Rongeurs
Rôle de l’Interféron de type I dans la pathogénèse de la Sclérodermie Systémique.
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
552 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections sous-cutanées quotidiennes sous anesthésie, des prises de sang répétées et un adénovirus par voie intraveineuse pour induire une sclérodermie systémique, une maladie auto-immune, avant le prélèvement de la peau et des poumons. Le porteur indique que l'induction ne dégrade pas l'état général, mais qu'un fort dosage de l'adénovirus peut causer une perte de poids importante. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ou ex vivo ne reconstitue la complexité de la maladie.
Objectifs
La sclérodermie systémique (ScS), une maladie auto-immune rare (9/100000 habitants) et au pronostic vital sombre dans les formes sévères. Elle associe une atteinte des petits vaisseaux, des anomalies immunologiques (présence d’auto-anticorps) et une fibrose touchant la peau et les organes internes. A ce jour, il n'existe aucune stratégie thérapeutique efficace, notamment contre la fibrose qui est responsable d'une altération profonde de la qualité de vie des patients et qui grève leur espérance de vie. Ainsi il est essentiel de mieux comprendre les mécanismes à l’origine de cette maladie afin d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques qui pourrait améliorer le devenir des patients atteints de ScS. Des études récentes montrent que 50% de patients atteints de ScS présentent une augmentation systémique de la molécule pro-inflammatoire : l’interféron de type I (IFN-I). La présence de d’IFN-I chez ces patients semble être associé à une sévérité plus importnante de la pathologie. Cependant, quelle est la fonction de l’IFN-I dans la dans le développement de la ScS n’est pas encore connu. Nous proposons de tester l’impact de la déficience en IFN-I ainsi que de sa surexpression sur le développement de la ScS dans deux modèles de souris représentatifs de la pathologie. Si nos résultats, montrent que l’IFN-I contribue et exacerbe la ScS, nous proposons également d’étudier l’intérêt thérapeutique du ciblage de l’IFN-I par des anticorps dans nos modèles de ScS.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de caractériser le rôle de l’interféron de type I dans la pathogenèse de la ScS et ces mécanismes d’action. En cas de résultats positifs ce projet permettra de proposer de nouvelles approches thérapeutique pour les patients atteints de ScS
Procédures
Les souris sont soumises à des injection sous cutanée journalière après anesthésie des animaux. Des prises de sang sous mandibulaires sont effectuées toutes les trois semaines après anesthésie des animaux. Des injections intraveineuses sont effectuée dans le sinus veineux retro-orbitaire après anesthésie des animaux. Des injections intrapéritonéales sont effectuées sur des animaux vigiles.
Impact sur les animaux
L’induction de la ScS ne cause pas une détérioration de l’état général de l’animal. L’apparition de la fibrose sera suivie de manière quotidienne et les animaux seront euthanasiés 6 semaines après l’initiation de la ScS avant une possible détérioration de leur état général. Cependant les injections répétées sous cutané causent un inconfort des animaux du fait de leur anesthésie et manipulation journalière. Les gestes sont maitrisés par les personnes impliquées dans le projet, ce qui réduira leur temps de la manipulation et de l’anesthésie des animaux. L'Adénovirus (AV) qui permettent la surexpression de l’IFN-I est injecté par voie intraveineuse dans les animaux anesthésiés. Cette procédure très rapide (
Devenir
Procédure 1: A la fin de cette procédure, tous les animaux seront mis à mort afin de prelever la peau et des poumons pour évaluer l’impact de l’IFN-I sur la ScS. Procédure 2: 12 animaux dans une expérience pilote seront mis à mort à la fin de cette procédure. Les autres animaux (180) seront gardés en vie et utilisés afin d’induire le développement de la ScS (procédure 1). Procédure 3 : Tous les animaux dans cette procédure seront mis à mort à la fin de la procédure afin de vérifier l’efficacité du traitement par l’anti-IFNAR sur le développement de la ScS
Remplacement
Il n'existe pas de méthode alternative à ce projet car seul un modèle de souris récapitulant la maladie observée chez l'homme, peut apporter la preuve du rôle de l’IFN-I dans le développement de la ScS. Les conclusions recherchées ne peuvent pas être obtenues par des modèles alternatifs in vitro ou ex vivo, qui ne reconstituent pas la complexité de la maladie.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaires par lot ainsi que le nombre d’itérations expérimentales a été déterminé pour pouvoir réaliser des tests statistiques robustes. Nous utilisons les souris femelles pour notre projet, cependant les souris males issues de nos croisements ne seront pas mis a mort. Celles-ci sont utilisées dans le cadre d’un projet sur l’obésité (DAP 33484).
Raffinement
1.Hébergement : les animaux sont hébergés dans des conditions veillant au respect de leur bienêtre (en fratrie) et avec un milieu enrichi afin de limiter leur stress. Les animaux sont suivis quotidiennement afin de détecter tout inconfort ou souffrance. Une étroite collaboration entre le personnel de l'animalerie et notre équipe d'expérimentateurs, permet d'intervenir immédiatement sur les animaux en cas de nécessité. 2. Contention : les animaux sont manipulés avec soin par un personnel formé qui maitrise des méthodes de préhensions douces, les animaux sont attrapés par la peau du dos afin de ne pas les manipuler par la queue. 3. Formation : une grande maîtrise technique est demandée à nos expérimentateurs qui sont régulièrement formés au sein de l'institut pour le bien-être animal. 4. Minimiser la douleur : Les prises de sang sous mandibulaires, les injections i.v et les injection s.c sont réalisés sur des animaux anesthésiés afin de réduire l’inconfort leur douleur.
Choix des espèces
Nous utiliserons les souris C57Bl/6 pour cette expérimentation. Les souris génétiquement modifiées sont uniquement disponibles dans cette espèce et sur ce fond génétique. De plus, elles sont sensibles aux traitements par le HOCl et la Bléomycine qui induisent le développement de la fibrose cutané et pulmonaire respectivement, qui sont des traits caractéristiques de la ScS. Les animaux seront utilisés dès qu’ils atteignent l’âge adulte de 6 semaines pour l’expérimentation. C’est l’âge au quel les souris ont été décrites pour répondre au traitement et donc développer une ScS.
Etude de la matrice extracellulaire (MEC)de cœurs post- infarctus UE 3/3
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
8 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une ligature de l'artère coronaire leur provoque un infarctus, avec un risque de mortalité dès la chirurgie, suivi de 30 jours de survie et d'échographies avant le prélèvement des cœurs. Le porteur décrit l'objectif comme l'obtention de cœurs infarcis pour adapter un appareillage d'assistance cardiaque. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne permet d'étudier la structure et la composition du tissu cardiaque infarci.
Objectifs
Nous souhaitons obtenir des coeurs infarcis durant la phase de remodelage post-infarctus (30 jours (n=6+2)). Après une période d'acclimatation de 7 jours, les infarctus seront créés par ligature de l'artère coronaire sur 6 rats mâles wistar ; 2 animaux supplémentaires sont inclus pour pallier aux pertes éventuelles dues à la chirurgie.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra d'obtenir des données en vue d'adapter un appareillage d'assistance cardiaque biocompatible en tenant compte des forces à appliquer sur les zones malades.
Procédures
Le projet se déroule sur 30 jours et les animaux subiront une opération chirurgicale visant à ligaturer une artère coronaire provoquant un infarctus. Des échographies seront aussi réalisées afin d'analyser la fonction cardiaque au moment de la ligature, 7 jours après et à la fin de la procédure 30 jours après la ligature.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont celles engendrées par la ligature coronaire qui induit l'infarctus. Les complications et le risque de mortalité sont présents dès la chirurgie et dans la grande majorité des cas, le pronostic vital n'est engagé que dans les quelques heures qui suivent. D'après notre expérience, les animaux ne montrent pas de signes de détresse cardiaque au delà des 24 premières heures.
Devenir
Les animaux seront tous mis à mort afin de prélever les coeurs et de continuer l'étude microscopique et l'étude des protéines.
Remplacement
Cette étude nécessite l’utilisation d’animaux car l’objectif de notre étude est d’étudier la structure 3D et la composition protéique du tissu cardiaque infarci, il est donc impératif de travailler sur un modèle vivant. Aucun modèle in vitro ne permet d’appréhender ces paramètres.
Réduction
Le nombre total d'animaux est le nombre estimé juste et nécessaire pour pouvoir atteindre les objectifs du projet. La mortalité inhérente à l'établissement du modèle pathologique d'infarctus nécessite d'anticiper un nombre légérement supérieur d'animaux pour cette étude mais notre expérience du modèle permet de réduire considérablement ce nombre et de le limiter à 2 animaux supplémentaires. Un groupe témoin de 6 animaux sera ajouté à l'étude. Ces animaux ne subiront aucune procédure, ils serviront de banque de tissus après mise à mort. Cette étude devrait être concomittante avec l'enseignement de microchirurgie, les rats utilisés pour cet enseignement serviront de donneurs d'organes pour le groupe témoin.
Raffinement
Les conditions d’hébergement (enrichissement du milieu), de soins (établissement de points limites) et surtout les méthodes utilisées (opérations sous anesthésie générale, analgésie contrôlée) qui sont des méthodes dérivées directement de la pratique clinique chez l'homme permettent ainsi un raffinement de la méthodologie. Nous avons établi des points limites (modification des paramètres cardiaques et respiratoires indiquant un réveil, une douleur ou un inconfort de l’animal durant l'opération chirurgicale mais aussi comportement inadéquat, modifications physiques...pendant toute l'étude) qui ne seront pas dépassés grâce aux procédures médicamenteuses disponibles au laboratoire (analgésie, anesthésie chirurgicale) ou à une prise en charge suffisamment précoce avec des soins adaptés
Choix des espèces
Le rat est une espèce utilisée couramment comme modèle d’infarctus pour sa similitude avérée avec les processus physiologiques se déroulant chez l’homme. Le management du rat reste plus facile que le gros animal. Des rats de 350g seront utilisés permettant d'avoir un animal de taille adaptée à la chirurgie envisagée.
Evaluation de l’efficacité d’un inhibiteur de MEK dans un modèle de greffe de peau chez la souris NSG- Amendement N°1
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
207 souris immunodéficientes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de peau humaine et une injection de cellules humaines qui déclenche une réaction du greffon contre l'hôte, avec perte de poids et mise à mort dès 20 % du poids perdu, pour tester un inhibiteur de MEK contre le rejet de greffe. Le porteur renvoie au conditionnel les arguments attendus pour l'humain. Il présente ces souris humanisées comme une alternative aux primates.
Objectifs
Les inhibiteurs de calcineurine permettent de prévenir le rejet aigu précoce néanmoins après quelques années survient une dysfonction chronique du greffon liée à la néphrotoxicité des inhibiteurs de la calcineurine et à un mauvais contrôle de la réponse immune. La fibrose interstitielle et l’atrophie tubulaire en elle même participent aussi à la dysfonction chronique du greffon. Ainsi l’amélioration de la survie des greffons nécessite de nouvelles stratégies immunosuppressives contrôlant mieux la réponse immune et la progression de la fibrose. Dans cette optique, les inhibiteurs de MEK sont une piste encourageante. Les mutations de la voie MAPK (mitogen-activated-protein-kinase) classique sont parmi les plus rencontrées en cancérologie. Ainsi des inhibiteurs de cette voie (inhibiteur de MEK) ont été développés, dont le trametinib, qui depuis 2013 a une autorisation de la FDA (Food and Drug Administration) dans le traitement du mélanome. La voie MAPK classique étant située en aval du TCR (T Cell Receptor), les inhibiteurs de MEK ont un effet immunosuppresseur. En transplantation, ce dernier a été décrit dans des modèles murins de Graft versus Host Disease et de greffe cardiaque et dans un modèle de transplantation pulmonaire chez le rat. Dans ces modèles les inhibiteurs de MEK s’opposent à l’activation des CD8 et favorisent l’épuisement des lymphocytes CD4 allo-réactifs. Par ailleurs les inhibiteurs de MEK favorisent le développement des lymphocytes T régulateurs. Enfin, dans des modèles murins, les inhibiteurs de MEK permettent de prévenir la fibrose rénale. Avec un très bon profil de tolérance, ces molécules apparaissent comme une bonne alternative aux anti-rejets conventionnels. C’est pourquoi nous souhaitons étudier l’effet d’un inhibiteur de MEK sur la prévention du rejet de greffe de peau humaine chez la souris NSG (Nod Scid Gamma) humanisée. Dans un 1er temps, nous étudierons l'effet de l'inhibiteur de MEK sur l'humanisation (105 souris) des souris.Dans un 2nd temps,nous étudierons l'effet des inhibiteurs de MEK sur la greffe de peau (102 souris)
Bénéfices attendus
Les inhibiteurs de MEK ont montré une bonne efficacité pour prévenir le rejet de greffe et un effet anti-fibrotique dans des modèles murins. Cependant, ces modèles ne peuvent valider l’efficacité d’une molécule sur les cellules du système immunitaire humain. Le passage dans un modèle in vivo mimant la situation complexe que constitue le système immunitaire humain apportera des arguments supplémentaires quant à leur efficacité pour prévenir le rejet de greffe chez l’homme.
Procédures
Une greffe de peau sous anesthésie générale, durée de l’opération 1 heure. Une injection intraveineuse sous anesthésie gazeuse, 5 min. Administration quotidienne du traitement par voie orale, 1 min. Prélèvement de sang , 1 fois par semaine, 5 min.
Impact sur les animaux
La greffe de peau humaine chez la souris NSG n’entraîne pas de signe clinique chez la souris. L'humanisation des souris avec des cellules hPBMC entrainera des signes cliniques liés à l’apparition d’une xéno-GVHD (graft versus host disease) lorsque la quantité de cellules humaines sera suffisamment importante, notamment des lymphocytes T. Les souris seront surveillées quotidiennement au niveau comportemental et pesées 3 fois/semaine puis tous les jours lorsque les premiers signes cliniques apparaîtront ; chute de poids notamment. L'animal sera euthanasié si le poids atteint une perte de poids de 20% du poids initial. Le comportement général de la souris sera observé et l’animal sera euthanasié si un comportement anormal est constaté (par exemple, animal isolée du reste de ses congénères, dos vouté, poils hérissés).
Devenir
Toutes les souris de la procédure 1 seront utilisées pour la procédure 2. A l’issue de la procédure 2, les souris seront euthanasiées.
Remplacement
La molécule que nous souhaitons tester chez la souris NSG humanisée a déjà été étudiée in vitro et in vivo dans des modèles murins. Le passage dans un modèle in vivo mimant la situation complexe que constitue le système immunitaire humain apportera des arguments supplémentaires quant à son efficacité pour prévenir le rejet de greffe chez l’homme.
Réduction
Les données issues de ce projet devront donc être suffisamment robustes (c'est-à-dire validées avec tests statistiques). Nous utiliserons des tests statistiques non paramétriques (Test de Mann- Whitney) car nous ne pourrons pas nous assurer d’une distribution normale (non gaussienne) (n < 30). (Nombre total d’animaux 207).
Raffinement
Lors des manipulations pouvant générer une douleur les animaux bénéficieront en amont d’une analgésie adaptée. Les souris seront hébergées sur des portoirs ventilés, avec un enrichissement adapté. Elles seront suivies quotidiennement lorsque les cellules humaines seront injectées et les signes cliniques notables et sévères décrits dans le tableau en annexe de cette saisine seront notés. Lorsque 3 signes cliniques notables ou un seul signe clinique sévère seront notés alors les animaux seront sortis du protocole et euthanasiés. Tous les animaux seront analysés post-mortem avec des prélèvements d'organes en vue d'études immunohistochimiques ou histologiques permettant de caractériser au mieux l’effet de la molécule testée.
Choix des espèces
Les souris immunodéficiences NSG sont des souris qui ne possèdent pas de système immunitaire propre. Il est possible de reconstituer un système immunitaire humain dans ces souris, par injection de PBMC humains. Ces souris ainsi humanisées offrent une alternative à l'utilisation de primates en recherche clinique. Nous choisissons volontairement de tester notre modèle sur les souris NSG ne connaissant pas à ce jour l’impact des anti-MEK dans l’humanisation de ces deux types de souris immunodéficientes. Lors des greffes de peau les souris NSG seront adultes (âgées de 6 à 8 semaines). Le modèle d'humanisation avec des hPBMC se réalise sur des souris adultes de 8 à 15 semaines (par expérience et sur les données de la littérature). La prise des greffes de peaux, après une phase de rétractation/asséchement, n'est effective qu'après 4/5 semaines ce qui justifie l'âge des souris lors de la greffe et de l'humanisation. Au moment de l’humanisation avec des hPBMC elles seront agées de 11 à 13 semaines pour permettre à ces cellules humaines de se développer et nous permettre d'utiliser ces animaux humanisés vers 2-3 semaines post humanisation avec les hPBMC.
Etudes pilotes sur l’immunogénicité de candidats vaccins murins.
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
420 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections répétées de candidats vaccins contre l'allergie par voie intramusculaire ou sous-cutanée, puis des prélèvements sanguins au sinus rétro-orbitaire, une technique qui peut provoquer des atteintes oculaires décrites par le porteur. Ce dernier indique tester plusieurs doses, formulations et voies d'administration pour sélectionner le meilleur candidat avant un passage chez l'humain. Il affirme qu'aucune méthode in vitro ne permet d'évaluer la réponse immunitaire à un vaccin, ce qui le conduit à recourir à la souris.
Objectifs
Les allergies sont aujourd’hui un problème de santé publique. Ces affections très répandues, particulièrement dans les pays développés, touchent 25 % de la population européenne. Elles sont dues à un dérèglement du système immunitaire qui devient hypersensible à des substances généralement inoffensives. Ceci se traduit par la dérégulation de certaines cytokines et conduit à l’apparition de la pathologie chez l’individu. Ce projet s’inscrit dans le cadre de développement de vaccins contre les allergies. Au sein de notre société, nous avons développé une stratégie de vaccination qui permet de produire, chez le patient, des anticorps contre la cytokine sur-exprimée. Ce vaccin appelé ‘Kinoïde™’ peut se présenter soit sous forme de proteine, soit sous forme d’un acide ribonucleique messager (ARNm). Il n’existe pas à ce jour de méthodes in vitro permettant d’évaluer la réponse immunologique à un vaccin, ce qui nous contraint à les tester chez la souris. L’efficacité du vaccin sera évaluée selon sa capacité à induire une réponse immunitaire capable de bloquer l’activité biologique de la cytokine. Dans le cadre de ce développement, nous devons sélectionner le meilleur candidat vaccin qui induira une réponse immunitaire efficace et de longue durée chez la souris. Pour cela, nous devons dans un premier temps tester plusieurs paramètres spécifiques à chaque vaccin. Nous allons ainsi tester un nombre croissant de doses de vaccin (en deux et trois injections), plusieurs formulations vaccinales ainsi que deux voies d’administration (intramusculaire et sous-cutanée). Ces études permettront de valider et de sélectionner le vaccin induisant la meilleure réponse immunitaire. Dans un second temps, nous confirmerons l’efficacité du vaccin grâce à des modèles expérimentaux d’allergies développés chez la souris. Une fois l’effet thérapeutique démontré, le vaccin entamera les étapes de fabrication en vue des phases cliniques.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à définir les meilleures conditions d'administration du vaccin developpé au sein de notre laboratoire; à savoir, la dose de vaccin à injecter, la voie d’administration et le schéma d’immunisation et de prélèvements sanguins. Les candidats vaccins sélectionnés seront ensuite évalués pour leur efficacité dans des modèles expérimentaux d’allergies developpés chez la souris et à plus long terme chez l'homme.
Procédures
1) Administration du vaccin: L'injection du vaccin est réalisée sur animaux vigiles maintenus par contention pendant 30 secondes. -310 animaux seront injectés par voie intramusculaire avec du vaccin (100 µl au maximum, 50 µl par patte). Parmis ces animaux, un groupe de 10 souris recevra deux injections de vaccin au jour 0 et à jour 21 et un groupe de 300 souris recevront trois injections de vaccin au jour 0 , à jour7 et à jour 21. -110 animaux seront injectés par voie sous-cutanée avec du vaccin (100 µl au maximum, 50 µl par patte). Parmis ces animaux, un groupe de 10 souris recevra une injection unique de vaccin au jour 0. Un groupe de 20 souris recevra deux injections au jour 0 et à jour 21. Enfin, un dernier groupe de 80 souris recevra trois injections de vaccin au jour 0, à jour 7 et à jour 28. 2) Prèlévement sanguin: Les animaux sont anésthésiés à l'isoflurane pendant 5min. Ensuite, le prélévement de sang est réalisé en moins de 30 secondes. Un groupe de 220 souris subira trois prélèvements à jour -7, à jour 38 et à jour 58. Un groupe de 200 souris subira quatres prélèvements à jour -7, à jour 21, à jour 38 et à jour 58.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables possiblement observés sont principalement liés à l’injection ou au prélèvement au sinus retro orbitaire. Les effets secondaires liées au candidat vaccin ne sont pas attendus et n’ont pas été observés dans les phases préliminaires du développement. Des effets indésirables peuvent se produire au site d’injection et sur les ganglions lymphatiques adjacents tels qu’œdème et érythème pouvant durer quelques heures à quelques jours. L’injection se faisant par voie intramusculaire dans le muscle de la patte arrière. Une douleur musculaire localisée pourra entre autres être détectée si l'animal a tendance à se mordre au niveau de la zone douloureuse. Les prélèvements sanguins se faisant au niveau du sinus rétro-orbitaire, des effets indésirables sur l’œil peuvent se produire. La survenue de contractions répétées et involontaires des muscles des paupières (blépharospasme), la sécrétion lacrymale éventuellement accompagnée de photophobie, les écoulements, la survenue d'œil rouge ou opaque seront examinés, puisqu'ils traduisent des douleurs oculaires et l'état des yeux.
Devenir
Le système immunitaire des souris utilisées ayant été stimulé par les candidats vaccin, celles-ci conserveront une « mémoire » des vaccinations précédentes. Nous ne serons donc plus dans la possibilité d’obtenir chez ces souris, une réponse immunitaire comparable à des animaux nouvellement vaccinés. De surcroit les souris ont une durée de vie assez courte et l’utilisation d’animaux âgés n’est pas recommandé pour l’obtention d’une bonne réponse immunitaire. Après le dernier prélevement (J58), les 310 animaux de la procédure 1 et les 110 animaux de la procédure 2 seront mis à mort par dislocation cervicale.
Remplacement
La stimulation du système immunitaire par vaccination ne peut s’effectuer que sur animaux vivants. Il n’existe pas à ce jour de méthode in vitro permettant de remplacer le recours à l’expérimentation animale.
Réduction
Ce protocole suit la condition pour laquelle un nombre de 10 animaux par groupe procure une puissance statistique suffisante (tests statistiques classiques, i.e. Wilcoxon).
Raffinement
Les animaux disposent d'une période d'acclimatation conséquente (minimum 7 jours), avant l'initiation de tout protocole, afin de limiter leur angoisse. Ils subissent ensuite des contraintes très modérées. Les injections, réalisées en intramusculaire et en sous-cutanée et les prélèvements sanguins, sous anesthésie gazeuse, ont lieu de façon ponctuelle et n’induisent pas de modification de leur bien-être. Enfin, des points-limites généraux avec l’établissement d’une grille d’évaluation regroupant les critères relatifs au bien-être tout le long de l’étude ont été établis. De plus, des antalgiques sont prévus si l’animal présenté un signe de souffrance (Buprénorphine à 0,05 mg/kg par voie sous-cutanée). Si un animal présente l'un des points limite à un seuil critique, il est mis à mort afin d'abréger sa souffrance. Une attention particulière sera portée aux conditions d’hébergement des animaux. Le bruit dans les zones d’hébergement ainsi que dans la zone d’expérimentation sera réduit au maximum. Les souris seront hébergées par groupe de 5 souris maximum par cage. Ce milieu sera enrichi (igloo + copeaux) et la nourriture et l’eau seront fournis ad libitum afin de s’assurer du bien-être de l’animal.
Choix des espèces
La souris est le modèle le plus approprié du fait de sa physiologie proche de l’Homme (taux d’homologie 90 %) et de la grande quantité de données disponibles dans la littérature et au sein du laboratoire. Dans ce projet, on utilisera des souris adultes, c’est-à-dire de 7 semaines, soit environ 20-25g. En effet, nous souhaitons que les souris aient un système immunitaire mature pour tenir compte de la réponse humorale.
Implication de cellules de Bergmann dans les transmissions monoaminergiques du cervelet
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
360 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une chirurgie implante une sonde de microdialyse, parfois couplée à une fibre optique, dans leur cervelet, les animaux étant tués dans les 24 heures pour vérification anatomique, afin d'étudier le rôle des cellules gliales dans la neurotransmission. Le porteur qualifie cette chirurgie intracérébrale de gêne légère et de mineure au motif que le cerveau serait dépourvu de fibres de la douleur. Il réduit les bénéfices attendus à la mise en évidence d'un rôle de ces cellules, sans application décrite.
Objectifs
Notre projet vise à édudier le role des cellules de Bergmann (les cellules gliales du cervelet) dans les neurotransmissions monoaminergiques (Sérotonine, Noradrénaline, Dopamine) dans le cervelet de souris.
Bénéfices attendus
La mise en évidence de l'implication des cellules gliales dans la neurotransmission monoaminergique
Procédures
Chirurgie : implantation stéréotaxique de sonde de microdialyse couplées ou non avec une fibre optique dans le cervelet. Ceci concerne l'ensemble des animaux la durée totale entre l'implantaion et le sacrifice des animaux est de 24 heures.
Impact sur les animaux
Techniquement les expériences menées impliquent la microdialyse mise en oeuvre seule ou avec l'optogénétique. Ces implantations intracérébrales constituent une gène légère pour l'animal. Le cerveau est dépourvu de fibres sensibles à la douleur, à titre d'exemple des chirurgies similaires ontvréalisée chez l'humains sous simple anesthésie locale.
Devenir
Euthanasie des animaux à l'issue de chaque procédure, pour vérification anatomique des implantations intracérébellaires
Remplacement
L'utilisation de souris est indispensable pour ce projet. L'évaluation de processus complexes comme les interactions neurones-glies sur une structure cérébrale en fonctionnement dans des conditions physiologiques, n'est à ce jour pas modélisable.
Réduction
Le calcul de puissance est effectuée pour les expériences de microdialyse a été réalisé avec le logicile biostatGV. Un écart type de 20 % (issue des données de la littérature et de notre propre expérience) et la possibilité de discriminer un effet de 25% a été envisagé. Une puissance de 0,9 et un alpha de 0,05 ont été choisis. Ceci indique 14 animaux par groupe nombre qui est augmenté à 15 pour pallier aux aléas expérimentaux. Une approche statistique sera envisagée
Raffinement
Un anesthésique est utilisé pour effectuer l'implantation des sondes de microdialyse. Le cerveau est un organe dépourvu de fibres nerveuses libres dédiées à la nociception, bien qu'invasive cette chirurgie se révèle mineure pour les animaux
Choix des espèces
L'utilisation de souris est nécessaire pour ce projet. Les souches modifiées génétiquement ne sont disponibles que pour cette espèce. Les animaux entreront dans le protocole expérimental lorsqu'ils seront agés de 8 à 10 semaines ainsi la chirurgie sera menées sur les animaux agés de 14 à 16 semaines.
Impact de l’exposition précoce aux drogues sur le comportement et le système dopaminergique dans un modèle de comorbidite schizophrénie – troubles de la consommation d’alcool
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
960 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Dès le septième jour de vie, une chirurgie lèse leur hippocampe pour induire un modèle de schizophrénie, puis ils sont exposés jeunes à l'alcool et à des cannabinoïdes avant une seconde chirurgie d'implantation de canules, pour étudier l'impact de ces drogues sur la consommation d'alcool. Le porteur signale des douleurs postopératoires après chaque chirurgie. Il présente ce modèle par lésion comme le plus utilisé et le plus complet pour cette comorbidité.
Objectifs
L'objectif principal de ce projet est d'étudier l'impact d'expositions précoces aux drogues sur les troubles de la consommation d'alcool à l'âge adulte dans un modèle animal de schizophrénie. En effet il existe une prévalence élevée de patients atteints de schizophrénie qui présentent un trouble de la consommation d'alcool. Les consommations d'acool et de cannabis sont fréquentes à l'adolescence aussi bien dans la population générale que chez les sujets qui risquent de présenter la maladie. Nous chercherons donc à étudier le rôle de ces expositions précoces d'alcool et d'agents cannabinoides sur les comportements des animaux modèles de schizophrénie mais également sur la neurotransmission. En effet la dérégulation des systèmes de neurotransmission est directement impliquée aussi bien dans les troubles de la consommation d'alcool que dans ceux associés à la schizophrénie.
Bénéfices attendus
Il n'existe à l'heure actuelle aucune étude visant à étudier l'impact de la co-exposition précoce à l'alcool est aux cannabis ni chez l'Homme, ni chez l'animal alors que la consommation de ces drogues est relativement fréquentes chez les adolescents et jeunes adultes. Grâce aux expériences proposées dans ce projet nous pourrons obtenir des données importantes concernant les mécanismes neurobiologiques qui sous-tendent les troubles de la consommation d'alcool dans un modèle pertinent pour l'étude de la schizophrénie. L'aspect neurobiologique de ce projet aidera la communauté scientifique à mieux comprendre l'impact d'une exposition précoce à des drogues couramment utilisées sur les systèmes dopaminergiques. Nous ajouterons à cette étude neurobiologique un aspect purement comportemental qui nous permettra d'évaluer l'impact de cette exposition précoce aux drogues sur les comportements associés à la consommation d'alcool et à ceux associés à la schizophrénie.
Procédures
Tous les animaux subiront une chirurgie à l'âge de 7 jours. Chacune de ces opérations ne durera jamais plus de 20 minutes. Par la suite à l'âge adulte 320 rats subiront une seconde chirurgie qui ne durera pas plus de 30 minutes. Lors de ces chirurgies les animaux subiront une anesthésie gazeuse et recevront une injection d'analgésiques adaptés. En soins post-opératoires, les animaux (au 7ème jour de vie et à l'âge adulte) recevront pendant au moins 2 jours post-opératoires au moins 2 injections quotidiennes d'analgésique adapté.
Impact sur les animaux
- Douleurs post-opératoires de palier 1 à 2 à J7 suite à la lésion de l'hippocampe ventral par chirurgie stéréotaxique. Durée attendue : 2-3 jours. - Douleurs post-opératoires de palier 1 à 2 à l'âge adulte suite à l'implantation des canules par chirurgie stéréotaxiques. Durée attendue : 3-4 jours.
Devenir
Procédures 1, 2, 3: Ces procédures ne sont que des étapes qui nous permettent de générer nos animaux modèles de comorbidité. Tous les animaux issus de ces procédures seront répartis soit dans la procédure 4 (640 rats) soit dans la procédure 5 (320 rats). Procédure 4 : A la fin des analyses comportementales les cerveaux de ces animaux devront être récupérés pour des analyses post-mortem en vue d’étudier l’expression de marqueurs biologiques importants dans ces pathologies et iront donc en procédure 6. Procédure 5: Tous les animaux seront euthanasiés pour vérifications histologiques des sites d'implantation des électrodes d'enregistrement et de stimulation. Procédure 6: Tous les animaux seront euthanasiés au cours de cette procédure.
Remplacement
Les études de mécanismes complexes de maladies psychiatriques comme la schizophrénie ou l'addiction ne sont pour le moment pas remplaçables par des méthodes in vitro ou in sillico. Les mécanismes impliqués sont trop complexes pour pouvoir être simplifiés à ce jour. Le modèle que nous avons choisi fait partie des modèles les plus utilisés et les plus complets avec une validité de ressemblance, une validité de construction et une validité de prédiction très bien décrites dans la littérature.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaire à chacune des expériences a été estimé sur la base de nos précédentes expériences utilisant le même modèle en prennant en compte la variabilité interindividuelle observée aussi bien dans les modèles animaux que dans les différents paradigmes comportementaux utilisés. Nous utiliserons au maximum les mêmes animaux entre les différentes procédures pour limiter le nombre total d'animaux utilisés dans ce projet.
Raffinement
Pour chacune des procédures nous avons mis en place un série de points limites ainsi qu'une grille de scoring du bien-être animal. Une action thérapeutique adaptée sera déclenchée dès q'un point limite sera atteint. « En ce qui concerne les conditions d'hébergement, les animaux seront stabulés en groupe tout au long du projet sauf pendant les périodes d'évaluation de la consommation d'alcool. Ces périodes seront limitées au strict minimum nécessaire et l'isolement sera contrebalancé par une manipulation accrue par les expérimentateurs (enrichissement inter-espèce).
Choix des espèces
Le modèle de lésion choisi pour induire des symptômes de schizophrénie est le plus utilisé en recherche sur la comorbidité addictive car ce modèle est sans doute celui qui représente le mieux l'évolution de la maladie. Les animaux seront utilisés tout au long de leur vie. Ce modèle nécessite une lésion du cerveau au 7ème jour de vie. Tous les petits seront ensuite soumis à la procédure d'exposition aux drogues pendant la période d'adolescence (entre les jours 28 et 50). Les rats seront conservés jusqu'à l'âge adulte pour évaluer les effets d'une telle pré-exposition précoce sur les comportements et la neurobiologie à l'âge adulte.
Etude de l’importance de la localisation des tumeurs du pancréas sur la réponse à la chimio-immunothérapie.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
1 040 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules de cancer du pancréas leur sont injectées sous la peau, dans le pancréas ou dans le sang, provoquant tumeurs, ascite ou métastases pulmonaires, puis elles reçoivent des traitements, pour comparer la réponse selon la localisation de la tumeur. Le porteur décrit une possible altération de l'état général liée au cancer induit et aux effets des chimiothérapies. Il conclut que l'évaluation de traitements anticancéreux doit se faire sur un organisme vivant.
Objectifs
Le but du projet est d’évaluer l’efficacité antitumorale d’une association immunothérapie (anti-PD-1) et chimiothérapies utilisées en clinique dans des modèles de cancers du pancréas avec différentes localisations (sites d’injections différents) chez la souris. Nous étudierons également les infiltrats immunitaires dans les tumeurs. Ainsi nous pourront 1) évaluer l’efficacité des traitements selon la localisation et 2) déterminer si certaines cellules immunitaires voient leur nombre et leur activité modifiée en fonction du traitement et de la localisation du cancer. Cette étude nous permettra également de comprendre les mécanismes de résistance aux traitements actuellement utilisés en clinique.
Bénéfices attendus
En France, en 2018, le cancer du pancréas était le 9e cancer le plus fréquent chez l’homme et le 7e cancer le plus fréquent chez la femme. Le pronostic de ce cancer, souvent diagnostiqué tardivement, reste sombre, expliquant que la mortalité ne baisse pas. A tel point que l’adénocarcinome pancréatique pourrait devenir la seconde cause de mortalité par cancer dans les années 2030-2040. L’un des critères d’agressivité de ce cancer est sa capacité à former des métastases dans d’autres organes, comme le foie ou le poumon. Actuellement, le traitement de ce cancer repose sur l’utilisation de chimiothérapies qui sont malheureusement peu efficaces, car souvent administrées tardivement, notamment lorsque le cancer a métastasé. L’immunothérapie a été associée à la chimiothérapie afin d’augmenter son efficacité dans de nombreux cancers. Cependant cette association n’est pas efficace pour le cancer du pancréas. Il apparait donc important d’étudier les mécanismes responsables de cette résistance. Le but du projet est d’évaluer l’efficacité anti-tumorale d’une association immunothérapie et chimiothérapies utilisées en clinique dans différents modèles de cancers du pancréas. L’intérêt de ce travail est donc de mieux comprendre les mécanismes immunologiques associés aux traitements par chimiothérapie et de rechercher des moyens de potentialiser l’immunothérapie, jusqu’alors inefficace dans le cancer du pancréas.
Procédures
- Injection par voie sous-cutanée de cellules de cancer du pancréas murines : - 288 souris C57BL/6 et 144 souris BalbC/nude. - Injection orthotopique de cellules de cancer du pancréas murines dans le pancréas : - 160 souris C57BL/6 et 144 souris BalbC/nude. - Injection par voie intra-veineuse de cellules de cancer du pancréas murines : - 160 souris C57BL/6 et 144 souris BalbC/nude. - Traitements par voie intrapéritonéale : - 576 souris C57BL/6 et 432 souris BalbC/nude.
Impact sur les animaux
- Injection de cellules tumorales dans différentes localisations : - Sous-cutanée : masse tumorale au niveau du flanc droit pouvant gêner la liberté de mouvement de l’animal. - Orthotopique : croissance d’une masse tumorale intra-abdominale monitorée par palpation abdominale. Possible dissémination de la maladie au niveau du péritoine avec apparition d’ascite. - Métastatique : croissance de métastases intra-pulmonaires, pas d’effet masse attendu. - Dans tous les cas : possible altération de l’état général du fait de la pathologie cancéreuse induite. -Éventuels effets secondaires des traitements anti-cancéreux : les chimiothérapies utilisées ont déjà fait l’objet de recherche clinique sur l’animal, il n’est pas attendu d’effet secondaire important. -Concernant le modèle orthotopique, possible complications au niveau du site opératoire et de la cicatrice : infection, lâchage de suture, douleur.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure. Certains seront autopsiés (modèles orthotopique et intra-veineux).
Remplacement
Le cancer est une maladie complexe impliquant des mécanismes de contrôle et des interactions possibles seulement dans un organisme vivant. En effet, la recherche a permis de comprendre l’importance de l’environnement dans lequel le cancer se développe et les multiples interactions avec le système immunitaire, le stroma tumoral, le système vasculaire et le métabolisme. En conséquence, pour être prédictifs, l’évaluation de l’efficacité ou de l’échec de nouvelles combinaisons thérapeutiques en oncologie doit être réalisée sur les organismes vivants. Nous réalisons à ces fins des études translationnelles sur des modèles d‘animaux greffés avec des cellules tumorales.
Réduction
- Les expériences seront réalisées sur des petits effectifs ce qui permet donc de réduire le nombre d’animaux de l’étude. De plus une étape de faisabilité pour évaluer la pertinence des modèles sera réalisée en début de projet. Si l’un des modèles ne donne pas les résultats escomptés sur la localisation des tumeurs ou s’il s’avère que les points limites sont atteints prématurément, celui-ci sera abandonné à l’étape de faisabilité (partie I). Si aucun effet bénéfique des composés seuls ou en association sur la réponse anti-tumorale (croissance et infiltrats immunitaires) n’est observé, l’étude sera arrêtée à l’étape II. En choisissant de transposer uniquement le ou les modèles ayant le mieux répondu aux combinaisons de traitements en partie II, dans les souris Balb/nude, nous réduirons également le nombre de souris utilisées pour cette lignée. Enfin pour les modèles orthotopiques et intra-veineux les expériences visant à étudier la taille des tumeurs et les infiltrats immunitaires seront réalisées sur les mêmes souris.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des conditions qui répondent à leurs besoins (groupes, environnement enrichi) et seront habitués aux techniques de préhension. Les animaux sont suivis au minimum 3 fois par semaine par des techniciens responsables d’études. Une anesthésie générale gazeuse (isoflurane 3% + oxygène 1.5L/min) sera réalisée avant chaque greffe. Elle sera entretenue pour la greffe orthotopique, avec contrôle de l’absence de réflexe de la patte et surveillance de la fréquence respiratoire et protection de la cornée avec un collyre ophtalmique. Pour l’analgésie, des anti-inflammatoires (Ketoprofen 4mg/kg) seront administrés en sous-cutanée en pré-opératoire à distance du site opératoire et prolongé pendant 48h après l’opération, ainsi que des anesthésiques locaux (lidocaïne 4mg/kg + bupivacaine 2mg/kg) au niveau du site opératoire. La surveillance post-interventionnelle sera réalisée 2 fois par jour durant les 3 premiers jours, puis quotidienne pendant 2 jours et enfin espacée à 3 fois par semaine. Points limites : - perte de poids dépassant 20% par rapport au poids maximum enregistré à arrêt des traitements à si persistance au-delà de 24h, sacrifice de l’animal ; - posture ou autre expression de la douleur à arrêt des traitements à si persistance au-delà de 24h, sacrifice de l’animal ; - absence de toilettage à arrêt des traitements et surveillance de l’apparition d’autres points limites ; - léthargie, immobilité à si persistance au-delà de 24h, sacrifice de l’animal ; - une mauvaise cicatrisation ou une ouverture des sutures à sacrifice de l’animal. - Points limites spécifiques à la présence de tumeurs et dont l’atteinte entrainera l’euthanasie des animaux : - volume tumoral supérieur à 2000 mm3 ; - tumeurs gênant les fonctions vitales et motrices ; - ulcération ou nécroses de la tumeur sous-cutanée supérieure à 20% de la surface totale de la tumeur ; - palpation d’une masse abdominale localisée dans la zone du pancréas et entrainant une gêne ou une douleur ; - envahissement du péritoine de la souris conduisant à un une carcinose péritonéale ou la formation d’ascite et ainsi un gonflement de l’abdomen ; - difficultés respiratoires. Le projet se déroule en 3 parties. L’absence de faisabilité ou de résultats, conduira à l’arrêt de certains modèles.
Choix des espèces
Les souris présentent des caractéristiques physiologiques qui permettent une variété de techniques d’administration et de prélèvement présentant des analogies avec ce qui est réalisé en recherche clinique sur l’homme. Diverses souches de souris immunocompétentes sont disponibles pour l’établissement de modèles tumoraux syngéniques, indispensables à la recherche préclinique en immuno-oncologie. Des souris génétiquement modifiées seront également utilisées afin de montrer l’importance du système immunitaire. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 8 et 12 semaines d’âge) pour la mise en œuvre de modèles expérimentaux stables et reproductibles avec des animaux possédant un système immunitaire mature et un poids corporel > 20g.
Evaluation d’une méthode d’imagerie permettant de mesurer l’intégrité de nanovecteurs lipidiques après injection intramusculaire chez le rat
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
108 rats femelles vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures mêlant gravité modérée et actes menés sous anesthésie sans réveil. Ils reçoivent une injection intramusculaire de nanocapsules lipidiques et subissent des examens d'imagerie par résonance magnétique sous anesthésies répétées, avant le prélèvement du muscle injecté, pour évaluer une méthode de suivi de nanomédicaments. Le porteur signale que les anesthésies répétées peuvent entraîner une déshydratation. Il indique que le remplacement reste difficile faute de reproduire in vitro l'environnement musculaire.
Objectifs
Depuis plusieurs années, les nanoparticules thérapeutiques suscitent une grande attention dans le domaine pharmaceutique en raison de leur capacité à délivrer des traitements personnalisés et efficaces avec moins d'effets secondaires. Malgré la présence de nombreuses publications sur les avantages des nanoparticules thérapeutiques, seul un faible nombre de « nanomédicaments » sont actuellement mis sur le marché. La compréhension des mécanismes complexes d’interaction des nanoparticules avec les barrières biologiques et l’étude de leur intégrité post-administration sont actuellement des limites à dépasser pour accroitre le développement de nouveaux médicaments. Une connaissance approfondie de ces paramètres permettrait à terme d’optimiser les performances de ciblage, mais aussi d’améliorer la délivrance d’actifs thérapeutiques en comparaison aux traitements existants. Dans le cadre de futures études pré-cliniques visant à la validation de candidats médicaments nanovectorisés, il est actuellement essentiel de développer des outils permettant de caractériser leur devenir une fois administré in vivo. Au cours de la pandémie de COVID-19, l’usage thérapeutique des nanoparticules lipidiques s’est amplifié via le développement des vaccins Pfizer/BioNtech et Moderna. Depuis plusieurs années, la communauté scientifique a acquis une expertise dans le développement de nanoparticules lipidiques - notamment des nanocapsules lipidiques - utilisant des matériaux biocompatibles et biodégradables. Alors que l’innocuité in vitro des nanocapsules lipidiques a été montré au cours de multiples études, leur profil pharmacocinétique après injection intramusculaire in vivo demeure peu connu. Une méthode innovante de spectroscopie localisée de diffusion par résonance magnétique a été développée par notre plateforme technique. À ce jour, cette nouvelle méthode permet de caractériser in vitro les propriétés intrinsèques de chacun des composants qu’ils soient pris séparément ou associés sous forme de nanomédicaments. L’objectif principal de ce projet est d’évaluer la capacité de cette nouvelle méthode de caractérisation à suivre le devenir, et potentiellement l’intégrité, de thérapies in vivo. Les objets testés seront des nanocapsules lipidiques de tailles variables afin de solliciter différents mécanismes d’internalisation cellulaires.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus par ce projet seront de proposer une méthode de suivi des nanomédicaments, en particulier des nanocapsules lipidiques qui sont des nanoparticules analogues à celles actuellement largement utilisées dans le cadre de la lutte contre le COVID-19. La méthode proposée se base sur des appareillages largement rependus en clinique et pourra de ce fait être déployée dans les services de radiologie. Il est à noter que cette méthode d’imagerie fonctionne en l’absence de rayonnements ionisants et de part son caractère non invasif, permet des mesures répétées sur les mêmes individus et in fine permet d’obtenir l’information recherchée tout en limitant le nombre d’individus nécessaires. Dans le cadre de l’étude du devenir des nanocapsules lipidiques après injection intramusculaire, cette technique nous permettra de caractériser la cinétique de dégradation et ou d’internalisation de ces nanomédicaments en fonction du temps mais aussi d’étudier l’influence de la taille de ces nanomédicaments sur les cinétiques de dégradation et ou d’internalisation puisqu’il a été démontré qu’en fonction de la taille des objets, la voie d’internalisation préférentielle diffère. À plus long terme, nous pouvons espérer que cette technique pourra être déclinée pour l’étude d’autres nanomédicaments ou de vesicules endogènes.
Procédures
Trois procotoles sur des rats Sprague-Dawley femelles de 12 semaines permettront d’évaluer par imagerie par résonance magnétique (IRM) le devenir de nanocapsules lipidiques de différents diamètre (50 nm, 100 nm et 25 nm respectivement) après injection intramusculaire de 50 µL de suspension. Chacun de ces protocoles sera divisé en deux études. La première étude évaluera la dose permettant d’observer les nanocapsules lipidiques durant la phase précoce après l’injection. 3 lots de 5 rats recevront une injection intramusculaire de nanocapsules lipidiques à différentes doses et suivront juste après un examen d’imagerie/spectroscopie par IRM. Tous les gestes de cette étude sont réalisés sous anesthésie générale en 40 à 50 minutes pour chaque animal avec un suivi permanent de la température et la respiration. La seconde étude évaluera l’impact du temps sur la mesure suivant l’injection intramusculaire de nanocapsules lipidiques. 2 lots de 8 rats recevront une injection intramusculaire de suspension de nanocapsules lipidiques (dose déterminée selon les résultat de la première étude). Tous les animaux de cette étude suivront un examen d’imagerie/spectroscopie par IRM selon ces temps d’observation : Groupe 1 : 1h, 6h, 12h, 24h, 48h. Groupe 2 : 1h, 3h, 9h, 24h, 48h. Tous les gestes de cette étude sont réalisés sous anesthésie générale en 40 à 50 minutes pour chaque point d’étude pour chaque animal avec un suivi permanent de la température et la respiration.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables potentiels sont principalement liés à l’injection intramusculaire et aux anesthésies répétées. Dans des études antérieures (Nel, 2018 & 2019), l’injection IM de 40µL de suspensions de nanocapsules lipidiques (LNC) ne s’est jamais accompagnée d’effets indésirables notoires. Toutefois, nous avons identifié cette phase du protocole comme point de vigilance. Il est à noter que nous aurons une information anatomique du point d’injection grace à la réalisation d’IRM. Les anesthésies répétées peuvent quant à elles s’accompagner de déshydratation. Une injection de 1 ml de serum physiologique sera réalisée au niveau de l’espace interscapulaire à la fin de chaque série de mesure. D’ordre général, une attention particulière sera portée à l’évaluation de l’inconfort des animaux durant les heures et les 2 jours suivant l’injection intramusculaire.
Devenir
Procédure 1 : Injection intramusculaire de suspensions de nanocapsules lipidiques (LNC) et examen d’imagerie/spectroscopie par IRM : évaluation de la dose permettant d’observer les LNC durant la phase précoce après l’injection (étude 1). Cette procédure requierts la mise à mort de l’ensemble des animaux, car le prélevement du muscle injecté est prévu en fin d’étude (à T = 1h post-injection). Une analyse histologique de la zone prélevée sera ensuite faite par microscopie électronique à transmission pour localiser les nanocapsules lipidiques. Cette localisation visuelle permettra d’établir d’éventuels liens de corrélation entre les résultats obtenus par spectroscopie de diffusion et microscopie électronique à transmission. Procédure 2 : Injection intramusculaire de suspensions de nanocapsules lipidiques (LNC) et examen d’imagerie/spectroscopie par IRM : évaluation de l’impact du temps suivant l’injection d’une suspension de LNC sur la mesure (étude 2). Cette procédure requierts la mise à mort de l’ensemble des animaux, car le prélevement du muscle injecté est prévu en fin d’étude (à T = 48h post-injection). Une analyse histologique de la zone prélevée sera ensuite faite par microscopie électronique à transmission pour localiser les nanocapsules lipidiques. Cette localisation visuelle permettra d’établir d’éventuels liens de corrélation entre les résultats obtenus par spectroscopie de diffusion et microscopie électronique à transmission.
Remplacement
Le remplacement a été évalué mais la complexité de l’environnement musculaire associé à la dynamique du flux sanguin, la réponse inflammatoire engendrée par l’injection intramusculaire ainsi que la contrainte mécanique du muscle sur le produit injecté (provoquée par le déplacement de l’animal post-anesthésie notamment) ne sont actuellement pas reproduite in vitro. Le remplacement est par conséquent difficilement envisageable.
Réduction
La méthode d’imagerie à évaluer permet un suivi non-invasif du site d’injection. Cette méthode permet ainsi d’effectuer des mesures de manière répétées sur un même animal. En conséquence, cette méthode d’analyse permet de réduire le nombre d’animaux nécessaire pour ce projet. Ce nombre a été estimé en fonction des protocoles précédemment réalisés par le laboratoire (pour des résultats statistiquement exploitables) en tenant compte des risques inhérent à chaque phase. L'évaluation du devenir des nanocapsules lipidiques se fera par mesure du coefficent de diffusion de chaque constituant. Nous étudierons sur chaque groupe de rat l’évolution statistique de ce coefficient de diffusion.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en cages normalisées et en groupes, en pièce ventilée à hygrométrie et température contrôlées et auront à leur disposition de l’eau et de la nourriture à volonté. Un cycle automatique jour/nuit – 12h/12h sera respecté. Il sera mis à leur disposition un abri et de la cellulose pour la constitution d’un nid. Avant toute expérimentation, une période minimale de 7 jours d’acclimatation des animaux à leur nouvel environnement sera observée. Lors des expérimentations, une attention particulière sera portée au maintien en normothermie des animaux à chaque phase, y compris lors de l’injection intra-musculaire et de l'examen en Imagerie par Résonance Magnétique par l'utilisation de tapis chauffant avec contrôle rectal de température. Toutes les expérimentations sont réalisées sous anesthésie générale. Un suivi en temps réel de la fréquence respiratoire de chaque animal sera effectué durant tout l’examen d’imagerie/spectroscopie. Une réhydratation par injection sous-cutanée de sérum physiologique est prévue en fin d’anesthésie pour chaque animal. Les animaux seront suivis quotidiennement et leur état évalué à partir d’une grille de scores comprenant des points limites adaptés et des critères d’arrêt de souffrance. L’examen d’imagerie a déjà été validé in vitro et est bien maitrisé. Cet examen permet d’observer la présence ou l’absence d’inflammation grâce à l’acquisition locale de données d’imagerie au niveau de la zone d’injection. En cas d’inflammation observée par IRM, un suivi renforcé de l’animal sera effectué au réveil. Cet examen est en mesure de réduire au minimum les nuisances sur le bien-être des animaux.
Choix des espèces
Le rat est un modèle utilisé au laboratoire comme modèle préclinique. Des rats Sprague Dawley femelles de 12 semaines seront utilisés afin de pouvoir injecter en totalité le volume de suspensions de nanocapsules lipidiques nécessaire sans induire de souffrance pour l’animal ni de perte de produit, qui seraient conséquentes à un volume musculaire trop faible rencontré chez des rats plus jeunes.
Evaluation et traitement par neurostimulation ultrasonore du profil autistique dans un modèle murin de l’X fragile et de l’autisme.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
246 souris porteuses d'une mutation du gène Fmr1, modèle du syndrome de l'X fragile, vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées de gravité légère. Elles reçoivent des séances de stimulation ultrasonore transcrânienne sous anesthésie puis une perfusion intracardiaque létale, pour évaluer un effet thérapeutique sur des symptômes autistiques. Le porteur qualifie la stimulation de non invasive et indolore et présente les tests comportementaux comme classiques et sans effet indésirable. Il justifie le modèle murin par l'absence de méthode in vitro.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’évaluer les effets de la stimulation transcrânienne ultrasonore focalisée (tFUS) chez la souris KO Fmr1 (dont le gène FMR1 est inactif et produisant un modèle de profil autistique et de syndrome de l’X fragile), d’évaluer les symptômes associés à ce modèle et aux effets de la tFUS. Notre approche expérimentale permettra d’évaluer les effets comportementaux et neurobiologiques de la tFUS et donc d’estimer son potentiel thérapeutique. Le projet comprendra 2 étapes : (a) Mise en place du protocole de neurostimulation (tFUS) dans la lignée Fmr1 KO. Cette étape sera réalisée dans le but de trouver les paramètres optimaux de stimulations cérébrales dans la lignée de souris Fmr1 KO. Le laboratoire a déjà l’expérience de cette technique dans d’autres lignées. Toutefois, ces paramètres peuvent varier d’une lignée de souris à l’autre, et il est conseillé de valider l’approche et les paramètres avant d’engager plus d’animaux dans des expériences chroniques. (b) Evaluation du phénotype autistique des souris Fmr1 KO et des potentialités thérapeutiques du tFUS Cette étape correspondra à l’étude du phénotype comportemental induit par modèle en lui-même et à l’évaluation des éventuels effets thérapeutique du traitement tFUS sur les symptômes de type autistique. Pour une caractérisation la plus complète, les souris passeront une batterie de test comportementaux qui permettront d’évaluer les différentes dimensions symptomatiques du trouble du spectre de l’autisme et de déterminer ensuite si les eventuels effets thérapeutiques du tFUS se concentrent plus fortement sur certaines dimensions particulières ou sur la globalité du trouble et cela en fonction de la zone cérébrale ciblée.
Bénéfices attendus
Ce projet pourra permettre de caractériser précisément les effets de la neurostimulation ultrasonore trancrânienne in vivo. Ceci est essentiel pour une meilleure évaluation des potentialités thérapeutique de la neurostimulation ultrasonore transcrânienne et de son utilisation dans les modèles précliniques de maladies neuropsychiatriques puis chez les sujets humains.
Procédures
Procédure 1 : Mise en place du protocole de neurostimulation (tFUS) dans la lignée Fmr1 Chaque souris sera soumise à une séance de stimulation transcrânienne ultrasonore (tFUS) sous anesthésie générale (1 fois, 30 minutes) et enfin à une perfusion intracardiaque terminale létale (20 minutes) initiée soit sous anesthésie générale sans réveil (kétamine/xylazine) soit après injection létale (pentobarbital/xylazine). Procédure 2 : Evaluation du modèle et des effets thérapeutiques du tFUS Chaque souris sera exposée à 5 séances de stimulations ultrasonores réels ou simulées (témoin) de 30 minutes chacune sur 5 jours. Chaque souris sera soumise à 16 tests comportementaux répartis sur 40 jours (et de durée maximum de 30 minutes par session et un seul par jour maximum). Aucun de ces tests n’induit des douleurs ou du stress excessif autre qu’être brièvement exposé à un nouvel environnement, un nouveau congénère ou un nouvel objet. Enfin, chaque souris sera soumise à une perfusion intracardiaque terminale létale (20 minutes) initiée soit sous anesthésie générale sans réveil (kétamine/xylazine) soit après injection létale (pentobarbital/xylazine).
Impact sur les animaux
La stimulation ultrasonore transcrânienne est une approche non invasive et indolore. L’animal sera installé sur le dispositif (permettant de calculer des coordonnées stéréotaxiques) et testé lors de chaque session à la suite d’une anesthésie gazeuse, limitant ainsi tout stress de manipalution et associé à l’installation dans le dispositif. Les tests comportementaux utilisés sont des tests classiques d’évaluation cognitive, sociale ou d’exploration et bien caractérisés dans la littérature. Il est bien établi qu’ils n’induisent pas d’effets indésirables.
Devenir
Procédure 1 : Tous les animaux seront mis à morts en fin de procédure et les cerveaux sont récupérés afin d’effectuer des analyses histologiques et d’expertiser d’eventuels effets des stimulations ultrasonores Procédure 2 : Tous les animaux seront mis à morts en fin de procédure et les cerveaux sont récupérés afin d’effectuer des analyses histologiques et d’expertiser d’eventuels effets des stimulations ultrasonores.
Remplacement
Aucune méthode alternative in vitro n’est disponible à ce jour pour répondre à la problématique posée. Le modèle du syndrôme de l’X fragile et de de l’aurisme chez l’animal, comme modèle de pathologie psychiatrique humaine, repose sur l’observation du comportement de l’animal vivant. L’étude de la réponse cérébrale et comportementale à la stimulation ultrasonore transcrânienne nécessite l’utilisation d’animaux.
Réduction
Les effectifs ont été calculés afin de permettre une réduction des effectifs optimisée permettant de suivre les recommandations éthiques en maintenant une puissance statistique d’au moins 0.9 pour une taille d’effet f de cohen égale à 0.25 à un seuil de significativité de 0.05.
Raffinement
La neurostimulation ultrasonore est une technologie actuellement en développement dans notre laboratoire, nous possédons donc le matériel le plus récent et le plus adapté pour ce type d’intervention. Les conditions d’élevage des animaux seront optimales au regard des normes en vigueur avec enrichissement du milieu. Les animaux ne reçoivent aucun traitement qui pourrait interférer avec l’étude. Les animaux sont hébergés en cage avec enrichissement du milieu (cabanes, smarthome® et tubes). Les procédures d’anesthésie seront réalisées sous isoflurane (anesthesie gazeuse) qui représente une méthode optimale et recommandée, le débit et la concentration pouvant être contrôlés en temps réel, réduisant fortement tout risque de complication lié à l’anesthésie et permettant le réveil étant très rapide (quelques secondes ou minutes). Les procédures de ce projet n’induisent pas de douleurs ou d’inconvenance particulière. Toutefois, si une perte de poids ou des signes d’inconfort ou de douleurs apparaissent chez une souris, un traitement d’analgésie (metacam) sera fourni à la souris. Les points limites sont précisément définis : une perte de poids supérieure à 15%, ou une chute de température (diminution de 2°C ou < 35°C). Ces paramètres seront évalués quotidiennement. Dès qu’un problème minime est détecté, la souris est traitée avec un analgesique (metacam 20 mg/kg SC) et on passe à deux évaluations par jour. La décision d’euthanasie est prise s’il n’y a pas d’amélioration en 48 heures.
Choix des espèces
Les similarités entre la neurobiologie humaine et celle de la souris, ainsi que l'expérience du laboratoire dans l'évaluation de l’activité cérébrale in vivo ou comportementale des rongeurs, l’implémentation de neurostimulation adaptée aux rongeurs. Aucune méthode alternative in vitro n’est disponible à ce jour pour répondre à la problématique posée. Le modèle du syndrôme de l’X fragile et de de l’autisme chez l’animal, comme modèle de pathologie psychiatrique humaine, repose sur l’observation du comportement de l’animal vivant. L’étude de la réponse cérébrale et comportementale à la stimulation ultrasonore transcrânienne nécessite l’utilisation d’animaux. L’âge des animaux en début d’expérience sera P28 (lors de la détermination des seuils moteurs lors de l’étape 3). Il s’agit d’un stade prépubère ou pubère (début de maturité sexuelle) qui se justifie d’un point de vue translationnel. En effet, l’autisme étant un trouble du développement, il est préférable qu’un potentiel traitement intervienne le plus tôt possible lors du développement pour augmenter les chances de succès et son impact à long-terme. Nous avons donc choisi de soumettre les animaux à la tFUS après une semaine d’habituation postsevrage P28, puis d’évaluer le comportement et différentes dimensions symptomatiques dans les semaines suivantes afin d’évaluer les éventuels effets thérapeutiques du tFUS à court terme et leur maintien (ou non) à plus long terme.
Etude sur la résistance de câbles de télécommunication, diélectriques à fibres optiques, aux attaques de rongeurs.
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
48 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures déclarées de gravité légère. Après une phase d'observation, ils sont privés de nourriture pendant 72 heures, l'accès à la mangeoire étant bloqué par des câbles qu'ils doivent ronger pour manger, afin de tester la résistance de gaines de fibre optique aux rongeurs. Le porteur signale un possible amaigrissement et l'ingestion de fragments de plastique, et justifie la mise à mort par l'absence de recul sur ces matériaux confidentiels. Il décrit une commande d'un opérateur télécom, sans autre méthode que la mise en situation avec l'espèce cible.
Objectifs
La justification du projet découle du fait que, placés dans un milieu naturel, les câbles à fibres optiques doivent être résistants aux attaques des rongeurs, en particulier celles des rats. Pour y remédier, les fournisseurs de câbles doivent développer des solutions dites « anti-rongeurs » et prouver leur efficacité par la mise en œuvre d’essais tels que ceux décrits dans ce projet. En effet, une mise en situation avec l’espèce cible est la plus adaptée pour tester la résistance dans des conditions proches des conditions réelles. De manière générale, les câbles optiques sont attaqués de préférence par rapport aux conducteurs d´énergie, par raison de leur manque de danger pour ces animaux. Il a d’ailleurs été démontré que le rat peut dans certaines conditions s’attaquer aux câbles à fibres optiques, notamment lorsque ces derniers sont placés comme un obstacle sur la trajectoire de son déplacement habituel, ou s’il lui obstrue l’accès à un point de nourriture. L’objectif de ce projet est de tester des conceptions de câbles qui ont fait l'objet d'innovation technique afin de renforcer les matériaux qui recouvrent les fibres optiques. Ce projet a également pour objectif de compléter des résultats issus d’une précédente étude réalisée en 2021 au cours de laquelle 3 conceptions de câble ont été testées individuellement en soumettant les rats à une motivation alimentaire : les câbles obtruaient l’accès à la nourriture et les rats devaient ronger le câble pour se frayer un chemin. Les résultats n’étant pas concluants, des propositions ont été faites afin d’optimiser l’exploitation des résultats. Ainsi, il a été proposé de tester les câbles en les présentant par 2 aux rats afin d’identifier celui qui est le plus résistant vis-à-vis de l’attaque des rongeurs. En plus de l’expérimentation au cours de laquelle les rats sont soumis à une motivation alimentaire, une expérimentation supplémentaire est proposée pour vérifier si les rats ont une préférence naturelle pour l’un ou l’autre câble : les 2 câbles sont posés dans la litière et seront accessibles pour les rats (pour jouer, ronger…) qui auront accès librement à la nourriture et la boisson.
Bénéfices attendus
Les installations des bâtiments comme les câblages optiques subissent régulièrement les agressions des rongeurs tels que les rats. Ces dégradations vont jusqu’à rendre inopérant le fonctionnement des réseaux optiques de l’opérateur téléphonique et peuvent non seulement générer des impacts économiques importants mais aussi fortement pénaliser la sécurité des biens et des personnes. D’un point de vue développement de l’innovation, si une des 2 conceptions testées permet de protéger efficacement l’attaque des rongeurs, elle sera déployée plus largement au niveau national à d’autres opérateurs téléphoniques. Afin d’approfondir les résultats, ce projet a été construit en tenant compte des données et observations de l’étude précédente. En effet, dans ce projet, les rats seront exposés non pas à 1 câble mais à 2 câbles simultanément. Une partie de ce projet s’intéresse également au comportement des rats vis-à-vis des câbles dans un contexte où ils ne sont pas soumis à une quelconque motivation alimentaire. Ainsi ,lors de l’expérimenation 1, les 2 câbles sont présentés aux rats mais sans les empêcher d’accéder à la nourriture. Les rats auront accès librement à la nourriture et l’objectif est de voir s’ils s’attaquent aux câbles pour d’autres besoins (jouer / ronger).
Procédures
Tous les animaux du projet (48 rats) seront soumis à 2 expérimentations successives. La première expérimentation a pour objectif d’observer leur comportement en présence des 2 câbles posés dans la litière. Aucune intervention sera réalisée sur les animaux au cours de ces 28 jours d’expérimentation. Au cours de la 2ème expérimentation, les rats seront mis à jeûn pendant une période de 72 heures. Les seules interventions seront des pesées quotidiennes afin de suivre l'évolution de la chute de poids.
Impact sur les animaux
Lors de l’expérimentation 1, les seuls effets indésirables pourraient être liés à l’absorption de matières plastiques lorsque les rats rongeront les câbles. Lors de l’expérimentation 2, les effets indésirables seraint une perte de poids si un des câbles n'était pas rompu rapidement. En effet, afin d'inciter les rats à ronger un des câbles, les échantillons de câble seront fixés de manière à empêcher l'accès à la mangeoire. Les rongeurs doivent donc se frayer un passage en sectionnant un des câbles obstructeurs. Les câbles seront placés pendant une période de 72 heures au cours de laquelle les rats seront à jeûn. Des pesées seront réalisées quotidiennement afin de suivre l’évolution de cette perte de poids et mettre fin à la période de jeûne si un animal atteint le poids limite, c'est à dire une chute de 15% par rapport à son poids initial. A titre d’information, lors de l’étude de 2021, la chute de poids moyenne était de 10% après 48 heures de mise à jeun.
Devenir
A l'issue des expérimentations impliquant une procédure légère, les animaux (au nombre de 48) seront mis à mort. Deux raisons justifient cette décision prise en accord avec les chargés d’étude et la vétérinaire référente de l’unité expérimentale PFIE : 1) Chaque rat aura été utilisé 2 fois au cours du projet (pour les 2 expérimentations). Une des conceptions de câbles a été conçue avec des matériaux innovants (compositions protégées par un accord de confidentialité). Il n’est pas exclu que des microparticules ou de petits fragments soient ingérés par les animaux au moment de la dégradation des câbles. Nous n’avons à ce jour aucun recul pour évaluer la toxicité de ces microparticules à la fois vis-à-vis de la santé des rats mais aussi sur le rejet dans l’environnement de particules potentiellement polluantes. 2) Ces animaux seront hébergés dans une zone expérimentale en confinement dans laquelle des agents pathogènes zoonotiques de classe 2 et 3 sont manipulés. Même si les conditions de confinement sont rigoureusement respectées et contrôlées, nous préférons prendre le maximum de précautions pour nous prémunir de la moindre suspicion quant à nos pratiques à l’égard des personnes qui accueilleraient ces animaux.
Remplacement
Il n’existe pas de méthode alternative pour évaluer la résistance des câbles à l’attaque des rongeurs. Une mise en situation avec l’espèce cible est la plus adaptée pour tester la résistance dans des conditions proches des conditions réelles. Les conceptions de câbles testés ont été préalablement soumis à (1) des tests dimensionnels pour vérifier que les composants sont en quantité suffisante pour assurer leur rôle de protection, (2) tests mécaniques pour garantir que le câble reste fonctionnel après être contraint mécaniquement lors de la pose et pendant sa vie, (3) essais d’environnement permettant de tester leur étanchéité, leur résistance à la température…
Réduction
Avec l’accord du partenaire, il a été convenu de réutiliser les mêmes rats pour les 2 expérimentations. Si une répétition se révélait nécessaire pour confirmer les résultats. Les mêmes rats seraient utilisés après une période de repos pour qu’ils retrouvent leur poids initial. Ainsi la conception de ce projet permet de réduire de moitié le nombre d’animaux (48 au lieu de 96). En s’appuyant sur les résultats de la précédente étude, ces effectifs et répétitions sont suffisants pour déterminer qu’un des câbles est plus résistant que l’autre avec une différence de 1.5 dans la notation moyenne des dégradations (sur une échelle de 0 à 8). Les moyennes seront comparées grâce à un test non paramétrique (Wilcoxon). La puissance du test a été estimée à 81 % avec un risque de 0.05 (utilisation du logiciel GPower 3.1).
Raffinement
Les animaux seront hébergés par groupe de 4 dans des cages adaptées, dans des conditions environnementales (température et éclairage) contrôlées. Deux visites quotidiennes seront réalisées afin de surveiller l’état de santé des animaux et l’apparition des signes cliniques (prostration, absence de toilettage, diarrhée, amaigrissement). Lors de l'expérimentation 1, des friandises (pétale de maïs, pop corn, raisin sec, morceaux de noix…) seront proposées 2 à 3 fois par semaine aux animaux. Lors de l’expérimentation 2, les animaux seront pesés chaque jour afin de surveiller l’évolution de la chute de poids liée au jeûne. Une chute de poids de 15% conduira à l’arrêt immédiat de l’expérimentation pour la cage entière : les câbles seront immédiatement retirés afin que les animaux accèdent à la nourriture.
Choix des espèces
Cette justification se trouve dans le cahier des charges du client qui spécifie que les câbles sont soumis aux attaques des rats. Une mise en situation avec l’espèce cible permet de tester la résistance dans des conditions proches des conditions réelles Le choix de la souche Long-Evans réside dans le fait que cette dernière est la plus active en termes de dégradations observées lors de précédents essais. Adultes avec un poids d’au moins 200 g (spécification requise par le client)
Fibrose pulmonaire : Evaluation de l’efficacité de composés chimiques ou biologiques dans des modèles de fibrose pulmonaire
- Recherche appliquée
- Troubles respiratoires
4 500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Une fibrose pulmonaire leur est induite par la bléomycine ou par irradiation, puis des composés leur sont administrés par de multiples voies, pour tester des traitements candidats. Le porteur indique que les souris peuvent perdre jusqu'à 20 % de leur poids et présenter des difficultés respiratoires. Il conclut que les données in vitro restent insuffisantes pour prédire l'efficacité et qu'un modèle vivant est requis.
Objectifs
L’objectif est de tester l’efficacité thérapeutique de composés chimiques ou biologiques dans un modèle de fibrose pulmonaire. La fibrose est la conséquence de l’activation chronique des fibroblastes et myofibroblastes qui se mettent à produire en permanence du tissu cicatriciel (dépôts de collagène, élastine, fibronectine). Dans les poumons, l’apparition de ce tissu cicatriciel s'accompagne ou est précédée d’une phase inflammatoire. La fibrose pulmonaire cause une perte d’élasticité du poumon et une insuffisance respiratoire chronique. Il n'existe pas de médicament éliminant la fibrose pulmonaire, les traitements disponibles ralentissent uniquement la progression de la maladie. La bléomycine (agent anti-cancéreux utilisé chez l’homme) est connue pour se concentrer dans les poumons, avec comme effet secondaire délétère le développement chez le patient d’une fibrose pulmonaire. Chez le rongeur, instillée par voie intratrachéale sous anesthésie générale ou par voie sous-cutanée via une mini-pompe la bléomycine induit une fibrose pulmonaire semblable à celle observée chez l’homme. Celle-ci atteint son maximum entre 3 et 4 semaines, puis se résout spontanément 6 à 8 semaines après exposition. La fibrose pulmonaire peut aussi être induite consécutivement à une radiothérapie anti-cancéreuse du poumon. C’est un effet secondaire sévère connu chez le patient car les rayons entraînent une destruction des tissus cancéreux mais aussi des tissus sains, avec une très forte inflammation et une cicatrisation anarchique. Le développement de la fibrose pulmonaire induit par la radiation est plus lent à se mettre en place, et dépend de la dose et de la fréquence des rayons. Ce projet reproduira chez le rongeur la pathologie pulmonaire fibrotique telle qu’elle est observée chez l’homme, et permettra l’évaluation de composés anti-fibrotiques. L’efficacité des composés testés sera déterminée par la mesure de marqueurs circulants et pulmonaires (TGFβ, dépôts de collagène, hydroxyproline…). Les composés chimiques ou biologiques qui seront évalués dans ce projet auront au préalable été sélectionnés sur des critères de puissance et d’efficacité in vitro. En fonction de leurs propriétés pharmacocinétiques, ils pourront être testés en mode préventif ou thérapeutique par exemple par voie orale, intrapéritonéale ou sous-cutanée.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de tester de nouvelles molécules candidates pour une utilisation en préventif ou en curatif sur la fibrose pulmonaire. A terme, cela permettra l’introduction en clinique de nouvelles stratégies thérapeutiques pour cette maladie pour laquelle les options sont pour le moment limitées.
Procédures
La fibrose pulmonaire sera induite sur des animaux sevrés de plus de 6 semaines soit par administration intra trachéale unique ou sous cutanée (à l’aide d’une minipompe osmotique pendant 28 jours) de Bléomycine soit par exposition à des radiations (unique). Ces deux procédures auront lieu sous anesthésie générale qui durera environ une heure. Afin d’évaluer de potentiels traitements, des composés chimiques ou biologiques seront administrés aux animaux par toutes les voies possibles : intranasale et intratrachéale, sous anesthésie générale d’environ une heure, intramusculaire et intradermique sous anesthésie générale d’environ une heure avec analgésie, orale sur animaux vigiles (acte bref d’une minute environ), sous cutanée et intrapéritonéale sur animal anesthésié ou vigile (acte bref d’une minute sur animal vigile, anesthésie d’environ une heure sinon), ou par minipompe osmotique posée lors d’une chirurgie sous anesthésie générale avec analgésie au préalable (chirurgie d’environ 15 minutes, anesthésie d’environ une heure). La phase in vivo pourra durer jusqu’à 35 jours pour la fibrose induite par la bléomycine et jusqu’à 15 semaines pour les radiations. Les volumes administrés respecteront les recommandations. Des prélèvements de sang ou d’urine pourront être réalisés au cours de la vie de l’animal afin de suivre des paramètres biologiques ou l’élimination des produits administrés. Les prélèvements de sang sur animal vigile prendront environ deux minutes. En cas d’anesthésie, celle-ci durera environ une heure. Des mesures de saturation en oxygène, sur animal anesthésié ou vigile, pourront être effectuées au cours des procédures. Les mesures vigiles impliquent que les animaux soient placés en hébergement individuel environ 1 heure. En fin de projet, les animaux seront euthanasiés pour récupération de tissus, lavages broncho-alvéolaires. Avant euthanasie, sous anesthésie générale profonde avec analgésie, des mesures de paramètres mécaniques pulmonaires pourront être réalisées. Cette mesure impliquera la réalisation d’une trachéotomie. La mesure prendra environ 15 minutes avant l'euthanasie.
Impact sur les animaux
Dans ce modèle de fibrose pulmonaire, nous nous attendons à observer des pertes de poids chez les animaux du fait de l’inflammation, pouvant atteindre 20%. Par ailleurs, les animaux pourraient présenter des difficultés respiratoires. Concernant les mesures de saturation, peu d’effets indésirables pour l’animal sont attendus, puisque la mesure est peu invasive et indolore. Dans le cas de mesures chez l’animal vigile, un léger stress pourra être généré par l’hébergement individuel mais les souris hébergées individuellement le seront seulement pour environ 1h, le temps de la mesure, et seront seulement séparées par des cloisons transparentes de leurs congénères, afin qu’un contact visuel soit maintenu. Concernant les mesures de paramètres mécaniques par ventilation forcée, elles impliqueront une trachéotomie, donc l’anesthésie inclura l’administration de buprénorphine et un alpha-2 agoniste. Par ailleurs, elles seront réalisées sous anesthésie profonde et suivies d’une euthanasie sans réveil.
Devenir
Après les deux procédures, les animaux seront mis à mort afin de pouvoir procéder à la récupération des organes et de grands volumes de sang, ainsi qu’à des lavages broncho-alvéolaires et des mesures de compliance pulmonaire, nécessaires pour évaluer l’efficacité des composés testés sur les maladies d’intérêt.
Remplacement
Toutes les molécules chimiques ou biologiques qui seront évaluées dans ce projet auront été si possible au préalable sélectionnées dans des tests in vitro afin de s’assurer de leur efficacité, de leur spécificité et de leur absence de toxicité. Elles auront aussi si possible été sélectionnées in vivo chez le rongeur sur leurs propriétés pharmacocinétiques (vérification de la compatibilité avec une efficacité dans la maladie visée). L’ensemble de ces données est souvent insuffisant pour prédire l’efficacité in vivo des molécules, car recréer in vitro une pathologie complexe est difficile, notamment lorsque différents types cellules et/ou tissus sont impliqués. L’efficacité réelle des meilleures molécules devra donc être vérifiée chez le rongeur en choisissant le modèle animal se rapprochant le plus de la pathologie telle que décrite chez l’homme.
Réduction
Chez la souris, dans le modèle Bléomycine, un nombre minimum de 8 animaux adultes par groupe est nécessaire pour observer une réduction significative de 50% d’un seul paramètre d’intérêt (dosage hydroxyproline). Ce nombre pourra monter jusqu’à 12 pour une réduction significative sur plusieurs autres paramètres suite à un traitement préventif ou curatif (analyse histologique et dosage TGFb actif ou total). Par ailleurs, étant donné que certains animaux ne répondent pas à la procédure d’induction, 5 animaux supplémentaires par groupe seront systématiquement intégrés. La même stratégie sera appliquée lors de la mise en place du modèle induit par la radiation chez la souris.
Raffinement
Pour la mesure de saturation sur animal vigile, afin de limiter le stress lié à l’hébergement individuel durant la mesure, les animaux seront maintenus en contact visuel avec leurs congénères via une paroi transparente. Les animaux seront pesés au minimum 2 fois par semaine : • A partir de 10% de perte de poids, les animaux seront pesés quotidiennement et une réhydratation sous-cutanée sera mise en place • Entre 10 et 15% du poids au J0 du protocole : les animaux seront réhydratés avec du Ringer Lactate, 0.5mL, une fois par jour. • Entre 15 et 25%% du poids au J0 du protocole : les animaux seront réhydratés avec du Ringer Lactate, 0.5mL, deux fois par jour. Un gel nutritif ou de l’eau gélifiée et de la nourriture seront placés au fond de la cage. En cas de suspicion de toxicité du composé chimique ou biologique administré, les traitements seront interrompus. Pour évaluer d’une façon sensible l’état de souffrance et établir les points limites, la spécificité des modèles et des procédures est prise en compte. Les expérimentateurs sont formés pour reconnaître ces signes. Les personnes en charge du bien-être et du soin des animaux veillent au respect des points limites. Un système d’alerte est mis en place pour statuer sur la mise à mort de l’animal. Les principaux points limites ci-dessous concernent l’état général de l’animal. • Perte de poids rapide ou en continu : - 20 à 25% de perte de poids par rapport au poids à J0 du protocole sur trois jours consécutifs - plus de 25% de perte de poids par rapport au poids à J0 du protocole, constatée une fois • Déshydratation sévère (test de pli de peau), cachexie, émaciation • Absence de réponse aux stimuli extérieurs
Choix des espèces
La souris mâle C57BL/6J sera privilégiée pour le modèle de fibrose pulmonaire induit par la bléomycine car ce modèle est bien décrit et documenté dans la littérature avec cette souche et sexe en particulier. La souris femelle C57BL/6J sera utilisée pour le modèle de fibrose pulmonaire induit par la radiation, car ces modèles sont bien décrits dans la littérature sur ces souches et les femelles sont plus sensibles à la radiation que les mâles. Seuls des animaux sevrés seront utilisés (jeunes adultes et adultes, 6 semaines minimum), étant donné que les modèles de fibrose pulmonaire induite par la bléomycine et les radiations sont bien décrits dans la littérature sur des animaux sevrés de plus de 6 semaines.
Suivi de la cicatrisation chez le rat après implantation de biomatériaux dans des défauts osseux de calvaria créés chirurgicalement
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
50 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Deux interventions chirurgicales créent un défaut osseux dans leur crâne puis y implantent un biomatériau, pour évaluer une méthode de régénération osseuse. Le porteur présente ce test in vivo comme la validation de résultats obtenus in vitro, avant un passage vers un modèle plus proche de l'humain. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne permet d'étudier la réparation osseuse dans ce contexte.
Objectifs
L’objectif principal du projet est d’évaluer l’efficacité sur la régénération osseuse chez le rat d’une méthode originale d’ingénierie tissulaire osseuse utilisant un assemblage tridimensionnel couche par couche de cellules souches mésenchymateuses autologues et d’un biomatériau imprimé en 3D.
Bénéfices attendus
On attend de ce projet qu’il vienne valider les résultats expérimentaux préliminaires obtenus in vitro. On a pu montrer que le matériau utilisé était biocompatible, non cytotoxique et qu’il permettait de guider la néoformation osseuse. Sa dégradation est également compatible avec une utilisation in vivo. Les bénéfices attendus sont donc de valider cette procédure de régénération osseuse dans un modèle de petit animal, avant de pouvoir passer sur un modèle plus proche de la clinique humaine.
Procédures
Selon les recommandations de l’annexe VIII de la directive 2010/63/UE du 22/09/2010, la procédure chirurgicale est considérée comme modérée en termes de souffrance (chirurgie sous anesthésie générale et analgésie appropriée). Les opérations seront réalisées sous anesthésie générale. La réduction de la douleur sera assurée par une analgésie pré-opératoire avec injection sous cutané de 0.05 mg/kg de Buprénorphine et l’injection sous cutané de 1 mg/kg de Meloxicam en post-opératoire. Les animaux seront suivis quotidiennement par le personnel de l’animalerie. Le poids des animaux sera relevé en continu. La cicatrisation des plaies sera suivie : en cas de problème, les animaux seront anesthésiés pour effectuer des soins nécessaires : selon la gravité, la plaie sera nettoyée et un traitement antibiotique sera délivré. L’estimation de la souffrance sera réalisée en suivant des critères spécifiques. Au-delà du score limite de 14, l’animal sera euthanasié. Les critères permettant cette évaluation sont l’apparence de l’animal, la prise d’eau et de nourriture, les signes cliniques et les comportements naturels et provoqués (les points limites sont décrits dans la partie 4.2) Toute souffrance plus modérée sera traitée par l’administration de Meloxicam pendant 3 jours. La persistance de douleurs malgré ce traitement entraînera la mise à mort de l’animal. Les rongeurs seront maintenus en fratrie (4 à 5 par cage selon la taille des animaux) en respectant la composition du groupe pré-opératoire. Chaque cage sera composée d’un milieu d’enrichissement adapté favorable au bien-être de l’animal. Afin d’avoir un nombre suffisant d’échantillons à la fin de l’étude, en prenant en compte le risque de perte d’animaux, nous ferons des groupes de 10 animaux pour chaque condition. Pour l’analyse statistique, nous comparerons les résultats pour les échantillons appariés à l’aide du test de Wilcoxon, le test t de Student, et pour les échantillons non appariés avec le test U de Mann-Whitney. La durée de le pemière procédure (prélèvément de tissu adipeux) est de 10 minutes (anesthésie, chirurgie et réveil) La durée de la seconde procédure (défaut osseux de calvaria et implantation) est de 15 minutes (anesthésie, chirurgie et réveil).
Impact sur les animaux
Les nuisances pour les animaux sont principalement en rapport avec la douleur associée aux deux interventions chirurgicales prévues dans le déroulé de l’expérimentation. Comme décrit plus bas, ces douleurs sont de classe modérée et seront prises en charge avec un protocole antalgique déjà validé dans ce modèle chirurgical. Par ailleurs, les activités des animaux ne seront pas modifiées par la procédure.
Devenir
Tous les animaux seront sacrifiés en fin d'expérimentation car nous devrons prélever les tissus d"intérêt (os de la calvaria et tissus attenants)
Remplacement
Il n’existe pas de modèle in vitro permettant d’étudier la réparation osseuse dans ce contexte.
Réduction
Ces expériences sont conçues pour limiter le nombre d’animaux à 10 par temps et pour chacune des conditions expérimentales, en utilisant des tailles de groupes basées sur des travaux antérieurs et permettant des comparaisons statistiques. Du fait des expérimentations prévues, nous envisageons d'utiliser 50 rats.
Raffinement
Une méthode d’analgésie des animaux en pré- et post-opératoire sera réalisée par injection d’analgésique 30 minutes avant l’opération et une injection d’un AINS en post-opératoire. Après l’intervention, les animaux seront replacés en fratrie avec des conditions d’hébergement et un milieu d’enrichissement adaptés, favorables au bien-être de l’animal (litière avec copeaux de peuplier, tuyaux pour jouer).
Choix des espèces
Un test in vivo en site osseux chez le petit animal est indispensable, et constitue la première étape de la démarche scientifique du projet. Le défaut de calvaria chez le rat est un modèle largement utilisé au laboratoire BIOTIS, validé dans la littérature. C'est un modèle de choix pour étudier l’influence des cellules et biomatériaux sur la régénération osseuse. De plus, les cellules souches mésenchymateuses issus de tissu adipeux de rat sont bien décrites dans la littérature. Des modèles autologues ont déjà été utilisés et leur capacité à aider la réparation osseuse également. La souris n’est pas adaptée à la taille des matériaux et à la taille de défaut envisagé. Le lapin n’est pas envisagé pour des raisons de coût et à cause de sa fragilité. Nous avons choisi une souche de rat robuste et adaptée à nos besoins : les rats WISTAR. Nous utiliserons des animaux adultes (10 à 12 semaines). Cela permettra d’éviter que la croissance osseuse des animaux vienne interférer avec les processus de régénération.