Souris

10257 contenus, page 268 sur 855
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 48
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 48
Devenir
 -
 -
 -
 48

Chez les souris SOD1-G93A, porteuses d'une mutation qui déclenche une forme murine de la maladie de Charcot, la perte de poids atteint 20 % pendant plus de 24 heures, puis vient la paralysie, et c'est alors qu'elles sont mises à mort. 48 souris transgéniques vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Pendant 98 jours, elles reçoivent chaque jour, éveillées, une administration nasale de placebo ou de CBT101, une molécule que le porteur présente comme un apport de créatine aux neurones, et passent 14 prises de sang sous anesthésie, un Neuroscore deux fois par semaine, trois tests de motricité et trois tests de tonus musculaire. Le porteur justifie leur mise à mort en une phrase : "Les animaux sont mis à mort car ils sont porteurs d'une maladie génétique qui va conduire à leur mort".

Objectifs

L’objectif de ce projet est de rechercher si la molécule étudiée est efficace dans un modèle animal de Sclérose Latérale Amyotrophique, ou maladie de Charcot. La Sclérose Latérale Amyotrophique est une maladie neurodégénérative des neurones qui permettent aux muscles de fonctionner et qui malheureusement conduit, à terme, au décès du patient. A ce jour, malgré plusieurs médicaments disponibles sur le marché, aucun n’est réellement efficace pour, ne serait-ce que, ralentir la progression de la maladie. Un modèle de souris transgénique est disponible pour étudier la pathologie et tester de nouveaux médicaments. La molécule étudiée est administrée par la voie nasale et va cibler spécifiquement les neurones pour y délivrer une molécule endogène permettant de restaurant l’équilibre énergétique des neurones. L'administration par le nez permet une mise en contact direct avec les neurones (dans un premier temps ceux liés à l'odorat et à la sensibilité de la face puis par diffusion de proches en proches aux autres neurones du cerveau). Cette distribution a déjà été démontré chez la souris et le primate non-humain. De plus, son efficacité a été objectivée dans d’autres modèles précliniques de maladies neurologiques comme une maladie rare appelée le Déficit en Transporteur de la Créatine et la maladie de Parkinson. L’objectif du projet est donc de tester l’efficacité de cette nouvelle molécule donnée par la voie nasale pendant plusieurs semaines chez des souris transgéniques. L'efficacité sera mesurée par des tests de neuropharmacologie ainsi que par la mesure de biomarqueurs principalement dans le sang. Les atteintes neuronales des souris seront aussi étudiées. Cette étude permettra d'orienter les futures études de ce nouveau médicament chez les patients.

Bénéfices attendus

L’étude fait partie d’un projet plus large visant à développer une nouvelle molécule dans des maladies neurologiques. Cette molécule aide à réguler l'énergie des cellules en fournissant de la créatine aux neurones. Elle pourrait avoir de grands bénéfices pour les patients atteints de maladies neurologiques, notamment dégénératives, comme la maladie de Charcot ou SLA. A l’issue de la présente étude pré-clinique courant 2025, et en fonction des résultats, notamment de l'efficacité du produit à l’étude, une étude clinique pourrait être envisagée chez des patients atteints de SLA.

Procédures

Les interventions suivantes seront réalisées sur toutes les souris: - L’administration se fera par voie nasale quotidienne du médicament ou du placebo à toutes les souris de l’étude dans la cavité nasale. Ce geste sera réalisé sur animal vigile tous les jours pendant toute la durée de l’étude (soit 98 jours) et durera 1 minute. - La pesée quotidienne, réalisée sur animaux vigile, durera 2 minutes. - Le test neuromoteur Neuroscore sera réalisé 2 fois par semaine sur souris vigile et durera 4 minutes. - Le test motricité sera réalisé 3 fois au cours de l’étude sur animal vigile et durera 5 minutes. - Le test de tonus musculaire sera réalisé 3 fois au cours de l’étude sur animal vigile et durera 5 min. - Prélèvement sanguin sera réalisé 1 fois par semaine pendant toute la durée de l’étude (soit 14 fois), sous anesthésie générale et durera une minute.

Impact sur les animaux

Les souris transgéniques utilisées sont des souris qui par nature ont un fond génétique qui va les conduire à développer une Sclérose Latérale Amyotrophique murine (Maladie de Charcot chez l’homme). Ainsi, elles verront l’apparition de symptômes neuromusculaires conduisant à la baisse de leur poids qui atteindra 20% de leur poids initial pendant plus de 24 h puis à une paralysie. L’euthanasie de l'animal sera alors réalisée. Un prélèvement sanguin sera réalisé 1 fois par semaine, en sous-mandibulaire, ce qui pourraient engendrer des nuisances, telles que des hématomes et une légère douleur au point de piqure. L'anesthésie, la contention, les tests comportementaux peuvent provoquer un stress léger.

Devenir

Les animaux sont mis à mort car ils sont porteurs d’une maladie génétique qui va conduire à leur mort.

Remplacement

La maladie de Charcot ou Sclérose Latérale Amyotrophique est une maladie neurodégénérative extrêmement complexe des motoneurones (les neurones qui partent du cerveau pour régir les activités périphériques, comme la respiration, la déglutition ou la préhension). Les études in vitro ne sont pas représentatives de la complexité de la maladie. C’est d’ailleurs le cas des maladies neurodégénératives pour lesquelles seuls des modèles animaux sont capable d’apporter des informations utiles pour ensuite pouvoir se projeter chez le patient. Parmi les modèle animaux, les modèles de souris génétiquement modifiées sont les plus représentatives de la maladie. Il existe aussi des modèles de poisson zèbre, mais ils sont plus largement utilisés pour étudier la physiopathologie de la maladie. Ce modèle de poisson est moins représentatif pour étudier l’effet d’un médicament qui, comme le nôtre, agit sur la mitochondrie et l’énergie apportée dans les neurones. De plus l’administration nasale de la molécule étudiées est limitante pour utiliser ce modèle. Le choix des souris transgéniques est donc le plus rationnel et le plus efficace pour atteindre l’objectif de tester la molécule administrée par la voie nasale dans un modèle de la Sclérose latérale Amyotrophique.

Réduction

L’étude s’appuie sur la bibliographie déjà existante sur les effets de la créatine dans des modèles de cette maladie et de la distribution efficace de la molécule vers les neurones pour ne concevoir qu’une seule étude, là où il est souvent nécessaire d’en réaliser plusieurs ou alors de plus grande ampleur (avec plusieurs doses par exemple). Ainsi le nombre de bras a été réduit, puisque 1 seule dose sera testée. Le nombre d’animaux a été réduit au minimum (16 par groupes avec 8 males et 8 femelles par groupe), considérant que les 2 sexes seront étudiés dans cette étude et que les tests neuromoteurs demandent statistiquement plus d’animaux que d’autres type de mesures (comme des études de pharmacocinétique, par exemple).

Raffinement

Les souris seront logées en groupes de quatre dans des cages respectant les normes réglementaires, avec un accès libre à l'eau et à la nourriture. Pour réduire au minimum les nuisances sur le bien-être animal, les souris seront manipulées quotidiennement par les mêmes expérimentateurs. Ces mêmes expérimentateurs feront les administrations de la molécule et les tests comportementaux tout au long du projet. Les expérimentateurs s’assureront quotidiennement du bien-être animal au moment de l’administration de la molécule par une surveillance et une pesée. Des points limites seront mis en place. Les mises à mort seront effectuées sous anesthésie profonde. Enfin, pour limiter le stress des animaux lors des tests comportementaux, des phases d’acclimatations dans les différentes enceintes font partie intégrante du protocole.

Choix des espèces

Les souris transgéniques utilisées sont le modèle de référence de la maladie de Charcot ou Sclérose Latérale Amyotrophique. Les souris devront commencer le traitement avant l’arrivée des premiers symptômes autour de 12-14 semaines. Elles arriveront au laboratoire à 6 semaines, après 2 semaines d'acclimatation et d'entrainement elles recevront le traitement à 8 semaines. Il existe un modèle de poisson Zebra Fish (oui poisson zèbre) de la maladie, mais la voie d’administration (voie nasale), la fréquence (quotidienne) et la durée du traitement (plusieurs semaines voire mois) avec la molécule étudiée ne permettent d’utiliser ce modèle. De plus, la recherche de biomarqueurs sanguins et cérébraux ne serait pas possible, limitant une transposition ultérieure chez le patient.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 1496
Souffrances
▲ -
▲ 1388
▲ 108
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1496

Les souris gestantes sont tuées puis ouvertes par césarienne, et leurs fœtus attendent quelques minutes sous un tissu doux avant d'être tués à leur tour. 1 496 souris A129 immunodéprimées, des femelles gestantes et leurs petits, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue. Chaque mère reçoit pendant la gestation une injection sous-cutanée unique d'un candidat vaccin contre la fièvre jaune, d'un vaccin de référence ou d'un produit contrôle, et une partie d'entre elles subit des prises de sang sous anesthésie sans réveil, pour une étude réglementaire de toxicologie de la reproduction préalable aux essais cliniques. Le porteur indique avoir retenu cette souche parce que sa mutation sur certains interférons "entraine des déficiences immunitaires facilitant une réplication virale", ce qui permet de détecter le vaccin dans le sang, au contraire des rats et des souris wild-type.

Objectifs

L’objectif de ce projet est la réalisation d’une étude réglementaire de toxicologie de la reproduction chez la souris immunodéprimée (souris A129). Cette étude consiste en l’administration unique du produit à tester (nouveau vaccin contre la fièvre jaune) suivie d’observations régulières des animaux, pesées corporelles, évaluation des portées, analyse macroscopique, évaluation de l’immunogénicité et de la virémie du produit. Cette étude permettra d’accéder aux essais cliniques afin de confirmer la sécurité et l’efficacité du produit chez l’Homme avant d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont : - la détermination de la tolérance et de la sécurité d’un vaccin chez l'animal - l'obtention de l'autorisation d'essai clinique et la réalisation d'essai clinique chez l'homme avec le maximum de sécurité pour les personnes incluses - à long terme la mise sur le marché d’un vaccin présentant moins d’effets indésirables que celui déjà sur le marché.

Procédures

La procédure consiste en l’administration unique d’un vaccin à tester (et vaccins de référence) par voie sous cutannée pendant la gestation. La durée de l’administration est rapide, généralement de quelques secondes. Les administrations sont suivies de prélèvements de sang pour mesurer la virémie et l’immunogénicité (collectés sur animaux anesthésiés et sans réveil). Après euthanasie des mères, une césarienne sera faite pour évaluer le développement morphologique des portées. Les fœtus seront donc séparés de leur mère pendant un temps court (quelques minutes) avant leur euthanasie.

Impact sur les animaux

La procédure consistant en l’administration unique d’un candidat vaccin par voie sous cutanée, des effets toxicologiques ou pharmacologiques légers à modérés dus à l’administration du candidat médicament à tester (perte de poids transitoire, diminution d’activité transitoire, hypertermie transitoire, tremblements, irritation ou inflammation locale au site d’administration…).

Devenir

Les animaux seront euthanasiés en fin d’expérimentation en vue d’examens et de prélèvements d’organes, de sang ou de tissus (examens macroscopiques et examens fœtaux) tels que requis par la réglementation.

Remplacement

A ce jour, il n’existe pas d’alternatives à l’utilisation d’animaux qui permettent de déterminer la toxicité de substances sur un organisme entier, ni de déterminer sa distribution et la dose sans effet adverse. Dans ces études sur le développement embryo-fœtal, un relevé de poids, des signes cliniques et une évaluation macroscopique des organes ainsi que l’évaluation des fœtus et de leur developement est requise. Il est donc nécessaire d’avoir accès à l’animal dans son entièreté, pour évaluer l’ensemble des paramètres demandés par les lignes directrices en vigueur (ICH S5R3).

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe ou sous groupe (jusqu’à 13 animaux principaux et 8 animaux dédiés aux prises de sang et/ou d’embryons en fonction des groupes et du taux d’accouplement ou de gestation) est établi au plus juste afin d’obtenir des résultats exploitables et en tenant compte des lignes directrices en vigueur (ICH S5R3), des objectifs de l’étude et du nombre de produits administrés (1 contrôle, 1 candidat vaccin et 2 vaccins de référence). Une seule dose sera testée pour chaque composé (dose humaine ou inférieure) et sera administrée en début de gestation ou en millieu de gestation (groupe control et candidat vaccin uniquement).

Raffinement

Pour améliorer leur bien être, les souris seront hébergées dans des cages sur fond plastique et sur de la litière avec un enrichissement adapté (papier kraft, batonnet de bois, cocon et mouchoir en papier) en portoirs ventillés pour limiter le risque d’exposition à des agents pathogènes. Les animaux sont observés au moins 1 fois par jour (incluant le week-end) afin de permettre la détection rapide de signes cliniques et d’agir au plus vite pour limiter toute souffrance ou douleur inutile. En cas de signes cliniques ayant des répercussions importantes sur le bien-être animal, des mesures rapides et appropriées seront prises par le vétérinaire. Le volume d’administration et de prélèvement de sang de cette étude se basent sur les recommandations éthiques. Après la césarienne, les fœtus seront couverts par un tissu doux avant l’euthanasie pour mimer un nid et limiter le stress physique lié à la séparation de la mère.

Choix des espèces

La souris est une espèce rongeur acceptée par les agences réglementaires. Le choix des souris transgénique de souche A129 a été est fait en fonction de critères scientifiques précis. Cette souche qui exprime une mutation sur certains interférons qui permet de détecter le vaccin dans le sang après administration d’un vaccin antiviral prophilactique, au contraire des rats et des souris wild-type. Elle est plus sensible aux infections virales car la mutation entraine des déficiences immunitaires facilitant une réplication virale sans complètement annuler la réponse immunitaire. Le virus de la fièvre jaune et son vaccin utilisant les interférons, l’utilisation de ces souris permet une meilleure exposition au vaccin. Les animaux utilisés dans l’étude seront des femelles sexuellement matures et accouplées par le fournisseur d’animaux et leurs petits.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 865
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 865
Devenir
 -
 -
 -
 865

Les souris dont la perte de poids atteint 20 % pourront recevoir une médication, et la mortalité figure parmi les effets attendus du protocole. 865 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour prélèvement d'organes. Elles sont immunodéprimées par une injection dans l'abdomen, infectées quatre jours par une bactérie résistante aux antibiotiques placée dans leur eau de boisson, traitées par antibiotique, puis saignées par ponction dans le cœur sous anesthésie le jour de leur mise à mort. Le porteur annonce des diarrhées et du sang dans les selles, et met en avant des bénéfices sanitaires, économiques et environnementaux d'une technologie qui reste à ce stade un concept.

Objectifs

La résistance aux antibiotiques est une menace sanitaire croissante considérée par les organismes internationaux comme l’une des principales priorités de santé mondiale. En 2019, elle a été attribuée à 1,27 million de décès dans le monde. Nous introduisons un nouveau concept pour lutter contre la résistance aux antibiotiques : la technologie des inducteurs de peptides antimicrobiens. Basée sur des molécules qui stimulent le système immunitaite, la technologie visera à booster sélectivement l’expression des gènes de défense de l’organisme produisant les peptides antimicrobiens (AMP). Cette technologie permettra d'introduire une nouvelle approche pour lutter efficacement contre la résistance aux antibiotiques et les maladies infectieuses : ainsi, plutôt que de cibler directement un pathogène avec des antimicrobiens exogènes avec le risque de développement de résistance, notre technologie favorisera une réponse naturelle du corps humain à travers ses propres défenses. Cela aura l'avantage de réduire la pression de sélection sur les bactéries et le risque de favoriser la résistance.

Bénéfices attendus

Les effets positifs de la technologie des inducteurs d’AMP pourraient être considérables pour notre économie, notre environnement et notre société, en ce qui concerne plusieurs aspects : Améliorer la santé publique, en aidant à contrôler la propagation de la résistance aux antibiotiques, ce qui pourrait réduire le nombre de maladies liées aux infections. Réduire la charge de morbidité due aux infections par des agents pathogènes résistants aux antibiotiques. Réduire les coûts de santé associés aux infections résistantes aux antibiotiques. Réduire la quantité d'antibiotiques utilisés, ce qui pourrait réduire la pollution, les impacts négatifs sur l'environnement,et aider à maintenir des écosystèmes sains

Procédures

Les animaux seront traités aux antibiotiques par voie intrapéritonéale (1 fois par jour (1 min par souris) pendant 4 jours) ou dans l'eau de boisson pendant 4 jours. L'infection sera réalisée par inoculation de la bactérie dans l'eau de boisson (pendant 4 jours). Immunossupression par administration intrapéritonéale ( 1 injection, 1 minute). Prélèvement de sang intracardiaque sous anesthésie 1 fois ( 5 minutes le jour de la mise à mort)

Impact sur les animaux

Perte de poids, présence de diarrhée et de sang dans les féces, mortalité

Devenir

Mise à mort de tous animaux afin de prélever les organes post mortem pour analyses

Remplacement

Le recours à l'expérimentation animale dans le cadre de cette étude se fait après de nombreuses études in vitro dans des modèles cellulaires et d'organoïdes humains, ceci afin de tester leur inocuité et leur mécanisme d'action. Le principe de remplacement n'est cependant pas applicable à ce projet car les études in vitro ne reproduisent pas l'ecosystème complexe au cours de l'infection et par conséquent ne permettent pas l'obtention de tous les résultats scientifiques exploitables et pertinents de la pathologie humaine.

Réduction

Les expériences sont organisées de manière à réduire au maximum le nombre d'animaux. De plus, les molécules à tester auront d'abord été validées in vitro afin de ne tester que des molécules ayant un potentiel thérapeutique et les durées et fréquences d'administrations auront également été optimisées grâce à cela, permettant de réduire le nombre d'animaux utilisés. Les rongeurs utilisés sont consanguins et de même âge réduisant la variabilité entre les animaux et donc le nombre nécessaire pour obtenir des résultats fiables. De plus un maximum de prélèvements et de résultats seront réalisés sur chaque animaux afin de réduire le nombre d'expérimentations et donc d'animaux nécessaires.

Raffinement

Afin de suivre la directive européenne 2010/63/UE, un enrichissement sera rajouté aux animaux. A savoir, des igloos et des carrés de coton purs ou du papier absorbant permettant aux animaux de faire une nidation. Une étude rétrospective sera effectuée à la fin de chaque expérience pour déterminer les possibilités de diminution du nombre d'animaux et/ou d'amélioration des procédures pour diminuer la souffrance animale. Durant toute la période d’expérimentation, l’état général des animaux sera observé tout les jours en plus de la surveillance quotidienne réalisée par les zootechnicien afin de contrôler le poids, la présence de diarrhée, la température des animaux. Pour chaque procédure des points limites ont été définis pour limiter la douleur: • altérations des fonctions normales (impossibilité d’uriner, de s’alimenter…), • vocalisation, tremblements …, • une perte de poids élevé (mais

Choix des espèces

La souris est une espèce pertinente dans notre modèle: infection gastrointestinale suivi de sepsis. Les souris utilisées sont adultes, elles ont entre 8 et 12 semaines et ce, conformément aux modèles établis dans la littérature.

Prélèvement de lait chez la souris et la rate

(NTS-FR-920735v1 – 12/05/2025)
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 50
Rats : 500
Souffrances
▲ -
▲ 550
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 550

50 souris et 500 rates allaitantes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque femelle reçoit deux injections d'ocytocine et subit deux prélèvements manuels de lait de dix minutes, séparée de sa portée jusqu'à une heure trente. Le lait part chez des laboratoires partenaires, et les mères sont envoyées à ces mêmes laboratoires pour y être utilisées dans d'autres projets, ou tuées quand seul le lait est demandé. Le porteur écrit que l'obtention de lait rend "nécessaire" l'utilisation d'animaux qui vont le produire, ajoute que le choix de l'espèce est conditionné par les besoins de ses clients, et précise qu'aucune approche statistique n'a servi à fixer l'effectif.

Objectifs

Le lait, en tant qu'unique source de nutrition pour le mammifère nouveau-né, fournit les nutriments et l'énergie nécessaires à la croissance et au développement de la progéniture. Il contient également un grand nombre de composés bioactifs qui influencent considérablement le développement du nouveau-né. L'analyse des composants du lait aidera à élucider les facteurs clés qui relient le métabolisme et la santé de la mère à la croissance et au développement de la progéniture. La souris ou le rat de laboratoire représente un organisme modèle populaire pour les études maternelles, et le lait peut être utilisé pour examiner l'effet de diverses interventions physiologiques, nutritionnelles et pharmacologiques maternelles sur les composants du lait, qui peuvent ensuite avoir un impact sur la santé de la progéniture. Nous décrivons ici une méthode simple de collecte manuelle du lait chez la souris ou la rate allaitante.

Bénéfices attendus

Le lait est une source primaire de nutrition pour le nouveau-né. L'analyse des composants du lait peut fournir des informations sur les facteurs maternels qui affectent la santé de la progéniture.

Procédures

Les femelles auront : - 2 injections d'ocytocine, hormone facilitant l’éjection du lait, (à raison d’1 fois par jour avec au moins 1 jour de repos entre 2 injections) d'une durée de 15 secondes/injections. - 2 prélèvements de lait (à raison d’1 fois par jour avec au moins 1 jour de repos entre 2 prélèvements) d'une durée de 10 minutes/prélèvement.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont la douleur de l'aiguille pour effectuer l'injection de l’ocytocine, le stress causé par la contention au moment de l'injection et du prélèvement de lait et également, le stress causé par l'isolement de la mère et de sa portée durant 1h30 maximum.

Devenir

Les animaux seront expédiés dans des laboratoires de recherche, pour une utilisation dans leurs projets (utilisation continue) ou si ces derniers souhaitent uniquement le lait, les animaux seront mis à mort (pas de possibilité de les réutiliser).

Remplacement

L’obtention de lait rend nécessaire l’utilisation d’animaux qui vont produire et fournir ce liquide biologique. Des méthodes alternatives (ex: in vitro) ne sont pas réalisables, le projet étant de fournir du lait, issus de modèles animaux, utilisés dans les études expérimentales de nos partenaires. Pour l’étude d’un état physiologique ou d’une pathologie, l’utilisation de produits dérivés d’animaux permet de comprendre le fonctionnement d’un organisme.

Réduction

Nous réalisons ce protocole à la demande de nos partenaires avec qui nous échangeons sur le nombre minimal et suffisant d’animaux pour atteindre leur objectif scientifique. L'estimation du nombre d'animaux est également basée sur les demandes des années précédentes. Aucune approche statistique n'a été réalisée.

Raffinement

La mère et sa portée sont hébergés dans une cage contenant de l'enrichissement (bâtons de bois et matériel de nidification) et une surveillance est faite quotidiennement pour déceler tout signe clinique anormal. Lors du prélèvement de lait des mères, la cage des petits séparés de leur mère est placée sur un tapis chauffant pour maintenir la portée au chaud le temps de la séparation. La durée limitée à 1h30 maximum de séparation permet de n’avoir que très peu d’impact sur les petits pour leur besoin de téter. La portée est âgée de 10 à 17 jours au moment du prélèvement de lait, ce qui limite l’impact de la séparation, ainsi que les risque d’abandon des petits. Les contentions, injections et prélèvements sont réalisés par un personnel formé et expérimenté.

Choix des espèces

Les rongeurs sont des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour évaluer les effets bénéfiques d'un produit candidat médicament car les rongeurs ont un système nerveux développé et un système métabolique proche de celui de l'Homme. Leur génétique est parfaitement connue ce qui permet d'avoir des résultats reproductibles permettant d'élaborer des conclusions fiables. Le choix de l'espèce au sein de l'ordre des rongeurs est conditionné par les besoins de nos clients suivant les éléments cibles de l'organisme. Les femelles seront en âge de procréer pour avoir une portée et donc produire du lait. Les petits seront âgés de 10 à 17 jours au moment du prélèvement, stade ou la production de lait atteint un plateau.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 128
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 128
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 128

Identifier des signatures électroencéphalographiques utilisables pour tester de futurs candidats médicaments : c'est l'objet du projet, et 128 souris porteuses de deux mutations humaines de la maladie d'Alzheimer y subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune passe par une neurochirurgie d'une heure, des enregistrements de douze à quarante-huit heures une fois par semaine, jusqu'à vingt prélèvements sanguins et trois mois d'hébergement individuel. Elles sont toutes tuées à l'issue, les dispositifs implantés n'étant pas amovibles. Le porteur écrit que le modèle ne présente pas d'effets indésirables et que les souris ne développent aucun symptôme dommageable jusqu'à douze mois, tout en décrivant une douleur modérée dans les heures suivant l'intervention et un stress lié à l'isolement.

Objectifs

L’objectif aujourd’hui est d’identifier des signatures électroencéphalographiques précliniques permettant d’évaluer à terme l’efficacité de futurs candidats médicaments. Cela signifie d’appréhender cette problématique par une approche consistant à utiliser les données existantes de la recherche clinique pour construire de nouvelles solutions de recherche préclinique et se baser sur des signes de la maladie dans le cerveau et des tests médicaux utilisables à la fois chez l’animal et chez l’homme. L'électroencéphalographie représente un outil de choix en raison de son caractère transposable entre différentes espèces. En effet, les activités cérébrales de base sont largement conservées dans l’évolution des mammifères montrant le fort potentiel de transposition de cette méthode du rongeur à l’Homme, et donc l’application chez le rongeur d’observations faites chez le patient et inversement. Les patients atteints d’une pathologie neurodégénérative telle que la maladie d’Alzheimer, souffrent, en plus des symptômes caractéristiques, de troubles du sommeil et du cycle veille - sommeil. Ces dernières années, les altérations du comportement veille-sommeil ont été proposées comme étant non seulement un symptôme comportemental de la pathologie de la maladie d’Alzheimer, mais également un facteur de progression de la maladie, indiquant une relation réciproque entre le sommeil et les biomarqueurs précoces de la maladie d’Alzheimer. Des études sur des modèles animaux ont montré que des perturbations du sommeil peuvent déjà être présentes au stade précoce (présence de symptômes avant-coureurs) de la pathologie. Dans ce projet, nous étudierons les phases de veille-sommeil et les oscillations cérébrales dans un modèle murin modélisant la maladie d’Alzheimer.

Bénéfices attendus

L’optimisation de nouveaux médicaments nécessite d’identifier des signes de la maladie dans le cerveau et des tests transposables entre les études cliniques et précliniques. Ils doivent permettre d’évaluer de façon fiable et robuste l’efficacité des molécules testées. Les activités électriques cérébrales sont largement conservées à travers les mammifères permettant ainsi une transposition fiable entre l’humain et le rongeur. Dans ce projet, nous utiliserons des souris modélisant la maladie d’Alzheimer et chercherons à mettre en évidence des marqueurs de la maladie qui pourront par la suite être applicables à l’Homme et permettre de tester de nouvelles molécules thérapeutiques. L’identification d’un potentiel nouveau traitement de la maladie d’Alzheimer permettrait d’améliorer les conditions de vie de nombreux patients.

Procédures

L’ensemble des animaux de ce projet vont subir une neurochirurgie d’environ une heure, réalisée sous anesthésie générale. Les animaux seront tous soumis à des enregistrements longs (12 à 48 heures) qui seront réalisés sur l’animal éveillé une fois par semaine. Des prélèvements sanguins sur animal éveillé pourront également être réalisés (20 maximum au total, durée inférieure à 1 minute), tous les animaux du projet sont susceptibles d'être soumis à ces prélèvements. Ces prélèvements seront espacés d’au moins une semaine. Les animaux sont hébergés de façon individuelle à partir de la chirurgie pendant 3 mois maximum.

Impact sur les animaux

Le modèle ne présente pas d’effets indésirables, selon nos informations. Jusqu’à 12 mois, les souris ne développent aucun symptôme dommageable de la pathologie Suite à la chirurgie, une diminution de l’activité locomotrice et une déshydratation passagère pourront être observées. Une douleur modérée pourra apparaître dans les heures suivant l’intervention chirurgicale. Les animaux sont hébergés de façon individuelle ce qui peut engendrer un certain niveau de stress. Les prélèvements de sang réalisé au cours de l’étude peuvent également représenter une source de nuisance pour les animaux (stress, douleur à la piqûre et possible plaie).

Devenir

Ce projet implique l’implantation de dispositifs d’enregistrement de signaux électriques du cerveau qui ne sont pas amovibles, les animaux doivent donc être mis à mort à la fin du projet.

Remplacement

Cette étude nécessite l'utilisation de modèles animaux car elle étudie des mécanismes physiopathologiques complexes qui ne peuvent pas être représentés par des modèles plus simples (ex. modèle cellulaire ou informatique).

Réduction

Les études sur le long terme présentent un avantage significatif en permettant à chaque animal de servir de contrôle pour lui-même, réduisant considérablement le nombre d'animaux nécessaires par groupe. Cette approche méthodologique nous a permis de déterminer le nombre d'animaux de manière à minimiser celui-ci, tout en veillant à préserver la validité scientifique et la fiabilité des résultats des expériences menées. Afin de réduire le nombre d’animaux nécessaires à nos études, les protocoles combineront un ensemble de procédures permettant de faire un suivi et d’obtenir plusieurs informations chez la même souris.

Raffinement

Le raffinement a été appréhendé à travers les conditions d'expérimentation et d'hébergement qui sont optimisées afin de s'assurer du bien-être des animaux tout au long des procédures expérimentales. Les souris qui entrent dans ce projet ont au minimum une semaine d’acclimatation à la zone d’hébergement. Le projet prévoit des procédures engendrant des douleurs post-opératoires modérées. Toutefois, les animaux recevront un protocole de soins post-opératoires comprenant une évaluation clinique quotidienne, des antidouleurs et des anti-inflammatoires. Des critères d’arrêt anticipé de l’expérimentation en cas de survenue d’une complication ont été identifiés. De plus, nous appliquerons des actes expérimentaux les moins invasifs possibles aux souris testées comme le choix d’une anesthésie gazeuse (par rapport à une injection). L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long des expériences et évalué grâce à une grille codifiant le niveau de douleur et les points limites adaptés. Cela nous permettra d’intervenir immédiatement et de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance. La prise en compte de ces points permettra de juger du bien-être et d'éviter l'inconfort des animaux au cours de l'expérimentation de manière à garantir la qualité des résultats.

Choix des espèces

Dans ce projet nous utiliserons des souris. Ces animaux présentent des similarités anatomiques et fonctionnelles avec le cerveau humain et notamment au niveau des activités électriques du cerveau. De plus, la plupart des modèles de la maladie d’Alzheimer ont été développés sur cette espèce. Ce modèle exprime deux mutations humaines impliquées dans les formes familiales génétiques de la maladie. Cette lignée permet l’utilisation d’individus contrôles issus de la même portée. Ce modèle a donc un intérêt particulier pour la compréhension de la pathologie humaine comme pour la mise au point de traitements thérapeutiques. Par conséquent, l’utilisation de souris dans notre étude permettra une extrapolation des résultats obtenus chez cette espèce à l’espèce humaine. La sélection de la souris est aussi basée sur des études précédemment réalisées. Les animaux sont âgés de 3,5 mois ou 9 mois puisque nous souhaitons évaluer les modifications des activités électriques chez des animaux adultes à différents stades de la pathologie. A ce stade, les circuits électriques du cerveau sont matures. Les animaux seront gardés jusqu’à l’âge de 14 mois maximum car le sujet d’étude concerne la maladie d’Alzheimer qui se développe avec le vieillissement.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 192
Souffrances
▲ -
▲ 96
▲ 96
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 192

Séparés de leur mère quatre heures par jour pendant quatorze jours, les nouveau-nés sont placés sur un coussin chauffant réglé à 37 °C, puis rendus à leur mère. 192 souris passent par ce protocole, 96 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 96 un niveau modéré. Le porteur s'appuie sur des études antérieures pour écarter tout signe de malnutrition, tout en rapportant que la même littérature décrit des anomalies cognitives et motrices à l'âge adulte ainsi que des rejets de petits par les mères. Les souris sont tuées pour des analyses électrophysiologiques, tissulaires et histologiques du cervelet.

Objectifs

L'addiction est un trouble chronique caractérisé par le besoin compulsif d'utiliser des substances modifiant l'humeur, malgré leurs effets négatifs sur la santé physique et mentale. Le stress précoce ou des événements stressants chroniques à l'adolescence ou à l'âge adulte augmenteraient la vulnérabilité à l'addiction. Des études sur des modèles animaux montrent que le stress précoce entraîne des altérations durables du système opioïdergique. Ces animaux présentent une sensibilité accrue aux drogues ainsi que des modifications des niveaux d'opioïdes dans des régions cérébrales impliquées dans la récompense et le comportement émotionnel. Un nombre croissant d'études suggère que le cervelet joue un rôle clé dans les circuits impliqués dans le développement et le maintien des comportements d'addiction liés aux opioïdes. Ces résultats concordent avec des études d'imagerie cérébrale chez l'homme révélant une expression des récepteurs aux opioïdes dans le cervelet humain. Toutefois, les implications fonctionnelles des réponses cérébelleuses aux substances addictives en lien avec le stress psychosocial restent peu explorées. Ce projet vise à explorer si le stress induit par une séparation maternelle, altère la réponse aux opioïdes au niveau des synapses cérébelleuses.

Bénéfices attendus

-L'analyse des altérations cérébelleuses induites par le stress précoce chez la souris pourrait apporter de nouvelles perspectives sur les mécanismes neurobiologiques par lesquels diverses drogues affectent l'activité cérébrale et conduisent à l'addiction. - Les résultats de cette étude pourraient offrir un éclairage inédit sur les effets du stress précoce dans une région cérébrale encore peu explorée, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques pour traiter l'addiction aux substances.

Procédures

Tous les nouveaux-nés seront soumis à un stress de séparation maternelle d'une durée 4h par jour pendant 14 jours.

Impact sur les animaux

L'étude impliquera l'utilisation d'un protocole de stress chronique. Ce protocole consiste à séparer les nouveau-nés de leur mère pendant 4 heures par jour pendant 14 jours. Des études antérieures, y compris l'analyse du poids des nouveau-nés et des paramètres métaboliques, n'ont signalé aucun signe de malnutrition pendant ou après la séparation maternelle. Des anomalies cognitives et motrices (coordination fine) à l'âge adulte ainsi que des perturbations du comportement maternel (rejet des petits) ont été publiées. Par conséquent, le niveau de détresse associé à ce protocole est classé comme modéré

Devenir

Dans la procédure les animaux sont mis à mort afin de réaliser des analyses électrophysiologiques, tissulaires et histologiques.

Remplacement

Pour ce projet, nous souhaitons étudier dans le cerveau des souris des phénomènes biologiques complexes qui se mettent en place dans le cerveau des souris nouvellement nées. Ces phénomènes sont contrôlés à tout moment par différentes parties du cerveau. Il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico qui puissent reproduire la complexité des phénomènes biologiques qui se mettent en place dans le cerveau pendant la croissance de la souris ce qui signifie que le modèle animal ne peut pas être remplacé.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour ce projet a été défini au plus juste pour nous permettre d’atteindre nos objectifs scientifiques et être statistiquement valides. Nous utiliserons des individus des 2 sexes afin de réduire le nombre d’individus à produire et produire des résultats spécifiques de genre. Pour définir statistiquement la taille des lots d'animaux à tester, nous nous appuyons sur des travaux publiés, ainsi que sur l'utilisation de logiciel approprié pour l'évaluation statistique du nombre d’animaux requis. l’utilisation conjointe de plusieurs outils expérimentaux permettra de diviser par deux le nombre d’animaux nécessaires pour le projet.

Raffinement

La séparation maternelle devrait provoquer un stress modéré. D'après les études publiées, ces tests n'altèrent pas la capacité des animaux à effectuer leurs activités normales dans leurs cages. Les animaux sont hébergés dans des installations conçues pour maximiser leur confort et minimiser leur souffrance. Plus précisément, les souris sont logées en cohortes (sans isolement) et font l’objet d’une observation régulière tout au long de l’expérience. Un enrichissement, comprenant du matériel de nidification et des bâtonnets à ronger, est systématiquement fourni dans toutes les cages. Les animaux sont observés quotidiennement, et leur comportement est surveillé afin de détecter tout signe d’inconfort ou de stress. Les perturbations seront minimisées grâce à des changements de cage effectués par le même expérimentateur, dans des conditions limitant le bruit et les vibrations. Les petits séparés de leur mère seront placés dans une cage avec un coussin chauffant réglé à 37°C pour limiter l’hypothermie. Des critères d’arrêt spécifiques ont été définis, et un raffinement sera appliqué selon un système de notation permettant une prise en charge adaptée des animaux.

Choix des espèces

De nombreux travaux ont démontré que les rongeurs sont un modèle d’étude valide pour les maladies neurologiques. En particulier, les fonctions physiologiques ainsi que les régions du cerveaux impliquées sont similaires chez la souris et l'homme. Lorsque des modèles génétiques existent, les mêmes structures cérébrales sont impliquées et certains symptômes sont comparables. L'utilisation d'animaux transgéniques implique l'utilisation des souris afin de pouvoir exprimer des constructions dans des groupes de cellules en grain spécifiques. Seules les souris permettent de disposer de nombreux marqueurs spécifiques de type cellulaires. Des souris juvénile et adultes seront utilisées pour étudier les effets de la séparation maternelle sur la réponse aux opioïdes pendant le développement.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 1580
Souffrances
▲ -
▲ 1580
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 54
 -
 1526

Nées sur place de croisements organisés pour la lignée, avec des paillettes de sperme congelées pour éviter d'avoir à recommencer, 1 580 souris immunodéficientes entrent dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune subit une biopsie de la queue de moins d'un millimètre pour génotypage, avant l'ossification. La lignée développe spontanément une inflammation continue du côlon et du rectum, et le porteur affirme qu'aucun modèle non animal ne reproduit la complexité des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin humaines. 54 souris sont gardées vivantes pour l'élevage et le maintien de la lignée, les 1 526 autres sont tuées, dont celles dont le génotype ne sert pas et celles qui expriment le phénotype dommageable.

Objectifs

Dans ce projet, nous souhaitons utiliser des souris capables de développer spontanément une inflammation intestinale semblable aux MICI (Maladie inflammatoire chronique de l’intestin) humaines. Les MICI, comme la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse, qui affectent environ 300 000 personnes en France, sont des maladies auto-immunes où le système immunitaire attaque par erreur certaines parties du système digestif. La maladie de Crohn peut toucher tout le système digestif, alors que la colite ulcéreuse se limite au côlon et au rectum. En effet, le modèle de souris utilisé pour ce projet a une altération de leur système immunitaire, les rendant par conséquent susceptibles à certains pathogènes eu au développement spontané́ d’une inflammation continue au niveau du côlon et du rectum semblable à la pathologie humaine. Nous souhaitons donc pour ce projet, reproduire cette lignée et la maintenir dans des conditions d’hébergement sans pathogène pour l’étude des MICI.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de gérer au mieux l’élevage de souris génétiquement altérées à phénotype dommageable par l’hébergement des souris en milieu dépourvu de pathogène, et de sélectionner les souris de bon génotype pour l’expérimentation. Le schéma de croisement défini permettra de générer un minimum de souris, tout en réduisant les nuisances.

Procédures

Une biopsie de la queue sera effectuée une fois par animaux, après désinfection de la queue sur animaux vigile. Le geste est estimé à moins de 30 secondes par animaux. Cette technique permet d’identifier les animaux porteurs de notre mutation génétique d’intérêt.

Impact sur les animaux

Les souris sont sensibles aux infections bactériennes et aux développements de pathologies intestinales. Le maintien en milieu dépourvu de pathogènes les préservent du développement de maladies. La récupération d’un petit bout de la queue pour l’identification des souris peut causer des douleurs légères momentanées chez la souris.

Devenir

Les souris de génotypes non pertinents seront mises à mort. De plus, si les points limites sont atteints ou si les souris expriment le phénotype dommageable alors celles-ci seront aussi mises à mort. Les animaux utilisés pour l’expérimentation, la gestion des accouplements et le maintien de la lignée seront gardés en vie.

Remplacement

Ces dernières années, différents modèles in vitro ont été développés et optimisés afin de mimer au mieux l’environnement intestinal en condition d’inflammation pour tester l’efficacité thérapeutique de futurs traitements potentiels. En revanche, aucun de ces modèles ne représentent complètement la complexité de la physiopathologie des MICI humaines. Ainsi, il n’existe pas d’alternative non animale pour mimer l’environnement cellulaire complexe et l’état d’inflammation intestinale présente dans la pathologie MICI.

Réduction

Nous allons identifier et former le plus rapidement les couples portant notre mutation d’intérêt. Les descendants obtenus seront donc utilisés pour nos études. De plus, pour chaque expérience, nous avons le souci permanent d'utiliser un nombre minimum d'animaux tout en ayant le maximum de chances d'obtenir des résultats satisfaisants et reproductibles. Enfin, des paillettes de sperme seront réalisées afin de s’affranchir de nouveaux croisements en cas de nécessité de réutilisation de la lignée.

Raffinement

Les souris seront manipulées sous hotte afin de limiter les risques d’infection. Un suivi régulier des souris sera effectué. Toutes les mesures nécessaires seront prises pour s’assurer du maintien du bien-être animal. Les souris seront suivies par les zootechniciens qui ont l’expertise de ce type de souris. La biopsie de la queue sera réalisée avant l’ossification de la queue (avant 12 jours), ce qui permettra de diminuer les nuisances chez l’animal. La taille de la biopsie sera réduite à son minimum (inférieur à 1 mm). De plus, le développement du protocole de génotypage à partir de follicule pileux sera mise en place. Dès que des résultats satisfaisants seront obtenus, le génotypage à partir de biopsie de la queue sera arrêté. Enfin, les points limites seront évalués quotidiennement, afin de détecter l'apparition de soufrance de l'animale, à partir de la naissance des souris de la lignée. Ces points limites seront évalués selon une grille de score : il varie de 0 à 4 (4 étant la limite). Le détail de cette grille est explicité dans les procédures. De plus, les critères comportementaux et d’apparences seront aussi pris en compte.

Choix des espèces

Les souris utilisées pour l’étude sont privilégiées pour mimer les maladies inflammatoires intestinales humaines. Ce modèle présente un phénotype inflammatoire spontané́ par la prise d’anti-inflammatoire non stéroïdien pendant neuf jours. Les souris femelles et mâles seront utilisées pour l’ensemble de cette étude. Les souris seront âgées de 9 semaines, car ce sont les souris âgées de moins de 3 mois qui sont le plus susceptible de développer une inflammation intestinale. Les animaux seront hébergés en module dépourvu de pathogènes spécifiques pouvant leur être nuisibles depuis leur naissance jusqu’à leur utilisation. Les croisements seront effectués lorsque la maturité sexuelle sera atteinte (environ 6 semaines). Les croisements seront effectués lorsque la maturité sexuelle sera atteinte (environ 6 semaines). Les souris femelles âgées de 9 semaines seront utilisées pour ce projet, car les souris femelles âgées de moins de 3 mois sont plus susceptibles de développer une inflammation intestinale.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 60
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 60
Devenir
 -
 -
 -
 60

60 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, chacune subissant deux chirurgies de la moelle épinière, la pose d'électrodes dans le cerveau, neuf jours d'hébergement individuel, puis deux sessions de deux heures d'enregistrement, reliée à un câble. Le porteur décrit un risque d'infection, d'hémorragie, d'hypothermie et de défaillance cardiorespiratoire, et reconnaît que l'isolement stresse un animal grégaire. Toutes sont tuées pour prélever le cerveau et la moelle épinière, l'implant n'étant pas amovible. Les retombées annoncées pour les personnes atteintes de sclérose en plaques, limiter la progression du handicap, sont placées à plus long terme et présentées comme une possibilité.

Objectifs

La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire, dégénérative du système nerveux central (cerveau et moelle épinière) et la première cause d’handicap neurologique non traumatique chez les jeunes adultes. Dans cette maladie, on observe des phases de démyélinisation (il s’agit d’une perte de la myéline, substance permettant de favoriser les influx nerveux et la protection des neurones) dans lesquelles l’organisation des neurones est altérée, conduisant à des déficits fonctionnels chez les patients. Un mécanisme de réparation existe, mais il est incomplet et très variable selon les patients. Les cellules immunitaires du cerveau et de la moelle épinière (microglie) sont activées précocement lors de la démyélinisation et participent à la réparation de la gaine de myéline. La microglie contacte par ailleurs les neurones et cette interaction peut influencer positivement la réparation post-démyélinisation. Nous avons mis en place une technique permettant de moduler l’activité neuronale lors de la phase de rémission dans un modèle murin de sclérose en plaques pour étudier l’impact de cette modulation sur les interactions entre les cellules immunitaires du cerveau et les neurones, afin de favoriser la réparation tissulaire et la récupération fonctionnelle. Le présent projet vise à mesurer par enregistrements électroencéphalographiques (EEG) les modulations d’activité nerveuse au niveau d’une zone d’intérêt du cerveau.

Bénéfices attendus

La sclérose en plaques touche plus de 100 000 personnes en France et se déclenche majoritairement chez le jeune adulte. La réparation de la myéline (remyélinisation) est essentielle dans cette pathologie, mais reste partielle, d’où une perte neuronale à long terme et des déficits irréversibles chez les patients. L’activité neuronale a été montrée comme favorisant la remyélinisation. Ce projet permettra de mieux comprendre comment nous modulons l’activité neuronale à l’aide de notre technique, et donc de mieux comprendre l’impact biologique obtenu avec cette méthode sur les interactions neurones-cellules immunitaires dans un modèle murin de sclérose en plaques. A plus long terme, la mise en évidence d’effets bénéfiques de l'activité neuronale sur la réparation via une modulation directe du dialogue neurones-cellules immunitaires pourrait permettre d'envisager des stratégies thérapeutiques visant à limiter la progression du handicap chez les patients.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à deux procédures chirurgicales sous anesthésie générale avec une prise en charge analgésique adaptée. La première permettra de réaliser une injection au niveau de la moelle épinière (durée 15 minutes). La deuxième permettra de réaliser une deuxième injection dans la moelle épinière pour la mise en place du modèle et la pose d’électrodes au niveau du cerveau (durée maximale 1h30) pour réaliser ensuite les enregistrements de l’activité du cerveau. Les animaux seront ensuite hébergés seuls pendant 9 jours. Tous les animaux recevront une injection intrapéritonéale (moins d’une minute) pour moduler ou non l’activité neuronale. L’activité électrique du cerveau de tous les animaux vigiles sera ensuite mesurée sur 2 sessions de 2 heures au cours de la même journée (1 session avant injection intrapéritonéale, et une après), pour cela ils seront connectés à un système d’enregistrement et pourront se déplacer librement pendant les mesures. Tous les animaux sont euthanasiés en fin d’étude par une méthode réglementaire pour réaliser différents prélèvements tissulaires.

Impact sur les animaux

Les chirurgies engendreront un inconfort temporaire lors du réveil après anesthésie (environ 30 min d’inconfort au réveil) et des douleurs post-opératoires. Il existe un risque rare de complications liées à la chirurgie : infections, hémorragie. L’anesthésie générale sera associée à une hypothermie, une sécheresse oculaire et un risque de défaillance cardiorespiratoire. Bien que la taille de l’implant soit réduite au maximum, son encombrement pourra provoquer une gêne chez l’animal. Les animaux sont hébergés seuls après la pose de l’implant EEG (pour une durée de 9 jours), s’agissant d’animaux grégaires cela pourra générer un stress. L’enregistrement de l’activité électrique du cerveau peut induire un stress car l’animal sera placé dans un nouvel environnement et relié à un câble au niveau des électrodes. La procédure d’injection par voie intrapéritonéale pour la mise en place du modèle peut générer un stress et une douleur localisée liée à la contention et l’injection. Le traitement peut occasionner un trouble locomoteur et une gêne dans les 3 heures maximum suivant l’injection.

Devenir

Des prélèvements tissulaires (cerveau et moelle épinière) sont réalisés post mortem, ce qui implique l’euthanasie de l’ensemble des animaux.

Remplacement

Dans un objectif de remplacement, nous travaillons en première approche avec des modèles in vitro et ex vivo qui nous permettent d’obtenir des données indispensables pour la poursuite de nos recherches. L’utilisation d’un modèle animal reste cependant nécessaire pour l’étude fondamentale de la sclérose en plaques, car il permet d'étudier la démyélinisation et la remyélinisation (destruction et réparation de la gaine de myéline) dans un organisme vivant entier, impliquant des interactions entre tissus nerveux, système immunitaire et circulation sanguine, qui sont des composantes importantes de cette pathologie

Réduction

Des approches statistiques permettront d’optimiser le nombre d’animaux utilisés après l’utilisation des premiers lots d’animaux afin de réduire au strict minimum le nombre d’animaux nécessaires : ce nombre sera calculé pour chaque groupe d’expériences à l’aide d’un calcul statistique après utilisation initiale de 5 à 6 animaux par condition. Au maximum nous utiliserons 60 animaux pour ce projet. Des tests statistiques seront utilisés pour l’analyse des résultats obtenus, adaptées à chaque expérience et réalisées en partenariat avec des biostatisticiens.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe (sauf après la deuxième chirurgie). L’eau et la nourriture sont fournies à volonté. Les animaux sont observés quotidiennement. Un environnement enrichi est fourni aux animaux, comprenant nidification (carré de coton, kraft) et bâton à ronger. Les animaux sont manipulés uniquement par un personnel qualifié et sensibilisé au bien-être animal. Nous mettons en place des points-limites, ainsi qu’un suivi par l’équipe de recherche pour éviter la souffrance de l’animal. Les animaux soumis aux procédures chirurgicales sont placés sous anesthésie générale (durée maximale de 1h30), avec une prise en charge analgésique adaptée. Nous nous assurerons du maintien de la température des animaux durant toute la durée de l’anesthésie. Un gel de protection oculaire sera appliqué sur leurs yeux. En post-chirurgie immédiate, ils auront un accès facilité à la nourriture et à l’eau pour faciliter leur récupération. Nous mettrons ensuite en place une surveillance renforcée pendant 5 jours post-chirurgie. Après la chirurgie de mise en place des électrodes au niveau du cerveau, les animaux sont hébergés individuellement pendant 9 jours (les contacts visuels, olfactifs et auditifs avec les congénères étant maintenus). Pour limiter le stress lié à cet hébergement, ils seront placés dans un environnement à l’enrichissement augmenté. Avant les enregistrements de l’activité électrique du cerveau les souris bénéficieront d’un temps d’acclimatation dans la pièce pour réduire leur stress. Les animaux seront sédatés avant l’euthanasie médicamenteuse.

Choix des espèces

La souris est l'espèce de choix pour générer des modèles de maladies humaines. Son anatomie, sa physiologie et sa génétique sont bien connues et sont relativement proches de l'Homme. L’âge adulte est requis pour pouvoir faire les actes chirurgicaux et les mesures d’activité neuronale envisagées dans ce projet.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 720
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 720
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 720

Nourries huit à dix semaines avec un régime qui déclenche myotonie et faiblesse musculaire, injectées seize fois en huit semaines, soumises à une myotoxine qui abîme le muscle et à trente séances de course sur tapis roulant de quarante-cinq minutes, 720 souris subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie passe aussi par une chirurgie de mesure de la force musculaire. Le porteur écrit que les modèles murins existants de la dystrophie myotonique de type 1 ne reproduisent que partiellement les anomalies observées chez les patients, et qualifie dans la même phrase le développement de nouveaux modèles murins d'"étape incontournable". Toutes les souris sont tuées pour prélever deux muscles, parfois trois, ce que le porteur juge "indispensable" pour mener ces recherches.

Objectifs

La Dystrophie Myotonique de type 1 (DM1) est une maladie neuromusculaire fréquente chez l’adulte, qui provoque des troubles musculaires, cardiaques et neurologiques particulièrement invalidants. Elle est causée par une anomalie génétique qui résulte de la répétition excessive d’une courte séquence d’ADN (répétitions CTG -variant de 50 à plus de 1500 répétitions chez les patients) ce qui provoque diverses dysfonctions cellulaires en perturbant le fonctionnement de certaines protéines essentielles. Ces perturbations affectent de nombreux processus cellulaires, dont certains sont directement liés aux symptômes observés chez les patients. Cependant, d’autres mécanismes moléculaires et cellulaires contribuent probablement à cette pathologie complexe. À ce jour, il n’existe pas de traitement permettant de guérir la DM1.

Bénéfices attendus

La Dystrophie Myotonique de type 1 (DM1) est la dystrophie musculaire la plus fréquente chez l’adulte, touchant environ 1 personne sur 8 000. Elle se manifeste par une faiblesse musculaire progressive, une raideur des muscles (myotonie), ainsi que des atteintes cardiaques, respiratoires et neurologiques. Ces symptômes affectent le quotidien des patients et peuvent progressivement réduire leur autonomie. A ce jour, aucune thérapie n’est disponible pour soigner cette maladie génétique. Ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes moléculaires à l’origine de la pathologie en disséquant les processus physiopathologiques musculaires des patients DM1. Ces études sont pré-requises pour le développement de thérapies ciblées.

Procédures

Certains lots d'animaux seront soumis à un régime alimentaire spécial pendant 8 à 10 semaines (animal vigil, prise alimentaire spontanée), d'autres subiront une injection à raison de 2 fois par semaines pendant 8 semaines (animal vigil, 16 injections maximum, 30 secondes). Certains lots d'animaux auront une injection (animal sous anesthésie et analgésie, 1 injection, 3 minutes) et d'autres effectueront un exercice sur tapis de course (animal vigil, 30 fois, 45 minutes). Enfin, certains animaux seront soumis à une intervention chirurgicale pour la mesure de la force musculaire (animal sous anesthésie et analgésie, 1 fois, 30 minutes).

Impact sur les animaux

Le régime alimentaire spécial donné aux souris génétiquement modifiées induira un phénotype tel que la myotonie (défaut momentané de relaxation musculaire après une contraction) et de la faiblesse musculaire provoquant une baisse générale d'activité. Les injections en intrapéritonéales étalées sur 8 semaines pourraient induire une légère douleur au point d’injection et un stress léger lors des manipulations, tout comme la contention nécessaire à l’injection ou les manipulations lors des mesures du poids effectuées deux fois par semaines à partir du début des injections. Les différents traitements sont connus, mais pourraient avoir des effets indésirables dans de rare cas tels que des diarrhées ou une perte de poids. D’autres effets indésirables de notre expérimentation concernent les dommages musculaires dues à l’injection de myotoxine. Ils peuvent être une infection de la peau au site d’injection et une douleur post-dommage du muscle. Les courses sur tapis roulant pourront engendrer un stress et une fatigue transitoire. Les anesthésies, effectuées dans le cadre de certains actes invasifs, peuvent induire dans de rare cas une hypothermie, une détresse respiratoire, voire un arrêt cardio-respiratoire.

Devenir

À la fin du projet, tous les animaux seront euthanasiés, car nous devons prélever leurs muscles pour les analyser. Ces analyses permettent d’étudier les effets de la maladie sur le muscle et sa capacité à se régénérer. Nous examinons généralement deux muscles par souris (parfois un troisième selon les besoins), ce qui rend l’euthanasie indispensable pour mener ces recherches.

Remplacement

Les modèles in vitro de cellules musculaires restent imparfaits puisqu’ils ne reproduisent pas le contexte tissulaire adulte de la fibre musculaire qui est une cellule hautement spécialisée et différenciée. La compréhension des mécanismes à l’origine de la DM1 nécessitent d’avoir recours à des modèles animaux de cette pathologie qui expriment la mutation DM1 et reproduisent la pathologie au niveau moléculaire et physiologique. A ce jour, les modèles murins de la DM1 existants ne reproduisent que partiellement les anomalies moléculaires et physiologiques observées chez les patients. Le développement de nouveaux modèles murins de la DM1 présentent davantage de similitudes avec la pathologie chez l'homme est un enjeu majeur et une étape incontournable dans la compréhension de la pathologie humaine.

Réduction

Pour ce projet, un maximum de 720 animaux sera utilisé. Le nombre d’animaux à utiliser par groupe est de 15, soit 720 au total dans le cadre de ce projet. La taille des effectifs a été établie grâce à nos études précédentes et à un calcul de puissance. Des tests statistiques seront réalisés pour permettre l'interprétation fiable des résultats. Afin d'optimiser et de réduire le nombre d'animaux, tous les animaux avec le génotype d'intérêt seront analysés, sans distinction de sexe. Les souris seront analysées in vivo et in situ et les tissus seront prélevés post-mortem et conservés pour des expériences ultérieures éventuelles.

Raffinement

Dans le but de raffiner le protocole et, en conformité avec la réglementation, toutes les précautions seront prises afin de réduire à son maximum le stress et la souffrance animale. L’entretien des souris ainsi que les différents protocoles expérimentaux seront assurés par du personnel qualifié et le bien-être des animaux est amélioré par la mise en place d’un enrichissement de milieu (carré de lanière kraft et bâtonnet en bois). Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Le cycle d’éclairage est de 12h par jour. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères et l'hébergement individuel est évité au maximum. Dans le but de réduire la souffrance et le stress des animaux, une habituation aux gestes de contention et d’injection sera faite avant le début des injections. Une attention particulière sera apportée sur la manipulation douce des cages et des animaux lors des contentions et injections successives. Une phase d’acclimatation sera réalisée avant le début des séances d’exercice sur tapis roulant. La durée et la vitesse sont adaptées à chaque souris de façon à ce qu’elle ne soit pas épuisée et puisse réaliser la totalité de la séance. Les injections ainsi que les mesures de force in situ seront réalisées sous anesthésie générale, et l'administration d'un analgésique sera effectuée 30 minutes avant l'anesthésie. Enfin, un suivi du bien-être des animaux et des points limites seront réalisés quotidiennement. En cas d’effet indésirables observés tel que des diarrhées, l’apport d’aliment et une source de nutrition hydratée sera proposé.

Choix des espèces

Dans cette étude, nous générons et ré-utilisons des modèles murins développés par d'autres chercheurs. Le choix de cette espèce est pertinent car la structure et la fonction du muscle est très proche entre l'humain et la souris. Le projet vise à étudier les défauts liés à la dystrophie myotonique de type 1, pathologie qui se développe chez l’adulte. Chez la souris, la maturation du muscle continue jusqu'à 8 semaines après la naissance. Les souris portant le génotype d'intérêt seront donc utilisées sevrées et adultes âgées de 8 semaines au minimum au début des procédures.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 192
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 192
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 192

Toutes tuées en fin de protocole pour que soient prélevés leurs intestins et leurs cerveaux, 192 souris subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Pendant vingt et un jours, elles subissent des facteurs de stress imprévisibles, cage inclinée, litière humidifiée ou retirée, privation de nourriture pendant douze heures, cycle lumineux perturbé, et pour la seconde procédure une heure de contention, deux heures d'exposition à une odeur de prédateur et douze heures de litière fortement humide. S'y ajoutent un antibiotique dans l'eau de boisson, un gavage bactérien, une injection de pilocarpine et trois tests comportementaux nommés, open field, labyrinthe en croix surélevé et appétence au sucrose. Le porteur écrit qu'aucun prélèvement douloureux ne sera effectué sur les animaux vivants, puis affirme que remplacer l'expérimentation animale n'est pas possible ici parce que les effets du stress dépendent d'interactions propres à l'organisme.

Objectifs

Le microbiote intestinal est un ensemble de micro-organismes (bactéries, virus) qui vivent dans nos intestins et qui jouent un rôle crucial pour notre santé. Son équilibre est influencé par des facteurs liés à notre corps, comme notre génétique, ainsi que par des éléments extérieurs, comme notre alimentation et les médicaments que nous prenons. Des recherches récentes montrent que le stress, qu'il soit temporaire ou prolongé, peut modifier la composition de ce microbiote. En période de stress, les bactéries de notre intestin peuvent être exposées à des substances qui changent leur croissance et leur comportement. De plus, le stress pourrait faciliter le transfert de gènes entre les bactéries, y compris les gènes qui rendent certaines bactéries résistantes aux antibiotiques. L’ensemble de ces observations suggère que le stress pourrait augmenter la fréquence des transferts de gènes dans l’intestin et participer à la dissémination des gènes de résistance aux antibiotiques. Or, d’une part, le stress est un problème courant dans notre société, et, d’autre part, la résistance aux antibiotiques, en forte augmentation ces dernières années, devient une menace majeure pour la santé humaine. A l’heure actuelle, l’influence du stress sur la dissémination des gènes de résistances aux antibiotiques n’a jamais été évaluée dans un organisme vivant. Etant donné la complexité des interactions dans le microbiote intestinal entre les bactéries et les cellules humaines, il n’est pas possible d’explorer cette hypothèse en dehors d’un modèle animal. Ce projet a pour but d’étudier l’impact du stress sur la propagation des gènes de résistance aux antibiotiques dans le microbiote intestinal de souris. Nous comparerons les effets de deux modèles de stress imitant chez l’humain les contrariétés de la vie quotidienne, le premier étant léger (protocole 1) et le second modéré (protocole 2), en examinant si le sexe des animaux (mâles ou femelles) influence leur réponse au stress.

Bénéfices attendus

Les résultats attendus ici permettront de mieux comprendre les effets du stress sur la propagation de gènes de résistance aux antibiotiques dans le microbiote intestinal, en tenant compte de son intensité et des différences entre les sexes. Ces résultats seront innovants. Ils permettront de déterminer si le stress influence le microbiote intestinal, en particulier la transmission des gènes de résistance aux antibiotiques dans les intestins. Si on observe un effet du stress sur cette transmission, nous chercherons à identifier les mécanismes en jeu, ce qui pourrait ouvrir de nouvelles voies pour lutter contre la propagation de la résistance aux antibiotiques. Ces avancées bénéficieront à la fois aux humains et aux animaux, car la résistance aux antibiotiques affecte les deux.

Procédures

Les protocoles entraînant un stress léger (protocole 1) ou modéré (protocole 2) consistent à appliquer des facteurs de stress de manière imprévisible. Le stress durera 21 jours, avec 1 heure le matin, 2 heures l’après-midi et une période de stress pendant la nuit. Les facteurs de stress sont légers à modérés (par exemple, incliner la cage, humidifier ou enlever la litière) et il y aura des périodes d’au moins 2 heures où l’animal ne subira aucun stress. Aucun prélèvement douloureux ne sera effectué sur les animaux vivants. À la fin du protocole, un échantillon de salive sera prélevé. Par ailleurs, l’ensemble des animaux recevra un antibiotique à raison de 0.5 mg/L dans son eau de boisson à partir de J-3 du début du stress et durant les 21 jours de la durée du stress. A J0 du stress, la moitié des animaux se verra administrer en une fois par gavage la bactérie donneuse du plasmide de résistance aux antibiotiques. Des tests comportementaux (Open Field, Labyrinthe en croix surélevé, test d’appétence au sucrose) seront réalisés en fin de protocole de stress. Une injection intrapéritonéale de pilocarpine sera réalisée à la fin du protocole, afin de permettre le prélèvement d’une quantité suffisante de salive.

Impact sur les animaux

L’inclinaison de la cage va perturber la souris ; la privation de nourriture (12h) va induire un besoin non comblé ; dans la première procédure, la réduction de l’espace va induire un stress situationnel, la cohabitation et l’inversion de cage vont générer un stress social ; la litière humide ainsi que le placement dans une cage sans litière vont déranger l’animal ; le non-respect du cycle lumineux va induire un épuisement. L’ensemble de ces différents stress légers justifie un classement de la première procédure de stress imprévisibles en léger. Dans la seconde procédure, trois stress d’intensité plus importante seront utilisés : contention (1h), stress d’exposition à une odeur de prédateur (2h) et litière fortement humidifiée (12h), justifiant un classement de la deuxième procédure de stress imprévisibles en modéré. Le gavage nécessaire à l’administration des bactéries peut induire un stress léger (moins de 1 minute). L’injection de la pilocarpine peut induire une courte douleur d'intensité identique à celle de l'introduction d'une aiguille (moins de 1 minute). La pilocarpine induit des effets non douloureux chez l’animal, à savoir une hypersécrétion salivaire, lacrymale et gastrique, ainsi qu’une bradycardie.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure afin de réaliser des prélèvements intestinaux (pour mettre en évidence les transferts de gènes entre bactéries) et des prélèvements cérébraux (pour mettre en évidence le niveau de stress).

Remplacement

Les recherches en laboratoire montrent que des molécules libérées dans l’intestin en cas de stress pourraient influencer le transfert de gènes entre certaines bactéries. Cependant, ces études ne prennent pas en compte la complexité du microbiote intestinal. Les protocoles de stress chronique léger et modéré utilisés ici sont plus proches de la réalité que les modèles en laboratoire. Ainsi, il n'est pas possible de remplacer les expérimentations animales par des méthodes alternatives dans ce cas. En effet, les effets du stress dépendent de nombreuses interactions et processus biologiques spécifiques à l’organisme, ce qui ne peut être étudié que par des modèles in vivo (sur des animaux vivants).

Réduction

Le nombre minimal d’animaux utilisés pour ce projet a été calculé en utilisant des tests statistiques. Ces tests ont montré que nous aurons besoin de 12 animaux par groupe testé pour pouvoir obtenir des résultats analysables, soit un total de 192 animaux pour l’ensemble de l’étude.

Raffinement

Les cages seront munies d’éléments permettant d’offrir aux animaux la possibilité d’évoluer en espaces clos, type de milieu préférentiel chez des rongeurs. L’état des animaux sera vérifié quotidiennement à la recherche de symptômes légers, modérés ou sévères référencés dans la grille de scoring interne à la structure. En cas de symptômes légers, les soigneurs et zootechniciens surveilleront particulièrement ces animaux. En cas de symptômes modérés, la structure bien-être animal sera sollicitée avec ou sans le vétérinaire référent. En cas de symptômes sévères, l’animal sera sorti du protocole.

Choix des espèces

Des études récentes ont validé les effets du protocole de stress léger que nous allons utiliser durant 3 semaines sur des souris. En effet, celui-ci entraîne une augmentation des marqueurs du stress dans le sang des animaux ainsi qu’un comportement anxieux tels qu’attendus dans notre étude. Notre étude portera sur des animaux mâles et femelles jeunes adultes.

  • Formation professionnelle
Souris : 450
Rats : 300
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 750
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 750

Pour former ou remettre à niveau le personnel technique d'un laboratoire aux gestes de prélèvement et d'administration, 450 souris et 300 rats subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal peut recevoir jusqu'à six gestes techniques au cours de sa vie, à raison d'une séance par semaine au maximum, prélèvements sanguins et gavages compris. Le porteur indique qu'un hématome peut se former au point de ponction et que certains animaux peuvent faire un choc hypovolémique ou souffrir d'anémie après un prélèvement de sang, les nuisances augmentant avec des expérimentateurs non aguerris. Tous sont tués une fois la technique validée, parce que les prélèvements répétés modifient leurs paramètres sanguins et rendraient leurs données inutilisables dans un autre projet.

Objectifs

L’administration de médicaments et/ou le prélèvement sanguin, dans le cadre d’études utilisant des animaux à des fins scientifiques, est une étape couramment utilisée en recherche et développement pharmaceutique. Selon les besoins, les voies ou les volumes d’administration ou de prélèvement peuvent varier grandement. À l’intérieur de ce cadre expérimental, il est primordial de viser en tout temps le maintien du bien-être de l’animal via la bonne formation des expérimentateurs. Ce projet concerne la formation interne de gestes techniques en expérimentation animale utilisés dans nos projets. Il s’agira de former ou de remettre à niveau le personnel technique intervenant dans le cadre de projets validés afin de garantir la qualité technique et la standardisation des procédures, et in fine augmenter la reproductibilité des études.

Bénéfices attendus

La maitrise des gestes techniques du personnel intervenant lors les études en expérimentation animale est essentielle pour plusieurs points : -essentielle au bien-être animal (la maitrise d’une technique permet de minimiser la gène/douleur pour les animaux). La contrainte subie par l'animal lors d’un geste technique ne dépend pas seulement de la technique en elle-meme ou de l’animal mais aussi de l'habileté de la personne. qui l'exécute. Une bonne maitrise technique limite le stress de l’experimentateur lors des études limitant ainsi son stress transmis aux animaux. -essentielle pour la reproductibilité des études : une bonne maitrise des gestes techniques maximise la reproductibité intra et inter expérimenteurs des études.

Procédures

Les animaux de cette procédure pourront être soumis à des prélèvements de sang anesthésiés ou non selon la technique utilisée, 1 fois par semaine maximum. La durée de l’intervention dépendra de la voie de prélèvement, en général de 20 à 30 secondes. De même, pour les administrations (1 séance par semaine maximum), animaux si possible anesthésiés dans les premières séances, puis vigiles, selon la technique utilisée. La durée de l’administration dépendra de la technique utilisée. Par exemple, 15 à 20 secondes pour un gavage, jusqu’à 1 minute de contention pour une injection intraveineuse.

Impact sur les animaux

Les animaux seront réutilisés pour différentes techniques si besoin. La formation sera optimisée, dans le respect du bien-être des animaux, pour le nombre et les voies de prélèvements/administrations. Néanmoins, la multiplication des actes de même type ou différents, peut entrainer un stress cumulé. Les nuisances peuvent être induites par chaque geste technique : administration d’une solution saline, prélèvements sanguins, anesthésies prolongées (prélèvements) par exemples. Les nuisances / effets indésirables peuvent être augmentés dans le cadre de l’apprentissage de nouveaux gestes techniques par les expérimentateurs non aguerris. La douleur ressentie par les animaux peut se manifester, entres autres, par une hypo- ou une hyperactivité, des difficultés à se déplacer, une prostration, une modification des expressions faciales. Un hématome (épanchement sanguin généralement sous-cutané avec ecchymose et douleur) peut se former au site de ponction, certains animaux peuvent faire un choc hypovolémique ou souffrir d’anémie suite à un prélèvement sanguin.

Devenir

Une fois la technique validée par le formateur, les animaux ne pourront entrer dans un projet. En effet, les injections ou prélèvements répetés peuvent induire des modifications hématologiques et/ou biochimiques. Ces dernières, même légères, peuvent être délétères pour les analyses demandées dans le nouveau projet. Ils seront alors tous mis à mort.

Remplacement

La personne en formation aura accès, via des sites internet spécifiques, à des vidéos/articles/photos adaptées. Les premières séances de formation consisteront à la lecture de notre procédure technique, validée par notre vétérinaire référent. Elle contient les informations concernant chaque geste technique potentiel : volumes adaptés, nombre de réalisations tolérées, périodes de récupération, conditions de validation de la formation, etc L’apprentissage d’une nouvelle technique, qui ne nécessite pas obligatoirement des animaux vigiles (per os par exemple), suivra toujours le même process : 1-Expérimentation sur animal mort et/ou un mannequin 2-Expérimentation sur animal anesthésié sans réveil 3-Expérimentation sur animal avec réveil

Réduction

Après entrainement sur un mannequin et/ou un animal mort, les animaux seront réutilisés pour différentes techniques si besoin. La formation sera optimisée, dans le respect du bien-être des animaux, pour le nombre et les voies de prélèvements/administrations, afin de limiter l’impact de ces actes techniques que se soit sur l’homéostasie ou le stress cumulé. A la fin de la formation, le responsable de ce projet devra s’assurer que les animaux seront utilisés dans la mesure du possible pour des prélèvements finaux (souvent organes) pour la mise en place de techniques ex vivo (histologie par exemple) ou pour servir d’échantillons contrôles.

Raffinement

Les animaux hébergés en groupe bénéficierons d’une acclimatation de 5 jours minimum. Ils auront à leur disposition des carrés de ouate notamment pour la constitution du nid ainsi qu’un dôme en plastique rouge (souris) ou un tunnel en carton (rats) pour pouvoir se cacher. Leur comportement de rongeur sera encouragé par la présence de bâtons en bois dans la cage. Ils auront également libre accès à l’eau et la nourriture tout au long du projet. Les points limites associés à chaque technique en apprentissage seront recherchés après chaque séance. En cas d’atteinte, une décision sera prise avec le formateur et/ou le vétérinaire référent.

Choix des espèces

Les séances de formation se dérouleront avec des souris et/ou des rats, espèces utilisées dans notre animalerie pour les projets scientifiques validés par le Ministère. Les animaux seront au minimum du même âge que ceux couramment utilisés dans nos projets, c’est-à-dire entre 7 à 9 semaines en général. Ils pourront néanmoins être gardés plus longtemps si le technicien a besoin de beaucoup de séances de formation ou dans le cas d’une technique plus difficile à maitriser, tant que les animaux sont en bonne santé et peuvent rester dans ce projet, dans la limite de 6 gestes techniques reçus tout au long de leur vie.

  • Formation professionnelle
Souris : 150
Rats : 75
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 225
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 225

Saisis et immobilisés dix minutes chacun, puis piqués quatre fois pour des injections de sérum physiologique par des stagiaires qui apprennent le geste, 150 souris et 75 rats subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Tous sont tués à l'issue, le porteur indiquant qu'ils ne peuvent pas être réutilisés pour éviter un effet cumulatif. Ces séances forment la partie pratique d'une formation encadrée par l'arrêté du 1er février 2013, et le porteur les présente comme un moyen d'enseigner les gestes qui réduisent le stress animal. Il ajoute que diminuer le nombre d'animaux ne ferait qu'augmenter les nuisances subies par chacun, et la liste des effets indésirables mentionne le gavage par la bouche et le prélèvement sous la mâchoire, deux gestes absents de la description des procédures.

Objectifs

Les formations spécifiques pour les personnes appliquant/concevant des procédures expérimentales sont encadrées par l’arrêté du 1er février 2013 relatif à l’acquisition et à la validation des compétences des personnels des établissements utilisateurs, éleveurs et fournisseurs d’animaux utilisés à des fins scientifiques. Cet arrêté défini le programme de base et ce dernier doit comporter une partie : Procédure faiblement invasive : théorie et pratique. Ce projet décrit cette partie pratique.

Bénéfices attendus

Cette formation a pour objectif de former les personnes qui seront autorisées à utiliser des animaux à des fins scientifiques. Ces sessions de travaux pratiques ont pour but de leur enseigner les bonnes pratiques c'est à dire les gestes techniques qui permettent de réduire le stress animal. Il s'agit donc de raffiner les procédures de ces futurs utilisateurs et utilisatrices d'animaux à des fins scientifiques.

Procédures

Préhension, contention (dix minutes par animal) et injections sur animaux vigiles (quatre injections de sérum physiologique (deux minutes par injection), un prélèvement d'une goutte de sang (deux minutes) et une administration d'eau (cinq minutes) par souris, quatre injections de sérum physiologique (2 minutes) par rat).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus sur les rongeurs peuvent être un stress généré par l’inexpérience des stagiaires. Cette hésitation peut être source de stress pour l’animal. Le stress généré n’est cependant que transitoire et de courte durée. Par ailleurs les injections et les prélèvements peuvent entrainer une douleur notamment lors de l’effraction cutanée. Les injections dans la cavité abdominale peut entrainer éventuellement dans de très rare cas une injection dans le début du gros intestin. Le gavage par la bouche peut également entrainer un inconfort pour l’animal et un risque de fausse route s’il n’est pas réalisé correctement. Le prélèvement sous la machoire peut entrainer éventuellement un risque d’hémorragie s’il n’est pas réalisé correctement.

Devenir

Les animaux ne pouvant pas être réutilisés afin d'éviter un effet cumulatif, ils seront mis à mort.

Remplacement

L’objectif de cette séance est d’une part de montrer aux stagiaires les bonnes pratiques en terme de contention et de prélèvements, puis de vérifier qu’ils mettent correctement en oeuvre ces pratiques. Il est important pour cela, qu’ils soient confrontés à des animaux vivants, tout comme dans les futures procédures expérimentales qu’ils et elles appliqueront.

Réduction

Le nombre d’animaux est choisi pour être réduit au minimum tout en gardant la possibilité à chaque apprenant de pouvoir effectuer les différents gestes techniques. Diminuer ce nombre ne ferait qu’augmenter les nuisances pour chaque animal, ainsi que le stress rendant les contentions plus difficiles et les apprentissages plus complexes. Des animaux de réforme pourront être utilisés.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes sociaux, ils bénéficient d'enrichissement du milieu et d'une période d'acclimatation. Les manipulations se font sous le contrôle des intervenantes et intervenants qui veillent à l’exécution des gestes dans le respect du bien-être animal. Des points limites et critères d'arrêt sont définis. La préhension des souris en évitant la prise par la queue sera également enseignée (utilisation de tunnels et main en coupe).

Choix des espèces

La souris reste le modèle le plus utilisé en recherche (60% des utilisations d’animaux), le rat, bien que moins utilisé (environ 10%) reste néanmoins très utilisé notamment dans le cadre des neurosciences, discipline très représentée au CNRS. Les rats d’un poids de 250g et les souris de 7 semaines sont utilisés à cet âge de manière à ne pas rendre trop compliquée la préhension et la contention pour les apprenants.