Souris

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  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 24
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Sept prélèvements de sang en soixante-douze heures sur chaque animal, dont quatre dans les vingt-quatre premières heures : 24 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélever leur foie. Le porteur prévoit une douleur aiguë transitoire à la queue et une déshydratation dès la huitième heure, compensée par une injection de sérum physiologique. Les souris sont génétiquement modifiées pour ne plus exprimer, dans le foie seulement, la protéine que vise l'anticorps testé. Le bénéfice attendu se limite à optimiser un anticorps dont l'effet sur le cancer du foie et la fibrose hépatique est déjà démontré, en vue d'une application future chez des patients.

Objectifs

L'objectif du projet est d’étudier la manière dont un traitement (ici un anticorps spécifique d’une protéine d’intérêt) se répartit et est éliminé par le corps dans un nouveau modèle de souris récemment établi, un modèle qui n’exprime plus cette protéine d’intérêt au niveau du foie seulement. Cela permettra de déterminer dans quelle mesure notre protéine d’intérêt au niveau du foie contribue à la distribution et élimination du médicament dans le corps. Nous avons déjà pu montrer que notre anticorps conduisait à une inhibition de la croissance du cancer du foie et du processus de fibrose hépatique. Cette étude permettra de mieux comprendre le fonctionnement de notre anticorps thérapeutique permettant ainsi une optimisation de notre traitement chez les patients dans le cas de différentes maladies du foie telles que, la cholangite sclérosante primitive (CSP), la stéatohépatite associée à un dysfonctionnement métabolique (MASH) et le cancer du foie (CCA, HCC).

Bénéfices attendus

Ces données nous aideront à mieux comprendre le fonctionnement de notre traitement et à l’améliorer pour soigner les maladies du foie, comme la cholangite sclérosante primitive (CSP), la stéatohépatite liée à un trouble métabolique (MASH) et le cancer du foie.

Procédures

Un prélèvement sur animal anesthésié d'une durée de 1 minutes environs sera réalisé puis l’injection d’une molécule thérapeutique sur animal vigile d'une durée inférieure à 1 minutes suivi de 4 prélèvements de sang sur 24h sur animal vigile d'une durée de 1 minutes environs et enfin 2 autres prélèvements à 48h et 72h sur animal anesthésié d'une durée de 1 minutes.

Impact sur les animaux

Un stress lors de la manipulation des souris pour réaliser le traitement et les différents prélèvements sanguins risque d’être observé. Une douleur aigue transitoire suite aux prélèvements de sang au niveau de la queue sera observé. Lors des prélèvements, après le point 8h une déshydratation de l’animal risque d’être observée suite aux différents prélèvements en moins de 24h qui sera compensée par une injection de sérum physiologique.

Devenir

Tous les animaux de ce projet seront mis à mort afin de collecter les tissues (foies) qui seront utilisées pour des analyses ultérieures.

Remplacement

Afin de remplacer les études in vivo, nous avons procédé à des études in vitro sur lignées cellulaires et ex vivo sur des tissus de patients afin de démontrer la validité de l’approche. Les modèles cellulaire 2D ou 3D ne permettent pas de récapituler les mécanismes de répartition et d’élimination en détail d’un médicament par le corps. Nos précédentes expériences in vivo ne permettent pas de comprendre complétement le fonctionnement de notre traitement ciblant une protéine d’intérêt. C’est pourquoi un nouveau modèle de souris a été développé pour une validation et une meilleure compréhension de notre traitement dans le cas de maladies du foie afin de pouvoir l’optimiser avant de passer à l’humain.

Réduction

Les tailles d’effectifs ont été déterminées grâce à une précédente étude afin d’obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes. Les données obtenues grâce aux animaux de ce projet seront analysées avec des tests statistiques classiques.

Raffinement

Afin de raffiner au mieux notre méthodologie, le protocole expérimental est planifié en amont, l’environnement des animaux est enrichi avec des tubes de coton pour la nidification, des briques de tremble à ronger, un tunnel pour se cacher, et des points limites précoces ont été établis afin d’interrompre si nécessaire les procédures permettant de soustraire les animaux à toute douleur ou souffrance. Des méthodes anesthésiques seront appliquées lors des procédures le nécessitant. Les animaux sont observés quotidiennement. Avant le début de l’expérience une période d’acclimatation de 2 semaines sera réalisée à l’arrivée des souris en zone d’hébergement (déplacement des souris de la zone de reproduction à la zone d’hébergement). Au cours de la période d’acclimatations de 14 jours, les souris seront laissées 7 jours sans manipulation puis habituées à la contention afin de diminuer le stress lié à l’injection et aux prélèvements.

Choix des espèces

Les souris sont de petits mammifères très proches de l’homme et ont contribué dans le passé à établir le potentiel curatif des approches thérapeutiques actuellement prescrites chez l’homme. C’est actuellement le modèle le plus pertinent en termes d’homogénéité et de reproductibilité dont nous disposons. De plus le modèle de souris que nous utilisons est génétiquement modifiée pour ne pas exprimer notre cible thérapeutique au niveau du foie afin de compléter nos études sur cette cible. À présent, ce modèle n’est donc disponible que dans la souris. Les animaux seront utilisés à un âge adulte de 8 semaines minimum. Ce choix se rapproche de l’âge chez l’humain lors du développement de fibrose hépatique (âge adulte). Ce choix se réfère également à nos précédentes expériences réalisées au sein du laboratoire pour l’étude des maladies hépatiques (la stéatohépatite liée à un trouble métabolique, cholangite sclérosante primitive et cancer du foie).

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 970
Souffrances
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 970

Deux chirurgies cérébrales de dix minutes, deux séances d'irradiation, des gavages de chimiothérapie deux fois par jour, des transplantations de microbiote fécal par gavage cinq jours par semaine : 970 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Une tumeur de glioblastome leur est implantée dans le cerveau, parfois retirée puis traitée, avec prises de sang et prélèvements de fèces chaque semaine. Le porteur annonce des pertes d'appétit et de poids, des signes neurologiques invalidants, une désorientation et des troubles de la mémoire spatiale. Une douleur qui persiste plus de deux jours malgré les soins déclenche la mise à mort de l'animal.

Objectifs

Le glioblastome est la forme la plus agressive des tumeurs cérébrales de l'adulte. La survie médiane est de seulement 14-15 mois. Ce projet vise à comprendre, chez la souris, comment l’intestin et les microbes qui y vivent (le microbiote intestinal) peuvent influencer l’apparition, la progression et la résistance aux traitements de cette tumeur. L’objectif final est de mieux comprendre la maladie pour améliorer les traitements et la qualité de vie des patients.

Bénéfices attendus

On ne sait encore peu de choses sur les causes du glioblastome, un cancer du cerveau particulièrement grave. Ce projet cherche à comprendre si les bactéries présentes dans l’intestin, et les substances qu’elles produisent, peuvent influencer l’apparition et l’évolution de ce cancer. Il s’intéresse aussi à la manière dont ces facteurs pourraient modifier la réponse aux traitements habituels comme la chirurgie, la chimiothérapie ou la radiothérapie. En explorant ce lien entre intestin et cerveau – ce qu’on appelle l’axe microbiote-intestin-cerveau – nous espérons ouvrir la voie à de nouvelles pistes pour mieux traiter la maladie.

Procédures

Les animaux vont subir une procédure chirurgicale : injection intra-cérébrale de cellules de glioblastome associée ou non à l’utilisation d’un agent promouvant l’inflammation intestinale. Certains animaux bénéficieront d’une chirurgie pour retirer la tumeur, suivie d’un traitement par radiothérapie et chimiothérapie. Certaines animaux reçevront une transplantation de microbiote fécale pour évaluer l’effet du microbiote intestinal sain sur la progression du glioblastome. Chaque intervention chirurgicale dans le cerveau dure environ 10 minutes et sera réalisée deux fois chez les animaux concernés. - Les souris seront soumises à des gavages de chimiothérapie 2 fois par jour pendant 3 jours, puis le lendemain de l'irradiation un cycle de 5 jours de traitement sera réalisé. Le gavage dure 1 minute par souris. - Les souris seront soumises à des rayonnements ionisants 2 fois. Cela dure 5 minutes par souris. - Certaines souris seront soumises à une transplantation de microbiote fécale par gavage 1 fois par jour pendant 5 jours sur 2 semaines et après l’intervention chirurgicale pendant 3 semaines. Le gavage dure 1 minute par souris. Le gavage est réalisé sur souris vigile. - Les souris seront soumises à des prises de sang chaque semaine. Cela dure 5 minutes par souris. - Les souris seront soumises à des prélèvements de fèces chaque semaine. Cela dure 5 minutes par souris. À la fin de l’expérience, les souris seront endormies profondément, puis mises à mort.

Impact sur les animaux

Les injections intra-cérébrales peuvent atteindre le bien-être animal en termes d'alimentation. L'irradiation et la chimiothérapie peuvent induire des symptômes ressemblant à l'anxiété, des troubles de la mémoire spatiale et d'apprentissage chez la souris. Les souris seront exposées à des douleurs post chirurgie à l’issue des 2 injections intra-cérébrales (implantation et résection). Le développement de tumeurs cérébrales peut générer des souffrances se manifestant par des pertes d’appétit donc de poids, des signes neurologiques invalidants (désorientation, déséquilibre). Le transfert de microbiote peut parfois provoquer des troubles digestifs légers et transitoires chez les souris. L’administration des anitbiotiques peut se traduire par de la déshydratation des souris. De manière générale, chaque manipulation est génératrice de stress.

Devenir

La fin de l’expérimentation implique la mise à mort des animaux afin de pouvoir analyser précisément les effets du glioblastome et des traitements. Les tissus du cerveau et du tube digestif seront conservés congelés, puis découpés en fines tranches pour réaliser des analyses au microscope (appelées marquages immunohistologiques). Ces observations permettent de mieux comprendre les mécanismes de la maladie et l’impact des traitements à l’échelle cellulaire.

Remplacement

Ce projet vise à étudier les liens entre l’intestin et le cerveau, un sujet encore difficile à reproduire en laboratoire avec des méthodes uniquement sur cellules. C’est pourquoi l’utilisation de souris est nécessaire dans ce cas, notamment des souris classiques ou génétiquement modifiées. Par ailleurs, pour comprendre comment le glioblastome se propage dans le cerveau, il n’existe pas de meilleure solution actuellement que les études sur l’animal, car les cultures cellulaires ne permettent pas de reproduire toute la complexité de la maladie.

Réduction

Le nombre de souris utilisées dans ce projet a été soigneusement calculé pour garantir que les résultats soient fiables sur le plan scientifique. Environ 10 souris par groupe sont nécessaires pour pouvoir détecter des différences significatives entre les groupes testés, avec une bonne probabilité de ne pas se tromper. Chaque expérience inclura un groupe témoin (non traité) pour permettre une comparaison. Les résultats seront analysés à l’aide de méthodes statistiques adaptées afin de s’assurer de la validité des conclusions.

Raffinement

À leur arrivée, les souris sont installées dans des cages spacieuses, équipées de litière et d’objets d’enrichissement comme des nids végétaux, des rouleaux en carton, des petites maisons et des bâtons à ronger. Ces éléments leur permettent d’exprimer des comportements naturels, comme fouiller, grimper ou ronger, ce qui contribue à leur bien-être. Un premier contrôle de santé est effectué, puis les animaux bénéficient d’une période d’adaptation à leur nouvel environnement. Les souris sont ensuite suivies chaque jour, y compris les week-ends et jours fériés, par le personnel spécialisé de l’animalerie afin de repérer rapidement tout signe de malaise ou de comportement anormal. Pendant certaines phases de l’étude, elles recevront des antibiotiques dans l’eau de boisson. Pour éviter qu’elles ne se déshydratent à cause du goût amer, un édulcorant (sucralose) est ajouté à l’eau. En cas de douleur, les souris recevront immédiatement un traitement antidouleur et, si nécessaire, un complément alimentaire sous forme de gel facile à consommer. Lors des interventions chirurgicales, des gestes sont mis en place pour garantir leur confort : elles sont maintenues au chaud, leurs yeux sont protégés avec un gel, et un traitement antidouleur est administré avant, pendant et après l’opération. Si une douleur persiste au-delà de deux jours malgré les soins, cela constitue un critère pour mettre fin à la vie de l’animal afin d’éviter toute souffrance inutile. Un suivi attentif est également mis en place après la chirurgie. Par exemple, si la plaie cicatrise mal, elle est nettoyée et, si besoin, recousue sous anesthésie. Les animaux seront mis à mort si des signes de souffrance importants apparaissent, comme une perte de poids importante, des troubles neurologiques, des comportements anormaux ou des signes de douleur persistante. Enfin, pour les mises à mort une double dose sédatif/myorelaxant et de morphinique sera utilisée si nécessaire afin d’assurer une prise en charge optimale de la douleur.

Choix des espèces

Pour comprendre comment le système immunitaire peut influencer la relation entre l’intestin et le cerveau, nous utiliserons des souris normales dans lesquelles nous implanterons des cellules tumorales de souris. Nous utiliserons aussi un autre type de souris dont le système immunitaire est affaibli car elles n’ont pas certains types de cellules importantes pour la défense contre les maladies. Ce modèle est utile car les tumeurs se développent de manière très régulière, ce qui permet d’utiliser moins d’animaux. De plus, en implantant des cellules humaines dans ces souris, nous pouvons mieux reproduire certaines caractéristiques du cancer chez les patients. Nous choisirons des souris jeunes, âgées de 7 à 9 semaines, pour que la tumeur se développe bien, car les expériences peuvent durer plusieurs mois, et les animaux plus âgés sont moins robustes.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 540
Souffrances
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Une chirurgie stéréotaxique de trente minutes sous anesthésie permet d'injecter directement dans le cerveau un composé pharmacologique ou un virus, suivie de cinq jours de surveillance postopératoire. 540 souris vont être utilisées dans ces procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées ensuite pour l'analyse histologique de leurs tissus. Le projet mesure la distribution de ces composés dans le système nerveux central, au stade préclinique du développement de traitements contre les maladies neurodégénératives. Le porteur écrit ne pas savoir quels composés ni quels virus seront testés, ni quels effets secondaires ils pourraient provoquer, la toxicité n'étant vérifiée qu'in vitro au préalable.

Objectifs

Les maladies neurodégénératives résultent de la dégénérescence progressive des neurones, entraînant une altération chronique du fonctionnement du système nerveux. Fortement invalidantes, elles affectent aussi bien la motricité que les fonctions cognitives. Pour être efficace, un médicament doit atteindre sa cible neuronale afin d’agir et de ralentir les processus neurodégénératifs. Cependant, il doit soit traverser la barrière hématoencéphalique (barrière sang/cerveau), soit être directement administré dans l’environnement neuronal. Cette seconde approche est particulièrement adaptée aux petites molécules (les peptides, les nucléotides) ou aux virus. L’objectif de cette étude est d’analyser la distribution de composés pharmacologiques dans le système nerveux de rongeurs après une injection intracérébrale.

Bénéfices attendus

Le projet s’inscrit dans la phase préclinique du développement de composés pharmacologiques destinés au traitement des maladies neurodégénératives. Cette étape vise à évaluer la distribution, l’efficacité et la sécurité des composés testés avant leur passage en essais cliniques. Elle comprend l’étude de la biodisponibilité, de la pharmacocinétique (durée de vie du composé dans l’organisme) et de l’impact biologique des molécules administrées, notamment par injection intracérébrale chez des modèles animaux. En cas de résultats concluants, le développement des composés pharmacologiques pourra se poursuivre vers des phases cliniques, avec pour objectif d’optimiser leur formulation, de valider leur efficacité chez l’humain et d’assurer leur innocuité. Ces travaux pourraient ainsi ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques contre les maladies neurodégénératives, contribuant à l’amélioration des traitements existants et à l’augmentation des options disponibles pour les patients.

Procédures

L'ensemble des animaux de ce projet subiront la procédure décrite: une chirurgie (1 fois, 30 minutes maximum), sous anesthésie générale, une analgésie systémique et une analgésie locale. Leur état clinique sera surveillé pendant cinq jours postopératoire pour détecter un effet indésirable ou des signes de souffrance. En fin de procédure, les animaux seront mis à mort.

Impact sur les animaux

Les injections intra-péritonéales et sous-cutanées pour induire l’analgésie et l'anesthésie peuvent engendrer un stress lors de l’acte. La chirurgie stéréotaxique (sous anesthésie) peut causer de la souffrance post-opératoire. Nous ne savons pas quels composés ou virus seront testés ni leurs potentiels effets secondaires. Cependant la toxicité des composés est systématiquement testée in vitro avant son utilisation sur les animaux.

Devenir

Ce projet incluant une analyse histologique, tous les animaux seront mis à mort pour permettre la collecte de tissus.

Remplacement

Le profil de distribution tissulaire des candidats-médicaments ou virus dépend de plusieurs facteurs, tels que la diffusion au sein du liquide céphalorachidien, sa capture par différents types cellulaires et son élimination. Ces variables impliquent l'interaction de plusieurs types cellulaires. Ce degré de complexité ne peut être atteint qu’avec un modèle animal.

Réduction

Le nombre d'animaux (n par groupe) a été déterminé pour assurer l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Les études publiées dans la littérature scientifique suggèrent qu'un nombre de 12 souris par groupe est nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Ainsi, pour ce projet, nous travaillerons avec n=12 souris par groupe. Les analyses incluent des mesures de pharmacodistribution, des mesures d'expression de gènes et/ou de protéines.

Raffinement

Le raffinement sera basé sur : (i) la présence d’objets d'enrichissement (papiers pour nids, tunnels en carton), (ii) des approches d'analgésie lorsque nécessaire, (iii) et le contrôle strict des paramètres physiologiques des animaux (poids, température corporelle). Les animaux seront hébergés par quatre au maximum, avec un accès ad libitum à l'eau et à la nourriture. La souffrance des animaux sera limitée au maximum grâce à la recherche quotidienne de signes indicateurs de souffrance. Le projet a défini des points limites : si l’un de ces points est atteint, le responsable de l’étude sera informé et l’animal sera mis à mort. Si des signes de souffrance sont détectés, le responsable de l’étude sera également informé, et un analgésique sera administré. Dans le cas où le traitement analgésique se révélerait inefficace, l’animal sera mis à mort. Pour les interventions chirurgicales, une anesthésie gazeuse est utilisée afin de faciliter un réveil rapide et contrôlé. Pour la mise à mort, une surdose d’un mélange d'anésthésique est administrée, permettant d’induire une anesthésie profonde avant le décès. Durant la chirurgie et la période de réveil l'animal est placé sur un tapis chauffant. Un gel ophtalmique est appliqué avant l'opération pour éviter le dessèchement des yeux. En phase post-opératoire, ou en cas de signe de souffrance, de la nourriture ramollie ou du gel nutritif est déposé dans la cage.

Choix des espèces

Les souris possèdent un système nerveux complexe, qui présente des similitudes avec le système nerveux humain. Ce sont donc des modèles appropriés permettant l'étude de la distribution des candidats-médicaments dans le système nerveux central. Les animaux seront agés de 12 semaines ce qui correspond à un stade de dévelopement adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 1800
Rats : 720
Cochons d'Inde : 720
Souffrances
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Trois modèles de colite provoquée chimiquement sont proposés à des clients industriels qui font tester leurs molécules : 1 800 souris, 720 rats et 720 cobayes vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 2 520 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Les animaux développent crampes abdominales, sang dans les selles, diarrhées et constipation, avec des administrations quotidiennes pendant cinq semaines au maximum et des prélèvements sanguins répétés. Le laboratoire indique ne connaître "ni la nature ni les effets secondaires possibles" des composés qu'il administre, ce qui l'empêche d'anticiper les atteintes. Aucun test statistique n'a servi à fixer les effectifs, dix animaux par groupe ayant été retenus sur la base de l'expérience de l'équipe et de la littérature.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’effet de nouveaux candidats médicaments dans des modèles de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin telles que la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique. En effet, ces deux pathologies sont de plus en plus rencontrées au niveau mondial et des traitements efficaces sont nécessaires car ces pathologies se caractérisent par des poussées inflammatoires induisant de fortes douleurs abdominales, des diarrhées fréquentes et sanglantes. 3 modèles différents induits chimiquement seront développés pour mimer ces deux pathologies humaines et nous pensons réaliser 1 à 2 études par an selon les modèles (soit 25 études au total).

Bénéfices attendus

Le projet permettra de tester de nouveaux candidats médicaments pour trouver de nouvelles molécules plus efficaces que les molécules utilisées actuellement pour traiter les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. En effet, les maladies inflammatoires de l’intestin sont multifactorielles et leur origine est encore méconnue bien qu’une prédisposition génétique soit avérée.

Procédures

Les animaux vont être anesthésiés (environ 5 min) pour avoir des administrations de composés à tester ou d’inducteur de pathologie. Ces gestes sont rapides (environ 1 min) et les animaux seront remis immédiatement dans leur cage d’hébergement avec leurs congénères. Les animaux auront également des administrations de composés sur animal vigile (idem geste rapide d’environ 1 minute) pendant 5 semaines maximum selon les modèles. Les animaux auront une légère contention pour pouvoir récupérer des fèces ou seront mis dans une cage individuelle pendant 1 heure maximum pour pouvoir avoir un fèces. Les animaux pourront avoir des prélèvements sanguins au cours de l’expérimentation ou en terminal.

Impact sur les animaux

Nous testons des molécules clients dont nous ne connaissons ni la nature ni les effets secondaires possibles, il nous est, pour cette raison, difficile d’anticiper les nuisances pour les animaux dues aux candidats médicaments. Toutefois, des manipulations, administrations répétées, prélèvements de sang, anesthésies sur les animaux peuvent provoquer du stress, une légère douleur (douleur de l’aiguille). Les modèles utilisés miment des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, par conséquent les animaux vont avoir les mêmes symptômes que ceux observés chez l’Homme à savoir des crampes abdominales, du sang dans les selles, des douleurs abdominales, des diarrhées, de la constipation.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort et des organes seront collectés.

Remplacement

Aujourd’hui il n’existe pas de thérapie pharmacologique efficace pour le traitement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Actuellement, aucun modèle in silico, in vitro ou ex vivo ne peuvent mimer la pathologie dans son ensemble et dans sa complexité. Ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale pour tester l’efficacité de nouveaux candidats médicaments

Réduction

Nous utilisons une méthode non invasive (test de présence de sang dans les fécès) pour évaluer l’effets des candidats médicaments à tester. De plus, les animaux seront évalués avant tout induction de la pathologie. Ainsi chaque animal sera sont propre contrôle, permettant ainsi de diminuer le nombre d’animaux par groupe. Aucun test statistique sera utilisé pour calculer le nombre d’animaux par groupe mais de par notre forte expérience en expérimentation animale et dans ses modèles, les publications scientifiques publiées, un nombre minimum de 10 animaux par groupe sera utilisé pour avoir des résultats statistiquement différents et fiables. Des tests statistiques seront réalisés pour évaluer l’efficacité des candidats médicaments à tester.

Raffinement

Dès leur arrivée dans la zone d’exploration fonctionnelle, les animaux seront hébergés dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE et auront une phase d’acclimatation de 3-4 jours minimum avant d’être manipulés. Un enrichissement sera introduit dans l’hébergement des animaux. L’état des animaux (aspect général de l’animal, pâleur, poils hérissés, sales ou toilettage, prostration ou non, difficulté à se mouvoir, plaie…) sera suivi quotidiennement par du personnel compétent afin de s’assurer de leur bien-être. Les procédures sous anesthésie seront réalisées sur plaque chauffante thermorégulée afin d’éviter toute hypothermie de l’animal. Des analgésiques seront administrés si besoin selon les protocoles expérimentaux. Si un animal présentait un début des symptômes des signes cliniques de point limite, il serait soigné, hydraté et mis en présence de nourriture dans la litière si besoin (adaptation des soins réalisés en fonction de l’état de l’animal). Si son état ne s’améliorait pas dans les 72h, les expérimentateurs compétents excluraient l’animal de l’étude et réaliseraient une mise à mort.

Choix des espèces

Chaque espèce présente une sensibilité différente pour les modèles. Dans le but d’une plus grande homogénéité des réponses et donc pour limiter le nombre d’animaux nécessaire, nous utiliserons des espèces « sensibles » (plus reproductibles). Ainsi, pour chaque modèle les bonnes espèces seront utilisées (le choix des animaux dépendra du mécanisme et/ou cible du candidat médicament). Tous ces modèles sont bien décrits dans la littérature internationale. Les animaux utilisés seront au moins âgés de 6 semaines afin d’avoir des animaux sexuellement matures permettant de mimer au mieux les conditions cliniques humaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
Souris : 424
Souffrances
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 424

Cinq à sept minutes d'incision de la peau et des tissus sous-cutanés jusqu'à la trachée, une injection de molécule fibrosante, deux points de suture : 424 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever poumons et sang. Le porteur annonce des difficultés respiratoires, une perte de poids et une mortalité liée à la fibrose entre le septième et le quatorzième jour, qu'il chiffre à moins de 10 % des effectifs. Le projet cherche à comprendre le lien entre l'altération du gène ZCCHC8 et la fibrose pulmonaire idiopathique, faute d'échantillons humains disponibles en quantité. Des organoïdes sont déjà utilisés en parallèle, mais le porteur conclut que la souris reste un animal "incontournable" pour modéliser la réponse d'un organe entier.

Objectifs

La fibrose pulmonaire idiopathique, ou FPI, est une maladie des poumons qui rend la respiration de plus en plus difficile. "Idiopathique" veut dire que l'on ne connait pas précisément l'origine de cette maladie. Parfois, cette maladie se retrouve dans certaines familles. Aujourd’hui, il n’existe pas de médicament qui peut guérir cette maladie, sauf si on remplace les poumons par une greffe. La FPI débute lorsque certaines cellules des poumons, appelées "pneumocytes de type 2", ne fonctionnent pas bien. Cela peut être à cause de l’âge, de l’environnement ou d’un problème dans les gènes. Chez certaines personnes, un gène qui s’appelle ZCCHC8 est altéré, et cela pourrait être une des raisons pour lesquelles elles ont une fibrose pulmonaire. Nous ne comprenons pas bien le lien entre l'altération de ce gène et la fibrose pulmonaire. Comme il est très difficile d’avoir des échantillons de poumons de personnes malades pour les étudier, nous utilisons des souris spéciales qui ont le même problème que les patients dans leurs gènes. Cela nous aide à mieux comprendre comment la maladie se développe et, peut-être un jour, à trouver un traitement. L’objectif de cette recherche est donc de comprendre ce qui se passe dans les poumons quand le gène ZCCHC8 ne fonctionne pas bien.

Bénéfices attendus

Cette étude, réalisée d’une façon fiable et appropriée dans nos modèles murins, assurera une meilleure connaissance des mécanismes de la fibrose pulmonaire chez l’Homme.

Procédures

En début de procédure, les souris recevront, sous anesthésie générale, une injection unique d'une molécule induisant la fibrose au niveau de la trachée après incision de la peau et des tissus sous cutanés. Après incision, la lésion sera suturée par un ou deux points de suture (la totalité de la procédure de l’incision de la peau à la suture durera de 5 à 7 minutes) : la souris recevra un antalgique au cours de la procédure, et qui pourra être répétée. A l'issue de la procédure, les souris seront euthanasiées après anesthésie profonde, après quoi des prélèvements serons réalisés.

Impact sur les animaux

L'induction de la fibrose pulmonaire chez les souris peut déclencher des difficultés respiratoires et une possible altération de l'état général avec perte de poids. Dans le modèle de fibrose, il existe un risque de mortalité liée au développement de la fibrose à partir du 7ème jour, et jusqu'au 14ème jour après injection. Cette mortalité est en général < 10% des effectifs. Une fréquence respiratoire anormalement élevée ainsi qu’une gêne respiratoire sont des conséquences possibles de la fibrose. Un risque d'irritation au niveau de la cicatrice suite aux procédures est également possible. Une altération de l'état général avec perte de poids est possible.

Devenir

L'ensemble des animaux sera euthanasié en fin de procédure en suivant une méthode réglementaire. L'euthanasie de l'animal est nécessaire pour le prélèvement sanguin et des poumons. Ces prélèvements sont nécessaires pour l’analyse des tissus afin d'étudier et de mieux comprendre les mécanismes immunitaires impliqués dans la fibrose pulmonaire.

Remplacement

A ce jour, il n’existe pas de méthodes alternatives pour modéliser la réponse d’un organe entier dans le cas du développement de la fibrose pulmonaire. En outre, la bonne compréhension des mécanismes cellulaires au sein des poumons est strictement dépendante de l’étude du recrutement des cellules issues d’autres tissus/organes via la circulation sanguine notamment. Ces affirmations se basent sur des discussions avec des confrères, des conférences en pneumologie/immunologie et une recherche bibliographique approfondie effectuée sur la période 2000-2023. Il faut noter que des méthodes alternatives comme les organoïdes (culture cellulaire en laboratoire) sont déjà utilisées dans notre projet mais ne nous permettent pas encore de répondre à l’ensemble de nos questions notamment parce que ce modèle n’intègre qu’un nombre restreint de sous-types cellulaires pulmonaires et ne peuvent pas reproduire le dynamisme du recrutement des cellules extrapulmonaires (c'est à dire l'arrivée de cellules non pulmonaires dans le poumon).

Réduction

Le nombre a été défini afin d’utiliser le minimum d’animaux tout en assurant l’obtention de résultats statistiquement significatifs.

Raffinement

Nous veillerons à ce qu'il n'y ait pas d'animaux isolés dans les cages durant les expériences afin de préserver les groupes sociaux. Les animaux seront anesthésiés lors des procédures expérimentales. Des antalgiques seront donnés en pré et post opératoire. Pour l'ensemble des souris, l'enrichissement consistera en la mise en place de coton et d’un tunnel de change dans les cages, et à partir de J7, d'une nourriture gélifiée facile à ingérer en cours de protocole. Les souris auront un accès permanent à de la nourriture et de la boisson. En plus de la surveillance visuelle effectuée quotidiennement par les animaliers, les animaux bénéficieront d'une surveillance clinique après le réveil et jusqu’au moment de l'euthanasie. Les souris seront euthanasiée. Cette surveillance clinique sera effectuée quotidiennement par l'expérimentateur. Elle se base sur une grille de points limites évaluant l’apparence de l’animal (yeux, poils, oreilles, posture...), son comportement (motricité, apathie (activité réduite), posture de repli, détresse respiratoire, hypothermie...), la diminution du poids et la cicatrisation. La fréquence de surveillance clinique des animaux pourra être augmentée selon l'état général des animaux et leur poids. En cas d'atteinte des points limites, une euthanasie sera effectuée par une méthode réglementaire.

Choix des espèces

Les modèles de fibroses pulmonaires chez la souris sont largement décrits dans la littérature et reproduisent des aspects cliniques clés de la fibrose pulmonaire humaine. Les souris offrent également la possibilité de travailler sur des organismes génétiquement modifiés et d’étudier spécifiquement le rôle d’un gène donné dans le poumon. Enfin, le modèle murin permet la mise en place de modèles pré-cliniques incontournable pour le développement précoce de thérapies innovantes. Actuellement, pour la fibrose pulmonaire, il n’existe pas de stratégie alternative pour modéliser la réponse d’un organe dans le contexte d’un organisme entier. La souris est donc un animal incontournable pour apporter des réponses à des enjeux de santé humaine. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte, entre 11 et 13 mois (étude du phénotype pulmonaire à l’état basal) et 7 et 16 semaines (modèle « bléomycine »). La fibrose pulmonaire est une pathologie évoluant en fonction de l'age de l'individu nécessitant une fourchette d'age large pour les animaux utilisés au cours de ce projet.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
Souris : 846
Souffrances
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Devenir
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Les souris dont le score cutané, somme de l'érythème, de l'érosion, de la sécheresse et de la lichénification, atteint 10 sur 10 sont tuées immédiatement. 846 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Leur dos est rasé sous anesthésie, puis un produit inducteur de dermatite atopique y est appliqué huit fois en vingt-cinq jours, provoquant démangeaisons intenses, lésions et sécheresse cutanée pendant toute la durée de l'expérience. L'objet du projet est de tester une émulsion "huile dans eau" à deux principes actifs, que le porteur présente comme une "proposition pionnière" dans un domaine émergent.

Objectifs

La dermatite atopique est une affection cutanée majeure qui peut avoir un impact significatif sur la qualité de vie des personnes touchées ainsi que sur celle de leur famille. À ce jour, il n’existe aucun traitement définitif pour cette dermatose inflammatoire et ceux existants permettent d’améliorer les symptômes et de diminuer l’activité de celles- ci, parfois inefficaces ou encore avec des effets indésirables plus au moins importants. Il est donc important de développer de nouvelles formulations avec une meilleure efficacité thérapeutique et moins d’effets secondaires. L’objectif de ce projet consiste à développer un nouveau traitement topique (application sur la peau) pour la dermatite atopique (maladie inflammatoire de la peau). Ce traitement est sous forme d’émulsion contenant deux substances actives (substances avec un effet biologique) avec des effets anti-inflammatoires à la fois sur les cellules immunitaires et épidermiques. L’efficacité de ces traitements sera étudiée sur des souris avec une dermatite atopique induit par application cutanée d’un produit inducteur. L’efficacité de nos produits peut être liée à une diminution de l’activité du système immunitaire et une diminution de l’inflammation cutanée. L'efficacité de l'émulsion devrait également être due à une cinétique de libération progressive et continue des deux substances actives et à une pénétration tissulaire progressive associée à une action pharmacologique complémentaire à différents niveaux dans la peau. Aucun effort interdisciplinaire comparable n'est (ou n'a été) entrepris pour promouvoir de tels systèmes d'administration de médicaments locaux, contrôlés et novateurs pour le traitement des dermatoses cutanées. Ainsi, notre projet est une proposition pionnière dans un domaine de recherche nouveau et émergent.

Bénéfices attendus

Ce projet propose le développement d’un nouveau traitement topique sous forme d’émulsion contenant plusieurs principes actifs permettant d’avoir un effet plus efficace que les traitements existants. En effet, la synergie d’action entre les différentes substances actives ciblant à la fois du système immunitaire et les cellules cutanées devrait monter une meilleure efficacité thérapeutique que les « monothérapies » avec une seule substance active actuellement utilisées. De plus, ce système de libération prolongée des molécules actives permettrait d'avoir moins d’effets secondaires chez les patients et d’améliorer leur qualité de vie.

Procédures

Pour induire un développement de lésions cutanées de type Dermatite Atopique (DA), la peau du dos des souris sera rasée à J-1 sous anesthésie gazeuse pour éviter toute blessure et stress . À partir du lendemain, les souris seront sensibilisées à J0 et J4 en appliquant un produit inducteur de la maladie et suivi d'un second traitement par ce produit à J7, J11, J14, J18, J21 et J25. En parallèle, nos différents traitements seront appliqués ces mêmes jours (jour 7, 11, 14, 18, 21 et 25) sur la peau de souris 2 heures avant la sensibilisation au produit inducteur. Au jour 28, toutes les souris seront euthanasiées. Des prélèvements sanguins submandibulaires (au niveau de la joue de la souris) seront réalisés juste avant l’euthanasie (il s’agit d’un geste rapide qui se réalise en quelques secondes qui s’effectue sans anesthésie).

Impact sur les animaux

L’application topique du produit inducteur de la maladie induit des symptômes de types DA. Ceci conduit à l’apparition de fortes démangeaisons, des lésions cutanées et sècheresse de la peau, liées à l’induction d’une forte inflammation cutanée. Ces différents effets indésirables pourraient provoquer un stress et une modification du comportement chez les souris, accompagnés ou non d’une perte de poids. De plus, les souris pourraient également subir un stress supplémentaire lié aux contentions multiples et répétées lors de l’application des produits. Ces effets pourraient être présents pendant toute la durée de l’expérimentation.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure pour une étude biologique et histologique sur les prélèvements sanguins et sur les biopsies de peau.

Remplacement

Les maladies de la peau humaine sont très complexes et les étudier nécessite des modèles permettant de reproduire les différents aspects de la maladie. Il n’existe à ce jour aucune méthode alternative permettant de reproduire ces maladies de peau telles que la Dermatite Atopique. En effet, le développement de cette maladie inflammatoire est complexe et fait intervenir plusieurs types de cellules ainsi que leur environnement tissulaire. L’utilisation de l’expérimentation sur des souris est donc indispensable pour l’étude de ces processus. De plus, nous souhaitons démontrer l’efficacité de nouveaux traitements par application sur la peau in vivo. Cette approche sur un mammifère vivant (en l’occurrence, la souris) permet de prévoir les éventuels effets négatifs des nouveaux produits et leurs effets bénéfiques. La réalisation de ce projet permettra d’entreprendre par la suite des études cliniques chez l’Homme.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, des tests sur des cellules immunitaire et épidermiques ont été réalisés dans le but de déterminer au préalable les bonnes doses des différentes substances actives d’intérêt et de valider l’efficacité de nos différentes émulsions sur ces cellules avant leur application sur la souris. De plus, l’ensemble des techniques acquises au sein de notre équipe nous permet d’analyser plusieurs paramètres à partir d’un même individu, minimisant ainsi le nombre total de souris utilisées dans le projet. Grâce aux tests statistiques, nous avons déterminé le nombre exact de souris à utiliser dans ce projet pour obtenir des résultats statistiquement significatifs pour démonter l’efficacité de nos produits.

Raffinement

La procédure sera réalisée dans le respect total des règles du raffinement. Les expérimentations seront démarrées une semaine après la réception des animaux, ceci permettra leur acclimatation et leur habituation au sein de l'animalerie afin de diminuer au maximum leur état de stress. De plus, les souris seront surveillées quotidiennement par les expérimentateurs et/ou les animaliers, afin de consigner leur apparence physique externe (posture inhabituelle), leur comportement (niveau d’activité, diminution du comportement exploratoire), leur poids (amaigrissement ou stabilisation), leur fréquence respiratoire. En parallèle, un suivi clinique sera réalisé tous les jours par l’expérimentateur en mesurant différents paramètres, à savoir érythème, érosion, sécheresse et lichénification, Ces paramètres seront évalués avec des scores correspondant au degré de sévérité allant de « aucun » à « sévère ». Le score total sera calculé comme la somme des scores de chaque paramètre, avec un score maximal de 10. Les souris seront immédiatement euthanasiées si la limite de ce score est atteinte. Par ailleurs, les animaux seront logés en groupes sociaux stables formés d’individus compatibles avec un enrichissement adapté du milieu (carrés de cotons, petits tunnels en carton). Il n’y a pas de limitations dans les apports de nourriture ou d’eau. Une grille de suivi des différents paramètres (grille générale) sera remplie au fur et à mesure de l’étude.

Choix des espèces

L’espèce animale choisie dans ce projet est la souris. Cette espèce présente l’avantage d’être un petit mammifère dont le comportement est bien connu. Ceci nous permettra de surveiller l’état des souris et de détecter toute souffrance liée à l’expérimentation par une simple observation (perte de poids, posture, aspect du poil, comportement agressif, isolement) permettant une prise en charge adaptée (analgésie ou euthanasie des animaux). De plus, les souris sont le modèle classiquement utilisé pour étudier les maladies inflammatoires de la peau. Ceci permettra de comparer les résultats de notre étude aux études déjà effectuées par d’autre équipes. Les animaux utilisés seront âgés de 8 semaines. Il s’agit de l’âge de référence utilisé dans les modèles de maladies inflammatoires correspondant à un développement adulte jeune pour les souris.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 480
Souffrances
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Devenir
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 480

Opérées au cerveau pendant deux heures en moyenne, puis isolées sept jours avant un test comportemental de cinq jours, 480 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. La chirurgie peut entraîner douleur, infection, déshydratation, hypothermie, mauvaise cicatrisation ou perte de poids. Le projet vise à comprendre le rôle de la synthèse de protéines dans la mémoire, avec l'espoir lointain de nouvelles cibles contre la maladie d'Alzheimer. Classé en souffrance sévère, il ne décrit pourtant les atteintes que comme une "douleur légère", un "stress" et un "ennui", et ne nomme aucun des tests d'apprentissage employés.

Objectifs

La mémoire humaine est un mécanisme biologique complexe qui permettent d’acquérir, de stocker et de retrouver des informations. Elle s’appuie sur des modifications structurelles et fonctionnelles dans les neurones (les cellules du cerveau). Ces modifications permettent de renforcer les communications entre les neurones. Pour que ces changements soient durables et que la mémoire fonctionne correctement, le cerveau doit fabriquer de nouvelles protéines. Ce projet permettra de mieux comprendre comment le cerveau stock et restaure des informations et quels protéines sont importantes pour la mémoire.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de mieux comprendre le rôle du cerveau et de la synthèse de protéines dans la formation de la mémoire. A terme, approfondir la connaissance des ces mécanismes biologiques de la mémoire permettrait également d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour traiter les troubles de la mémoire comme ceux observés dans la maladie d’Alzheimer

Procédures

1. procédure chirurgicale d'une durée moyenne de 2h. 2. Le test comportemental d'une durée de 5 jours avec la période d'isolement des souris (7 jours avant le test comportemental et pendant la durée du test). Les tests de comportements réalisés permettront d’évaluer les capacités d’apprentissage et de mémorisation chez le rongeur.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables relatifs aux différents gestes exercés sur les animaux sont les suivants : - la chirurgie pourrait entrainer de la douleur, un risque d’infection, une déshydratation, une hypothermie, une mauvaise cicatrisation ou une perte de poids chez l’animal. - Le comportement d'apprentissage pourrait induire une douleur légère, un stress chez l’animal. - l’isolement social pourrait induire une réponse de stress et de l'ennui chez l’animal

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de cette procédure expérimentale. Cette étape est indispensable afin de pouvoir prélever les tissus cérébraux nécessaires aux analyses scientifiques prévues dans ce projet. Ces analyses biologiques ne peuvent pas être réalisées autrement et sont essentielles pour répondre aux objectifs de recherche.

Remplacement

Le but du projet est d’étudier le rôle des protéines dans la formation de la mémoire et de caractériser les changements d'activité des neurones mis en jeu pour la mémoire . La méthode la plus appropriée pour atteindre ces objectifs consiste à combiner des approches multiples permettant d’enregistrer l’activité des neurones et de quantifier les protéines produites chez l’animal ayant effectué un comportement de mémorisation. Cela nécessite donc le recours à l’animal. Aucun modèle "in vitro" ne peut reproduire la connectivité complexe de ces neurones chez des souris ayant acquis ce comportement.

Réduction

La taille des groupes a été déterminée à l'aide d'analyses statistiques basées sur des calculs de puissance . Ces analyses permettent de garantir que les groupes sont suffisamment grands pour détecter des différences significatives entre les conditions expérimentales tout en limitant le nombre d'animaux utilisés. Les paramètres utilisés incluent la taille d'effet anticipée, le seuil de signification statistique, ainsi que la puissance souhaitée de l'étude . Ces calculs ont été réalisés afin d'assurer un équilibre optimal entre robustesse scientifique et respect du bien-être animal en minimisant le nombre d’animaux requis. Ainsi, nous avons réduit au strict nécessaire le nombre d’animaux afin d’obtenir une analyse fiable (le nombre d’animaux estimé permet d’effectuer des tests statistiques) et complète de la connectivité et de l’activité de la région cérébrale d’étude. Nous utiliserons ainsi 480 animaux sur cinq ans.

Raffinement

Nous utilisons plusieurs procédures de raffinement, à savoir: 1/ l'utilisation d'animaux hébergés dans la même structure, que la zone expérimentale, ce qui diminuera les transports et donc limite le stress des animaux 2/ une manipulation des animaux par l'expérimentateur ainsi qu’une période d’acclimatation aux salles d’expérimentation permettront aussi de limiter le stress 3/un environnement plus enrichi lors de la période d’isolement . 4/ l'établissement de points limites 5/ La mise en place de soins adéquats si nécessaire pendant et après l’opération et l'utilisation de l’anesthésie/analgésie lors de chaque protocole.

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des Vertébrés. En effet, c'est un mammifère présentant une proximité phylogénique avec l'espèce humaine et certains de ces comportements,notamment dans les processus de mémorisation, peuvent être rapprochés de l'espèce humaine. Cette espèce est aussi un bon modèle de pathologiques neurologiques telle que la maladie d’Alzheimer qui peut être induite chez la souris. Pour ce projet, les souris arriveront âgées de 4 semaines. Les chirurgies auront lieu sur des animaux âgés de 5/6 semaines, ce qui correspond chez cette espèce à l’âge où l’animal pourra récupérer après les protocoles de chirurgie. Le comportement et les differentes analyses seront réalisés au moins quatre semaines après la chirurgie.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 735
Souffrances
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Devenir
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 735

735 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. L'acte infligé se limite à une injection unique de dix secondes sur animal vigile, pratiquée sur des femelles gestantes dont les embryons sont mis à mort vingt-quatre heures plus tard, aux stades E12, E15 ou E18,5, pour mettre leurs tissus en culture. L'objectif est de comprendre comment se forment les glandes mammaires, salivaires, lacrymales et prostatiques, et ce qui, déréglé, favoriserait des tumeurs. Le porteur affirme que les organoïdes modifient le comportement des cellules épithéliales une fois détachées de leur tissu, qu'aucun modèle in vitro ne reproduit la régénération, et conclut que la souris est "nécessaire" à l'étude.

Objectifs

Certaines cellules adultes peuvent, dans des contextes particuliers, retrouver des caractéristiques qu’elles n’avaient plus depuis le stade embryonnaire. C’est ce qu’on observe notamment dans le développement de certains cancers. L’une de ces caractéristiques est la multipotence, c’est-à-dire la capacité d’une cellule à se transformer en plusieurs types de cellules différents. Nous nous intéressons à quatre types de tissus glandulaires : les glandes mammaires, salivaires, lacrymales et prostatiques. Chez l’adulte, ces tissus sont composés de cellules spécialisées qui ne produisent qu’un seul type cellulaire. Mais pendant le développement embryonnaire, certaines cellules retrouvent temporairement cette capacité à se diversifier. Or, dans les cancers de ces tissus, les cellules tumorales semblent réactiver ce programme de manière incontrôlée. Notre objectif est de mieux comprendre comment ces tissus se forment pendant l’embryogenèse. En étudiant les mécanismes qui contrôlent le passage d’un état cellulaire flexible (multipotent) à un état plus stable et spécialisé, nous espérons identifier ce qui, lorsqu’il est déréglé, peut favoriser l’apparition ou la progression de tumeurs.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra d’étudier le comportement des cellules souches et leur état de différentiation pendant le développement normal des embryons de souris dans les glandes mammaires, salivaires, lacrymales et prostatiques. Nos résultats aideront à identifier les mécanismes régulant le destin des cellules souches. Ces mécanismes étant déstabilisés lors de la formation de tumeurs, nous pensons qu’à long terme nos recherches contribueront à une meilleure compréhension du processus tumoral dans les tissus glandulaires étudiés.

Procédures

Une injection unique sera réalisée sur animaux vigiles (durée du geste inférieure à 10 secondes).

Impact sur les animaux

Pour l’analyse du développement embryonnaire, nous utiliserons des embryons au stade E12 ou E18.5 pour l’étude de la glande mammaire et de la glande salivaire ou E15 lors de l’étude de la glande lacrymale ou de la prostate. Les embryons seront mis à mort, pour pouvoir mettre en culture leurs tissus, 24h après l’injection d’un traitement à leur mère permettant l’activation de mutations de certains gènes. Aucune des mutations induites sur une si courte période n’a de phénotype dommageable à ce stade de développement embryonnaire. Les nuisances attendues sont uniquement liées au geste de l’injection elle-même du traitement chez les mères.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour des analyses post-mortem

Remplacement

Au fil des années, beaucoup d'efforts ont été déployés pour développer des modèles 3D in vitro, comme les organoïdes ou les explants embryonnaires, qui soient physiologiquement pertinents pour analyser le comportement dynamique des cellules souches au cours du développement. Cependant, les cellules épithéliales modifient leur comportement lorsqu’elles sont cultivées in vitro sous forme d'organoïdes et détachées de leur niche tissulaire physiologique, ce qui nous empêche d'utiliser cette technique pour toutes les questions concernant le potentiel de différenciation des cellules souches glandulaires. De plus, les animaux seront essentiels pour suivre les cellules souches lors de la régénération tissulaire, étant donné qu’il n’existe actuellement aucun modèle in vitro qui puisse récapituler le processus global de régénération. L’absence de structure similaire aux glandes étudiées dans des modèles de vertébrés non mammifères rend l’utilisation de la souris nécessaire à notre étude.

Réduction

Le nombre de souris utilisées pour chaque expérience sera réduit au minimum possible. Pour réduire au minimum le nombre d’animaux et exploiter au mieux les prélèvements, des informations seront obtenues au niveau des organes, cellulaire et moléculaire à partir du même animal. Des schémas de reproduction des souris transgéniques seront réalisés afin d’obtenir efficacement les cohortes de souris avec le génotype souhaité. Pour chaque souris plusieurs organes seront collectés (chez les mâles: glande salivaire, lacrymale et prostate; chez les femelles: glande lacrymale, salivaire et mammaire). Le nombre d'animaux de notre étude est déterminé à l'aide de tests statistiques.

Raffinement

Les mères gestantes seront manipulées le moins possible. Aucune nuisance liée à l’injection chez les mères n’a été rapportée. Nous avons tout de même établi une grille de score. Les souris seront suivies quotidiennement pour détecter des signes de mal-être

Choix des espèces

L'organisation générale, le développement et le fonctionnement glandes étudiées ici sont très similaires chez la souris et chez l’Homme. Le modèle souris est donc très utilisé dans la communauté scientifique afin d'étudier les mécanismes cellulaires et moléculaires du développement normal du tissu ainsi que de la régénération. De la même manière, les évènements cancéreux survenant chez l’homme et chez la souris suivent les mêmes étapes dans les différentes glandes étudiées ; perte d’identité cellulaire, activation de traits embryonnaires, prolifération non contrôlée. Les animaux utilisés lors de l’étude du développement embryonnaire seront des souris femelles adultes gestantes permettant d’étudier des embryons à un stade ou le phenotype dommageable ne s’est pas encore développé . Ces stades correspondent à la période où chacun des tissus est spécifié et est composé de cellules souches multipotentes

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 747
Souffrances
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▲ 315
▲ 432
Devenir
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 747

Quatorze séries de prélèvements par animal en six mois, sang à la joue, fèces, salive provoquée, prélèvements vaginaux : 747 souris vont être utilisées, dont 432 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Elles sont vaccinées jusqu'à quatre fois, puis infectées par voie nasale avec la grippe, le virus respiratoire syncytial ou le métapneumovirus, et peuvent perdre jusqu'à 20 % de leur poids dans les sept jours qui suivent. Une injection intraveineuse d'anticorps marqué précède immédiatement la mise à mort, et toutes sont tuées pour prélever les tissus respiratoires. Le bénéfice annoncé, une protection durable des muqueuses que les vaccins actuels n'obtiennent pas, reste à démontrer, quand la perte de poids et l'infection, elles, sont attendues.

Objectifs

Les virus respiratoires, comme ceux causant la grippe ou la bronchiolite, provoquent des infections respiratoires aigües entraînant des pathologies légères à sévères chez l’humain. Très contagieux, ces pathogènes sont responsables d’épidémies saisonnières ou de pandémies, et ils continuent à etre une cause majeure de mortalité notamment chez les jeunes enfants et les personnes agées. Différents candidats vaccins contre les pathogènes respiratoires sont en cours de développement dans le laboratoire pour une administration par voie injectable, par voie nasale ou orale. En continuité avec un projet précédent visant à déterminer les formulations vaccinales qui induisent les plus fortes réponses immunitaires, le but de ce projet est d’étudier la protection conférée par ces candidats vaccins dans un modèle d’infection de souris jusqu’à 6 mois après la vaccination initiale. Ainsi, après la vaccination, les souris seront infectées avec une des souches de virus respiratoires comme Influenza, le virus respiratoire syncytial ou metapneumovirus afin de déterminer la protection conférée par les candidats vaccins.

Bénéfices attendus

Les vaccins contre les virus respiratoires permettent de réduire la sévérité de la maladie mais ils sont actuellement peu efficaces pour induire une réponse immunitaire dans les tissus respiratoires eux-memes permettant une protection à long-terme contre les infections et la transmission. Il est donc nécessaire de développer de nouvelles stratégies vaccinales contre ces virus. Ce projet permettra de déterminer si nos formulations vaccinales administrées par voie intranasale, orale ou intramusculaire induisent de fortes réponses immunitaires protectrices. De plus, ce projet permettra d’apporter des nouvelles connaissances sur le développement des réponses durables au niveau des tissus nasaux et pulmonaires.

Procédures

- Le marquage des souris sera réalisé à leur arrivée. Ce geste dure quelques secondes. - Les souris seront vaccinées au maximum 4 fois. La durée maximum de la vaccination est de 3 mois. - Les prélèvements de sang au niveau de la joue est un geste qui dure 30 secondes quand il est réalisé par une personne expérimentée. - Les souris isolées pour le prélèvement des fèces seront maintenues dans des boîtes qui n’entravent pas leurs mouvements jusqu’à récupérer suffisamment de fèces, et ne seront pas gardées au-delà de 20 minutes dans ces boîtes. - Des prélèvements vaginaux seront réalisés. Ils durent environ 5 min. - Des prélèvements de salive seront effectués après injection d’une solution qui fait saliver la souris. Tous ces gestes seront réalisés avant chaque immunisation, 2 fois par mois jusqu’au 6ème mois et avant la mise à mort (14 fois dans la procédure durant 6 mois au maximum). - Les souris seront infectées avec un virus respiratoire par voie nasale. - Des lavages nasaux seront réalisés deux fois après l'infection . - Une injection intraveineuse avec un anticorps marqué sera réalisée juste avant la mise à mort. Cet anticorps permettra de marquer des cellules d’intérêt circulant dans le sang.

Impact sur les animaux

Des effets indésirables peuvent survenir chez les souris après la vaccination comme une augmentation de la température du corps et une diminution de l’activité ainsi que du poids. Après infection, les animaux pourraient développer des signes de pathologies respiratoires, caractéristiques des infections à virus respiratoire : une perte de poids jusqu'à 20% dans les premiers 7 jours après administration nasale de virus, une accélération du rythme respiratoire, une perte d’activité légère entre 2 et 7 jours après administration nasale de virus.

Devenir

Mise à mort de tous les animaux pour préléver des tissus afin d'analyser les réponses immunitaires et la protection.

Remplacement

La caractérisation des nouveaux candidats vaccins est réalisée dans un premier temps dans des modèles in vitro de cellules épitheliales humaines ou animales. Cependant, il n’existe pas de méthode in vitro pour tester l’efficacité des formulations vaccinales à induire une protection après infection. L’interaction entre le virus et l’intégralité du système immunitaire d’un organisme est beaucoup trop complexe pour être réduit à l’utilisation de lignées cellulaires et requiert l’utilisation du modèle animal pour évaluer la protection générée par des candidats vaccins.

Réduction

La réduction des animaux se fera principalement sur la mise en place des expériences qui seront optimisées afin d’inclure le maximum de groupes expérimentaux dans une seule expérience. Le design de ces expériences est basé sur des données préliminaires établies par nos collaborateurs en 2020 puis 2025.

Raffinement

Après une anesthésie chimique, un suivi accru sera fait jusqu’au réveil et la reprise d’activité de chaque animal. De plus, les souris seront observées dans les heures suivant la vaccination. La température corporelle et le poids des souris seront suivis après chaque vaccination. De plus, ce même suivi se fera pendant 14 jours après l’infection avec le virus au rythme de 1 fois par jour et pourra être augmenté à 2 fois par jour si besoin. Des points limites ont été définis selon différents critères biologiques et si ceux-ci sont atteints lors de la surveillance, l’animal sera mis à mort immédiatement.

Choix des espèces

La souris est le modèle le mieux adapté pour évaluer les réponses immunitaires et la protection induites par un candidat vaccin car la souris a une génétique proche de l’humain et c’est un modèle relativement aisé à mettre en place. Les expériences d’infection avec un virus seront réalisées sur des souris de plus de 7 semaines au début de l’expérience car avant 7 semaines les souris ne disposent pas d’un système immunitaire complétement développé.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 384
Souffrances
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▲ 384
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Devenir
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 384

Un infarctus du myocarde est provoqué chirurgicalement chez chaque souris, en moins de vingt minutes, puis suivi de sept injections quotidiennes et de deux échocardiographies sous anesthésie. 384 souris vont être utilisées dans ces procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le porteur présente comme effets indésirables principaux l'inconfort de la préhension et une douleur légère au point d'injection, avant de décrire l'insuffisance cardiaque provoquée par l'opération, avec fatigue à l'effort, œdèmes et détresse respiratoire possible. Toutes sont tuées pour prélever le cœur et le sang, afin de mesurer l'effet d'un anticorps censé freiner la fibrose cardiaque.

Objectifs

L’insuffisance cardiaque est une maladie qui se traduit par l’incapacité du coeur à assurer son rôle de pompe. Elle affecte plus d’un million de personne en France. La cause majeure de l’insuffisance cardiaque est l’infarctus du myocarde. Ce dernièr est caractérisé par une modification structurelle du tissu cardiaque résultant le développement de la fibrose. Ces modifications mèneront à l’augmentation de la rigidité du muscle cardiaque ce qui augmente le risque d’insuffisance cardiaque. Actuellement, il n’existe aucun traitement qui inhibe la fibrose et améliore la prise en charge des patients, d’où la nécessité de comprendre ses mécanismes et de limiter son développement par des traitements ciblés. L’objectif de ce projet est de produire un anticorps qui inhibe un facteur de croissance impliqué dans le développement de la fibrose cardiaque. En effet, l’expression de ce facteur de croissance diminue au cours du développement, et est très faible (voir meme absente) dans le coeur adulte mais augmente en réponse à un stress notamment en cas d’infarctus du myocarde. De même, ce facteur de croissance a été identifié dans la circulation sanguine, avec un pic de sécrétion dans le 2-4 jours après l’infarctus. Cet anticorps sera testé in vivo et nous validerons son action dans un modèle prè-clinique d’infarctus du myocarde. Ces résultats seront considérés comme un programme de développement pré-clinique pouvant soutenir le passage ultérieur chez l’humain.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à évaluer le bénéfice d'une approche thérapeutique qui pourrait empecher le développement de la fibrose cardiaque. A terme, ceci conduira à développer un nouveau anticorps pour lutter contre le développement de l’insuffisance cardiaque, une pathologie qui touchent des millions de patients et qui impacte fortement leur qualité de vie au quotidien.

Procédures

Dans le cadre de ce projet de recherche, nous allons : Dans un premier temps, réaliser une échocardiographie sous anesthésie générale sur tous les animaux afin de mesurer la fonction cardiaque de base, cet examen dure environ 10 min. Dans un second temps, induire un infarctus du myocardique. Cette intervention est unique, réalisée une seule fois sur chaque souris modèle et dure moins de 20 minutes. Les souris seront injectées quotidiennement et pendant 7 jours, cette injection dure environ 5 secondes. 7 jours après la chirurgie, réaliser une deuxième échocardiographie pour mesurer la fonction cardiaque post chirurgie et post traitement.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sont liés à l’expérimentation, principalement l’inconfort lié à la préhension des animaux et la douleur légère de courte durée au point d’injection. Il y a également les effets indésirables liés à la chirurgie comme l’insuffisance cardiaque. En effet, la chirurgie est une source de douleur pour les animaux et l’insuffisance cardiaque engendrée par l’opération est également une source de souffrance pour la souris et se traduit généralement par une fatigue à l’effort, des Œdèmes et peux aller jusqu’à une détresse respiratoire.

Devenir

A l’issue des différents gestes techniques réalisés sur le même animal, tous les animaux seront mis à mort dans le but de prélever le coeur et le sang. Ceci nous permettera d’étudier l’efficacité de l’anticorps à l’aide de différentes techniques d'analyse.

Remplacement

L’anticorps neutralisant à étudier fait l’objet de tests préliminaires in vitro qui permettent de démontrer son pouvoir neutralisant, d’évaluer sa puissance d’action et sa capacité à réduire l'activation des cellules impliquées dans la fibrose cardique. Notre projet nécessite d'utiliser ensuite un modèle in vivo pour valider ces effets, et ceci en raison d’une approche physiopathologique du système cardiovasculaire intégrée sur animal entier. La réalisation de ce projet constitue une des étapes précliniques indispensables avant l’application chez l’homme de ces approches thérapeutiques.

Réduction

les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés

Raffinement

Le suivi quotidien des animaux par un personnel qualifié et la mise en place de points limites stricts et adaptés au projet permettront d’identifier et de limiter toute souffrance et douleur, d’abord par l’injection des antalgiques et par une mise à mort anticipée selon les méthodes réglementaires, si nécessaire.

Choix des espèces

La recherche clinique sur l’infarctus du myocarde chez l’humain est limitée pour des raisons éthiques, c’est pourquoi le recours aux modèles animaux est devenu indispensable pour élucider les mécanismes mis en jeu. La souris est un modèle de choix, la structure des tissus musculaires et cardiaques murins est très proche de celle de l’homme. Les mêmes populations cellulaires sont présentes. Des souris jeunes adultes (agées de 8 à 10 semaines) car leur système cardiovasculaire est bien developpé.

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 4800
Rats : 4800
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 9600
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 9600

Sensibilisés chaque semaine puis exposés quotidiennement pendant quarante-cinq jours à un produit qui provoque l'asthme, ou traités deux fois par un composé fibrosant, 4 800 souris et 4 800 rats subissent des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Les atteintes annoncées vont de la difficulté à respirer aux crachats de sang, en passant par la toux, la perte de poids et les œdèmes liés aux injections répétées. Chaque animal est ensuite tué pour prélèvement d'organes, après une mesure de fonction respiratoire qui immobilise les rats jusqu'à vingt-quatre heures. Le porteur annonce vingt candidats médicaments testés par an pendant cinq ans, sans nommer ni le produit sensibilisant, ni le composé fibrosant, ni les molécules évaluées.

Objectifs

Les maladies respiratoires chroniques sont des maladies qui affectent les voies aériennes (trachée, bronches) et les poumons. Parmi les plus courantes, on retrouve l'asthme, la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive) le cancer du poumon, les infections virales (grippe, COVID-19) la mucoviscidose, les maladies pulmonaires professionnelles (ex mésothéliome). L’asthme (population jeune) et la BPCO (population âgée), représentent un problème de santé publique majeur en France et dans le monde entier. Ce sont des maladies « civilisationnelles ». L’asthme sévère (10% des asthmes) qui limite fortement l’activité physique malgré un traitement bien conduit, n’a toujours pas de solution thérapeutique réellement efficace. Selon les dernières estimations, la BPCO sera la 4ème cause de mortalité en France en 2030. Aucun traitement curatif n’est disponible à ce jour. L’objectif de notre projet est de mettre en place des modèles expérimentaux de pathologies pulmonaires chez les rongeurs, afin de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques et des approches technologiques innovants. Les pathologies pulmonaires sont des maladies complexes, qui ne peuvent être étudiée de façon complète que sur des animaux entiers avec leur physiologie et leur système immunitaire. Pour l'instant, il n'est pas possible de prouver l'efficacité des médicaments en utilisant seulement des methodes alternatives à l'expérimentation animale.

Bénéfices attendus

Le but de notre étude est de quantifier l’effet de candidats médicaments par des traitements aigues ou chroniques, afin de valider de nouvelles stratégies thérapeutiques et des approches technologiques innovants pour les pathologies pulmonaires, notamment l’asthme et la fibrose pulmonaire. Nous estimons de tester 20 candidats médicaments par an, donc 100 médicaments pourront être testés sur 5 ans. Cela permettra, à moyen ou long terme, d’identifier de nouveaux médicaments plus satisfaisants pour soigner les patients touchés par ces graves pathologies.

Procédures

Pour le modèle d’asthme chronique, les animaux seront traités par une combinaison de 2 produits sensibilisant, 1 fois par semaine pendant 3 semaines. Ensuite, les animaux seront soumis à une administration pulmonaire quotidienne d’un produit sensibilisant pendant 30 minutes/jour et cela pendant 45 jours. Dans le même temps, les animaux seront traités (3 fois par semaine pendant 6 semaines) avec le candidat médicament. Un prélèvement de sang sera realisé 1 fois par semaine, pour un total de 7 prélévements. La durée de chaque prélèvement de sang sera de 5 minutes. Lors du premier et du dernier jour de traitement avec le candidat médicament, la fonction respiratoire sera analysée à l’aide d'appareils spécifiques (chez la souris pendant 60 minutes; chez le rat pendant 24 heures maximum), puis l’animal sera mis à mort. Pour le modèle de fibrose pulmonaire, la fonction pulmonaire sera analysée, lors du premier et du dernier jour de traitement avec le candidat médicament, à l’aide d'appareils spécifiques (chez la souris pendant 60 minutes; chez le rat pendant 24 heures maximum). La pathologie respiratoire sera induite par 2 administrations d'un produit chimique connu pour induire la fibrose chez l'homme et les animaux. Ensuite à partir du septième jour après la dernière administration du produit fibrosant, les animaux seront traités avec les candidats médicament 1 fois par jour pendant 21 jours. Pendant ce temps, 5 prélèvements de sang seront réalisés. La durée de chaque prélèvement de sang sera de 5 minutes. Par la suite, les animaux seront mis à mort. Pour le modèle de toxicologie, les produits à tester seront administrés par voie pulmonaire pendant 30 minutes pendant 1 jour, 3 jours ou 9 jours, ensuite les animaux seront mis à mort. Deux prélèvements de sang seront effectués pour chaque groupe expérimental. La durée de chaque prélèvement de sang sera de 5 minutes.

Impact sur les animaux

Les animaux seront sujets aux nuisances typiques des pathologies pulmonaires : réponse inflammatoire étendue, un dépôt de collagène et un épaississement des muscles lisses des voies respiratoires similaires aux pathologies observées chez l’Homme. D’autres nuisances probables seront la difficulté à respirer, des « crachats » de sang, une toux, des éternuements, la perte de poids, de l’inconfort ou une irritation de la gorge dû aux gavages et des problèmes d’irritation ou d’inflammation aux niveaux des yeux/joues à cause des prélèvements de sang et enfin du stress et de la douleur liée à la pathologie. Les animaux pourraient développer des œdèmes à cause des administrations sous-cutanée, intrapéritonéal, intramusculaire et prélèvement de sang submandibulaire. Ils pourront aussi développer l’addition des mauvais signes clinique, tel que : poil hérissé, vibrisse en touffe, léthargie.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement/analyses d’organes.

Remplacement

Bien que nous menions en parallèle des études sur des cellules humaines épithéliales de l’appareil respiratoire en co-culture avec des fibroblastes, l’asthme et la fibrose pulmonaire sont des pathologies complexes, qui ne peuvent être étudiée de façon complète que sur des animaux entiers avec leur physiologie et leur système immunitaire complet.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Ainsi, il ressort que 12 animaux/groupe seront nécessaires, étant donné la variabilité interindividuelle. Le nombre de lots est déterminé en fonction du nombre des doses à tester pour chaque molécule

Raffinement

Tous les efforts seront mis en place afin de minimiser la douleur, l'angoisse et la souffrance animale. Les cages sont de type à ventilation individuelle en surpression et sont rangées sur portoirs ventilés. Les animaux seront hébergés 5-6 par cage (souris) ou 2-3 par cage (rats), en fonction de leur poids corporel et ainsi permettre aux animaux de pouvoir interagir et entretenir des liens sociaux avec leurs congénères, tout en gardant un espace suffisant. Des morceaux de coton, des igloos et des bâtonnets en bois seront intégrés dans les cages d'hébergement. Pendant la manipulation pour l’induction de la pathologie pulmonaire, les animaux sont maintenus sur des tapis chauffants en condition d’anesthésie gazeuse. Ensuite après l’anesthésie et pendant la phase expérimentale, les animaux recevront quotidiennement un complément alimentaire hypercalorique et des graines de tournesol stériles, en plus de la nourriture standard pour rongeurs, afin de limiter la perte de poids. Des points limites ont été mis en place et seront appliqués.

Choix des espèces

Des modèles animaux d'asthme ont été développés chez la souris et le rat, car ils partagent de nombreuses caractéristiques de l'asthme allergique humain. Les principaux symptômes de l'asthme, tels que l'hyperréactivité et l'inflammation des voies respiratoires, peuvent être reproduits plus facilement chez le rat que chez la souris. De plus, la taille des rats permet de collecter de plus grandes quantités d'échantillons. Pour ces raisons, les modèles d'asthme chez le rat gagnent en importance. La reconnaissance du potentiel d'un produit chimique spécifique à induire une fibrose pulmonaire chez l'homme a conduit à son utilisation dans des modèles expérimentaux. Depuis quarante ans, elle constitue le modèle le plus fréquemment utilisé pour la fibrose pulmonaire expérimentale. Elle a été utilisée chez de nombreux animaux, notamment la souris, le rat, le cobaye, le hamster, le lapin, le chien et les primates, mais rats et souris sont les plus fréquemment utilisées. Le stade de développement utilisé sera animaux adultes, à partir de 8 semaines d'âge. En effet, les pathologies étudiées sont présentes principalement chez les adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 2900
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1440
▲ 1460
Devenir
 -
 -
 -
 2900

2 900 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 1 460 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Une chirurgie de vingt minutes leur inflige une douleur neuropathique chronique que le porteur indique ne pas pouvoir soulager, puisqu'elle est l'objet même de l'étude. Suivent trois tests de douleur jusqu'à trois fois par semaine, puis, huit semaines après l'induction, six tests censés mesurer l'anxiété et la dépression, avec isolement et jeûne. L'objectif reste la compréhension des circuits cérébraux qui lient douleur chronique et dépression, et le porteur écrit qu'il lui est "indispensable" de travailler sur un animal entier, la souris étant selon lui "incontournable" en neurosciences.

Objectifs

La douleur chronique est fréquemment associée aux troubles émotionnels et cela affecte fortement la qualité de vie des patients. Elle représente un fardeau économique majeur sur la société, estimé à plus de 800 millions d’euros en Europe. Le taux de prévalence des troubles anxio-dépressifs est de l'ordre de 30 % chez les patients douloureux chroniques. Il est donc nécessaire de comprendre les circuits neuronaux qui sous-tendent cette comorbidité ainsi les potentiels cibles thérapeutiques. Grâce à l’utilisation de modèles animaux il est aujourd’hui montré que le décours temporel des comportements anxieux et/ou dépressif associés à une douleur neuropathique est hautement dépendant du sexe. De précédents résultats montrent l’implication de structures cérébrales clés. Nous souhaitons approfondir la caractérisation de ces réseaux en manipulant certains gènes ou populations neuronales. L’objectif est de mieux comprendre comment prévenir ou traiter la douleur et/ou la dépression. Ces travaux permettront d’éclairer les mécanismes génétiques et cellulaires impliqués dans le développement de cette comorbidité.

Bénéfices attendus

A l'issue de ce projet, nous serons dans la possibilité d’identifier des réseaux neuronaux et des marqueurs moléculaires impliqués dans la chronicisation de la douleur et le développement des troubles anxio-dépressifs en tenant compte du polymorphisme sexuel. Ces avancées permettront de mieux comprendre les mécanismes sous-tendant cette comorbidité et sans doute la mise en place de stratégies thérapeutiques adaptées.

Procédures

Les animaux sont soumis à une douleur chronique avec développement de troubles anxio-dépressifs. Les chirurgies (d’une durée de 20 minutes) se déroulent sous anesthésie générale avec une administration d’anesthésie locale et d’un anti-inflammatoire en post-chirurgie. Les animaux subissent 3 tests évaluant la douleur de 20 minutes maximum par jour, 1 à 3 fois par semaine. A partir de 8 semaines post-induction de la douleur, les animaux seront évalués avec 6 tests évaluant les comportements de type anxio-dépressifs d'une durée de 5 à 10 min selon le test (avec 48h minimum entre chaque test). Les animaux subissent une chirurgie terminale sous anesthésie générale afin de procéder au prélèvement de tissu d’intérêt. Ce geste a une durée maximale de 15min.

Impact sur les animaux

La présence de la douleur chez le modèle animal est inévitable et ne peut pas être soulagée car c'est l'objet de l'étude. La douleur post-chirurgicale est aigue, transitoire et inflammatoire. Suite à la chirurgie, une légère difficulté dans les déplacements des animaux est attendue mais qui disparaît rapidement dans les 24 à 48 h. Les animaux sont soumis à une douleur chronique avec le développement d’un état dépressif. Les animaux subissent une injection pour l’administration des composés pharmacologiques, induisant une légère douleur transitoire. L'isolement et le jeûne nécessaire aux tests de comportement provoquent un stress.

Devenir

A la fin des procédures, les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem.

Remplacement

Au vu de notre thématique d’étude, il nous est malheureusement impossible de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro ou in sillico. En effet, l’étude de la douleur et de la comorbidité anxiodépressive nécessite une observation comportementale, uniquement possible chez un animal vivant et vigile.

Réduction

Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire autant que possible le nombre d’animaux par condition expérimentale, mais toujours dans l’optique d’obtenir le maximum d’information scientifique par test. Le nombre d'animaux a été déterminé pour obtenir des résultats statistiquement valides tout en se basant sur des données de la littérature, de notre expérience et de la variabilité phénotypique interindividuelle.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe sociaux pour respecter leurs besoins sociaux. Des carrés de coton seront placés dans la cage pour favoriser la nidation, et des barreaux de bois à ronger pour limiter les comportements d’agressivité. Avant le début des procédures et sur une période d’une semaine, les animaux sont manipulés quotidiennement par l’expérimentateur et acclimatés à l'environnement où les tests se dérouleront afin de réduire l'état de stress et d'angoisse chez l'animal. Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Durant les chirurgies, des méthodes d’anesthésie générale et locale sont mises en place et selon les gestes chirurgicaux, des méthodes d’analgésie sont utilisées. Un suivi post-chirurgical rapproché sera réalisé. Des points limites sont mis en place pour l’ensemble des procédures expérimentales. Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, une concertation avec la structure chargée du bien-être des animaux à l'institut (SBEA) pourra être réalisée afin d’intégrer ces nouvelles pratiques dans nos procédures.

Choix des espèces

Ce projet sera réalisé sur le modèle animal, souris adulte (à partir de l'âge de 8 semaines post-naissance). Il nous est indispensable de travailler sur un modèle animal, social, entier avec un système neurobiologique mature afin d’être dans les conditions les plus proches de la complexité humaine. Le modèle murin adulte présente une forte homologie structurale du cerveau avec l’Homme le rendant incontournable dans la recherche en neurosciences.