Rongeurs

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  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 1910
Souffrances
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 1910

Pour savoir si la présence d'un congénère modifie la consommation d'héroïne, 1 910 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun subit au moins une chirurgie sous anesthésie générale, injection intracérébrale d'une heure trente, implantation d'électrodes ou de fibres optiques de trois heures, pose de cathéter d'une heure, puis porte un capuchon de ciment dentaire sur le crâne. Une partie s'auto-administre l'héroïne, d'autres sont placés en position d'observateurs. Le porteur indique que la surconsommation peut conduire à une overdose et à la mort, que les rats sont isolés après l'opération et que leur alimentation reste contrôlée pour les garder motivés. Il justifie le recours au rat par le fait qu'il "s'auto-administre l'ensemble des agents toxicologiques consommés par l'humain" et par l'interdiction, en France, de fournir des drogues d'abus dans une expérimentation humaine.

Objectifs

Le rôle du contexte social dans la consommation de drogue n’est pas bien déterminé. Chez le rat, la diffusion d’un enregistrement de vocalises ultrasoniques, que les rats émettent pour communiquer les uns avec les autres, diminue la consommation de cocaïne, de même que la présence physique d’un congénère avec lequel il peut interagir. Cette diminution est d’autant plus forte lorsque le congénère est inconnu plutôt que familier (c’est à dire le partenaire de cage). Ces effets peuvent varier en fonction du type de drogue ou de son mode d’administration. On observe ainsi à l’opposé une augmentation de la consommation d’alcool chez le rat mis en présence d’un congénère. Ce projet vise à évaluer l’impact de ces contextes sociaux sur la consommation d’un autre type de drogue, l’héroïne. Le noyau subthalamique (NST) est impliqué dans les comportements de recherche et consommation de drogue et son implication dans l’influence de la présence d’un congénère ou la diffusion d’un enregistrement de vocalises ultrasoniques a été mis en évidence. Ses connections avec d’autres structures cérébrales, pourraient, elles aussi, être impliquées dans ces processus. Le but de ce projet est donc de caractériser les réseaux cérébraux liés au NST responsables des modulations de la prise d’héroïne dans les contextes sociaux décrits précédemment. Nous utiliserons différentes techniques afin d’évaluer sélectivement le rôle de chaque connexion. Notre objectif est également de mettre en évidence d’éventuelles différences en fonction du sexe des individus, en étudiant à la fois des rats mâles et femelles. Dans son ensemble, ce travail conduira à une meilleure compréhension des substrats neurobiologiques d’un effet du contexte social, déterminant pour la réduction des risques de consommation de drogues.

Bénéfices attendus

Le but de ce projet est de découvrir quels sont les substrats cellulaires et moléculaires du NST et de son réseau pour mieux comprendre les processus émotionnels en lien ou non avec la prise de drogue, notamment l’effet du contexte social, qui peut être protecteur ou non en fonction de la drogue consommée. Pour cela, nous utiliserons la présence d’un observateur, qui permet une approche plus écologique et plus réaliste de la consommation de drogue chez l'humain. L’identité du congénère variera en fonction de sa familiarité, de son sexe et de son historique de consommation afin de déterminer l’impact de chaque paramètre social sur la consommation d’héroïne. En plus d’améliorer les modèles animaux d’addiction, ce projet générera des résultats à fort impact translationnel, apportant de nouvelles perspectives sur la physiopathologie de l’addiction, des potentiels effets réducteurs de risques des interactions sociales et confirmera le potentiel de la manipulation du NST pour le traitement de cette pathologie. Il permettra aussi de mieux comprendre les potentiels effets secondaires de la manipulation du NST. De plus, il permettra de mettre en évidence le rôle du NST dans la motivation et les comportements sociaux, et d’appréhender de nouvelles bases neurales de certains troubles liés, comme celui du spectre autistique.

Procédures

L'ensemble des animaux de ce projet seront soumis au moins une fois à un acte chirurgical, réalisée sous anesthésie générale. Ces interventions peuvent être de différents types : injection intracérébrale (1h30), implantation d’électrodes ou de fibres optiques (3h), pose de cathéter (1h).

Impact sur les animaux

* Les nuisances attendues sont les conséquences « classiques » à court terme des interventions chirurgicales. Durant les jours suivant l’opération, les animaux peuvent perdre un peu de poids, présenter une activité réduite. Dans le cas de l’implantation de fibres optiques, de même que celle des électrodes, les animaux peuvent ressentir une gêne due au poids du chapeau protecteur fait en ciment dentaire. Plus rarement, les animaux peuvent présenter un saignement au niveau des cicatrices. En général, ces nuisances s’estompent en 2-3 jours. Les animaux sont isolés durant cette période. * Un autre type de nuisance, pouvant engendrer du stress, est l’appariement fait entre les animaux de façon aléatoire à la réception des individus. Lorsque l’alimentation devient contrôlée (les animaux ne sont pas restreints, mais pas ad libitum), un sujet très dominant peut empêcher son partenaire de cage de s’alimenter correctement. * Les matériaux utilisés pour fabriquer et maintenir les cathéters ou fibres optiques ou électrodes, peuvent parfois engendrer des ‘bagarres’ entre partenaires de cage. En effet, les éléments en plastique, plus ou moins mous, les constituant, peuvent être ‘rongés’ par l’un des rats, provoquant ainsi une gêne et/ou un stress chez l’autre individu * La consommation d’héroïne n’induit pas d’augmentation générale de l’activité de l’animal, mais au contraire peut avoir un effet sédatif. Ces effets diminuent rapidement (environ 1h) après la dernière dose auto-administrée. * La surconsommation de drogue peut conduire à une overdose et la mort de l’animal. * Après une perte de contrôle de la consommation de drogue (protocole d’escalade de la consommation), l’animal n’ayant pas accès ad-libitum à la drogue, il peut présenter des symptômes de manque. * Les injections éventuelles d’analgésiant et d’anesthésique, de même que l’entretien du cathéter peuvent également engendrer du stress.

Devenir

Tous les animaux du projet seront mis à mort après les études comportementales afin de vérifier que les injections des virus et implantations de fibres optiques et le cas échéant, d’électrodes d’enregistrement aient été correctement localisées. Cela est nécessaire afin de confirmer que les effets observés sur les comportements des rats soient liés aux structures cérébrales ciblées.

Remplacement

Ce projet a pour but d'étudier l'état fonctionnel d'un réseau cérébral dans une pathologie précise. L'étude des comportements de consommation, qu'ils soient physiologiques ou pathologiques, requiert par définition que l'animal soit vigile et libre de ses mouvements. Le rongeur, et plus particulièrement le rat, est donc un modèle de choix, ne pouvant être remplacé pour ce genre d’étude. Le recours à des méthodes invasives exclut de fait les études chez le sujet humain, d’autant qu’il est interdit en France de fournir des drogues d’abus dans le cadre d’expérimentation humaine.

Réduction

L’expertise acquise dans l’équipe sur ce type d’expérience nous a permis de fixer a priori le nombre d’animaux nécessaires. Par expérience, 10 animaux sont nécessaires par condition testée pour permettre de mettre en évidence un effet comportemental dans les protocoles d'auto-administration de drogues ; ce nombre prenant en compte l’exclusion de certains individus suite à d’éventuels problèmes inhérents à ce type d’étude (infection, cathéter bouché etc…). Pour les études combinant auto-administration et optogénétique et electrophysiologiques, 15 animaux par condition testée sont nécessaires pour anticiper de possibles mauvais placements des fibres ou électrodes. Pour la photométrie, 5 animaux par groupes sont suffisants. Les rats observateurs naïfs à la drogue pourront venir d’autres protocoles de l’équipe après accord de la SBEA (Structures chargées du Bien Etre des Animaux) afin de diminuer le nombre d’animaux nécessaire. Les rats observateurs non naïfs à la drogue seront les mêmes que les rats sujets qui s’auto-administreront la drogue.

Raffinement

Les animaux auront une période d'acclimatation à l'animalerie ainsi qu'aux expérimentateurs avant le début des expérimentations afin de réduire au maximum le stress potentiel. La gestion de la douleur pendant et après les procédures douloureuses et les expérimentations est toujours prise en compte par des personnels compétents et sera améliorée si besoin par injection d'analgésiques spécifiques. Une grille de score sera utilisée systématiquement en période post-opératoire, ainsi que tout au long de l’expérimentation pour le suivi du bien-être des animaux, afin de surveiller au mieux les animaux et prendre les décisions les plus adaptées sans attendre. La souffrance des animaux sera limitée au maximum par une surveillance quotidienne. Les animaux seront hébergés si possible par 2 dans leur cage à l'animalerie, avec accès ad libitum à l'eau. La nourriture sera contrôlée afin de garder les animaux motivés. Les cages sont enrichies grâce à la présence d'objets divers et variés (bâtonnets en bois, rouleau en carton…changés régulièrement afin de diversifier au maximum l'environnement des animaux). La gestion de la douleur pendant et après les procédures douloureuses et les expérimentations est toujours prise en compte par des personnels compétents et sera améliorée si besoin par injection d'analgésiques spécifiques.

Choix des espèces

Le rat est un modèle animal de choix pour l'étude de l'addiction. En effet, les modèles comportementaux de référence sont connus et maîtrisés, et il existe de nombreux tests comportementaux permettant de tester les différents symptômes de la pathologie. Par ailleurs, l'étude des comportements de consommation, qu'ils soient physiologiques ou pathologiques, requiert par définition que l'animal soit vigil et libre de ses mouvements. Le rongeur, et plus particulièrement le rat, est donc un modèle de choix, puisqu'il s'auto-administre l'ensemble des agents toxicologiques consommés par l’humain. De plus le rat est un animal social dont le comportement se rapproche de l’humain, avec mise en place d’un système hiérarchique et organisé, un communication visuelle, olfactive, auditive et tactile. C’est un bon modèle d’étude du comportement social. Afin d'améliorer la précision de nos chirurgies, et donc de réduire le nombre d'animaux utilisés, nous réaliserons nos expériences chez des rats adultes (>7-8 semaines), un stade du développement cérébral en adéquation avec notre question scientifique.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Gerbilles de Mongolie : 14
Souffrances
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Inoculées d'un millilitre de leptospires dans l'abdomen, sept gerbilles de Mongolie développent une infection qui tue l'animal en cinq jours environ, et sept autres subiront la même chose si la première série échoue. Ces quatorze gerbilles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue, dès l'apparition des signes que le porteur décrit comme prédictifs de la mort, perte de plus de cinq grammes en deux jours, apathie, poil piqué, yeux mi-clos. Aucun groupe témoin n'est prévu. Le porteur indique devoir revalider le modèle gerbille après un déménagement d'animalerie pour que la fabrication du vaccin humain contre la leptospirose ne prenne pas de retard, ce projet revalidant un test de contrôle qualité dans de nouveaux locaux.

Objectifs

Dans le cadre d'un démenagement d'animalerie et de locaux en mars 2024, l'objectfif est de valider le modèle gerbille infecté par l'inoculum Leptospira interrogans serogroup icterohaemorrhagiae serovar copenhageni. En effet, dans le cadre du test d'un vaccin contre la Leptospirose, un test in vivo avec des animaux infectés par la leptospirose est nécessaire. Le vaccins étant le seul vaccin humain existant, il est soumis à une certaine contrainte d'approvisionnement et ne peut donc pas prendre de retard dans sa fabrication. Ainsi, il est nécessaire de mener une étude dans nos nouveaux locaux afin de valider le modèle gerbille et pouvoir continuer de réaliser les prochaines études de libération de lot dans les temps.

Bénéfices attendus

Ce projet permet de valider le modèle gerbille inoculé par la souche Leptospira interrogans serogroup icterohaemorrhagiae serovar copenhageni dans notre nouvelle animalerie. Ce modèle sera ensuite utilisé pour réaliser des tests de lots ou de stabilité vaccinal.

Procédures

Les animaux ne seront soumis qu'à l'incoluation par la Leptospirose, par une injection intraperitonéale d'1mL. Les animaux seront vigiles, la contention ne dure pas plus d'une minute.

Impact sur les animaux

Les animaux seront maintenu environ une minute pour réaliser l'inoculation par injection intrapéritonéale par la leptorspirose. Les animaux seront inoculés par la souche Leptospira interrogans serogroup icterohaemorrhagiae serovar copenhageni qui provoque habituellement la mort de l’animal en environ 5 jours. Des euthanasies anticipées seront réalisées pour éviter toute souffrance de l’animal. Les signes cliniques et points limites attendus sont : une perte de poids de plus de 5g en 48h , un animal apathique et/ou recroquevillé sur lui-même avec un poil piqué et / ou des yeux mi-clos.

Devenir

Le but d'un test de virulence est d'observer la mortalité et la morbitié des animaux. Aussi, pour des raisons de biosécurité, les animaux infecté par la leptospire ne pourront pas être réutilisé ou replacer. Ils devront être euthanasiés en fin de procédure. Un premier groupe de 7 animaux sera utilisé afin de tester la virulence. Si cette première procédure fonctionne, les 7 autres animaux prévus à ce projet ne seront pas commandés à notre fournisseur et ne seront donc pas utilisés. Sinon, un nouveau test de virulence devra être reconduit après avoir pris toutes les dispositions possibles pour que celui-ci fonctionne, avec 7 nouveaux animaux.

Remplacement

Afin de valider les tests in vivo décrit dans l'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) du vaccin contre la leptospirose, nous devons valider le modèle gerbille qui sera utilisé pour ces même tests. Nous ne pouvons donc pas encore remplacer l’animal sur ce projet.

Réduction

Un maximum de 14 animaux sera utilisé. Un premier projet comportera un lot de 7 animaux, correspondant au nombre d’animaux utilisés pour tester un lot vaccinal. Si ce premier projet n’est pas validé, de nouveaux tests seront réalisés après avoir analysé les causes de l’échec et mis en place les changements nécessaires pour que le test fonctionne. Nous n’utiliserons pas de groupe témoin lors de ce projet

Raffinement

Avant l’arrivée des animaux, une analyse 5M sera réalisée afin d’analyser tous les changements qui auront lieu avec le changement de locaux. Cela permettra d’identifier les points critiques et mettre en place les nouvelles procédures pour que tout se déroule au mieux. Ceci permettra de minimiser les risques de devoir réaliser une deuxième étude en cas d’échec. Aussi, des points limites bien défini permettrons de mettre à mort les animaux le plus rapidement possible dès les premiers signes cliniques. Les animaux seront hébergés en groupe dans une cage avec litière. Du matériel de nidification et du matériel à ronger sera mis à leur disposition quotidiennement. Des points limites prédictifs de la mort de l'animal sont mis en place : une perte de poids de plus de 5g en 48h , un animal apathique et/ou recroquevillé sur lui-même avec un poil piqué et / ou des yeux mi-clos. Les animaux seront euthanasié en cas d'atteinte d'un ou plusieurs points limites. Avant toute euthanasie, les animaux seront anesthesiés.

Choix des espèces

La gerbille est une des espèces rongeuses sensible à la bactérie Leptospirosa interrogans au point de reproduire les signes cliniques aboutissant à la mort comme cela est parfois observé chez l’homme. De plus, le vaccin contre cette bactérie est immunogène dans cette espèce. Les animaux seront agées entre 11 et 15 semaines, correspondant à l'âge ou les animaux sont inoculés lors des tests d'efficacités vaccinal. Ce seront donc des animaux adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système nerveux
Rats : 56
Souffrances
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56 rats Wistar vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun reçoit un capteur cardiaque implanté sous anesthésie, puis subit échocardiographies, mesures de pression artérielle et prélèvements sanguins répétés, et vingt-quatre d'entre eux une ligature de l'artère coronaire gauche que le porteur reconnaît potentiellement létale. L'intoxication par la ciguatoxine peut provoquer diarrhées, troubles neurologiques et cardiovasculaires, les rats perdant plus de 15 % de leur poids étant alors mis à mort. Le porteur revendique de vouloir "exploiter au maximum chaque animal inclu dans le protocole" et prévoit le prélèvement des tissus cardiaques, neuronaux, adipeux et musculaires après la mise à mort.

Objectifs

La ciguatera (CG) est une maladie induite par les ciguatoxines (CTXs), naturellement prduites par certaines algues (microscopiques). Elles sont responsables d'intoxication alimenatire non bactérienne aux fruits de mer la plus courante dans le monde. L'explosion du trafic maritime, s'accompagnant de l'augmentation du volume des eaux de ballast transportées et mélangées, contribue considérablement à la propagation du plancton des zones tropicales contaminées, plus particulièrement d'Asie et d'Asie du Sud-Est, vers les côtes tempérées sujettes au réchauffement climatique. La CG, pourrait largement se propager, nottamment en méditérranée et prendre la forme d'une pandémie. L'absence de tests de détection rapide augmente l’exposition à la CG. De plus, aucun traitement ciblé n'est actuellement disponible en raison d'un manque d'identification précise des mécanismes moléculaires, physiologiques et pathologiques associés. La CG se manifeste par de multiples symptômes indéfinis (gastro-intestinaux, cardiaques, neuronaux, cutanés et inflammatoires), accentués en cas d'antécédents cliniques. Plusieurs cibles de canaux ioniques (canaux sodiques, potassiques et calciques), protéines essentielles au bon fonctionnement des cellules sont suspectées dans la CG. Les CTXs seraient capables de moduler l’activité de ces protéines canal pour modifier, notamment, les flux ioniques responsables du fonctionnement cardiaque et neuronal. Notre objectif est de caractériser le mode d’action et conséquences des CTXs sur la fonction cardiaque/vasculaire et le système nerveux in vivo. Nous souhaitons savoir si les effets liés à une intoxication aux CTXs et nottament à la Ciguatoxine 1B (CTX1B), peuvent être modulés par différents traitements préventifs et curatifs. Dans un second temps, ceci pourrait permettre de déterminer de nouveaux outils de diagnostic de la CG ainsi que de nouvelles approches thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de caractériser in vivo la nature des effets induits par une intoxication à la Ciguatoxine 1B (CTX1B). En particulier, nous determinerons la nature des altérations cardiaques (structurelle et/ou fonctionnelle) et vasculaires ainsi que le rôle des atteintes du système nerveux autonome dans ces conséquences délétères. A partir ders pélèvements sanguins, nous determinerons si certains marqueurs sanguins sont augmentés/diminués après une contamination à la CTX1B. De récentes études cliniques ont montrées une augmentation de lactate dans le sang évoquant une hypoxie tissulaire en rapport avec une insuffisance cardiovasculaire. Le suivi ECG nous permettra de voir si la CTX1B module le rythme cardiaque chez les sujets contaminés. Les prélèvements post-mortem permettrons de faire une exploration plus approfondie des tissus cardiaques et neuronaux, afin de voir les effets directs de la CTX1B, mais aussi sur les tissus adipeux et du muscle squeletiques pour détecter le site de stockage de la CTX1B dans l’organisme.

Procédures

La totalité des animaux (soit 56 animaux) seront tous soumis aux mêmes gestes techniques : échocardiographie (environ 15 min/ animal), électrocardiogramme (ECG, recueil des données pendant 24h/animal de façon non invasive) par télémétrie, prélèvement de sang (quelques secondes/animal), mesure non invasive de la pression artérielle (environ 15 minutes/animal). Ces gestes techniques seront chacun réalisés à 3 reprises sur la durée du protocole expérimental (19 jours pour 32 animaux et 24 jours pour 24 animaux). Vingt-quatre animaux seront soumis à ces gestes techniques à 4 reprises ainsi qu'à une chirurgie via la ligature de l'artère coronaire gauche. Il existe un risque que cette chirurgie nécessaire à l'induction d'une sensibilisation aux arythmies cardiaques soit léthale. Cette chirurgie, d'environ 1 heure/ animal, nécessitera une anesthésie générale des animaux. Des soins particuliers leur seront administrés en pré et post-opératoire. De plus, la totalité des animaux sera soumise à une chirurgie nécessitant une anesthésie générale pour l'implantation du capteur permettant le recueil des paramètres ECG d'une durée d'environ 25 min/ animal. Des soins particuliers leur seront administrés en pré et post-opératoire afin d'éviter toute douleur de l'animal.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront d'une part ressentir les symptômes classiques de la CG chez l’Homme, tels que : - Troubles gastro intestinaux (48-72h post infection) - Troubles neurologiques (48-72h post infection) - Troubles cardiovasculaires. (48-72h post infection). Ces troubles, notamment gastro intestinaux, peuvent induire des phénomènes de diarrhées pouvant mener à une perte de poids de l’animal. Si une perte de poids > 15% du poids initial est constatée, alors le point limite de l’expérimentation sera atteint et nécessitera la mise à mort de l’animal. Les groupes d'animaux sensibilisés pour les arythmies cardiaques via la ligature d'une artère coronaire ont un risque élevée de mortalité inhérent à la procédure. Le projet necessite l'enregistrement de l'électrocardiogramme par système holter implanté. Ces animaux implantés devront être isolés en cage unique uniquement pendant l'enregistrement de l'ECG (24h/ acquisition).

Devenir

A la fin des protocoles expérimentaux tous les animaux seront mis à mort afin d'effectuer des prélèvements post-mortem (tissus cardiaques, neuronaux, adipeux, musculaires).

Remplacement

La CG est une pathologie syndromique incluant de nombreux effets systémiques. Il n’existe pour l'heure pas de modèle in vitro sur lequel ont été relevés les effets cardiaques, effets vasculaires et effets sur le système nerveux autonome grâce à un modèle capable de mimer les conditions physiopathologiques induites par la Ciguatoxines 1B (CTX1B). .

Réduction

Nous avons réduit au maximum le nombre d'animaux via l'utilisation d'outils statistiques et en couplant plusieurs approches (echocardiographie, ECG par télémétrie, prélèvement de sang, mesure non invasive de pression arterielle), compatibles entre elles, et effectuables sur un même animal. Un suivi dans le temps sera également éffctué. L'ensemble des animaux sera prélevé post-mortem (tissus cardiaques, neuronaux, adipeux, musculaires) pour exploiter au maximum chaque animal inclu dans le protocole.

Raffinement

Notre objectif est de réduire au strict minimum la détresse imposée aux animaux. Les rats seront hébergés par groupes de 3 par cages dans un environnement calme, sous contrôle de luminosité, de l'hygrométrie et de la température, de manière appropriée avec un enrichissement du milieu (barre de bois, cabane, carré de ouate) permettant de répondre à leurs besoins physiques et comportementaux. Après chirurgie pour mise des télétransmetteurs, les animaux seront placés en couveuse thermorégulée et surveillés pendant un minimum de 3 heures. Les animaux seront surveillés quotidiennement et les points limites établis dans ce projets seront appliqués. Nous allons fournir les soins per- et post-opératoires appropriés via l'administrations d'anesthésiques et d'analgésiques. Nous évaluerons entre autres les critères de souffrance animale communément utilisés (rythme cardio- respiratoire, reprise de mouvement, un état de prostration, l’hydratation). En cas de détresse anormale, les animaux seront euthanasiés par surdose d’anesthésique, après analgésie.

Choix des espèces

Le modèle de rat Wistar est un modèle largement caractérisé sur le plan cardio-vasculaire, dont un nombre important de travaux est décrit dans la littérature (inculant ceux du laboratoire). La physiologie cardiaque des rongeurs présente de grandes similitudes avec celle de l’homme (régulations et structure morpho-fonctionnelle, régulation par le système nerveux autonome). Le modèle rat a l’avantage de permettre des investigations depuis l’étage cellulaire et moléculaire jusqu’aux mesures in vivo selon les mêmes techniques exploratoires employées chez l’homme. Les animaux entreront dans le protocole à un stade mature pour éviter tout problème lié au développement.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Souris : 756
Souffrances
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Devenir
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Jusqu'à 80 séances d'imagerie sous anesthésie, de quarante minutes chacune, réparties sur un an à raison de deux par semaine. 756 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour que leurs yeux soient prélevés et leurs cornées disséquées, 384 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 372 un niveau léger. Une partie subit une lésion de l'épithélium de la cornée, une autre une injection dans l'abdomen, l'objet étant de suivre comment les nerfs de la cornée se maintiennent et se régénèrent. Le porteur écrit que la lésion cornéenne est réalisée "dans des conditions qui n'engendrent pas de douleur à l'animal", et justifie le choix de la souris par un génome identique à celui de l'humain à plus de 98 %.

Objectifs

Les maladies de la cornée sont la deuxième cause de cécité dans le monde après la cataracte. Leur origine peut être génétique, dégénérative (vieillissement, diabète) et/ou environnementale. Il est donc essentiel de mieux comprendre la physiologie de la cornée pour proposer de nouvelles options thérapeutiques aux patients souffrant de défauts de la cornée. L'atteinte de l'innervation cornéenne se traduit par des symptômes allant d'une diminution de la sensibilité oculaire sans lésion cornéenne au syndrome de l'oeil sec en passant par la kératite neurotrophique et la perforation cornéenne. Actuellement, il n'existe aucun traitement disponible en routine pour la gestion de l'innervation cornéenne. Dans ce projet, nous souhaitons étudier le rôle des molécules de guidage axonal dans la maintenance de l'innervation cornéenne ainsi que la régénération axonale suite à des lésions. Grâce à des techniques d'imagerie en temps réel combinés à l'utilisation de souris transgéniques, nous sommes capables de suivre l'innervation de la cornée des souris au cours du temps.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'acquérir des connaissances inédites sur les molécules spécifiques de guidage des axones dans la cornée au niveau physiologique. Ceci constitue une étape importante pour comprendre l'origine de la kératopathie neurotrophique. La compréhension des mécanismes de cette pathologie permettra de développer et tester des traitements pharmacologiques.

Procédures

Un partie des animaux recevra une injection unique par voie intrapéritonéale (réalisé sur animal vigile, l'acte dure moins de 1 min par animal). L'induction de la lésion de l'épithélium cornéen concerne également une partie des animaux du projet, l'acte est réalisé sous anesthésie générale et locale, par une personne expérimentée et dure moins de 5 min par animal. Chaque animal sera imagé 2x par semaine pour une durée allant de 1 mois jusqu'à 1an selon la procédure (soit entre 8 et 80 sessions d'imagerie, selon la procédure, réalisées sous anesthésie d'une durée maximale de 40min chacune). Les animaux seront euthanasiés en fin d'expérimentation par une méthode réglementaire en vue des prélèvements et analyses complémentaires.

Impact sur les animaux

Une partie des animaux recevront une injection unique en intrapéritonéale. Au moment de la réaliser, la contention et l'introduction de l'aiguille peut être source de stress pour les animaux. Une légère douleur au moment de l’insertion de l’aiguille peut aussi être ressentie. Pour réaliser ce projet, nous allons induire une lésion de l'épithélium cornéen chez une partie des animaux. Cette étape est réalisée dans des conditions qui n’engendrent pas de douleur à l’animal. L'imagerie en temps réelle est non invasive et n'engendre pas de douleur à l'animal. La répétition des sessions d'imagerie peut également être source de stress pour les animaux. L'anesthésie peut dans de rare cas amener un stress thermique ou une potentielle détresse respiratoire chez les animaux.

Devenir

A la fin de la période de maintien prévue, les animaux seront euthanasiés afin de réaliser des analyses histologiques complémentaires (les yeux seront prélevés et l'ensemble des cornées des animaux sera disséqué).

Remplacement

Du fait de la complexité de la complexité de l’innervation cornéenne et des interactions avec le tissu épithélial de la cornée, l’utilisation de l’animal nous est indispensable. Il n’y a pas d’alternative par des modèles in vitro.

Réduction

Ce projet impliquera au maximum 756 souris. Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est le minimum requis pour obtenir des résultats statistiquement interprétables et atteindre les objectifs scientifiques de ce projet. Un test de puissance a été réalisé (à l'aide d'un logiciel dédié) pour déterminer le nombre minimal d'animaux requis par groupe expérimental.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des cages de stabulation standard avec enrichissement (bâtons en bois, coton), avec un cycle jour-nuit de 12h. La température des cages et l’hygrométrie sont contrôlées. Les animaux sont examinés quotidiennement par le personnel qualifié de l’animalerie et/ou les expérimentateurs. Des points limites ont été définis (tels que la surveillance du poids des animaux, l'absence de locomotion, l'état du pelage, la prostration). Pour l'étape d'induction de la lésion et pour les sessions d'imagerie, les rongeurs bénéficieront d'une analgésie ainsi que d'anesthésie gazeuse complémenté par une anesthésie locale de la cornée.

Choix des espèces

En ce qui concerne la cornée et son innervation, la souris présente l’avantage d’être très similaire à l’homme que ce soit anatomiquement, physiologiquement et génétiquement. En effet plus de 98% de son génome est identique à celui de l’Homme. Par ailleurs, ce modèle permet la transgénèse et donc de pouvoir étudier in vivo les conséquences de la délétion d’un gène. La souris, et en particulier avec le fond génétique C57Bl6J, est un modèle utilisé depuis de très nombreuses années pour l’étude du système nerveux et de l’innervation cornéenne. De ce fait de nombreuses données sont déjà disponibles sur lesquelles notre étude peut se reposer. L'innervation de la cornée se termine autour du 45ème jour de vie des animaux. Nous utiliserons donc des animaux âgés de 6 semaines pour le suivi de l'innervation de la cornée. Cependant, une partie des animaux sera utilisé dès le 15ème jour de vie afin d'activer notre modèle expérimental.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 170
Souffrances
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Devenir
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Comprendre pourquoi le dépôt d'un anticorps détruit le rein passe ici par des souris qui produisent un anticorps humain prélevé chez un patient et développent d'elles-mêmes une insuffisance rénale. 170 souris vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour prélèvement des reins. Elles sont isolées douze heures par mois dans une cage à urine, reçoivent chaque jour pendant une semaine, à quatre puis à six mois, un médicament administré par une paille enfoncée dans la bouche, et sont suivies jusqu'à neuf mois, l'âge médian de survie de la lignée. Le porteur ne retient comme nuisances que le stress de l'isolement et celui de la contention, et affirme que le médicament testé ne provoque aucun effet secondaire, quand la souffrance sévère déclarée tient à la maladie rénale que ces souris portent par construction.

Objectifs

Dans certaines maladies rénales appelées "light chain deposition disease" (LCDD ou maladie à dépôts de chaînes légères d'immunoglobulines monoclonales en français), un anticorps (molécule habituellement destinée à se défendre contre les microbes) fabriqué par une cellule cancéreuse ou pré-cancéreuse va se déposer au niveau du rein et provoquer des lésions rénales. Ces lésions rénales vont aboutir à une insuffisance rénale terminale en l’absence de traitement, et potentiellement au décès du patient. Aujourd’hui, les seuls traitements accessibles pour cette pathologie sont des chimiothérapies ciblant la cellule responsable de la fabrication de l’anticorps en cause. Néanmoins, ces traitements ne sont pas spécifiques et provoquent d’importants effets secondaires. Les mécanismes qui permettent le développement des lésions rénales à la suite du dépôt de l’anticorps ne sont pas connus. Les identifier permettrait donc de développer des médicaments plus ciblés, protégeant le rein des conséquences du dépôt de l’anticorps. Un modèle de souris reproduisant la pathologie humaine a déjà été créé, en permettant la fabrication d’un anticorps humain issu d’un patient atteint de LCDD chez la souris. Cela a permis de montrer que l’anticorps est directement toxique pour le rein. Néanmoins, il reste à comprendre les réponses du rein à la suite de ce dépôt. Nous allons donc utiliser ce modèle de souris afin de répondre à cette lacune des connaissances dans ce domaine. Cela permettra, nous l’espérons, d’identifier des cibles thérapeutiques que nous pourrons cibler pour protéger les reins après dépôts d’anticorps. En particulier, les cellules sénescentes paraissent impliquées dans ce processus. La sénescence, du latin senex ou « grand âge », est un état de la cellule dans lequel la cellule ne peut plus se diviser mais peut secréter un grand nombre de molécules. La sénescence a été impliquée dans plusieurs pathologies, comme le vieillissement ou le cancer par exemple.

Bénéfices attendus

Grace à ce projet nous espérons plusieurs bénéfices - Mieux comprendre les conséquences rénales des dépôts d’anticorps - Caractériser le rôle de la senescence dans le développement des lésions rénale après dépôt d’anticorps. - Identifier des cibles thérapeutiques spécifiques au rein permettant d’envisager une thérapie plus ciblée que les actuelles chimiothérapie - Estimer si la suppression des cellules sénescentes permet de protéger le rein de l’apparition de lésions après dépôt d’anticorps. - Etendre les découvertes de ce projet à d’autres pathologies rénales (en particulier le diabète qui présente beaucoup de similarités avec la LCDD) Cela permettra in fine d’envisager des alternatives thérapeutiques aux actuelles toxiques chimiothérapies recommandées dans cette pathologie.

Procédures

Les animaux seront soumis à plusieurs interventions : - collecte d'urines pour mesurer la fuite de protéines dans les urines. Pour cela les animaux seront hébergés de manière individuelle dans des cages spécifiques pendant 12h afin de récupérer leur urine. Cette collecte se fera de manière mensuelle. - traitement par un médicament permettant d'éliminer les cellules senescentes. Ce traitement sera donné par voie orale, à l'aide d'une paille qui sera introduite dans la bouche de l'animal, de manière quotidienne pendant 7 jours, à 4 et 6 mois d'âge. - au moment du sacrifice, les animaux seront anesthésiés et du sang sera prélevé pour mesurer la fonction rénale

Impact sur les animaux

Plusieurs types d'effets indésirables peuvent etre observés. Stress lors de l'hebergement individuel pour collecte d'urine. Stress lors de la contention pour administration du médicament. Le médicament ne provoque pas d'effet secondaire. Le prélèvement de sang n'induit pas d'effet secondaire car les animaux seront anesthésiés et traités par un antalgique.

Devenir

Euthanasie pour collection et analyse d'organe (rein)

Remplacement

Les modèles de culture cellulaire ne permettent pas de reproduire la complexité de la maladie LCDD. D’autre part, il est probable que le développement des lésions rénales soit la conséquence de multiples types de cellules présentes dans le rein. Il est donc impossible de reproduire cette pathologie sur des modèles qui ne soient pas des animaux.

Réduction

Les procédures ici décrites utilisent des animaux qui risquent de developper des lésions rénales de manière spontanée. Afin de limiter le nombre d’animaux, nous utiliserons la totalité des animaux pour les procédures. Du fait de l’absence de différence entre les mâles et les femelles, nous utiliserons les 2 sexes pour nos procédures. Nous avons utilisé une approche statistique nous permettant de calculer le nombre minimum d’animaux afin de voir une différence de 15% de la sévérité de l’atteinte rénale après traitement.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions d’hébergement qui respectent leur bien-être (contrôle de la température et du taux d'humidité de l’environnement, densité d’animaux, présence d’enrichissement, change régulier des litières, eau et nourriture à volonté, surveillance quotidienne des animaux). Toutes les procédures sont réalisées de façon à limiter le stress et la souffrance des animaux. Les souris seront surveillées quotidiennement par nos soins et du personnel qualifié pour détecter le moindre signe de souffrance de l’animal. Le suivi de l’évaluation de l’état de santé des animaux (grilles d’évaluation et points limites) sera strictement respecté, et effectué quotidiennement en concertation avec l'équipe de zootechnie.

Choix des espèces

La souris est la seule espèce permettant à ce jour de reproduire la maladie observée chez l’homme. Dans les données de la littérature, les souris commencent à développer des lésions rénales microscopiques à l’âge de 6 mois, et la présence de dépôts sans insuffisance rénal est retrouvée dès l’âge de 2 mois. Nous étudierons donc les souris tous les mois dès l’âge de 3 mois, jusqu’à 9 mois, âge médian de survie.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 540
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 240
▲ 300
Devenir
 -
 -
 -
 540

Gavées trois fois par semaine pendant neuf semaines, opérées trente minutes pour recevoir des électrodes, puis soumises à une distension du côlon par un ballonnet en cinq paliers de dix secondes, 540 souris vont être utilisées. 300 relèvent d'un niveau de souffrance sévère, 240 d'un niveau modéré, et toutes sont tuées en fin de procédure pour des prélèvements de tissus. L'objet est de tester des souches probiotiques censées corriger l'hypersensibilité intestinale provoquée par un régime riche en sucres fermentescibles, avec pour horizon les patients atteints du syndrome de l'intestin irritable. Le porteur ramène l'introduction du ballonnet et la mesure des contractions à un "inconfort", et rappelle que la même mesure se pratique chez les patients, quand 300 de ces souris sont déclarées en souffrance sévère.

Objectifs

Le syndrome de l’intestin irritable (SII) est une pathologie intestinale chronique très répandue, qui altère la qualité de vie des patients de façon significative. Sur le plan thérapeutique, les traitements médicamenteux de la douleur restent à ce jour peu efficaces. L’alimentation est le domaine où ces patients sont le plus sensibles. Un groupe d’aliments promoteurs de douleurs abdominales chez ces patients a pu être mis en évidence: les sucres fermentescibles (FODMAPs). La fermentation de ces derniers par le microbiote intestinal des patients génère des composés chimiques provoquant la douleur. Aujourd'hui, pour réduire ces symptômes invalidants, un régime pauvre ou sans ces sucres fermentescibles est proposé aux patients SII. L’objectif de ce projet est de tester l’efficacité de souches probiotiques (micro-organismes vivants qui, lorsqu'ils sont ingérés en quantité suffisante, exercent des effets bénéfiques sur la santé), que nous avons sélectionné pour leurs propriétés bénéfiques sur la perméabilité intestinale et la sensibilité viscérale d’individus murins ayant consommé un régime en riche en FODMAPs. Cette étude préclinique, couplée aux analyses cliniques et in vitro menées dans notre équipe , permettrait à terme de proposer une solution thérapeutique pour les patients SII hypersensibles aux FODMAPs.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra 1) de valider les hypothèses sur l’implication d’une consommation riche en FODMAPs sur le disfonctionnement de la barrière intestinale ; 2) d’élaborer des outils de lutte préventive et d’apporter des pistes de stratégie thérapeutique pour une meilleure santé intestinale liée à la consommation des FODMAPs. Il apportera des données objectives permettant à terme de réaliser des études cliniques qui viseront à améliorer la qualité de vie des patients SII.

Procédures

Les animaux seront soumis à des gavages (durée du geste : 30 secondes) trois fois par semaine sur une période de 9 semaines. Des prélèvements de fèces seront effectués au niveau de l’anus le premier jour, le 8ème jour et à la fin de la consommation du régime enrichis en FODMAPs. Des animaux subiront également un prélèvement sanguin unique non létal (20μl) effectué à la queue (durée du geste : 30 secondes). Des animaux seront équipés d’électrodes pour la mesure de sensibilité viscérale, nécessitant une chirurgie de courte durée (30 min). Après trois jours de récupération de l’acte chirurgical, les animaux seront soumis à une distension colorectale de cinq paliers d’une durée de 10 secondes chacune avec un temps de récupération de 10 minutes entre chaque palier.

Impact sur les animaux

Des nuisances ou effets indésirables attendus liés à ces procédures seront les suivants: -Une mobilité réduite liée à la contention manuelle (durée 1min) De plus l’ensemble des animaux pourraient subir une nuisance (peur) et une irritation du tube digestif lors des premiers jours d’administration orale des composés. -Un stress physique possible lié à un prélèvement de sang à la queue (durée 3min) -Des nuisances liées à la chirurgie peuvent être des douleurs post-opératoires, une perte de poids, une déshydratation ou une mauvaise cicatrisation. La nuisance liée à la contention dans le tunnel sera une mobilité réduite. L’introduction du ballonnet et la mesure des contractions peuvent être associés à un inconfort.

Devenir

Tous les animaux en fin de procédure, seront mis à mort afin d’effectuer des prélèvements de tissus post-mortem pour différentes analyses et dosages

Remplacement

Le SII est une pathologie dont les causes sont multifactorielles et méconnues, et qui présentent une physiopathologie complexe. Par conséquent, il n’est pas possible de reproduire cette pathologie uniquement sur un modèle cellulaire. Pour évaluer si un traitement est efficace il faut nécessairement coupler des analyses sur modèle intégré in vivo à des analyses in vitro sur modèles de cultures cellulaires. Cependant, des paramètres comme la sensibilité intestinale ou la perméabilité intestinale totale ne peuvent pas être mesurées in vitro. Ainsi, seule l’utilisation de modèles animaux permettra d’évaluer l’effet des cibles thérapeutiques sur une consommation riche en FODMAPs et ainsi permettre l’obtention de résultats transposables chez l’homme. Par ailleurs, la mesure de sensibilité viscérale en réponse à une distension colorectale est aussi une pratique qui est réalisée en clinique chez les patients souffrant de colopathie.

Réduction

Les études menées précédemment au sein de la communauté scientifique et en interne ont permis d’acquérir une meilleure performance pour le bien-être animal. L’amélioration de la prise en charge post-opératoire par l’acquisition d’armoires ventilées a permis d’améliorer le réveil des animaux, d’éviter des études en répétition et donc de réduire le nombre d’animaux nécessaires. En raison de la variabilité inter-individuelle à la sensibilité viscérale, le nombre calculé au plus juste d’animaux nécessaire est de 15 souris par groupe, et réduit à 12 souris par groupe pour les mesures de perméabilité intestinale.

Raffinement

Pour assurer une fiabilité des résultats et limiter le nombre d’animaux utilisés, une attention particulière est accordée au bien-être de l’animal. A leur arrivée les animaux sont hébergés collectivement au calme et surveillés pendant une période d’acclimatation. L’acclimatation permet de récupérer du stress lié au transport et de s’adapter à leurs nouvelles conditions de vie. Ce n’est qu’à l’issue de cette période que les animaux seront inclus dans l’étude. Dans le but d’améliorer le bien-être de ces animaux captifs, des bûchettes en peuplier seront disposées dans chaque cage afin de répondre à leur besoin naturel de ronger. Une surveillance quotidienne des animaux sera effectuée pour détecter à temps toute anomalie et minimiser la durée de toute souffrance constatée. Un système de surveillance de l’état général des animaux (grille de scoring) associé à des points limites est mis en place. Toutes les mesures seront prises pour réduire la douleur (anesthésie, prise en charge de la douleur pré-post opératoire, réhydratation, tapis chauffant, armoires ventilées).

Choix des espèces

La question du remplacement des rongeurs par d’autres espèces est critique et suivie avec attention au sein de la communauté scientifique. Le modèle animal murin est un modèle largement utilisé et décrit pour la mesure de la sensibilité viscérale et reproduit les principales caractéristiques du syndrome de l’intestin irritable nécessaire pour une approche globale de cette pathologie. Les animaux utilisés sont tous à l’âge adulte (6 semaines) car il est indispensable d’avoir un tractus digestif à pleine maturité physiologique.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 100
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 100
Devenir
 -
 -
 -
 100

100 rats mâles vont être utilisés, tous tués pour prélèvement de leur système nerveux, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. La moelle épinière cervicale de chacun est sectionnée sur la moitié de sa largeur au cours d'une chirurgie d'une heure, avec pose d'un hydrogel, puis suivent douze semaines de tests comportementaux hebdomadaires et une séance d'électrophysiologie sous anesthésie. Le porteur indique que la lésion entraîne des pertes de motricité et de sensibilité sous le niveau lésé, des troubles de la vessie et de la régulation cardiovasculaire, et rarement de l'automutilation, tout en soulignant que le côté intact permet à l'animal de compenser. Sur le remplacement, il conclut que l'utilisation de rongeurs est "absolument indispensable et nécessaire", et retient le rat plutôt qu'une autre espèce en partie parce que son animalerie n'est habilitée que pour les souris et les rats.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’étudier l’efficacité d’une protéine faisant partie de l’immunité innée dans la réparation de la moelle épinière. Il s’agira d’étudier chez le rat mâle Sprague Dawley, une nouvelle stratégie thérapeutique consistant, après une demi-lésion de la moelle épinière haute, à réparer ou préserver la moelle épinière à l’aide d’un hydrogel contenant une protéine d’intérêt. L’objectif principal étant de réduire les déficits post-traumatiques et d’entraîner des récupérations sensitives et motrices les plus complètes possible. A terme, ces résultats pourraient être transférés aux bénéfices des patients ayant subi des dommages de la moelle épinière. L’évaluation qui portera sur les récupérations sensitives et motrices et l’activité électrique des réseaux de neurones sera complétée par des analyses histologiques et biochimiques.

Bénéfices attendus

Les protéines de l’immunité innée apparaissent comme une alternative prometteuse pour préserver et réparer la moelle épinière endommagée. En effet, ces protéines ont été décrits comme participant à la réaction inflammatoire et dans le recrutement de cellules souches. Notre étude pré-clinique vise à tester l’efficacité thérapeutique d’une de ces protéines sur la réaction inflammatoire post-traumatique et la régénérescence nerveuse centrale en vue de proposer une thérapie innovante transférable à l’Homme spino-lésé. Dans le domaine de la réparation de la moelle épinière, malgré une recherche intensive depuis les cinquante dernières années, à ce jour aucune stratégie thérapeutique n’a été proposer afin de limiter la progression des déficits fonctionnels post-lésionnels et d’entraîner des récupérations sensori-motrices suffisantes permettant une récupération de l’autonomie des patients. Notre étude représente donc une étape très importante avant un transfert vers la clinique humaine.

Procédures

Chirurgie Lésionnelle (sous anesthésie) : Durée 1h / Evaluation comportementale (animaux vigile) : 1 fois/semaine pendant 12 semaines, Durée : 15 min / Electrophysiologie (sous anesthésie) : Durée 1h

Impact sur les animaux

La lésion de la moelle épinière entraîne des déficits sensorimoteurs sous-lésionnels (perte de motricité, de sensibilité, troubles végétatifs : régulation cardio-vasculaire, fonction vésicale…). Les autres nuisances éventuelles pouvant être rencontrées chez les animaux sont les infections liées à la chirurgie, les effets secondaires post-anesthésie, les douleurs post-traumatiques ou liées aux injections intrapéritonéales, le stress liés à leur manipulation (pour anesthésie, mesure périodique du poids…) ou lors des tests comportementaux, et l’hébergement individuel. Il faut également noter que les lésions nerveuses centrales peuvent rarement conduire à de l’automutilation. Toutefois, l’expérience montre que l’hémisection (lésion de la moitié) cervicale de la moelle épinière n’entraîne que rarement une perte de poids, des problèmes de miction (élimination de l’urine par la vidange de la vessie), de déshydratation ou une dénutrition post-chirurgicale. En effet, le côté de la moelle épinière laissé intact permet à l’animal de compenser les déficits végétatifs et de conserver une autonomie suffisante pour lui permettre de subvenir à des besoins.

Devenir

Mise à mort afin de prélever le système nerveux pour analyse histologique.

Remplacement

Dans le cadre de l'étude des stratégies de réparation/récupération de la moelle épinière traumatisée, il n’existe pas d’alternative à l’utilisation d'animaux. Les études in vitro réalisées à partir de cellules issues de mammifères livrent une quantité́ infime d’informations au regard de ce qu’il pourrait se passer chez l’Homme. Notre projet vise donc à proposer une nouvelle stratégie de préservation et/ou réparation de la moelle épinière directement transférable vers la clinique humaine. Pour cette raison, l’utilisation de mammifères (rongeurs) est absolument indispensable et nécessaire. Il n’existe pas d’alternative au modèle animal in vivo.

Réduction

Afin de mener à bien notre projet, nous devons constituer 4 groupes expérimentaux. Ces groupes seront constitués de rats males Sprague Dawley d’environ 250 g (environ 2 mois d’âge) lors de la chirurgie initiale. Des males seront choisis en raison de l’absence d’importants cycles hormonaux mensuels pouvant introduire une grande variabilité dans les résultats attendus. Dans un souci de réduction du nombre d’animaux, chaque animal opéré sera engagé dans les 3 étapes expérimentales successives décrites dans la chronologie du protocole. Dans la mesure où la comparaison des résultats entre les groupes sera réalisée avec des tests statistiques paramétriques (analyse de la variance), nous prévoyons, au regard de nos expériences passées, d’inclure initialement dans chaque groupe au maximum 25 animaux, soit un total de 100 animaux. Toutefois, afin de réduire au maximum le nombre d’animaux, nous enrôlerons, dans un premier temps, 5 animaux par groupe, soit un total de 20 animaux. A l’issue de cette première vague expérimentale, nous calculerons, au regard des résultats obtenus et de la variabilité intergroupe, d’une puissance de 80% et d’un seuil de significativité de 5%, avec un test statistique approprié (ANOVA Power, Test de puissance, calcul du risque alpha et béta), les effectifs nécessaires pour pouvoir montrer une différence entre le groupe traité et ceux non-traités. Si le calcul indique que les effectifs nécessaires sont supérieurs à ceux envisagés initialement ou qu’aucune différence intergroupe ne peut être dégagée pour un nombre d’animaux par groupe inférieur ou égal à celui initialement prévu, nous abandonnerons l’étude et conclurons à l’inefficacité du traitement thérapeutique.

Raffinement

Du gel ophtalmique sera utilisé au cours de la chirurgie afin d’éviter l’assèchement de la cornée. Une injection de sérum physiologique glucosée permettra de réhydrater les animaux en fin de chirurgie. Une couverture antibiotique, ainsi qu’un traitement antalgique seront administrés au cours de la semaine suivant la chirurgie afin de réduire les éventuelles infections et douleurs post-chirurgicales. L’observation détaillée quotidienne (7j/7) de l’état de santé des animaux et l’évaluation de l’expression faciale permettront de prendre l’ensemble des mesures destinées à réduire la douleur et le stress. Les animaux atteignant le point limite seront euthanasiés selon la procédure réservée aux animaux éveillés décrite dans la partie « Méthode de mise à mort ». Au cours des 7 jours suivant la chirurgie, les animaux seront placés seuls dans une cage le temps que les plaies cicatrisent afin d’éviter les blessures et réouverture des plaies que pourraient occasionner les congénères. Toutefois, même si les animaux sont placés seuls dans leur cage enrichie avec des objets (tubes en polycarbonate rouge…) et de l’eau et de la nourriture à proximité (gel), ils ne seront pas à l’isolement. Leurs cages seront placées sur des portoir de cages à côté des cages des autres animaux. De l’eau et de la nourriture seront données ad libitum. A l’issue de cette période critique, ils seront replacés avec leurs congénères dans des cages enrichies avec des objets (tubes en polycarbonate rouge…) et de l’eau et de la nourriture données ad libitum. L’hébergement des animaux sera réalisé dans l’animalerie du laboratoire dont la température des locaux est aux environs de 22°C avec un cycle jour/nuit 12h/12h. Nous nous efforcerons à chaque instant d’affiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux grâce à une surveillance attentive, et des soins et des gestes adaptés, avec notamment, pour ces derniers, une diminution de l’angoisse et du stress des animaux par manipulation avant, pendant et après tout prélèvement, intervention et test comportemental.

Choix des espèces

Les mécanismes neurobiologiques mis en œuvre chez les mammifères après une lésion de la moelle épinière sont proches de ceux de l’humain. Il n’existe pas d’alternative à l’utilisation de mammifères pour réaliser notre étude pré-clinique. Par ailleurs, nous avons choisi d’utiliser des rats plutôt que des primates non humains, des bovidés, des porcidés, des canidés, des félidés… ou des murinés du genre Mus dont nous n’avons aucune expertise en termes de récupération après une lésion de la moelle épinière et dont la littérature scientifique est très pauvre en ce qui concerne l’utilisation de ces genres. De plus, notre animalerie est uniquement habilitée pour héberger des murinés des genres Mus et Rattus et nous disposons de plateformes d’analyse du mouvement et des dispositifs d’enregistrement électrophysiologiques uniquement destinés à ces familles. Les animaux seront des jeunes adultes de 250 g, c’est-à-dire de 2 mois d’âge environ. Afin d'étudier les processus régénératifs et la plasticité nerveuse, il est impératif d'utiliser des jeunes adultes. L'étude de ces procéssus ne pourraient pas être réalisée chez des animaux vieillissants ou des animaux imatures.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 80
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 80
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 80

80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, chacune subissant deux chirurgies du crâne puis cinq à six semaines dans une cage divisée par une cloison de plexiglas, une souris par compartiment. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance modéré. La première chirurgie dure environ 45 minutes, la seconde de 90 à 120 minutes, et une sédation d'une heure sert à fixer une prothèse sur la tête, que l'animal apprend ensuite à porter au cours de séances de deux à six minutes avant une tâche comportementale que le porteur qualifie de légèrement désagréable. Le bénéfice annoncé, repérer un oubli anormal comme marqueur précoce de la maladie d'Alzheimer, reste une piste pour des travaux ultérieurs, quand la séparation des congénères et les deux ouvertures du crâne sont, elles, programmées.

Objectifs

La maladie d'Alzheimer (MA) est une affection progressive et mortelle, représentant la maladie neurodégénérative la plus répandue. Un diagnostic précoce s'avère crucial dans la recherche préclinique et clinique sur la MA, car il ouvre une fenêtre thérapeutique opportune pour initier des interventions avant l'installation d'un déclin cognitif sévère. L'accumulation de la protéine bêta-amyloïde dans la partie frontale du cerveau est associée à une perte de mémoire rapide, constituant un symptôme précoce de la MA détectable par des évaluations cognitives expérimentales et cliniques bien avant l'apparition d'une démence sévère. En effet, les déficits d'apprentissage et de mémoire sont parmi les premiers signes signalés par les proches des patients. Fondée sur ces découvertes et sur des données préliminaires obtenues dans notre laboratoire, qui indiquent une activité neuronale anormale dans diverses conditions pathologiques, notre étude actuelle vise à explorer les changements des circuits cérébraux liés à l'intégration d'informations nécessaires à la consolidation de la mémoire et à l'oubli.

Bénéfices attendus

Ainsi, l'oubli précoce pourrait constituer une cible potentielle pour des études précliniques visant à prévenir ou retarder l'émergence de formes plus graves de la maladie d'Alzheimer (MA). Nos recherches antérieures et actuelles sur le rôle des modifications de l'excitabilité neuronale dans le processus de formation de la mémoire nous conduisent à proposer une exploration des altérations des circuits du cortex préfrontal en tant que marqueur précoce d'un oubli anormal dans la MA. En se basant sur les données obtenues, nous pourrions identifier des cibles prometteuses pour de nouvelles approches thérapeutiques.

Procédures

Tous les animaux subiront deux interventions chirurgicales sous anesthésie : la première intervention durera environ 45 minutes ; la deuxième intervention durera de 90 à 120 minutes. Ils subiront également une intervention sous sédation (sans acte invasif, d'une durée d'environ 60 minutes) pour la pose d’une prothèse sur la tête. Après la deuxième intervention chirurgicale et jusqu'à la réalisation des études d'imagerie calcique et de comportement, les animaux seront placés dans des cages collectives séparées en deux zones par une séparation en plexiglas transparent (deux souris par cage, une souris par zone) pendant une période de 5 à 6 semaines. Ils seront progressivement entraînés (lors de séances de durée croissante de 2 à 6 minutes) à accepter la pose d'un objet sur leur tête. Ils effectueront une tâche comportementale légèrement désagréable d’environ 6 minutes en présence de l’appareil d’imagerie (posé sur la tête). Ils seront ré-exposés au même dispositif de comportement le lendemain et 14 jours plus tard (pendant environ 6 minutes) afin d'évaluer leur mémoire.

Impact sur les animaux

Les animaux subissent deux interventions chirurgicales : le risque d’inconfort, de douleur, d’infection et/ou de perte de poids est inhérent à ces procédures. Ils seront endormis une fois de plus, ce qui pose un risque d'hypothermie ou de problèmes respiratoires temporaires. Ils seront soumis à une tâche comportementale qui est légèrement désagréable et stressante pour l’animal. Celui-ci est entraîné à porter l'appareil d'imagerie sur sa tête, ce qui représente une contrainte pour sa posture. La pose de la prothèse implique également une contrainte pour l'animal et nous oblige à adapter les conditions d'hébergement.

Devenir

Toutes les souris seront euthanisiées et leurs cerveaux seront prélevés pour des analyses post-hoc.

Remplacement

Le projet porte sur l'étude des mécanismes qui sous-tendent la formation et le stockage de la mémoire dans le cerveau et leur changement dans MA. Pour mener à bien notre étude, nous aurions besoin d'un modèle : i) complexe et intact, ii) qui se prête facilement à la modification de son ADN, iii) possédant un néocortex, la partie la plus récente et la plus évoluée du cortex cérébral chez les mammifères, iv) adapté aux approches expérimentales invasives. En accord avec la Directive Européenne et le principe des 3Rs, nous avons réfléchi à nos expériences afin d'intégrer les approches alternatives si possibles. A notre connaissance, seuls les modèles mammaliens, et plus particulièrement la souris, répondent à tous ces critères. Les études humaines ne sont pas adaptées à notre question scientifique car des tests invasifs sont nécessaires pour détecter et analyser les neurones et leur altération dans MA. De plus, nous étudions le stade précoce de la maladie, lorsque les symptômes n'apparaissent pas nécessairement chez l'homme. Le tissu post-mortem humain n'est pas disponible et les biopsies ne sont pas pratiquées pour cette condition. Les modèles informatiques actuellement disponibles ne permettent pas la modélisation au niveau du cerveau entier. Pour toutes ces raisons, et malgré notre réflexion, le recours à l'animal est malheureusement nécessaire.

Réduction

Afin de n'utiliser qu'un nombre minimal d'animaux nécessaire, nous avons estimé, sur la base des études précédentes, le nombre d’animaux nécessaires pour atteindre une signification statistique (stratégie : études antérieures au sein de l'équipe et étude bibliographique). Nous sommes très attentifs à l’objectif de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés. Pour cette raison, nous proposons d'adopter une stratégie expérimentale permettant une analyse précoce de nos données au fur et à mesure (c.à.d. analyse effectuée en petits lots avec une expérience par jour). Cela nous permettra de modifier la taille de l'échantillon si nécessaire, selon les premiers résultats obtenus. L'utilisation de ces petits groupes permettra également de repérer rapidement les problèmes potentiels de la procédure et de modifier notre approche si nécessaire pour le lot suivant.

Raffinement

Les mesures de raffinement comprennent observation quotidienne des animaux et vérification de l'état de l'animal (avant chaque manipulation) en utilisant des critères généraux ainsi que des signes cliniques spécifiques à la manipulation. Les critères pour évaluer la souffrance incluent l'apparence et le comportement général de l'animal. Tout signe de souffrance, de douleur ou de détresse (comme un comportement inhabituel ou un pelage négligé) entraînera une réponse immédiate et adaptée. Cela peut inclure des mesures conservatoires comme isoler temporairement l'animal, administrer du glucose, le réchauffer dans une couveuse ou soigner les blessures en cas de bagarre avec d'autres animaux. Si l'état de l'animal ne s'améliore pas après ces mesures, l'expérimentateur décidera de l'euthanasier si nécessaire, en consultation avec le vétérinaire et l'équipe des soigneurs. Les animaux sont manipulés quotidiennement avant les expériences pour réduire leur niveau de détresse. Les conditions d'hébergement sont adaptées en maintenant les animaux dans des cages collectives contenant des enrichissements tels que des tubes en carton et du matériel pour la nidification. Pour intégrer de nouvelles techniques de raffinement, les expérimentateurs reçoivent une formation régulière et consultent des sites éducatifs comme NC3R.

Choix des espèces

Nous utiliserons la souris car nous souhaitons exploiter un modèle impliquant la production d'amyloïde bêta. À ce jour, la souris est la seule espèce mammifère pour laquelle il est possible, de manière routinière, de modifier l'ADN et pour laquelle les modèles créés ont été caractérisés au niveau comportemental et moléculaire. Les souris auront entre 8 et 10 semaines au début des procédures (c'est-à-dire la chirurgie) et entre 14 et 18 semaines au moment du test comportemental. Selon les données précédemment rapportées et nos données préliminaires sur le développement de la pathologie, il s'agit de l'âge auquel les animaux commencent à développer les premiers signes de la maladie avant l'apparition de la maladie grave. Nous voulons étudier la phase précoce qui se situe vers 14-18 semaines d'âge. Les animaux seront utilisés pour un test de comportement qui nécessite l'utilisation d'animaux adultes. Cet âge a également été choisi pour être cohérent avec les études publiées et les expériences antérieures dans notre équipe.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 5040
Souffrances
▲ 240
▲ -
▲ -
▲ 4800
Devenir
 -
 -
 -
 5040

Une partie des souris est génétiquement modifiée pour porter le récepteur humain du SARS-CoV-2, ce qui les rend infectables par les variants humains du virus. 5 040 souris vont être utilisées, 4 800 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 240 opérées sous anesthésie sans réveil. Sept jours après inoculation, le porteur décrit chez ces souris une température corporelle tombée à 25 degrés et une perte de poids supérieure à 20 %, et prévoit par ailleurs des chirurgies pulmonaires de quatre à cinq heures, des interventions sur les os du crâne, jusqu'à cinq prélèvements de sang sous la mâchoire et des injections derrière l'œil. Toutes sont tuées pour prélever sang, poumons, rate et moelle osseuse, ce cumul de prélèvements sur un même animal étant présenté comme une mesure de réduction.

Objectifs

Les mégacaryocytes sont des cellules qui se développent dans la moelle osseuse et qui permettent la formation de plaquettes dans le sang, nécessaire notamment à la coagulation sanguine. Récemment, nous avons démontré que cette formation de plaquettes n’est pas restreinte à la moelle osseuse mais qu’elle peut aussi avoir lieu dans les poumons. Des études récentes et nos données préliminaires suggèrent que cette formation de plaquettes dans les poumons pourrait jouer un rôle clef lors d'une infection virale pulmonaire. Chez l’homme au cours des infections à Sars-CoV-2 une augmentation très importante de ces mégacaryocytes pulmonaires a été reportée chez les patients atteints de COVID-19 en comparaison à d’autres patients atteints d’autres causes de détresse respiratoire. Nous pensons que la formation de plaquettes au niveau des poumons augmente au cours des infections pulmonaires, et cette augmentation semble liée à une aggravation de la détresse respiratoire et à une inflammation aigüe. Les mécanismes y conduisant ne sont pas connus et ce sont donc ces mécanismes que nous proposons d’identifier en utilisant des modèles d’infections pulmonaires chez la souris et des techniques de microscopie intravitale. L’identification de ces mécanismes devrait nous permettre d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques non seulement pour les infections pulmonaires comme la COVID-19 mais aussi pour d’autres pathologies inflammatoires pulmonaires comme l’asthme ou les fibroses pulmonaires où l'activation des plaquettes contribue au développement de la pathologie

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de : (i) déterminer l’implication bénéfique ou délétère de la production de plaquettes dans les poumons au cours des infections virales ; (ii) étudier la cinétique de production de plaquettes dans les poumons au cours des infections virales pulmonaires et de l’inflammation pulmonaire ; (iii) caractériser et identifier de nouveaux mécanismes de la biologie plaquettaire (production, modifications, rôles) ; (iv) identifier potentiellement des nouvelles cibles thérapeutiques dans les pathologies pulmonaires dans lesquelles les plaquettes sont impliquées.

Procédures

Dans ce projet, - Les souris sous anesthésie générale subiront une injection de virus. L’injection ne dépasse pas 1 minute. - Les souris sous anesthésie générale et locale subiront une injection de cellules ou de molécules. Les injections ne dépassent pas 2 min. - Les souris sous anesthésie générale et locale subiront entre un et cinq prélèvement sanguin. Les prélèvements ne dépassent pas 2 min. - Les souris sous anesthésie générale et locale subiront une injection de cellules ou de molécules puis une chirugie quelques jours plus tard. Les souris sous anesthésie generale et locale subiront une procédure de chirurgie pulmonaire sans réveil. Les injections ne dépassent pas 2 min, et la chirrugie dure 4h. - Les souris sous anesthésie générale et locale subiront une injection de cellules ou de molécules puis une chirugie quelques heures ou minutes plus tard. Les souris sous anesthésie generale et locale subiront une procédure de chirurgie pulmonaire sans réveil. Les injections ne dépassent pas 2 min, et la chirrugie dure 4h. - Les souris sous anesthésie generale et locale subiront une injection de molécules puis une chirugie quelques heures ou quelques minutes plus tard. Les souris anesthésiées subiront une procédure de chirurgie sur les os du crane. Les injections ne dépassent pas 2 min, et la chirrugie dure 4h. - Les souris anesthésiées subiront une injection de virus, puis quelques jours plus tard une injection de cellules, et quelques heures après ils seront mis à mort par anesthésie. Les injections ne dépassent pas 2 min. - Les souris sous anesthésie generale subiront une injection de virus. Puis quelques jours plus tard une injection de cellules sous anesthésie generale et locale. Les injections ne dépassent pas 2 min.

Impact sur les animaux

Dans ce projet nous utiliserons un variant du SARS-CoV-2 adapté pour infecter les souris qui induit des pertes de poids inférieures à 10% sur toute la durée de l’infection ainsi qu’une faible baisse de la température corporelle

Devenir

Toutes les souris de ce projet seront mises à mort pour des prélevements de tissus et de sang.

Remplacement

Notre projet a pour but de mieux comprendre la production de plaquettes sanguines au cours des infections virales pulmonaires. Afin de répondre à nos questions biologiques, nous avons besoin de travailler sur des organismes vivants ayant une réponse immunitaire suffisamment proche de l’homme. Il est impossible de ne travailler sur des modèles in vitro strictement cellulaires car il n'est pas possible pour l'instant d'obtenir en dehors d'un organisme vivant la production de plaquettes pleinement fonctionnelles. En effet cette production est dépendante du flux sanguin et de nombreuses interactions cellulaires. Ainsi notre projet nécessite l’utilisation d’un organisme entier, le plus adapté étant la souris.

Réduction

Des expériences préliminaires ont fourni des indications sur la taille des lots d’animaux à respecter pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Les analyses statistiques seront réalisées sur un logiciel d’analyse en combinant les résultats de n=4 expériences indépendantes avec 5 souris par lot (soit 20 animaux par groupe). En fonction des résultats obtenus lors de certaines étapes clés de notre projet, nous poursuivrons ou arrêterons certaines expériences. Après mise à mort de l’animal, des prélèvements seront réalisés, afin d’obtenir le plus d’informations possibles sans avoir à utiliser d’autres animaux. Nous prélèverons par exemple à la fois le sang, les poumons, la rate et la moelle osseuse, ce qui nous permettra de réaliser plusieurs tests à partir d'un seul animal.

Raffinement

Dans ce projet, il existe différentes étapes susceptibles de générer de la douleur, de la souffrance ou de l'angoisse chez les animaux. Pour chaque étape, des mesures adéquates ont été mises en place pour suivre et réduire au maximum ces nuisances. Les conditions d'hébergement et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire le plus possible toute angoisse ou dommage durable que pourraient subir les animaux. Les injections sont réalisées sous anesthésie générale. Pour la chirurgie qui est une procédure sans réveil nous utilisons aussi une anesthésie générale, combinés à des anesthésiques locaux et un analgésiant. La température corporelle et l’hydratation des animaux sont maintenues tout au long de la procédure grâce à une caisse chauffante et des injections régulières de solution saline. Un gel est appliqué sur les yeux afin de prévenir leur assèchement. Les souris infectées seront surveillées quotidiennement jusqu’à l’arrêt des procédures. La température, le poids, l’aspect, les fonctions corporelles et le comportement des animaux seront prises en compte à chaque observation et les animaux présentant des signes de souffrance seront immédiatement mis à mort.

Choix des espèces

Pour notre projet visant à explorer la biologie des plaquettes sanguines dans les infections par des virus, la souris constitue le modèle de choix en raison i) de l'excellente caractérisation des fonds génétiques ii) de l’utilisation de souris génétiquement modifiées déjà présentes dans l’équipe permettant de suivre les plaquettes et les mégacaryocytes, et iii) du fort degré de convergence des paramètres de l'immunité et de la biologie plaquettaire chez l'homme par rapport aux autres espèces envisageables. De plus, notre projet est basé sur l’étude de la dynamique de production de plaquettes par une technique de microscopie intravitale qui n’est applicable que chez la souris. Nous n’utiliserons pour ce projet que des souris adultes majoritairement âgées entre 8 et 12 semaines, mais également certaines de plus de 40 semaines afin d’étudier notre modèle à différents âges chez la souris. A ces stades de développement, les souris ont un système immunitaire suffisamment mature.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 540
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 540
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 540

Établir le dossier préclinique d'une molécule anticancéreuse avant de premiers essais chez l'humain passe ici par six modèles de cancer colorectal humain greffés sous la peau de souris privées de système immunitaire. 540 souris de cinq à six semaines vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées au 56e jour ou plus tôt si un point limite est atteint. Chacune reçoit une injection de cellules tumorales sous anesthésie gazeuse, puis trois injections dans la veine de la queue ou dans l'abdomen, sur animal vigile. Le porteur indique que l'efficacité du produit a déjà été validée sur lignées cellulaires "par toutes les techniques pertinentes", et que le passage chez la souris devient "nécessaire" pour l'évaluer sur un "organisme entier".

Objectifs

Le cancer colorectal est l’un des cancers le plus fréquent dans le monde avec, en 2020, 1,93 millions de nouveaux cas et 916 000 de décès. En France, il constitue le troisième cancer le plus fréquent chez l’homme et le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme. La mise en place du programme de dépistage organisé en France permet la prise en charge des patients à un stade précoce et améliore ainsi le pronostic de ces patients. Malgré cela la majorité des patients sont diagnostiqués alors que la maladie est à un stade avancé, diminuant fortement l’espérance de vie des patients, et cela en dépit des avancées thérapeutiques. Récemment, de nouveaux traitements ont permis une avancée majeure dans la prise en charge des patients. Dans ce sens, une molécule a été mise en évidence pour son efficacité à stimuler le système immunitaire. Le présent projet vise à établir évaluer l’efficacité cette nouvelle molécule dans ces différents modèles de cancer colorectal humain chez la souris.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont la démonstration de l’efficacité anti-tumorale d’une nouvelle molécule dans le traitement des cancers colorectaux. Ces résultats sont nécessaires afin de procéder à l’évaluation ultérieure de ce produit dans le cadre d’études cliniques précoces chez l’Homme.

Procédures

Pour chaque souris : - 1 injection sous-cutanée de cellules tumorales sous vapeur d’isoflurane (3,5 %) (durée < 1 minute) - 3 injections intraveineuses (animal vigile) du composé testé ou intrapéritonéales du contrôle positif + contention (durée < 5 minutes)

Impact sur les animaux

- Douleur de courte durée lors de l’injection des cellules tumorales en sous cutanée (quelques secondes maximum) - Injection dans la veine caudale : douleur caudale si inflammation du point d’injection (très peu probable) - Douleur de courte durée lors de l’injection intrapéritonéale (quelques secondes maximum) - Stress lié à la contention et aux mesures des volumes tumoraux cutanés (quelques minutes maximum) - Perte de poids < 10% et transitoire (moins de 24h) suite à l’injection de notre produit sous forme liposomale - Gêne à la locomotion, nuisances possibles si le volume tumoral au site d’injection atteint le point limite

Devenir

Pour les deux procédures, tous les animaux seront mis à mort 56 jours après le début de la procédure si aucun point limite n’a été atteint avant ce délai.

Remplacement

Avant le passage chez l’animal, l’efficacité de notre produit a été validé sur les lignées cellulaires par toutes les techniques pertinentes pour l’étude de notre produit. Le passage chez la souris, est désormais nécessaire pour évaluer l’effet du produit sur un organisme entier.

Réduction

La procédure sera réalisée sur le nombre minimal d’animaux nécessaires pour permettre de conclure de façon statistiquement fiable. La partie mise au point sera réalisée de façon séquentielle afin d’arrêter cette mise au point dès que la prise tumorale sera suffisante.

Raffinement

Avant toute manipulation, les animaux bénéficieront d’une période d’acclimatation et d’habituation au(x) manipulateur(s) pendant 7 jours. Les souris seront observées trois fois par semaine en surveillant leur état général, leur comportement (activité, isolement…), des critères physiques (poils hérissés, dos voussé (signe de douleur chez la souris) …), ou le moindre signe de douleur. Lors des manipulations, les souris seront anesthésiées sous vapeur d'Isoflurane. Des points limites détectés via une grille de score permettront, en fonction des observations, la mise en place des mesures nécessaires afin que le bien-être de l’animal soit respecté. Si souffrance animale, de la buprénorphine sera injectée aux souris. Chaque cage présentera des enrichissements (cotons de nidation, tunnel).

Choix des espèces

Les souris sont particulièrement adaptées pour l’étude des cancers. La souris immunodéprimée (déprouvue de système immunitaire) est un modèle reconnu pour l’implantation de xénogreffes. Les animaux seront utilisés à l’âge de 5 à 6 semaines afin de favoriser la prise tumorale.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 240
Souffrances
▲ -
▲ 120
▲ 120
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 240

240 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, 120 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 120 un niveau léger. À six jours, chaque raton est immobilisé sans anesthésie pendant trente secondes pour un prélèvement de génotypage. Les 120 porteurs de la mutation subissent ensuite, adultes, une chirurgie du crâne de deux heures pour implanter un dispositif d'enregistrement du sommeil, puis sont tués pour vérifier sur leur cerveau l'absence d'orexine. Le porteur indique que la taille des groupes a été fixée empiriquement, faute d'études antérieures, et affirme que l'étude des cataplexies exige un animal vigile qu'aucun modèle in vitro ne remplace.

Objectifs

La narcolepsie de type 1 (avec cataplexie) est une maladie neurologique rare qui se caractérise par une hypersomnolence pendant la journée et une intrusion de composantes du sommeil paradoxal (SP) pendant l’éveil. Nous avons montré que cette pathologie est la conséquence de la dégénérescence des neurones qui fabriquent le neuropeptide « hypocrétine » aussi appelé « orexine ». L’un des symptômes majeurs est la cataplexie. Les épisodes de cataplexie sont des pertes de tonus musculaire induites pendant l’éveil, lors d’un contexte émotionnel positif fort, provoquant souvent la chute de la personne. Les chutes peuvent être brutales et conduire à des blessures. Les circuits neuronaux responsables de la cataplexie sont très mal compris. Notre projet de recherche a pour objectif de caractériser et étudier un modèle original et unique de rats narcoleptiques. Afin d’objectiver et évaluer la sévérité des symptômes, nous réaliserons des enregistrements et des analyses polysomnographiques, c'est à dire l'analyse des états de vigilance (éveil et sommeil) et de la cataplexie en mesurant l'activité cérébrale (électroencéphalogramme) et l'activité musculaire (électromyogramme) chez des rats déficients en orexine, comparés à leur contrôles non déficients. La qualité du sommeil et la présence de cataplexie sont évaluées chez des rats mâles et femelles homozygotes pour la délétion du gène prépro-hypocrétines. L’étude de la microarchitecture du sommeil et des différents symptômes observés fera l’objet de cette procédure. Elle nous permettra également de créer une base de données d’enregistrements en condition contrôle qui pourra être reprise dans des études futures.

Bénéfices attendus

Aujourd’hui, la prise en charge des cataplexies est uniquement symptomatique, du fait du manque de connaissance scientifique des circuits neuronaux exécutifs. La caractérisation des symptômes dans ce modèle unique et novateur de rat narcoleptique, nous permettra ensuite l’identification précise des circuits impectés et le développement de traitements ciblés.

Procédures

Tous les animaux (n=240) seront soumis, à l’âge de 6 jours, à un prélèvement pour génotypage, dont le degré de souffrance est léger. Cet acte, réalisé par du personnel dédié et formé, dure 30 secondes comprenant l’immobilisation du raton non anesthésié et le prélèvement. Il n’a aucun impact sur son comportement dès son retour dans la portée. 50% de ces animaux (n=120) seront ensuite soumis, à l’âge adulte, à une seule intervention chirurgicale sous anesthésie générale avec réveil, d’une durée estimée à 2h et d’un degré de souffrance modéré. Les nuisances attendues sont la manipulation de l’animal avant la chirurgie, la chirurgie stéréotaxique implantatoire elle-même, la récupération de l’anesthésie générale en post-opératoire ainsi que la douleur post-opératoire due à la plaie.

Impact sur les animaux

Tous les animaux (n=240) feront d’abord l’objet d’un prélèvement à l’âge de 6 jours post naissance, dont le degré de souffrance est considéré comme léger. Cette procédure induit des nuisances de stress lié à la manipulation de l’animal, et de douleur brève du fait du prélèvement. Toutefois, la souffrance est légère et de courte durée. Les rats sélectionnés ayant le bon génotype (n=120) subiront à l’âge adulte une chirurgie, sous anesthésie générale, d’une durée approximative de 2h00, d’un degré de souffrance considéré comme modéré. Les nuisances attendues sont le stress modéré lié à la manipulation de l’animal avant la chirurgie, la chirurgie elle-même, l’état vaseux en sortie de chirurgie due à la récupération de l’anesthésie générale ainsi que la douleur post-opératoire. Les infections suite à la chirurgie sont extrêmement rares. Bien qu’elles ne soient pas attendues, elles ne sont pas exclues.

Devenir

Tous les animaux inclus dans la procédure seront mis à mort. En effet, une analyse post mortem des cerveaux des animaux sera nécessaire afin de s'assurer de l'absence d'orexine, molécule dont l'absence dans la région de l'hypothalamus est responsable de la pathologie et de comparer avec les cerveaux des animaux contrôles.

Remplacement

Le sommeil et les cataplexies sont des phénotypes complexes mettant en jeu de nombreuses structures cérébrales et plusieurs organes (cerveau, muscles) nécessitant pour son étude l’animal entier. Les cataplexies sont déclenchées par des émotions positives, leur étude nécessite donc que l’animal soit vigile. Aucun modèle in vitro ne permet à ce jour de remplacer l’animal vigile pour l’étude de ces comportements.

Réduction

Les données qui seront acquises étant originales, nous ne pouvons pas nous appuyer sur des études antérieures pour calculer la taille du lot nécessaire pour l’obtention d’une puissance statistique suffisante. La taille du lot de rat est donc calculée empiriquement sur la base de nos expériences physiologiques antérieures chez la souris en tenant compte du nombre de cataplexies par session d’enregistrement, et des échecs éventuels. Les données expérimentales générées seront traitées à l’aide de tests d’analyses de variance. Les résultats seront exprimés en moyennes affectées de l’erreur standard. La distribution normale des données sera d'abord testée et si tel est le cas les tests paramétriques seront utilisés sinon les tests non paramétriques équivalents seront utilisés.

Raffinement

Pour minimiser le stress individuel et maintenir les interactions sociales, les rats sont hébergés par lot de 2-5 par cage. Cependant, l’agressivité interindividuelle peut parfois augmenter chez certains mâles avec le temps, nous obligeant alors à les séparer du groupe. Le cas échéant, les animaux séparés sont placés dans une cage double munie d’un séparateur grillagé. De cette façon, les animaux peuvent interagir sans pouvoir s’agresser mutuellement. Des enrichissements systématiques sont mis en place afin de permettre une augmentation autant que possible du bien-être de l’animal. Quelques jours avant, après la chirurgie sous anesthésie générale et pour toute la durée de la procédure, les animaux sont placés par deux dans une cage double et suivis régulièrement avec une attention quotidienne lors de la phase postopératoire et l’optimisation de la récupération (ajout d’anti-inflammatoire non stéroïdien si nécessaire, suivi du poids, de la mobilité et du comportement) grâce à l’utilisation d’une grille de score post-opératoire. Notre préoccupation sera ensuite d’évaluer quotidiennement, grâce aux fiches de scorage, l’évolution des paramètres physiologiques afin de détecter toute dégradation de l’état de santé général. Celles-ci constituent le point limite des expérimentations avec mise à mort des animaux pour prévenir l’apparition d’une quelconque souffrance. L’utilisation d’un dispositif d’enregistrement du sommeil sans fil permettra, contrairement aux dispositifs filaires habituellement utilisés pour ce genre d’étude, de ne plus isoler les animaux durant les phases d’enregistrement de sommeil. L’interaction sociale sera donc maintenue chez les animaux durant toute la procédure.

Choix des espèces

Le rat narcoleptique a été créé sur la base des nombreuses données disponibles sur les souris, un modèle animal reconnu de la pathologie étudiée. Ces dernières expriment l’ensemble des symptômes observés chez l’homme. L’autre modèle animal reconnu et actuellement existant est le chien narcoleptique mais nous ne sommes pas en mesure d’étudier cet animal. L'intérêt de travailler sur le modèle rat est multiple. Le principal est qu'il sera possible d'étudier la pathologie des animaux en groupe (avec conservation des interactions sociales, pouvant avoir une importance sur le degré de la pathologie) contrairement à la souris. En effet, il n'est actuellement pas techniquement possible d'étudier le sommeil et la narcolepsie avec un dispositif sans fil chez la souris (modèle animal trop petit) et donc en groupe. Il s’agira de rats adultes (12-16 semaines au début de la procédure) ayant atteint leur maturité cérébrale, possédant déjà un système locomoteur mature, un cycle circadien et ultradien veille-sommeil stabilisé et consolidé, en cohérence avec les données rapportées dans nos précédentes publications et d’une manière générale dans la littérature chez le rat dans ce domaine des neurosciences.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 6600
Souffrances
▲ 3300
▲ -
▲ -
▲ 3300
Devenir
 -
 -
 -
 6600

Infectées par Salmonella par voie orale à deux reprises en vingt-quatre heures, puis suivies par imagerie trois fois dix minutes par jour pendant trois jours, des souris subissent aussi une chirurgie de deux heures sur les anses intestinales, menée sous anesthésie sans réveil. 6 600 souris vont être utilisées, 3 300 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère et 3 300 opérées sans réveil, toutes tuées pour prélèvement des organes. L'objet est d'identifier les gènes qui permettent à la bactérie de coloniser son hôte, et de tester des inhibiteurs. Pour 3 300 souris en souffrance sévère, le porteur résume les nuisances attendues à une perte de poids et une diarrhée, tout en décrivant par ailleurs des animaux tués dès que l'expérimentateur estime qu'ils mourraient dans la demi-journée.

Objectifs

Salmonella est une bactérie pathogène importante en santé publique. Elle est responsable, suivant le sérotype, d’infections systémiques létales, de gastroentérites ou encore d’un portage asymptomatique chez l’homme et les animaux. Chez l’homme, la fièvre typhoïde touche encore 22 millions de personnes chaque année et on estime à 1,3 milliard le nombre de cas de gastroentérites à Salmonella chaque année dans le monde. Comprendre les mécanismes d’interactions d’un pathogène avec son hôte est indispensable au développement de méthodes de prophylaxie ou de thérapeutiques. Notre projet vise à (1) identifier les gènes de Salmonella impliqués dans la colonisation, la réponse de l’hôte, la virulence et la persistance de cette bactérie chez son hôte et à caractériser leur rôle ; et/ou (2) à tester des inhibiteurs des produits de ces gènes ou de la viabilité des salmonelles. Après caractérisation des gènes et/ou développement/analyse d’inhibiteurs in vitro, l’expérimentation animale est nécessaire pour valider les résultats obtenus in vitro, c’est à dire l’implication du gène d’intérêt dans la virulence de Salmonella, l’efficacité de l’inhibiteur. Elle permet également de caractériser plus finement le rôle du gène d’intérêt in vivo.

Bénéfices attendus

Comprendre les mécanismes d’interactions d’un pathogène avec son hôte est indispensable au développement de méthodes de prophylaxie ou de thérapeutiques. Notre projet vise à (1) identifier les gènes de Salmonella impliqués dans la colonisation, la réponse de l’hôte, la virulence et la persistance de cette bactérie chez son hôte et à caractériser leur rôle ; et/ou (2) à tester des inhibiteurs des produits de ces gènes ou de la viabilité des salmonelles. Après caractérisation des gènes et/ou développement/analyse d’inhibiteurs in vitro, l’expérimentation animale est nécessaire pour valider les résultats obtenus in vitro, c’est à dire l’implication du gène d’intérêt dans la fitness et/ou la virulence de Salmonella, l’efficacité de l’inhibiteur. Elle permet également de caractériser plus finement le rôle du gène d’intérêt in vivo.

Procédures

Les animaux seront soumis à une infection à salmonella par voie orale (2 fois à 24h d'intervalle) . Ils pourront ensuite être soumis à des prélèvements sanguins afin d'étudier la perméabilité intestinale (1 fois), à un suivi par imagerie in vivo (3 x 10 min par jour pendant 3 jours). L'inoculation de salmonella sera également réalisé grâce à la méthode des anses intestinales ( 1 fois x 2heures; chirurgie sans réveil) .

Impact sur les animaux

Dans le cas de l'infection par voie orale les animaux pouront perdre du poids et développer une diarrhée

Devenir

Mise à mort afin de réaliser le prélèvement des organes

Remplacement

Une caractérisation préalable des gènes est réalisée in vitro pour permettre la sélection des gènes les plus pertinents et pour orienter le choix des voies d’inoculation à mettre en oeuvre. Le principe de remplacement n'est pas applicable à ce projet car les études in vitro ne reproduisent pas l'ecosystème complexe au cours de l'infection et par conséquent ne permettent pas l'obtention de résultats scientifiques exploitables et pertinents de la pathologie humaine.

Réduction

L'utilisation de l'IVIS (In Vivo Imaging System) permet de suivre les souris au cours du temps et permet donc l'étude de la cinétique de la colonisation sur une même souris là où il aurait fallu les sacrifier à différents temps sans cela. Les expériences sont organisées de manière à réduire au maximum le nombre d'animaux. De plus, nous avons déjà validé certaines de nos approches expérimentales in vitro permettant d'optimiser l'utilisation des animaux. Les rongeurs utilisés sont consanguins et de même âge réduisant la variabilité entre les animaux et donc le nombre nécessaire pour obtenir des résultats fiables. Une étude statistique est réalisée sur les données brutes d’immunohistochimie ou de FACS (Fluorescence Activated Cell Sorting) obtenues à partir des organes prélevés. Les tests appliqués sont des tests non paramétriques (Kruskall-Wallis one-way analysis of variance suivi d’un Mann-Whitney en post-test). Pour les niveaux de colonisation des organes par les bactéries, les tests utilisés sont des tests paramétriques (ANOVA suivi d’un posttest Tukey-Kramer) car le cumul de l’ensemble des données que nous avons obtenues depuis plus de 10 ans concernant ce caractère montre que ces données suivent une loi normale. Ceci nous permet lorsque nous souhaitons uniquement comparer le niveau de colonisation de plusieurs souches de diminuer le nombre d’animaux pour obtenir la même puissance de test.

Raffinement

Le bien-être de l’animal, outre les considérations éthiques, est aussi un facteur de variabilité expérimentale, qui est pris en compte et réduit grâce au suivi rapproché quotidien des animaux, l’enrichissement de leur environnement (coton ou sopalin afin qu'ils puissent faire un nid) et le respect de l’aspect social du groupe (pas d’isolement ni de changement de cage). De plus une période d'acclimatation d'une semaine sera respectée avant l'expérimentation. Une étude rétrospective sera effectuée à la fin de chaque expérience pour déterminer les possibilités de diminution du nombre d'animaux et/ou d'amélioration des procédures pour diminuer la souffrance animale. Durant toute la période d’expérimentation, l’état général des animaux sera observé quotidiennement. Pour chaque procédure des points limites ont été définis pour limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal et l'animal sera euthanasié s’il présente un de ces points limites d’arrêt de la procédure. Dans le cas du modèle de portage, les souris ne présentent aucun symptôme. Un animal est euthanasié lorsqu’il présente des difficultés à se mouvoir après une stimulation et que l’expérimentateur juge que l’animal décèdera dans la ½ journée suivante c’est-à-dire avant la prochaine visite de l’expérimentateur afin d’éviter toute souffrance inutile. Ceci est rendu possible grâce à l’expérience acquise par l’équipe depuis plus de 15 ans. Les expérimentateurs « novices » travaillent en binôme tant qu’ils n’ont pas acquis l’expérience nécessaire De plus, les personnes responsables du projet ont été formées à l’utilisation des animaux à des fins scientifiques ; elles garantissent de la formation et de l’encadrement des autres expérimentateurs impliqués dans les procédures expérimentales. L’apprentissage et la maitrise des gestes techniques sont reportés dans les livrets de compétences des personnes concernées. Lorsque la procédure le nécessite les animaux seront anesthésiés à l’isofurane.

Choix des espèces

La souris est particulièrement pertinente pour étudier les infections à Salmonella en choisissant la bonne lignée de souris puisque nous reproduisons ainsi une infection naturelle. Le modèle gastroentérite a été montré dans la littérature comme reproduisant l’infection et la réponse immunitaire au cours d’une gastroentérite chez le veau, où Salmonella est responsable naturellement d’une gastroentérite. L’utilisation de ce modèle murin de « gastroentérite » est justifiée par rapport au modèle bovin par le moindre coût, la moindre lourdeur et la plus grande disponibilité des animaux. Les souris utilisées sont adultes, elles ont entre 8 et 12 semaines et ce, conformément aux modèles établis dans la littérature