Rongeurs
Rôle du remodelage de la matrice extracellulaire dans la fibrose associée au lymphoedeme secondaire
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Section du réseau lymphatique de la peau et ablation des ganglions de l'aisselle et du bras : 256 souris femelles sont opérées sous anesthésie pour provoquer un lymphœdème, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent ensuite, éveillées, une injection quotidienne d'une substance non nommée, cinq jours par semaine, pendant deux à huit semaines selon les groupes, puis une lymphographie sous anesthésie générale. Le porteur décrit le lymphœdème comme "une pathologie douloureuse et handicapante", puis annonce chez ces souris un seul effet indésirable, un gonflement de la patte opérée de 10 à 15 %. À l'issue de la lymphographie, elles sont tuées sans réveil pour récolter leurs tissus.
Objectifs
La principale fonction du système lymphatique est de collecter la lymphe, ce fluide riche en protéines et en lipides, afin de le ramener à la circulation sanguine par le biais de la veine sous-clavière. Ces deux systèmes travaillent en étroite collaboration afin de maintenir l’équilibre homéostasique de l’organisme. En cas de perturbation de ce système, lors du traitement du cancer (ablation des ganglions lymphatiques, radiothérapies, chimiothérapies), on observe la formation d’oedèmes massifs qui peuvent, à long terme, devenir douloureux et handicapants: les lymphoedèmes. Le lymphoedème est le résultat d’une obstruction ou d’une perturbation du système lymphatique provoquant l’accumulation de fluide dans les tissus interstitiels. Le lymphoedème est une pathologie douloureuse et handicapante, cependant aucune thérapie visant la régulation du dysfonctionnement de ce réseau lymphatique n’est proposée. Pour ce projet, nous allons utiliser un modèle murin de lymphoedème secondaire induit pas une section cutanée du réseau lymphatique associé à un curage ganglionnaire axillaire et brachial chez la souris. Les vaisseaux lymphatiques interagissent étroitement avec la matrice extracellulaire les environnant. Des changements dans la composition ou les propriétés biomécaniques de cette matrice sont donc susceptibles d’inhiber leurs fonctions. Nous étudierons dans ce modèle le développement de la fibrose (accumulation et remodelage pathologique de matrice), les régulations moléculaires des facteurs de croissance lymphangiogéniques et des protéines impliquées dans le remodelage de la matrice ainsi que les propriétés bio mécaniques de cette matrice afin d’identifier des cibles thérapeutiques permettant de restaurer la fonction endothéliale lymphatique en normalisant la matrice extracellulaire et ainsi de pouvoir proposer un traitement pour le lymphoedème
Bénéfices attendus
Ce protocole a pour but 1/ de reproduire la pathologie humaines ou lymphoedème qui fait intervenir le microenvironement fibreux et adipeux et nécessite donc un modèle intégré, 2/d'identifier les acteurs cellulaires et moléculaires de la fibrose associée au lymphoedème afin de 3/ proposer de nouvelles cibles thérapeutiques pour cette pathologie. Ce projet permettra d’identifier des cibles thérapeutiques permettant de restaurer la fonction lymphatique défaillante en normalisant le microenvironnement.
Procédures
Les animaux seront soumis à 3 interventions au total. Une procédure chirurgicale ayant pour but d'induire le lymphoedème secondaire (réalisée sous anesthésie gazeuse) durée : 20-30 minutes/animal. Une administration de substance sur animal vigil : injection quotidienne 5 jours par semaine pour 4 temps d'étude différents: 2,4,6 et 8 semaines post-opératoire, durée : 1min/animal.. Enfin les animaux seront soumis à une procédure de lymphographie : réalisée sous anesthésie générale, une injection sera pratiquée en intradermal dans la patte non opérée et dans la patte lymphoedemateuse, la visualisation des vaisseaux sera ensuite effectuée à l'aide d'un stereomicroscope à fluoresence, durée : 15 minutes/animal. Cette procédure intervenant en fin de protocole les animaux seront mis à mort sans réveil à l'issue de cette procédure
Impact sur les animaux
L'induction chirurgicale du lymphoedème ne touche aucun organe vital et n'impacte donc pas la survie des animaux. Cette chirugrie a déjà été utilisée dans de précédentes études et n'a révélé aucun impact sur la mobilité des animaux y compris dans l'utilisation du membre touché par la chirurgie. Le seul effet indésirable attendu est un gonflement (10 à 15% d'augmentation par rapport au diamètre moyen de la patte non opérée) de la patte opérée, à partir d'une semaine post-chirurgie et ce jusqu'à la mise à mort des animaux en fin de procédure.
Devenir
Les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure afin de récolter les tissus nécessaires aux expériences du projet
Remplacement
Le lymphoedème est une pathologie où le tissu touché est drastiquement modifié et où de nombreux types cellulaires différents interagissent entre eux (cellules endothéliales, fibroblastes, adipocytes...), seul l'utilisation d'un modèle murin peut apporter une relevance physiologique à nos résultats. Néanmoins une fois les acteurs de la fibrose associée au lymphoedème identifiés dans ce modèle, leurs régulations seront etudiées dans différents modèles in vitro disponibles au laboratoire afin de limiter l'usage des animaux.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe sera determiné à l'aide de logiciel dédié afin de déterminer le nombre minimal d'animaux à inclure par groupe pour avoir un effet statistiquement significatif et donc de ne pas utiliser plus d'animaux que necessaire.
Raffinement
Durant l'ensemble du projet les animaux sont hebergés selon la reglémentation européenne et les recommandations du Service Bien-Etre Animal (SBEA) de la zootechnie.5 souris maximum sont hebergées par cage, dans des cages enrichies et aucun animal n'est isolé dans aucune des procédures afin de ne pas induire de stress. Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générale gazeuse et des analgésiques sont administrés avant et après les opérations. Dès le lendemain de la chirurgie, un suivit post-opératoire est mis en place afin de détecter la douleur mais également une éventuelle absence de : 1/reprise de poids, 2/nidification, 3/toilettage. L'évolution de la plaie et de sa cicatrisation sera également surveillée afin de détecter rapidement une éventuelle infection. Ce suivi sera effectué en conformité avec les grilles de scoring établies par le service Service Bien-Etre Animal (SBEA). En résumé, ce suivi aura pour but de détecter si l'animal est capable de répondre à ses besoins physiologiques de base, dans le cas contraire tout animal en souffrance sera euthanasié en conformité avec les procédures établies par le service Service Bien-Etre Animal (SBEA).
Choix des espèces
L’expérimentation sera effectuée sur des souris femelles. Le modèle murin est le modèle experimental d'induction de lymphoedème le plus étudié et le mieux caractérisé dans la littérature et il a été prouvé que les modèles murins sont relevants par rapport à la pathologie humaine. Cette étude porte sur la mise au point d’un modèle de lymphoedème et l’impact de la fibrose sur la fonction endothéliale lymphatique. Pour ces raisons, nous utiliserons des souris adultes âgées de 6 à 8 semaines. Cet âge est classiquement utilisé pour générer des modèles de lymphoedème dans la littérature. Nous nous interessons plus particulièrement au lymphoedème secondaire après cancer du sein, c'est pourquoi nous utiliserons des souris femelles.
Caractérisation génétique et fonctionnelle des réseaux neuronaux recrutés pendant et pour le sommeil paradoxal chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour étudier les neurones qui commandent la paralysie musculaire du sommeil paradoxal, 60 souris sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélever leur cerveau. Chacune subit une ou deux chirurgies de quatre-vingt-dix minutes pour l'infusion de substances dans le cerveau et la pose d'un dispositif d'enregistrement, puis vit isolée dans un baril individuel pendant les quatre semaines d'expérimentation. Le porteur compte parmi les nuisances le stress de cet isolement et le dérèglement provoqué du sommeil, l'objectif étant de reproduire chez la souris les mouvements violents du trouble comportemental humain. Il écarte la mouche, le poisson zèbre et le ver C. elegans faute de sommeil paradoxal, et juge que les organoïdes cérébraux ne constituent "pas encore" une alternative crédible.
Objectifs
Le sommeil paradoxal (SP) pendant lequel nous rêvons se caractérise au niveau physiologique par une forte activité cérébrale et une paralysie musculaire. Plusieurs pathologies sont associées à une défaillance de cette paralysie comme les apnées/ronflement, la narcolepsie-cataplexie et les troubles comportementaux en SP (TCSP). Le patient souffrant de TCSP extériorise ses rêves sous la forme de mouvements involontaires violents (bagarres, coups, cris, paroles). Le TCSP est un trouble neurologique annonciateur de maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson et serait dû à la mort des cellules nerveuses contrôlant la paralysie du SP. Nos travaux antérieurs chez le rat ont permis d’identifier ces neurones et de montrer expérimentalement que lorsqu’on les lèse, on est capable de reproduire un tableau symptomatique proche du TCSP humain alors que le SP lui-même est par ailleurs normal. L’objectif de ce projet est de comprendre les mécanismes cérébraux responsables du SP qui sont largement inconnues. Pour aborder cette question, nous proposons d’affiner les connaissances physiologiques et fonctionnelles des cellules nerveuses contrôlant la paralysie du SP chez la souris par l’utilisation d’un éventail d’approches génétiques et moléculaires et ainsi mieux comprendre les causes neurologiques du TCSP. Si nos modèles d’étude nous permettent d’induire des signes de TCSP, nous aurons réussi à créer un nouveau modèle animal de cette pathologie qui nous permettra ensuite de comprendre l’origine des mouvements anormaux du TCSP et d’élaborer des traitements ciblés efficaces.
Bénéfices attendus
Malgré le nombre croissant d’études tentant de comprendre le sommeil paradoxal et ses fonctions physiologiques et cognitives, de nombreuses zones d’ombre persistent. A ce jour, une seule aire cérébrale a été définie comme directement impliquée dans le SP sans que son rôle exact soit clairement établi. Ce présent projet de recherche expérimentale vise donc à approfondir nos connaissances fondamentales sur le SP et préciser sa contribution fonctionnelle. Notre objectif translationel est également de développer de nouveaux modèles de souris mimant au plus près le tableau symptomatique du TCSP humain, plus pertinents pour la recherche de traitements que ceux actuellement disponibles. Le TCSP étant un biomarqueur avant courreur de la maladie de Parkinson, la compréhension de ses mécanismes neuro-pathologiques est un réel enjeu de santé publique pour tenter d’intervenir précocement chez les patients et empêcher ou à défaut retarder l’apparition de la maladie de Parkinson.
Procédures
Selon la procédure considérée, les souris seront soumises à 1 ou 2 intervention(s) chirurgicale(s) d’une durée moyenne de 90 minutes chacune, sous anesthésie réversible, pour l’infusion intracérébrale de substances pharmacologiques et la pose du dispositif d’enregistrement chronique du sommeil. Pendant toute la durée des procédures (4 semaines consécutives), les souris seront hébergées individuellement avec enrichissements. A la fin d’un protocole permettant la visualisation des neurones actifs pendant le SP (2 jours), toutes les souris seront euthanasiées sous anesthésie létale et leur cerveau prélevé pour des analyses post-mortem.
Impact sur les animaux
Les 3 procédures peuvent être classifiées de sévérité modérée. Les nuisances et effets indésirables envisagés sont : - Stress lié à l’isolement - Stress léger lié aux manipulations par l’expérimentateur - Dérèglement du SP sous la forme de TCSP - Inconfort au réveil à la suite des différentes chirurgies - Gêne dans les premiers jours lié au dispositif d’enregistrement des états de vigilence - Inconfort transitoire due au protocole permettant de marquer les neurones actifs lors du SP - Gêne transitoire liées à l’administration des molécules permettant de moduler l’activité des neurones
Devenir
Toutes les souris incluses dans chacune des 3 procédures seront euthanasiées afin de collecter les biopsies cérébrales pour analyses post-mortem.
Remplacement
Des animaux comme la mouche, le poisson rouge ou le vers C. elegans sont parfois utilisés pour l’étude du sommeil (activité/inactivité) mais ils ne possèdent pas de sommeil paradoxal spécifique aux mammifères. D’autres méthodes prometteuses se développent comme la modélisation in-silico, l’intelligence artificielle, les cultures cellulaires sur puces et depuis peu les organoïdes cérébraux mais elles ne constituent pas encore d’alternatives crédibles à la souris pour étudier des processus neurobiologiques complexes, mimer leurs dysfonctionnements, reproduire et modéliser des observations cliniques liées à des pathologies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson. Il s’agit de recherche fondamentale supposant l’utilisation d’animaux vivants et en bonne santé. La dissection fine des réseaux neuronaux ne peut être réalisée chez l’homme par les techniques globale mises en œuvre en recherche clinique (imagerie cérébrale et polysomnographie). Dans ce contexte, l’utilisation de la souris reste essentielle car elle est adaptée aux études physiologiques et comportementales longitudinales.
Réduction
La détermination de la taille de l'échantillon est essentielle pour le succès et la reproductibilité des résultats dans toute étude scientifique. Sur la base de nos nombreux travaux précédents publiés, nous avons ainsi calculé une taille d'échantillon de 10 animaux par groupe, avec 6 groupes expérimentaux, pour un total de 60 souris mâles et femelles. Ce nombre d’animaux tient compte, sans compromettre la reproductibilité et la significativité statistique des données, des « erreurs et échecs » possibles à chaque étape des procédures expérimentales, de la variabilité interindividuelle des paramètres physiologiques considérés et de la dégradation des signaux polysomnographiques au cours du temps pouvant rendre leur interprétation aléatoire. De facto, le retrait de ces animaux sera requis pour garantir la validité de l’ensemble de l’étude.
Raffinement
Pour minimiser le stress et maintenir les interactions sociales, les souris seront autant que possible hébergées groupées. Durant chacune des procédures, des enrichissements seront systématiquement ajoutés pour contribuer à leur bien-être. Après chaque chirurgie, elles seront hébergées en cage double pour faciliter le suivi post-opératoire (traitements médicamenteux et analgésiques si besoin) avant de les isoler dans un baril individuel pour toute la durée des expérimentations. Les produits chimiques testés seront utilisés aux plus faibles doses en se basant sur la littérature et notre expertise. Notre préoccupation quotidienne sera de détecter si l’état de santé général se dégrade subitement au cours des expérimentations. Ceci sera facilité par l’utilisation d’une grille de score de bien-être établie sur la base de critères classiques comme le poids, la mobilité, l’aspect du nid et le toilettage. Si un point limite est atteint, l’animal sera retiré des expérimentations et euthanasiés sans délai.
Choix des espèces
Le SP est une caractéristique commune aux mammifères incluant la souris, le rat et l’homme, avec une organisation anatomique cérébrale globalement très similaire. Les modèles animaux alternatifs (drosophile, poisson zèbre, Caenorhabditis elegans) de plus en plus utilisés dans ce domaine de recherche sont cependant dépourvus de SP et donc sans pertinence pour nos travaux. Le rat a été largement utilisé dans la recherche sur le SP en raison de sa capacité à imiter les caractéristiques clés des pathologies humaines mais avec des limitations en particulier pour l’utilisation des nouveaux outils de biologie moléculaires et cellulaires. La souris permet de contourner ces limites et est de fait un modèle de choix pour la mise en œuvre d’approches génétiques et moléculaires afin de confirmer et d’approfondir nos connaissances sur le SP et ses pathologies. Des souris C57bl6 jeunes adultes de 10-12 semaines au début des procédures seront utilisées. Elles auront donc atteint leur maturité cérébrale, possédant un système locomoteur mature, un cycle circadien veille-sommeil jour/nuit consolidé, en cohérence avec les données rapportées dans nos précédentes publications et dans la littérature chez la souris. Enfin, l’efficacité de la transfection neuronale par AAVs est maximale chez les souris jeunes adultes. Il s’agira de souris sauvages, mâles, jeunes adultes âgées 10-12 semaines au début des procédures. Elles auront donc atteint leur maturité cérébrale, possédant un système locomoteur mature, un cycle circadien et ultradien veille-sommeil stabilisé et consolidé, en cohérence avec les données rapportées dans nos précédentes publications et d’une manière générale dans la littérature chez la souris. De plus, l’efficacité de la transfection neuronales par AAVs est maximale chez les souris juvéniles et jeunes adultes et décroit rapidement avec l’âge.
Rôle des sous-populations de macrophages dans l’homéostasie et l’adaptation métabolique du tissu adipeux brun chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système immunitaire
Soumises à des séries de gavages, d'injections dans l'abdomen, de jeûnes de douze heures et d'expositions au froid, 5 240 souris seront toutes tuées pour prélever leur tissu adipeux brun, dont 2 160 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Certains protocoles cumulent sur le même animal douze semaines de régime gras, vingt-six gavages, deux injections et vingt prélèvements sanguins. Le porteur indique que l'insuline peut provoquer une hypoglycémie et le froid une hypothermie allant jusqu'à la perte du réflexe de redressement et la prostration. Il affirme qu'aucune autre espèce ne peut être utilisée, la souris permettant d'obtenir assez de "matériel" pour les analyses.
Objectifs
Il existe deux types de graisse corporelle (tissu adipeux) chez les mammifères : le tissu adipeux blanc et le tissu adipeux brun, dont les rôles sont différents. Le tissu adipeux blanc stocke les calories en excès sous forme de graisses et constitue la principale réserve d’énergie de l’organisme. Le tissu adipeux brun, au contraire, est spécialisé dans la dépense énergétique : il brûle les graisses et le sucre en produisant de la chaleur. Ce phénomène permet ainsi de maintenir la température corporelle lors de l’exposition au froid mais aussi de réguler la quantité de graisses et de sucre dans l’organisme. L’activation du tissu adipeux brun a donc émergé comme une stratégie thérapeutique pour lutter contre les maladies métaboliques comme l’obésité et le diabète. En plus des cellules adipeuses, le tissu adipeux contient aussi de nombreuses cellules immunitaires, dont certaines s’appellent macrophages. Alors que le rôle des macrophages dans le tissu adipeux blanc est largement étudié, leur rôle dans le tissu adipeux brun est mal connu. Ce projet a pour objectif de comprendre le rôle des différentes populations de macrophages présentes dans le tissu adipeux brun dans la régulation de son activité métabolique et le développement de l’obésité.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de comprendre comment les macrophages du tissu adipeux brun régulent le métabolisme énergétique. Cela pourrait permettre d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour brûler les graisses et le sucre et lutter contre les maladies métaboliques comme l'obésité et le diabète.
Procédures
Les interventions réalisées sur animaux vigiles seront les suivantes : - 2 gavages + 1 prélèvement sanguin - régime spécial pendant 2 semaines + 1 prélèvement sanguin - 2 injections intrapéritonéales + 1 prélèvement sanguin - 2 gavages + 2 injections intrapéritonéales + 1 prélèvement sanguin - régime spécial pendant maximum 3 semaines + 2 injections intrapéritonéales + 1 prélèvement sanguin - 3 injections intrapéritonéales + exposition de 12h à des températures expérimentales + 1 prélèvement sanguin - 3 injections intrapéritonéales + jeûne de 12h à des températures expérimentales + 1 prélèvement sanguin - 2 gavages + 3 injections intrapéritonéales + exposition de 12h à des températures expérimentales + 1 prélèvement sanguin ou régime spécial pendant 2 semaines + 6 injections intrapéritonéales + exposition de 12h à des températures expérimentales + 1 prélèvement sanguin - 2 gavages + 3 injections intrapéritonéales + jeûne de 12h à des températures expérimentales + 1 prélèvement sanguin ou régime spécial pendant 2 semaines + 6 injections intrapéritonéales + jeûne de 12h à des températures expérimentales + 1 prélèvement sanguin - 1 semaine de régime standard ou riche en graisses à des températures expérimentales + 1 prélèvement sanguin - 12 semaines de régime standard ou riche en graisses à des températures expérimentales + 2 injections intrapéritonéales + jeûne de 12h + 20 prélèvements sanguins - 1 semaine de régime standard ou riche en graisses à des températures expérimentales + 4 gavages + 1 prélèvement sanguin - 12 semaines de régime standard ou riche en graisses à des températures expérimentales + 26 gavages + 2 injections intrapéritonéales + jeûne de 12h + 20 prélèvements sanguins - 12 semaines de régime standard ou riche en graisses à des températures expérimentales + 17 injections intrapéritonéales + jeûne de 12h + 20 prélèvements sanguins - 12 semaines de régime standard ou riche en graisses à des températures expérimentales + 10 gavages + 2 injections intrapéritonéales + jeûne de 12h + 20 prélèvements sanguins
Impact sur les animaux
La contention pour effectuer les injections intrapéritonéales, gavages et prélèvements sanguins peut entraîner un stress. Les animaux seront soumis à des injections intrapéritonéales répétées et une inflammation peut se développer au niveau des sites d’injection. L’utilisation d’un régime spécial peut entrainer une perte de poids transitoire. La mise à jeun entraine une perte de poids. Le régime riche en graisses entraîne une prise de poids. L’injection d’insuline peut provoquer une hypoglycémie. L’exposition au froid peut entrainer une hypothermie. Une hypothermie sévère peut s’accompagner d’une perte du réflexe de redressement, d’une prostration ou d’une léthargie.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de prélever le tissu adipeux brun dans le but de l'analyser in vitro pour répondre aux objectifs scientifiques définis.
Remplacement
Pour comprendre la diversité, l’origine et les fonctions des macrophages du tissu adipeux brun, il est indispensable de réaliser des études in vivo car les études in vitro ne permettent pas de reproduire les interactions complexes qui existent entre les différents organes et entre les différents types cellulaires présents dans le tissu adipeux brun.
Réduction
Pour satisfaire à la réduction, nous utiliserons pour les élevages des schémas de croisement qui permettent d’éviter la génération d’animaux inutiles. De plus, nous utiliserons indifféremment les souris mâles et femelles dans certaines procédures. Chaque procédure sera réalisée sur un nombre d'animaux minimum mais nécessaire pour réaliser des études statistiques pertinentes.
Raffinement
Pour satisfaire au raffinement, nous serons particulièrement attentifs à tout changement physique ou de comportement. Dans les différentes procédures, le suivi pondéral des souris sera également un bon indicateur de leur état général. Il est important de préciser que les souris utilisées dans ce projet ne présentent pas de phénotype dommageable. Dans le cas d’injections intrapéritonéales répétées, nous utiliserons des aiguilles très fines et nous effectuerons une rotation des sites d’injection et surveillerons quotidiennement l’aspect des sites d’injections. Le suivi sanitaire quotidien assuré par le personnel de l’animalerie et les visites régulières par les personnes participant au projet (au moins une fois par semaine en fonction des procédures) permettront de déceler précocement tout signe de douleur, de souffrance ou d’angoisse et d'appliquer les points limites que nous avons définis. Des grilles d’observation ont été établies et des critères d’arrêt précis et précoces ont été définis pour chaque procédure.
Choix des espèces
Nous avons choisi d’utiliser la souris car notre expertise nous permet d’avoir des locaux d’hébergement et des conditions d’expérimentation appropriées à cette espèce. D’autre part, la similitude de son patrimoine génétique avec celui de l’Homme nous permet, dans la mesure du possible, d’extrapoler les résultats et en tirer des conclusions valables pour l’Homme. De plus, nous étudions les macrophages du tissu adipeux brun et nous disposons déjà des modèles génétiques murins permettant l’expansion du tissu et la déplétion spécifique des différentes populations de macrophages. Enfin, les données in vivo de la littérature sont obtenues essentiellement sur des souris et cette espèce permet d'obtenir assez de "matériel" pour faire les différentes analyses biologiques. Aucune autre espèce ne peut donc être utilisée. L’ensemble des procédures se fera sur des souris adultes (âgées d’au moins 7 semaines).
Comprendre une maladie rare du sang, la maladie de Vaquez, grâce à deux modèles de souris génétiquement modifiées.
- Recherche appliquée
- Cancers
16 900 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. À trois semaines, les souriceaux reçoivent une bague métallique dans l'oreille et se font couper deux millimètres de queue sur animal éveillé, puis une partie est rendue anémique par injection, une autre irradiée avant une greffe de moelle osseuse, avec prélèvement de sang chaque semaine. Le porteur indique que les lignées génétiquement modifiées présentent un risque accru de caillots et de cancer du sang, et que l'irradiation provoque diarrhées et infections. Le nombre déclaré tient à l'élevage requis pour obtenir les génotypes voulus, le porteur justifiant la réduction par le seul recours à des tests statistiques.
Objectifs
La maladie de Vaquez est une maladie qui se caractérise principalement par ses complications de caillots sanguins liées à une production excessive de globules rouges et de plaquettes. Elle survient vers 55-60 ans en moyenne chez l'homme et peut se compliquer dans environ 20% des cas en cancer du sang impactant directement le pronostic vital. Les approches thérapeutiques actuelles demeurent palliatives pour la plupart. Depuis plusieurs années, les travaux de recherche ont permis d'identifier une modification au niveau d'un gène présente chez environ 85 % des maladies de Vaquez. Un modèle souris exprimant cette modification génétique permet de disposer d'un modèle d'étude reproduisant la pathologie humaine. Notre projet aura pour but de comprendre les mécanismes qui entrainent l'apparition d'un cancer et de tester de nouveaux médicaments.
Bénéfices attendus
L'analyse fine des mécanismes impliqués dans l'apparition d'un cancer du sang dans la maladie de Vasquez et le développement d'un nouveau modèle de souris doit permettre d'identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques innovantes qui pourront être testées dans des essais cliniques chez l’Homme afin d’espérer éradiquer les cellules initiatrices de cette maladie. Ces nouvelles approches thérapeutiques permettront d’améliorer l’espérance de vie et la qualité de vie des patients atteints de ce type de cancer du sang.
Procédures
Pour réaliser ce projet, nous réaliserons dans un premier temps l'élevage de plusieurs lignées de souris génétiquement modifiées. Cela nous permettra d'avoir à disposition un modèle reproduisant la pathologie humaine. Cet élevage consiste à mettre en accouplement des souris mâles et femelles et lorsque les souriceaux seront âgés de 3 semaines, nous réaliserons une identification (pose d'une bague métallique numérotée au niveau d'une oreille, réalisée sur souris éveillée; durée: 30 secondes) et le prélèvement de 2 mm de l'extrémité de la queue (sur souris éveillée; durée: 5 secondes). Ce fragment de tissu permettra d identifier les animaux qui présentent la ou les mutations génétiques d'intérêt. Nous utiliserons ensuite une partie de ces souris pour créer une anémie. Pour cela les souris seront injectées dans l'abdomen avec une substance induisant la destruction des globules rouges (durée de l'injection: 10 secondes sur souris éveillées). 29 jours après cette injection, les souris recevront (injection dans l'abdomen sur souris éveillées) une injection d'une molécule permettant de mesurer la prolifération des cellules sanguines. 24h plus tard, les souris seront euthanasiées. Une autre partie des souris produites seront irradiées (étape réalisée sur souris éveillées permettant d'éliminer les cellules de la moelle osseuse avant de réaliser une greffe; durée: 15 minutes). Ces souris recevront ensuite la greffe (injection par voie intraveineuse; durée 1 min) de cellules de la moelle osseuse de souris non génétiquement modifiées. Chaque semaine, un prélèvement de sang (durée 20 sec) sera réalisé afin de suivre la prolifération et le développement des cellules greffées. Un partie de ces souris recevront un traitement médicamenteux minant ce qui est fait chez l'homme lors de protocole de thérapie.
Impact sur les animaux
Une partie des souris génétiquement modifiées utilisées dans ce projet présenteront des altérations affectant leur bien-être (modification de la composition sanguine entrainant de risque de coagulation et de formation de caillots, risque accrue de développer un cancer du sang). Les autres nuisances sont directement liées au protocoles expérimentaux mise en place: destruction des globules rouges (= anémie) entrainant un affaiblissement de l'état général de la souris; irradiation provoquant des troubles digestifs (diarrhées) et une plus forte susceptibilité aux infections; la répétition des prélèvements sanguins entrainant une douleur passagère (piqure) et un stress à l’animal; injection des drogues associés à des effets secondaires d’ordre digestifs en général (diarrhées, nausées…); injections répétées des traitements pouvant entrainer des lésions au site d’injection et une irritation du tube digestif dans le cas du gavage.
Devenir
L’évaluation de l’efficacité du traitement nécessite la mise à mort de l’animal, notamment en point final. Ils seront donc tous euthanasiés. La moelle osseuse, la rate et le sang seront récupérés en post-mortem pour l’évaluation en point final à l’issue des expériences menées (mesure de l’efficacité d’un traitement, récupération et étude des cellules du système sanguin).
Remplacement
Le remplacement sera proposé à chaque fois que cela sera possible (évaluation en première intention des nouvelles thérapies par des tests en milieu artificiel dans des plaques de culture cellulaire). Cependant, certaines questions nécessitent d’avoir recours à des approches utilisant un organisme vivant entier. L'évaluation des nouvelles stratégies thérapeutiques nécessitent en effet d'avoir une vision d'ensemble (biodisponibilité du médicament, rôle de l'environnement à proximité des cellules sanguines, interaction entre les différentes populations de cellules sanguines).
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux nécessaire à ce projet, nous nous sommes appuyés sur l'utilisation de tests statistiques, afin d'obtenir des données interprétables statistiquement tout en utilisant le nombre minimum de souris.
Raffinement
Afin de réduire au minimum la douleur et la souffrance qui pourraient être ressenties par les souris, nous prévoyons la mise en place de différentes actions. Tout d'abord, les souris sont hébergées dans une animalerie avec un statut sanitaire contrôlé, un enrichissement sera mis en place (papier kraft pour la fabrication de nid, buchette en bois à ronger). Un suivi visuel quotidien (par les animaliers et/ou les expérimentateurs) des animaux est réalisé. Nous veillerons, par ailleurs, à réduire au minimum l’intensité et la durée des souffrances ressenties par les animaux, en utilisant une fois par semaine une grille d'évaluation prenant en compte l'apparence physique, le poids et le comportement des animaux. En cas de signes de souffrance, une administration d'anti-douleur sera réalisée. Si aucune amélioration n'apparaît, la souris sera euthanasiée.
Choix des espèces
L’espèce animale choisie dans ce projet est la souris. Cette espèce présente l’avantage d’être un petit mammifère dont le comportement et la génétique est bien connu et proche de l’humain. En effet, il existe des souris génétiquement modifiées pour le gène trouvé comme étant anomal chez les patients atteints de la maladie de Vasquez. De plus, l’évaluation du bien-être et de la douleur liée à l’expérimentation peut être effectuée aisément (perte de poids, posture, aspect du poil, comportement agressif, isolement) permettant une prise en charge rapide et adapté. Dans la partie élevage, les souris sont mises en accouplement à l'âge de 8 semaines (maturité sexuelle) et l'identification des souriceaux se fera à l'âge de 4 semaines (âge où il est facile d'identifier les souris mâles des souris femelles et de les séparer de leurs parents). Les souris utilisées dans ce projet sont des animaux adultes de 2 à 3 mois au début de la procédure (modèle de greffe ou injection de traitement), les pathologies étudiées se développant chez les individus adultes.
Thérapie cellulaire à base de cellules gliales entériques dans un modèle de lésion cérébrale chez le rat: comparaison entre la voie intracérébrale et intranasale EU 2/2
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
96 rates vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leur cerveau, dans des procédures classées au niveau de souffrance le plus élevé. Chacune subit deux chirurgies sous anesthésie, l'une pour provoquer une lésion du cerveau et l'autre pour y greffer des cellules gliales issues de l'intestin, puis des séances d'IRM et des tests comportementaux étalés sur douze mois. Une partie reçoit en plus des instillations dans le nez une fois par semaine pendant un mois, sur animaux éveillés, le porteur présentant cette voie comme "peu invasive". Les tests comportementaux sont annoncés sans être détaillés, décrits seulement comme des tâches sensori-motrices renforcées positivement.
Objectifs
Ce projet vise à contribuer aux études de réparation tissulaire et récupération fonctionnelle dans un modèle de lésion cérébrale chez le rat. Chez l'homme, après une lésion cérébrale, les moyens de récupération reposent essentiellement sur la réadaptation et la réorganisation cérébrale grâce aux mécanismes de "Plasticité Cérébrale". Ceux-ci sont insuffisants pour obtenir une récupération fonctionnelle totale. L’objectif de ce projet s’inscrit dans une approche cellulaire innovante (cellules gliales périphériques) pour favoriser la régénération tissulaire, jusqu’à atteindre une amélioration fonctionnelle. Ces cellules ont un potentiel neurogénique et neuroprotectif, qui semble intéressant dans le contexte de la médecine régénérative pour favoriser la régénération du tissu nerveux. Dans le but de répondre aux besoins chez les patients atteints de lésions cérébrales, le projet testera la faisabilité d’une voie peu invasive : la voie intranasale, qui sera comparée à la voie intracérébrale.
Bénéfices attendus
Aujourd'hui, les thérapies cellulaires pour la régénération du tissu nerveux sont limitées par leur faible sécurité et efficacité. Nous proposons une nouvelle source de cellules et approche : la greffe de cellules gliales issues du système nerveux entérique. Actuellement, l'utilisation de cellules non souches pour la régénération du tissu nerveux est peu explorée. En outre, nous proposons l'utilisation d'une voie d'administration peu invasive : la voie intranasale, qui aura un impact translationnel important.
Procédures
Dans les deux Procédures, les animaux subiront : 1) Des tests comportementaux (animaux vigiles) : 2 semaines avant les chirurgies, puis 1 semaine, 3 mois, 6 mois et 12 mois post-chirurgie ; 2) IRM (animaux endormis sous anesthésie) : 24h post-chirurgie, puis 3, 6 et 12 mois post-chirurgie ; 3) deux chirurgies (animaux endormis sour anesthésie) : l’une pour induire une atteinte du tissu cérébrale et l’autre pour tester le traitement a base de cellules (greffe). Dans la Procédure 2, l'instillation des cellules se fera par voie intranasale 1 fois par semaine pendant 1 mois (4 instillations en tout), sur animaux vigiles.
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables sont dus aux chirurgies. Elles peuvent se traduire par une altération de l’état général de l’animal : douleur modérée, isolement, diminution du comportement exploratoire, perte de poids. Ces effets peuvent durer jusqu’à 48h. Les tests comportementaux pourraient engendrer un stress léger dû au fait que les animaux sont enlevés de leur environnement habituel. L’instillation du traitement par les nez pourrait engendrer du stress léger parce que les animaux seront vigiles.
Devenir
96 animaux seront mis à mort pour récupérer les cerveaux afin de réaliser les analyses histologiques.
Remplacement
La stratégie thérapeutique par greffe de cellules gliales entériques décrite dans ce projet nécessite d'être évaluée sur des animaux vivants, selon les recommandations pour la conduite des études précliniques portant sur les thérapies pour les lésions cérébrales. Les résultats primaires (test comportementaux) et secondaires (IRM et histologie du cerveau) ne peuvent pas être obtenus in vitro sur des cellules ou même sur des organoïdes. De plus, il s'agit d'une étude longitudinale au cours de laquelle les résultats primaires et secondaires seront évalués à différents times points. Enfin, pour la comparaison de deux voies d'administration (intracérébrale et intranasale) le projet nécessite des évaluations in vivo.
Réduction
Nous utiliserons 96 rats femelles adultes âgés de 12 semaines sur 5 ans. Le nombre d'animaux a été calculé sur la base de nos expériences antécédentes et de la puissance statistique obtenue avec un logiciel pour les statistiques. L’étude longitudinal permet un suivi plus personnalisé de l’animal tout en obtenant un nombre conséquent d’informations ce qui nous permet d’en limiter le nombre. Comme l’exige le principe de Réduction, nous utilisons des petits groupes d’individus.
Raffinement
Les animaux seront conditionnés pour la réalisation de taches sensori-motrices toujours renforcés positivement et non anxiogènes. Les animaux seront évalués par les expérimentateurs qui les ont entrainés. Avant les chirurgies, une anesthésie complète est prévue avec présence d'analgésie pour limiter la douleur. Les animaux seront suivis tous les jours 1 fois par jour la semaine suivant la chirurgie et recevront un analgésique pour limiter la douleur post-chirurgie (à 6h), dont la posologie sera adaptée en fonction de chaque animal. 24h avant la chirurgie (habituation) et après la chirurgie, du DietGel sera fourni pour faciliter le nourrissage et l’hydratation et donc favoriser une bonne récupération de l'animal. Aux vues de la durée de l’expérimentation (jusqu'à 12 mois), un système d’enrichissement multiple sera mis en place. Un objet d’enrichissement (tunnel, corde, boules colorées) sera changé tous les mois pour répondre au besoin néophile de l’espèce. Dans le cadre d'implémenter les stratégies de raffinement, nous habituerons les animaux à recevoir une instillation intranasale sans être anesthésiés et/ou contentionnés. Cela évitera un stress répété dû aux anesthésies.
Choix des espèces
Les rats sont un modèle privilégié pour l'étude des lésions cérébrales et pour tester l’efficacité des stratégies thérapeutiques. Le modèle de lésion cérébrale utilisé dans ce projet a été validé et publié par notre équipe et, comparé aux modèles de lésion cérébrale chez les souris, il engendre une mortalité significativement inférieure. Les tests comportementaux prévus dans ce projet ont aussi été adaptés au modèle rat et validés par notre équipe. Animaux adultes (rats femelles) âgés de 12 semaines afin de se rapprocher de la démographique humaine au stade adulte.
Comprendre le rôle du CD36 intestinal dans l’apparition des maladies métaboliques et de l’inflammation associée : utilisation de « faux lipides » bio-sourcés et dérivés d’acides gras naturels chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Toutes tuées à l'issue pour prélever intestin, foie et tissu adipeux, 448 souris sont mises à jeun douze heures, gavées à l'huile puis saignées par ponction intracardiaque, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Le projet cherche à établir si le récepteur CD36 de l'intestin contribue à l'obésité, en comparant des souris normales et deux lignées génétiquement modifiées. Le porteur reconnaît que le jeûne tombe sur la phase nocturne d'alimentation des souris et devient donc plus stressant, tout en classant l'ensemble en gravité légère. Il affirme qu'il est "indispensable" de recourir au modèle animal pour une approche intégrée, tout en menant en parallèle un volet sur cultures cellulaires qu'il compte comme une démarche de remplacement.
Objectifs
L’obésité est caractérisée par un excès de graisse corporelle et est associée à une inflammation de faible intensité ainsi qu’au diabète de type 2. L’obésité peut notamment s’expliquer par une consommation excessive de lipides. L’intestin et plus précisément le récepteur CD36 intestinal pourrait jouer un rôle central dans le développement de l’obésité. En effet, des altérations du fonctionnement de CD36 chez l’Homme sont associés à une augmentation du risque d’obésité. Une consommation excessive de lipides pourrait, via le dysfonctionnement de CD36, altérer les paramètres postprandiaux associés à l’obésité tels que la lipémie et l’inflammation postprandiales. Ces effets sont d’autant plus importants qu’un être humain passe plus de la moitié de son temps en phase postprandiale. Ces données ont été obtenues chez des souris totalement déficientes en CD36, or ce récepteur est ubiquitaire. La contribution physiologique spécifique de CD36 au niveau intestinal n’a donc pas été prouvée. De plus, les voies de signalisation intracellulaires induites par l’activation du récepteur cellulaire CD36 n’ont pas encore complètement été identifiées. Ce projet a donc un objectif double : Évaluer la contribution effective du CD36 intestinal dans les perturbations physiologiques postprandiales (procédure 1). Comprendre le fonctionnement du récepteur CD36 au niveau intestinal en identifiant les voies de signalisation intracellulaires induites par son activation (procédure 2). Pour ce projet, nous utiliserons des souris sauvages et deux modèles de souris génétiquement modifiées : des souris n’exprimant pas du tout le récepteur CD36 dans la totalité de leur organisme et des souris n’exprimant pas le récepteur CD36 uniquement au niveau intestinal. Nous utiliserons deux molécules dérivées d’acides gras naturels et ayant la caractéristique d’activer spécifiquement le récepteur CD36. Si nos hypothèses sont validées, alors le CD36 intestinal pourrait être une cible thérapeutique pour limiter l’obésité
Bénéfices attendus
Si les hypothèses sont validées, alors le CD36 intestinal pourrait in fine être une cible thérapeutique et/ou nutritionnelle dans le traitement des pathologies liées à un excès de lipides, comme l’obésité, le diabète de type 2 ou encore les maladies cardiovasculaires. L’identification des voies de signalisation intracellulaires induites par l’activation du récepteur CD36 permettrait de mieux comprendre le fonctionnement de ce récepteur, ses impacts physiologiques et donc de faciliter une potentielle utilisation de ce récepteur comme une cible thérapeutique. De plus, si les agonistes montrent des effets bénéfiques sur les paramètres postprandiaux alors ils pourraient eux aussi être utilisés comme éventuelles molécules thérapeutiques pour optimiser l’absorption intestinale des lipides, réduire la lipémie et l’inflammation postprandiale et donc l’inflammation au sens large. Ces agonistes pourraient donc, via le récepteur CD36, permettre de lutter contre l’épidémie inquiétante d’obésité et des maladies associées.
Procédures
Procédure 1 Trois interventions : une mise à jeun de 12h, le gavage et le prélèvement sanguin (intracardiaque sous anesthésie générale). L’administration des agonistes et de l’huile se fait par voie orale (gavage). Chaque souris est gavée une (agonistes seulement) ou deux fois (d’abord agonistes, puis huile). C’est un geste légèrement invasif mais indolore qui se fait sur souris vigile. Il consiste à introduire la canule de gavage dans l’œsophage des souris correctement et habilement contentionnées par un expérimentateur habitué à ce geste, qui ne dure pas plus de 4 ou 5 secondes. La souris est de suite reposée dans sa cage de vie. Les souris sont ensuite anesthésiées pour prélèvement sanguin (intracardique), puis euthanasiées, sous anesthésie, pour réaliser des prélèvements de tissus d’intérêt (intestin, tissu adipeux péri-épididymaire et foie). Procédure 2 Une intervention : une mise à jeun de 12h. Les souris sont ensuite anesthésiées puis euthanasiées sous anesthésie, pour réaliser les prélèvements d’intestin.
Impact sur les animaux
Le projet requiert de mettre à jeun les souris pendant 12 heures avant le gavage à l’huile ce qui peut engendrer un stress pour les animaux. La mise à jeun nécessaire de 12h se fait sur la nuit lors de leur phase de nourriture nocturne et s’avère donc plus stressante pour les animaux qui auront toutefois un accès ad libitum au biberon d’eau pendant cette période. L’étude de l’hypertriglycéridémie postprandiale nécessite une préhension des animaux afin de les gaver ce qui peut être invasif pour les souris (maîtrise du geste par un expérimentateur formé).
Devenir
La totalité des animaux sera euthanasiée en fin de procédure. Pour la procédure 1 nous avons besoin de récupérer du sang et des tissus pour réaliser des dosages plasmatiques et des mesures d’expression protéique/génique tissulaire. Pour la procédure 2, nous travaillons sur des segments isolés d’intestin, nous avons donc besoin de prélever l’intestin et donc d’euthanasier les souris au cours de la procédure.
Remplacement
Le remplacement total est impossible car il s’agit d’étudier des processus physiologiques mettant en jeu plusieurs organes (intestin, tissu adipeux et foie). Il est donc indispensable de recourir au modèle animal pour une approche intégrée. Toutefois, ce projet de recherche intègre un versant culture cellulaire pour appréhender de façon plus fine les voies de signalisation intracellulaire. Cette approche s’intègre donc dans une démarche de remplacement car tout ce qui est réalisé sur cellules ne nécessite pas l’utilisation d’animaux.
Réduction
Afin de limiter le nombre d’animaux nécessaires et le nombre d’expériences réalisées sur chaque animal, nous avons adopté la stratégie suivante : - réduire le nombre d’animaux au minimum nécessaire à une analyse statistique robuste de cette expérience, sachant qu’il y a des variations individuelles dans la réponse intestinale aux lipides. L’estimation du nombre d’animaux nécessaires a été calculée grâce au site (http://www.biomath.info/power/ index.html). Utiliser une approche ex vivo des segments intestinaux qui permet de réaliser trois échantillons indépendants par souris.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des conditions optimales avec un enrichissement de leur milieu adapté. Ils bénéficieront d’un suivi quotidien de leur état général. Lors des procédures expérimentales, les actes susceptibles d’entrainer une souffrance ou une douleur seront réalisés sous anesthésie générale, par des personnes expérimentées, en surveillant le maintien de la température corporelle grâce à une table chauffante spécifique. S’agissant d’un projet nécessitant l’utilisation d’animaux vivants, l’utilisation de techniques non invasives et indolores est privilégiée afin d’acquérir les paramètres physiologiques nécessaires au projet tout en respectant les questions d’éthiques en expérimentation animale et la règle des 3R. De plus, des points limites en adéquation avec ce projet ont été définis (signes généraux de souffrance, perte de poids supérieure à 20% en 7 jours). En cas d’atteinte d’un de ces points limites, l’animal concerné sera retiré du projet et euthanasié sous anesthésie générale. Enfin, un nombre restreint d’expérimentateurs disposant d’une formation et d’une qualification adéquate à l’expérimentation animale interviendra dans ce projet.
Choix des espèces
La souris est utilisée car son métabolisme présente de nombreuses similarités avec celui de l’Homme, en particulier au niveau oro-intestinal. Elle exprime les mêmes protéines clés de la détection des lipides et de la synthèse des lipoprotéines par l’intestin qui sont régulées de la même manière. Ce modèle est largement documenté dans la bibliographie scientifique. Dans ce projet, nous travaillons sur des souris wild-type et des lignées de souris génétiquement modifiées présentant une délétion totale ou spécifique au niveau intestinal du récepteur CD36,. Ces souris n’ont pas un phénotype dommageable, elles se portent bien, se comportent bien et ont un état de santé général identique à des souris non génétiquement modifiées. Les animaux seront utilisés au stade adulte mature et d’âge moyen (3 à 12 mois) afin de s’affranchir des effets de la puberté dans les résultats obtenus.
Induction de maladie démyélinisante chez le petit animal de laboratoire à la Cuprizone. Et évaluation de l’action de cellules thérapeutiques par injection intracérébrale dans ce modèle animal.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Rats : 1125
Nourris quotidiennement à la cuprizone pour provoquer une dégénérescence du cerveau, puis injectés dans le cerveau sous anesthésie, 1 125 souris et 1 125 rats seront tous tués, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le projet évalue pour un donneur d'ordre extérieur des cellules thérapeutiques dont la nature n'est pas précisée, avec mise à mort d'animaux à des temps intermédiaires et autopsie systématique. Interrogé sur le remplacement, le porteur ne mentionne aucune alternative sans animaux et recopie mot pour mot son paragraphe sur la surveillance des effets indésirables. Il justifie le choix du rongeur par la transposition des doses aux "premiers patients", et présente l'injection intracérébrale comme porteuse de "grands espoirs thérapeutiques sur le long terme".
Objectifs
Ce projet a pour but d'évaluer les effets d’une injection intracérébrale de cellules thérapeutiques fournies par notre client, chez le petit animal de laboratoire atteint de dégénérescence cérébrale. Ce mode d’administration intracérébrale d’agents thérapeutiques vient bousculer aujourd’hui les schémas thérapeutiques classiques de faible efficacité dans le traitement de certaines maladies induisant la dégénérescence du système nerveux central. De nombreux essais d’administration intracérébrale se multiplient aujourd’hui au stade préclinique voire pour certains au stade clinique, car ils représentent de grands espoirs thérapeutiques sur le long terme. Des études pilotes seront réalisées pour chaque type de cellules thérapeutiques étudiées. Dans ce contexte, il est prévu de réaliser le suivi de ces cellules ainsi que tout marqueur physiologique et/ou physiopathologique identifié dans le sang. De même, l’analyse de certains organes préalablement choisis sera réalisée afin de confronter les résultats des différentes observations, mesures, dosages spécifiques. Dans le cadre de ce projet, un autre type cellulaire de référence connu pour ses effets sera choisi dans l’axe thérapeutique ciblé et sera administré pour comparaison. La durée des protocoles d’étude variera de 2 jours à 6 mois, en fonction de la durée d’induction de la dégénérescence cérébrale et des cellules thérapeutiques à évaluer. Des animaux seront sacrifiés à différents temps intermédiaires. A chaque sacrifice, une analyse des cadavres et des organes sera réalisée.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet se mesurent sur plusieurs niveaux : - A court terme : chaque protocole inclus dans ce projet, permettra à son échelle d’informer sur les processus de dégénérescence cérébrale ainsi que sur la tolérance et l’efficacité des cellules thérapeutiques injectées dans le système nerveux central. - A moyen terme : ce projet permettra d’obtenir des informations sur la détection et le suivi des modifications physiologiques apparaissant au cours du développement de maladies dégénérescentes ainsi que sur l’injection intracérébrale de cellules thérapeutiques chez le petit animal de laboratoire. - A plus long terme : ce projet devrait permettre d’établir des plans de prévention et de diagnostic robustes et précoces indispensables à la prise en charge de du système nerveux central (identification de nouvelles cibles thérapeutiques)
Procédures
L’administration de la cuprizone se fera quotidiennement via la nourriture (à raison de 0.2% du poids de la nourriture). Le temps d’administration dépendra du design du protocole et des résultats des études pilotes. Les injections des cellules thérapeutiques dans le système nerveux central seront réalisées sur animaux anesthésiés et maintenus sur tapis chauffant. L’administration sera unique. Les prélèvements sanguins sont effectués sur animaux vigiles ou anesthésiés. Quand nécessaire, une analgésie appropriée sera appliquée à l’animal avant le prélèvement. Les prélèvements au niveau de l’aorte abdominale ne se feront qu’en point final avant sacrifice de l’animal.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables susceptibles d’être observés seront anticipés au plus juste en fonction des informations préalablement transmises par les donneurs d’ordre avant toute mise en œuvre du projet. Ces effets indésirables seront évalués en première intention dans le cadre d’études pilotes dont le design sera ajusté aux doses et à la durée des traitements. Plus précisément, le traitement appliqué aux animaux pour induire une dégénérescence cérébrale pouvant induire des effets indésirables, nous surveillerons quotidiennement les animaux. De même, la possible réaction inflammatoire résultant de l’injection de cellules thérapeutiques sera suivie de près.
Devenir
A l’issue des procédures, tous les animaux seront humainement euthanasiés. Une fois sacrifiés, les animaux seront autopsiés minutieusement et des organes d'intérêts seront prélevés. Les prélèvements sanguins seront utilisés pour doser tout marqueur physiologique/physiopathologique et/ou évaluer une toxicité éventuelle par exemple. Les organes seront également utilisés afin de localiser les cellules thérapeutiques et/ou pour réaliser d’autres dosages spécifiques en parallèle des analyses histopathologiques.
Remplacement
Les effets indésirables susceptibles d’être observés seront anticipés au plus juste en fonction des informations préalablement transmises par les donneurs d’ordre avant toute mise en œuvre du projet. Ces effets indésirables seront évalués en première intention dans le cadre d’études pilotes dont le design sera ajusté aux doses et à la durée des traitements. Plus précisément, le traitement appliqué aux animaux pour induire une dégénérescence cérébrale pouvant induire des effets indésirables, nous surveillerons quotidiennement les animaux. De même, la possible réaction inflammatoire résultant de l’injection de cellules thérapeutiques sera suivie de près. Plus généralement, les différents effets indésirables possibles et les actions correctrices associées sont décrits dans l’Annexe 1.
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit au minimum afin d’avoir des résultats exploitables, permettant de conclure de manière certaine, tout en évitant la réalisation d’une deuxième étude pour confirmer les résultats obtenus au cours du présent projet. Etant donné la variabilité des réponses aux différents traitements et en en accord avec le Code rural et de la pêche maritime, 15 animaux par groupe sont prévus afin d’assurer un nombre minimum d’animaux nécessaire pour une analyse pertinente et une comparaison statistique fiable tout en prenant en compte le bien-être animal. Ce nombre d’animaux a été déterminé par approche statistique (calcul de puissance) et l’utilisation de chaque animal a été optimisée (analyses et recueil de données longitudinales, études pilotes…) tout en limitant les contraintes au maximum.
Raffinement
Les animaux seront stabulés en groupes dans des locaux adaptés permettant leur maintien dans un environnement adéquat, n'induisant pas de stress. Dans le cas ou leur hébergement ne pourra se faire en groupes, un enrichissement adapté sera fourni et un suivi renforcé sera effectué. Nous mettrons en place des mesures spécifiques et adaptées aux douleurs éventuelles occasionnées par le traitement à la Cuprizone et/ou les différents principes actifs testés afin d’éviter toute souffrance inutile et prolongée : les conditions d’hébergement seront optimisées (litière spécifique, augmentation de l’enrichissement, facilité d’accès à l’alimentation et ajout de nourriture appétente), nous utiliserons un anesthésique lors de l’injection stéréotaxique, des traitements antalgiques pré et post chirurgie dès l’apparition des premiers signes cliniques. Un suivi quotidien des animaux sera effectué et un suivi approfondi avec prise de poids et observations sur des caractéristiques spécifiques (gonflement, locomotion, sensibilité mécanique, ...) sera effectué deux ou trois fois par semaine. Tout animal ayant atteint un ou plusieurs des points limites (repérés le plus précocement possible grâce à un suivi quotidien, et à l’appui des grilles du bien-être animal) sera euthanasié. Nous maintiendrons les animaux le minimum de temps dans une situation d’inconfort et de douleur (lors du traitement expérimental et lors des prises de mesures). Dans la mesure du possible, la prise de mesures sera effectuée dès l’apparition de la première phase de douleur aigüe de manière quotidienne et seulement deux fois par semaine dans les phases de douleurs chroniques.
Choix des espèces
Les rongeurs ont été choisis pour ce projet car il s'agit d'espèces mammifères reproduisant les réponses tissulaires proches de celles observables chez l'homme. Les cellules thérapeutiques injectées dans le système nerveux central étant fréquemment évaluées chez le rongeur, leur utilisation permet de transposer assez facilement, par des méthodes de calculs, les résultats à l'homme. Ces animaux sont de taille réduite mais suffisante pour obtenir un volume d'échantillon analysable. Les données obtenues chez les rongeurs permettent donc d'évaluer les doses à administrer chez les premiers patients dans le cadre des études cliniques. Sous le couvert de la réglementation française, le stade de développement des animaux sera défini avant chaque étude et dépendra de l'indication thérapeutique dans laquelle les différents composés seront utilisés.
Le Tramadol possède-t-il des effets ergogéniques ?
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
Pour savoir si le tramadol améliore les performances physiques, 96 souris d'une lignée au phénotype anxieux sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever muscles, plasma et cerveau. Elles courent sur tapis roulant cinq jours par semaine pendant six semaines, la moitié recevant du tramadol, avant des mesures de capacité physique et un test d'activité spontanée. Le porteur ne signale comme effet indésirable possible que des "dommages physiques pendant l'entrainement". Les bénéfices annoncés relèvent de la lutte antidopage et de la "compétition loyale" dans le sport, et le porteur affirme que la réponse du tissu musculaire à l'effort ne peut être appréhendée qu'au sein d'un "organisme vivant entier".
Objectifs
Mettre en évidence les effets périphériques musculaires ergogeniques et centraux du traitement tramadol en analysant les performances physiques, les paramètres métaboliques musculaires et la modulation des systèmes opiodergic et non opiodergiques, chez la souris BALB/cJ de phénotype anxieux. Cette première expérimentation doit montrer un éventuel effet musculaire ergogène du tramadol. Il s’agira ensuite de préciser l’origine centrale ou périphérique de cet effet.
Bénéfices attendus
Santé et sécurité des athlètes: Le tramadol est connu pour avoir divers effets secondaires, y compris des étourdissements, des nausées et une altération de la fonction cognitive. Comprendre ses effets dopants pourrait aider à identifier les risques potentiels associés à son utilisation abusive dans le sport. En sensibilisant aux risques pour la santé, les athlètes peuvent prendre des décisions éclairées sur l’utilisation du tramadol comme médicament améliorant la performance. Compétition loyale et l’intégrité de sports : Le tramadol a été interdit par plusieurs organisations sportives, dont l’Agence mondiale antidopage (AMA), en raison de ses propriétés potentielles d’amélioration de la performance. L’étude de ses effets peut aider à faire respecter les règlements antidopage, garantissant ainsi une compétition équitable entre les athlètes. En détectant et en dissuadant l’abus de tramadol, l’étude peut contribuer à maintenir l’intégrité des sports. Politique et réglementation : Une étude approfondie sur les effets du dopage du tramadol peut fournir des données précieuses pour éclairer les décisions politiques concernant son utilisation dans le sport.Les résultats peuvent contribuer à la mise à jour et à l’amélioration des politiques et des règlements antidopage, en renforçant le cadre des contrôles antidopage et des sanctions. Ceci, à son tour, peut aider à maintenir la crédibilité et la fiabilité des instances dirigeantes du sport. Perception du public et efforts antidopage : En étudiant les effets dopants du tramadol, l’étude peut contribuer à sensibiliser le grand public à l’utilisation abusive des médicaments d’ordonnance dans le sport. Cela peut aider à combattre la perception selon laquelle le dopage se limite aux substances illicites et à souligner l’importance de mesures antidopage strictes dans divers domaines.
Procédures
1- Habituation au tapis roulant : 84 souris au total, pendant une semaine avant les premiers tests, 2- Mesures des capacités physiques avant entrainement: 84 souris au total, durée entre 20 min et 35 min. 3- Entrainement sur tapis roulant : 6 semaines, durée 5 jours par semaine. 4- Traitements : 42 souris Tramadol, 42 souris sans aucun traitement. 5- Mesure des capacités physiques après entrainement: 84 souris au total, durée entre 20 min et 35 min. 6- Test d'activité spontanée, 84 souris au total, durée 30 min. 7- Mise à mort et prélèvements des animaux.
Impact sur les animaux
Effets indesirables possibles : dommages physiques pendant l'entrainement.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés afin de prélever des tissus pour des analyses histologiques, cellulaires ou moléculaires.
Remplacement
L'utilisation de souris est indispensable pour ce projet. L'évaluation de processus complexes qui iduisent une réponse comportementale n'est à ce jour pas modélisable. La réponse globale du tissu musculaire, incluant la quantification de paramètres liés à l'effort musculaire, ne peut être appréhendée qu’in vivo, au sein d’un organisme vivant entier.
Réduction
L'objectif principal est d'observer l’effet ergogénique musculaire du tramadol chez des souris qui subissent un exercice physique sur tapis roulant. Pour observer les changements biochimiques induits par l'exercice au niveau musculaire, nous envisageons des groupes de 21 animaux. L'objectif de réduction est atteint grâce à la réalisation de prélèvements multiples (plasma, tissu musculaire, cerveau) pour chaque animal et à l'utilisation de méthodes statistiques adaptées.
Raffinement
Les conditions de soins et d’hébergement des animaux sont adaptées pour limiter la souffrance animale. Une habituation au tapis roulant est réalisée au départ pour limiter le stress. L’isolement des animaux est évité. Pendant l’ensemble des procédures, une surveillance quotidienne est effectuée pour verifier le comportement et l'état général des animaux. Des soins locaux sont prévus en cas d'irritation des pattes. Les animaux pour lesquels une habituation est impossible sont retirés de l'expérimentation, afin que l'exercice ne soit pas associé à un stress important.
Choix des espèces
Les animaux utilisés dans nos procédures appartiennent aux espèces dont la liste est fixée réglementairement et ils proviennent d’éleveurs ou de fournisseurs agréés. Ces animaux sont de petite taille pour faciliter la manipulation pendant l’exercice physique sur tapis roulant et les tests neurocomportementaux. De plus de nombreux outils sont disponibles chez la souris pour les études moléculaires. Les souris sont souvent considérées comme un choix plus acceptable sur le plan éthique pour la recherche que les animaux plus gros. Leur petite taille et leur capacité à être logées en groupe facilitent la prestation de soins appropriés et minimisent les souffrances. Animaux jeunes adultes de 8 semaines, age pour lequel l'entrainement physique en aérobie aura le plus d'effet sur le système musculaire.
Rôle du système d’activation du plasminogène dans le lait maternel et de son importance au cours du développement post-natal.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
Anesthésiées cinq fois en huit jours pour une ponction de lait précédée d'une injection d'ocytocine, 70 femelles allaitantes sont au centre de ce projet, qui déclare 420 souris au total dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Le porteur veut doser les protéines du système d'activation du plasminogène dans le lait de souris normales et de souris privées du gène tPA, pour comprendre leur rôle dans le développement du cerveau. Aucune souris ne sera tuée à l'issue, toutes doivent être réutilisées dans d'autres projets, ce que le porteur avance comme un argument en faveur du protocole. Il répète trois fois, dans les mêmes termes, que les procédures ont un "caractère de stricte nécessité" et ne peuvent pas être remplacées par des méthodes sans animaux.
Objectifs
Des études chez l’Homme mettent en évidence une expression variable des protéines du système d’activation du plasminogène (i.e. tPA, uPA, PAI-1, neuroserpine, thrombine) dans le lait maternel selon que la naissance des enfants ait lieu prématurément ou à terme. Ces protéines sont connues pour être exprimées dans certaines cellules du système nerveux central (cellules gliales, neurones) et pouvant jouer un rôle important dans le neurodéveloppement. Par exemple, le tPA, considéré comme un neuromodulateur, joue un rôle important dans la mise en place du cortex cérébral et de la lignée oligodendrocytaire. Son absence au cours du développement entraine des altérations de la compaction de la gaine de myéline, sous-jacents à des troubles moteurs et cognitifs. Ainsi, l’objectif de ce projet est de caractériser le rôle de ces protéines présentes dans le lait maternel dans le développement cérébral et de pouvoir par la suite, effectuer un enrichissement du lait maternel en ces protéines pour corriger d’éventuelles anomalies neurodéveloppementales. La première étape du projet consistera au dosage des divers acteurs du système d’activation du plasminogène chez des souris contrôle et déficientes pour un de ces acteurs (tPA). Pour ce faire, le lait des souris allaitantes sera prélevé manuellement, tous les 2 jours, du 7ème au 15ème jour post-partum afin d’analyser sa composition grâce à des techniques de biologie moléculaire.
Bénéfices attendus
D’un point de vue scientifique, cette étude va nous permettre d’acquérir des données fondamentales pour mieux comprendre l’influence de la composition du lait maternel sur le développement cérébral. Les procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. En effet, l’étude de la composition de lait maternel implique que celui-ci soit prélevé sur des mères allaitantes, in vivo. De plus, les méthodes de ce projet seront de classe légère et les animaux ne seront pas mis à mort, ce qui leur permettra d’être réutilisés dans d’autres projets.
Procédures
Seules les femelles allaitantes seront soumises à l’anesthésie et au prélèvement de lait un jour sur deux du 7ème jour post-partum au 15ème post-partum (soit 5 anesthésies / prélèvements par femelle ; n = 70 ; durée de la procédure = 20 minutes). Chacun de ces prélèvements nécessitera une injection d'ocytocine en bolus au préalable (2 secondes).
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables étant susceptibles d’apparaître chez les animaux seraient pour toutes les procédures : une perte de poids, des douleurs post-anesthésies, du stress. Tous les animaux auront un suivi attentif et régulier par l’expérimentateur et le personnel animalier qualifié (prise journalière du poids des animaux, observation des animaux dans la cage en s’assurant de leur bien-être, grimace scale, prise alimentaire et boisson).
Devenir
Les procédures subies par les animaux ne dépassant pas la classe légère et n’ayant pas le besoin de récupérer des tissus, les animaux pourront être gardés en vie et réutilisés dans un autre protocole à l’issu de ce projet.
Remplacement
Les procédures expérimentales pour réaliser ce projet ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soin et les méthodes utilisées sont les plus appropriées pour respecter le bien-être de l’animal. Le projet est justifié d’un point de vue scientifique car il permettra des recherches fondamentales, sur l’implication du lait maternel dans le développement du système nerveux central.
Réduction
Notre projet ne nous permet pas d’utiliser d'autres moyens que l’expérimentation animale. Avant de procéder à une telle étude, nous nous sommes assurés d’utiliser le nombre minimal d’animaux adéquat pour atteindre le résultat souhaité. Ainsi, les procédures expérimentales décrites dans ce projet ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d’autres méthodes expérimentales n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants et susceptibles d’apporter le même niveau d’information disponible. Dans ce projet, une procédure de mise au point permettra l'élaboration d'un protocole efficace pour prélever un maximum de lait sur chaque mère allaitante, limitant ainsi le nombre d’animaux utilisés par la suite. Le minimum d'animaux a été prévu afin d'arriver à des résultats qui soient en adéquation avec ceux prévus lors de ce projet. Le nombre d’animaux pour l’étude a été défini à partir de l’expertise au sein du laboratoire et des données de la littérature.
Raffinement
Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés pendant tout le projet. Les animaux sont hébergés dans des cages standards aux normes européennes. Le bien-être des animaux est contrôlé 7j/7 par du personnel qualifié. Cette surveillance quotidienne et hebdomadaire permettra de détecter tous signes cliniques de souffrance et d’agir rapidement pour mettre fin à cette détresse. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire montre que les animaux se déplacent et s'alimentent normalement, prennent bien soin de leur pelage, n’émettent aucun son audible à l'oreille humaine et ne s'isolent pas de leurs congénères. Les femelles allaitantes seront également placées dans un environnement enrichi : 2 souris par cage, coton, paillettes, petite maison. Les animaux seront également pesés tous les jours pour surveiller leur poids et mis à mort si une perte de poids de plus de 15% est observée et/ou si un score sur l’échelle de la douleur est supérieur à 7 pendant les 48h critiques au modèle. Tout le matériel et consommables utilisés dans cette procédure expérimentale seront neufs (comme les aiguilles), soigneusement nettoyés et désinfectés pour les réutiliser. Durant le prélèvement, les souris seront sous anesthésie générale selon le mode identifié comme le plus adapté au moment de la mise au point (gazeuse ou injectable). Les yeux des souris seront couverts de gel oculaire afin de prévenir de la déshydratation. Les animaux seront manipulés progressivement tous les jours. Cette habituation à l’expérimentateur et à leur environnement permettra de limiter le stress possiblement occasionné lors des phases de manipulations.
Choix des espèces
La souris est l’espèce animale la plus étudiée dans le domaine du développement et les techniques employées sont bien connues. L’anatomie du système nerveux murin et la physiologie de la souris sont également bien connues et sont proches de celles de l’Homme. Par ailleurs, l’utilisation des souris comme modèle d’étude permet l’utilisation de nombreuses souches transgéniques disponibles au laboratoire. Ces éléments positionnent alors ce modèle comme le plus en adéquation avec le projet. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au sein de l’unité et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour cette étude. Les 2 procédures concernent le prélèvement de lait maternel chez des souris allaitantes, tous les deux jours, du 7ème au 15ème jour post-partum (période où la production de lait est la plus importante). De plus, le dosage des différentes protéines à plusieurs stades post-partum permettra de mettre en évidence leur cinétique et pic d’expression en fonction de la période de développement post-natal des souriceaux.
Modèles de douleur viscérale (induction et traitement)
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles urogénitaux
Rats : 4060
Cochons d'Inde : 1220
8 990 souris, rats et cobayes vont être utilisés dans des procédures de douleur viscérale, dont 5 640 dans celles classées au niveau de souffrance le plus élevé. Les équipes leur induisent la douleur par administration d'un réactif ou par chirurgie, puis mesurent leur réaction à des stimulations tactiles ou thermiques appliquées sur la zone rendue douloureuse, et prélèvent sang et urine. 270 rongeurs seulement seront réutilisés, tous les autres tués, le porteur indiquant que les animaux modélisant une douleur chronique ne peuvent pas être maintenus en vie dans de bonnes conditions. L'objectif déclaré reste de tester l'efficacité analgésique ou anti-inflammatoire de nouveaux traitements, et le porteur affirme que les approches in vitro, ex vivo ou in silico ne reproduisent pas les interactions au sein du "corps entier".
Objectifs
En France, la douleur est la première cause de consultation en médecine générale et dans les services d’accueil d’urgence. Parmi les douleurs fréquemment observées, les douleurs viscérales (et autres troubles digestifs) sont très représentées. Un sondage IFOP de 2021 relevait que près de la moitié de la population française (45%) était concernée par des troubles digestifs, les principaux troubles représentés étant les douleurs abdominales et le transit irrégulier. Globalement, tout le monde (ou presque) a ressenti, au cours de sa vie, des douleurs abdominales, qui peuvent se traduire par des crampes, des brûlures, des élancements, des torsions... Apparaissant de manière soudaine ou progressive, d'une durée qui peut être courte ou très longue, et d'intensité variable. Tous les tissus abdominaux peuvent être à l'origine du mal de ventre (intestins, reins, vaisseaux, muscles...) et les douleurs abdominales peuvent également être présentes en cas de maladies des organes du thorax (cœur, plèvre...) ou du pelvis (organes génitaux, vessie...). Dans la majorité des cas, ces douleurs sont liés à une mauvaise digestion, un mauvais transit, ou une colopathie fonctionnelle (syndrome du colon irritable), mais les causes potentielles sont multiples (gastrite, ulcères, cystite, endométriose, maladie de Crohn...). La prise en charge doit donc être adaptée à l'origine de la douleur, et la nature des traitements est multiple (antispasmodiques, pansements digestifs, anti-inflammatoires...). Certaines maladies (notamment chroniques) n'ont à ce jour pas de traitement permettant de les guérir (par exemple, la maladie de Crohn, l'endométriose...). Il apparait donc nécessaire de poursuivre la recherche de traitements permettant de traiter les causes et les symptômes des douleurs abdominales. Egalement, il est parfois nécessaire de vérifier l'absence d'effet algésiques (douloureux) causés par de nouveaux candidats médicaments. Ce projet met en place différents modèles de douleur viscérale, permettant d'étudier l'efficacité (analgésique, anti-inflammatoire, etc) ou d'évaluer l'absence d'effets secondaires de nouveaux traitements.
Bénéfices attendus
Les douleurs viscérales sont extrêmement répandues, d'origines diverses et leur prise en charge est parfois compliquée, notamment dans le cadre de douleurs chroniques. La recherche de traitements permettant de traiter les causes et les symptômes des douleurs abdominales se poursuit donc. Ce projet permettra d'étudier l'efficacité (analgésique, anti-inflammatoire, etc) ou d'évaluer l'absence d'effets secondaires de nouveaux traitements dans différents modèles de douleur viscérale chez le rongeur.
Procédures
Une phase d'administration (durée de l'ordre de la minute) sera réalisée (principalement 1 fois (2 max) par jour; pendant 1 à 6 semaines en fonction de la spécificité du traitement). L'induction sera réalisée par administration d'un réactif (environ 1 minute, sous contention ou sous anesthésie) ou par chirurgie (quelques minutes, sous anesthésie). Le comportement général des animaux sera évalué (observation avec ou sans manipulation, de l'ordre de quelques minutes) et des tests comportementaux (réaction à des stimuli tactiles ou thermiques, de l'ordre de quelques secondes à 5 minutes). Des prélèvements sanguins (en général 2 maximum par animal) pourront être réalisés (durée de l'ordre de la minute, sous anesthésie légère ou non). Un prélèvement d'urine (après isolement 24 h max) pourra être réalisé dans le modèle de cystite.
Impact sur les animaux
Les manipulations réalisées au cours des procédures peuvent entraîner un stress le temps de l'administration de réactif, de substance, ou lors d'un prélèvement sanguin, notamment du fait de la contention. Le cas échéant, la phase d'isolement ou de mise à jeun peut également causer un stress. En cas de phase chirurgicale, il est possible qu'elle entraîne une douleur post-opératoire au site concerné. Les tests comportementaux basés sur la stimulation tactile ou thermique d'une zone potentiellement douloureuse peuvent entraîner une douleur aigue au moment du test (la stimulation est arrêtée dès la réaction de retrait de l'animal). Les modèles décrits ici sont des modèles de douleur viscérale. En fonction du modèle étudié, l'animal peut présenter une douleur abdominale, des crampes, ou une altération de l'état général (baisse de l'activité locomotrice, perte transitoire de poids, voire difficulté à uriner dans le modèle de cystite).
Devenir
Les animaux de ce projet (sauf animaux sham) seront tous euthanasiés à la fin de l'étude car ils modélisent des douleurs chroniques viscérales, et leur maintien en vie ne peut être assuré dans de bonnes conditions. De plus, dans la plupart des cas, des organes seront collectés en fin d'étude afin d'analyser les tissus (marqueurs d'inflammation, histologie...). Les animaux Sham (c'est-à-dire soumis aux mêmes manipulations (injections, tests...) que les animaux modélisant une pathologie, mais sans que la pathologie/les symptômes ne soient induits) pourront être maintenus en vie à la fin de ce projet s'il n'y a pas de prélèvement d'organe nécessaire, et à la condition qu'ils ne présentent aucun signe de douleur ou de mal être.
Remplacement
Ce modèle ne peut pas être remplacé par des méthodes alternatives car les modèles in vitro, ex vivo ou in silico ne permettent pas de reproduire actuellement les organes complexes et surtout leur interaction au sein du corps entier, ce qui est un point particulièrement important dans ces modèles car les douleurs abdominales sont d'origines diverses (pouvant provenir de multiples organes) et peuvent faire intervenir le système immunitaire, notamment dans le cas des maladies inflammatoires. Ces conditions spécifiques ne peuvent actuellement pas être reproduites in vitro, et l'étude de l'efficacité des traitements (analgésiques, anti-inflammatoires...) nécessite l'utilisation d'animaux vivants (étude de l'efficacité contre la douleur, ou encore réduction de l'inflammation...). Cependant, dans la majorité des cas les traitements médicamenteux étudiés dans le cadre de ce projet ont été sélectionnés au cours d'études in vitro et/ou in silico avant leur évaluation chez l'animal.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour chaque test sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose/effet ou la comparaison par rapport à une substance de référence. Un effectif acceptable sera défini afin d'obtenir une puissance statistique suffisante pour interpréter les résultats de façon correcte, évitant ainsi une répétition des tests. En fonction des paramètres étudiés, les tests paramétriques ou non paramétriques pertinents seront appliqués. Aussi, autant que cela sera possible sans affecter le bien-être des animaux, des prélèvements sanguins en cours d'étude et des prélèvements d'organe en fin d'étude seront envisagés, permettant ainsi de collecter des données biochimiques sur la molécule testée sans utiliser un plus grand nombre d'animaux.
Raffinement
Le raffinement des méthodes expérimentales pour réduire au maximum la souffrance animale est mis en oeuvre grâce à l'utilisation de points limites clairement établis, permettant d'euthanasier tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse dépassant le cadre de l'étude. En cas de doute sur l’état général de l’animal, une évaluation approfondie sera réalisée quotidiennement jusqu'au retour aux paramètres physiologiques normaux (ou attendus) ou jusqu’à atteinte des points limites. Un formulaire interne spécifique à l’espèce sera alors complété. Il intègre l’aspect général, l’aspect du pelage, des yeux, la posture, les réactions de l’animal quand il est approché ou stimulé, la respiration, l’appétit, le poids, l’état d’hydratation, les tremblements ou les convulsions, la présence de plaie, de tumeurs ou autres évènements imprévisibles. Ce formulaire de suivi des points limites permet de prendre les bonnes décisions en évitant toute souffrance animale. Il est aussi mis en place un enrichissement complet dans l'hébergement des animaux (e.g. sous la forme de jouets, litière, objets de nidification, objets à ronger ou mastiquer, présence de congénères...). En cas de phase chirurgicale, les animaux sont anesthésiés et analgésiés, le programme d’anesthésie et d’analgésie étant défini par un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. De plus, la phase de chirurgie est raffinée au maximum, par la mise à disposition de tapis chauffants et/ou de lampes chauffantes et de soins post-opératoires complets. Si pertinent, une anesthésie légère sera appliquée pour certaines administrations ou prélèvements sanguins.
Choix des espèces
Rats, souris et cobayes sont bien décrits dans la littérature comme modèles de douleurs viscérales de différents types. Principalement animaux sevrés (à partir de 21 jours, jusqu'à l'âge adulte) car les troubles étudiés dans ce projet commencent plutôt à être détectés et soignés à partir de l'adolescence ou l'âge adulte (ne sont pas principalement des maladies pédiatriques).
Induction d’une tolérance immunitaire au Facteur VIII dans un modèle murin d’hémophilie A grâce à des nanoparticules contenant du Facteur VIII modifié
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Soumises à des injections répétées sous anesthésie gazeuse, sous la peau tous les deux jours puis dans la veine chaque semaine, 770 souris hémophiles sont toutes tuées pour la collecte de leurs organes lymphoïdes, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré pour 610 d'entre elles et léger pour 160. Leur phénotype hémophile les expose à des hémorragies en cas de blessure, et elles subissent en plus des prélèvements sanguins hebdomadaires pendant trois semaines. Le projet vise à induire une tolérance immunitaire au Facteur VIII par des nanoparticules, pour éviter la réaction immunitaire qui apparaît chez environ trente pour cent des patients hémophiles A traités. Sur le choix de l'espèce, le porteur ne cite comme seule alternative connue qu'un modèle canin hémophile, et retient la souris pour l'homogénéité des génotypes et la disponibilité des outils d'analyse.
Objectifs
L’hémophilie A est une maladie génétique rare liée au chromosome X et caractérisée par un déficit en Facteur VIII (FVIII) de la coagulation. Afin de corriger le saignement, du FVIII dit ‘thérapeutique’ est administré par voie intraveineuse aux patients. Malheureusement, une réponse immunitaire spécifiquement dirigée contre le FVIII thérapeutique est observée chez trente pour cent des patients. Le développement d’anticorps anti-FVIII chez ces patients mène à une impasse thérapeutique. L’objectif de ce projet est de développer une nouvelle stratégie thérapeutique permettant d’induire une tolérance du système immunitaire au FVIII afin d’empêcher la production d’anticorps anti-FVIII chez les patients hémophiles A. Cette avancée scientifique majeure permettrait une amélioration conséquente de la qualité de vie des patients et un gain financier pour les systèmes publics de Santé.
Bénéfices attendus
Environ trente pour cent des patients hémophiles A traités avec du FVIII thérapeutique, développent une réponse immunitaire neutralisante. L’apparition de cette réponse immunitaire complique énormément la prise en charge clinique (traitement lourd et couteux) et la qualité de vie du patient. Si nous parvenons à induire une tolérance avec notre stratégie thérapeutique basée sur l’utilisation de peptides immuno-dominants sialylés du FVIII, cela permettrait d’envisager des essais cliniques afin de prévenir la réponse immunitaire anti-FVIII chez les patients hémophiles A.
Procédures
Les animaux utilisés ont un phénotype hémophile A (risque de saignement lors de blessure ou traumatisme). Ils subiront des injections sous-cutanées sous anesthésie gazeuse. La fréquence la plus élevée sera d’une injection tous les 2 jours, puis d'1 injection par semaine pendant 4 semaines. Ces interventions (injection) ne durent que 10 à 20 secondes et se feront sous anesthésie pour limiter le stress et la contention. Ils subiront également 4 à 6 injections intraveineuses sous anesthésie gazeuse. Ces injections seront réalisées à une fréquence d'une injection par semaine et ne nécessitent que 10 à 20 secondes d'immobilisation de l'animal anesthésié. Dans certaines conditions expérimentales, des prélèvements sanguins sont prévus. Ces prélèvements seront également réalisés sous anesthésie gazeuse et ne nécessitent que 20 secondes d'immobilisation maximum de l'animal anesthésié. La fréquence maximale de prélèvement sera d'un prélèvement par semaine pendant 3 semaines.
Impact sur les animaux
Le modèle utilisé est un modèle préclinique de l'hémophilie A, des risques hémorragiques liés à l'absence du FVIII de la coagulation sont possibles en cas de blessure ou traumatisme et demandent donc une adaptation de certaines procédures. Les injections sous-cutanée, intraveineuse et prélèvement sont réalisés sous anesthésie gazeuse. L'induction d'un stress au moment de la préhension ou d'une détresse respiratoire ou difficulté de mouvement au réveil lors de l'anesthésie gazeuse est possible mais reste limitée. Une douleur induite lors des injections intraveineuse ou une inflammation au niveau des sites d'injection lors des injections sous-cutanée sont possibles
Devenir
Les animaux seront euthanasiés en fin de procédure. Les organes lymphoïdes seront collectés pour l' évaluation de la réponse immunitaire anti FVIII ou pour des analyses ultérieures.
Remplacement
Des analyses in sillico de prédiction de peptides ont été réalisées, néanmoins, le projet fera appel à différents modèles expérimentaux chez la souris. En effet, seule une approche expérimentale in vivo permet de rendre compte de la complexité des systèmes biologiques (notamment l’induction de tolérance au FVIII). Toutefois, toute information obtenue in vivo sera immédiatement transposée à des systèmes in vitro pour analyses ultérieures.
Réduction
Le nombre de répétitions des expériences sera défini de manière rationnelle : si une expérience donne des résultats statistiquement significatifs avec une puissance appropriée, elle ne sera pas répétée, sinon elle sera répétée une à deux fois maximum. Les organes, sérum et cellules des souris euthanasiées en fin d’expérience seront conservés; ainsi, aucune expérience supplémentaire ne doit-elle être faite si des questions nouvelles surviennent. Un total maximum de 770 animaux est prévu pour ce projet.
Raffinement
Les souris seront hébergées en accord avec les lois d’éthique françaises. Les conditions d'hébergement sont conformes à la réglementation et adaptées avec le personnel de l’animalerie. Les animaux disposent de nourriture et de l’eau ad libitum. L’environnement est enrichi par ajout de nids végétaux et de tunnels en carton. Les souris seront hébergées avec un maximum de 5 souris par cage. Les animaux seront contrôlés quotidiennement pour évaluer et réduire au maximum tout risque de douleur. Les conditions de vie seront améliorées au maximum (ajout de nids végétaux et de tunnels en carton). Tout geste (injection/ prélèvement) susceptible d'entraîner une douleur/ souffrance sera réalisé sous anesthésie gazeuse. Des points limites ont été définis et les animaux malades seront soignés ou euthanasiés.
Choix des espèces
La seule alternative connue est l’utilisation d’un modèle canin hémophile. Néanmoins, la souris est la seule espèce qui permettent d’avoir un nombre d’individus de même âge suffisant, et de génotype homogène, qui permette l’obtention de résultats statistiquement fiables, et pour lequel les outils nécessaires à l’étude de la réponse immunitaire sont disponibles sans restriction. L’élevage des souris hémophiles A est homozygote. Des souris adultes, âgées de 7-12 semaines en début d’expérimentation (système immunitaire mature) seront utilisées.
Évaluer le rôle des anticorps et de leurs interactions avec leurs cibles dans les maladies inflammatoires et dans l’allergie
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
270 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 190 d'entre elles et modéré pour 80. Le porteur leur induit trois maladies, une arthrite par injection d'anticorps anti-collagène puis de LPS, un lupus par injection de pristane suivie de recueils d'urine chaque semaine à partir de la vingtième semaine, et un choc anaphylactique après implantation sous la peau d'une sonde de température. Il décrit une inflammation aiguë des articulations avec gonflement, rougeur et "probablement douleur", une chute de la température corporelle et une atteinte rénale, tout en écrivant que "le phénotype de l'ensemble des animaux utilisés dans ce projet est non dommageable". Chaque souris subit aussi l'amputation de trois millimètres de queue pour son identification.
Objectifs
Les récepteurs d'immunoglobuline sont des acteurs clés dans un certain nombre de maladies inflammatoires, telles que les arthrites (inflammation invalidante des articulations qui devient rouges, gonflent et sont douleureuses) ou les allergies. Ces maladies représentent un problème majeur de santé publique, et dans chacune d'entre elles, l'inflammation est une étape clé initiée par les récepteurs aux immunoglobulines. Le but de notre projet est d'identifier les molécules responsables de l'inflammation exacerbée dans ces maladies, ce qui pourrait conduire au développement d'approches thérapeutiques plus spécifiques et moins coûteuses pour ajuster les traitements actuels et améliorer la prise en charge des patients souffrant de ces maladies. Plus précisément, grâce à des expériences de laboratoire n'utilisant pas de modèles animaux, nous avons identifié deux protéines qui sont de nouveaux acteurs impliqués dans la réponse inflammatoire déclenchée par les récepteurs aux immunoglobulines. Nos expériences sur des lignées cellulaires dans lesquelles nous avons inactivé ces protéines montrent qu'elles sont en effet d'excellents candidats pour moduler la réponse inflammatoire. Nous étudions actuellement la pertinence de ces deux protéines dans des maladies inflammatoires telles que l'arthrite (inflammation des articulations), le lupus (inflammation de la peau et des organes tels que les reins) et le choc anaphylactique (la forme la plus grave des allergies). En raison de la complexité des maladies que nous étudions, il n'y a pas d'autre solution que d'utiliser des modèles animaux qui développent eux-mêmes ces maladies. Nous induirons un modèle d'arthrite qui récapitule la maladie humaine en injectant des anticorps anti-collagène (un composant majeur des articulations), et un modèle de lupus en injectant une molécule qui induit l'inflammation. Le choc anaphylactique sera induit en deux étapes : une première injection d'anticorps de lapin chez la souris, qui induira des anticorps anti-lapin chez la souris. Ensuite, une seconde injection d'anticorps de lapin déclenche le choc anaphylactique qui est la plus grave forme d'allergie connue.
Bénéfices attendus
Nous avons identifié deux nouvelles protéines qui, selon nos données in vitro, semblent contrôler la réponse inflammatoire déclenchée par les récepteurs aux immunoglobulines. Sachant que la réponse inflammatoire déclenchée par les récepteurs aux immunoglobulines est à la base de la physiopathologie de maladies graves telles que l'arthrite (inflammation invalidante des articulations), le lupus (inflammation de la peau et de plusieurs organes, en principal le rein) et les allergies (dont la forme très sévère est le choc anaphylactique), la compréhension des facteurs qui contrôlent cette réponse inflammatoire est un véritable défi pour la science fondamentale et la médecine. Nous disposons de résultats obtenus in vitro, sur des lignées cellulaires, qui démontrent que ces deux nouvelles protéines sont impliquées dans ces réactions inflammatoires, mais le seul moyen d'étudier leur rôle dans le contexte complexe de la maladie est d'utiliser un modèle animal. Suite aux expériences in vivo proposées dans ce projet, sur trois modèles de maladies inflammatoires, nous aurons des preuves solides de l'implication de ces molécules dans la pathologie, et pourrons à l'avenir développer des projets visant à utiliser ces molécules comme cibles thérapeutiques dans ces maladies.
Procédures
Les souris auront un seul prélèvement de 3 mm du bout de la queue pour les identifier. En ce qui concerne l’arthrite, les souris auront le jour 1, une injection intraveineuse d’anticorps anti-Collagène dans la veine de la queue et le jour 4 une injection intrapéritonéale d’une substance inflammatoire (LPS). Aucun prélèvement sera effectué sur l’animal vivant dans l’étude de l’arthrite. En ce qui concerne le lupus, les souris auront une injection intrapéritonéale d’une substance inflammatoire (pristane) et un prélèvement des urines sera réalisé à partir de la semaine 20 tous les semaines. Pour l’étude de l’allergie grave nommée choc anaphylactique, les souris auront : le jour 1, une injection intrapéritonéale des anticorps anti-lapin ; le jour 6, un placement dans la peau d’une sonde de mesure de la température (sous anesthésie isoflurane) et le jour 7, une injection intraveineuse dans la veine de la queue des anticorps anti-lapin.
Impact sur les animaux
Le modèle d'arthrite peut provoquer une inflammation aiguë des articulations, avec gonflement, rougeur et probablement douleur. Le modèle de choc anaphylactique provoque une baisse de la température corporelle, tandis que le modèle de lupus provoque une atteinte rénale.
Devenir
La totalité des animaux seront euthanasiés. Il n'est pas possible de les réutiliser car nous avons besoin d'analyser leurs organes post-mortem (articulations, reins, organes lymphoides, sang et plasma).
Remplacement
Nous avons développé des lignées cellulaires qui sur-expriment les différentes molécules que nous allons étudier dans le cadre de l’activation des cellules par les anticorps. Ces lignées vont permettre d'étudier le rôle de ces molécules dans la régulation de l'inflammation lors de ces maladies. Cependant, pour étudier le rôle de ces molécules dans l’induction de l’inflammation dans un contexte physiologique, nous aurons besoin d'un modèle animal puisqu’aucun autre modèle (cellulaire) ne permet aujourd’hui d'évaluer le niveau de la destruction de l’articulation lors de l’arthrite ou des insuffisances rénales lors du lupus (maladie inflammatoire), ou encore, le risque vital lors d’une réaction anaphylactique (la forme la plus grave de l'allergie).
Réduction
Les études déjà réalisées au sein de notre laboratoire nous ont permis d’optimiser le nombre d’animaux minimum permettant l’exploitation de résultats statistiquement valables. Les modèle que nous allons utiliser sont : le modèle d’arthrite, le modèle de lupus (maladie inflammatoire) et le modèle d’anaphylaxie (allergie grave). Selon la littérature, le taux de mortalité dans ces modèles chez la souris est nul et le phénotype de l’ensemble des animaux utilisés dans ce projet est non dommageable.
Raffinement
Les méthodes et les mesures choisies visent à diminuer au maximum les contraintes imposées aux animaux. Les souris sont placées dans des portoirs ventilés, 5 individus par cage. La température, l'hygrométrie, la nourriture et l'eau sont contrôlées tous les jours. En plus de la litière, les cages sont enrichies avec 1 tube, des cotons et du kraft. Une anesthésie sera effectuée lors du placement en sous-cutanée de la sonde de température pour le modèle d'allergie nommé anaphylaxie et l'utilisation d'antalgiques sera systématique si l'animal présente des signes de douleur (articulations rouges, très gonflés, diminution des deéplacements) au cours de l'expérimentation dans le modèle d’arthrite. Les souris seront surveillées chaque jour. Les signes extérieurs de souffrance (perte de poids par rapport au groupe contrôle, prostration, poil hérissé) seront les critères de point limites à partir desquels nous procéderons à l'euthanasie de l'animal. Les souris sont suivies chaque jour.
Choix des espèces
La souris est un modèle pertinent pour étudier et comprendre l'évolution des maladies auto-immunes et inflammatoires chez l'homme. Pour permettre le développement et l'étude des maladies médiées par les anticorps chez la souris, nous injecterons des anticorps spécifiques dans les modèles d'arthrite et d'anaphylaxie (forme grave d'allergie). Pour le modèle de lupus (maladie inflammatoire grave) nous utilisons l'injection d'une substance pro-inflammatoire. Ces méthodes, bien établies, nous permettent d'étudier le rôle des molécules que nous avons découvert sans avoir à croiser des souris déficientes pour ces molécules avec des souris qui développent spontanément les maladies étudiées. Ce point nous semble très important pour réduire le nombre d'animaux utilisés dans ce projet. Les trois types de maladies que nous étudions se développent chez l’homme à l’âge adulte. En conséquence, les souris seront utilisées entre 2 et 4 mois, un âge qui est équivalent à l’âge adulte chez l’humain.