Souris

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  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 88
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Fournir aux instances réglementaires des données sur l'E551, un additif alimentaire à base de nanoparticules de silice : 88 souris vont être utilisées pour cela, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Exposées à l'additif de la vie in utero jusqu'à 130 jours après la naissance, elles reçoivent ensuite une injection unique de Salmonella. Le porteur indique que cette infection peut provoquer une morbidité et une mort rapide au bout de cinq jours, et écarte tout recours aux analgésiques et aux anesthésiques au motif qu'ils fausseraient les paramètres immunitaires mesurés. Il affirme qu'aucun modèle alternatif ne permet de recréer les dialogues inter-organes et conclut que le principe de remplacement est "inapplicable".

Objectifs

Ce projet fait suite aux résultats obtenus dans un précédent projet montrant une altération de la réponse immunitaire intestinal et systémique après exposition des animaux à l’additif E551 constitué de nanoparticules de dioxyde de silice. Ces données suggèrent une susceptibilité accrue aux infections chez les animaux exposés à cet additif. Ainsi, ce projet a pour but d’évaluer la susceptibilité des animaux exposés au E551 à une infection systémique induite par inoculation de la bactérie Salmonella.

Bénéfices attendus

Le projet permettra la mise en évidence de l'impact de l'additif dioxyde de silice sur la réponse des défenses immunitaires des suites d'une infection systémique à une bactérie pathogénique possiblement retrouvée dans l'alimentation (Salmonella). Ce projet apportera des données utilisables pour l'évaluation des risques pour la santé humaine et animale dans l'utilisation de ces additifs et contaminants. Cet impact pourra être pris en compte par les instances règlementaires afin de réguler l'exposition humaine aux nanoparticules inorganiques de type Silice.

Procédures

Les animaux auront été exposés au préalable à l'additif alimentaire contenant des nanoparticules de dioxyde de silice à une dose encadrant l'exposition humaine et ce de manière périnatale et pendant 130 jours post-natal. Puis ils seront infectés à Salmonella délivrée par une injection unique nécessitant une contention d’environ 10 secondes.

Impact sur les animaux

L'injection de Salmonella s'effectue après contention de l'individu et peut engendrer un stress lié à la manipulation de l'animal et à l'injection en elle-même. L'infection par Salmonella de degré sévère peut conduire à une morbidité et une mortalité rapide au bout de 5 jours.

Devenir

A la fin des procédures, les animaux seront mis à mort afin d'effectuer des prélèvements permettant d'étudier la réponse immunitaire contre Salmonella.

Remplacement

Le projet étudie la réponse à une infection à Salmonella Typhimurium, après une période d'exposition à un nanomatériel alimentaire allant de la périnatalité au stade adulte sur un organisme. L'utilisation du modèle animal est nécessaire afin d'avoir cette exposition chronique dès la vie in utero. De plus l'étude portera sur des impacts de l'axe intestin-réponse immunitaire systémique. Aucun modèle alternatif ne permet de recréer tous les dialogues inter-organes. Du fait de ces 2 raisons majeures, le recours à l'animal est donc nécessaire et le principe de remplacement inapplicable.

Réduction

Pour optimiser le nombre d'animaux utilisés, une étude pilote sera effectuée pour déterminer l'inoculum optimale et le temps d'observation post-injection et ainsi réduire le nombre de groupes. Les résultats seront analysés avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les individus présentant une détérioration de l'état général (poil piqué, dos vouté, difficulté de mobilité, agressivité extrême) et/ou une perte de poids significative ou une diminution de la prise alimentaire seront écartés de l'étude et des soins adaptés leur seront donnés. L'infection par Salmonella peut perturber l'état général des animaux qui seront observés en continu jusqu'à leur mise à mort. L'emploi d’analgésiques et d’anesthésiques perturberait la réponse à l'infection par Salmonella et influerait sur les paramètres immunitaires mesurés, rendant leur utilisation incompatible avec notre étude.

Choix des espèces

La souris est un modèle reconnu en toxicologie, pour lequel de nombreux outils et savoirs sont développés afin d'étudier le système immunitaire et la réponse à une infection, notamment par Salmonella. Des résultats préliminaires concernant l'exposition in utero et chronique aux additifs alimentaires ont déjà été obtenu sur une lignée murine. Cette même lignée a aussi été utilisé par d’autres équipes de recherche et montre une sensibilité à l’infection par Salmonella. Les souris mâles et femelles seront utilisées à l'âge adulte pour mimer une exposition périnatale et chronique à long terme.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Souris : 100
Souffrances
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Opérées pendant environ quarante minutes pour se voir implanter une fibre optique dans le cerveau, puis soumises à quatre injections quotidiennes de tamoxifène sans anesthésie, 100 souris subissent une lésion du nerf sciatique ou une injection d'adjuvant de Freund destinée à provoquer une douleur chronique. Elles passent quatre à onze semaines en enregistrement par photométrie, à raison de séances d'environ trois heures, et subissent deux jours de tests comportementaux par semaine, dont le porteur ne précise pas la nature. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance modéré, la lésion nerveuse entraînant selon lui une douleur et des comorbidités anxiodépressives pendant environ six semaines. Toutes sont tuées à la fin du projet pour prélever leur cerveau, une mise à mort qu'il présente comme un moyen de leur éviter toute souffrance inutile.

Objectifs

Avenant : nos résultats préliminaires montrent que la douleur est encodée différement au niveau du cortex cingulaire antérieur (ACC) en fonction du stimulus douloureux appliqué (mécanique ou thermique) mais également en fonction de l'évolution de la pathologie dans le temps. Afin de rafiner notre analyse, nous souhaitons enregistrer sélectivement les neurones pyramidaux de ce cortex, notamment ceux exprimant l'isoforme gamma de la protéine kinase C.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre de comprendre comment les neurones pyramidaux du cortex cingulaire antérieur (ACC) sont impliqués dans les douleurs neuropathiques et inflammatoires selon les modalités sensorielles mobilisées.

Procédures

Tous les animaux (n=100) subieront une procédure chirgicale afin d'implanter dans le cerveau une fibre optique. Cet acte dure environ 40 minutes. Ils recevront également tous 4 injections consécutives de tamoxifen, 1 fois par jour. Cet acte maîtrisé par le laboratoire est réalisé sans anesthésie et dure moins d'une minute. Les animaux seront ensuites analysés par photométrie pendant toute l'expérimentation afin d'évaluer les changements d'activités neuronales au cours du temps, sur une période de 4 à 11 semaines, chaque séance durant environ 3h. L'ensemble de ces animaux seront également testés pendant 2 jours chaque semaine pour étudier leur comportement avant et après induction des modèles de douleur. L'induction des modèles de douleur se fera sous anesthésie générale

Impact sur les animaux

La chirurgie Spared Nerve Injury (SNI) consiste à réaliser une lésion nerveuse du nerf sciatique et entraine une douleur modérée et des comorbidités anxiodépressives durant environ 6 semaines. L'injection d'Adjuvant Complet de Freund (CFA) entraine une inflammation cutanée et une douleur modérée et des comorbidités anxiodépressives durant environ 1 semaine. L'implantation des canules induit une douleur modérée pendant environ 24h. L'injection intrapéritonéale de tamoxifen entraine une douleur légère de courte durée.

Devenir

Les souris douloureuses chroniques seront euthanasiées à la fin de la procédure afin de leur éviter toute souffrance inutile.

Remplacement

Aucune méthode alternative n'existe pour prévenir l'utilisation d'animaux dans ce protocole : en effet, il est nécessaire de réaliser ces études chez l'animal car l’intégration du toucher et de la douleur implique de nombreux neurones organisés en réseaux complexes et méconnus du système nerveux central et périphérique. Seuls des animaux génétiquement modifiés permettent de visualiser l'activité cérébrale en temps réel par photométrie.

Réduction

Le nombre de souris par groupe (n=20) est réduit au maximum tout en permettant de discriminer un effet significatif entre les traitements, et calculé par des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les animaux seront reproduits au sein de notre animalerie. Dans ce but, le laboratoire est titulaire d'un agrément d'utilisation d'organismes génétiquement modifiés en milieu confiné à des fins de recherche, de développement et d'enseignement, en accord avec le décret n° 2011-1177 du 23 septembre 2011 relatif à l'utilisation confinée d'organismes génétiquement modifiés. Nous utiliserons une pièce réservée pour la stabulation de souris transgéniques. Les animaux seront hebergés en milieu enrichi (social et environemental) afin de respecter au mieux leur confort et leur niveau de stress. Les tests comportementaux à la douleur seront réduits au minimum (fréquence et intensité des tests) et réalisés selon des protocoles expérimentaux établis et acceptés par la communauté scientifique de la Recherche sur la douleur. Les expérimentations seront réalisées au sein du laboratoire ayant une expérience reconnu dans les approches décrites dans ce projet. Aucun des modèles de douleurs décrits dans ce projet n'induit de déficit locomoteur sévère pouvant influer sur les besoins physiologiques de l'animal.

Choix des espèces

Limplantation de fibres optiques permettant de mesurer l'activité du cerveau est proscrite chez l'homme nécessitant de faire cette étude chez l'animal, nous utiliserons le modéle souris en lien avec les données préliminaire obtenue au laboratoire. Adultes (P21-100) pour comparaison avec les autres données de la littérature

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 360
Souffrances
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 360

Pour savoir si une inflammation cérébrale accélère la dégradation de la morphine, 360 souris, dont 120 mutantes, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent du lipopolysaccharide, qui provoque fièvre, perte de poids, diarrhées et une sensibilité accrue à la douleur, puis passent des mesures du seuil de douleur sur plaque chaude ou froide et un test locomoteur de dix minutes. Un seuil maximal de stimulation borne les tests de douleur, même sans réaction de la souris. Une chirurgie terminale sous anesthésie précède leur mise à mort, pratiquée pour prélever leurs tissus cérébraux et les analyser en spectrométrie de masse.

Objectifs

Le sepsis, résultant d’une inflammation systémique induite par un pathogène, est à l'origine de 20% des décès mondiaux (11 millions en 2017). Dans 70% des cas cette pathologie entraine des problèmes neurologiques qui pourraient être liés à une dégradation accrue de certains neurotransmetteurs. Lors d’un sepsis, l’AhR (Aryl hydrocarbone Receptor) initie une voie de signalisation intracellulaire qui induit une augmentation des enzymes de dégradation des neurotransmetteurs qui sont dégradés de la même manière que la morphine. Notre but est d’étudier la dégradation des neurotransmetteurs (et de la morphine qui représente un traceur de l’activité de dégradation) dans un modèle de sepsis chez la souris. Nous voulons également déterminer si l’inhibition de l’AhR peut restaurer des niveaux normaux de neurotransmetteurs et ainsi faciliter la guérison.

Bénéfices attendus

Notre but est de définir si une neuroinflammation globale induite par le lipopolysaccharide (qui induit le facteur de transcription Aryl hydrocarbone Receptor, AhR), provoque une dégradation accrue de la morphine et une diminution de ses effets analgésiques. Par ailleurs, notre but est d’identifier les molécules endogènes (neurotransmetteurs) dégradées par ces enzymes et de déterminer si l’inhibition de l’AhR par la Stemregenine 1 (SR1) ou la délétion génétique astrocytaire peut être bénéfique. Une telle démonstration permettrait d’envisager de nouveaux traitements contre les neuroinflammations induites par le sepsis. Ces travaux permettront de déterminer l’implication de l’AhR dans la dégradation de la morphine en condition septique. Ils permettront également de déterminer quelles molécules endogènes sont sur-dégradées et de déterminer si le SR1 peux normaliser les taux de neurotransmetteurs, permettant ainsi une meilleure récupération.

Procédures

12 groupes de souris subiront des injections de substances sur animal vigile (30sec) et 8 groupes auront des tests de mesure du seuil de douleur (25sec) et 4 groupes d’animaux auront un test de comportement locomoteur (10min). Les 12 groupes auront une chirurgie terminale sur animal anesthésié (10min).

Impact sur les animaux

L’injection de lipopolysaccharide chez la souris induit une inflammation aiguë. Elle est aussi associée à une fièvre et une perte de poids transitoires chez les animaux. Par ailleurs, le lipopolysaccharide ne provoque pas de douleur mais induit une sensibilité accrue à la douleur (allodynie et hyperalgésie). Elle induit également une diminution de l'activité locomotrice et des diarrhées. Un stress thermique bref sera appliqué afin de déterminer l’effets de nos traitements. Le traitement à la Stemregenine 1 (SR1) pourrait potentiellement diminuer les effets de l’inflammation.

Devenir

Les animaux sont mis à mort pour obtenir des tissues cérébraux à analyser en spectrométrie de masse .

Remplacement

Nos études utilisant des cultures cellulaires primaires de cellules gliales ont montré que le LPS augmentait le métabolisme de la morphine et que le SR1 abolissait cette augmentation. Cependant, les cultures primaires de cellules gliales ne reflètent pas le contexte intégré du cerveau qui comporte d’autres types cellulaires qui interagissent. In vivo, l’injection de LPS induit une neuroinflammation aiguë qui provoque une diminution de l’activité motrice, ainsi qu’une hyperalgie et une allodynie qui ne peux pas se mesurer in vitro. Le but du projet est de montrer, chez la souris, que l’AhR qui induit une enzyme de dégradation diminue les quantités de morphine et de certains neurotransmetteurs. De fait, nos études nécessitent des animaux car (1) les modèles cellulaires ne permettent pas de caractériser l’action d’un composé sur douleur et/ou la locomotion. (2) les cultures cellulaires ne permettent pas de modéliser la dégradation de la morphine et des neurotransmetteurs dans le cerveau entier.

Réduction

360 animaux (120 souris mâles et 120 souris femelles C57BL/6J + 60 souris mâles et 60 souris femelles mutantes) sont nécessaires aux études statistiques. En effet, nos études antérieures ont montré que des effectifs de 10 animaux par groupe étaient généralement suffisants pour obtenir la significativité statistique de l’effet d’un traitement analgésique en conditions neuropathiques. Les effectifs de 10 animaux prennent également en compte de la possibilité de devoir écarter un animal en cours de procédure (par exemple suite à des blessures consécutives à des bagarres) ou de la possibilité d’un problème technique. Si ces éléments ne sont pas anticipés, une nouvelle cohorte avec tous les groupes contrôles devra être rajoutée ce qui va à l’encontre de la réduction du nombre d’animaux. Les expériences sont réalisées en plusieurs lots successifs avec un maximum de 40 animaux répartis sur les différentes conditions.

Raffinement

Les interactions sociales seront stimulées par des cages enrichies avec des carrés de coton pour favoriser le comportement de nidation, ainsi que de la frisure et des bâtons de bois. Le changement de litière se fait avec des tunnels pour éviter la prise par la queue et réduire le stress des animaux. Les blessures superficielles consécutive à des bagarres sont désinfectées. Avant toute procédure expérimentale, une phase d'habituation à l'expérimentateur et au contexte du test (i.e., boites du test, enceinte de la plaque chaude/froide) est réalisée durant 14 jours. Dans les tests comportementaux où on évalue la sensibilité à un stimulus nociceptif, un seuil maximal de stimulation est déterminé (point limite afin d'éviter une souffrance à l'animal ou des dommages tissulaires) et ce, même en absence de réaction de l'animal. Par ailleurs des points-limites ont été établies pour chacune des procédures réalisées. La chirurgie terminale sera effectuée sous anesthésie générale et sous analgésie locale. Une veille de la littérature et la participation à des séminaires dans le cadre de la formation continue en expérimentation animale permettent d'intégrer tout nouvel élément contribuant au bien- être animal aux procédures.

Choix des espèces

Dans notre cas, l’utilisation du modèle de la souris permet une comparaison avec les autres études précédemment effectuées. En effet, 70% des études portant sur l’analgésie aux opiacés et les modèles inflammatoires induit par le LPS sont réalisées chez la souris. Par ailleurs, l’utilisation de la souris est cohérente avec nos derniers travaux sur l’effet de la morphine et de son métabolisme ainsi que sur les résultats préliminaires obtenus sur le modèle de douleur neuropathique. Nous nous sommes focalisé sur cette espèce car c’est le prérequis avant une application des hypothèses chez l’homme qui possède des voies métaboliques similaires. Le modèle de souris jeune adulte reste la référence dans les études précliniques. Ces études seront réalisées sur des souris mâles et femelles âgées de 10 semaines afin d’avoir des animaux qui sont physiologiquement matures. D’autre part, la mise en place du SNC et du système opioïde est uniquement mature chez l’adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 600
Rats : 300
Souffrances
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Organisme de recherche contractuelle, ce laboratoire teste ce qu'il appelle des "molécules-clients" sur des rongeurs engraissés par un régime hypercalorique, dès l'âge de 3 semaines si le client le demande. 900 rongeurs, 600 souris et 300 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent des jeûnes de trois à six heures, jusqu'à trois tests de tolérance au glucose ou à l'insuline, des gavages ou des injections répétés et jusqu'à une prise de sang par semaine. Leurs organes, prélevés après la mise à mort, servent à caractériser l'inflammation. Le bénéfice annoncé, réduire l'impact de l'obésité "à tous les niveaux", reste renvoyé "à terme".

Objectifs

Le surpoids est défini comme une accumulation excessive de masse grasse dans l’organisme. L’obésité est une maladie chronique complexe définie comme une accumulation excessive de masse grasse pouvant altérer l’état de santé d’un individu. Actuellement, 2,5 milliards de personnes dans le monde sont atteintes de surpoids, dont plus de 800 millions sont obèses. La prévalence du surpoids ne cesse de croître depuis les dernières décennies et l’un des facteurs prépondérants de cette évolution est la surconsommation de régimes déséquilibrés, riches en graisses et en sucres. L’obésité s’accompagne d’une inflammation systémique constante et d’intensité faible voire modérée, dite de bas-bruit. Cet état inflammatoire chronique contribue à développer d’autres maladies, telles que le diabète, la stéatose hépatique et bien d’autres, et cause ainsi quelques millions de morts chaque année. Dans ce contexte, l’importance de contenir ce statut inflammatoire et surtout, de stimuler sa résolution, est capitale. L’administration prolongée de régime hypercalorique chez le rongeur est l’un des moyens les plus simples et les plus couramment utilisés pour modéliser le surpoids et l’obésité chez l’animal. En faisant varier la durée du régime ainsi que sa valeur calorique, ce modèle permettra de collecter et d’étayer des données cruciales sur les mécanismes inflammatoires cellulaires et moléculaires impliqués, tels que la synthèse de médiateurs cytokiniques et lipidiques clés. Le premier objectif consiste donc à détenir au sein de notre laboratoire le modèle de surpoids/obésité induit par un régime hypercalorique. Notre laboratoire étant un organisme de recherche contractuelle, notre activité consiste à étudier le potentiel résolutif de molécules candidates dans différents contextes inflammatoires, ici dans l’obésité. Ainsi, l’objectif final de ce projet est de tester l’administration conjointe de molécules candidates dans la résolution de l’inflammation induite par le surpoids ; et ainsi contribuer à terme à réduire voire supprimer l’impact délétère de l’obésité à tous les niveaux ; humains, sociaux, sociétaux et économiques.

Bénéfices attendus

Le modèle animal utilisé dans cette étude, largement décrit dans la littérature, est pertinent pour évaluer de nouveaux candidats médicaments dans le traitement des altérations induites par le surpoids/obésité. Plusieurs voies d’administration des molécules seront employées afin de couvrir au mieux les possibilités d’amélioration des symptômes inflammatoires du modèle. Le bénéfice global de ce projet réside dans l'objectif d’optimisation de la formulation et de l’efficacité de médicaments candidats pour réduire les altérations multiples dues au surpoids et à l’obésité.

Procédures

Dans le cadre de ce projet, les animaux pourront être soumis à : 1) Deux sessions de jeûne de 3 à 6h, espacées de 48h minimum, dans le cas de la réalisation de tests de tolérance au glucose et/ou à l’insuline (d'une durée de 4h maxiumum chacun). Les animaux ont accès à l’eau mais pas à la nourriture. Au maximum, 3 tests de tolérance au glucose et/ou à l’insuline pourront être réalisés au cours d’une étude. 2) Des administrations répétées du composé-client selon les modalités suivantes : Les modes d’administration possibles incluent l’alimentation, l’eau de boisson, le gavage (sonde en acier inoxydable réutilisable), les injections intrapéritonéale, sous-cutanée, intravasculaire, intradermique. Les modes d’administration considérés comme nuisibles incluent tous les modes d’injection. Ils dureront moins d’une minute par animal (saisie de l’animal, pesée de l’animal pour adapter la dose, puis administration de la substance). 3) Un prélèvement sanguin unique ou répété, précédé ou non d’un jeûne de 3 à 6h, suivi d’une semaine de récupération minimum sur souris vigile ou anesthésiée et sur rats anesthésiés, selon le volume prélevé. La durée d’un prélèvement sera de l’ordre d’une minute par animal. Le nombre maximum de prélèvements sanguins sera de 1 par semaine.

Impact sur les animaux

Les trois principales nuisances attendues concernent (1) la surcharge pondérale des animaux, (2) la réalisation de prélèvements sanguins répétés sur la durée du protocole expérimental, (3) l’administration répétée des molécules-clients à tester. La surcharge pondérale pourra induire un léger inconfort chez les animaux, en comparaison avec des souris de poids normal, notamment pour leur mobilité au sein de la cage. La réalisation de prélèvements et d’administrations répétés pourra générer un stress chez l’animal, ainsi qu’une douleur au point de piqure.

Devenir

Tous les animaux de la procédure seront mis à mort à l'issue des procédures afin de pouvoir procéder aux prélèvements d'organes et à la caractérisation du statut inflammatoire et métabolique terminal.

Remplacement

Lorsque ce sera possible, les composés de nos clients seront évalués sur culture cellulaire ou organe isolé en remplacement ou en complément des tests animaux afin de remplacer le nombre d'animaux impliqués dans ce protocole. Cependant, le remplacement complet de l'expérimentation animale par des essais in vitro n'est pas envisageable pour une étude portat sur le surpoids. Les modèles vitro ne permettent pas de réunir toute la complexité des interactions moléculaires et cellulaires de la physiopathologie d'un animal entier. De plus, les étapes de validation d'une molécule thérapeutique nécessite qu'elle soit testée chez l'animal avant de pouvoir passer à l'étape de validation suivante : l'Homme.

Réduction

La problématique de ce projet faisant intervenir la régulation métabolique et inflammatoire sur du moyen/long terme (semaines, mois), induit intrinsèquement une variabilité interindividuelle, qui nécessite d’être contrecarrée par la taille de nos groupes (n=12 souris / groupe expérimental). Le nombre de rats et de souris nécessaire a été défini ainsi pour pallier la diminution de la robustesse statistique lors de comparaisons multiples, en particulier sur des protocoles de plus courte durée. Nous avons également estimé cette nécessité sur la base d’estimations statistiques. D’autre part, si plusieurs prélèvements sanguins sont à réaliser, nous les réaliserions sur des animaux dédiés (6 et 6 au sein d’un même groupe) afin de respecter les volumes, les délais de récupération et limiter le nombre de gestes invasifs sur un même animal. Enfin, nous utiliserons en priorité des lignées consanguines, qui présentent un génotype contrôlé, ce qui réduit significativement la variabilité interindividuelle, et par conséquent, le nombre d'animaux nécessaires à l'étude. C’est la conjonction de tous ces éléments qui nous a conduit à considérer des groupes de 12 animaux maximum.

Raffinement

Les expérimentateurs et les animaliers sont formés aux différentes manipulations garantissant le bien-être animal. Le suivi des compétences est reporté de manière individuelle sur un livret de compétences mis à jour régulièrement. Les souris et les rats seront hébergés selon les conditions de la directive 2010/63/UE. Chaque fois que cela sera nécessaire, une analgésie et/ou une anesthésie seront administrées aux animaux. Leur environnement sera enrichi de manière systématique et quelle que soit la durée du protocole, afin de leur permettre de se distraire et de réaliser un peu d’activité physique. Les animaux seront vus quotidiennement. En cas de signe de mal-être, un suivi renforcé sera mis en place : l’animal sera pesé et des soins adaptés à son cas seront mis en œuvre. L’atteinte d’un point limite critique conduira à l’euthanasie de l’animal.

Choix des espèces

L'utilisation de rats et de souris se justifie, d'une part, par leur proximité avec l'Homme (mammifères). En effet, l'homologie entre les rongeurs et l'Homme facilite considérablement les procédés de modélisation des pathologies humaines et par conséquent, les interprétations qui en découlent. D'autre part, les performances de reproduction des rats et souris permet d'obtenir des effectifs exploitables en termes d'analyses statistiques, dans un délai relativement court et donc compatibles avec nos contraintes de production. Enfin, l'utilisation de rats et de souris comme modèle de surpoids/obésité est très largement documentée dans la littérature scientifique. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (à partir de 7 semaines), car toutes leurs fonctions biologiques sont alors matures. L'âge des animaux pourra exceptionnellement être inférieur à 7 semaines, si le client souhaite étudier les conséquences du surpoids/obésité juvénile sur l'âge adulte. Dans ce cas, le régime hypercalorique pourra débuter au plus tôt à l'âge de 3 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 5082
Souffrances
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▲ 5082
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Devenir
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 1270
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Immunodéficientes par construction, les souris de cet élevage portent des mutations qui suppriment certaines cellules de l'immunité innée ou, à l'inverse, activent ses voies. 5 082 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, la seule décrite étant une biopsie d'oreille, pour approvisionner d'autres projets sur le cancer et les maladies inflammatoires. Le porteur affirme que leur phénotype dommageable ne se déclare pas en conditions stériles. Les reproductrices et reproducteurs sont tués après six mois de reproduction, les autres souris partent vers d'autres protocoles ou des prélèvements post-mortem, et jusqu'à 1 270 souris "de mauvaise caractérisation génétique" sont utilisées pour entraîner le personnel aux gestes techniques.

Objectifs

L'objectif global de ce projet est d'étudier le rôle de l'immunité innée au cours d'une réponse anti-cancéreuse ou dans le cadre de maladie autoinflammatoires (dans lesquelles le système immunitaire innée attaque l'organisme). Cette étude nécessite de générer diverses souris qui sont immunodéficientes (et donc plus sensibles aux infections). L'objectif de ce projet est de produire ces animaux qui seront ensuite utilisés dans des projets de recherche portant sur l'immunité innée dans le cancer et les maladies inflammatoire et ceci en réduisant les nuisances du phénotype dommageable en élevage, et en optimisant l’élevage. Ce projet ne concerne que la gestion (élevage et reproduction) des différentes lignées de souris, l'ensemble des projets expérimentaux menés sur ces animaux est validé en parallèle. Différentes lignées de souris immunodéficientes sont nécessaires pour comprendre ces mécanismes de l'inflammation: des souris ayant des mutations conduisant à la perte de certaines cellules de l'immunité innée, ou au contraire des mutations menant à une activation des voies de l'immunité.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra à court terme de générer les animaux qui rentreront ensuite dans différents projets de recherche ayant pour objectifs de mieux comprendre le role de l'immunité innée dans les maladies à composante inflammatoire et la lutte contre les tumeurs et ceci en réduisant les nuisances du phénotype dommageable en élevage (conditions d'léevage stériles comme décrit précédemment), et en optimisant l’élevage. A moyen terme, cela pourrait déboucher sur de nouveaux traitements.

Procédures

Les souris seront soumises à une biopsie sur l'oreille. Une seule intervention d'une durée de moins de 5 secondes sera réalisée par animal.

Impact sur les animaux

Les souris ont un phénotype dommageable (immunodéficience) mais qui ne se déclarera pas dans les conditions d'hébergement et de reproduction décrites.

Devenir

Les reproducteurs seront mis à mort à la fin de la période de reproduction (6 mois de reproduction), tout animal ayant atteint un point limite sera automatiquement mis à mort. Les autres animaux produits seront utilisés pour le renouvellement des trios reproducteurs, dans les protocoles validés par le ministère sur ces lignées ou hors-projet (prélèvement d'organes post-mortem pour études in vitro ou mise au point de protocoles). Certains des animaux (maximum 1270 de mauvaise caractérisation génétique) sont utilisés pour l'entraînement des utilisateurs aux gestes techniques sur animaux (dans le cadre d'une DAP portée par notre animalerie et validée par le ministère).

Remplacement

L'élevage de ces souris est indispensable pour générer les souris qui seront utilisées dans les projets de recherche portant sur l'implication de l'immunité innée dans le cancer ou les maladies à composante inflammatoire. Ces maladies ne sont qu'imparfaitement modellisées par les techniques actuelles telles que la production d'organoïdes. En effet, dans ce cas, la composante temps et développement reste imparfaite. D'autre part, l'interaction entre plusieurs organes étant nécessaire à l'apparition des phénotypes que nous étudions, des modèles in vitro ou in silico ne permettent pas d'accumuler des données suffisamment prédictives ou représentatives de la situation pathologique.

Réduction

Des calculs d'effectifs ont permis d'établir le nombre minimal d'animaux par lignée nécessaire en reproduction pour permettre de réaliser les différents projets de cette thématique. Nous nous sommes basés sur un nombre moyen théorique d'animaux par portées et le nombre moyen théorique de portées par femelle et par semestre. Nous avons ainsi calculé au plus juste le nombre de cages de reproduction nécessaires avec ces chiffres et compte-tenu du nombre d'animaux nécessaires pour les expérimentations en aval. Si certains animaux ne peuvent être utilisés pour nos protocoles expérimentaux, ils seront utilisés hors protocole pour des prélèvements post-mortem permettant la mise au point et l'optimisation des expériences (par exemple, mise au point des immuno-marquages multiparamétriques sur des suspensions cellulaires de rate). Enfin, les trios reproducteurs sont changés tous les 6 mois pour ne pas garder de trios peu productifs, ce qui impliquerait d'augmenter leur nombre pour garder une production constante. La dimension de l'élevage sera dynamiquement évaluée pour prendre en compte l'objectif de réduction et s'adapter aux besoins des projets (notamment une réduction de l'élevage dans les phases de diminution des besoins des projets).

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des cagées à portoirs ventilés et manipulés par un personel expérimenté en conditions stériles. Le phénotype dommageable (immunodéficience) ne se déclare pas lorsque les souris sont élevées dans ces conditions. La plupart de ces souris est hébergée dans notre animalerie depuis plus de 5 ans avec une observation quotidienne, nous avons donc le recul nécessaire pour affirmer que le phénotype d'immunodéficience sur les gènes de l'immunité innée considérés n'est pas dommageable en condition d'élevage classiques (c'est à dire sans pathogènes) mais requiert des conditions d'infections controlées pour s'exprimer expérimentalement. Une biopsie d'oreille est parfois requise, cette biopsie n'engendre qu'une douleur légère ne nécessitant pas de prise en charge particulière, absence de saignement. Cependant, le lendemain de la biopsie, une attention particulière sera portée aux oreilles des animaux. En cas de lésions infectées, un lavage au sérum physiologique sera réalisée suivi d'une application de pommade antiseptique et cicatrisante sur conseil vétérinaire. Si l'infection auriculaire s'aggrave dans les 48h , l'animal sera euthanasié.

Choix des espèces

Du fait de leur similarité avec l'homme en terme de génétique, d'anatomie et de physiologie, la souris représente un modèle expérimental privilégié pour l'étude des réponses immunitaires et des réponses inflammatoires observées lors des maladies à composantes inflammatoires et des infections bactériennes. Des souris âgées de plus de 6 semaines et de moins de 12 mois seront utilisées pour la reproduction du fait de leur maturité sexuelle et avant la décroissance de la fertilité.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Souris : 231
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 231
Devenir
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 231

231 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Les expérimentateurs percent leur intestin terminal au cours d'une chirurgie de dix minutes, ce qui déclenche une infection généralisée, avec fièvre, douleur, perte de poids et prostration. L'objectif est de décrire la composition des caillots qui se forment pendant un sepsis et de tester si des vésicules extracellulaires les dissolvent. Le porteur justifie le recours aux souris par le fait que "la réglementation interdit de faire ce type de recherche sur des humains en bonne santé".

Objectifs

Objectif 1 : Il s'agit de comprendre de quoi sont faits les caillots qui se forment dans les organes pendant une infection grave Objectif 2 : L'idée est de tester si de petites particules biologiques peuvent dissoudre ces caillots, et de voir si leur efficacité dépend de la composition des caillots

Bénéfices attendus

Nous attendons de ce travail, une description de la composition moléculaire des caillots dans le modèle murin d'infection grave pour pouvoir comprendre pourquoi les patients réagissent de manière différente aux traitements habituellement utilisés en clinique.

Procédures

C'est une procédure chirurgicale courte (10 min) pendant laquelle les animaux sont endormis et ou l'on perce la partie terminale de l'intestin ce qui a pour conséquence d'induire une infection grave. La souffrance induite par cette intervention sera évaluée et maitrisée à l'aide d'antalgiques.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus pour les animaux sont: une douleur au niveau de la zone d'incision, l'infection grave provoquée peut causer une perte de poids, du stress et de la douleur, de la fièvre, une fatigue intense de l'animal, et une diminution de réactivité.

Devenir

La procédure chirurgicale réalisée induit une infection grave, avec une réponse inflammatoire généralisée. En raison de la gravité de l'infection et pour éviter une souffrance inutile, à l'issue de la procédure l'ensemble des animaux seront mis à mort.

Remplacement

Dans notre programme de recherche nous utilisons des tests in vitro pour étudier comment certaines substances affectent la dissolution des caillots sanguins. Ces tests sont complémentaires et nous ont permis de réduire le nombre de souris utilisées bien qu'ils ne puisse pas complètement remplacer les expériences sur les animaux. En effet pour comprendre comment les petites particules biologiques agissent sur les caillots qui se forment dans le corps pendant une infection grave et vérifier qu'elles ne sont pas dangereuses pour la santé, il est nécessaire de maintenir une partie des expériences sur l'animal. Cela est lié au fait que la réglementation interdit de faire ce type de recherche sur des humains en bonne santé et que nous avons besoin d'un modèle animal déjà bien connu.

Réduction

Les études sur les animaux peuvent donner des résultats différents d'un individu à l'autre, c'est pourquoi il faut un nombre suffisant pour chaque expérience. Ce nombre d'animaux a été déterminé par une approche statistique. Afin de limiter l'utilisation d'animaux, nous avons recours à des tests en laboratoire qui nous permettent de mesurer et comparer les effets de traitements utilisés à l'hopital sur des caillots modélisés sans avoir à utiliser des animaux

Raffinement

Pour limiter la souffrance animale durant cette procédure, nous avons mis en place plusieurs mesures pour réduire la nuisance du procès sur le bien être animal. Avant l'intervention chirurgicale, les animaux recoivent une anesthésie locale pour réduire la douleur directement à l'endroit ou la chirurgie va avoir lieu. L'opération sera la plus courte possible

Choix des espèces

La souris est le modèle in vivo disponible le plus simple à exploiter aux vues des données existantes dans la littérature, de sa taille et de sa disponibilité pour l'étude de la composition moléculaire des caillots dans les infections graves. Les animaux seront utilisés à l'age de 6-8 semaines car cet âge permet d'obtenir des modèles d'infection qui sont similaires à ceux décrits dans les études scientifiques et ce qui permet de travailler sur des modèles déjà bien connus et documentés.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 300
Lapins : 9
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 309
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Devenir
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 309

Trois lignées de souris, dont une modifiée pour ne plus produire le sucre alpha-Gal, et des lapins blancs de Nouvelle-Zélande retenus parce qu'ils fournissent de gros volumes de sang : 300 souris et 9 lapins vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Les souris portent sur le dos une capsule contenant des tiques qui se nourrissent sur elles, ce qui impose un hébergement individuel puisqu'elles arrachent les capsules de leurs congénères et mangent les tiques. Les lapins reçoivent deux immunisations, puis un prélèvement dans la veine de l'oreille et enfin un prélèvement intracardiaque sous anesthésie. Toutes et tous sont tués pour récupérer sang et organes, alors que le calcul de puissance annonçait 33 souris par groupe et que le porteur en retient cinq.

Objectifs

Objectif 1 : Infection des souris pour obtenir des tiques infectées par Borrelia spp. La maladie de Lyme, causée par la bactérie Borrelia spp., est une maladie transmise aux animaux et aux humains qui est en pleine expansion, notamment en Europe, où son incidence a considérablement augmenté ces dernières années, en particulier en France. Comprendre comment les tiques, principaux transmetteurs de cette maladie, sont infectées et comment la bactérie se transmet des animaux ou des humains aux tiques est essentiel pour développer des stratégies de prévention. En infectant des souris avec Borrelia spp., ce projet cherche à générer des tiques infectées de manière contrôlée, afin de mieux comprendre le cycle de transmission et d’examiner les interactions animaux/humains-Borrelia et les tiques. Cette connaissance est cruciale pour identifier de nouvelles cibles permettant d'interrompre la transmission de Borrelia spp. Objectif 2 : Induction d'anticorps spécifiques contre le sucre α-Gal pour protéger contre l'infection par Borrelia spp.Des études antérieures ont démontré que les anticorps contre le sucre α-Gal, générés naturellement en réponse à certains stimuli, peuvent offrir une protection contre divers pathogènes, y compris ceux qui exposent ce sucre à leur surface, comme Borrelia spp. La vaccination avec le sucre ou avec des variantes de la bactérie E. coli qui ne causent pas de maladies et exprimant ce sucre pourrait induire la production de ces anticorps protecteurs. L'objectif de cette partie du projet est de tester cette approche innovante. Si elle s'avère efficace, elle pourrait ouvrir une nouvelle voie pour la prévention de la maladie de Lyme, représentant ainsi une avancée majeure, car aucun vaccin n’est actuellement disponible pour les animaux ou les humains. Objectif 3 : vaccination des lapins pour des études in vitro. Les lapins seront utilisés pour produire des volumes importants de sérum riche en anticorps contre α-Gal et contre E. coli, ce qui est crucial pour les expérimentations complémentaires. Ce sérum permettra de tester en laboratoire, à plus grande échelle, l'efficacité des anticorps produits par les vaccins expérimentaux, garantissant ainsi une meilleure reproductibilité et une plus grande précision dans les résultats. L’utilisation des lapins, qui permettent de récolter un plus grand volume de sérum que les souris, réduit le nombre total d’animaux nécessaires et améliore la qualité des études futures.

Bénéfices attendus

Les tiques sont les principaux transmetteurs de pathogènes provoquant des maladies graves chez les humains et les animaux, comme la maladie de Lyme causée par Borrelia spp. et transmise par les tiques Ixodes. Borrelia burgdorferi est la principale espèce responsable de la maladie de Lyme en Amérique du Nord, transmise par Ixodes scapularis, tandis que Borrelia afzelii est plus courante en Europe, où elle est transmise par l'espèce homologue I. ricinus. Actuellement, il n'existe pas de vaccin efficace contre Borrelia spp., et la lutte contre les tiques repose principalement sur l'utilisation d'acaricides, qui contaminent l'environnement ainsi que les produits animaux destinés à la consommation humaine. De plus, l’utilisation d’acaricides peut entraîner la sélection de populations de tiques résistantes. Étant donné la gravité des maladies transmises par les tiques et l'absence de mesures préventives efficaces, hormis l'évitement des piqûres de tiques, ce projet vise à développer des stratégies de vaccination plus sûres et plus efficaces. En particulier, il cherche à développer des vaccins basés sur le sucre α-Gal, offrant une protection à la fois contre les tiques et contre la maladie de Lyme

Procédures

Les souris recevront deux injections sous-cutanées et un maximum de trois prélèvements sanguins ; ces prélèvement dureront 10 minutes, anesthésie comprise.. Les lapins seront immunisés par voie souscutanée avec des variantes d'E. coli qui ne causent pas de maladies ou avec le sucre α-Gal, avec deux injections. Les jours 0 et 14 après la première vaccination, un prélèvement sanguin sera effectué dans la veine auriculaire ; le prélèvement durera 8 minutes, anesthésie comprise. Le jour 30 après la vaccination de rappel, un prélèvement sanguin intracardiaque sera réalisé sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

L'alimentation des tiques pourrait provoquer un inconfort modéré chez les animaux, et ceux-ci pourraient également ressentir un léger inconfort en raison de la pose de la capsule sur leur dos. Aucune souffrance particulière n'est attendue en raison de l'infection, car les souris sont les transmetteurs naturels de Borrelia et ne présentent pas de symptômes. La pose des capsules a été optimisée pour minimiser l'inconfort tout en maximisant les résultats expérimentaux. Cependant, l'expérience sera interrompue en cas d'événements indésirables tels que : (i) un choc anaphylactique dû aux piqûres de tiques ou à l'infection bactérienne ; (ii) une réaction cutanée généralisée affectant les voies respiratoires ou gastro-intestinales après l'immunisation ; (iii) des blessures auto-infligées par les animaux tentant de retirer la capsule ; (iv) des signes graves après l'exposition aux micro-organismes. Les animaux seront surveillés quotidiennement et, si nécessaire, l'expérience sera arrêtée. Les critères d'évaluation incluent une échelle de 3 niveaux, et tout animal atteignant un score de 3 sera mis à mort : (1) infecté sans signe visible ; (2) poils hérissés, activité réduite, légère posture voûtée ; (3) posture voûtée, difficulté à maintenir la position, prostration, respiration superficielle ; (4) décès.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour récupération du sang total et des organes.

Remplacement

Ce projet consiste à nourrir des tiques sur des souris préalablement immunisées avec E. coli ou α-gal-BSA afin d'évaluer les effets protecteurs des anticorps anti-α-Gal contre Borrelia spp., ainsi que la survie des tiques et l'acquisition de Borrelia spp. par ces dernières. Il n'existe actuellement aucun modèle in vitro capable de reproduire la réponse immunitaire des souris à une infection bactérienne, ce qui empêche d'analyser adéquatement les effets protecteurs et la colonisation de Borrelia spp. chez les tiques. Pour obtenir un plus grand volume de sérum destiné à des études supplémentaires in vitro, nous immuniserons également des lapins, évitant ainsi l'utilisation supplémentaire de souris. L'immunisation des lapins permettra d'obtenir du sérum anti-α-Gal ou anti-E. coli, offrant un meilleur contrôle sur la qualité, la spécificité et l'affinité des anticorps, ce qui garantit la cohérence et la reproductibilité des expériences. De plus, elle permettra la production d'anticorps à plus grande échelle, répondant ainsi aux besoins expérimentaux spécifiques.

Réduction

Nous utiliserons 5 souris par groupe pour obtenir un nombre suffisant de tiques gorgées nécessaires à nos analyses. Le nombre d'animaux sera calculé pour être le minimum requis afin d'obtenir les tiques gorgées, indispensables à nos recherches. Pour développer un test de puissance statistique robuste permettant d’analyser la relation entre les anticorps anti-alpha-gal et la protection, nous avons fixé le niveau de confiance à 5%, en nous basant sur les données publiées disponibles. Nous avons ciblé une puissance statistique de 0,8, en supposant un effet de taille modérée, ce qui indiquait un besoin de 33 souris par groupe pour un test ANOVA. En appliquant le principe des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement), nous avons réduit la taille de l’échantillon à 5 souris par groupe afin de minimiser l'utilisation des animaux tout en maintenant des résultats significatifs.Chaque souris peut nourrir jusqu'à 100 larves ou 30 nymphes. Comme les larves sont plus petites et nécessitent moins de ressources que les nymphes, il est possible d'utiliser 100 larves et 20 nymphes par souris, sans affecter leur santé, tout en garantissant un nombre suffisant de larves et de nymphes infectées pour mener à bien les études expérimentales. Environ 30 % des tiques se détacheront sans avoir pris un repas complet ou mourront, ce qui nous permettra d'obtenir 70 larves ou 20 nymphes gorgées par souris. Parmi les 350 larves obtenues, 200 seront élevées jusqu'au stade de nymphe pour obtenir des nymphes infectées par Borrelia, utilisées dans des études in vitro. Les 150 larves restantes seront réparties de la manière suivante : 75 pour la quantification de Borrelia et 75 pour les études d'immunité des tiques, en lien avec l'immunisation des souris et l'infection. Pour les 100 nymphes, 50 seront dédiées à chaque type d'étude similaire. Par conséquent, il faut prévoir 5 souris par groupe pour obtenir un nombre suffisant de tiques gorgées nécessaires à nos analyses. Le nombre d'animaux a été calculé pour être le minimum nécessaire à l’obtention des tiques gorgées, indispensables à nos recherches. Les souris seront gardées un maximum de 6 jours, temps nécessaire pour que les nymphes complètent leur repas. Nous avons également calculé le nombre minimal de lapins requis pour obtenir le volume de sérum nécessaire à nos futures expérimentations in vivo.

Raffinement

Souris : Les souris seront hébergées en groupes de 5 dans leurs conditions habituelles, avec un enrichissement nécessaire à leur bien-être (carrés de coton, maison en plastique). Elles seront surveillées quotidiennement pour détecter tout signe de malaise ou de symptôme. L’application des capsules contenant les tiques sur le dos des souris se fera sous anesthésie pour minimiser le stress et l'inconfort associés à cette manipulation. Une fois les capsules fixées, les souris seront placées dans des cages individuelles, car elles ont tendance à retirer les capsules des autres et à consommer les tiques. Malgré cet isolement, elles continueront de bénéficier des mêmes conditions d'enrichissement (carré de coton, maison en plastique), et, pour pallier leur isolement, des enrichissements supplémentaires, tels que des bâtonnets à ronger, seront ajoutés. Des points limites stricts seront appliqués pour identifier rapidement toute détérioration de leur état de santé, et les souris présentant des signes de douleur ou de détresse inhabituels seront retirées de l'expérimentation et recevront des soins appropriés. Lapins : À leur arrivée, les lapins seront logés dans des cages équipées de plateformes de repos et d’enrichissements spécifiques à leur bien-être, comme des balles, des branches en bois à ronger et des végétaux. Ils seront observés quotidiennement tout au long de l’expérimentation pour garantir leur santé et leur confort. Étant sensibles aux manipulations, les lapins seront régulièrement contrôlés et manipulés par le personnel soignant et les expérimentateurs afin de les habituer à la présence humaine et aux différentes interventions. Avant les prélèvements sanguins, les lapins seront familiarisés avec les expérimentateurs pour réduire leur stress, et des techniques de contention douce seront appliquées pendant les prélèvements. L'anesthésie sera utilisée si nécessaire pour toute intervention susceptible de causer de la douleur ou un inconfort important. Des points limites spécifiques seront appliqués pour détecter tout signe de stress ou d'inconfort. Si un lapin montre des signes d'inconfort significatif, il sera retiré de l’étude et recevra des soins adaptés

Choix des espèces

On utilisera trois variantes de souris et une de lapins : Souris très sensibles aux germes, comme la bactérie Borrelia spp, transmise par les tiques. Elles sont donc utilisées pour produire des tiques infectées par cette bactérie. Souris génétiquement modifiées pour qu'elles ne puissent pas produire le sucre α-Gal, mais elles peuvent créer des anticorps spécifiques contre celui-ci. Elles sont importantes pour étudier comment le corps réagit à cette molécule. Souris non modifiées génétiquement. Elles sont utilisées comme groupe de contrôle pour comparer les résultats avec ceux des autres souris et obtenir des résultats plus proches des animaux sauvages. Lapins blancs de Nouvelle-Zélande : Ils sont utilisés car ce sont les meilleurs animaux pour prélever de grandes quantités de sang en une seule expérience, permettant d'obtenir suffisamment d'anticorps contre l'α-Gal pour les recherches. Les souris auront entre 7 et 8 semaines d'âge, et les lapins entre 4 et 5 semaines. Avant de commencer les expériences, une semaine d'adaptation sera accordée aux animaux pour qu'ils s'habituent à leur environnement.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 218
Souffrances
▲ -
▲ 90
▲ 128
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 218

Pour valider un test qui mime le survol d'un prédateur, 218 souris vont être utilisées, 128 dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré et 90 d'un niveau léger. Elles reçoivent de la corticostérone pendant huit semaines, hormone du stress dont le porteur reconnaît qu'elle produit un stress léger à partir de la cinquième semaine. Elles sont ensuite exposées à un stimulus imitant l'attaque et à des sons brefs et intenses sur dix minutes, avec anxiolytiques et antidépresseurs pour une partie des groupes. Toutes sont tuées, parce que les procédures subies peuvent modifier leur comportement ultérieur et pour prélever les tissus cérébraux d'une partie d'entre elles.

Objectifs

Une personne souffre de troubles anxieux lorsqu’elle ressent une anxiété forte et durable sans lien avec un danger ou une menace réelle, qui perturbe son fonctionnement normal et ses activités quotidiennes. 15% des adultes de 18 à 65 ans présentent des troubles anxieux sévères sur une année donnée, et 21% en présenteront au cours de leur vie. Les mécanismes à l’origine des dérèglements qui font basculer de l’anxiété physiologique aux troubles anxieux pathologiques restent encore à découvrir. De plus, les traitements actuels (anxiolytiques, antidépresseurs) présentent une efficacité limitée dans la durée, associée à des effets secondaires importants. Ce projet a pour objectif de valider un nouveau test comportemental au laboratoire pour mimer certains déficits associés aux troubles anxieux chez l'humain. Les troubles anxieux se caractérisent notamment par une expression aberrante des réponses de défense face à une menace potentielle. Chez le rongeur, on peut par exemple observer un comportement d’immobilité ou de fuite en fonction de sa perception de l’imminence de l’attaque d’un prédateur. Ce choix peut être modulé par des facteurs internes à l’animal comme son niveau de stress. Dans ce contexte, il n’existe pas de test préclinique bien calibré capable d’évaluer simplement d’éventuelles anomalies dans la réponse à la menace. Dans ce projet, nous utiliserons le paradigme de "survol" qui mime en laboratoire le risque d'attaque d'un prédateur et nous vérifierons si ce test permet de révéler des réponses altérées/inadaptées dans un modèle de stress chronique et des effets bénéfiques de médicaments.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de valider une nouvelle approche plus éthologique pour évaluer une réponse au stress altérée chez la souris. En effet, le test de survol reproduit un comportement qui correspondent à une situation fréquemment rencontrée dans la nature par le rongeur contrairement à d'autres tests utilisés pour évaluer l'efficacité des médicaments. Il permettra de renforcer l'arsenal de tests précliniques pour modéliser les pathologies liées au stress. L'étude de l'effet de médicaments connus évaluera la valeur prédictive du test qui pourra ensuite être utilisé pour identifier d’autres candidats médicaments.

Procédures

Une injection (30 secondes). Exposition à l'hormone de stress pendant 8 semaines. Exposition à un stimulus mimant un prédateur (4 secondes) et à des sons brefs et intenses sur une période de 10 minutes.

Impact sur les animaux

Les injections peuvent générer un stress léger de courte durée (30 secondes environ). L’administration de corticostérone pendant 8 semaines engendre un stress légér à partir de la cinquième semaine de traitement. Les tests comportementaux représentent également une nuisance d'une durée variable (2 minutes, 5 minutes, 10 minutes) et dont l'intensité peut être légère à modérée en fonction des groupes expérimentaux (traitement chronique par l'hormone de stress, traitements anxiolytiques et antidépresseurs).

Devenir

Les animaux seront mis à mort car les procédures auxquelles ils ont été exposés peuvent modifier leur comportement ultérieur. Pour une partie des animaux, des tissus doivent être prélevés pour étudier les circuits cérébraux impliqués dans les comportements observés.

Remplacement

L’objectif du projet est l’étude de comportements complexes: anxiété, hypervigilance et réponse à la menace. Pour cela il est indispensable de travailler sur un modèle animal.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé sur la base d' études préliminaires et est réduit au minimum nécessaire pour obtenir une puissance suffisante pour les analyses statistiques, soit 15 à 16 animaux par groupe. Afin de limiter le nombre d'animaux, les symptômes seront étudiés sur les mêmes individus en limitant le nombre total de tests à 3.

Raffinement

Les animaux sont habitués à l'expérimentateur lors de 3 séances de manipulation de 2 minutes par souris avant le début des tests comportementaux. Ils sont également habitués à la pièce expérimentale et au dispositif. Les animaux seront suivis quotidiennement par des personnels formés au soin. Si une altération de l’état est observée, une grille de scoring sera utilisée pour déterminer la conduite à tenir.

Choix des espèces

La souris est une espèce modèle sensible au stress chez qui l'on peut reproduire les symptômes anxio-dépressifs observés chez l'homme. Ce modèle a de plus une bonne validité prédictive pour révéler l'efficacité des médicaments ciblant les pathologies liées au stress. Dans ce projet nous souhaitons étudier le comportement de l’adulte. Les expériences débuteront sur des animaux âgés de 8 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 3800
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3800
▲ -
Devenir
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 -
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 3800

3 800 souris immunodéficientes vont être utilisées, chacune pouvant recevoir des injections tous les deux jours et jusqu'à sept prélèvements sanguins hebdomadaires. Toutes sont tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, après un dernier prélèvement de sang. Il s'agit de valider chez l'animal vivant des anticorps couplés à un agent cytotoxique contre le cancer du pancréas, après des essais en éprouvette jugés concluants. Le porteur présente cette étape comme le préalable à des essais sur "des animaux de plus grande taille", eux-mêmes préalables aux phases cliniques.

Objectifs

Malgré de récentes avancées pour le traitement du cancer, il reste encore de nombreux besoins médicaux non couverts, notamment dans le cancer du pancréas. Nous avons développé de nouvelles approches thérapeutiques (notamment des Anticorps couplés à un cytotoxique (ADC)) dans le traitement du cancer. Suite à des études in-vitro concluantes, nous devons montrer l’efficacité in-vivo pour validation préclinique, sur plusieurs modèles de cancer. L’objectif est de valider in vivo l’efficacité du traitement, déterminer les concentrations, fréquences et modes d’injection avant de les réaliser sur des animaux de plus grande taille. Une comparaison sera réalisée avec une molécule de référence qui peut être un traitement par chimiothérapie ou un ADC de référence déjà sur le marché.

Bénéfices attendus

A l’issue du projet, il sera établi si l’anticorps et ses variants ADC ont bien la capacité d’inhiber la croissance tumorale. La dose efficace pourra être établie. Ces résultats pourront déboucher sur une étude sur de plus grands animaux en vue de la préparation des phases cliniques. Le bénéfice à long terme est la mise au point d’un nouveau traitement d’immunothérapie pour les cancers.

Procédures

- Injections (environ 2 secondes), tous les deux jours aux maximums, sur souris vigile. - Injections (environ 2 secondes), tous les trois jours aux maximums, sur souris vigile. - injection ( environ 5 secondes), sous anesthésie générale. - Prélèvements sanguins sous anesthésie, , toutes les semaines,e sept prélèvements au maximum. - Prélèvements sanguins, 2 prélèvements en 24h, sous anesthésie générale à l’isoflurane. Prélèvement de sang sous anesthésie générale, avant la mise à mort. Mesure des volumes tumoraux

Impact sur les animaux

Nous ne nous attendons pas à des atteintes pulmonaires, mais nous serons vigilants aux éventuelles détresses respiratoires. Les injections des molécules et les randomisations peuvent créer du stress chez les animaux. Les injections répétées peuvent éventuellement créer une petite irritation ou inflammation aux sites d’injections. Les traitements pourront éventuellement entrainer une perte de poids. Nous attendons à une possible gêne de la motricité à cause de la croissance tumorale, Nous ne nous attendons pas à une toxicité des molécules testées, mais comme il s’agit de molécules expérimentales nous seront vigilants sur ce point. Les souris immunodéficientes peuvent développer plus facilement des infections.

Devenir

La croissance tumorale, ainsi que le prélèvement de sang final justifient la mise à mort des animaux à la fin de la procédure.

Remplacement

Aucune méthode alternative n’est disponible pour tester l’effet des anticorps thérapeutiques sur un système mammifère vivant entier. Les modèles in vitro disponibles de types sphéroïdes ou organoïdes ne permettent pas de modéliser de façon suffisamment précise la pharmacocinétiques et pharmacodynamique des produits. L’utilisation de souris est donc nécessaire afin d’évaluer la pertinence pré-clinique des traitements antitumoraux.

Réduction

Une première validation de l’efficacité du traitement a été réalisée in vitro avec la détermination des indices d’efficacités qui sont compatibles avec les exigences attendues d’un traitement ADC. Cela réduit le nombre de conditions à tester pour la détermination de la quantité de produit à injecter. Les études pilotes (qui utilisent peu d’animaux, inclues la présente demande d’expérimentation) permettront de calibrer au plus juste le nombre de souris pour les études antitumorales tout en permettant une exploitation des résultats. Comme indiqué précédemment, pour chaque molécule testée, si les effets mesurés sont fiables d’un point de vue statistique au deuxième essai, nous n’en feront pas un troisième, ce qui permettra de limiter d’au moins 30% le nombre d’animaux à utiliser.

Raffinement

La croissance tumorale sera mesurée trois fois (en fonction de la croissance tumorale) par semaine pour éviter l’apparition de tumeurs de taille excessive. Les animaux seront anesthésiés lors des prélèvements de sang et lors de l’injection des cellules tumorales. Les animaux auront un enrichissement dans les cages sous forme de tunnels et pourront avoir un complément alimentaire gélifié si nécessaire. Des point limites seront mis en place, suffisamment précoce pour limiter la douleur sans remerttre en cause les résultats du projet.

Choix des espèces

Cette étude sera réalisée avec des souris immunodéficientes. Ce modèle permet la greffe de cellules tumorales humaines et le test des ADC. L’évolution de la croissance tumorale est ensuite évaluée en fonction des différents traitements testés. Les souris auront entre 6 et 9 semaines pour avoir un système immunitaire adulte et pouvoir répondre correctement aux traitements

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 5167
Souffrances
▲ -
▲ 252
▲ 4915
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 5167

5 167 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 4 915 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont irradiées sous anesthésie, gavées ou traitées par voie intratrachéale, une partie recevant en plus une greffe de tumeur. Les effets attendus sont des ulcérations intestinales, des diarrhées, une inflammation et une fibrose pulmonaires, une immunosuppression et une perte de poids. Le porteur annonce que ces composés pourraient "transformer la prise en charge des patients sous radiothérapie", puis écrit qu'ils "présentent un profil de sécurité élevé, réduisant considérablement les nuisances pour les animaux", alors que les atteintes décrites viennent des radiations qu'il administre.

Objectifs

La radiothérapie est l’une des armes thérapeutiques majeures contre le cancer, utilisée pour éradiquer les tumeurs par des rayonnements ionisants. Bien qu’elle soit efficace, elle est associée à des effets secondaires notables, résultant de l’impact inévitable des radiations sur les tissus sains environnants. Ces dommages collatéraux touchent particulièrement les organes à régénération rapide, comme le tractus intestinal, le parenchyme pulmonaire et le système hématopoïétique, entraînant des effets délétères aigus et chroniques. Sur le court terme, les patients subissent des troubles inflammatoires aigus, des atteintes digestives sévères, et des pneumopathies. À long terme, les complications incluent des fibroses, des dysfonctionnements métaboliques et des altérations du système immunitaire, qui compromettent leur qualité de vie et leur récupération. Dans ce contexte, l’utilisation d'une molécule radioprotectrice innovante, ainsi que d’autres puissants antioxydants connus, représente une avancée prometteuse. Conçu pour protéger les tissus sains tout en préservant l’efficacité antitumorale des radiations, cette molécule radioprotectrice pourrait limiter les effets secondaires locaux et systémiques de la radiothérapie, offrant ainsi une meilleure qualité de vie aux patients. Par ailleurs, en augmentant la fenêtre thérapeutique, cette molécule pourrait permettre de développer des combinaisons anti-cancéreuses impliquant par exemple la radiothérapie et les immunothérapies. Cette étude vise à évaluer le potentiel de cette molécule et d’autres antioxydants puissants comme radioprotecteurs en explorant leurs effets sur différents tissus sensibles. Nous étudierons l’efficacité de chacun des composés pour protéger l’intestin des lésions causées par la radiothérapie abdominale, notamment en préservant le microbiote et en modulant les réponses systémiques. Nous explorerons également leurs effets sur la prévention des dommages pulmonaires, comme l’inflammation et la fibrose, et dans la protection du système sanguin, en favorisant la récupération cellulaire et en limitant les perturbations métaboliques et inflammatoires.

Bénéfices attendus

Le projet visant à utiliser une molécule radioprotectrice et d’autres puissants antioxydants innovants pour protéger les tissus sains des radiations ionisantes pourrait transformer la prise en charge des patients sous radiothérapie. En réduisant les effets secondaires tels que les ulcérations intestinales, les fibroses pulmonaires et les troubles du système sanguin, cette molécule (et autres) améliorerait significativement la qualité de vie des patients. Ces derniers pourraient mieux tolérer les traitements, avec moins de fatigue, de douleurs et de complications graves, ce qui favoriserait un rétablissement plus rapide. Sur le plan thérapeutique, ces composés permettraient d'augmenter les doses de radiations administrées, optimisant ainsi l'efficacité des traitements, notamment pour les cancers résistants. L'innovation scientifique derrière ce projet, basée sur des technologies avancées, pourrait également conduire à de nouvelles cibles thérapeutiques, avec des applications potentielles au-delà de la radiothérapie, comme les expositions accidentelles aux radiations. La validation clinique accélérée du projet permettrait de réduire les délais d'introduction de cette molécule dans les traitements, offrant ainsi une option thérapeutique plus tôt pour les patients. Enfin, cette molécule radioprotectrice (et autres composés) pourrait réduire les coûts liés aux complications secondaires, tout en limitant l'impact psychologique et social de la radiothérapie, facilitant un retour plus rapide à la vie normale. En somme, ce projet promet non seulement de protéger les patients contre les effets secondaires, mais aussi d'améliorer l'efficacité des traitements, tout en ayant un impact sociétal et économique positif.

Procédures

Une injection de cellules tumorales sera réalisée chez certains animaux, durée 10 secondes, sous anesthésie locale. L’injection des composés se fera soit par gavage sur animaux vigiles, durée 10 secondes, soit en injection ou par voie, intratrachéale (une à quatre administrations selon les composés et selon la procédure 1), durée 10 secondes, sous anesthésie locale. Les souris seront anesthésiées pendant l’irradiation (maximum 15 minutes), une fois. Les prélèvements de sang sur les souris seront réalisés sous anesthésie générale, n=3, durée 3 minutes.

Impact sur les animaux

Les principales nuisances attendues concernent les effets liés aux radiations elles-mêmes. Les animaux pourraient présenter des atteintes gastro-intestinales, telles que des ulcérations ou des diarrhées, des complications pulmonaires comme une inflammation ou une fibrose, ainsi qu’une immunosuppression temporaire augmentant leur vulnérabilité aux infections. Une perte de poids et une fatigue générale pourraient également être observées, conséquence directe des dommages causés par les radiations. Pour certains groupes de souris, une nuisance supplémentaire pourrait provenir de l'implantation de tumeurs afin de simuler des conditions cliniques réalistes. Cette procédure, bien que nécessaire, peut entraîner un stress, une douleur, ou une gêne liée à la croissance de la tumeur. En ce qui concerne les antioxydants, le risque d’effets indésirables est extrêmement faible. Ces molécules sont généralement bien tolérées quelle que soit leur voie d’administration, et les doses administrées dans ce type d’étude sont soigneusement ajustées pour minimiser tout risque de toxicité systémique ou d’effets paradoxaux. Le principal inconfort résidera dans les manipulations nécessaires pour l’administration des traitements et le suivi clinique, telles que les prises de sang ou les interventions liées aux protocoles de radiothérapie. Ainsi, bien que des effets secondaires liés aux radiations et à l’implantation de tumeurs soient prévisibles, les antioxydants utilisés dans cette étude présentent un profil de sécurité élevé, réduisant considérablement les nuisances pour les animaux tout en garantissant des résultats scientifiques pertinents.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures expérimentales afin d'analyser les tissus et les organes post-mortem.

Remplacement

Il a clairement été mise en évidence ces dernières décennies que le système immunitaire et le microenvironnement tumoral jouent un rôle fondamental dans la progression tumorale ainsi que dans la réponse à la radiothérapie et aux traitements anticancéreux en général. Il n’existe actuellement pas d’alternative permettant de récapituler aussi bien qu’un organisme vivant l’ensemble de ces interactions dans leur nombre et leur complexité. De même, il n'exsite pas de sytème permettant de reproduire les interactions entre les éléments du sang, les cytokines, la tumeur et le sytème immunitaire dans sa globalité.

Réduction

Pour observer des différences qui soient statistiquement interprétables entre les différents groupes de traitements, nous avons utilisé un outil informatique afin de réduire au maximum le nombre d’animaux. De plus, nous utilisons des modèles pour ce projet pour lesquels il y a beaucoup de données dans la littérature concernant la réponse à la radiothérapie et l'immunothérapie. Ceci nous permettra de réduire les conditions expérimentales et donc le nombre de souris.

Raffinement

Les interventions seront faites sous anesthésie locale ou générale, suivant l'intervention. Les animaux seront observés quotidiennement (vérification de l’état général) et pesés 3 fois par semaine (pour surveiller la survenue d’une éventuelle perte de poids. Un aliment adapté sera fournit en cas de perte de poids).Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués. Un antalgique prescrit sera utilisé en cas de signes de douleur.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale de référence pour les études de radiobiologie et elle est parmi les plus utilisées pour étudier les réponses immunitaires pendant le développement tumoral. Les outils (notamment les anticorps et les bibliothèques pour RNA-seq) et les banques de données de référence sont très développés chez la souris. La physiologie et la génétique de la souris sont de mieux en mieux connues et de nombreuses études ont déjà validé des découvertes faites chez cette espèce en les appliquant pendant des essais cliniques, ce qui promeut et facilite le transfert des résultats obtenus vers des applications cliniques. Les souris seront âgées de 8 à 10 semaines, âge auquel les souris sont suffisamment matures pour ce type d’étude.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 112
Souffrances
▲ 112
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 112

Perfusées au cœur avec un liquide glacé sous anesthésie profonde, après deux injections, 112 souris de trois à quatre semaines sont tuées sans reprendre conscience. Le cerveau est prélevé, puis découpé en tranches sur lesquelles la neurostimulation par ultrasons focalisés est appliquée. Le porteur annonce une douleur "légère et de courte durée" comme seul effet indésirable et ne dit pas ce que contiennent les deux injections. L'intitulé annonce une étude chez la souris, alors que la stimulation porte sur du tissu prélevé après la mise à mort.

Objectifs

La neurostimulation par ultrasons est une forme non invasive de stimulation des régions profondes ou superficielles du cerveau, dans diverses conditions pathologiques neurologiques. Elle doit permettre de réduire le risque associé à la chirurgie pour les patients qui ont besoin de ces procédures, améliorant ainsi leur qualité de vie. Néanmoins, les caractéristiques précises des paramètres de stimulation, leur effet précis et le mécanisme d’activation par utltrasons sont encore à préciser. Ce projet expérimental sera mené sur tissu cérébral de rongeur. A cette fin, après une analgésie puis une anesthésie profonde les souris recevront une perfusion directement dans le coeur d'un liquide glacé et oxygéné qui permet de refroidir et d’oxygéner le cerveau pour le préserver avant son prélèvement puis son étude. La neurostimulation par ultrasons focalisée sera alors menée. 112 animaux seront nécessaires pour étudier les diverses conditions expérimentales.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre et d’optimiser les paramètres d'ultrasons pour la neurostimulation et facilitera la mise en œuvre de futures technologies en milieu médical. Le caractère moins invasif de la neurostimulation par ultrasons permettra de mieux prendre en charge la rééducation de pathologies cérébrales.

Procédures

Les souris recevront deux injections (20 secondes chacunes), puis sous analgésie et anesthésie profonde, une perfusion dans le coeur d'un liquide glacé et oxygéné (2 minutes).

Impact sur les animaux

Les injections occasionnent une douleur légère et de courte durée.

Devenir

Les animaux seront mis à mort afin d'étudier leur cerveau.

Remplacement

Comme nous voulons étudier l'effet des réseaux neuronaux, nous ne pouvons pas remplacer les animaux par un modèle de calcul ou de culture cellulaire.

Réduction

En utilisant la perfusion intracardiaque, nous augmentons la viabilité des tranches individuelles, ce qui réduira le nombre d'animaux en limitant le nombre d’animaux nécessaire. La taille des lots expérimentaux a été définie en fonction du nombre d’expérimentation. 112 animaux seront utilisés, répartis en 28 expérimentations. Nous utiliserons des tests statistiques pour l'analyse des résultats.

Raffinement

Pour garantir le bien-être des animaux, les animaux sont élevés en groupes sociaux et en environnement enrichi. Nous appliquons des points limites stricts et spécifiques au projet. Les animaux bénéficieront d'une analgésie et d'une anesthésie.

Choix des espèces

La souris représente un organisme modèle de choix pour mener ces études sur le fonctionnement des circuits neuronaux, principalement en raison de la similarité des mécanismes du développement du cerveau. Nous étudierons des souris âgées de 3 à 4 semaines, car la région du cerveau que nous souhaitons étudier est alors entièrement formé et apte à être stimulé.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 100
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 30
▲ 70
Devenir
 -
 -
 -
 100

Des cellules de leucémie humaine injectées dans la veine, puis des injections répétées de molécules jusqu'à cinq fois par semaine : 100 souris dépourvues de système immunitaire subissent ce protocole. Pour 70 d'entre elles, le porteur attend un niveau de souffrance sévère, avec perte de poids, faiblesse et défaillance d'organes, les 30 autres relevant d'une souffrance modérée. Toutes sont tuées, à la fin des procédures ou dès qu'un point limite est atteint, pour prélever foie, rate et sang. Parmi les bénéfices annoncés figurent la médecine vétérinaire, la faune sauvage et une réduction de l'empreinte écologique de l'industrie pharmaceutique, quand ce qui est certain tient aux 70 souris en souffrance sévère.

Objectifs

Ce projet cherche à étudier l'impact d'une nouvelle approche thérapeutique pour traiter un type de cancer du sang résistant aux traitements. L'idée est d'explorer le potentiel thérapeutique de molécules pharmacologiques, afin de ralentir la croissance des cellules cancéreuses et de proposer une nouvelle option pour les patients qui ne répondent plus aux traitements actuels. Actuellement, un médicament est utilisé pour tuer les cellules cancéreuses. Bien qu'il fonctionne bien au début, de nombreux patients rechutent après un certain temps, ce qui montre qu'il est nécessaire de trouver de nouvelles stratégies thérapeutiques. Récemment, des chercheurs ont découvert qu’une autre voie moléculaire peut aussi provoquer la mort des cellules cancéreuses. Cette approche a montré des résultats prometteurs en laboratoire et chez la souris, mais les mécanismes sous-jacents sont encore mal compris. Nos recherches récentes ont révélé une nouvelle cible dans cette voie. Son blocage rend les cellules cancéreuses plus vulnérables. Nous avons observé que les cellules cancéreuses ne se multiplient plus aussi rapidement, ce qui offre de nouveaux espoirs. L'objectif principal de ce projet est de tester si bloquer cette stratégie pourrait : 1) ralentir la croissance des tumeurs, et 2) renforcer l'effet des médicaments disponibles. Pour cela, nous allons étudier ces traitements chez la souris et travailler sur des thérapies combinées. Ce projet a le potentiel de conduire à de nouvelles options thérapeutiques pour les cancers du sang résistants, avec des perspectives d'applications en clinique pour améliorer la prise en charge des patients.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif de mieux comprendre les mécanismes de réponses immunitaires et inflammatoires dans le développement des cancers du sang. En bloquant l'activation de molécules clés, il est possible de contrôler la mort cellulaire in vitro. Mieux comprendre les mécanismes pourrait aussi avoir des applications dans d’autres types de cancers et de maladies liées au système immunitaire. À court terme, nous allons tester des molécules, afin de voir si elles peuvent être utilisées comme traitements efficaces. Nous étudierons aussi si ces inhibiteurs peuvent renforcer l'effet de médicaments existants, pour contourner les résistances aux traitements actuels. À plus long terme, ce projet pourrait améliorer les traitements des cancers du sang qui résistent aux thérapies actuelles. Ces stratégies pourraient également être adaptées pour d'autres types de cancers, notamment ceux qui sont instables au niveau génétique, ce qui permettrait d'élargir l'impact de cette recherche. Les résultats de cette étude pourraient également avoir des applications en médecine vétérinaire, notamment pour le traitement des cancers ou des maladies inflammatoires chroniques chez les animaux de compagnie ou la faune sauvage. Enfin, bien que les effets environnementaux ne soient pas directs, ce projet pourrait contribuer à réduire l'empreinte écologique de l'industrie pharmaceutique. En développant des traitements plus ciblés et efficaces, il limiterait la production de déchets et l'impact environnemental des traitements traditionnels. En résumé, ce projet vise à approfondir nos connaissances et à valider leur potentiel en tant que cible thérapeutique. Il pourrait offrir de nouvelles options pour traiter des leucémies résistantes et d'autres cancers, tout en apportant des bénéfices pour la santé humaine, animale et l’environnement.

Procédures

Injection de cellules tumorales : moins de 5 minutes, 1 fois Injection de médicaments et placébo : moins de 2 minutes, 2 fois par semaine pendant 2 semaines ou 5 fois par semaine pendant 2 semaines Pesée : moins de 2 minutes, 2 fois par semaine Euthanasie : 10 minutes.

Impact sur les animaux

pLes souris ont un système immunitaire inefficace, entrainant une nuisance légère. L'injection de cellules cancéreuses par voie veineuse entraine une douleur légère. La prolifération tumorale est rapide et peut toucher différents organes. L'animal peut donc être touché par un mauvais état de santé général, pouvant engendre une douleur sévère (perte de poids, faiblesse, mauvaises fonctions des organes touchés). Les injections répétées des traitements engendrent une douleur modérée (inflammation locale, irritation, infections, lésions tissulaires). Ces effets peuvent disparaître en quelques jours, entrainant une douleur légère.

Devenir

A la fin des procédures ou si un animal atteint un point limite, les animaux seront euthanasiés afin de collecter les organes (foie, rate, sang) d’intérêt pour étudier l’effet des traitements sur la progression de leucémie.

Remplacement

Ce projet bénéficie de méthodes alternatives et de données robustes et validées dans plusieurs laboratoires. Tous les traitements proposés ont été testés dans des cellules in vitro. Ceci permet de garantir leur efficacité sur les cellules cancéreuses isolées. En outre, des données expérimentales chez la souris ont déterminé les doses, voies, durées et fréquences d’administration. Cependant, les techniques existantes ne parviennent pas à reproduire la complexité et la diversité des cancers, ni à simuler de manière réaliste les interactions entre les différentes cellules. Les méthodes classiques de culture cellulaire ne sont pas adaptées pour créer des environnements où les cellules tumorales peuvent communiquer comme elles le feraient dans le corps. Ces interactions sont cruciales pour comprendre des phénomènes tumoraux, ainsi que les réponses immunitaires et vasculaires qui jouent un rôle essentiel dans la progression de la maladie. Bien que des modèles plus avancés, comme ceux utilisant des cellules en 3D (organoïdes), existent, ils ne parviennent toujours pas à reproduire fidèlement tous les mécanismes complexes des cancers du sang. Ainsi, à l'heure actuelle, il n'existe pas de modèle alternatif capable de simuler exactement les processus biologiques que nous souhaitons étudier dans ce projet. Toutefois, nous restons attentifs aux progrès scientifiques et techniques dans ce domaine et nous nous engageons à intégrer de nouvelles méthodes dès qu'elles seront validées et disponibles.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés dans nos recherches, notre équipe est formée à l'utilisation de méthodes statistiques spécifiques pour l'expérimentation animale. Ces outils permettent de planifier les expériences de manière rigoureuse, de randomiser les groupes de manière équitable, et d'analyser les résultats de façon fiable en utilisant des tests statistiques adaptés. Les protocoles d'injection des cellules tumorales, basés sur des études existantes, sont validés et fiables. Ceci garantit une prise tumorale optimale chez toutes les souris de l'étude. Cela permet de limiter l'utilisation d'animaux dont les prélèvements seraient inutilisables. Le nombre d'animaux nécessaire pour ces recherches a été minimisé, tout en assurant que les résultats restent statistiquement valides. Les groupes contrôles seront partagés.

Raffinement

Afin de minimiser la souffrance des animaux et de garantir leur bien-être tout au long de l'expérience, nous mettrons en place des mesures de surveillance et d’évaluation de leur état de santé. Les animaux n'ont pas de système immunitaire et seront donc hébergés dans un environnement sanitaire adapté. Un suivi clinique rigoureux sera effectué pour observer les signes de détresse et tout signe de souffrance physique ou comportementale. Nous veillerons également à offrir aux animaux un environnement adapté et enrichi. Ceux-ci seront élevés dans des conditions optimales, conformément aux normes européennes, et leur habitat sera enrichi pour favoriser leurs comportements naturels et réduire le stress. Par exemple, nous ajouterons des éléments comme des frisottis de papier dans leurs cages. Pour assurer leur bien-être social, les fratries d’animaux seront groupées par cage, ce qui contribue à leur stabilité émotionnelle et limite le stress. L’ensemble du personnel sera formé à surveiller les animaux au quotidien, en s’assurant que leurs conditions de vie respectent les meilleures pratiques. Concernant les procédures expérimentales, nous adopterons des méthodes visant à limiter au maximum le stress. Les manipulations seront réalisées rapidement (moins de 5 minutes) et aussi rarement que possible, afin de réduire la gêne et la douleur. Les animaux feront l’objet d’un suivi clinique systématique, avec des examens approfondis deux fois par semaine pour détecter tout signe de douleur ou de souffrance. Si l'état des animaux se dégrade, nous mettrons en place un suivi quotidien et ajusterons immédiatement leur traitement contre la douleur ou, si nécessaire, procéderons à une euthanasie pour éviter toute souffrance prolongée.

Choix des espèces

Les souris utilisées dans cette étude sont immunodéficientes, ce qui signifie qu'elles ne rejettent pas les cellules humaines et peuvent recevoir des greffes de cellules tumorales humaines. Elles sont souvent utilisées pour étudier les cancers car elles sont moins susceptibles de développer des réactions inflammatoires. Les animaux mâles et femelles utilisés auront entre 8 et 10 semaines au début de l'étude et seront maintenus jusqu'à 12 semaines supplémentaires, ce qui les amène à un âge de 20 à 22 semaines à la fin de l'expérimentation.