Souris

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Souris : 1840
Rats : 25
Souffrances
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Produire en masse des moustiques infectés et les fournir aux équipes qui travaillent sur le paludisme : 1 840 souris et 25 rats sont infectés par le parasite pour entretenir cette production, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger, tous tués à l'issue. Chaque jour, on les pique à la veine de la queue pour compter les parasites dans leur sang, puis les souris sont anesthésiées et exposées aux moustiques qui viennent s'en nourrir, avant une ponction cardiaque et une dislocation cervicale. Les animaux dont la parasitémie n'est pas jugée adéquate sont tués sans avoir servi à quoi que ce soit. Le porteur indique en majuscules dans son résumé que cette version augmente le nombre d'animaux "du fait d'une activité croissante de notre plate-forme de service".

Objectifs

Préambule Le paludisme reste un problème majeur de santé publique dans le monde. La maladie sévit dans plus de 80 pays où elle met à risque près de la moitié de la population mondiale, et tue chaque année environ 600000 personnes, principalement des jeunes enfants en Afrique sub-saharienne. Son incidence, qui avait diminué, a augmenté ces dernières années, notamment en raison d’une résistance croissante du parasite aux traitements disponibles et la résistance des moustiques aux insecticides. Objectifs du projet Les deux missions principales de notre unité sont de : 1) Produire en masse et en continu deux espèces d’Anophèles et les fournir aux équipes de recherche, qui étudient le paludisme chez l’homme ou des modèles animaux de cette maladie. 2) Cultiver les stades asexués et produire les stades sexués (gamétocytes) de P. falciparum et de réaliser des infections des Anophèles avec ce parasite. Les moustiques peuvent être utilisées dans différentes types d’études, par exemple : - Pour mieux comprendre la biologie du parasite, son développement complexe dans le moustique et dans l’hôte mammifère. - Études sur la biologie des Anophèles et l’interaction entre ce vecteur et le parasite. - Études sur le comportement des Anophèles infectées ou non par P. falciparum - Évaluer des drogues pour bloquer la transmission de P. falciparum entre l’homme et le moustique. - Essais sur des candidats vaccins dans un modèle animal, un prérequis avant des études chez l’homme. - Études sur la résistance des Anophèles aux insecticides Il est très important pour la réalisation de ces expériences et les résultats qui en sortent que les femelles moustiques que nous fournissons aux scientifiques soient en bonne « santé », qu’elles soient réceptives à l’infection par plasmodium, que le parasite se développe correctement dans le tube digestif et les sporozoïtes migrent aux glandes salivaires. NOTRE DEMANDE DE MODIFICATION VISE JUSTE À AUGMENTER LE NOMBRE DE SOURIS À UTILISER DU FAIT D’UNE ACTIVITÉ CROISSANTE DE L’UNITE QUI EST UNE PLATE-FORME AU SERVICE DES ÉQUIPES DE RECHERCHE TRAVAILLANT SUR LE PALUDISME.

Bénéfices attendus

Ce projet permet de déterminer la réceptivité des Anophèles à l’infection par P. berghei, d’évaluer le développement du parasite dans les moustiques et la survie des moustiques à cette infection. Ces données sont importantes pour le suivi de notre élevage et pour valider la bonne qualité des moustiques que nous fournissons aux chercheurs et par conséquent la reproductibilité de leurs expériences.

Procédures

Après infection, la parasitémie des animaux est contrôlée par frottis sanguins ou cytométrie en flux, à partir d’une goutte de sang prélevée à la queue par ponction de la veine caudale avec une aiguille. Le prélèvement est effectué quotidiennement à partir du troisième jour au septième jour post-infection pour les rats et le 3ème et 4ème jour pour les souris. Le prélèvement de sang des souris par piqûre des moustiques est réalisé après anesthésie par injection intra-péritonéale d’un mélange anesthésique/analgésique. Le prélèvement par ponction cardiaque est réalisé après anesthésie profonde par injection intra-péritonéale d’un mélange anesthésique/analgésique. Cette anesthésie est d’une durée suffisante pour réaliser le prélèvement sans réveil de l’animal. Après le prélèvement, les animaux sont mis à mort par dislocation cervicale.CET AMENDEMENT A ÉTÉ DÉPOSÉ POUR AUGMENTER LE NOMBRE D’ANIMAUX À UTILISER DU FAIT D’UNE ACTIVITÉ CROISSANTE DE NOTRE PLATE-FORME DE SERVICE, AUCUNE DES INTERVENTIONS SUR ANIMAUX CITÉES CI-DESSUS N’EST MODIFIÉE ET AUCUNE N’A ÉTÉ AJOUTÉE.

Impact sur les animaux

Le rongeur vigile ne souffrira que de l'inconfort causé par des injections s, ainsi que par le prélèvement d'échantillons de sang. Les animaux infectés par le parasite seront mis à mort avant l'apparition des symptômes du paludisme expérimental. Un prélèvement de sang sans réveil sera réalisé sur l’animal profondément anesthésié.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans les procédures expérimentales seront mis à mort. Les rats infectés ayant subi un prélèvement sanguin terminal fait sous anesthésie profonde seront ensuite mis à mort. Les rats infectés vigiles n’ayant pas une parasitémie adéquate seront mis à mort. Les souris infectées et anesthésiées ayant servi au repas sanguin des moustiques seront mises à mort. Les souris infectées n’ayant pas une parasitémie adéquate seront mises à mort. Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés.

Remplacement

Le cycle de vie des parasites P. berghei se fait entre deux hôtes : un hôte vertébré, souris ou rat, et un insecte hématophage, hôte et vecteur de Plasmodium, le moustique Anopheles stephensi. Dans chaque hôte, le parasite se développe et se différencie en de nombreux stades Actuellement, il n’existe pas de technique qui permette de réaliser l’ensemble de ce cycle complexe in vitro, il est donc incontournable d’avoir recours à des anophèles femelles et aux souris et rats auxquels sont adaptées l’espèce de Plasmodium que nous utilisons. Chez les espèces de plasmodium qui infectent les rongeurs, le cycle de multiplication du parasite dans les globules rouges ne peut pas être reproduit in vitro. Les parasites doivent donc être propagés dans le sang des animaux, mais nos expériences ne nécessitent pas que soit atteinte une parasitémie élevée (proportion d’érythrocytes infectés par Plasmodium) ce qui évite que soit atteinte la phase d’occurrence des complications.

Réduction

Il n’existe pas actuellement de système qui permette de reproduire le cycle de vie complet de Plasmodium in vitro. Par conséquent, pour réaliser ce projet, des infections hebdomadaires de rongeurs et de moustiques sont nécessaires. Les protocoles utilisés ont été mis au point dans différents laboratoires y compris le nôtre et toutes les étapes sont bien maîtrisées Nous utilisons le nombre minimal possible d’animaux pour nos expériences. Pour la préparation de stocks de sang infecté pour P. berghei, nous utilisons des rats car leur volume sanguin est plus important que celui des souris. Ainsi nous réduisons le nombre d’animaux utilisés. L’infection des moustiques par P. berghei se fait selon un protocole utilisé en routine depuis 20 ans. Ce projet s’inscrit dans la production en masse et continue de moustiques Anophèles et l’évaluation de leur « qualité » en réalisant des infections hebdomadaires des souris. Il n’y a pas de comparaisons entre groups d’animaux et une analyse statistique n’est pas nécessaire (confirmé par statisticiens).

Raffinement

Les souris ou rats sont inoculés avec P. berghei, espèce adaptée aux rongeurs de laboratoire, par voie intrapéritonéale ou intra-veineuse. Il s’agit de gestes rapides. Le niveau de parasitémie durant la phase sanguine est suivi quotidiennement à partir du jour 3. De plus et si nécessaire, nous utiliserons la grille standard comportementale/clinique de la SBEA pour évaluer l’état de santé des animaux. Les critères principaux évalués seront les suivants : poils hérissés, motricité lente, prostration, pâleur des pattes (anémie).LES ANIMAUX OBTENANT UN SCORE DE 2 POINTS POURRONT BENEFICIER, SI NECESSAIRE, DE MESURES D’AMELIORATION DES CONDITIONS D’HEBERGEMENT (ENRICHISSEMENT, CHAUFFERETTE) ET DE L’ALIMENTATION (GEL DIETETIQUE). LES SOURIS PRESENTANT UN SCORE SUPERIEUR A 2, CONSIDERE COMME POINT LIMITE, SERONT MISES A MORT. Il est important de re-souligner que la phase de l’infection que nous analysons est asymptomatique, et que les animaux sont sacrifiés avant que ne surviennent les symptômes et les complications physiologiques voir mortelles- neuropaludisme, anémie prolongée. 3) Pour éviter la douleur et la souffrance pendant certaines manipulations les animaux sont anesthésiés selon des procédures validées par le CEEA. Par exemple, les souris, infectées ou non par P. berghei, qui sont utilisées comme sources de sang pour les moustiques anophèles femelles hématophages, sont anesthésiées ce qui permet d’éviter la douleur et la souffrance due aux piqures de nombreux moustiques. Après le gorgement des moustiques, les souris sont mises à mort . 4) Dans ce projet, les rongeurs sont utilisés pour infecter et nourrir les moustiques. Le nombre d'animaux utilisés correspond au minimum nécessaire pour réaliser l’infection des moustiques, ainsi que pour produire et cryoconserver les parasites.

Choix des espèces

Les inoculations de parasites aux souris et rats seront réalisées sur de jeunes adultes de 3-4 semaines car ils ne sont pas immunocompétents, ce qui favorise l’infection par le parasite.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 4500
Souffrances
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Ovaires ou testicules retirés sous anesthésie, implant hormonal glissé sous la peau, injections jusqu'à trois fois par semaine, deux séances d'irradiation : 4 500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue. 2 620 d'entre elles relèvent d'un niveau de souffrance sévère, 1 480 d'un niveau modéré. Elles portent des modèles de sclérose en plaques avec paralysie de la queue et des pattes, d'asthme et de lupus avec inflammation de la peau et des reins, l'objet étant de comprendre pourquoi les maladies auto-immunes touchent davantage les femmes. Le porteur écrit que les animaux "récupèrent parfaitement" des castrations et annonce des douleurs abdominales modérées, sur un projet où plus de la moitié des souris sont déclarées en souffrance sévère.

Objectifs

Les objectifs de notre projet seront d'identifier ll'origine des différences liées au sexe dans l'immunité et les maladies associées. Les études porteront sur des maladies auto-immunes telles que la sclérose en plaques, une pathologie respiratoire (asthme) et les réponses immunitaires lors d’une infection virale. Dans chacune de ces conditions, des différences de susceptibilité entre sexes ont été démontrées. Nous étudierons notamment le rôle des hormones sexuelles (œstrogènes et androgènes) ainsi que celui des gènes portés sur les chromosomes sexuels.

Bénéfices attendus

Les maladies auto-immunes, mais aussi les allergies, sont plus fréquentes chez les femmes comparées aux hommes. Ce projet permettra de comprendre comment les hormones sexuelles et les gènes portés sur les chromosomes sexuels, influencent ces maladies. Une meilleure connaissance de ces maladies permettra ainsi d’envisager de nouvelles pistes thérapeutiques les exploitant.

Procédures

Les animaux pourront subir : - Une castration, réalisée chez des animaux sous anesthésie générale (injection, 30 sec), opération qui dure moins de 10 min par souris mâle ou femelle - Implant sous la peau réalisée sous anesthésie générale ( 30 sec), dure moins de 5 min - - des injections (durée moins de 1 min) au maximum 3 fois par semaine - - des prélèvements de sang - 1 min - au maximum 1 fois/semaine pendant la procédure - deux irradiations de moins de 4 minutes chacune

Impact sur les animaux

Une partie des animaux sera opéré pour retirer les ovaires ou les testicules. Les animaux récupèrent parfaitement de ces opérations. Cependant, la chirurgie peut induire des douleurs abdominales modérées post-opératoires. Les injections réalisées aux animaux sont associées à des douleurs locales modérées et transitoires au point d’injection. Certaines de nos modèles de souris développent spontanément une inflammation au niveau de la peau et des reins. Certains de nos modèles de souris miment une sclérose en plaques et ses caractéristiques telles qu'une paralysie de la queue et des pattes. Pour les animaux irradiés, nous surveillerons particulièrement les lésions cutanées (croûtes).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort. En effet, les animaux que nous utilisons vont subir des protocoles pour mimer les maladies humaines : sclérose en plaques et asthme par exemples. Pour étudier ces maladies, nous avons besoin non seulement d'évaluer l'état physique des animaux mais aussi d'analyser leur réponse immunitaire dans les organes malades (rein, peau, cerveau, poumon) et les organes de l'immunité (rate, ganglions) que nous prélèverons donc après leur mise à mort.

Remplacement

Les maladies que nous étudiont (ex: sclérose en plaques, asthme) ne peuvent pas être étudiées dans des modèles cellulaires in vitro et nécessitent l'utilisation d'animaux. En effet, ils impliquent plusieurs organes, par exemple dans la sclérose en plaques, à la fois le cerveau et la moelle épinière sont malades. De plus, nous étudions les réponses immunitaires de ces maladies. Elles nécessitent l’implication de plusieurs types de cellules immunitaires qui agissent de manière coordonnée dans le temps (à des temps précis) et dans différentes parties du corps (organe malades, rate). Ces différentes étapes ne peuvent pas être mimées in vitro.

Réduction

Une étude approfondie de la littérature a été réalisée. Elle nous a permis de choisir les modèles murins les mieux adaptés pour répondre à nos questions scientifiques mais aussi d’adapter le nombre minimal d’animaux nécessaires. Notre expérience de ces modèles, que nous maitrisons au laboratoire depuis plusieurs années, nous a permis de conclure que le nombre minimal d’animaux est de 5 par groupe. Les expériences seront reproduites 2 fois. Un maximum d’étude sera réalisé sur le même animal.

Raffinement

Le change de la litière des souris est réalisé tous les 15 jours. Les cages seront systématiquement enrichies (coton, igloo, tunnel) pour leur permettre de faire un nid et de la nourriture/eau gélifiée rajoutée dans la cage si nous notons que les souris perdent du poids. L'angoisse des animaux sera réduite par une période d'acclimatation à l'hébergement mais également par une habituation à la manipulation. Un protocole est mis en place avec la structure du bien-être animal (SBEA) de notre centre pour prévenir toute douleur, souffrance ou angoisse de l'animal. De plus, les procédures et le suivi de l'animal seront réalisés par des personnes compétentes, formées à l'expérimentation animale et maitrisant parfaitement les procédures ici décrites. Les animaux sont surveillés tous les jours par les zootechniciens du service, en accord avec la réglementation. A cela s'ajoutent des points limites qui ont été mis en place et qui seront appliqués pour éviter toute souffrance aux animaux. Les opérations chirurgicales des animaux seront réalisées selon des protocoles que nous maîtrisons et sous anesthésie générale. Durant l’opération du gel oculaire sera appliqué afin d’éviter tout dessèchement de la cornée. Après la chirurgie (qui dure moins de 5 min), les animaux seront placés sur un tapis chauffant afin de limiter l’hypothermie. En post-opératoire, les animaux seront analgésiés pendant 24 heures. Une surveillance accrue pendant les 3 jours post-chirurgie sera réalisée afin de détecter tout signe de douleur et de détresse. Dans le modèle de sclérose en plaques, une modification de l’hébergement sera réalisée pour éviter l’inconfort des animaux qui commencent à être paralysés.

Choix des espèces

Les acteurs de la réponse immunitaire chez la souris sont très similaires à ceux de l'Homme. De plus, nous utilisons des modèles de pathologie dont les signes cliniques sont très proches entre l'espèce humaine et la souris : lupus, sclérose en plaque, asthme... Les groupes expérimentaux seront analysés à l’âge de 8 semaines à 4-5 mois maximum. Les animaux sont de jeunes adultes mâles et femelles utilisés entre 8 et 16 semaines. Quand nécessaire, les souris subissent une castration (retrait ovaires ou testicules) à 4 semaines de vie avant maturité sexuelle, sinon les animaux sont utilisés entre 8 et 16 semaines, une fois la maturité de leur système immunitaire atteinte.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 650
Souffrances
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650 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit une opération du crâne de trois à six heures, une heure d'imagerie sous anesthésie, puis cinq à vingt séances d'enregistrement cérébral en contention, d'une à quatre heures chacune, pendant qu'on lui fait écouter des séquences de sons. Le porteur reconnaît que l'anesthésie prolongée expose à l'hypothermie et à la déshydratation, et que les cinq jours suivant l'opération exposent à la douleur, à l'infection et à une mauvaise cicatrisation. Ce qu'il en attend est une base de données d'activité neuronale destinée à nourrir des modèles théoriques de la mémoire de travail, et de meilleurs algorithmes de reconnaissance vocale.

Objectifs

Notre projet vise à mieux comprendre et modéliser les mécanismes cognitifs de la perception auditive. Nous avons étudié comment l’information contenue dans un son court de quelques 100 millisecondes est transformée le long du système auditif de la souris. Nous souhaitons désormais comprendre comment les séquences de sons perçues sur plusieurs secondes sont intégrée, au-delà du système auditif, dans notre mémoire à court terme et dans le système de prédiction des événements sensoriels. Concrètement, nous allons enregistrer l’activité de huit aires différentes du cerveau chez la souris en contention entre l’état de veille et de sommeil pendant la présentation répétée de 5 séquences auditives prédictibles et 5 séquences non-prédictibles. Une séquence est une suite de 20 sons de 100 ms séparés par des intervalles de temps réguliers de 250 à 1000 ms dont la prédictibilité dépend de la reproduction de l’enchainement exact des sons à chaque occurrence de la séquence. Ces séquences permettront de mesurer la persistance de l’information auditive dans le réseau de neurones et l’activité spécifique à la prédictibilité de la séquence. Nous évaluerons aussi le lien causal entre l’activité prédictive observée dans certaines de ces huit aires et les connections neuronales inter- et intra-aires en combinerons des enregistrements dans une aire donnée avec l’inactivations d’aires associées, et en activant par de nouvelles méthodes optiques des sous-ensembles précis de neurones dans les aires clés. Les données extraites seront mises à disposition de la communauté (mise en ligne via un serveur de données), permettant de réduire l’utilisation d’animaux pour évaluer et surtout modéliser les représentations sensorielles de la souris.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de faire progresser la connaissance des mécanismes neuronaux de la mémorisation et de la prédiction des sons, en fournissant une base de données uniques d’activations neuronales à très haute résolution dans un large éventail de zone cérébrales et pendant plusieurs perturbations précise des réseaux neuronaux impliqués. Ces données permettront de nourrir des modèles théoriques de la construction de la mémoire de travail et des mécanismes dans le cerveau. Ces modèles seront utiles à long terme pour améliorer les algorithmes d’intelligence artificiels bio-inspirés. Ils seront utiles aussi pour faire de nouvelles hypothèses sur comment la mémoire de travail et les processus cognitifs de prédictions sont impactés par des mécanismes neurodégénératifs (par exemple démence, maladie d’Alzheimer …). Par ailleurs cette étude extensive (plusieurs centaines de milliers de neurones enregistrées) permettra de fournir à la communauté scientifique des informations détaillées sur le codage de la mémoire auditive et des prédictions au-delà de notre étude grâce à un partage en ligne des données. .

Procédures

Les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale de 3 à 6h, une session d’imagerie sous anesthésie d’une heure, puis de 5 à 20 sessions d’enregistrement en contention de 1 à 4h.

Impact sur les animaux

Ce projet implique un risque de douleurs pendant la durée de l’intervention chirurgicale (2 à 6h) dont la perception est largement diminuée par l’anesthésie et l’analgésie. L’anesthésie sur cette durée génère des risques d’hypothermie et de déshydratation. Au réveil et pendant une période de 5 jours suivant l’intervention chirurgicale, l’animal est exposé à des risques de douleur, d’infection et de mauvaise cicatrisation. Le projet implique aussi un stress physique lié à la contention pendant les séances d’enregistrement de l’activité neuronale.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour l’analyse histologique de leurs tissus.

Remplacement

Les calculs implémentés par circuits neuronaux permettant de générer la perception sensorielle sont encore mal compris. Il existe des algorithmes permettant d’approcher ces fonctions (par exemple pour la reconnaissance vocale), mais ils souffrent de nombreuses imperfections, et ne sont pas directement inspirés des circuits biologiques. Il reste donc essentiel d’utiliser des modèles animaux pour observer ces circuits pendant la perception avec une précision et une échelle suffisante pour décoder leur fonctionnement. Bien que la compréhension des mécanismes sous-tendant la perception de sons complexes est souvent étudiée chez des mammifères ‘supérieurs’ (marmouset, furet), il a été montré récemment qu’un grand nombre d’aspects de la perception des sons complexes sont présents chez la souris, ce qui permet de réaliser cette étude chez un modèle animal plus simple. Par ailleurs, l’exploration extensive du système auditif entier est rendue possible par de nouveaux outils de microscopie et de génétique disponibles uniquement chez la souris, qui, dans le cas présent, ne peut être remplacée par aucun autre modèle.

Réduction

Grâce à l’utilisation de méthodes d’imagerie optiques modernes permettant d’enregistrer plus de 1000 neurones en parallèle, combinées à des algorithmes de traitements de grands ensembles de données nous obtiendrons une caractérisation extensive de plusieurs aire cérébrale et de leurs interactions avec d’autres aires en utilisant un minimum d’animaux. Ainsi, pour cette expérience couvrant 8 structures cérébrales avec un total estimé de plusieurs millions de neurones enregistrés, seulement 650 souris seront utilisées sur 5 ans, en incluant les nécessaires essais préliminaires pour la calibration des méthodologies. Le but de l’expérience est d’acquérir des bases de données d’une taille encore jamais atteinte de manière à être les plus représentatives possibles de l’activité très riche et diverse des neurones des aires cérébrales cibles. Nous avons calculé le nombre d’animaux par lot (25 animaux pour l’échantillonnage d’une aire cible, 10 animaux pour la comparaison deux conditions sur les même neurones) de manière à enregistrer 10000 à 20000 neurones dans chaque aire en réalisant plusieurs sessions avec le même animal. Nous avons réalisé une analyse de dimensionnement prenant en compte une estimation de 100 à 1000 classes fonctionnelles différentes de neurones par aire pour un total de 100000 à 200000 neurones par aire. Cette analyse indique qu’échantillonner 10000 à 20000 neurones permet de couvrir chaque classe fonctionnelle avec en moyenne 50 neurones par ce qui donne une puissance statistique suffisante pour comparer la composition des différentes bases de données et établir l’existence de types fonctionnels précis. L’utilisation de 25 animaux par base de données permet aussi de réaliser un équilibrage de l’échantillonnage vis-à-vis des deux genres (mâles et femelles) mais aussi des effets aléatoires de cage et de lot. Pour les comparaisons de deux conditions sur les mêmes neurones, cet équilibrage n’est pas nécessaire (contrôle interne). La réalisation de plusieurs enregistrements par animal sur plusieurs jours en changeant la zone d’observation dans l’aire cible permet aussi d’équilibrer les diverses localisations intra-aires et tout en minimisant le nombre d’animaux utilisé. Par ailleurs, le partage systématique des données en ligne obtenue avec tout groupe de recherche intéressé permettra aussi de minimiser le nombre d’expériences ultérieures portant sur ces questions.

Raffinement

Nos procédures incluent une antalgie, une analgésie, un maintien de la température corporelle et l’hydratation ainsi qu’une alimentation adaptée pour minimiser la souffrance et l’inconfort liés aux interventions chirurgicales qui sont réalisées en asepsie. Nous avons aussi prévu des temps de repos appropriés et une habituation au dispositif et à la contention progressive pour minimiser la souffrance résultant du stress physique induit. Nous avons prévu aussi un suivi quotidien des animaux pendant 5 jours après les interventions chirurgicales et régulier tout au long de la procédure. Nous avons défini des points limites précis basés sur des indicateurs de poids, d’aspect général et de comportement, entrainant l’arrêt de l’expérience ou la mise à mort s’il n’est pas possible de pallier immédiatement la souffrance de l’animal. Ces points limites concernent l’incapacité pour l’animal de s’habituer à la contention, la perte de l’implant posé chirurgicalement, ou l’apparition de douleurs ou d’infections résistantes au traitement prévu.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris comme modèle animal en raison de l’ensemble des outils génétiques qui sont bien établis chez cet animal, et qui permettent d’une part de manipuler différents éléments du système nerveux de manière ciblée, d’autre part de garantir une expression large et stable de certaines protéines, molécules permettant l’activation ou l’inactivation de neurone par la lumière. Grâce à ces outils, nous pourrons obtenir des résultats détaillés sur les mécanismes neuronaux de la mémoire et des prédictions auditives qui ne pourraient être obtenus chez d’autres espèce. Les aires cérébrales étudiées dans ce projet ont des homologues dans le cerveau humain ce qui permettra d’utiliser nos résultats pour réaliser des études plus ciblées chez l’être humain. Notre projet vise à mieux comprendre les capacités cognitives auditives de la souris. Il doit être réalisé chez des souris adultes dont les capacités cognitives sont pleinement développées et avant d’éventuelles pertes auditives. En conséquence, les animaux utilisés auront entre 7 et 26 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
Souris : 24
Souffrances
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La lignée de souris utilisée a été modifiée pour surproduire un petit ARN dans son lait, ce qui en fait, selon le porteur, un modèle unique. 24 femelles, dont 12 témoins, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chacune reçoit six à huit injections hormonales puis, sous anesthésie générale, deux traites manuelles par massage des mamelles, ses petits étant retirés pendant l'opération. Les témoins sont tuées sans reprendre conscience après la seconde traite, "par précaution" parce qu'elles sont nées de croisements avec la lignée modifiée, et les femelles modifiées le sont au moment où l'on prélève leurs embryons pour les congeler.

Objectifs

Le lait des mammifères est naturellement riche en petits ARNs, de minuscules molécules qui régulent l’expression des gènes et participent au bon fonctionnement des cellules. En plus de leur rôle biologique essentiel, ces petits ARNs sont aussi utilisés comme biomarqueurs, car leur présence et leur variation peuvent refléter certaines maladies ou états physiologiques. Ils suscitent ainsi un fort intérêt scientifique et médical, avec un besoin croissant de méthodes simples et efficaces pour les détecter. Nous avons mis au point un dispositif innovant permettant de détecter et mesurer rapidement les petits ARN directement dans le lait, sans avoir besoin de passer par des analyses complexes en laboratoire. L’optimisation de cet outil, afin de le rendre opérationnel nécessite de nouveaux échantillons de lait provenant de ce modèle murin génétiquement modifié produisant ces petits ARN en quantité. Dans ce cadre, nous souhaitons collecter du lait de souris de cette lignée modifiée et de souris contrôle en début et en milieu de lactation. De plus, cette lignée de souris ayant désormais été bien caractérisée et valorisée, nous souhaitons garantir sa préservation grâce à la production et la congélation d’embryons à partir des mêmes souris.

Bénéfices attendus

Le modèle murin utilisé présente une surabondance d’un petit ARN particulier dans son lait, ce qui en fait un modèle unique. C’est grâce à lui que le développement d’un dispositif innovant permettant la détection directe de petits ARNs présents dans le lait a pu être initié. A moyen terme, une fois au point sur le lait de souris, des tests pourront être réalisés pour étendre l’utilisation de cet outil au lait d’autres mammifères, notamment l’humain et les ruminants. Ce dispositif de détection précoce et non invasive offre un fort potentiel pour le suivi précis de petits ARNs biomarqueurs présents dans le lait, ouvrant de nouvelles perspectives pour la détection et le diagnostic de pathologies ou altérations physiologiques en médecine humaine et vétérinaire, avec un suivi individualisé. En fin de projet, la cryopréservation de cette lignée permettra de garantir sa sauvegarde.

Procédures

12 souris femelles de la lignée modifiée seront soumises à 8 injections et 2 prélèvements manuels de lait par massage des mamelles sous anesthésie générale. 12 femelles témoins seront soumises à 6 injections et 2 prélèvements manuels de lait par massage des mamelles sous anesthésie générale. Les prélèvements de lait dureront moins de 6 minutes (30 secondes à 1 minute pour l’injection avec la contention, puis 5 minutes de traite maximum).

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux sont du stress lié aux manipulations, une sensibilité aux points d’injection et une douleur légère liées aux piqûres, une sensibilité liée au massage de la glande mammaire, et le stress pour les mères et leurs petits liés à leur séparation.

Devenir

Toutes les femelles témoins seront mises à mort après la fin du deuxième prélèvement de lait, avant leur réveil (elles ne sont pas conservées par précaution car issues de croisements de femelles génétiquement modifiées avec des mâles témoins). Toutes les femelles issues de la lignée modifiée seront mises à mort au moment du prélèvement des embryons permettant leur cryo-conservation.

Remplacement

Pour l’obtention de lait, les souris ne peuvent pas être remplacées par des cultures de cellules car les techniques et connaissances actuelles ne permettent pas d’aboutir à une vraie production de lait in vitro. En revanche, ces recherches sur le lait, dont la collecte est non invasive et réalisée en routine sur les animaux d’élevage, contribuent à promouvoir le développement de protocoles d’analyse minimisant autant que possible le stress et l’invasivité pour les animaux.

Réduction

Pour développer l’outil de détection des petits ARNs biomarqueurs, 12 souris génétiquement modifiées et 12 souris témoins sont nécessaires à l’obtention des échantillons de lait et des embryons essentiels à ce projet. De plus, pour réduire le nombre d’animaux utilisés, les deux collectes de lait seront réalisées sur les mêmes souris. Enfin, les mêmes 12 femelles de la lignée modifiée seront réutilisées pour la cryoconservation de la lignée, et seront pour cela mises en reproduction avec les mêmes 10 mâles témoin de l’élevage de l’animalerie utilisés pour la procédure 1.

Raffinement

Des points limites ont été mis en place et seront appliqués. Avant sevrage, les animaux seront élevés avec leur mère, regroupés par portée, dans des cages bénéficiant d’enrichissement. Puis, jusqu’à la reproduction, les souris seront hébergées en cages regroupant plusieurs individus, avec nourriture et boisson accessibles à volonté. Les femelles seront isolées des mâles dès qu'elles présenteront des signes de gestation. Les souriceaux resteront avec leur mère, sauf pendant le temps de prélèvement de lait des mères. Pendant ce temps, les portées seront maintenues ensemble dans leur cage d’élevage, qui conservera l’odeur maternelle. Cette cage sera placée sur un tapis chauffant réglé à une température constante de 37°C. La cage de la mère sera positionnée à proximité immédiate, de manière à permettre un contact visuel et auditif réciproque, pendant toute la durée de son isolement et de son réveil. Pour la collecte de lait, les souris seront anesthésiées et traitées de façon préventive avec un antidouleur. Un gel sera appliqué sur les yeux des femelles durant l’anesthésie afin de protéger leurs cornées d’un assèchement. Pendant le prélèvement de lait et jusqu’à leur réveil, les femelles seront placées sur un tapis chauffant à 37°C pour éviter toute hypothermie. Après la collecte de lait, les animaux recevront une injection sous-cutanée d’analgésique afin de traiter préventivement une douleur post-manipulation.

Choix des espèces

La souris est un modèle de recherche privilégié en biologie, en raison de la maîtrise de ses conditions d’élevage et de reproduction, de la possibilité de manipuler l’expression de ses gènes de manière ciblée, ainsi que de la disponibilité d’un large éventail d’outils d’analyse. Les souris utilisées seront des adultes, n’ayant encore jamais été mises en reproduction, et qui seront alors accouplées pour permettre la collecte de lait issu d’une première lactation.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 336
Souffrances
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▲ 336
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Devenir
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 336

Pour comparer un traitement continu à la cortisone et un traitement par cycles, 336 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Elles boivent de la corticostérone pendant deux à douze semaines et subissent un prélèvement sanguin par semaine sur animal éveillé, soit jusqu'à treize piqûres. À la fin du traitement, chacune est mise à jeun cinq heures, reçoit une charge de glucose ou d'insuline, puis cinq à sept prélèvements sanguins étalés sur deux heures. Le porteur indique que l'excès de sucre dans le sang peut faire uriner et boire davantage les souris et leur faire perdre du poids, et affirme qu'un "organisme vivant est nécessaire" pour attribuer à chaque organe sa part dans le dérèglement.

Objectifs

Les glucocorticoïdes (GC) et leurs analogues de synthèse font partie des médicaments les plus prescrits en raison de leurs propriétés anti-inflammatoires et immunosuppressives. Cependant, à fortes doses, ils sont responsables d’une prise de poids associée à des troubles du métabolisme ainsi que d’une altération des fonctions digestives et de l’homéostasie glucido-lipidique, pouvant entraîner un diabète. Les traitements par GC sont en général initiés lors des crises inflammatoires puis arrêtés suite à la résolution de la crise et remis en place lors d’une nouvelle crise, engendrant des cycles de traitement. Tandis que les conséquences métaboliques du traitement chronique aux GC ont été bien documentées, les conséquences métaboliques des traitements intermittent par cycles ont été peu ou pas étudiées sur des modèles précliniques. Notre projet a donc pour objectifs de caractériser les conséquences sur le métabolisme et les organes impliqués d’un traitement intermittent aux GC.

Bénéfices attendus

Le diabète de type 2 (DT2) est caractérisé par une résistance à l’insuline associée à une carence relative en insuline. En France, on dénombre 4,3 millions de personnes diabétiques. La prévalence augmente depuis des années et est passée de 5,6 pour cent en 2015 à 6,07 pour cent en 2021 (source Santé Publique France et Fédération Française des diabétiques). Si les tendances restent identiques, 520 000 personnes deviendront diabétiques d’ici 2027 en France. 90 pour cent des diabétiques sont atteints du diabète de type 2, maladie touchant préférentiellement les adultes et associée à l’obésité. Des traitements contre cette maladie existent avec notamment des antidiabétiques oraux pour le diabète de type 2. Il est bien connu qu’un des facteurs de risque du DT2 est le traitement chronique par les médicaments appelés glucocorticoïdes (GC). Les traitements par GC sont en général initiés lors des crises inflammatoires puis arrêtés suite à la résolution de la crise et remis en place lors d’une nouvelle crise, engendrant des cycles de traitement. Tandis que les conséquences métaboliques du traitement chronique aux GC ont été bien documentées, les conséquences métaboliques des traitements intermittent par cycles ont été peu ou pas étudiées. Notre projet permettra donc de documenter précisément les risques de développer un DT2 suite aux traitements par cycles aux GC et a donc pour objectifs de caractériser les conséquences sur le métabolisme et les organes impliqués d’un traitement intermittent aux GC et ainsi définir d’éventuelles pistes thérapeutiques pour mieux prendre en charge les patients atteints d’un DT déclenché par des traitements par cycle aux GC.

Procédures

Les animaux seront soumis à un traitement via l’eau de boisson durant 2 à 12 semaines selon les groupes concernés. Nous réaliserons des prélèvements sanguins de faible volume effectués une fois par semaine pendant toute la durée du traitement pour contrôler la glycémie. Ces prélèvements sont effectués sur animal vigile et durent moins d’une minute par animal soit 3 à 13 prélèvements selon la durée de traitement. A la fin des traitements, les souris seront soumises à l’un des deux tests pour évaluer soit la tolérance au glucose ou celle à l’insuline. Pour cela, après une mise à jeun courte (5h), les souris seront soumises à une administration (injection au niveau de l’abdomen ou administration orale) avec une solution et 5 à 7 prélèvements sanguins de faible volume (quelques microlitres) sur une période de 2h seront réalisés pour mesurer l’évolution de la glycémie au cours du temps (2h pour chaque test effectué, 1 test par souris). Le jour de l’euthanasie, les animaux seront soumis à une injection unique au niveau de l’abdomen 7 minutes avant l’euthanasie. L’injection sera effectuée sur animal vigile à raison de quelques secondes par animal. L’ensemble des animaux seront ensuite euthanasiés par une méthode réglementaire afin de réaliser les différents prélèvements nécessaires pour les analyses.

Impact sur les animaux

L’administration de corticostérone ou de la solution contrôle via l’eau de boisson pourrait induire un stress de courte durée lors de sa mise en place en raison de la peur de la nouveauté des souris (néophobie). Plusieurs semaines de traitement à la corticostérone, pourrait induire une augmentation de la concentration de sucre dans le sang pouvant impacter le bien-être des animaux avec notamment une augmentation de l’émission d’urine, de la prise de boisson et éventuellement une perte de poids. De même, le suivi glycémique longitudinal des animaux pourra induire un stress et une douleur de courte durée. Les tests métaboliques, qui comprennent une injection ou une administration orale puis plusieurs prélèvements sanguins de faible volume afin de suivre la glycémie, peuvent être source de stress et d’inconfort pour l’animal. Ils peuvent également induire un stress et une légère sensation de faim pour les animaux en raison de période courte de mise à jeun.

Devenir

Notre étude nécessite le prélèvement d’organes afin de caractériser l’effet des traitements chroniques ou intermittents sur la fonction des organes qui régulent le métabolisme énergétique. Nous ne possédons pas de moyens techniques pour étudier ces fonctions par imagerie ou autre technique non invasive à ce jour. De plus, notre étude vise à définir le répertoire d’expression de gènes dans ces organes, technique qui nécessite le prélèvement de ces organes. Ainsi, l’euthanasie des animaux est strictement nécessaire afin de répondre aux enjeux scientifiques du projet.

Remplacement

Le métabolisme glucido-lipidique implique différents organes permettant l’absorption des nutriments (par l’intestin grêle), l’utilisation et le stockage des glucides et lipides (dans les muscles squelettiques, le foie et les tissus adipeux) et le contrôle hormonal de ces processus (par le pancréas endocrine). Leur activité coordonnée permet donc la régulation fine de ce métabolisme et la perturbation de cette activité par les traitements aux glucocorticoïdes va impacter le fonctionnement de chacun de ces organes mais également les interactions entre ces organes. Un organisme vivant est donc nécessaire pour définir la contribution spécifique des organes. Il n’est pas possible de recréer en culture de cellules la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et moléculaires rentrant en jeu.

Réduction

Un total de 336 souris sera nécessaire pour la mise en œuvre de ce projet. Après traitement des souris, nous analyserons sur chaque souris le métabolisme glucidique par des tests dynamiques (tests de tolérance au glucose, test de sensibilité à l’insuline) ainsi que les différents organes impliqués dans l’homéostasie glucidique en prélevant ces organes après euthanasie des souris. Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe tout en nous assurant que nous obtiendrons des résultats statistiquement fiables. En effet, en raison des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Compte tenu des données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, les procédures ont été mises au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (formation, soins, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés. L’administration via l’eau de boisson de glucocorticoïdes (ou du diluant seul) sera surveillée et les biberons changés 3 fois par semaine afin de garantir une bonne qualité de l’eau de boisson. Toutefois, afin de limiter les effets indésirables, les animaux seront suivis quotidiennement par du personnel formé et compétent afin de détecter toute anomalie. Un suivi du poids et de la glycémie sera mis en œuvre tout au long du projet. Des points limites ont été établis sur la base de précédentes études sur ce type de modèles expérimentaux. Les mesures appropriées seront mises en œuvre selon les observations réalisées (soins, etc.) et la structure en charge du bien-être animal ainsi que le vétérinaire pourront être sollicités, le cas échéant.

Choix des espèces

Justification de l’espèce : Nous avons montré qu’il existait des conséquences métaboliques importantes lors d’un traitement chronique aux glucocorticoïdes (GR). Nous souhaitons maintenant étudier les conséquences métaboliques d’un traitement intermittent. Afin de pouvoir comparer le traitement intermittent au traitement chronique, nous souhaitons réaliser cette étude chez des souris de même origine et de même fond génétique. Stades de développement Les études se feront avec des animaux adultes (entre 8 et 20 semaines d’âge).. En effet, l’équipe de recherche s’intéresse aux adaptations métaboliques et pancréatiques en réponse à un traitement chronique aux glucocorticoïdes, ce qui nécessite de réaliser les expériences dont le métabolisme glucido-lipidique est fixe, c’est-à-dire chez des souris adultes, post-sevrage et post-puberté.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 495
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 495
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Devenir
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 495

Un cathéter maintenu jusqu'à une heure dans la tumeur, puis quinze minutes de chauffage au laser : 495 souris immunodéficientes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chaque animal porte deux tumeurs greffées sous la peau, l'une chauffée, l'autre servant de témoin, ce que le porteur compte comme une mesure de réduction du nombre d'animaux. Il s'agit de détruire par la chaleur des tumeurs solides à l'aide de nanoparticules activées par la lumière, avec des risques de brûlure que le porteur dit limiter en surveillant la température en temps réel. La souris est retenue pour sa petite taille, qui permet à l'imagerie optique de capter des signaux faibles et profonds.

Objectifs

Actuellement, un large panel de technologies utilisées pour traiter les cancers est proposé. De l’ablation chirurgicale de tumeur solide à la chimiothérapie, les patients se voient souvent attribuer des combinaisons de traitements afin de maximiser leur rémission et éviter ou limiter tout risque de récidive. Parmi les nouvelles approches développées, la thermoablation émerge clairement en tant que nouvelle technique de traitement localisé en pleine expansion. Ceci provient du fait qu’un échauffement ou refroidissement important des cellules cancéreuses entraine la nécrose des tissus tumoraux. Chacune de ces technologies comportent de nombreux avantages, tels que la diminution du caractère invasif de la résection de la tumeur avec un suivi du traitement et des échauffements en temps réel par des méthodes d’imagerie biomédicales multiples. Cependant,la principale limite du traitement par échauffement est la précision et le contrôle des élévations de température exclusivement dans les tissus cancéreux. Afin de surpasser ces limites, des recherches mettent en jeux l’utilisation d’objet chimiques de taille nanométrique (nanoparticules) physiquement activables qui s’accumulent préférentiellement dans les tissus malades (zones tumorales). L’objectif majeur de ce projet est l’évaluation de l’efficacité de nouvelles nanoparticules activables par un Laser pour traiter des tumeurs solides de petites tailles. Ces nanoparticules sont capables de convertir une énergie lumineuse de faible puissance (le laser) en une énergie thermique. Cette technologie pourrait permettre la résection tumorale sans avoir recours à la chirurgie traditionnelle, souvent insuffisante et parfois incomplète. Elle permettrait également de mieux contrôler les échauffements et réduire considérablement les puissances d’illumination pouvant provoquer des douleurs et des sensations de brûlure chez les patients. Pour ce projet expérimental, l’élévation de température nécessaire pour la résection de la tumeur sur l’animal serait contrôlée en temps réel grâce à l’utilisation d’une caméra thermique puis d’une IRM couplée à la thermométrie. Ainsi nous pourrons réguler instantanément les durées d’illumination ou encore les puissances nécessaires afin d’avoir les meilleurs résultats et limiter les inconforts ou les effets non désirables.

Bénéfices attendus

Proposer une nouvelle stratégie de traitement contre des cancers solides (cancer colorectal, cancer de la prostate ou cancer du sein) en combinant l’utilisation d’objets chimiques de taille nanométrique (nanoparticules) et leur illumination avec un laser. Ces nanoparticules ont la particularité d’être activables par une source de lumière (laser) pouvant être amenée jusqu’à la tumeur par les voies naturelles du patient (urètre, rectum, œsophage, …) ou par microchirurgie peu invasive. Cette combinaison entre lumière et agent chimique induit des élévations de température améliorées, rapides et suffisamment importantes afin de provoquer une diminution de la masse tumorale. Ainsi nous souhaitons améliorer la méthode LITA (Light-Induced Thermal Therapy) de thermoablation et nous envisageons dans l’avenir que ces nanoparticules pourraient être une solution sur un traitement précis, contrôlé et transposable à l’échelle clinique.

Procédures

Injection sous la peau : une fois, moins de 30 secondes, sous anesthésie. Injection dans la veine : une fois, moins de 30 secondes, sous anesthésie. Positionnement d’un cathéter dans la tumeur sous cutané : une fois, entre 30 minutes et 1 heure, sous anesthésie. Echauffement par le laser au niveau de la tumeur : une fois, jusqu’à 15 minutes, sous anesthésie. Imagerie : 6 séances de 5 minutes, sous anesthésie.

Impact sur les animaux

La greffe des cellules cancéreuses en sous cutané peut engendrer un risque d’infection au niveau du site d’injection, une douleur ou une faible perte de poids. La présence de la tumeur peut engendrer une gêne chez l’animal. L’animal pourrait éventuellement développer une mauvaise réaction suite à l’injection des nanoparticules. Une douleur au niveau du site d’injection des nanoparticules pourrait être ressentie. Des risques de brûlures dus à une élévation de température trop importante pourraient également survenir. Ils seront limités grâce à l’utilisation d’une évaluation en temps réel des élévations de température et d’une possibilité d’adaptation de la puissance d’irradiation afin de ne pas dépasser les seuils de température néfastes à l’animal. Un risque d’hypothermie lié à l’anesthésie existe, cependant les souris anesthésiées seront systématiquement placées sur un tapis chauffant. L’immunodéficience des animaux peut entrainer une infection par des pathogènes.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés afin de récupérer des prélèvements analysés ultérieurement.

Remplacement

Des premiers tests d’élévation de température ainsi que des efficacités d’échauffement ont été réalisés sur des systèmes fantômes (gels d’agar) permettant de mimer un tissu biologique. Différentes quantités d’agents chimiques pouvant provoquer un échauffement sous illumination ont été testées sur ce système. Les élévations de température obtenues étaient excellentes cependant la température initiale des gels employés (18-20°C) n’est pas comparable avec la température d’un animal et induisent donc directement à une évaluation d’efficacité d’échauffement faussée. De plus, les agents chimiques en milieu biologique peuvent également subir des dégradations pouvant engendrer une diminution de leur efficacité. Des tests sur cellules ont également été réalisés afin de vérifier que l’agent chimique rentre bien dans les cellules cancéreuses au cours du temps et qu’il n’est pas toxique. Cependant, dans les tests communément effectués, les cellules sont toutes de même nature, la densité cellulaire n’est pas comparable à un tissu, le système n’est pas vascularisé… en d’autres termes, le modèle cellulaire n’a pas l’exactitude que du modèle animal, ce qui peut conduire à de faux positifs (et de faux espoirs pour les patients). De plus, le contrôle d’élévation de température par suivi par imagerie de résonance magnétique (IRM) n’est pas techniquement applicable aux modèles cellulaires alors qu’elle est adaptée (et communément utilisée) pour l’homme. Pour ces raisons, le modèle in vivo semble inévitable.

Réduction

Les premiers tests préliminaires réalisés sur gels d’agar ont révélé d’excellents résultats. Les tests d’innocuité des nanoparticules en l’absence de lumière sur des cellules cancéreuses ont été réalisés en amont. Les souris seront porteuses de 2 tumeurs sous-cutanée afin d’avoir une tumeur contrôle et une tumeur traitée pour chaque animal ce qui nous permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés tout en ayant une meilleure fiabilité du contrôle. Une étude pilote est prévue afin de vérifier l’efficacité des nanoparticules couplées à une activation par la lumière sur la régression des tumeurs. Si les résultats ne sont pas concluants le projet sera stoppé. L’analyse de l’élévation de la température et de l’étendue de la zone de chauffage sera mesurée. Elle nous permettra également de réduire les effectifs et de limiter les complications pouvant survenir avec des échauffements trop importants. Les tissus tumoraux après illumination et observation seront analysés post-mortem. Le suivi de la localisation du médicament au cours du temps suite à l’injection par voie sanguine sera effectué par imagerie de fluorescence qui est une méthode d’imagerie non invasive permettant de faire un suivi longitudinal (dans le temps) sur un même animal. Le nombre d'animaux a été déterminé en utilisant un logiciel dédié et des études statistiques seront réalisées.

Raffinement

Les souris seront acclimatées pendant 7 jours après leur arrivée dans l’animalerie. Les souris sont hébergées en groupes sociaux avec un enrichissement du milieu (tunnel ou maison, paille, bâton à ronger) sur un portoir ventilé. L’hébergement en portoir ventilé permet de limiter les risques d’infection des animaux par des pathogènes et/ou des opportunistes. Les étapes du projet sont réalisées sur animal anesthésié et lors de l’anesthésie l’animal est maintenu sur un tapis chauffant. Les animaux sont surveillés par le personnel de l’animalerie et par l’expérimentateur. Une feuille de score est utilisée pour le suivi de l’animal et pour scorer des points limites adaptés au projet. La feuille de score permet de définir des critères d’arrêt des souffrances et propose des mesures conservatoires bien déterminées.

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix en imagerie optique de par sa petite taille. La souris étant un animal de petit gabarit, nous sommes capables de détecter des signaux faibles et profonds en imagerie optique. Le bioimageur utilisé pour l’imagerie de fluorescence est adapté à la souris. Les modèles de tumeurs sous cutanées utilisés dans ce projet ont été établis chez la souris. De plus, la souris étant un petit animal, cela permet de faire des tests avec des petites doses d’agent chimique. Un aspect pratique quant à la quantité d’agents thérapeutiques produits à l’échelle du laboratoire qu’il ne faut pas négliger. Les souris seront utilisées à partir d’un âge de 8-10 semaines correspondant à l’âge de jeunes adultes et à la maturité sexuelle des souris dans l’optique de traiter des cancers hormonodépendants / hormonosensibles comme le cancer de la prostate et le cancer du sein.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système musculosquelettique
Souris : 512
Souffrances
▲ -
▲ 184
▲ -
▲ 328
Devenir
 -
 -
 -
 512

512 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 328 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, chacune pouvant courir jusqu'à deux fois une heure trente sur un tapis roulant. Les souris sont stimulées pour les maintenir en course, exposées trente minutes à une chaleur ambiante élevée ou anesthésiées au gaz pendant une heure trente, avec jusqu'à quatre mesures de température rectale sur animal éveillé. Le porteur décrit les effets attendus : montée de la température corporelle, mouvements spasmodiques, difficulté à respirer, contractions musculaires généralisées, perte de conscience. Le bénéfice annoncé, un test de prédisposition destiné aux athlètes et au personnel militaire, reste à venir quand les crises d'hyperthermie sont, elles, déclenchées d'emblée.

Objectifs

Les crises d’hyperthermie sont des maladies mortelles qui peuvent être de deux types : hyperthermie d’effort et hyperthermie maligne. L’hyperthermie maligne apparait à la suite d’une exposition aux anesthésiques volatiles lors d’une opération chirurgicale. L’hyperthermie d’effort survient au cours d’une activité physique prolongée et intense chez des athlètes, le personnel militaire ou les travailleurs en extérieur. Les deux types de crises d’hyperthermie se caractérisent par une élévation nocive de la température corporelle, un état neurologique dégradé et une contracture musculaire généralisée. Le décès des patients intervient si aucune prise en charge n'est réalisée. Chez l’homme, les patients atteints d’hyperthermie d’effort ont également montré une sensibilité aux anesthésiques. Un projet de recherche a été réalisé sur les prédispositions génétiques à l’hyperthermie d'effort en étudiant une cohorte de soldats ayant fait un épisode d’hyperthermie d'effort lors d’exercices de marche commando. A l’issue de cette analyse, des mutations génétiques ont été trouvées, permettant ainsi de faire le lien entre un gène et ces pathologies. Le but de ce projet est l’étude d’un modèle de souris portant une ou deux copies des mutations retrouvées chez les patients afin de valider son implication dans l’apparition des crises d’hyperthermie. Ce modèle de souris permettra également l’étude des mécanismes physiopathologiques de la maladie, ainsi qu’une meilleure détection et prise en charge des patients susceptibles d’être sujets à une crise d’hyperthermie.

Bénéfices attendus

A court terme, ce projet permettra de valider l’implication d’un nouveau gène dans l’apparition des crises d'hyperthermie et permettra d’avoir un moyen diagnostic chez les athlètes, les militaires et de manière générale les populations d’actifs afin d’identifier les personnes ayant une prédisposition à développer des crises d’hyperthermie. Enfin il permettra d’identifier les mécanismes au niveau cellulaire et moléculaire de cette maladie, permettant de développer de nouvelles approches thérapeutiques ou préventives.

Procédures

Certains animaux seront exposés 30 minutes à une température ambiante élevée. Certains animaux seront exposés à une anesthésie gazeuse d'1h30 avec prise de la température régulière sur l'animal anesthésié. Certains animaux seront exposés à un test d’exercice physique sur tapis de course (2 fois maximum, 1h30 maximum par test). 2 à 4 prélèvements de sang maximum seront réalisés sur les animaux éveillés. Tous les animaux auront 4 mesures maximum de la température rectale sur animal éveillé sauf les animaux anesthésiés.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus chez les animaux sont ceux qu'on retrouve chez l'homme soumis à une anesthésie ou à un exercice physique intense et prolongé et/ou à une exposition prolongée à une température élevée, avec l'apparition de crises d'hyperthermie. Ils peuvent être les suivants : hausse de la température corporelle, mouvements altérés et spasmodiques du corps, difficulté à respirer, contractions généralisées des muscles, perte de conscience. Des nuisances telles de l'inconfort seront également présentes durant l’expérimentation car les souris seront soumises à des stimulations pour maintenir leur course sur le tapis. Un stress léger de courte durée est présent lors de la prise de température rectale.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin de préléver les tissus (muscles, cerveaux) pour les analyses moléculaires et la compréhension des mécanismes physiopathologiques.

Remplacement

L’objectif de ce projet est l’étude d’un modèle souris portant une des mutations retrouvées chez des patients ayant fait une crise d'hyperthermie d'effort. Toutes les études préliminaires ne nécessitant pas d'animaux vivants seront réalisées sur des cellules afin de vérifier l'expression, la localisation et les autres protéines pouvant intéragir avec la protéine d'intérêt. Cependant les causes et les conséquences physiologiques des crises d'hyperthermie ne peuvent être étudiées que sur des animaux vivants.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe dans les expériences est réduit à son minimum tout en optimisant l'interprétation statistique des résultats. Ce projet est basé sur un modèle de souris dont les caractéristiques ne sont à l’heure actuelle pas connues. Cependant les crises d’hyperthermie d'effort ont été étudiées chez des souris de fond génétique identique aux modèles souris développés pour ce projet. Nous pouvons donc nous baser sur les données de la littérature obtenues pour ces souris sans avoir à refaire une étude, pour évaluer le nombre d'animaux nécessaires pour un résultat exploitable et statistiquement fiable. Pour réduire le nombre d'animaux nécessaires, les études ne seront réalisées dans un premièr temps que sur des animaux contrôles et ceux porteurs d'une seule copie de la mutation, ce qui correspond exactement à la situation humaine. Si la crise n'est pas déclenchée, alors des animaux où les deux copies du gène d’intérêt sont modifiées seront utilisés.

Raffinement

Si les animaux proviennent d'une autre animalerie, ils seront expérimentés une semaine après leur arrivée afin d'assurer une acclimatation à la nouvelle animalerie. Puis, durant 3 à 5 jours, les animaux seront manipulés une fois par jour pour mimer le prélèvement de sang. Les animaux seront amenés en pièce d'expérimentation au moins 30min avant le début et auront un temps dédié à l’entrainement au tapis de course afin de comprendre la consigne. La température corporelle sera mesurée à l’aide d’un thermomètre dédié aux souris par du personnel compétent. Une échelle d'évaluation spécifique permet l'application de points limites stricts et pertinents pour ce projet.

Choix des espèces

Les techniques actuelles permettent de reproduire chez la souris les mutations à l’origine de maladie humaine. En effet, ce modèle est celui dont la physiologie se prête le mieux à l’exploration d’une pathologie déclenchée par l’exercice physique, en particulier par la proximité de ses structures musculaires et de son métabolisme avec l’homme. Par ailleurs, le coup de chaleur d’exercice ou hyperthermie d’effort est une maladie qui survient chez des sujets jeunes tels que des athlètes, le personnel militaire ou les travailleurs en extérieur. C'est pourquoi nous utiliserons des souris jeunes adultes à partir de l'âge de 8 semaines jusqu’à l’âge de 6 mois afin de se rapprocher au mieux de ce qui se passe chez l'homme.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 370
Souffrances
▲ -
▲ 370
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 370

370 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. 165 d'entre elles reçoivent une molécule par gavage, une canule introduite dans l'œsophage deux fois à vingt-quatre heures d'intervalle, et 200 passent une batterie de tests : champ libre pendant quinze minutes, reconnaissance et localisation d'objets nouveaux en trois sessions de douze minutes, alternance spontanée dans un labyrinthe en Y. L'objet est le surdosage d'un gène du chromosome 21 dans les cellules qui soutiennent les neurones, chez des souris portant des mutations reproduisant la trisomie humaine. Sur le remplacement, le porteur affirme que ces mécanismes requièrent "l'étude d'un organisme vivant dans son intégrité et sa globalité" et conclut qu'il n'existe aucune autre méthode.

Objectifs

Ce projet a pour but l’étude de l’impact du surdosage d’un gène situé sur le chromosome humain 21 humain présent en 3 copie chez les personnes trisomiques au lieu de 2 dans une situation standard. Ce gène est impliqué dans la genèse des neurones est principalement exprimé dans les cellules qui soutiennent les neurones. Les mutations de ce gène peuvent entraîner l'homocystinurie, une maladie caractérisée par l'accumulation d'homocystéine et des symptômes neurologiques variés. Cette surexpression est liée à des déficits de mémoire et à des anomalies neurocomportementales, et peut avoir des effets délétères sur les cellules, notamment via la consommation d'oxygène dans le cerveau. Des recherches récentes suggèrent que des interventions sur ce gène pourrait atténuer les effets de sa surexpression dans le cerveau adulte des personnes porteuses de la trisomie 21 (T21). Notre projet vise donc à démontrer et comprendre les effets de cette surexpression dans des modèles de souris de la T21et son impact sur les mécanismes cellulaires.

Bénéfices attendus

Le gène étudié, situé sur le chromosome 21, permet de fabriquer une enzyme Cette enzyme joue un rôle important dans le traitement de certains acides et dans la production d’une petite molécule appelée sulfure d’hydrogène (H₂S), qui peut agir comme un messager chimique dans le cerveau. Le gène étudié est particulièrement actif dans certaines cellules du cerveau, qui soutiennent les neurones et aident à réguler leur activité. Quand ce gène ne fonctionne pas correctement, comme dans certaines mutations rares, cela provoque une maladie appelée homocystinurie, marquée par une accumulation toxique d’homocystéine et des troubles neurologiques. Mais notre gène joue aussi un rôle dans la trisomie 21 (T21). Les personnes atteintes de T21 ont trois copies du chromosome 21 au lieu de deux, ce qui provoque une surexpression du gèned’intéret. Cette surproduction entraîne un excès de sulfure d’hydrogène, ce qui peut perturber le fonctionnement des cellules du cerveau, en particulier en bloquant l’activité des mitochondries, les « centrales énergétiques » des cellules. Cela pourrait contribuer à des troubles de la mémoire et du comportement, observés chez les personnes avec T21 et dans des modèles animaux (souris et rats). Des recherches ont montré qu’en réduisant l’activité de ce gène ou en utilisant des traitements comme le disulfirame (un médicament existant), on peut améliorer certains problèmes de mémoire et de comportement dans ces modèles animaux. Nos propres résultats, obtenus à partir de cerveaux de souris (et de cultures de cellules cérébrales enrichies en astrocytes), confirment que le gène étudié est surtout exprimé dans les astrocytes. Cela nous pousse à penser que c’est dans ces cellules que la surexpression du gène a le plus d’impact dans le cerveau adulte atteint de trisomie 21. Notre objectif est donc de mieux comprendre les effets de cette surexpression du gène d’intéret spécifiquement dans les astrocytes, pour mieux cerner comment cela affecte les fonctions cérébrales, et éventuellement proposer de nouvelles pistes thérapeutiques ciblées.

Procédures

Sur 165 animaux, il y aura l’introduction d'une canule de gavage pour l'administration d’une molécule par voie orale, 2 fois 30 secondes à 24H d’intervalle. 200 animaux passeront les tests de comportement. Pour l’activité locomotrice en champ libre, 1session unique de 15min. Pour la mémoire de localisation d'objets nouveaux et la mémoire de reconnaissance d'objets nouveaux, 3 sessions de 12min à 24H d’intervalle. Pour l'alternance spontanée dans le labyrinthe en Y, 1 session unique de 8min. Tous les tests sont sans contraintes, basé sur l’exploration libre.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont l'introduction d'une canule de gavage pour l'administration d’une molécule par voie orale. Cette douleur sera accentuée à cause de la répétition pour une 2ème administration, 24H après. Cela peut induire une légère douleur et irritation . Chaque administration dure quelques secondes et affecte peu le bien-être des animaux. De plus, les tests utilisés pour évaluer la mémoire peuvent engendrer un léger stress par rapport à la nouveauté de l’environnement.

Devenir

Tout les animaux seront mis à mort à la fin de la Procedure Experimentale pour prélèvement de tissus.

Remplacement

La compréhension des mécanismes physiologiques et moléculaires ainsi que les origines développementales des pathologies génétiques associées à des retards mentaux requièrent l’étude d’un organisme vivant dans son intégrité et sa globalité et il n’existe donc pas de méthodes autres que l’étude in vivo. La souris est une espèce physiologiquement et génétiquement proche de l’Homme dans laquelle nous pouvons réaliser les manipulations génétiques pour obtenir ces modèles de pathologies humaines.

Réduction

Nos expériences de base sont construites sur des groupes de 16 animaux pour avoir un résultat significatif. La taille des groupes a été déterminée grâce aux résultats de nos précédentes études qui nous ont permises de déterminer le nombre minimum d’animaux à utiliser, soit 16 par groupes pour pouvoir utiliser une statistique éprouvée. Comme les tests comportementaux sont sans contraintes, certains animaux ne répondront pas, c'est pourquoi nous testerons 4 animaux de plus dans chaque groupe, soit n=20.

Raffinement

Pour raffiner l’administration de la molécule par gavage, nous utiliserons des sondes de gavage en plastique flexibles pour réduire le traumatisme, notamment l’extrémité est douce et conçue pour réduire les chances d’un mauvais placement dans la trachée et une perforation de l’œsophage. Elles sont recommandées pour le bien-être animal par rapport aux traditionnelles sondes métalliques rigides. Un tube de transfert sera placé dans les cages pour manipuler les animaux sans les toucher et servira également comme enrichissement du milieu durant toute l’expérience. Les animaux aiment bien s’y réfugier et il servira aussi à éviter les contentions par la queue tout au long de leur vie, cela limitera l’apparition potentiel de stress chronique. Les conditions d’élevage seront améliorées pour les femelles gestantes gavées avec la molécule, par l’apport d’un matériel de nidification supplémentaire (2 au lieu de 1) leur permettant de faire un nid plus complexe et ainsi de mieux gérer leur exposition à la lumière et aux menaces perçues. Les femelles administrées par gavage seront observées 3 fois par semaine pour détecter tout signe de souffrance. Les animaux seront ensuite sevrés à 4 semaines et hébergés par groupe de 4 ou 5 pour leur assurer une vie sociale. Nous utilisons une grille d’évaluation standardisée pour surveiller la santé et réduire la souffrance. Pour euthanasier les animaux, nous utilisons des techniques validées, rapides et sans douleur, conformément aux recommandations les plus strictes. En cas de conflit entre animaux, nous isolerons l'animal dominant et, si nécessaire, procéderons à des soins locaux. Tout au long des procédures, des seuils limites spécifiques seront établis pour assurer que les animaux demeurent dans des conditions éthiquement acceptables et pour réagir de manière appropriée à tout signe de souffrance ou de diminution du bien-être.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) est l’espèce de choix pour générer des modèles de maladies humaines. Son anatomie, sa physiologie et la génétique sont bien connues. De plus, les méthodes pour la manipulation génétique de ces animaux sont les plus développées. La nécessité d’utiliser des transgéniques est liée à l’absence de tout mutant spontané dans une espèce de mammifères qui correspond à la maladie humaine. Les femelles seront accouplées à partir de 8 semaines, dès la maturation sexuelle atteinte. Une fois gestantes elles seront traitées au tamoxifène. Les nouveaux nés seront gardés jusqu’à 2 mois, âge adulte, auquel ils seront évalués dans différents paradigmes. C’est aussi l’âge où le développement cérébral est complet et où le comportement exploratoire et les aptitudes de mémorisation sont présentes

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 300
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 120
▲ 180
Devenir
 -
 -
 -
 300

Des cellules de glioblastome sont injectées dans le cerveau de souris dépourvues de système immunitaire, qui reçoivent ensuite deux à trois injections par semaine pendant onze semaines. 300 souris vont être utilisées, dont 180 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, les autres à un niveau modéré. Le porteur qualifie de légère la douleur de l'injection des cellules cancéreuses comme celle des traitements répétés, et se borne à indiquer que la tumeur intracrânienne peut entraîner un mauvais état de santé général. Toutes sont tuées pour prélever les tumeurs.

Objectifs

Ce projet cherche à étudier l'impact d'une nouvelle approche thérapeutique pour traiter un type de cancer du cerveau résistant aux traitements. L'idée est d'apporter la preuve génétique de cibles thérapeutiques nouvelles et d’explorer le potentiel thérapeutique de molécules pharmacologiques, afin de ralentir la croissance des cellules cancéreuses et de proposer une nouvelle option pour les patients qui ne répondent pas aux traitements actuels. Actuellement, un médicament associé à la radiothérapie est utilisé pour tuer les cellules cancéreuses. Bien qu'il fonctionne bien au début, de nombreux patients rechutent après un certain temps, ce qui montre qu'il est nécessaire de trouver de nouvelles stratégies thérapeutiques. Récemment, des chercheurs ont découvert qu’une autre voie moléculaire peut aussi provoquer la mort des cellules cancéreuses. Cette approche a montré des résultats prometteurs en laboratoire. Nos recherches récentes ont révélé deux nouvelles cibles dans cette voie. Son blocage rend les cellules cancéreuses plus vulnérables. Nous avons observé que les cellules cancéreuses ne se multiplient plus aussi rapidement, ce qui offre de nouveaux espoirs. L'objectif principal de ce projet est de tester si cette stratégie pourrait ralentir la croissance des tumeurs. Pour cela, nous allons étudier ces traitements chez la souris. Ce projet a le potentiel de conduire à de nouvelles options thérapeutiques pour les cancers du cerveau, avec des perspectives d'applications en clinique pour améliorer la prise en charge des patients.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif de mieux comprendre les mécanismes d’adaptation des cellules dans le développement des cancers du cerveau. En bloquant l'activation de molécules clés, il est possible de contrôler la mort cellulaire in vitro. Mieux comprendre les mécanismes pourrait aussi avoir des applications dans d’autres types de cancers et de maladies liées au fonctionnement cérébral. À court terme, nous allons tester des molécules, afin de voir si elles peuvent être utilisées comme traitements efficaces. À plus long terme, ce projet pourrait améliorer les traitements des cancers du cerveau qui résistent aux thérapies actuelles. Ces stratégies pourraient également être adaptées pour d'autres types de cancers, ce qui permettrait d'élargir l'impact de cette recherche. Les résultats de cette étude pourraient également avoir des applications en médecine vétérinaire, notamment pour le traitement des cancers chez les animaux de compagnie (chiens qui développent ces cancers) ou la faune sauvage. Enfin, bien que les effets environnementaux ne soient pas directs, ce projet pourrait contribuer à réduire l'empreinte écologique de l'industrie pharmaceutique. En développant des traitements plus ciblés et efficaces, il limiterait la production de déchets et l'impact environnemental des traitements traditionnels. En résumé, ce projet vise à approfondir nos connaissances et à valider de nouvelles cibles thérapeutiques. Il pourrait offrir de nouvelles options pour traiter des cancers, tout en apportant des bénéfices pour la santé humaine, animale et l’environnement.

Procédures

Injection de cellules tumorales : entre 30 secondes et 10 minutes (selon la localisation de la greffe), 1 fois. Injection de médicaments et placébo : moins de 2 minutes, 2 ou 3 fois par semaine pendant 11 semaines maximum. Pesée : moins de 2 minutes, 2 fois par semaine. Mesure du volume tumoral : moins de 5 minutes, 3 fois par semaine. Prélèvement sanguin : moins de 2 minutes, 1 fois.

Impact sur les animaux

Les souris ont un système immunitaire inefficace, entrainant une nuisance légère. L'injection de cellules cancéreuses entraine une douleur légère. La prolifération tumorale intracranienne peut entraîner un mauvais état de santé général (perte de poids, faiblesse, atteintes fonctionnelles). Les injections répétées des traitements engendrent une douleur légère.

Devenir

A la fin des procédures ou si un animal atteint un point limite, les animaux seront euthanasiés afin de collecter les tumeurs d’intérêt pour étudier l’effet des traitements sur la progression de la tumeur.

Remplacement

Nous menons une recherche approfondie pour trouver de nouvelles méthodes en laboratoire (in vitro) capables de mieux reproduire la croissance des tumeurs du cerveau et de tester des traitements sur ces modèles. Les techniques existantes ne parviennent pas à capturer la complexité et la diversité de ces cancers, ni à simuler de manière réaliste les interactions entre les différentes cellules dans l’organe cible (cerveau). Les méthodes classiques de culture cellulaire ne sont pas adaptées pour créer des environnements où les cellules tumorales peuvent communiquer comme elles le feraient dans le corps humain. Ces interactions sont cruciales pour comprendre des phénomènes, comme la migration des cellules cancéreuses, leur invasion dans les tissus voisins, ainsi que les réponses immunitaires et vasculaires qui jouent un rôle essentiel dans la progression de la maladie. Bien que des modèles plus avancés, comme ceux utilisant des cellules en 3D (organoïdes), existent, ils ne parviennent toujours pas à reproduire fidèlement tous les mécanismes complexes des tumeurs cérébrales. Ainsi, à l'heure actuelle, il n'existe pas de modèle in vitro capable de simuler exactement les processus biologiques que nous souhaitons étudier dans ce projet. Toutefois, nous restons attentifs aux progrès scientifiques et techniques dans ce domaine et nous nous engageons à intégrer de nouvelles méthodes dès qu'elles seront validées et disponibles.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés dans nos recherches, notre équipe est formée à l'utilisation de méthodes statistiques spécifiques pour l'expérimentation animale. Ces outils permettent de planifier les expériences de manière rigoureuse, de randomiser les groupes de manière équitable, et d'analyser les résultats de façon fiable en utilisant des tests statistiques adaptés. Les protocoles d'injection des cellules tumorales, basés sur des études existantes, sont validés et fiables. Ceci garantit une prise tumorale optimale chez toutes les souris de l'étude. Cela permet de limiter l'utilisation d'animaux dont les prélèvements seraient inutilisables. Le nombre d'animaux nécessaire pour ces recherches a été minimisé, tout en assurant que les résultats restent statistiquement valides. Le projet se divisera en deux phases : 1) validation génétique et 2) évaluation thérapeutique. Si la première phase ne montre pas de différences significatives, la seconde phase sera annulée, réduisant ainsi de moitié le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Afin de minimiser la souffrance des animaux et de garantir leur bien-être tout au long de l'expérience, nous mettrons en place des mesures de surveillance et d’évaluation de leur état de santé. Les animaux n'ont pas de système immunitaire et seront donc hébergés dans un environnement sanitaire adapté. Un suivi clinique rigoureux sera effectué pour observer les signes, physiques et comportementaux, de détresse. Nous veillerons également à offrir aux animaux un environnement adapté et enrichi. Ceux-ci seront élevés dans des conditions optimales, conformément aux normes européennes, et leur habitat sera enrichi pour favoriser leurs comportements naturels et réduire le stress. Par exemple, nous ajouterons des éléments comme des frisottis de papier dans leurs cages. Pour assurer leur bien-être social, les fratries d’animaux seront groupées par cage, ce qui contribue à leur stabilité émotionnelle et limite le stress. L’ensemble du personnel sera formé à surveiller les animaux au quotidien, en s’assurant que leurs conditions de vie respectent les meilleures pratiques. Concernant les procédures expérimentales, nous adopterons des méthodes visant à limiter au maximum le stress. Les manipulations seront réalisées rapidement, en binôme, et aussi rarement que possible, afin de réduire la gêne et la douleur. Les souris seront placées sur un tapis chauffant lors des anesthésies longues. Les animaux feront l’objet d’un suivi clinique systématique, avec des examens approfondis deux fois par semaine pour détecter tout signe de douleur ou de souffrance. Si l'état des animaux se dégrade, nous mettrons en place un suivi quotidien et ajusterons immédiatement leur traitement contre la douleur ou, si nécessaire, procéderons à une euthanasie pour éviter toute souffrance prolongée.

Choix des espèces

Les souris utilisées dans cette étude sont immunodéficientes, ce qui signifie qu'elles ne rejettent pas les cellules humaines et peuvent recevoir des greffes de cellules tumorales humaines. Elles sont souvent utilisées pour étudier les cancers car elles sont moins susceptibles de développer des réactions inflammatoires. Le glioblastome est une tumeur cérébrale du sujet adulte, affectant les hommes et les femmes. Pour ces raisons, les animaux mâles et femelles utilisés auront entre 6 et 8 semaines au début de l'étude et seront maintenus jusqu'à 16 semaines supplémentaires, ce qui les amène à un âge de 22 à 26 semaines à la fin de l'expérimentation.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 1680
Souffrances
▲ -
▲ 240
▲ -
▲ 1440
Devenir
 -
 -
 -
 1680

1 680 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 1 440 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent quotidiennement de l'oxaliplatine et des candidats médicaments, par voie orale, intrapéritonéale, sous-cutanée ou intraveineuse, jusqu'à développer une allodynie, cette hypersensibilité qui rend douloureux un contact ordinaire. S'y ajoutent des tests comportementaux et des enregistrements électromyographiques hebdomadaires, avant une anesthésie profonde suivie d'une perfusion intracardiaque qui les tue. Le porteur justifie le recours aux souris par le fait que les neuropathies périphériques mettent en jeu plusieurs types cellulaires, et conclut que "ce degré de complexité ne peut être atteint qu'avec un modèle animal".

Objectifs

Les neuropathies périphériques et les douleurs neuropathiques font partie des effets indésirables fréquents et sévères des chimiothérapies à base de platine. Ces effets indésirables peuvent conduire à une réduction des doses, voire à un arrêt des traitements anticancéreux, ce qui peut entraîner un échec thérapeutique. Les médicaments actuellement disponibles sur le marché pour contrer ces neuropathies périphériques ne montrent pas d’effet neuroprotecteur suffisant pour atténuer significativement les symptômes et permettre la poursuite du traitement par chimiothérapie. L’objectif de ce projet est de tester l’effet neuroprotecteur de plusieurs candidats-médicaments sur un modèle murin de douleurs neuropathiques lié à la prise de composés anti-mitotiques. Si un effet bénéfique est observé, l’étude visera également à comprendre la pharmacodynamique de ces candidats-médicaments. Divers échantillons biologiques pourront être prélevés sur les modèles après sacrifice, notamment le nerf sciatique, la peau plantaire, les ganglions de la racine dorsale de la moelle spinale et le plasma.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’approfondir la compréhension des mécanismes impliqués dans la douleur neuropathique induite par les composés anti-mitotiques, tels que l’oxaliplatine. Il pourrait ainsi contribuer à l’identification de nouvelles approches thérapeutiques en évaluant l’efficacité neuroprotectrice de certains composés pharmacologiques. Ces douleurs, souvent invalidantes, peuvent constituer un frein à la poursuite des traitements anticancéreux, conduisant parfois à une réduction de la dose ou à l’arrêt du traitement. Trouver un moyen de limiter ces effets secondaires permettrait non seulement d’améliorer la prise en charge des patients, mais aussi d’optimiser le taux de succès des thérapies anticancéreuses en garantissant une meilleure adhésion aux protocoles de soin.

Procédures

Le projet inclut des traitements chroniques (quotidien) par voie orale, injection intrapéritonéale ou sous-cutanée (durée de quelques dizaines de secondes). Des injections intra-veineuses pourront également être réalisées à une moindre fréquence (ex. 1x par semaine et d'une durée de 1 à 2 minutes). Ils seront soumis à des tests comportementaux visant à évaluer l’allodynie (l’allodynie étant une hypersensisbilité à un stimulus normalement indolore, d'une durée de quelques secondes). Ils seront également soumis à des enregistrements électromyographiques (durée de 10 minutes environ). Tous ces tests se dérouleront une fois par semaine maximum.

Impact sur les animaux

Ce projet impliquera plusieurs nuisances pour les souris utilisées. L’administration de composés anti-mitotiques, tels que l’oxaliplatine, est susceptible d’induire des douleurs neuropathiques, pouvant se manifester par une hypersensibilité, une allodynie ou une altération du comportement général. Le traitement quotidien des souris peut également induire un stress, particulièrement lors des premières administrations. De plus, les tests comportementaux réalisés pour évaluer ces douleurs peuvent générer une contrainte supplémentaire. Enfin, en fin d’expérimentation, les animaux seront soumis à une anesthésie profonde suivie d’une perfusion intra-cardiaque, entraînant leur mise à mort pour permettre les analyses histologiques. Toutes ces procédures seront réalisées en veillant à minimiser la souffrance animale.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de collecter les tissus pour des analyses complémentaires (histologie).

Remplacement

Les processus pathophysiologiques des neuropathies périphériques impliquent l'interaction de plusieurs types cellulaires. Ce degré de complexité ne peut être atteint qu’avec un modèle animal.

Réduction

Le nombre de souris (n par groupe) a été optimisé pour assurer l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Ceci permet donc de réduire le nombre d'animaux nécessaire et d'optimiser l'utilisation de chaque souris. Des études publiées dans la littérature scientifique suggèrent qu'un nombre de 12 souris par groupe est nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Ainsi, pour ce projet, nous travaillerons avec n=12 souris par groupe pour détecter d’éventuels effets significatifs de candidats médicaments dans modèle animal de douleur neuropathique.

Raffinement

Le raffinement sera basé sur : (i) la présence d’objets d'enrichissement (papiers pour nids, tunnels en carton), (ii) des approches d'analgésies quand nécessaire, (iii) et le contrôle strict des paramètres physiologiques des animaux (poids, température corporelle). Les animaux seront hébergés par 4 au maximum, avec accès ad libitum à l'eau et à la nourriture. La souffrance des animaux sera limitée au maximum grâce à la recherche quotidienne de signes indicateurs de souffrances. Le projet a défini des points limites. Si un de ces points limites est atteint, le responsable de l’étude sera informé et l’animal sera mis à mort. Si des signes de souffrances sont détectés, le responsable de l’étude sera informé, et un analgésique sera administré. Dans le cas où le traitement analgésique se révèlerait être inefficace, l’animal sera mis à mort.Les actes chirurgicaux seront réalisés sous anesthésie (avec de la kétamine et de la xylasine) et inclut une stratégie d’analgésie systémique (avec de la buprénorphine) et locale (avec de la lurocaïne).

Choix des espèces

La souris possède un système nerveux complexe, qui présente des similitudes avec le système nerveux humain. D'après la littérature et l'expérience du personnel du laboratoire, ce modèle d’étude est reproductible et pertinent pour l'étude des neuropathies. La souris est donc un modèle approprié permettant la mise en place de protocoles expérimentaux courts, efficaces, simples et reproductibles. Nous avons le matériel chirurgical et les équipements dédiés aux études impliquant des souris. Ce projet utilisera des souris âgées de 12 semaines à leur arrivée, ce qui correspond à un âge adulte chez la souris.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 2400
Souffrances
▲ -
▲ 96
▲ 2304
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2400

Injections intrapéritonéales et sous-cutanées à deux, quatre, six et neuf jours de vie, souriceaux sortis du nid et frottés à la sciure maternelle avant d'y être replacés sous lampe chauffante, puis prélèvements échelonnés de J9 à J60 : 2 400 souris vont être utilisées, dont 2 304 dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Une partie reçoit un virus neurotrope qui déclenche une infection du système nerveux central, les animaux étant tués avant qu'elle ne devienne systémique. Le projet porte sur des canaux osseux du crâne par lesquels des cellules immunitaires rejoignent les méninges, et sur les conséquences d'une modulation de leur taille et de leur nombre. Toutes sont tuées à l'issue de chaque procédure pour prélever les tissus du crâne, des méninges et du cerveau, dont l'organisation entre eux est l'objet même de l'étude.

Objectifs

Les méninges, situées entre le cerveau et le crâne, constituent une plateforme de recrutement pour les cellules immunitaires et protègent le cerveau des infections. Notamment, après une infection par un virus neurotrope, nous avons observé que des cellules immunitaires se regroupent dans les méninges, sous les canaux osseux reliant le crâne à la moelle osseuse. Ceci suggère que des cellules de la moelle osseuse voyagent à travers ces canaux osseux vers les méninges pendant l'infection. Récemment décrits, ces canaux osseux sont depuis intensément étudiés, et il a été rapporté qu'ils sont cruciaux pour la communication entre le cerveau et la moelle du crâne que ce soit dans une situation physiologique mais aussi lors d'une inflammation comme lors d’un accident vasculaire cérébral, un cancer, ou une infection et qu’ils sont utilisés par certaines cellules immunitaires pour migrer de la moelle du crâne vers le cerveau. Il a notamment été décrit qu’augmenter cette migration immunitaire était protectrice dans le cas d’un cancer de type glioblastome, une tumeur primitive du cerveau la plus fréquente et la plus agressive. Les objectifs de ce projet sont 1/ d’étudier le développement de ces canaux osseux, 2/ de moduler leur formation, et 3/ d’évaluer les conséquences d’une modulation de ces canaux (en taille et/ou en nombre) sur la protection immunitaire du cerveau en cas d’infection. Ce travail vise donc à explorer les interactions entre le cerveau, les méninges et le crâne, ainsi que la migration des cellules immunitaires entre ces trois compartiments.

Bénéfices attendus

Cette étude apportera une compréhension approfondie des canaux osseux du crâne, de leur rôle dans la protection immunitaire du système nerveux central (SNC) et dans le développement de pathologies inflammatoires ou post infection. Elle examinera le rôle des ostéoblastes (cellules sécrétant la matrice osseuse) dans la structuration des canaux osseux, révélant ainsi des mécanismes fondamentaux de la formation osseuse en lien avec les méninges. D’autre part, elle permettra d’identifier comment certaines cellules influencent la formation de ces canaux osseux durant la période périnatale. Nous étudierons également si la modulation des canaux osseux en taille et/ou en nombre impacte l’infiltration immunitaire vers le cerveau, en cas d’infection virale. Ces résultats pourraient avoir des implications majeures sur la connaissance du système immunitaire des méninges, et la protection du SNC. En définitive, ce travail ouvrira la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour traiter les pathologies inflammatoires du SNC, notamment les méningites.

Procédures

Injections intrapéritonéales (15s), 2 par souriceau + 1 au stade de développement souriceau ou souris Injections sous cutanées (15s), 1 à 4 par souriceau

Impact sur les animaux

Stress et douleur modérés pour les injections intrapéritonéales et sous cutanées. Les molécules injectées sont non toxiques pour les volumes et les doses utilisées. Le virus injecté déclenche une infection du système nerveux central de bas grade et les souris seront mises à mort à des temps ne permettant pas le développement d’une infection systémique. Les souriceaux seront manipulés et donc sortis du nid, manipulation pouvant entrainer une hypothermie.

Devenir

A la fin de chaque procédure les animaux sont euthanasiés pour prélever les tissus pour analyse.

Remplacement

L’objectif de ce travail est de comprendre les interactions entre le cerveau, les méninges et le crâne ; et la migration de cellules immunitaires entre ces 3 compartiments dans différents contextes. Du fait de la complexité anatomique de notre objet d’étude, et du fait qu’il soit à l’interface entre plusieurs tissus (méninges, os, cerveau), il n’est pas possible de se passer d’un animal modèle, et les études in vitro et in silico, bien qu’intéressantes, ne suffiront pas à comprendre le système dans son ensemble. L’organisation physique des tissus entre eux est cruciale et ne peut pas être modélisée in vitro.

Réduction

Le nombre d’animaux a été estimé à l’aide d’un outil informatique et les effectifs réduits au minimum tout en permettant d’obtenir un effet statistique significatif.

Raffinement

S’agissant d’études réalisées en partie sur des souriceaux, des précautions supplémentaires seront prises pour leur manipulation : avant manipulation l’utilisateur se frottera les mains avec la sciure en provenance de la cage de la mère, ce qui limitera les dépôts d’odeur et favorisera la réintégration au sein du nid. Les souriceaux seront réchauffés grâce à une lampe à infra-rouge, avant d’être replacés. Les souriceaux et les souris seront suivis régulièrement et des points limites adaptés et précoces permettront en cas de souffrance avérée de prendre des mesures adéquates en concertation avec notre vétérinaire référent ou notre structure SBEA (analgésie, surveillance renforcée).

Choix des espèces

De nombreux modèles physiopathologiques étant partagés entre l’Homme et la souris, nous utiliserons des souches de souris consanguines ainsi que des lignées génétiquement modifiées. Le vaste développement de modèles transgéniques rapporteurs permettant de visualiser certains types cellulaires nous donnera la possibilité de tester plus rapidement et plus efficacement nos hypothèses. En effet, la disponibilité de ces modèles rapporteurs uniques permet pour la première fois la visualisation de l’organisation complexe entre le crâne, les méninges et le cerveau ; et des communications entre ces systèmes. Ce n'est qu'en utilisant ces lignées de souris transgéniques que nous pouvons clairement distinguer les différents compartiments du système nerveux central et ses interactions avec le crâne. Étant donné cette organisation anatomiquement complexe, le modèle murin reste indispensable pour effectuer cette étude. Les animaux des 2 sexes seront utilisés pour ne pas avoir de biais dans les résultats. Nos études commencent tôt après la naissance à des moments où nous pouvons agir sur la maturation ou l’ossification du crâne en développement ( J2-J4-J6-J9). Les prélèvements seront réalisés à différents temps selon les procédures (J9, J11, J13, J15, J17, J30, J60) afin d’obtenir une cinétique des effets de nos traitements à court terme sur des souriceaux ou à plus long terme sur des souris adultes.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 4766
Souffrances
▲ -
▲ 338
▲ 2145
▲ 2283
Devenir
 -
 -
 -
 4766

Nées plus petites, peinant à se déplacer et parfois mises à l'écart par leur mère, les souris porteuses du modèle d'amyotrophie spinale développent une faiblesse musculaire croissante qui gagne la queue, les oreilles et les pattes. 4 766 souris vont être utilisées, dont 2 283 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une incision de l'extrémité de la queue pour le génotypage, cinq types d'injections dont certaines quotidiennes, et des séances d'activité motrice de vingt minutes tous les jours ou tous les deux jours, sources de fatigue, de perte de poids et de troubles du sommeil. Une partie est tuée pour prélèvement de tissus, l'autre maintenue en vie pour entretenir les lignées et alimenter des études futures.

Objectifs

Notre projet de recherche s'intéresse à une maladie rare qui touche les jeunes enfants et provoque une faiblesse progressive des muscles. Cette maladie est grave : elle atteint le système qui relie les nerfs aux muscles, ce qui rend les gestes de plus en plus difficiles. Dans les cas les plus sévères, elle peut entraîner de graves complications, voire mettre la vie en danger. Aujourd’hui, les traitements existants ne permettent pas de guérir cette maladie. Certains enfants ne peuvent pas y avoir accès, d’autres ne répondent pas favorablement, et ces traitements sont souvent lourds, avec des effets secondaires importants. Cela montre à quel point il est urgent de trouver de nouvelles solutions plus efficaces et mieux adaptées à chaque patient. Face à ces limites, notre recherche vise à mieux comprendre ce qui se passe dans l’organisme dès les tout premiers stades de la maladie, avant même l’apparition des premiers signes. Nous voulons identifier les mécanismes précoces à l’origine du problème, afin d’agir le plus tôt possible et de manière plus ciblée. Nous explorons également des pistes prometteuses, en testant certaines substances capables d’intervenir sur les dérèglements observés. L’objectif est de voir si ces approches peuvent freiner l’évolution de la maladie ou améliorer la qualité de vie des enfants touchés. Ce projet repose sur une vision globale, car cette maladie n'affecte pas seulement une zone précise du corps, mais l'ensemble du système qui permet aux muscles de fonctionner correctement. En progressant dans cette compréhension, nous espérons ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques, plus efficaces et mieux tolérées que celles disponibles aujourd’hui.

Bénéfices attendus

Tout d’abord, il vise à mieux comprendre les tout premiers signes de la maladie. En repérant ces signes le plus tôt possible, il deviendra peut-être possible d’agir avant que les pertes de force ne soient trop importantes. Une intervention plus précoce pourrait ralentir la progression de la maladie, et ainsi préserver plus longtemps les capacités physiques. Ensuite, ce projet cherche à identifier des approches thérapeutiques nouvelles, plus douces et plus faciles à suivre au quotidien. L’idée est de proposer des solutions qui apportent un réel mieux-être, sans alourdir la vie des patients. Cela signifie moins d’effets indésirables, des soins mieux tolérés, et surtout des actions ciblées, adaptées à chaque personne. Le projet pourrait aussi permettre de mieux accompagner les familles. En comprenant comment la maladie évolue, il sera possible de mieux informer, rassurer, et guider les proches au fil du temps. À terme, ces avancées pourraient transformer la façon dont cette maladie est prise en charge. Elles pourraient offrir une vie plus longue, plus stable, et plus autonome aux personnes concernées.

Procédures

Dans le cadre du protocole expérimental, différentes manipulations sont réalisées sur les animaux. Pour l’identification génétique des souris, une incision à l’extrémité de la queue est pratiquée et peut entraîner une légère perte de sang. Pour évaluer les bénéfices moléculaires et moteurs, nous réaliserons : -5 types d’injections de traitements pharmacologiques. Elles impliquent une contention rapide de l’animal afin d’assurer l’administration correcte du produit et ne dure pas plus de 1min par animal. En fonction du type d’injections, elles peuvent être uniques ou quotidiennes et nécessiter une analgésie et une anesthésie de l’animal avant. -2 types d’activités motrices de 20 min réalisées quotidiennement ou tous les 2 jours, adaptées à l’âge et à l’état de santé des souris.

Impact sur les animaux

Les souris atteintes de la maladie présentent dès la naissance une taille plus petite et des difficultés à se déplacer. Elles peuvent aussi être mises à l’écart par leur mère, ce qui peut affecter leur alimentation et leur hygiène. À l’âge adulte, certaines souris développent une faiblesse musculaire croissante. Avec le temps, des zones de leur corps comme la queue, les oreilles ou les pattes peuvent être progressivement touchées, ce qui complique encore leurs déplacements. Pour certains gestes techniques nécessaires à l’étude, comme l’identification ou l’administration de traitements, les animaux sont manipulés brièvement. Cela peut provoquer un stress passager ou une petite douleur, comme au moment d’une piqûre. Dans certains cas, des effets plus durables peuvent apparaître, notamment si les injections sont répétées. Les tests moteurs, lorsqu’ils sont utilisés comme approche thérapeutique, peuvent également provoquer de la fatigue ou du stress, une perte de poids ou des perturbations du sommeil.

Devenir

À la fin de chaque procédure, deux possibilités s'offrent pour les animaux. La première est qu'ils continuent à vivre pour aider à maintenir et à prendre soin des différents groupes de souris. Cela permet de s'assurer qu'il y ait toujours des souris disponibles pour des études futures. La deuxième possibilité est que les animaux soient mis à mort. Dans ce cas, cela se fait toujours de manière très respectueuse et en suivant des méthodes approuvées pour éviter toute souffrance. L'objectif est de toujours traiter les animaux avec le plus grand soin et respect.

Remplacement

Cette maladie du système nerveux et musculaire est très complexe. Elle touche plusieurs organes en même temps, ce qui rend son étude difficile en laboratoire avec des méthodes simples. Les dommages subis par les nerfs et les muscles ont des conséquences directes sur le mouvement et la coordination, ce qui ne peut être observé qu’en étudiant des animaux vivants. Pour mieux comprendre cette maladie et tester les effets de nos traitements, il est donc essentiel de mener des recherches sur des modèles vivants. Cela nous permet d’analyser de façon complète ce qui se passe dans le corps. Cependant, en parallèle, nous utilisons aussi des techniques sur des cellules cultivées en laboratoire. Ces approches permettent d’explorer plus en détail certains mécanismes biologiques et de faire un premier tri des traitements potentiels, avant de les tester sur des modèles plus complexes.

Réduction

Dans le cadre de nos recherches, nous avons fait en sorte d’utiliser le moins d’animaux possible tout en garantissant des résultats fiables. Notre objectif est de mieux comprendre les effets de cette maladie neurodégénérative, des traitements et des tests moteurs sur le corps. Pour cela, nous avons soigneusement calculé le nombre d’animaux nécessaires afin d'obtenir des résultats solides. Nous analysons ensuite les données recueillies à l’aide de méthodes adaptées à chaque situation. Par ailleurs, pour éviter le non emploi, nous prélevons autant de tissus que possible sur chaque animal après sa mise à mort. Ces échantillons sont ensuite conservés et mis à disposition de l’ensemble des chercheurs de notre équipe. Une liste des tissus encore disponibles est également partagée avec le personnel responsable de la structure, afin qu’ils puissent être utilisés dans d’autres projets, réduisant ainsi encore le besoin d’utiliser de nouveaux animaux.

Raffinement

Pour garantir le bien-être des animaux utilisés dans nos recherches, nous avons mis en place plusieurs mesures visant à réduire au maximum leur stress et leur inconfort. Les animaux nés dans la même portée sont logés ensemble, afin d’éviter l’isolement. Leur environnement est enrichi avec des matériaux qui leur permettent de se construire un nid, ainsi que des objets leur offrant des cachettes ou des surfaces à explorer. Chaque animal fait l’objet d’un suivi individualisé. Si un animal montre des signes de faiblesse, comme une perte de poids ou des difficultés à se déplacer, des aliments faciles à consommer et des gels d’hydratation sont placés à sa portée. Si son état ne s’améliore pas, nous appliquons des mesures prévues à l’avance pour mettre fin à la procédure, afin d’éviter toute souffrance inutile.

Choix des espèces

Les souris sont souvent utilisées dans la recherche car leur fonctionnement biologique est assez proche de celui de l’être humain. Cela permet de mieux comprendre certains mécanismes naturels qui protègent le corps, en particulier lorsqu’ils font intervenir plusieurs organes. Ce type d’étude ne peut se faire que sur un organisme entier, ce qui rend l’animal indispensable. Dans le cadre de nos travaux, les souris sont soumises à des exercices physiques adaptés, tout comme cela peut être fait chez l’humain. Cela facilite la comparaison entre les résultats obtenus chez l’animal et ceux que l’on peut espérer chez l’homme. Nous utilisons un modèle animal de référence porteur d’une maladie rare qui touche les neurones responsables du mouvement. Ces modèles sont particulièrement utiles car ils permettent de suivre précisément l’évolution de la maladie, tout en limitant le nombre d’animaux nécessaires. Pour mieux comprendre comment cette maladie évolue, nous observons les animaux à différentes étapes de leur développement : au moment où ils commencent à marcher, lorsqu’ils atteignent la maturité, et jusqu’au vieillissement. Cela nous permet de suivre les changements dans leur corps bien avant l’apparition des signes visibles de la maladie.