Souris

10257 contenus, page 278 sur 855
  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1231
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1231
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1231

La douleur est évaluée une fois par semaine, des points limites devant entraîner la mise à mort des souris qui se dégradent. 1 231 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour analyse de leurs organes. Une chirurgie sous anesthésie générale implante des cellules tumorales dans le pancréas, puis viennent des échographies hebdomadaires sous anesthésie, une à deux séances de champs électriques pulsés par semaine et des injections dans la tumeur ou dans l'abdomen, chaque animal portant une électrode et son connecteur. L'objectif déclaré est de rendre l'environnement dense de la tumeur perméable à la chimiothérapie, les essais chez des personnes atteintes d'un cancer du pancréas étant renvoyés à plus tard.

Objectifs

Le cancer du pancréas est une maladie grave avec près de 100% de décès dans les 5 années suivant le diagnostic à cause d’un environnement tumoral dense empêchant la chimiothérapie d’atteindre sa cible, et d’une résistance à l’action du système immunitaire. Ainsi modifier cet environnement tumoral pour le rendre moins dense permettrait à la chimiothérapie et aux autres traitements d’être plus efficace. L’objectif de l’étude est d’observer si l’utilisation d’une thérapie par champ électrique pulsé permet de modifier l'environnement tumoral dans des zones précises, sans impacter les tissus sains, en rendant les cellules tumorales plus perméables à la chimiothérapie et plus sensible à l’action du système immunitaire et ainsi améliorer l’efficacité des traitements existants. Ce projet est multi-site, l'implantation de tumeurs dans le pancréas se faisant dans l'animalerie 1, les examens et la suite du projet sont réalisés dans l'animalerie 2.

Bénéfices attendus

Ce projet doit permettre de valider le traitement par champ électrique pulsé et réversible ainsi que les conditions de son utilisation pour envisager des essais thérapeutiques ultérieurs chez des patients atteints de cancer du pancréas.

Procédures

Intervention chirurgicale sous anesthésie générale (15 min maximum/souris) pour l’implantation des cellules tumorales. Alternativement, injection sous-cutanée de cellules tumorales (15 sec/souris). Suivi hebdomadaire de croissance tumorale par échographie sous anesthésie (8 min/souris). 1 à 2 traitements par champs électrique pulsé et réversible une fois par semaine (3 min/souris). Pour certains animaux, injection intrapéritonéale de traitement (10 sec/souris, 1 à 2 fois par semaine) ou injection intratumorale de traitement (10 sec/souris, 1 à 2 fois par semaine). Mesures de certains paramètres par injection intra-abdominale ou injection intraveineuse (20 min/souris, sous anesthésie générale), suite à une injection sous-cutanée d’antalgique 30 min avant (10 sec/souris).

Impact sur les animaux

La croissance des tumeurs dans le pancréas peut entrainer une perte de poids et des signes de souffrance. La chirurgie du pancréas induit une douleur liée au geste chirurgical. L’injection sous-cutanée de cellules tumorales cause une douleur modérée et un stress. Le suivi de la croissance tumorale hebdomadaire sous anesthésie peut causer du stress chez la souris. Les traitements par champs électrique peuvent causer un stress chez les animaux et des douleurs modérées. Les injections sous-cutanées pour soulager la douleur ou intrapéritonéales et intratumorales pour le traitement peuvent causer une douleur légère chez la souris. Les injections intrapéritonéales pour la réalisation de mesures invasives peuvent causer des douleurs et un stress pour les animaux. Le transport entre les animaleries 1 et 2 peut provoquer un stress léger. La présence de l'électrode et connecteur peuvent causer un inconfort léger chez la spuris.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort, pour analyses ex vivo des organes.

Remplacement

Des études in vitro ont été réalisées pour déterminer les réglages à utiliser pour les champs électriques pulsés et réversibles et documenter leur impact couplé à la chimiothérapie dans des modèles de culture cellulaire. Toutefois ces techniques ne peuvent représenter correctement la physiologie du développement tumoral permise par un modèle animal.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit à ce qui est nécessaire pour être significatif à l'aide de test statistiques adaptés. Des outils d’imagerie non invasive seront utilisés pour suivre le développement tumoral, évitant des mises à mort séquentielles et limitant le degré de souffrance des souris, les tumeurs étant détectées très tôt.

Raffinement

Le suivi de la douleur sera réalisé une fois par semaine et des points limites clairs ont été définis, entrainant la mise à mort de l’animal si nécessaire. Un suivi est prévu toutes les semaines en post opératoire et après injection des traitements. L’échographie sera réalisée sous anesthésie générale, à celle-ci on ajoutera une analgésie adaptée lors de la chirurgie et des traitements et mesures. Les souris seront hébergées en groupes sociaux dans des cages disposant d’enrichissement. Le transfert des souris de deux établissements est réalisé dans des boites de transport simples car ces deux animaleries étant localisées dans le même bâtiment au même étage. Les animaux ne restent pas plus de 30 minutes en boites de transport et ne sortent pas à l’extérieur.

Choix des espèces

La souris est un bon modèle permettant de mimer les tumeurs du pancréas humaines. Les souris seront utilisées à partir de l’âge adulte (8 à 10 semaines) afin de documenter l’impact des traitements sur un organisme mature.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 120
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 120
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 120

Injectées d'un produit conditionnant leur organisme, puis greffées de cellules leucémiques dans la circulation sanguine, 120 souris subissent des prises de sang toutes les deux semaines pendant trois mois. Toutes sont tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et la leucémie qui se développe provoque une anémie, un amaigrissement et une augmentation de la rate. Le porteur décrit des cultures en trois dimensions et des organoïdes de moelle osseuse capables selon lui de recréer un environnement proche du corps humain et de donner des résultats plus réalistes sans utiliser d'animaux, et retient malgré tout la greffe chez la souris. Le prélèvement de moelle osseuse et de sang après la mort est qualifié d'"indispensable".

Objectifs

Il s’agit d’étudier l’impact de l’absence d’une enzyme sur le développement des leucémies aiguës myélobastqiues.

Bénéfices attendus

Bénéfices attendus du projet Ce projet vise à améliorer la compréhension et le traitement des leucémies aiguës myéloblastiques (LAM), un type de cancer du sang. 1 - Avancées scientifiques • Mieux comprendre comment l'absence d’une enzyme influence le développement des leucémies. • Étudier l’impact de cette enzyme sur la survie des cellules cancéreuses. • Tester ces découvertes dans un modèle de souris pour confirmer les résultats obtenus en laboratoire. 2 - Développement de nouveaux traitements • Identifier de nouvelles cibles pour des traitements contre la leucémie. • Concevoir des médicaments capables de ralentir la progression de la maladie. 3 - Amélioration du diagnostic et du suivi des patients • Trouver de nouveaux indicateurs permettant de mieux prédire la résistance aux traitements. • Adapter les soins en fonction du profil biologique de chaque patient. 4 - Impact pour les patients • Développer de nouvelles options thérapeutiques pour les patients qui ne répondent pas aux traitements actuels. • Réduire les effets secondaires des chimiothérapies en combinant différents types de traitements. • Mettre en place une meilleure surveillance après le traitement pour éviter les rechutes. • Proposer des soins plus personnalisés et adaptés à chaque patient. 5 - Retombées sociétales et économiques • Faire avancer la recherche sur les leucémies et d'autres cancers. • Réduire les coûts des traitements en diminuant les hospitalisations et en évitant l'utilisation de médicaments inefficaces. Conclusion En résumé, ce projet pourrait permettre de mieux comprendre la leucémie, d'améliorer les traitements actuels et de proposer de nouvelles approches thérapeutiques plus ciblées.

Procédures

1 – Contention • Les souris seront manipulées avec précaution pour minimiser le stress lors des différentes interventions, en utilisant des techniques adaptées de contention douce. • Une attention particulière sera portée à la durée de la contention afin de limiter son impact sur les animaux. 2 - Injections et conditionnement préalable • Les souris recevront un traitement par injection d’un médicament avant l’injection des cellules leucémiques. Ce traitement vise à préparer leur organisme à recevoir les cellules. • Nombre d’animaux concernés : 120 souris • Durée : une seule injection 24 heures avant la greffe des cellules. 3 - Greffe de cellules leucémiques • Les souris recevront une injection de cellules leucémiques dans la circulation sanguine pour reproduire un modèle de la maladie. • Nombre d’animaux concernés : 120 souris • Durée : une seule injection, environ 1 minute. 4 - Suivi de la maladie • Des prises de sang seront réalisées toutes les deux semaines (jusqu’à 3 mois après l’injection des cellules leucémiques) afin de surveiller l’évolution de la leucémie et d’analyser la réponse immunitaire. • Nombre d’animaux concernés : 120 souris • Durée : environ 1 minute par prise de sang

Impact sur les animaux

Malgré toutes les précautions prises pour assurer leur bien-être, certains effets secondaires sont attendus en raison de la nature de l’étude. Effets liés aux interventions expérimentales • Les traitements administrés avant l’injection des cellules leucémiques peuvent provoquer une fatigue passagère et une légère perte de poids. • Les prises de sang régulières, nécessaires au suivi de la maladie, peuvent entraîner un certain stress. Pour limiter cet inconfort, des techniques adaptées seront utilisées. Effets liés au développement de la maladie • La progression de la leucémie peut causer une anémie (diminution des globules rouges), une perte d’énergie, un amaigrissement et une augmentation de la taille de certains organes comme la rate.

Devenir

Mise à mort des animaux pour analyses scientifiques Toutes les souris seront mises à mort pour des analyses approfondies qui concernent principalement la moelle osseuse et le sang, éléments essentiels pour comprendre l’évolution de la maladie. • Justification : ces examens sont indispensables pour valider les hypothèses scientifiques du projet et pourraient aider à identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques contre la leucémie. • Méthode : la mise à mort sera réalisée selon des protocoles stricts garantissant une mort rapide et sans douleur, conformément aux réglementations en vigueur sur le bien-être animal.

Remplacement

Stratégies de remplacement de l’expérimentation animale Afin de limiter autant que possible le recours aux animaux, plusieurs méthodes alternatives seront utilisées pour mener cette étude sur la leucémie. 1. Expériences en laboratoire sur des cellules humaines • Des cultures de cellules leucémiques humaines seront utilisées pour observer comment une enzyme influence leur croissance et leur évolution. • Des modèles plus avancés, appelés cultures 3D et organoïdes de moelle osseuse, seront développés pour recréer un environnement proche de celui du corps humain. Cela permettra d’obtenir des résultats plus réalistes sans utiliser d’animaux. 2. Analyses informatiques et exploitation des données existantes • Des bases de données contenant des informations sur des patients atteints de leucémie seront analysées afin de repérer d’éventuels liens entre l’expression d’une enzyme et la progression de la maladie. • Ces approches bioinformatiques permettront de générer des hypothèses solides avant de tester de nouveaux traitements, réduisant ainsi le besoin d’expériences sur des animaux. 3. Études sur des cellules humaines en dehors du corps (ex vivo) • Des cellules souches du sang seront cultivées dans des conditions spécifiques pour étudier le rôle d’une enzyme sans passer par des tests sur des souris. • Des échantillons de moelle osseuse prélevés chez des patients atteints de leucémie permettront de valider les résultats obtenus en laboratoire. Conclusion L’objectif est d’utiliser autant que possible ces alternatives avant d’envisager l’expérimentation animale. Cependant, certaines questions scientifiques nécessitent encore un modèle biologique complet pour être étudiées, ce qui justifie l’utilisation de souris lorsque les autres méthodes ne suffisent pas.

Réduction

Ce projet met en place plusieurs approches pour limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés, tout en garantissant des résultats fiables et exploitables. 1. Optimisation des protocoles expérimentaux • Une planification minutieuse des expériences permettra de réduire le nombre de souris nécessaires tout en obtenant des données statistiquement significatives. • Chaque animal sera utilisé pour plusieurs types d’analyses afin de maximiser les informations obtenues, évitant ainsi d’avoir recours à un plus grand nombre de sujets. 2. Expériences préliminaires avant les tests sur animaux • Des tests seront d’abord réalisés sur des cultures cellulaires (in vitro) et des échantillons biologiques (ex vivo), afin d’identifier les conditions expérimentales les plus pertinentes avant de passer à des essais sur animaux. • Cela permettra d’éviter des expériences inutiles et de limiter le nombre de souris impliquées. 3. Utilisation de méthodes statistiques avancées • Des outils statistiques performants seront employés pour garantir des résultats fiables avec le plus petit nombre d’animaux possible. • Ces méthodes permettent d’optimiser les groupes expérimentaux en veillant à ce que chaque test apporte un maximum d’informations. 4. Partage des ressources et des résultats avec d’autres laboratoires • Une collaboration avec d’autres équipes de recherche permettra d’éviter de répéter des expériences déjà réalisées ailleurs. • L’exploitation de bases de données existantes sur la leucémie permettra d’affiner les hypothèses sans multiplier les tests sur animaux. Conclusion Grâce à ces stratégies, le recours aux animaux sera limité au strict nécessaire. Ces mesures s’inscrivent dans une démarche responsable et éthique, visant à réduire l’impact de l’expérimentation animale tout en poursuivant des avancées scientifiques essentielles pour la lutte contre la leucémie.

Raffinement

Afin de limiter le stress et la souffrance des animaux tout en garantissant des résultats scientifiques fiables, plusieurs mesures seront mises en place. 1. Techniques expérimentales adaptées pour minimiser l’inconfort • Les injections et prélèvements sanguins seront réalisés avec des techniques optimisées pour réduire la douleur et le stress des animaux. • Les expérimentateurs seront spécialement formés pour effectuer ces manipulations rapidement et avec le plus grand soin. 2. Surveillance attentive pour prévenir la souffrance • Les animaux seront observés régulièrement afin de détecter rapidement tout signe de détresse ou de douleur. • Des critères stricts seront appliqués : si un animal montre des signes avancés de souffrance ou de détérioration de son état de santé, il sera mis à mort de manière éthique et sans douleur pour éviter toute souffrance prolongée. 3. Amélioration des conditions de vie • Les souris seront élevées dans un environnement enrichi, comprenant des tunnels, des cachettes et une litière adaptée, afin de favoriser leur bien-être et de réduire leur stress. • Elles seront logées en petits groupes compatibles pour éviter l’isolement et favoriser un comportement naturel. 4. Formation et encadrement des chercheurs • Tous les chercheurs impliqués recevront une formation continue aux meilleures pratiques en expérimentation animale, pour garantir des manipulations respectueuses et éthiques. • Un dialogue constant sera maintenu avec le comité d’éthique et les spécialistes du bien-être animal, afin d’améliorer en permanence les protocoles et de s’assurer qu’ils respectent les dernières recommandations en matière de protection animale. Conclusion Grâce à ces mesures, l’impact des expériences sur les animaux sera réduit au minimum, tout en garantissant des conditions de vie optimales et un suivi rigoureux de leur bien-être.

Choix des espèces

La souris a été choisie pour cette étude car elle représente un modèle particulièrement adapté à la recherche sur la leucémie humaine. Pourquoi utiliser la souris ? • Une grande similarité avec l’humain : le système de production des cellules sanguines (hématopoïèse) chez la souris fonctionne de manière très proche de celui de l’être humain. Cela permet de reproduire fidèlement les mécanismes impliqués dans le développement de la leucémie. • La possibilité de modifier son patrimoine génétique : grâce à des modèles génétiquement modifiés, les chercheurs peuvent étudier avec précision l’effet de l’absence d’une enzyme sur la maladie. • Une expérimentation contrôlée : la souris permet de tester l’évolution de la leucémie dans un organisme vivant, en réalisant des injections de cellules leucémiques, des traitements et des analyses de sang dans des conditions proches de celles utilisées en milieu clinique. • Un modèle rapide et efficace : les souris ont une durée de vie courte et se reproduisent rapidement, ce qui permet d’obtenir des résultats en un temps relativement réduit et d’évaluer l’évolution de la maladie sur plusieurs générations de cellules. Pourquoi utiliser des souris adultes ? Les études seront débutées sur des souris à un âge compris entre 8 et 12 semaines, car : • À cet âge, leur système sanguin est totalement formé et stable, ce qui permet d’obtenir des résultats fiables et reproductibles. • Leur taille et leur maturité physiologique facilitent les procédures expérimentales, comme les prélèvements et injections.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1008
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1008
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1008

Une greffe de cellules tumorales sous la peau, puis jusqu'à quatre injections d'immunothérapie : 1 008 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélèvement d'organes. La croissance des tumeurs est mesurée au pied à coulisse trois fois par semaine, et le porteur indique qu'une crevasse ou une nécrose de la peau peut apparaître en fin de croissance tumorale. L'objectif déclaré est de savoir si une masse musculaire augmentée ralentit des tumeurs colorectales, hépatiques ou des mélanomes en modifiant la réponse immunitaire, avec un potentiel de transfert vers la clinique annoncé comme fort. Une partie des animaux est déficiente pour le gène de la myostatine, ce qui décuple leur masse musculaire, et le porteur décrit la souris comme la seule espèce où de telles mutations s'introduisent facilement.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de déterminer si l’augmentation de la masse musculaire permet de réduire la résistance des tumeurs colorectales, hépatiques et du mélanome à l’action antitumorale des cellules immunitaires en réponse à un traitement par immunothérapie dans des modèles murins de cancer colorectal, de carcinome hépatocellulaire ou de mélanome sous-cutanés chez les mâles et les femelles. Il a été mis en évidence qu’une masse musculaire décuplée chez des animaux déficients pour le gène de la myostatine est associée à une croissance tumorale ralentie et à une formation de polypes intestinaux moindre. Cependant, l’implication potentielle du système immunitaire dans ce processus n’a pas été évaluée et l'impact d'une masse musculaire supérieure sur la réponse à l'immunothérapie n'a jamais été étudiée chez ces souris transgéniques. Nous effectuerons des suivis de croissance tumorale et des isolements de cellules immunitaires infiltrant les tumeurs chez des animaux contôles ou déficients en myostatine traités ou pas par immunothérapie. Diverses équipes nationales et internationales étudient l’impact du cancer sur la perte de masse musculaire et la cachexie mais aucune n’a à ce jour exploré l’effet d’une masse musculaire préservée sur la réponse immunitaire antitumorale en utilisant notamment le modèle de souris déficient pour la myostatine. D'autre part les investigations menées à la fois chez les mâles et les femelles permettront d'évaluer l'effet immunorégulateur du sexe dans l'interaction entre le muscle et le système immunitaire dans un contexte de cancer.

Bénéfices attendus

L'objectif de ce projet est d'évaluer le rôle immunomodulateur du muscle dans un modèle préclinique afin de fournir un rationnel scientifique pour proposer des stratégies adaptées de maintien de la masse musculaire chez la patiente ou le patient atteint d'un cancer digestif ou d'un mélanome dans le but d'améliorer sa réponse à l'immunothérapie et de favoriser des rémissions à long terme. Le potentiel de transfert des résultats de ce projet vers une application clinique faisable est fort.

Procédures

Les animaux seront soumis à une injection d'une solution saline contenant les cellules tumorales d'une durée d'environ 10 secondes et entre 0 à 4 injections d'immunothérapie d'une durée d'environ 10 secondes.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux concernent: - le stress et la légère douleur lors de l'injection des cellules tumorales et des traitements - la douleur modérée possible en fin de croissance tumorale. En effet, l'apparition d'une crevasse ou d'une nécrose de la peau au niveau de la tumeur peut survenir, ce qui est vérifié au cours du suivi des animaux.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de chacune des procédures et leurs organes prélevés en post-mortem pour des analyses cellulaires, biochimiques et moléculaires ultérieures.

Remplacement

Le cancer est une maladie complexe impliquant des mécanismes de contrôle et des interactions possibles seulement dans un organisme vivant. En effet, la recherche a permis de comprendre l’importance de l’environnement dans lequel le cancer se développe et les multiples interactions avec le système immunitaire, le stroma tumoral, le système vasculaire et le métabolisme. En conséquence, pour être prédictifs, les évaluations de nouveaux agents thérapeutiques en oncologie doivent être réalisées sur les organismes vivants.

Réduction

Si le génotype n'a aucun effet sur l'efficacité de l'immunothérapie lors de l'expérience 2, les expériences suivantes visant à évaluer les modulations précoces de la réponse immunitaire et les réponses immunitaires mémoires ne seront pas réalisées. Aussi, si le sexe n'impacte pas les expériences 1 et 2, un seul sexe sera choisi pour les expériences 3 et 4. Enfin, un calcul des effectifs nécessaires basé sur une variable biologique simple (taille de la tumeur) nous permettra d'atteindre une significativité des résultats avec un minimum d'animaux.

Raffinement

L'expérimentateur est formé et expert des modèles tumoraux garantissant des gestes techniques maîtrisés et une manipulation adéquate des animaux. La taille des tumeurs sera mesurée 3 fois par semaine à l’aide d’un pied à coulisse. Cela permettra de s'assurer qu'elles restent inférieures à la taille classiquement utilisée comme point limite en cancérologie chez la souris. Ce suivi individuel permettra la surveillance du bien-être des animaux qui seront hébergés par groupe de cinq à six dans un établissement agréé. Dans le cas où certaines souris seraient proches d’un point limite, la surveillance deviendra quotidienne. Si un animal présente des signes de souffrance, les mesures nécessaires seront prises pour limiter la souffrance animale et un traitement pourra être administré selon les recommandations d'un vétérinaire.

Choix des espèces

La souris, outre l’avantage lié à ses caractéristiques physiologiques, est la seule espèce animale pour laquelle des mutations génétiques peuvent être relativement facilement introduites et générer ainsi des souris déficientes pour une cible particulière donnée. Ces modèles murins très standardisés permettent une meilleure reproductibilité de nos expériences. Enfin les outils d'évaluation du système immunitaire, notamment les anticorps pour la cytométrie de flux, sont très développés et nombreux chez la souris ce qui permet une investigation approfondie des diverses populations cellulaires d'intérêt. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 12 et 20 semaines d’âge) pour la mise en oeuvre de modèles expérimentaux stables et reproductibles avec des animaux possédant un système immunitaire mature et une croissance musculaire stabilisée.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1081
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 1081
Devenir
 -
 -
 -
 1081

240 souriceaux naîtront porteurs d'une mutation qui les tue par détresse respiratoire dans les heures suivant la naissance, et seront tués juste avant cette mort. 1 081 souris vont être utilisées dans ce projet, toutes dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Les nouveau-nés reçoivent une injection dans l'abdomen dès leurs premières minutes de vie, séparés de leur mère cinq minutes au maximum, et des femelles gestantes sont injectées chaque jour du quinzième au dix-neuvième jour de gestation, au risque d'avortements tardifs, de mortalité in utero ou du rejet des petits par la mère. Le projet cherche à savoir si deux molécules renforçant l'activité d'une protéine maintiennent en vie ces souriceaux, modèle d'une forme de sclérose latérale amyotrophique. Le porteur écrit qu'"aucune intervention nécessitant un anesthésique" n'est pratiquée sur ces animaux.

Objectifs

Dans le présent projet de recherche, nous proposons d’analyser la maturation périnatale des réseaux neuronaux moteurs chez un modèle murin de la maladie de Charcot (SLA – Sclérose Latérale Amyotrophique). Nous étudierons les neurones localisés dans la moelle épinière qui commandent les muscles lorsqu’ils acquièrent leurs caractéristiques adultes. Notre projet est basé sur l’hypothèse que la maladie SLA a une origine développementale et est la conséquence de phénomènes de compensation jusqu’ici ignorés.

Bénéfices attendus

Nous faisons l’hypothèse que l’injection de prochloperazine (anti-nauséeux) ou d'ocytocine (deux drogues qui renforcent l'activité d'une proteine transmembranaire essentielle, KCC2), ou le croisement avec une souris ayant une activité pour cette proteine KCC2 renforcée, permettra la survie des nouveau-nés présentant une Sclerose Latérale Amyotrphique (SLA) de type "FUS". Ce résultat démontrera que la mort des animaux porteurs recessifs de la mutation est liée à un déficit d’activité de la protéine transmembranaire ciblée KCC2. D’un point de vue santé publique, nos données montreront que la survenue précoce de la maladie SLA peut être liée à un déficit de la protéine transmembranaire KCC2 - tout au moins chez les patients atteints de la mutation FUS - et d’envisager une thérapie pharmacologique visant celle-ci.

Procédures

Le projet sera découpé en 3 étapes. Notre projet vise à maintenir en vie les nouveau-nés à phénotype délétère par 3 méthodes différentes. Dans un premier temps 35 petits naîtront avec un phénotype délétère entrainant la mort par détresse respiratoire. 28 animaux à la naissance seront injectés (une injection en intrapéritonéale, moins d’une minute par petit impliquant une séparation avec la mère de maximum 5 minutes) et 4 femelles gestantes seront injectées de E15 à E19 quotidiennement en sous-cutanée (moins d’une minute par femelle). Dans la procédure complète 58 petits naîtront avec un phénotype dommageable, 49 seront injectés une fois en intrapéritonéale à la naissance (moins d’une minute par femelle) et 13 femelles gestantes seront injectées de E15 à E19 quotidiennement en sous-cutanée (moins d’une minute par femelle). Si l’un des traitements montre 75% ou plus de taux de survie, nous continuerons l’étude. 240 petits naîtront avec un phénotype délétère entrainant la mort par détresse respiratoire et seront euthanasiés juste avant la mort.

Impact sur les animaux

Certains animaux vont naitre avec une mutation délétère entrainant la mort par détresse respiratoire dans les heures suivant la naissance. Cette mutation est récessive. Ils seront potentiellement sauvés par l'une des méthodes testées ici mais sans certitude. Nous pourrons avoir de la mortalité dans la portée si la surexpression d’une protéine choisie ne suffit pas à sauver les petits homozygotes pour le gène Fus. Même si les drogues injectées ne sont pas décrites comme délétères (l'ocytocine est une hormone endogène aux organismes et le PCPZ est un anti-nauséeux couramment utilisé) des effets néfastes peuvent intervenir. Nous pourrons donc avoir de la mortalité néonatale si l'injection d'ocytocine ne permet pas la survie des animaux mais nous pouvons aussi avons du rejet des petits par la mère. Nous pourrons également avoir de la mortalité néonatale si le traitement PCPZ ne permet pas la survie des petits mais nous pourrons avoir aussi des avortements tardifs. Il est aussi possible que le stress engendré par l’injection induise de la mortalité in utero des petits. De même, si les méthodes de sauvetage des petits porteurs de la mutation fonctionnent, il faudra les comparer à des petits non traités qui présenteront des détresses respiratoires sévères à la naissance.

Devenir

Aucun traitement n'existe pour la maladie SLA (slérose latérale amyotrophique) et nous ne connaissons pas les mécanismes impliqués dans la forme étudiée ici. Il est impératif d'exploiter au maximum les tissus pour découvrir des méthodes de traitement. Enfin, les animaux porteur de la mutation doivent être euthanasiés avant tous signes de la maladie

Remplacement

Il n’existe actuellement pas de méthode alternative permettant de remplacer l’utilisation de souris car le but de ce projet est de mettre en évidence des mécanismes encore inconnu et donc impossible à modéliser.

Réduction

Plusieurs expériences seront menées sur une même portée. Tous les embryons d'une même portée seront utilisés afin de réduire le nombre de femelles gestantes utilisées. Nous prévoyons des portées de 6 à 7 embryons en moyenne provenant de plusieurs portées différentes par condition expérimentale afin que des tests non-paramétriques fiables puissent être effectués.

Raffinement

Afin de ne pas perturber la femelle, les petits seront un minimum touché lors de la mise bas. Lorsqu'une injection est nécessaire sur les nouveaux-nés, l'expérimentateur sera expérimenté et sera toujours la même personne depuis le début de la mise bas (influence des odeurs). de même, l'expérimentateur devra se "laver" les main gantées dans la litère afin de ne pas déposer d'odeur sur les petits. Tout ceci sera fait afin de limiter le rejet des nouveaux nés. Des points limites appropriés ont été déterminés dans l'animalerie en cas d'animal malade et/ou bléssé. L’animalerie dispose de réserve de meloxicam (analgésique). En cas de problème, le vétérinaire référent et la SBEA seront prévenus et des soins pourront être apportés aux animaux . Aucune intervention ne necessitant une anesthésique n'est faite aux animaux.

Choix des espèces

La souris est un modèle dont le génome est parfaitement connu. C’est l’espèce qui présente le plus de modèles génétiquement modifiés permettant de répondre à notre problématique. Il n’existe en effet pas de modèles autres de la mutation étudiée ou d’une surexpression de la protéine choisie. Selon les protocoles mis en place, les animaux pourront 1) être gardés jusqu'à P15 pour s'assurer de leur survie, 2) injectés dès les premières minutes de vie et gardés jusqu'à P15 pour s'assurer de leur survie, 3) injectées entre G15 et G19 (femelle gestantes) et les petits gardés jusqu'à P15 pour s'assurer de leur survie ou 4) utilisés à P0.5 jours.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 936
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 936
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 936

L'expérience s'arrête quand une souris perd 20 % de son poids ou quand sa tumeur cutanée dépasse 17 millimètres de diamètre, s'ulcère ou s'infecte. 936 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour analyse des organes lymphoïdes. Elles reçoivent une à deux injections dans le sinus derrière l'œil, des cellules tumorales sous la peau après rasage, ou une infection par Listeria monocytogenes qui peut provoquer diarrhées et léthargie. Le porteur qualifie ces injections d'actes "ne générant aucun stress", et retient la souris au motif que 99 % de ses gènes sont orthologues à ceux de l'être humain.

Objectifs

Les réponses immunitaires efficaces contre les cellules cancéreuses et les pathogènes sont le résultat de processus cellulaires complexes et hautement coordonnés. Au cours des dernières décennies, d'importants efforts de recherche ont montré que les lymphocytes T jouent un rôle central dans le développement de ces processus. Le développement d'inhibiteurs de points de contrôle immunitaire est apparu comme un mode d'action efficace pour renforcer l'activation des lymphocytes T contre les cellules cancéreuses et à l’inverse pouvant contrôler les réponses auto-immunitaires. Les thérapies basées sur les récepteurs antigéniques chimériques constituent une deuxième approche fructueuse et offrent un moyen unique d'armer les lymphocytes T pour éliminer les tumeurs exprimant des antigènes spécifiques. Cependant, malgré le succès remarquable de l'immunothérapie, tous les patients ne répondent pas aux nouveaux traitements et certains développent des signes cliniques liés à des effets secondaires nocifs. La régulation de l’activation des lymphocytes T implique de nombreux acteurs moléculaires. À cet égard, le ciblage des composants moléculaires impliqués dans la signalisation des cellules T est très prometteur pour contrôler leurs fonctions effectrices. Dernièrement, il a été identifié une molécule appelée Intersectine 2 (ITSN2) qui semble contrôler les niveaux d’expression de récepteurs activateurs présents à la surface des lymphocytes T. L’analyse de la souris déficiente pour l’ITSN2, démontre un phénotype activé des lymphocytes T (mais pas de phénotype dommageable pour la souris). Le but de notre étude est donc d’évaluer dans quelle mesure l’inactivation de l’ITSN2 dans des modèles murins permettent de mieux contrôler le développement de tumeurs, d’infections ou l’apparition de maladies auto-immunes.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de mieux comprendre les mécanismes moléculaires qui contrôle l’activation des lymphocytes T. Les expériences réalisées avec les modèles murins que nous possédons permettra d’identifier dans quelle mesure l’ITSN2 pourrait être une cible pour le développement de nouvelles thérapies anticancéreuses mais aussi dans l’auto-immunité.

Procédures

Les injections intraveineuses en rétro-orbitaire réalisées pour le transfert adoptif seront réalisées sous anesthésie gazeuse afin de limiter le stress. Une à deux injections seront effectuées par souris, la procédure ne durera que quelques minutes. Les injections de cellules tumorales en sous-cutané seront également réalisées sous anesthésie gazeuse ne générant aucun stress et ne prendront que quelques minutes également. La contention pour raser les souris le jour précédant l’injection sous cutanée de cellules tumorales pourra générer un stress de courte durée qui sera minimiser la réalisation du geste par du personnel expérimenté.

Impact sur les animaux

Les injections intraveineuses en rétro-orbitaire réalisées pour le transfert adoptif seront réalisées sous anesthésie gazeuse afin de limiter le stress. Une à deux injections seront effectuée par souris (selon la procédure), la procédure ne durera que quelques minutes. La croissance tumorale pourra conduire à une perte d’appétit, une perte de poids et perte de sociabilité vis-à-vis des congénères. L’infection avec Listeria monocytogenes à des doses sub-léthales, est normalement contrôlé par le système immunitaire des souris de la souche C57BL/6. Les souris pourraient avoir une perte d’appétit, développer des diarrhées et être dans un état léthargique dans les premiers jours suivant l’injection.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés, les infiltrats cellulaires aux seins des organes lymphoïdes seront analysés. De manière générale, l'analyse des réponses immunitaires nécessite l'euthanasie des animaux à l'issue des procédures.

Remplacement

L’étude de processus complexes de développement de la réponse immunitaire dans un contexte tumoral ou auto-immunitaire ne peut être réalisée à ce jour qu’à l’aide de modèles in vivo. Afin d’étudier de nouvelles approches d’immunothérapie, l’utilisation de modèles murins est indispensable.

Réduction

Nous souhaitons étudier des populations cellulaires dont certaines sont rares mais dont la distribution suit une loi normale. Sur la base de nos expériences antérieures et des données de littérature, nous savons que des groupes de 6 animaux, analysés avec un test statistique nous permettent d’obtenir des résultats significatifs et doivent être réalisés en triplicat pour être publiables.

Raffinement

Toutes les procédures expérimentales du projet sont réalisées en tenant compte du bien-être animal dans le strict respect des réglementations en vigueur et en étroite collaboration avec la structure du bien-être animale de notre établissement. Les expérimentations seront optimisées dans l’optique de réduire, supprimer ou soulager l'inconfort, la douleur ou l'angoisse subi par les souris afin d'obtenir des données qui soient le moins biaisées possible par le "mal être" de l'animal. Une anesthésie générale sera utilisée durant les procédures expérimentales (transplantation de cellules tumorales, injection intraveineuse, immunisation). Suite à l’injection de cellules tumorales, de L. Monocytogenes ou à une immunisation, nous porterons une attention particulière à la taille de la tumeur (cas des tumeurs), au poids de l’animal mais aussi à leur posture et leur comportement en groupe. Les animaux seront observés quotidiennement post injection par les zootechniciens et un score prenant en compte des paramètres tels que l’apparence physique, la capacité à s’alimenter et à s’abreuver, le comportement et la réponse aux stimuli. Pour une souffrance avérée, un traitement analgésique sera mis en place en plus des mesures précédentes qui seront poursuivis. Dans le cas d'une croissance tumorale, en plus des paramètres suivis, l’aspect de la tumeur sera monitoré et les mesures de raffinement seront adaptés. Une perte de poids supérieure ou égale 20% par rapport au début de l’expérience, une tumeur cutanée de diamètre supérieur à 17mm ou une ulcération et/ou infection de celle-ci sera un critère d’arrêt de l’expérimentation. Pour toute expérience nécessitant une manipulation de l’animal, ceux-ci seront anesthésiés avec les méthodes autorisées. Les animaux sont hébergés dans des cages dont la surface est de 500 cm2.

Choix des espèces

Mus musculus, mammifères dont 99% des gènes sont orthologues à l’homme, animal de petite taille et à reproduction rapide, bonne connaissance anatomique, physiologique et biologique de ce modèle. Le système immunitaire adaptatif caractérisé par la présence de lymphocytes B et T en interaction avec les cellules dendritiques est issu de l’hématopoïèse laquelle est observée chez les vertébrés uniquement et sur le plan immunitaire, il existe de nombreuses similarités entre l’homme et le modèle souris. Les techniques de mutagénèses conditionnelles ne sont disponibles que chez les souris et sont validées pour les études physiopathologiques de gènes. La physiopathologie de la souris est suffisamment proche de celle de l’homme pour que son étude soit riche d’enseignements permettant d’accroître nos connaissances sur le fonctionnement du système immunitaire des 2 espèces, avec des applications cliniques potentielles pour l’homme. Par ailleurs, la taille, la rapidité du cycle de reproduction et la génétique de la souris en font le modèle le mieux approprié pour les études envisagées. Afin de limiter les variations dues à des différences d’âge des souris adultes de 7 à 12 semaines seront utilisées.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 13344
Souffrances
▲ 4160
▲ 8010
▲ 1174
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 13344

Ces souris naissent dans un élevage de lignées génétiquement modifiées, et 1 873 d'entre elles rejoindront les cohortes de projets déjà autorisés. 13 344 souris au total vont être utilisées, dont 4 160 sous anesthésie sans réveil, 8 010 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 1 174 d'un niveau modéré. L'acte déclaré consiste en une biopsie d'oreille de deux millimètres prélevée en deux secondes sur des souriceaux de 7 à 12 jours, sans anesthésie, le porteur jugeant la douleur et le stress "minimes". Les reproducteurs sont tués vers douze mois ou dès que leur fécondité baisse, les femelles gestantes et leurs embryons pour prélever des tissus, et le porteur précise que ces "organismes génétiquement modifiés" ne peuvent pas être adoptés.

Objectifs

Nos recherches portent principalement sur deux maladies héréditaires rares qui touchent plusieurs organes, notamment le cervelet, la moelle épinière, certains nerfs, le cœur et les muscles. Elles sont causées par des mutations dans des gènes qui codent pour des protéines essentielles à la fonction mitochondriale (organelle qui produit l’énergie de la cellule). Pour mieux comprendre ces maladies et tester de nouveaux traitements, nous avons créé des souris génétiquement modifiées qui reproduisent ces troubles. Nos précédents travaux ont déjà permis d’importantes avancées, notamment en explorant des pistes de thérapies géniques et médicamenteuses. Afin de poursuivre ces recherches, nous devons génotyper les souris nécessaires au maintien des lignées et aux projets en cours. Nous réalisons également des prélèvements de tissus embryonnaires, qui nous permettent d’étudier en laboratoire les mécanismes de la maladie et d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques. Ce projet a donc pour objectif de génotyper et d'analyser des animaux génétiquement modifiés et de réaliser des cultures cellulaires à partir d’échantillons embryonnaires, dans le but de mieux comprendre ces pathologies et d’avancer vers de nouvelles solutions thérapeutiques.

Bénéfices attendus

L'étude de modèles pour ces maladies neurologiques est essentielle pour mieux les comprendre et développer de futurs traitements. Grâce à ces recherches, plusieurs avancées sont attendues : 1. Une meilleure compréhension des mécanismes biologiques impliqués dans ces maladies rares. 2. Une meilleure connaissance des effets de ces maladies sur différents organes du corps. 3. Le développement de modèles cellulaires permettant de tester de nouvelles molécules thérapeutiques. 4. L’identification de nouvelles cibles et, potentiellement, de futurs traitements. Ces travaux sont une étape clé pour progresser vers des solutions thérapeutiques adaptées aux patients concernés.

Procédures

Prélèvement d’une biopsie d’oreille de 2 mm maximum sur animaux vigiles ayant 7 à 12 jours (manipulation nécessitant 2 secondes par individu).

Impact sur les animaux

Pour identifier les gestations et prélever des tissus embryonnaires, les femelles sont régulièrement pesées et manipulées. Ces manipulations entraînent un stress modéré mais de courte durée, qui diminue progressivement à mesure que les animaux s’habituent à l’expérimentateur. Certaines lignées de souris peuvent présenter un retard de croissance dès la naissance. Ce retard reste stable au fil du temps et n'affecte pas leur bien-être dans les conditions d’élevage du laboratoire. D'autres lignées peuvent montrer des signes plus marqués, comme des difficultés de mouvement.

Devenir

Les animaux utilisés dans ce projet sont des organismes génétiquement modifiés qui ne peuvent être adoptés. Après génotypage, les animaux porteurs d’un génotype d’intérêt alimenteront les cohortes expérimentales de projets déjà acceptés (1873 animaux) tandis qu’une partie des animaux porteurs d’un génotype non d’intérêt servira à la reproduction au sein des lignées. Donc 1873 animaux seront en utilisation continue. Les femelles et les embryons seront mis à mort pour prélèvements de tissus désirés. Les animaux reproducteurs âgés seront mis à mort lorsque leur âge approchera 12 mois ou si une baisse importante de la fécondité est constatée.

Remplacement

Ces formes rares de maladies neurologiques sont encore mal comprises, et les recherches se poursuivent pour mieux caractériser ces maladies. Certaines interactions complexes entre les cellules du cerveau et de la moelle épinière, comme celles entre neurones et cellules gliales, ne peuvent pas être reproduites en laboratoire sur des cellules isolées ou par des simulations informatiques. C’est pourquoi l’utilisation de modèles animaux est essentielle : elle permet d’étudier les mécanismes de la maladie et de tester de nouvelles approches thérapeutiques. En parallèle, notre équipe développe des alternatives comme la culture de cellules dérivées de patients ou de modèles spécifiques en laboratoire. Ces approches permettent d’explorer certains aspects de la maladie sans utiliser d’animaux. Cependant, à ce jour, elles ne peuvent pas encore remplacer complètement les modèles animaux, qui restent indispensables pour comprendre l’évolution des symptômes et évaluer les traitements potentiels.

Réduction

Pour mener nos recherches, nous appliquons une gestion rigoureuse du nombre d’animaux utilisés. Nous veillons à limiter le nombre d’animaux nécessaires en organisant les croisements et en sélectionnant les reproducteurs de manière optimisée. Lorsque c’est possible, les mêmes reproducteurs sont réutilisés. Les modèles animaux sont utilisés uniquement lorsque cela est indispensable pour nos études en cours. Nous ajustons le nombre d’animaux en fonction des analyses nécessaires et utilisons des calculs statistiques pour garantir les résultats scientifiques en utilisant le nombre minimum d’animaux. De plus, nous utilisons des souris des deux sexes, ce qui permet de réduire le nombre de portées nécessaires. Nous limitons les prélèvements de tissus et les analyses génétiques en mettant en place des stratégies d’accouplement adaptées. Les tissus issus des animaux sont systématiquement conservés dans une biobanque et partagés avec d’autres projets de recherche compatibles, maximisant ainsi leur utilité. Nous avons mis en place un programme de cryoconservation pour éviter de maintenir des lignées qui ne sont pas utilisées activement dans nos études. Cela nous permet de ne pas conserver des animaux plus de 9 mois si leur utilisation n’est pas nécessaire.

Raffinement

Pour réaliser les analyses génétiques nécessaires sur les animaux, une petite biopsie de l’oreille (2 mm maximum) sera prélevée. Cette méthode permet d’éviter les infections couramment associées aux bagues numérotées. Le prélèvement est rapide (environ 2 secondes par animal), réalisé par du personnel formé, et n’implique pas d’anesthésie. La douleur et le stress sont minimes. Lorsque cela est possible, le prélèvement sera repoussé jusqu’à 12 jours, sauf en cas de besoin de résultats urgents (par exemple, pour utilisation à 10 jours de vie). Les techniques de prélèvement non invasives, comme la collecte de poils, ne sont pas adaptées pour un grand nombre d’animaux en raison des risques de contamination des échantillons. Toutefois, elles seront privilégiées lorsque des analyses répétées seront nécessaires. Pour les animaux de petite taille ou ayant des difficultés à se déplacer, de la nourriture en gel sera ajoutée dans la cage afin d’assurer une alimentation correcte. Des points limites stricts et spécifiques au projet ont été mis en place. Des enrichissements pourront également être proposés pour améliorer leur confort. Lorsque cela est possible, les mâles reproducteurs seront placés avec leurs descendants après le sevrage pour limiter leur isolement. De plus, certains animaux non destinés aux expériences seront conservés afin d’accompagner les animaux d’intérêt et éviter qu’ils restent seuls avant leur utilisation.

Choix des espèces

Nos projets ont pour but de mieux caractériser deux maladies neurologiques rares, dont la complexité ne peut pas être reproduite par des modèles alternatifs. La souris présente plusieurs avantages pour nos travaux : - Une physiologie comparable à la physiologie humaine. - Un développement embryonnaire et post-natal rapide, qui permet d’obtenir des cohortes en quelques semaines - La petite taille des animaux est adaptée aux travaux en histologie - La possibilité de modifier l’expression de gènes par croisement de lignées transgéniques existantes Les animaux seront sélectionnés à l’âge de maturité sexuelle (6 semaines pour les mâles, 8 semaines pour les femelles). Les individus reproducteurs seront utilisés jusqu’à 12 mois ou jusqu’à production de 6 portées maximum (sauf si ces derniers présentent une baisse de la fertilité avant ces deux repères). Les tissus embryonnaires sont prélevés à différents stades de vie (entre 13.5-18.5 jours) selon les projets et les lignées.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 750
Souffrances
▲ -
▲ 480
▲ 270
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 750

Mesurer comment le vieillissement et le sexe altèrent la mémoire des odeurs : 750 souris âgées de deux à dix-huit mois vont être utilisées pour cela, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les tests comportementaux sont détaillés, exposition répétée à un odorant puis évaluation du souvenir à différents délais, étalés sur deux mois. Une partie subit une chirurgie d'injection de vecteurs viraux dans le cerveau et l'implantation de fibres optiques, avec un risque que les congénères dégradent le matériel et la zone cérébrale correspondante, ou que les animaux se blessent entre eux. Toutes sont tuées pour prélèvement du cerveau, notamment afin de contrôler que les injections et les implantations ont bien atteint leur cible.

Objectifs

Les odeurs guident le comportement animal (alimentation, prédateurs et reproduction) et sont sources de plaisir et de lien social chez l’humain, contribuant à notre santé mentale et physique. Les odeurs sont également une voie d’entrée pour moduler le fonctionnement cérébral, mais les mécanismes sous-jacents restent méconnus. Nous faisons l’hypothèse que cette action des odeurs soit médiée par l’induction d’une libération généralisée de noradrénaline. Le vieillissement modifie progressivement l’organisation et le fonctionnement cérébral, de manière similaire chez la souris et l’humain : notamment ceux du système olfactif permettant la perception et la mémorisation des odeurs. Ainsi, la durée de la mémoire olfactive est réduite dès l’âge moyen (12 mois) chez les souris mâles, avant une détérioration complète à 18 mois. Le système neuromodulateur noradrénergique régulant la mémoire olfactive chez le jeune adulte, nous faisons l’hypothèse qu’un déficit noradrénergique contribue à l’altération de la mémoire olfactive à l’âge moyen. Des stratégies de promotion du bien-vieillir visant à stimuler le système noradrénergique ont été développées. Par exemple, un enrichissement olfactif tout au long de la vie, améliore l’olfaction des souris âgées mais également la cognition de manière globale, avec un remaniement de l’innervation noradrénergique et de l’activation cérébrale. Toutefois, les mécanismes cellulaires sous-tendant la capacité des odeurs à mobiliser le système noradrénergique restent à explorer. Enfin, alors que des différences anatomo-fonctionnelles liées au sexe sont maintenant identifiées dans de nombreux processus physiologiques, l’influence du sexe sur les mécanismes du fonctionnement et du vieillissement cérébral n’est que très rarement étudiée. Combinant des approches anatomiques et fonctionnelles chez la souris, ce projet de recherche fondamentale étudie les spécificités liées au sexe et les altérations liées au vieillissement de : 1) la mémoire olfactive, 2) l’effet des odeurs sur le fonctionnement cérébral, et 3) l’action de la noradrénaline. Ce projet permettra une meilleure compréhension des mécanismes du vieillissement cérébral en incluant la dimension du sexe et contribuera ainsi au développement de stratégies de remédiation du vieillissement, dans une perspective de médecine personnalisée.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre l’action des odeurs sur le fonctionnement cérébral global, le mode d’action de la noradrénaline et les mécanismes cellulaires sous-tendant le vieillissement cérébral en interaction avec l’effet du sexe, pour pouvoir proposer des stratégies de remédiation/promotion du bien-vieillir, qui soient les plus efficaces possibles et qui prennent en compte les différences liées au genre dans une perspective de médecine personnalisée. Il s’agira de produire la 1ere démonstration sans ambiguité de la capacité des odeurs à induire la libération de noradrénaline dans différentes régions cérébrales et à moduler leur fonctionnement, hypothèse pour laquelle il n’existe actuellement que des preuves indirectes. A l’issue de ce projet, il pourra être envisagé de proposer la mise en place de stratégies de promotion du bien vieillir chez l’humain, basées sur l’utilisation des odeurs.

Procédures

Les animaux seront soumis à des test comportementaux visant à étudier leur capacité d’apprentissage et de mémorisation des odeurs. Pour cela, ils seront entrainés (cet entrainement se fait par simple exposition répétée à un odorant) puis évalués à différents délais après l’apprentissage pour évaluer pendant combien de temps ils se souviennent des odorants appris. L’ensemble de ces tests comportementaux s’étalera sur 2 mois et sera effectué sur des groupes d’animaux différents à différents âges pour étudier l’effet du vieillissement. Afin d’analyser la libération de noradrénaline chez l’animal vigile en comportement, une approche en photométrie par fibre optique sera utilisée. Elle nécessite des injections intracérébrales de vecteurs viraux et à l’implantation de fibres optiques lors d’une chirurgie. L’ensemble de cette intervention comprend la chirurgie (d’une durée de 30 min), la phase de récupération et les enregistrements pendant le comportement et s’étend sur 2 mois maximum. Afin de caractériser les contacts établis par les fibres noradrénergiques sur différents neurones, nous utiliserons la technologie GRASP permettant de révéler les contacts entre deux populations neuronales spécifiques. Elle nécessite des injections intracérébrales de vecteurs viraux lors d’une chirurgie. L’ensemble de cette intervention comprend la chirurgie (d’une durée maximale de 45 min) et la phase de récupération et s’étend sur 6 semaines maximum.

Impact sur les animaux

Les animaux implantés avec une fibre optique (procédure chirurgicale) étant remis entre congénères (pour éviter l'isolement des animaux), ils peuvent être susceptibles de se blesser. Des dégradations du matériel d’implantation et donc de la zone cérébrale correspondante peuvent aussi être engendrées. Les chirurgies peuvent également induire des effets secondaires indésirables (perte de poids, douleurs, stress, apathie, stéréotypie etc). Enfin, la manipulation des animaux ainsi que les injections intrapéritonéales peuvent induire chez les animaux un stress léger. Une surveillance sera mise en place à l’aide d’une grille de score évaluant l’état physiologique et comportemental de l’animal, définissant des points limites connus et maitrisés.

Devenir

Tous les animaux utilisés seront mis à mort afin de prélever le cerveau pour 1) contrôler les injections et implantations chirurgicales et 2) analyser post-mortem l’activité neuronale ou les connexions entre les neurones.

Remplacement

L’étude de processus physiologiques et plus particulièrement l’étude des bases neurales du comportement (ici apprentissage et mémoire olfactifs et l’impact du sexe et du vieillissement) nécessite l’utilisation d’animaux vivants et ne peut s’envisager sur des modèles strictement in vitro. Notre projet se focalise sur un modèle expérimental nécessitant l’utilisation d’un modèle animal. Il n'existe pas de modèle cellulaire reproduisant nos procédures expérimentales.

Réduction

Pour nos expérimentations, nous avons prévu le nombre nécessaire et suffisant d’animaux (10 à 15 souris par groupe selon les méthodologies), pour garder une puissance statistique dans le traitement des résultats. Lorsque cela était possible sans compromettre le résultat des expériences et sans altérer le bien-être des animaux, nous avons prévu d’effectuer plusieurs analyses sur les mêmes animaux. Ces prévisions sont basées sur les précédentes études de l’équipe et les données de la littérature. De plus, pour assurer la fiabilité statistique nous randomiserons les animaux et les groupes, et afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés, nous corrélerons (grâce à des statistiques adaptées) le comportement et les paramètres cellulaires sur les mêmes animaux.

Raffinement

Les animaux feront l’objet d’une surveillance rapprochée pour détecter les points limites de souffrance. Le poids et l’apparence physique seront vérifiés pendant toute la durée du protocole. Pour réduire le risque d’un impact physique et psychique, une semaine de repos sera effectuée à l’arrivée des animaux avant début des expérimentations. Une sciure avec copeaux longs sera utilisée. Les animaux seront maintenus en groupe (de 5 maximum), avec nourriture et eau à volonté. Les cages sont transparentes pour favoriser la communication. Lors de la procédure chirurgicale, les souris seront placées sous anesthésie générale à l’aide d’un analgésique approprié. Une injection d’antalgique sera pratiquée avant et après chirurgie, réitérée ensuite en fonction de l’état de l’animal. En attendant un réveil partiel, les animaux seront placés sous une lampe chauffante. Le test de pli de peau sera pratiqué pour vérifier le niveau d’hydratation (une injection de NaCl sera faite si besoin). Le poids sera contrôlé pendant les jours suivants. L'état général sera évalué régulièrement pendant la phase de récupération.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris car son comportement et l’importance écologique de la fonction olfactive de cette espèce sont particulièrement adaptés à la question de recherche qui nous intéresse, c’est-à-dire l’effet du vieillissement sur le fonctionnement cérébral. De plus, le cerveau et le système olfactif humain et murin présentent de grandes similarités anatomiques et fonctionnelles, y compris des altérations similaires liées au vieillissement, faisant de cette espèce un très bon modèle pour étudier le vieillissement cérébral et le système olfactif. Le modèle murin permet l’accès à une analyse à l’échelle cellulaire du fonctionnement cérébral, inaccessible chez l’humain. Enfin, l’ensemble des données antérieures a été obtenu chez cette espèce ; elle est classiquement utilisée dans ce type d’étude, et nos données pourront être comparées à celles de la littérature. Afin d’étudier l’effet du vieillissement sur la mémoire olfactive et les mécanismes cellulaires sous-jacents, les expériences seront réalisées aux stades jeune adulte (2 mois) et à différents stades de vieillissement (9, 12 et 18 mois), afin de définir la chronologie de l’altération de ces processus. La maturité sexuelle, qui se situe à 8 semaines chez les femelles et 10 chez les mâles, est atteinte. Les âges (jeune adulte 2 mois, âge moyen 9-12 mois, âge avancé 18 mois) ont été choisis sur la base de la littérature existante sur le vieillissement.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 64
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 64
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 64

Deux injections dans le cerveau, une heure d'opération chacune, puis une chirurgie terminale deux mois plus tard : 64 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour analyse du cerveau. Seize d'entre elles subissent en plus trois prélèvements sanguins alors qu'elles sont éveillées. Le projet teste un vecteur viral censé apporter une copie fonctionnelle d'un gène défectueux, première étape déclarée vers une thérapie génique de certaines formes d'autisme. Toute souris dépassant un score de 15 sur la grille de surveillance est tuée, ce que le porteur présente comme la garantie qu'aucun animal ne subira de "souffrance prolongée".

Objectifs

Certaines maladies du spectre autistique sont des troubles graves qui affectent le développement et le fonctionnement du cerveau. Ces troubles comprennent des problèmes sociaux, des comportements répétitifs et des crises d'épilepsie, qui apparaissent dès l'enfance et affectent grandement la qualité de vie des individus et de leur famille. Aujourd’hui, les traitements ne font que réduire ces symptômes, mais ne réparent pas la cause du problème. Ce projet cherche une nouvelle solution appelée thérapie génique. L’idée est d’ajouter une “bonne copie” d’un gène défectueux pour aider le cerveau à mieux fonctionner. L’étude a trois objectifs : 1.Vérifier que le traitement atteint les bonnes cellules : Nous allons observer quelles cellules du cerveau peuvent recevoir cette nouvelle copie du gène. 2.Tester si le gène fonctionne bien : Nous vérifierons si les neurones traités produisent correctement la protéine dont ils ont besoin. 3.S’assurer que le traitement est sûr : Nous nous assurerons qu’il n’y a pas d’effets secondaires graves ou de dommages au cerveau, pour qu’un jour ce traitement puisse être utilisé chez l’homme. Ce projet pourrait constituer une étape majeure vers un traitement innovant et personnalisé pour les personnes atteintes de ces troubles.

Bénéfices attendus

1. Un nouveau traitement pour l’autisme : ce projet cherche une nouvelle façon de soigner certaines formes d’autisme causées par un problème dans un gène. Il vise à réparer ce dysfonctionnement dans le cerveau pour aider les neurones à mieux fonctionner. Ce traitement pourrait aussi servir pour d’autres maladies du cerveau. 2. Mieux comprendre l’autisme : en étudiant comment un gène défectueux affecte le cerveau, les chercheurs pourront mieux comprendre pourquoi certaines personnes développent de l’autisme ou de l’épilepsie. Ces découvertes aideront à améliorer les traitements et à mieux soigner d’autres troubles du développement cérébral. 3. Un pas vers un véritable remède : si les résultats sont positifs, ce projet pourrait mener à des tests sur l’homme et, à terme, à des traitements personnalisés. En résumé, cette recherche pourrait changer la vie des personnes atteintes d’autisme d’origine génétique et ouvrir la voie à de nouveaux traitements pour d’autres maladies du cerveau.

Procédures

Toutes les souris recevront deux injections intracérébrales (l'opération dure une heure), et après deux mois, pour le prélèvement du cerveau, une chirurgie terminale sous anesthésie sera réalisée. Une partie des souris, (16 animaux au total), feront l'objet d'une procédure de prélèvement sanguin (avec les animaux éveillés, cette manœuvre dure 30 secondes par animal), trois fois pendant la durée du projet.

Impact sur les animaux

Douleur et inconfort après l'opération. Les animaux peuvent ressentir une légère douleur au niveau de la tête ou de la mâchoire pendant environ 12 heures après l'opération. Stress associé à la manipulation, risque d'infection. Réactions locales à la plaie. La petite plaie à la tête pourrait s'infecter ou s'enflammer. Risque pour les connexions neuronales. Il existe un très faible risque que l'injection perturbe d'importantes connexions cérébrales, ce qui pourrait affecter certains mouvements.

Devenir

Dans cette étude, tous les animaux seront euthanasiés avec un chirugie terminale sous anesthésie à la fin de la procédure. Cette étape est nécessaire pour permettre l’analyse approfondie de leurs organes, notamment du cerveau, afin de mieux comprendre les mécanismes biologiques étudiés. Ces analyses, réalisées selon des techniques histologiques précises, sont indispensables pour obtenir des résultats fiables et avancés, contribuant ainsi à la recherche scientifique et médicale. Cette approche garantit également que les animaux ne subissent aucune souffrance prolongée, en accord avec les principes de bien-être animal et les réglementations en place.

Remplacement

Malgré les efforts continus pour développer des modèles alternatifs, l'utilisation de souris reste indispensable dans les études sur les maladies neurologiques, en raison de la complexité des processus biologiques impliqués et de la nécessité d'examiner ces mécanismes au sein d'un organisme vivant. Bien que les cultures de cellules souches neurales et les organoïdes cérébraux fournissent des informations précieuses sur les réseaux neuronaux, ils ne reproduisent pas entièrement le microenvironnement cérébral complexe, en particulier les interactions cruciales entre les différents types de cellules. Ces interactions sont essentielles pour comprendre les altérations des réseaux neuronaux dans des conditions telles que l'épilepsie ou certains comportements associés aux troubles du spectre autistique. Les progrès de la modélisation informatique permettent des simulations utiles de certains aspects des réseaux neuronaux, mais ces modèles sont limités par des données restreintes et la complexité des mécanismes neuronaux. Les souris, bien qu'elles ne reproduisent que partiellement les comportements et les altérations des réseaux humains, sont particulièrement utiles dans leurs versions génétiquement modifiées pour des gènes spécifiques. Ces modèles constituent une base précieuse pour l'étude du rôle de certaines protéines, permettant aux chercheurs de tester comment moduler ou restaurer l'expression des gènes dans le cadre de pathologies telles que l'épilepsie ou l'autisme, et ainsi de mieux comprendre des mécanismes similaires chez l'homme et de développer des traitements potentiellement plus efficaces. Dans le cadre de ce projet, nous évaluerons d'abord chaque vecteur viral en culture cellulaire pour nous assurer qu'il exprime correctement les protéines. Seuls les vecteurs qui passent ce contrôle de qualité en culture seront ensuite utilisés sur des animaux vivants, ce qui réduira la nécessité d'utiliser des modèles animaux uniquement lors des étapes cruciales de validation.

Réduction

Nous avons analysé les données antérieures de notre laboratoire et examiné la littérature existante afin de déterminer le nombre minimum d'échantillons nécessaires pour obtenir des résultats statistiquement fiables. Étant donné que nous incluons des animaux mâles et femelles et que nous comparons trois conditions différentes en utilisant des techniques d'histologie, nous avons soigneusement calculé la taille de l'échantillon nécessaire. Plutôt que de commencer avec un nombre fixe, par exemple 10 par groupe, nous optimisons le nombre d'animaux sur la base de notre expérience antérieure et des études publiées. Cette approche nous permet d'utiliser le moins d'animaux possible tout en maintenant la validité scientifique de nos résultats.

Raffinement

Tout au long du projet, toutes les mesures nécessaires seront mises en œuvre pour éviter tout impact négatif sur le bien-être des animaux. L'expérience respectera les impératifs éthiques, en intégrant des méthodes d'hébergement appropriées, l'enrichissement de l'environnement et la prévention de toute douleur, inconfort, stress ou détresse des animaux. Ils sont placés dans des avec une maison en carton, de la laine de coton et une roue d'exercice, afin de répondre à leurs besoins physiologiques et comportementaux. Les animaux seront surveillés quotidiennement et leur poids sera vérifié une fois par semaine. Des anesthésiques et des analgésiques seront utilisés pendant les procédures pour réduire la douleur. Après les procédures, de la nourriture gélifiée et de l'eau seront placées sur le sol pour faciliter l'alimentation. Enfin, des points limites précis ont été établis pour suivre de près les effets des interventions. Les animaux présentant l'un des points limites ou un score supérieur à 15 dans ce tableau seront systématiquement euthanasiés.

Choix des espèces

L’objectif principal de ce projet est de développer un nouveau traitement. Avant d’y parvenir, nous devons d’abord tester la sécurité et l’efficacité de notre vecteur viral chez des souris. Nous utilisons de jeunes souris adultes âgées de 2 à 3 mois, car elles offrent plusieurs avantages. À cet âge, leur cerveau est complètement formé et elles sont en bonne santé, ce qui garantit des résultats fiables. Leur crâne est également suffisamment stable pour permettre des injections précises dans les régions spécifiques du cerveau. Cela nous aide à analyser où le vecteur se distribue et quels neurones il cible, ce qui est crucial pour améliorer la précision et la validité des résultats. Ce travail est une étape essentielle pour développer des solutions thérapeutiques innovantes pour des maladies complexes.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 350
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 350
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 350

Deux séjours de quarante-huit heures seule en cage d'enregistrement pour 292 souris, une chirurgie d'injection intracérébrale de trente minutes pour 242 d'entre elles, puis une chirurgie terminale sous anesthésie pour prélever le cerveau : 350 souris au total vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le projet cherche à relier un gène de l'hypothalamus antérieur au sommeil et à la thermorégulation, en s'appuyant sur les troubles du sommeil observés chez les personnes diabétiques. Les atteintes annoncées restent vagues, avec des "perturbations du rythme de sommeil" envisagées et une sensibilité après chirurgie dont les animaux "récupèrent habituellement en quelques heures". Le régime riche en graisses qui rend ces souris obèses et diabétiques figure dans la liste des effets néfastes, sans apparaître parmi les procédures décrites.

Objectifs

Les variations de glycémie liées à un diabète mal contrôlé sont fréquemment associées à des troubles du sommeil (sommeil fragmenté, cauchemars, apnées du sommeil, fatigue diurne) et à des défauts de thermorégulation (sueurs, hypothermie). L’hypothalamus antérieur contrôle plusieurs fonctions telles que le sommeil et la thermorégulation. Nous avons observé qu’un gène connu pour contrôler la synthèse de l’insuline en réponse au glucose dans le pancréas est également présent dans l’hypothalamus antérieur. Ce projet expérimental a pour but : (1) de caractériser anatomiquement et fonctionnellement les neurones exprimant ce gène dans l’hypothalamus ; (2) d’étudier le rôle de ce gène dans l’hypothalamus antérieur et sa régulation par le glucose; (3) d’établir dans quelle mesure la régulation de ce gène pourrait être responsable des troubles du sommeil et de la thermorégulation.

Bénéfices attendus

L’ensemble de ce travail apportera une meilleure connaissance des réseaux neuronaux contrôlant le sommeil et la thermorégulation ainsi qu’un éclairage moléculaire nouveau sur le lien entre le diabète et certaines de ses comorbidités dans le système nerveux central. Ces connaissances fondamentales sont susceptibles d'ouvrir des pistes thérapeutiques nouvelles pour le traitement des troubles du sommeil associés au diabète, en ciblant par exemple les modifications post-traductionnelles de ce facteur de transcription.

Procédures

enregistrement de l'activite veille/sommeil en cage individuelle ( 2x 48h, n=292 souris ) procédure chirurgicale injection intracerebrale ( n= 242 animaux , durée de l'intervention : 30 minutes + 1h de reveil) chirurgie terminale sous anesthésie sans réveil en vue du prélèvement du cerveau (n=242 animaux durée analgesie 30 minutes avant +15 minutes)

Impact sur les animaux

En l’absence de stimulation, aucun phénotype dommageable n’a été rapporté les lignées murines utilisées dans ce projet. L’effet de la stimulation de ces quelques neurones de l'hypothalamus antérieur est transitoire (1h) et son effet sur les animaux sera suivi en continu. Des perturbations du rythme de sommeil sont envisagées. Les chirurgies sont susceptibles d’entrainer une sensibilité post chirurgie. Les animaux récupèrent habituellement en quelques heures. Le sommeil des animaux est enregistré en en cages individuelles. Le régime alimentaire riche en graisse induit une obésité et un diabète.

Devenir

les animaux sont mis a mort pour permettre l'analyse post-mortem de leur cerveau (expression de gènes et de protéines d'interêt)

Remplacement

Il n’est pas possible d’étudier une fonction physiologique complexe comme la régulation du sommeil hors d’un organisme vivant.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé est optimisé pour permettre de mettre en évidence le résultat de façon statistiquement significative (puissance du test 80% risque alpha 5%) tout en minimisant le nombre d’animaux requis . La taille des groupes est donc calculée dans chacune des procédures en fonction des effets attendus. Dans le cas de l'étude anatomique, uniquement descriptive, le nombre retenu (n=10) est celui généralement mentionné dans les publication anatomiques comparables. La séquence expérimentale est optimisée (ex : étude anatomique suivant les test de sommeil) de façon a minimiser le nombre d’animaux nécessaires à l’étude.

Raffinement

Les modèles conditionnels dans lesquels les modifications génétiques sont restreintes à quelques neurones de l’hypothalamus antérieur permettront d’éviter des phénotypes plus dommageables. Pour les enregistrements (48h), les animaux sont placés avec les memes elements d'enrichissement en cages individuelles où ils gardent un contact visuel entre eux. Les approches non invasives sont systématiquement privilégiées. L’administration par voie orale se fera, après habituation, en proposant le principe actif dans un petit volume de gélatine aromatisé aux fruits rouges. Lorsqu’une expérimentation nécessite une intervention chirurgicale, en plus de l’anesthésie générale, des anesthésiques locaux et des analgésiques seront systématiquement administrés en péri-opératoire.

Choix des espèces

L’existence et la disponibilité de souris génétiquement modifiées qui n’existent dans aucune autre espèce de vertébrés homéothermes (dont la température est régulée) nous permet d’entreprendre l’étude des mécanismes physiologiques complexes du système nerveux central tels que l'alternance veille /sommeil avec une approche causale du rôle d’un gène pour une fonction étudiée. Le rythme de sommeil, initialement très irrégulier avant le sevrage, mature progressivement. Le rythme de sommeil est considéré comme de type adulte 5 à 6 semaines après la naissance. De même, la thermorégulation, absente chez les souriceaux nouveaux-nés, se met en place progressivement. Nous enregistrerons donc le sommeil lorsqu’il est stable, sur des souris adultes, mais pas âgées, entre 2 et 6 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
Souris : 180
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ 120
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 180

Nourries au régime riche en graisses pendant huit ou dix-sept semaines, mises à jeun jusqu'à seize heures, injectées au glucose ou à l'insuline dans l'abdomen, saignées cinq fois à la queue en quatre-vingt-dix minutes, 180 souris subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une partie reçoit en plus des virus porteurs de gènes dans une veine de la queue, une autre voit son rythme jour-nuit dérégulé. Toutes sont tuées pour que leur foie soit analysé. Le porteur décrit une alimentation choisie pour reproduire la maladie "sans trop affecter la santé générale des souris", tout en énumérant les signes attendus en cas de cirrhose décompensée : fatigue, perte d'appétit, amaigrissement, crampes musculaires et vomissements.

Objectifs

Comprendre le "foie gras humain" et ses causes. Le "foie gras humain", ou stéatose hépatique métabolique, est une maladie où de la graisse s'accumule dans les cellules du foie. Elle concerne environ un Français sur quatre. Dans un cas sur cinq, cette accumulation provoque une inflammation du foie. Avec le temps, cela peut causer des cicatrices sur le foie (fibrose), pouvant évoluer en cirrhose (grave atteinte du foie) ou même en cancer. Pourquoi cette maladie est-elle de plus en plus courante ? Plusieurs facteurs liés à notre mode de vie moderne en sont responsables : 1) Sédentarité : on bouge moins; 2) Surconsommation alimentaire : trop de nourriture, surtout grasse et sucrée; 3) Dérèglement des rythmes biologiques : travail de nuit ou alimentation décalée perturbent l'horloge interne de notre corps. Que cherchent les chercheurs ? Pour mieux comprendre cette maladie, des scientifiques étudient des souris nourries avec un régime riche en graisses pendant 4 mois. Ce régime reproduit chez ces souris des symptômes proches de ceux des humains lorsqu'ils se nourissent mal et de manière excessive : accumulation de graisse dans le foie, inflammation, et cicatrices. Ils s'intéressent à un phénomène de modifications chimiques liées aux gènes appelé "changements épigénétiques". Ces modifications chimiques n'altèrent pas l’ADN lui-même mais influencent le fonctionnement des gènes, notamment ceux liés à la gestion des graisses par le foie. Les objectifs de leur recherche est d'étudier comment l’expression des gènes du foie est altérée par un régime riche en graisses. Comprendre les modifications épigénétiques provoquées par ce régime. Découvrir comment ces changements épigénétiques contribuent à l’apparition du "foie gras" et de ses complications. Identifier les protéines impliquées dans le dérèglement de l’horloge biologique (travailleurs de nuits, les gens souffrant de décalage horaire) qui favorise cette maladie. En résumé, cette étude vise à démêler les mécanismes cachés derrière le "foie gras" et à mieux comprendre comment notre alimentation et notre mode de vie influencent la santé du foie. Ces découvertes pourraient un jour aider à prévenir ou traiter cette maladie.

Bénéfices attendus

Mieux comprendre le "foie gras humain" pour mieux le traiter Pour mieux prévenir et traiter le "foie gras humain" et son évolution vers des formes graves comme l'inflammation sévère, la cirrhose ou le cancer du foie, les chercheurs s'intéressent à ce qui se passe au niveau des molécules dans notre corps. Ils cherchent à comprendre comment certains changements chimiques liés aux gènes mais qui n'induisent pas de mutations influencent le fonctionnement des gènes du foie. Ces changements, déclenchés par des facteurs comme l'alimentation malsaine (graisses animales et sucres contenus dans les boissons comme les jus et sodas), peuvent aggraver l'inflammation et provoquer des cicatrices dans le foie (fibrose). Les bénéfices découlant de ce projet sont de développer de nouveaux traitements capables : 1) D'empêcher la maladie de se développer dès ses débuts; 2) de stopper son évolution avant qu'elle n’atteigne des stades graves nécessitant une greffe de foie. En décryptant ces mécanismes biologiques, on pourrait créer des médicaments innovants qui aideraient à protéger le foie et à éviter des complications graves liées aux maladies métaboliques du foie.

Procédures

Suivi des souris et protocoles expérimentaux Dans cette étude, nous utilisons des souris âgées de 7 semaines pour comprendre l'impact d'un régime riche en graisses sur le foie. Ce régime est suivi pendant 8 semaines pour observer une accumulation modérée de graisse dans le foie (stéatose bénigne) et pendant 17 semaines pour étudier une atteinte plus sévère, avec inflammation et formation de tissu cicatriciel (stéatohépatite). Les souris du groupe témoin suivent, pendant la même durée, un régime alimentaire standard. Avant certaines analyses, les souris sont mises à jeun : • Pendant 4 heures avant de mesurer leur glycémie • Pendant 14 à 16 heures avant les tests de tolérance au glucose et de sensibilité à l’insuline. Ces tests impliquent une injection unique de glucose ou d’insuline dans l’abdomen de l’animal (la durée de l’injection est de 30 secondes). Ensuite, plusieurs échantillons de sang sont prélevés sur la queue pour mesurer la glycémie à l’aide d’un appareil spécifique (glucomètre). Ces analyses se font à des intervalles précis (15, 30, 45, 60 et 90 minutes après l’injection). Chaque souris ne subit ce test qu’une seule fois au cours de l’étude. D’autre part, nous utilisons une technique de modification génétique où des virus transportant des gènes spécifiques sont injectés dans une veine située au niveau de la queue des souris (la durée de l’injection est d’une minute). Une crème anesthésiante est appliquée avant cette injection pour limiter l’inconfort. Cette procédure, réalisée à l’âge de 8 semaines, permet de mieux comprendre les mécanismes biologiques en jeu.

Impact sur les animaux

Les souris qui suivent ce régime prennent du poids et peuvent avoir plus de mal à se déplacer dans leur cage. Lorsque la maladie métabolique du foie progresse, certaines peuvent ressentir un inconfort, voire des douleurs, notamment en cas d’inflammation ou de fibrose. Le dérèglement du rythme biologique (rythme circadien) peut aussi provoquer du stress chez ces souris par rapport à celles qui conservent un rythme naturel. Les injections nécessaires aux tests de tolérance au glucose et de sensibilité à l’insuline peuvent être inconfortables. De plus, l’injection d’insuline peut, dans certains cas, provoquer une baisse excessive du taux de sucre dans le sang (hypoglycémie). Si cela se produit, une injection de glucose est immédiatement administrée pour stabiliser la souris. Dans les cas les plus graves, lorsque la maladie du foie évolue vers une cirrhose décompensée (insuffisance hépatique), les souris peuvent montrer des signes de fatigue, une perte d’appétit, un amaigrissement, des crampes musculaires ou des vomissements. Si leur état devient trop critique, elles sont euthanasiées pour éviter toute souffrance.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés et leur foie sera prélevé pour des études histologiques et épigénétiques (séquençage de l'ADN et de l'ARN).

Remplacement

Pourquoi utiliser des souris pour cette étude ? L’objectif de cette étude est de comprendre les mécanismes des maladies du foie causées par une mauvaise alimentation. Les souris sont le modèle idéal pour cette recherche car leur organisme fonctionne de manière similaire à celui des humains en ce qui concerne le métabolisme. Elles permettent d’étudier les interactions entre plusieurs organes clés comme le foie, le pancréas, le cerveau, les muscles et les tissus adipeux, ce qui est impossible avec des cellules en laboratoire. Grâce à ce modèle, nous pouvons observer comment la maladie évolue progressivement, de l’accumulation bénigne de graisse (stéatose) à une inflammation sévère (stéatohépatite), puis à la cirrhose et, potentiellement, au cancer du foie. Ce type d’étude est indispensable pour comprendre les maladies du foie et tester de futurs traitements.

Réduction

Minimiser le nombre d’animaux utilisés Nous avons conçu cette étude pour utiliser le moins d’animaux possible, tout en garantissant des résultats fiables. Au total, 180 souris sont impliquées dans différentes expériences : • 10 souris sous régime standard (groupe témoin) • 10 souris sous régime riche en graisses pendant 8 semaines (stéatose) • 10 souris sous régime riche en graisses pendant 17 semaines (stéatohépatite) • 10 souris sous régime standard, mais avec un dérèglement du rythme biologique • 60 souris recevant des injections de virus modifiés pour étudier les effets génétiques • 40 souris d’une souche différente, qui développent une inflammation plus modérée, pour observer d’autres variations de la maladie. Enfin, chaque souris permet d’analyser à la fois le foie et les tissus adipeux, ce qui réduit encore le nombre total d’animaux nécessaires.

Raffinement

Garantir le bien-être des souris Nous mettons en place plusieurs mesures pour limiter le stress et la souffrance des souris tout en garantissant des résultats fiables : • Respect du rythme biologique : Nous contrôlons précisément les cycles de lumière et d’obscurité pour éviter de perturber leur horloge interne. • Habituation progressive : Les souris sont manipulées régulièrement avant les expériences pour réduire leur stress. • Techniques de contention adaptées : Pour éviter les montées de stress et les variations hormonales. • Alimentation ajustée : Plutôt qu’un régime trop extrême, nous utilisons une alimentation qui reproduit les effets de la maladie sans trop affecter la santé générale des souris. • Surveillance accrue : Nous suivons attentivement chaque souris, en observant leur poids, leur activité et leur apparence générale. Si une souris montre des signes de souffrance, nous adaptons son suivi. • Réduction des interventions invasives : Plutôt que de faire des biopsies, nous utilisons des méthodes comme l’échographie ou l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) pour surveiller l’évolution de la maladie. • Prélèvements sanguins optimisés : Nous utilisons des micro-prélèvements pour limiter le volume de sang prélevé et éviter des procédures inutiles.

Choix des espèces

Pourquoi ne pas utiliser d’autres modèles comme la mouche ? Certaines études sur le métabolisme peuvent être réalisées sur d’autres animaux comme la drosophile (mouche), mais pas celle-ci. En effet, la mouche ne possède pas de foie comme les mammifères. Son organe métabolique principal combine plusieurs fonctions (foie, tissu adipeux, système immunitaire), mais ne reproduit pas fidèlement l’organisation et le fonctionnement du foie humain. Chez la souris, le régime riche en graisses est initié à l’âge adulte (7 semaines) et dure : • 8 semaines pour observer une accumulation de graisse sans inflammation. • 17 semaines pour étudier les formes plus avancées avec inflammation et fibrose. C’est pourquoi l’utilisation de la souris est essentielle pour cette recherche.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 404
Souffrances
▲ -
▲ 304
▲ 100
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 404

Les souris de cette lignée cessent de grandir vers quatre semaines, pèsent la moitié du poids de leurs congénères, présentent des mouvements anormaux et une démarche altérée qui évolue vers une scoliose. 404 d'entre elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, l'acte déclaré se limitant à une biopsie de la queue prélevée sur des juvéniles éveillés pour le génotypage. La finalité est de faire naître et d'entretenir cette lignée dystrophique, dont les descendants alimenteront d'autres travaux sur la dystrophie musculaire d'Emery-Dreifuss. Les reproducteurs sont tués quand leur fertilité baisse, les autres pour prélèvement d'organes, et le porteur affirme que des animaux dystrophiques sont "indispensables" pour étudier le muscle.

Objectifs

Des souris à phénotype dommageable sont nécessaire pour réaliser des projets de recherche : ces souris sont dystrophiques. Les recherches ciblent le muscule squelettique et en particulier la régénération musculaire. La lignée de souris dystrophique est essentielle pour pouvoir étudier la régénération musculaire dans sa globalité en condition pathologique et pour pouvoir mettre au point de stratégies thérapeutiques. Une biopsie sera nécessaire afin de génotyper les animaux. L’objectif est donc de générer et de maintenir une lignée de souris capable de produire des lots de souris avec un génotype dystrophique, destinées à être directement utilisées pour la caractérisation tissulaire ex vivo.

Bénéfices attendus

Les souris générées dans ce projet permettront de réaliser des projets d’étude centrés sur les dystrophies musculaire chez l’homme, des maladies qui touchent le muscle et permettront ainsi de proposer des nouvelles stratégies thérapeutiques. En particulier, ce projet produira des animaux qui seront utilisés pour caractériser la dystrophie d'Emery-Dreifuss, ce qui permettra d'identifier de nouveaux mécanismes de signalisation moléculaire impliqués dans cette maladie. On estime que la prévalence du syndrome d'Emery-Dreifuss est d'environ 1 à 2 cas pour 100 000 dans la population générale, et les traitements futurs pourraient apporter des bénéfices à de nombreuses personnes.

Procédures

Un génotypage est nécessaire. Celui-ci sera effectué à partir d’une petite biopsie caudale réalisée sur un animal juvénile en vigil. Ce prélèvement aura lieu une seule fois au cours de la vie de l'animal et dure quelques secondes.

Impact sur les animaux

Les prélèvements pour le génotypage (biopsie) pourront induire une douleur légère et de courte durée chez l'animal. Il peut également y avoir un risque minime d'infection au site de prélèvement. La manipulation des animaux pourra engendrer un stress. La lignée murine a un phénotype dommageable: la croissance s’arrête vers 4 semaines, bien que le développement dentaire soit normal et qu'elles conservent la capacité de se nourrir. À ce stade, leur poids corporel moyen correspond à environ la moitié de celui de leurs congénères. Cette lignée manifeste également des mouvements anormaux et une démarche altérée, évoluant vers une scoliose.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire. Les reproducteurs le seront lorsqu'ils seront moins fertiles et les autres animaux pour prélèvements et analyses d'organes.

Remplacement

Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et moléculaire participant à la régénération musculaire et à la mise en place des pathologies musculaires. Un modèle animal est donc nécessaire pour étudier tous ces aspects.

Réduction

404 animaux seront utilisés dans ce projet d'élevage et pour analyse post mortem. Les protocoles expérimentaux des projets seront rigoureusement élaborés et réfléchis en avance pour que les expériences soient interprétables et pour éviter de les répéter. Afin de réduire le nombre d'animaux dans cet élevage, nous ajustons le nombre de couples reproducteurs en fonction des besoins expérimentaux. Les souris seront élevées de manière à conserver une copie du gène fonctionnel, car cela suffit à prévenir les symptômes de la maladie.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique : les animaux sont hébergés avec leurs congénères en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec deux enrichissements. Une surveillance accrue sera réalisée lors des prélèvements de tissu pour génotypage : une compression de la zone d'incision sera effectuée pour stopper les petits saignements, le regroupement et la prise en charge des souriceaux par la mère seront vérifiés. De la nourriture humidifée sera déposée au fond de la cage pour facilier la prise alimentaire. Les conditions de températures et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Les animaux sont vérifiés quotidiennement. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés.

Choix des espèces

Le modèle le plus commun utilisé dans les études précliniques dans le domaine musculaire est la souris. Des animaux dystrophiques sont indispensables pour étudier le muscle in vivo dans un système pathologique. La ligne choisie représente l'un des modèles de souris les plus utilisés dans l'étude de la dystrophie d'Emery Dreifuss. Les animaux seront génotypés entre 7 et 14 jours de vie, étudiés entre 2 et 4 semaines de vie et en reproduction de 2 à 8 mois de vie.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 1660
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1660
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1660

1 660 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules tumorales leur sont injectées sous anesthésie, elles passent trois séances d'imagerie par semaine, subissent une irradiation localisée de la tumeur et, pour certaines, l'ablation chirurgicale de la tumeur primaire. Le porteur reconnaît que la croissance tumorale et les traitements réduisent la mobilité et affaiblissent les animaux, et espère montrer que des modulateurs du système immunitaire rendent le cancer du sein triple négatif sensible à la radiothérapie. Cet effectif de 1 660 souris n'est adossé à aucune donnée publique, le porteur indiquant qu'un "outil informatique" a servi à le calculer.

Objectifs

Le cancer du sein est la principale cause de décès par cancer chez les femmes dans le monde. En raison du manque de cibles thérapeutiques, le cancer du sein triple négatif (TNBC) est le sous-type le plus agressif et résistant aux thérapies standard. L'un des traitements courants du TNBC est la radiothérapie, mais la radiorésistance est un obstacle majeur dans cette malignité. Parmi tous les composants du microenvironnement tumoral, les cellules du système immunitaire sont hautement recrutés lors de la radiothérapie et des données antérieures suggèrent qu'ils sont associés à la résistance des cellules tumorales. Ici, nous prévoyons de comprendre le rôle des cellules du système immunitaire dans la modulation de la radiorésistance du cancer du sein et de valider les mécanismes associés. L'objectif principal de ce projet est donc d'identifier de nouvelles cibles (comme récepteurs sur les cellules) pour le développement de thérapies de sensibilisation à la radiothérapie.

Bénéfices attendus

Dans ce projet et à court terme, nous évaluerons l'efficacité antitumorale des modulateurs du système immunitaire dans la sensibilisation à la radiothérapie. Nous espérons démontrer la bonne efficacité de l'association de modulateurs du système immunitaire et de la radiothérapie pour obtenir des effets antitumoraux. À long terme, cette combinaison représente un modèle original et novateur de coopération thérapeutique dans la lutte contre le cancer du sein.

Procédures

Les animaux auront une injection de cellules tumorales (durée 1 minute, sous anesthésie générale). Les animaux auront 3 séances d'imagerie in vivo sous anesthésie générale (durée 10 minutes) par semaine. Les animaux subiront une irradiation localisée sur la tumeur par animal sous anesthésie générale (durée 10 minutes). Au cours de chaque injection de cellules et radiotherapie, les souris seront anesthésiées (anesthésie générale). Certaines souris auront des injections de médicament (n=2, anesthésie locale, durée 1 minute). Les tumeurs primaires seront retirées de certains animaux sous anesthésie générale (n=1, durée 10 minutes).

Impact sur les animaux

Le traitement ainsi que la façon dont croît la tumeur peuvent réduire la mobilité de la souris et affaiblir la souris, avec des retentissements locaux ou systémiques modérés. Les animaux subiront aussi du stress lors des préhensions pour examen, des injections sous anesthésie générale et des séances d'imagerie, qui leur occasionneront un stress ou une douleur légers et temporaires.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés pour études et examen sur tissus et sang post-mortem pour étudier les modifications/mécanismes biologiques induits par les différents traitements.

Remplacement

Les modèles animaux sont également necessaires pour étudier les effets des combinaisons thérapeutiques dans un contexte incluant le environnement tumoral, permettant aux cellules tumorales d'interagir avec l'environnement (incluant les cellules immunitaires dépendantes des médiateurs de type cytokine ou les cellules du reste de l'organisme). Ceci est important dans le contexte de la radiothérapie (par exemple, l'effet « bystander » de l'irradiation, c'est-à-dire les effets que les cellules irradiées peuvent exercer sur les cellules non irradiées à proximité ou à distance). Il n'existe pas de modèles de remplacement pour une telle étude.

Réduction

Les effectifs sont ramenés au minimum tout en gardant un effet statistique significatif. Un outil informatique a été utilisé pour calculer le nombre d'animaux nécessaires tout en prenant en compte des données préliminaires.

Raffinement

Toutes les interventions seront menées sous anesthésie locale ou générale. Un suivi quotidien clinique sera effectué. Des points limites précoces et précis ont été définis et seront strictement appliqués. Les souris seront élevées en groupe pour minimiser le stress de l'isolement. Leur environnement sera enrichi. De plus, en cas de perte de poids ou de sign d'affaiblissement, les animaux auront un aliment énergétique adapté, plus préhensile.

Choix des espèces

Le choix de la souris pour la réalisation de ce projet se justifie par des raisons d’ordres scientifiques: -La souris est l’espèce animale de référence pour les études de radiobiologie. -Génétique proche de celle de l’Homme et bien connue -Notre centre de recherche utilise principalement des souris ce qui offre de nombreux avantages en termes d’élevage, d’animaleries, d’expertise en techniques d’expérimentation animale ainsi que le suivi microbiologique et vétérinaire des animaux. -Les modèles de tumeur étudiés sont issus de lignées cellulaires murines et leur implantation dans la souris est indispensable pour étudier l’effet des traitements sur la réponse antitumorale dans leur globalité. Les souris seront âgées de 6 à 8 semaines, un âge où la souris est suffisamment mature. En effet, le cancer du sein apparaisse durant l'age adulte, l'utilisation de souris adulte permet donc de mimer au mieux l'environnement dans lequel se développe le cancer.