Rats
Etude de la toxicité neuro-respiratoire d’un analgésique-opioïde seul ou en combinaison à d’autres psychotropes chez le rat.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
- Système respiratoire
858 rats vont être utilisés, chacun passant six heures enfermé dans une enceinte de plexiglas et subissant jusqu'à treize prélèvements sanguins en vingt-quatre heures, 250 d'entre eux dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils reçoivent du fentanyl seul ou associé à de la cocaïne, à des myorelaxants ou à des antiépileptiques, après une chirurgie de vingt à quarante-cinq minutes pour implanter une sonde ou un cathéter, puis une semaine d'isolement en cage individuelle. Le porteur indique que ces associations peuvent provoquer une rigidité musculaire, une hypothermie et une dépression respiratoire "pouvant aller jusqu'au coma et au décès", et cherche la dose de naloxone capable de renverser ces effets. Aucun rat n'est réutilisé, parce que l'appareillage de télémétrie se récupère après la mort de l'animal.
Objectifs
Le fentanyl est un antidouleur puissant qui, en cas de surdosage, peut ralentir dangereusement la respiration, voire entraîner la mort. Récemment, on a découvert qu'il est souvent mélangé à d'autres substances, telles que les relaxants musculaires, les traitements contre l’épilepsie ou encore les stimulants, comme la cocaïne. Le traitement habituel pour reverser ses effets, la naloxone, pourrait devoir être utilisé en plus grande quantité lorsqu’il est combiné à ces autres drogues. Cependant, à ce jour on ne connaît pas encore la dose de naloxone nécessaire dans ces cas de polyintoxications. Ainsi, nous menons une étude expérimentale sur le rat afin d’évaluer l’impact de ces substances sur la respiration et sur le diaphragme, principal muscle impliqué dans la ventilation, dans un contexte d’intoxication. Nous analyserons ensuite leur distribution cérébrale et étudierons d’éventuelles interactions entre ces molécules. Enfin, nous évaluerons l’efficacité de la naloxone pour reverser leurs effets. Ce projet contribuera à optimiser les stratégies thérapeutiques actuelles et à développer de nouvelles approches pour une prise en charge plus efficace des intoxications au fentanyl et aux substances associées.
Bénéfices attendus
Les résultats de ce projet permettront de mieux caractériser les mécanismes de toxicité mis en jeu par le fentanyl en association aux substances psychotropes les plus souvent retrouvées en co-consommation aujourd’hui et d’optimiser ou de développer de nouvelles thérapeutiques au-delà du simple traitement symptomatologique pour la prise en charge des patients intoxiqués disponible à ce jour.
Procédures
Une première partie des animaux subiront : Procédure chirurgicale sous anesthésie gazeuse (20 mins) + port d’une sonde de télémétrie (7 jours) + injection de substances (1–2 injections, 5-10 secondes) + mise en boite de mesure isolée (6h). Une seconde partie des animaux subiront : Procédure chirurgicale sous anesthésie gazeuse (30 mins) + port d’un cathéter (48h) + injection de substances (1 injection, 5 secondes) + prélèvements de sang sur animaux vigiles (9 prélèvements ; 30 secondes/ prélèvement sur 24h). Une autre partie des animaux subiront: Procédure chirurgicale sous anesthésie gazeuse (45 mins) + port d’une sonde et isolement en cage individuelle (7 jours) + injection de substances (1–2 injections, 5-10 secondes) + mise en cage de mesure isolé (6h). Une quatrième partie des animaux subiront : Procédure chirurgicale sous anesthésie gazeuse (30 mins) + port d’un cathéter (48h) + injection de substances (1 injection, 5 secondes) + prélèvements de sang sur animaux vigiles (13 prélèvements ; 30 secondes/ prélèvement sur 24h). Enfin, la dernière partie des animaux subiront: injection de substances (1 injection, 5 secondes); perfusion intracardiaque sous pentobarbital sodique (15 mins).
Impact sur les animaux
Stress de quelques secondes lors des injections. Isolement du rat dans une enceinte hermétique en plexiglas pendant 6 heures durant les mesures de la ventilation. Hébergement des rats pendant une semaine en cage individuelle à la suite de la chirurgie jusqu'à la fin de la procédure évaluant les effets respiratoires périphériques. Isolement du rat dans un cylindre de plexiglas pendant 6h pour réaliser les prélèvements sanguins. Léger risque de thrombose et d’hypolocomotion pour certains animaux lors de la mise en place de cathéters. Chirurgie de 10 min à 35 min après anesthésie générale précédée d’une analgésie. Forte sédation par les analgésiques étudiés pouvant entrainer une réduction de l’activité locomotrice, une rigidité musculaire, une hypothermie et une dépression respiratoire pouvant aller jusqu’au coma et au décès. Variabilité de la durée et de l’intensité de ces effets en fonction des molécules et des associations administrées.
Devenir
La réutilisation des animaux est impossible en raison de la récupération post-mortem de l'appareillage de télémétrie ou de l'atteinte d'un point limite qui requiert la mise à mort des animaux. Par ailleurs, les rats manipulés dans la procédure évaluant les effets des molécules sur le système nerveux central seront mis à mort à différents temps de mesure empêchant une étude longitudinale dans cette procédure.
Remplacement
L’ensemble des procédures ne sont pas remplaçables par des expériences in silico ou in vitro, en raison d’une approche physiopathologique du système respiratoire intégrée sur animal entier ainsi que la caractérisation du comportement pharmacocinétique des différentes molécules dont les différentes phases ne peuvent être évaluées dans leur intégralité que par l’utilisation d’animaux, en particulier le rat dont la taille est la plus adaptée aux procédures expérimentales.
Réduction
Les effectifs ont été determinés comme nécessitant 6 à 9 rats par groupe à l’aide de tests statistiques permettant une analyse des résultats obtenus adaptée. De plus, si aucun effet ventilatoire significatif n’est observé à la suite des associations médicamenteuses, la suite des expériences ne seront pas réalisées dans le but de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
L’ensemble des procédures sont réalisés par un personnel compétent. Pour améliorer leur bien-être, les animaux sont hébergés en groupes sociaux dans des cages contenant de l’enrichissement. La surveillance quotidienne des animaux sera assurée par un personnel qualifié, et des points limites spécifiques adaptés aux différentes procédures seront mis en place pour détecter et réduire toute souffrance ou douleur. Si nécessaire, des analgésiques seront administrés, tout en veillant à ne pas perturber le déroulement de l'expérience. En cas de besoin, des procédures réglementaires de mise à mort anticipée seront appliquées. Toutes les interventions chirurgicales prévues dans ce projet seront réalisées sous anesthésie générale et accompagnées d'une gestion adéquate de la douleur pendant la période périopératoire. De plus, une ouate en silicone sera utilisée après la chirurgie pour favoriser une meilleure cicatrisation et une prise en charge plus rapide en cas de saignement. Enfin, l’étude pharmacocinétique sera réalisée à l’aide de microprélèvements dans le but de réduire au maximum le volume sanguin à prélever.
Choix des espèces
Le rat, est un modèle de référence dans notre champ d’étude du fait de sa physiologie respiratoire très proche de la physiologie humaine. En plus de sa taille adéquate qui permet une facilité et une répétition des prélèvements, son métabolisme est très semblable à celui de l’Homme, ce qui facilitera la translation des données pharmacocinétiques à l’Homme. La pose de sondes indispensables à la réalisation de nos procédures est plus aisée sur le rat permettant l’obtention des résultats plus reproductibles. La population jeune étant la plus affectée par les problèmes de mésusage de substance, des rats jeunes adultes âgés de 6 à 8 semaines seront utilisés. Ceci nous permettra en plus de pouvoir faire l’analogie avec les résultats déjà obtenus et les articles publiés dans la littérature.
Production de rats modèles de dystrophies musculaires de Becker et de Duchenne et prélèvements pour leur caractérisation génétique
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
Nés dans un élevage dédié puis expédiés vers l'établissement utilisateur qui les recevra, 12 530 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. À 13 ou 15 jours, un morceau d'oreille leur est découpé aux ciseaux pour établir leur identité génétique, et ceux qui portent l'anomalie recherchée développent ensuite une fonte musculaire progressive pendant leur hébergement. Le porteur affirme que ces rats récapitulent très fidèlement la progression des dystrophies de Duchenne et de Becker chez l'humain, et indique qu'aucun traitement n'existe aujourd'hui pour les enfants atteints. Les reproducteurs en fin de vie reproductive sont tués parce qu'ils ne sont pas malades, les mâles porteurs de la mutation et leurs frères sains partant vers des cohortes d'évaluation de médicaments.
Objectifs
Produire et caractériser génétiquement des animaux modèles qui présentent un phénotype dommageable mimant les dystrophies musculaires de Duchenne ou de Becker, anomalies génétiques rares du muscle qui touchent essentiellement les garçons. Le pronostic pour certaines d'entre elles est très sombre et les jeunes patients meurent prématurément d’insuffisance cardiaque ou respiratoire. L’anomalie génétique responsable de ces maladies résulte en l'absence ou la réduction de synthèse d'une protéine essentielle au fonctionnement des fibres musculaires. En l'absence de cette protéine, les fibres musculaires meurent progressivement, réduisant les capacités de vie autonome des enfants atteints. Il n'existe à ce jour aucun traitement pour ces enfants. Les animaux porteurs des mêmes anomalies génétiques sont produits pour identifier et tester de nouveaux médicaments. Ces animaux récapitulent très fidèlement la progression de la maladie chez l'humain et permettent d'évaluer l'absence de toxicité de médicaments innovants. En raison d'une constitution génétique propre à ces animaux, il est par ailleurs possible de modéliser l'efficacité de ces traitements innovants pour chaque malade, prémices d’une médecine adaptée à chaque patient. En cas d'efficacité non toxique démontrée, les candidats médicaments poursuivront leur développement pour, in fine, être testés chez les patients atteints de ces maladies musculaires.
Bénéfices attendus
Les animaux produits dans le cadre de ce projet contribueront au développement de traitements innovants pour les dystrophies musculaires de Becker ou de Duchenne. Des traitements de guérison sont actuellement absents de la pharmacopée et sont très attendus par les malades, leurs familles, les associations de patients et les médecins. D'une manière générale, ce projet permettra d'avancer dans la connaissance plus précise des mécanismes anormaux à l'œuvre dans ces 2 maladies, cibles de médicaments innovants.
Procédures
La production et la prise en charge en élevage d’animaux atteints d’une affection musculaire, ainsi que l'identification individuelle des animaux via la récupération d'un morceau de peau à partir duquel on définit l'identité génétique de l'animal.
Impact sur les animaux
Entre 13 et 15 jours d'âge, un très petit morceau de peau issue du bord non cartilagineux de l’oreille est prélevé à l'aide d'un ciseau. Cette découpe, quasi-imperceptible pour l'œil humain, ne modifie pas l'anatomie de l'oreille, ne provoque pas de saignement visible et ne cause à l'animal qu'un inconfort très léger d'une durée de quelques secondes. Durant le temps d'hébergement sur le site éleveur, généralement de quelques semaines, les animaux porteurs des anomalies génétiques d'intérêt ont une fonte musculaire progressive qui peut altérer modérément leur qualité de vie.
Devenir
À la fin de chacune des procédures, les animaux reproducteurs en fin de vie reproductive seront mis à mort car ils ne sont pas malades et ne peuvent donc pas être inclus dans des cohortes d'évaluation de médicaments innovantes. Tous les animaux mâles porteurs de l'anomalie génétique ainsi que leurs frères de portée sains seront expédiés vers l'établissement utilisateur receveur en vue d'être inclus dans des cohortes d'évaluation d'efficacité de thérapie innovantes.
Remplacement
Les dystrophies musculaires de Becker et de Duchenne touchent plusieurs organes interconnectés (muscles, cœur, cerveau, tube digestif). Préalablement aux essais précliniques sur les animaux issus de nos 4 lignées modèles, l’efficacité des thérapies testées a été démontrée sur des cultures de cellules musculaires et parfois, chez des organismes de plus petite taille (vers, insecte, poisson). Aucun produit n'est testé chez nos animaux sans connaissance d'un mécanisme biologique robuste, préalablement établi.
Réduction
L'équipe de recherche qui a généré les animaux a accumulé beaucoup d'expérience sur ces lignées. Lors des essais précliniques, traiter moins de 10 individus permet d'obtenir des valeurs en nombre suffisant pour confirmer ou infirmer un effet majeur d'un candidat médicament sur l'évolution de la maladie. Des tests statistiques ont été réalisés et ont permis de réduire le nombre moyen d'animaux nécessaires pour répondre de façon robuste et suffisante à la plupart des questions biologiques posées lors des expérimentations. Pour ces objectifs, nous mettons en place un élevage qui sera optimisé pour ne produire que les animaux nécessaires aux expérimentations.
Raffinement
Les animaux sont habitués dès leur plus jeune âge à être manipulés en douceur très régulièrement. Les animaux sont hébergés à deux ou plus et le milieu est enrichi. Afin d’anticiper tout signe de douleur, des critères de suivi du bien-être ont été établis et sont évalués quotidiennement en observant individuellement les animaux, week-ends et jours fériés inclus. Ces critères portent sur l’aspect général des animaux (pelage et yeux), leur comportement (mobilité) et l’état général de l’animal (masse corporelle). En cas de signes de douleur, des mesures sont prises : surveillance renforcée (biquotidienne) et mesures médicamenteuses visant à atténuer ou supprimer la douleur.
Choix des espèces
Le rat est une espèce de mammifère appartenant à la même classe que l'être humain. Cette proximité évolutive en fait un modèle apprécié. Il partage de nombreux aspects anatomiques et physiologiques avec l’humain, notamment pour la constitution et le fonctionnement des organes ainsi que les processus métaboliques. Les récents outils génétiques ont permis d'en faire un modèle de choix pour l'analyse des troubles musculaires. Les modèles de rat miment ce type de maladies humaines de manière très fidèle, tout en conservant les atouts des rongeurs avec une courte durée de gestation, une taille raisonnable et une longévité compatible avec l'étude dans un temps raisonnable d'effets à long terme des médicaments testés sur des individus âgés. Il est un excellent complément aux autres modèles.
Pré-conditionner le donneur pour améliorer la clinique de la transplantation pulmonaire : évaluation en modèle rat
- Recherche appliquée
- Troubles respiratoires
Quarante-cinq minutes de chirurgie pour prélever un poumon sur 150 rats donneurs, deux heures pour le greffer sur 150 rats receveurs : 300 rats vont être utilisés, tous tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Les donneurs sont mis à mort avant le prélèvement du poumon, les receveurs trois jours après la greffe pour mesurer la dysfonction du greffon et la réponse immunitaire. Jusqu'à 90 d'entre eux reçoivent auparavant une injection de corticoïdes dans la veine de la queue quinze heures avant l'opération, et 30 une administration directe dans la trachée. Le porteur écrit que les effets indésirables de cette administration trachéale "ne sont pas bien connus" et qu'une difficulté à respirer au réveil est envisageable.
Objectifs
La transplantation pulmonaire est souvent le dernier espoir pour les personnes atteintes de graves maladies respiratoires. Malheureusement, même si de plus en plus de patients ont besoin de cette opération, les résultats restent décevants : seuls 60 % des patients sont encore en vie cinq ans après la greffe. L’un des grands problèmes est qu’un grand nombre de patients développent, dès les premiers jours après l’opération, un dysfonctionnement du nouveau poumon peut ensuite entraîner des complications à long terme. Les recherches récentes en immunologie montrent que le stress subi par les cellules pendant l’opération joue un rôle important dans l’échec du greffon. Ce stress déclenche une inflammation, la mort de certaines cellules et attire des cellules du système immunitaire qui peuvent endommager le nouveau poumon. Aujourd’hui, pour éviter ces réactions, les médecins injectent des corticoïdes (anti-inflammatoires puissantes) au patient juste après la chirurgie. Notre projet vise à aller plus loin : nous pensons qu’il serait encore plus efficace de traiter le donneur, avant la greffe, avec ces corticoïdes. Pour tester cette hypothèse, nous allons utiliser un modèle bien connu de greffe de poumon chez le rat. Nous allons comparer plusieurs méthodes : traitement du donneur vivant avant le prélèvement, ou traitement du poumon une fois prélevé, pendant une phase où il est maintenu en vie artificiellement grâce à une machine. Cette dernière méthode permet d’utiliser des doses de médicament plus fortes, sans risque pour le reste de l’organisme. Nous testerons aussi plusieurs types de corticoïdes : la forme classique, mais aussi deux nouvelles versions conçues pour cibler plus précisément les cellules responsables de l’inflammation.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but de montrer qu’un traitement du poumon du donneur, avant la greffe – soit directement sur le donneur (in vivo), soit sur l’organe une fois prélevé et maintenu en vie par une machine (ex vivo) – peut améliorer nettement les résultats de la transplantation. Le traitement réalisé sur le poumon en dehors du corps (ex vivo) pourrait être encore plus efficace, car il permet d’utiliser des doses plus fortes de médicaments anti-inflammatoires (corticoïdes) sans effets secondaires pour le reste du corps. Les résultats de ce projet pourraient ensuite servir à lancer une étude chez l’homme. Si les résultats sont positifs, cela pourrait changer les méthodes actuelles et grandement améliorer les chances de survie des patients greffés. Ce type de traitement pourrait aussi profiter à d’autres types de greffes, comme celles du rein, du foie ou du cœur. Ce projet permettra également de tester une approche innovante : l’utilisation de microparticules pour transporter les corticoïdes directement vers les cellules du système immunitaire responsables de l’inflammation. Les résultats de ce projet pourraient ouvrir la voie à un nouveau protocole de traitement des donneurs de poumons chez l’homme, et ainsi améliorer significativement la survie des personnes greffées. Enfin, ce travail représente une première en France : il permettra de mettre en place un modèle de greffe de poumon chez le rat, avec maintien de l’organe en vie en dehors du corps. Ce modèle pourra ensuite être utilisé pour tester d’autres traitements innovants, comme des thérapies cellulaires, géniques ou de nouveaux médicaments, et ainsi faire progresser encore davantage la médecine de la transplantation.
Procédures
Toutes les procédures appliquées aux animaux seront effectuées sous anesthésie générale : -injection une seule fois sur les animaux donneurs sur une durée de 5 minutes, maximum 90 animaux -administration du meilleur traitement, une seule fois, sur une durée de 15 minutes, sur max. 30 animaux donneurs -chirurgie pour récupérer le poumon donneur, 1 seule fois, durée de 45minutes, sur les animaux donneurs, 150 animaux -chirurgie pour transplantation du poumon, 1 seule fois, animaux receveurs, durée de 2h, 150 animaux
Impact sur les animaux
Pour les animaux donneurs : L’injection de médicament dans la veine de la queue est faite sous anesthésie générale 15h avant le prélèvement du poumon. Bien que la piqure n’induit pas une douleur ressentie pendant l’anesthésie, elle pourrait générer une douleur légère et passagère au réveil. Les effets indésirables dus à l’administration dans la trachée ne sont pas bien connus, on pourrait s’attendre a observer une difficulté à respirer après le réveil. Pour les animaux receveurs : Il est fréquent que les animaux aient un peu moins d’appétit pendant un ou deux jours après l’opération. Cela est souvent dû à l’anesthésie plus qu’à la chirurgie. Une cicatrice sur le thorax gauche peut, dans de rares cas, provoquer une gêne temporaire. Cette gêne disparaît généralement en 24 à 48 heures et n’empêche pas l’animal de manger ou de boire. Les problèmes respiratoires sont très rares, car l’autre poumon (le droit) continue de fonctionner normalement. Jusqu’à présent, aucune difficulté respiratoire n’a été observée dans les trois jours suivant la greffe. Enfin, une hémorragie interne pourrait survenir si les vaisseaux sanguins ne sont pas parfaitement refermés pendant l’opération. Des signes comme des saignements, une grande pâleur ou des difficultés à respirer seront surveillés de très près pendant la période de suivi de 3 jours post-transplantation. Une nuisance liée à l’hébergement individuel en post-greffe pourrait être générée, mais elle sera atténuée par le maintien de contacts visuels, auditifs et olfactifs avec les autres animaux.
Devenir
Tous les animaux donneurs seront mis à mort avant la récupération du poumon (n=150). Les animaux receveurs seront mis à mort pour évaluer les paramètres biologiques de dysfonction primaire du greffon, l’inflammation, et la réponse immunitaire.
Remplacement
Aucune méthode ne permet d’évaluer l’effet de la transplantation pulmonaire en raison des effets complexe de la chirurgie (sections, sutures), et des réponses au stress de nombreux types cellulaires (cellules de la structure du poumon, cellules des vaisseaux, cellules immunitaires) qui sont issus du donneur et qui rencontrent les cellules étrangères du receveur venues par la circulation sanguine. Cette complexité n’est strictement pas modélisable in vitro. Seule cette méthode permettra d’apprécier l’effet du traitement du poumon donneur (in vivo et/ou ex vivo) sur l’issue clinique de la transplantation.
Réduction
Nous avons pris toutes les mesures possibles pour réduire le nombre d'animaux utilisés dans cette expérimentation. Cependant le nombre d'animaux par groupe ne doit pas être inférieur à 10, en raison de la nécessité d'obtenir des résultats fiables en tenant compte des variations inter-individus. Ce nombre est basé sur des expériences précédentes réalisées sur des porcs, sur l’expérience de nos collaborateurs, et des calculs d’estimation statistique.
Raffinement
L’état général des rats est surveillé quotidiennement : une fois par jour avant l'intervention, et trois fois par jour après la transplantation. Les animaux sont pesés avant l'intervention et trois jours après, au moment de l'euthanasie, ou plus fréquemment s’ils n’ont pas commencé à manger normalement. Un complément alimentaire hautement nutritif sera donné en post-transplantation et des hamacs chauffants seront installés dans les cages. Toutes les interventions sont réalisées de manière à réduire au maximum le stress et la douleur des animaux. Cela inclut l'anesthésie, la gestion de la douleur pendant et après l'opération, ainsi que l'utilisation de coussin ou de lampes chauffantes pendant la chirurgie. Un suivi systématique est mis en place pour évaluer la douleur des animaux et leur fournir des traitements appropriés. Des contrôles réguliers sont effectués pour minimiser la douleur, avec des évaluations trois fois par jour après l'opération. . Des points limites sont définis pour évaluer les paramètres de suivi, permettant ainsi de minimiser la douleur animale. Ces évaluations sont consignées sur des fiches de suivi pour chaque animal.
Choix des espèces
Le rat est une espèce animale de référence pour la transplantation pulmonaire. C’est également un modèle animal utilisé pour analyser la réponse biologique du poumon à la perfusion et pour évaluer l’effet du traitement chez le donneur directement. Il permet aussi d’employer des animaux dont la génétique est mieux maitrisée que celle du porc, ainsi que des animaux consanguins (tous les donneurs sont du même type génétique, tous les receveurs sont d’un autre type génétique). Le modèle rat est désormais maîtrisé et a été validé par plusieurs équipes internationales. Les animaux seront utilisés à l'âge de 70 à 85 jours, lorsqu'ils auront atteint un poids minimal de 300 g, suffisant pour garantir un développement adéquat des vaisseaux sanguins permettant la réalisation des sutures vasculaires. Les animaux seront utilisés à l'âge de 70 à 85 jours, lorsqu'ils auront atteint un poids minimal de 300 g, suffisant pour garantir un développement adéquat des vaisseaux sanguins permettant la réalisation des anastomoses vasculaires.
Formation réglementaire pratique aux procédures expérimentales sur rongeurs
- Formation professionnelle
Rats : 180
Deux heures de travaux pratiques par session, pour que des débutants s'exercent aux gestes de laboratoire : 1 620 souris et 180 rats vont être utilisés, tous tués à la fin de chaque séance, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit au maximum une administration par voie orale, sous-cutanée ou intrapéritonéale et un prélèvement sanguin, sur animal vigile et par des mains inexpérimentées. Le porteur reconnaît que la maîtrise imparfaite des gestes génère plus de stress et de douleur qu'entre des mains formées, et compte trois animaux par participant. De 75 à 95 % d'entre eux sont des animaux de surplus déjà destinés à être tués dans l'établissement d'accueil, mobilisés ici pour satisfaire une obligation réglementaire de formation.
Objectifs
Les personnels de la recherche amenés à concevoir ou à réaliser des procédures expérimentales impliquant des animaux utilisés à des fins scientifiques ont l’obligation réglementaire d’acquérir une formation spécifique en experimentation animale. Cette formation initiale à l’expérimentation animale vise à délivrer les connaissances réglementaires requises concernant l’expérimentation animale (niveau applicateur). La formation totale d’une durée de 45h inclut une formation théorique comprenant un module général (13h), un module spécifique pour les rongeurs et lagomorphes (30 h) et une formation pratique (2h) sur rongeurs qui fait l’objet de la demande. Au cours de cette formation pratique réalisée sur rongeurs, les participants se familiariseront aux gestes techniques réalisés sur animaux vigiles tels que la manipulation et la contention, le sexage, le prélèvement sanguin et l’administration de molécules par différentes voies. La formation du personnel est indispensable pour maîtriser les gestes techniques, éviter la souffrance animale, limiter le risque d'erreur dans les procédures et limiter le nombre d'animaux utilisés. Ainsi, une bonne maîtrise des gestes techniques participe au respect de la règle des 3R.
Bénéfices attendus
Chaque participant recevra ainsi une formation pratique prenant en compte le respect du bien-être animal et la règle des 3R. La qualité de ces formations contribue ainsi à court terme à la maitrise des gestes techniques permettant d’obtenir à moyen terme des résultats scientifiques plus fiables et reproductibles tout en réduisant au maximum le stress et la souffrance des animaux et leur nombre.
Procédures
Les gestes enseignés seront réalisés sur animal vigile. La préhension et la contention des animaux peut induire un stress chez les animaux. Les administrations réalisées sur animaux vigiles par voie orale, sous cutanée ou intrapéritonéale peuvent induire un stress et une douleur de courte durée. Le prélèvement sanguin réalisé sur animal vigile peut induire un stress et une douleur de courte durée. Chaque animal pourra faire l’objet au maximum d’une administration et d’un prélèvement sanguin. La séance pratique d’apprentissage durera 2h.
Impact sur les animaux
S’agissant d’expérimentateurs néophytes, la maitrise des gestes techniques est imparfaite et peut générer plus de stress et de douleur qu’effectués par des expérimentateurs compétents et expérimentés.
Devenir
A chaque session de formation, l’intégralité des animaux seront mis à mort.
Remplacement
Nous avons mis au point diverses méthodes au cours de notre formation pour remplacer l’animal. Ainsi, les travaux dirigés d’anatomie sont exclusivement réalisés à l’aide de planches anatomiques et d’un puzzle 3D inerte. Les méthodes d’identification par pose de bague auriculaire et emporte-pièce sont enseignées sur des morceaux de carton. Un mannequin ou une peluche sont utilisés pour les démonstrations de contention. Néanmoins, pour l’apprentissage des gestes de contention ou de techniques d’administration ou de prélèvements en situation réelle, les réactions comportementales de l’animal vigile ne peuvent être reproduites par des méthodes alternatives et nécessitent l’utilisation de modèles animaux in vivo.
Réduction
De notre expérience, 75 à 95% des animaux nécessaires à cette formation sont couverts par des animaux de surplus et donc destinés à être euthanasiés dans l’établissement utilisateur accueillant cette formation. Seuls 15 à 25% maximum des animaux nécessaires à cette formation nécessiteront une provenance d’un fournisseur. Ce qui contribue à la réduction. Afin de limiter le nombre de gestes réalisés sur chaque animal (au maximum : contention, 1 administration et 1 prélèvement sanguin dans un souci de raffinement), 3 animaux par participant sont nécessaires.
Raffinement
Pour la séance de travaux pratiques, les animaux seront amenés dans leur cage d’hébergement dans la salle de travaux pratiques quelques heures avant le début de la séance pour habituation. Le stress des animaux sera réduit au maximum en commençant cette session pratique par une approche douce d’habituation aux animaux par des techniques de préhension douce permettant aux participants de maîtriser leur propre appréhension. Les participants seront en situation réelle sensibilisés à la détection et la prise en compte de tout signe de stress de l’animal. Les gestes techniques d’administration et de prélèvement ne seront réalisés par le participant que lorsqu’il maitrisera parfaitement la contention, celle-ci étant validée par l’encadrant. Le nombre de gestes techniques réalisé sur chaque animal est limité et chaque animal fait l’objet au maximum d’une administration et d’un prélèvement sanguin. L’encadrant veille tout au long de la séance de formation pratique au respect du bien-être animal et sensibilise en continu les participants au raffinement des techniques.
Choix des espèces
La formation étant spécialisée sur les rongeurs et les lagomorphes, des rongeurs (souris ou rats) mâles et femelles âgés de 8 semaines et plus seront utilisées dans ce projet.
Evaluation de la biodisponibilité d’un candidat médicament après administration unique ou repetée chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Rats : 695
Cochons d'Inde : 28
Mesurer où va un candidat médicament dans le corps et pendant combien de temps : 8 660 souris, 695 rats et 28 cochons d'Inde vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal peut subir jusqu'à sept prélèvements sanguins en quarante-huit heures sur animal vigile, une administration orale quotidienne pendant un mois, et des injections intraveineuses sous anesthésie profonde. Le cerveau et le cœur au minimum sont récupérés sur chaque individu, ce qui impose la mise à mort. L'entreprise qui porte le projet affirme avoir "besoin" de ces données d'exposition dans les tissus avant le passage à l'humain, étape d'un développement pharmaceutique commercial.
Objectifs
L'entreprise développe des médicaments pour l'homme qui ciblent certains récepteurs, en particulier ceux du cerveau. Il est donc important de connaître la distribution du produit en cours de recherche dans le corps entier, en particulier dans les organes cibles. C'est pour cela que nous avons besoin de faire des études chez l'animal afin de voir comment le médicament se distribue après son administration (orale ou injection). Ainsi, l'objectif de ce projet est de déterminer l'exposition dans le temps d'un futur médicament dans les divers organes chez différentes espèces animales rongeurs (rat, souris, cobaye) après un traitement unique ou repété (maximum 1 mois par oral avec un traitement 1 fois par jour). Les dosages dans les tissus et dans le sang nous donneront alors une bonne indication quant à l'exposition au composé dans le temps et nous aideront à relier les expositions aux effets bénéfiques et toxiques de la molécule. Ce projet d'utilisation des animaux s'intègre dans un projet de recherche plus global de la molécule au profit de la santé humaine qui sera en complément d'autres études au laboratoire.
Bénéfices attendus
L'implication des animaux dans ce projet va nous permettre d'avoir une meilleure connaissance du devenir du médicament dans un organisme proche de l'homme et de déterminer les expositions du médicament dans les tissus et le sang avant de passer chez l'homme.
Procédures
Prélèvement sanguin (environ pendant 2 minutes, maximum 7 fois par animal en 48 heures si prélèvement repété sur animal vigile). Administration du produit : orale ou injection d'une durée d'environ 1-3 minutes et si administration répétée par oral : pendant 1 mois maximum à hauteur d'une fois par jour. Les intravéneuses seront réalisées sous anesthésie profonde pendant maximum 5 minutes. Anesthésie générale profonde pour les prélèvement terminaux.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues lors de ce protocole sont celles liées à la contention, aux prélèvements sanguins, à la mise en boite pour l'anesthésie gazeuse et dans la boite chauffante (avant les injections intravéneuses) pouvant induire un stress chez l'animal, l'administration du produit à tester et aux effets indésirables du produit.
Devenir
Le cerveau et le coeur (a minima) étant récupérés pour analyse, chaque animal sera donc mis à mort.
Remplacement
L'utilisation d'animaux pour des évaluations de distribution d'un médicament dans un corps entier est justifiée par la nécessité de pouvoir déterminer les effets de la molécule à tester sur un organisme entier reflétant l'humain. La complexité et des interactions organes-médicament ne nous permettent pas d'utiliser des modèles avec des cellules isolées car ils ne représentent pas assez finement l'ensemble des mécanismes biologiques.
Réduction
Le nombre d'animaux par temps est de minimum 3 et maximum 5 individus pour avoir une bonne fiabilité dans nos résultats. 5 à 9 points de temps sont nécessaires pour avoir assez de points pour le calculs des paramètres d'exposition.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en animalerie et sont acclimatés au minimum 5 jours avant l'expérimentation pour s'habituer à leur nouvel environnement et diminuer le stress. Pour le bien-être de l'animal, chaque cage dispose d'un bloc de lanières de papier pour aider à la nidation et d'un enrichissement (igloo ou tunnel pour se cacher). Tout mal être identifié aboutira à une surveillance accrue de l'animal et à des soins si besoin. Le personnel zootechnicien est sensibilisé pour remonter tout comportement suspect d'un animal soit durant le temps d'acclimatation, soit durant l'expérimentation. Les traitements se feront par du personnel formé et avec du matériel adéquat pour chaque espèce (canule pour gavage, taille cage, ...)
Choix des espèces
Les espèces rongeurs sont des espèces relativement proches de l'homme, les données obtenues seront pertinentes afin d'extrapoler les résultats à l'homme. Les animaux seront utilisés au stade adulte, cela nous permettra de refléter un organisme mature et développé (en particulier au niveau du foie).
Autorisation de mise sur le marché de pièges létaux destinés à la réduction des populations de rongeurs sauvages : Essais d’homologation visant à écarter les pièges en défaveur du bien-être animal
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 360
Placés seuls dans une cage menant à un piège qu'ils déclenchent eux-mêmes, 360 souris et 360 rats sont tués par commotion cérébrale, électrocution ou asphyxie au dioxyde de carbone, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Un antidouleur leur est injecté avant le test, précisément parce que le piège peut échouer : mâchoires qui blessent sans tuer, électrisation sans perte de conscience, asphyxie prolongée par échappement trop lent du gaz. Le porteur présente ces essais d'homologation comme un progrès pour le bien-être des animaux non-humains, puisqu'ils écartent du marché les pièges les plus lents à faire perdre conscience. Espèces et gabarits sont imposés par la réglementation, souris de 20 à 50 grammes et rats de 200 à 500 grammes, et les animaux non testés parce qu'un piège a été disqualifié sont replacés en élevage.
Objectifs
Ce projet s'inscrit dans le cadre de la régulation des populations de rongeurs sauvages susceptibles d'engendrer des nuisances. La souris domestique, le rat brun et le rat noir sont des rongeurs fréquemment rencontrés dans les milieux urbains et industriels. Bien qu'il n'existe pas d'estimation précise de l'importance de leurs populations, leur prolifération est actuellement une préoccupation mondiale majeure selon l'Organisation Mondiale de la Santé. En effet, leur prolifération incontrôlée peut impacter la production alimentaire, endommager les infrastructures, générer des maladies chez l'Homme et l'animal, et avoir un impact négatif sur la biodiversité. Il existe diverses méthodes pour contrôler ces populations, parmi lesquelles les pièges létaux. Avant leur mise sur le marché, il est demandé de contrôler l'efficacité de ces pièges et leurs impacts sur le bien-être des animaux. Pour cela, une homologation est imposée dans de nombreux pays européens, dont la France. Cette homologation repose sur l'étude scientifique de l'efficacité du piège et du caractère éthique de la mise à mort de l'animal, garantissant ainsi la commercialisation de pièges limitant l'impact sur le bien-être des animaux. Différentes études scientifiques concluent que l’utilisation adéquate de bons pièges est la méthode ayant l’impact le plus faible sur le bien-être animal, comparée à d’autres méthodes comme l’utilisation de poison. Ce projet décrit une méthode permettant de juger si les pièges testés permettent une mise à mort tolérable et acceptable des rongeurs, essentiellement basée sur des critères de rapidité.
Bénéfices attendus
Selon les experts, la mise sur le marché de pièges limitant l'impact négatif sur le bien-être lors de la mise à mort est un avancement d'un point de vue déontologique et éthique. Le bénéfice est de permettre la sélection des pièges les plus satisfaisants d'un point de vue éthique (mise à mort limitant l'impact sur l'animal) et d'écarter les pièges éthiquement inacceptables. Pour les espèces cibles, le bénéfice attendu est la non-homologation de pièges pouvant entraîner des souffrances inutiles. Cette même non-homologation permet à l'utilisateur final d'éviter l'achat de pièges inutiles, ce qui a des conséquences économiques et environnementales (achats, production, gaspillage...). L'utilisation de pièges est considérée comme engendrant moins de souffrances que l'utilisation de poison, qui est la méthode la plus courante de lutte contre les surpopulation de rongeurs . De plus, ces poisons peuvent mener à des empoisonnements secondaires (prédateurs et charognards des rongeurs...) et même à une contamination de l'environnement (contamination de l'eau des égouts). Ainsi, l'homologation officielle des pièges permet aux utilisateurs d'accepter plus facilement l'utilisation de pièges, qui sont en définitive plus éthiques que les poisons, eux-mêmes plus impactants pour l'environnement.
Procédures
Un antidouleur est administré préventivement aux animaux avant le test et le test est réalisé lorsque le pic d’efficacité de l’antidouleur est atteint. Ce type d’antidouleur est préconisé pour le contrôle des douleurs intenses. Il est injecté en sous-cutané. Les animaux sont placés individuellement dans une cage menant à un piège létal. L'animal entre librement dans le piège et le déclenche. Suivant le type de piège, celui-ci engendre une commotion cérébrale ou une électrocution ou une asphyxie au gaz carbonique. Dans les 3 cas, la perte de conscience est très rapide et même immédiate pour la commotion cérébrale et l'électrocution. La mise à mort par asphyxie au dioxyde de carbone entraine une perte de conscience après une dizaine de secondes.
Impact sur les animaux
Les pièges ont un taux de réussite, impliquant un taux d'échec. Ce critère permet de disqualifier un piège et d'empêcher sa mise sur le marché. Un taux d'échec de 20 % entraîne l’arrêt immédiat du test, même si les 12 animaux dédiés à la procédure n'ont pas été testé. La nuisance majeure est la suivante : le délai entre le déclenchement du piège et la perte de conscience irréversible dépasse les critères d’homologation en termes de temps. Si ce délai dépasse une certaine limite de temps alors l'animal est mis à mort rapidement par un système automatisé d'asphyxie au dioxyde de carbone. D'autres nuisances peuvent être occasionnées et dépendront du type de piège. Les événements suivants peuvent être envisagés: Pour un piège à mâchoires : l’animal peut être blessé sans mortalité, ce qui peut entraîner des nuisances sévères. Pour un piège électrique : l’animal peut être électrisé avec ou sans perte de conscience. Pour un piège au dioxyde de carbone : l’animal peut subir des nuisances dues à un effet irritant du gaz ou à une asphyxie prolongée due à un échappement trop lent du gaz. Dans tous les cas, le test est interrompu et l'animal est immédiatement mis à mort à l'aide d'un appareil automatisé spécifique. Il est important de noter que l’ensemble des nuisances potentielles est lié à l’objectif du piège, qui est la mise à mort de l’animal. Le critère principal de ces procédures est la durée avant la perte irréversible de conscience. Ce critère est encadré par une notion de temps à ne pas dépasser. Ainsi, quelle que soit la nuisance engendrée par le piège, la durée de cette nuisance sera encadrée en terme de temps et sera la plus réduite possible.
Devenir
Lorsque le piège fonctionne comme souhaité, l'animal perd conscience rapidement et sa mise à mort est rapide alors la mise à mort est considéré éthique. Si le piège ne fonctionne pas de manière optimale et que la perte de conscience n'est pas irréversible ou en dehors des délais fixés alors l'animal est mis à mort à l'aide d'un appareil de laboratoire permettant une mise à mort automatisé. Lorsque que le piège échoue à démontrer son efficacité, alors il est possible qu'une partie des animaux dédié à l'étude du piège ne soient pas testé. Alors ces animaux sont replacés en élevage.
Remplacement
L’homologation des pièges prévoit l’utilisation d’animaux car le jugement de l’efficacité dépend en grande partie du comportement animal mais aussi de l’emploi d’un système biologique complexe qui n’est pour le moment pas remplaçable. L’homologation la plus stricte, la législation Suédoise, impose l’utilisation d’animaux, qui est actuellement le seul modèle pour juger concrètement de la bonne efficacité du piège. De plus la réglementation impose que ces produits soient testés sur les espèces cibles, c’est à dire rats et souris. Il y a donc une obligation réglementaire empêchant ce remplacement par d'autre espèces animales. La stratégie de remplacement n’est pour le moment pas réalisable.
Réduction
Une procédure consiste à placer des pièges inactifs dans l'environnement des rongeurs afin de s'assurer que les animaux fréquentent les pièges sans gêne. Cette procédure de « fréquentation du piège » n’entraîne ni mortalité ni contraintes, donc les animaux utilisés ne sont pas mis à mort en fin de procédure. Ils peuvent ainsi être réutilisés dans d'autres procédures expérimentales, ce qui limite le nombre d’animaux utilisés. Comme préconisé par les guides de référence et la législation, chaque test de piège utilise un nombre réduit d’animaux, avec un maximum de 12. Lors du test avec le piège actif, dès que trois répétitions du test échouent, la procédure expérimentale est annulée pour ce piège, quel que soit le nombre total d’animaux testés. Les animaux restants ne sont pas utilisés pour ce piège et sont replacés en élevage.
Raffinement
Avant d’être testés dans cette procédure, les pièges à l’étude ont subi de nombreux tests préliminaires sans animaux (forces de déclenchement, données électriques, concentration en gaz, prototypes, vérification du déclenchement, etc.). Ces tests permettent d'optimiser le fonctionnement et la conception du piège afin qu'il agisse le plus efficacement possible et facilite le passage des animaux sans contraintes ni blessures. L’objectif est d'obtenir un taux de fréquentation élevé et une mise à mort rapide et acceptable. L’une des procédures consiste à vérifier le taux de fréquentation de pièges désactivés. Si le piège n’est pas suffisamment fréquenté, il ne sera pas testé en version armée. Ces procédures expérimentales permettent de vérifier si les pièges testés sont éthiquement valides en permettant une perte de conscience rapide de l’animal. Un antidouleur est administré préventivement aux animaux, dans le cas où le piège testé ne permettrait pas cette perte de conscience rapide.
Choix des espèces
La législation Française impose la constitution d’un dossier nécessitant des tests scientifiques avec des animaux et qui doivent être les animaux ciblés par l’utilisation finale. La législation suédoise, considérée comme la référence Européenne en la matière car plus strict, demande l’utilisation des animaux cibles. Les procédures expérimentales nécessitent d’observer un comportement animal, il est nécessaire d’avoir ce modèle pour s’assurer de s’approcher le plus possible du comportement des animaux sauvages. Pour les mêmes raisons, les tailles et dimensions des animaux sont adaptés à la mise à mort de l’animal et au type de piège. Aussi , les espèces utilisées sont les espèces ciblées par ces pièges, la souris domestique, le rat brun et le rat noir. Les guides de bonnes pratiques suggèrent d’utiliser un mélange d’animaux en fonction de la masse : Pour les souris : 50% de souris pesant entre 20 et 30 g soit de jeunes adultes 50% de souris pesant entre 30 et 50 g soit des souris âgées de plusieurs mois Pour les rats : 50% de rats pesant environ 200 g soit des rats adultes de 2 à 3 mois 50% de rats pesant entre 450 et 500 g soit des rats adultes de grande taille L’obtention d’individus de tailles aussi marqué est parfois difficile, la sélection des individus sera réalisé au mieux et l’utilisation des animaux pourra être repoussée afin de permettre la prise de poids .
Exploration de nouveaux agents radiopharmaceutiques couplant le diagnostic et la thérapie pour contourner la résistance des cancers aux traitements.
- Recherche appliquée
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système respiratoire
Rats : 256
Pour tester des médicaments radioactifs censés à la fois repérer et détruire des tumeurs, 1 536 souris et 256 rats reçoivent deux injections de cellules cancéreuses, puis jusqu'à quatre injections de traceurs ou de traitements. Tous vont être tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, leurs organes étant prélevés pour vérifier au microscope ce que l'imagerie a montré. Ils passent jusqu'à huit sessions d'imagerie sous anesthésie, de 15 à 70 minutes chacune, subissent des prélèvements sanguins et parfois une ablation chirurgicale de la tumeur de vingt minutes, avec radiothérapie, chimiothérapie ou immunothérapie associées. Le protocole se déroule sur deux sites, ce qui impose à ces animaux porteurs de tumeurs un transport d'une heure au maximum, suivi d'une journée de récupération.
Objectifs
Aujourd'hui, de nombreuses résistances aux traitements conventionnels contre le cancer surviennent. La radiothérapie interne, qui utilise un atome radioactive pour cibler et détruire les cellules tumorales, a récemment montré des résultats impressionnants pour certains types de cancers, comme ceux de la prostate et les cancers neuroendocriniens. Néanmoins, cette nouvelle voie prometteuse est limitée par des phénomènes de résistances et l’apparition d’effets secondaires. Ces défis justifient l'exploration de nouvelles générations de médicaments radiomarqués plus attractifs, capables d’être utilisés en thérapie mais aussi en diagnostic. En combinant ces deux aspects , le radiopharmaceutique a ainsi le potentiel pour : - améliorer le ciblage des cellules tumorales et ainsi limiter les effets indésirables ; - suivre en temps réel les effets de la thérapie pour l’ajuster et ainsi diminuer les phénomènes de résistance . Notre projet vise à développer une nouvelle génération de médicaments radiomarqués qui se lieront spécifiquement à des marqueurs tumoraux via des ligands à base d’anticorps et de peptides. Nous testerons nos ligands sur des modèles tumoraux chez des rongeurs. Nous tirerons partie de l’utilisation combinée de plusieurs types d’imagerie pour affiner la sélection des ligands les plus intéressants pour cette stratégie. Nous souhaitons également étudier l’effet de la combinaison de notre approche de radiothérapie interne avec d’autres modalités thérapeutiques susceptibles de renforcer son action et/ou de minimiser les effets secondaires. Ainsi, nous combinerons l’utilisation de nos radioligands à : - des ultrasons thérapeutiques, permettant de minimiser les effets indésirables sur les tissus sains ; - des nanoparticules radioamplificatrices, pour augmenter l'efficacité de la radiothérapie, tout en minimisant les effets secondaires ; - des immunostimulateurs, pour renforcer la réponse immunitaire contre les tumeurs ; - de la chirurgie, afin de retirer un maximum de tissus tumoraux et d’éliminer les cellules tumorales infiltrantes ne pouvant difficilement être réséquées. Le projet sera réalisé sur deux sites, avec un site pour la radiothérapie interne (Site Imagerie) et l’imagerie et un site pour la radiothérapie externe (site IR).
Bénéfices attendus
Ce projet vise à valider de nouvelles approches thérapeutiques en utilisant des biomarqueurs prédictifs de l’efficacité des traitements, essentiels pour améliorer la prise en charge des patients atteints de cancer. Bien que des progrès significatifs aient été réalisés avec des thérapies comme l’immunothérapie, la radiothérapie et les thérapies ciblées (qui bloquent des mécanismes spécifiques des tumeurs), seuls certains patients en bénéficient pleinement. Plusieurs facteurs influencent l’efficacité des traitements, notamment le type de tumeur, le stade de la maladie, le système immunitaire du patient et des facteurs génétiques. Pour traiter efficacement le plus grand nombre de patients, il est crucial de les regrouper en sous-groupes homogènes afin de prédire quelle thérapie leur conviendra le mieux. Cette stratification améliorée des patients repose sur l’utilisation de biomarqueurs prédictifs de l’efficacité thérapeutique. Actuellement, la détection de ces biomarqueurs se fait principalement par des techniques invasives comme l’immunohistochimie sur des biopsies. L’imagerie offre une alternative moins invasive, permettant une évaluation dynamique et quantitative à l'échelle du corps entier. L'objectif de notre projet est de valider des couples biomarqueurs-radioligands (basés sur des anticorps ou des peptides) pour l’imagerie. Cette approche vise à prédire l’efficacité thérapeutique et de proposer un traitement adapté, fournissant ainsi aux oncologues un outil complémentaire aux biopsies pour personnaliser davantage les traitements. Ainsi, ce projet aspire à offrir un outil décisionnel puissant. Cela permettra une meilleure personnalisation des traitements en fonction des caractéristiques spécifiques de chaque patient, améliorant ainsi les résultats et la qualité de vie des patients atteints de cancer.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : o La mise en place d'un modèle tumoral dans ce projet est essentielle pour reproduire les caractéristiques de la maladie et évaluer l'efficacité des nouveaux traitements dans un environnement contrôlé. Pour la mise en place de ce modèle tumoral, des cellules tumorales seront injectées (5 minutes d’intervention, deux injections par animaux). (Site Imagerie) o L’injection des traitements et d’agents d’imagerie radioactifs (pour l’imagerie ), fluorescents (imagerie optique) et/ou IRM pour le ciblage de biomarqueurs d’intérêt et pour le suivi du volume tumoral, réalisée via une injection systémique (temps d’injection 5 minutes, nombre d’injection total par souris : maximum 4). (Site Imagerie) o Une anesthésie lors des différentes sessions imageries et de l’application des traitements (temps d’anesthésie durant l’imagerie entre 15 minutes et 70 minutes, en comptant un maximum de 8 sessions d’imagerie au cours de l’étude pour un suivi dynamique du traceur dans le cas de l’imagerie par tomographie). (Site Imagerie et site IR) o Un prélèvement sanguin sous anesthésie (maximum 5 minutes, 2 fois maximum par session d’imagerie). (Site Imagerie) o La chirurgie réalisée sous anesthésie et analgésiant (maximum 20 minutes de chirurgie). (Site Imagerie)
Impact sur les animaux
Les effets indésirables prévus sur les animaux : • Le développement de la tumeur peut induire une gêne au niveau du site d’implantation de la tumeur. Un suivi régulier des animaux sera réalisé. • L’injection des radioligands ou de médicaments peut induire une courte douleur (moins de 5min). • Lors du réveil en fin de session d’imagerie, les souris peuvent être désorientées et stressées. • Les traitements (radiothérapie, chimiothérapie, immunothérapie et thérapie ciblée) peuvent avoir une toxicité non spécifique au niveau des organes sains. La durée des traitements ne dépassera pas plus de 3 semaines et sera limitée par l’utilisation de doses thérapeutiques décrites et validées dans la littérature. • La résection tumorale peut induire une inflammation.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure. Ceci permettra de prélever les organes afin de pouvoir effectuer les analyses ex-vivo sur ceux-ci. Cela permet tout d'abord de valider, à un niveau microscopique, des éléments observés par imagerie à une échelle plus large, tout en approfondissant notre compréhension des mécanismes impliqués, notamment le rôle du système immunitaire et l'identification de différentes populations cellulaires, dont certaines ne peuvent pas être visualisées par imagerie.
Remplacement
Dans une première approche, toutes les stratégies thérapeutiques sont testées sur des cultures cellulaires 3D impliquant les lignées testées ensuite comme modèle tumoral chez l’animal afin de déterminer la pertinence des stratégies thérapeutiques et pour certains biomarqueurs, leur surexpression au niveau des tumeurs. Les tests in vitro permettent d’éviter l’utilisation d’animaux en validant des paramètres qui ne seront plus nécessaires de valider dans le modèle animal. Cependant, le microenvironnement tumoral global avec la complexité immunitaire est difficilement reproductible in vitro et la pharmacocinétique des traitements injectés ne peut être déterminée qu’in vivo.
Réduction
Différentes utilisations de systèmes d’imagerie seront mises en place pour réduire de manière conséquente le nombre d’animaux nécessaires pour l’évaluation thérapeutique en suivant de manière individuelle des paramètres cliniques tels que la taille de la tumeur, l’apparition de métastases mais également l’apparition d’inflammation telle que les colites. Les données obtenues permettront de manière individuelle de définir une biodistribution des biomarqueurs dans une continuité temporelle. Le nombre d’animaux a été déterminé en prenant en compte nos résultats préliminaires et des données publiées concernant l’efficacité thérapeutique attendue (écarts-types et variations observés).
Raffinement
Les injections de cellules tumorales et de produits d’imagerie seront réalisées sous anesthésie gazeuse. Les souris seront hébergées en groupe de 4 ou 5 par cage avec un milieu enrichi. Leur suivi régulier assurera de mettre en place des réponses adaptées devant tout signe de souffrance. Des points limites ont été mis en place afin d’éviter toute souffrance. Le suivi régulier du poids des animaux favorise leurs interactions régulières avec le personnel et limite ainsi le stress durant les sessions d’imagerie. Pour le transport des animaux entre les deux sites, d’une durée maximale d’une heure, il sera réalisé suite à l’accord vétérinaire donné en fonction des statuts sanitaires et réalisé dans des cages de transport avec de l’eau en gelée et la nourriture en gelée dans un véhicule climatisé. Une journée de récupération entre chaque lieu de transport est prévue.
Choix des espèces
Les souris et les rats sont des animaux de choix pour la mise en place de modèles tumoraux, pour les lignées cellulaires tumorales qui sont utilisées dans ce projet. Leur taille est adaptée pour la manipulation et l’imagerie de tout le corps. Les études seront menées soit sur des rongeurs immunodéficients afin d’évaluer l’impact du traitement sur des cellules humaines, soit sur des modèles de rongeurs immunocompétents pour analyser son effet sur des cellules tumorales de rongeurs dans un contexte immunitaire préservé. Les souris et les rats utilisés dans ce projet auront atteint un stade de jeune adulte (5 semaines) à adulte (8 semaines), une tranche d’âge représentative des cancers chez les patients adultes. Cela nous permettra de mieux simuler les conditions cliniques et de développer des thérapies qui pourront être rapidement appliquées en clinique pour offrir de meilleures options de soins aux patients.
Rôle des afférences cholinergiques du cortex préfrontal dans l’attention
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
180 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils passent une heure par jour, cinq jours par semaine, dans des tests d'attention, subissent une chirurgie intracérébrale de 45 minutes, reprennent les tests pendant plusieurs semaines, puis une chirurgie terminale permet de prélever leur cerveau. Le porteur annonce des médicaments plus efficaces contre les troubles de l'attention, la schizophrénie et la maladie d'Alzheimer, quand l'objet immédiat reste la description de deux voies cholinergiques du cortex préfrontal. Il présente le rat comme un "compromis phylogénétique", assez proche de l'être humain pour valoir modèle et assez éloigné d'espèces "plus sensibles éthiquement" comme les primates non-humains, et prévoit 20 % de pertes en cours d'expérience.
Objectifs
La libération d'acétylcholine dans le cortex préfrontal médial est essentielle à de nombreuses fonctions cognitives et des perturbations de la transmission cholinergique corticale ont été impliquées dans plusieurs troubles tels que le trouble d'hyperactivité avec déficit de l'attention , la maladie d'Alzheimer ou la schizophrénie. Nous avons précédemment montré l'existence de deux voies cholinergiques distinctes qui innervent différentes régions du cortex préfrontal. Cependant, à ce jour, l’implication de ces deux voies cholinergiques dans l’attention n’a jamais été étudiée. Le but de ce projet est donc d’étudier le rôle de ces deux voies cholinergiques dans les processus attentionnels.
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche contribuera à mieux comprendre les processus neuronaux cortex préfrontal sous-tendant l'attention. Ces informations contribueront à faire progresser la neurobiologie de l’attention en soi, mais conduiront également au développement de médicaments plus efficaces pour améliorer la cognition dans d’autres troubles neurologiques et neuropsychiatriques dans lesquels l’attention est dysfonctionnelle, comme les troubles de l'attention, la schizophrénie ou la maladie d’Alzheimer. De tels médicaments amélioreront potentiellement la santé mentale et le bien-être des personnes souffrant de troubles de l'attention.
Procédures
Tous les animaux effectueront des tests comportementaux pour mesurer leurs capacités attentionnelles à raison 1h/ jour, 5 jours par semaine. Ils seront ensuite soumis à une chirurgie intracérébrale (45 min en moyenne). Après récupération, les animaux effectueront de nouveaux les tests comportementaux pendant plusieures semaines. Enfin, à la fin des expériences, ils subiront une chirurgie terminale sous anesthésie sans réveil en vue du prélèvement du cerveau.
Impact sur les animaux
Ces animaux sont soumis à différents actes expérimentaux dont le degré maximal de gravité ne dépasse pas le degré modéré. Les nuisances attendues sont celles liées à la manipulation lors des tests comportementaux, et celles suite à la chirurgie qui comprennent un possible risque d’inflammation ou d’infection, des douleurs, l’apparition de plaies dues à un toilettage excessif de la zone opérée, une perte des points de suture avant cicatrisation complète.
Devenir
Les animaux ayant complété la procédure expérimentale seront mis à mort afin de prélever leurs cerveaux afin d'effectuer des analyses post mortem.
Remplacement
L'utilisation d'animaux se justifie du fait que les processus attentionnels sont des processus cognitifs et comportementaux qui ne peuvent pas etre étudiés sur des lignées cellulaires (humaine ou animale) ou tout autre modèle in vitro ou in silico, et qu'il n'existe pas encore de modèles mathématiques permettant de les modéliser.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaire au projet est réduit au minimum. Un effectif de 15 rats par groupe est un compromis rationnel, compte tenu de l’exigence éthique de réduction du nombre d’animaux et des contraintes expérimentales propres au projet. En effet, pour que nos expériences soient concluantes au plan statistique, il faut obtenir un effectif final minimum de 12 individus. Etant donné que le pourcentage d’attrition est estimé à 20% en fin d’expérience, il faut démarrer l’expérience avec un groupe de 14 rats. Enfin, les résultats seront analysés grâce à des tests statistiques paramétriques, principalement des analyses de variance, avec comparaisons inter-groupes et mesures répétées, suivies de tests a posteriori.
Raffinement
Les animaux sont logés par groupe dans des cages munies d’un environnement enrichi. Toutes les chirurgies sont réalisées sous analgésie et anesthésie et sont effectuées en conditions aseptiques, sur couverture chauffante. En fin de chirurgie, l'animal est réhydraté et placé sur une couverture chauffante jusqu’au réveil avec libre accès à l'eau et à la nourriture pour faciliter sa récupération. Les animaux sont ensuite replacés avec leur congénères et feront l'objet d'une surveillance quotidienne afin de pouvoir détecter le plus rapidement possible les éventuels signes d'inconfort, de stress ou de douleur et de pouvoir y remédier rapidement. Toutes les procédures sont effectuées par du personnel formé.
Choix des espèces
Le choix du rat de laboratoire constitue une sorte de compromis phylogénétique. Cette espèce est suffisamment proche de l’homme d’un point de vue phylogénétique (même classe [Mammalia], divergence de leur ancêtre commun il y a environ 100 MYA) pour servir de modèle animal valide des processus cognitifs par rapport à d’autres espèces moins sensibles éthiquement (e.g., invertébrés) et en même temps suffisamment éloignée par rapport à d’autres espèces plus sensibles (e.g., primates non-humains). Les espèces invertébrées (e.g., C. Elegans, D. Melanogaster, A. Californica) peuvent être utilisées pour élucider les mécanismes neuronaux ou génétiques de certains comportements cognitifs mais l’organisation nerveuse et comportementale de ces espèces est beaucoup trop éloignée de celle de l’homme pour constituer des modèles animaux valides de la cognition et de l'attention. Chez l'Homme, les troubles de l'attention sont une pathologie qui se manifeste tôt dans la vie d'un individu et qui a des répercussions importantes tout au long de la vie adule de l'individu. Dans ce projet, les animaux utilisés seront de jeunes adultes en fin d’adolescence en début d’expérience (i.e., âge moyen 2 mois et demi). Cette période du développement correspond à la période de plus grande vulnérabilité au développement de troubles attentionnels.
Modèle de PK/PD inflammatoire : mesure des cytokines inflammatoires produites après stimulation ex vivo de cellules immunitaires sanguines issues d’animaux traités avec des composés pharmaceutiques.
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
Rats : 1250
Le protocole dépend de la molécule testée et de sa pharmacologie, dans un travail de tri de candidats médicaments mené en amont d'études d'efficacité plus longues. 1 550 souris et 1 250 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent un traitement une ou deux fois par jour, par voie orale, sous-cutanée, intraveineuse ou intrapéritonéale selon le composé, puis un prélèvement sanguin sous anesthésie sans réveil. Le porteur indique n'attendre aucun signe clinique, tout en reconnaissant que les molécules administrées pourraient avoir des effets indésirables non connus, et justifie la mise à mort par le volume de sang requis, les animaux ne pouvant "survivre décemment à une grosse ponction sanguine".
Objectifs
L’objectif est de mettre en place un modèle de pharmacocinétique/pharmacodynamique inflammatoire. Pour cela, nous quantifierons les cytokines inflammatoires sécrétées ex vivo, en réponse à des stimuli ex vivo, par les cellules immunitaires sanguines exposées aux composés in vivo ou par des cellules immunitaires sanguines de culture exposées au plasma des souris traitées in vivo.
Bénéfices attendus
Ce modèle permettra une meilleure caractérisation de nos composés thérapeutiques en établissant une relation entre la pharmacocinétique in vivo (concentration en fonction du temps) et la pharmacodynamique (effet pharmacologique en fonction du temps). Ce modèle nous aidera à mieux sélectionner nos composés avant une évaluation dans des modèles d’efficacité in vivo plus longs et plus complexes.
Procédures
Une contention douce permettra la pesée et le traitement 1 ou 2 fois par jour selon la molécule testée et sa pharmacologie. Pour la même raison, l’administration pourra se faire par voie orale ou sous-cutanée ou intraveineuse ou intrapéritonéale. Le prélèvement sanguin sera réalisé soit sous anesthésie et sans réveil avant mise à mort, soit après que les animaux aient été euthanasiés.
Impact sur les animaux
La douce contention des animaux nécessaire pour la pesée et le traitement, ainsi que l'anesthésie pour le prélèvement sanguin, pourront engendrer un stress et un inconfort. Malgré la très bonne formation du personnel technique, il pourrait dans de rares cas y avoir des conséquences dues aux administrations ou aux prélèvements. Les molécules administrées pourraient avoir des effets indésirables non connus.
Devenir
Les analyses ex vivo nécessitent beaucoup de sang total. Les animaux seront mis à mort car ils ne pourraient survivre décemment à une grosse ponction sanguine.
Remplacement
En amont des tests chez l’animal, les composés sélectionnés sont évalués sur des tests in vitro, permettant d’identifier les composés les plus prometteurs, de comprendre leurs mécanismes d’action et d’éliminer les molécules inactives ou pouvant entrainer des nuisances ou effets indésirables chez les animaux (via les tests de toxicologie cellulaire). L’intérêt de ce projet étant d’étudier l’effet du composé sur les cellules sanguines, nous ne pouvons utiliser à ce stade de modèle in vitro pertinent.
Réduction
La sélection des composés est faite en utilisant des tests in vitro puis cellulaires. Seules les molécules présentant une activité sur les tests cellulaires sans toxicité apparente et ayant des caractéristiques pharmacocinétiques adéquates seront étudiées avec les animaux. Ce modèle a déjà été publié pour la molécule de référence de ce projet et a prouvé son intérêt scientifique. Nous utiliserons les données et les conditions utilisées pour cette molécule afin d’ajuster le nombre minimal d’animaux nécessaires. Des tests statistiques seront utilisés afin de comparer l’efficacité de notre composé par rapport à un contrôle.
Raffinement
Toutes les dispositions nécessaires en matière d’hébergement, d’enrichissement, d’observation et de soins aux animaux sont prises afin d’assurer les meilleures conditions de vie aux animaux. La Structure Chargée du Bien-être Animal émet ses recommandations en matière de prévention de la douleur, souffrance et détresse des animaux. Après réception, les animaux seront placés dans des cages par 4 à 5 souris ou par 2 à 3 rats. Un programme d’enrichissement permet de varier les éléments de la cage afin d’encourager leur comportement de rongeur : coton pour la construction de nid, dôme rouge ou tunnel en carton pour se cacher, bois à ronger… La nourriture et l’eau seront en libre accès tout au long de l’étude. Les pièces d’hébergement disposent d’un cycle lumière obscurité, d’une température et d’une hygrométrie contrôlés en permanence. Nous n’attendons pas de signes cliniques dans ce projet. Néanmoins, des critères cliniques et des points limites sont définis dans une liste pour determiner un score de suivi des signes cliniques. En cas d'atteinte de points limites et/ou d’observation de comportement non attendu, des mesures seront prises en accord avec le vétérinaire pour arrêter toute souffrance.
Choix des espèces
Les rats et souris entrent dans la plupart de nos études précliniques sur nos candidats médicaments. La concentration dans le sang des composés testés sont bien connus grâce aux études de pharmacocinétiques préalablement réalisées chez ces espèces ; ces données seront utilisées pour planifier les temps de prélèvements sanguins. Le choix de l’espèce sera choisi en fonction des caractéristiques intrinsèques des composés, selon les résultats de pharmacocinétique plus ou moins favorables entre rats et souris (des métabolismes différents induisent parfois des expositions et des cinétiques différentes). Il n’y a pas d’indication spécifique sur le choix de l’âge autre qu’une maturité immunitaire. Les animaux seront de jeunes adultes de 8 à 12 semaines pour les souris et 7 à 10 semaines pour les rats.
Rôle du microbiote intestinal dans la neuroprotection d’une supplémentation maternelle en polyphénols, dans le cadre de l’hypoxie-ischémie néonatale
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Gavés une fois par jour de leur naissance au septième jour, les ratons subissent ensuite une ligature de l'artère carotide gauche suivie de deux heures d'hypoxie, qui provoque une lésion cérébrale. Séparés de leur mère à plusieurs reprises, ils passent deux examens d'IRM sous anesthésie, l'un de 30 à 45 minutes, l'autre de deux heures, puis des tests de réflexes précoces, de mémoire et d'anxiété à six âges différents. 192 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour mesurer si des polyphénols donnés à la mère protègent le cerveau du nouveau-né par l'intermédiaire du microbiote intestinal. Tous sont tués pour prélèvement d'organes, le porteur précisant que les lésions cérébrales induites interdisent de les utiliser dans un autre projet.
Objectifs
L'hypoxie-ischémie néonatale est une condition qui se produit lorsque le cerveau d'un nouveau-né ne reçoit pas suffisamment de sang, ce qui réduit les apports en oxygène et en nutriments essentiels. Cette situation est préoccupante, car elle est responsable de 20 % des décès chez les nouveau-nés et d'un quart des cas de problèmes moteurs et cognitifs. Actuellement, la seule option de traitement disponible est l'hypothermie, mais près de la moitié des nouveau-nés ne réagissent pas bien à cette thérapie. Cela souligne l'urgence de trouver de nouvelles stratégies pour protéger le cerveau des bébés. Nos récentes téudes ont montré, chez le rat, que donner des polyphénols, des substances bénéfiques que l'on trouve dans certains aliments, aux mères pendant la grossesse et l'allaitement pouvait avoir un effet protecteur sur leurs petits après un épisode d'hypoxie-ischémie néonatale. Les ratons dont les mères avaient reçu des polyphénols avaient moins de lésions cérébrales et de meilleures capacités motrices et sensorielles que ceux dont les mères n'avaient pas été supplémentées. Les polyphénols semblent influencer la composition des bactéries présentes dans l'intestin, et il y a un intérêt croissant pour le lien entre ces bactéries et le cerveau. Pour mieux comprendre comment la protection d'une supplémentation maternelle avec des polyphénols fonctionne, ce projet vise à étudierl'impact de ces bactéries intestinales. L'objectif de cette recherche est donc de déterminer comment la supplémentation en polyphénols chez les mères peut aider à protéger le cerveau des nouveau-nés contre les effets de l'hypoxie-ischémie.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont : - Avancées scientifiques : Le projet contribuera à une meilleure compréhension des mécanismes de neuroprotection associés à la modulation du microbiote intestinal par les polyphénols. Les résultats pourraient éclairer les interactions entre l'alimentation maternelle, le microbiote et le développement neurologique des nouveau-nés. - Innovation thérapeutique : L’étude explore une approche novatrice de neuroprotection basée sur la supplémentation en polyphénols et la transplantation fécale, ouvrant la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques pour prévenir ou atténuer les effets de l'hypoxie-ischémie chez les nouveau-nés. - Amélioration des soins néonataux : Les résultats de l'étude pourraient potentiellement mener à des recommandations cliniques pour la supplémentation en polyphénols chez les femmes enceintes, en particulier celles à risque de complications néonatales, contribuant ainsi à améliorer les soins néonataux.
Procédures
Gavages en vigile : durant 7 jours, 1 fois par jour, durée : 2 minutes Procédure chirurgicale sous anesthésie : une fois d'une durée inférieure à 10 minutes Examens d'imagerie résonance magnétique (IRM) sous anesthésie : 1 fois durée : 30 - 45 min et 1 fois 2 h Tests de comportement en vigile : réflexes précoces (durée : 5 min), mémoire (durée 10 min), anxiété (1 fois ; durée : : 10 min).
Impact sur les animaux
Les diverses séparation des ratons et de leur mère, induites pas la procédure expérimentale pourraient être source de stress pour la mère et les petits. Le gavage, réalisé de P0 à P7 pourrait entraîner un stress pour les ratons. Les transplants fécaux pourraient provoquer une gêne digestive (quelques heures) ou un inconfort physique (quelques minutes). Les anesthésies (examens IRM) pourraient induire une détresse cardio-respiratoire, du fait de la variabilité de la sensibilité aux anesthésiques. Une anesthésie prolongée pourrait mener à la déshydratation de l'animal. Suite à l'opération (HI), la plaie suturée pourrait s'infecter ou présenter des difficultés à cicatriser, ce risque est faible. La ligature de l'artère carotide commune gauche, couplée à l'hypoxie de 2 h, entraînera la formation d'une lésion cérébrale. Les différents tests comportementaux pourraient induire stress et anxiété pour les animaux.
Devenir
Mise à mort des animaux pour prélèvement d'organes pour une analyse post-mortem. L'induction de lésions cérébrales par hypoxie-ischémie ne permettra pas d'utiliser les animaux pour un autre projet.
Remplacement
Le but final de ce projet de recherche a une envergure translationnelle et nécessite donc une approche intégrative. De ce fait, ce projet nécessitant le fonctionnement du cerveau dans son intégrité afin de déterminer le rôle du microbiote dans la neuroprotection contre l'HI induite par une supplémentation maternelle polyphénolique et de pouvoir envisager une application rapide chez l'Homme, il n'existe pas de remplacement disponible à notre modèle.
Réduction
Une réduction des animaux est rendue possible par le fait que l'imagerie par résonance magnétique est une technique d'investigation non-invasive qui permet un suivi des animaux ainsi que la réalisation de tests comportementaux, sur les mêmes animaux. Les différences intergroupes seront mises en évidence par des tests statistiques.
Raffinement
Au niveau de l'hébergement, les animaux seront acclimatés (7 jours) à leur arrivée et seront élevés en cage collective. Les chirurgies (HI) seront réalisées sous anesthésie avec une antalgie adaptée. Les règles d’asepsie seront respectées. Une surveillance accrue, des soins post-opératoires et des mesures de gestion de la douleur seront réalisés. Une évaluation objectivée de l’état des animaux avec l’utilisation de grille d’évaluation/fiche de suivi, suivie de soins en cas de détection de souffrance seront mis en place. Pour les IRM sous anesthésie, un monitoring de la respiration sera mené afin de prévenir tout arrêt cardio-respiratoire. Tout au long de l’étude, les points limites adaptés et gradés seront appliqués, avec si nécessaire une prise de décision de mise à mort.
Choix des espèces
Le rat est utilisé depuis plusieurs années dans ce modèle d'hypoxie-ischémie, ainsi de nombreux groupes témoins dans la littérature permettent de faire des comparaisons et limitent le nombre de témoins. De même nos précédents travaux nous permettent d'avoir déjà des données sur des groupes non-gavés, ce qui réduit le nombre d'animaux à inclure dans l'étude. Nous souhaitons suivre les animaux par IRM à 4 stades de développement : par IRM de diffusion afin d'évaluer l'effet neuroprotecteur précoce des traitements administrés en phase aigüe de la pathologie (3 h et 48 h après l'hypoxie ischémie), à 30 jours de vie afin d’évaluer les effets neuroprotecteurs à long terme et à 50 jours de vie, par IRM fonctionnelle, pour évaluer les effets de la neuroprotection sur le remodelage des circuits neuronaux et la récupération fonctionnelle. En parallèle, des tests comportementaux seront réalisés à 8, 10, 12, 24, 28 et 45 jours de vie afin d'évaluer les effets du microbiote dans la récupération fonctionnelle, dans un contexte d'hypoxie-ischémie néonatale.
DU DE MICROCHIRURGIE EXPERIMENTAL
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles cardiaques
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles urogénitaux
Les séances entraînent des chirurgiens déjà en exercice à la suture de vaisseaux et de nerfs sous microscope, dans le cadre d'un diplôme d'université. 320 rats vont être utilisés sur cinq ans, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil, chaque animal faisant l'objet d'une intervention de quatre à cinq heures. Les exercices suivent une difficulté croissante selon le calibre et la résistance des vaisseaux, des artères abdominales aux veines fémorales, et le porteur affirme qu'aucun modèle inerte n'est acceptable sur le plan éducatif, les tubes de silicone ne servant qu'à la première séance. Soixante-quatre rats par an, quatorze sessions de quatre étudiants et deux jours d'examen : l'effectif suit le calendrier de la formation.
Objectifs
L'objectif du prjet est l'apprentissage de la microsutures vasculaires et nerveuses chez le rat. Ce diplôme d’université a pour but de faire acquérir à des chirurgiens amenés à pratiquer des sutures vasculaires et nerveuses microchirurgicales humaines (chirurgiens maxillo-faciaux, plasticiens, orthopédistes, chirurgiens de la main...) en reconstruction post exérèse carcinologique et post traumatique ou à des chirurgiens amenés à réaliser des greffes d’organe (urologues, chirurgiens digestifs...) une expérience sur l’animal vivant endormi, reproduisant au plus près les conditions retrouvées au bloc opératoire en chirurgie humaine. Les séances durent 5h et sont regroupées en trois séances mensuelles. Au fur et à mesure de leur déroulement, les étudiants (qui ont déjà une expérience macro-chirurgicale humaine) acquièrent l’expérience d’une gestuelle très technique sous microscope et peuvent progresser dans leurs performances en dissection et en suture anastomotique vasculaire. Les exercices sur animal vivant permettent d’apprécier les résultats et les erreurs qui ne seront en principe plus reproduites ensuite en pratique humaine. Les différents exercices pratiques réalisés par ordre de difficulté croissante à la fois du point de vue de la taille des vaisseaux (vaisseaux abdominaux plus gros que les cervicaux plus gros que les fémoraux) mais aussi de leur résistance (artères plus rigides que les veines) permettent une progression de l’habileté des opérateurs. Quatorze sessions sont organisées avec 4 étudiants, soit 56 rats à répéter pendant 5ans. Les examens se font sur deux jours, il faudra donc 8 rats à répéter pendant 5 ans. Un total de 64 rats sera utilisé pendant le DU par ans, à multiplier par 5 ans soit 320 rats.
Bénéfices attendus
Ce diplôme d’université a pour but de faire acquérir à des chirurgiens amenés à pratiquer des sutures vasculaires et nerveuses microchirurgicales humaines (chirurgiens maxillo-faciaux, plasticiens, orthopédistes, chirurgiens de la main...) en reconstruction post exérèse carcinologique et post traumatique ou à des chirurgiens amenés à réaliser des greffes d’organe (urologues, chirurgiens digestifs…) une expérience sur l’animal vivant endormi, reproduisant au plus près les conditions retrouvées au bloc opératoire en chirurgie humaine. Au fur et à mesure de leur déroulement, les étudiants (qui ont déjà une expérience macro-chirurgicale humaine) acquièrent l’expérience d’une gestuelle très technique sous microscope et peuvent progresser dans leurs performances en dissection et en suture anastomotique vasculaire. Les exercices sur animal vivant permettent d’apprécier les résultats et les erreurs qui ne seront en principe plus reproduites ensuite en pratique humaine. Augmeneter l'expertise des chirurgiens en microchirurgie en accélerant leur courbe d'apprentissage, permettant une maitrise des techniques avant passage sur l'homme. Les délais opératoires et complications post-opératoires sont réduites.
Procédures
Chaque animal sera l'objet d'une procédure chirurgicale sous anesthésie générale puis sera euthanasié à la fin de la procédure. Chaque procédure dure 4 à 5 heures.
Impact sur les animaux
Une fois les animaux endormis ils ne sont jamais réveillés. Ils sont sacrifiés après la procédure. Les effets indésirables sur animaux sont le stress de l'animal avant l'anesthésie. Une fois les animaux endormis ils ne sont jamais réveillés. Ils sont sacrifiés après la procédure. Les effets indésirables sur animaux sont le stress de l'animal avant l'anesthésie. Chaque rat endormis servira à une procédure et ne sera pas réveillé. Une fois endormis, aucun effet indésirable n'est prévu pour les animaux.
Devenir
Les lésion chirurgicales faites ne sont pas compatibles avec le réveil de l'animal et même avec sa survie.
Remplacement
Pas de modèle industriel inerte acceptable sur le plan éducatif disponible. En particulier l’étanchéité et la perméabilité des sutures microvasculaires n’est actuellement appréciable que sur modèle animal vivant. L'utilisation de tubes en silicone permet à l'étudiant d'apprendre à régler me microscope, à s'habituer à la vision sous microscope et à utiliser des fils de microchirurgie et l'instrumentation associée mais n'ai pas suffisant pour apprendre à disséquer les plans vasculaires tel que l'adventice, à prendre dans la pince les vaisseaux de façon atraumatique ou à ligaturer les vaisseaux collatéraux. De plus les veines n’ont pas de tonus contrairement aux tubes de silicones, elles d’aplatissent rendant la micro suture plus difficile. L’utilisation des tubes en silicone est le premier TD de la formation. Les supports numériques n'ont toujours pas la précision et la ressemblance avec la réalité d’un être vivant. Pour le moment il n'y a pas de méthode de remplacement assez proche de la réalité clinique, seul l'apprentissage sur animal vivant est équivalent à la microchirurgie sur être humain.
Réduction
un nombre de 16 séances de sutures microvasculaires est nécessaire pour acquérir une expérience suffisante, avant d’envisager une application pratique en chirurgie humaine. Seuls les gestes techniquement les plus demandeurs sont répétés deux fois
Raffinement
Les rats sont hébergés à l’animalerie agréée, hébergés dans des conditions standards de 4 animaux par cage, avec une litière en sciure de bois, dans une salle climatisée, avec un cycle jour-nuit de 12 heures et un libre accès à la boisson et à la nourriture ainsi que des jouets pour avoir un environnement plus stimulant; contrôle vétérinaire quotidien pour dépister inconfort et douleur). Ils sont endormis et analgésiés avant toute procédure, maintenus endormis durant celle-ci et euthanasiés à la fin, sans être réveillés Les points limites pris en compte sont la réapparition d'un réflexe palpébral, de mouvements au toucher des moustaches et éventuellement de réflexe de retrait d'un membre (évènement plus tardif qui en pratique ne survient pas, car une supplémentation analgésique est effectuée avant). L’analgesie est réévaluée toute les 30 minutes Pour prolonger la durée de l'anesthésie et en cas de signes de réveil, il sera réinjecté pour prolonger son état d'inconscience.
Choix des espèces
Les rats présentent une anatomie assez proche de celle de l'homme et un calibre vasculaire ( aorte, carotide, jugulaire, vaisseaux rénaux et inguinaux) et nerveux proche des vaisseaux anastomosés lors de la pratique microchirurgicale humaine. Age: rat adulte 250g, 7 à 8 semaines. Les rats de cet âge et de ce poids présentent une anatomie assez proche de celle de l'homme et un calibre vasculaire ( aorte, carotide, jugulaire, vaisseaux rénaux et inguinaux) et nerveux proche des vaisseaux anastomosés lors de la pratique microchirurgicale humaine.
Nouvelles approches d’IRM fonctionnelle de diffusion en ultra-haut champ magnétique
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Une substance est injectée dans le conduit auditif de chaque rat pour supprimer les artefacts magnétiques, un cathéter est posé pour l'anesthésie continue, puis l'animal reste deux à trois heures dans l'aimant, exposé à des flashs lumineux par blocs de six secondes. 48 rats vont être utilisés, anesthésiés du début à la fin et tués avant tout réveil, parce que la substance déposée dans l'oreille altère tout leur système auditif et ne peut pas être retirée. L'objet du projet est technique : comprendre l'origine du signal d'IRM fonctionnelle de diffusion et distinguer les contributions neuronale, astrocytaire et vasculaire. Le porteur ne nomme jamais cette substance, ni ne détaille le calcul statistique qui aboutit à 48 rats, tout en indiquant que l'effectif sera réduit si l'optimisation aboutit plus vite.
Objectifs
L'imagerie par résonance magnétique (IRM) est une technique essentielle pour explorer le cerveau. Elle permet non seulement d’obtenir des images anatomiques détaillées, mais aussi de visualiser les zones cérébrales en activité grâce à l’IRM fonctionnelle (IRMf). En recherche, elle permet d’étudier le fonctionnement cérébral dans diverses conditions, notamment les maladies neurologiques. La méthode la plus courante pour l’IRMf repose sur le signal BOLD (Blood Oxygen Level Dependent), qui mesure les variations du flux sanguin et du niveau d’oxygénation du sang comme un indicateur indirect de l’activité neuronale. Cependant, cette approche présente des limites : elle ne capte pas directement l’activité des neurones et sa résolution temporelle est relativement faible. D’autres techniques émergent, notamment l’IRMf de diffusion. Cette approche, encore peu comprise, pourrait refléter directement des processus cellulaires, comme les interactions entre neurones et astrocytes. L’objectif principal de notre projet est de mieux comprendre l’origine du signal IRMf de diffusion. Nous émettons l’hypothèse que ce signal pourrait refléter non seulement l’activité neuronale, mais aussi celle des astrocytes, des cellules jouant un rôle clé dans le fonctionnement cérébral. Pour tester cette hypothèse, nous mènerons des études sur des modèles animaux, en combinant IRMf de diffusion et interventions pharmacologiques permettant de distinguer les différentes contributions (neurones, astrocytes, vaisseaux sanguins) à ce signal. Pour atteindre cet objectif, nous devons également améliorer les techniques d’IRMf à haut champ magnétique, qui posent des défis techniques, en particulier sur les petits animaux, (artefacts liés aux variations de susceptibilité magnétique). Nous développons donc de nouvelles stratégies d’acquisition permettant d’optimiser la qualité des images en IRMf-BOLD et IRMf de diffusion. Ce travail permettra d’affiner l’interprétation des images fonctionnelles du cerveau et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour la recherche et la clinique.
Bénéfices attendus
Notre projet ouvrira de nouvelles voies en neuro-imagerie. Pouvoir réaliser des études d'IRMf avec une haute résolution temporelle permettra une compréhension plus précise et plus profonde de l'organisation fonctionnelle du cerveau. Notamment, démontrer que les réponses astrocytaires peuvent être détectées à l'aide de l'IRM fonctionnelle de diffusion est en soi une avancée technique et peut avoir des implications importantes en en neurobiologie et en neuroscience. Dans le cerveau, les astrocytes ont des rôles très importants : ils fournissent aux neurones de l'énergie et un support fonctionnel. Cependant, les astrocytes ont une activité électrique modeste par rapport aux neurones, ce qui les rend très difficiles à surveiller, en particulier à l'aide de méthodes non invasives et in vivo. Si les réponses astrocytaires peuvent être détectées à l'aide de l'IRMf-D, cette technique peut être utilisée dans des études précliniques et cliniques pour étudier des altérations astrocytaires dans des conditions neurologiques spécifiques.
Procédures
Les rats recevront un antidouleur ainsi qu’une anesthésie générale avant toute intervention. À très haut champ magnétique, les propriétés magnétiques de l’air créent des artefacts qui rendent certaines zones du cerveau impossibles à imager. Bien que ce phénomène existe également chez l’humain, il est beaucoup moins marqué en raison des champs magnétiques plus faibles utilisés en clinique. Pour éviter cet artefact et obtenir des images exploitables des régions cérébrales d’intérêt chez le rat, il est nécessaire d’injecter une substance dans le conduit auditif. Cette procédure dure environ 5 minutes et est effectuée une seule fois par animal. Un cathéter sera mis en place pour administrer en continu l’anesthésie générale ainsi que l’une des molécules dont nous étudions les effets sur les différentes méthodes d’acquisition IRMf. Cette procédure est effectuée par des personnes qualifiées qui effectuent ce geste en 2 minutes. Les animaux seront ensuite placés dans l’IRM pour une acquisition d’une durée de 2 à 3 heures. Une stimulation neuronale sera induite par une lumière. Le paradigme de stimulation visuelle consiste en 6 blocs alternant lumière allumée (6s), lumière éteinte (12s) pour une durée totale de 108 s. Pour chaque animal, le paradigme est répété 6 fois, soit un total de 10 minutes de stimulation. À l’issue de l’expérience, les rats seront euthanasiés afin d’éviter les effets secondaires persistants de la substance administrée dans l’oreille, qui ne peut être retirée.
Impact sur les animaux
L’insertion de la substance dans l’oreille et les poses de cathéter peuvent être douloureux si l’animal se réveille au cours de l’intervention (événement très rare). Une anesthésie prolongée présente un risque d’hypothermie.
Devenir
Tous les rats seront euthanasiés après l’examen IRM pour pallier toute douleur et répercussion liée à l’insertion d’une substance dans l’oreille, acte qui altère tout le système auditif
Remplacement
L’objectif global de ce projet est de développer des techniques d’IRM fonctionnelle de diffusion à très haut champ magnétique chez le rat afin de comprendre les différentes contributions (neuronale, astrocytaire, vasculaire) aux signaux mesurés. Par ailleurs, l’utilisation des séquences optimisées est envisagée pour des études cliniques menées à très haut champ magnétique. L'utilisation d'animaux est donc nécessaire, car nous avons besoin d’un modèle exprimant des fonctions similaires à celles du cerveau humain. De telles expériences ne sont pas réalisables directement chez l’Homme, notamment parce qu’elles impliquent des manipulations pharmacologiques ciblées, permettant d’isoler les différentes contributions cellulaires au signal IRMf.
Réduction
Sur la base de l’analyse de la littérature et des considérations statistiques, nous avons déterminé le nombre d’animaux nécessaire et suffisant en fonction des nécessités expérimentales pour réaliser des statistiques significative. Cependant, si l’optimisation est réalisée avec moins d’animaux que prévu, leur nombre sera réduit.
Raffinement
Hébergement des animaux: Pour respecter la vie en groupes sociaux stables, les rats seront logés à deux par cage. Les cages seront enrichies avec du papier. Anesthésie et analgésie: Les animaux seront anesthésiés avant et pendant les expériences IRM. Afin de minimiser toute source d’inconfort liée aux procédures expérimentales, une analgésie locale sera administrée. Si un animal se réveille durant l’IRM et présente le moindre signe de douleur il sera retiré du protocole et euthanasié (pour les mêmes raisons que l’ensemble des animaux de la procédure). Nous utilisons une grille d'évaluation des points limites qui prend en compte des comportements ou signes visibles susceptibles d’indiquer une douleur.
Choix des espèces
Les fonctions et l’anatomie du cerveau des rongeurs sont bien documentées et largement étudiées dans le domaine scientifique. En particulier, le cerveau du rat présente des similitudes fonctionnelles avec celui de l’Homme, tout en offrant un modèle expérimental bien maîtrisé. Cela en fait un outil précieux pour obtenir des résultats robustes et interprétables dans le cadre des études précliniques. L'ensemble du projet sera réalisé sur des rats adultes . Nous utilisons des rats adultes afin de travailler sur un cerveau pleinement développé, dont les propriétés anatomiques et fonctionnelles sont stabilisées. Cela permet d’obtenir des résultats plus représentatifs et transposables aux études précliniques visant à mieux comprendre le fonctionnement du cerveau humain.