés dans le monde. Le choix de la souris tient à la présence de mélanocytes dans son cœur, absents chez les vertébrés non mammifères.
Objectifs
Le laboratoire étudie deux nouveaux modèles murins d’une maladie génétique rare, l’albinisme oculocutané. Ces modèles ont été caractérisés principalement sur le plan ophtalmologique. Par ailleurs, des données de la littérature montrent que la souris albinos standard) présente des anomalies cardiaques avec perte d’élasticité des fibres dues à l’absence de pigment au niveau des valves cardiaques. La composition en pigment est altérée chez les patients et les modèles d’OCA3 et OCA8, de telle sorte que des intermédiaires toxiques sont susceptibles de provoquer des anomalies cardiaques spécifiques mais discrètes n’ayant aucun impact sur la viabilité et la physiologie générale. L’objectif de ce projet est de comparer sur le plan morphologique et fonctionnel le cœur des 3 modèles représentant des types distincts d’albinisme par rapport aux individus de référence en estimant la sévérité des phénotypes de chacun des modèles.
Bénéfices attendus
La forme d’albinisme oculocutané de type 8 (OCA8) est très rare. Nous avons identifié les premiers patients OCA8 en 2020 et moins d’une dizaine de cas sont recensés dans le monde depuis. OCA3 est un peu plus représenté, notamment en Afrique. Les modèles murins ont montré des anomalies au niveau cutané et ophtalmologique. Il est attendu que les intermédiaires de pigment accumulés chez ces modèles résultent en une toxicité cellulaire et tissulaire. La mise en évidence d’anomalies cardiaques spécifiques sera une indication pour un suivi cardiaque rapproché des patients souffrant d’une de ces formes rares d’albinisme.
Procédures
Les animaux seront soumis à l’échographie de type Ultrafast sous anesthésie (durée : 10 minutes). Aucune chirurgie ou traitement autre que l’anesthésie n’est prévue.
Impact sur les animaux
Des animaux en bonne santé et dont l’anesthésie ne présente pas de risque seront sélectionnés. Les nuisances pouvant être attendues sont celles que l’on retrouve lors d’une anesthésie générale gazeuse à l'isoflurane. Pas d’effet indésirable reconnu lié à l’utilisation des ultrasons. Les animaux ne présentent pas de phénotype dommageable connu.
Devenir
Après exploration par échographie Ultrafast, les animaux anesthésiés seront euthanasiés. Puis les tissus cardiaques seront échantillonnés pour analyse moléculaire et tissulaire.
Remplacement
Le rôle de la pigmentation des valves sur l’élasticité des fibres doit être exploré sur in vivo. Le modèle animal d’albinisme doit donc présenter un cœur avec des mélanocytes tapissant les valves et 4 cavités : 2 oreillettes, 2 ventricules, ce qui n’est pas le cas des autres animaux modèles potentiels
Réduction
Le nombre nécessaire et suffisant d’animaux pour une validation scientifique a été estimé en prenant en compte l’analyse statistique qui devra être menée pour comparer sur un mode quantitatif l’effet des différents variants
Raffinement
Les mesures de raffinement sont mises en place au cours de l’hébergement (cage collective sur portoir ventilés, 5 animaux maximum, litière et enrichissement adapté). Les animaux photosensibles au niveau de la rétine sont hébergés en éclairage réduit (cages en bas de rack non directement exposées aux néons de la pièce). Un suivi quotidien sera réalisé par des personnes formées, compétentes et soucieuses du bien-être animal, basées notamment sur l’apparence physique externe, la prise de poids et le comportement. Ces contrôles permettent de repérer tout animal en souffrance, d’en avertir le responsable du projet et de prendre les mesures appropriées. Afin d’éviter toute souffrance, les animaux seront anesthésiés et analgésiés quand nécessaire et des points limites seront déterminés afin de réduire la souffrance et/ou d’interrompre le protocole en cas d’apparition de signes de détresse. La réalisation de l’échographie sera réalisée sous anesthésie générale.
Choix des espèces
La souris présente des mélanocytes au niveau cardiaque au contraire des vertébrés non mammifères. Des données récentes de la littérature montre que ce modèle est approprié pour le projet. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte, entre 2 mois et 6 mois.
Caractérisation d’ un modèle de souris knock in pour le gène de la titine
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
- Système respiratoire
Une perte de 20 pour cent du poids en une semaine met fin au protocole. 54 souris porteuses d'une mutation du gène de la titine vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la mutation provoquant chez elles faiblesse musculaire et troubles respiratoires ou cardiaques. Elles passent une vingtaine de minutes sous anesthésie gazeuse pour une mesure de pression artérielle et un test respiratoire, puis une trentaine de minutes sous anesthésie générale pour un test de force, à l'âge d'un an. La cohorte de quarante animaux sera tuée pour prélever organes et tissus, et le porteur précise que les animaux qui les ont engendrés le seront aussi, la lignée n'étant pas maintenue.
Objectifs
Au cours de ce projet, nous allons caractériser un modèle souris qui développe une myopathie avec des problèmes respiratoires graves. Cette myopathie représente 65% des cas mondiaux de myopaythies héréditaires avec insuffisance respiratoire précoce. L’étude de ce modèle souris permettra de mieux comprendre les causes de la maladie et pourra ainsi servir pour des essais de traitement de la maladie.
Bénéfices attendus
L étude de ce nouveau modèle de souris myopathe nous permettra de mieux comprendre cette maladie et en particulier d 'étudier l 'importance de l 'activité respiratoire et cardiaque. Toutes ces nouvelles connaissances nous permettront d 'envisager de nouveaux traitements mieux ciblés qui seront d 'un grand bénéfice pour les patients atteints de cette myopathie.
Procédures
Les animaux seront soumis à une anesthésie gazeuse d' une vingtaine de minutes dans un premier temps et à une mesure de la pression artérielle (phénotypage cardiaque) puis à un test respiratoire (plethysmographe). Ensuite ils subiront une anesthésie générale d 'une trentaine de minutes pour le test de la force musculaire.
Impact sur les animaux
Dans ce modèle animal, les mâles et les femelles sont affectés avec une sévérité modérée (faiblesse musculaire, problèmes respiratoires et /ou cardiaques) ce qui peut générer un inconfort. Tous les animaux expérimentaux seront isolés temporairement ce qui peut générer un stress. L’induction de l’anesthésie nécessite la contention de l’animal peut générer un stress et/ou un inconfort. L’injection d’anesthésique peut induire une douleur ou un inconfort.
Devenir
Après la mesure de la force musculaire , les animaux de la cohorte (40) seront euthanasiés en vue de prélèvements d 'organes et de différents tissus. Les animaux ayant servi à la production de la cohorte seront également euthanasiés ( pas de maintien de la lignée).
Remplacement
Pour caractériser cette maladie ( myopaythie héréditaire avec insuffisance respiratoire précoce) et évaluer l’impact de cette mutation, nous souhaitons étudier le modéle souris porteur de cette mutation. Ce modèle étant physiologiquement et structurellement assez proche de l’Homme, il nous permet d’étudier d’une part la physiopathologie et les conséquences de cette mutation. D’autre part, une étude exclusivement réalisée sur des cellules ne pourrait pas se suffire à elle-même car les effets sur l’ensemble de l’organisme et l’évaluation de la force musculaire, respiratoire et cardiaque seraient impossible à évaluer. Une étude sur culture de cellules mutantes ne peut être envisagée car le phénotype pathologique ne se développerait pas et le bénéfice de la force musculaire, la fonction respiratoire et cardiaque ne pourraient pas être mesurées (REMPLACEMENT).
Réduction
Plusieurs tests seront réalisées avec un test maximum par jour. Le nombre de géniteurs sera réduit en créant des cages d’accouplements avec deux femelles pour un mâle et en générant plusieurs portées par femelle. Pour la partie expérimentale, les tests cardiaques et respiratoires, peu invasifs, offrent la possibilité de réaliser un suivi longitudinal en utilisant les mêmes animaux au cours du temps. Ce point est essentiel car il permet de réduire de manière drastique le nombre d’animaux. Nos connaissances sur ces modèles animaux mutants et les études réalisées auparavant montrent que 10 souris par groupe seront nécessaires pour obtenir une étude concluante et statistiquement valable. Nous prévoyons 54 animaux pour cette étude (REDUCTION).
Raffinement
Un certain nombre de procédures seront mises en place afin d’améliorer le bien-être de l’animal. Si des faiblesses musculaires modérées apparaissaient, de la nourriture en gel sera placée dans la cage afin de soulager l’animal dans ses déplacements. Les souris seront hébergées par groupe de 2 à 4 par cage (interaction sociale). Les cages d’accouplements seront constituées de deux femelles par cage pour faciliter l’élevage des petits. Le bien-être des animaux sera contrôlé quotidiennement afin de détecter au plus tôt les premiers signes de souffrance comme l’apathie, la prostration ou problèmes de déplacements. Les nouveau-nés seront hébergés avec leurs parents jusqu’au sevrage. A partir du sevrage, les animaux seront hébergés en groupe. Les animaux seront observés et pesés une fois par semaine; une perte de poids de 20% en une semaine conduira à l’arrêt du protocole. Afin de diminuer le stress lié à aux diférents tests, une session de familiarisation sera effectuée. Pour les tests nécessitant une anesthésie générale de l’animal, la respiration sera contrôlée visuellement, la température de l’animal sera régulée et maintenue à sa valeur basale à l’aide d’une lampe chauffante et un gel ophtalmique sera appliquée sur les yeux de l’animal afin de limiter l´assèchement des cornées. La phase de réveil s’effectuera sous une lampe chauffante dans une cage où l’animal sera seul, puis l’animal sera replacé dans sa cage avec ses congénères.(RAFFINEMENT).
Choix des espèces
La souris est une des seules espèces assez proche de l’Homme dans laquelle nous pouvons réaliser les manipulations génétiques pour obtenir un modèle de HMERF, une pathologie humaine. D'autre part, les souris ont des caractéristiques biologiques très utiles pour la recherche comme leur petite taille, une durée de vie plutôt courte et une durée de gestation courte. De plus, les souris sont couramment utilisées dans un grand nombre de recherches dans ce domaine, ainsi que dans notre équipe, ce qui nous permettra de comparer nos résultats avec d'autres études et de mieux comprendre le pathomécanisme de cette maladie. Ces analyses ne peuvent pas être réalisées in vitro car nous souhaitons étudier la fonction cardiaque, la fonction respiratoire et la fonction musculaire. Pour caractériser le phénotype de ces souris, les animaux seront étudiés à l âge d 'un an, ce qui correspond environ à la moité de la vie d 'une souris, sachant que chez l homme la pathologie se déclare vers 35/40 ans (envion demi- vie également)
Compréhension dans les neurones visuels du rat de l’effet d’une différence précoce de vision entre les deux yeux reproduisant l’amblyopie humaine
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Le bord de la paupière est incisé puis suturé sur un œil de ratons qui n'ont pas encore ouvert les yeux, intervention de dix minutes sous anesthésie gazeuse et analgésie oculaire locale. Douze rats vont ainsi être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués ensuite pour prélever le tissu cérébral. L'œil reste fermé quatre, sept ou dix jours pour reproduire l'amblyopie humaine, la mère tentant régulièrement d'arracher les points sur ses petits, ce qui conduit le porteur à prévoir 25 pour cent d'échec. Le stade choisi correspond aux jours 13 à 24 après la naissance, période où le fonctionnement du système visuel dépend le plus de l'expérience visuelle.
Objectifs
Notre projet est de comprendre la capacité de transformation (plasticité) des neurones lors de l’adaptation à une différence de vision entre les deux yeux dans l’enfance afin de mieux traiter l’amblyopie, une perte de vision d’un œil, l’une des principales causes de malvoyance qui touche 2 à 5 % de la population mondiale. Ce n’est pas une maladie de l’œil, l’œil étant fonctionnel. Elle est due à une perte de la capacité des neurones à répondre aux signaux visuels en provenance de l’œil le plus faible ou déviant. L’acuité visuelle à la naissance est faible à cause de l’immaturité du système nerveux. Pendant une période précoce, chez le petit enfant où la capacité du système nerveux à se modifier en fonction de l’expérience du monde environnant est la plus grande, des différences de réfraction, d’alignement entre les deux yeux ou une opacité d’un œil amènent à un défaut de fonctionnement des neurones excités par les signaux provenant de l’œil faible. Le traitement, seulement possible avant 6-7 ans, se fait d'abord en corrigeant le défaut visuel, puis en rééduquant l’œil amblyope par pénalisation de l’œil dominant. Ce projet propose de déterminer les mécanismes moléculaires et cellulaires des transformations neuronales induites par des signaux visuels discordants entre les deux yeux au cours du développement neuronal en mimant l’amblyopie sur le jeune raton, par suture d’une paupière avant l’ouverture des yeux.
Bénéfices attendus
L’amblyopie est un déficit visuel fonctionnel chez l’humain qui, s’il n’est pas traité dans une période de temps limité, avant 6-7 ans, est irréversible. C’est la principale cause de malvoyance qui touche 2 à 5 % de la population mondiale. Le but de ce travail est d’identifier les mécanismes neuronaux à l’origine de la perte de réponse du cerveau aux stimuli visuels dans l’objectif d’allonger la fenêtre thérapeutique au-delà de l’enfance.
Procédures
Le bord des paupières d’un œil de l’animal seront suturés avant l’ouverture des yeux. Le raton sera disposé sur un matelas chauffant sous anesthésie gazeuse profonde associée à une analgésie locale oculaire. Avant de procéder aux points de suture, une incision devra être faite sur le bord de la paupière pour permettre aux deux paupières de se coller l’une à l’autre durant le processus de cicatrisation. Après le réveil le raton sera remis à la mère. Durée totale de l’intervention : 10 minutes.
Impact sur les animaux
Suite à la procédure de privation visuelle monoculaire par suture des paupières, l’apparition d’effets indésirables sera contrôlée quotidiennement, en particulier : - risque d’infection au niveau des points de suture - risque d’arrachement des points de suture. Dans ces deux cas, l’animal sera écarté pour ne pas fausser les résultats expérimentaux et sera immédiatement euthanasié pour éviter toute souffrance.
Devenir
Euthanasie préalable au prélèvement du tissu cérébral sur lequel seront réalisées les expérimentations.
Remplacement
L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques est indispensable dans le cadre de ce projet dans la mesure où il est nécessaire de priver le système nerveux d’entrées sensorielles au cours du développement. L’utilisation de culture de neurones est donc naturellement exclue.
Réduction
• Les structures cérébrales étudiées ne présentant pas de différences entre mâles et femelles, nous utiliserons les animaux des deux sexes ce qui limitera le nombre d'animaux à euthanasier. • Le temps de suture de 10 jours est le plus délicat à obtenir sans ouverture de l’œil, car il est connu que les sutures se relâchent au bout de quelques jours et que la mère des ratons tente d’enlever les points sur les petits non sevrés. Le travail étroit avec un vétérinaire qui interviendra et formera le personnel permettra de réduire le nombre d’essais et donc de réduire le nombre d’animaux. Notamment l'incision du bord de la paupière qui sera entrepris permettra une fermeture pérenne de la paupière supérieure avec la paupière inferieure et donc une diminution du taux d’échec et du nombre d’animaux. • L'analyse de l'expression des gènes nécessitera peu de tissu animal. A partir d’un cerveau de rat congelé, une quarantaine de coupes fines seront obtenues. Nous aurons besoin pour atteindre une significativité statistique pour chaque temps de privation monoculaire de lumière de 3 rats suturés pour chacune des 3 durées de suture. Nous prévoyons d’après notre expérience passée 25 % d’échec du maintien de la fermeture de l’œil. Nombre de rat = 3 rats suturés pour chacune des 3 durées (4, 7, et 10 jours) = (3 x 3) + 25 % = 12 rats
Raffinement
Pendant la suture de la paupière, les ratons seront maintenus sur un matelas chauffant sous anesthésie gazeuse profonde associée à une analgésie locale oculaire. Les ratons seront remis sous la mère immédiatement après le réveil post-anesthésie, et surveillé quotidiennement par un personnel expérimenté. Vérification sera faite que la mère les reprendra bien en charge lors du change des cages. Ils seront observés quotidiennement pour vérifier qu’ils sont bien nourris, que les sutures sont en place et bien tolérées. Nous utiliserons des morceaux de papier ciselé comme matériaux de nidification, des bûchettes en peuplier pour répondre aux besoins naturels des rongeurs ainsi que des tunnels en cartons pour réduire l‘ennui et diminuer le stress en stimulant l‘activité et en procurant un sentiment de sécurité aux animaux. Les animaux auront libre accès à la nourriture et à l’eau, seront maintenus à une température et une hygrométrie ambiante contrôlées avec un cycle lumière/obscurité artificielle de 12 h. En cas de problème lié à la suture (par exemple une infection) l’animal sera écarté du lot pour ne pas fausser les résultats expérimentaux et sera immédiatement euthanasié pour éviter toute souffrance.
Choix des espèces
Le rat est le modèle animal le plus utilisé comme décrit actuellement dans la littérature pour l’étude des mécanismes neuronaux de la plasticité du système visuel. Entre les jours 13 et 24 postnataux, pendant la période critique de développement au cours de laquelle le fonctionnement du système visuel est particulièrement dépendant de la qualité de l’expérience visuelle dont bénéficie le sujet.
Analyse du potentiel de biomatériaux innovants pour la régénération du muscle squelettique dans un modèle souris de perte volumétrique
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
1 708 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie développe un diabète de type 2 sous régime riche en glucides et en lipides, avant de subir une chirurgie de trente minutes qui retire un volume de muscle et y implante un biomatériau, la plaie étant refermée par des sutures. Après cicatrisation viennent un test de course sur tapis de vingt minutes et une mesure de force musculaire sous anesthésie, le porteur signalant que la perte de mobilité postopératoire rend l'accès à la nourriture et à l'eau difficile. Les biomatériaux ont déjà passé des preuves de concept in vitro et ex vivo, ce que le porteur reconnaît avant de conclure qu'un "modèle physiologique complexe" reste nécessaire.
Objectifs
La perte musculaire volumétrique (VML) peut résulter de traumatismes ou de chirurgies (tumeurs, infections), affectant aussi bien les civils que les militaires. Elle entraîne des déficits fonctionnels et esthétiques permanents. Lorsque la fibre musculaire est endommagée ou lorsque la VML dépasse 20% de la masse musculaire, le tissu perd sa capacité à se régénérer, et une fibrose se développe, réduisant la fonctionnalité musculaire. La régénération musculaire repose sur l’action des cellules souches musculaires activées par l’inflammation pour reconstruire les fibres musculaires endommagées. Cependant, chez les diabétiques, la cicatrisation musculaire est ralentie par des mécanismes comme l’hyperglycémie, qui altère la microcirculation et diminue l’apport en oxygène. Il n’existe actuellement aucune solution clinique permettant de restaurer la fonctionnalité des tissus lésés. Pour traiter ces lésions, l’ingénierie tissulaire utilise des biomatériaux qui imitent la matrice extracellulaire naturelle pour soutenir les cellules et favoriser la formation de nouveaux tissus, tout en limitant la fibrose. Ce projet se concentre sur la régénération structurelle et fonctionnelle du muscle squelettique en utilisant des biomatériaux innovants.
Bénéfices attendus
Actuellement les lésions musculaires dues à des traumatismes, infections ou tumeurs sont mal tolérées par le muscle et entrainent des douleurs et une perte de fonctionnalité. Cette étude nous permettra d’identifier des biomatériaux à utiliser à des fins biomédicales afin de réparer ces lésions musculaires chez le patinent non diabétique et diabétique.
Procédures
Les souris subiront au maximum un prélèvement de sang à la queue pour une glycémie, une chirurgie musculaire sous anesthésie générale de 30 minutes, un test de performance de course sur tapis après cicatrisation de 20 minutes maximum, un test de mesure de force musculaire sous anesthésie générale + analgésie de 30 minutes.
Impact sur les animaux
Ci-dessous sont listés les étapes induisant des nuisances sur les souris lors des procédures. Douleur : chirurgie musculaire et implantation du biomatériau. Faim/soif : Mise à jeun de 4h, perte de mobilité après la chirurgie, difficulté à atteindre la nourriture et le biberon. Stress physique : Anesthésies médicamenteuse et gazeuse, plaies (présence de points de sutures sur la peau), réalisation des tests de fonctionnalité musculaire (test de performance de course sur tapis), diabète.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés car le prélèvement des muscles opérés (pour l'histologie) ne permet pas de garder les souris en vie.
Remplacement
Aucune autre méthode alternative ne peut se substituer à l’utilisation d’animaux pour la réalisation de ce projet car la régénération du muscle repose sur des interactions complexes entres les tissus lésés et les systèmes immunitaires et vasculaires ainsi que sur la coordination efficace de multiples types cellulaires. Les preuves de concept in-vitro et ex-vivo de la biocompatibilité des hydrogels pour les cellules musculaires ont déjà été effectuées avec succès. A présent, un modèle physiologique complexe est nécessaire pour permettre de caractériser la cicatrisation histologique et la récupération de la fonctionnalité musculaire.
Réduction
Dans un premier temps la réalisation du geste chirurgical sera validée sur un groupe restreint de souris. Ensuite le projet a été conçu de manière à ne pas répéter les groupes témoins. Les effectifs ont été déterminés à l’aide d’outils statistiques. En nous appuyant à chaque fois sur les résultats précédents, nous pourrons identifier les conditions optimales de manipulation, ce qui permettra de limiter le nombre de groupes et de variations expérimentales. Cela contribuera à réduire le nombre de souris utilisées tout en garantissant la pertinence des résultats.
Raffinement
Afin de gérer la douleur des souris, elles recevront une dose d’analgésique avant la chirurgie musculaire et l’implantation du biomatériau, puis une deuxième injection après l’acte chirurgical et une fois par jour pendant 2 jours. La chirurgie musculaire sera réalisée sous anesthésie générale et une anesthésie locale sera appliquée sur la plaie. Les souris seront suivies et pesées tous les jours après la chirurgie avec ajout de nourriture humide et d’hydrogel dans la cage.
Choix des espèces
Au cours de ce protocole, nous utiliserons des souris mâles et femelles adultes à proportion égale âgées d’au moins 8 semaines, connues pour développer un diabète de type 2 à la suite d’un régime riche en glucides et en lipides. La cicatrisation musculaire chez la souris présente des similitudes notables avec celle chez l'humain ce qui fait de cette espèce un modèle pertinent pour ce projet.
Etude de la réponse immunitaire spécifique du stade hépatique du paludisme dans un modèle de souris humanisée pour le foie
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
Rendues immunodéficientes puis humanisées pour le foie dans le laboratoire de collaborateurs, 50 souris arrivent déjà porteuses d'hépatocytes humains avant le début du projet. Elles vont être utilisées dans des procédures classées en souffrance légère, toutes tuées entre vingt-quatre heures et cinq jours après avoir reçu par voie intraveineuse le parasite du paludisme et des cellules immunitaires. Les effectifs reposent sur trois animaux par groupe expérimental et deux témoins, sans calcul de puissance, le porteur invoquant le coût du modèle. Il conclut à l'impossibilité de remplacer ces souris, tout en indiquant que des expériences in vitro menées en parallèle pourraient "peut-être à terme" justifier de s'en passer.
Objectifs
Le paludisme est encore aujourd’hui la première maladie parasitaire en terme de mortalité dans le monde avec 600 000 décès par an pour environ 250 millions de cas cliniques. Le paludisme est causé par le parasite Plasmodium et Plasmodium falciparum (P. falciparum) est l’espèce responsable de la majorité des décès concernant principalement des enfants de moins de 5 ans. A ce jour, aucun vaccin efficace n’est encore disponible. Durant son développement chez l'homme, le parasite se développe dans le foie et, il a été montré chez la souris, que ce développement dans le foie, appelé stade hépatique, peut être la cible de cellules du système immunitaire capables d’éliminer les cellules infectées. Cependant, aucune protéine parasitaire n’a encore été identifiée chez P. falciparum comme étant la cible de cette réponse immunitaire protectrice au stade hépatique chez l'homme. P. falciparum est strictement spécifique de l'homme, et nous avons récemment mis en place un modèle de souris humanisée permettant l’étude du stade hépatique de ce parasite in vivo. Ce modèle repose sur le remplacement de certaines cellules du foie de souris par des cellules humaines pour obtenir des souris humanisées. Pour ce projet, les souris seront humanisées dans le laboratoire de nos collaborateurs. Nous souhaiterions aujourd’hui évaluer la pertinence biologique de ce modèle humanisé, le plus proche à ce jour de la situation chez l’homme infecté par P. falciparum, pour la validation in vivo de cibles vaccinales pré-sélectionnées in vitro. Nous disposons pour cela de cellules immunitaires humaines spécifiques de protéines de P. falciparum. Les souris humanisées seront infectées avec le parasite P. falciparum puis recevront ces cellules du système immunitaire spécifiques de P. falciparum. Au maximum cinq jours après l'injection des cellules immunitaires les souris seront euthanasiées afin d’évaluer l’effet protecteur in vivo de ces cellules vis-à-vis du stade hépatique de P. falciparum. Ce travail représente l’étape ultime dans la validation de nouvelles cibles parasitaires en vue d’un développement vaccinal.
Bénéfices attendus
Ces expériences permettront de valider, in vivo, dans un modèle pré-clinique qui est le plus proche aujourd'hui de la situation in vivo chez l'homme, de nouvelles cibles vaccinales (des protéines parasitaires) pour le développement d'un vaccin antipaludique chez l'homme.
Procédures
Les souris seront anesthésiées entre une et deux fois pour procéder aux injections intraveineuses des parasites et celle des cellules du système immunitaire (geste de quelques minutes). Entre 24h et 5 jours plus tard, elles seront euthanasiées en vue des différents prélèvements et analyses nécessaires.
Impact sur les animaux
Les souris utilisées sont immunodéficientes et présentent donc une sensibilité accrue aux infections. Les principales nuisances sont liées aux administration d'anesthésique et l'anesthésie, préalable à l'injection des parasites et des cellules. Les animaux pourront ressentir un stress lors des manipulations. L’anesthésie pourrait induire un stress thermique et dans de rares cas des complications (arrêt cardio-respiratoire, etc.). Une douleur/irritation est possible au site d’injection après réveil des animaux.
Devenir
Aucun animal n'est maintenu en vie à la fin du projet, ils sont tous euthanasiés pour l'analyse des résultats qui est faite sur les organes prélevés (foie et rate). En effet, l'analyse des résultats est faite sur des coupes des tissus et par analyse de biologie moléculaire sur des morceaux des tissus congelés.
Remplacement
Le parasite Plasmodium falciparum, agent du paludisme chez l'homme, étant un parasite strictement spécifique de son hôte humain il n'y a à ce jour pas de possibilité de remplacer ce modèle de souris humanisée. Néanmoins, en terme de prédiction de protection, la réalisation de ces expériences in vivo en parallèle d'expériences menées au laboratoire in vitro, nous permettra de déterminer si le modèle in vitro que nous développons est aussi puissant en terme de prédiction de protection que le modèle in vivo et dans ce sens, la réalisation de ces expériences nous permettra peut-être à terme de justifier de nous passer des souris humanisées dans ce cas précis.
Réduction
Sur la base d'autres études réalisées avec le même type de modèle de souris humanisées, nous avons estimé que des groupes expérimentaux de 3 souris et des groupes témoins de 2 souris sont suffisants pour répondre aux questions posées. Ainsi, 5 expériences impliquant chacune 10 souris humanisées (2 antigènes candidats et 2 antigènes témoins irrelevant testés par expérience) sont prévues, soit un total de 50 souris sur les 3 ans. Ces souris étant un modèle très exigeant et couteux, il n'est pas possible de les utiliser en grand nombre pour les expériences. La détermination des effectifs ne se base donc pas sur un calcul de puissance mais sur des travaux similaires publiés par d'autres équipes.
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, l'ensemble des procédures a été réfléchi pour permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant le stress et la douleur (anesthésie). Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique, en conditions de température et hygrométrie contrôlées et suivies, avec une vérification quotidienne des animaux. Les animaux seront hébergés avec leurs congénères (l'hébergement individuel sera limité au maximum), en portoirs ventilés avec accès ad libitum à la nourriture et l'eau. L' environnement sera enrichi avec des carrés de lanière kraft, carrés de coton, batonnets en bois, rouleau en carton ou maisonnette. Si un animal est hébergé individuellement (en raison d'agression entre congénères, dernier animal dans la cage..) alors il bénéficiera de deux enrichissements et sera suivi pour valider ce type d'hébergement. Les injections intraveineuses et l'euthanasie (seules étapes de manipulation des animaux dans ce projet) seront réalisées sous anesthésie afin de diminuer le stress et la douleur. Suite à l'anesthésie, l'absence de réflexe de retrait au pincement des coussinets plantaires sera vérifiée avant de poursuivre et la procédure sera poursuivie uniquement quand la souris sera sous narcose profonde. Pour palier à l'hypothermie due à l'anesthésie les souris seront placées sur un tapis chauffant jusqu'au réveil. Un suivi journalier post-anesthésie et injection des cellules du système immunitaire sera réalisé pour détecter le moindre signe de souffrance animale. Le poids des animaux sera évalué tous les 5 jours et plusieurs paramètres d’apparence et de comportement seront évalués journalièrement pendant l'expérimentation. Si besoin, les animaux seront anesthésiés et euthanasiés avant la fin de l'expérience.
Choix des espèces
Le choix de la souris a été dicté par le fait qu’elle est le modèle le mieux développé et connu pour les greffes de cellules hétérologues, et les lignées immunodéficientes et transgéniques pour les gènes d’intérêt permettant la greffe d’hépatocytes et de globules rouges hétérologues n’existent que chez la souris. Les animaux seront des animaux adultes qui seront utilisés entre 3 et 4 mois d'âge car la transplantation des hépatocytes humains se fait à environ 2 mois et nécessite d'attendre 4 à 6 semaines pour que l'humanisation des souris soit maximale.