Souris
Étude du rôle de checkpoints immunitaires intrinsèques aux lymphocytes T sur la réponse anti-mélanome chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Greffées d'un mélanome murin sous anesthésie, irradiées quatre minutes, puis reconstituées par injection de cellules immunitaires, 3 978 souris subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie reçoit ensuite trois injections d'immunothérapie espacées de deux jours au moins. Le développement tumoral peut entraîner perte de poids, anémie, déshydratation et ulcération de la tumeur. Le porteur écrit que ces souris ne peuvent être "éthiquement" ni réutilisées, ni adoptées, du fait de l'injection de cellules cancéreuses, et prévoit de les tuer toutes.
Objectifs
Les lymphocytes T CD8 sont des cellules essentielles de notre système immunitaire, capables de reconnaître et d’éliminer spécifiquement les cellules cancéreuses ou infectées, assurant ainsi une protection durable contre les maladies. Leur activité est régulée par des protéines appelées checkpoints immunitaires, qui peuvent freiner ou limiter leur action. Ces checkpoints sont aujourd’hui au cœur des stratégies d’immunothérapie contre le cancer, permettant de stimuler le système immunitaire pour mieux attaquer les tumeurs. Cependant, les mécanismes précis par lesquels ces protéines modulent les réponses immunitaires restent encore mal connus. Pour mieux les comprendre, il est indispensable d’utiliser des modèles animaux qui prennent en compte la complexité des interactions entre les différentes cellules dans l’environnement tumoral. Notre projet se concentre sur l’étude de checkpoints immunitaires qui jouent un rôle clé dans la régulation des lymphocytes T CD8 humains et vise à identifier les modalités moléculaires et cellulaires par lesquelles ces molécules contrôlent l’activité anti-tumorale de ces cellules.
Bénéfices attendus
Notre étude pourrait révéler comment certaines tumeurs développent des résistances aux traitements et aider à élaborer de nouvelles stratégies pour renforcer l’efficacité des immunothérapies actuellement développées.
Procédures
Des cellules tumorales de mélanome murin seront implantées de façon unique à des souris anesthésiées et analgésiées, sur une durée de 10 secondes. Les animaux seront ensuite soumis à une irradiation durant 4 minutes afin de permettre une reconstitution de leur système immunitaire par injection unique de cellules immunitaires spécifiques des cellules tumorales implantées, sous anesthésie, durant 10 secondes. Les souris vigiles pourront ensuite être traitées ou non par 3 injections d’immunothérapie par intervalles de temps espacés d’au moins 48 heures, chaque injection durant 10 secondes.
Impact sur les animaux
L’injection de cellules tumorales est susceptible de causer ponctuellement une douleur modérée. Le développement tumoral peut engendrer des effets indésirables tels que perte de poids, anémie, déshydratation. Les tumeurs présentent également un risque d’ulcération. L’irradiation des souris engendre un stress de courte durée. L’injection de cellules immunitaires est susceptible de causer ponctuellement une douleur modérée.
Devenir
A l’issue de la procédure, les animaux seront mis à mort car elles ne peuvent pas être éthiquement réutilisées, remplacées ou adoptées, du fait de l’injection de cellules cancéreuses. Toutefois, une partie des souris mises à mort permettra d’effectuer des prélèvements d’organes post-mortem, et ainsi mener des expériences ex vivo en plus des données pré-cliniques qu’elles fourniront.
Remplacement
Bien que le projet inclue des expériences in vitro permettant d’étudier l’activité des cellules immunitaires sur des cellules tumorales, ces tests ne peuvent reproduire que partiellement la complexité des processus biologiques ayant lieu dans un organisme vivant entier. En effet, la réponse immunitaire contre une tumeur fait intervenir de nombreux mécanismes qui se déroulent selon une chronologie et dans des tissus variés, de l’activation des lymphocytes dans les organes lymphoïdes secondaires à leur déplacement vers la tumeur. Les modèles in vivo restent donc indispensables pour comprendre ces processus dans leur globalité et obtenir des résultats fiables afin de les transposer aux cancers chez l’être humain.
Réduction
Les effets biologiques présentent une variabilité statistique qui doit être impérativement limitée afin de pouvoir conclure de façon fiable à partir de résultats expérimentaux. Ainsi, à partir de valeurs extraites de la littérature scientifique, nous avons calculé à l’aide de tests statistiques le nombre minimal d’animaux nécessaires à la réalisation d’expériences robustes. Nous avons obtenu une taille d’échantillon de 26 animaux par groupe. Ce nombre pourra être réduit au cours du projet, sur la base de la réévaluation de la variabilité des effets biologiques mesurés.
Raffinement
Les animaux sont manipulés à l’aide de leur abri, ou bien dans le creux de la main, de façon à limiter l’anxiété et le stress lors des manipulations, conformément aux recommandations du NC3R. L’analgésie locale préalable à l’injection des cellules tumorales et des cellules immunitaires permet de supprimer la douleur liée à la piqûre. La surveillance accrue lors de la phase de développement tumoral, avec évaluation du bien-être animal à l’aide d’une grille de scoring, permet de prévenir la souffrance des animaux. En cas d’effets indésirables modérés, des mesures de renutrition et réhydratation sont prévues. En cas d’effets indésirables graves, les souris sont euthanasiées. Le transport adapté ainsi que les différentes sources d’enrichissement contribuent à réduire le stress autour de l’irradiation. L’hébergement en conditions SOPF (exempt de pathogène spécifique ou opportuniste) ainsi que les mesures d’asepsie (utilisation d’équipements de protection individuels, portoirs ventilés individuellement) permettent de réduire le risque infectieux transitoire des animaux, le temps que leur système immunitaire se reconstitue. L’irradiation des souris engendre un stress de courte durée, pris en charge par un transport adapté et un enrichissement de l’hébergement, ainsi que des mesures de protection et d’asepsie le temps de la reconstitution du système immunitaire. L’injection de cellules immunitaires par voie intraveineuse est susceptible de causer ponctuellement une douleur modérée, qui est prévenue par l’administration d’un analgésique.
Choix des espèces
Le modèle d’étude choisi est le modèle murin, dont la physiologie, notamment du point de vue du système immunitaire, permet la transposabilité des résultats pré-cliniques à la médecine humaine. Les souris seront incluses en procédure à partir de l’âge de 7 semaines, à partir duquel leur système immunitaire est considéré comme mature.
Oncologie : Effets de composés chimiques sur le développement de mélanome induit chez les rongeurs
- Recherche appliquée
- Cancers
Pour savoir si les crèmes solaires favorisent le mélanome, 150 souris subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélèvement d'organes et de sang. Un mélanome leur est induit par application cutanée répétée de tamoxifène, puis les composés à tester sont appliqués sur la peau pendant deux à vingt-quatre semaines, chaque application précédée d'une tonte sous anesthésie. Les souris portent une collerette et passent des périodes en cage individuelle. Le porteur décrit des papules pigmentées apparaissant en trois à quatre semaines, puis des tumeurs de grande taille et des métastases pulmonaires et ganglionnaires, la mise à mort survenant entre le quarantième et le soixante-quinzième jour pour charge tumorale ou ulcération de la peau.
Objectifs
Le mélanome cutané se situe au 8ème rang des cancers chez l'homme et au 6ème rang chez la femme. C'est une tumeur potentiellement agressive surtout lorsqu'elle est prise à un stade tardif et qui peut donner des métastases mettant en jeu le pronostic vital. L'incidence et la mortalité du mélanome ont augmenté régulièrement au cours des dernières décennies. L'induction du stress oxydatif (SO) par les rayons ultraviolets (UV), en particulier les UVA, par divers mécanismes, est un phénomène bien documenté. Des résultats préliminaires révèlent que les filtres solaires, conçus pour bloquer les rayons UV, peuvent induire indépendamment le SO, in vitro et in vivo. De plus, des données démontrent que les crèmes solaires peuvent induire la réticulation de l'ADN génomique et mitochondrial dans la peau de personnes saines. Il est donc crucial de déterminer si les crèmes solaires sont effectivement capables de générer un SO délétère et de favoriser les lésions de l'ADN, et d'étudier si ces lésions entraînent ensuite une augmentation de l'incidence du mélanome primaire et/ou métastatique dans le modèle murin in vivo. Cette étude pourrait faire progresser significativement nos connaissances et redéfinir les paradigmes entourant la formulation des crèmes solaires et leurs implications biologiques.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’explorer les effets de l’application d’une crème solaire sur le développement de mélanomes cutanés. Ce projet permettra de déterminer si les filtres solaires sont capables de générer le stress oxydatif et favoriser les lésions de l’ADN et par conséquent augmenter l’incidence du mélanome primaire et/ou métastatique dans le modèle murin in vivo. Un total de 6 études environ sera réalisé sur la totalité du projet
Procédures
Le mélanome sera induit chez une partie des souris par application quotidienne (5 minutes) de tamoxifène, (sous anesthésie générale, inférieur à 15 min), pendant au maximum 3 jours. Le nombre de lésions sera enregistré 2 fois par semaine et mesurée 3 fois par semaine à partir de leur apparition (5 min). Les molécules test seront administrées par voie topique aux souris pendant 2 à 24 semaines à une fréquence variable. Les animaux seront pesés un minimum de 2 fois par semaine (< 2 minutes). Les applications topiques seront précédées par une tonte réalisée sous anesthésie pour assurer la reproductibilité (acte d’environ 15 minutes). Les animaux porteront des collerettes et seront hébergés individuellement. Des prélèvements de sang ou d’urine pourront être réalisés (3 minutes sur animal vigile, 1 heure si anesthésie).
Impact sur les animaux
Dans ce modèle, des lésions sont attendues aux sites induits chez les animaux recevant un anti-estrogène. Les lésions apparaissent généralement d'abord sous la forme de multiples papules fortement pigmentées avec une latence de 21-28 jours. Ces lésions se développent ensuite en tumeurs de grande taille, de sorte que les animaux porteurs de tumeurs sont généralement euthanasiés entre le jour 40 et le jour 75 après l'induction tumorale, en raison de la charge tumorale ou de l'ulcération de la peau sus-jacente. En plus des lésions mélanocytaires étroitement adjacentes qui sont devenues confluentes avec la progression de la maladie, nous pouvons nous attendre à observer une excroissance de tumeur non pigmentée s'étendant sous les parties superficielles pigmentées. Une telle perte de production de pigment a été décrite pour de nombreux autres modèles de mélanome murin et est en effet souvent observée dans les mélanomes et les naevus humains. Des métastases ganglionnaires et pulmonaires peuvent être détectées à partir de 6 semaines après l'induction tumorale. Chez les souris non traitées par l'anti-estrogène, nous pouvons nous attendre à l’apparition de tumeurs cutanées de manière plus tardive, entre 3 et 6 mois d’âge. Le port de la collerette et l’hébergement individuel pendant une heure peuvent induire un stress de désorientation, transitoire.
Devenir
Après les procédures, les animaux seront mis à mort afin de pouvoir procéder à la récupération des organes et de sang, nécessaires pour évaluer l’effet des molécules sur la maladie d’intérêt.
Remplacement
Des résultats préliminaires révèlent que les crèmes solaires, conçues pour bloquer les rayons UV, peuvent induire indépendamment le stress oxydatif, in vitro. De plus, des données démontrent que les crèmes solaires peuvent induire la réticulation de l'ADN génomique et mitochondrial dans la peau de personnes saines. Cependant, l’ensemble de ces données est insuffisant pour prédire l’effet des filtres solaires sur l'incidence du mélanome primaire et/ou métastatique, car recréer in vitro une pathologie complexe est difficile, notamment lorsque différents types de cellules et/ou tissus sont impliqués. L’impact réel des filtres solaires devra donc être vérifié in vivo en choisissant le modèle animal se rapprochant le plus de la pathologie telle que décrite chez l’Homme. De plus, pour étudier le devenir d’une molécule dans l’organisme, il n’est pas possible de se passer d’un organisme entier avec ses fonctions physiologiques intactes et donc d’études sur animaux.
Réduction
Dans chaque étude, les animaux seront répartis en groupes expérimentaux selon leur poids. Le nombre de groupes dépendra du nombre de conditions à comparer. Le nombre d’animaux par groupe sera adapté à la question scientifique et variera entre 6 et 8 10 par groupe. Le nombre d’animaux par groupe est choisi de sorte qu’il soit possible à l’issu de l’étude de faire des conclusions statistiquement significatives.
Raffinement
L’apparition de lésions cutanées sera enregistrée au moins deux fois par semaine et chaque lésion sera mesurée trois fois par semaine dès son apparition. Pour les études de tolérance, les animaux seront pesés quotidiennement pendant 7 jours puis au minimum 2 fois par semaine voire quotidiennement si nécessaire. Pour toute autre étude, les animaux seront pesés au minimum 2 fois par semaine voire quotidiennement si nécessaire. Le poids constituant un point limite sera adapté au modèle. Un gel nutritif et de l’eau gélifiée et de la nourriture seront placés au fond de toutes les cages dès un seuil de perte de poids défini sur certains animaux. Les administrations topiques seront réalisées sous anesthésie. Le port d’une collerette avec hébergement individuel sera nécessaire. Une période d’acclimatation au port de la collerette sera réalisée et un enrichissement supplémentaire sera fourni (deuxième élément de nidification et aliment humidifié). Si nécessaire, un nettoyage quotidien des yeux avec une compresse imbibée de sérum physiologique stérile palliera le manque de toilettage imposé par le port de la collerette. Les produits tests seront administrés par voie topique sur la peau du dos des animaux, préalablement tondus sur une surface ne devant pas excéder les limites autorisées. Pour évaluer d’une façon sensible l’état de souffrance et établir les points limites, la spécificité du modèle et de la procédure sont prise en compte. Les expérimentateurs sont formés pour reconnaître ces signes. Les personnes en charge du bien-être et du soin des animaux veillent au respect des points limites. Un système d’alerte est mis en place pour statuer sur la mise à mort de l’animal. Les principaux points limites concernent l’état général de l’animal et sont listés en détail dans la procédure. Des points limites supplémentaires seront ajoutés en cas de détection d’effets non prévus de l’induction de la maladie et/ou en cas de mise en place de méthodes plus raffinées d’évaluation de la souffrance des animaux.
Choix des espèces
Les souris constituent un modèle de choix en pharmacologie car leurs génomes sont connus et leurs grandes fonctions physiologiques sont comparables à l’Homme (fonction rénale, hépatique). De plus, les modèles de mélanome sont bien documentés chez la souris. Des souris de 4-8 semaines seront utilisées, le modèle de mélanome induit étant bien décrit chez des animaux de cet âge pour observer l’apparition spontanée des lésions cutanées.
Impact des sénothérapeutiques sur la résilience pulmonaire à la ré-irradiation chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système respiratoire
Irradiées à 20 Gy sur la moitié du thorax, jusqu'à deux fois, 60 souris subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère pour la moitié d'entre elles, toutes tuées pour prélèvement. Dix gavages et un scanner sous anesthésie complètent le protocole. L'objectif déclaré est de tester si un médicament détruisant les cellules sénescentes rend une seconde radiothérapie thoracique plus supportable chez les patients. Le porteur s'appuie sur la bibliographie pour affirmer qu'une première irradiation de 20 Gy ne tue pas les souris, tout en reconnaissant qu'"aucun recul n'existe" sur la toxicité d'une seconde irradiation de la même zone.
Objectifs
Ces dernières années, les traitements des cancers du thorax (comme ceux du poumon) se sont nettement améliorés. Les patients vivent plus longtemps et les tumeurs sont mieux contrôlées. Cependant, cette meilleure survie s’accompagne parfois d’un nouveau défi : l’apparition d’une récidive, d’une nouvelle tumeur, ou de métastases dans la même zone déjà irradiée. Dans ces cas, une seconde radiothérapie, appelée ré-irradiation, peut être envisagée. Mais cette ré-irradiation n’est pas sans risque : les tissus sains gardent une « mémoire » de la première irradiation et peuvent réagir plus fortement lors de la seconde. Plus le temps entre les deux traitements est long, plus les tissus ont le temps de récupérer. À l’inverse, une seconde irradiation trop rapprochée peut entraîner des complications importantes, notamment au niveau des poumons. Un des mécanismes impliqués dans ces réactions est la sénescence cellulaire : c’est un état où les cellules cessent de se diviser mais restent actives, en libérant des substances qui influencent leur environnement. À petite échelle, ce processus aide à la réparation des tissus, mais lorsqu’il devient trop important, il peut favoriser la fibrose pulmonaire, une cicatrisation excessive qui altère le fonctionnement du poumon. L’objectif de ce projet est de voir si l’on peut éliminer ces cellules sénescentes après une première irradiation afin de mieux préparer les tissus à une éventuelle seconde radiothérapie. Pour cela, les chercheurs testent un médicament, connu pour détruire sélectivement les cellules sénescentes. Cette approche, dite sénothérapeutique, pourrait améliorer la tolérance et l’efficacité des traitements chez les patients devant recevoir une ré-irradiation thoracique.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre comment les radiothérapies provoquent la sénescence des cellules pulmonaires, et quelles en sont les conséquences. Il pourrait également montrer qu’en éliminant ces cellules sénescentes, on peut : 1) Réduire les effets secondaires pulmonaires liés à la radiothérapie, 2) Rendre possible une seconde irradiation du thorax dans de meilleures conditions de sécurité, 3) Permettre des traitements plus efficaces et plus intensifs, tout en protégeant les tissus sains. En somme, ce travail vise à ouvrir la voie à des traitements anticancéreux plus performants et mieux tolérés pour les patients atteints de tumeurs thoraciques.
Procédures
Selon les lots : - Irradiation de la moitié du thorax 20 Gy sous anesthésie (durée 7 min, deux fois maximum) - Gavage quotidien ((durée de la contention 1 min, max 10 fois) - Scanner sous anesthésie (durée 4 min, avant euthanasie)
Impact sur les animaux
D’après la bibliographie, l’irradiation de la moitié du thorax à une dose unique de 20 Gy ne génère pas de mortalité. En revanche, aucun recul n’existe sur la toxicité d’une ré-irradiation de la même zone thoracique à une dose de 20 Gy, qui pourrait générer de la toxicité. Les effets cliniques de l’irradiation au niveau thoracique sont essentiellement des difficultés respiratoires.
Devenir
Tous les prélèvements seront faits post-mortem. Les prélèvements concernent tous les animaux du projet, nécessitant leur euthanasie.
Remplacement
On ne peut vraiment comprendre comment le tissu pulmonaire réagit aux rayonnements ionisants qu’en l’étudiant dans un organisme vivant, où toutes les fonctions biologiques interagissent entre elles
Réduction
Les expériences faites pour étudier les lésions causées par les rayonnements dépendent beaucoup du fonctionnement naturel du corps (la physiologie). Pour que les résultats des tests statistiques soient fiables, il faut utiliser au moins 10 animaux par groupe exposé aux radiations. Cela permet d’obtenir des données suffisamment solides pour tirer des conclusions valables. En revanche, 5 animaux par groupe sont suffisants pour les groupes non irradiés.
Raffinement
Les animaux utilisés pour les expériences sont soignés et hébergés dans des conditions adaptées, afin de réduire au maximum leur souffrance. Ils sont surveillés régulièrement, anesthésiés pendant les irradiations et vivent en groupe dans un environnement enrichi pour leur bien-être.
Choix des espèces
La souris est un modèle bien connu et très utilisé pour les recherches avant les essais sur l’humain. C’est aussi l’animal de référence dans notre laboratoire. Les études précédentes sur l’irradiation des poumons ont déjà été réalisées sur des souris. Les animaux utilisés auront entre 8 et 22 semaines, ce qui correspond à l’âge adulte. Nous choisissons des souris adultes car notre recherche porte sur les effets à long terme de la radiothérapie chez les adultes. Les effets chez les enfants (ou jeunes sujets) relèvent d’un autre domaine de recherche.
Recherche de l’efficacité du CBT101 dans le modèle de souris SOD1-G93A de Sclérose Latérale Amyotrophique (ALS)
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
48 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Porteuses d'une mutation qui leur fait développer une sclérose latérale amyotrophique, elles reçoivent deux administrations nasales par jour pendant 98 jours, soit 196 gestes par animal, plus une pesée quotidienne, quatorze prélèvements sanguins sous anesthésie et des tests neuromoteurs répétés. Le porteur indique que la maladie leur fera perdre 20 % de leur poids initial puis les paralysera, la mise à mort intervenant à ce stade. Il écarte le poisson zèbre, pourtant disponible comme modèle de la maladie, au motif que la voie nasale et la durée du traitement ne s'y prêtent pas, et conclut que la souris transgénique est le choix "le plus rationnel".
Objectifs
L’objectif de ce projet est de rechercher si la molécule étudiée est efficace dans un modèle animal de Sclérose Latérale Amyotrophique, ou maladie de Charcot. La Sclérose Latérale Amyotrophique est une maladie neurodégénérative des neurones qui permettent aux muscles de fonctionner et qui malheureusement conduit, à terme, au décès du patient. A ce jour, malgré plusieurs médicaments disponibles sur le marché, aucun n’est réellement efficace pour, ne serait-ce que, ralentir la progression de la maladie. Un modèle de souris transgénique est disponible pour étudier la pathologie et tester de nouveaux médicaments. La molécule étudiée est administrée par la voie nasale et va cibler spécifiquement les neurones pour y délivrer une molécule endogène permettant de restaurant l’équilibre énergétique des neurones. L'administration par le nez permet une mise en contact direct avec les neurones (dans un premier temps ceux liés à l'odorat et à la sensibilité de la face puis par diffusion de proches en proches aux autres neurones du cerveau). Cette distribution a déjà été démontré chez la souris et le primate non-humain. De plus, son efficacité a été objectivée dans d’autres modèles précliniques de maladies neurologiques comme une maladie rare appelée le Déficit en Transporteur de la Créatine et la maladie de Parkinson. L’objectif du projet est donc de tester l’efficacité de cette nouvelle molécule donnée par la voie nasale pendant plusieurs semaines chez des souris transgéniques. L'efficacité sera mesurée par des tests de neuropharmacologie ainsi que par la mesure de biomarqueurs principalement dans le sang. Les atteintes neuronales des souris seront aussi étudiées. Cette étude permettra d'orienter les futures études de ce nouveau médicament chez les patients.
Bénéfices attendus
L’étude fait partie d’un projet plus large visant à développer une nouvelle molécule dans des maladies neurologiques. Cette molécule aide à réguler l'énergie des cellules en fournissant de la créatine aux neurones. Elle pourrait avoir de grands bénéfices pour les patients atteints de maladies neurologiques, notamment dégénératives, comme la maladie de Charcot ou SLA. A l’issue de la présente étude pré-clinique courant 2025, et en fonction des résultats, notamment de l'efficacité du produit à l’étude, une étude clinique pourrait être envisagée chez des patients atteints de SLA.
Procédures
Les interventions suivantes seront réalisées sur toutes les souris: - L’administration se fera par voie nasale deux fois par jour du médicament ou du placebo à toutes les souris de l’étude dans la cavité nasale. Ce geste sera réalisé sur animal vigile tous les jours pendant toute la durée de l’étude (soit 98 jours donc réalisé 196 fois) et durera 1 minute. - La pesée quotidienne, réalisée sur animaux vigile, durera 2 minutes. - Le test neuromoteur Neuroscore sera réalisé 2 fois par semaine sur souris vigile et durera 4 minutes. - Le test motricité sera réalisé 5 fois au cours de l’étude sur animal vigile et durera 5 minutes. - Le test de tonus musculaire sera réalisé 5 fois au cours de l’étude sur animal vigile et durera 5 min. - Prélèvement sanguin sera réalisé 1 fois par semaine pendant toute la durée de l’étude (soit 14 fois), sous anesthésie générale et durera une minute.
Impact sur les animaux
Les souris transgéniques utilisées sont des souris qui par nature ont un fond génétique qui va les conduire à développer une Sclérose Latérale Amyotrophique murine (Maladie de Charcot chez l’homme). Ainsi, elles verront l’apparition de symptômes neuromusculaires conduisant à la baisse de leur poids qui atteindra 20% de leur poids initial pendant plus de 24 h puis à une paralysie. L’euthanasie de l'animal sera alors réalisée. Un prélèvement sanguin sera réalisé 1 fois par semaine, en sous-mandibulaire, ce qui pourraient engendrer des nuisances, telles que des hématomes et une légère douleur au point de piqure. L'anesthésie, la contention, les tests comportementaux peuvent provoquer un stress léger.
Devenir
Les animaux sont mis à mort car ils sont porteurs d’une maladie génétique qui va conduire à leur mort.
Remplacement
La maladie de Charcot ou Sclérose Latérale Amyotrophique est une maladie neurodégénérative extrêmement complexe des motoneurones (les neurones qui partent du cerveau pour régir les activités périphériques, comme la respiration, la déglutition ou la préhension). Les études in vitro ne sont pas représentatives de la complexité de la maladie. C’est d’ailleurs le cas des maladies neurodégénératives pour lesquelles seuls des modèles animaux sont capable d’apporter des informations utiles pour ensuite pouvoir se projeter chez le patient. Parmi les modèle animaux, les modèles de souris génétiquement modifiées sont les plus représentatives de la maladie. Il existe aussi des modèles de poisson zèbre, mais ils sont plus largement utilisés pour étudier la physiopathologie de la maladie. Ce modèle de poisson est moins représentatif pour étudier l’effet d’un médicament qui, comme le nôtre, agit sur la mitochondrie et l’énergie apportée dans les neurones. De plus l’administration nasale de la molécule étudiées est limitante pour utiliser ce modèle. Le choix des souris transgéniques est donc le plus rationnel et le plus efficace pour atteindre l’objectif de tester la molécule administrée par la voie nasale dans un modèle de la Sclérose latérale Amyotrophique.
Réduction
L’étude s’appuie sur la bibliographie déjà existante sur les effets de la créatine dans des modèles de cette maladie et de la distribution efficace de la molécule vers les neurones pour ne concevoir qu’une seule étude, là où il est souvent nécessaire d’en réaliser plusieurs ou alors de plus grande ampleur (avec plusieurs doses par exemple). Ainsi le nombre de bras a été réduit, puisque 1 seule dose sera testée. Le nombre d’animaux a été réduit au minimum (16 par groupes avec 8 males et 8 femelles par groupe), considérant que les 2 sexes seront étudiés dans cette étude et que les tests neuromoteurs demandent statistiquement plus d’animaux que d’autres type de mesures (comme des études de pharmacocinétique, par exemple).
Raffinement
Les souris seront logées en groupes de quatre dans des cages respectant les normes réglementaires, avec un accès libre à l'eau et à la nourriture. Pour réduire au minimum les nuisances sur le bien-être animal, les souris seront manipulées quotidiennement par les mêmes expérimentateurs. Ces mêmes expérimentateurs feront les administrations de la molécule et les tests comportementaux tout au long du projet. Les expérimentateurs s’assureront quotidiennement du bien-être animal au moment des administrations de la molécule par une surveillance et une pesée. Des points limites seront mis en place. Les mises à mort seront effectuées sous anesthésie profonde. Enfin, pour limiter le stress des animaux lors des tests comportementaux, des phases d’acclimatations dans les différentes enceintes font partie intégrante du protocole.
Choix des espèces
Les souris transgéniques utilisées sont le modèle de référence de la maladie de Charcot ou Sclérose Latérale Amyotrophique. Les souris devront commencer le traitement avant l’arrivée des premiers symptômes autour de 12-14 semaines. Elles arriveront au laboratoire à 6 semaines, après 2 semaines d'acclimatation et d'entrainement elles recevront le traitement à 8 semaines. Il existe un modèle de poisson Zebra Fish (oui poisson zèbre) de la maladie, mais la voie d’administration (voie nasale), la fréquence (quotidienne) et la durée du traitement (plusieurs semaines voire mois) avec la molécule étudiée ne permettent d’utiliser ce modèle. De plus, la recherche de biomarqueurs sanguins et cérébraux ne serait pas possible, limitant une transposition ultérieure chez le patient.
Efficacité et toxicité de candidats médicaments impliqués dans le traitement du cancer [MODIFICATION]
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
15 480 souris vont être utilisées sur trois ans, soit 309 études précliniques de 50 animaux, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 14 700 d'entre elles et sévère pour 780. Chaque souris peut recevoir une tumeur humaine ou murine implantée sous la peau, subir une castration, des perfusions hebdomadaires par cathéter, des prélèvements vaginaux quotidiens pendant plusieurs semaines, des mesures de température rectale et des séances d'imagerie allant jusqu'à quarante-cinq minutes. 14 280 d'entre elles seront tuées, 1 200 transférées vers un projet de "formation interne aux procédures et gestes techniques appliqués aux souris". Le porteur écrit qu'aucune approche statistique n'a servi à fixer l'effectif total, celui-ci reposant sur le nombre d'études des années précédentes et sur une croissance anticipée "en accord avec le plan commercial".
Objectifs
L’objectif de ce projet est de pouvoir tester des candidats médicaments en oncologie. Pour ce faire, nous utiliserons des modèles de tumeurs humaines ou murines sur des souris immunodéficientes, immunocompétentes ou avec un système immunitaire et/ou un foie humanisé. Différentes stratégies d’implantation des tumeurs pourront être mises en œuvre en fonction des besoins expérimentaux. Le modèle nous permettra non seulement d’évaluer l’effet du candidat médicament sur la croissance tumorale mais également d’analyser sa toxicité et l’implication du système immunitaire dans la réponse. Des souris sans tumeurs pourront également être utilisées dans des études pilotes, des études de biodistribution et toxicité de candidats thérapeutiques en oncologie.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’évaluer la fonctionnalité de candidats médicaments dans des modèles se rapprochant le plus possible des conditions des cancers humains. En utilisant des souris au système immunitaire humanisé, nous mettons à disposition des chercheurs un modèle permettant d'étudier les mécanismes immunitaires anticancérigènes et les potentiels effets thérapeutiques de candidats médicaments avec davantage de spécificité de l'espèce utilisatrice de ces futurs traitements : l'humain.
Procédures
Identification puce électronique : 2 fois maximum si non fonctionnelle ou perdue. Durée de quelques secondes. [MODIFICATION] Température rectale : stress transitoire, inconfort ou légère douleur à l’insertion du thermomètre, risque minimal de blessure rectale. Prélèvements sanguins réalisés avec ou sans anesthésie en fonction de la voie choisie. Volumes maximaux de prélèvements proportionnels au poids de l’animal avec une limite fixée sur une période glissante de 14 jours. Réhydratation avec sérum physiologique si nécessaire. La répartition des prélèvements figurera dans le protocole de l’étude et sera contrôlée par un vétérinaire. Chaque prélèvement durera quelques secondes. Pour les analyses nécessitant un volume plus important, un prélèvement terminal sous anesthésie gazeuse sera réalisé. Prélèvements vaginaux pourront être pratiqués quotidiennement pendant au moins cinq jours, voire plusieurs semaines pour caractériser le cycle œstral. Prélèvements d’urines et fèces pourront être pratiqués par contention et massage du ventre. Les animaux de lus de 18g recevront des injections de solution saline isotonique contenant des plasmides, une ou deux fois selon la durée de l’étude. Durée entre 10 et 15 secondes. Administrations de traitements ou cellules réalisées par injections, répétées selon le protocole, durée de quelques secondes. [MODIFICATION] Les animaux pourront recevoir, sous anesthésie, les traitements sous forme de perfusion de façon hebdomadaire, via la pose transitoire d’un cathéter le temps de l’injection. La perfusion sera réalisée à l’aide d’un appareil spécifique, permettant d’injecter un volume maximal défini sur environ vingt minutes à un faible débit. Certaines procédures nécessiteront des actes chirurgicaux (castration, implantation de fragments de tumeurs et/ou de dispositifs sous-cutanés) réalisés sous anesthésie gazeuse avec analgésie préopératoire et suivi post-opératoire rigoureux. Durée implantation environ 8 minutes, pourra être répétée selon les besoins de l’étude. Durée castration, moins de 10 minutes. Le suivi de la croissance tumorale pourra se à l’aide d’un pied à coulisse pour une durée de quelques secondes et/ou par imagerie pour une durée comprise entre 10 et 45 minutes. À l’issue des études, les animaux devant être euthanasiés le seront selon les méthodes réglementaires. Toutes les interventions seront réalisées sous un suivi clinique rigoureux afin de minimiser douleur et stress des animaux.
Impact sur les animaux
-Identification par puce électronique classique ou thermopuce (prise de température) : stress, gêne, douleur dans les heures suivants l’injection. -Injection(s) de solution saline isotonique contenant des plasmides (pour favoriser le développement de populations immunitaires humaines d’intérêt) : peut engendrer des troubles cardio-respiratoires et une altération marquée de l’état général, pendant les minutes suivants l’injection. Peut engendrer un hématome. -Prélèvements vaginaux : peut engendrer une irritation locale, une inflammation ou un stress temporaire. -Chirurgie : douleur, hémorragie, un défaut du système d’anesthésie / analgésie (ex : la souris se réveille en cours de procédure), un état clinique détérioré au réveil (ex : hypothermie), mauvaise cicatrisation. -Administration de traitements ou de cellules cancéreuses : effets potentiellement toxiques des composés à visées thérapeutiques, hématome, douleur, lésion au site d’administration (notamment si administrations répétées) -[MODIFICATION] Perfusion : peut engendrer des troubles cardio-respiratoires et une altération marquée de l’état général, pendant les minutes suivants l’injection. Peut engendrer un hématome. Risque d’hypothermie et de sécheresse oculaire (ajout de plaques chauffantes et de gel ophtalmique en prévention). - Prélèvements sanguins : anémie, hématome, douleur, lésion au site de prélèvement (notamment si prélèvement répétés). -Rasage et crème dépilatoire : microlésions, irritations cutanées, gêne (sensation de brûlure de la crème), inflammation transitoire. -Anesthésie : risque d’hypothermie et de sécheresse oculaire (ajout de gel ophtalmique en prévention). -Prélèvement d’urine et de fèces : stress, gêne voire potentiellement douleur si présence de tumeurs au niveau abdominal. -Prise de température corporelle à l’aide d’une sonde : irritation, inflammation, stress. Des nuisances peuvent également être induites par le stress dû aux contentions, au développement des tumeurs et des éventuelles métastases. La douleur peut se manifester, entres autres, par une perte de poids, une hypo- ou une hyperactivité, une prostration ou des difficultés à se déplacer.
Devenir
Les animaux en fin d'étude, ayant atteints les points limites ou sur demande du vétérinaire seront euthanasiés. Ils ne recouvreront pas leur état de santé et de bien-être général. Des souris issues de cette procédure pourront être réutilisées dans le projet « Formation interne aux procédures et gestes techniques appliqués aux souris » sur décision vétérinaire. Ceci ne pourra être envisagé que dans les cas ou des animaux ont subi seulement une partie de la procédure (ex : animaux du groupe contrôle négatif) et ne présentant pas d’altérations résiduelles de leur état de santé.
Remplacement
Les tests in vitro seront envisagés si ceux-ci sont appropriés. Néanmoins, il n'est actuellement pas possible de recréer in vitro un environnement complexe comme le système immunitaire et de mimer ses interactions avec une tumeur, tout en objectivant les effets potentiellement toxiques de médicaments en développement. La souris constitue un modèle scientifiquement valide, robuste et indispensable pour le développement et la mise au point de thérapies innovantes pour les patients.
Réduction
Un total de 15480 souris seront utilisées, couvrant une période de 3 ans et permettant de réaliser 309 études précliniques de 50 souris. Aucune approche statistique n'a été réalisée, pour le nombre total d’études ou pour le nombre total d’animaux dans le projet. L’estimation du nombre d’animaux est réalisée sur base du nombre d’études effectuées les années antérieures et anticipant une croissance chaque année, en accord avec le plan commercial. Le nombre d’animaux utilisés dans chaque étude sera réduit au maximum par des analyses rétrospectives systématiques. La variabilité de la croissance tumorale dépend fortement du modèle tumoral. Le nombre de souris par groupe est fonction de la variabilité de croissance historique sur un modèle déterminé.
Raffinement
En début d'étude et tout en respectant la réglementation en vigueur, les souris seront hébergées par groupes sociaux, préférentiellement stables, de 2 à 5 individus. Des compléments alimentaires pourront être administrés suivant l’état de santé des animaux. La cage contiendra à minima une couche de litière permettant de creuser, se cacher et réaliser un nid. Cette couche de litière pourra être supplémentée par un échantillon de litière provenant de cages mâles pour synchroniser le cycle œstral. En outre, des enrichissements de qualité seront fournis dans chacune des cages : morceaux de bois, tunnel en carton, kraft et/ou boules de cotons. À leur entrée dans l’animalerie, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation de minimum 4 jours. Lors d’un changement de zone au sein de l’animalerie, elles bénéficieront d’une période d’acclimatation d’une nuit au minimum. Les souris pourront recevoir des puces électroniques permettant de mesure la température corporelle afin d’éviter une prise rectale plus impactante. Pour limiter la douleur, la souffrance et l’angoisse, une échelle de scores cliniques (pelage, mobilité, état général, activité, comportement, etc…) sera appliquée dès le premier geste invasif ou dès qu’un signe d’altération sera observé lors de la surveillance quotidienne. Des traitements antalgiques préventifs et curatifs seront mis en œuvre dès que nécessaire, sous avis vétérinaire, administrée avant intervention chirurgicale ou toute procédure potentiellement douloureuse (par exemple : intervention chirurgicale, implantation de certains dispositifs ou [MODIFICATION] cathéters, manipulations invasives des tissus, injection répétées). Un relais dans l’eau de boisson pourra ensuite être réalisé. Le vétérinaire aura pleine autorité pour euthanasier un animal ou mettre en œuvre un traitement anti-douleur. Concernant les prélèvements sanguins, le volume maximal est défini pour un prélèvement unique, au-delà il s’agira d’un prélèvement sous anesthésie sans réveil, suivi d’une euthanasie. Les fréquences sont limitées et une réhydratation est prévue. Des mesures pour éviter tout stress au moment de l’euthanasie sont prévues. Les points limites sont définis selon l’état général (score clinique), perte de poids ou volume tumoral.
Choix des espèces
90% des gènes humains ont un équivalent chez la souris, permettant d’élaborer des approches génétiques et fonctionnelles valides. Lorsque les gènes produisent des effets différents entre souris et humain, le remplacement du gène de la souris par son équivalent humain, ou de manière fonctionnelle par greffe de cellules humaines dans une lignée immunodéficiente, permet la création de lignées humanisées. De plus, le métabolisme des souris présente des similarités avec celui des humains, ce qui permet de prédire la distribution, biotransformation et élimination d’un médicament. Pour les souris non humanisées, les animaux seront inclus aux études à partir de l’âge minimum de 6 semaines, animaux matures d’un point de vue physiologique. Pour les souris humanisées, les animaux seront inclus aux études à partir de l’âge minimum de 8 semaines, première apparition des cellules immunitaires humaines dans le sang. Les animaux humanisés avec des cellules modifiées seront inclus à partir de 5 semaines, âge auquel la greffe de cellules dans le sang est la plus efficace.
Evaluation d’un nouveau traitement pour corriger la petite taille chez un modèle de souris d’ostéogenèse imparfaite
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Les souris utilisées portent une ostéogenèse imparfaite, la maladie des os de verre, et s'exposent donc à des fractures spontanées accompagnées de douleurs modérées. 800 d'entre elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune recevant onze injections et deux radiographies sous anesthésie. Le médicament testé vise à corriger la petite taille associée à la maladie, que les bisphosphonates prescrits aux patients ne traitent pas. Le porteur écrit qu'il est "indispensable" d'étudier la croissance dans un "organisme entier", et prévoit la mise à mort de toutes les souris pour prélever leurs organes.
Objectifs
L'ostéogenèse imparfaite, ou « maladie des os de verre », est une maladie génétique rare caractérisée par une fragilité osseuse. Les personnes atteintes se fracturent des os facilement tout au long de leur vie. Cette fragilité osseuse est due à l'anomalie d'une protéine essentielle à la structure des os. Quand cette protéine est défectueuse, les os deviennent plus fragiles et moins résistants aux chocs. Les personnes atteintes sont souvent de plus petite taille que la moyenne, et mesurent entre 92 et 108 cm à l'âge adulte. Les causes de cette petite taille ne sont toutefois pas encore comprises. Pour traiter cette maladie, la plupart des patients reçoivent des médicaments appelés bisphosphonates. Ces médicaments aident à limiter les fractures en réduisant la perte osseuse. Cependant, ils ne favorisent pas la croissance des os ni leur bonne qualité. De plus, environ 20 % des patients ne réagissent pas à ce traitement. Il est donc important de trouver de nouveaux traitements qui favorisent la croissance et la solidité des os. Ce projet vise à tester un nouveau médicament sur des souris atteintes d’ostéogenèse imparfaite, afin de déterminer s’il améliore la croissance des os, en particulier dans la zone responsable de l’allongement des os longs. Parallèlement, l’étude portera sur l’évolution du cartilage dans cette zone afin de mieux comprendre les mécanismes responsables de la petite taille observée chez les personnes atteintes.
Bénéfices attendus
Les bénéfices du projet sont au nombre de deux : - mettre en évidence un traitement permettant de corriger la petite taille observée chez les patients atteints d'ostéogénèse imparfaite - comprendre comment la plaque de croissance est altérée suite à une anomalie de la protéine
Procédures
Contention et injection : 5 secondes, 11 fois/souris. Radiographie : 5 minutes, 2 fois/souris.
Impact sur les animaux
- La contention peut causer un stress léger de courte durée - Injections causent un stress léger et une douleur légère de courte durée - Risque de fractures spontanées avec douleurs modérés dû à la pathologie.
Devenir
Les souris seront mises à mort afin de prélever leurs organes et de les étudier.
Remplacement
La croissance est un phénomène dynamique impliquant plusieurs types cellulaires. Or, à ce jour, aucun modèle in vitro ne permet d'étudier la croissance dans son ensemble. Il est donc impératif d'étudier ce processus au sein d'un organisme entier afin d'étudier les communications entre ces différentes cellules, plutôt que de se limiter à l’étude d’un seul type cellulaire.
Réduction
Les effectifs sont déterminés et les résultats seront analysés avec des tests statistiques.
Raffinement
Les souris seront maintenues dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Les radiographies et les injections seront effectuées sous anesthésie générale afin d'éviter tout stress supplémentaire pour l'animal. Des points limites spécifiques ont été définis. Toutefois, tout animal en souffrance sans possibilité de le soulager sera mis à mort.
Choix des espèces
La croissance chez la souris est très similaire de celle chez l'homme. Le mécanisme de croissance est un processus dynamique faisant intervenir plusieurs types cellulaires et donc il est indispensable de pouvoir l'étudier dans un organisme entier. Les analyses seront réalisées à deux âges clés : à 5 semaines, correspondant à la fin de l’enfance chez l’être humain, à 11 semaines, correspondant à la fin de l’adolescence et donc à la fin de la croissance. Certaines souris seront étudiées à différents moments de la formation de la plaque de croissance, afin de mieux comprendre son développement et son rôle dans la croissance osseuse.
Une nouvelle voie pour réduire la lipotoxicité hépatique liant les maladies métaboliques du foie et l’athérosclérose dans un modèle murin
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système gastrointestinal
Soumises à un régime riche en graisses et en sucre pendant huit à vingt-quatre semaines, injectées avec des particules pour modifier l'expression d'un gène, puis placées jusqu'à onze jours en cage individuelle ou en enceinte à 30 degrés, 784 souris subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. En fin de parcours s'ajoutent des injections de lipoprotéines tous les deux jours pendant deux semaines, avant que toutes soient tuées pour prélever le sang et les organes. Le projet vise à décrire le dialogue entre le foie, le cœur et les vaisseaux dans la stéatose hépatique et l'athérosclérose, et le porteur affirme que ce dialogue ne s'étudie qu'à l'échelle de l'"organisme entier". La composition et la durée exacte du régime restent indéterminées, renvoyées aux résultats d'une étude pilote encore en cours.
Objectifs
Les maladies métaboliques telles que la stéatose hépatique associée à un dysfonctionnement métabolique sont caractérisées par des désordres touchant le métabolisme énergétique, et notamment des lipides. Elles sont fréquemment associées à des complications cardiaques et vasculaires. L’accumulation de lipides dans la paroi des artères est une conséquence fréquente qui peut conduire à des accidents vasculaires comme la crise cardiaque. Elle est associée à d’autres troubles comme l’obésité, le diabète et les dyslipidémies. Ces maladies touchent plusieurs organes et doivent être étudiées de façon globale afin de mieux comprendre les mécanismes impliqués. Toutefois les mécanismes impliqués dans la communication foie - cœur et contribuant au développement de l’athérosclérose sont peu connus. L’objectif principal de ce projet est de valider la contribution majeure de la voie d’un transporteur et des lipoprotéines dans cette communication et de proposer de nouvelles pistes thérapeutiques dans le traitement des maladies cardiovasculaires chez les patients atteints de stéatose hépatique associée à un dysfonctionnement métabolique.
Bénéfices attendus
La prévalence mondiale des maladies du foie telle que la stéatose hépatique associée à un dysfonctionnement métabolique (Metabolic dysfunction–Associated Liver Disease, MASLD) associée à l’athérosclérose ne cesse de croitre (38 pourcents) et celle-ci est associée à une augmentation de la mortalité. Ainsi, 65 pourcents des patients diabétiques de type 2 sont atteints de MASLD. Ce projet permettra de mettre en évidence les mécanismes associés au développement de MASLD et de l’athérosclérose et aux troubles métaboliques qui en découlent tels que l’insulino-résistance, et plus particulièrement d’identifier un lipide clé des hépatocytes dans ce processus. Cette étude nous permettra de comprendre l’importance de la dérégulation de l’homéostasie lipidique des hépatocytes dans le développement des maladies cardiométaboliques et d’explorer les dialogues inter-cellulaire et inter-organes. L’ensemble de ces données permettra d’envisager notre transporteur d’intérêt comme une potentielle cible thérapeutique dans le traitement des patients ayant une MASLD et un risque cardiovasculaire élevé.
Procédures
Les animaux impliqués dans ce projet seront injectés avec des particules (moins de 5 minutes) pour exprimer le gène cible. Un maximum de 6 actes est prévu par animal. Seuls 6 actes au total sont réalisés sur animaux anesthésiés (injection des particules, prélèvements sanguins, échographie cardiaque, électrocardiogramme, activité d’enzyme et injection de lipoprotéines), les autres actes étant réalisés sur des animaux vigiles. Après 2 semaines, les souris seront mises en présence d’un régime riche en graisses et en sucre pour une durée de 8-24 semaines. Avant et après régime, sur les souris vigiles nous évaluerons la masse grasse ce qui nécessite une courte contention (moins de 5 min), et elles seront testées par un faible prélèvement de sang sous anesthésie (moins de 5 minutes). A la suite du régime riche en sucres ou en lipides, les souris seront mises à jeun (entre 2 et 15h) et rapidement évaluées sur le plan métabolique. Les conséquences de l’ingestion de sucres ou de lipides seront alors évaluées grâce à de très faibles prélèvements (5 et 6 prélèvements) de sang sur de courtes périodes (respectivement 5 et 6 prélèvements à 2h et 6h par intervention). De même, la sensibilité des souris à l’insuline, afin d’estimer un potentiel diabète, sera réalisé selon la même procédure (2h) et une procédure complémentaire (5 minutes). Afin que les évaluations soient fiables, les animaux seront vigiles et libres de leurs mouvements. De même, les évaluations seront réparties dans le temps afin d’éviter toute fatigue. Le comportement des animaux sera mesuré sur quatre jours grâce à des cages munies de divers capteurs. L’impact de la température sur la prise de poids sera mesuré dans des cages de thermoneutralité à 30 degrés Celsius. Une partie des animaux sera évaluée sur le fonctionnement du cœur par une échographie (15 minutes) et un électrocardiogramme (15 minutes). Ceci sera réalisé sous anesthésie afin de garantir l’immobilité des souris et la qualité des images sans stresser l’animal. Enfin, des lipoprotéines seront injectées tous les 2 jours pendant les 2 dernières semaines (moins de 5 minutes) pour tester leur effet thérapeutique. Les souris seront ensuite anesthésiées avant une euthanasie, afin de permettre les prélèvements de sang et d’organes nécessaires pour réaliser les analyses poussées requises pour ce projet. Les organes seront prélevés post-mortem.
Impact sur les animaux
Les souris seront exposées à des régimes riches en lipides et en sucre pendant plusieurs semaines (24 maximum) pour induire une MASLD et de l’athérosclérose afin de provoquer les désordres métaboliques qui lui sont associée : altération du métabolisme lipidique, insulino-résistance, troubles du rythme, troubles du rythme cardiaque…. Ces régimes pourraient induire un inconfort et une difficulté de déplacement dus à la prise de poids développée. L’injection de particule pourrait induire une douleur de courte durée et un risque d’hématome ou d’hémorragie. De plus, les souris seront soumises à un phénotypage métabolique qui inclus un jeûne non-strict de quelques heures ce qui peut engendrer une sensation de faim chez l’animal. Les injections pour le test de sensibilité à l’insuline et l'administration de solution de glucose pour le test de tolérance au glucose et un le suivi de glycémie (ou lipides) associé avec des prélèvements sanguins de faible volume pourront induire un stress et une douleur légère de courte durée. L'administration de solution de glucose pour le test de tolérance au glucose ou de lipide pour le test de tolérance aux lipides pourrait induire des microlésions et des irritations. De plus, les sites d’injections et prélèvements peuvent également s’infecter. L’analyse corporelle ainsi que l’hébergement dans les cages métaboliques ou en thermoneutralité peuvent engendrer un stress de courte durée. Le placement de certaines souris en cage individuelle pendant une période de 11 jours pourra causer un stress social. Les anesthésies gazeuses peuvent provoquer un risque léger de dépression respiratoire et de température corporelle. Enfin, la manipulation des animaux peut induire un stress
Devenir
Les souris impliquées dans les expériences seront euthanasiées à la fin de la période de maintien prévue et les tissus récupérés. L’euthanasie est en effet requise afin de réaliser les dosages moléculaires et anatomiques fins pour répondre à la question (ou aux objectifs) scientifique de ce projet.
Remplacement
Le dialogue inter-organes (coeur-foie, foie-vaisseaux sanguins, foie-tissus adipeux …) impliqué dans les maladies cardio-métaboliques, et entre les différents types cellulaires (hépatocytes et macrophages) au sein d’un organe, est particulièrement complexe et ne permet pas leurs études in vitro dans des cultures cellulaires. Ainsi l’impact induit par un régime peut être différent en fonction du tissu ou des cellules observées. D’autre part, l’altération du métabolisme lipidique dans un organe peut avoir un écho profond dans des organes plus distants. La réalisation du projet ne peut donc s’envisager qu’à l’échelle de l’organisme entier afin d’avoir une approche globale et intégrée des mécanismes impliqués.
Réduction
Le projet impliquera 784 animaux au total. Des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats. Les études bibliographiques préalables ont permis de réduire le nombre d’évaluations à réaliser, et donc le nombre d’animaux requis. La composition et la durée du régime riche en lipides et en sucres utilisé ici sera déterminée par les résultats d’une étude pilote en cours. Cette méthode nous permet ainsi d’assurer avec un faible nombre d’animaux le succès de ce projet et une utilisation rationnée et réduite au strict nécessaire.
Raffinement
Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (l’hébergement individuel ou à 30 degrés Celsius (thermoneutralité) est limité au maximum) en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec deux enrichissements minimum. Le projet a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable des résultats dans le respect du bien-être animal. Les greffes et les explorations cardiaques seront réalisées sous anesthésie générale afin de limiter le stress des animaux. Les animaux seront vérifiés quotidiennement et un suivi régulier du poids sera effectué afin de s'assurer du bien-être des animaux. Pour faciliter l'alimentation, de la nourriture hydratée sera disposée au fond de la cage en cas de nécessité. Conformément à la réglementation, les actes techniques seront réalisés par du personnel formé et compétent pour respecter le bien-être animal et diminuer leur stress. Ainsi, la douleur et le stress sont limitées en apportant des soins adaptés ainsi qu’une surveillance attentive accompagnée de points limites suffisamment prédictifs et précoces.
Choix des espèces
La souris constitue le modèle privilégié pour l’étude des mécanismes impliqués dans la pathophysiologie des maladies métaboliques : la souris est le mammifère le moins évolué qui développe rapidement des maladies métaboliques similaires à l’Homme. L’analyse de l’athérosclérose requiert une modification du métabolisme lipidique et une altération de la communication inter-organes. Nous utiliserons une lignée de souris qui présente un métabolisme lipidique plus proche de ce que l’on peut observer chez l’Homme. Des souris âgées de 8 à 10 semaines, un âge auquel elles sont suffisamment matures pour être injectées avec les particules, seront utilisées. Les régimes riches en lipides et en sucres seront mis en place à l'âge de 10 à 12 semaines, afin que l’expression du transporteur dans les hépatocytes suite à l’injection des particules soit optimale.
Impact de composés chimiques bloquant la prolifération des cellules tumorales sur le développement du cancer colorectal.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Un agent mutagène injecté deux fois dans l'abdomen, puis un produit inflammatoire dans l'eau de boisson, provoquent chez les souris une colite qui abîme la paroi du colon et déclenche diarrhées et perte de poids. 1 296 souris vont être utilisées, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers pour 216 d'entre elles et modérés pour 1 080, avec un gavage quotidien pendant soixante jours. Le porteur qualifie de "légers" les effets secondaires des composés testés, tout en indiquant que la douleur de la colite ne peut recevoir ni analgésique ni anti-inflammatoire, ces traitements interférant avec le processus de cancérisation étudié. Toutes les souris sont tuées pour le prélèvement d'organes.
Objectifs
Le cancer colorectal est le 3° cancer le plus répandu et le 2° cancer qui tue le plus de patients au monde. Le nombre de patient atteints d’un cancer colorectal ne cesse d’augmenter et il reste difficile à traiter en raison de la grande différence qui existe entre les tumeurs qui se développent chez les patients. La classification des patients et le développement de thérapies plus ciblées sont donc d'une importance majeure. L'analyse des tumeurs des patients a permis d'identifier 4 sous-types et les tumeurs de Type4 sont associées au pronostic le plus sombre pour lesquels les cliniciens ont peu de solutions thérapeutiques à proposer. Ce projet est centré sur l’étude de nouvelles molécules chimiques capables de freiner la croissance des tumeurs de Type4. Ces nouvelles molécules ciblent : (a) soit des molécules sur-exprimées par les cellules tumorales et qui leur permettent de résister aux traitements anticancéreux classiques ; (b) soit des modifications du squelette de la cellule qui apparaissent dans les cellules tumorales les rendant insensibles à la chimiothérapie. Les modèles animaux de cancer colorectal constituent des outils importants pour étudier le déclanchement de la maladie et le développement des tumeurs. Par exemple, ils permettent de suivre les changements des tumeurs depuis une tumeur bégnine à une tumeur plus agressive comme cela a été observé chez l’homme. Enfin, dans notre cas, le modèle animal que nous utilisons développe préférentiellement des tumeurs de Type4 et nous permettra de tester de nouvelles molécules et étudier la réponse des tumeurs à ces nouveaux traitements potentiels avant de les proposer en clinique humaine.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra, à court terme, de vérifier chez l’animal si ces nouvelles molécules, sont capables de bloquer le développement des tumeurs dans un modèle animal de cancer colorectal de Type4 et ainsi d’évaluer les bénéfices obtenus dans la globalité de l’organisme. A long terme, ces nouvelles molécules pourront être proposées dans le traitement des patients atteints de cancer colorectal de Type4 pour lesquels les cliniciens ont peu de solutions thérapeutiques.
Procédures
Les interventions sur animal vigile prévues dans cette étude sont de trois types : un gavage quotidien, 4 prélèvements sanguins et 2 injections intrapéritonéales sur une période de 60jours. Le gavage, pour administrer les composés testés, est réalisé chaque jour pendant toute la procédure et ne dure pas plus de 15 secondes pour chaque animal. Les prélèvements sanguins (un avant l’expérience et trois à 20 jours d’intervalle pendant l’expérience) sont réalisés par les personnels de l’animalerie et ne durent pas plus de 15secondes pour chaque animal. Ils serviront à surveiller le bon état physique des animaux en mesurant les constantes des reins, du foie, du pancréas ainsi que leur bilan sanguin. Les 2 injections intrapéritonéales sont celles de l’agent inducteur de mutation pour induire le cancer. Étant donné notre expérience, chaque intervention ne dure pas plus de 5secondes avant que l’animal ne revienne dans sa cage. Ces gestes seront réalisés par du personnel qualifié et expérimenté. Tous les prélèvements d’organes seront réalisés après anesthésie et euthanasie de l’animal.
Impact sur les animaux
L’injection en intrapéritonéal représente le premier effet indésirable attendu chez les animaux. Notre pratique régulière de ces injections nous permet de réduire au maximum le temps de contention et d’injection. Les cages restent sous surveillance rapprochée au moins 20minutes après toute injection pour détecter le plus rapidement possible les signes de souffrance chez les animaux (prostration). L’administration par gavage des molécules testées implique une manipulation journalière des animaux ainsi qu’un geste technique délicat (introduction de la canule de gavage). Ces manipulations représentent des effets indésirables légers car elles seront pratiquées par des personnes formées et expérimentées. Les effets secondaires attendus, suite à l’administration des composés, sont légers et peuvent être d’ordre métabolique et hépatique, sans risquer la mort de l’animal. Les autres effets indésirables attendus chez les animaux résultent essentiellement de la prise dans l’eau de boisson, du traitement qui induit une inflammation localisée au niveau du colon. La prise du traitement pendant 6 ou 7 jours induit une altération de la paroi du colon qui provoque une perte de poids entre 5 à10% chez les souris. Cette perte est due à une mauvaise absorbation des aliments et une perte d’eau suite à des diarrhées. Ces effets apparaissent au jour 6 après le début du traitement pour une perte maximale à jour 8 ou 9, puis les souris reprennent très vite du poids pour revenir à leur poids initial en 3-4 jours. Nous n’avons jamais observé une prise d’eau augmentée par les souris au cours de cette procédure, montrant qu’une déshydratation des animaux est peu probable. D’après la littérature et notre expérience de cette procédure, la perte de poids survient majoritairement lors du 1er cycle de traitement car il est courant que les souris perdent moins de poids lors des cycles suivants. Enfin, nos observations des projets précédents montrent que les souris sont susceptibles de développer de multiples tumeurs du côlon avec ce modèle, sans que leur mobilité, leur appétit et leurs relations sociales soient altérées. Comme chez l’homme, la présence de polypes intestinaux est souvent asymptomatique.
Devenir
Tous les animaux utilisés dans chaque procédure de ce projet seront euthanasiés pour le prélèvement d’organes.
Remplacement
Il est tout à fait envisageable d’utiliser des cellules intestinales de patients déjà diagnostiqués pour étudier l’impact direct des composés sur leur développement et ceci est déjà fait par nos collaborateurs. Nous nous basons d’ailleurs sur ces résultats pour choisir les composés à tester sur les animaux. Par contre, Il n’existe pas d’alternative autre que l’utilisation d’animaux auxquels nous avons induit un cancer colorectal pour évaluer avec précision et pertinence, l’impact des composés testés sur le développement de la maladie. En effet, la procédure d’induction de cancer colorectal utilisée dans cette demande permet de produire des tumeurs ressemblant fortement aux tumeurs humaines de Type4 pour lesquelles les cliniciens ont très peu de solution thérapeutique (types de mutations géniques, variabilité des tumeurs, implication du système immunitaire). Cette étude permettra donc d’appréhender les bénéfices des composés testés dans la globalité de l’organisme.
Réduction
La demande de projet actuelle reprend des procédures déjà réalisée sur d’autres lignées de souris (dans des demandes précédentes). Ceci nous permet de réduire au maximum le nombre de souris suffisant par lot, pour chaque procédure, afin de générer des données statistiquement robustes tout en prenant en compte une éventuelle variation inter-individuelle ou expérimentale. Ce nombre a été validé par le service de statistique de notre institut pour atteindre un chiffre permettant de valider statistiquement les résultats observés par un test ANOVA avec un risque alpha de 5%.
Raffinement
Les colites (induites par la prise, dans l’eau de boisson, du traitement qui induit une inflammation localisée du colon) entrainent une douleur pour laquelle il n’est pas possible d’administrer de traitement analgésique ni anti-inflammatoire, qui interféreraient avec le processus de régénération/cancérisation et donc modifieraient les résultats de l’expérience. La surveillance des animaux se fera de manière accrue lors de visites quotidiennes. Certaines souris pouvant être gênées plus que d’autres par la colite, de la nourriture pourra également être placée à même le sol de la cage pour s’assurer que toutes les souris puissent se nourrir correctement. De plus, elles auront à leur disposition dans la cage de la pâtée alimentaire (riche en eau) en complément de leurs croquettes habituelles pour favoriser leur réhydratation. L’administration du produit permettant l’induction du cancer se fera par voie intrapéritonéale, en changeant d’aiguille à chaque souris pour éviter que celle-ci ne s’émousse et provoque de la douleur chez les animaux. Un enrichissement des conditions d'hébergement est prévu grâce à l'ajout dans les cages de cabanes en carton et de cotons à décortiquer. Un fond musical est assuré pour éviter les variations sonores possibles entre les périodes d’expérimentation et les périodes de repos, ce qui pourraient générer un stress supplémentaire chez les animaux.
Choix des espèces
Le protocole d'induction du cancer colorectal que nous utilisons est bien standardisé chez la souris et largement admis comme le modèle de référence mimant les étapes du développement du cancer suite à une inflammation chronique. Ce modèle d’induction de cancer colorectal permet de produire des tumeurs ressemblant fortement aux tumeurs humaines de Type4 pour lesquelles les cliniciens ont très peu de solution thérapeutique (types de mutations géniques, variabilité des tumeurs, implication du système immunitaire). Les animaux seront utilisés à partir de 3 mois d'âge selon le protocole établi dans la littérature ou lorsqu’ils auront atteint un poids minimum de 20g. Cet âge tient compte de la maturité sexuelle nettement dépassée pour les animaux, compatible avec la description des âges (environs 30ans) des patients atteints de colites chroniques pouvant s’aggraver en cancer colorectal.
Rôle de certains neurones dans le traitement des sons dans un modèle de Schizophrénie chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Opérées trois fois sous anesthésie, une à deux heures par intervention, puis maintenues la tête contenue pendant environ deux heures pour une tâche perceptuelle, 946 souris subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. S'y ajoutent douze injections sous-cutanées et une séance de trente minutes évaluant leurs capacités pré-attentionnelles. Les animaux utilisés appartiennent à une lignée à haut risque de schizophrénie, retenue pour observer comment les neurones des régions auditives échangent des informations. Toutes sont tuées pour prélever leur cerveau.
Objectifs
Percevoir avec précision la réalité extérieure est essentiel à notre survie. En particulier, les modifications de la perception sont une des caractéristiques majeures de la plupart des troubles neuropsychiatriques et neurodéveloppementaux, eux-mêmes source de souffrance et d’exclusion sociale. Bien qu'elles soient fondamentales, les bases biologiques d'une perception précise ou altérée sont très peu comprises. Dans cette étude, nous allons étudier d'une part chez des souris comment les neurones des régions cérébrales clés de la perception échangent des informations. Nous évaluerons les mécanismes qui conduisent au fonctionnement et au dysfonctionnement des neurones, grâce à l'utilisation d'un modèle de souris à haut risque de schizophrénie. Cette recherche fera progresser nos connaissances limitées sur la façon dont les troubles neurodéveloppementaux modifient les circuits neuronaux sensoriels et affectent ainsi la perception. Ces expériences permettront l’identification de cibles thérapeutiques nouvelles et précises.
Bénéfices attendus
Les résultats de ce projet permettront de comprendre les fonctions de régions cérébrales clés de la perception auditive chez la souris, modèle bien adapté pour mimer la physiologie et certains aspects de la pathologie humaine. L’utilisation de modèles souris transgéniques appropriés apportera des données au niveau cellulaire, anatomique et fonctionnel en identifiant les structures cérébrales fonctionnellement mises en jeu. Mieux comprendre ces structures permettra d’appréhender les processus de perception et de prédiction, mais aussi une meilleure compréhension des maladies psychiatriques dans lesquelles ces processus sont altérés. Ces expériences permettront l’identification de cibles thérapeutiques nouvelles et précises.
Procédures
Chirurgie : 3 fois, 1h à 2h. Etude des capacités pré-attentionnelles : 1 fois, 30min. Contention pendant tâche perceptuelle : 1 fois, environ 2h. Injection sous-cutanée : 1 injection, durée 5 secondes, 12 fois. Injection intra-péritonéale : 1 injection, durée 5 secondes, 1 fois.
Impact sur les animaux
L’anesthésie peut entraîner du stress léger de courte durée. Les injections d’anesthésiques et d’analgésiques peuvent entraîner un stress et une douleur légère de courte durée. Une douleur modérée peut être associée à l’acte chirurgical. L’étude du comportement et la contention par la tête peuvent entraîner un stress modéré.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour prélever le cerveau en vue d'études physio-histologiques sur les souris expérimentales.
Remplacement
Ce projet met en jeu des approches intégrées sur animal entier, des explorations fonctionnelles complexes et comportementales sur animal vigile, mimant la pathologie humaine et qui ne peuvent donc pas être substituées par des approches in vitro.
Réduction
Des analyses a priori de puissance statistique permettent de déterminer le nombre d'animaux minimum nécessaire. D'autres tests statistiques a posteriori choisis en fonction des distributions des populations nous permettre de comparer les moyennes et identifier des différences deux à deux entre groupes expérimentaux et génotypes. Les tests statistiques permettent également de trouver des corrélations entre les variables étudiées.
Raffinement
L’état de santé des animaux et leur accès à l’eau et nourriture sont surveillés quotidiennement. La chirurgie et le post-opératoire se déroulent dans des conditions qui protègent la santé de l'animal, en lui protégeant de l’hypothermie grâce à un tapis chauffant et de la déshydratation avec une solution de sérum physiologique. La chirurgie se déroule sous anesthésie générale et des analgésiques sont utilisés avant et après la chirurgie, et sur les jours suivants. A la fin de la chirurgie, après le réveil complet, l'animal est replacé dans sa cage collective avec de la nourriture et de l'eau ad libitum. Les animaux sont habitués à leur manipulation afin de réduire leur stress.
Choix des espèces
La souris est un modèle de choix pour l'exploration des mécanismes de la perception car les régulations cellulaires mises en jeu ont été bien caractérisées dans cette espèce et une littérature abondante existe montrant une similitude avec les observations chez l’Homme. L’organisation anatomique et fonctionnelle du cerveau est relativement proche de celle de l’Homme, ce qui permet des études anatomiques et fonctionnelles. De plus, les modèles génétiquement modifiés utilisés dans ce projet ont été créés chez la souris et nous permettent de réaliser des études phénotypiques comparatives pour caractériser les voies cellulaires ou mimer certains aspects de pathologies humaines. Pour les expériences, nous utiliserons des souris adolescentes et adultes entre 7 et 17 semaines car c'est au cours du jeune âge adulte que la plupart des altérations de la perception sensorielle apparaissent dans les troubles neurodéveloppementaux.
Etude de la réponse des cellules neuronales du pancréas à une hormone de croissance chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système immunitaire
- Système nerveux
Douze prélèvements de sang à la queue, huit injections, douze semaines de régime riche en gras et deux mises à jeun de six et seize heures : 2 452 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une perfusion intra-cardiaque termine le parcours de chaque animal, toutes étant tuées pour prélever leurs organes. L'objectif déclaré reste exploratoire, comprendre comment le réseau nerveux du pancréas répond à une hormone de croissance et contribue à la sécrétion des hormones qui règlent la glycémie. Le porteur justifie l'effectif en une phrase, le nombre ayant été "déterminé pour permettre l'analyse des résultats selon des tests statistiques adaptés", et présente la souris comme le "modèle animal de référence" dans l'étude de l'obésité.
Objectifs
Le pancréas est central dans la régulation de la glycémie. Il produit les hormones permettant de réguler la glycémie. Comme tous les tissus, le pancréas est relié au cerveau par le système nerveux périphérique. Cependant, son rôle dans la fonction du pancréas n’est pas bien connu. Dans ce projet nous proposons d’étudier la contribution du réseau nerveux du pancréas et sa réponse à une hormone de croissance, dans la sécrétion des hormones régulant la glycémie.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de comprendre l'implication d'une hormone de croissance dans la survie et la fonction des cellules neuronales et comment cela contribue à la sécretion des hormones glycémiques par le pancréas.
Procédures
1 biopsie de queue (10s), 1 régime riche en gras (12 semaines), 8 injections (20s), 2 jeûne (6h et 16h), 12 prélèvements de sang à la queue (3s), 1 gavage (1min), 1 perfusion intra-cardiaque (10min).
Impact sur les animaux
-Injections: douleur légère due à la piqûre. Les animaux sont sous anesthésie gazeuse au moment de l'injection. -Obésité : prise de poids progressive. Les souris peuvent devenir moins actives. Perfusion intra-cardiaque : Douleur modérée. Les souris recevront un analgésique opioïde 20 min avant la procédure. - Mise à jeun : gêne due à la sensation de faim. - Micro-coupure à la queue : douleur modérée au moment de la réalisation de la coupure. -Biopsie de queue : douleur modérée.-Gavage : gêne modérée liée à la contention.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure pour permettre le prélèvement des organes d'intérêt.
Remplacement
Cette étude a pour but d'étudier le rôle du système nerveux du pancréas en condition normale et de stress glycémique, tels que l'obésité et la mise à jeun. Le pancréas répond à la prise et la perte de poids et au dialogue entre différents organes. Cela implique donc d’étudier différents paramètres dans différents organes. Ainsi les modèles animaux sont nécessaires pour mener à bien ce projet.
Réduction
Le nombre d’animaux a été déterminé pour permettre l’analyse des résultats selon des tests statistiques adaptés.
Raffinement
Les souris sont hébergées dans un environnement enrichi. Les animaux seront hébergés avec leurs congénères. Lorsque nécessaire, la douleur et la gêne des souris sont réduites à un niveau modéré par l’administration d’opioïdes (analgésie) et par l’anesthésie. Les souris sont surveillées régulièrement et lors des procédures, les paramètres de santé qui peuvent être affectés sont évalués et notés régulièrement et font l'objet de points limites définis et associés à des décisions adaptées.
Choix des espèces
La souris est le modèle animal de référence dans l'étude de l'obésité. De nombreux outils sont disponibles chez la souris. Les souris sont utilisées entre l’âge de 10 jours (souriceaux) pour les tatouages qui ne peuvent pas être effectués à l'âge adulte et 22 semaines (adultes) pour la fin des expérimentations du régime riche en gras.
Etude du Gliome infiltrant du Tronc Cérébral
- Recherche appliquée
- Cancers
Créées in utero par électroporation d'embryons au douzième jour de gestation, les tumeurs sont ensuite greffées par stéréotaxie dans le cerveau de souris adultes. 2 775 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour conserver et analyser les tissus tumoraux. Les femelles gestantes subissent une ouverture de la paroi abdominale de trente minutes, et le porteur décrit chez les porteuses de tumeur une ataxie, une perte d'appétit, une prostration et un gonflement possible de la boîte crânienne par hausse de la pression intracrânienne. Au titre de la réduction, il indique réutiliser les mêmes femelles pour les chirurgies et la reproduction jusqu'à leurs huit mois.
Objectifs
Ce projet vise à développer de nouveaux modèles de souris génétiquement modifiées pour l'étude du Gliome Diffus de la Ligne Médiane, une tumeur cérébrale pédiatrique rare et incurable. En améliorant nos modèles précédents pour qu'ils possèdent des défenses naturelles (système immunitaire) réalistes, nous pourrons évaluer des stratégies innovantes basées sur l'immunothérapie. L'objectif final est de reproduire fidèlement cette maladie dévastatrice afin de comprendre les étapes précoces de la formation du cancer et de tester des traitements qui renforcent la réponse du corps pour enfin éradiquer la tumeur.
Bénéfices attendus
Obtenir un modèle murin génétiquement modifié de Gliome Diffus de la Ligne Médiane permettra de mieux comprendre les étapes précoces du développement de ces tumeurs, pour le moment encore inconnu. Cette compréhension permettra d’identifier les modifications précoces menant à l’apparition de cellules tumorales. L’induction de modification menant à des tumeurs dans des animaux ayant un système immunitaire compétant permettra l’exploration de nouvelles approches thérapeutiques, en prenant en compte l’environnement immunitaire de tumeurs, et tester ainsi des approches immuno-oncologiques (immunothérapie, médicaments immuno-modulateurs, stratégies vaccinales…).
Procédures
Les femelles gestantes seront soumises à une intervention chirurgicale telle qu’une ouverture de la paroi abdominale (pour une durée de 30 minutes), précédés d’injections d’analgésiques et anesthésiques. Les embryons quant à eux auront 1 injections ainsi que l’utilisation d’électrodes induisant un faible champ électrique (de moins d’une minute). Ces futures tumeurs seront par la suite greffées dans des souris adultes, par stéréotaxie (sous anesthésie générale, avec une injection unique dans le cerveau d’une durée de 5 minutes).
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues chez les animaux sont celles liées aux symptômes tumoraux et à la chirurgie. On pourra observer des symptômes neurologiques modérés qui sont fréquemment observés en présence d’un volume tumoral conséquent (ataxie). On pourra également observer une perte d'appétit et donc perte de poids modérée, légère prostration des animaux, légère perte d’équilibre. L’augmentation de la pression intracrânienne peut également entraîner un gonflement modéré de la boite crânienne. Ces symptômes peuvent apparaître très progressivement et durer au maximum 1 semaine.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés pour conservation et analyse de tissus tumoraux post-mortem.
Remplacement
Ces tumeurs du cerveau central sont uniques car elles s'infiltrent partout. Pour trouver un traitement, il faut travailler sur des modèles animaux vivants afin de comprendre leur progression dans un environnement complexe et réaliste. Ces modèles sont vitaux, car le cerveau est protégé par une barrière naturelle, appelé la barrière hématoencéphalique, qui bloque la majorité des médicaments. Tester des traitements sur ces modèles nous permet de vérifier s'ils peuvent franchir cette barrière. Avant cela, nous affinons les doses en laboratoire, sur des traitements de cellule pour garantir leur sécurité. Enfin, ces modèles vivants sont notre seule façon d'étudier pleinement comment les défenses immunitaires peuvent être mobilisées contre la maladie.
Réduction
Le projet utilise une technique d'imagerie appelée bioluminescence pour suivre l'évolution des tumeurs chez les souris sans avoir besoin de les euthanasier. Cette méthode est cruciale car elle permet de diminuer grandement le nombre d'animaux utilisés pour la recherche et de mieux anticiper et gérer la souffrance des souris. De plus, pour réduire davantage le nombre de souris, l'équipe réutilise les femelles pour les chirurgies et la reproduction jusqu'à ce qu’à 8 mois de vie.
Raffinement
Nous appliquons des protocoles rigoureux pour garantir le confort des souris. Cela comprend l'anesthésie générale pour toute procédure, l'administration systématique d'anti-douleur avant, pendant et après la chirurgie, le maintien de leur température et de leur hydratation, et des mesures d'hygiène strictes. Pour les souris malades, nous assurons une surveillance quotidienne (poids et observation) et appliquons des règles très strictes (appelées points limites) pour arrêter immédiatement l'étude si une souffrance est détectée, afin de la minimiser au maximum.
Choix des espèces
L'utilisation de souris ayant un système immunitaire est ici essentielle pour la poursuite de ce projet. De plus, ce modèle, déjà établi, a été réalisé chez la souris. Des femelles âgés de minimum 7 semaines seront mises en accouplement, ce qui correspond à l’âge du jeune adulte possédant les meilleures capacités de reproduction et ceci jusqu’à la limite de leurs capacités de reproduction, à partir de 8 mois. Les embryons seront injectés au jour embryonnaire 12.5-13.5, ce qui représente la fenêtre de développement durant laquelle les potentielles cellules progénitrices de ces tumeurs se développent. Lors de la greffe, les souris seront agées de 6 semaines au minimum.
Caractérisation du rôle d’un mécanorécepteur dans l’hémostase chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
2 418 souris vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chacune reçoit un analgésique puis un anesthésique, à sept minutes d'intervalle, avant un prélèvement de sang unique effectué soit dans le sinus rétro-orbitaire, soit directement dans le cœur après incision des parois abdominale et thoracique. L'objectif est de caractériser le rôle d'un mécanorécepteur activé par le flux sanguin dans la coagulation, sur une lignée dont le gène a été modifié pour reproduire une mutation humaine rare. Le volume de sang à prélever est trop important pour que les souris puissent rester en vie, et leurs poumons et leur moelle osseuse sont récupérés après la mort.
Objectifs
Les plaquettes sanguines, essentielles pour arrêter les saignements, peuvent aussi être impliquées dans la formation de caillots anormaux (thromboses). Leur activation est normalement très contrôlée : trop faible, le saignement persiste ; trop forte, un caillot peut se former sans raison. Ce projet étudie l’impact d’une molécule activée par les forces mécaniques du flux sanguin sur l’équilibre de l’hémostase. Certaines mutations rendent cette molécule trop active et semblent favoriser la formation de thromboses. Nous pensons que cette hyperactivité pourrait provoquer une activation anormale des plaquettes et des globules rouges. Avec un modèle de souris, nous analyserons comment cette protéine influence l’activation des plaquettes, et dans quelles conditions mécaniques elle déclenche la formation de caillots. Ces travaux pourraient apporter de nouvelles pistes pour comprendre et traiter des maladies thrombotiques, comme les accidents vasculaires cérébraux.
Bénéfices attendus
Ce projet est essentiel pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques associées à des mutations d’un récepteur à l’origine d’une maladie rare peu étudiée. A court terme, cette étude permettra d’approfondir les connaissances de la pathologie et d’améliorer son diagnostic clinique qui est aujourd’hui encore imparfait. Grâce aux données obtenues et grâce à une collaboration étroite avec 3 autres équipes de recherche, cette étude fera progresser la compréhension de la maladie, et sera bénéfique pour les cliniciens, médecins, chercheurs et surtout pour les patients. A plus long terme, l’identification des mécanismes physiopathologiques ouvrira des perspectives de solutions thérapeutiques ciblées pour les patients atteints de cette maladie. La caractérisation des mécanismes (physiques, cellulaires et moléculaires) impliqués dans l’activation du mécanorécepteur devrait également renforcer notre compréhension des thromboses survenant lors des accidents vasculaires cérébraux, ouvrant de nouvelles cibles thérapeutiques.
Procédures
Au cours du projet, toutes les souris recevront deux injections successives (analgésique, puis anesthésique) avant un prélèvement sanguin unique, suivi de leur mise à mort. Ces deux injections seront réalisées en moins de cinq secondes chacune et espacées d’environ sept minutes. Dès l’obtention d’une anesthésie complète (environ dix minutes après l’injection), le prélèvement sanguin sera effectué soit au niveau du sinus rétro-orbitaire, soit par voie intracardiaque après incision des parois abdominale et thoracique. L’acte chirurgical durera moins de 10 min, et les animaux seront mis à mort immédiatement après le prélèvement, avant tout réveil.
Impact sur les animaux
La contention peut provoquer un stress chez l’animal. Les injections d’anesthésiants peuvent entrainer un stress, une hypothermie et une douleur de courte durée à l'animal.
Devenir
Toutes les souris seront mises à mort car le volume de sang prélevé, nécessaire à la caractérisation des différents mécanismes moléculaires impactés par le gain de fonction de la molécule, est trop important pour les maintenir en vie. De plus, à la fin des expériences des prélèvements post-mortem d'organes (poumon, moelle osseuse) seront également effectués afin d'étudier l'érythropoïèse, la mégacaryopoïèse et l’activité des cellules endothéliales
Remplacement
Toutes les expériences sont préalablement mises au point sur les plaquettes humaines en présence d’un activateur chimique de la molécule. Une fois les principaux paramètres d’études définis, il est crucial de confirmer le rôle du gain de fonction de la molécule dans l’hémostase grâce au modèle murin dont le gène qui code cette protéine a été modifié. En effet, ce modèle est plus spécifique puisqu’il reproduit le gain de fonction et permet ainsi de s’affranchir de l’activateur chimique et de ses potentiels effets non spécifiques (effets sur d’autres récepteurs et/ou d’autres cellules).
Réduction
Une réflexion a été menée en prenant en compte les outils technologiques et statistiques afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés pour chaque expérience. Une gestion attentive des accouplements sera effectuée afin de réduire au maximum le nombre de souris non utilisables dans nos expériences. Les résultats obtenus seront analysés avec des tests statistiques adaptés. Les procédures se feront étape par étape afin de vérifier que les résultats obtenus sont en accord avec nos hypothèses de recherche. Plus particulièrement, nous nous attendons à des différences de données en fonction du sexe des souris. Si aucune différence entre mâles et femelles n’est observée, un seul groupe mixte au lieu de deux groupes homogènes sera étudié.
Raffinement
Tous les prélèvements sanguins seront effectués sur des souris prémédicalisées avec un antalgique puis anesthésiées avec un mélange d’anesthésique – analgésique. La qualité de l’anesthésie sera contrôlée régulièrement au cours de la procédure. Tout signe de douleur entrainera un renouvellement de l’injection ou l’arrêt de la procédure avec mise à mort de la souris dans les 2 min. L’hébergement se fera avec 2 à 5 souris par cage.
Choix des espèces
La souris permet l’étude d’animaux génétiquement modifiés particulièrement informatifs pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques. De plus, de nombreux tests ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale. Enfin, la souris permet d’obtenir suffisamment de sang, de cellules endothéliales et de progéniteurs hématopoïétiques nécessaires à l’étude ex vivo de l’hémostase et de la mégacaryopoïèse. Souris adultes âgées d’au moins 11 semaines. Ce stade de développement a été choisi par analogie avec la littérature.