Souris
Caractérisation du rôle de régulateurs de l’intégrité génomique et du microenvironnement hépatique dans des modèles murins de stéatose-stéatohépatite et de cancer du foie. EU 2/2 – MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
4608 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des régimes gras et sucrés pendant six à douze mois pour reproduire une stéatose évoluant vers un cancer du foie, avec échographies sous anesthésie tous les quinze jours et, pour certaines, une chirurgie terminale. Une prise de poids importante, l'anesthésie répétée et le développement tumoral peuvent altérer leur état général. Le porteur justifie ce total de 4608 animaux par un calcul de puissance sans en détailler le résultat, sur un projet qui reste une caractérisation de mécanismes.
Objectifs
Chaque année, plus de 900 000 personnes sont diagnostiquées avec un cancer du foie et environ 800 000 personnes succombent à la maladie, ce qui en fait la troisième cause de décès par cancer dans le monde. En raison de l’épidémie mondiale de diabète et d’obésité, l’incidence de ce cancer ne cesse d’augmenter et malheureusement les options thérapeutiques restent limitées. Ce projet de recherche vise à définir le rôle d’acteurs clés dans le contrôle de l’intégrité génomique mais également du microenvironnement immunitaire hépatique lors du développement de maladies métaboliques telles que la stéatose et la stéatohépatite, qui peuvent conduire au cancer du foie ou carcinome hépatocellulaire. (MODIFICATION) L'ajout des prélèvements sanguins nécessite une modification du projet sans ajout d'animaux.
Bénéfices attendus
Les stratégies thérapeutiques mises en jeu dans la lutte contre le cancer du foie sont à l’heure actuelle très limitées et souffrent d’un manque de compréhension (1) des mécanismes cellulaires et moléculaires mis en jeu dans le contrôle du potentiel prolifératif des hépatocytes (cellules majoritaires du foie) et (2) du rôle du microenvironnement immunitaire, lors du développement de ce cancer, notamment dans un contexte de perturbations métaboliques. Les résultats de ce projet devraient nous permettre de mieux caractériser le rôle de ces différents mécanismes et acteurs dans la maladie, de développer de nouveaux outils diagnosticet pronostic dans la prise en charge du cancer du foie et conduire également dans un futur proche à l’émergence de nouvelles pistes thérapeutiques.
Procédures
Une partie des animaux recevra une injection intraveineuse unique sous anesthésie générale permettant l’expression d’un gène d’intérêt (1 fois, 5 minutes/animal). Tous les animaux seront soumis à différents régimes alimentaires modifiés (enrichi en gras, sucre, etc.) permettant de reproduire la pathologie étudiée pour une durée de 6 à 12 mois selon les régimes. Une partie de ces animaux sera suivie par échographie hépatique sous anesthésie générale pendant 10 minutes tous les 15 jours (8 à 12 échographies en moyenne par souris) (MODIFICATION: et trois prélèvements sanguins seront réalisés sur ces animaux au cours du projet (3 fois, 1 minutes, animal vigile)]. Une autre partie des animaux sera impliquée dans une chirurgie terminale sous anesthésie et analgésie (15 minutes par animal). (MODIFICATION :Un prélèvement sanguin de plus grand volume sera réalisé sur animal anesthésié et analgésié en fin de projet (1 fois, 2 minutes)). Une partie des animaux sera sujette à un transport entre centres de recherche. L’ensemble des animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire.
Impact sur les animaux
Dans le cadre de ce projet nous procéderons à une injection sous-cutané et un certain inconfort ou stress, limité dans le temps (passage de l’aiguille au travers de la peau et du péritoine) pourra être ressenti par les animaux. Par ailleurs, du fait des différents régimes alimentaires auxquels seront soumis les animaux, une prise de poids importante est attendue, pouvant modifier la mobilité et le comportement des animaux. L’anesthésie pourra engendrer une baisse de la thermorégulation et dans de rares cas une détresse cardio-respiratoire. Enfin, du fait d’un développement tumoral attendu au niveau du foie, les animaux pourraient être sujets à une altération de leur état général. (MODIFICATION : De la douleur légère de courte durée peut être ressentie au point de prélèvement pour les prélèvements sanguins. Dans de très rares cas une perte de sang hémorragique peut être observée).Le transport des animaux entre les deux établissements utilisateurs impliqués peut aussi être stressant pour les animaux.
Devenir
Pour ce projet de recherche, des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem et cela implique donc l’euthanasie (par une méthode réglementaire) de l’ensemble des animaux (4608).
Remplacement
Pour la réalisation de ce projet, l'utilisation d'animaux vivants, en l’occurrence ici le modèle murin, est indispensable car il constitue le seul modèle préclinique qui permette d’invalider ou d’induire l’expression de gènes de manière tissu-spécifique pour caractériser l’implication de ces derniers dans les mécanismes moléculaires induisant la séquence stéatose/stéatohépatite/carcinome hépatocellulaire. Par ailleurs, le foie est un organe composé de plusieurs types cellulaires. La transformation hépatocytaire requiert des interactions complexes avec le microenvironnement cellulaire mais aussi l’environnement métabolique et les autres organes pathologiques, notamment lors de la stéatose non alcoolique du foie. L’usage exclusif de lignées cellulaires ne permettrait donc pas d’appréhender cette problématique dans sa globalité.
Réduction
4608 animaux seront utilisés dans ce projet, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats. Nous pourrons être amenés à manipuler moins de souris si l’effet observé s’avère significatif au cours des premières expériences. L’étude sera arrêtée si l’expérience initiale invalide l’hypothèse de travail. Plusieurs tissus seront prélevés et soumis à diverses analyses (immunologiques, histologiques ou de biologie cellulaire et moléculaire) pour extraire le maximum de données de chaque expérimentation.
Raffinement
L'ensemble de ce projet a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal. Les animaux provenant de l’extérieur seront acclimatés une semaine au sein de l’animalerie. Les animaux seront observés quotidiennement afin de respecter leur bien-être. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Le milieu est enrichi avec plusieurs enrichissements. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.). Toute manipulation invasive sera précédée d’une courte anesthésie générale. Le niveau d’anesthésie sera régulièrement contrôlé tout au long de la procédure par test des réflexes et de la respiration et pour prévenir d'une potentielle hypothermie les animaux seront placés sur une plaque chauffante. La mise en place d’une grille de suivi strict des points limites permettra d’éviter au maximum le stress et/ou la douleur au cours de l’expérimentation. Dans le cas où un point limite sera atteint avant la fin de l’expérimentation, l’euthanasie anticipée de l’animal sera faite. Enfin une veille scientifique continue sera effectuée, évitant ainsi toute expérimentation déjà rapportée dans la littérature.
Choix des espèces
Pour la réalisation de ce projet, l'utilisation d'animaux vivants est indispensable pour déterminer les mécanismes moléculaires conduisant au carcinome hépatocellulaire. Nous avons choisi la souris, car en plus de partager plus de 90 pourcents de gènes communs avec l’homme, il existe pour cette espèce des modèles génétiquement altérés pertinents pour l'étude. Les souris utilisées pour ce projet de recherche sont de jeunes adultes (6 semaines de vie) afin de disposer d'un foie largement engagé dans un état de différenciation avec un système immunitaire en fin de maturation. A ce stade, le tissu hépatique garde une capacité de prolifération en réponse à différents stimuli environnementaux, capacité essentielle notamment dans la régulation des lésions hépatiques qui prennent place dans la séquence stéatose/stéatohépatite.
DPP3, allogreffe et cardiotoxicité
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Des souris donneuses sont tuées pour prélever leur moelle osseuse, aussitôt injectée en rétro-orbitaire à des souris receveuses sous anesthésie, 288 souris au total étant utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les receveuses subissent ensuite des prélèvements sanguins rétro-orbitaires répétés et des échographies cardiaques pour suivre l'atteinte du cœur. Le projet étudie une enzyme impliquée dans la dysfonction cardiaque après greffe de moelle. Toutes les souris sont tuées pour le prélèvement du cœur, des poumons, du foie et des reins.
Objectifs
Les infections sévères, notamment sepsis, sont un problème majeur de santé publique qui touche près de 50 millions de personnes chaque année dans le monde. Le sepsis entraîne une dysfonction cardio-circulatoire qui se définit par : un dérèglement de l’endothélium, une vasodilation excessive et une chute de la pression artérielle. De plus, le sepsis est associé à un dérèglement de tous les composants de l’immunité conduisant à une immunodépression (diminution des défenses immunitaires). Cela conduit à long terme à de graves défaillances d’organes. Les enképhalinases sont des enzymes dégradant les peptides opioïdes, qui interviennent dans la régulation de la pression artérielle. Notre laboratoire s’intéresse principalement à une enzyme impliquée dans les dysfonctions cardio-circulatoires avec un effet inotrope négatif (diminution de la force du battement du cœur) et vasodilatateur. Des études ont montré que l’enzyme, fortement exprimée par toutes les cellules tumorales, pouvait promouvoir la prolifération et l’invasion tumorale. Ainsi il a été démontré qu’une expression élevée de cette enzyme dans la tumeur est associée à un taux de mortalité plus important des patients avec tumeurs malignes. Dans des modèles expérimentaux de cardiotoxicité induite par les anthracyclines, une surexpression de l’enzyme a été observée dans la moelle osseuse et le cœur, précédant la dysfonction cardiaque. Une augmentation des niveaux de l’enzyme a été relevée chez les patients allogreffés, suggérant un lien entre l’enzyme et la cardiotoxicité post-allogreffe ; Par ailleurs, bien que le sexe masculin soit un facteur de risque de maladies cardiovasculaires communément décrit en population générale, certaines études suggèrent que les femmes auraient un risque plus important d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque chez les patients allogreffés. Le dimorphisme sexuel pourrait influencer l’impact de l’enzyme, notamment en raison du rôle des œstrogènes augmentant l’expression de l’enzyme ou encore des différences pharmacocinétiques des chimiothérapies variable selon le sexe. Notre projet a donc pour but de comprendre s’il existe un lien entre enképhalinase et système immunitaire dans un contexte de dysfonction cardio-circulatoire. Pour cela, nous allons étudier le rôle de l’enzyme dans la physiopathologie de la dysfonction cardiaque survenant dans l'allogreffe de cellules souches hématopoïétiques à l'aide d'un modèle murin pré-clinique d'allogreffe.
Bénéfices attendus
La physiopathologie de la dysfonction cardiaque survenant après une allogreffe reste encore peu explorée, bien qu’elle soit fréquente et puisse aggraver le pronostic des patients. Une meilleure compréhension de ces mécanismes pourrait rapidement permettre, à court et moyen terme, d’identifier des facteurs de risque précoces et d’adapter la surveillance et la prise en charge clinique des patients. À plus long terme, ces recherches contribueraient également à améliorer la pratique médicale et à développer des stratégies préventives en cardio-oncologie.
Procédures
Les animaux seront soumis à plusieurs interventions : les souris "receveuses" recevront en intra péritonéal un traitement. La durée de l’injection sera d’environ 10 secondes par souris. Les souris « donneuses » seront prélevées au niveau des tibias et fémurs après leur mise à mort (5min x1). L’injection de la moelle osseuse aux souris « receveuses » se fera sous anesthésie générale en rétro-orbitaire (5min x1). Post-greffe, un prélèvement sanguin sous anesthésie générale supplémenté par un collyre analgésiant et des échocardiographies seront réalisés (5min x 5) pour suivre leur fonction cardiaque.
Impact sur les animaux
Les animaux seront sujets à différentes injections : intra-péritonéales pour les anesthésies et les médicaments et rétro-orbitaire pour la greffe de cellules de moelle osseuse. Ces injections pourront induire un stress et une gêne chez l’animal. Des prélèvements sanguins en rétro-orbitaire seront réalisés sous anesthésie générale et en appliquant préalablement un collyre analgésiant. Les prélèvements en rétro-orbitaire pourrait générer un stress et une douleur chez l’animal. Les prélèvements seront effectués en alternant l’œil à chaque fois afin de minimiser les risques de traumatisme oculaire chez la souris.
Devenir
Mise à mort des animaux suite au prélèvement rétro-orbitaire pour permettre la récupération des organes (cœur, poumon, foie, rate, rein gauche et rein droit) ainsi que de la moelle osseuse pour des futurs analyses.
Remplacement
L'objectif principal est d'étudier le rôle de l’enzyme dans la physiopathologie de la dysfonction cardiaque survenant dans l'allogreffe de CSH (cellules souche hématopoïétique) à l'aide d'un modèle murin pré-clinique d'allogreffe, en tenant compte du dimorphisme sexuel de l’enzyme. Les modèles in vitro et organoïdes ne peuvent mimer les phénomènes pathophysiologiques systémiques mis en jeu dans la maladie, d'où la nécessité d'utiliser un modèle in vivo.
Réduction
Les groupes expérimentaux ont été conçus de façon à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés. Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé par calcul statistique pour mettre en évidence une différence significatif entre les groupes. Notre critère de jugement principal sera la diminution de la fraction de raccourcissement du ventricule gauche (paramètre indiquant une dysfonction de la contraction cardiaque). La taille de l’échantillon (sample size) a été calculée en utilisant “The Cohen’s d calculation”. Prenant en considération un seuil de signification de p
Raffinement
Des points limites adaptés et une surveillance quotidienne des animaux permettent de prévenir toute forme de souffrance des animaux. Les protocoles expérimentaux se feront sous anesthésie générale (kétamine 80-100 mg/kg) afin d’éviter le plus possible une quelconque douleur chez l’animal. Lorsque l’animal sera totalement endormi (test du reflexe à la patte), l’animal sera placé sur une plaque chauffante à 37°C. Un collyre analgésique (tétracaïne 1%) sera utilisé avant chaque injection et prélèvement rétro-orbitaire. Les animaux seront surveillés quotidiennement par les expérimentateurs et/ou le personnel de l’animalerie. L’optimisation du protocole inclura une seule anesthésie (kétamine 100 mg/kg) permettant l’évaluation de la fonction cardiaque par échocardiographie et le prélèvement sanguin.
Choix des espèces
Le modèle murin présente de nombreux avantages pour notre projet de recherche. Elles partagent une grande homologie génétique et physiologique avec les humains, ce qui permet de mieux comprendre les processus biologiques et les maladies chez l’humain. Ensuite, les souris se reproduisent rapidement et sont relativement peu coûteuses à élever, ce qui permet d'obtenir rapidement des cohortes expérimentales. Outre sa petite taille et son hébergement aisé, le modèle de dysfonction cardiaque aigue comporte de nombreuses similitudes avec la dysfonction cardiaque chez l’Homme. Les souris transgéniques enképhalinases sont viables et asymptomatiques, elles se reproduisent normalement. Leur phénotype n’est pas dommageable
Evaluation de l’effet antithrombotique et de l’impact sur l’hémostase d’un agent thérapeutique ciblé amélioré
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Soumises à une chirurgie et à des injections, parfois jusqu'à une coupure de l'extrémité de la queue, 640 souris vont être utilisées dans des procédures dont la souffrance va de nulle sous anesthésie à sévère. Certaines subissent des interventions de 40 minutes à près de deux heures sans réveil, d'autres présentent apnées, respiration haletante ou saignements provoqués par les molécules de référence. L'objectif est de tester un agent antithrombotique censé réduire le risque de saignement par rapport aux traitements actuels. Ce bénéfice reste renvoyé au long terme, face à des thromboses et des hémorragies infligées ici et maintenant à 640 animaux.
Objectifs
La thrombose est un processus pathologique dû à du sang qui coagule, forme un caillot (ou thrombus) et obstrue le vaisseau. Il en résulte un défaut d’apport en oxygène, ou une accumulation de sang en amont et en fonction des organes atteints, comme le cœur, les poumons ou le cerveau, c’est une urgence vitale. Il existe des traitements comme les anticoagulants ou les thrombolytiques, qui visent à détruire le thrombus. Mais malgré les traitements actuels, l’efficacité reste limitée, avec un taux de mortalité ou de morbidité qui restent importants. Les complications chroniques sont fréquentes à cause d’un thrombus résiduel qui diminue drastiquement la qualité de vie du patient et est un fardeau économique pour la société. À cela s’ajoutent des effets indésirables des traitements comme le risque de saignement ou la toxicité cérébrale. L’objectif du projet est de tester une nouvelle approche thérapeutique ciblée, fondée sur des agents améliorés. Ces agents, ciblant spécifiquement un composant du thrombus, la fibrine, et couplés à un anticoagulant ou à un agent thrombolytique, visent à traiter localement la thrombose tout en limitant le risque de saignement.
Bénéfices attendus
Cette étude devrait nous permettre : -De mettre en évidence une réduction de la thrombose dans des modèles expérimentaux. -De mettre en évidence un effet des agents améliorés sur l’hémostase moins important que celui des traitements de référence, donc un risque de saignement réduit et acceptable. -De déterminer la durée et l’intensité de l’action des agents améliorés. Ce projet pourrait permettre à long terme d’améliorer la prise en charge des patients atteints de thrombose et de réduire les séquelles associées.
Procédures
Un groupe de souris est soumis à une injection sur animal vigile (30 s). Certaines souris anesthésiées sont soumises à une chirurgie et deux injections, sans réveil de l’animal (entre 40 min et 1h45). Certaines souris anesthésiées sont soumises à une chirurgie, maximum deux prélèvements de sang et deux injections (30 min). Certaines souris anesthésiées sont soumises à une injection puis à une coupure de l’extrémité de la queue (35 min).
Impact sur les animaux
Pour toutes les procédures, un stress dû à la contention peut apparaître. Une des complications attendues est un impact de l’anesthésie sur le rythme respiratoire (irrégulier ou apnée) ainsi que des risques de saignement au site d’incision. D’éventuelles douleurs peuvent apparaître lors du réveil de l’animal et dans les heures suivantes. Dans les procédures de thromboembolisme, une apnée de plus d’1 minute peut être observée. L’animal peut également présenter une respiration haletante. Dans la thrombose veineuse, on peut observer des douleurs au niveau de la plaie, une altération de la motricité et de la locomotion. Dans l’ensemble des procédures, des saignements dû à la nature des molécules de références peuvent apparaître.
Devenir
A l’issue des procédures, les animaux sont mis à mort. Les prélèvements réalisés ne sont pas compatibles avec un réveil des animaux suite aux PE.
Remplacement
L’objectif de ce projet est d’évaluer une approche thérapeutique ciblée améliorée, reposant sur le développement d’agents agissant sur la thrombose. Les deux pathologies étudiées (thrombose veineuse et artérielle) étant des processus particulièrement complexes faisant intervenir plusieurs types cellulaires ainsi que des conditions de flux (vaisseau, pression artérielle, flux sanguin), il est impossible de totalement substituer les modèles animaux par des modèles in vitro. Les principaux modèles in vitro permettent d’étudier la formation de thrombus sous flux contrôlés sur des surfaces induisant une thrombose, mais dans des conditions très simplifiées, sans endothélium fonctionnel et avec une architecture vasculaire artificielle. Ils ne peuvent donc pas reproduire la complexité d’un organisme vivant ni prédire de façon fiable la réponse globale des agents testés, ce qui justifie le recours à un modèle in vivo pour répondre à notre question scientifique. Les agents améliorés ont été préalablement testés dans des modèles in vitro sur sang humain afin de valider l’efficacité antithrombotique et anticoagulante des molécules avant de les tester in vivo. Obtenir des données chez la souris est nécessaire pour poursuivre le développement de ces agents, vers un potentiel essai clinique.
Réduction
Le projet se fera par étapes. Le nombre de souris par groupe est réduit au minimum pour l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Afin de limiter le nombre de souris, nous réaliserons une première procédure visant à mettre en évidence l’effet d’un de nos agents sur la thrombose déjà formée. Si aucun effet n’est observé, le développement de cet agent sera stoppé. De plus, lorsque des prélèvements sanguins sont nécessaires, ils ne seront effectués que si l’agent est encore présent dans l’échantillon collecté au temps précédent.
Raffinement
Une période d’acclimatation de 14 jours entre l’arrivée des souris à l’animalerie et leur utilisation sera respectée. Une habituation à la manipulation est prévue 5 jours avant le début des expérimentations. Le stress et la douleur de tous les animaux utilisés dans ce projet seront diminués au minimum : •Par l’hébergement dans des cages en groupes sociaux. Ces cages seront munies de divers enrichissement ce qui permet aux souris d’organiser leur environnement selon leurs besoins. •Par des mesures péri-opératoires permettant de réduire les douleur et souffrances à leur minimum. •Des points limites ont été établis, permettant de soustraire les animaux à toute douleur ou souffrance inutile.
Choix des espèces
La souris est un animal pour lequel les modèles d’études in vivo sont maîtrisés, notamment les modèles d’hémostase et de thrombose. Elle est la plus adaptée pour ce projet, car les mécanismes de thrombose et d’hémostase y sont très bien connus et très proches de ceux de l’être humain. De plus, les médicaments contre la thrombose efficaces utilisés actuellement chez l’Homme ont prouvé leur efficacité dans des modèles de thrombose chez la souris, ce qui nous permet de comparer nos agents aux traitements actuellement utilisés en clinique. Dans toutes les procédures, les souris seront utilisées au stade adulte entre 2 et 6 mois. Cet âge correspond à la période utilisant des souris pubères et ne présentant pas encore de vieillissement. Le vieillissement des animaux n’est pas souhaitable car il introduit des variabilités physiologiques majeures qui pourraient masquer les effets spécifiques de nos ADCs. Les animaux pubères sont préférables car ils présentent un système cardiovasculaire et hémostatique physiologique, sans comorbidités.
Mise en place d’un modèle murin de neuroblastome, avec suivi longitudinal par bioluminescence, pour mettre en évidence de nouvelles stratégies thérapeutiques.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Jusqu'à vingt anesthésies et vingt injections intrapéritonéales par animal, 180 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chacune reçoit par chirurgie une greffe de cellules de neuroblastome humain dans la glande surrénale, avec incision, sutures et palpations répétées de la tumeur. Le neuroblastome étant un cancer de l'enfant, les greffes sont réalisées sur des souris âgées de cinq à six semaines. Le porteur retient la souris pour la proximité de son génome avec celui de l'humain et la disponibilité de nombreux modèles.
Objectifs
Le neuroblastome est le cancer pédiatrique le plus fréquent chez le jeune enfant. Parmi les mutations génétiques impliquées dans ce cancer certaines sont de très mauvais pronostic. Actuelllement aucun modèle murin de neuroblastome permettant un suivi dans la durée de la croissance tumorale n'est mis au point afin de valider les gènes mis en évidence dans le développement des neuroblastomes. C'est pourquoi ce projet vise à mettre au point ce type de modèle en utilisant des lignées de neuroblastome humain mimant les conditions de plus mauvais pronostic.
Bénéfices attendus
L’un des axes de lutte contre le Cancer est d’empêcher l’initiation tumorale et de lutter contre la progression tumorale et la récidive. Ce projet permettra d’avoir un modèle afin de mettre en évidence l’implication des gènes d’intérêt dans le développement des différents types de tumeur et de proposer de nouveaux protocoles thérapeutiques à moyen terme. De plus ce modèle permettant un suivi longitudinal cela permettra de réduire le nombre d'animaux et de visualiser le potentiel métastatique de ces modifications.
Procédures
Les animaux seront soumis à une chirurgie sous anesthésie, afin de réaliser la greffe des cellules tumorales. Cela durera environ 15 minutes, de l'endormissement jusqu'au réveil des animaux, et ne sera pas répété. Le suivi de la croissance tumorale nécessitera également une anesthésie volatile d'environ 15 minutes. Cela pourra être répété jusqu'à 20 fois sur la durée du protocole. De plus il y aura une injection en intrapéritonéale précédent chaque suivi de la croissance tumorale, jusqu'à 20 fois lors de ce protocole. La durée de la contention liée à la piqure est inférieure à 30 secondes. Enfin la greffe se fera dans la glande surrénale qui est le site préférentiel de développement des neuroblastomes chez l'Homme.
Impact sur les animaux
Lors de ce protocole les animaux vont subir dans un premier temps une greffe de cellules nécessitant une anesthésie générale volatile qui pourra générer du stress. De plus l’incision de la peau et du péritoine, ainsi que les sutures pourront générer de la douleur. Les injections d’antalgiques en sous-cutané, pré et post-opératoire, pourront engendrer une légère douleur. L’imagerie des animaux afin de suivre l’évolution de la luminescence pourra générer du stress (lié à l’anesthésie volatile) et une légère douleur liée à l’injection de la solution de substrat luminescent en intra-péritonéal. Une palpation au niveau du rein injecté pour pouvoir évaluer le volume de la tumeur sera réalisée, ce qui pourra générer un stress lié à la contention de l’animal. De plus les animaux pourront ressentir un stress léger lors des pesées.
Devenir
Tous les animaux de la procédure seront mis à mort car les prélèvements à réaliser ne permettent pas le maintien en vie de l'animal (tumeur, organes principaux comme le foie, les poumons, les reins, le cerveau notamment.
Remplacement
Les travaux sur des modèles cellulaires ont permis de mettre en évidence des gènes pouvant représenter des cibles thérapeutiques dans le cas des neuroblastomes. Des études sur des modèles cellulaires ont été réalisées au préalable. Pour démontrer définitivement l'implication de ces gènes dans la maladie et leur potentiel thérapeutiques l'utilisation d'un modèle complexe chez l'animal est nécessaire. C'est pour cela que le but de ce projet est de développer un modèle de neuroblastome, avec suivi longitudinal, en réalisant des greffes de cellules humaiones de neuroblastome chez la souris.
Réduction
Le but de ce protocole est de mettre au point un modèle murin de neuroblastome, permettant un suivi longitudinal. Pour cela 3 lignées représentant trois stades différents de neuroblastome ont été sélectionnées. Un suivi longitudinal sera réalisé, ce qui permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Les greffes de cellules humaines de neuroblastome dans la glande surrénale seront réalisées en séquentiel. Ce modèle permettra ensuite de valider le rôle de gènes d’intérêt dans la croissance tumorale des neuroblastomes et de visualiser le potentiel métastatique afin de proposer de nouveaux choix thérapeutiques. Le nombre d'animaux utilisé dans ce projet a été calculé pour que les données générées soient suffisamment robustes pour ne pas nécessité de répéter ce projet ultérieurement
Raffinement
Dès leur arrivée dans l’animalerie les animaux bénéficieront d’une période d’acclimatation et d’habituation au(x) expérimentateur(s) de 7 jours. Les animaux seront pesés une fois par semaine en début de protocole puis deux fois par semaine ensuite. Cette pesée entre dans le cadre du suivi de l’état général des souris. Les animaux seront observés lors du change par le personnel animalier et deux à trois fois par semaine par les expérimentateurs. Une liste précise permettant de quantifier les signes éventuels de souffrance sera alors utilisée afin d’évaluer si les animaux présentent des signes de souffrance ou d’atteinte d’un point limite. Les animaux seront hébergés en groupe de 5 souris par cage et chaque cage présentera des enrichissements comme du coton de nidation, des batônnets de bois et éventuellement des tunnels. De la litière en cellulose sera utilisée pour les animaux dépourvus de fourrure.
Choix des espèces
Le modèle murin est un modèle de choix pour les études sur l'animal car le génôme de la souris est très proche de celui de l'Homme. De plus de nombreux modèles ont été développés chez la souris. Pour ce projet un modèle innovant de neuroblastome sera réalisé, avec des greffes de cellules humaines de neuroblastome représentant différents types de tumeurs, de mauvais pronostic. Le neuroblastome étant un cancer pédiatrique les greffes seront réalisées chez des animaux jeunes (âgés entre 5 et 6 semaines), à la fois chez des mâles et des femelles, en fonction du sexe des cellules utilisées.
Évaluation de 3 nouveaux candidats de radiothérapie interne vectorisée, ciblant le récepteur à l’apeline dans différents modèles murins de tumeurs.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
2040 souris vont être utilisées, chacune portant une tumeur implantée par injection ou par chirurgie puis soumise à des séances d'imagerie sous anesthésie répétées jusqu'à quatre fois par semaine. Les procédures impliquent un niveau de souffrance allant jusqu'à sévère pour 1200 d'entre elles, avec anesthésies répétées, douleurs postopératoires et gêne croissante liée à la tumeur au cerveau, aux poumons ou au ventre. Le projet évalue trois candidats de radiothérapie interne censés cibler les tumeurs tout en épargnant les tissus sains. Les souris porteuses de tumeurs sont tuées pour analyse, celles qui n'en développent pas étant gardées en vie pour un autre projet.
Objectifs
Ce projet vise à créer un nouveau traitement contre le cancer en utilisant la radioactivité ciblée. L'idée est d'envoyer de petites doses de rayonnement directement au cœur des tumeurs pour les détruire, tout en épargnant les tissus sains. Le problème actuel Aujourd'hui, nous utilisons déjà des petites molécules pour transporter la radioactivité vers les tumeurs. Le problème, c'est qu'elles sont éliminées beaucoup trop vite par l'organisme (par les urines). Elles n'ont donc pas le temps de bien se fixer sur la tumeur pour la détruire efficacement. Notre solution : Le "Vecteur à deux mains" Pour corriger cela, nous développons un nouvel outil (appelé nanobody) qui fonctionne comme s'il avait deux mains : Une main pour s'accrocher à la tumeur : elle reconnaît une signature spécifique à la surface des cellules cancéreuses. Une main pour s'accrocher au sang : elle s'agrippe à une protéine naturellement présente dans le sang pour s'en servir comme d'un "bus". Cela permet au médicament de rester circulant beaucoup plus longtemps au lieu d'être éliminé tout de suite. Comment allons-nous procéder ? Pour vérifier que cette idée fonctionne, nous allons comparer quatre outils différents : Le modèle classique (qui est éliminé vite). Un modèle qui s'accroche mieux à la tumeur mais circule peu. Un modèle qui circule longtemps mais ne vise pas la tumeur. Notre candidat final : celui qui sait à la fois voyager longtemps et s'accrocher fermement au cancer. Les étapes du projet En laboratoire : On prépare nos outils et on vérifie qu'ils sont bien "armés" avec la radioactivité. L'étude du voyage : On observe chez la souris comment l'outil se déplace dans le corps et s'il trouve bien le chemin de la tumeur. L'efficacité : On vérifie si ce nouveau traitement permet réellement de réduire la taille des tumeurs et d'améliorer la santé des animaux.
Bénéfices attendus
Le but de cette recherche est de créer une nouvelle arme contre des cancers très agressifs et difficiles à soigner, comme ceux du cerveau (glioblastome) ou du pancréas. (1). Une avancée pour la médecine Actuellement, nous savons utiliser certaines molécules pour "voir" les tumeurs grâce à l'imagerie. Ce projet propose d'aller plus loin : transformer ces outils de diagnostic en véritables outils de soin. Au lieu de simplement montrer où est le cancer, notre molécule servira de véhicule pour transporter un traitement radioactif capable de détruire les cellules malades de l'intérieur. (2). Un traitement plus précis et moins toxique L'un des grands défis de la radiothérapie est d'éliminer la tumeur sans abîmer les organes sains autour. En apprenant à notre "véhicule" à rester plus longtemps dans le sang et à mieux s'accrocher au cancer, on s'assure que la radioactivité se concentre là où elle est utile. C'est ce qu'on appelle la médecine de précision : un traitement sur-mesure, plus efficace et mieux toléré par le patient. (3). Une étape clé avant les tests sur l'humain En testant cette solution sur des modèles qui imitent la réalité de la maladie (avec un système immunitaire actif), nous préparons le terrain pour de futurs essais chez l'homme. Cela permet de vérifier la sécurité et l'efficacité du traitement avec une grande fiabilité. 4. Un moteur pour l'innovation locale Enfin, ce travail ne reste pas enfermé dans un laboratoire. Il est soutenu par des organismes qui aident à transformer les découvertes scientifiques en solutions concrètes. S'il réussit, ce projet pourra déboucher sur la création de brevets et de nouveaux médicaments produits par l'industrie, faisant de notre région un acteur majeur de la lutte contre le cancer.
Procédures
Chaque animal aura : (1) Une mise en place du modèle tumoral sous anesthésie générale : soit par injection sous-cutanée (procédure d'environ 5 min), soit par chirurgie (procédure de 15 à 45 min). (2) Une série d'imageries sous anesthésie générale avec une injection dans la veine de la queue du traceur, durée moyenne : 5 min pour l'injection et 30 minutes pour l'imagerie par session, fréquence maximale : 4 par semaine pendant 2 semaines, ou 1 par semaine pendant 2 mois. (3) Des contentions sur souris vigile 1 à 2 fois par semaine pour mesurer la croissance des tumeurs, environ 2-3 min. (4) Des prélèvements sanguins au niveau de la queue sous anesthésie générale en même temps que les imageries pour limiter le nombre d'anesthésies (temps de prélèvement 1 à 2 min, fréquence : 4 prélèvement le premier jour à 20 minutes d'intervale, puis 1 prélèvement par jour pendant 6 jours).
Impact sur les animaux
Dans ce projet, l'inconfort pour les animaux peut venir de deux sources : les interventions de l'équipe scientifique et le développement naturel de la maladie. (1). L'inconfort lié aux examens et aux soins Pour tester le traitement, nous devons faire des injections et de petites prises de sang (l'équivalent d'une goutte). Même si ces gestes sont rapides, ils peuvent causer un léger stress ou de petites marques sur la peau. De plus, pour que les images (scanners) soient nettes, les animaux doivent être endormis. Ces anesthésies répétées peuvent fatiguer leur organisme ou rendre leur réveil un peu plus difficile. (2). L'inconfort lié aux interventions chirurgicales Pour certains types de cancers situés à l'intérieur du corps, une petite opération est nécessaire. Comme pour un humain, cela peut provoquer des douleurs juste après l'intervention, des risques de fatigue ou de petites infections au niveau de la cicatrice. (3). L'inconfort lié à l'évolution de la maladie Au fur et à mesure que la tumeur grandit, elle peut gêner l'animal de différentes façons selon l'endroit où elle se trouve : (a) Au cerveau : Elle peut causer des difficultés à se déplacer, des tremblements ou une perte d'appétit. (b) Aux poumons : Elle peut rendre la respiration plus lourde ou plus rapide. (c) Au ventre (pancréas, côlon, prostate) : Elle peut gêner la digestion, provoquer un gonflement du ventre ou des difficultés pour uriner. (d) Au sein : Elle peut créer une gêne physique due à son volume ou fatiguer l'organisme.
Devenir
Les animaux qui développeront des tumeurs seront mis à mort, car ils ne peuvent être soignés et leurs organes et tumeurs seront prélevés afin de faire des analyses post mortem et de potentialiser le maximum d'informations que l'on pourra retirer de cette étude. Les animaux ne développant pas de tumeurs seront gardés en vie et pourront être réutilisés dans un autre projet.
Remplacement
Pour savoir si un médicament contre le cancer fonctionne, il ne suffit pas de regarder s'il tue les cellules dans une éprouvette. Il faut comprendre comment il voyage dans le sang, comment il évite les pièges du corps et s'il arrive à trouver sa cible sans être éliminé trop vite par les reins. Aujourd'hui, aucun ordinateur ni aucun test en laboratoire ne peut reproduire fidèlement cette complexité d'un corps vivant. Pour utiliser le moins d'animaux possible, nous effectuons un tri drastique en amont : (1) Vérification des cibles : Nous ne travaillons qu'avec des cellules dont nous sommes certains qu'elles portent la "serrure" (le récepteur) que notre médicament doit ouvrir. (2) Tests de laboratoire préalables : Avant d'être testé chez la souris, chaque nouveau médicament doit prouver son efficacité dans des tubes à essais. Si la molécule ne s'accroche pas parfaitement aux cellules en laboratoire, elle est abandonnée et n'est jamais testée sur l'animal. Nous utilisons des modèles de souris spécifiques qui permettent soit d'étudier des tumeurs humaines, soit d'observer comment les défenses naturelles (le système immunitaire) réagissent au traitement. C'est cette précision qui nous permet d'obtenir des résultats fiables tout en limitant le nombre d'études nécessaires.
Réduction
Grâce aux caméras de haute technologie (l'imagerie), nous pouvons suivre l'évolution d'une tumeur chez la même souris tout au long de l'étude. Autrefois, il fallait sacrifier des groupes d'animaux à chaque étape pour comprendre ce qu'il se passait. Aujourd'hui, une seule souris nous donne des informations sur plusieurs semaines, ce qui divise massivement le nombre d'animaux nécessaires. Nous ne lançons pas d'études au hasard. Avant de passer à l'étape animale, nous effectuons de nombreux tests en éprouvette. Si nous connaissons déjà bien un modèle de cancer grâce à nos travaux précédents, nous sautons les étapes de mise au point pour aller directement à l'essentiel. Cela évite d'utiliser des animaux pour des étapes de préparation inutiles. Nous utilisons des outils statistiques pour calculer exactement combien d'animaux sont nécessaires pour que nos résultats soient vrais et incontestables : Pour l'étude du voyage du médicament : Nous avons calculé qu'il nous faut environ 10 souris par groupe pour comparer nos 4 molécules de manière fiable. Pour l'étude de l'efficacité du traitement : Nous utilisons 12 souris par groupe. Ce nombre est un peu plus élevé pour nous permettre de suivre la survie des animaux sur le long terme et de garantir que nos conclusions sur l'efficacité du soin sont solides. En résumé, chaque animal compte. Nous n'utilisons que le strict minimum pour garantir que les futurs traitements pour les patients seront basés sur des preuves scientifiques indiscutables.
Raffinement
Le "Raffinement" consiste à mettre en place toutes les mesures possibles pour réduire le stress et la douleur des animaux durant l'étude. (1). Un cadre de vie plus agréable. Pour que les souris se sentent bien, nous aménageons leurs cages avec des accessoires : petites maisons, coton pour faire des nids et tunnels pour se cacher. Si une souris est un peu fatiguée, nous lui facilitons la vie en plaçant une nourriture spéciale (plus molle ou sous forme de gelée) directement au sol pour qu'elle puisse manger sans faire d'effort. Les souris sont hébergées par groupe de 5 afin d’avoir un contact social nécessaire à l’espèce et sont laissées tranquilles pendant une période d’au moins 7 jours lors de leur arrivée pour qu’elles s’habituent à leur nouvel environnement. La zone d’hébergement et d’expérimentation est une zone très propre sans aucun microbe : tout le matériel est stérilisé, le flux d’air est filtré et indépendant pour chaque cage, l’eau de boisson est filtrée et la nourriture est irradiée, afin d’avoir un environnement complètement sain pour nos souris avec un système immunitaire déficient. (2). Une gestion rigoureuse de la douleur et des soins. Contre la douleur : Pour chaque opération, nous utilisons plusieurs types d'antidouleurs. C'est comme pour une chirurgie humaine : nous combinons des médicaments qui agissent sur tout le corps avec des produits anesthésiants appliqués directement sur la zone de l'opération. Soins attentifs : Nous surveillons très précisément la cicatrisation. Si un signe d'infection apparaît, nous donnons des antibiotiques après avis d'un vétérinaire. Maintien de la chaleur : Comme l'anesthésie a tendance à refroidir le corps, les souris sont systématiquement installées sur des tapis chauffants pendant les examens et jusqu'à leur réveil complet. (3). Une surveillance de chaque instant. Les souris sont visitées chaque jour et 2 fois par semaine, nous utilisons une grille de suivi pour noter l'état de santé de chaque animal. Nous avons fixé des limites très claires : si un début de mal-être est perçu, des actions adaptées à la cause sont mises en place, comme des antalgiques, des pommades cicatrisantes, de la nourriture plus appétissante, des antibiotiques ; et si une souris perd trop de poids ou si elle commence à avoir de vraies difficultés à respirer ou à se déplacer, nous prenons la décision de l'endormir définitivement. Le but est d'obtenir des réponses scientifiques sans jamais laisser une souffrance inutile s'installer.
Choix des espèces
La souris est l'animal de référence pour ce projet pour plusieurs raisons pratiques et scientifiques : 1. Une compatibilité avec les cellules humaines Certaines souris ont un système de défense naturel (immunité) volontairement affaibli, ce qui nous permet d'étudier directement des tumeurs humaines. Pour d'autres tests, nous utilisons des souris avec un système immunitaire complet pour observer comment les défenses naturelles réagissent au traitement. 2. Un format idéal pour nos caméras La petite taille de la souris est parfaitement adaptée à nos scanners de haute précision. Cela nous permet de voir avec une grande clarté où se fixe le médicament radioactif dans le corps, tout en utilisant des quantités très faibles de produit. 3. Des connaissances déjà solides Le corps de la souris est très bien connu des scientifiques. Nous savons déjà comment nos cibles (les "serrures" sur lesquelles le médicament se fixe) fonctionnent chez elle. Cela nous permet de comparer nos résultats avec d'autres études déjà réalisées et d'être plus confiants dans nos conclusions. 4. Des réponses prévisibles pour utiliser moins d'animaux Les souris utilisées en laboratoire sont biologiquement très proches les unes des autres. Cette similitude garantit que leurs corps réagiront de façon très semblable au traitement. Cela réduit les différences de résultats "au hasard" et nous permet d'obtenir des preuves scientifiques solides avec un nombre d'animaux réduit au strict minimum.
Prélèvements de tissus et fluides biologiques pour constituer une biobanque, développer l’analyse de biomarqueurs, ou fournir la recherche biomédicale
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 300
Lapins : 20
Chiens : 150
Ouistitis et tamarins : 50
Macaques à longue queue : 90
Pour constituer une biobanque et fournir des tissus à la recherche, 910 animaux, souris, rats, lapins, chiens, ouistitis et macaques, sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les prélèvements vont de prises de sang sur animal vigile à des ponctions de liquide céphalorachidien ou synovial sous anesthésie, ces dernières pouvant provoquer douleur, gonflement ou infection articulaire. Le recours au primate non humain est présenté comme obligatoire pour les études précliniques de sécurité. Une partie des animaux est réutilisée dans d'autres projets ou adoptée, le reste étant tué pour alimenter la biobanque en organes.
Objectifs
Afin de garantir la qualité des résultats et la validité des études, un objectif synergique des exigences 3Rs, le développement et la validation de méthodes d’analyses des échantillons biologiques sont nécessaires pour la bonne réalisation des études de sécurité et d’efficacité pré-clinique de médicaments régies par les BPL (Bonnes Pratiques de Laboratoires). A terme, dans le cadre de ces exigences 3Rs, des appareils et des méthodes d’analyses plus performantes permettent de réduire le nombre d’animaux nécessaire pour un objectif scientifique donné et de raffiner les procédures expérimentales (par exemple, en réduisant les volumes sanguins prélevés, ou en déterminant des points limites plus précoces). De plus, en recherche fondamentale ou avancée, les produits biologiques (organes, tissus ou fluides) issus d’animaux sont essentielles pour des études in vitro, la recherche translationnelle et in fine le développement de méthodes alternatives à l’expérimentation animale. Ces études permettent de limiter l’utilisation directe d’animaux en expérimentation à des procédures peu invasives ou de réduire le nombre d’animaux utilisés pour obtenir la même quantité de données scientifiques. Ce projet a donc pour objectif le prélèvement de fluides (sang, liquide céphalorachidien, liquide synoviale, sperme) et d’organes afin de constituer une biobanque, de développer ou optimiser les méthodes d’analyses des biomarqueurs d’intérêt et fournir à la communauté scientifique des produits biologiques
Bénéfices attendus
Ce projet assure le développement et la validation de méthodes d’analyses ou d’identifications de marqueurs physiologiques dans les études pré-cliniques et indispensables à l’élaboration de tout nouveau médicaments, ainsi que la constitution d’une biobanque et l’approvisionnement en tissus biologiques des laboratoires de recherche. Il permet la mise en application dans le cadre d’études réglementaires régies par les BPL (Bonnes Pratiques de Laboratoires) d’appareils ou de méthodes d’analyses biochimiques, hématologiques, histologiques ou encore immunologiques plus fiables et plus précises. Il permet d’assurer un suivi plus spécifique des effets d’un produits en cours d’essai chez l’animal, ce qui apporte au moins deux bénéfices majeurs : 1) détecter plus rapidement les effets délétères pour la santé des animaux modèles (et donc anticiper des lésions sévères avant que l’impact sur le bien être devienne significatif) et 2) augmenter notre capacité à détecter de potentiels effets toxiques en amont des phases de test cliniques chez l’humain. De plus, il permet de développer des méthodes réduisant les volumes prélevés nécessaires lors des analyses de biomarqueurs, ainsi que les fréquences de prélèvement chez l’animal. Enfin, en particulier dans le cadre des prélèvements d’organes, en plus de constituer une biobanque indispensable à la recherche fondamentale, appliquée ou translationnelle, il permet d’assurer une formation sous tutorat de collaborateurs ayant acquis les bases théoriques des gestes techniques mais nécessitant de pratiquer ces gestes et ce sans utiliser d’animaux à dans ce seul but. Ainsi, ce projet permet l’optimisation continue de la qualité des données expérimentales des études précliniques et les respects des exigences 3Rs de réduction (liées à la qualité des études) et de réduction et de raffinement (réduction de la fréquences et des volumes d’échantillons biologiques nécessaires).
Procédures
Les prélèvements sanguins seront la plupart du type effectués vigiles, dans un système de contention appropriés, en quelques minutes. Le prélèvement de liquide céphalorachidien ou de liquide synoviale est effectué sous anesthésie, de 10 à 20 minutes environ. Le prélèvement d'organes est effectués post mortem.
Impact sur les animaux
Les prélèvements sanguins (majoritaires au cours de ce projet) ne constituent pas de risque significatif pour la santé des animaux, d’autant plus car ils sont effectués dans le cadre des lignes directrices internationalement reconnues. Le prélèvement de liquide céphalo rachidien, lorsqu’il est effectué par un personnel qualifié sur un animal en bonne santé ne présente que peu de risques de complications sévères. Les complications les plus susceptibles d’avoir lieu sont celles lié à l’anesthésie (prévenu en utilisant un protocole d’anesthésie mis en place par un vétérinaire), et le risque d’une hernie en cas d’hypertension intracrânienne (risque négligeable lorsque le geste est pratiqué sur des animaux en bonne santé).. Le prélèvement de liquide synoviale peut entrainer un gonflement, une douleur au niveau de l’articulation, ou encore une infection (arthrite). Tous les effets secondaires seront pris en charge par un vétérinaire, disponible 24h/24
Devenir
Les animaux seront soit utilisés dans d'autres projets autorisés par le MERS, soit adoptés lorsque cela est possible (sur avis vétérinaire), soit euthanasiés pour fournir la recherche biomédicales en échantillons biologiques et entretenir une biobanque pour chaque espèce ou lorsque les 2 premières solutions ne peuvent être effectés après avis vétérinaire.
Remplacement
Lorsque cela est possible, le développement et la validation d’appareils ou de méthodes analytiques sont faits en utilisant des substitues au sang. Ces substitues peuvent être des solutions de contrôles chimiques reconstitués (surtout dans le cadre de dosages biochimiques), ou encore des contrôles humains délivrés par le fournisseurs des appareils. Ces échantillons reconstitués permettent de remplacement les échantillons de sang frais prélevés chez l’animal.
Réduction
Dans le cadre des études pré-cliniques, des prélèvements sanguins sont nécessaires avant que ne commencent l’étude, c’est-à-dire avant l’administration du produit testé. Lorsque les volumes de sang prélevés le permettent, le sang (et ses dérivés : plasma, sérum) non utilisé dans le cadre de l’étude est récupéré pour ce projet, réduisant ainsi le nombre d’animaux naïfs nécessaire. De plus, l’utilisation d’échantillons chimiques reconstitués lieu et place de sang frais permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Lors de la procédure terminale pour prélever les organes, les animaux utilisés seront le plus souvent des animaux ré-utiliser d’autres procédures (après validation par un vétérinaire), afin de ne pas sacrifier un animal uniquement pour récupérer ces organes. La procédure peut permettre de former les personnels à des actes techniques simples (ex : prise de sang) lorsque l’animal est anesthésie.
Raffinement
À leur arrivée, les animaux bénéficient d’une période d’adaptation afin de s’habituer à leur nouvel environnement et de limiter le stress. Ils sont ensuite entraînés de manière progressive, à l’aide de méthodes positives, pour faciliter les soins et réduire les contraintes lors des manipulations nécessaires. Les animaux vivent en groupe dans des conditions adaptées à leurs besoins, avec des activités et des aménagements quotidiens destinés à favoriser leur bien‑être. L’isolement n’est utilisé qu’en cas de nécessité (par exemple pour des soins), sous contrôle vétérinaire. Les changements de groupes sont réalisés progressivement afin de réduire le stress et le risque de blessures. L’état de santé des animaux est surveillé quotidiennement, avec un suivi vétérinaire régulier et un accès à une assistance vétérinaire 24h/24. Chaque animal fait l’objet d’un examen vétérinaire avant d’être inclus dans le projet. Toutes les interventions sont tracées afin d’assurer un suivi rigoureux. Des équipements adaptés sont utilisés pour limiter les manipulations directes et le stress, notamment chez les primates. Les quantités de substances administrées ou prélevées respectent strictement les recommandations internationales en vigueur, dans le but de garantir la sécurité et le bien‑être des animaux.
Choix des espèces
Les études précliniques de sécurité et d’efficacité sont obligatoires avant tout essai chez l’être humain et répondent à des règles réglementaires strictes. Elles nécessitent l’utilisation d’au moins deux espèces animales différentes afin d’assurer la fiabilité des résultats. Pour certaines études portant sur le système immunitaire, le recours au primate non humain est nécessaire en raison de sa proximité biologique avec l’homme. Ce projet a pour objectif de développer et d’améliorer les outils et méthodes d’analyse utilisés dans ces études précliniques. Les espèces animales choisies correspondent à celles reconnues comme les plus pertinentes pour évaluer la sécurité des candidats médicaments. Les animaux inclus dans ce projet sont les mêmes que ceux utilisés ensuite dans les études, et sont sélectionnés à partir d’un âge garantissant leur maturité et leur bon état de santé.
Étude de la sensibilité à l’Acide Rétinoïque de leucémies surexprimant la protéine RARalpha chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Irradiées à dose sublétale, injectées de cellules leucémiques, puis traitées par injections quotidiennes ou par un implant sous-cutané, 1072 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Certaines subissent des prélèvements de moelle osseuse dans le fémur, source d'inconfort et de stress, et une perte de poids est observée sous traitement prolongé. L'objectif est de caractériser une leucémie surexprimant un récepteur, pour orienter de futurs traitements plus ciblés. Toutes sont tuées en fin de procédure pour le prélèvement de leurs organes.
Objectifs
La leucémie aiguë promyélocytaire est un cancer des cellules de la moelle osseuse et du sang, déclenché par une anomalie génétique qui conduit à la production d'une protéine anormale hybride entre deux gènes dont celui du récepteur de l’acide rétinoïque. La combinaison de deux agents thérapeutiques, dégrade cette protéine et permet l’éradication définitive de la maladie. De façon notable, la surexpression du gène du récepteur à l’acide rétinoïque est capable d'induire une prolifération des cellules sanguines de souris ex vivo et de leur conférer une plus grande sensibilité à l’un des agents thérapeutiques efficace. Cette surexpression est retrouvée dans 30% des Leucémies Aiguës myéloïdes chez l’Homme. Dans ce projet nous souhaitons caractériser les gènes cibles responsables de l'auto-renouvellement de ces cellules leucémiques afin d’identifier des biomarqueurs cliniquement appropriés et l'élaboration de traitements plus efficaces et plus ciblés. Nous comparerons également l'efficacité d’un agent thérapeutique potentiel à celle d’un traitement de chimiothérapie à large spectre dans nos modèles expérimentaux de leucémies. A terme nous espérons développer de nouvelles thérapies basées sur ces mécanismes.
Bénéfices attendus
Nous espérons pouvoir identifier les mécanismes par lesquels les cellules leucémiques prolifèrent dans ces leucémies. Ainsi, nous pourrons mieux choisir le traitement de façon à ce qu’il soit plus efficace et plus spécifique que la chimiothérapie large spectre, avec moins d’effets secondaires.
Procédures
Les animaux seront soumis à une injection intraveineuse et éventuellement à un ou plusieurs prélèvement(s) de moelle osseuse effectué(s) dans le fémur. Les animaux traités pourront recevoir les différents traitements soit par injections quotidiennes intra-péritonéales (5 maximum), intra-veineuses (3 maximum), ou encore par un implant sous-cutané nécessitant une seule courte chirurgie.
Impact sur les animaux
Lors de la première phase, correspondant à l’établissement du modèle de leucémies chez la souris, celles-ci seront exposées à une irradiation à dose sublétale par rayons X causant une inflammation transitoire dans la moelle osseuse et à une injection intra-veineuse pour l’inoculation des cellules leucémiques. Pour les traitements de courte durée (1 à 3 jours) les effets indésirables attendus sont le stress et l’inconfort liés à une injection intra-péritonéale ou intra-veineuse unique ou répétée quotidiennement pendant cette durée. Pour les traitements plus longs (7 à 21 jours), des effets indésirables liés à l’anesthésie, à une courte chirurgie et à la cicatrisation seront à prévoir suite à l’implantation des capsules du traitement en sous-cutané. Nous avons pu constater dans certains cas une perte de poids chez des souris en cours de traitement prolongé. Un inconfort et stress liés au prélèvement intrafémoral sont à prévoir chez les animaux concernés.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure, et les organes nécessaires aux analyses ultérieures seront prélevés.
Remplacement
L’objectif du projet est de déterminer le mécanisme de transformation leucémique par une protéine surexprimée et les effets de la réponse à un traitement ciblé et à la chimiothérapie chez un individu leucémique. Nous avons au préalable testé ces molécules ex vivo sur des modèles cellulaires proches tels que des lignées de cellules leucémiques immortalisées. Il est donc maintenant nécessaire d’être dans des conditions qui reproduisent au maximum celles retrouvées chez les patients comme le micro-environnement des cellules, les interactions avec les autres types cellulaires, ou encore la métabolisation des médicaments par un organisme entier.
Réduction
Une estimation des effectifs nécessaires pour la constitution des groupes pour mener l’étude a été faite en tenant compte de données antérieures sur une autre leucémie, ainsi que d’un calcul de puissance satistique pour comparer les résultats sur nos animaux traités et non-traités. Chaque groupe sera donc constitué de 12 souris. Nous utiliserons au maximum 1072 souris sur les 5 ans que durera le projet, réparties en un groupe contrôle et 2 groupes tests. Cinq temps d’analyse (entre 24h et 21 jours puis survie post-traitement) seront réalisés pour chacun des 2 modèles de souris développant des leucémies chez chacune des deux souches génétiques utilsées si nous parvenons à obtenir un modèle dans chaque souche et pour chacune des deux formes existantes de la protéine. Un même groupe pourra servir de contrôle à plusieurs temps et types de traitement pour minimiser le nombre de souris utilisées.
Raffinement
Les animaux seront surveillés à l'aide d'une grille d’évaluation, tenant compte notamment de leur apparence et de leur comportement. Elle sera tenue chaque semaine de façon à définir des points limites de douleur/souffrance suffisamment précoces pour déclencher une mesure corrective (séparation en cas d'agressivité inter-individus, accès facilité à la nourriture, désinfection d'une plaie, etc.). Ce suivi clinique sera quotidien lors de la phase de traitement. L'utilisation d'antalgique ou d'analgésique sera envisagée si besoin. Après les prélèvements intra-fémoraux, des croquettes humidifiées facilement accessibles seront mises à disposition des animaux après leur réveil. Si nos résultats de comparaison des deux méthodes d’inoculation du traitement montrent un effet équivalent, nous pourrons opter pour l’injection IP lors de temps courts de traitement pour nos études futures afin d’améliorer le bien-être des animaux. En revanche, l’utilisation des capsules implantées en sous-cutané permet d’éviter des injections IP quotidiennes sources d’inflammation et de stress répété pour les temps longs de traitement.
Choix des espèces
La souris est un petit mammifère suffisamment proche de l’Homme pour les expériences menées dans ce projet. La grande expérience de notre laboratoire sur la protéine Le gène responsable de la leucémie est proche en séquence et en fonction chez l’homme et chez la souris. Les molécules testées sont à administrer par différentes voies, toutes disponibles sur l’espèce animale choisie. De plus, le contrôle de leur bien-être au quotidien est facilité car les signes de souffrance/douleur ont été bien caractérisés chez cette espèce. Les études passées et présentes menées dans ce domaine par la communauté scientifique sont réalisées essentiellement sur ce modèle. La composition de la moelle osseuse change avec l’âge des individus, notamment la quantité de progéniteurs. Ainsi nous utilisons des souris jeunes adultes de 6 à 8 semaines pour nos expérimentations. Nos études précédentes et celles faites dans les autres laboratoires travaillant dans ce domaine sont couramment réalisées à ce stade de développement.
Développement d’un nouveau modèle murin d’atrophie multisystématisée
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Soumises à une injection veineuse ou à une chirurgie du cerveau, 1134 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour analyse du cerveau. Le modèle induit la dégénérescence d'environ la moitié de certaines populations de neurones et l'apparition de troubles moteurs, pour reproduire une maladie neurodégénérative rare. Le porteur ajoute qu'un intérêt du projet est de fournir ce modèle à d'autres chercheurs qui n'y ont pas accès. Il annonce des tests de comportement répétés jusqu'à six mois après la chirurgie sans préciser lesquels.
Objectifs
L’atrophie multisystématisée est une maladie neurodégénérative rare et mortelle touchant environ 5000 personnes en France. Cette pathologie se caractérise par une perte progressive de neurones dans plusieurs régions du cerveau. Cette perte neuronale s’accompagne de l’accumulation toxique d’une protéine spécifiquement dans certaines cellules. Cependant les mécanismes liant ces deux évènements restent peu connus. Comme pour de nombreuses autres maladies, les modèles animaux représentent un outil essentiel pour répondre aux limites des modèles informatiques et cellulaires. Ils apportent beaucoup de connaissances sur cette pathologie. Ainsi, il est essentiel de poursuivre leur optimisation. Dans le contexte de l’atrophie multisystématisée, les modèles transgéniques présentent une pathologie tissulaire large mais peu de troubles comportementaux. Il faut donc poursuivre le développement de nouveaux modèles mimant le plus possible la pathologie humaine. L’objectif de cette étude est de tirer avantage de nouveaux outils moléculaires (vecteurs viraux) pour développer un nouveau modèle de souris d’atrophie multisystématisée qui rassemble de nombreux avantages des modèles précédents. En particulier, nous souhaitons générer un modèle plus pertinent et plus accessible à la communauté scientifique.
Bénéfices attendus
Comme pour les autres maladies, les modèles animaux d’atrophie multisystématisée sont des outils essentiels pour mieux comprendre les mécanismes pathologiques et développer des thérapies. Par le développement de ce nouveau modèle, nous espérons apporter de nouvelles connaissances concernant les mécanismes cellulaires et moléculaires responsables de la pathologie. En effet, notre approche permettra l’apparition de signes pathologiques dans l’ensemble du système nerveux central adulte qui est plus vulnérable à ces processus toxiques. Tous ces signes permettront une modélisation plus fidèle de cette maladie chez l’animal. Enfin, de nombreux chercheurs n’ont actuellement pas accès à des modèles animaux d’atrophie multisystématisée, souvent par défaut d’expertise ou du matériel nécessaire à la chirurgie du cerveau. Notre nouvelle méthode de modélisation, obtenue par une simple injection intra-veineuse, permettra de fournir un modèle accessible à une grande communauté de chercheurs.
Procédures
Les animaux seront soumis à une injection dans la veine (5 minutes) ou une chirurgie du cerveau (20 minutes). Dans la semaine avant ces interventions ainsi qu’un, trois et 6 mois plus tard, les animaux réaliseront des tests de comportements répartis sur 2 jours. Chacun de ces tests peut durer entre 3 minutes et environ 30 minutes.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables sont : 1-L’injection dans la veine ou dans le cerveau qui peut induire un stress attendu. 2-L’induction du modèle qui peut induire une dégénérescence d’environ 50% de certaines populations neuronales et gliales et l’apparition de légers troubles moteurs et non-moteurs. 3-Les tests comportementaux qui peuvent induire des stresses attendus, y compris lors du déplacement des animaux vers les salles expérimentales.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour l’analyse du cerveau.
Remplacement
Ce projet a pour but de mesurer des marqueurs de la maladie, notamment comportementaux, au cours du développement de l’atrophie multisystématisée. De ce fait, il est impossible de reproduire la complexité d’un organisme vivant et de remplacer notre approche chez l’animal par un modèle cellulaire ou une simulation informatique.
Réduction
La détermination du nombre d’animaux est basée a priori sur nos études antérieures et celles d’autres équipes démontrant des résultats statistiquement significatifs avec une taille d’échantillons de 15 animaux par condition. Ce nombre pourra être corrigé après l’obtention des résultats des expériences pilotes qui nous fourniront une estimation de la taille de l’effet de l’induction du modèle. Celle-ci nous permettra de calculer le nombre minimal théorique d’animaux nécessaires pour détecter une différence statistiquement significative après un test de mesures répétées ou une comparaison directe de 2 groupes expérimentaux. Le nombre d’animaux nécessaire sera calculé à l’aide d'un logiciel danalyse statisitique. Le nombre d’animaux sera limité au nombre minimum nécessaire par groupe sans compromettre les objectifs du projet. Avant leur utilisation en expérimentation, un contrôle qualité des vecteurs viraux sera réalisé.
Raffinement
Suite à leur arrivée dans l’animalerie, les animaux auront une semaine d’acclimatation. L’injection du vecteur viral sera réalisée sous anesthésie et traitement anti-douleur. Les tests comportementaux ont été répartis sur plusieurs jours et les animaux seront acclimatés à la salle avant de réaliser les tests. La mise à mort des animaux sera réalisée selon un protocole d’anesthésie et de double analgésie adaptées. Des points limites basés sur des signes indicatifs seront utilisés afin d’évaluer l’état général de chaque animal et de prendre le plus rapidement possible des mesures nécessaires pour préserver leur bien-être.
Choix des espèces
La souris est une espèce adéquate car il existe un degré de similitude important avec le cerveau humain, notamment au niveau des régions affectées dans l’atrophie multisystématisée. Le modèle sera induit chez des animaux jeunes adultes (10 semaines). À ce stade, les systèmes cérébraux sont matures et stables et le resteront tout au long des procédures expérimentales proposées.
Comprendre comment un dysfonctionnement mitochondrial conduit à une atteinte du motoneurone et du cœur chez un modèle murin de sclérose latérale amyotrophique
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
Jusqu'à sept passages sur un dispositif rotatif et quatre échographies cardiaques par animal sur un suivi de six mois, 720 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue. Porteuses d'une mutation liée à la sclérose latérale amyotrophique, elles développent faiblesse musculaire, insuffisance cardiaque et perte de poids rapide, avec une espérance de vie ne dépassant pas quatorze mois. Le porteur indique avoir mené des travaux préalables sur des cellules de patients, mais conclut que seule une souris reproduit une pathologie touchant plusieurs organes. La souris est retenue pour la similarité de son cerveau avec les régions humaines atteintes.
Objectifs
La sclérose latérale amyotrophique est une maladie neurodégénérative. Elle se déclare à l'âge adulte (40-80 ans) et évolue, en 3 à 5 ans, vers la paralysie complète et le décès du patient. Elle est causée par la mort de certains neurones (motoneurones), entraînant un affaiblissement progressif et une atrophie des muscles. À ce jour, il n'existe pas de traitement contre la sclérose latérale amyotrophique car les mécanismes physiopathologiques restent partiellement méconnus. La sclérose latérale amyotrophique touche les deux sexes et son incidence augmente avec l'âge à partir de 40 ans. Dans une cohorte humaine de patients souffrant de sclérose latérale amyotrophique, des chercheurs ont identifié la mutation d'une protéine. Parmi tous les facteurs impliqués dans la pathogenèse, un dysfonctionnement de certains orgabite (mitochondries) de la cellule a toujours été envisagé comme un acteur majeur de cette pathologie. Néanmoins, les atteintes des neurones pures étant rarement observées dans les pathologies mitochondriales, l’hypothèse d’un rôle causal des mitochondries dans la pathologie a longtemps été débattue. L’identification de mutations dans le gène étudié fut la première preuve génétique démontrant le rôle primaire de la mitochondrie dans des atteintes du motoneurone. Récemment, il a été démontré qu’il est possible de corriger ou de contourner génétiquement certains défauts de la chaîne respiratoire mitochondriale dans des modèles murins de maladies mitochondriales, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives thérapeutiques. Sur la base de ces avancées, nous faisons l’hypothèse qu’une approche similaire pourrait permettre de compenser les défauts mitochondriaux dans le modèle rongeur, et ainsi d’évaluer le potentiel de correction génétique des fonctions mitochondriales dans un contexte de maladie du motoneurone et maladie cardiaque.
Bénéfices attendus
A terme, les résultats de ce projet permettront de comprendre plus précisément certains mécanismes impliqués dans la maladie de Charcot (Sclérose Latérale Amyotrophique). Ils pourraient permettre le développement de nouveaux médicaments, permettant ainsi de prévenir ou freiner le développement des maladies neurologiques chez les patients.
Procédures
Les animaux seront soumis à des évaluations fonctionnelles et à des examens non invasifs ou peu invasifs, ainsi qu’à une procédure terminale pour certains d’entre eux, dans le cadre d’un protocole visant à étudier des mécanismes biologiques liés au vieillissement. Procédure 1 (suivi longitudinal) Cette procédure inclut deux types d’évaluations, réalisées sur des animaux éveillés ou sous anesthésie légère, sans douleur ni détresse significative : 1. Évaluation de la motricité : Les animaux seront placés sur un dispositif rotatif (test de coordination motrice) pour mesurer leur endurance et leur équilibre. Chaque séance durera entre 5 et 10 minutes, avec un maximum de 15 minutes par animal (temps cumulé incluant une phase d’habituation). Ce test sera répété jusqu’à 7 fois par animal sur l’ensemble du suivi. 2. Examen cardiaque : Une échographie sera réalisée sous anesthésie légère (gaz anesthésiant) pour visualiser le fonctionnement du cœur. Chaque examen durera environ 10 minutes, avec un maximum de 20 minutes par séance, et sera répété jusqu’à 4 fois par animal. La durée totale de cette procédure est de 6 mois par animal, incluant les différentes évaluations fonctionnelles et les examens cardiaques. Procédure 2 (suivi longitudinal avec collecte terminale de tissus) Cette procédure reprend les mêmes évaluations que la procédure 1 (motricité et échographie cardiaque, avec les mêmes fréquences et durées), et ajoute une étape terminale pour la collecte de tissus. Cette étape, réalisée en fin de protocole, consiste en : • Une anesthésie générale profonde, administrée par injection, pour assurer l’inconscience de l’animal avant toute manipulation. Une analgésie (médicament contre la douleur) sera préalablement administrée pour prévenir toute souffrance. • Une perfusion intracardiaque (injection d’une solution de fixation dans le cœur) pour préserver les tissus (cerveau, moelle épinière, muscles, cœur, etc.) en vue d’analyses ultérieures. Cette étape, d’une durée de 20 à 30 minutes par animal, est réalisée sans réveil de l’animal et est suivie d’une confirmation de la mort par une méthode rapide et indolore. La durée totale de cette procédure est également de 6 mois par animal, incluant les évaluations fonctionnelles et l’étape terminale.
Impact sur les animaux
Notre étude précédente sur une lignée de souris a montré que ces animaux avaient une espérance de vie ne dépassant pas 14 mois. Pour cette raison, nous prévoyons de suivre la fonction cardiaque par échographie et d'utiliser un indicateur qui représente une mesure directe du bon fonctionnement contractile de la partie du cœur responsable pour l’oxygénation corporelle comme point limite. De plus, ces souris ne prennent pas de poids comme leurs congénères témoins à partir de l'âge de 10 semaines environ. Les souris mutantes développent une faiblesse musculaire et les signes cliniques apparaissent au stade final caractérisé par une insuffisance cardiaque et une perte de poids rapide la semaine avant la mort.
Devenir
Les animaux sont mis à mort à la fin de l’expérimentation pour pouvoir réaliser des prélèvements.
Remplacement
Dans un but de remplacement, des expériences ont été réalisées précédemment sur des cellules en culture par nos collaborateurs. Les expériences réalisées sur des cellules issus de patients porteurs de la mutation d'intérêt nous ont permis d'identifier de potentiels mécanismes impliqués dans ces maladies. Des expériences réalisées sur des cellules de patients reprogrammées vers l'état embryonnaire et ensuite différenciées vers les cellules de l'organe d'intérêt présente un potentiel important pour remplacer et réduire l'utilisation de l'animal. Cependant, la pathologie touchant plusieurs organes, seul un modèle animal permettra de comprendre et d'étudier les conséquences multiples de cette mutation sur les mécanismes moléculaires conduisant aux maladies étudiées.
Réduction
Des calculs statistiques de l'effectif nécessaire pour un test de comparaison de deux échantillons indépendants ont été réalisés avec l’aide de biostatisticiens. Nous prévoyons pour ce projet un total de 720 souris. Les animaux seront ensuite utilisés pour comprendre les mécanismes moléculaires impliqués. Les études pilotes ont déjà été menées, permettant de réduire le nombre d’animaux en ciblant 3 phases distinctes détaillées ci-dessous. 2 types de tests statistiques sont envisagés pour comparer les résultats. Les effets des variables âge, sexe, date de mise à mort, cage et nombre de souris dans la cage seront mesurés à l’aide de modèles statistiques spécifiques.. L'utilisation de l'échocardiographie longitudinale permet de réduire le nombre d'animaux, rendant inutile la réalisation de multiples analyses histologiques de la fonction cardiaque tout au long de la vie de la souris.
Raffinement
Dans un but de raffinement, l’utilisation d’une fiche d'observation détaillée (en lien avec le phénotype attendu) permettant un suivi optimal des animaux sera mise en place tout en respectant les points limites. Les animaux seront observés quotidiennement et évalués hebdomadairement, ce qui permettra d’identifier précocement tout signe clinique, de stress ou de douleur. Pour ce qui est la gestion de la douleur, nous effectuons un suivi rigoureux et régulier et l’utilisation d’analgésique le cas échéant. De plus, toutes les procédures potentiellement invasives ou générant un inconfort significatif, telles que les échographies cardiaques, seront réalisées sous anesthésie appropriée afin de minimiser le stress et la douleur des animaux. Puisque les souris porteuses de la mutation d’intérêt manifestent la pathologie étudiée, nous suivrons la fonction cardiaque par échographie durant la durée de vie de l’adulte, ce qui permet d’anticiper l’apparition d’atteintes au bien-être des animaux. La pathologie étant associée à une prise de poids diminuée à partir de 10 semaines d’âges, les animaux seront pesés avant les séances d’échographie. Lorsqu'une perte de poids entre 10% et 20% sera observée par rapport à la dernière mesure, une surveillance quotidienne se fera, de l'eau et de la nourriture gélifiée seront également ajoutés dans la cage. Si, lors de cette surveillance, un stress est observé, un enrichissement de la cage sera réalisé et une surveillance accrue sera effectuée.
Choix des espèces
Certaines questions d'intérêt scientifique nécessitent des expériences sur les animaux mais nous utiliserons deux procédures alternatives : expériences sur les cellules humaines disponibles et cellules animales (souris) maintenues en culture, et l’exploration de certains mécanismes par simulation informatique. Néanmoins, nous ne pouvons pas étudier la physiopathologie des maladies qui nous intéressent ex vivo car les phénomènes sont multifactoriels. Les modèles d’animaux sont nécessaires pour évaluer in vivo au cours de plusieurs mois le développement des altérations pathologiques propres aux organes en question. Le choix de la souris est lié à ces deux considérations : 1) tous les gènes concernés sont conservés chez la souris et l’homme, ainsi que leur fonction ; 2) la souris est le modèle de choix pour les techniques qui visent à introduire des mutations. L'étude de la lignée murine réalisée précédemment par nos collaborateurs a permis d'observer que ces animaux présentaient une espérance de vie ne dépassant pas 14 mois. De plus, une prise de poids diminuée par rapport aux souris contrôles est observée à partir de 10 semaines. À la suite de ces résultats, nous prévoyons d'utiliser les animaux à trois stades de développement : - stade correspondant à l'atteinte finale de la maladie (= environs 8-12 mois, soit perte de poids supérieure à 15% par rapport à la pesée précédent la 1ère diminution de poids, soit un affaiblissement partiel de l'extension des pattes ou tremblements, associé à une incapacité pour la souris de se retourner par elle-même lorsqu'elle est sur le flanc en moins de 15 secondes), soit une fraction d’éjection réduite. - stade d'apparition des premiers signes cliniques = 3 mois de vie - stade intermédiaire = 7 mois de vie (stade nécessaire pour comprendre la cinétique d'apparition des signes d'atteintes tardifs)
Alternative à l’utilisation de mâles vasectomisés pour la pseudo-gestation murine
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
Cinquante souris femelles subissent un transfert d'embryons par chirurgie sous anesthésie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le projet teste une méthode combinant hormones et stimulation mécanique pour éviter le recours à des mâles stérilisés lors de la préparation à la gestation. Présenté comme une amélioration du bien-être des animaux non-humains et une réduction de leur nombre, il prévoit la mise à mort des femelles ayant reçu un transfert ou devenues gestantes, quelques-unes seulement pouvant être réutilisées après une période de repos. La démarche revendique de limiter la souffrance tout en soumettant ces femelles à une chirurgie utérine puis à la mort.
Objectifs
Notre service conserve et restaure des lignées de souris utilisées dans la recherche. Pour certaines techniques, il est nécessaire de préparer des femelles capables de recevoir des embryons, ce qui implique de les mettre dans un état physiologique similaire à une grossesse, appelé pseudo-gestation. Ce projet teste une méthode alternative qui combine hormones et stimulation mécanique douce, afin d’éviter l’utilisation de mâles stérilisés pour déclencher cet état. Les embryons sont ensuite transférés par chirurgie dans ces femelles préparées. Un maximum de 50 femelles sera utilisé. Le bien-être des animaux sera assuré tout au long du projet, et toutes les procédures potentiellement douloureuses seront réalisées sous anesthésie générale.
Bénéfices attendus
Ce projet teste une méthode alternative pour préparer les femelles souris à recevoir des embryons, sans avoir recours à des mâles stérilisés. À court terme (1–2 ans) : valider la méthode et mesurer son efficacité, afin de réduire le nombre d’animaux utilisés et limiter leur stress et inconfort. À moyen terme (3–5 ans) : rendre les transferts d’embryons plus fiables et plus faciles à réaliser, tout en améliorant le bien-être des animaux.
Procédures
Les interventions prévues peuvent provoquer des effets transitoires sur les animaux : • Préparation hormonale : léger inconfort et stress pendant la manipulation, de courte durée (30 secondes), disparaissant immédiatement après. • Stimulation mécanique : trois séquences de 30 secondes, inconfort temporaire et stress modéré dus à la contention et à la vibration, avec retour rapide à un comportement normal après chaque séquence. • Transfert embryonnaire (10 minutes) : douleur et inconfort modérés liés à l’intervention et à l’anesthésie, récupération complète attendue après 1 à 2 jours grâce à une surveillance attentive et à une analgésie adaptée.
Impact sur les animaux
Les effets transitoires attendus : somnolence, légère baisse de température, diminution temporaire de l’appétit, sensibilité ou inflammation à l’endroit de l’opération, mobilité réduite. Les effets indésirables possibles : douleur après l’intervention, hématome, infection de la plaie, complications locales dans les trompes utérines pouvant entraîner la perte d’embryons. Ces effets sont liés aux manipulations, à l’administration de traitements hormonaux et au transfert d’embryons, et sont généralement temporaires et réversibles. Aucun effet génétique permanent n’est attendu chez les animaux utilisés.
Devenir
À la fin du projet, seules les femelles non utilisées pour le transfert embryonnaire et non gestantes pourront être réutilisées après une période de repos adaptée. Les femelles ayant subi un transfert embryonnaire, ainsi que les femelles gestantes ou ayant mis bas, seront euthanasiées de manière réglementaire à l’issue du suivi. Afin de valider la technique, les animaux produits ne seront pas conservés à des fins expérimentales ou reproductives, et seront euthanasiés conformément à la réglementation en vigueur après l’intervention.
Remplacement
La revitalisation d’une lignée de souris consiste à redonner vie à une lignée conservée sous forme congelée afin qu’elle puisse à nouveau être utilisée en recherche. Cette étape est nécessaire pour préserver des lignées importantes et éviter de les recréer à partir de zéro. La redérivation permet également d’éliminer d’éventuels agents infectieux transmis par les animaux adultes. Ces embryons sont ensuite implantés chez une femelle porteuse saine, ce qui permet d’obtenir des animaux exempts de contamination. Cette méthode nécessite l’utilisation d’animaux vivants, mais elle constitue une approche plus respectueuse du bien-être animal que le maintien prolongé de colonies entières. Le projet vise à améliorer cette technique en réduisant le nombre d’animaux impliqués et en limitant les procédures contraignantes, notamment en évitant l’utilisation de mâles stérilisés.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé a été estimé pour être le minimum nécessaire afin d’obtenir des résultats fiables. Les femelles receveuses sont optimisées par synchronisation hormonale et stimulation mécanique, ce qui réduit le nombre d’animaux par expérience. Chaque intervention est planifiée pour éviter les répétitions inutiles.
Raffinement
Toutes les procédures impliquant les animaux sont conçues pour limiter le stress et la douleur. Les animaux sont entraînés à la manipulation afin de réduire l’anxiété et le stress liés aux interventions. Les interventions chirurgicales, notamment le transfert embryonnaire, sont réalisées sous anesthésie générale. Une réadministration d’antalgique est prévue si nécessaire. L’environnement des animaux est optimisé par l’enrichissement et le maintien de conditions de logement favorisant le bien-être, avec un maximum de deux femelles par cage pour limiter les interactions agressives et le stress. Le personnel intervenant est formé pour effectuer toutes les manipulations rapidement et avec précaution, afin de minimiser l’inconfort et assurer un suivi constant du bien-être des animaux.
Choix des espèces
La souris a été choisie car il s’agit d’un modèle couramment utilisé, bien connu pour sa capacité à porter une gestation et à élever les petits dans de bonnes conditions. Son cycle reproducteur court et bien caractérisé permet d’obtenir des résultats fiables et reproductibles. Les animaux utilisés dans ce projet sont des femelles adultes, âgées d’au moins 8 semaines, car elles sont sexuellement matures et capables de mener une gestation normale après le transfert d’embryons. Le recours à des femelles à ce stade de développement est indispensable pour assurer l’implantation des embryons, le bon déroulement de la gestation et la survie des petits, tout en limitant les risques pour la santé et le bien-être des animaux.
Rôle du système nerveux périphérique sur la physiopathologie de la tuberculose pulmonaire dans un modèle murin
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles immunitaires
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
- Système nerveux
- Système respiratoire
Génétiquement modifiées pour visualiser leur système nerveux, 2943 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, dont 1020 classées sévères, toutes tuées à l'issue. Elles sont infectées par la tuberculose, une infection sous anesthésie brève, l'autre plus longue, puis reçoivent des traitements pharmacologiques jusqu'à 42 jours. Les effets attendus vont de la perte de poids à la détresse respiratoire, en passant par des troubles moteurs et l'isolement social. Les retombées annoncées contre une maladie qui reste une cause majeure de mortalité mondiale sont formulées comme un espoir, face à des atteintes immédiates et certaines sur plus d'un millier d'animaux en souffrance sévère.
Objectifs
La tuberculose pulmonaire est une maladie provoquée par la bactérie Mycobacterium tuberculosis. La personne infectée développe une inflammation chronique qui change, parfois de façon irréversible, l’architecture de ses poumons. Des travaux récents ont révélé que cette infection entraîne aussi des modifications importantes dans l’organisation du système nerveux périphérique. Cependant, on ignore encore la nature exacte de ces changements. Permettent-ils une meilleure interaction avec le système immunitaire local ? Contribuent-ils à la résolution de la pathologie ? Ou à son aggravation ? L’objectif de ce projet est donc de mieux comprendre comment le système nerveux périphérique s’adapte à l’infection par Mycobacterium tuberculosis au niveau des poumons. Pour cela, nous utiliserons plusieurs modèles de souris génétiquement modifiées permettant de visualiser et de manipuler différents compartiments du système nerveux. Ces modèles permettront d’identifier les cellules nerveuses impliquées, de suivre leur évolution pendant l’infection, et d’évaluer leur rôle fonctionnel dans la progression de la maladie. Plus précisément, nous étudierons : ● Le remodelage des fibres nerveuses autour des bronches, ● Le rôle des cellules qui les accompagnent et les soutiennent dans ce processus, ● Les interactions entre cellules nerveuses et cellules immunitaires dans le tissu pulmonaire infecté. Ces analyses utilisent des approches d’imagerie (microscopie), de biologie cellulaire (tri et culture de cellules), et des techniques avancées de séquençage pour étudier finement les réponses des cellules nerveuses et immunitaires au cours du temps. À terme, ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes de communication entre système nerveux et système immunitaire dans un contexte infectieux. Ces connaissances pourraient ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques pour mieux contrôler l’inflammation et les dégâts pulmonaires associés à la tuberculose.
Bénéfices attendus
Ce projet pourrait apporter des bénéfices scientifiques et médicaux importants dans la lutte contre la tuberculose, une maladie qui reste aujourd’hui l’une des principales causes de mortalité infectieuse dans le monde. Les résultats attendus permettront d’améliorer notre compréhension d’un aspect encore très peu étudié de la maladie : l’implication du système nerveux dans les infections pulmonaires chroniques. En effet, il est de plus en plus évident que les nerfs présents dans les poumons ne sont pas de simples structures passives, mais qu’ils peuvent influencer l’inflammation, la réparation des tissus, et même la réponse immunitaire face aux bactéries. En étudiant précisément le rôle de différents types de nerfs et de cellules nerveuses pendant l’infection tuberculeuse, ce projet pourra : ● Identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour limiter les dégâts causés aux poumons pendant la maladie, ● Mieux comprendre pourquoi certains patients développent des formes sévères de tuberculose avec des atteintes pulmonaires importantes, ● Éclairer le rôle du système nerveux dans d’autres maladies inflammatoires chroniques du poumon. À plus long terme, ces recherches pourraient contribuer au développement de stratégies dites « à visée neuro-immunologique », c’est-à-dire ciblant les interactions entre les nerfs et le système immunitaire pour mieux contrôler l’inflammation. Ce type d’approche est déjà en cours d’exploration dans d’autres pathologies (maladies auto-immunes, cancer), mais n’a jamais été appliqué à la tuberculose. Sur le plan fondamental, ce projet aidera également à mieux comprendre comment les cellules de soutien des nerfs (appelées cellules de Schwann) peuvent changer de fonction en réponse à une infection et participer aux mécanismes de défense ou de réparation. Ces connaissances pourront donc aussi bénéficier à d’autres domaines de recherche, comme la régénération nerveuse ou les maladies neuro-inflammatoires.
Procédures
Les souris utilisées dans ce projet seront soumises à plusieurs types d’interventions : ● Deux types d’infections différentes : l’une sous anesthésie générale d'une durée de 30 seconde , l’autre d’une durée de 40-45min au total. ● Des injections engendrant une contention de 1min. ● Des traitements pharmacologiques ciblés d’une durée de maximale de 42 jours. ● Des manipulations génétiques conditionnelles par administration d’une substance d’une durée maximale de 2 semaines.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables répertoriés précédent pourraient être en fonction des procédures : une perte de poids, une baisse d'activité, des troubles moteurs, une perte d'appétit, une altération du comportement, une détresse respiratoire modérée, une altération temporaire de l'état général, une diminution des interactions sociales.
Devenir
Tous les animaux inclus dans ce projet feront l’objet d’analyses approfondies. Ils seront donc mis à mort de manière programmée et encadrée à la fin des procédures expérimentales pour répondre au mieux aux problématiques scientifiques.
Remplacement
L’étude proposée cherche à comprendre comment les nerfs pulmonaires et les cellules du système immunitaire interagissent lors de l’infection par Mycobacterium tuberculosis. Aujourd’hui, aucun modèle de culture cellulaire ou système artificiel ne permet de reproduire fidèlement la complexité du tissu pulmonaire, notamment l’organisation des nerfs et des cellules gliales dans un environnement en 3 dimensions, avec toutes les interactions mécaniques, nerveuses, vasculaires et immunitaires qui se produisent dans un animal vivant. La bactérie responsable de la tuberculose (M. tuberculosis) se développe très lentement et son comportement dépend fortement du fonctionnement global du corps. Les alternatives existantes ne permettent pas de suivre l’évolution réelle de l’infection, ni les modifications des nerfs ou des cellules. Pour toutes ces raisons, l’utilisation de la souris reste indispensable pour répondre aux questions scientifiques du projet : identifier les types de nerfs impliqués, comprendre leur rôle pendant l’infection, et explorer la manière dont les cellules s’adaptent à la présence de la bactérie. Aucun autre modèle ne permet actuellement d’atteindre ces objectifs de manière fiable.
Réduction
Les effectifs proposés ont été définis à partir de données préliminaires, d’expériences antérieures réussies et d’outils d’analyse statistique reconnus. Les résultats seront traités avec des méthodes statistiques appropriées, permettant d’évaluer les différences entre groupes de manière rigoureuse sans multiplier inutilement les animaux. Nous avons également mis en place des approches permettant d’extraire plusieurs types d’informations à partir d’un seul animal. Par exemple, à partir d’un même poumon, nous réalisons l’analyse des bactéries présentes, l’étude de l’expression des gènes, et le dosage des molécules inflammatoires. Enfin, le projet suit une logique progressive : si une étape expérimentale ne donne pas de résultats exploitables, elle sera arrêtée immédiatement.
Raffinement
Des mesures seront mises en œuvre afin de minimiser les nuisances pour les animaux. Les temps de contention lors des phases d’infection et d’injection seront réduits au strict minimum nécessaire. Une surveillance renforcée sera établie après chaque intervention. Une grille de scoring ainsi que des points limites précoces et adaptés à chaque procédure seront mis en place pour suivre au mieux l’évolution de l’état général des animaux.
Choix des espèces
La souris est l’espèce avec une réponse immunitaire bien caractérisée et comparable à celle de l’humain. Ce modèle permet aussi d’examiner finement les interactions entre nerfs périphériques, cellules gliales, et cellules immunitaires dans le contexte pulmonaire. De nombreuses lignées transgéniques nécessaires à ce projet sont disponibles chez la souris et permettent d’isoler, tracer ou manipuler spécifiquement les populations cellulaires ciblées. Seules des souris adultes (6 à 10 semaines) seront utilisées. Ce stade garantit une immunité pulmonaire mature, indispensable pour étudier les conséquences de la tuberculose.
Exploration de la fonction endocrine de la surrénale dans des modèles murins
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
498 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune reçoit une ou deux injections et un prélèvement sanguin de moins d'une minute, pour explorer la fonction hormonale de la glande surrénale en réponse au stress. Le porteur signale que des protocoles identiques antérieurs n'avaient montré aucune souffrance observable, et prévoit néanmoins la mise à mort de tous les animaux pour prélever leurs tissus. Il retient la souris pour sa physiologie endocrine proche de l'humain et son aptitude aux modifications génétiques.
Objectifs
La surrénale est une glande endocrine qui, par ses sécrétions hormonales permet la survie de l’individu. La surrénale est considéré comme l’organe principale de la réponse au stress et dépend de l’intégrité du cortex surrénalien, organisé en zones concentriques spécialisées : la zone glomérulée (zG) pour les minéralocorticoïdes (aldostérone) et la zone fasciculée (zF) pour les glucocorticoïdes (cortisol chez l’homme et corticostérone chez la souris). Les mécanismes responsables du maintien de cette organisation sont encore largement incompris. Des études antérieures ont permis de montrer que des modulations de la SUMOylation (modification des protéines) entraine des perturbations de la fonction endocrine de cette glande. Par ailleurs, d’autres travaux ont permis de montrer que les surrénales males et femelles ont des fonctions surrénaliennes propres à chacun des sexes. L’objectif de ce projet est d’étudier la fonction endocrine de la surrénale en réponse à différents stimulis dans plusieurs modèles murins.
Bénéfices attendus
La réalisation de ce projet permettra une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans la fonction surrénalienne et en particulier : 1) l’impact des mécanismes de SUMOylation (mécanismes de modification des protéines) ainsi que des acteurs du dimorphisme sexuel mais également 2) l’identification des modifications protéiques lors des différentes stimulations surrénaliennes.
Procédures
Les souris vigiles seront soumises à une injection (234 souris) ou deux injections (264 souris) et un prélèvement de sang (264 souris), Ces interventions durent moins de 1 minute par souris.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables des traitements réalisés sur 4 jours, peuvent être une perturbation du sommeil et de l’excitabilité. Les études antérieures utilisant les mêmes protocoles n’ont montré aucun comportement particulier, ni souffrance observable.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l’expérience en vue du prélèvement des tissus requis pour la réalisation de différentes analyses.
Remplacement
Ce projet concerne l’étude de l’exploration fonctionnelle d’un organe de réponse au stress dont l’activité est soumise à un rétrocontrôle hypothalamo-hypophysaire. Il n’existe aucune méthode alternative permettant d’intégrer ces différents niveaux de complexité.
Réduction
L’étude se fera sur 498 animaux au maximum Afin de diminuer le nombre d’animaux, les mêmes groupes témoins seront utilisés lorsque cela est possible ce qui permettra de diminuer le nombre de souris (diminution de 88 souris). De plus, Les animaux des groupes témoins seront issus des mêmes portées que les animaux génétiquement modifiés. Nous utiliserons les mêmes animaux pour réaliser deux stimulations surrénaliennes différentes.
Raffinement
Les animaux seront élevés dans un environnement contrôlé et enrichi selon les recomandations en vigueur. Les animaux seront hébergés par groupe de 4 individus pour permettre le maintien d’un bien-être social. Les animaux seront surveillés quotidiennement par du personnel qualifié. La surveillance se fera 2 fois par jour lors des différents traitements. Aucun raffinement supplémentaire n’est requis lors de nos procédures.
Choix des espèces
La souris présente une physiologie endocrine, très proche de l’espèce humaine et est le modèle mammifère de choix pour réaliser des modifications génétiques. Enfin, les méthodes d’exploration de la fonction hypothalamo-hypophysaire-corticotrope sont les mêmes que celles utilisées chez l’homme Pour l’analyse de la réponse endocrine de la surrénale, les animaux seront utilisés à l’âge de 11 semaines qui correspond à un stade adulte.