Souris

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  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 88
Souffrances
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Les 88 souris subissent une biopsie de queue pour génotypage, unique procédure décrite, dont le porteur indique qu'elle peut provoquer une légère douleur. Toutes sont tuées à l'issue, dans des procédures classées à un niveau de souffrance modéré. Elles portent des mutations identifiées chez des patients atteints de déficits immunitaires, et doivent permettre de décrire l'effet de ces mutations sur le développement du système immunohématologique. Rien n'est dit de ce que ces mutations font subir aux souris elles-mêmes, ni de ce qui justifie le classement en souffrance modérée quand seule une biopsie de queue est mentionnée, le porteur se limitant à affirmer que l'étude ne peut être reproduite hors d'un "organisme vivant entier".

Objectifs

Certaines maladies génétiques associées causent des défauts de réparation de l’ADN qui provoquent des déficits immunitaires. Dans ce cadre, nous avons récemment identifié chez des patients des mutations dans 2 gènes impliqués dans la stabilité du génome. L'objectif du projet est de déterminer précisément l'impact de ces mutations dans des modèles de souris. En particulier en nous focalisant sur le développement du système immunohématologique qui est particulièrement affecté dans ces pathologies. Par ailleurs nous génèreront des fibroblastes embryonnaires de souris afin d'en étudier le phénotype en nous focalisant sur la stabilité du génome.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'apporter de nombreuses informations originales et fondamentales sur les conséquences fonctionnelles de ces mutations et plus largement sur le rôle des facteurs analysés dans la stabilité du génome. Les résultats obtenus devraient permettre d'ouvrir des pistes à des approches thérapeutiques chez les patients porteurs de mutations dans ces gènes.

Procédures

Les animaux seront soumis à des biopsies pour génotypage.

Impact sur les animaux

La réalisation des biopsies de queues nécessaires au génotypage des animaux peut provoquer une légère douleur.

Devenir

A la fin de chaque procédure les animaux seront mis à mort.

Remplacement

L'étude de l'effet des mutations sur le développement du système immunitaire ne peut pas être reproduite dans des systèmes autres que des organismes vivants entiers.

Réduction

Des tests statistiques seront réalisés afin de minimiser le nombre d'animaux produits et analysés.

Raffinement

Des points limites stricts spécifiques au projet on été élaborés. Les animaux seront observés de façon hebdomadaire par le personnel formé et compétent de l’animalerie EOPS selon l'obligation réglementaire en vigueur. Les animaux sont au nombre maximum de 5 par cage. Les cages disposent par ailleurs de matériel d'enrichissement (bouts de coton, tunnels colorés, morceaux de bois). Le maintien des animaux dans une zone exempte de pathogène devrait les préserver d'infections opportunistes.

Choix des espèces

La souris représente un organisme modèle de choix pour mener des études sur le développement du système immunohématopoiëtique, principalement en raison de la similarité des mécanismes fondamentaux du développement de ce système entre les rongeurs et l’humain. De plus, nous disposons d’outils adaptés à cette espèce pour la réalisation de ce projet tels que des anticorps pour les immuno-marquages. Enfin, la souris est un modèle animal dans lequel les techniques de mutagénèse permettent facilement l'introduction des mutations d'intérêt. Lot 1 et 2. Pour les croisements des souris ayant atteint la maturité sexuelle seront utilisées (à partir de 6 semaines) Lot 3. Le phénotype sera analysé dans des animaux adultes (8-10 semaines ), stade dans lequel le système immunitaire est mature.

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Souris : 100
Rats : 50
Souffrances
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Les gestes appris ici ne produisent aucune connaissance : ils servent à former des étudiants de master et des stagiaires de la formation réglementaire à contenir et piquer des rongeurs. 100 souris et 50 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal reçoit trois injections sous-cutanées sur animal vigile, et les souris passent en plus cinq tests comportementaux avant d'être tuées, la formation étant alors terminée. Le porteur affirme qu'aucun mannequin ni simulateur ne permet d'apprendre l'injection, qui exige selon lui de percevoir la tonicité musculaire et la réaction de l'animal, et juge "indispensable" de former les futurs utilisateurs.

Objectifs

Ce projet vise à former deux publics distincts à la manipulation des rongeurs dans un contexte d’expérimentation biomédicale : 1. Étudiants de Master : acquisition des compétences nécessaires pour manipuler la souris et le rat de façon douce et sécurisée, dans le respect des règles de bonnes pratiques et de respect du bien-être animal. Les étudiants apprendront la contention, la réalisation d’une injection sous-cutanée, et seront initiés aux principes d’évaluation comportementale au travers de tests simples non invasifs. 2. Participants à la formation réglementaire à l’expérimentation animale (niveaux applicateur et concepteur) : apprentissage et maîtrise des gestes techniques de manipulation, contention, injection sous-cutanée chez le rat et la souris, afin de garantir une pratique conforme aux bonnes pratiques et au respect du bien-être animal. Dans les deux contextes, l’objectif central est de permettre aux futurs expérimentateurs d’acquérir les compétences nécessaires pour une manipulation précise, contrôlée et respectueuse des animaux.

Bénéfices attendus

L'ensemble des étudiants et apprenants acquerront la maîtrise des gestes techniques de base nécessaires à l’expérimentation animale et les compétences pour manipuler en sécurité pour eux-mêmes et pour l’animal. Ils apprendront à manipuler calmement et sans contrainte excessive les rongeurs, à réaliser des injections sous-cutanées en limitant la douleur. Ceci leur permettra de reconnaître les signes comportementaux d’inconfort. Les étudiants de master apprendront également à utiliser correctement des tests comportementaux et ainsi à interpréter les réponses comportementales des souris dans une approche éthique. Ces procédures permettront aux étudiants/apprenants de pouvoir expérimenter dans les conditions réglementaires et de bien-être animal, contribueront à réduire la variabilité expérimentale future, à améliorer la qualité des manipulations de laboratoire et, de ce fait, leur permettront de développer des projets de recherche à impact pour les connaissances scientifiques. Toutes ces compétences contribueront à réduire la souffrance animale dans les projets futurs et à renforcer l’application concrète du raffinement.

Procédures

L'ensemble des animaux recevra 3 injections, espacées d'au moins 3 jours. Ce geste sera réalisé sous supervision des enseignant.e.s, sur animal vigile. Les souris seront également soumises une fois à 5 tests comportementaux visant à évaluer leurs capacités cognitives et leur état émotionnel. La durée de chaque test est comprise entre 5 et 30 minutes.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à un stress léger, transitoire et limité dans le temps, lié à leur manipulation lors des tests comportementaux et lors de l'injection.

Devenir

- A l'issue de la 3ème séance de TP (réalisation d'injections chez le rat), la totalité des rats seront mis à mort car la formation sera terminée. - A l'issue de la 3ème séance de TP (réalisation d'injections chez la souris), les souris seront conservées pour la séance de TP "tests comportementaux". - A l'issue de la séance de TP utilisant les souris en comportement, les souris seront mises à mort car la formation sera terminée.

Remplacement

Afin que les projets de recherches futurs utilisant des animaux à des fins de recherches scientifiques soient effectués dans le respect du bien-être animal, il est indispensable de former les futurs utilisateurs. Aucune alternative possible (mannequin, vidéo, simulateur) ne permet l'apprentissage de la manipulation et de l’injection sous-cutanée, nécessitant la perception de la tonicité musculaire, de la pression digitale et également de la réaction comportementale de l’animal. Cependant, des mannequins de rats et souris seront disponibles pour que les apprenant.e.s puissent apprendre le geste de contention avant de le réaliser sur animal vivant.

Réduction

Afin de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés, les animaux seront mutualisés entre les sessions de master et de formation réglementaire qui ont lieu à la même période.

Raffinement

Les manipulations sont réalisées dans un environnement calme. Elles seront douces et courtes, avec la possibilité de réaliser des pauses si l’animal montre des signes d’agitation ou d’apathie. Les manipulations se feront sous supervision systématique par des formateurs habilités niveau applicateur ou concepteur. Une grille de surveillance des animaux, des points limites et des actions associées ont été pré-définis. Ces actions seront mises en place en cas d'atteinte d'un point limite.

Choix des espèces

La souris et le rat sont les deux espèces les plus couramment utilisées dans la recherche biomédicale en neurosciences et en physiologie comportementale. Ils présentent des comportements facilement observables et interprétables, une morphologie adaptée à l’apprentissage des techniques de contention et d’injection, et une grande familiarité pour les expérimentateurs en formation. • Souris : leur tempérament généralement calme et leur robustesse en font un modèle adapté à l’acquisition des gestes techniques en dans le cadre d’un apprentissage progressif et contrôlé. • Rats : leur taille plus importante permet aux apprenants de visualiser plus aisément l’anatomie externe et d’acquérir la précision des gestes dans la contention et l’injection. La combinaison des deux espèces contribue à une formation complète et représentative des pratiques expérimentales sur animaux vivants, en particulier en neurosciences. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte jeune à adulte (1,5 – 4 mois selon disponibilité) : les animaux adultes présentent une stabilité comportementale, un poids constant, et une résistance physiologique permettant un apprentissage sécurisé des techniques de contention et d’injection, sans fragiliser l’animal. Aucun animal néonatal, juvénile ou âgé fragile ne sera utilisé dans ce projet.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 112
Souffrances
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 112

112 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, chacune maintenue à la main pour l'application du produit jusqu'à quarante fois de suite dans le protocole chronique, douze fois dans le protocole aigu. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance modéré. Les oreilles sont rasées sous anesthésie au premier jour, puis une substance y est appliquée pour déclencher une dermatite atopique, ce qui provoque des démangeaisons et un comportement de grattage, avant un prélèvement sanguin terminal et la mise à mort. Le porteur espère que l'oncostatine M deviendra une cible pour de futures biothérapies, en reconnaissant que son implication directe dans la maladie n'a jamais été démontrée dans un organisme vivant.

Objectifs

La dermatite atopique est une maladie inflammatoire chronique de la peau fréquente en Europe, touchant aussi bien les enfants que les adultes. Elle se caractérise par une inflammation persistante de la peau et une altération de sa fonction de barrière naturelle qui nous protège de la pénétration des micro-organismes pathogènes. Cette maladie pose un problème de santé publique car il n’existe pas vraiment de solution pour la guérir. Les personnes atteintes par cette maladie produisent une molécule inflammatoire appelée oncostatine M dont on soupçonne le rôle délétère sur le système immunitaire et son implication dans le développement de cette maladie. Ce projet a donc pour objectif d’étudier le rôle de l’oncostatine M dans le développement et le maintien de l’inflammation de la peau. Bien que l’oncostatine M soit présente dans les lésions de dermatite atopique chez l’être humain, son implication directe dans cette maladie n’a jamais été démontrée dans un organisme vivant. Pour cela, le projet utilisera un modèle de dermatite atopique chez la souris afin de comparer l’évolution de la maladie chez des animaux produisant l’oncostatine M et chez des animaux génétiquement modifiés qui ne produisent pas cette molécule.

Bénéfices attendus

Les résultats de cette étude nous permettront de faire progresser les connaissances sur le rôle de l’oncostatine M dans le développement de la dermatite atopique. A plus long terme, s’il s’avère que l’oncostatine M joue un rôle important dans le développement et/ou le caractère chronique de la maladie, celle-ci pourrait constituer une nouvelle cible pour le développement de biothérapies visant à bloquer les effets de cette molécule proinflammatoire, telles que le développement d'anticorps bloquants ciblant l'oncostatine M. Dans un contexte où le nombre de biothérapies pour le traitement de la dermatite atopique est actuellement limité et où certains patients peuvent être non-répondeurs ou développer des résistances à ces traitements, il est nécessaire de pouvoir identifier de nouvelles cibles pour développer ces nouveaux outils thérapeutiques.

Procédures

Pour tous les animaux inclus dans cette étude, une anesthésie sera pratiquée, une seule fois, le premier jour afin de pouvoir immobiliser l’animal pendant le temps de rasage des oreilles (pendant 10 secondes) à l’aide d’une tondeuse puis d’appliquer localement le traitement sur la peau pour induire la dermatite atopique (pendant 10 secondes) et mesurer l’épaisseur de la peau de manière non-invasive (10 secondes par oreille). Les jours suivants, les traitements et mesures seront effectuées sur animal vigile pour éviter les anesthésies répétées. Tous les animaux inclus dans cette étude seront donc brièvement maintenus par l’expérimentateur afin de permettre l’application locale du traitement sur la peau pour induire la dermatite atopique et mesurer l’épaisseur de la peau de manière non-invasive pendant une durée maximale de 20 secondes. Cette contention manuelle de courte durée peut entraîner un stress léger et transitoire. Elle sera répétée 12 fois pour les animaux qui sont inclus dans le protocole d’induction aigue, à court terme, et répétée 40 fois pour les autres animaux qui sont inclus dans le protocole d’induction chronique, à long terme. En fin de protocole, une analgésie et une anesthésie profonde seront réalisées pour effectuer un prélèvement sanguin terminal d’une durée de 30 secondes au maximum et la mise à mort des animaux en vue de collecter les échantillons biologiques.

Impact sur les animaux

Au début du protocole, l'induction d'une anesthésie et le réveil après anesthésie provoquent un stress léger et transitoire des animaux. L’injection pour induire l’analgésie et l'anesthésie à la fin du protocole crée une douleur légère et transitoire. Les protocoles d'induction d'une dermatite atopique aigue et chronique provoquent un prurit susceptible d'occasionner un comportement de grattage des animaux.

Devenir

Tous les animaux inclus dans le projet seront mis à mort de manière à collecter les différents échantillons biologiques (sang, peau de l'oreille) pour effectuer des analyses moléculaires et des analyses de tissus par microscopie.

Remplacement

Des études précédentes ont été réalisées in vitro pour décrire les propriétés de l'oncostatine M dans différents modèles de culture de cellules cutanées d’origine humaine et murine, développés sous la forme de peaux reconstruites. Cependant, il est nécessaire d’effectuer des expériences in vivo chez l’animal afin d’étudier la contribution de cette molécule à l’inflammation cutanée dans un système complexe où de nombreuses cellules immunitaires activées infiltrent la peau et où de nombreux médiateurs de l’inflammation y sont sécrétés. Il n’existe pas encore de modèle in silico pour mimer ces interactions complexes.

Réduction

A partir des données de la littérature scientifique, nous avons pu calculer un effectif de souris minimum nécessaire pour assurer une validation statistique de l’étude, à l’aide d'une formule mathématique appropriée. Une stratégie par étapes sera également appliquée permettant de réduire potentiellement de moitié le nombre d'animaux utilisés. De plus, au sein de l'animalerie, des accouplements de souris seront effectués à la demande, et non en continu, de manière à limiter le nombre d'animaux produits.

Raffinement

Afin de satisfaire les besoins comportementaux des souris, celles-ci seront maintenues en groupes de 3 à 4 individus par cage ventilée. Leur milieu sera enrichi de structures adaptées répondant à leur besoin naturel de ronger (buchettes de peuplier) et leur permettant de se cacher (nid). Afin de limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse des animaux, ceux-ci seront anesthésiés, avec contrôle de la température par tapis chauffant, lors de certaines phases d’expérimentation. Des points limites gradés, précis et adaptés sont listés dans une grille et feront l’objet d'une surveillance quotidienne des animaux. Une prise en charge par un traitement antalgique sera mise en oeuvre précocement en cas de besoin.

Choix des espèces

Le protocole que nous utilisons chez la souris est reconnu pour reproduire de nombreuses caractéristiques cliniques de la pathologie humaine (rougeur, épaississement cutané, desquamation, prurit), histologiques (épaississement de l’épiderme, présence anormale de cellules immunes dans le derme) et ses mécanismes moléculaires et cellulaires. Par ailleurs, le système immuno-inflammatoire de la souris est décrit et étudié depuis des décennies et autorise des comparaisons avec le système immuno-inflammatoire humain. Les modèles murins, bien que pouvant présenter certaines limites par rapport à la physiologie humaine, restent largement utilisés pour étudier la réponse immuno-inflammatoire de la peau et évitent d’avoir recours à des espèces animales plus proches de l'Homme. Les animaux seront inclus dans le projet à partir de l’âge de 8 semaines, lorsque leur système immuno-inflammatoire est bien développé.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 652
Souffrances
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Devenir
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La mise à mort intervient dès l'apparition d'une paralysie des pattes arrière ou d'une chute des plaquettes. 652 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Greffées de cellules leucémiques par la veine de la queue, elles subissent des prélèvements sanguins hebdomadaires dans la joue et reçoivent jusqu'à deux administrations quotidiennes de médicaments par gavage, par la veine ou dans le ventre, tous ces gestes étant faits sans anesthésie pendant quatre à douze semaines. Le porteur annonce que la greffe fera développer aux souris une perte de poids et une paralysie des membres postérieurs, tout en écrivant que les traitements ne causent pas de problèmes importants.

Objectifs

Notre projet a pour objectif d’évaluer l’efficacité de divers médicaments déjà existants, administrés seuls ou en combinaison, sur des souris atteintes de leucémie myéloïde aiguë, un type de cancer du sang, afin d’explorer de nouvelles associations thérapeutiques. L'objectif est de voir comment ces traitements peuvent aider à combattre la maladie chez ces modèles de souris, ce qui pourrait éventuellement nous aider à mieux comprendre leur impact sur les patients humains.

Bénéfices attendus

L’utilisation de modèles souris pour étudier et tenter de guérir la leucémie myéloïde aiguë (LMA), un type de cancer du sang, afin de tester des traitements, offre plusieurs avantages. Elle permet de mieux comprendre les mécanismes de la maladie, d'évaluer l'efficacité des traitements, d'optimiser les doses et les schémas thérapeutiques, d'étudier les résistances aux traitements et de réduire les risques pour les patients. Ces modèles de souris constituent une étape cruciale pour sélectionner et affiner les stratégies thérapeutiques avant leur mise en application clinique, ce qui contribue à accélérer le développement de traitements plus efficaces contre la leucémie myéloïde aiguë.

Procédures

Les souris recevront une injection de cellules malades dans la veine de la queue (sans anesthésie; durée: 1 min), suivie de prélèvements sanguins hebdomadaires pendant 4 semaines pour certaines et 12 semaines pour d’autres (prélèvement dans la veine de la joue; durée: 1 min sans anesthésie). Elles seront ensuite traitées avec cinq médicaments différents, administrés une ou deux fois par jour (tous les deux jours pendant 4 ou 12 semaines selon le médicament), selon le protocole (chaque groupe de souris recevra un médicament parmi ces cinq et parfois une combinaison de deux médicaments). Les traitements seront délivrés dans la veine de la queue (sans anesthésie, durée: 1 min), par gavage (à l'aide du sonde métallique de taille adaptée à la souris, sans anesthésie; durée: 1 min) ou par injection dans le ventre (sans anesthésie; durée: 30 secondes). À la fin de l'étude, les souris seront euthanasiées, et leurs organes seront prélevés pour des analyses approfondies.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, des souris sont greffées avec des cellules leucémiques, ce qui leur fera développer des symptômes comme la perte de poids et la paralysie des pattes arrières quelques semaines ( 4 semaines pour les souris non traitées et jusqu’à 12 semaines si avec traitements) après la greffe. Les traitements ne causent pas de problèmes importants, mais les méthodes d'administration, comme les injections ou le gavage, peuvent provoquer de légers effets secondaires, comme des blessures légères au site d'injection ou des saignements. Les souris peuvent aussi ressentir un inconfort temporaire lors des injections ou des prélèvements sanguins.

Devenir

Toutes les souris seront euthanasiées dès l’apparition des signes de la paralysie des membres inférieurs ou si elles présentent une quantité faible de plaquettes pour éviter leur souffrance. L’euthanasie des animaux en fin d’expérience est nécessaire afin de récupérer leurs organes en post-mortem pour effectuer des analyses.

Remplacement

Pour réaliser notre projet, l’utilisation d’animaux vivants est nécessaire, car c’est uniquement dans un organisme vivant que l’on peut observer les interactions complexes entre les cellules tumorales, le système immunitaire et les autres éléments du corps. Ces interactions sont cruciales pour tester de façon précise l’efficacité des traitements, en tenant compte de leur distribution dans l’organisme, de leurs effets secondaires et de l’évolution de la maladie au fil du temps.

Réduction

Pour déterminer combien de souris sont nécessaires dans chaque groupe de l’étude, nous avons utilisé un test statistique, qui est une méthode mathématique permettant de vérifier si les différences observées entre les traitements sont significatives. Dans cette étude, certains groupes de souris ne recevront pas de traitement, ce sont les groupes témoins. Ces groupes sont composés des mêmes souris (même fond génétique) que celles des groupes expérimentaux, ce qui permet de les comparer plus facilement. En testant plusieurs traitements en même temps, on peut utiliser un seul groupe témoin pour plusieurs expériences, ce qui permet de réduire le nombre de souris. Les expériences seront menées de manière très similaire pour réduire les différences entre les groupes et ainsi obtenir des résultats fiables.

Raffinement

En plus de la surveillance quotidienne, qui permettra de détecter rapidement toute anomalie liée au geste technique de la greffe, un suivi clinique hebdomadaire sera réalisé. Pour cela, l'analyse sanguine permettra aussi de vérifier le taux de plaquettes, une baisse progressive étant associée avec l'apparition la maladie. En dessous d'une certaine valeur, de la nourriture sera ajoutée dans la cage et lorsque cette faible valeur est associée à d'autres signes cliniques (affaiblissement avec paralysie des pattes arrières), la souris sera immédiatement euthanasiée. L'évaluation clinique prendra également en compte le comportement des souris et leur poids. L'ensemble des paramètres permettra de mettre en place rapidement des actions adaptées. Un enrichissement des cages sera également fait (buchette en bois à ronger, papier pour faire un nid/cachette).

Choix des espèces

Le modèle souris est à la base de la compréhension du développement du cancer chez l’homme. Du fait de la présence de nombreux gènes équivalents chez l’homme et la souris, ils intègrent les caractéristiques de la pathologie humaine et aident à identifier le traitement qui sera le plus efficace et le plus adapté pour être transféré et testé en clinique chez l’homme. Dans cette étude, nous utiliserons des souris âgées d’au moins 6 semaines car les transplantations de cellules cancéreuses sont plus efficaces chez les jeunes adultes et permettent donc une meilleure prise de greffe.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 154
Souffrances
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Devenir
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 154

154 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une opération de vingt minutes reproduisant la perte osseuse post-ménopausique, puis une injection tous les deux jours pendant huit à seize semaines, jusqu'à trois prélèvements sanguins et deux séances d'imagerie, avec des allers-retours en voiture entre les deux établissements. Ce volet est le second d'un projet déclaré en deux parties, chacune portant sur 154 souris et sur la même famille de molécules mise au point par l'équipe. Le porteur écrit qu'à sa connaissance il n'existe "pas d'alternative non animale efficace", que les modèles d'organes isolés ne fourniraient pas de réponse pertinente et que les données disponibles restent "trop minimalistes" pour une modélisation numérique.

Objectifs

L’ostéoporose est une problématique de santé publique. Cette maladie touche près de 40% des femmes de plus de 65 ans dans le monde. Elle se traduit par une perte excessive de la masse osseuse et une diminution de la résistance des os, induisant une augmentation considérable du risque de fractures. Il y a donc un important impact pour la société en raison des hospitalisations et médicaments nécessaires à ces patientes. Dans le cadre du développement de traitements contre l’ostéoporose nous avons développé une famille de molécules agissant à la fois sur les symptômes directs de l’ostéoporose mais également sur les phénomènes inflammatoires associés. L’objectif de ce projet est donc de consolider les données déjà disponibles sur l’effet biologique de ces molécules, en étudiant la qualité osseuse dans un modèle d’ostéoporose induit chez la souris. Ce modèle permet de récapituler les changements majeurs intervenant sur l’os dans le cadre de la ménopause. Ce travail permettra donc, à terme, de proposer de nouvelles molécules pour lutter contre l’ostéoporose. Le projet sera réalisé sur deux sites, l’EU1 pour la chirurgie et l’EU2 pour l’imagerie.

Bénéfices attendus

L’ostéoporose se traite actuellement par des moyens médicamenteux et non médicamenteux (prise de calcium, une activité physique). Les traitements médicamenteux de l’ostéoporose se basent essentiellement sur des médicaments qui bloquent la dégradation de l'os, limitant ainsi la perte osseuse, mais cette approche thérapeutique ne permet pas de regagner la densité osseuse perdue car elle bloque également la formation de nouveaux tissus osseux. Par ailleurs de nombreux effets secondaires sont associés aux différents types de traitements : douleurs, troubles digestifs, risque de nécrose des os de la mâchoire. L’approche proposée vise à l’obtention d’une efficacité similaire à celle de ces molécules via des modes d’actions différents, laissant présager de ne pas reproduire leurs effets secondaires principaux, favorisant la prise en charge des patientes souffrant d’ostéoporose post-ménopause.

Procédures

Les animaux recevront une intervention chirurgicale de 20 min au sein du premier établissement utilisateur sous anesthésie générale, puis des injections tous les 2 jours pendant 16 semaines au maximum sur animaux vigiles, sauf détection de stress ou d’inconfort des animaux qui nous inciterai à réaliser ce geste sous anesthésie générale. Les animaux subiront également un maximum de trois prélèvements sanguins, sous anesthésie générale, le premier en pré-opératoire, le second à 4 semaines post-opératoires et le troisième à 8 semaines post-opératoires. Ils seront également soumis au maximum à deux séances d’imagerie de 15 min, sous anesthésie générale, au sein du second établissement utilisateur.

Impact sur les animaux

Toute approche chirurgicale implique un risque. Une mortalité en lien avec la réalisation de la chirurgie de 10% est le maximum acceptable au-delà duquel la procédure complète sera abandonnée. Un gonflement, une perte de liquide et une irritation, susceptibles d’engendrer une diminution de l’activité de l’animal, peuvent nuire à la bonne alimentation et donc mener à une perte de poids voire à un comportement de repli. Une légère perte de poids des animaux, classiquement constatée en post-opératoire, est attendue dans les premiers jours, avant une reprise de poids classique ensuite. A notre connaissance, aucun autre effet indésirable n’est attendu.

Devenir

A l’issue des procédures tous les animaux seront euthanasiés afin de réaliser un prélèvement sanguin, puis de prélever les tissus osseux et observer la microarchitecture osseuse par scanner à haute résolution et analyses histologiques et immunohistochimiques.

Remplacement

A notre connaissance il n’y a pas d’alternative non animale efficace pour étudier la perte osseuse induite par chute des taux hormonaux, mimant l’ostéoporose post-ménopause chez l’Homme. Les modèles d’étude mimétiques d’organes isolés ne peuvent pas, à notre connaissance, fournir une réponse pertinente. Les mécanismes complexes de régulation en cascade des différents tissus, chacun contenant plusieurs types cellulaires, et du système immunitaire notamment via la mise en place du recrutement des cellules qui résorbent l’os par exemple n’est pas réalisable en dehors de modèles in vivo impliquant un animal complet. Les données sur ces régulations complexes et multifactorielles sont encore trop minimalistes en l’état actuel des connaissances scientifiques pour envisager une modélisation numérique susceptible de répondre à notre hypothèse

Réduction

Des méthodes de réduction (analyse à mi-parcours avec dispositif d’arrêt de l’expérience (GO/NO GO)) selon les résultats de projections statistiques) seront appliquées. Une logique d’arrêt de la procédure est mise en place : en cas de dépassement par 3 animaux pour chaque groupe des points limites, la procédure sera interrompue. Pour que les valeurs obtenues soient exploitables sur le plan statistique, un nombre minimum d’animaux sera utilisé. Nous proposons donc d’effectuer une première série de 5 animaux par groupe, avec une analyse statistique intermédiaire permettant de déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaires pour obtenir une puissance statistique satisfaisante dans la limite de 10 animaux par groupe. Des tests statistiques adaptés à nos effectifs seront utilisés

Raffinement

Lors de leur arrivée à l'animalerie, une période de quarantaine d’une semaine sera appliquée afin que les souris s'acclimatent à leur nouveau lieu d'hébergement. Les cages seront enrichies d’abri et roues ainsi que de matériaux (morceau de coton ou de sopalin, tube en carton...) permettant aux animaux d'améliorer leur milieu. A chaque intervention les animaux seront anesthésiés si nécessaire afin de limiter le stress et la douleur. Du fait de l’approche chirurgicale, une douleur post-opératoire sera anticipée avec l’injection préventive et curative d’antidouleurs. Un suivi rapproché (2 fois par jour) sera effectué sur les trois jours suivants la chirurgie et dès les premiers signes d’inconfort détectés. Le suivi des animaux se fera tous les deux jours lors des injections de façon à contrôler l'absence de points limites tout au long de l'étude. Les molécules choisies seront injectées sur animaux vigiles sauf détection de stress ou d’inconfort des animaux qui nous inciterai à réaliser ce geste sous anesthésie générale (afin de réduire le stress des animaux) tous les deux jours pendant 8 à 16 semaines. Le poids des animaux sera mesuré à chaque temps de traitement. Des points limites ont été mis en place afin de suivre le bien-être animal tout au long de la procédure. Les animaux seront finalement euthanasiés sous anesthésie gazeuse. Afin de réaliser les analyses par imagerie sur un site distant abritant la plateforme dédiée, les animaux seront transportés par véhicule personnel (8 km, environ 10 minutes) dans des cages de transport spécifiquement préparées, et remis dans des cages habituelles avec eau et nourriture à volonté dès leur arrivée. Le retour s’effectuera de la même manière.

Choix des espèces

La réalisation de ces études chez la souris via le modèle est décrite et validée. Les expériences antérieures ont donné des résultats exploitables concernant les traitements dans ce champ d’application et dans d’autres. La souris étant un animal de petite taille, son hébergement en groupe sociaux de plusieurs individus est facilité au sein de notre établissement utilisateur en regard du matériel à disposition. Dans le but de se placer dans des conditions expérimentales les plus représentatives de la réalité physiologique rencontrée en médecine humaine, les souris utilisées seront des souris adultes âgées de 8 semaines à l’initiation de la procédure

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 4195
Souffrances
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▲ 3624
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Devenir
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 4195

4 195 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, certaines passant jusqu'à trente-sept jours seules en cage après une chirurgie et trois sessions de cinq jours consécutifs d'enregistrement cérébral en continu. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance léger pour 471 d'entre elles, modéré pour 3 624 et sévère pour 100. Des femelles gestantes sont opérées quarante-cinq minutes pour qu'une injection soit faite dans le cerveau de chacun de leurs embryons, au risque d'un arrêt prématuré de la gestation, et les souris porteuses de la mutation développent des crises d'épilepsie dès l'âge de vingt jours. Le porteur attend de ce travail des cibles d'immunothérapie contre les gliomes, hypothèse formulée au conditionnel, quand l'implant crânien, l'isolement social et les crises convulsives sont, eux, programmés.

Objectifs

Les gliomes sont les tumeurs cérébrales les plus fréquentes et les plus agressives. Les traitements actuels n’ont qu’un effet limité sur la survie des patients, et ces tumeurs sont souvent résistantes aux traitements, ce qui les rend rapidement mortelles. Il est donc urgent de trouver de nouvelles solutions pour les traiter. On retrouve peu de cellules immunitaires dans les gliomes, car les cellules tumorales et certaines cellules immunitaires créent un environnement qui empêche le système immunitaire de combattre la tumeur efficacement. Dans le cerveau, il existe des cellules spécialisées appelées microglies, qui jouent un rôle important dans le maintien de la santé du tissu cérébral. Cependant, leur rôle dans les gliomes n’est pas encore bien compris. Étudier comment les cellules tumorales et la microglie interagissent pourrait nous aider à trouver des moyens de stimuler le système immunitaire pour mieux lutter contre ces tumeurs. Nous étudions des gliomes avec une mutation particulière qui provoque de l’épilepsie et qui, contrairement aux autres gliomes, présente une forte présence de cellules immunitaires appelées lymphocytes. Dans ces tumeurs, les microglies sont également modifiées. Nous pensons que la communication entre les cellules tumorales et la microglie favorise le recrutement des lymphocytes, qui pourraient aider à combattre la tumeur. Précédemment, un modèle a été développé chez la souris pour étudier cette mutation et a montré qu’elle est nécessaire au développement des tumeurs et est responsable de l’épilepsie liée à ces tumeurs. Ce projet a pour but d’étudier l’effet des cellules mutées sur les cellules immunitaires (microglie) du cerveau en développement chez la souris. L’objectif est de suivre l’évolution de ces microglies au fil du temps et de comprendre comment elles interagissent avec les cellules mutées. Nous utiliserons des enregistrements de l’activité électrique du cerveau pour observer l’apparition de l’épilepsie liée à cette mutation et l’impact des changements dans les microglies.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait permettre de mieux comprendre comment une mutation génétique spécifique affecte la microglie, modifie la communication entre la microglie et les cellules tumorales et comment elle influence la réponse immunitaire. Cela pourrait également permettre d’identifier comment ces changements dans la microglie pourraient être liés à l’épilepsie qui accompagne ces tumeurs. Nous analyserons également les profils génétiques des microglies afin de pouvoir les comparer avec ceux des patients atteints de gliomes avec cette même mutation d’intérêt. Cela nous aidera à comprendre comment ces changements se produisent au fil du temps et à identifier les mécanismes responsables de la modification des microglies et du recrutement des cellules immunitaires, appelées lymphocytes. Le projet fournira des informations cruciales sur l'évolution des réponses immunitaires et des cellules cérébrales dans le cadre de cette mutation génétique d’intérêt. Il permettra aussi de créer une base de données génétiques pour mieux comprendre l’infiltration des cellules immunitaires et aidera à concevoir des tests et des traitements pour l’avenir. En outre, les résultats offriront un aperçu du rôle des modifications du système immunitaire cérébral dans l’apparition de l’épilepsie liée à cette mutation. Ce projet pourrait aider à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour générer de nouveaux traitements d’immunothérapie et pourrait donc amener à améliorer les soins pour les patients atteints de gliomes.

Procédures

Pour obtenir nos animaux génétiquement modifiés d’intérêt, un petit prélèvement de l’extrémité de la queue sera réalisé sur une partie des souriceaux produits pour connaitre leur patrimoine génétique. Cet acte se fera une seule fois sur animal vigile et durera moins de 1 minute par animal. Des femelles gestantes seront soumises à une chirurgie sous anesthésie générale (45minutes maximum) et analgésie adaptée afin de réaliser une injection intracérébrale dans le cerveau de chaque embryon. Une partie de ces femelles recevra 3 semaines après une injection quotidienne pendant 5 jours d’une molécule permettant de mettre en place notre modèle (vigile, durée inférieure à 1 minute par injection). Pour une autre partie des souris, une chirurgie sous anesthésie générale (1h maximum) et analgésie adaptée sera pratiquée afin de mettre un implant au niveau de leur tête permettant ensuite d’enregistrer l’activité électrique du cerveau. Cette activité sera enregistrée pendant 3 sessions de 5 jours consécutifs (24 heures sur 24), espacées de 5 jours minimum, sur les animaux vigiles via une connexion indolore et leur permettant de se déplacer librement. Tous les animaux ayant eu une chirurgie seront hébergés seuls au maximum 37 jours. Tous les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire à la fin des procédures.

Impact sur les animaux

Le prélèvement de l’extrémité de la queue pour connaitre le patrimoine génétique des animaux peut générer une légère et brève douleur et un léger stress chez l’animal. Il existe un risque de léger saignement. Les chirurgies génèreront un risque de douleurs post-opératoires. L’anesthésie générale nécessaire à leur réalisation entrainera un risque d’hypothermie, de sécheresse oculaire, et de difficultés cardio-respiratoires. La chirurgie sur les femelles gestantes impliquera également un risque d’arrêt prématuré de la gestation. Le dispositif implanté sur la tête des animaux pour enregistrer l’activité du cerveau impliquera une gêne pour l’animal. Tous les animaux qui auront eu une chirurgie seront ensuite hébergés individuellement, s’agissant d’animaux sociaux cela génèrera un stress. Les injections de la molécule permettant de mettre en place notre modèle génèreront un stress lié à la contention et une légère et brève douleur au point d’injection. Cette molécule peut parfois provoquer une perte de poids chez la souris. La mutation génétique de l’animal (modèle de la maladie étudiée) peut, après activation, générer des crises épileptiques à partir de l’âge de 20 jours.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés soit pour réaliser des prélèvements pour répondre à notre question scientifique soit parce qu’ils ne pourront pas être replacés ou réutilisés en raison de leur modification génétique spécifique.

Remplacement

L’impact de la mutation d’intérêt sera étudié dans des cellules tumorales issues de patients et dans des modèles d’organoïdes créés à partir de cellules souches. Ces modèles nous permettront d'étudier l’interaction entre les cellules mutées et la microglie dans un environnement en trois dimensions qui ressemble davantage à celui du cerveau humain. Cependant, bien que ces modèles soient utiles pour étudier les mécanismes d’action de la mutation, ils ne peuvent pas reproduire toute la complexité du microenvironnement immunitaire du cerveau. De plus, ils ne permettent pas d’observer l’évolution temporelle, en particulier pendant le développement embryonnaire. C’est pourquoi il sera nécessaire d’utiliser un modèle animal pour étudier l’impact des cellules mutées sur la microglie dans un cerveau en développement. Ce modèle permettra d’observer les interactions complexes entre différents types de cellules sur une période de temps et dans un espace précis, ce qui n’est pas possible dans des cultures de cellules en laboratoire. De plus, pour étudier comment une mutation affecte le développement cérébral et la survenue de pathologies, il est nécessaire d’utiliser un modèle animal, qui reflètera la complexité du cerveau en développement et des maladies qui y sont associées. Bien que les organoïdes soient proches du cerveau en termes de structure, ils ne permettent pas d’étudier comment la microglie se développe et interagit avec les autres cellules du cortex cérébral. Nos analyses exigent l’utilisation de modèles animaux, et dans le cadre de ce projet de souris génétiquement modifiées, car elles permettent d’étudier l’évolution des cellules mutées et leur impact sur la microglie dans un environnement en développement, ce qui ne peut pas être fait en laboratoire. Enfin, pour comprendre comment les changements du système immunitaire du cerveau influencent l’apparition de l’épilepsie, il est essentiel de mener cette étude dans un modèle vivant, donc chez la souris.

Réduction

Le nombre total d’animaux maximum utilisés dans ce projet sera de 4195. Ce nombre a été réduit au minimum nécessaire pour pouvoir atteindre l’objectif scientifique fixé. Le nombre d’animaux a été déterminé en prenant en compte les lignées murines génétiquement modifiées nécessaires à l'étude et en réduisant au plus petit nombre le nombre d’animaux tout en obtenant des résultats significativement exploitables et valides. Nous piloterons notre élevage de manière raisonnée et optimiserons nos choix de croisement afin d’obtenir un maximum d’animaux porteurs des modifications génétiques d’intérêt, diminuant ainsi le nombre d’animaux produits et le nombre impacté par le prélèvement pour connaitre leur patrimoine génétique. Toutes les données obtenues seront analysées avec des tests statistiques adaptés en fonction du type d’analyses réalisées. Afin d’extraire le plus de données possibles sur un nombre minimum d’animaux, le matériel biologique récupéré sera utilisé au maximum et différentes expériences seront combinées. Si les résultats sont concluants avant l’utilisation de tous les animaux alors ils ne seront pas tous utilisés.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce. Ils seront observés quotidiennement et en cas d’anomalie un processus déclaratif à la structure chargée du bien-être animal (SBEA) et au vétérinaire sera mis en place afin qu’ils apportent conseils et recommandations à l’équipe de recherche pour une prise en charge adaptée de l’animal. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera réalisé sur de jeunes animaux (cicatrisation rapide). Il sera de la plus petite taille possible et sera réalisé à l’aide de matériel propre et désinfecté entre chaque animal. Les animaux sont replacés rapidement avec leur mère après le geste afin de leur redonner un environnement réconfortant. Nous vérifierons l’absence de saignement et la bonne prise en charge par la mère immédiatement après le geste puis après environ 30 minutes. Les chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale et avec une prise en charge analgésique adaptée. Elles seront réalisées le matin afin de pouvoir observer les animaux sur la journée et administrer les médicaments nécessaires. La température des animaux sera maintenue tout au long de l’anesthésie (chambre d’induction et de réveil chauffées et tapis chauffant pendant la chirurgie). Le maintien de l’hydratation sera assuré également et un gel oculaire sera appliqué sur les yeux pour éviter toute sécheresse oculaire. Nous surveillerons le réveil des animaux et leur mettrons à disposition de l’eau sous forme gélifiée ainsi que de la nourriture dans le fond de la cage afin de favoriser leur récupération. Nous ajouterons également une maisonnette en carton en plus du nid en coton et du bâtonnet de bois mis en routine dans les cages afin d’améliorer leur bien-être, notamment pour les femelles gestantes et les animaux hébergés seuls. Après les chirurgies les animaux bénéficieront d’un suivi renforcé, ils seront ensuite examinés de manière spécifique une fois par jour minimum pendant deux jours minimum, et plus si nécessaire. Des points limites sont définis et seront respectés pour éviter toute souffrance animale.

Choix des espèces

Le modèle murin nous permet un travail sur le génome car il est bien connu et nous possédons des outils moléculaires bien développés pour travailler sur le génome de cette espèce et le modifier. Ainsi, les lignées génétiquement modifiées d’intérêt pour ce projet n’existent que chez la souris. Enfin, les lignées choisies sont nécessaires pour l'étude des tumeurs malignes humaines et reproduisent de nombreuses caractéristiques de la pathologie humaine. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique de nos animaux sera réalisé sur des souriceaux de 7 à 10 jours. Nous génèrerons des modifications génétiques sur des embryons de 14,5 jours embryonnaires lors d’une chirurgie impliquant donc une femelle gestante. Cette femelle sera âgée d’au moins 7 semaines afin d’être mature sexuellement. Sachant que le but de ce projet est de suivre le développement du système immunitaire cérébral de ces embryons, nous allons nous focaliser sur les âges suivants : stade embryonnaire tardif (18,5 jours embryonnaires), à une semaine post natale (phase de croissance, maturation en cours) puis aux stades de 21 et 60 jours, lorsque le cerveau devient mature. L’implantation du dispositif pour l’enregistrement de l’activité du cerveau a lieu sur un animal sevré de plus de 23 jours, période qui correspond à l’apparition des crises épileptiques dans ce modèle et permet de faciliter la prise en charge péri-opératoire ainsi que leur hébergement individuel suite à la chirurgie.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 500
Souffrances
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▲ 500
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Devenir
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 500

500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune subit une biopsie de la queue vers six jours pour le génotypage, un marquage de l'oreille et une injection dans le coussinet plantaire sous anesthésie, ce dernier geste pouvant provoquer une boiterie passagère. Les retombées annoncées, de nouvelles cibles thérapeutiques contre le cancer par l'amélioration de la mobilité des cellules dendritiques, restent au conditionnel et renvoyées à d'éventuelles thérapies cellulaires. Le porteur indique que des outils de microfluidique appliqués in vitro ont déjà mis en évidence le défaut de migration recherché, et propose malgré cela de refaire l'observation chez la souris pour disposer d'un microenvironnement tumoral complet.

Objectifs

Dans notre corps, certaines cellules jouent un rôle de sentinelles : ce sont les cellules dendritiques. Elles font partie du système immunitaire et sont chargées de repérer les intrus, comme les virus ou les cellules cancéreuses. Dès qu’elles détectent un danger, elles déclenchent une réponse de défense adaptée. Pour remplir cette mission, les cellules dendritiques doivent se déplacer rapidement dans l’organisme. Ce mouvement dépend d’un bon fonctionnement de leur "squelette" interne, composé de deux éléments : l’actine et les microtubules. Ces deux structures doivent parfaitement collaborer, mais les détails de cette coordination sont encore mal compris. Notre recherche s’intéresse à un élément clé de ce mécanisme : un moteur moléculaire. Lorsqu’il est absent dans certaines cellules immunitaires, ces dernières ont plus de mal à présenter les signes d’alerte et à déclencher une réponse efficace contre les tumeurs. Nous cherchons donc à mieux comprendre le rôle de ce moteur dans le déplacement des cellules dendritiques. Pour cela, nous comparons deux groupes de souris : l’un avec ce moteur, l’autre sans. Si nous confirmons que son absence freine le déplacement des cellules, nous testerons des traitements pour tenter de rétablir leur mobilité. L’objectif final est d’améliorer la capacité du système immunitaire à réagir face aux menaces, comme les cancers.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à fournir de nouvelles connaissances fondamentales sur les mécanismes moléculaires nécessaires à une motilité efficace des cellules dendritiques. Il permettra d'identifier des voies de régulation susceptibles d'améliorer l'efficacité des stratégies thérapeutiques basées sur les cellules dendritiques, qui pourraient être combinées avec les effets bénéfiques des inhibiteurs des points de contrôle immunitaire, ouvrant la voie à de potentielles thérapies cellulaires.

Procédures

Un marquage de l’oreille est réalisé sur un animal anesthésié, d’une durée de 30 secondes. Une injection dans le coussinet plantaire est réalisée sur un animal anesthésié, d’une durée de 30 secondes. L'intégralité des animaux seront également génotypés de manière invasive, avec une biopsie de queue effectuée vers 6 jours.

Impact sur les animaux

Une légère douleur de courte durée peut être ressentie suite au prélèvement d'une biopsie de queue pour le génotypage. Des nuisances consécutives aux injections dans le coussinet plantaire peuvent être envisagées, entraînant une légère boiterie dans les quelques minutes suivant l’injection. Des nuisances liées au marquage de l’oreille peuvent également être envisagées, entraînant une irritation légère au niveau de l'oreille ainsi que des changements comportementaux mineurs.

Devenir

La mise à mort à la fin de la procédure est nécessaire pour réaliser le prélèvement des organes et leurs analyses.

Remplacement

Des approches alternatives ont été explorées dans la première partie de ce projet. Grâce à divers outils de microfluidique appliqués in vitro sur des cellules dendritiques primaires murines et humaines, nous avons mis en évidence un défaut migratoire des cellules dendritiques déficientes en ce moteur moléculaire, ainsi qu’une altération de leur capacité d’internalisation des antigènes. Afin de mieux comprendre le rôle de ce moteur moléculaire dans la réponse anti-tumorale chez l’homme, nous prévoyons d’étudier le profil migratoire des cellules dendritiques chez la souris, ainsi que de tester l’efficacité des drogues validées in vitro dans un contexte physiologique reproduisant le microenvironnement tumoral complexe. Ces résultats sont cruciaux et pourraient ouvrir la voie à de nouvelles cibles thérapeutiques chez l’homme, notamment dans le cadre de pathologies impliquant un défaut de surveillance des cellules immunitaires.

Réduction

Des lots de 25 souris sont nécessaires afin de pouvoir réaliser des analyses statistiques. Sur la base des travaux publiés et d’une analyse associée, le nombre de souris à utiliser a été déterminé.

Raffinement

Toutes les souris seront surveillées, tout d'abord au moment du réveil, puis 3h après le réveil par l'expérimentateur, afin de vérifier l’absence de signes de souffrance ou de gênes physiques. Les souris sont groupées par 5. Un enrichissement des cages, composé de maisonnettes en carton et de coton d’enrichissement, est prévu afin de diminuer le stress des animaux.

Choix des espèces

La souris est particulièrement adaptée pour étudier la migration des cellules dendritiques, car elle partage avec l’humain les principaux sous-types de cellules dendritiques ainsi que les mécanismes de migration. Ces processus de migration sont fortement conservés entre les espèces, ce qui permet des extrapolations pertinentes chez l’homme. Enfin, ces expériences s'appuient sur des études publiées menées chez la souris, ce qui justifie l'utilisation de ce modèle afin d'appliquer ces protocoles dans notre propre étude. Comme décrit dans la littérature, les souris utilisées auront entre 6 et 8 semaines. A cet âge les souris sont matures et le système immunitaire complétement développé.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1288
Souffrances
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▲ 1288
Devenir
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 1288

Une chirurgie stéréotaxique injecte dans le cerveau de chaque souris des fibrilles d'alpha-synucléine, la protéine qui s'agrège dans l'atrophie multisystématisée. 1 288 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées au niveau de souffrance le plus élevé, sévère. Le porteur décrit pourtant des produits dont l'impact sur le comportement serait "très limité" et la symptomatologie "très réduite", les effets attendus étant présentés comme moléculaires et ne concernant que peu de neurones. Après l'opération, les animaux sont maintenus en vie pour laisser la maladie progresser, parfois vingt-quatre mois, avant d'être tués par vagues successives pour le prélèvement de leur cerveau.

Objectifs

L’atrophie multisystématisée (AMS) est une maladie rare et grave du cerveau. Elle apparaît généralement chez des personnes âgées de 50 à 60 ans et entraîne rapidement une détérioration de la santé, avec un décès souvent en moins de 10 ans. Malheureusement, on ne connaît pas encore son origine et il n’existe pas de traitement curatif aujourd’hui. Dans l’AMS, une protéine appelée alpha-synucléine s’accumule anormalement dans le cerveau. Au début, ces dépôts se forment dans les neurones. Plus tard, ils s’accumulent surtout dans des cellules de soutien du cerveau, qui normalement n’ont pas d’alpha-synucléine. Ces dépôts sont spécifiques à l’AMS et sont liés à la destruction progressive des neurones. Une forme particulière d’alpha-synucléine, appelée fibrille 1B a été synthétisée. Cette forme reproduit très fidèlement les anomalies observées dans le cerveau des patients. Quand ces fibrilles 1B sont injectées à des souris, elles déclenchent les mêmes dépôts d’alpha-synucléine que dans l’AMS, et ce dans les neurones et les cellules de soutien. Dans notre étude, nous cherchons à comprendre d’une part comment les neurones prennent en charge cette protéine anormale. Pourquoi et comment elle change de forme pour devenir toxique. De plus, nous espérons comprendre comment elle se propage d’un neurone à l’autre et finit par atteindre les cellules de soutien. L’objectif final est de mieux comprendre l’AMS pour, à terme, ouvrir la voie à de futurs traitements.

Bénéfices attendus

Les résultats de nos études apporteront probablement un éclairage moléculaire sur les mécanismes pathologiques de la MSA, pouvant expliquer la propagation des fibrilles et la destruction des fonctions cellulaires. Ces résultats pourraient être transférables à d’autres pathologies semblables, telles que la maladie de Parkinson et la démence à corps de Lewy.

Procédures

Les animaux subiront des injections cérébrales par chirurgie stéréotaxique. Une chirurgie sera réalisée par animal. L'intervention dure 30 minutes.

Impact sur les animaux

Les nuisances et effets indésirables peuvent être causées par les chirurgies réalisées sur les animaux. Ces nuisances peuvent être l'hypothermie (pendant la chirurgie, l'animal est profondément endormi, ce qui réduit son métabolisme). On pourrait observer des douleurs locales du fait des injections de médicaments, et aussi un stress du fait des manipulations. Néanmoins, les produits injectés ont un impact très limité sur le comportement (moteur par exemple) et ont une symptomatologie très réduite, car les effets attendus sont moléculaires, concernent peu de neurones et sont liés à la mécanistique de la pathologie. De plus, les injections de médicaments sont réduites (l'anesthésie est faite au gaz isoflurane), la chirurgie est faite sur tapis chauffant, l'animal est mis au réveil dans une cage chauffée.

Devenir

Après les chirurgies, les animaux sont maintenus en vie afin de laisser progresser la maladie moléculairement. Ensuite, à différents stades, les animaux seront euthanasiés afin de récupérer les tissus (essentiellement le cerveau), dans le but de réaliser différentes analyses.

Remplacement

Nous souhaitons étudier et caractériser des modèles mimant la pathologie chez l’humain nécessitant ainsi l’utilisation de modèles animaux. L'intérêt du projet est d'étudier et d'évaluer la circulation de fibrilles au sein du cerveau, afin de déterminer comment se propage la pathologie chez l'humain. Ainsi, bien que les modèles de culture cellulaire soient des outils très performants ils ne permettent pas de mimer l'organe, (ici le cerveau) dans sa totalité avec tous les échanges qui s'y opèrent. Ainsi, les animaux sont requis afin de mener à bien le projet.

Réduction

La souris a été choisie car nos études antérieures ont montré une bonne stabilité et reproductivité, permettant ainsi de limiter le nombre d’animaux pour réaliser ces études. De plus, le statut sanitaire des animaux étant maîtrisé, la stabilité du modèle est éprouvée. Le nombre d’individu sera ajusté au minimum afin d’obtenir une réponse statistique robuste. Le maximum de tissu sera récupéré par animal afin de servir aux différents projets de l’équipe.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en collectivité afin de réduire le stress et répondre au besoin de sociabilisation de l’espèce. Chaque procédure chirurgicale sera précédée de médication (anesthésique et analgésique). Un suivi post opératoire de plusieurs jours sera effectué afin d’évaluer le rétablissement post chirurgical et s’assurer de l’absence de douleur. Si présence de douleur, un antalgique sera administré. Si l’animal ne présente pas de signe d’améliorations dans les deux jours suivant la procédure chirurgicale, une mise à mort sera effectuée. De plus, des points limites ont été mises en place et seront vérifiés tout au long de la vie de l'animal. Dès lors que ces points limites sont atteints, l'animal est euthanasié.

Choix des espèces

Nous avons besoin des animaux afin d'obtenir du matériel biologique, base de nos études. Les stratégies utilisant des modèles synthétiques ne répondent pas à des exigences d'études de mécanismes cellulaires et pathologiques. Seule une approche in vivo permet la modélisation de la progression de la maladie et l’étude des interactions entre les acteurs moléculaires clés qui interviennent dans les mécanismes physiopathologiques. C'est pourquoi, les expériences débuteront sur des animaux adultes (âgés d’au moins 8 semaines), qui seront étudiés ensuite jusqu'au stade "animal âgé" (3 semaines, 6 semaines, 6 mois, 8 mois, 12 mois, 18 mois et 24 mois après les injections). Cela nous permettra de mimer la progression cellulaire de la pathologie qui s’exprime à l’âge adulte chez l’humain.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 304
Souffrances
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▲ 132
▲ 172
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Devenir
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 304

Une chirurgie d'une heure sous anesthésie et des injections répétées cinq jours de suite attendent une partie des souris, les autres passant six jours de tests comportementaux à raison de trois à quatre sessions quotidiennes. 304 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 132 d'entre elles et modéré pour 172. La lignée employée porte un phénotype dommageable qui affecte son comportement et son vieillissement, et l'objet déclaré du travail est de comprendre le dialogue entre neurones et astrocytes dans la déficience intellectuelle. Le porteur annonce ces tests comportementaux étalés sur six jours sans indiquer lesquels, et justifie le maintien du modèle animal par le fait que ces paramètres ne pourraient pas être mesurés autrement.

Objectifs

Le cerveau est constitué de neurones ainsi que d'un autre type cellulaire au moins aussi abondant appelé astrocytes. Alors que le rôle des neurones dans le fonctionnement cérébral est largement reconnu et étudié, le rôle des astrocytes et leurs interactions avec les neurones reste largement méconnu. Néanmoins, les données récentes suggèrent qu’ils seraient aussi impliqués dans le contrôle des états comportementaux et des fonctions cognitives en conditions physiologiques ainsi quedans certaines situations pathologiques. Notre étude s’intéresse aux interactions complexes qu’il existe entre les astrocytes et les neurones dans la mise en place d’une pathologie du développement, la déficience intellectuelle. Nous cherchons à mettre en évidence des anomalies de dialogue entre les neurones et les astrocytes et à plus grande échelle des anomalies de communication dans un réseau neuronal complexe du cerveau, tel que l’hippocampe. Cette structure possède des caractéristiques bien établies dans le dialogue entre les astrocytes et les neurones, faisant d'elle une référence de choix pour notre étude dans le contexte pathologique de la déficience intellectuelle.

Bénéfices attendus

L’étude de la fonction du gène impliqué et des mécanismes sous-jacents permettra une meilleure compréhension du rôle des astrocytes dans les déficiences intellectuelles, ce qui pourrait avoir des applications à visées thérapeutiques.

Procédures

Les animaux seront soumis à des tests comportementaux s’étendant sur 6 jours. Un seul test sera effectué par jour. Certains tests incluent plusieurs sessions le même jour (10 à 20 minutes), généralement 3 à 4, espacées d’environ 15 minutes. Une chirurgie sera effectuée sur certains animaux anesthésiés; cette procédure dure environ 1 heure et sera réalisée une seule fois. Certains animaux seront traités par injection, cette procédure dure 5 minutes par animal et sera répétée pendant 5 jours.

Impact sur les animaux

Certains animaux seront soumis à une chirurgie, ce qui engendre une douleur modérée de courte durée. Les tests de comportement et leur multiplicité peuvent provoquer du stress léger sans douleur chez les animaux pendant la durée des tests. La souris de laboratoire utilisée dans ce projet présente un phénotype dommageable impactant certains paramètres comme leur comportement et leur vieillissement. Enfin, le traitement par injection engendre un stress léger et peut provoquer une douleur légère de courte durée chez les individus.

Devenir

A l’issue de chacune des procédures, les animaux seront mis à mort et leur cerveau seront collectés afin de permettre des analyses histologiques et biochimiques.

Remplacement

Nous voulons investiguer l’existence des anomalies de dialogue entre différents types de cellules cérébrales et à plus grande échelle des anomalies de communication dans un réseau complexe du cerveau pour ainsi caractériser et tester leur potentiel thérapeutique via des mesures comportementales. Ainsi, le remplacement du modèle animal n'est pas possible dans ce projet puisque ces paramètres ne peuvent pas être mesurés autrement.

Réduction

En se basant sur la littérature, des tests statistiques et l’expérience du personnel du laboratoire, un nombre minimal d’animaux sera utilisé. De plus, nous allons réaliser plusieurs analyses sur les mêmes souris, ce qui permettra de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Toutes les expériences invasives, comme les chirurgies seront réalisées avec une anesthésie et un traitement anti-douleur appropriés. Les souris recevront un régime alimentaire enrichi additionnel. Les souris seront inspectées quotidiennement pour s’assurer de leur bien-être. Des point limites précoces pour prévenir toute souffrance ou stress de l’animal seront mis en place : animal prostré, fourrure ébouriffée, yeux plissés, perte de poids excessive. Les animaux seront mis à mort si aucune amélioration n'est constatée après deux jours de traitement. De plus, la souris employée de ce projet est utilisée dans le laboratoire depuis longtemps, ce qui nous permettra d’anticiper ses points limites et de faciliter la détection précoce des signes de souffrance, lors de son hebergement, en attente d'être utilisé pour experimentation.

Choix des espèces

La génétique de la souris est bien connue, ce qui permet de créer des modèles robustes pour l'étude des pathologies humaines. De plus, la souris est un mammifère où les processus qui régissent son développement sont les mêmes que chez les mammifères supérieurs. Enfin de nombreuses lignées sont disponibles chez cette espèce, ce qui nous intéresse tout particulièrement pour étudier les altérations pouvant conduire à une déficience intellectuelle. Notre but est d'étudier le gène impliqué dans les mécanismes sous-jacents de la déficience intellecuelle au cours du developpement, dès le stade juvénile. Les expériences seront donc réalisées chez la souris juvénile jusquà l'âge adulte pour étudier le rôle de ces altérations.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 154
Souffrances
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▲ 154
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Devenir
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 154

Une mortalité de 10 % liée à la chirurgie est fixée comme seuil acceptable, au-delà duquel la procédure serait abandonnée. 154 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Après une opération de vingt minutes destinée à provoquer une perte osseuse comparable à celle de la ménopause, elles reçoivent une injection tous les deux jours pendant seize semaines au maximum, le plus souvent sans anesthésie, et sont transportées en véhicule personnel sur huit kilomètres entre le site de chirurgie et celui d'imagerie. L'objet du projet est de consolider des données déjà disponibles sur une famille de molécules mise au point par l'équipe, en vue d'en proposer la commercialisation contre l'ostéoporose.

Objectifs

L’ostéoporose est une problématique de santé publique. Cette maladie touche près de 40% des femmes de plus de 65 ans dans le monde. Elle se traduit par une perte excessive de la masse osseuse et une diminution de la résistance des os, induisant une augmentation considérable du risque de fractures. Il y a donc un important impact pour la société en raison des hospitalisations et médicaments nécessaires à ces patientes. Dans le cadre du développement de traitements contre l’ostéoporose nous avons développé une famille de molécules agissant à la fois sur les symptômes directs de l’ostéoporose mais également sur les phénomènes inflammatoires associés. L’objectif de ce projet est donc de consolider les données déjà disponibles sur l’effet biologique de ces molécules, en étudiant la qualité osseuse dans un modèle d’ostéoporose induit chez la souris. Ce modèle permet de récapituler les changements majeurs intervenant sur l’os dans le cadre de la ménopause. Ce travail permettra donc, à terme, de proposer de nouvelles molécules pour lutter contre l’ostéoporose. Le projet sera réalisé sur deux sites, l’EU1 pour la chirurgie et l’EU2 pour l’imagerie.

Bénéfices attendus

L’ostéoporose se traite actuellement par des moyens médicamenteux et non médicamenteux (prise de calcium, une activité physique). Les traitements médicamenteux de l’ostéoporose se basent essentiellement sur des médicaments qui bloquent la dégradation de l'os, limitant ainsi la perte osseuse, mais cette approche thérapeutique ne permet pas de regagner la densité osseuse perdue car elle bloque également la formation de nouveaux tissus osseux. Par ailleurs de nombreux effets secondaires sont associés aux différents types de traitements : douleurs, troubles digestifs, risque de nécrose des os de la mâchoire. L’approche proposée vise à l’obtention d’une efficacité similaire à celle de ces molécules via des modes d’actions différents, laissant présager de ne pas reproduire leurs effets secondaires principaux, favorisant la prise en charge des patientes souffrant d’ostéoporose post-ménopause.

Procédures

Les animaux recevront une intervention chirurgicale de 20 min au sein du premier établissement utilisateur sous anesthésie générale, puis des injections tous les 2 jours pendant 16 semaines au maximum sur animaux vigiles, sauf détection de stress ou d’inconfort des animaux qui nous inciterai à réaliser ce geste sous anesthésie générale. Les animaux subiront également un maximum de trois prélèvements sanguins, sous anesthésie générale, le premier en pré-opératoire, le second à 4 semaines post-opératoires et le troisième à 8 semaines post-opératoires. Ils seront également soumis au maximum à deux séances d’imagerie de 15 min, sous anesthésie générale, au sein du second établissement utilisateur

Impact sur les animaux

Toute approche chirurgicale implique un risque. Une mortalité en lien avec la réalisation de la chirurgie de 10% est le maximum acceptable au-delà duquel la procédure complète sera abandonnée. Un gonflement, une perte de liquide et une irritation, susceptibles d’engendrer une diminution de l’activité de l’animal, peuvent nuire à la bonne alimentation et donc mener à une perte de poids voire à un comportement de repli. Une légère perte de poids des animaux, classiquement constatée en post-opératoire, est attendue dans les premiers jours, avant une reprise de poids classique ensuite. A notre connaissance, aucun autre effet indésirable n’est attendu.

Devenir

A l’issue des procédures tous les animaux seront euthanasiés afin de réaliser un prélèvement sanguin, puis de prélever les tissus osseux et observer la microarchitecture osseuse par scanner à haute résolution et analyses histologiques et immunohistochimiques.

Remplacement

A notre connaissance il n’y a pas d’alternative non animale efficace pour étudier la perte osseuse induite par chute des taux hormonaux, mimant l’ostéoporose post-ménopause chez l’Homme. Les modèles d’étude mimétiques d’organes isolés ne peuvent pas, à notre connaissance, fournir une réponse pertinente. Les mécanismes complexes de régulation en cascade des différents tissus, chacun contenant plusieurs types cellulaires, et du système immunitaire notamment via la mise en place du recrutement des cellules qui résorbent l’os par exemple n’est pas réalisable en dehors de modèles in vivo impliquant un animal complet. Les données sur ces régulations complexes et multifactorielles sont encore trop minimalistes en l’état actuel des connaissances scientifiques pour envisager une modélisation numérique susceptible de répondre à notre hypothèse.

Réduction

Des méthodes de réduction (analyse à mi-parcours avec dispositif d’arrêt de l’expérience (GO/NO GO)) selon les résultats de projections statistiques) seront appliquées. Une logique d’arrêt de la procédure est mise en place : en cas de dépassement par 3 animaux pour chaque groupe des points limites, la procédure sera interrompue. Pour que les valeurs obtenues soient exploitables sur le plan statistique, un nombre minimum d’animaux sera utilisé. Nous proposons donc d’effectuer une première série de 5 animaux par groupe, avec une analyse statistique intermédiaire permettant de déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaires pour obtenir une puissance statistique satisfaisante dans la limite de 10 animaux par groupe. Des tests statistiques adaptés à nos effectifs seront utilisés

Raffinement

Lors de leur arrivée à l'animalerie, une période de quarantaine d’une semaine sera appliquée afin que les souris s'acclimatent à leur nouveau lieu d'hébergement. Les cages seront enrichies d’abri et roues ainsi que de matériaux (morceau de coton ou de sopalin, tube en carton...) permettant aux animaux d'améliorer leur milieu. A chaque intervention les animaux seront anesthésiés si nécessaire afin de limiter le stress et la douleur. Du fait de l’approche chirurgicale, une douleur post-opératoire sera anticipée avec l’injection préventive et curative d’antidouleurs. Un suivi rapproché (2 fois par jour) sera effectué sur les trois jours suivants la chirurgie et dès les premiers signes d’inconfort détectés. Le suivi des animaux se fera tous les deux jours lors des injections de façon à contrôler l'absence de points limites tout au long de l'étude. Les molécules choisies seront injectées sur animaux vigiles sauf détection de stress ou d’inconfort des animaux qui nous inciterai à réaliser ce geste sous anesthésie générale (afin de réduire le stress des animaux) tous les deux jours pendant 8 à 16 semaines. Le poids des animaux sera mesuré à chaque temps de traitement. Des points limites ont été mis en place afin de suivre le bien-être animal tout au long de la procédure. Les animaux seront finalement euthanasiés sous anesthésie gazeuse. Afin de réaliser les analyses par imagerie sur un site distant abritant la plateforme dédiée, les animaux seront transportés par véhicule personnel (8 km, environ 10 minutes) dans des cages de transport spécifiquement préparées, et remis dans des cages habituelles avec eau et nourriture à volonté dès leur arrivée. Le retour s’effectuera de la même manière

Choix des espèces

La réalisation de ces études chez la souris via le modèle est décrite et validée. Les expériences antérieures ont donné des résultats exploitables concernant les traitements dans ce champ d’application et dans d’autres. La souris étant un animal de petite taille, son hébergement en groupe sociaux de plusieurs individus est facilité au sein de notre établissement utilisateur en regard du matériel à disposition. Dans le but de se placer dans des conditions expérimentales les plus représentatives de la réalité physiologique rencontrée en médecine humaine, les souris utilisées seront des souris adultes âgées de 8 semaines à l’initiation de la procédure

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 2160
Souffrances
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▲ 2160
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Devenir
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 2160

2 160 souris mâles dépourvues de thymus vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales sous la peau ou directement dans la prostate après une chirurgie de vingt minutes, puis une injection dans l'abdomen tous les trois jours pendant quatre à cinq semaines, avec une imagerie hebdomadaire sous anesthésie et des prélèvements sanguins toutes les deux semaines. Le porteur surveille le risque de nécrose lié à la croissance des tumeurs et prévoit d'appliquer une crème cicatrisante. Il indique que ces associations de molécules ont déjà montré leur efficacité sur des cellules en culture, et affirme qu'il n'existe pas d'alternative à la preuve de concept in vivo, les modèles chez la souris étant "impératifs" avant tout passage en clinique.

Objectifs

Le cancer de la prostate se situe au troisième rang des décès par cancer chez les hommes en France, avec 8100 décès en 2018. La thérapie conventionnelle est la castration chimique par chimiothérapie, ou la castration chirurgicale, traitements de base pour les hommes atteints d'un cancer de la prostate avancé et très efficace. Cependant, la progression de la maladie vers un cancer métastatique et résistant à la thérapie conventionnelle est inévitable. Ils sont alors traités par chimiothérapie. Dans ce projet, nous souhaitons démontrer qu'un traitement visant des nouvelles cibles identifiées comme marqueurs de résistance aux traitements, utilisé seul ou en combinaison avec la chimiothérapie conventionnelle favoriserait l'effet anti-tumoral et améliorerait la réponse thérapeutique.

Bénéfices attendus

Si notre nouveau traitement est efficace nous devrions observer une diminution de la taille de la tumeur chez les souris traitées, voire même une disparition complète de la tumeur. Les résultats de ce projet permettront de mieux comprendre l’implication de ces nouvelles cibles dans la résistance au traitement du cancer de la prostate. A terme ce projet permettra de proposer une nouvelle ligne de traitement pour les cancers de la prostate résistants à la castration et ainsi augmentera les chances de survie des patients atteints de ce cancer

Procédures

Les animaux recevront soit une injection de cellules sous la peau (20 secondes/souris) y compris contention), soit une injection dans la prostate (20 secondes/souris) précédée d’une chirurgie (20 minutes/souris) réalisée sous anesthésie gazeuse à l’isoflurane . Elles seront ensuite traitées tous les 3 jours avec des composés chimiques pendant 4 à 5 semaines par injection dans l’abdomen (20 secondes/souris) y compris contention. Les souris seront imagées sous anesthésie gazeuse (10 minutes/souris et une fois par semaine pendant 4 à 5 semaines). Des prélèvements sanguins seront réalisés toutes les 2 semaines pendant 8 semaines.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus chez les animaux pendant l’expérimentation sont limités et généralement transitoires. Ils incluent : • Douleur légère lors des injections répétées chez les animaux vigiles. • Stress lié à la contention nécessaire pour certaines manipulations. • Stress léger pour les souris sous anesthésie. • Douleur post-opératoire après toute intervention chirurgicale mineure. Des mesures appropriées seront mises en place pour limiter ces effets, telles que l’utilisation d’anesthésie et d’analgésie conformes aux recommandations, ainsi que des procédures de manipulation douce afin de réduire le stress. Des tests statistiques ont été utilisés pour comptabiliser au mieux le nombre d'animaux.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés dans le but de pouvoir prélevés les tumeurs et ainsi réaliser les analyses.

Remplacement

Ces associations de drogues ont montré une efficacité sur différents types de cellules en culture. Il n’existe pas de méthodes alternatives à ces expériences de preuve de concept in vivo. Des modèles précliniques sur souris sont impératifs pour valider l’efficacité de nos traitements, ceci afin d’envisager la translation vers la recherche clinique.

Réduction

Dans un premier temps, nous avons réalisé des tests en laboratoire sur des cellules pour identifier les traitements les plus prometteurs, ce qui permettra d’utiliser moins de souris.

Raffinement

Les animaux utilisés feront l’objet d’une surveillance régulière et leur milieu sera enrichi à l’aide de copeaux, ainsi que des morceaux de bois à ronger pour réduire le stress. Une surveillance renforcée sera mise en place dès le début des injections des drogues afin de voir si cela n’impacte pas le comportement/santé des souris. Les risques de nécrose lié à la croissance des tumeurs feront aussi l’objet d’une surveillance. Les animaux utilisés feront l’objet d’une surveillance régulière et leur milieu sera enrichi à l’aide de litière ainsi que de briques de peuplier et d’un igloo afin de réduire le stress. Une surveillance renforcée sera mise en place dès le début des injections des drogues afin de voir si cela n’impacte pas le comportement/santé des souris. Les risques de nécrose liés à la croissance des tumeurs feront aussi l’objet d’une surveillance et une crème cicatrisante pourra être appliquée. La chirurgie se fera sous anesthésie. Concernant le suivi post-chirurgical, les animaux seront surveillés et une observation quotidienne permettra de vérifier que les animaux se remettent bien de la chirurgie. En vue de réduire, d’éviter ou d’atténuer toute forme de souffrance des animaux en traitement, nous administrerons en post-opératoire un anti-inflammatoire. La même injection sera renouvelée 24h plus tard.

Choix des espèces

Nous devrons utiliser des animaux mâles immunodéprimés ; les souris athymiques nudes sont un modèle bien adapté à notre projet. Les animaux utilisés seront âgés de 5 semaines car à ce stade de développement, on observe un bon taux de prise de greffe.

Vieillir en bonne santé

(NTS-FR-779832v1 – 20/02/2026)
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 490
Souffrances
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▲ 490
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Devenir
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 490

Une irradiation de huit minutes détruit la moelle osseuse des souris receveuses, qui reçoivent ensuite par injection derrière l'œil la moelle prélevée sur des souris donneuses. 490 souris au total vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'objectif déclaré est de vérifier si deux lignées modifiées pour produire des molécules anti-inflammatoires vieillissent mieux, et si cette résistance se transmet par greffe de moelle. Le porteur écrit que les animaux, anesthésiés pendant l'opération, ne ressentent donc aucune douleur, tout en indiquant que leur système immunitaire restera affaibli une quinzaine de jours et qu'elles pourraient présenter des blessures légères ou une irritation de la peau.

Objectifs

Ce projet cherche à comprendre comment on peut vieillir en meilleure santé en réduisant une inflammation qui s'installe avec l'âge. Quand on vieillit, notre corps reste souvent dans un état d'inflammation légère et continue, un peu comme une petite blessurequi ne guérit jamais vraiment. On appelle ça l'inflammaging. Pour étudier cela, nous avons créé deux types de souris spéciales : - Les premières produisent une substance anti-inflammatoire à la place d’une autre qui provoque l’inflammation. - Les deuxièmes produisent non seulement cette même substance apaisante, mais aussi une autre qui aide à réparer les tissus du corps. En résumé, ces souris sont conçues pour calmer naturellement l’inflammation au lieu de l’entretenir. Nous pensons que ces souris vieilliront plus lentement et en meilleure santé, car leur corps devrait mieux se défendre contre les effets négatifs de l’âge. Pour le vérifier, nous allons les observer tout au long de leur vie — de leur jeunesse à leur vieillesse — et analyser régulièrement leur sang pour voir comment leur organisme réagit. Enfin, nous ferons aussi des transferts de moelle osseuse (la partie du corps qui fabrique les cellules du sang et du système immunitaire) vers des souris normales, pour voir si cette modification peut aussi rendre d’autres souris plus résistantes au vieillissement.

Bénéfices attendus

Ce projet cherche à comprendre pourquoi notre corps s’enflamme doucement en vieillissant, et surtout comment calmer cette inflammation. Avec l’âge, une inflammation permanente s’installe dans notre organisme. Elle ne fait pas mal, mais elle use nos cellules petit à petit. On sait aujourd’hui qu’elle est impliquée dans près de 80 % des maladies liées au vieillissement : comme l’arthrose, le diabète, l’ostéoporose ou encore les maladies du cerveau comme Alzheimer. Elle joue aussi un rôle important dans le vieillissement de la peau. Notre idée est de transformer les cellules « malades », qui fabriquent des substances inflammatoires, en cellules « réparatrices », qui produisent au contraire des molécules apaisantes et protectrices. En d’autres mots, nous voulons rééduquer le système immunitaire pour qu’il aide le corps à se soigner au lieu de l’abîmer. En d’autres termes, notre stratégie est novatrice et ce projet constituera la preuve de concept de sa faisabilité et de son intérêt. A court terme, cette étude permettra de valider notre hypothèse de travail sur le modèle murin. A plus long terme, elle a vocation à être applicable chez l’homme.

Procédures

Les souris receveuses subiront, sous anesthésie chimique, une irradiation quasi-totale pendant 8 minutes afin d'éliminer leur moelle osseuse. Ensuite, elles recevront une injection de moelle osseuse provenant des souris donneuses. Cette injection, d’une durée d’environ 1 minute, sera effectuée par voie oculaire, c'est-à-dire via une injection dans la zone située derrière l'œil, ce qui permet un accès rapide au système sanguin. Enfin, toutes les souris subiront un prélèvement sanguin de courte durée (environ 1 minute par souris) selon les procédures standard de l'animalerie.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, certains gestes nécessaires peuvent provoquer un peu de stress ou d’inconfort chez les animaux. Les prises de sang, par exemple, sont rapides mais peuvent provoquer un léger stress chez les souris. Lors des expériences de greffe de moelle osseuse, les souris sont d’abord soumises à une irradiation pour supprimer temporairement leurs cellules sanguines et elles reçoivent, ensuite, une injection intraveineuse, afin d’introduire la nouvelle moelle osseuse. Pendant toute cette procédure, les animaux sont endormis (anesthésiés) : ils ne ressentent donc aucune douleur. L’anesthésie peut provoquer un léger stress passager au réveil. Après l’irradiation, leur système immunitaire sera affaibli pendant environ 15 jours, les rendant plus vulnérables aux infections. Elles pourraient également présenter des blessures légères ou une irritation de la peau.

Devenir

Les animaux de nos groupes d’étude seront eutanasiés pour prélèvement post-mortem de multiples organes.

Remplacement

Ce projet vise à déterminer si les mutations portées par nos souris leur confèrent une protection contre l’inflammation qui apparaît avec l’âge. Cette inflammation est très complexe, car elle touche tout le corps : plusieurs organes, des hormones et des cellules du système immunitaire qui agissent ensemble, etc… qui ne peuvent pas être mimées avec des méthodes alternatives dans l’état actuel des connaissances.

Réduction

Afin de minimiser le nombre d’animaux utilisés et de garantir des résultats exploitables, le nombre d'animaux nécessaires pour l'étude a été calculé à l’aide d’un logiciel statistique. Des tests statistiques appropriés seront utilisés pour les analyses des données.

Raffinement

Les souris seront hébergées en groupes dans des environnements enrichis pour qu'elles puissent vivre dans des conditions favorisant leur comportement naturel et les interactions sociales. Les cages peuvent contenir jusqu'à 5 souris adultes. Chaque cage sera enrichie avec du matériel pour la nidification. Les conditions dans les animaleries, telles que la température, l'humidité et l’éclairage, sont soigneusement contrôlées. De plus, notre animalerie est exempte d'agents pathogènes spécifiques pour minimiser les infections et le stress. Après certaines procédures comme l’irradiation, les animaux recevront des antibiotiques dans leur eau de boisson pour éviter les infections pendant la période où leur système immunitaire est affaibli. Si une souris perd du poids, elle recevra de la nourriture spéciale en gelée, puis, si nécessaire, des soins supplémentaires (comme des injections de réhydratation). En cas de blessures légères, elles seront désinfectées quotidiennement jusqu’à guérison. Les signes de douleur ou d’inconfort (par exemple poils ébouriffés ou attitude apathique) entraîneront une surveillance renforcée et l’administration d’un antidouleur. Toutes ces mesures visent à assurer le bien-être des animaux tout au long de l’étude, en limitant au maximum la douleur, le stress et la souffrance.

Choix des espèces

L’espèce murine a permis de développer de nombreux modèles génétiquement modifiés, et son utilisation dans ce projet est cruciale pour répondre aux questions scientifiques posées. Cette étude porte sur des souris utilisées à partir de 3 mois, car elles sont alors jeunes adultes, avec un organisme stable et comparable entre individus. Cela permet de suivre les animaux sur une longue période pour étudier l’évolution de l’inflammation chronique et du vieillissement, tout en évitant les variations liées à la croissance observées chez des animaux plus jeunes.