Rongeurs
Effet d’un traitement par plasma froid sur une brûlure du troisième degré infectée par Staphylococcus aureus.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
168 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une brûlure du troisième degré, une greffe de peau humaine puis une infection par une bactérie, pour tester un traitement au plasma froid contre les biofilms, avant d'être tuées pour prélever la peau et le sang. Le porteur reconnaît que la brûlure est un dommage inhérent au projet, avec un stress thermique et une infection attendus, et évoque un risque de diffusion sanguine des bactéries. Sur le remplacement, il affirme qu'aucun modèle de peau reconstruite ne reproduit la véritable inflammation et conclut qu'il est "indispensable" de tester in vivo.
Objectifs
La peau est une barrière physique essentielle pour le corps humain : elle protège l’organisme contre le milieu extérieur. Cependant, lorsqu’elle subit une grave agression comme une brûlure profonde ou que les mécanismes de cicatrisation sont mis à mal comme dans le cas d’ulcères diabétiques, la fonction barrière de la peau n’est plus efficace et l’organisme entier peut être mis en danger. En effet, dans le cas des brûlures étendues ou des plaies chroniques, les infections sont très fréquentes et peuvent mener à des complications comme des amputations ou des septicémies, premières causes de mortalité des grands brûlés. Les infections les plus fréquentes sont provoquées par la bactérie pathogène opportuniste Staphylococcus (S.) aureus. Hypothèse de travail et contexte scientifique : Le plasma froid (PF) contient des électrons, des ions positifs et négatifs, des radicaux, des molécules excitées, des ultraviolets (UV) et génère un champ électrique transitoire. La température du gaz généré est proche de la température ambiante. Le PF est capable d’initier des réactions variées dans les systèmes biologiques et pourrait être utilisé dans le traitement de désordre cutané comme les brûlures et les plaies chroniques. Le plasma permet un traitement local et non pas systémique et n’induit pas de sous-produits à éliminer. Nos expériences in vitro non publiées ont démontré que le plasma froid active des molécules toxiques pour les bactéries. Projet : Pour donner suite à ces résultats prometteurs, nous souhaitons caractériser les mécanismes antibactériens du PF et son potentiel anti-biofilm in vivo. Notre objectif est de démontrer que l’application directe de PF sur une brûlure du troisième degré infectée par S. aureus permettrait d’empêcher la formation de biofilms ou de les éliminer, ainsi que d’en comprendre le mécanisme.
Bénéfices attendus
Ce projet, mené sur un modèle de plaie cutanée par brûlure au troisième degré traitée par une greffe de peau humaine et infectée par des bactéries, permettra de révéler le mécanisme d’un traitement direct par plasma sur la désinfection de ce type de plaie et la prévention de formation de biofilms, une nouvelle piste thérapeutique.
Procédures
Type d'intervention sur animaux vivants : - Anesthésie générale (durée 20 min) - Intervention chirurgicale (durée 20 min) - Injection (durée 1 min, 3 fois par jour pendant les 72 premières heures après la chirurgie) - Infection sur la peau (durée 1-2 min) - Analyse du signal bioluminescent (10 min) Nuisances attendues : - Stress physique d’origine thermique - Lésions et infection cutanée
Impact sur les animaux
La brûlure cutanée sera un dommage inhérent au projet. Un stress physique d’origine thermique est donc attendu. De même, des lésions et une maladie sont attendues suite à l’infection des greffons. D'autres dommages pourraient se produire suite à la diffusion par voie sanguine des bactéries à partir du foyer initial cutané (endocardite, ostéomyélite, choc septique) bien qu'ils n'aient pas été observés dans notre étude précédente.
Devenir
Les animaux seront tous mis à mort à la fin de la procédure qui permettra d‘étudier la formation des biofilms et leur traitement par le plasma froid. Au cours de l'expérimentation, des animaux seront infectés par Staphylococcus aureus. À la fin de l'expérience, des tissus comprenant de la peau infectée et du sang seront prélevés. Le prélèvement de tissus biologiques nécessite l'euthanasie.
Remplacement
Il n'existe pas d'alternative à l’expérimentation animale pour cette étude. En effet, le plasma, en distribuant des espèces actives, agit non seulement sur les cellules cibles mais aussi sur l’équilibre moléculaire in vivo à la fois localement mais aussi de manière plus diffuse autour de la zone traitée. Afin de réduire le nombre d’animaux en expérimentation, la précision et la reproductibilité de la technique ont été validés précédemment sur des cellules cutanées isolées in vitro. Des modèles de peau bio-imprimés en 3D et ex vivo sont également utilisés au laboratoire. Mais ceux-ci ne permettent pas de reconstituer la véritable inflammation et ne contiennent que 3 types de cellules différentes. Il est donc indispensable de tester cette technique in vivo.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour mener à bien ce projet est réduit au strict minimum pour pouvoir conclure de façon statistiquement significative, à savoir 6 animaux par condition, à raison de 7 conditions, en 3 réplicas et 42 animaux donneurs, soit un total de 168 souris. Une précédente expérimentation avait permis de montrer que ce nombre d’animaux par groupe était suffisant pour conclure de manière significative.
Raffinement
Avant et après la brûlure et la chirurgie une analgésie sera maintenue. Les souris anesthésiées seront réchauffées pour prévenir l'hypothermie. Pendant 48 heures après la brûlure, une réhydratation des animaux par injection de solution de réhydratation sera réalisée. Des gels hydriques seront disposés dans les cages. Les animaux sortis de l'anesthésie générale seront surveillés pendant 30 min. La mise à mort sera anticipée si l'état de l'animal se détériorait progressivement sans retour à la normale jusqu'à conduire à la prostration, l'immobilité, l'apathie, le hérissement des poils, le tremblement et la cyanose. La pose de la greffe de peau sera réalisée sous anesthésie gazeuse. Les souris anesthésiées seront réchauffées. L’injection d’analgésie sera administrée 30 min avant la pose d'une greffe de peau, puis toutes les 8 heures 3 fois par jours après la greffe. Une solution de réhydratation sera injectée pour éviter la déshydratation. Les animaux sortis de l'anesthésie générale seront surveillés pendant 30 min. La mise à mort sera anticipée si l'état de l'animal se détériorait progressivement sans retour à la normale jusqu'à conduire à la prostration, l'immobilité, l'apathie, le hérissement des poils, le tremblement et la cyanose. L’analgésique sera injecté 3 fois par jour. Toutes les souris seront pesées quotidiennement. Les souris seront surveillées une fois par jour pour les activités naturelles telles que l'exploration, le repos, l'escalade, le toilettage, la recherche de nourriture, la nidification et le comportement social. Les points limites généraux seront : une perte de poids significative, des changements de comportement, tels que l'agressivité, l'isolement dans le groupe, l'agitation et l'automutilation, ainsi que des réactions autonomes telles que des pupilles dilatées, une respiration rapide et la piloérection persistante. Un autre point limite spécifique sera la surinfection non liée à la procédure.
Choix des espèces
La souris est l'espèce de choix pour l'étude de l'infection par Staphyloccus (S.) aureus : espèce naturellement colonisée par S. aureus comme l'homme, pathogenèse infectieuse proche de celle de l'homme, espèce permissive à l'infection par S. aureus. Il y a une abondante littérature et des modèles expérimentaux bien établis chez la souris de laboratoire. De plus, nous avons l'expérience de l'expérimentation animale sur cette espèce au laboratoire. Cet animal sera bien adapté à notre problématique. En effet, les plaies étudiées sont faiblement étendues limitant la douleur et les dommages : l'utilisation d'une autre espèce mammifère de plus grande taille comme le rat nécessiterait plus de matériel de départ pour un gain nul. Enfin, une précédente étude réalisée chez la souris a donné des résultats très prometteurs. Les souris auront environ 6 semaines à leur livraison. Une phase d’acclimatation d’une semaine minimum sera observée avant que les animaux ne rentrent dans le protocole. Les souris seront utilisées au stade de jeunes adultes (environ 8 semaines). A cet âge, nous limitons les biais liés à l’utilisation de souris vieillissantes. De plus, leur taille est suffisante pour une manipulation et une brûlure aisée de la peau.
Etude biopharmaceutique du passage transcutané de substances actives chez la souris obèse
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
840 souris rendues obèses vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles portent un gilet plusieurs semaines, subissent rasages et applications cutanées quotidiennes ainsi que des séries de piqûres à la queue pour mesurer la glycémie, pour étudier le passage de médicaments à travers la peau et leur accumulation dans la graisse. Le porteur décrit un régime hypercalorique imposé et des manipulations répétées, tout en jugeant leur impact sur le "bien-être" limité. Sur le remplacement, il affirme que les modèles cellulaires ne rendent pas compte des interactions entre les tissus et qu'il faut prendre en compte "l'ensemble de l'organisme".
Objectifs
Notre projet vise à comprendre comment la composition des formulations utilisées pour appliquer des médicaments sur la peau influe sur la manière dont ces molécules pénètrent la peau et s'accumulent dans le tissu adipeux. Nous cherchons à établir une corrélation entre la nature chimique des substances actives et leur accumulation dans le tissu graisseux en fonction des formulations utilisées. En d'autres termes, nous étudions comment différentes molécules médicamenteuses se déplacent à travers la peau en fonction des composants qui les accompagnent. Cela nous permettra de formuler des médicaments de manière à minimiser leur passage dans le système sanguin, favorisant ainsi leur effet local dans les tissus sous-cutanés. L'objectif est de mieux comprendre la biodistribution des médicaments chez les personnes obèses lors d'une application cutanée.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but de découvrir comment les produits utilisés pour appliquer des médicaments sur la peau peuvent influencer la façon dont ces médicaments se répartissent dans notre corps. Nous voulons comprendre comment ces produits affectent la manière dont les médicaments atteignent et restent dans les cellules graisseuses. Ces données permettront de mieux comprendre comment les médicaments se propagent dans le corps des personnes obèses lorsqu'ils sont appliqués sur la peau
Procédures
• Rasage des poils avec une tondeuse spécifique : cela concerne tous les animaux à la fréquence d’1/10j pendant 30j max • Application des formulations cutanées : cela concerne tous les animaux, tous les jours pendant 10 à 30j (durée du traitement) • Mise en place du gilet protecteur : il va représenter une gêne pour l’animal, il est donc nécessaire de l’habituer au port du gilet qui durera 10 à 30j. • Prélèvement sanguin mandibulaire : cela concerne tous les animaux qu’1 fois et sera réalisé sous anesthésie • Prélèvement d’une goutte de sang par piqure au niveau caudal pour la mesure de glycémie. Ce geste est réalisé sur animal vigile à la fréquence de 5 piqures en 2h qui sera renouvelé 3 fois sur l’expérimentation. Ce geste concernera tous les animaux.
Impact sur les animaux
Une période d’acclimatation d’une semaine est prévue avant le démarrage de l’expérimentation afin de réduire le stress des animaux à leur arrivée à l’animalerie. Le régime va engendrer une prise de poids ayant un impact minimal sur leur bien être. Le rasage des poils, l’application des formulations n’induiront pas de nuisances et d’effets indésirables aux doses choisies. En effet, les composés associés à la substance active sont connus pour avoir des propiétées non irritantes. Les doses utilisées pour chaque molècule modèle ne devront pas induire d’effets irritant au niveau cutané ou générer des effets indésirables systémiques. L’apparition d’effets indésirables a été prise en compte dans le cadre des points limites et sera anticipée dans le choix des molécules modèles et des deux doses appliquées. Les souris porteront des gilets aérés afin d’éviter qu’elles lèchent les formulations déposées sur leur peau ou celle de leurs congénères ce qui limite le risque d’effets indésirables ou de modifier les résultats. Par le biais de ce dispositif, l’isolement des individus sera évité. Le gilet sera maintenu en place pendant toute la durée du traitement (10-30 jours) et une acclimatation sera prévue dès le début de l’expérimentation (1h/jour puis une pause d’une journée puis une augmentation du temps pour qu’au bout de deux semaines l’animal soit habitué à le porter pendant 24h. Le dernier mois il portera en permanence le gilet).
Devenir
Mise à mort car un prélèvement de différents organes doit être réalisé
Remplacement
Cette étude consiste à comparer la répartition dans le corps de substances actives en fonction des produits utilisés et des individus (obèses ou non). Nous examinons comment ces substances sont absorbées par la peau, comment elles se déplacent à l'intérieur de celle-ci, et dans quel type de graisses, ils se stockent. D'autres modèles notamment cellulaires ne nous permettent pas de comprendre comment ces deux types de tissus interagissent sur le long terme ni comment ces substances s'accumulent dans les différents types de gras corporel, comme le gras blanc ou brun. C'est pourquoi il est important de prendre en compte l'ensemble de l'organisme dans cette étude.
Réduction
Avant de réaliser des tests sur les animaux, nous allons d'abord vérifier si les substances que nous utilisons pour administrer les médicaments se mélangent bien entre elles en laboratoire. Cela nous aidera à réduire le nombre de combinaisons que nous devrons tester. Ensuite, après avoir fait des tests sur les animaux, nous pourrons éliminer certaines de ces combinaisons. C'est pourquoi nous avons prévu de tester 15 combinaisons différentes, en utilisant 10 médicaments modèles et 5 substances de transport.
Raffinement
Des personnes formées s'occuperont des animaux en veillant à minimiser leur stress. Nous avons veillé à ce que les souris s'habituent à porter les gilets de protection afin de ne pas les stresser. Pendant le traitement, nous veillerons à ce que les souris gardent une interaction sociale durant toute l’expérimentation et un enrichissement de leur environnement. Pour les souris en surpoids, nous tiendrons compte du fait qu'elles peuvent rencontrer des difficultés à bouger, et nous les surveillerons de près afin qu’elles aient accès à la nourriture et à l’eau de boisson. Si elles semblent avoir du mal, nous mettrons la nourriture près d'elles et leur donnerons de l'eau sous forme de gel. Pendant le traitement, nous vérifierons tous les jours si les souris réagissent bien aux médicaments. Si elles semblent avoir mal, nous évaluerons leur niveau de douleur grâce à des critères spécifiques décrits par Lloyd et Wolfensohn (1998).
Choix des espèces
Le choix de l’espèce a été défini suite à une étude bibliographique de référence qui a été établie sur cette espèce avec des souris âgées de 6 semaines en début de régime alimentaire adapté afin qu’elles atteignent un poids d’environ 150 g pour celles qui auront le régime hautement énergétique.
Caractérisation des mécanismes participant à la transformation des cellules hématopoïétiques et liés à l’anomalie moléculaire IDH2 R140Q
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
229 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées pour reproduire une anomalie liée aux leucémies aiguës myéloïdes, elles développent avec l'âge des maladies du sang et subissent des injections et jusqu'à dix prélèvements sanguins, avant d'être euthanasiées pour analyse des tissus. Le porteur indique que ces souris peuvent former, rarement, des tumeurs solides de gravité modérée. Sur le remplacement, il affirme que le recours aux animaux est "incontournable" pour saisir les conséquences de ces anomalies au sein d'un "organisme vivant".
Objectifs
Ce projet a pour but d’étudier l’un des mécanismes à l’origine de l’apparition d’hémopathies malignes chez l’homme. Les hémopathies malignes sont des affections de la moelle osseuse, tissu qui est responsable de la fabrication de l’ensemble des cellules du sang (globules rouges, globules blancs et plaquettes). Les hémopathies malignes regroupent un ensemble hétérogène de cancers des cellules sanguines ; on distingue les leucémies, les syndromes myélodysplasiques, les syndromes myéloprolifératifs et les lymphomes. Les leucémies aiguës myéloïdes (LAM) représentent la majorité des leucémies aiguës de l’adulte. Comme toutes les hémopathies, les LAM sont la conséquence de nombreuses anomalies génétiques acquises au cours du temps.
Bénéfices attendus
L'étude de modèles animaux reproduisant les anomalies moléculaires d’intérêt et développant à terme des pathologies proches de la maladie humaine pourrait permettre potentiellement de comprendre les mécanismes moléculaires qui sous-tendent la prédisposition au cancer chez les individus présentant des hématopoïèses clonales à potentiel indéterminé (dont les anomalies IDH2). Ceci pourrait permettre également de tester des nouveaux traitements pertinents.
Procédures
Les animaux pourront avoir des injections uniques sous anesthésie locale (durée 1 minute). Des prélèvements de sang sous anesthésie locale seront faits (durée 3 minutes) chez certains animaux, au maximum une fois par semaine quand les animaux développent une hémopathie. Le nombre de ces prélèvements pourra être de 10 au maximum par animal.
Impact sur les animaux
Les injections et les prélèvements de sang pourront impliquer des contraintes et un stress légers et temporaires. Les animaux pourront développer avec l'âge des syndromes hémopathiques avec (rarement) formation de tumeurs solides de gravité modérée.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés pour analyses sur tissus et organes post-mortem.
Remplacement
Les conséquences fonctionnelles de ces évènements « fondateurs » du cancer ne peuvent être pleinement appréhendées qu’au sein d’un organisme vivant ; en effet ces anomalies génétiques fondatrices influent sur l’expression de nombreux gènes qui eux-mêmes conditionnent le devenir des cellules en réponse aux multiples signaux extra-cellulaires présents chez un individu et au sein d’un tissu (homones, facteurs de croissance etc…). L’utilisation d’animaux est incontournable pour évaluer l’importance des processus biologiques affectés par ces anomalies fondatrices. Pour ces raisons, nous établissons des lignées de souris génétiquement modifiées reproduisant les anomalies moléculaires d’intérêt et développant à terme des pathologies proches de la maladie humaine.
Réduction
Dans toutes les procédures, nous chercherons à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés.Les nombres d'animaux nécessaires ont été déterminés par calcul de puissance. Pour les analyses subséquentes, nous utiliserons un test statistique non paramétrique Mann-Whitney-Wilcoxon. Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés dans ce projet, les différentes procédures seront mises en oeuvre séquentiellement, en fonction des résultats obtenus. Les nombres indiqués dans ce projet sont des nombres maximaux.
Raffinement
Tout signe de souffrance ou de douleur chez l’animal entrainera la mise en place d’un soin particulier, antalgiques et morphiniques,. Des points limite précoces ont été définis et seront strictement appliqués. Les souris seront maintenues à raison de 5 souris par cage dans un environnement enrichi (nid, maison, tunnel). - Toutes les injections seront réalisées sous anesthésie locale ou générale. - Les prélèvements sanguins seront tous réalisés sous anesthésie générale . Dans la mesure du possible, les souris seront déplacées de leur cage vers l’appareil à anesthésie en utilisant des tunnels pour éviter de les prendre par la queue. - Les souris auront un suivi clinique quotidien.
Choix des espèces
La souris (Mus musculus) est l’animal vertébré le plus utilisé dans la recherche translationnelle sur les cancers et les tests de toxicité, aussi bien qu'en recherche fondamentale. Cela se traduit par un accès à une quantité importante de publications scientifiques et techniques détaillées essentielles à nos études. C'est donc le modèle animal le plus pertinent pour ces études d'hémato-oncologie. Animaux adultes, ces pathologies se développant progressivement avec l'âge chez l'adulte.
Evaluation de l’activité anti-inflammatoire d’une bactérie intestinale dans un modèle murin de psoriasis cutané
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
50 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent un psoriasis provoqué par une crème appliquée sur les oreilles sous anesthésie, et un gavage répété cinq jours sur sept pendant quatre semaines, pour tester une bactérie intestinale censée atténuer les lésions cutanées. Le porteur indique que le gavage répété peut enflammer la sphère ORL et le haut de l'œsophage et provoquer une perte de poids par défaut d'alimentation. Il affirme qu'aucun test sans animal ne peut intégrer la réaction immunitaire de la peau et conclut que l'étude "ne peut être conduite qu'in vivo".
Objectifs
Le Psoriasis est une maladie cutanée chronique qui touche environ 5% de la population générale. De plus en plus d'études suggèrent un rôle du microbiote intestinal (bactéries intestinales) dans le développement des lésions de psoriasis. Ces découvertes permettent d'envisager le développement de traitements probiotiques, à base de "bonnes" bactéries intestinales, qui viendraient améliorer les lésions cutanées après administration orale. Dans cette étude, nous testerons l'impact d'une "bonne bactérie" administrée par voie orale chez une souris atteinte de psoriasis. Le but est démontrer que ce nouveau type de traitement fonctionne sur un modèle de souris (amélioration du psoriasis) avant d'envisager son développement chez l'homme.
Bénéfices attendus
En cas de résultats positifs, une étude chez l'homme sera envisagée : nous pourrons dans ce cas étudier si un traitement oral par P. distasonis (une "bonne" bactérie intestinale aux propriétés anti-inflammatoires) permet d'améliorer le psoriasis chez l'homme.
Procédures
Le traitement à base de P. distasonis, une bactérie intestinale bénéfique, sera réalisé par gavage sur animaux vigiles, 5 fois par semaine sur 28 jours (durée 30 sec). Afin de mimer des lésions de psoriasis, une crème (imiquimod) sera appliquée sur les oreilles des animaux sous anesthésie pendant 30min. Pour cela, les animaux seront anesthesiés 3 jours consécutifs sur 2 semaines consécutives et une derniere fois après resolution de l'inflammation 7 jours plus tard (7 injections = 30sec). La mesure de la réponse clinique (mesure de l'épaisseur de l'oreille) sera réalisée sous anesthésie 5jours/7 pendant 30 secondes.
Impact sur les animaux
Le gavage répété 5j/7 sur plusieurs semaines pourrait induire une inflammation de la sphère ORL et de la partie haute de l'oesophage. Cette inflammation pourrait entraîner une perte de poids par défaut d'alimentation. Ce modèle engendre une inflammation legère au niveau de l'oreille qui ne gène pas la souris et ne gènere pas de grattage. Les souris seront régulièrement anesthesiées (5j/7) durant plusieurs semaines, ce qui peut génerer un stress.
Devenir
Après anesthésie, tous les animaux seront mis à mort à la fin de l'étude afin de récupérer les organes ce qui permettra d'analyser les propriétés anti-inflammatoires de P. distasonis
Remplacement
L’objectif de cette étude est d'évaluer l'impact d'un candidat médicament sur un modèle d'inflammation cutanée (psoriasis). Aucun test in vitro ne permet d’intégrer la réaction immunitaire de la peau et des organes immunitaires associés dans leur ensemble dans le cadre de cette pathologie. Celle-ci ne peut donc être conduite qu’in vivo.
Réduction
L’estimation du nombre d’animaux par groupe est réalisée sur la base de notre expérience ainsi que sur la littérature scientifique et a été réduit au maximum sans mettre en péril une interprétation statistique de nos résultats. Aussi, un minimum de 10 animaux par groupe (3 dosages de P. distasonis et un groupe contrôle non traité) est nécessaire afin de réaliser des analyses statistiques pertinentes et robustes. Trois dosages de P. distasonis seront testés, celle-ci n'ayant jamais été testée auparavant.
Raffinement
Des mesures seront mises en oeuvre pour optimiser le bien-être des animaux. A leur arrivée dans l'animalerie, une période d'acclimation d'une semaine sera respectée avant le debut de la procédure expérimentale, et les souris seront maintenues entre 4 et 5 souris par cage, afin de les maintenir au maximum en groupe social. Des points limites bien définis et suffisamment précoces et prédictifs pour prévenir tout stress et toute douleur de l’animal ont été mis en place. L’observation des animaux sera effectuée 5jours/7 et nous attacherons une grande importance à l'apparence physique externe et aux changements comportementaux de ceux-ci. Dans le cas où des animaux perdraient du poids, des aliments réhydratés seraient disposés dans la cage. Pour les gavages, des sondes gastriques souples reconnus pour etre moins irritante pour les animaux seront utilisées et les gavages seront réalisés par une personne expérimentée ayant déjà réalisé des gavages répétés.
Choix des espèces
L’espèce souris est un modèle très utilisé en pathologie immunologique, telle que l'inflammation cutanée et notamment le psoriasis, en raison des nombreux outils mis à disposition pour l’analyse des réponses immunes. Cette espèce est également proche de l’homme en ce qui concerne certains marqueurs de la réponse immunologique comme la production de cytokines inflammatoires. De plus, l’utilisation de ce modèle, couramment employé dans ce domaine, nous permettra de discuter nos résultats par rapport aux données existantes de la littérature. Les souris provenant de fournisseurs arrivent à l’âge de 6 semaines et sont acclimatées au moins une semaine au sein de notre animalerie avant d'entrer dans nos protocoles. Les souris entrent dans les procédures à 7-25 semaines, âge auquel les souris présentent un système immunitaire suffisamment mature pour effectuer une sensibilisation efficace.
Discrimination de l’importance de l’immunité adaptative sur une association thérapeutique dans le cancer du côlon chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
1760 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales dans la patte puis plusieurs injections, pour comparer une association de deux traitements anticancéreux chez des souris pourvues ou privées d'un système immunitaire complet. Le porteur indique que la tumeur dans la patte peut réduire la mobilité et l'alimentation, entraîner une perte de poids et parfois des nécroses cutanées. Les retombées pour les patients sont renvoyées au "long terme", l'objectif immédiat restant de décrire la cascade immunitaire qui rend l'association efficace.
Objectifs
Notre intérêt pour l’immunothérapie a explosé ces dernières années grâce à l’apparition de nouveaux types de traitement. Ces traitements sont capables de permettre la mise en place d’une réponse de longue durée contre le cancer mais chez un nombre limité de patients. Un autre traitement appelé anti-VEGFR2 empêche la création de nouveaux vaisseaux sanguins dans la tumeur, limitant ainsi la croissance tumorale en la privant des nutriments et de l’oxygène apportés par le sang. Plusieurs études ont montré que l’anti VEGFR2 était également capable d’augmenter l’efficacité des traitements d’immunothérapies. Cependant, les mécanismes permettant d’expliquer cette amélioration restent encore à découvrir et plus particulièrement ceux impliquant les cellules du système immunitaire. C’est pourquoi nous souhaiterions étudier l’efficacité de cette association de traitements dans des souris possédant ou non un système immunitaire complet. Le but de ce travail est de définir la cascade d’événements menant à l’efficacité antitumorale de l’association d’un anti-VEGFR2 avec une immunothérapie. Notre hypothèse est que l’efficacité de cette association thérapeutique repose sur une réponse immunitaire précise. Pour vérifier cette hypothèse, nous allons utiliser des souris ayant un système immunitaire complet ou non afin de comparer l’importance de certaines cellules sur l’efficacité de l’association thérapeutique.
Bénéfices attendus
Ce projet pourrait ouvrir de nouvelles perspectives de traitement pour les patients en améliorant notre compréhension d'un phénomène immunitaire bénéfique à l'encontre du cancer. A mi-chemin entre la recherche fondamentale et appliquée, ce projet vise à long terme à améliorer les mécanismes immunitaires naturellement mis en place chez les patients cancéreux afin d'augmenter leur chance de survie.
Procédures
Sous anesthésie générale par isoflurane, les animaux subiront 1 injection sous cutanée de 1 minute, 10 jours plus tard, 3 injections Intrapéritonéale (IP) de 1 minute, réparties sur une semaine et certaines souris auront également 1 Intra veineuse (IV), de 1 minute chacune environ.
Impact sur les animaux
Les animaux vont être soumis au maximum à 1 injection IV de 1 minute, 1 injection sous-cutanée de 1 minute sous anesthésie et 3 injections IP de 1 minute, répartie sur plusieurs jours. Les administrations IV et SC ne sont pas connues pour être particulièrement douloureuses. L’injection des tumeurs en sous-cutané dans la patte des souris pourrait diminuer la mobilité des souris ainsi que leur capacité à se nourrir. De ce fait, il est possible qu’un effet indésirable de cette expérimentation soit une perte de poids. En réalisant des injections en sous-cutané, il est parfois possible d’observer la formation de nécroses cutanées. Dans de précédentes expériences, nous avons montré que les traitements n’ont pas d’effets indésirables sur les souris mais nous continuerons de le vérifier.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin des expériences afin de prélever les tumeurs.
Remplacement
Le cancer est une maladie complexe impliquant des mécanismes de contrôle et des interactions possibles seulement dans un organisme vivant. En effet, la recherche a permis de comprendre l’importance de l’environnement dans lequel le cancer se développe et les multiples interactions avec le système immunitaire, le stroma tumoral, le système vasculaire et le métabolisme. En conséquence, les expérimentations in vitro ne suffisent pas à appréhender la complexité d’un organisme. Nous réalisons à ces fins des études sur les modèles d’animaux greffés avec des cellules tumorales. Par la suite, le décryptage des mécanismes moléculaires sera réalisé in vitro.
Réduction
Les groupes expérimentaux seront constitués de n=10 individus afin de générer des cohortes avec suffisamment de puissance pour permettre d’évaluer les effets anti-tumoraux des traitements tout en permettant à une seule et même personne de prendre en charge l’expérience. Les expériences seront réalisées par des personnes parfaitement formées afin d’optimiser la reproductibilité. Le fait que ces animaux soient génétiquement identiques permet de réduire la taille des groupes tout en ayant des résultats fiables. Néanmoins, comme les variations dans les croissances tumorales peuvent être faibles, nous répèterons les expériences 2 fois de manières indépendantes. Des tests statistiques seront réalisés pour permettre d’analyser les données
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans un environnement adapté et enrichi. Chaque animal sera examiné et pesé 3 fois par semaine. Si des signes anormaux sont observés chez les souris, la fréquence de surveillance sera augmentée. Les injections de cellules tumorales et les traitements seront réalisées sous anesthésie à l’isoflurane. Aucune douleur associée à ces gestes n’est donc attendue. De plus, leur habituation aux gestes de contention devrait permettre de réduire le stress dû à ces manipulations. Afin de limiter la perte de poids des souris potentiellement due à des problèmes de mobilités induits par les tumeurs, nous allons ajouter des croquettes dans les cages afin que la nourriture leur soit plus accessible. De plus, des enrichissements seront ajoutés dans chaque cage. Les souris auront à disposition des matériaux pour leur permettre de faire leurs nids. Nous avons également mis en place une grille d’évaluation des points limites chez les animaux afin de limiter leur souffrance.
Choix des espèces
Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 8 et 12 semaines d’âge) pour la mise en œuvre de modèles expérimentaux stables et reproductibles avec des animaux possédant un système immunitaire mature. Les souris, outre l’avantage lié à leurs caractéristiques physiologiques sont les seules espèces animales disponibles pour l’expérimentation de par l’utilisation de souris génétiquement modifiés. Enfin, les souris autorisent une variété de techniques d’administration et de prélèvement présentant des analogies avec ce qui est réalisé en recherche clinique sur l’homme.
Implication du canal potassique TREK1 dans les arythmies ventriculaires chez la souris mâle
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
165 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles subissent, sous anesthésie, des séances d'imagerie, une mesure de pression par une aiguille insérée jusque dans le ventricule droit, et une stimulation cardiaque destinée à déclencher des arythmies, une partie étant en plus placée trois semaines en atmosphère appauvrie en oxygène. Le porteur indique que cette stimulation peut provoquer une fibrillation ou une tachycardie ventriculaire et le décès de certains animaux, et que l'hypoxie entraîne une baisse d'activité et une perte de poids. Sur le remplacement, il affirme que l'étude chez l'animal est "essentielle" et "ne peut être remplacée", un seul patient porteur du déficit ayant été identifié.
Objectifs
Les arythmies ventriculaires, correspondant à un défaut de contraction des ventricules, est la forme d’arythmie la plus mortelle. En effet, elle représente la moitié des décès d’origine cardiaque et environ 30 % des décès totaux en France. Ces arythmies résultent principalement d’un dysfonctionnement acquis ou inné de protéines exprimées dans les cellules du cœur appelées canaux ioniques. Des arythmies provenant du ventricule droit hypertrophié/dilaté sont décrites chez les patients souffrant d’hypertension pulmonaire et notamment dans le contexte de maladies hypoxémiantes qui peuvent être liées à la pollution. A travers ce projet, nous proposons d’étudier le rôle que pourrait jouer le canal ionique TREK1 dans ces arythmies, à l’aide d’un modèle de souris dans lequel son expression a été invalidée. Sa sensibilité à l’étirement en fait une cible particulièrement attractive dans le ventricule droit étiré suite à une hypertension pulmonaire. Une meilleure connaissance du rôle physiopathologique des canaux ioniques, ici TREK1, permettra de mieux appréhender le mécanisme de déclenchement des arythmies ventriculaires et d’adopter des stratégies thérapeutiques plus efficaces dans le contexte des pathologies du ventricule droit.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectif de mettre en évidence le rôle du canal TREK1 dans la fonction contractile, l’activité électrique cardiaque mais surtout dans le déclenchement d’arythmies au niveau du ventricule droit, région du cœur dans laquelle il est fortement exprimé. Ce projet est renforcé par une approche expérimentale multi-niveaux : -Celui de l’animal (ECG/IRM/stimulation transoesophagienne), -Celui de l’organe (cartographie optique), -Celui du tissu (histologie), -Celui de la cellule cardiaque, de la cellule musculaire lisse -Celui de la protéine/de l’ARNm Ce projet permettra une meilleure compréhension du rôle du canal TREK1 et par conséquent de mieux appréhender le(s) mécanisme(s) de déclenchement des arythmies ventriculaires qui peuvent conduire à la mort subite. Des stratégies thérapeutiques visant TREK1 pourraient alors s’avérer efficaces dans le traitement d’arythmies ventriculaires chez l’Homme.
Procédures
Les souris seront soumises à deux types d’interventions non invasives sous anesthésie générale puis une mesure invasive avant euthanasie: • Examens d’imagerie par IRM non invasif (environ 1h30) • Enregistrement ECG non invasif (environ 15 min) • Mesure de pression intraventriculaire droite invasive (20 min) Ces trois expérimentations seront réalisées sur 80 animaux répartis en 2 conditions : • Milieu normal: 20 souris saines et 20 souris déficitaires en TREK1 • Milieu appauvri en oxygène : 20 souris saines et 20 souris déficitaires en TREK1 (3 semaines). Un autre groupe d’animaux sera aussi soumis à une intervention invasive sous anesthésie générale, la stimulation cardiaque transoesophagienne (environ 15 min). Cette intervention sera réalisée sur 80 animaux répartis en 2 conditions : • Milieu normal : 20 souris saines et 20 souris déficitaires en TREK1 • Milieu appauvri en oxygène : 20 souris saines et 20 souris déficitaires en TREK1. Les trois procédures seront réalisées une seule fois sur chaque animal.
Impact sur les animaux
Les anesthésies répétées lors des différentes procédures du projet peuvent induire des effets indésirables. Elles seront espacées au minimum de deux jours et une surveillance accrue aura lieu lors du réveil de l'animal (signes de désorientation, apathie). Les autres effets indésirables prévus sur les animaux et liés aux différentes techniques utilisées sont principalement de classe modérée : • Imagerie à résonance magnétique, Electrocardiogramme et mesure de pression au niveau du ventricule droit: anesthésie générale pouvant entraîner des difficultés respiratoires se manifestant par des spasmes abdominaux et ne devraient pas engendrer de nuisances ou d’effets indésirables particuliers sur les souris. •Mesure de pression au niveau du ventricule droit : geste invasif avec une incision de la couche musculaire au niveau de l’abdomen en dessous du diaphragme et insertion d’une aiguille fine reliée à un capteur de pression à travers celui-ci jusque dans le ventricule droit. •L’hypertension pulmonaire n’induit pas de souffrances élevées chez l’homme mais plutôt une gêne respiratoire exacerbée lors d’un effort. •Lors de l’exposition à l’hypoxie dans un caisson, un stress est généré aux souris se traduisant par une baisse d’activité et d’appétit dans les premiers jours (perte de poids de 5 à 10%) avant un retour à la normale. •L’induction d’arythmies ventriculaires par la stimulation des ventricules pourrait entrainer des effets indésirables sévères (fibrillation ventriculaire, tachycardie ventriculaire) et même conduire au décès de certains animaux.
Devenir
Tous les animaux seront sacrifiés à la fin des procédures et le cœur sera prélevé pour réaliser la cartographie optique sur cœur isolé, les études histologiques ou les études électrophysiologiques et de biologie moléculaire sur cardiomyocytes isolés.
Remplacement
Il est connu que TREK1 est exprimé dans le cœur et impliqué dans une pathologie cardiaque, la tachycardie ventriculaire. A ce jour, un seul patient avec un déficit en TREK1 au niveau du cœur a été identifié empêchant l’étude du rôle de ce dernier dans l’activité électrique du cœur chez l’Homme. L’utilisation d’animaux sains et déficitaire en TREK1 est donc la seule façon de répondre à cette question et de reproduire la situation pathologique présente chez l’Homme. Cette étude chez l’animal est donc essentielle et ne peut être remplacée.
Réduction
Le caractère non invasif de l’électrocardiogramme et de l’imagerie à résonance magnétique permettra de réaliser d’autres expériences telles que les mesures de pression au niveau du ventricule droit mais aussi l’étude à l’échelle du cœur entier ou de la cellule cardiaque sur les mêmes animaux. Ce projet permettra d’évaluer avec fiabilité le rôle du canal TREK1 dans l’activité du cœur ainsi que dans les arythmies du ventricule droit. Dans ce projet, 160 souris sont prévues et réparties dans les 2 conditions suivantes (2 groupes avec n=80/groupe): - Normoxie: (milieu avec un taux d’oxygène normal) 40 Wild-type: •20 stimulation transoesophagienne •20 imagerie à résonance magnétique / électrocardiogramme / pression ventricule droit 40 Knock-out: •20 stimulation transoesophagienne •20 imagerie à résonance magnétique / électrocardiogramme / pression ventricule droit -Hypoxie: (milieu appauvti en oxygène). Le nombre d’animaux est répartit comme la condition Normoxie. A ça s’ajoute 5 souris supplémentaires utilisées pour la formation d’un expérimentateur à la stimulation transoesophagienne au début de l’étude. Concernant la partie sur l’animal entier, 5 échecs par groupe sont considérés pour chaque protocole (imagerie à résonance magnétique, électrocardiogramme, stimulation transoesophagienne et pression ventricule droit) pour les motifs suivants : - Arrêt de l’examen pour le bien-être animal - Valeurs aberrantes des données collectées - Mort de l’animal. Concernant la partie sur cœur entier, les animaux sont divisés en 3 : imagerie sur cœur entier (15 animaux par groupe), mesure de l’activité électrique sur cellules cardiaques isolées (50 animaux par groupe) et biologie moléculaire/histologie (15 animaux par groupe). De manière similaire à la partie sur l’ animal entier, des échecs (3 pour l’imagerie optique et la biologie moléculaire/histologie et 5 pour la mesure de l’activité électrique sur cellules cardiaques isolées) sont considérés pour les motifs suivants : - Ischémie du cœur isolé - Mort des cellules cardiaques après isolement - Valeurs aberrantes des données collectées. Une analyse descriptive (moyenne, percentile, écart standard de la moyenne) sera effectuée ainsi que la vérification que chaque groupe suit la loi normale (test de Shapiro-Wilk). Dans le cas attendu que les données collectées ne suivent pas la loi normale (échantillon de n
Raffinement
Les mesures de RAFFINEMENT sont mises en place à toutes les étapes du projet, notamment au cours de l’hébergement (cage collective, litière et enrichissement adapté). Un suivi quotidien sera réalisé par des personnes formées, compétentes et soucieuses du bien-être animal, basées notamment sur l’apparence physique externe, la prise de poids et le comportement. Ces contrôles permettent de repérer tout animal en souffrance, d’en avertir le responsable du projet et de prendre les mesures appropriées. Afin d’éviter toute souffrance, les animaux seront anesthésiés et analgésiés quand nécessaire et des points limites seront déterminés afin de réduire la souffrance et/ou d’interrompre le protocole en cas d’apparition de signes de détresse. L’atteinte d’un point limite entraîne une ou plusieurs des actions suivantes : • Augmentation des fréquences d’observation des animaux : mise en place d’un suivi deux fois par jour (visites, signes cliniques relevés). • En cas de perte de poids, du gel diet riche en énergie ou des pellets humides seront mis à disposition. Si l’animal est hébergé en groupe, il sera isolé en cage individuelle afin de pouvoir contrôler son alimentation et son hydratation. • En cas de perte de poids continue (entre 10% et 20%), une surveillance accrue sera effectuée et les soins renforcés. En cas de perte de poids supérieure à 20% par rapport au poids maximal enregistré pour cet animal et pour une durée de 48 heures, l’animal sera mis à mort immédiatement sur décision du responsable du projet et/ou du vétérinaire désigné. • En cas de réduction de la mobilité, des pellets humides seront mis à disposition. • En cas de plaies, des soins seront administrés (désinfection avec un antiseptique, nettoyage de la plaie). • En cas de persistance du pli cutané, une réhydratation sera mise en place (injection intraperitonéale de NaCl 0.9% tiède, gel diet). L’animal sera isolé en cage individuelle afin de pouvoir contrôler sa réhydratation. Tout constat d’un mal-être est remonté au responsable du projet et au vétérinaire délégué pour des examens approfondis et traitements adaptés. Si la douleur, la souffrance et l’angoisse ne pouvaient être réduites à leur minimum, une décision d’interruption d’expérimentation sera prise.
Choix des espèces
Les rongeurs sont des espèces classiquement utilisées pour étudier les effets de la suppression d’un gène d’intérêt. Dans ce projet, il s’agit d’un modèle de souris n’exprimant plus le canal ionique TREK1 et qui a l’avantage d’avoir été déjà utilisé à des fins de recherche scientifique. L’activité électrique cardiaque variant en post-natal et jusqu’à l’adolescence, nous travaillerons sur des souris adultes de 15 semaines. Ce modèle de rongeurs va permettre de mettre en évidence le rôle du canal TREK1 dans la fonction du cœur mais également dans le dysfonctionnement électrique et mécanique du cœur par ECG, IRM et stimulation transoesophagienne (S.T). Les résultats obtenus dans ce projet pourront être transposés chez l’Homme et ainsi permettre le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques visant directement TREK1.
Etude de l’implication de l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA) dans les processus de remyélinisation du système nerveux périphérique
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Opérées 45 minutes sous anesthésie pour léser le nerf sciatique, 608 souris passent ensuite des tests de démarche au catwalk, d'écartement des orteils et de sensibilité à l'épingle, avant d'être toutes tuées pour prélever ce nerf. La déclaration les classe toutes en souffrance sévère. Le projet veut confirmer le rôle d'une protéine, l'activateur tissulaire du plasminogène, dans la reconstitution de la gaine de myéline après la lésion, chez des souris de 6 à 10 semaines et de 26 à 30 semaines. Face à ce classement, le porteur décrit des signes de douleur chez certaines souris dans les premières heures après l'opération, et un affaiblissement de la patte arrière gauche qui disparaît en quelques jours ou semaines.
Objectifs
Des études préliminaires ont montré que l'activateur tissulaire du plasminogène (tPA) était une molécule impliquée dans les processus de myélinisation, c'est à dire la formation de la gaine de myéline entourant les neurones du système nerveux central. De plus, des études de la littérature ont mis en évidence une implication de cette molécule (tPA) dans la myélinisation périphérique puisqu'elle est exprimée dans les cellules responsables de la myélinisation (cellules de Schwann) et qu'elle joue un rôle dans la récupération fonctionnelle (motrice et sensitive) après lésion du nerf sciatique chez la souris. Ainsi, le tPA est impliqué dans les processus de myélinisation centraux et périphériques, dans certaines conditions physiologiques ou pathologiques. C'est pourquoi l'objectif de ce projet est d'étudier l'implication du tPA dans les processus de myélinisation induite après lésion du nerf sciatique chez la souris, ainsi que d'étudier le rôle et les mécanismes impliquant le tPA exprimé par les cellules de Schwann en contexte de remyélinisation.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra alors de confirmer l'implication du tPA en contexte de remyélinisation dans le système nerveux périphérique et de pouvoir définir les mécanismes l'impliquant dans cette remyélinisation en contexte de lésion du nerf sciatique.
Procédures
Chaque animal fera l'objet d’une lésion du nerf sciatique (n=608, durée de la procédure : 45min) grâce à une chirurgie réalisée sous anesthésie et analgésie. Les animaux seront soumis à des tests fonctionnels : test du catwalk (évaluation de la démarche), test de capacité d'écartement des orteils (évaluation de la récupération motrice), test de l'épingle (évaluation de la récupération sensitive)(n=608, durée de chaque test : 10min). Tous les animaux (n=608) seront mis à mort à l'issue du projet afin de récupérer et étudier les nerfs sciatiques.
Impact sur les animaux
Certains animaux peuvent montrer des signes de douleur dans les premières heures après la chirurgie. Un affaiblissement de la patte arrière gauche (correspondant à la zone du nerf sciatique lésée) qui disparaît dans les premiers jours/semaines après lésion du nerf sciatique.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort, ce qui permettra de prélever leurs nerfs sciatiques.
Remplacement
Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information. En effet, l'étude de l'expression des protéines dans le nerf sciatique, l'étude de l'ultrastructure des cellules myélinisantes ainsi que la récupération fonctionnelle sont des paramètres qui ne peuvent être étudiés via l'utilisation de méthodes alternatives.
Réduction
Nous utiliserons le nombre minimal d’animaux, déterminé par l'utilisation d'outils statistiques, afin de souscrire au principe de réduction. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, nos travaux précédemment publiés et la littérature. En fonction de l'expérimentateur (habileté, expérience, prédisposition pour ce type de gestes), le nombre d'animaux pourra être revu à la baisse en fonction de l'aisance des expérimentateurs.
Raffinement
Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés et analgésiés durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel qualifié 7j/7, cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Des dômes de cellulose et des carrés de cotons seront placés dans chaque cage. Enfin, une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en oeuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal. Des points limites seront mis en place afin de réduire ou arrêter toute souffrance occasionnée chez l'animal.
Choix des espèces
La souris (Mus musculus) est l'espèces animale la plus étudiée dans le cas des modèles de lésion du nerf sciatique. Les techniques employées concernant ce modèle animal sont bien connues. L’anatomie du système nerveux murin et la physiologie de la souris sont également bien connues et sont proches de celles de l’Homme, ce qui fait de ce modèle utilisé dans ce projet une approche expérimentale fiable. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend ces espèces particulièrement intéressantes pour cette étude. Les animaux utilisés seront âgés de 6 à 10 semaines concernant la cohorte corerspondant aux "jeunes adultes" et entre 26 et 30 semaines concernant la cohorte correspondant aux "adultes âgés". L'étude sera réalisé chez le "jeune adulte" et chez "l'adulte âgé" afin de pouvoir comparer la différence de récupération fonctionnelle ainsi que les paramètres histologiques pouvant potentiellement différer entre ces deux stades de développement chez la souris. Nous réaliserons nos modèles sur des adultes afin de pouvoir pratiquer sur des animaux du même stade de développement que ceux utilisés en majorité dans les modèles de lésion du nerf sciatique.
Réaction inflammatoire lors de la toxoplasmose oculaire
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
2836 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent une injection dans chaque œil pour une infection à Toxoplasma gondii, avec un suivi par fond d'œil répété cinq fois sur quatorze jours, pour étudier la réaction inflammatoire de la rétine. Le porteur indique qu'avec les souches virulentes l'inflammation oculaire s'aggrave au-delà du septième jour, et précise ne pas administrer d'analgésique de crainte de fausser la réponse immunitaire. Sur le remplacement, il affirme que seuls des modèles vivants permettent d'étudier les interactions entre le parasite et l'organisme hôte, et retient la souris comme espèce la mieux caractérisée sur le plan immunologique.
Objectifs
L’infection au parasite protozoaire Toxoplasma gondii est la première cause infectieuse d’inflammation rétinienne chez l’Homme. Or, les mécanismes physiopathologiques de cette maladie sont mal connus. Ceci est avant tout dû à la difficulté d’accès aux yeux humains. Ces contraintes rendent difficile de trouver un consensus sur le traitement. Notre recherche vise à trouver des cibles spécifiques pour l’intervention médicale. Pour des raisons évidentes, le modèle humain ne peut pas être étudié en grand détail, même si nous avons réussi à tirer des conclusions importantes de l’analyse des médiateurs inflammatoires dans l’humeur aqueuse des patients. Pour les questions plus détaillées, nous avons établi un modèle de souris, sur lequel nous avons déjà démontré le rôle de plusieurs médiateurs inflammatoires. Nous nous posons maintenant la question comment cette inflammation est contrôlée dans la rétine. L’œil est considéré comme organe où les réactions inflammatoires pourraient provoquer des dommages irréversibles et qui sont donc bien contrôlées. Or, le mécanisme précis de ce contrôle est mal étudié, surtout lors d’une infection toxoplasmique. Les candidats classiques d’une telle réaction anti inflammatoire, sont des récepteurs et d’autres facteurs immunosuppressives. Ces facteurs sont effectivement exprimés ou sécrétés par des cellules de la barrière oculaire. Ils feront donc partie de notre étude. En plus, nous venons de publier une étude in vitro qui décrit pour la première fois les rôles des interférons de type I et III. Comme il n’avait aucune étude sur ces interférons lors d’une toxoplasmose oculaire, l’étude de leurs fonctions sera au centre de nos expériences. Enfin, une infection toxoplasmique peut avoir des conséquences cliniques très variées selon la souche de T. gondii infectante. Cette différence est aussi observée au niveau oculaire. Les raisons physiopathologiques de ces différences n’ont pas été étudiées dans des modèles animaux. Nous envisageons donc de comparer les infections avec quelques souches isolées des patients et ayant provoquées des manifestations cliniques différentes et bien caractérisées.
Bénéfices attendus
Malgré l’importance clinique de la toxoplasmose oculaire, les mécanismes immunologiques de cette pathologie ne sont que peu connus, malgré quelques progrès ces dernières années. Nous regardons spécifiquement la réaction anti-inflammatoire dans l’œil lors de l’infection. La question derrière est : Comment cet organe particulièrement sensible peut-il se défendre contre une infection, sans trop de destruction par une inflammation trop prononcée ? Les retombés et les bénéfices attendus du projet sont multiples. Nous avons récemment publié un article basé sur des expériences in vitro sur le rôle des interférons dans les mécanismes immunologiques de la toxoplasmose oculaire. Ce projet va donc nous permettre de confirmer, de renforcer et de compléter nos résultats obtenus in vitro. Les résultats ainsi obtenus seront ensuite partagés avec la communauté scientifique par la publication d’un article dans un journal international indexé et revue par des paires. Le projet permettra donc de faire évoluer la connaissance générale dans différent domaines : La toxoplasmose oculaire, mais également plus largement de la réponse immunitaire oculaire. D’autres retombés à plus long terme sont également à prévoir. En effet, une meilleure compréhension des mécanismes de réponse immunitaires peut servir à améliorer ou à mettre en place des nouvelles stratégies diagnostique et thérapeutique. L’objectif à long terme, nécessitant une compréhension très détaillée de l’ensemble des mécanismes impliqués est d’avoir un traitement personnalisé et adapté au besoin du patient. Cela nécessite notamment une bonne compréhension des marqueurs souche-dépendants de la toxoplasmose oculaire, étudiés au cours de ce projet. Ensuite, une connaissance approfondie des interactions entre le parasite et l’expression de certains facteurs immunomodulateurs est également très intéressante. En effet, de nombreuses thérapies visant les check-points immunitaires sont déjà sur le marché traitant une multitude d’atteintes allant du cancer ainsi que certaines immuno-pathologies.
Procédures
Toutes les souris dans ce projet sont anesthésiées (générale) pour une durée de 5 minutes. Durant ce temps, elles reçoivent une injection intraoculaire dans chaque œil. Ensuite, une petite partie de souris sont de nouveau soumises à une anesthésie générale, pour une durée de 3 minutes. Durant cette période, les souris reçoivent une injection de traceurs fluorescents. Finalement, en utilisant une technique d’analyse non invasive, certaines souris sont anesthésiées pour une durée de 5 minutes durant laquelle un fond d’œil est réalisé. Cette procédure est réalisée 5 fois sur une période de 14 jours.
Impact sur les animaux
Les différentes nuisances potentielles pour les animaux sont : L’injection intra-oculaire n’est pas spécifiquement douloureuse, en effet, cette procédure est effectuée sans anesthésie générale chez l’homme. La manipulation de la souris est une source de stress. - L’infection intraoculaire d’une souche toxoplasmique non-virulente Me49. Par expérience, nous savons que le pic de l’inflammation est à 7 jours post-injection, ensuite elle rediminue progressivement pour atteindre un retour à la normale aux alentours du jour 14 post-injection. Sauf cas rare, au pics de l’inflammation, aucune dégradation de l’état générale de la souris n’est observable. Les souris gardent un comportement normal, sont curieuses et explorent leur environnement. Les poils ne sont pas non plus hérissés. Une légère augmentation de la sécrétion lacrymale ainsi que des foyers infectieux de la rétine sont observation en histologie. Ces foyers infectieux ne sont pas douloureux (asymptomatique chez l’Homme) mais peuvent causer une réduction de l’acuité visuelle. - L’infection intraoculaire avec des souches toxoplasmiques virulentes. La principale différence est la cinétique de l’inflammation. Pour la souche non-virulente l’inflammation de la rétine diminue à partir de jour 7. Pour les souches virulentes, l’inflammation devient de plus en plus importante après jour 7.
Devenir
L'étude se termine par la mise à mort des animaux pour prélèvements oculaires.
Remplacement
Nous utilisons en parallèle des modèles in vitro afin d’identifier les mécanismes au niveau cellulaire. Par contre, comme la rétine est un organe complexe, seulement des modèles in vivo peuvent identifier les interactions entre le parasite et l’organisme hôte, d’autant plus que nous étudions la réponse immunitaire. Nous veillons à faire un maximum d’expériences et de mise à point expérimentale sur nos modèles in vitro et d’utiliser le modèle animal pour des études d’interactions au niveau physiologique. Dans l'autre sens, les connaissances obtenues dans notre modèle animal permet de plus en plus d’expériences ciblées in vitro.
Réduction
Nous utilisons, si possible, des techniques multiplexes, pour détecter plusieurs paramètres dans un même échantillon. Nous nous basons sur nos précédentes études chez la souris pour définir nos effectifs minimaux permettant d’obtenir des résultats statistiquement significatifs. L’utilisation des techniques non-invasives, comme le fonds d’œil, nous permet de suivre le cours de l’infection sur une même souris et donc de minimiser le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Le bien-être des animaux sera assuré par l’enrichissement de l’environnement (lanières de carton, coton, tunnels, dôme) et la formation des groupes sociaux. Le protocole d’infection, avec inoculation d’une faible dose de parasites, et la durée limitée des expériences, résultera, par expérience, en une infection peu ou pas douloureuse pour les souris. Cette injection se fait sous anesthésie générale, ce qui diminue très grandement le stresse induit par la procédure. L’injection n’étant pas douloureuse et les foyers infectieux de la rétine ne provoquant pas de douleur, l’utilisation d’analgésique n’est pas nécessaire ici. Chez l’homme c’est une procédure réalisée sous anesthésie locale sans prescription d’analgésique. De plus, l’utilisation d’analgésique pourrait influencer la réaction immunologique, rendant les données non-interprétable. Enfin, pour les procédures de neutralisation de cytokines, l’injection intravitréenne des parasites et des anticorps neutralisants se fait au même temps. Nous avons inclus dans le projet l’utilisation d’une technique de fond d’œil non-invasive afin de faire un suivi de l’infection au cours du temps sur une même souris. Les résultats ainsi obtenue pourrons être utilisé pour perfectionner notre modèle d’infection actuel. Néanmoins, cette procédure sera faite en collaboration avec un spécialiste des pathologies oculaires chez les rongeurs qui apporte son matériel. Nous ne pouvons donc pas employer cette technique pour les autres expériences. Néanmoins, nous avons un protocole de point limite que nous utilisons et perfectionnons depuis longtemps au sein du laboratoire pour diverse projets très similaires. Ce protocole détaillé dans une section dédiée permet une détection précoce de la souffrance chez la souris dans le cadre de nos procédure expérimentale. Pour sa mise en œuvre nous sommes notamment assistés et conseillés par un ophtalmologue faisant partie de notre équipe.
Choix des espèces
La souris est l'animal le mieux caractérisé au niveau immunologique, ce qui facilite l'interprétation des résultats. En plus, l'immense majorité d'études sur la toxoplasmose dans la littérature ont été fait chez la souris, où les cinétiques d’infection sont les mieux connues. Tout cela fait de la souris l'espèce la plus propice de donner des résultats significatifs. Des animaux adultes de 6 à 12 semaines d’âge sont utilisés, pour avoir des souris avec un système immunitaire développé et des groupes homogènes
Caractérisation des circuits neuronaux impliqués dans le signal « glucose-portal » et ses effets sur le métabolisme
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
80 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 64 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 16 un niveau modéré. Elles subissent une injection cérébrale par chirurgie stéréotaxique pour inactiver un noyau, et pour la plupart la pose d'un cathéter dans la veine porte par une seconde chirurgie, avec mesures de glycémie et prélèvements avant la mise à mort. Le projet cherche à savoir si ce noyau cérébral est "nécessaire" à l'effet coupe-faim du glucose produit par l'intestin. Le porteur indique utiliser des animaux de réforme pour la mise au point et affirme que l'étude d'un "organisme entier" ne peut être remplacée par des cellules ou des organoïdes.
Objectifs
L’obésité et le diabète de type 2 connaissent une croissance alarmante. La dérégulation de la glycémie, notamment chez des personnes diabétiques ou obèses, est un problème majeur de santé publique nécessitant une recherche constante quant aux thérapies proposées. Les études précédentes ont mis en évidence que la production de sucre (glucose) par l’intestin exerce des effets bénéfiques sur l’équilibre glucidique et énergétique. L’intestin est en effet capable de produire du glucose en dehors des repas dans une veine spécifique (veine porte), située entre l’intestin et le foie. La détection de glucose dans cette veine après un repas induit un signal nerveux qui cible le cerveau, et qui en retour, va diminuer la taille du repas suivant. Ainsi, lorsque nous imitons la production de glucose par l’intestin en perfusant du glucose directement dans la veine porte, nous observons une diminution de la prise alimentaire associée à une activation de 3 régions du cerveau, connues pour contrôler la faim. Cependant, les études réalisées jusqu’alors ne permettent pas de déterminer si l’activation de chacun de ces 3 noyaux est nécessaire ou si elle est redondante pour les effets coupe-faim de la production intestinale de glucose. Un des noyaux impliqué dans ces effets coupe faim, est un centre important d’intégration des signaux provenant du système digestif et est connu pour moduler la prise alimentaire. Dans ce projet, nos objectifs sont de déterminer si l’activation de ce noyau est nécessaire à la mise en place de l’effet coupe-faim induit par la production intestinale de glucose. Pour cela, nous étudierons, sur une durée d’un an, si l’inactivation de ce noyau cérébral spécifique (par l’injection d’un virus directement dans le cerveau) annule les effets coupe-faim de la détection de glucose dans la veine porte.
Bénéfices attendus
Les mécanismes moléculaires par lesquels la production intestinale de glucose exerce ses effets bénéfiques sur l’obésité, le contrôle glycémique et l’accumulation de graisses dans le foie ne sont pas connus. Les résultats issus de ce projet nous permettrons d’identifier précisément quelles régions du cerveau sont indispensables aux effets bénéfiques de la production intestinale de glucose. Ils s’intègrent dans une étude plus globale qui cherche à comprendre comment le glucose est détecté dans la veine porte et comment le cerveau reçoit et intègre informations nutritionnelles envoyées par l’intestin. A plus long terme, ces mécanismes pourraient représenter une cible thérapeutique intéressante pour lutter contre l’obésité et ses complications.
Procédures
A l’âge de 12 semaines, certaines souris subiront : - une injection (5 secondes) d'un composé destiné à inactiver des neurones spécifiques, suivie de deux mesures de glycémie par prélèvement de sang à la queue (3 secondes chacune) et deux mesures de poids et de prise alimentaire sur 24h, puis 15 jours après, une injection cérébrale au cours d’une chirurgie sous anesthésie générale d’une durée de 30 minutes/souris (8 souris). - une injection cérébrale au cours d’une chirurgie sous anesthésie générale d’une durée de 30 minutes/souris (8 souris). - une injection cérébrale au cours d’une chirurgie sous anesthésie générale d’une durée de 30 minutes/souris, puis 15 jours après, une injection intrapéritonéale suivie d’une chirurgie sous anesthésie générale permettant la pose d’un cathéter dans la veine porte d’une durée de 20 minutes/ souris (64 souris).
Impact sur les animaux
- L’injection peut entrainer une légère douleur au niveau de l’abdomen ainsi qu’un stress. Une attention particulière sera portée lors de l’injection pour éviter au maximum toute inflammation du péritoine. - Les interventions chirurgicales sont susceptibles de provoquer de la douleur. - L’injection du virus peut entrainer une faible réponse immunitaire localisée. - La chirurgie réalisée dans le cerveau peut entrainer des problèmes neuro-musculaires. - Au cours de la chirurgie, l’anesthésie gazeuse peut entrainer des difficultés respiratoires. - La chirurgie peut entrainer une hémorragie locale. Ces nuisances sont diminuées par la mise en place de raffinements spécifiques.
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour prélèvements d’organes et analyses des tissus. Le cerveau, le foie et les tissus gras seront étudiés pour déterminer si l’inactivation du noyau cérébral annule les effets bénéfiques de la détection de glucose dans la veine porte préalablement observé sur ces tissus.
Remplacement
Cette étude ne peut pas être réalisée sur cellules ou organoïdes car la détection du glucose dans la veine porte a des impacts sur l’ensemble du métabolisme et implique des dialogues entre organes. En effet, le glucose produit par l’intestin est détecté dans les vaisseaux et active un signal nerveux vers le cerveau. En réponse, le cerveau va émettre des signaux nerveux en périphérie qui ont des effets bénéfiques anti-obésité et anti-dabiète. Pour comprendre comment la production intestinale de glucose exerce ses effets bénéfiques, il est donc nécessaire de l’étudier dans l’organisme entier.
Réduction
La totalité des animaux utilisés dans la procédure de mise au point sont des animaux de réforme, systématiquement mis à mort en dehors de ce projet. Ainsi, l’utilisation de ces animaux contribue à la réduction du nombre d’animaux, en évitant de produire des animaux spécifiquement pour cette expérience. De plus, certaines interventions seront mises en œuvre sur les animaux d'un même lot de façon à ne pas recourir à des animaux supplémentaires. Le nombre de souris utilisées pour l’expérience propre a été calculé au plus juste par des méthodes statistiques et à partir des connaissances des modèles animaux et du métabolisme glucidique, mais aussi des résultats d’études précédentes ayant permis de valider la preuve de concept : Soit au maximum 16 souris par groupe. De plus, différents tissus (foie, reins, tissus adipeux, pancréas, …) seront prélevés afin de déterminer si l’inactivation du noyau cérébral annule les effets bénéfiques à court terme induit par le signal glucose portal dans ces tissus. Ces tissus pourront constituer une banque de tissus commune au laboratoire pouvant être utilisés par la suite pour d’autres problématiques relatives à la production intestinale de glucose, notamment en évaluant la stéatose hépatique et le brunissement du tissu adipeux. Au total, ce projet nécessitera au maximum 80 souris mâles.
Raffinement
Les souris seront accueillies à l’âge de 5 semaines et auront ainsi une longue période d’acclimatation avant le début des procédures à l’âge de 12 semaines. Les souris seront hébergées en animalerie conventionnelle avec eau et nourriture ad libitum avec enrichissement. Pendant cette phase d’acclimatation, des pesées hebdomadaires seront réalisées et les animaux seront observés et manipulés quotidiennement. Les chirurgies seront réalisées sous anesthésie avec un traitement analgésique et antalgique adapté pendant plusieurs jours afin de limiter la souffrance, la douleur et le stress de l’animal pendant et après cette chirurgie. Après les chirurgies, un suivi intensif est régulier sera réalisé tous les jours tout au long de l’expérience pour identifier et réduire d’éventuelles souffrances selon une grille de score spécifique. Des signes de maladie, de perte de poids, de souffrance, de lésions ou de détérioration de l’état de santé général constituent des points particuliers limites au-delà desquels, si aucun moyen de prévention/correction de la douleur n’a été efficace, les souris sont mises à mort.
Choix des espèces
Le rôle de l’intestin, organe capable de produire du sucre entre deux repas ou lors de jeûne, sur le métabolisme glucidique et énergétique a été étudié chez les rongeurs. Les études réalisées sur des vertébrés inférieurs tels que le poisson montrent que les régulations observées ne sont pas les mêmes que les mammifères. Ces études sont réalisées afin de fournir des bases fondamentales à la recherche clinique humaine et la souris est un modèle dont les systèmes de régulation sont semblables à l’Homme. Le modèle murin est compatible avec une étude en laboratoire en raison de sa petite taille, de sa manipulation aisée et des nombreux outils d’analyse disponibles (anticorps, kit biochimiques…). Les animaux seront tous utilisés à l’âge adulte, entre 12 et 15 semaines. A cet âge, les individus présentent un meilleur rétablissement post-chirurgical.
Evaluation des effets de nouveaux composés sur la mémoire émotionnelle et sur le comportement impulsif chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Rats : 2400
4 800 animaux, 2 400 souris et 2 400 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des composés par voie orale ou par injection, puis sont soumis à un test d'évitement passif où ils subissent jusqu'à cinq stimulus aversifs, un stimulus douloureux servant à créer une mémoire de peur. Le porteur teste des molécules ciblant le système nerveux central pour la mémoire et l'impulsivité, et précise que les animaux ne seront pas réutilisés pour ne pas biaiser les résultats. Il affirme qu'aucune méthode in vitro ou in silico ne suffit pour un comportement "aussi complexe et intégré que la mémoire".
Objectifs
La mémoire émotionnelle correspond à la mémoire d'un évènement ayant suscité une émotion. De nombreuses pathologies sont associées à une altération de cette mémoire émotionnelle (schizophrénie, alzheimer, syndrome de stress post traumatique) et il est nécessaire de passer par des modèles animaux afin d'évaluer de nouvelles pistes thérapeutiques. Chez le rongeur c'est la mémoire de peur qui est classiquement évaluée comme modèle de mémoire émotionnelle humaine, c'est une émotion très conservée entre les espèces car indispensable à la survie. Cette mémoire émotionnelle s'acquière très facilement et souvent en un seul essai chez le rongeur. Une des activités de notre centre de recherche est de développer de nouveaux composés ayant pour cible le système nerveux central et des pathologies associées. C'est pourquoi l'objectif de ce projet va être d'évaluer les effets de nouvelles molécules et de molécules de référence sur des animaux dans un dispositif d'évitement passif qui permet de tester la mémoire basée sur l'association entre un environnement et un stimulus aversif. Ce dispositif va permettre également d'évaluer l'impulsivité excessive que peuvent présenter certains modèles animaux. Ainsi le second objectif de ce projet sera de mesurer les effets de nouveaux composés ciblant le système nerveux central sur une impulsivité exacerbée que l'on retrouve dans des pathologies du type trouble de l'hyperactivité et déficit de l'attention.
Bénéfices attendus
Ce projet va permettre d'identifier et de caractériser de nouvelles molécules afin d'apporter les données précliniques nécessaires avant de passer au stade de développement clinique. A moyen - long terme ces données scientifiques permettront de développer de nouveaux candidats médicaments permettant de traiter certaines pathologies à l'origine de déficits de mémoire (schizophrénie par exemple) ou de troubles de l'impulsivité (syndrome d'hyperactivité et de déficit de l'attention par exemple).
Procédures
Les animaux vont recevoir une administration aigüe par voie orale, intrapéritonéale, sous-cutanée ou intramusculaire de molécules à tester. Lors des tests de comportement les animaux pourront être exposés au plus à 5 stimulus aversifs d'une durée maximale de 3 secondes.
Impact sur les animaux
Deux effets indésirables principaux sont attendus sur les animaux : -le stress lié à la courte contention le temps de l’administration de produit, qui pourra également causer une courte et légère douleur sur le site de l'injection intrapéritonéale, intramusculaire ou sous-cutanée. -la douleur passagère liée aux stimulus aversifs de courte durée (1-3s) et répétés maximum 5 fois.
Devenir
Les animaux ne pourront pas être réutilisés dans d'autres projets et seront mis à mort à l'issue des 2 procédures. En effet l'objectif du projet étant de travailler sur les mécanisme de mémoire et/ou d'impulsivité, toute réutilisation des animaux dans d'autres études comportementales pourrait être biaisée par les tests précédemment réalisés.
Remplacement
Ce projet ayant pour but de tester l'action pharmacologique de nouveaux composés sur la mémoire émotionnelle à court ou long terme ou sur l'impulsivité, il est nécessaire de passer par des modèles animaux. En effet, l'évaluation d'un comportement aussi complexe et intégré que la mémoire mettant en jeu de multiples aires cérébrales ne peut être réalisée que sur un animal vigile. Il n'existe pas à ce jour de méthode de substitution (in vitro ou in silico) suffisante pour répondre aux objectifs scientifiques de ce projet.
Réduction
En raison de la variabilité liée aux études comportementales, un effectif de 12 animaux est nécessaire afin d'obtenir un traitement statistique des résultats satisfaisant. Ces analyses statistiques, réalisées à l'aide d'un logiciel spécifique (Graphpad Prism) nous permettront de nous assurer de la réalité et de la reproductibilité d'éventuelles différences observées entre plusieurs groupe ayant reçu différentes molécules à tester. Les tests de plusieurs molécules ou plusieurs doses d'une même molécule pourront être groupés afin de n'utiliser qu'un seul groupe témoin et le cas échéant un seul groupe recevant une molécule de référence.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en animalerie centrale (température et hygrométrie contrôlées) groupés par 3 ou 4 par cage. Une période de 5 jours d'acclimatation après livraison est prévue avant toute expérimentation. Tout au long des études les animaux sont hébergés dans des cages adaptées à l'espèce avec la présence d'enrichissement de milieu (tunnel, igloo, bandes de papier pour nidification, briques de bois à ronger....) et avec accès à l'eau et à la nourriture. Les animaux sont observés chaque jour (week-end compris), une fiche de contrôle du bien-être animal comprenant 30 critères est renseignée chaque semaine. Si plus de trois critères ne sont pas satisfaits sans possibilité d'action correctrice, alors l'animal est exclu du protocole et mis à mort si nécessaire. Les membres de la structure bien-être animal effectuent une observation mensuelle de tous les animaux.
Choix des espèces
Le rat et la souris sont largement caractérisés d'un point de vue comportemental. Ce sont deux espèces très classiquement utilisés et décrites dans la littérature concernant les tests d'évaluation de la mémoire émotionnelle, les protocoles sont très bien établis. Le rat et la souris ont un système nerveux central suffisamment évolué pour envisager une extrapolation à l'homme de certains résultats. En effet, de nombreux parallèles existent entre les caractéristiques de la mémoire étudiées chez le rat ou la souris et les caractéristiques de la mémoire chez l'humain. De plus, la souris et le rat sont deux espèces pour lesquelles il est possible d'avoir des effectifs suffisants permettant d'obtenir des résultats statistique robustes : conditions d'hébergements en animalerie raisonnables, quantités limités de nouveaux composés à synthétiser par la chimie. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte ou jeune adulte chez la souris comme chez le rat. En effet dans la littérature, les tests de mémoire sont classiquement décrits sur des animaux adultes, avec un développement cérébral complet et des capacités cognitives et d'attention fonctionnelles. Eventuellement, des animaux plus âgés pourront être utilisés pour tester l'effet de nouveaux composés sur le vieillissement et le déclin de la mémoire associé.
Optimisation de la méthode d’administration d’un traitement antitumoral
- Recherche appliquée
- Cancers
894 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs tumeurs et les organes où démarre la réponse immunitaire. La déclaration en compte 30 en souffrance légère et 864 en souffrance sévère. Hormis une étude pilote sur des souris saines, elles sont tatouées puis greffées de cellules tumorales sous la peau, sous anesthésie générale, et reçoivent quatre injections de traitement, suivies dans certains groupes d'une électroporation sur une peau tondue et épilée à la crème, les tumeurs pouvant s'ulcérer et causer "douleurs et détresse" selon le porteur. Ce traitement, un virus atténué associé à un fragment d'ADN et à un anticorps, "a déjà fait ses preuves sur des modèles tumoraux de souris", écrit-il, et le projet se borne à comparer des voies d'administration pour produire des données qu'il juge "essentielles pour les futurs essais cliniques chez l'humain".
Objectifs
Chaque tumeur est différente, il est donc important de prendre en compte ces différences, les mutations, afin de proposer un traitement adapté à chaque patient et ainsi maximiser les chances de guérison. En ce sens, nous avons développé un traitement personnalisé composé d’un virus atténué, un fragment d’ADN comprenant les mutations spécifiques de la tumeur du patient à traiter et un anticorps déjà utilisé en immunothérapie actuellement. Notre traitement permet donc d’éduquer le système immunitaire du patient à reconnaître sa tumeur et ainsi pouvoir la détruire. Ce traitement personnalisé a déjà fait ses preuves sur des modèles tumoraux de souris mais jusque-là nous n’avons utilisé qu’une seule méthode d’administration. Nous souhaitons donc à présent optimiser l’efficacité antitumorale de notre traitement en testant différentes méthodes d’administration chez l’animal pour sélectionner la plus efficace.
Bénéfices attendus
Nous attendons des bénéfices à deux niveaux à la suite de l’exécution de ce projet : - Améliorer notre traitement en sélectionnant une méthode d’administration plus efficace que l’injection sous-cutanée simple et en testant une nouvelle version de notre formulation pouvant présenter plus d’efficacité que la précédente - Ces données sont essentielles pour les futurs essais cliniques chez l’humain et tester la sureté et l’efficacité de notre traitement pour soigner des patients atteints de cancer.
Procédures
Etude préliminaire : - 1x dépilation (tondeuse et crème dépilatoire) sous anesthésie générale (12 minutes) - 1x injection sous-cutanée sous anesthésie générale (5 minutes d’anesthésie pour 10 secondes d’injection) - 1x électroporation sous anesthésie générale (2 à 3 minutes) Etudes de survie et études de mécanistiques Groupes sans électroporation (injection sous-cutanée simple ou avec composé d’encapsulation) - 1x tatouage à l’aide de pâte à tatouer et d’aiguille sous anesthésie générale (6 minutes) - 1x injection sous-cutanée de cellules tumorales sous anesthésie générale (5 minutes d’anesthésie pour 10 secondes d’injection) - 4x injections sous-cutanées de traitements (30 secondes) Groupes avec électroporation (injection sous-cutanée directement suivie d’une électroporation) - 1x tatouage à l’aide de pâte à tatouer et d’aiguille sous anesthésie générale (6 minutes) - 1x injection sous-cutanée de cellules tumorales sous anesthésie générale (5 minutes d’anesthésie pour 10 secondes d’injection) - 1x dépilation (tondeuse et crème dépilatoire) sous anesthésie générale (12 minutes) - 4x injections sous-cutanées sous anesthésie générale (5 minutes d’anesthésie pour 10 secondes d’injection) - 4x électroporation sous anesthésie générale (1 par injections sous-cutanée - 2 à 3 minutes)
Impact sur les animaux
Il est possible d’observer des rougeurs passagères ou des brûlures légères et transitoires à l’endroit où le traitement a été administré avec la procédure d’électroporation. Chez les souris porteuses de tumeur, la tumeur peut gêner au déplacement de l’animal en fonction de sa localisation. La tumeur peut aussi ulcérer et causer douleurs et détresse à l’animal. Le cancer peut se propager dans l’organisme, ce qui peut alors perturber le comportement de l’animal, sa respiration ou sa locomotion.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin de procéder au prélèvement des organes où s'initie la réponse immunitaire et des tumeurs. Ces divers échantillons nous permettront d’effectuer des analyses au niveau cellulaire et moléculaire afin de caractériser la réponse immunitaire induite par notre traitement.
Remplacement
Nous voulons étudier les mécanismes mis en œuvre par notre système immunitaire d’une part et par la tumeur d’autre part, ainsi que l’interaction entre ces deux entités. Cette interaction nécessite l’intervention de nombreuses cellules différentes provenant d’organes différents. Cette complexité requiert pour l’heure des études chez l'animal pour évaluer et comprendre les phénomènes mis en jeu.
Réduction
Pour l’étude pilote chez les souris saines, pour obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes en utilisant les tests adéquats, nous avons besoin de 6 échantillons par groupe. Cela représente 3 souris par groupe, car nous réaliserons la procédure d’électroporation sur le flanc gauche et sur le flanc droit de chaque animal. Si, et seulement si, lors de l’étude de survie sur le modèle de cancer de la peau notre traitement administré par une ou les deux nouvelle(s) méthode(s) d’administration a montré une efficacité en comparaison à l’injection sous-cutanée simple, nous réaliserons une étude de survie sur le modèle de cancer du côlon. Pour les études de survie chez les souris atteintes de cancer, le nombre de souris nécessaires par groupe est de 20 selon un test statistique adéquat. Pour chaque modèle de cancer testé, si et seulement si, lors de l’étude de survie correspondante notre traitement administré par une ou les deux nouvelle(s) méthode(s) d’administration a montré une efficacité en comparaison à l’injection sous-cutanée simple, nous réaliserons une étude mécanistique. Pour ces études mécanistiques, en utilisant un test statistique adéquat, nous avons besoin de 7 souris par groupe. Le dosage des composés de notre vaccin est basé sur l’art antérieur issu de la littérature et de nos données propres.
Raffinement
Les animaux seront maintenus en groupe afin de préserver les interactions sociales et hébergés dans des cages disposant de matériel de nidification, de bâton à ronger et de tunnels de transfert transparents. Les actes expérimentaux susceptibles d'entraîner une angoisse pour l'animal sont réalisés sous anesthésie générale légère. L’observation des animaux sera effectuée tous les jours et un suivi approfondi des animaux porteurs de tumeurs sera assuré trois fois par semaine. Des points limites ont été mis en place et des examens réguliers du bien-être de la souris et de l’évolution de sa tumeur nous permettront, le cas échéant, de soustraire l’animal à la souffrance.
Choix des espèces
La souris est un animal qui comporte un système immunitaire largement décrit dans la littérature qui est proche de l’humain, ce qui est crucial pour la mise en œuvre de notre projet. Il s’agit d’un modèle de référence en immunologie ainsi qu’en immuno-oncologie et de nombreux outils permettant de caractériser les réponses immunitaires sont disponibles pour cette espèce. Par ailleurs cette espèce dispose de nombreuses ressources en oncologie telles que les modèles de cancer utilisés dans ce projet. Les souris seront de jeunes adultes (6-8 semaines) ce qui correspond à un stade où le système immunitaire est pleinement mature et fonctionnel. Les animaux ne sont pas choisis plus âgés pour limiter les effets de la dégénérescence immunitaire.
Etude de l’hypoxie chez un modèle de souris mutante
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
20 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leur cœur et leurs poumons, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Dix d'entre elles sont privées du gène ELK3 et dix sont des témoins sauvages, et toutes passent deux semaines dans un air appauvri à 10 % d'oxygène, ainsi que trois prises de sang à deux ou trois semaines d'intervalle et une échographie du cœur d'une vingtaine de minutes, sous anesthésie gazeuse. Le porteur dit que l'hypoxie peut entraîner "un léger stress, sans pour autant être nuisibles dans les conditions appliquées", et cherche à savoir si ELK3 intervient dans la réponse au manque d'oxygène, pour traiter à terme des pathologies liées à l'hypoxie. Le prélèvement sanguin est limité à 25 % du volume sanguin total de la souris, compensé par l'injection sous la peau d'un volume équivalent de solution saline, sans que le texte précise si ce plafond vaut pour chacune des trois prises.
Objectifs
Nos cellules utilisent l'oxygène pour générer de l'énergie efficacement et, lorsqu'elles manquent soudainement d'oxygène, en cas d'hypoxie, des dommages irréversibles et rapides peuvent survenir aux organes. L'hypoxie chronique a également des conséquences, plus particulièrement dans les tumeurs, qui peuvent contribuer à des métastases et au décès. Il existe des mécanismes qui permettent aux cellules de s'adapter à l'hypoxie, dont l'élément-clé est la voie sensible à l'oxygène qui implique le facteur de transcription HIF-1. Ce mécanisme de base est une découverte fondamentale et un élément central dans la compréhension de la détection de l'oxygène dans le corps. Plusieurs composantes supplémentaires ont été découvertes plus récemment, notamment des modificateurs de la structure de l'ADN, des régulateurs des signaux de dégradation, et des facteurs impliqués dans la détection aiguë de l'oxygène. Cependant, il reste de nombreuses autres composantes qui interviennent dans le traitement des conséquences de l’hypoxie et qui restent à étudier, dont le facteur de transcription ELK3. ELK3 intervient dans des voies de signalisation conduisant à la transcription de l'ADN, et joue un rôle dans la migration cellulaire, la formation de nouveaux vaisseaux sanguins (l'angiogenèse) et l'intégrité vasculaire. De plus, il a été démontré qu'il joue un rôle dans la régulation des gènes sensibles à l'hypoxie, la protéine ELK3 étant elle-même dégradée dans des conditions de faible teneur en oxygène. La plupart des mécanismes de signalisation induits par l'hypoxie impliquant les deux protéines ELK3 et HIF-1 sont distincts, mais liés. On s'attend ainsi à ce que ELK3, tout comme HIF-1, soit impliqué dans l'angiogenèse, des études in vitro en culture cellulaire ayant notamment montré qu'ELK3 est préférentiellement exprimé dans les cellules endothéliales qui tapissent la paroi des vaisseaux sanguins, mais aussi dans le mélanome. Cependant, il reste à élucider si ELK3 est impliqué dans la réponse physiologique à l'hypoxie. Dans ce contexte, nous souhaitons étudier les conséquences de la perte totale d’ELK3 dans le modèle souris, dans des conditions d’hypoxie, sur la fonction cardio-vasculaire et le remodelage vasculaire pulmonaire.
Bénéfices attendus
L'hypoxie joue un rôle important dans les causes de mortalité, notamment le cancer, l'ischémie myocardique et les maladies métaboliques, du cœur et des reins, ainsi que dans les maladies de la reproduction telles que la prééclampsie et l'endométriose. Il existe de nombreuses preuves provenant de systèmes in vitro selon lesquelles un ou des facteur(s) de transcription, joue(nt) un rôle essentiel dans la réponse hypoxique. Pour utiliser ces connaissances pour comprendre et finalement traiter les pathologies liées à l’hypoxie, nous devons étudier les rôles de ces facteurs dans un modèle animal. Les expériences prévues devraient apporter une preuve convaincante de son importance physiologique dans l’hypoxie, et nous permettre d’exploiter notre boîte à outils, notamment les molécules que nous avons développées ciblant l'un de ces facteurs de transcription, pour traiter à terme les pathologies associées à l’hypoxie.
Procédures
Les animaux seront soumis à 3 prélèvements sanguins, à 2-3 semaines d'intervalle et à une échographie (durée environ 20 minutes). Ils seront soumis par ailleurs à des conditions hypoxiques (10% oxygène) pendant 2 semaines.
Impact sur les animaux
Les prélèvements sanguins, ainsi que l'échographie pour explorer la fonction cardiaque peuvent entrainer un léger stress ou une douleur chez les animaux. Ils seront effectués sous anesthésie gazeuse. Par ailleurs, les souris seront exposées à des conditions hypoxiques pouvant également entrainer un léger stress, sans pour autant être nuisibles dans les conditions appliquées.
Devenir
A la fin de la procedure, toutes les souris seront mises à mort pour réaliser une nécropsie et prélever des organes (coeur, poumons) en vue des analyses post-mortem
Remplacement
Le rôle de la protéine d'intérêt ELK3 dans le processus d'hypoxie a été étudié par des approches cellulaires dans notre laboratoire, mais pour analyser les effets globaux de cette protéine sur le muscle cardiaque, les vaisseaux sanguins et les poumons, le modèle souris nous semble nécessaire pour nous rapprocher au mieux de la pathologie humaine.
Réduction
Pour chacun de nos tests, nous comparerons le groupe contrôle sauvage et le groupe mutant Homozygotes ELK3. Approche statistique: grâce aux études précédentes et les données collectées sur les animaux contrôles sur plusieurs années, et en tenant compte des tests réalisés au cours de cette étude, nous savons que le nombre de 10 animaux par génotype est suffisant pour détecter des phénotypes spécifiques s’ils existent.
Raffinement
Durant toute l'étude, y compris en cages d'hypoxie, les souris sont hébergées à raison de 3 souris par cage afin d'éviter le stress lié à l'isolement et de maintenir les interactions sociales. Afin de limiter la gêne qui pourrait survenir suite à la baisse de la concentration d’oxygène celle-ci se fera progressivement (en 3 heures). L’exploration cardiaque est indolore, mais une anesthésie sera mise en oeuvre chez la souris afin d'éviter le stress lié à la manipulation, en particulier lors de l'épilation et de l'échographie. L'anesthésie facilitera en outre l'exploration en limitant les mouvements de l'animal. En cas de ralentissement du rythme cardiaque sévère lié à l'anesthésie, la procédure sera arrêtée et les animaux surveillés jusqu'au réveil dans les minutes suivant la procédure Si les animaux présentent une faiblesse trop marquée suite à l'anesthésie, une euthanasie pourra être pratiquée. Le prélèvement sanguin sera réalisé sous anesthésie gazeuse et sera limité à un volume de 25% du volume sanguin total de l'animal. Pour compenser la perte de volémie, nous injecterons par voie sous-cutanée un volume équivalent de solution saline (NaCl 0.9% chauffé à 37°C) après le prélèvement sanguin.
Choix des espèces
La souris (Mus Musculus) est l’espèce de choix pour générer des modèles de maladies humaines. Son temps de génération permet de réaliser des études relativement rapides et de récapituler de manière assez fidèle les mécanismes chez l’humain. La nécessité d’utiliser des souris génétiquement modifiées est liée à l’absence de toute mutation spontanée dans cette espèce ou d’autres espèces de mammifères qui correspondrait à la maladie humaine. De plus, la génétique de la souris est bien connue et nous permet d'inactiver le gène d'intérêt specifiquement. Les souris auront 10-12 semaines environ (stade adulte), où l’arborescence et la structure des vaisseaux sanguins seront matures.