Rats
Effets de l’hypoxie intermittente sur les enzymes et transporteurs impliqués dans la métabolisation des médicaments et ses conséquences sur la pharmacocinétique et la réponse médicamenteuse chez le rat 2/2
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
434 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la quasi-totalité étant tuée par prélèvement complet du sang sous anesthésie. Pendant quatre semaines, ils passent huit à seize heures par jour dans un dispositif d'hypoxie intermittente, pendant leur phase de sommeil, pour reproduire les apnées obstructives, avec un traitement oral quotidien la dernière semaine, parfois une injection supplémentaire, une prise de sang en troisième semaine et une échographie de l'aorte sous anesthésie. Le porteur qualifie de "léger" ou "modéré" chacun des stress attendus, y compris le passage en hypoxie et le transport entre les deux établissements. Quinze rats échappent à la mise à mort et seront réutilisés dans d'autres projets, parmi lesquels ceux qui auront servi à former le personnel aux gestes techniques.
Objectifs
Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est l'une des maladies chroniques les plus fréquentes, caractérisée par des baisses et hausses répétées du taux d'oxygène dans le sang. Le SAOS est associé à de nombreuses complications cardiovasculaires et métaboliques (hypertension, diabète, obésité, accident vasculaire cérébral) ainsi qu’à une mortalité précoce. Par conséquent, ces patients ont souvent besoin de combiner plusieurs traitements afin notamment de limiter les risques cardiovasculaires au long terme. Un problème sous-estimé chez les patients SAOS est la réduction de l'efficacité de ces médicaments ou l'augmentation de l'incidence des effets indésirables. À titre d'exemple, l'effet du clopidogrel, un anti agrégant plaquettaire utilisé dans la prévention secondaire des maladies cardiovasculaires, est altéré chez ces patients. Les données sont rares en ce qui concerne les mécanismes sous-jacents et les effets à long terme associés à ces modifications, mais l'inflammation semble jouer un rôle central. Notre hypothèse, appuyée par la littérature sur le sujet, est que l’inflammation présente chez les patients SAOS est un mécanisme majeur impliqué dans les changements pharmacocinétiques et l'altération de la réponse aux médicaments, affectant leur efficacité et leur sécurité. Pour confirmer cette hypothèse, nous souhaitons utiliser un modèle de SAOS in vivo afin de comprendre les modalités d’apparition de l’inflammation lors de l’exposition à l’HI et ses conséquences sur la pharmacocinétique des médicaments, ainsi que sur la fonction vasculaire au sein d’un organisme complexe. Ce projet est réparti sur 2 établissements utilisateurs afin de bénéficier des outils nécessaires à sa réalisation.
Bénéfices attendus
Nous espérons à terme que notre étude fournira des informations cliniquement pertinentes sur les particularités qui influencent la façon dont les patients atteints de SAOS réagissent aux médicaments. Cela permettra de mieux comprendre leur profil de réponse aux traitements et pourrait mener à des soins adaptés et personnalisés.
Procédures
Les animaux seront placés en hypoxie ou en normoxie pendant 4 semaines (28 jours). Selon leur groupe, les rats recevront un traitement journalier par voie orale lors de la dernière semaine d’exposition (10 minutes pour prendre en main l’animal et l’administrer). Dans certains cas, en plus du traitement par voie orale, les rats recevront une injection journalière supplémentaire d’un second produit (5 à 10 minutes pour prendre en main l’animal et l’injecter). Un prélèvement sanguin aura lieu en amont des traitements à la fin de la 3ème semaine d’exposition (entre J18 et J21) (10 minutes pour réaliser la contention de l’animal et prélever le sang). Ces interventions auront lieu au sein de l'EU1. La fonction aortique sera mesurée une fois, en fin de protocole (entre J23 et J24), par échographie sous anesthésie gazeuse d'une durée moyenne de 30 minutes. Cette intervention aura lieu au sein de l'EU2. A la fin de cette exposition, les animaux seront mis à mort par prélèvement complet du sang sous anesthésie générale (10 minutes de procédure).
Impact sur les animaux
Les animaux recevront à partir de la 3ème semaine d’exposition une administration orale et/ou une injection journalière de médicament ce qui conduira à un léger stress. Le prélèvement de sang opéré lors de la 3ème semaine d’exposition entrainera également un léger stress. Enfin les animaux seront placés dans le dispositif à hypoxie intermittente, ce qui entraîne un stress modéré et une perte légère de poids sur les 3 premiers jours, le temps qu’ils s’adaptent. La réalisation d'une échographie lors de la 3ème semaine entrainera un stress léger. Enfin le transport des animaux après l'échographie entre les deux sites pourrait induire un stress d’un niveau léger en gravité.
Devenir
Il est prévu que tous les animaux de la procédure expérimentale soient mis à mort afin de pouvoir prélever leurs organes et effectuer des analyses supplémentaires. Si certains animaux n’ayant subi que des procédures légères sont exclus lors de l’expérimentation, ils pourront être réutilisés pour d’autres projets.
Remplacement
L’étude de la réponse aux médicaments nécessite des manipulations invasives irréalisables chez l’homme. Nous utilisons déjà des modèles de cellules hépatiques afin d’étudier certains mécanismes, mais ces modèles ne sont pas en mesure de représenter la complexité d’un organisme entier, ni la communication inter-organes (sang, foie, intestin, reins) essentielles dans l'étude du devenir des médicaments. Notre étude nécessite des prélèvements sanguins pour mesurer directement l'effet du traitement, ce qui exige un volume de sang suffisant. Dans ce domaine, le rat est le modèle de référence, car les autres options comme les mouches (drosophile), les vers (C. elegans) ou les poissons (zebrafish) ne conviennent pas pour ce type de recherche. Par ailleurs, les modèles basés sur des cellules ne permettent pas de reproduire l'inflammation généralisée que l'on observe chez l'humain, ni ses conséquences sur l'organisme. Enfin, avant d'effectuer des tests sur les animaux, nous validons d'abord nos recherches à l'aide au sein de modèles cellulaires de foie.
Réduction
Le nombre d'animaux a été fixé à 12, en se basant sur une analyse statistique minimale pour garantir des résultats interprétables. La présence d’une différence entre les sexes après la première série d’expérimentations sera évaluée et si aucune différence n’est constatée, les groupes d’animaux mâles et femelles seront alors rassemblés, ce qui permettra de réduire considérablement leur nombre. De plus, seuls les molécules ayant montrés un intérêt dans les modèles cellulaires seront utilisés chez le rat, participant à la réduction du nombre d'animaux. Une grande partie des organes et tissus de ces mêmes animaux seront collectés, et pourront servir à la réalisation post-mortem de nombreuses analyses ainsi qu'à d'autres études, rationnalisant encore ainsi le nombre des animaux utilisés. Enfin, les animaux que nous allons utiliser pour former le personnel aux gestes techniques seront réutilisés d'autres projets.
Raffinement
Une attention générale sera portée à la qualité des méthodes de diminution de la douleur et de mise à mort. Une surveillance continue sera effectuée pendant l'hébergement et les procédures expérimentales pour évaluer et minimiser les douleurs ou le stress des animaux. Si nécessaire, des analgésiques ou anesthésiques seront administrés immédiatement. Les conditions expérimentales seront optimisées pour leur confort, avec une habituation aux manipulations et des soins spécifiques, comme l'utilisation de gel oculaire pour les anesthésies longues. Des critères d'arrêt précis et un arbre décisionnel seront mis en place, permettant aux équipes d'agir rapidement pour assurer le bien-être des rats. Les expérimentateurs, formés selon la législation, respectent des protocoles rigoureux. Le transport entre les deux unités, au sein du même bâtiment, sera effectué en cages adaptées, avec nourriture, eau et enrichissement. Les rats bénéficieront d'une période d'acclimatation d'au moins 7 jours avant les tests, avec un enrichissement et un suivi régulier pour détecter tout signe de souffrance. Un vétérinaire sera consulté en cas de besoin, et les animaux seront pesés chaque semaine. L'hypoxie durera entre 8 et 16 heures, correspondant à leur période de sommeil, tandis qu'ils auront libre accès à la nourriture pendant la phase d'activité. En hypoxie, un enrichissement moins volumineux sera mis en place afin de ne pas perturber le flux d'air, permettant tout de même aux animaux d'exprimer leur comportement de rongeur. L'HI durera de 8 à 16h, correspondant à leur phase de sommeil. Des soins adaptés seront mis en place devant tout comportement anormal et le vétérinaire responsable des animaux sera contacté en cas de souffrance. Les animaux seront pesés de manière hebdomadaire par l'expérimentateur.
Choix des espèces
Nos travaux sont centrés sur les effets de l’hypoxie intermittente sur la métabolisation et la réponse au médicament. Des modèles alternatifs d’animaux (drosophile, zebrafish, celegans) utilisés parfois en recherche fondamentale ne sont pas pertinents pour les questions scientifiques abordées dans ce projet. Les rats sont le modèle de référence utilisé en recherche pharmacologique et cardiovasculaire fondamentale ce qui permettra une comparaison de nos résultats avec ceux de la littérature. Dans ce travail, il est prévu d’utiliser des rats sauvages sans modification génétique. Ces modèles sont parmi les plus reconnus comme souche référente dans la communauté scientifique. La nécessité d'un volume sanguin assez important pour effectuer nos analyses justifie l'utilisation du rat plutôt que de la souris. Les compétences et les outils qui permettront l’analyse des échantillons sanguins et des différents organes prélevés sont déjà maîtrisés par le laboratoire et ses collaborateurs. Nous utiliserons des rats jeunes adultes âgés de 12 semaines au début de l’exposition, ce qui permet une meilleure connaissance de l’impact de l’hypoxie intermittente sur la métabolisation des médicaments sans biais lié à l’âge.
Rôle des protéases sur l’hypersensibilité dans un modèle d’inflammation induit par le TNBS
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Une solution irritante instillée dans le côlon leur provoque une colite, avec perte de poids, diarrhée, sang dans les selles et hypersensibilité viscérale. 520 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue pour prélèvement de tissus, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger pour 110 d'entre eux et sévère pour 410. Deux fois par semaine pendant quatre semaines, chaque animal passe une heure d'habituation puis une heure de test de nociception, l'objet déclaré étant de valider un récepteur comme cible contre la douleur viscérale des maladies inflammatoires de l'intestin. Le porteur affirme que le recours à l'expérimentation animale est "indispensable" et "incontournable", et décrit en quatre lignes les atteintes subies par les 410 rats classés en souffrance sévère.
Objectifs
Les Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin (MICI) sont des pathologies qui affectent 22 millions de personnes en Europe. Leur incidence a augmenté régulièrement au cours des 3 dernières décennies. Ces pathologies sont caratérisées par une réponse inflammatoire incontrôlées du contenu luminal. L'évolution clinique de ces pathologies est caractérisée par des périodes de poussées aigües et des phases de rémission. La barrière intestinale est gravement altérée chez ces patients et des douleurs sont souvent associées. La maladie de Crohn et la Rectolite Hemorragique affectent gravement la qualité de vie des patients. Proposer de nouvelles options thérapeutiques visant à retrouver la fonction tissulaire et à réduire les symptômes douloureux constituerait donc un bénéfice important. Nous avons déjà démontré le rôle de l'activation de récepteur activé par les protéases 1 (PAR1) dans l'inflammation intestinale et dans les voies de la douleur. Un antagoniste spécifique de PAR1 pourrait être bénéfique à la fois pour soulager l'inflammation et la douleur.
Bénéfices attendus
Comprendre les mécanismes de régulation de la nociception est indispensable au développement de nouvelles cibles thérapeutiques pour soulager la douleur nociceptive. Une douleur viscérale atteignant le tractus intestinal est communément retrouvée chez les patients atteint de MICI non seulement en phase de poussée mais également en phase post inflammatoire. A ce jour il a ete mis en évidence le role de médiateurs présents au niveau du tissu intestinal modulant l’hyperexcitabilité des entéroneurones, incluant des protéases épithéliales, leurs inhibiteurs et leurs récepteurs PAR (Proteases Activated Receptor). Comprendre comment la balance protéolytique est régulée au niveau de la barrière intestinale est essentiel pour palier à l’hypersensibilité viscérale. Notre projet vise à évaluer le rôle des récepteurs activés par les protéases en commençant par PAR1 dans l'hypersensibilite viscerale afin de valider de nouvelles cibles thérapeutiques pour la douleur viscérale. Dans le cadre de ce projet, l’expérimentation animale est indispensable dans la mesure où les méthodes alternatives permettant l’évaluation de la sensibilié viscérale de l'animal sont peu représentatives de la pathologie humaine.
Procédures
Une administration intracolique (1 min par rat en contention) en début de procédure et un test de nociception: 1 h d'habituation puis environ 1h pour chaque jour d'application (2 fois par semaine pendant maximun 4 semaines). Administration des molécules à tester minimum 1 fois sur la durée de l'expérimentation, maximum une fois par jour.
Impact sur les animaux
Nous induisons une colite. Celle ci est caractérisée par la perte de poids des animaux et l'apparition de diarrhée et de sang dans les féces ainsi qu'une hypersensibilité viscérale. L'administration sur animaux vigiles peut induire du stress.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure. Des prélèvements de tissus post mortem seront réalisés.
Remplacement
Les méthodes alternatives, permettant une évaluation du statut douloureux de l'animal sont peu représentatives de la pathologie humaine. Ainsi, ces limitations rendent incontournables le recours a l’experimentation animale afin de valider de nouvelles cibles therapeutiques pour les douleurs viscerales. De plus, la douleur induite par le stress est une des reaction integree de l'organisme entier impossibles a reproduire in vitro dans son integralite.
Réduction
La technique de mesure de la douleur utilisée ici peut être reproduite sur un même animal au cours du temps et peut être couplée à l’utilisation d’autres méthodes de suivi clinique non-invasives (suivi de poids, consistance des selles …) ce qui permet d’observer et de suivre au cours du temps un seul animal, (par opposition à d’autres méthodes d’évaluation de la douleur viscérale comme par exemple l’implantation d’électrodes au niveau des muscles abdominaux par chirurgie) permettant ainsi de réduire sensiblement le nombre d’animaux. De plus, les résultats des tests de nociception obtenus peuvent être utilisés pour comparer plusieurs groupes entre eux (exemple: groupe contrôle versus traité) ainsi que pour comparer le même animal au cours du temps (exemple: avant traitement versus après traitement). Cependant, il existe de la variabilité de la réponse au test de nociception au sein du même animal au cours du temps et entre les animaux entre eux. Cette variabilité peut être associée notamment au stress, ainsi, pour réduire cette variabilité au maximum, nous habituons les animaux avant la première série de test afin de réduire le stress et donc la variabilité intra et inter-individus et en conséquence le nombre d’animaux requis pour une étude. Une étude rétrospective sera effectuée à la fin de chaque expérience pour déterminer les possibilités de diminution du nombre d'animaux et/ou d'amélioration des procédures pour diminuer la souffrance animale.
Raffinement
Afin de suivre la directive européenne 2010/63/UE, un enrichissement sera rajouté aux animaux. A savoir, des tunnels et des carrés de coton purs ou du papier absorbant permettant aux animaux de faire une nidation. Une étude rétrospective sera effectuée à la fin de chaque expérience pour déterminer les possibilités de diminution du nombre d'animaux et/ou d'amélioration des procédures pour diminuer la souffrance animale. Par exemple nous avons mis en place une période d’habituation des animaux durant 1heure le jour précédant la première série de test afin de réduire le stress. Durant toute la période d’expérimentation, l’état général des animaux sera observé au minimum une fois par semaine en plus de la surveillance quotidienne réalisée par les zootechniciens. Pour chaque procédure des points limites ont été défini pour limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal et l'animal sera euthanasié s’il présente un de ces points limites d’arrêt de la procédure.
Choix des espèces
Le rat est communément utilisé dans ce modèle d'inflammation de l'intestin. Le modèle est plus reproductible qu'avec la souris et la mortalité est plus faible. Nous utiliserons des rats et des souris âgés d’au moins 6 semaines car nous souhaitons utiliser des animaux adultes et matures.
Etude de l’impact des radiofréquences de la 5G sur la fonction de reproduction masculine chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
Exposer des rats mâles aux radiofréquences de la 5G dès le sevrage pour chercher un effet sur leur fertilité : 90 rats juvéniles sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous tués à l'issue pour prélever sang et testicules. Chacun passe deux heures par jour, cinq jours par semaine pendant trois mois, seul dans une cage placée dans une chambre réverbérante à 900 MHz ou 27,5 GHz. Le porteur affirme qu'aucune nuisance importante n'est attendue et qu'aucune manipulation stressante ou douloureuse n'est prévue, l'exploration de la fonction reproductive se faisant après la mort. L'effectif tient à une étude pilote sur six rats issus d'un projet antérieur, dont un présentait des particularités histologiques inattendues, et à des variations liées à l'âge dont le porteur écrit ne pas savoir comment elles évolueront.
Objectifs
Au cours des dernières décennies, l'utilisation des communications mobiles cellulaires a augmenté, entraînant une exposition croissante de la population mondiale aux champs électromagnétiques artificiels. Cette exposition soulève des questions sur les éventuelles conséquences biologiques et sanitaires. Bien que la littérature humaine et animale se soit accumulée au cours des 30 dernières années, des incertitudes persistent concernant les effets biologiques et comportementaux des champs électromagnétiques artificiels, en particulier dans la gamme des radiofréquences utilisée pour la téléphonie mobile notamment. De plus, une diminution continue et mondiale de la fertilité masculine est observée depuis environ 50 ans. Une explication possible serait la sensibilité particulière du système reproducteur masculin à certains facteurs environnementaux. Dans ce contexte, l'accélération du développement des technologies de télécommunications au cours des 15-20 dernières années soulève le problème de l'impact de l'exposition des testicules aux radiofréquences. Ce projet a pour objectif d'étudier l'impact des radiofréquences de la 5G sur la fonction reproductive masculine chez les rats juvéniles. Dans cette étude expérimentale, l'impact d’une exposition chronique aux radiofréquences de la téléphonie mobile 5G à deux fréquences (900 MHz et 27,5 GHz) sur divers marqueurs de la fertilité masculine sera exploré (hormones sexuelles dans le sang, intégrité des spermatozoides et testicules). Pour cela, des rats pré-pubères sont exposés aux radiofréquences de la 5G jusqu'à l'âge adulte, afin d’évaluer plus spécifiquement l'impact de cette exposition pendant cette période de fragilité maximale du système reproducteur. De plus, chez l'homme, cette période est aussi celle de l’entrée dans l’utilisation, parfois intensive, des outils numériques utilisant ces signaux de radiofréquences.
Bénéfices attendus
Le principal bénéfice attendu est l’apport de connaissances complètement nouvelles considérant que i) ce projet représente la 1ère étude comparative des effets de 2 signaux radiofréquences de la technologie 5G. À notre connaissance, aucune étude n'a investigué la toxicité sur le système reproducteur de ces signaux radiofréquences de la 5G, en particulier dans la gamme des ondes millimétriques (24-28 GHz). L'exposition aux radiofréquences est représentative d'une exposition environnementale (sans élévation de la température corporelle, ex : antenne relai) grâce à l'utilisation d'une chambre de réverbération. ii) Peu de travaux ont été réalisés sur une durée d'exposition couvrant deux cycles de la formation des spermatozoides, c'est-à-dire une durée suffisamment longue pour observer d'éventuels effets sur la fertilité masculine. iii) le projet cible l’impact des signaux radiofréquences de la téléphonie mobile commençant à l’adolescence, soit chez des sujets n'ayant pas atteint la maturité sexuelle au début de l'exposition et qui, comme chez l'humain, vont grandir dans un environnement avec les radiofréquences de la téléphonie mobile notamment. L'adolescence est une période de fragilité/vulnérabilité rarement abordée dans les études expérimentales. Chez l'humain, c'est la période où l'utilisation des téléphones mobiles/écrans augmente de manière exponentielle.
Procédures
Ce projet qui contient une seule procédure, consiste, chez des rats habitués à leur environnement au laboratoire et à l'expérimentateur, en une exposition quotidienne de 2h, les jours de semaine, dans une chambre réverbérante dédiée à l'exposition aux radiofréquences et ceci pendant 3 mois environ. Cette chambre éclairée et ventilée peut contenir jusqu'à 24 rats en cage individuelle. Ainsi les rats, sont placés tous les jours sauf le week-end dans leur cage individuelle d'exposition et placés sur un rack puis introduit soit dans la chambre (groupes radiofréquences et groupe contrôle chambre) ou placés sur un rack à l'extérieur de la chambre (groupe contrôle cage).
Impact sur les animaux
Aucune nuisance importante n'est attendue. Les rats sont habitués à l’expérimentateur et à leur environnement à partir du 5e jour après leur arrivée au laboratoire, et à la chambre d'exposition à partir du 8e jour, soit avant le début des expositions aux RF. Aucune manipulation ou expérience pouvant être considérée comme stressante ou douloureuse n’est attendue dans le cadre du projet. En effet, l’exploration de la fonction reproductive se fera post-mortem sur le sang et les tissus récupérés. De plus, nous avons une grande expérience de ce type d’études expérimentales consistant à exposer des rats jeunes ou adulte aux radiofréquences de la téléphonie mobile dans une chambre réverbérante.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque procédure pour prélèvements sanguins et des tissus postmortem ( testicules).
Remplacement
Ce projet aujourd’hui ne peut, ni être réalisé à l’aide de modèles cellulaires, organoïdes ou autre, ni être modélisé par l’informatique ou encore l'intelligence artificielle. En effet, dans notre projet, il n’est pas possible de travailler in vitro sur des spermatozoides ou des cellules qui vont permettre leur formation car nous devons tenir compte pour étudier la fonction de reproduction, de l'ensemble du testicule. Celui-ci comprend des vaisseaux sanguins, des cellules produisant des hormones mâles, des tubes séminifères où se forment les spermatozoides et un tissu conjonctif qui joue notamment le rôle de lien, de soutien des differents composants du testicule. Ainsi, le testicule est un organe très complexe et la formation des spermatozoides est finement régulée. C’est pour cela que nous analysons les profils hormonaux sanguins pour déceler d’éventuelles modifications post-exposition aux radiofréquences. Nous voulons étudier l’intégralité de la fonction testiculaire, soit sa fonction de production de spermatozoides et sa fonction de synthèse des hormones sexuelles mâles. Ainsi, nous avons besoin de travailler sur l’animal pour étendre nos connaissances sur ces processus physiologiques en lien avec la fonction de reproduction masculine, notamment dans le contexte des expositions environnementales aux radiofréquences qui de plus, pourront enrichir les données exploitables en modélisation dans le futur. Notons que les modèles murins possèdent des fonctions de reproduction proches de l’homme, et que les troubles de la fertilité masculine sont particulièrement étudiés chez ces animaux. Les études chez le rat représentent ainsi des opportunités uniques pour l'étude de fonctions reproductives et pour l’ouverture vers de nouvelles approches thérapeutiques et la réalisation de tests précliniques.
Réduction
A propos du nombre d’animaux utilisé, les résultats attendus pour être valides doivent être statistiquement justifiés, c’est pourquoi nous avons adapté le nombre d’animaux utilisés au plus juste, pour atteindre la validité statistique en fonction des objectifs que nous nous sommes fixés, soit une évaluation complète des marqueurs sanguins et tissulaires de la fertilité masculine. Nous avons réalisé une étude pilote avec 6 rats adultes issus d’un projet précédent et nous avons observé 1 rat présentant des particularités histologiques inattendues et non observable chez ses congénères. De plus, notre projet concerne des rats juvéniles qui présentent des variations attendues dans la progression de la spermatogenèse et les taux circulants d’hormones sexuelles et dont nous ne savons pas comment ces variations liées à l’âge évolueront au cours de l’expérience une fois qu’ils auront atteint l’âge adulte.
Raffinement
Les animaux bénéficient de soins appropriés pour optimiser leur bien-être au quotidien, réduire la souffrance et l’angoisse tout au long des expériences. Ceci est aussi essentiel car la validité/reproductibilité de nos données en dépend : comme de nombreuses autres fonctions physiologiques, la fonction de reproduction masculine est très sensible aux effets du stress et de l’inconfort. De plus, les rats sont hébergés en groupes sociaux pour respecter le caractère grégaire de ces animaux et des éléments d’enrichissement (barreau à ronger) sont intégrés dans leur environnement. Les rats sont manipulés quotidiennement par le/les expérimentateurs à partir du 5e jour après leur arrivée au laboratoire pour habituation et familiarisé avec la chambre d’exposition à partir du 8e jour de leur arrivée au laboratoire. Des points limites ont été établis en accord avec la cellule BEA de notre laboratoire et la vétérinaire référente, permettant d’interrompre les procédures et de soulager la souffrance animale lorsqu'elle est présente.
Choix des espèces
Nous avons choisi le modèle Rat pour nous appuyer directement sur les nombreuses données de la littérature anatomique et fonctionnelles depuis plus de 20 ans et qui en font un modèle de choix pour ce type d’étude. Les animaux sont utilisés dès l'âge juvénile, soit 30 jours au début des expositions aux RF : ils arriveront au laboratoire à l’âge de 22 jours environ, juste après le sevrage. L’objectif du projet est d’explorer l’impact d’une exposition chronique aux RF de la 5G sur le développement de la fonction de reproduction. C’est aussi l’objectif du projet de se placer à la période où chez l’humain, les adolescents/jeunes adultes deviennent aussi des grands utilisateurs des outils numériques et notamment du téléphone mobile, utilisant ces signaux de la 5G.
Mesure des concentrations de divers composés organiques volatils (COV) industriels dans le cerveau et le sang à différents temps après inhalation.
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Placés un par compartiment dans une cage grillagée, 400 rats respirent pendant six heures un composé organique volatil à concentration contrôlée. Vingt-cinq composés industriels sont testés, seize rats chacun, huit mâles et huit femelles, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur indique que somnolence, troubles de l'équilibre et pertes de coordination sont probables, et que l'exiguïté du compartiment peut provoquer du stress. La moitié des animaux est tuée à la sortie de la chambre d'exposition, l'autre 48 heures plus tard, pour doser la substance dans leur sang et leur cerveau.
Objectifs
Dans l’industrie, de nombreux Composés Organiques Volatils (COV) sont utilisés. Lorsqu’ils se dispersent dans l’air des ateliers, ils peuvent être inhalés par les travailleurs, passer dans le sang pour enfin s’accumuler dans certains organes, notamment le cerveau. Ce projet a deux objectifs principaux : 1) Mesurer la quantité de 25 COV différents dans le sang et le cerveau des rats après 6 heures d’inhalation. 2) Vérifier si ces substances sont complètement éliminées du sang et du cerveau 48 heures après la fin de l’exposition. Ces informations nous aideront à mieux comprendre comment ces substances se comportent dans le corps.
Bénéfices attendus
Les Composés Organiques Volatils (COV) sont des substances couramment utilisées dans l'industrie. Lorsqu’on les inhale, elles passent rapidement dans le sang et atteignent le cerveau. Ces produits peuvent provoquer des effets temporaires sur l’activité du cerveau comme la somnolence, une sensation d'ébriété ou des troubles de la concentration, ce qui peut augmenter les risques d'accidents au travail. Cependant, nous ne savons pas exactement à partir de quelle concentration ces effets apparaissent, car les études existantes se basent souvent sur des doses très élevées et mesurent les effets après l’exposition, pas pendant. Déterminer les seuils d’effet des COV sur l’activité du cerveau est donc notre objectif principal. Ainsi, en comparant les quantités de COV qui influencent l’activité cérébrale avec les limites d’exposition autorisées dans les environnements de travail, cette étude contribuera à mieux protéger les travailleurs en alertant le cas échant sur des dangers insoupçonnés. Cependant, cette étude nécessite une expérience préliminaire qui est le sujet du présent projet. Nous devons en effet vérifier en premier lieu que ces COV pénètrent bien dans le cerveau des rats mâle et femelle, et qu’ils sont complètement éliminés de l’organisme des en 48 heures.
Procédures
Pour chaque COV, 16 rats (8 mâles et 8 femelles) seront exposés pendant 6 heures à une concentration stable et contrôlée de la substance, dans des chambres spécialement conçues à cet effet. Les mâles et les femelles seront placés dans des chambres séparées. Après l’exposition, la moitié des rats (4 mâles et 4 femelles) sera mise à mort pour analyser la quantité de substance présente dans leur sang et leur cerveau. Les 8 autres rats seront observés pendant 48 heures avant d’être également mis à mort, afin de mesurer la quantité de substance encore présente dans ces mêmes tissus à ce moment-là.
Impact sur les animaux
Les substances étudiées ici peuvent affecter l’activité du cerveau. Il est donc probable qu’on observe des effets comme de la somnolence, des troubles de l'équilibre ou des problèmes de coordination. Ces effets, bien que réversibles, seront attentivement surveillés. Lors des expositions, les animaux seront placés dans des cages collectives en plastique grillagé divisée en 8 compartiments, à raison d‘un animal par compartiment. Il est possible que l’espace restreint du compartiment dans lequel les animaux seront placés puisse provoquer du stress chez eux.
Devenir
Tous les animaux utilisés dans ce projet seront mis à mort à la fin des procédures, afin de prélever les tissus nécessaires pour les analyses.
Remplacement
L’utilisation d’animaux vivants est indispensable car, pour savoir comment les COV s'accumulent et sont éliminés, il faut un organisme avec un métabolisme fonctionnel. Les tests en laboratoire sur des cellules ou des tissus isolés ne permettent pas de répondre à ces questions.
Réduction
Le protocole a été conçu pour utiliser le moins d’animaux possible, tout en incluant à la fois des mâles et des femelles. Pour chaque COV, 8 animaux (4 mâles et 4 femelles) seront utilisés pour mesurer les quantités présentes immédiatement après l’exposition, et 8 autres (4 mâles et 4 femelles) seront utilisés pour mesurer les quantités 48 heures après l’exposition.
Raffinement
Les animaux seront manipulés avec soin par du personnel qualifié. Ils seront surveillés chaque jour pour évaluer leur état de santé et leur comportement. Ils seront hébergés par deux dans un environnement enrichi avec des accessoires comme des tunnels en carton, des blocs à ronger ou des matériaux de nidification. Ils auront un accès illimité à la nourriture et à l’eau, sauf pendant les périodes d’exposition. Avant les tests, pour réduire le stress lié au fait de rester 8 heures dans des cages pendant les expositions, les rats seront progressivement habitués à ces conditions. Les cages seront équipées de grilles permettant aux animaux de voir et de sentir leurs congénères, ce qui les aidera à se sentir moins isolés. Pendant les heures d’exposition ainsi qu’après l’exposition, les rats seront attentivement surveillés, et tous les signes observés seront notés dans des tableaux prévus pour évaluer leur état général. En cas de problème, un barème permettra de décider des actions à prendre, comme l’arrêt de l’exposition ou, en cas de souffrance, la mise à mort des animaux.
Choix des espèces
Nous avons choisi d’utiliser des rats car leur métabolisme des COV est proche de celui des humains. En travaillant avec des mâles et des femelles, nous pourrons également étudier d’éventuelles différences dans la façon dont les substances sont transformées dans le corps en fonction du sexe.
Maintien des compétences et validation des gestes de base et de différentes chirurgies sur les rongeurs et lagormorphes
- Formation professionnelle
Rats : 150
Cochons d'Inde : 10
Hamsters dorés : 5
Hamsters de Chine : 5
Lapins : 20
Former une dizaine de personnes par an aux gestes techniques : 490 animaux non-humains vont être utilisés puis tués, 300 souris, 150 rats, 20 lapins, 10 cobayes et 10 hamsters, dont 31 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Les stagiaires leur administrent du sérum physiologique par huit voies différentes, sur animal vigile ou anesthésié, puis pratiquent une chirurgie par animal, injection de sérum dans le cerveau ou au contact du cœur, pose d'un cathéter dans l'intestin grêle ou dans la jugulaire, retrait d'un fragment d'os lombaire ou fémoral, lésion de la cornée, lésion cutanée, extraction dentaire. Le porteur indique que ces actes peuvent laisser des boiteries, des troubles neurologiques, intestinaux ou cardiaques "à plus ou moins long terme", et que les animaux dont l'état ne s'améliore pas au bout de deux semaines sont tués. Il justifie l'ensemble par la formation du personnel avant les études de toxicité et d'efficacité menées dans l'entreprise, sans préciser le nombre d'animaux affecté à chaque geste.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de décrire tous les gestes réalisés à des fins de formation du personnel. Une dizaine de personnes seront formées par année.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu est de pouvoir avoir un personnel formé à tous les gestes qu’il est susceptible de réaliser, afin de limiter le stress et le mal-être chez les animaux manipulés.
Procédures
Les animaux sont utilisés dans le cadre de formation, le personnel formé interviendra ensuite dans différentes études de toxicité et d’efficacité. Les animaux reçoivent des administrations de solution saline par différentes voies (intrapéritonéales, intramusculaires, intraveineux, intradermiques, intravaginales, intranasales, sous-cutanés et voie orales), ces administrations peuvent être réalisées sur animaux vigiles ou anesthésiés si l'animal présente un stress et/ou que le geste ne peut être réalisé sur animaux vigiles. Ces administrations peuvent être quotidiennes mais ne peuvent excéder certains volumes définis. Les animaux ne recevront qu'une seule administration par jour, par une seule voie. Les animaux ont, à minima, un jour de repos entre chaque administration. Dans le cadre de formation de chirurgie, les animaux sont analgésiés puis anesthésiés avant le début de la chirurgie. Pour les modèles de chirurgie intracérébrale, les animaux reçoivent une solution saline dans le cerveau. Pour le modèle de pose de cathéter intraduodénal, un cathéter est posé dans la partie initiale de l'intestin grêle pour administrer en direct une solution saline. Pour le modèle de chirurgie cardiaque, les animaux reçoivent une solution saline au contact du coeur, ou dans le coeur. Pour le modèle de retrait d’une partie de l’os, une petite partie de l’os au niveau des lombaires ou du fémur est retirée. Pour le modèle de plaie cornéenne, une lésion de la cornée est réalisée. Pour le modèle de plaie cutanée, une lésion au niveau de la peau est réalisée. Pour le modèle de chirurgie dentaire, une ou plusieurs dents sont retirées à l'animal. Pour le modèle de cathétérisation jugulaire, un dispositif vasculaire est mis en place au niveau du cou permettant l’injection de solution saline. Une seule chirurgie sera réalisée par animal, les animaux sont gardés en vie à la suite des chirurgies. La durée maximale de tous les actes chirurgicaux énoncés est de 2h30. La durée maximales des administrations de solutions saline est de 10 minutes.
Impact sur les animaux
Les modèles de délétion osseuse peuvent générer de la douleur et des boiteries modérées à plus ou moins long terme. Le modèle de plaie cornéenne peut générer une douleur modérée et une sensibilité ophtalmique jusqu’à cicatrisation. Le modèle de plaie cutanée peut générer une douleur modérée, une sensibilité dermique et une réaction inflammatoire jusqu’à cicatrisation. Le modèle de chirurgie dentaire peut générer une douleur modérée, une réaction inflammatoire, des difficultés à s’alimenter et se toilleter jusqu’à cicatrisation. Le modèle de cathétérisation jugulaire peut générer une douleur modérée et de l'incofort lié au dispositif pendant toute la durée de la formation. Les modèles d’injections intracérébrales peuvent générer de la douleur et potentiellement des troubles neurologiques à plus ou moins long terme. Le modèle d’administration intraduodénale peut générer de la douleur et potentiellement des troubles intestinaux à plus ou moins long terme. Les modèles de chirurgies cardiaques peuvent générer de la douleur et potentiellement des troubles cardiaques à plus ou moins long terme. Ces effets peuvent aboutir à une baisse d’activité ainsi qu’un changement de comportement (baisse de la prise alimentaire, agressivité, auto-mutilation, …). Ces effets sont limités dans le temps et ne dépassent pas deux semaines. Si les effets indésirables provenant de la chirurgie s’étendent au-delà de deux semaines sans aucun signe d’amélioration, alors les animaux seront mis à mort. Les administrations par voie orales, intradermiques, intravaginales, intrapéritonéales, intramusculaires, sous-cutanée peuvent générer une légère douleur et un léger stress qui ne dure pas dans le temps.
Devenir
A l'issu de chaque procédure, les animaux sont mis à mort. Des organes peuvent être récupérés pour des analyses vitro et ex-vivo.
Remplacement
Afin d’utiliser des animaux à des fins scientifiques dans les conditions idéales, le personnel technique a besoin d’être formé aux différents gestes techniques réalisés dans l’entreprise par des formateurs habilités. Ces gestes techniques ne peuvent pas être remplacés par des tests in vitro et nécessite de réaliser des expériences chez l’animal dans le cadre du développement préclinique et ces gestes doivent être maîtrisés par le personnel pour mener à bien et dans de bonnes conditions éthiques les études réalisées dans l'entreprise.
Réduction
Le nombre d’animaux est réduit au minimum tout en permettant d’effectuer le nombre de sessions de formations nécessaires à la validation du geste. La quantité d’animaux peut varier en fonction de la nature du geste et/ou du nombre de personnes à former. Pour des gestes invasifs ou très invasifs, il n’y a qu’une session de formation afin de limiter le nombre d’animaux utilisés. Le tout en limitant au maximum le stress, l’angoisse et la douleur provoquée aux animaux.
Raffinement
Pour les rongeurs, de l’enrichissement comme des batonnêts à ronger, des huttes/tunnels et du papier kraft sont ajoutés dans les cages. Les animaux sont hébergés en groupe sociaux compatibles. Pour les lapins, une plateforme, des bâtonnets à ronger et/ou du foin sont ajoutés dans les cages. Les animaux sont hébergés par un ou deux, entre animaux socialement compatibles. Pour la chirurgie, une anesthésie générale, adaptée en fonction des espèces, sera réalisée. Elle peut être fixe ou gazeuse. Une couverture analgésique adaptée sera appliquée. L'analgésie est adaptée en fonction des observations quotidiennes des animaux. L'analgésie pré-opératoire peut être complétée par un traitement local. Des points limites spécifiques sont développés pour chacune des procédures décrites.
Choix des espèces
Ces animaux (rat, souris, cobaye, hamster, lapin) sont choisis en fonction de la procédure expérimentale qui sera suivie dans les études réalisées dans l’entreprise. Cobayes, rats, hamsters, lapins : Animaux adultes car nécessité d’avoir les systèmes immunitaires et autres organes vitaux fonctionnels. Souris : animaux adultes et nouveau-nés : ces derniers sont utilisés pour la formation du personnel dans le cadre d’études réglementaires de la Pharmacopée Européenne pour l’évaluation de contaminants viraux dans des thérapies cellulaires.
Evaluation des effets de composés pharmacologiques sur l’hypertension artérielle chez le rat par une méthode non invasive « tail-cuff »
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
600 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent le composé à tester par injection ou par une pompe implantée sous la peau pendant six mois, subissent des prélèvements sanguins une à deux fois par semaine, un isolement pour recueillir les urines, et une heure de mesure de tension par jour pendant deux semaines. La souche retenue développe spontanément une hypertension, ce que le porteur présente comme un avantage sur la souris et comme un moyen de limiter le recours aux chiens. Il conclut qu'avant de proposer un antihypertenseur aux humains, "il est indispensable" de vérifier chez un animal qu'il est efficace et sans danger.
Objectifs
L’hypertension artérielle est la maladie chronique la plus fréquente en France. Elle est responsable d’environ la moitié des décès liés aux accidents vasculaires cérébraux et aux maladies cardiaques. Chaque année, elle cause environ 9,4 millions de décès dans le monde selon l'organisation mondiale de la santé. Les objectifs du projet sont de : 1- Développer de nouveaux traitements : Trouver des médicaments efficaces pour traiter l’hypertension artérielle et prévenir les complications graves. 2- Evaluer la sécurité des traitements : Vérifier qu’un nouveau traitement n’a pas d’effets indésirables sur la pression artérielle avant de passer aux essais cliniques chez l’humain.
Bénéfices attendus
L’hypertension est une maladie chronique très répandue qui nécessite souvent un traitement à vie. Bien que les médicaments actuels soient généralement efficaces, ils présentent des limites : - Effets secondaires parfois importants. - Difficulté pour certains patients à suivre leur traitement sur le long terme. - Variabilité de l’efficacité selon les individus. Ce projet vise à évaluer de nouveaux traitements contre l’hypertension, qui pourraient offrir des améliorations significatives : -Efficacité accrue : Réduction de la pression artérielle de manière plus rapide et durable. -Moins d’effets secondaires : Rendre les traitements plus tolérables pour améliorer le confort des patients. -Prise simplifiée : Développer des médicaments à libération prolongée, nécessitant moins de prises quotidiennes. -Traitement des cas résistants : Proposer des solutions pour les patients dont l’hypertension ne répond pas aux traitements actuels. -Bénéfices pour le cœur : Réduire les risques de complications graves comme les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux.
Procédures
Les interventions prévues sur les animaux consistent à : - Administrer le traitement à tester, soit par injection, soit en utilisant une petite pompe implantée nécéssitant une chirurgie légère d'implantation de la pompe sous la peau de l'animal (le traitement dure généralement moins de 6 mois). - Collecter des échantillons d'urine sur animal vigile sur une période de moins de 24 heures. - Collecter des échantillons de sang 1 à 2 fois par semaine en moyenne sur la durée de l’étude. Selon le volume de sang nécessaire, l’animal sera soit vigile, soit anesthésié. - Mesurer la tension artérielle pendant environ 1 heure par jour sur une durée de 2 semaines.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont : - Du stress ou une légère douleur causés par l’administration du traitement ou par l’implantation d’une petite pompe, ce qui peut nécessiter de les maintenir immobiles pendant un moment. - Du stress lié à l’isolement temporaire pour collecter l’urine ou lors des prélèvements sanguins.
Devenir
A la fin de l’expérimentation, tous les animaux sont euthanasiés. Pour cela, l’animal toujours anesthésié sera euthanasié par un surdosage d'anesthésiant chimique. L'euthanasie des animaux est réalisée par le personnel compétent, tutoré et habilité.
Remplacement
Malheureusement, il n'existe pas encore de méthode capable de remplacer totalement les tests sur les animaux pour évaluer les traitements contre l'hypertension. Cette maladie complexe résulte de plusieurs facteurs (génétiques, environnementaux) et touche différents organes comme le cœur, les vaisseaux, les reins et le système nerveux. Les tests en laboratoire sur des cellules sont utiles pour comprendre certains aspects, mais ils ne suffisent pas à prouver l’efficacité d’un traitement. Avant de proposer un médicament contre l’hypertension aux humains, il est indispensable de vérifier qu’il est efficace et sans danger dans un modèle animal pertinent.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés pour ce projet a été calculé avec soin pour en utiliser le moins possible, tout en garantissant des résultats fiables. Le modèle et le protocole choisis réduisent les différences entre les animaux, ce qui limite leur nombre nécessaire. De plus, nous prévoyons de tester plusieurs doses en même temps quand cela est possible, afin d’éviter de répéter les tests sur les mêmes groupes, comme ceux qui ne reçoivent pas de traitement ou un traitement de référence
Raffinement
Tout est mis en œuvre pour réduire la douleur, la souffrance et le stress des animaux : - Les rats sont hébergés par deux ou plus par cage pour encourager les interactions sociales et diminuer leur stress. Leur environnement est enrichi avec des matériaux comme de la frisure de papier pour qu’ils puissent construire des nids. - Les zootechniciens vérifient quotidiennement leur comportement, leur santé générale et l’hygiène de leur cage. - Les manipulations sont effectuées avec douceur par du personnel formé pour qu’elles soient aussi rapides et stressantes que possible. En cas d’implantation de pompes osmotiques, les rats reçoivent une anesthésie, des antidouleurs et des antibiotiques pour prévenir tout inconfort ou problème. Des critères stricts (appelés points limites) permettent d’intervenir rapidement si un animal montre des signes de souffrance, avec des soins adaptés ou l’arrêt du traitement si nécessaire.
Choix des espèces
L’expérimentation animale est essentielle pour étudier les maladies cardiovasculaires et métaboliques, qui sont complexes et impliquent plusieurs problèmes de santé en même temps. Nous utilisons un nombre minimum d’animaux, en choisissant ceux qui sont les moins sensibles au niveau nerveux et qui offrent les meilleures chances d’obtenir des résultats utiles. Les rongeurs, notamment les rats, sont privilégiés, ce qui limite l’utilisation d’autres animaux comme les chiens. Les rats sont un modèle idéal car leur hypertension ressemble beaucoup à celle de l’homme. De plus, il existe des rats qui développent naturellement une hypertension, ce qui les rend plus adaptés que les souris. Certaines souches de rats présentent également d’autres pathologies, comme le diabète, qui peuvent être liées à l’hypertension. Nous utilisons uniquement des rats adultes (âgés de 8 semaines ou plus), conformément aux données scientifiques disponibles.
Etude de l’atteinte multiviscérale dans l’insuffisance rénale chronique
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
185 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue pour les prélèvements, dont 101 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. La moitié subit l'ablation des cinq sixièmes de la fonction rénale en une seule opération de trente minutes, puis une échographie sous anesthésie gazeuse tous les trois mois pendant neuf mois. Le porteur décrit la progression attendue, hypertension pendant trois semaines, stabilisation, puis dégradation vers l'insuffisance rénale terminale pour 20 % des animaux au bout de six mois, qui sont alors tués. Sur le remplacement, il affirme que le modèle animal est "indispensable" parce que l'interaction entre rein, cœur, cerveau et muscles ne se reproduit pas autrement, et ajoute que le témoin sain est lui aussi "indispensable".
Objectifs
L'insuffisance rénale chronique (IRC) est un problème de santé publique mondial en raison de l'augmentation de son incidence et de sa prévalence avec près de 3 millions de patients touchés en France. Cette pathologie entraine dans des stades avancés des troubles généraux impliquant de nombreux organes. Une atteinte cardiovasculaire est observée à des degrés variables lors de l’insuffisance rénale chronique. C’est ce que l’on appelle en clinique le syndrome cardio-rénal. D’autre part, une perte de fonction et une réduction de la masse musculaire est également associée à l’insuffisance rénale chronique. Environ 50% des patients insuffisant rénaux sont affectés par cette myopathie dite urémique. L’atteinte des muscles entraine une faiblesse musculaire et une incapacité à se déplacer. Cette myopathie urémique est corrélée avec une augmentation de la mortalité et de la morbidité. De plus, les données épidémiologiques suggèrent que les individus à tous les stades de l'IRC ont un risque plus élevé de développer des troubles neuropsychiatriques, des troubles cognitifs et de la démence. L'insuffisance rénale augmente la sévérité des troubles cognitifs dans la maladie d’Alzheimer et la dialyse sur des modèles animaux de cette pathologie atténue les déficits cognitifs, la neuroinflammation et les processus neurodégénératifs. Le projet a pour but d’étudier la cinétique des modifications tissulaires et cellulaires des muscles squelettiques et cardiaque et du système nerveux au cours du développement de l’insuffisance rénale chronique. Un objectif important de cette étude est la compréhension de la chronologie de l’installation des atteintes cardiaque et musculaire et cérébrale accompagnant la maladie rénale. Pour cela, l’évaluation de la fonction cardiaque sera effectuée par échographie, l’atteinte cérébrale sera déterminée par des tests de comportement ainsi que le niveau d’oxygénation du cerveau par photoacoustique et la fonction musculaire par des tests d’efforts. Les signalisations impliquant la fibrose cardiaque, l’atteinte neuro-musculaire et la neuro-inflammation du système nerveux central seront évaluées sur ces organes après prélèvements. Cette étude chez l’animal approfondit, complète et étend une étude clinique sur la recherche de biomarqueurs à des fins diagnostiques et pronostiques menée chez le patient à divers stades d’insuffisance rénale chronique.
Bénéfices attendus
Notre projet a pour but d’étudier, de façon intégrée, comment l’insuffisance rénale chronique altère les fonctions cardiaque, cognitive et musculaire au cours du temps et quelles sont les signalisations cellulaires modifiées et pourquoi. Nous souhaitons également rechercher des biomarqueurs pour le diagnostic et le pronostic de ces différentes atteintes. De plus, un protocole de réhabilitation cardiaque et musculaire par l’activité physique sera également effectué dans cette étude.
Procédures
La moitié des animaux subiront une néphrectomie , l'opération dure environ 30 min. Ensuite, il n'y a pas d'autres interventions sauf des anesthésies gazeuses par isofluorane afin d'effectuer des échographies ou photoacoustique une fois chaque 3 mois.
Impact sur les animaux
Dans les 3 premières semaines il va y avoir une hypertension artérielle chez les animaux liée à la demande du rein restant d'être plus perfusé car ce dernier étant ligaturé sur des artérioles rénales voit son afflux sanguin diminué. Ensuite, comme pour l'Homme, le rein va s'adapter et compenser la perte de la fonction rénale et l'animal restera stable pendant plusieurs mois. Au bout de 3-4 mois (pour la majorité) l'insuffisance rénale va progresser sur plusieurs mois pour arriver à une insuffisance rénale terminale. Au cours de cette progression l'animal redéveloppe une hypertension artérielle modérée qui va entrainer une insuffisance diastolique qui se transformera en insuffisance cardiaque dans les stades terminaux. Dans notre cinétique, la majorité des animaux n'arrivent pas à un stade terminal car ce n'est pas le but de l'étude. 20% des animaux après 6 mois de néphrectomies progresserons vers une insuffisance rénale terminale et ces animaux seront euthanasiés immédiatement afin d'éviter toutes souffranes. Les analyses échographiques, photoacoustique ou tests de comportement n'apporte pas de nuissances pour l'animal.
Devenir
les animaux seront euthanasiés afin d'effectuer les prélévements biologiques.
Remplacement
Le modèle animal est indispensable à cette étude sur les effets cardiaques, cérébral et musculaires d'une pathologie rénale chronique. L'interaction entre différents organes (rein-cœur-cerveau-muscles) est nécessaire et elle représente bien la pathologie humaine affectant divers organes cibles à divers stades de l’insuffisance rénale chronique. Le développement du remodelage structurel des tissus ne peut être évalué que sur l’animal. Le rat soumis à une néphrectomie subtotale (Réduction Masse Rénale = RMR) représente le modèle d'insuffisance rénale chronique progressive reconnu entrainant des atteintes du muscle cardiaque et des muscles squelettiques et cérébral. Son témoin sain est également indispensable pour valider nos hypothèses de travail. Ces déterminants ne peuvent pas être reproduits dans leur complexité par des méthodes alternatives.
Réduction
Lors de cette étude nous aurons besoin de 185 animaux. Ce nombre a été calculé par une approche statistique sur le critére échographique diastolique E/e'. Le fait de suivre les animaux en cinétique d'un point de vue échographique, photo acoustique et comportement, permet de réduire le nombre d'animaux utilisés car ils sont également leurs propre contrôles au cours du temps. En effet, si on n'effectuait pas ces analyses en cinétique, il nous faudrait 26 animaux par groupe au lieu de 14 pour la version la plus optimiste et il nous en faudrait 57 par groupe pour la version la plus pessimiste du calcul du nombre d'animaux.
Raffinement
J'effectue la néphrectomie des 5/6 de la fonction rénale en une seule chirurgie contrairement aux protocoles publiés classiquement ce qui permet de limiter le nombres d'anasthésies et d'ouverture de l'animal sur une semaine. Avec cette méthode, nous avons très rarement des décès et nous réduisons les souffrances. Une injection d'analgésique est effectuée pour limiter la douleur en pré-opératoire et post-opératoire 2 fois par jour pendant 48h. L’animal en post-opératoire est placé dans une cage individuelle et surveillé jusqu’à son complet réveil. Les animaux sont gardés dans les pièces de stabulation dédiées, deux par cage et surveillés quotidiennement la première semaine. Ils ont bien sûr un accès libre à la boisson et à la nourriture. Le milieu est enrichi par l’ajout de cubes de bois ou de tunels en carton. Après le suivi quotidien de la première semaine, un suivi bihebdomadaire est effectué pour vérifier l'état de santé des rats. Le poids des animaux est contrôlé toutes les semaines. Si un des animaux est en souffrance selon la grille des points limites (ci-joint) ce dernier sera euthanasié.
Choix des espèces
Le rat est probablement l’animal dont la fonction rénale et les pathologies associées sont les plus proches de celles de l’homme. Ce modèle de réduction de la masse rénale est bien caractérisé et les outils immunologiques, biochimiques et moléculaires sont disponibles pour cette espèce. Les rats auront entre 11 et 12 semaines au moment de la néphrectomie subtotale. Ils seront ensuite étudiés à trois temps, 12, 24 et 36 semaines de la pathologie. Cela correspond à la progression de la pathologie dans les stades 3 et 4 de l’insuffisance rénale chronique. Au stade 3, la fonction rénale est approximativement divisée par deux avec une créatinine (marqueur de la fonction rénale) à 70-80 micromole.l-1 et au stade 4 la fonction rénale est approximativement divisée par 3-4 avec une créatinine d'environ 110-140 micromole.l-1. Au stade 3 l'hypertension et l'insuffisance diastolique commencent à s'installer et au stade 4 les rats ont une hypertension persistante (140-150 mmHg) et une insuffisance diastolique avec une fibrose cardiaque. Les atteintes musculaire et cérébrale apparaissent plutôt au début du stade 4.
Mise en place d’un modèle expérimental d’hypertonie oculaire chez le rat induit par une suture autour du globe oculaire.
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
1 225 rats vont être utilisés dans ce projet, chacun recevant un fil de suture serré autour d'un globe oculaire pour faire monter la pression, puis une anesthésie par semaine pendant un mois et jusqu'à huit instillations de gouttes par jour. Tous sont tués à l'issue pour l'analyse des tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur décrit les examens ophtalmiques comme "totalement indolores et non invasifs" parce qu'ils se pratiquent aussi en cabinet chez l'humain, et reconnaît ailleurs que la pose du fil peut causer une douleur légère à modérée pendant les premières heures. Les bénéfices annoncés, identifier des cibles thérapeutiques et fournir des données précliniques avant les essais humains, restent au futur, la mise en place du modèle étant l'objet immédiat du projet.
Objectifs
Le glaucome est une maladie oculaire chronique caractérisée par des lésions progressives du nerf optique, souvent associées à une élévation de la pression intra-oculaire (PIO). Cette pression élevée résulte généralement d’un déséquilibre entre la production et le drainage de l’humeur aqueuse, un liquide clair à l’intérieur de l’œil. Le glaucome peut entraîner une perte de vision irréversible si elle n’est pas traitée. Il existe plusieurs types de glaucome, mais le plus courant est le glaucome à angle ouvert, où le système de drainage de l’œil est partiellement obstrué. Les symptômes peuvent inclure une vision floue, des douleurs oculaires et une perte progressive du champ visuel. Le glaucome touche environ 1 à 2 % de la population mondiale de plus de 40 ans, avec une prévalence qui augmente avec l’âge. En France, environ 800 000 personnes sont traitées pour le glaucome, mais on estime que 400 000 à 500 000 personnes supplémentaires pourraient être atteintes sans le savoir. Malgré les traitements disponibles, certains patients peuvent ne pas répondre adéquatement aux thérapies conventionnelles, ce qui peut conduire à une progression de la maladie. Les traitements actuels visent principalement à réduire la PIO, mais ils ne sont pas toujours efficaces pour tous les patients. La recherche sur le glaucome est donc cruciale pour développer de nouvelles méthodes de diagnostic et de traitement. Comprendre les mécanismes sous-jacents de l’élévation de la PIO et des lésions du nerf optique peut conduire à des thérapies plus efficaces et à une meilleure prévention de la cécité liée au glaucome.
Bénéfices attendus
Les bénéfices de la mise en place d'un modèle expérimental chez l'animal sont multiples et visent principalement à améliorer la compréhension de cette maladie ainsi qu'à développer de nouveaux traitements. Ce projet pourra nous aider à : 1. Identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, tester l'efficacité de nouveaux traitements potentiels ou de médicaments existants pour ralentir ou inverser la progression de la maladie. 2. Observer comment les traitements sont absorbés, distribués, métabolisés et excrétés dans un organisme vivant, ce qui est crucial pour le développement de médicaments. 3. Fournir des données précliniques sur la sécurité et l'efficacité des traitements avant de passer aux essais sur l'homme.
Procédures
Les animaux seront soumis à plusieurs types d’intervention : 1. L’établissement du modèle est réalisé avec la mise en place d’un fils de suture autour du globe oculaire. 1 seule fois par animal, le jour de l’induction. Cette étape ne devrait pas durer plus de 5 à 10 minutes sans compter l’anesthésie et le réveil de l’animal. Un seul œil est concerné. 2. Les anesthésies qui ne devraient pas durer plus d’une vingtaine de minutes, le temps du réveil. Ces anesthésies seront réalisées 1 fois pour l’induction et lors d’examens pour maintenir l’animal immobile soit 1 fois par semaine et durant 1 mois. 3. Les examens ophtalmiques (lampe à fente, tomographie, électrorétinogramme) qui sont réalisées soit quotidiennement la première semaine pour la tonométrie et la lampe à fente soit 1 fois par semaine. Ces examens ne durent pas plus de 5 minutes par animal. Les animaux seront anesthésiés afin de faciliter l’évaluation et maintenir l’animal immobile. Tous ces examens sont pratiqués chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation et également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ils sont totalement indolores et non invasifs. 4. Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), par voie sous cutanée, intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces procédures durent moins d’une minute. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois par jour (on estime un maximum de 8 fois). Les injections (intrapéritonéale, sous cutanées...) peuvent être quotidiennes. Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, avec une procédure qui dure cinq minutes tout au plus, leur fréquence est limitée, une à deux fois par semaine.
Impact sur les animaux
La mise en place d’un fil de suture autour du globe oculaire est un acte chirurgical sans difficulté́ technique pouvant entrainer pour l’animal un léger inconfort notamment à cause de la pression exercée et des frottements. Les pesées hebdomadaires, les contentions quotidiennes et répétées nécessaires pour les observations, le suivi ou les administrations des produits peuvent induire chez l’animal un stress non négligeable bien que ces actes qui ne durent tout au plus que quelques dizaines de secondes soient réalisés par un personnel sensibilisé et formé au bien-être. Il en va de même pour les piqures réalisées notamment pour l’anesthésie des animaux. De l’anesthésie jusqu’au réveil, une baisse de la température corporelle pouvant induire un inconfort et un stress supplémentaire est attendue, elle sera minimisée par l’utilisation de lampes ou d'armoires chauffantes. L’administration des produits pourraient entrainer l’apparition de signes d’irritation comme des rougeurs et un inconfort. Bien que les travaux publiés ne montrent pas de changement de comportement, d'effet secondaires ou de manifestations de douleur, on ne peut pas exclure que l'affection recherchée, soit l’élévation modérée de la pression intraoculaire, entraine une douleur légère à modérée durant les premières heures qui suivent la mise en place des fils de sutures.
Devenir
En fin de procédure, les animaux seront mis à mort pour l'analyse des tissus.
Remplacement
L’œil est un organe complexe. Il est composé de plusieurs tissus anatomiquement et physiologiquement très différents (très vascularisés ou très innervés pour certains, totalement avasculaires ou faiblement innervés pour d’autres). Il est soumis à d'importantes variations environnementales (température et humidité ambiantes), mécaniques (mouvements des globes, des paupières) et physicochimiques (osmolarité...), ainsi qu'à de nombreuses interactions biologiques avec les tissus et organes voisins. C'est pour cela que nous utiliserons des animaux vivants dans nos procédures expérimentales.
Réduction
Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement. Il tient aussi compte du nombre d'études estimées, des variations du métabolisme et de la robustesse des mesures. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à chaque moment à l'aide de tests statistiques ; chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin non traité. Afin d’avoir une puissance aux tests au moins égale à 0,80, un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux.
Raffinement
Les animaux, hébergés par deux au minimum, sont maintenus sur toute la période de l’étude dans un environnement enrichi (bouts de bois, tunnel) avec un accès à l'eau et à la nourriture ad libitum. Afin de minimiser au maximum le stress des animaux, le change des cages s’effectue par un personnel sensibilisé à la manipulation des animaux tout comme le suivi sanitaire quotidien. Dans le cas de l’administration de produits par injections péri ou intraoculaire, une anesthésie générale sera pratiquée et associée à une anesthésie locale. L'ensemble des examens envisagés n'engendre pas de douleur pour l'animal, ils sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum tout comme l'administation si nécessaire d'un analgésique. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement
Choix des espèces
Ce modèle est connu et utilisé dans de nombreuses publications scientifiques depuis 2015 et est bien caractérisé chez le rongeur. Ce modèle, chez la souris et le rat est relativement facile et rapide à mettre en place chez ces animaux avec une bonne reproductibilité, une bonne fiabilité et relativement peu de nuisances ou d'effets indésirables. De plus, ces animaux ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée.
Modèle de cicatrisation cornéenne chez le lapin et le rat
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Lapins : 2240
Une lésion de la cornée pratiquée sur un œil, des gouttes instillées jusqu'à huit fois par jour, des injections dans l'œil une à deux fois par semaine sous microscope chirurgical, des examens sous anesthésie légère. 2 240 lapins et 2 280 rats vont être utilisés dans ces procédures d'un niveau de souffrance modéré, au service à la fois de la recherche, de tests d'efficacité réglementaires et de la formation professionnelle. Le porteur rappelle que la cornée est un tissu "richement innervé et sensible" et attend une gêne ou une douleur de quelques heures après l'induction de la lésion. Tous les animaux ayant suivi la procédure complète sont tués pour les évaluations histologiques et le dosage des produits.
Objectifs
Le but de ce projet est d'utiliser un modèle expérimental de cicatrisation cornéenne consécutif à une lésion de la cornée chez le lapin et le rat. Ce modèle contribuera à participer au développement de substances thérapeutiques qui amélioreront la cicatrisation en luttant contre l’apparition de la fibrose et des opacités. Un modèle expérimental de cicatrisation cornéenne de l’épithélium seul ou de l’épithélium et du stroma a déjà été mis en place dans notre établissement. Le but de cette demande est de pouvoir à nouveau utiliser ces modèles afin de tester l’efficacité de substances thérapeutiques sur l’amélioration de la cicatrisation cornéenne. Les traumatismes de la cornée sont un problème de santé majeur dans le monde et un des principaux motifs de consultation aux urgences ophtalmiques. Les opacités cornéennes sont la quatrième cause de cécité dans le monde. La cornée est le tissu transparent et avasculaire, ne contient pas de vaisseaux sanguins ou lymphatiques, situé en avant de l’œil, elle est finement structurée en trois couches : épithélium séparé par une membrane basale du stroma et un endothélium coté interne. L'organisation des fibres du stroma et l'absence de vaisseaux garantissent la transparence de la cornée. L'épithéllium est en contact avec le film lacrymal et l'endothélium avec l'humeur aqueuse (liquide présent dans la partie antérieure de l'œil entre la cornée et l'iris). La transparence de la cornée, élément crucial pour notre vision, est altérée lors d’une lésion qui peut avoir des origines multiples : infections, traumatismes physique ou chimique, greffes de cornée, complications de chirurgie réfractive au laser pour corriger les défauts de la vision (myopie, hypermétropie, astigmatisme…) ou dystrophies cornéennes (maladies héréditaires entraînant des malformations de la cornée). L’atteinte des différentes couches de la cornée peut aboutir à des réactions cicatricielles au niveau de l’épithélium ou du stroma selon la profondeur de l’atteint, entrainant des apparitions de vaisseaux, des opacités cornéennes permanentes jusqu'à la cécité. Le stroma contient les kératocytes qui secrètent les constituants de la matrice extracellulaire, les kératocytes quiescents se différencient en myofibroblastes activés lors de blessure. L’activation excessive des kératocytes et la présence de fibre de stress dans les myofibroblastes, sont responsables d’une cicatrisation fibreuse générant des opacités.
Bénéfices attendus
Les pathologies de la cornée sont un réel handicap et un problème majeur de santé publique puisqu’elles peuvent conduire à la cécité. Ce projet permettra de participer à la recherche de nouveaux traitements réparateurs pour rétablir la transparence de la cornée après un traumatisme.
Procédures
La mise en place de la pathologie se fera uniquement sur un œil et par un acte unique le jour de l’induction. Les procédures correspondantes décrites en détails dans la partie 4 ne dureront pas plus de 10 minutes. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives. Ces examens sont d’ailleurs réalisés chez l’homme en cabinet médical en ambulatoire sans anesthésie. Ces examens sont également régulièrement pratiqués sur l’animal en clinique vétérinaire dans le cadre des consultations. Pour notre projet, ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles (examens au biomicroscope) mais certains (examens OCT, HRT) qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère. Ces examens sont rapides et ne dureront pas plus de quelques minutes (2-3 minutes pour un examen au biomicroscope, lampe à fente et 5 minutes pour les examens types OCT ou HRT). Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), soit par voie sous cutanée, soit par voie intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces instillations ou injections nécessitent le maintien de l’animal afin de l’immobiliser. Ces procédures sont extrêmement rapides et ne prendront pas plus d’1 ou 2 minutes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois avec généralement une moyenne de 3 administrations et un maximum de 6 à 8 administrations par jour Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, leurs fréquences sont plus limitées, une à deux fois par semaine. Ces procédures sont aussi un peu plus longues et nécessitent de placer l’animal sous un microscope chirurgical. Il faudra compter quelques minutes (en général 5 minutes par animal) pour réaliser de telles administrations. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt. Ces prélèvements se feront sur animal vigile et le temps nécessaire aux prélèvements ne dépassera pas les 5 minutes par animal.
Impact sur les animaux
Outre les nuisances dues aux manipulations de l'animal pour les observations, le stress dû aux contentions manuelles de l'animal pour les administrations de produits, les instillations ou la douleur éventuelle de la piqûre lors des injections de produits ou d'anesthésiant, le modèle induit une lésion de la cornée. La cornée est un tissu richement innervé et sensible, un seul œil sera induit. L’induction de la lésion cornéenne devrait entrainer une gêne ou une douleur pendant quelques heures après l’induction. Elle sera soulagée par l’administration d’un analgésique. Nous avons déjà expérimenté ces modèles dans notre laboratoire, il n'a pas été observé d'altération de comportement des animaux envers leurs congénères ou concernant la prise alimentaire. L'administration des produits devrait engendrer tout au plus une douleur légère et de courte durée notamment lors de l’anesthésie. Au cours de l’anesthésie jusqu’au réveil, une baisse de la température corporelle pouvant induire un stress est attendue. Elle sera minimisée par l’utilisation de tapis chauffant, de lampe chauffante ou d’armoire de réveil chauffée en fonction des espèces. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives. Ces examens sont d’ailleurs réalisés chez l’homme en cabinet médical en ambulatoire sans anesthésie. Ces examens sont également régulièrement pratiqués sur l’animal en clinique vétérinaire dans le cadre des consultations. Pour notre projet, ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles (examens au biomicroscope) mais certains (examens OCT, HRT) qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère. Ces examens sont rapides et ne dureront pas plus de quelques minutes (2-3 minutes pour un examen au biomicroscope, lampe à fente et 5 minutes pour les examens types OCT ou HRT). Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), soit par voie sous cutanée, soit par voie intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces instillations ou injections nécessitent le maintien de l’animal afin de l’immobiliser. Ces procédures sont extrêmement rapides et ne prendront pas plus d’1 ou 2 minutes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois avec généralement une moyenne de 3 administrations et un maximum de 6 à 8 administrations par jour.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux qui auront suivi la totalité de la procédure expérimentale seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...).
Remplacement
Les modèles in vitro existants ne permettent pas de recréer un environnement approprié pour conserver simultanément l’épithélium et l’endothélium, les durées de conservation sont limitées, il n’existe pas de modèle de cornée reconstituée complète permettant d’observer la cicatrisation, le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux.
Réduction
Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques paramétrique ou non paramétrique suivant la distribution des données. Chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin, un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. Les modèles in vitro existants ne permettent pas de recréer un environnement approprié pour conserver simultanément l’épithélium et l’endothélium, les durées de conservation sont limitées, il n’existe pas de modèle de cornée reconstituée complète permettant d’observer la cicatrisation, le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés par deux au minimum en première intention, avec différents enrichissements adaptés à l'espèce. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Afin de réduire le stress de l'animal lors d'examens nécessitant l'immobilisation de l'animal, une administration d'anesthésique sera réalisée. Une analgésie sera mise en place lors des procédures d'induction. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum.
Choix des espèces
Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dont les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Le choix de l’espèce se fera en fonction de la quantité et des caractéristiques des produits à administrer. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes à leur arrivée dans notre animalerie. Les lapins inclus dans ce projet auront 8 à 15 semaines et les rongeurs 6 à 12 semaines conformément aux publications de référence qui servent de base aux modèles et qui correspond à la maturité visuelle chez ces animaux. Ils observeront ensuite une période d’acclimatation de 5 jours minimum avant leur entrée dans les procédures expérimentales.
Rôle des émotions dans la formation et le stockage à long terme des souvenirs des épisodes de vie non traumatiques chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Un contrôle de l'accès à l'eau mis en place progressivement sur deux semaines, une chirurgie d'injection de vecteurs dans le cerveau, un gilet de télémétrie porté jusqu'à une heure trente par séance. 404 rats Long-Evans vont être utilisés ainsi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 380 d'entre eux et léger pour les 24 autres. Le porteur présente la tâche de mémoire comme une "exploration libre où chaque animal fait à son rythme l'expérience de situations", alors que la motivation des rats repose sur une restriction d'eau maintenue plusieurs semaines et levée seulement les week-ends. Tous seront tués par chirurgie terminale sous anesthésie, avec perfusion intracardiaque, pour prélever leur cerveau.
Objectifs
Une question majeure des Neurosciences est de comprendre comment les souvenirs sont formés et stockés à très long terme dans le cerveau. La mémoire épisodique permet au travers d’un voyage dans le temps et dans le souvenir de reconstruire, parfois dans les moindres détails, des épisodes personnels de sa vie, des années plus tard. Elle se forme de façon occasionnelle et incidente par l'association de plusieurs types d’informations (Quoi ? Où ? Quand / Dans quel contexte ?). Comprendre pourquoi et comment ces souvenirs anciens sont stockés, permettrait de mieux comprendre le fonctionnement normal de cette mémoire qui est au cœur de l’identité individuelle et de son dysfonctionnement dans différentes pathologies. Le rôle des émotions et des circuits cérébraux impliqués est connu depuis longtemps comme ayant une place centrale dans les processus de consolidation des mémoires soit traumatiques (mémoires de peur et syndromes post-traumatiques…), soit appétitives (mémoires addictives…). Cependant, l’impact de la charge émotionnelle dans des mémoires non pathologiques, mais qui sont importantes pour l’individu, telle que la mémoire épisodique, n’a jamais été exploré.
Bénéfices attendus
Parce qu’elle est difficile à modéliser chez l’Homme comme chez l’animal, peu de données sont accessibles sur les processus qui sous-tendent la mémoire épisodique. Nous utilisons une nouvelle tâche de mémoire épisodique qui nous permet aujourd’hui d’en étudier les caractéristiques précises chez le rat dans des conditions très comparables à celle observée chez l’Homme. Le bénéfice principal attendu est de comprendre si la variabilité de la charge émotionnelle vécue à l’échelle de l’individu durant un épisode de vie non traumatique renforce l’ancrage et le stockage à très long terme de cette mémoire et pourrait expliquer au final la variabilité des compétences mnésiques individuelles. Parce qu’elle est au cœur des histoires individuelles et qu’elle est altérée lors d’un vieillissement normal et pathologique, une meilleure compréhension de la mémoire épisodique représente un enjeu important en recherche fondamentale et en recherche appliquée pour mieux cibler des outils de diagnostics, thérapeutiques et de remédiation.
Procédures
-Les rats réaliseront une tâche comportementale de mémoire épisodique qui consiste à leur faire vivre des épisodes de vie durant lesquels ils explorent librement et associent des odeurs à des localisations et à des contextes de l’environnement, puis à tester la qualité de leur souvenir plusieurs jours après en les replaçant dans la même situation. -Les rats seront équipés d’un gilet qui enregistre de façon non invasive l’activité cardiaque respiratoire et l’actimétrie. Pour cela les rats seront habitués à enfiler le gilet sans contention et à le garder au maximum 1h30 par session de comportement. -Les rats subiront une chirurgie pour l’injection de vecteurs et ils réaliseront une partie de la tâche comportementale de mémoire épisodique 4 semaines après la chirurgie,
Impact sur les animaux
- Les animaux sont soumis à une tâche comportementale avec enregistrement non invasif des variables physiologiques. Seul un stress très léger est attendu au début de l’habituation au gilet et au début de la mise en place du contrôle hydrique. - Les animaux subissent des nuisances en lien avec la chirurgie et l’injection de vecteurs : anesthésie, injection du ligand et douleurs post-opératoires. -Les rats seront mis à mort avec une perfusion intracardiaque qui peut provoquer un léger stress chez l’animal due à l’injection des analgésiques et anesthésiques.
Devenir
Tous les rats utilisés seront mis à mort par une chirurgie terminale sous anesthésie en vue du prélèvement d’organes afin d’analyser en imagerie cellulaire ex vivo la diffusion effective et l’efficacité des vecteurs, des marqueurs cellulaires liés à l’anxiété, à l’activation et à la plasticité neuronale. Nous avons prévu d’étudier sur les mêmes animaux des variables comportementales, physiologiques et d’imagerie cellulaire afin de limiter au maximum le nombre de procédures et d’animaux utilisés dans ce projet.
Remplacement
L’analyse de marqueurs cérébraux et l’utilisation des vecteurs rendent ces expériences inenvisageables chez le sujet humain. L’analyse de comportements complexes tels que les processus de mémoire avec plusieurs composantes (Quoi ? Où ? Quand / Dans quel contexte ?) ne permettent pas d’utiliser des modèles in vitro ou d’autres modèles animaux.
Réduction
i) Le nombre de rats utilisés dans ce projet a été réduit au minimum en nous basant sur les données que nous avons acquises et permettant de réaliser des analyses statistiques valides en ayant suffisamment d’animaux pour chaque profil mnésique analysé en tant que tel, et une reproductibilité suffisante en terme d’injections de vecteurs; ii) Nous avons prévu de mettre au point les injections de vecteurs afin d’éviter d’utiliser trop d’animaux; iii) Nous avons prévu d’étudier des variables comportementales, physiologiques et d’imagerie cellulaire sur les mêmes animaux afin de limiter le nombre de procédures et d’animaux utilisés ; iv) Nous proposons de modifier notre protocole initial de comportement pour accéder aux performances de mémoire à court et à très long terme sur les mêmes animaux, ce qui diminue par 2 le nombre d’animaux nécessaires.
Raffinement
-Dans ce projet, le bien-être est un point critique pour les animaux eux-mêmes, et pour la reproductibilité et la validité de ces expériences qui y sont sensibles puisque portant sur le statut émotionnel individuel et l’impact sur une mémoire formée de façon incidente, lors d’une exploration libre et sans apprentissage extensif. La santé et le confort des animaux sont donc des aspects centraux continuellement évalués lors de leur manipulation quotidienne. -Nous allons utiliser un gilet de télémétrie, pour enregistrer de façon non invasive les variables physiologiques des rats, qui est aussi utilisé en recherche pharmaceutique pour évaluer le bien-être animal. - Les rats sont hébergés par 2 en respectant le groupage utilisé pendant le transport afin de maintenir les groupes sociaux déjà formés. Ils sont acclimatés à l’animalerie pendant 1-2 semaines puis ils sont manipulés individuellement et quotidiennement au moins 15 minutes par jour par l’expérimentateur. Les rats ont une habituation de 4 semaines au total qui permet d’introduire progressivement toute nouveauté (expérimentateur, gilet, tondeuse, salle d’expérience, contrôle hydrique). Du matériel d’enrichissement/nidification est rajouté dans chaque cage afin que les rats tondus ne perdent pas de chaleur. Le contrôle hydrique est mis en place progressivement durant 2 semaines et elle est levée tous les WE. L’habituation à l’enceinte expérimentale est progressive et se déroule sur 2 semaines. -La tâche de mémoire épisodique est une tâche d’exploration libre où chaque animal fait à son rythme l’expérience de situations avec des renforcements positif (boisson sucrée) ou négatif (boisson légèrement amère).
Choix des espèces
Le rat (Long-Evans) est une espèce utilisée de longue date dans les études de comportement ce qui a permis de constituer une base importante d’informations permettant de guider la conception de nos protocoles expérimentaux et d’obtenir une bonne reproductibilité des expériences. En cohérence avec nos travaux antérieurs et les données de la littérature, le rat est aussi une espèce de choix compte-tenu de ses capacités importantes d’apprentissage. Plus particulièrement la souche Long-Evans a été retenue en raison de son adaptation à l’étude du comportement et de l’absence d’altération de la vision par rapport aux souches albinos, un aspect important pour l’exploration spatiale et d’un contexte environnemental. Nous utiliserons le stade adulte avec des rats de 6 semaines à leur arrivée pour commencer les expériences d’habituation à l’expérimentateur à l’âge de 8 semaines. Notre projet nécessite des animaux qui ont atteint leur maturité cérébrale pour étudier les processus de mémoire du cerveau adulte. La question de ces mêmes processus chez le rat jeune est une autre question de recherche qui n’est pas abordée dans notre projet
Effets de changements gravitationnels sur le système vestibulaire et impact sur la perception temporelle
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Une chirurgie cérébrale d'une heure trente, une chirurgie vestibulaire d'une heure trente quatre jours plus tard, puis cinq stimulations électriques réparties sur trente minutes : 320 des 445 rats de ce projet subissent cette séquence avant une exposition à l'hypergravité pouvant durer quatre semaines. Tous seront tués pour prélever leur cerveau. 400 d'entre eux relèvent d'un niveau de souffrance sévère, contre 45 en modéré. Le porteur qualifie d'"intensité légère" les altérations causées par l'hypergravité, alors qu'il attend après la chirurgie vestibulaire une désorientation, des troubles oculaires, de la posture et de la locomotion pendant une dizaine de jours.
Objectifs
Ce projet est situé dans le domaine de la recherche expérimentale. Il vise à étudier l’implication du système vestibulaire dans les processus de perception temporelle. Le système vestibulaire nous permet en particulier de percevoir la gravité terrestre ainsi que les accélérations de notre organisme (lors de la marche, course ou tout autre activité physique). La perception temporelle est quant à elle réalisé au sein du cerveau par les cellules de l’hippocampe. Une récente étude du laboratoire a permis de mettre en évidence que les astronautes lors de leur séjour au sein de l’ISS (Station Spatiale Internationale), tout comme les patients souffrant de troubles vestibulaires, présentent des déficits de perception temporelle. L’objectif de notre étude est de mesurer plus particulièrement l’influence du système vestibulaire sur la perception temporelle médiée par l’hippocampe.
Bénéfices attendus
La prévalence des pathologies vestibulaires est très élevée. En France, la plainte pour vertige représente le 3ème motif de consultation chez le médecin et 25% de ces vertiges ont pour origine une atteinte vestibulaire. Ce projet de recherche vise à mieux comprendre les mécanismes cérébraux sous-tendant les troubles vestibulaires, afin d’établir des critères aidant au diagnostic et d’avancer vers des solutions thérapeutiques adaptées et ainsi améliorer la prise en charge de cette pathologie. Par ailleurs, les résultats issus de ce projet seront utiles pour une seconde application qui consiste en la prévention des troubles cognitifs lors de futures missions spatiales – en particulier lors de la campagne Artemis pour les missions lunaires.
Procédures
Sur les 445 rats : - 20 rats seront uniquement exposés à un test comportemental au cours duquel ils recevront 5 stimulations électriques d’intensité modérée répartis sur une durée de 30 minutes. - 25 rats seront exposés à une chirurgie cérébrale (durée d’1h30) sous anesthésie et analgésie profonde. Après une semaine, ils seront exposés au test comportemental décrit précédemment (5 stimulations électriques). - 80 rats seront exposés à une chirurgie cérébrale (durée d’1h30) sous anesthésie et analgésie profonde. Après une semaine, ils seront exposés à une seconde chirurgie vestibulaire (durée 1h30) sous anesthésie et analgésie profonde. Après 4 jours, ils seront exposés au test comportemental décrit (5 stimulations électriques). - 320 rats seront exposés à une chirurgie cérébrale (durée d’1h30) sous anesthésie et analgésie profonde. Après une semaine, ils seront exposés à une seconde chirurgie vestibulaire (durée 1h30) sous anesthésie et analgésie profonde. Après 4 jours, ils seront exposés au test comportemental décrit (5 stimulations électriques) puis à une exposition à l’hypergravité (durée de 24h à 4 semaines). Les 425 rats concernés par les actes chirurgicaux recevront également des injections intrapéritonéales d’analgésiques (au nombre de 2 à 3 le jour de la chirurgie et ensuite à raison de 2 par jour pendant 3 jours, ~1min par injection, sous contention légère).
Impact sur les animaux
Au cours de ce projet, les nuisances seront liées : a) A la délivrance de 5 stimulations électriques au cours du test comportemental, susceptible d’induire une douleur temporaire modérée. b) A la chirurgie cérébrale, susceptible d’induire une douleur modérée. Il n’a pas été rapporté d’état de mal-être suivant la chirurgie au-delà des délais de traitement analgésique post-opératoires (3 jours). c) A la chirurgie vestibulaire, susceptible d’induire une douleur modérée. Il n’a pas été rapporté d’état de mal-être suivant la chirurgie au-delà des délais de traitement analgésique post-opératoires (3 jours). Des effets résiduels temporaires (moins de 10 jours) de la chirurgie vestibulaire seront attendus, tels qu’une désorientation des animaux, des troubles oculaires, de la posture et de la locomotion. d) L’exposition à l’hypergravité, qui induit une sensation d’alourdissement / d’allégement modifiant les capacités de l’animal à se déplacer, une modification de la température centrale et une altération de prise alimentaire. Ces altérations d’intensité légère sont visibles pendant les premières heures et peuvent être source d’une augmentation du niveau du stress, avant que les animaux s’adaptent au nouveau référentiel gravitationnel et reprennent une activité normale.
Devenir
L’ensemble des rats seront mis à mort afin de récupérer les cerveaux pour des investigations post-mortem.
Remplacement
Ce projet vise à étudier l’implication du système vestibulaire dans les troubles de perception temporelle. La perception temporelle est dépendante de l’activité de l’hippocampe, une structure cérébrale. L’étude de l’activité de cette structure n’est possible qu’à travers une approche invasive, et nécessite de surcroit une évaluation comportementale (perception temporelle). La réalisation de ce projet n’est donc pas compatible avec des expérimentations menées chez l’humain, et ne permet pas de recourir à des modèles in vitro et/ou in silico, justifiant donc d’avoir recours à l’utilisation d’animaux.
Réduction
Les effectifs choisis ont été déterminés, et les résultats seront analysés, avec des tests statistiques adaptés. Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux, un seul groupe contrôle non-exposé à l’hypergravité sera utilisé.
Raffinement
Afin de réduire la douleur, souffrance et angoisse infligées, les animaux seront maintenus dans des conditions d’hébergement optimales et stables : température, cycle de lumière, hygrométrie et accès à la nourriture et l’eau ad libitum. Ils seront surveillés quotidiennement par un personnel qualifié et une attention particulière sera apportée à l’apparence physique externe des animaux, aux variations éventuelles de poids ainsi qu’aux changements de comportements. Les cages d’hébergement seront enrichies avec de la sciure, du kraft, des tunnels en carton ainsi que des bâtons de bois à mâcher et des jouets en plastique. Afin de diminuer le stress de nos animaux, un protocole de familiarisation des animaux à l’animalerie et à l’expérimentateur sera mis en place sous la forme de handling dès l’arrivée des animaux au sein de notre animalerie. Afin de réduire la douleur et la détresse de nos animaux nous avons choisi un point limite précoce (à l’aide d’une grille de score) et compatible avec les objectifs scientifiques de notre recherche.
Choix des espèces
Des rats adultes âgés de 8 à 10 semaines seront utilisés, âge auquel la maturité cérébrale est atteinte. Le modèle de lésion vestibulaire chez le rat est déjà décrit comme reproduisant de façon fidèle les symptômes observés en clinique chez les astronautes et chez les patients atteints de lésions vestibulaires. Le rat possède également un répertoire comportemental plus large justifiant également sa préférence à la souris dans l’étude des processus de la perception temporelle.
Altération dopaminergique dans l’addiction à l’alcool.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Isolés en cage individuelle et placés en cycle inversé, des rats sont conduits à boire de l'alcool au fil d'environ 80 sessions de trente minutes. Après une soixantaine de sessions d'habituation, six sessions associent la recherche d'alcool à des stimuli aversifs, pour séparer ceux qui continuent malgré le signal négatif de ceux qui s'arrêtent. Vient ensuite une chirurgie cérébrale d'au plus quarante minutes sous anesthésie et analgésie, puis trois semaines d'attente avant l'analyse. 376 rats sont engagés dans ces procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 276 sont tués pour prélever leur cerveau, et les 100 autres, ceux qui n'ont pas assez d'appétence pour l'alcool, sont proposés pour servir à des formations à l'expérimentation animale.
Objectifs
Démontrer qu’en modulant spécifiquement l’activité de certaines populations de neurones produisant de la dopamine (une substance active du cerveau) dans le cerveau - par des approches génétiques chez le rat - on peut moduler une prise compulsive d’alcool (une consommation irrépressible d’alcool en dépit des conséquences négatives que ces prises d’alcool peuvent avoir sur l’individu).
Bénéfices attendus
Comprendre une partie des mécanismes liés à la prise compulsive d’alcool en lien avec le rôle de la dopamine dans le cerveau. La prise compulsive d’alcool est à la base de nombreux troubles psychiatriques et comprendre son fonctionnement est un préalable indispensable au développement de stratégies thérapeutiques ciblées et efficaces qui sont inéxistantes à ce jour.
Procédures
La recherche envisagée s’étale sur une durée d’environ 20 semaines. Des rats adultes seront conditionnés à consommer de l’alcool de façon compulsive au cours d’un total cumulé de près de 80 sessions de 30 minutes chacune. Après habituation à consommer de l’alcool (environ 60 sessions), 6 sessions seront associées à stimuli aversifs pour associer la recherche d’alcool à un signal négatif et ainsi distinguer les rats compulsifs ne pouvant pas stopper leur consommation d’alcool malgré ce signal, de ceux non compulsifs. Les animaux utilisés dans ce projet auront ensuite des injections dans le cerveau (chirurgie sous analgésie et anesthésie générale pour une durée d’opération n’excédant pas 40 minutes) qui permettront au bout de trois semaines d’étudier les mécanismes de régulation de la prise compulsive d’alcool.
Impact sur les animaux
L’effet du modèle de consommation d’alcool que nous allons utiliser et l’hebergement individuel des animaux pour cette expérimentation ont un impact d’ordre modéré sur l’animal, augmentant son niveau d’anxiété mais n’induisant pas par exemple de symptômes physiques de manque. Des nuisances modérées sont attendues liées à la chirurgie d’injection et aux des stimuli négatifs lors der derniers jours de consommation d'alcool. Des nuisances légères sont attendues pour ce qui est des injections dans l’abdomen et/ou sous-cutanées des traitements antalgiques et anesthésiques.
Devenir
Les animaux ayant suivi l'ensemble des expériences auxquels ils sont destinés seront tous mis à mort afin de prélever les cerveaux soit pour analyse des tissues, soit pour analyse de l'activité des neurones après la mort. Cependant, dans notre projet, nous estimons à vingt à cinquante pour cent au maximum les animaux ne satisfaisant pas au critère comportemental (appétence pour l'alcool) nécessaire à la poursuite des expériences. Ceux-ci seront proposés pour être réutilisés dans le cadre de formations à l’expérimentation animale ou autre formation d’enseignement. La décision sera prise en concertation avec le vétérinaire réfèrent et/ou un membre de la Structure chargée du Bien Être des Animaux.
Remplacement
Il n’existe pas de méthodes alternatives n’impliquant pas d’animaux vivants qui permettront l’évaluation d’un comportement compulsif de prise d'alcool (comportement pour lequel on observe une continuation de la prise en dépit des conséquences négatives, un des critères diagnostic des addictions).
Réduction
Chez les animaux dont nous étudierons le comportement compulsif à la prise d’alcool différents scores d’activité comportementale seront relevés et les analyses des cerveaux de ces mêmes animaux prélevés en fin d’expérimentation permettront de déterminer également les pourcentages de neurones préférentiellement activés en fonction de nos conditions expérimentales. Le nombre d’animaux sera limité au nombre minimum nécessaire par groupe estimé sur la base d'expériences similaires. Pour une question d’organisation et de gestion des expérimentations, l’ensemble des animaux dont nous étudierons le comportement compulsif à la prise d’alcool sera traité au cours de sessions distinctes et successives pour n’avoir à suivre simultanément qu’un nombre restreint d’animaux à la fois.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en cycle inversé et seront isolé pour répondre aux besoins experimentaux du projet. Cependant, les grilles des cages ainsi que les portoirs seront ouverts, et les cages seront proches les unes des autres, permettant le maintien d’un certain nombre d’interactions sociales entre les animaux, ce qui limitera toute nuisance associée à un isolement plus strict. De plus ils recevront un enrichissement supplémentaire pour pallier cette individualisation. Ils seront hébergés pendant une semaine à leur arrivée pendant laquelle ils sont manipulés quotidiennement, avant le début des expérimentations (pendant une semaine) afin d’atténuer le stress pouvant être lié aux manipulations. Les chirurgies du cerveau seront réalisées sous anesthésie générale, après analgésie préalable des sites d’incision. Les yeux seront protégés de la dessication par application d’un gel ophtalmique. La température de l’animal sera maintenue constante par une couverture chauffante. En post-opératoire les animaux seront placés sous une lampe chauffante jusqu’à leur réveil avec contrôle de la température. Des injections d’eau glucosée seront réalisées pour faciliter le processus de récupération post-chirurgical. Les douleurs post-opératoires seront prévenues par un antalgique. L’intégrité du processus cicatriciel en post-opératoire sera renforcé par application d’une solution iodée après suture de la peau. A leur réveil les animaux seront retournés dans leur cage. En cas de signe d’alerte, l’alimentation sera supplémentée par une nourriture hypercalorique et hydratée fournie par l’animalerie. Le suivi quotidien et les pesées quotidiennes des animaux permettront de veiller à ce qu’ils ne souffrent pas et de mettre en place des stratégies de soins et des points limites adaptés.
Choix des espèces
Le rat est l’espèce adéquate car il existe un degré de similitude important avec le cerveau humain, notamment au niveau des réseaux de neurones sur lesquels portent notre étude, tant du point de vue anatomique que physiologique. Les registres comportementaux explorés sont facilement appréhendables dans cette espèce. Au début de l’étude, les rats seront de jeunes adultes (de 8 à 10 semaines, de 200 à 240 g), ce qui permettra de travailler sur un système cérébral stable, mature, qui n’évoluera pas au cours des expériences.