Rongeurs
Impact de l’activité neuronale sur l‘effet délétère de l’inflammation dans un modèle murin de sclérose en plaques
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour étudier la réparation de la myéline dans un modèle de sclérose en plaques, 500 souris sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées pour prélever cerveau et moelle épinière. Elles subissent une injection dans la moelle épinière sous anesthésie, parfois deux à un mois d'intervalle, puis une immunisation qui déclenche une encéphalite auto-immune. Le porteur indique qu'elles peuvent développer des troubles de la marche, de la coordination, une faiblesse musculaire et une perte de poids sur trois à cinq jours, et fait mesurer ces déficits en les faisant marcher dans des couloirs équipés de capteurs et agripper une grille. La retombée annoncée, limiter la progression du handicap chez les patients, reste au conditionnel, tandis que les modèles in vitro et ex vivo ne servent que de "première approche".
Objectifs
La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire, dégénérative du système nerveux central et la première cause d’handicap neurologique non traumatique chez les jeunes adultes. Dans cette maladie, on observe des phases de démyélinisation (il s’agit d’une perte de la myéline, substance permettant de favoriser les influx nerveux et la protection des neurones) dans lesquelles l’organisation des neurones myélinisés est altérée, conduisant à des déficits fonctionnels chez les patients. Un mécanisme de réparation existe, mais il est incomplet et très variable selon les patients. Les cellules immunitaires du système nerveux central (microglie) sont activées précocément lors de la démyélinisation et participent à la réparation de la gaine de myéline. La microglie contacte par ailleurs les neurones et cette interaction peut influencer positivement la réparation post-démyélinisation. Dans ce projet nous souhaitons étudier si une augmentation physiologique de l’activité neuronale lors de la phase de rémission dans un modèle murin inflammatoire de sclérose en plaques peut moduler les interactions microglie-neurones et ainsi favoriser la réparation tissulaire et la récupération fonctionnelle. Ce modèle sera comparé à un modèle non inflammatoire, afin de mieux comprendre l’impact de l’inflammation dans la sclérose en plaques et comment contrecarrer son aspect délétère.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre le rôle des interactions neurones-cellules immunitaires dans la sclérose en plaques. La mise en évidence d’effets bénéfiques de l'activité neuronale sur la réparation via une modulation directe du dialogue neurones-cellules imunitaires pourrait permettre d'envisager des stratégies thérapeutiques visant à limiter la progression du handicap chez les patients
Procédures
Tous les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale sous anesthésie générale (injection focale au niveau de la moelle épinière dorsale, durée maximale de 15 min), avec une prise en charge analgésique adaptée. Une partie des animaux sera entrainée à effectuer des tests comportementaux non invasifs (sessions de maximum 10 min par jour par animal). Ils seront ensuite immunisés pour induire un modèle de pathologie neurologique. Le jour de l’induction, deux types d’injections sont nécessaires, en injection sous-cutanées et par voie intrapéritonéale. Afin de minimiser le stress et la douleur liée aux injections, les animaux sont préalablement anesthésiés par anesthésie gazeuse, qui est rapidement réversible (durée totale d'anesthésie et du geste 10 minutes par animal). Une partie des animaux ayant déclenché la maladie seront amenés à effectuer de nouveaux les tests comportementaux non invasifs auxquels ils étaient préalablement entrainés. Durant les tests comportementaux, les animaux seront amenés à marcher dans des couloirs équipés d’une caméra ou de capteurs mesurant automatiquement les caractéristiques de la marche et à agripper une grille avec les quatre pattes pour mesurer la force musculaire. Tous les tests ont une durée courte (maximum 10 min par session) et seront réitérés maximum deux fois par animal (habituation et en fin de procédure). L’autre groupe de souris sera soumis à une deuxième procédure chirurgicale sous anesthésie générale (injection focale au niveau de la moelle épinière dorsale un mois après la première, durée maximale de 15 min), avec une prise en charge analgésique adaptée. La moitié des animaux recevra une injection intrapéritonéale (durée de la manipulation de l’ordre de la minute) pour moduler l’activité neuronale, l’autre moitié recevra une injection de solution saline (contrôles). Tous les animaux sont euthanasiés en fin d’étude par une méthode réglementaire pour réaliser différents prélèvements tissulaires.
Impact sur les animaux
Concernant la chirurgie, cela engendre un inconfort temporaire lors du réveil après anesthésie (15 min de durée de chirurgie et 30 min d’inconfort au réveil) et des douleurs post-opératoires. Le modèle murin de démyélinisation inflammatoire induit un mois après la chirurgie, l’encéphalite autoimmune expérimentale, est fréquemment utilisé pour étudier la sclérose en plaques. Le stress lié à la manipulation des souris et la douleur des injections sous-cutanées est minimisé par une très courte anesthésie gazeuse (5 minutes maximum pour la procédure d’injection). Après immunisation, les souris peuvent développer des troubles de la marche, de la coordination, une faiblesse musculaire et une perte de poids. Ces symptômes s’installent progressivement sur 3-5 jours suivis d’une récupération partielle ou complète. La procédure d’injection pour activation par voie intrapéritonéale peut générer un stress et une douleur localisée liée à la contention et l’injection. Le traitement peut occasionner un trouble locomoteur et une gêne dans les 3 heures maximum suivant l’injection. La fatigue liées aux tests comportementaux est mineure, car il s’agit de tests courts.
Devenir
Des prélévements tissulaires (cerveau et moelle épinière) sont réalisés post mortem, ce qui implique l’euthanasie de l’ensemble des animaux.
Remplacement
Dans un objectif de remplacement, nous travaillons en première approche avec des modèles in vitro et ex vivo. Les modèles murins in vivo sont ultimement nécessaires pour l’étude fondamentale de la sclérose en plaques, car ils permettent d'étudier la démyélinisation et la remyélinisation dans un contexte intégré, impliquant des interactions entre tissus nerveux, effecteurs de l’immunité circulante et apports métaboliques par le réseau sanguin, qui sont des composantes importantes de cette pathologie.
Réduction
Des approches statistiques permettront d’optimiser le nombre d’animaux utilisés, estimés à 500, après les premiers lots d’animaux, et de ne pas sur-dimensionner le nombre d’animaux étudiés lors de nos expériences : ce nombre sera calculé pour chaque groupe d’expériences à l’aide d’un calcul de puissance après utilisation initiale de 6 à 10 animaux par condition, selon l’expérience considérée. Des tests statistiques seront utilisés pour l’analyse des résultats obtenus, adaptées à chaque expérience et réalisées en partenariat avec des biostatisticiens.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe de 5, dans un environnement à température et d’hygrométrie contrôlées, avec cycle diurne-nocturne de 12h. L’eau et la nourriture sont fournies à volonté. Les animaux sont observés quotidiennement. Un environnement enrichi est fourni aux animaux, comprenant nidification (carré de coton, kraft), cachette (maisonnette, dôme) et bâtonnet à ronger. Les animaux sont manipulés uniquement par un personnel qualifié et sensibilisé au bien-être animal. Nous mettons en place des points-limites définis en accord avec le vétérinaire ainsi qu’un suivi quotidien par l’équipe de recherche pour éviter la souffrance de l’animale. Les animaux soumis à la procédure chirurgicale son placés sous anesthésie générale (durée maximale de 15 min), avec une prise en charge analgésique adaptée Afin de minimiser le stress et la douleur liée à l’induction de l’encéphalite autoimmune experimentale, les animaux sont préalablement anesthésiés par anesthésie gazeuse, qui est rapidement réversible (durée totale d'anesthésie et du geste 10 minutes par animal). Concernant les tests comportementaux, les animaux ont des phases d’habituation, afin de limiter leur stress, et de repos adaptés aux différents tests effectués.
Choix des espèces
La souris est l'espèce de choix pour générer des modèles de maladies humaines. Son anatomie, sa physiologie et sa génétique sont bien connues et sont relativement proches de l'Homme. Le modèle d’encéphalite autoimmune expérimentale chez la souris est un modèle classique de sclérose en plaques, permettant de reproduire en partie l’aspect inflammatoire observé chez les patients, et qui apporte une approche intégrée des déficits observés dans la pathologie. L’âge adulte est requis pour pouvoir faire l’acte chirurgical, induire l’encéphalite autoimmune expérimentale et faire les tests comportementaux envisagés chez la souris. L’usage de jeunes adultes reproduit par ailleurs les conditions d’initiation de la sclérose en plaques chez l’humain et limite les risques d’artefacts liés au vieillissement de l’animal.
Etude de la phamacocinétique de la Stemreginin 1 (SR1) et de ses effets locomoteurs
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Soumises à une lésion du nerf sciatique qui provoque une douleur irréversible, 1 120 souris seront toutes tuées pour prélever des tissus, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent jusqu'à sept injections, subissent neuf prélèvements sanguins en 24 heures et passent deux tests évaluant l'activité et la coordination motrices, pour caractériser la dégradation d'une molécule censée renforcer l'effet analgésique de la morphine. Le porteur indique que la chirurgie peut provoquer œdèmes, inflammation, infection, perte de mobilité et perte de poids, et que les prises de sang à la queue peuvent aboutir à une nécrose de la queue. Il affirme que les cultures cellulaires ne permettent pas d'observer les interactions de l'"organisme entier" et conclut que ses études "nécessitent obligatoirement des animaux".
Objectifs
La douleur chronique (provenant d’une atteinte des nerfs et conduisant à une douleur persistante) affecte 10% de la population. Elle est traitée par des antidépresseurs qui sont peu efficaces. La morphine est aussi utilisée pour soulager ces douleurs. Cependant, des doses importantes de morphine sont nécessaires. Lors de ces douleurs, il existe une activation cellulaire qui augmente la dégradation de la morphine et donc diminue ses effets antidouleurs. Un moyen de diminuer cette dégradation consisterait en l’utilisation de la Stemregenin 1 (SR1) qui bloque l’activation intracellulaire. Ainsi, nos expériences sur des cultures cellulaires de cellules nerveuses montrent que le SR1 inhibe la dégradation de la morphine induite par des conditions inflammatoires. De plus nos résultats obtenus chez la souris douloureuse ont montré que le SR1 inhibe la dégradation de la morphine et induisant une analgésie plus forte. Or, la morphine provoque une hyperlocomotion et l’effet de du SR1 seul sur la motricité est inconnu. Ainsi, le but des tests comportementaux est de déterminer si le SR1 possède des effets locomoteurs et sur la coordination des mouvements. Par ailleurs, le devenir du SR1 dans l’organisme n’a jamais été étudié chez la souris saine et douloureuse chronique. Ainsi, les autres points du projet visent à déterminer la cinétique de dégradation sanguine et cérébrale du SR1. Le but ultime est de pouvoir utiliser le SR1 chez l’homme pour augmenter les effets de la morphine chez des patients douloureux chroniques.
Bénéfices attendus
La pharmacocinétique du SR1 n’a jamais été réalisée. Celle-ci permettra de déterminer les paramètres permettant son utilisation in vivo chez la souris lors d’une prochaine étude préclinique. Par ailleurs, notre étude définira si le SR1 possède des effets bénéfiques intrinsèques sur la neuropathie.
Procédures
Un premier groupe d'animaux contrôle subira une chirurgie d'une durée de 10 minutes puis 7 injections sur animal vigile d'une durée de 30sec puis 2 tests comportementaux (11min). Les test comportementaux permettront d'évaluer l'activité et la coordination motrice des animaux. Un deuxième groupe subira une chirurgie d'une durée de 10 minutes puis 1 injection sur animal vigile (30sec) puis 2 tests comportementaux (11min). Un troisième groupe d'animaux contrôle subira une chirurgie d'une durée de 10 minutes puis 7 injections sur animal vigile d'une durée de 30sec et subira des prélèvements sanguins sur animal vigile (30s) durant 24h (soit 9 prélèvements/24h). Un quatrième groupe d'animaux contrôle subira une chirurgie d'une durée de 10 minutes puis recevra 1 injection sur animal vigile (30s) et subira des prélèvements sanguins sur animal vigile (30s) durant 24h (soit 9 prélèvements/24h). Un cinquième groupe subira une chirurgie d'une durée de 10 minutes puis 7 injections sur animal vigile d'une durée de 30sec. Puis, les souris subiront des chirurgies terminales (10min). Un sixième groupe subira une chirurgie d'une durée de 10 minutes puis 1 injection sur animal vigile d'une durée de 30sec. Puis, les souris subiront des chirurgies terminales (10min, 9 prélèvements de tissus). Les animaux "contrôles" de chaque groupe ne subiront pas la chirurgie mais uniquement le reste des gestes indiqués.
Impact sur les animaux
La lésion du nerf sciatique induit une douleur irréversible. La chirurgie peut provoquer des œdèmes, une inflammation ou une infection locale. Cette lésion conduit à une perte de mobilité, ainsi qu’à une perte de poids. Concernant les injections, elles peuvent entrainer une douleur aiguë, une inflammation locale et une infection. Concernant les prises de sang à la queue, celles-ci peuvent aboutir à des saignements, une inflammation locale ou/et une nécrose de la queue.
Devenir
Pour les 3 procédures, les animaux seront mis à mort pour réaliser des prélèvements de tissus permettant de réaliser des analyses complémentaires.
Remplacement
La chirurgie permettant la mise en place d’une douleur chronique provoque des problèmes moteurs importants. Nos travaux ont montré que le SR1 est capable d’amplifier l’effet analgésique de la morphine. Le but de notre nouveau projet est de déterminer si le SR1 possède des effets intrinsèques sur la motricité in vivo sur un modèle douloureux de souris. De plus, il vise à caractériser in vivo, chez la souris, la dégradation du SR1 au cours du temps car ces données n’existent pas. Nos études nécessitent des animaux car (1) les modèles cellulaires ne permettent pas de caractériser l’action d’un composé sur la physiologie globale et sur les comportements moteurs (2) les modèles de culture cellulaire qui représentent uniquement un type cellulaire ne permettent pas d’observer les interactions existantes dans l’organisme entier et donc de modéliser la dégradation in vivo du SR1. De ce fait, nos études nécessitent obligatoirement des animaux.
Réduction
Un minimum de 560 souris mâles et 560 femelles est nécessaire à la réalisation des études (total de 1120 animaux). Nos études antérieures ont montré que des effectifs de 10 animaux par groupe étaient généralement suffisants pour obtenir des résultats significatifs lors des caracterisations de l’élimination de la morphine par l’organisme des souris. Les effectifs de 10 animaux tiennent également compte de la possibilité de devoir écarter un animal en cours de procédure (par exemple suite à des blessures consécutives à des bagarres). Si ces éléments ne sont pas anticipés, une nouvelle cohorte avec tous les groupes contrôles devra être ajoutée ce qui va à l’encontre de la réduction du nombre d’animaux. Les expériences sont réalisées en plusieurs lots successifs avec un maximum de 20 animaux répartis sur les différentes conditions à tester dans chaque lot.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupes de 5 animaux du même sexe pour respecter leurs besoins d'interactions sociales et leur cage est enrichie avec des bouts de bois et des carrés de coton pour favoriser le comportement de nidation. Le changement de litière se fait avec des tunnels pour éviter la prise par la queue et réduire le stress des animaux. Pour aider à la reprise de poids, des aliments sous forme de gel sont déposés dans la cage. Les blessures superficielles sont désinfectées avec une solution antiseptique. Avant toute procédure expérimentale, une phase d'habituation à l'expérimentateur et au contexte du test est réalisée. Dans les tests comportementaux on évalue la motricité et la coordination. Par ailleurs, des points-limites ont été établies pour chacune des procédures réalisées. Les chirurgies sont effectuées sous anesthésie générale et sous analgésie (injection sous cutanée locale d’antidouleur réalisée au lieu de l’incision) et du gel oculaire est appliqué durant la procédure. Une veille de la littérature et la participation à des séminaires dans le cadre de la formation continue en expérimentation animale permettent d'intégrer aux procédures tout nouvel élément contribuant au bien-être animal.
Choix des espèces
Dans notre cas, l’utilisation du modèle de la souris permet une comparaison avec les autres études précédemment effectuées. En effet, 70% des études portant sur l’analgésie aux opiacés sont réalisées chez la souris. Par ailleurs, l’utilisation de cette souche est cohérente avec nos derniers travaux sur l’effet de la morphine et de son métabolisme. Le modèle de souris jeune adulte reste la référence dans les études pré-cliniques de dégradation des molécules et pour la déterminarion des effets sur la motricité. Ces études seront réalisées sur des souris mâles et femelles âgées de 10 semaines afin d’avoir des animaux qui sont physiologiquement matures
Compréhension et Traitement du Cancer de la Prostate
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
1 572 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les mâles porteurs de la mutation développent un cancer de la prostate, avec des difficultés à uriner, et reçoivent jusqu'à huit injections espacées de 48 heures avant d'être tuées pour prélever prostate et sang. Les nouveau-nés qui n'ont pas le bon génotype ou le bon sexe sont tués, seuls des reproducteurs restant en élevage. Le porteur affirme que le micro-environnement de la prostate est impossible à mimer in vitro et juge le modèle murin "indispensable" pour tester des immunothérapies dont l'application humaine reste énoncée au conditionnel.
Objectifs
Le cancer de la prostate (CaP) est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué et la deuxième cause de décès par cancer chez les hommes des sociétés occidentales. Le gène PTEN est un suppresseur de tumeur dont la mutation est observée dans la majorité des cancers de la prostate chez l’Homme. Dans notre étude, nous utilisons un modèle murin transgénique dont les mâles développent un CaP du fait de la perte du gène PTEN dans les cellules de la prostate. Ce modèle préclinique de CaP récapitule les phases de progression du CaP humain. La morbidité et la mortalité élevées du CaP avancé nécessitent le développement de nouvelles stratégies de traitement. Les progrès spectaculaires dans le traitement de certains cancers sont liés à l’utilisation de l’immunothérapie mais malheureusement, ce traitement seul est peu efficace pour le cancer de la prostate chez l’homme. Aussi, il a été suggéré qu’il fallait prendre en compte le rôle des différentes cellules immunitaires dans le développement du CaP. Nous avons étudié l’évolution de l’infiltrat immunitaire dans notre modèle pré-clinique de CaP et, nous avons montré une augmentation de certaines populations de cellules immunitaires associées à la progression tumorale et nous suspectons une altération de leurs fonctions biologiques. Le but du projet actuel est d’étudier plus en détail ces cellules immunitaires de la prostate d’un point de vue fonctionnel et de se baser sur nos résultats pour développer des immunothérapies innovantes et évaluer leur efficacité pour ralentir ou stopper le développement du CaP.
Bénéfices attendus
L’ensemble de nos résultats sur le modèle pré-clinique murin nous permettra des avancées dans la compréhension des cancers de la prostate humains et pourrait conduire à de nouvelles combinaisons d’immunothérapies applicables à l’homme et agissant en particulier sur les cellules immunitaires que nous soupçonnons d’être impliquées dans la progression tumorale dans le cancer de la prostate.
Procédures
Les animaux seront soumis à des anesthésies gazeuses, des contentions de quelques secondes, des biopsies pour le génotypage, des injections intrapéritonéales (IP) sur animaux vigiles, des injections intraveineuses (iv) sous anesthésie gazeuse et un prélèvement sanguin d’un volume n’excédant pas 0.1ml/souris au niveau de la veine sous-mandibulaire sur animaux vigiles avant la mise à mort, l’ensemble de ces gestes techniques n’excédant pas quelques secondes car étant réalisés par du personnel formé et expérimenté. Les animaux en élevage seront soumis à 1 tatouage au niveau des phalanges (quelques minutes) et 1 biopsie au niveau de la queue (quelques secondes) - Certains animaux recevront 2 injections IP à 24h d’intervalle et après 2, 7, 15, 30 ou 60 jours, ils recevront 1 injection iv et 3 min après celle-ci, ils seront soumis à 1 prélèvement sanguin. - Certains animaux recevront 2 injections iv à 1h d’intervalle et 3 min après la 2nde injection iv, ils seront soumis à 1 prélèvement sanguin. - Pour l’induction du cancer de la prostate, certains animaux recevront 5 injections IP à 24h d’intervalle. A) Après 3 mois ou 5 mois, certains animaux en expérimentation seront soumis à des traitements exploratoires et recevront 1 injection IP puis après 5 jours, ils recevront 1 injection iv et 3 min après celle-ci, ils seront soumis à 1 prélèvement sanguin; ou B) Après 3 mois, certains animaux en expérimentation seront soumis à des traitements thérapeutiques et recevront jusqu’à 8 injections IP à 48h d’intervalle chacune ou à 8 injections iv à 48h d’intervalle puis 24h après le dernier traitement, ils recevront 1 injection iv et 3 min après celle-ci, ils seront soumis à 1 prélèvement sanguin.
Impact sur les animaux
- Stress dû à la contention - Douleur au point de piqure et suite à la biopsie - Difficulté à uriner et un besoin d’uriner plus fréquent
Devenir
Dans la procédure relative à l’élevage des animaux transgéniques utilisés dans notre étude, certains animaux (mâles et femelles) seront gardés pour le renouvellement des accouplements, tous les mâles qui auront le bon génotype seront gardés en vie et affectés dans des cohortes pour l’étude des macrophages de la prostate, des neutrophiles dans le cancer de la prostate et des tests thérapeutiques dans le cancer de la prostate. Tous les nouveaux-nés qui n’auront pas le bon génotype/sexe seront mis à mort. Tous les animaux transgéniques et non transgéniques affectés dans des cohortes pour l’étude des macrophages de la prostate, des neutrophiles dans le cancer de la prostate et des tests thérapeutiques dans le cancer de la prostate, seront mis à mort à l’issue des différentes procédures et leur prostate et leur sang seront prélevés pour analyse.
Remplacement
Afin de tester les thérapies de demain pour le traitement du cancer de la prostate, le modèle murin est indispensable. En effet notre projet permet d’étudier le développement tumoral de la prostate in vivo en mimant le plus fidèlement la pathologie cancéreuse humaine. La prostate est un organe complexe, c’est une glande exocrine qui répond à des stimuli hormonaux, qui est constituée de nombreux types cellulaires dont les cellules immunitaires, et qui est connectée aux systèmes sanguin, lymphatique et nerveux. L’ensemble de l’organe dans son environnement naturel et avec ses connections sanguines et lymphatiques est nécessaire pour mieux comprendre l’interaction entre le système immunitaire et l’initiation et la progression du cancer de la prostate et pour tester l’efficacité des immunothérapies. En effet, les processus d’oncogénèse et leur interaction avec le système immunitaire de la prostate sont complexes et nécessitent un micro-environnement spécifique et dynamique qu’il est impossible de mimer in vitro ou sur des modèles ex vivo disponibles à l’heure actuelle. Ce n’est que par l’utilisation de lignées de souris transgéniques que nous pourrons clairement apprécier le rôle des cellules immunitaires dans la progression du cancer de la prostate et l’efficacité des immunothérapies ciblées.
Réduction
Nous avons utilisé un logiciel de statistiques pour déterminer le nombre minimal mais pertinent d’animaux utilisés dans notre projet et permettant de déterminer avec un risuqe acceptable si la moyenne des valeurs observées dans les groupes contrôle est égale ou différentes des groupes test. Le résultat est de 12 souris par groupe.
Raffinement
Les souris seront élevées et hébergées dans des cages enrichies avec du coton pour confectionner des nids et des dômes protecteurs. Toutes les manipulations sur les souris ne seront effectuées que que par du personnel qualifié ayant suffisamment d’expérience avec les procédures expérimentales décrites pour minimiser toute douleur et inconfort possible pour les animaux. Le bien- être et la douleur des animaux seront évalués par une grille de score et l’utilisation de points limites adaptés. La mise en place d’un arbre décisionnel et de critères d’arrêt de souffrance permettra de détecter au plus tôt une éventuelle souffrance animale. Des traitements anti-inflammatoires et/ou analgésiques adéquats, locaux par application topicale ou systémique dans le biberon seront mises en place et les animaux ayant atteint un point limite seront mis à mort.
Choix des espèces
Nous utiliserons le modèle murin, dont 99% des gènes sont orthologues à l’homme. La physiopathologie de la souris est suffisamment proche de celle de l’homme pour que son étude soit riche d’enseignements permettant d’accroître nos connaissances sur le fonctionnement du système immunitaire des 2 espèces, avec des applications cliniques potentielles pour l’homme. Par ailleurs, la petite taille, la rapidité du cycle de reproduction et les techniques de mutagénèses conditionnelles font de la souris le modèle le mieux approprié pour les études envisagées. Seul le modèle murin transgénique nous permet d’induire une mutation spécifique dans la prostate après la puberté et ainsi reproduire le développement du cancer de la prostate de l’homme. Nous utiliserons des animaux adultes pour l'ensemble des expériences. Les souris seront utilisées à 8 semaines puisque le projet s’intéresse à l’organisme adulte afin que leur système reproducteur dont la prostate et leur système immunitaire soient matures et que les stades de développement du cancer de la prostate miment ceux de l’homme.
Étude des mécanismes sous-tendants la vulnérabilité aux troubles dépressifs et addictifs : focus sur la période de l’adolescence chez un modèle murin.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour étudier la vulnérabilité aux troubles dépressifs et addictifs à l'adolescence, 4 762 souris sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour prélèvement du cerveau. Elles subissent des épisodes de défaite sociale de dix minutes par jour pendant sept jours, face à des mâles CD1 agresseurs de plus de six mois, une chirurgie cérébrale avec implantation de fibre pour une partie d'entre elles, et des tests comportementaux évaluant l'hédonie, l'anxiété, les comportements sociaux et la prise de risque, sans que ces tests soient nommés. Le porteur écrit que ces stress "n'induisent pas des dérégulations profondes des systèmes douleur" mais provoquent des stress psychologiques, et que certaines souris peuvent ne pas prendre de poids. Il ouvre sa rubrique raffinement par la formule "bien que les procédures de stress soient sévères, le bien-être animal prime", sur un protocole qui expose près de 4 800 souris à la défaite sociale répétée dès l'âge de trois semaines.
Objectifs
Lorsqu'une personne est soumise à des situations stressantes à plusieurs reprises ou qu'elle consomme des substances toxiques comme le tabac, cela peut provoquer des symptômes de dépression et un risque de dépendance aux drogues. De plus, il est courant que les personnes souffrant de dépression développent également une dépendance à la nicotine, qui est la substance principale du tabac. Cela rend compliqué le diagnostic et le traitement de ces problèmes de santé mentale. Une caractéristique commune de ces troubles est que les mécanismes liés à la récompense dans le cerveau sont perturbés. Ces mécanismes sont contrôlés par des circuits cérébraux qui sont essentiels à notre survie, car ils nous motivent à faire des choses importantes pour notre bien-être, comme manger et se reproduire. Comprendre les réseaux de neurones impliqués dans ces systèmes est crucial pour mieux comprendre ces troubles et trouver des traitements. De plus, il est important de noter que la plupart de ces problèmes de santé mentale apparaissent pendant l'adolescence, c'est pourquoi il est essentiel de comprendre les changements moléculaires et neuronaux qui se mettent en place à ce moment-là et ont des répercussions sur le fonctionnement du cerveau adulte. Pour ce projet, nous concentrons nos recherches sur une partie du cerveau, qui joue un rôle dans la gestion des signaux de récompense dans le cerveau des adultes. Cependant, nous avons découvert que cette partie du cerveau réagit de manière différente sous l'effet du stress. Ce que nous ne savons pas encore, c'est comment cette structure cérébrale est impactée à l’adolescence et si ces dérégulations persistent. L'objectif principal de notre projet est de comprendre comment cette région du cerveau influence le développement de problèmes de comportement à l'âge adulte, en particulier les fonctions cérébrales qui dérégulées mènent à des troubles psychiatriques. En comprenant mieux cette partie du cerveau et sa malléabilité pendant l'adolescence, nous espérons trouver de nouvelles pistes pour le traitement de ces troubles.
Bénéfices attendus
Les bénéfices de notre projet de recherche fondamentale sur les retombées à l'âge adulte d'une exposition à la nicotine ou au stress à l'adolescence sont les suivants : 1. Compréhension approfondie : Une meilleure compréhension des mécanismes sous-jacents aux problèmes de comportement à l'âge adulte liés à l'exposition à la nicotine ou au stress pendant l'adolescence. 2. Développement de traitements : Des informations clés pour le développement de nouvelles approches thérapeutiques visant à prévenir ou à traiter les troubles liés à la dépendance, la dépression, ou d'autres problèmes de santé mentale. 3. Prévention précoce : Identifications de facteurs de risque potentiels pour mieux cibler la prévention des problèmes de santé mentale chez les adolescents exposés au stress ou à la nicotine. 4. Amélioration des politiques de santé : Des données pour soutenir des politiques de santé publique visant à réduire l'exposition des adolescents à la nicotine et au stress, améliorant ainsi la santé mentale à l'âge adulte.
Procédures
Les animaux seront soumis à des épisodes de stress sociale dans les 5 procédures pour une durée maximale de 10 minutes par jour sur une période de 7 jours. Une chirurgie cérébrale est également pratiquée sur une partie des animaux avec implantation de fibre et/ou d’outils génétique pour l’apport de molécule d’intérêt. Une anesthésie par gaz est également pratiquée pour une partie des souris ainsi qu'une chirurgie avec implantation d’un outil en sous-cutané. Les animaux subiront différents tests comportementaux permettant d’évaluer l’hédonie, l’anxiété, les comportements sociaux, la prise de risque.
Impact sur les animaux
Le projet s’intéresse à la composante émotionnelle et la dimension stressante de l’exposition à des stimuli aversifs au cours de la préadolescence. Ainsi les effets indésirables seront principalement liés à la dérégulation de ces grands systèmes et se pourront se manifester à l’échelle comportementale par des traits anxieux et dépressifs. Ces stress n’induisent pas des dérégulations profondes des systèmes douleur mais provoque des stress psychologiques. Les chirurgies provoqueront des douleurs au niveau du site d'incision cutanée et d'injection par perforation du périoste. Les tests de comportement seront pour la plupart sans douleur et basés sur la tendance naturelle des animaux à explorer ou éviter une zone nouvelle ou un nouveau congénère. Certains animaux dans le cas des stress sociaux peuvent ne pas ou peu prendre de poids.
Devenir
Pour 3 des 5 procédures : Après les tests comportementaux, les souris seront mises à mort pour prélèvement de cerveau dans le but de réalisée des études post-mortem. Pour 1 procédure : Après les tests, les souris seront mises à mort afin de prélever leur cerveau et vérifié les résultats des chirurgies. Pour 1 procédure : A la fin de l’acquisition des données, ces animaux seront mis à mort
Remplacement
Notre projet reposant en grande partie sur des approches de physiologie intégrée. Il n’existe à l’heure actuelle aucune méthode substitutive qui pourrait remplacer l’utilisation de l’animal dans nos expériences. Les structures étudiées étant très conservée entre l’Homme et la souris, cela en fait un modèle de choix pour notre projet. De même, l’utilisation de virus et de lignée génétiquement modifiée permettent un ciblage précis des structures et circuits altérés par le stress ou l’exposition à la nicotine.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaire dans chaque procédure est calculé au mieux afin d’utiliser le moins d’animaux possible mais de maintenir un niveau de significativité statistique suffisante. Le projet requiert des mâles et des femelles afin d’être le plus représentatif possible de la population et éviter un biais lié au sexe.
Raffinement
Bien que les procédures de stress soient sévères, le bien-être animal prime et par conséquent nous faisons attention à l’enrichissement des cages, à limiter au maximum le stress des animaux en dehors de la procédure, définition et suivi de l’animal adapté à chaque situation. En effet, les risques éventuels de blessures ou de déshydratation sont plus élevés lors de l'exposition à la défaite sociale ou à une chirurgie par exemple. C'est pour cela que la fréquence d'observation des animaux seront proportionnés aux potentiels risques encourus Ainsi, lors des chirurgies, une hydratation sous cutanée pré et post opératoire sera réalisée, de même que l’injection d’analgésique avant et une administration d’antiinflammatoire/analgésique pendant 5 jours post-opération. Un tapis chauffant est placé sous l’animal lors de la chirurgie (régulation via sonde rectale) et également sous les cages de réveil afin de faciliter ce dernier et éviter une hypothermie. Les souris auront accès ad libitum à l’eau et à la nourriture. Chaque cage possède des bâtons en bois à ronger, un abri et des cotons pour la nidification..
Choix des espèces
Les caractéristiques morphologiques et physiologiques des souris sont largement documentées. Elle possède une proximité évolutive, un cycle de vie cours permettant de répéter les expériences afin de s’assurer de la robustesse des résultats, ce qui constitue un atout pour développer efficacement notre projet. C’est un excellent modèle pour l’étude des conséquences du stress et de la nicotine d’un point de vue physiologique, comportemental ou cellulaire. Les mécanismes moléculaires du stress ainsi que les propriétés neuronales de ces rongeurs au niveau des structures sous-corticales étudiées sont très proches de ceux du cerveau humain. Cela nous permettra de réaliser des études dont l’impact sera important pour la compréhension des effets du stress et de l’addiction, et ainsi de pouvoir mieux cibler les approches thérapeutiques. Nous disposons de techniques adaptées à cette espèce (électrophysiologie, comportement, chirurgie). De ce fait, la souris est un bon modèle pour notre étude. Pour les souris adolescentes, la période d’intérêt étant de 3 à 4 semaines, les animaux seront donc utilisés à cette période afin de correspondre à la période de maturation des circuits cérébraux, elles seront gardées par la suite jusqu’à l’âge adulte (8 semaines) où elles effectueront les tests comportementaux ou bien les mesures d’activité cellulaire Les animaux adultes de la discrimination émotionnelle seront utilisés à partir de 8 semaines pour correspondre à l’âge des souris « adolescentes » lors des tests comportementaux. Les CD1 agresseurs sont des anciens mâles reproducteurs de plus de 6 mois.
Etude du rôle de la N-glycosylation oncogénique dans un modèle murin immunocompétent de greffe d’adénocarcinome canalaire pancréatique (ACCP)
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
140 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une partie subit une chirurgie pour greffer des cellules d'adénocarcinome pancréatique directement dans le pancréas, une autre reçoit ces cellules par voie intraveineuse, et le porteur indique que des tumeurs métastatiques apparaissent rapidement dans les poumons, pouvant entraîner des difficultés respiratoires, ainsi que dans le foie, la rate et les ganglions. Il annonce une perte de poids liée aux tumeurs pancréatiques et un stress lié aux contentions multiples, puis décrit un dispositif de confort, tapis chauffant et protection des yeux sous anesthésie, sans détailler les points limites qui déclencheraient une mise à mort anticipée. Le laboratoire développe des modèles cellulaires en trois dimensions et ne teste chez la souris que les molécules déjà actives in vitro, ce qui n'empêche pas de classer l'ensemble du projet au niveau de souffrance le plus élevé.
Objectifs
Les carcinomes canalaires pancréatiques sont classés comme des tumeurs très agressives par l'Organisation mondiale de la santé. Ils se caractérisent par une invasion étendue du pancréas et des organes distants, principalement en raison de mécanismes de résistance aux traitements anticancéreux. La prise en charge thérapeutique de ces tumeurs repose généralement sur une chimiothérapie et/ou radiothérapie. Lorsque cela est possible, l'ablation partielle ou totale de la tumeur améliore la survie des patients. Cependant, malgré ces traitements lourds, la survie des patients est actuellement estimée à environ 6 à 12 mois. L'objectif de ce projet est d'étudier, dans un premier temps, le rôle d’une nouvelle voie oncogénique dans le développement de ces tumeurs. Dans un deuxième temps, nous étudierons le rôle de cette voie sur la dissémination métastatique des tumeurs.
Bénéfices attendus
A ce jour, les cancers du pancréas représentent des cancers très agressifs et réfractaires à tous types de traitement. Ainsi, la mise en évidence de nouveaux traitements ou de nouvelles combinaisons de traitements représenterait une avancée majeure dans la prise en charge thérapeutique de ces patients et un espoir thérapeutique fort pour d’autres types de tumeurs agressives et réfractaires. Notre étude s’attache à mieux comprendre, modéliser, et cibler la croissance tumorale et la dissémination métastatique afin de contrecarrer la résistance aux traitements et les mécanismes d’échappement.
Procédures
Des souris subiront une chirurgie lors de la greffe intra-pancréatique des cellules tumorales. Celle-ci sera réalisée sous anesthésie adaptée et analgésie (1 fois, durée : 10min). D'autres souris auront une greffe cellulaires en intraveineux sous anesthésie (1 fois, durée 1min).
Impact sur les animaux
La chirurgie pourrait entrainer une hémorragie chirurgicale ou une infection générale sont des complications exceptionnelles de la procédure (jamais rencontrées). Ces animaux développeront des tumeurs pancréatiques, qui peuvent entrainer la perte de poids. L'injection intraveineuse de cellules pourrait entrainer une irritation. Ce projet est bien caractérisé et des tumeurs métastatiques apparaissent rapidement dans les poumons (principalement), ceci pourrait entrainer des difficultés respiratoires. Des tumeurs métastatiques peuvent aussi être retrouvées dans d’autres organes tels que le foie, la rate et les ganglions. Lors des traitements : un stress peut être engendré par des contentions multiples, une irritation au point d'injection pourrait apparaitre.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour analyses histologiques détaillant des effets thérapeutiques observés
Remplacement
Notre laboratoire développe des modèles cellulaires en 3 dimensions permettant de remplacer une partie des études précliniques chez la souris en testant sur des cellules l’efficacité des drogues. Seules les drogues ayant montré un effet significatif sur l’inhibition de l’agressivité des cellules tumorales seront testées chez la souris. Ces systèmes cellulaires comportent des limites et ne récapitulent pas toute la complexité de l’organe ce qui explique le recours à des animaux pour étudier les échanges cellulaires et moléculaires qui prennent place dans la progression tumorale et la dissémination métastatique.
Réduction
Nous allons diviser les études en deux groupes : une étude de la progression de la tumeur qui durera 30 jours et une étude de la dissémination métastatique des cellules cancéreuses qui durera 15 jours. Un nombre croissant d’études révèlent la présence d’un dimorphisme sexuel pouvant conduire à une mauvaise interprétation des résultats. Des tests statistiques ont été utilisés afin de déterminer le nombre d’animaux nécessaires par groupe qui permettent à la fois de réduire le nombre total d’animaux nécessaires tout en préservant la significativité des résultats et leur robustesse. Cela nous permettra d’obtenir des conclusions pertinentes et d’éviter toutes répétitions expérimentales.
Raffinement
Les animaux seront hébergés ensemble dans un environnement confortable pour éviter qu'ils ne soient stressés. Les personnes en charge des animaux et de l'expérience surveilleront leur comportement tous les jours pour détecter toute douleur ou souffrance. Les expériences et les procédures seront effectuées de manière à minimiser le stress et à garantir le bien-être animal. Les souris seront suivies régulièrement pour détecter tout signe de souffrance, et si nécessaire, elles seront euthanasiées. Avant toute intervention chirurgicale, les souris recevront des anti-douleurs et seront surveillées de près pendant 48 heures après l'opération. Pendant l'anesthésie, les yeux des souris seront protégés pour éviter qu'ils ne se dessèchent, et les souris seront maintenues au chaud sur un tapis chauffant pour les garder à une température corporelle confortable.
Choix des espèces
Nous avons choisi d'utiliser des souris car la souris est génétiquement très proche de l'Homme. Les expériences sur les souris permettent d'avoir des analyses statistiques plus étendues comparées à des animaux de plus grande taille. Le modèle permettra de bien comprendre les mécanismes immunologiques émis par le microenvironnement tumoral pendant la progression tumorale et la dissémination métastatique et lors des réponses aux traitements. Nous utiliserons des souris adultes âgées de 8 à 12 semaines pour toutes les études. A ces âges, les animaux présentent des caractéristiques adultes et sont réceptifs à la prise des greffes.
Impact de NLRP3 des cellules Th17 en cancérologie chez la souris C57Bl6
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Pour vérifier in vivo des résultats déjà obtenus en culture cellulaire, 280 souris sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélever les tumeurs. Elles reçoivent soit une injection sous-cutanée de cellules tumorales sous anesthésie, soit une injection dans la veine de la queue, sur animal vigile en contention, pour créer des foyers tumoraux dans les poumons. Le porteur conclut à l'impossibilité de modéliser la réponse immunitaire antitumorale en dehors d'un organisme vivant, et prévoit d'analyser rates et tumeurs sur les mêmes animaux au titre de la réduction. Les seuls effets qu'il retient sont le stress de la manipulation et de la contention, avec la mention que les injections "ne sont pas décrites pour être douloureuses", rien n'étant dit de ce que produit une tumeur pulmonaire chez une souris.
Objectifs
Des résultats contradictoires sur l’effet de certaines cellules immunitaires sur la croissance tumorale reposent sur le fait que 2 types de cellules peuvent être observés : les cellules protumorales et les anti tumorales. Le mécanisme qui contrôle la transformation entre certaines cellules protumorales et anti tumorales reste encore inconnu mais pourrait être un outil majeur dans la lutte contre l’immunosuppression médiée par le cancer. L’élucidation de ce mécanisme pourrait nous aider à trouver des médicaments qui pourraient favoriser in vivo la conversion des cellules pro tumorales en cellules anti tumorales. Au regard de nos expériences précédentes réalisées in vitro montrant un rôle essentiel d’un récepteur aux signaux de danger dans la balance entre pro et anti tumorales, il nous paraît aujourd’hui essentiel de les valider in vivo. En effet, la culture de cellules ne permet pas d’appréhender la complexité des organismes vivants, et d’autant plus lorsqu’il s’agit d’immunité. C’est pourquoi, nous souhaitons poursuivre ce projet par des expériences réalisées chez la souris. L’utilisation de modèles animaux nous permettra de mener à bien ce projet et de répondre aux questions suivantes : Les modifications observées in vitro sont-elles vraies in vivo ? Comment s’effectue leur activité antitumorale ? Le récepteur aux signaux de danger peut-il servir de cible thérapeutique ?
Bénéfices attendus
Grâce à cette étude nous pensons pouvoir montrer que NLRP3 (récepteur des signaux de danger ) au sein des cellules immunitaires peut servir de cible thérapeutique en cancérologie.
Procédures
Dans le cas des tumeurs sous cutanées les souris recevront une injection de cellules tumorales. Le geste dure +/- 10 secondes. Dans le modèle de foyers tumoraux pulmonaires les souris recevront les cellules par une injection dans la veine caudale dans un système de contention. La procédure dure 20 à 30 secondes.
Impact sur les animaux
Les tumeurs sous cutanées seront injectées sous anesthésie à l’isoflurane. Dans le modèle de foyers tumoraux pulmonaires les souris vigiles recevront les cellules par injections dans la veine caudale, dans un système de contention. Les injections ne sont pas décrites pour être douloureuses. Sur la durée de l’expérience, ces modèles de tumeurs ne provoquent pas de nécrose. Les souris subiront le stress de la manipulation et de la contention.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin des expériences afin de prélever les tumeurs
Remplacement
Une grande partie de nos démonstrations a été réalisées in vitro. La réponse immunitaire anti-tumorale étant un phénomène complexe faisant intervenir beaucoup de cellules, de molécules et leurs interactions, il est impossible d’en modéliser l’entièreté en dehors d’un organisme vivant.
Réduction
Dans un souci de réduction, les expériences ne seront répétées que deux fois et les rates et les tumeurs seront analysées sur les mêmes animaux ce qui permet donc de réduire le nombre d’animaux de l’étude. De plus, nous avons fait appel à une méthodologiste afin de déterminer au mieux le nombre minimal de souris requis pour que nos tests statistiques soient suffisamment puissants.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans un environnement adapté et enrichi. Les souris auront à disposition des matériaux pour leur permettre de faire leurs nids. Chaque animal sera examiné quotidiennement tout au long de l’expérimentation. En cas de signes de douleur ou de souffrance les souris seront mises à mort. Les tumeurs sous cutanées seront injectées sous anesthésie à l’isoflurane.
Choix des espèces
Les animaux seront utilisés à l’âge adulte à partir de 8 semaines, c’est-à-dire possédant un système immunitaire mature. Les souris, outre l’avantage lié à leurs caractéristiques physiologiques sont les seules espèces animales disponibles sous forme génétiquement modifiée.
Etude de l’efficacité d’une molécule dans le traitement du mélanome
- Recherche fondamentale
- Oncologie
108 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection sous-cutanée de cellules de mélanome au flanc droit puis un gavage quotidien pendant deux semaines, soit quatorze gavages, certaines subissant en plus trois injections dans l'abdomen. Le porteur indique que la tumeur pourra les gêner dans leurs déplacements et leur causer de la douleur, et que le gavage peut irriter l'oesophage jusqu'à entraîner des difficultés pour s'alimenter, sa réponse étant de déposer de l'aliment au sol. Il affirme que le recours aux animaux est "nécessaire" parce que les modèles cellulaires ne permettent pas d'étudier le système immunitaire, alors que l'efficacité de la molécule a déjà été démontrée sur ces mêmes modèles cellulaires.
Objectifs
Le mélanome malin cutané est la forme la plus agressive des cancers de la peau. Aujourd'hui, le seul traitement efficace reste la chirurgie pratiquée à un stade précoce car une fois disséminées, les cellules de mélanome deviennent résistantes aux chimiothérapies conventionnelles. Les espoirs apportés par l'essor des thérapies ciblées et de l’immunothérapies ont été fortement nuancés par des cas de non-réponse ou rechutes rapides. Nous avons identifié, à travers l’étude de cellules de patient, une molécule capable resensibiliser les cellules tumorales de patients, initialement résistantes, aux traitements conventionnels. Ce projet a pour but de démontrer chez la souris l’efficacité de cette molécule sur la sensibilité des cellules de mélanome, dans un organisme vivant complexe.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra potentiellement de mettre en évidence l’effet thérapeutique de notre molécule sur le mélanome et pourra ouvrir une nouvelle perspective de traitement pour les patients atteint de cette maladie. En effet, malgré l’essor récent des thérapies ciblées et de l’immunothérapie, la plupart des patients rechutent avec un mélanome résistant.
Procédures
Tous les animaux subiront une injection sous-cutanée de cellules tumorales ainsi qu'un gavage par jour pendant deux semaines (soit 14 gavages). Certains subiront aussi 3 injections de traitement dans l'abdomen. Tous les animaux seront soumis à de la contention, qui durera moins d'1 minute.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur les animaux sont l'apparition de tumeur localisée sur le flanc droit qui pourra potentiellement les gèner dans leur déplacement et leur générer de la douleur. Le gavage peut provoquer une irritation de l'oesophage, entrainant des difficultés pour l'alimentation. La contention va également leur générer du stress.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car les souris ne rentreront pas dans un nouveau protocole, au maximum 1 mois après injection, si aucun point limite n'est atteint avant cette date. Les tumeurs seront récupérées pour être analysées.
Remplacement
Des études préliminaires sur des modèles cellulaires ont été réalisées et ont permis de démontrer l'efficacité de notre molécule. En parallèle, des analyses complémentaires ont été et seront réalisées sur des prélèvements de patients, permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux utilisés. Cependant, ces modèles ont des limites et ne permettent pas l'étude du système immunitaire. C’est pourquoi le recours aux animaux est nécessaire dans notre projet
Réduction
Le nombre maximal de souris utilisées dans ce projet a été calculé grâce à des outils statistiques. De plus, un animal permettra d’obtenir des résultats dans plusieurs expériences (pousse tumorale, analyse histologique et moléculaire de la tumeur). Enfin, les groupes contrôles étant communs aux 2 procédures, nous allons les réaliser qu'une seule fois.
Raffinement
Des points limites précis ont été définis pour identifier le plus précocément possible toute souffrance de l'animal. Un analgésique sera utilisé si une souris présente l'un de ces points limites. Nous évaluerons l'état de bien-être ou de souffrance des animaux au minimum 2x/semaine, et tous les jours lorsque le traitement par gavage débutera. Après traitement, les souris seront suivies 3fois par semaine jusqu'à leur mise à mort. Pour le gavage, nous utiliserons l’excipient CornOil, le moins irritant et le mieux toléré pour la souris. Nous avons également choisi des lignées non métastatiques car nous n'évaluerons pas cette donnée dans nos procédure. De l'aliment sera mis sur le sol si une souris a des difficultés pour s'alimenter.
Choix des espèces
La souris est l’espèce animale la plus pertinente pour les études du mélanome car c'est un modèle proche de la pathologie humaine reproduisant les caractéristiques histologiques. Nous disposons également d'outils, d'expériences et de compétences solides pour réaliser cette étude dans les meilleures conditions chez la souris. Nous utiliserons des souris âgées de 8 semaines, âge standard pour l'étude du système immunitaire.
Caractérisation d’un nouveau modèle de souris hémophile A modérée transgénique pour le FVIII humain
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Toutes tuées à l'issue, dont 150 sans jamais reprendre conscience, 837 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant du léger au modéré. Une partie d'entre elles est hémophile sévère, donc exposée à des hémorragies au moindre traumatisme, et le protocole prévoit jusqu'à deux injections intrapéritonéales par semaine cumulées à une injection intraveineuse hebdomadaire pendant six semaines, des prélèvements sanguins répétés, et une section de l'extrémité de la queue pour mesurer pendant trente minutes le temps de saignement et le volume de sang perdu. Le porteur justifie la mise à mort par la collecte des organes lymphoïdes, destinés à évaluer la réponse anticorps contre le facteur VIII. Il mentionne un modèle canin hémophile comme seule alternative connue, et retient la souris pour la taille des effectifs, l'homogénéité des génotypes et la disponibilité des outils immunologiques.
Objectifs
Ce projet de recherche fait écho à un projet Apafis en cours pour lequel nous avons fait générer une lignée murine invalidée pour le FVIII murin et qui exprime à la place le FVIII humain. A ce jour, les seuls modèles murins disponibles sont soit des modèles invalidés pour le FVIII murin ou transgénique pour un FVIII humain non fonctionnel ou non sécrété. Or notre modèle exprime du FVIII qui est présent dans la circulation à hauteur de 10-20 pour cent comparé à un plasma humain standard. Il pourrait donc être le premier modèle d’hémophilie A mineure disponible. Le but de ce projet ici est de décrire et caractériser plus en détail ce modèle d’un point de vue physiologique (expression tissulaire du FVIII humain), hémostatique et immunologique (tolérance au FVIII humain, mécanismes de tolérance et de rupture de tolérance).
Bénéfices attendus
Ce projet vise à caractériser le premier modèle d’hémophilie A mineure qui pourrait permettre de comprendre les mécanismes de tolérance et de rupture de tolérance dans la pathologie de l’hémophilie A congénitale (30 pour cent des patients hémophiles A sévères développent une réponse anti-FVIII) mais également dans la pathologie de l’hémophilie A acquise. L'incidence de l'hémophilie A congénitale est d'environ 1 naissance sur 5000 chez les garçons. Actuellement, l'apparition d'une réponse anti-FVIII chez les patients hémophiles A multiplie par 3 le coût de la prise en charge de ces patients et n'est donc pas sans conséquence pour la société. Une meilleure compréhension des mécanismes menant à l’apparition des anticorps anti-FVIII est donc indispensable pour améliorer la qualité de vie des patients hémophiles A mais également pour réduire les coûts de prise en charge de ces patients.
Procédures
Un des modèles utilisés est hémophile sévère (risque des saignements lors de traumatismes ou blessures). Les animaux subiront des injections intraveineuse et/ou intrapéritonéale ou sous-cutanée. La fréquence la plus élevée sera de 2 injections intrapéritonéales par semaine, cumulées avec une injection intraveineuse une fois par semaine durant 6 semaines. Toutes ces injections ne durent que 10 à 20 secondes et seront réalisées sur les animaux anesthésiés afin de limiter le stress et la contention. Des prélèvements sanguins sont également prévus. Ces prélèvements seront réalisés sous anesthésie gazeuse et ne nécessitent que 20 secondes d'immobilisation maximum de l'animal anesthésié. La fréquence maximale de prélèvement sera d'un prélèvement par semaine pendant 3 semaines. Afin d'évaluer le profil hémorragique des souris, une mesure du temps de saignement et du volume de sang perdu sera réalisée après section de la partie distale de la queue (souris sous anesthésie gazeuse tout au long de la procédure) durant 30 minutes maximum.
Impact sur les animaux
Un des modèles utilisés est un modèle préclinique de l'hémophilie A sévère, des risques hémorragiques liés à l'absence du FVIII de la coagulation sont possibles en cas de blessure ou traumatisme et demandent donc une adaptation de certaines procédures. L'induction d'une douleur ou d'une lésion lors des injections et des prélèvements sont possibles. L'induction d'une détresse respiratoire ou d'une hypothermie est possible lors de l'anesthésie, de même qu'un stress lors du réveil.
Devenir
L'euthanasie des animaux est requise à l'issue de chaque procédure. Les organes lymphoïdes seront collectés pour l'évaluation de la réponse immunitaire anti FVIII ou pour des analyses ultérieures.
Remplacement
Le projet fera appel à différents modèles expérimentaux chez la souris. En effet, seule une approche expérimentale in vivo permet de rendre compte de la complexité des systèmes biologiques (notamment les mécanismes de tolérance et rupture de tolérance au Facteur VIII de la coagulation qui est une molécule essentielle à la correction du saignement chez l'hémophile A). Aucun système in vitro actuel ne permet d'explorer les mécanismes d'induction de tolérance immunitaire à un antigène.
Réduction
Le nombre de répétitions des expériences sera défini de manière rationnelle. Si une expérience donne des résultats statistiquement significatifs avec une puissance appropriée, elle ne sera pas répétée. Les organes, sérum et cellules des souris euthanasiées en fin d’expérience seront conservés; ainsi, aucune expérience supplémentaire ne doit-elle être faite si des questions nouvelles surviennent. Un total maximum de 837 animaux est prévu pour ce projet.
Raffinement
Les souris seront hébergées en accord avec les lois d’éthique françaises. Les conditions d'hébergement sont conformes à la réglementation et adaptées avec le personnel de l’animalerie. Les animaux disposent de nourriture et de l’eau ad libitum. L’environnement est enrichi par ajout de nids végétaux et de tunnels en carton. Les souris seront hébergées avec un maximum de 5 souris par cage. Les animaux seront contrôlés quotidiennement pour évaluer et réduire au maximum tout risque de douleur. Les conditions de vie seront améliorées au maximum (ajout de nids végétaux et de tunnels en carton). Tout geste (injection/ prélèvement) susceptible d'entraîner une douleur/ souffrance sera réalisé sous anesthésie gazeuse. Des points limites ont été définis et les animaux malades seront soignés ou euthanasiés.
Choix des espèces
La seule alternative connue est l’utilisation d’un modèle canin hémophile. Cependant, la souris est la seule espèce qui permettent d’avoir un nombre d’individus de même âge suffisant, et de génotype homogène, qui permette l’obtention de résultats statistiquement fiables, et pour lequel les outils nécessaires à l’étude de la réponse immunitaire sont disponibles sans restriction. La souris déficiente en FVIII est un modèle préclinique de l'hémophilie A sévère, des risques hémorragiques liés à l'absence du FVIII de la coagulation sont possibles en cas de blessure ou traumatisme et demandent donc une adaptation de certaines procédures. En revanche, les souris transgéniques exprimant 10 à 20 pour cent de FVIII plasmatique humain présentent des risques très limités de saignements comparé au souris déficiente en FVIII. Des souris adultes, âgées de 7-12 semaines en début d’expérimentation (système immunitaire mature) seront utilisées.
Effets thérapeutiques des microvésicules dans un modèle d’ischémie-reperfusion coronaire chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Soumis à une ligature d'artère coronaire pour provoquer un infarctus, 192 rats seront tous tués, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. L'acte chirurgical dure une heure et s'accompagne d'injections intraveineuses, de sept mesures de pression artérielle dont certaines sur animal éveillé, et de mesures de température par voie rectale. Le porteur annonce pour l'ensemble des animaux une mobilité réduite, des douleurs post-opératoires et un stress lié aux manipulations, et prévoit un isolement en cage individuelle pendant les 24 heures suivant l'opération. Il décrit une surveillance de la douleur par score de grimace, orbites rétrécies, renflement du nez, oreilles rejetées en arrière, et affirme que la procédure a un caractère de "stricte nécessité" parce que la réponse immunitaire mobilise l'"organisme entier".
Objectifs
Les maladies cardiovasculaires constituent l’une des premières causes de décès dans les pays développés. L’infarctus du cœur est déclenché par l’obstruction des artères coronaires qui alimentent le cœur en sang et donc en oxygène. Sans l’oxygène, les cellules du muscle cardiaque (myocarde) meurent rapidement et le cœur ne réussit pas à pomper suffisamment de sang pour répondre aux besoins du corps, ce qui peut conduire à l’arrêt du cœur. La restauration de l'apport sanguin au niveau des artères obstruées est essentielle pour réduire les conséquences de l’infarctus du myocarde. Une approche thérapeutique permettant la reperfusion est de favoriser la dilatation des artères coronaires. Nous avons démontré que l’utilisation de petites vésicules naturelles, appelées microvésicules (MV), portant à leur surface une protéine spécifique, sont capables d’améliorer la fonction vasculaire dans des modèles cellulaires. Cependant, ces modèles d’étude sont limités pour évaluer l’efficacité de ces MV dans l’amélioration de la fonction cardiaque. Ainsi, le but de ce projet est de déterminer si les MV sont capables de réduire les conséquences associées à l’obstruction des artères coronaires en les injectant après l’infarctus du myocarde dans un modèle de ligature d’artère coronaire chez le rat. L’expérimentation animale prévue dans ce projet permettra d’obtenir des données pour mieux comprendre les mécanismes protecteurs des MV ainsi qu’envisager leur utilisation comme un outil thérapeutique potentiel chez l’Homme.
Bénéfices attendus
Démontrer l’innocuité et efficacité in vivo du traitement avec MV et valider leur participation dans la préservation ou l’amélioration de la fonction des cellules cardiaques lors d’un infarctus de myocarde. En plus, la confirmation des effets in vivo aidera dans la validation de ces MV comme un nouvel outil thérapeutique pour le traitement des conséquences de l’infarctus de myocarde chez l’Homme.
Procédures
Quatre interventions impliquant tous les animaux : induction d’un infarctus de myocarde (durée acte chirurgical : 1 heure), injection intraveineuse réalisée pendant l’anesthésie (durée de chaque injection < 5 minutes), mesure de la pression artérielle (5 minutes, 7 mesures), mesure de la température corporelle (< 1min, 2 mesures).
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les rats seront les suivants : 1) Mobilité réduite dans des cages à cause de l’acte chirurgical après l’induction de l’infarctus de myocarde ; 2) Douleurs post-opératoires à cause de l’acte chirurgical ; 3) Stress lié aux manipulations (prise de la pression artérielle sur animal éveillé, prise de la température au niveau rectal). Les effets indésirables concernent l’ensemble des animaux.
Devenir
A la fin du protocole, des prélèvements de tissus seront effectués sur les animaux euthanasiés. Il est nécessaire d'analyser la réduction de la taille de l'infarctus par études d'histologie dans le cœur pour valider les doses plus efficaces des MV.
Remplacement
La procédure expérimentale a un caractère de stricte nécessité et ne peut pas être remplacée par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. En effet, ce projet porte sur les effets des MV sur l’infarctus de myocarde, c'est à dire sur un coeur avec une artère ligaturée puis reperfusée et leur impact dans la fonction cardiaque ne peut se faire que sur des animaux vivants. Les mécanismes cellulaires mis en jeu lors d'un infarctus de myocarde font participer le tissu cardiaque en hypoxie mais également une réponse immunitaire de l'organisme entier.
Réduction
Nous avons réduit le nombre d’animaux à celui requis pour obtenir une validation statistique des résultats en utilisant des données préliminaires de notre laboratoire pour une procédure similaire de ligature coronaire et des études fonctionnelles au niveau cardiaque chez le rat. Également, afin de réduire le nombre d’animaux, plusieurs mesures seront réalisées sur un même animal.
Raffinement
Nous avons raffiné nos approches afin de réduire au minimum la détresse imposée aux animaux qui seront hébergés dans un milieu enrichi permettant de répondre à leurs besoins physiques et comportementaux. Une analgésie pré- et post-opératoire sera réalisée et renouvelée aussi souvent que nécessaire. L’état de santé des animaux sera donc évalué de façon régulière pendant les 24 heures après l’acte chirurgicale en observant leur comportement. Les indices pouvant suggérer une douleur au moyen du score de grimace (rétrécissement des orbites oculaires et yeux mi-clos, renflement du nez, renflement des joues, positionnement des oreilles vers l'arrière, changement de position des vibrisses) seront surveillés. En plus, plusieurs paramètres seront évalués (suivi des cicatrices, formation d’abcès, apparence physique, comportement, réponses comportementales aux stimuli) sur la base d’attribution de scores suivants (cicatrice sans saignement = score 0, cicatrice saignante = score 1, cicatrice inflammée = score 3, formation d'abcès = score 4, cicatrice nécrosée = point limite; apparence physique normale = score 0, pas de toilettage = score 1, poil ébouriffé = score 2; doleur post-opératoire = score 3, détresse cardiorespiratoire = point limite; comportement normal = score 0, prostration et apathie = point limite ). Après l’acte chirurgical, les rats seront placés pendant 24h dans des cages individuelles. Dans la cage, chaque animal aurait à disposition des tubes de carton pour se cacher, grimper et faciliter leur accès à la nourriture.
Choix des espèces
Ce projet vise à analyser les effets thérapeutiques des MV lors d’un infarctus de myocarde. À cette fin, le choix de l'espèce Rattus norvegicus est basé sur notre connaissance de ce modèle ainsi que la disponibilité de données dans la littérature associées à l’étude de modifications dans la taille de l’infarctus. Les rats seront utilisés à l’âge de 7-8 semaines auquel les animaux sont considérés comme adultes.
Impact de l’exposition aux nanoparticules de plastiques et adjuvants phtalates sur les troubles du comportement alimentaire et la perception sensorielle et nociception chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système endocrinien
- Système nerveux
Exposées de façon prolongée à des nanoparticules de polystyrène et à des phtalates, 3 336 souris seront toutes tuées, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Le protocole prévoit 72 heures en cage métabolique individuelle, 48 heures en cage d'observation, des tests d'anxiété en espace ouvert éclairé et sur surface surélevée, des mesures de seuils de sensibilité par stimulations thermiques chaudes ou froides et par stimulations mécaniques, une injection de carragénine dans la patte pour provoquer une inflammation cutanée, et pour certaines une perfusion intracardiaque sous anesthésie. Le porteur attend chez les groupes exposés des troubles du comportement alimentaire, de l'anxiété et des hyperalgies de type fibromyalgie, et ouvre la même rubrique par la phrase "ce projet obéit à la règle des 3R". Il précise retenir des polluants "dont les effets sont avérés" sur la santé humaine et animale, ce qui situe l'apport attendu du côté des mécanismes plutôt que de la démonstration du danger.
Objectifs
Les matières plastiques sont omniprésentes dans notre environnement. Quand ils ne sont pas éliminés ou recyclés correctement, les plastiques perdurent dans l’environnement pendant des années car ils ne sont pas biodégradables. Ils se décomposent alors en particules de micro et nanoplastiques (respectivement inférieures à 5 et 0,1 µm) qui sont des sources de pollution environnementale. Cette forme de pollution a atteint un niveau record en Méditerranée où la concentration de plastique y est quatre fois plus élevée que dans "l'île de plastique" du Pacifique Nord. La Méditerranée représente 1% des eaux marines du globe mais abrite 7% de tous les microplastiques. Par ailleurs, les plastiques libèrent des additifs plastifiants (bisphénol A, phtalates, etc.) dans l'environnement dont les effets nocifs pour les animaux et les humains sont bien documentés. Les mesures récentes réalisées pour Santé Public France montrent que ces polluants sont présents dans l’organisme de l’ensemble des adultes et des enfants, avec des niveaux d’imprégnation plus élevés chez les enfants. Les phtalates sont des perturbateurs endocriniens et métaboliques, et des reprotoxiques, pour lesquels des effets néfastes sur l'asthme chez l'enfant, l'obésité juvénile et le diabète de type 2, les TDAH, et chez l'adulte sur l'endométriose, l'infertilité, ainsi que sur le développement neurologique ont été documentés. Les enquêtes épidémiologiques montrent une forte incidence de neuropathologies centrales, périphériques ou autonomes, chez les professionnels exposées. Si le diagnostique est clair, les mécanismes neurobiologiques impliqués sont inconnus. Il a été montré que les nanoplastiques traversent la barrière hématoencéphalique et provoquent un stress oxydatif dans le système nerveux. Dans ce projet, nous souhaitons mettre en évidence que l’exposition prolongée aux nano et microplastiques et adjuvants phtalates affecte les profils inflammatoires systémiques et induit une neuroinflammation dans les régions du système nerveux central impliquées dans la réponse au stress, l’anxiété et la prise alimentaire (hypothalamus, amygdale et hippocampe), et le système nerveux périphérique impliqué dans la nociception et la réponse autonome (ganglion sensoriels de la corne dorsale de la moelle épinière et ganglions autonomes), et que cette réponse neuroinflammatoire impacte le comportement animal en comparaison à des animaux sains non exposés.
Bénéfices attendus
Cette étude présente un intérêt translationnelle car il est clairement démontré que l’exposition aux particules de plastiques et aux adjuvants de phtalates, polluants environnementaux d'origine anthropique, affectent la santé humaine. L'étude apportera des connaissances sur l'impact de ces polluants sur la santé mentale et les comorbidités neuronales. Elle permettra de comprendre les mécanismes neurobiologiques fondamentaux responsables des effets toxiques de ces polluants. A ce titre, les connaissances acquises sur les animaux seront applicables pour les études sur la santé humaine et éclaireront les agences responsables de la définition des normes environnementales et industrielles pour la santé humaine.
Procédures
Le métabolisme des souris est mesuré dans des cages métaboliques individuelles pendant 72heures. L’activité spontanée des souris est mesurée dans des cages d'observation individuelles pendant 48heures. La mesure est répétée pour 3 stades de développement après la naissance. La répartition des masses grasses et maigres tissulaires est mesurée sous anesthésie générale gazeuse, pendant 5 minutes. Pour les souris engagées dans l’étude de l’anxiété, 3 tests sont réalisées d’une durée respective de 20, 20 et 30 minutes. Chaque souris subie ces 3 tests à 3 périodes de développement après la naissance. Pour l’étude de la sensibilité au toucher des souris, le seuil de sensibilité mécanique cutanée est mesuré par 2 tests réalisés dans des boxes individuels en plexiglas transparent d’une durée totale approximative d’1h. Le seuil de la sensibilité cutanée à la température est mesuré par des tests d’exposition à des stimulations thermiques chaudes ou froides. Les stimuli sont calibrés pour un délai moyen de réponse de l’animal de 10 secondes. Le temps maximum d’exposition au stimulus de température est de 30 secondes. Pour certains tests, les souris subissent une période d'habituation de 4 jours. Les souris qui subissent la perfusion intracardiaque sont sous anesthésie générale avec un anesthésique et un antalgique injectable. Elles sont perfusées par la circulation générale avec le tampon de rinçage et le fixateur pendant environs 30 min.
Impact sur les animaux
Ce projet obéit à la rège des 3R. Toutefois, il est attendu que lors de l'exposition prolongée aux nanoparticules de plastiques de polystyrène et phtalates, les animaux des groupes tests pourraient développer des troubles métaboliques et du comportement (troubles du comportement alimentaire, perturbation du métabolisme glucidique, stress et anxiété, hyperalgie nociceptives et inflammatoires, hyperalgies généralisées de type fibromyalgie), en comparaison aux groupes témoins. Les effets indésirables sont évalués par des tests de comportements qui visent à en observer l’apparition et en mesurer l’intensité : Stress-anxiété : exposition à des situations anxiogènes, à savoir, déplacement dans un espace ouvert éclairé ou sur une surface surélevée. Hyperalgie nociceptives : mesure des seuils de sensibilité thermique et mécanique par l’exposition à des stimuli thermiques chauds ou froids ou mécaniques jusqu’au seuil de réponse des animaux. Hyperalgie inflammatoire : la nuisance est une réaction inflammatoire cutanée (œdème et chaleur) au niveau de la patte après injection de carragénine. Métabolisme glucidique : hypo- ou hyperglycémie transitoire provoquée par l’injection d’insuline ou de glucose.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à l'issue de chaque procédure dans le but de réaliser des prélèvements d'organes pour analyses biologiques.
Remplacement
L'étude et la veille bibliographiques permanente de la littérature scientifique abondante sur le sujet nous permettent de choisir les polluants dont les effets sont avérés sur les organismes pour la santé humaine et animale. En parallèle, les études préliminaires sur des cultures cellulaires in vitro, menées dans un laboratoire du consortium européen Horizon Europe-MSCA-Staff Exchange-2022 Psycomed (cité précédemment) et en collaboration avec les équipes du projet PLASTICHEAL financé par l’union européen, sont réalisées pour définir le choix et les quantités des matériaux plastiques et phtalates qui seront utilisées sur les animaux. L’étude de l’impact des polluants micro-nanoplastiques et adjuvant phtalate sur la santé et le comportement (prise alimentaire, proprioception et nociception), impliquant possiblement des effets pro-inflammatoires et de perturbateurs endocriniens, affecte simultanément plusieurs organes (les organes périphériques : foie, tissus adipeux, tube digestif, pancréas, tissus lymphoïdes, les glandes endocrines, la peau) et les systèmes nerveux centraux et périphériques responsables des comportements de prise alimentaire, proprioception, nociception et réponses autonomes. De plus, l'effet des polluants dépend de leurs voies de pénétration dans l'organisme (per os ou volatil). Il est par conséquent impossible aujourd'hui de pouvoir réaliser notre étude d'impact des polluants autrement que dans un contexte in vivo global. Le développement des effets sur la santé psychique et neurologique (stress-anxiété, prise alimentaire, proprioception, nociception et autonome) fait intervenir des interactions systémiques entre plusieurs organes et processus physiologiques intégrés. Notre étude doit donc nécessairement se faire sur l’animal entier car il n'est pas modélisable in vitro pour l'instant.
Réduction
Le nombre de souris a été réduit autant que possible, tout en étant suffisant pour l’obtention de résultats statistiquement exploitables (basé sur nos expériences et un calcul statistique pour trouver un effet significatif). Nous adapterons les tests statistiques en fonction de la distribution des observables, qu’elle soit normale ou non. En cas de distribution normale, nous utiliserons des tests paramétriques. En cas de distribution non normale, nous utiliserons des tests non-paramétriques, même si ceux-ci sont moins sensibles. Un nombre minimum d'animaux sera utilisé dans nos procédures expérimentales en respectant strictement ces différents points: (i) Utilisation d’un groupe de souris contrôles commun pour plusieurs séries d'études chaque fois que cela est possible. (ii) multi-prélèvements et création d’une base d’échantillons (cerveau et sang après sacrifice).
Raffinement
Les animaux, en provenance d’élevages accrédités, seront hébergés dans une animalerie certifiée, dans des cages sur portoirs, avec nourriture et boisson ad libitum, dans le respect des règles d’hébergement en vigueurs (respect du nombre d’animaux par cage, condition de vie dans les cages…). Avant expérimentation, les souris seront acclimatées pendant plus d’une semaine durant lesquelles les expérimentateurs les habitueront à être manipulées, pour réduire toutes formes de stress au cours des expérimentations. Les souris sont suivies quotidiennement. A partir du début de l’expérience, les animaux seront pesés 2 fois par semaine afin de suivre leur prise de poids. Les expérimentateurs évalueront aussi l’état général des souris quotidiennement afin de déterminer la présence ou non de signes de souffrances excessives (comportement d’isolement, attitude soumise, dos voûté, respiration difficile, extrémités pâles, démarche anormale, diarrhée, vocalises, agressivité…). En cas de souffrance, les animaux seront traités selon la sévérité du comportement observé et en cas où les signes de souffrance persisteraient, les animaux seront euthanasiés. Une fiche d'observation longitudinale et une grille d'évaluation de l'état de nos souris ont été établies. Nous utiliserons des souris mâles et femelles. Notre étude présente un intérêt translationnelle, étant donné que l’exposition aux plastiques polluants environnementaux affecte les humains, il est donc nécessaire de mesurer les effets des molécules étudiées sur les deux sexes. Par ailleurs, il est bien documenté que mâles et femelles peuvent avoir des différences notables dans la réponse inflammatoire et leur sensibilité aux polluants environnementaux
Choix des espèces
La souris est une espèce très utilisée dans les études précliniques et en recherche fondamentale pour analyser la relation entre l'exposition à des substances potentiellement toxiques et les effets sur le métabolisme, les états inflammatoires et le comportement des animaux. La proche similitude du patrimoine génétique de la souris avec l'homme nous permet dans la mesure du possible de tirer des conclusions extrapolables pour la santé humaine, dans une étude au potentiel translationnel important.
Evaluation de l’activité antitumorale du peptide PEP-010 sur une lignée de leucémie aigüe lymphoïde sur un modèle de souris NSG
- Recherche appliquée
- Cancers
Pour tester un peptide anticancéreux sur une leucémie lymphoïde aiguë, 100 souris immunodéficientes sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chaque animal reçoit une greffe de cellules leucémiques, jusqu'à seize séances d'imagerie hebdomadaires et autant d'injections sous anesthésie générale, jusqu'à trente injections de traitement et deux prélèvements sanguins, sur une durée pouvant atteindre seize semaines. Le porteur affirme qu'aucune nuisance spécifique n'est attendue de l'injection de cellules tumorales dans le sang "vu la durée de maintien des animaux en procédure", tout en indiquant plus loin que tous les animaux seront porteurs de tumeurs au moment de leur mise à mort. Il écrit être arrivé au stade où l'évaluation du peptide chez la souris devient "indispensable", alors que la molécule a déjà montré son efficacité chez l'être humain sur des tumeurs solides.
Objectifs
Le laboratoire développe des peptides, petites molécules qui ont la capacité de perturber les mécanismes de mort cellulaire. L'un de ces peptides a déjà montré son efficacité sur des tumeurs solides chez la souris mais également chez l'être humain et son mode d'action et les premiers résultats in vitro nous amènent à envisager une efficacité sur les cancers du sang, telles que les leucémies lymphoïdes aiguês. Après avoir mis en place le modèle de croissance tumorale et le suivi en imagerie d'une lignée cellulaire de leucémies lymphoïde aiguê, nous sommes arrivés au stade où l'évaluation du peptide sur un modèle de souris de la maladie est indispensable. Ceci pourra potentiellement améliorer la stratégie de prise en charge de ce type de cancer en élargissant l'éventail thérapeutique proposé aux patients.
Bénéfices attendus
Si une efficacité de notre peptide est établie sur ce modèle in vivo, cela permettra d'élargir son utilisation aux tumeurs liquides et d'orienter son développement clinique, au bénéfice des patients concernés par cette maladie.
Procédures
Injection : 1 par souris, durée 1 min sous anesthésie. Suivi en imagerie 1 fois par semaine pendant 16 semaines maximum, soit 16 séances/souris. Elles durent entre 5 et 15 min. Injection pour imagerie: 1 fois par semaine pendant 16 semaines soit 16 injections/animal sous anesthésie générale. Ce geste dure moins de 30 sec. Traitement médicamenteux par injection, sous anesthésie locale, 5 fois par semaine pendant 4 à 6 semaines (selon l'efficacité du traitement), soit 30 injections/souris max. Cette injection dure moins de 30 secondes. Prélèvements de sang: n=2, durée 2 minutes, sous anesthésie générale.
Impact sur les animaux
Les injections et les prélèvements de sang entraîneront un stress physique léger et transitoire (préhension) et une douleur et une contrainte légères et transitoires (injections sous anesthésie locale ou générale). Les séances d'imagerie entraineront une contrainte légère et transitoire (anesthésie générale). Aucune nuisance spécifique n'est attendue de l'injection de cellules tumorales dans le sang (tumeurs hémtatologiques) vu la durée de maintien des animaux en procédure.
Devenir
En fin de procédures, tous les animaux sont euthanasiés car ils seront tous porteurs de tumeurs et pour examen sur cellules et tissus post-mortem.
Remplacement
Les modèles cellulaires alternatifs ne permettent pas d’appréhender le comportement tumoral dans toute sa complexité, en particulier, les interactions avec le microenvironnement, la dissémination métastatique, ou encore la réponse aux traitements impliquant souvent différents systèmes au sein de l’organisme (système vasculaire, endocrine…), l’utilisation des modèles appliqués in vivo reste indispensable. Ce modèle animal va permettre d'étudier l’efficacité de la molécule testée sur la leucémie lymphoïde aiguë afin de proposer le meilleur traitement aux patients lors d’études cliniques.
Réduction
Afin de limiter le nombre d'animaux utilisés, d'après les données bibliographiques et nos connaissances sur ces types cellulaires, 2 concentrations cellulaires sont suffisantes pour optimiser le schéma de croissance tumorale. Cette étape permettra également d'optimiser le protocole de bioluminescence, non décrits dans la littérature. De même, 2 doses de la molécule d'intérêt seront suffisantes pour évaluer l'efficacité du traitement, car notre molécule a déjà montré son efficacité sur d'autres types tumoraux. Concernant l'analyse des critères d'évaluation de l'efficacité anti-tumorale, une étude statistique préliminaire a permis d'établir le nombre d'animaux greffés pour chaque étape du projet.
Raffinement
Le suivi par imagerie permet une évaluation précise et précoce de la croissance tumorale. Les souris sont greffées sous anesthésie générale par inhalation ou par anesthésie locale par application cutanée d'un analgésique. Les administrations intraveineuses et intrapéritonéales seront réalisées sous anesthésie locale par application cutanée d'un analgésique. Les animaux seront surveillés quotidiennement afin de détecter précocement le développement de la tumeur ou l'apparition de signes cliniques. Des points limite précis ont été définis et seront strictement respectés. Si des signes de douleurs sont détectés un analgésique adapté sera administré. Les animaux seront stabulés en groupe, aliment et eau ad libitum. Un enrichissement adapté sera présent dans toutes les cages. En cas de suspicion de mal-être, un enrichissement supplémentaire sera ajouté. L'atteinte d'un point limite entraînera l'euthanasie de l'animal sous 24h.
Choix des espèces
La souris est le modèle le plus utilisé en oncologie, notamment du fait de l'existence de souches immunodéficientes permettant le développement de tumeur d'origine humaine. La leucémie lymphoïde aiguë est un cancer qui touche essentiellement les enfants. Les animaux seront utilisés à partir de 4-5 semaines.
Evaluation de candidats médicaments dans la fibrose pulmonaire induite par injection intranasale chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système respiratoire
1 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une fibrose pulmonaire leur est induite par injection intranasale de lipopolysaccharides, de bléomycine ou d'élastase sous anesthésie, puis elles reçoivent des candidats médicaments dont le mode d'administration, la fréquence et la durée dépendent de la demande du "sponsor". Le porteur écrit que l'injection intranasale "ne provoquera pas de nuisance" et que le principal effet indésirable se limite à une modification de la respiration, alors qu'il décrit par ailleurs une maladie d'issue fatale par insuffisance respiratoire. Il annonce aussi que l'administration des candidats médicaments "aura des conséquences bénéfiques sur le développement de la maladie", ce qui pose comme acquis le résultat que l'étude est censée établir.
Objectifs
Les maladies pulmonaires sont généralement associées à une inflammation des voies respiratoires. Parmi les plus graves on retrouve la fibrose pulmonaire, caractérisée par une détérioration progressive du tissu pulmonaire conduisant à une inflammation généralisée et à la formation de cicatrices pulmonaires. Cette pathologie perturbe les échanges gazeux du poumon entraînant une insuffisance respiratoire à l'issue fatale. Elle affecte environ 3 millions de personnes dans le monde, et son taux moyen de survie est de 3 à 5 ans avec un âge moyen de début de 66 ans (75% ont plus de 65 ans). De nombreux facteurs de risque sont décrits, à commencer par la fumée de cigarette, les maladies de reflux gastro-œsophagien, ou certains agents infectieux. Si les risques sont identifiés, les causes sont encore inconnues. Le diagnostic de la fibrose est souvent difficile. Il nécessite la corrélation de plusieurs observations issues des examens physiques et de l’historique physiopathologique précis du patient, parfois associés à une biopsie pulmonaire ou à un lavage broncho-alvéolaire. Aucun traitement n’est actuellement disponible. Seuls certains médicaments sont utilisés pour freiner l’avancée de la maladie, mais ils ne sont que de faible efficacité. L’ultime recours est la greffe pulmonaire mais ne permet, en cas de succès, qu'un léger rallongement de l’espérance de vie. L'objectif de ce projet est d'évaluer l'efficacité de candidats médicaments sur des modèles murins de fibrose pulmonaire induits par un agent inflammatoire (lipopolysaccharides ou bléomycine ou élastase) injecté par voie intranasale. Les candidats médicaments à tester seront administrés en curatif ou préventif et plusieurs voies d’administration seront envisagées afin de couvrir au mieux les potentiels effets recherchés dans le modèle murin utilisé. Ce projet prévoit 240 souris par an soit 1200 animaux sur la totalité du projet.
Bénéfices attendus
Ces pathologies étant incurables, il est donc nécessaire de pouvoir évaluer, sur des modèles physiologiques intégrés, l’impact de nouveaux candidats pharmacologiques ou cellulaires pour mieux traiter ces pathologies. Le modèle animal utilisé dans cette étude, largement décrit dans la littérature, est pertinent pour évaluer de nouveaux candidats médicaments dans le processus inflammatoire de la fibrose pulmonaire afin de répondre à un besoin important de santé. Plusieurs voies d’administration des candidats médicaments seront envisagés afin de couvrir au mieux les effets potentiels sur la sévérité et la progression des manifestations cliniques de la fibrose pulmonaire.
Procédures
L'injection intranasale permettant l'induction de la fibrose pulmonaire sera réalisée sous anesthésie générale. Au moment du réveil de l'anesthésie, tous les animaux seront réhydratés. Le jour de l'euthanasie, un analgésique sera injecté au moins 30 minutes avant la mise à mort. Un prélèvement de sang pourra être réalisé 1 fois par semaine, selon la demande du sponsor. Les animaux seront soumis aux candidats médicaments à tester dont le mode d’administration, la fréquence et la durée dépendent de la demande du sponsor. En point final, un prélèvement de sang, un lavage bronchoalvéolaire et d'autres organes/fluides pourront être collectés après euthanasie de l'animal pour histologie, analyse cellulaire, moléculaire et fonctionnelle ex-vivo.
Impact sur les animaux
L'injection intranasale ne nécessitant pas l'introduction de corps étranger dans la cavité nasale, ce mode d'administration ne provoquera pas de nuisance. Le principal effet indésirable induit par ce modèle murin est une modification de la respiration des animaux. L'administration des candidats médicaments aura des conséquences bénéfiques sur le développement de la maladie.
Devenir
Tous les animaux de la procédure seront mis à mort à la fin de l'étude et des prélèvements seront réalisés post-mortem.
Remplacement
Lorsque cela est possible les composés sont évalués sur culture cellulaire ou organe isolé préalablement aux tests animaux afin de remplacer ou de réduire le nombre d’animaux impliqués dans ce protocole. Cependant, le remplacement total de l'expérimentation animale par des essais sur culture cellulaire n'est pas possible pour l'étude de la fibrose pulmonaire. En effet, les modifications physiopathologiques nécessaires au développement de l'inflammation sont très complexes et nécessitent la mobilisation d'effecteurs moléculaires et cellulaires nombreux. Il est impossible d'explorer l'ensemble de ces événements par une approche substitutive de culture cellulaire. Il est donc important de pouvoir disposer de modèles physiologiques pertinents pour permettre une recherche fondamentale et appliquée sur l’inflammation tout en évaluant l'efficacité de nouvelles molécules à visée thérapeutique.
Réduction
Le nombre de souris nécessaires a été défini de façon à obtenir une puissance statistique suffisante (test non- paramétriques de Mann-Whitney et Kruskal Wallis) pour pouvoir interpréter et valider les résultats d’expérience. Une étude se composera de 5 groupes de 12 souris, soit 60 souris par étude. Au sein de chaque groupe, la moitié des souris (n=6) sera dédiée à une étude histologique et l'autre moitié (n=6) à une étude cellulaire, biochimique, moléculaire sur les différents prélèvements effectués. A raison de 4 études par an, ce projet nécessitera donc 240 souris par an, soit 1200 souris pour la durée totale du projet.
Raffinement
Les expérimentateurs et les animaliers sont formés aux différentes manipulations garantissant le bien-être animal. Le suivi des compétences est reporté de manière individuelle sur un livret de compétence mis à jour régulièrement. Nous utiliserons un tapis chauffant pour maintenir la température corporelle des animaux suite à l'anesthésie. Lors du réveil de l'anesthésie, les souris seront réhydratées par voie sous-cutanée avec une injection de NaCl chauffée à température corporelle. Les animaux seront pesés et leur aspect général sera suivi quotidiennement et reporté sur une feuille clinique par les animaliers et les expérimentateurs ayant connaissance du modèle afin d'apporter les meilleurs soins aux animaux. L’atteinte d’un point limite défini dans la procédure avant la fin de l’expérimentation entrainera l'euthanasie de l'animal.
Choix des espèces
L’utilisation du modèle murin dans l’étude des maladies pulmonaires est très fortement documentée. Il est impossible d’explorer l’ensemble de ces évènements par une approche substitutive de culture cellulaire. L’approche cellulaire reste cependant absolument nécessaire pour la validation des cibles et la mise en évidence de la première preuve de concept d’efficacité. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte, à partir de 7 semaines car leur système immunitaire est mature.