Souris

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  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 674
Rats : 284
Souffrances
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Devenir
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Du chocolat administré au début de la phase de sommeil pour empêcher 90 souris de dormir, des électrodes qui détruisent au courant électrique les neurones du noyau suprachiasmatique : 674 souris et 284 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Les interventions chirurgicales durent de trente minutes à une heure et se répètent, avec pose d'un cathéter dans la veine du cou, injections de virus dans le cerveau, tests de comportement et de sommeil à 3, 6 et 12 mois. Certains animaux passent deux semaines isolés pour mesurer la perturbation de leurs rythmes, dans des cages transparentes voisines qui leur permettent de voir leurs congénères. Le porteur retient souris et rats pour comparer deux physiologies, garde les animaux jusqu'à 18 mois après le début des expériences et n'en laisse survivre aucun, y compris dans les groupes témoins.

Objectifs

La maladie d’Alzheimer est la démence la plus fréquente chez les personnes âgées dont la prévalence augmente exponentiellement après 65 ans et qui touche 23% de la population après 80 ans. Compte tenu du vieillissement démographique, le nombre de personnes touchées pourrait doubler d’ici à 2050. Comprendre le développement de la maladie est donc primordial. Cette démence se caractérise en partie par une accumulation et une agrégation d'une protéine, la protéine Tau, provoquant la dégénérescence des neurones touchés. Les atteintes cérébrales sont variées : hippocampe, cortex, … mais également l’hypothalamus et en particulier les neurones du Noyau Supra-Chiasmatique (NSC) impliqués dans le contrôle des rythmes circadiens (rythme biologique qui régule l'alternance veille/sommeil). Les troubles du sommeil représenteraient un marqueur précoce de la maladie avant l’apparition des troubles cognitifs mais également un facteur de risque. Notamment, il a été montré qu’une privation de sommeil chez l’animal et chez l’Homme conduit à une élévation des protéines Tau toxiques dans le liquide céphalorachidien. De plus, le travail de nuit, occasionnel ou habituel, qui concerne environ 15% des salariés en France soit 3,5 millions de personnes, constitue une préoccupation majeure de santé publique du fait des effets sanitaires divers qui lui sont associés, en particulier des troubles cognitifs et d’une augmentation du risque de démences. En outre, il a été montré récemment que les cellules bordant le troisième ventricule du cerveau, nommées les tanycytes, étaient également dégradées dans la maladie d’Alzheimer. Or, ces tanycytes pourraient être impliquées dans la clairance de la protéine Tau contenue dans le liquide céphalorachidien. De plus, il a été récemment suggéré que les neurones du NSC pourraient communiquer avec les tanycytes pour réguler certaines fonctions circadiennes.

Bénéfices attendus

Le projet apportera une meilleure compréhension des mécanismes cérébraux impliqués dans l’arrivée de la maladie d’Alzheimer. Les résultats de ces recherches pourraient permettre d’évaluer l’impact des troubles du sommeil ou les horaires de travail décalés sur le développement de la maladie d’Alzheimer et également d’autres démences, et ainsi aider les autorités sanitaires à mettre en place des actions afin de limiter ces facteurs de risques. D’autre part, la dégradation des tanycytes et le manque de nettoyage du liquide céphalorachidien au cours des phases de sommeil profond par ces cellules spécialisées, les tanycytes, pourraient être à l’origine d’autres pathologies et ouvre la voie à de nouvelles recherches. En effet, l’accumulation d’autres protéines dans le liquide céphalorachidien, tel que l’Orexine, pourrait être responsable de troubles métaboliques observés chez les personnes ayant des troubles du sommeil ou en travail posté.

Procédures

Un premier groupe d'animaux (100 souris/100 rats) sera nécessaire pour étudier les changements des tanycytes induits par une lésion des NSC. Une chirurgie cérébrale détruira les neurones des NSC par l’introduction d’électrodes qui envoient un courant électrique. Ces animaux subiront une deuxième chirurgie 2 semaines après afin d'injecter dans le cerveau une protéine Tau fluorescente et un cathéter sera placé dans la veine du cou afin d'effectuer des prélèvements de sang réguliers. Les animaux seront euthanasiés 10 jours après, soit au total 24 jours après le début des expériences afin de prélever les cerveaux et étudier leurs morphologies. Un deuxième groupe d'animaux sera utilisé pour vérifier l'impact d'une perturbation du rythme circadien (travail posté, mauvais sommeil) sur les fonctions cognitives des souris soit par lésions des NSC, soit par une manipulation environnementale. Un premier sous-groupe de 240 souris (90 souris sauvages, 90 souris modèles de la maladie d'Alzheimer et 60 souris contrôles) subiront une chirurgie de lésion cérébrale des NSC; un deuxième sous-groupe (90 souris avec chocolat en phase de sommeil et 60 souris contrôles avec chocolat en phase de veille) se verra administrer un aliment appétant (chocolat) au début de la phase de sommeil afin de les empêcher de dormir. Toutes ces souris seront testées 3, 6 et 12 mois après par des tests de comportements et par des tests du sommeil. Un troisième groupe d'animaux sera utilisé pour étudier un changement des gènes dans les tanycytes à court et à long terme induit par une lésion des NSC sur 80 souris et 80 rats. Les animaux subiront une lésion des NSC puis après 1, 3, 6, 12 et 18 mois, une chirurgie cérébrale permettra l'injection d'un virus qui rendra les tanycytes fluorescents. Ces animaux seront euthanasiés 2 semaines après l'injection du virus pour des expériences de transcriptomique. Un quatrième groupe d'animaux permettra de voir l'impact de l'activation ou l'inhibition des neurones des NSC à la fois sur la morphologie et sur la modification des gènes des tanycytes. Deux sous-groupes (52 souris et 52 rats chacun) auront une injection cérébrale de virus permettant d’activer ou d’inhiber sélectivement les neurones des NSC et un virus qui rendra les tanycytes fluorescents. Deux semaines après l’injection cérébrale, les animaux seront mis à mort 30min après l’activation ou l’inhibition des neurones. Chacune des interventions chirurgicales durera entre 30 minutes et 1 heure.

Impact sur les animaux

Toute manipulation des animaux peut provoquer du stress, de la fatigue et de l’inconfort et des mesures de raffinement seront mises en place pour les limiter au maximum. En particulier, les expériences de chirurgie ou de prélèvements de sang sont faites sous anesthésie générale avec l'administration d'analgésique pour éviter toute douleur à l'animal lors de son réveil. Afin d’évaluer la perturbation des rythmes circadiens, il sera nécessaire d’isoler les animaux individuellement pendant 2 semaines (évaluation du poids, de l’absorption d’eau et d’aliments, expériences d’optogénétique). Cet isolement reste limité et sera effectué dans des cages transparentes à coté les unes des autres afin de permettre à chaque souris/rat de voir ses congénères. La lignée de souris transgéniques est une lignée de souris mimant la maladie d'Alzheimer. Ce modèle murin développe une perte des fonctions cognitives progressives, à partir de l’âge de 3 mois, avérée à 6-7 mois et maximale à 12 mois. Ces animaux n'ont pas de problème de déplacement et ne souffriront pas de cette pathologie. D’autres manipulations seront effectuées sur les animaux vigiles : des tests de comportement (sur 390 souris) consistant à déterminer l’activité locomotrice, l’anxiété et le stress des souris ou les performances cognitives. Ces expériences n’entraînent aucune douleur, mais peuvent générer du stress suite aux manipulations; les expériences seront réalisées par le même manipulateur et une habituation est effectué avant chaque test. Les molécules (anesthésiques, analgésiques, activateur/inhibiteur) devront parfois être injectés dans le péritoine de l’animal et nécessiteront la contention et l’injection de l’animal; un analgésique local peut être utilisé pour limiter la douleur de l'injection.

Devenir

L’ensemble des animaux utilisés dans chacune des procédures sera euthanasié à terme même ceux qui servent de contrôles. La durée maximale de conservation des animaux après le début des expériences est de 18 mois. Les animaux seront mis à mort à la fin de l’étude pour faire des analyses de transcriptomique ou étudier la morphologie des populations cellulaires, par l’injection d'une euthanasiant chimique.

Remplacement

Les expériences prévues ont été planifiées en tenant compte de la règle des 3R. L’étude des communications entre différentes régions cérébrales nécessite, en particulier au niveau du cerveau, d’utiliser des organismes entiers. Aucun système cellulaire n’est capable à l’heure actuelle de mimer toutes les interactions entre différentes régions cérébrales et les influences périphériques. Les tanycytes de l’éminence médiane sont des cellules placées au cœur d’une région cérébrale impliquée dans la régulation des fonctions endocrines et préserver l’influence des différentes parties de l’organisme sur cette communication cérébrale est indispensable pour notre projet. Les modèles de rongeurs rats et souris sont donc pertinents pour ce type d’étude et permettront une étude comparée des deux espèces ayant des physiologies différentes.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe est calculé de façon à avoir un nombre minimal et homogène d’animaux et que ce nombre soit suffisant pour une analyse statistique. Le calcul du nombre d’animaux est basé sur un calcul statistique d’effectif (seuil de significativité de 5%, puissance égale à 85%, différence entre les moyennes de 15 et écart-type de 10) pour une comparaison entre deux lots et un test statistique bilatéral. Ce calcul évalue le nombre minimum de souris par groupe entre 6 et 10.

Raffinement

Le raffinement est obtenu par la mise au point de procédures rigoureuses, la formation du personnel, un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, le recours à des procédures non invasives et non douloureuses, le suivi des signes cliniques et des points limites, le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, le suivi post anesthésie de l’état de santé des animaux ainsi que des soins adaptés afin de permettre une bonne récupération des animaux. Différentes mesures sont prises pour réduire le stress, l’inconfort et la douleur. * Les animaux sont manipulés individuellement, et dans le calme, afin de limiter tout stress des animaux non manipulés. Ils seront également habitués à la manipulation. * Les manipulations (administrations et sacrifices) s'effectuent à distance des autres animaux. * Les hébergements seront enrichis. * Pour les prélèvements sanguins, les animaux sont anesthésiés dès que possible par anesthésie gazeuse. *Une surveillance quotidienne est effectuée afin de détecter le plus tôt possible une éventuelle souffrance (suite à l’infection). En cas de signes cliniques défavorables et/ou si une perte de poids supérieure à 20% survenait, les animaux concernés seront mis à mort par un euthanasiant chimique. La souffrance, la détresse, l’inconfort des animaux de laboratoire seront évalués en se basant sur les cinq paramètres suivants : 1. variation du poids de l’animal 2. apparence physique externe (horripilation, accélération de la respiration, tremblements, consistance anormale des fèces associée à une distension de l’abdomen) 3. signes cliniques mesurables (hypothermie) 4. changement du comportement (diminution des soins, animal prostré) 5. réponses comportementales aux stimuli externes (réaction violente de douleur associée à des vocalisations) Un stress momentané est possible suite aux manipulations mais celui-ci sera réduit grâce aux bonnes pratiques de la préhension des animaux.

Choix des espèces

L’utilisation du modèle rongeur est essentielle pour décrypter les mécanismes impliqués dans le développement de la maladie d’Alzheimer. La communication entre différentes populations cérébrales impliquées nécessite l’utilisation de l’animal entier. Par ailleurs, la possibilité d’utiliser des souris transgéniques THY-Tau22 mimant le déclin cognitif est un plus et nécessite l’utilisation de souris transgéniques et wild-type. L’utilisation des technologies DREADD et d’optogénétique nécessite également l’utilisation de souris et de rats, technologies aujourd’hui indispensables pour moduler des populations neuronales et en déduire leurs fonctions. La physiologie des souris et des rats étant différente, il nous parait nécessaire d'étudier dès que possible ces 2 espèces afin de permettre leur comparaison. Tous les animaux utilisés dans ce projet seront des animaux adultes de 8 semaines à 21 mois. Toutes les expériences démarreront à l’âge de 8 semaines et se poursuivront sur 14 ou 24 jours pour les études à court-terme, ou sur 3 mois, 6 mois, 12 mois et 18 mois pour les études sur le long-terme (au maximum, les animaux seront âgés de 20,5 mois).

  • Formation professionnelle
Souris : 320
Rats : 400
Souffrances
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▲ 720
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Devenir
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 720

Six gestes d'administration et trois gestes de prélèvement sanguin sont répétés sur les mêmes individus, quotidiennement pendant deux semaines pour les administrations. 320 souris et 400 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, dans le seul but d'habiliter des expérimentateurs et d'entretenir leurs compétences. Le porteur affirme que cette formation améliore le bien-être des animaux non-humains et réduit le nombre d'animaux utilisés, et qualifie le recours à des animaux vivants d'"indispensable" puisque simulateurs et mannequins "ne reproduisent pas les conditions réelles". Il annonce réutiliser autant que possible des animaux venant d'études précédentes, qui subissent donc ces gestes après en avoir déjà subi d'autres.

Objectifs

Pour assurer le bien-être des animaux, la réussite des projets et la qualité des résultats scientifiques, il est crucial que les expérimentateurs soient compétents dans l’exécution des gestes techniques. Cela signifie qu'ils doivent être formés et maintenir leurs compétences au fil du temps, que ce soit pour les employés actuels ou les nouveaux arrivants. Un bon encadrement par un personnel qualifié permet de former les expérimentateurs et d'améliorer le bien-être des animaux en réduisant les erreurs et en augmentant la rapidité des gestes, ce qui limite le stress et la douleur des animaux. Cela garantit également des études fiables et solides, avec suffisamment de données pour les analyses, réduisant ainsi les risques de remettre en question les résultats et d'avoir à faire des études complémentaires, ce qui diminue le nombre d'animaux utilisés.

Bénéfices attendus

L’habilitation des expérimentateurs aux gestes techniques améliorera la qualité et la fiabilité des procédures expérimentales et des résultats, tout en réduisant le nombre d'animaux nécessaires pour les études. Cela permettra d'avoir suffisamment de données pour les analyses, réduisant ainsi les risques de remettre en question les résultats et d'avoir à faire des études complémentaires.

Procédures

Durant ce projet, 6 gestes techniques d’administration et 3 gestes techniques de prélèvement sanguin seront effectués. Les gestes techniques d’administration effectués quotidiennement pendant 2 semaines se feront sur animaux vigiles, les animaux étant si nécessaire maintenus en contention par du personnel qualifié pour limiter les mouvements lors de l’exécution des gestes. Certains gestes techniques d’administration et de prélèvement sanguin seront effectués 1 seule fois sous anesthésie gazeuse. Le temps passé à effectuer un geste technique d’administration ou de prélèvement sur un animal sera de 1 minute maximum.

Impact sur les animaux

Les nuisances subies par les animaux seront temporaires et principalement dues aux administrations répétées et aux prélèvements sanguins effectués. Les animaux ressentiront une légère gêne, ainsi qu'une douleur similaire à une piqûre d'aiguille lors de certains gestes techniques d’administration et de prélèvement. Les animaux vigiles maintenus immobiles pour la réalisation de ces gestes pourront également ressentir un stress léger mais temporaire.

Devenir

L’ensemble des animaux utilisés pour ce projet seront euthanasiés à l’issu de la procédure expérimentale pour la réalisation d’analyses.

Remplacement

L’utilisation d'animaux pour l’acquisition et la maîtrise des gestes techniques par les expérimentateurs est indispensable et ne peut être remplacée par d’autres méthodes. Les simulateurs ou mannequin peuvent compléter la formation de base, mais ne reproduisent pas les conditions réelles nécessaires à l’acquisition des gestes techniques sur des animaux vivants. De tels gestes nécessitent une pratique directe pour observer et appréhender le comportement spécifique à chaque espèce, afin d’assurer la précision de leur réalisation. Selon la réglementation, l’habilitation implique d’acquérir et de valider les compétences sur des animaux, garantissant la qualité des procédures et l’amélioration du bien-être animal. Utiliser des animaux dans un cadre contrôlé minimise les risques de souffrance tout en assurant la maîtrise des gestes techniques avant de les appliquer en recherche.

Réduction

Des animaux utilisés dans des études précédentes seront réutilisés autant que possible, afin de réduire le nombre d’animaux commandés spécifiquement pour la réalisation de ce projet de tutorat et d’habilitation. Cela permettra d’utiliser au maximum les animaux disponibles. Pour ce projet, le nombre minimum de souris et de rats a été choisi pour que les expérimentateurs à habiliter puissent se former, un animal étant utilisé pour la réalisation de plusieurs gestes techniques.

Raffinement

Chaque expérimentateur sera supervisé par un personnel qualifié (tuteur) maîtrisant parfaitement les gestes techniques auxquels les expérimentateurs devront être habilités. L’objectif est de garantir une exécution correcte des procédures expérimentales, minimisant ainsi le stress et les erreurs potentielles d’exécution des gestes sur les animaux. Les animaux seront observés 2 fois par jour en semaine par du personnel qualifié, avant et après l’exécution d’un geste technique, et 1 fois par jour le week-end et jours fériés inclus. Pour gérer la douleur de certains gestes techniques, une anesthésie gazeuse sera utilisée. De plus, un suivi de poids avec au moins 2 pesées par semaine sera réalisé au cours du projet. Si l’atteinte d’un point limite est constaté, l’animal sera euthanasié dans des conditions éthiques.

Choix des espèces

Le rat et la souris étant les deux espèces utilisées dans notre établissement, il est donc primordial que le personnel soit habilité à effectuer les gestes techniques sur ces deux espèces. Nous allons réutiliser autant que possible les animaux d’études précédentes menées dans notre établissement. Les animaux réutilisés seront âgés d’au moins 10 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système nerveux
Souris : 1824
Souffrances
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▲ -
▲ 672
▲ 1152
Devenir
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 1824

1 824 souris vont être utilisées, toutes tuées pour des analyses histologiques, 1 152 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 672 dans des procédures modérées. Elles subissent des chirurgies d'environ une heure, sept tests comportementaux totalisant 54 minutes par animal, des injections quotidiennes, des gavages et jusqu'à deux prélèvements de sang, une partie recevant de la corticostérone en continu pour reproduire un état dépressif. Le porteur décrit une possible rétention d'eau, des altérations du pelage, des troubles digestifs et des risques d'infection ou d'inflammation après injection dans le cerveau. Les retombées annoncées, mieux traiter la dépression des personnes âgées, restent à l'état de perspective, quand le porteur affirme que les modèles in vitro ou informatiques ne peuvent pas reproduire cette complexité.

Objectifs

Le vieillissement est un facteur de risque de la dépression en altérant progressivement les fonctions cérébrales et vasculaires. Au fil du temps, certaines fonctions se dégradent et la production de nouvelles cellules nerveuses diminue. A l’heure actuelle, les mécanismes sous-jacents restent méconnus. Dans ce projet, nous cherchons d'abord à restaurer certaines fonctions en augmentant le niveau d’une protéine dans le sang, en vue des résultats antérieurs montrant que cette protéine favorise la régénération des vaisseaux sanguins chez les souris âgées. Ensuite, nous visons à atténuer les effets de la dépression liée à l'âge en utilisant un médicament pour éliminer les cellules souches neurales sénescentes. Nous voulons approfondir notre compréhension de ces traitements pour mieux traiter la dépression chez les personnes âgées.

Bénéfices attendus

En cherchant à comprendre quels sont les mécanismes sous-jacents à un déclin de la neurogenèse associé à un état dit-dépressif lié à l’âge, Cette étude permettra d’une part d’améliorer notre connaissance et notre compréhension de la physiopathologie de la dépression et d’autre part essayer de trouver des thérapies spécifiques pour la dépression liée au vieillissement.

Procédures

Les souris seront soumises à plusieurs types d'interventions expérimentales. Parmi celles-ci, certaines impliquent des procédures chirurgicales d’une durée d'environ 1 heure par animal. En plus des interventions chirurgicales, sept tests (durée totale par animal de 54 minutes =, 10+6+2+6+10+5+15 minutes) comportementaux seront réalisés. De plus, un prélèvement sanguin sera effectué sur chaque souris, d'une durée de quelques secondes. Chaque animal subira un maximum de deux prélèvements sanguins, espacés d’un minimum de quatre semaines. Les tests comportementaux sont réalisés sur des animaux vigiles, sans anesthésie, et leur durée varie entre 2 et 15 minutes par souris en fonction du test.

Impact sur les animaux

Les injections quotidiennes de molécule d’intérêt, peuvent entraîner une douleur légère et de courte durée au site d'injection, ainsi que des risques de lésions des vaisseaux sanguins ou des tissus environnants, avec un risque d'infection. La piqûre d'aiguille pour l'injection et les prélèvements sanguins de petit volume nécessitent une contention et une introduction d’aiguille conformément aux bonnes pratiques vétérinaires, ce qui peut également provoquer une douleur légère et temporaire. En outre, la manipulation quotidienne des animaux pour ces procédures peut induire du stress et de l'anxiété, affectant leur bien-être général. Le modèle de dépression induit par l'administration chronique de corticostérone peut présenter une rétention d’eau aboutissant à une augmentation du poids, ainsi que des altérations du pelage. L’administration par gavage d’une molécule d’intérêt peut induire un stress physique, notamment en raison de la répétition de la procédure. Ce traitement pourrait également provoquer des troubles gastro-intestinaux. L'administration dans le cerveau du même traitement, présente des risques spécifiques liés à la chirurgie. L'injection dans le cerveau peut entraîner des complications post-opératoires, notamment un risque d’infection ou des inflammations locales au site d'injection.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni remplacés, ni adoptés car il est nécessaire de réaliser des études histologiques sur les tissus à l’issue de chaque procédure.

Remplacement

Etant donnée la complexité multifactorielle de la physiopathologie du vieillissement et la dépression ainsi que les mécanismes mis en jeu, les modèles animaux sont indispensables pour étudier cette complexité biologique et les interactions dynamiques des systèmes physiologiques intégrés, qui ne peuvent être reproduites par des modèles in vitro ou informatiques. Ils permettent de reproduire des maladies humaines spécifiques, d'étudier les mécanismes de ces maladies et de tester des traitements de manière réaliste. De plus, les données précliniques obtenues sur des animaux sont cruciales pour valider les découvertes et assurer la sécurité des nouveaux médicaments avant les essais cliniques humains. Toutefois, notre stratégie expérimentale est conçue de manière à réduire le plus possible le nombre d’animaux tout en réduisant tout stress et l'inconfort de l’animal.

Réduction

L’étude statistique impose des cohortes comprenant un nombre suffisant d’animaux afin d’avoir une évaluation pertinente de l’effet des différentes conditions expérimentales sur le comportement. Les taux de perte, ainsi que les amplitudes des effets cage qui ont été considérées seront précisées pour chaque procédure. De plus, nous nous attacherons à décrire au mieux le phénotype des animaux utilisés à l’aide d’une grande batterie de mesures comportementales et physiologiques. Cela nous permettra de réduire la variabilité intra-individuelle de chacun des tests, et ainsi de nécessiter d’un moins grand nombre d’individus pour évaluer l’effet de nos modèles et des traitements. Enfin, lorsque cela s’y prête, nous aurons recours à une étude longitudinale de l’état phénotypique et de la réponse neuronale des individus, ce qui nous permettra également d’augmenter notre puissance statistique et d’avoir besoin de moins d’animaux par groupe.

Raffinement

Tous les efforts seront mis en place pour réduire au maximum toute douleur, souffrance et angoisse des animaux, conformément aux principes de raffinement. La durée d’acclimatation à l’animalerie sera d’au moins une semaine pour permettre aux animaux de s'adapter à leur nouvel environnement et réduire leur stress initial. Les animaux seront surveillés tous les jours par l’expérimentateur et le personnel de l’animalerie. Des points limites seront mis en place. Les souris présentant des signes de douleur seront surveillées tous les jours pour évaluer l'efficacité des interventions et ajuster les soins si nécessaire. Si, malgré les interventions, une souris continue de présenter des signes de souffrance nuisant à son bien-être, et en accord avec le vétérinaire, nous procéderons à l'euthanasie gazeuse pour abréger ses souffrances. Pour réduire le stress associé à l'isolement, parfois nécessaire lors de comportements agressifs entre les individus, les cages d’hébergement seront enrichies avec des éléments tels que des igloos et du coton supplémentaire, offrant ainsi des opportunités de cachette et de nidification pour améliorer le bien-être psychologique des animaux.

Choix des espèces

Le choix d'utiliser la souris comme modèle pour étudier le vieillissement et la dépression repose sur ses similitudes physiologiques avec l'Homme, facilitant la compréhension de ces processus complexes. Sur le plan éthique, bien que la souris présente des différences génétiques et physiologiques avec les humains, elle fournit des données pertinentes pour la recherche biomédicale. En permettant l'étude du vieillissement dès 12 mois et l'induction de la dépression dès 2 mois, la souris offre des résultats rapides tout en minimisant la souffrance animale. Ainsi, son utilisation comme modèle animal dans ces études répond efficacement à des questions scientifiques cruciales tout en respectant les normes éthiques et en maximisant les bénéfices potentiels pour la santé humaine. Les animaux seront utilisés à deux stades de développement spécifiques : jeunes adultes (2-3 mois) et adultes âgés (18-22 mois). Cette sélection permet d'étudier le vieillissement à différents moments critiques de la vie des souris : les jeunes pour établir une base des fonctions biologiques avant les effets du vieillissement, et les adultes âgés pour observer les altérations biologiques plus avancées associées au vieillissement. Cette approche nous permettra d'obtenir une compréhension approfondie des processus physiologiques à différents âges, essentielle pour extrapoler ces résultats à la recherche sur le vieillissement humain et pour développer des stratégies de traitement pertinentes.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 250
Souffrances
▲ -
▲ 50
▲ -
▲ 200
Devenir
 -
 -
 -
 250

Réparties en 25 lots de 10 pour autant de conditions expérimentales, 250 souris vont être utilisées, 200 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 50 dans des procédures légères, toutes tuées puis autopsiées. Les expérimentateurs instillent des virus grippaux dans chaque narine sous anesthésie, la veille ayant déjà donné lieu à une injection dans l'abdomen, avec des traitements qui renforcent ou affaiblissent leurs défenses antivirales. Le projet vise à démontrer expérimentalement une hypothèse déjà suggérée par des travaux antérieurs, l'élimination des variants viraux par l'immunité innée. Le porteur admet que l'infection peut aller jusqu'à la mort de l'animal, et retient comme points d'arrêt une perte de poids supérieure à 25 %, des difficultés respiratoires, la léthargie, la prostration ou la déshydratation.

Objectifs

Lors d’une infection par un virus de la grippe et suite à la réplication dans l’hôte, de très nombreux virus ayant des codages génétiques différents peuvent apparaitre. Ces virus peuvent ainsi acquérir des avantages sélectifs positifs ou négatifs par rapport aux autres. Par exemple, la capacité à se multiplier plus ou moins vite ou à échapper aux anticorps, etc. Ainsi peuvent émerger des virus de plus en plus résistants (qui vont persister) ou au contraire moins résistants (qui vont disparaitre). Des travaux menés sur les virus influenza aviaires et humains ont suggéré que les défenses de l’hôte (sa réponse immunitaire innée) était capable de prévenir l'émergence de variants, d'autant plus s'ils étaient minoritaires. Autrement dit, si un variant apparaît, il peut être éliminé par les défenses immunitaires avant d’avoir eu l’opportunité de se multiplier, même s’il était très avantagé par rapport aux autres virus. Pourtant, ceci n’a jamais été formellement démontré expérimentalement. Grâce à ce projet nous souhaitons donc vérifier cette hypothèse chez la souris. Pour cela, nous allons utiliser un couple de virus : un virus H1N1- muté se multipliant difficilement dans les cellules et un virus H1N1+ normal se répliquant facilement (du fait de son avantage sélectif). En infectant les animaux avec une grande quantité de virus se multipliant difficilement H1N1- et une petite quantité virus pouvant se répliquer facilement H1N1+, nous souhaitons démontrer qu’un virus avec un avantage sélectif va prendre le dessus même s’il est en plus faible quantité sur le virus sans avantage ayant initialement causé l'infection, si les défenses immunitaires sont amoindries. Nous prouverons ainsi que l’apparition de ce nouveau virus H1N1+ (issu de celui initialement ayant causé l’infection H1N1-) n’est possible qu’en cas de système immunitaire défectueux. Pour moduler l’efficacité des défenses immunitaires, nous utiliserons des molécules favorisant l’activité antivirale (interféron alpha) ou au contraire des molécules freinant cette activité (des molécules qui empêchent les interférons naturellement produits par l’hôte d’être efficace). Ces molécules seront donc prises en compte dans notre projet pour décrire l’émergence d’un virus. Au total 25 lots d’animaux (10 souris par lot) participeront à 25 Conditions Expérimentales (CE) différentes. A la fin de chaque condition, les animaux seront euthanasiés et des prélèvements seront effectués afin de prouver les hypothèses avancées.

Bénéfices attendus

Mieux comprendre l’émergence des virus influenza dans les espèces et les modulations favorables ou défavorables par des prétraitements immunitaires (interferon alpha et anticorps aux récepteurs des interferons) permettra à la communauté scientifique d’avancer sur la lutte contre les virus influenza chez l’homme et l’animal. Cette preuve de concept pourra aussi servir de base en recherche vis-à-vis de l’émergence d’autres virus.

Procédures

Tous les animaux seront traités avec des molécules immunitaires activatrices ou inhibitrices de l’activité antivirale (interferon alpha et anticorps aux récepteurs des interferons) ou avec du sérum physiologique (NaCl 0.9%). Un jour avant l’infection, une injection intrapéritonéale de volume 0.2 mL sera pratiquée avec une aiguille ultra fine (durée 1s) Pour les animaux infectés afin d’éviter toute nuisance ou sensation désagréable pendant l’instillation intranasale une anesthésie sera réalisée avant l’acte. L’instillation du ou des virus sera ensuite effectuée dans chaque narine. 50μL seront déposés sur chaque muqueuse nasale (durée de l’instillation 20s les 2 narines).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables provoqués par les virus influenza injectés dans les souris pouvant aller jusqu’au décès de l’animal, des points cliniques d’arrêt de l’expérience ont été définis afin de limiter leur souffrance et, sont tracés quotidiennement sur des fiches de suivi. Les traitements permettant d'augmenter ou de diminuer les défenses immunitaires n'ont pas d'effet indésirable connu. Ainsi l’animal est sorti du projet - Si une perte de poids est supérieure à 25% par rapport à un poids moyen de référence - S’il a des difficultés respiratoires - Si son comportement est anormal léthargique, prostré ou adopte une position démontrant une souffrance (flanc creusé, couché…) - S’il se déplace difficilement - Est déshydraté - A des troubles neurologiques divers …

Devenir

Pour mieux comprendre l’émergence des virus influenza dans les espèces et les modulations favorables ou défavorables de cette émergence par des prétraitements immunitaires. A la fin de chaque procédure les animaux seront euthanasiés puis autopsiés et les prélèvements nécessaires seront effectués. Ces prélèvements permettront de définir le virus émergent génétiquement, le quantifier, et d’évaluer l’intensité de la réponse immunitaire.

Remplacement

Il n’existe aucune méthode in vitro et ex vivo permettant d’étudier l’émergence de virus combiné à la complexité de la réponse immunitaire chez l’homme ou l’animal. Il est donc impossible pour notre projet de nous passer du modèle in vivo.

Réduction

Le nombre d’animaux par condition expérimentale (10) et point temps 5 (autopsie des animaux à 48h et 72h post infection) est déterminé de façon à pouvoir évaluer par des tests statistiques les différences entre les groupes d’animaux. Les différences de charges virales et des niveaux de transcrits des gènes de l'hôte seront évaluées par des tests statistiques. Pour comparer des charges virales et les niveaux de transcrits des gènes de l'hôte , des groupes de 5 sont suffisants pour mettre en évidence des différences statistiquement significatives.

Raffinement

Afin de réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux et maximiser leur bien-être, les mesures suivantes sont appliquées : Les souris seront hébergées par groupes sociaux harmonieux de 5 (dans des cages pouvant accueillir 6 animaux). Des enrichissements (abris en cellulose, tunnels en plexiglass, cylindres en coton…) sont fournis pour favoriser leur comportement naturel. Les souris sont manipulées et contrôlées deux fois par jour. Cette surveillance permettra d'identifier les animaux en souffrance (le personnel remplit une grille de scoring permettant un suivi du comportement et de l’état physique) et, elle permettra aussi d’effectuer des actions en lien avec les observations (séparation des animaux, atteintes de points limites définis pour éviter toute souffrance animale…). Les gestes techniques sont réalisés sous anesthésie générale (inoculation intranasale pour l’infection et euthanasie) et les souris sont habituées aux gestes par le personnel pour diminuer le stress et toutes appréhension liées aux manipulations.

Choix des espèces

Souris C57BL/6 âgées de 4 à 6 semaines : il s’agit de la souche la plus utilisée pour les infections par les virus influenza, c‘est un excellent modèle pour évaluer la réplication et donc l’émergence virale. L’âge est bien adapté car les souris âgées de 4 à 6 semaines ont déjà un système immunitaire fonctionnel. De plus, nombreux réactifs au vu de son utilisation fréquente sont également disponibles pour moduler la réponse immunitaire, ce qui n’est pas le cas des autres modèles animaux. Le modèle rongeur permettra ensuite des extrapolations chez l’homme et d’autres espèces.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
Souris : 92
Souffrances
▲ 12
▲ -
▲ 80
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 92

Génétiquement modifiées pour permettre la manipulation de leur système immunitaire, 92 souris vont être utilisées, dont 12 dans des procédures menées sous anesthésie sans réveil et 80 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une chirurgie de 45 minutes ouvre le crâne sur un millimètre pour injecter un vecteur inflammatoire dans le cervelet, avant l'implantation de cellules tumorales, des injections vaccinales, cinq injections abdominales d'un immunosuppresseur et des tests de motricité deux fois par semaine pendant huit semaines. Toutes sont tuées, la dernière chirurgie servant à prélever le liquide céphalo-rachidien et le cerveau, le porteur précisant qu'aucune ne peut être placée ni relâchée puisqu'il s'agit d'organismes génétiquement modifiés. Des souris surnuméraires, qui n'auront subi aucune manipulation expérimentale, seront tuées pour servir à l'entraînement chirurgical.

Objectifs

Le projet porte sur une maladie neurologique rare, qui touche principalement des femmes âgées souffrant d’un cancer du sein ou gynécologique. Cette maladie résulte d'une attaque du système immunitaire contre les neurones du cervelet, provoquant des pertes de motricité et d’équilibre et conduisant à un handicap sévère en quelques mois. Chez ces patientes, le système immunitaire normalement responsable de la destruction de la tumeur, s’attaque également aux neurones du cervelet et les détruisent. Le diagnostic est confirmé par la détection d’anticorps présents dans le sang et dans le cerveau dont la caractéristique est de reconnaître les neurones du cervelet ainsi que la tumeur des patientes. Actuellement, les mécanismes responsables de cette maladie sont mal compris. Le recours à un modèle animal est indispensable à cause de la rareté des échantillons disponibles auprès des patientes et du stade déjà avancé de la maladie au moment de sa prise en charge à l’hôpital. Ce modèle permettra des analyses approfondies depuis l’apparition de la tumeur jusqu’à la destruction des neurones. L’objectif est donc de développer un modèle de la maladie chez la souris qui soit au plus proche de la maladie humaine afin d’étudier les mécanismes à l’origine de la pathologie. Le projet se déroule dans 2 établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

Grâce à la modélisation de la maladie chez la souris, l’identification des mécanismes qui conduisent à l’activation des défenses immunitaires contre les neurones du cervelet permettra à terme de développer une thérapie efficace pour guérir les femmes atteintes par la maladie.

Procédures

Au sein de l’EU1 : -En début de protocole une chirurgie d’environ 45 minutes est réalisée sous anesthésie et analgésie pour l’injection d’un vecteur inflammatoire dans le cervelet, à travers un orifice minime d’un millimètre dans l’os cranien -Une implantation de cellules tumorales et une injection de mélange vaccinal sont effectuées sous anesthésie en sous-cutané (2-3min) une fois par semaine sur une période de 3 et 2 semaines respectivement. -Cinq injections abdominales d’une molécule immunosuppressive sont faites à 3 jours d’intervalle sur une période de 2 semaines. -Des tests de motricité est d’équilibre réalisés 2 fois par semaine pendant 8 semaines Au sein de l’EU2 : -Une chirurgie terminale sous anesthésie et sans réveil pour procéder au prélèvement de liquide céphalo-rachidien (LCR) à la base du cervelet suivi d’un prélèvement de sang retro-orbitaire (environ 20min), puis l’injection par voie cardiaque d’un fixateur du tissu cérébral (environ 15min).

Impact sur les animaux

Les animaux pourraient ressentir un stress modéré dû aux manipulations répétées et à la contention. -Suite aux injections, il est possible que la tumeur se nécrose, que les animaux perdent du poids, ou réduisent leur mobilité. -Des douleurs peuvent survenir après l’intervention chirurgicale sous anesthésie, ainsi que du stress postopératoire lié à la récupération physique, aux besoins nutritionnels ou aux soins de la plaie après suture. -Un état fébrile ou une perte de mobilité pourraient être induits si l’inflammation est trop disséminée dans le cerveau. Elle devrait néanmoins rester localisée car l’injection est faite localement dans le cervelet et pas en intra-veineuse.

Devenir

Les animaux utilisés dans ce projet sont des organismes génétiquement modifiés qui ne peuvent être replacés ou relâchés. Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque procédure expérimentale dans le but de collecter les échantillons de sang, liquide céphalo-rachidien et cerveau nécessaires aux analyses

Remplacement

La Dégénérescence cérébelleuse à anticorps Yo (DCP-Yo) est caractérisée par la perte des neurones du cervelet et son origine reste mal comprise. Les analyses possibles à partir des biopsies des patientes (liquide céphalorachidien, tumeurs) sont réduites de par la rareté de la maladie. L’analyse post-mortem du cerveau n’a fourni que des informations sur la phase terminale de la maladie avec une mort neuronale qui résulte probablement d’une attaque immunitaire. Notre objectif est de pouvoir accéder aux mécanismes initiateurs de la maladie depuis l’apparition de la tumeur jusqu’à la destruction des neurones. Un modèle animal est donc indispensable pour atteindre nos objectifs car aucun modèle cellulaire actuel ne permet de récapituler tous ces éléments in vitro. Aucune méthode alternative ne permet de satisfaire l‘objectif de Remplacement à notre connaissance.

Réduction

Pour évaluer la motricité des animaux et analyser les tissus cérébraux, il est nécessaire d'effectuer une analyse statistique. Le nombre d'animaux requis a été déterminé à l'aide d'un logiciel spécialisé, et c'est l'examen des neurones dans les tissus qui demande le plus d'animaux. Nous avons prévu d'utiliser un total de 20 animaux pour la première expérience de modélisation (10 dans le groupe test et 10 dans le groupe témoin) afin de limiter au maximum le nombre d'animaux utilisés. Si les résultats de cette première phase ne sont pas concluants, nous n'utiliserons pas les 60 souris supplémentaires prévues dans le projet. Cet effort permet de minimiser l'usage des animaux tout en garantissant des résultats scientifiquement fiables.

Raffinement

Pour limiter le stress des animaux, chaque souris est familiarisée avec l'expérimentateur pendant 5 minutes par jour, durant une semaine avant le début des expériences. Une évaluation régulière de leur bien-être sera réalisée à l’aide d’un système de suivi qui prend en compte plusieurs critères, notamment leur poids, leur mobilité, et leur comportement général. Cela permettra d’anticiper d’éventuelles complications et d’adopter rapidement des mesures correctives. Des animaux surnuméraires n’ayant subi aucune manipulation expérimentale, seront mis à mort et utilisés pour l’entraînement aux techniques chirurgicales. Avant les chirurgies les griffes des souris seront raccourcies afin de prévenir les infections liées aux grattages. Une injection d’antidouleur sera administrée avant la chirurgie et les jours suivants avec un suivi rigoureux et si besoin l’application d’un antiseptique local jusqu’à cicatrisation complète. Des anti-inflammatoires seront également prévus en cas de signes d’inflammation. Après l’intervention, des soins post-opératoires spécifiques seront appliqués : -les souris seront placées au chaud en cage individuelle pendant au moins 1 heure pour un réveil optimal. -De la nourriture humidifiée est fournie pendant 2 jours pour optimiser la prise alimentaire et l’hydratation. -Un matériel de nidification neuf sera mis à disposition pour préserver leur comportement naturel. Avant les tests comportementaux, une phase d’habituation de quatre jours sera mise en place. Elle inclura des récompenses alimentaires pour réduire le stress. Les dispositifs utilisés seront nettoyés entre chaque session afin d’éviter la persistance d’odeurs pouvant perturber les animaux. Lors du transport des souris d’un établissement à un autre, leur répartition par cage sera respectée, et le matériel de nidification sera enrichi. À leur arrivée, elles seront hébergées dans des cages ventilées pendant un maximum d’une demi-journée, dans des conditions strictement contrôlées (température, ventilation) et avec un accès libre à la nourriture et à l’eau. Les prélèvements de liquide céphalo-rachidien et de sang seront effectués sous anesthésie après injection d’un antidouleur. Ce protocole d’anesthésie et d’analgésie sera mis au point au préalable et optimisé le cas échéant. Si nécessaire, un relaxant musculaire sera administré pour faciliter l’intervention. Une anesthésie profonde sera maintenue jusqu’à la mise à mort.

Choix des espèces

La souris sera utilisée en raison de l’abondance de littérature sur ce modèle couramment utilisé pour l’étude des pathologies neurologiques. En effet, il s’agit d’une espèce dont l’architecture cérébrale est proche de l’architecture du cerveau humain. La souris est également un bon modèle car il existe un répertoire important de cellules cultivées au laboratoire capables de former une tumeur chez la souris. Il existe aussi de nombreuses lignées de souris génétiquement modifiées, comme celle que nous utilisons pour manipuler le système immunitaire qui nous aidera à comprendre les mécanismes pathologiques responsables de la maladie. Les souris seront utilisées à l’âge de 6 à 8 semaines car elles sont sexuellement matures et ont presque atteint leur taille définitive.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 80
Souffrances
▲ -
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▲ 80
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Devenir
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 -
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 80

Jusqu'à dix-neuf injections sous la peau, trois injections dans la veine de la queue et un prélèvement de sang : 80 souris dépourvues de système immunitaire subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour analyser leur sang et leur tumeur. Chaque animal porte une tumeur humaine greffée sous la peau, mesurée au pied à coulisse trois fois par semaine pendant huit semaines au maximum. Le projet vise à vérifier chez la souris l'effet de cellules immunitaires modifiées qui ont déjà éliminé des cellules cancéreuses en culture, pour des cancers de l'ovaire et du sein. L'effectif de 80 animaux repose sur un "outil statistique" que le porteur ne nomme pas.

Objectifs

L’immunothérapie dans le domaine du cancer est une approche thérapeutique qui vise à stimuler le système immunitaire du patient pour qu’il puisse éliminer les cellules cancéreuses. Parmi les approches disponibles, il est possible de récupérer certaines cellules immunitaires du patient, de les modifier afin qu’elles reconnaissent spécifiquement les cellules cancéreuses avant de les réinjecter au patient. Cette approche, appelée thérapie cellulaire, a démontré son efficacité dans de nombreux essais cliniques pour le traitement de différents cancers. Nous avons réussi à générer des cellules immunitaires modifiées capables de reconnaître différents types de cancers, tels que le cancer de l’ovaire et un sous-type de cancer du sein très agressif. De plus, nous avons démontré que ces cellules immunitaires modifiées sont capables d’éliminer des cellules cancéreuses in vitro. Cependant, il est nécessaire de vérifier leur potentiel thérapeutique in vivo. Dans ce projet, l’objectif est d’évaluer la capacité de cellules immunitaires reconnaissant notre cible à éliminer les cellules cancéreuses des 2 types de cancer dans ce modèle de souris.

Bénéfices attendus

En cas de résultats positifs, cette étude permettra de valider une nouvelle approche thérapeutique innovante pour les patients atteints de cancer, notamment de cancers de l’ovaire et du sein qui ne répondent pas aux traitements standards. Ceci accélèrera la validation préclinique de cet outil thérapeutique afin d’entamer le transfert vers la clinique.

Procédures

Pour réaliser l’unique injection sous-cutanée de cellules cancéreuses humaines, la souris est maintenue environ 15 secondes. A la suite de cette injection, la souris développera une tumeur sous-cutanée. La croissance tumorale est suivie par des mesures au pied à coulisse 3 fois par semaine, l’animal est maintenu immobile environ 25 secondes. Les injections intraveineuses (1 injection par semaine pendant 3 semaines, soit 3 IV/souris) se feront au niveau de la veine de la queue (1 min d’immobilisation). Pour la procédure 1, les injections sous-cutanées de la molécule de soutien des cellules lymphocytes ou sérum physiologique seront réalisées trois fois par semaine pendant 8 semaines maximum soit 19 injections sous cutanée au total. La souris est maintenue 15 secondes pour ce geste. Ces injections seront réalisées dans la procédure 2 que si elles démontrent un effet bénéfique sur l’efficacité du traitement. Un prélèvement sanguin sera également réalisé sur animaux vigiles, l’animal est maintenu immobile environ 50 secondes (15 secondes pour l’application de l’anesthésique puis 45 secondes pour le prélèvement). Les souris seront également pesées deux fois par semaine, la souris est maintenue environ 15 secondes.

Impact sur les animaux

L’injection des cellules tumorales en sous-cutanée dans le flanc droit de la souris devrait entrainer une douleur temporaire et légère. A la suite de cette injection les animaux développeront des tumeurs localisées sous la peau de l’animal. Le suivi de la croissance tumorale sera effectué par mesure au pied à coulisse et n’entraînera aucune douleur, à l’exception peut-être d’un léger stress temporaire. L’injection sous-cutanée de molécule de soutien des cellules lymphocytes pourrait entrainer un désagrément voire une douleur temporaire légère. L’injection intraveineuse de cellules immunitaires modifiées pourrait engendrer une douleur légère passagère intraveineuse. Le prélèvement sanguin peut entraîner une douleur modérée, qui est atténuée par l’utilisation d’une anesthésie locale.

Devenir

A la fin de la procédure, les animaux seront mis à mort afin de pouvoir analyser la composition du système immunitaire dans le sang et au sein de la tumeur.

Remplacement

Ce modèle permettra d’évaluer l’efficacité d’une thérapie utilisant des cellules immunitaires modifiées. Les animaux sévèrement immunodéprimés correspondent au modèle majoritaire pour l’évaluation de l’efficacité de ce type de traitement, puisqu’elles permettent la greffe de cellules tumorales humaines et l’injection de cellules immunitaires humaines en l’absence de cellules immunitaires murines. Ce modèle est le seul modèle vivo disponible dans le cadre de notre projet, aucune alternative non-animale n’est aujourd’hui disponible pour s’assurer de la fonctionnalité des cellules immunitaires génétiquement modifiées in vivo, ce qui est un des objectifs de cette étude.

Réduction

La première procédure devrait nous permettre de sélectionner la condition expérimentale permettant d’observer le meilleur effet de notre traitement. Cette condition sera utilisée à la fois dans la procédure 2 et, par la suite, pour évaluer d’autres candidats de thérapie cellulaire. Nous avons utilisé un outil statistique pour déterminer le nombre minimal d’animaux nécessaires et suffisants pour garantir la validité scientifique de l’étude. Par ailleurs, un nombre optimal d’échantillons et de données seront collectés pour chaque animal, afin d’utiliser le nombre minimal d’animaux nécessaires pour répondre à l’ensemble des questions de l’étude.

Raffinement

Les animaux utilisés dans ce projet n’ont pas de système immunitaire, ils sont donc incapables de lutter contre des infections virales ou bactériennes. Ils doivent être hébergés dans un environnement protégé pour éviter toutes contaminations. Les analyses de croissance des tumeurs sont non-invasives (mesure au pied à coulisse) et ne requièrent pas d'injection d'anesthésiant ou d'antalgique. L'effet des composés sur l'état physiologique des souris est suivi par l’observation quotidienne des animaux par des personnes compétentes, par la pesée des animaux et la mesure du développement tumoral. Des points limites adaptés sont définis de manière objective, incluant des critères d'arrêt de l'expérience en cas de souffrance. Aucun effet indésirable lié à l’injection des cellules immunitaires humaines dans le modèle de souris utilisé n’est attendu. Le prélèvement sanguin peut entrainer une douleur, pour pallier cela les animaux sont traités par un anesthésique local quelques minutes avant le prélèvement.

Choix des espèces

Les souris utilisées correspondent au modèle majoritaire pour l’évaluation de l’efficacité des thérapies cellulaires utilisant des cellules immunitaires puisqu’elles permettent la greffe de cellules tumorales humaines et l’injection de cellules immunitaires humaines en l’absence de cellules immunitaires de souris. Ce modèle est le seul modèle vivo disponible dans le cadre de notre projet, aucune alternative non-animale n’est aujourd’hui disponible pour s’assurer de la fonctionnalité des cellules immunitaires transférées in vivo, ce qui est l’objectif de cette étude. Les animaux utilisés seront à l’âge de 6-8 semaines afin de pouvoir réaliser les greffes sous-cutanées et l’injection en intraveineuse des cellules immunitaires dans des conditions optimales.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1260
Souffrances
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▲ 1260
Devenir
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 1260

1 260 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélever leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Séparées de leur mère dès le premier jour après la naissance pour une partie d'entre elles, elles subissent à cinq semaines une chirurgie crânienne d'injection virale, puis l'implantation d'une fibre optique, avant des tests où l'animal doit obtenir une récompense tout en évitant des signaux de prédateur. Le projet cherche à comprendre comment un stress précoce altère durablement les circuits de la décision et favorise l'apparition de troubles psychiatriques. Le porteur écrit pourtant que les agents stressants employés "n'induisent pas de modifications de comportement délétères sur le long-terme".

Objectifs

Un stress précoce, notamment la négligence parentale ou la maltraitance, augmente considérablement l’apparition de troubles anxio-dépressifs et des addictions. Un trait commun à ces maladies mentales est l’incapacité de gérer des situations conflictuelles. Cette gestion repose sur un processus cérébral essentiel permettant d’évaluer finement le rapport risque/récompense de chaque action. Ces mécanismes sont contrôlés par des circuits cérébraux indispensables à la survie, car ils fournissent la motivation nécessaire à la réalisation d'actions permettant de préserver l'individu (se nourrir, se reproduire, etc.). Ainsi, la dissection des réseaux de neurones nécessaires au bon fonctionnement de ces systèmes est essentielle pour la compréhension et la recherche d’outils thérapeutiques pour les individus affectés par ces troubles du comportement. Le noyau latérodorsal du tegmentum (LDTg) est une région du cerveau classiquement associée au traitement et à la modulation des signaux récompensants. Notre équipe a récemment revisité ce dogme et démontré de profonds changements d’activité du LDTg en conditions de stress. Cependant, les mécanismes cellulaires ainsi que les circuits neuronaux impliqués dans ce processus restent peu connus. L’objectif principal de ce projet est de déterminer le rôle fonctionnel du LDTg lors de situations conflictuelles, et de comprendre comment l’exposition à un stress précoce altère ces circuits neuronaux favorisant ainsi l’apparition de troubles psychiatriques.

Bénéfices attendus

Les organismes vivants sont généralement confrontés à des situations conflictuelles. Une fonction de base du cerveau pour assurer la survie consiste à répéter des actions qui se sont avérées gratifiantes tout en évitant le danger. Par exemple, il est judicieux de revisiter un endroit où de la nourriture a été trouvée (récompense), mais pas si cet endroit est traqué par des prédateurs (aversion). En intégrant ces stimuli positifs et négatifs du monde extérieur, des mécanismes adaptatifs sont déclenchés afin d’assurer l'obtention de récompenses (nourriture, eau, sociales) tout en évitant les situations dangereuses. Dans ce projet, nous proposons de démêler les circuits cérébraux qui aident au processus de prise de décision. De plus, nous étudierons comment le stress au début de la vie peut induire des changements cellulaires dans ces circuits cérébraux. Nous lierons ces changements cellulaires à des défauts de comportement en enregistrant l’activité neuronale (grâce à la visualisation des flux de calcium) des souris performant un test comportemental où la souris peut obtenir une récompense tout en évitant les signaux de prédateurs. Enfin, nous évaluerons de nouvelles approches pour le traitement des troubles psychiatriques associés au stress impactant ces circuits.

Procédures

Chaque souris subira à 5 semaines une opération chirurgicale pour une injection et implantation d'un outil biologique permettant d'enregistrer l'activité des neurones. Certaines souris seront exposées à des agents stressants. Ces agents stressants n'induisent pas de modifications de comportement délétères sur le long-terme.

Impact sur les animaux

Les chirurgies provoquent des douleurs post opératoires minorées par des antalgiques. Les tests comportements vont induire un stress aigu, et la separation maternelle peut créer une anxiété.

Devenir

Pour chaque procédure, les souris seront mises à mort après le test comportemental, afin de récolter leur cerveau, pour une analyse histologique. Dans la procédure 2, 3 et 4, des cohorte de souris seront mises a mort et leur cerveau prélevé rapidement, dans le but de réaliser des enregistrement électrophysiologiques qui nous permettent de mesurer l'activité électrique des neurones.

Remplacement

Notre projet repose principalement sur des approches comportementales et virales ainsi qu'une approche d'enregistrement de l'activité neuronale. Actuellement, il n’y a pas de méthodes substitutives qui pourraient remplacer le recours à l’animal dans nos travaux. Il n’est pas non plus envisageable d’utiliser des modèles animaux moins sensibles. En effet, les structures étudiées dans ce projet chez la souris sont très similaires à ceux de l’Homme et leurs descriptions anatomiques bien détaillées. De plus, la souris est un modèle animal de choix de par les approches virales (AAV) et génétiques (lignées transgéniques) qui permettent une manipulation ciblée des structures cérébrales altérées par le stress.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire dans chaque procédure du projet est calculé par analyse de puissance afin de le réduire autant que possible, tout en conservant un significativité statistique fiable. Afin de limiter le nombre de souris utilisées, la moitié des souris de la tache 1 subiront les 3 types de stimuli récompensants et l’autre moitié les stimuli aversifs, du moins marqué au plus prononcé. . Toujours dans le but de réduire le nombre de souris, les enregistrements électrophysiologiques (mesure de l'activité électrique des neurones) de la procédure 2 et 3 seront réalisés sur les mêmes souris ayant subi les tests comportementaux.

Raffinement

Par défaut, les animaux font l'objet d'une vérification visuelle quotidienne. Une manipulation donnant lieu à une véri­fication plus poussée est effectuée une fois par semaine lors de la pesée. Nous observons l'apparence physique, le poids corporel et les comportements naturels (toilettage, mobilité de l'animal, interaction sociale etc...). Si observation d'un problème physique tel que défaut de toilettage prononcé (pelage hirsute, tâche d'urine ou de matières fécales, etc.), mise en place d'un renforcement du suivi quotidien et prise de mesures adaptées au problème (mise à disposition de nourriture hydratée, tapis chauffant si légère hypothermie, désinfection de la plaie si blessure). En cas de non amélioration de l'état de l'animal il sera mis à mort au plus tard 48h après la détection du problème. Pour les animaux ayant subi une chirurgie, nous mettons en place un suivi quotidien renforcé dans les 5 jours suivant la chirurgie. Des difficultés à atteindre la nourriture ou une infection de la plaie entraine la mise en place d'une pesée quotidienne, désinfection et administration d'anti-inflammatoires. Si l'état de l'animal ne s'améliore pas sous 48h, nous procèderons à sa mise à mort.

Choix des espèces

Les caractéristiques morphologiques et physiologiques des souris sont largement documentées. La souris possède un éventail génétique vaste, une reproductibilité fiable et rapide, ce qui constitue un atout pour développer efficacement notre projet. La souris constitue un excellent modèle pour l’étude des conséquences du stress d’un point de vue physiologique, comportemental ou cellulaire. Les mécanismes moléculaires du stress ainsi que les propriétés neuronales de ces rongeurs au niveau des structures étudiées sont très proches de ceux du cerveau humain. Cela nous permettra de réaliser des études dont l’impact sera important pour la compréhension des effets du stress, et ainsi de pouvoir mieux cibler les approches thérapeutiques. Nous disposons de techniques adaptées à cette espèce (enregistrement de l'activité électrique des neurones, comportement, chirurgie). Pour toutes ces raisons, ce choix d’espèce constitue un bon modèle pour notre étude. -Tâche 1 : souris utilisées à 5 semaines pour injection virale, puis 3 semaines de récupération post-opératoire puis implantation de fibre optique, puis 1 semaine de récupération post-opératoire suivie des analyses comportementales/ histologiques. -Tâche 2 : souris utilisées à PND1 (jour 1 PostNatal) pour le protocole de séparation maternelle, puis à 5 semaines pour injection virale, puis 3 semaines de récupération post-opératoire puis implantation de fibre optique, puis 1 semaine de récupération post-opératoire suivie des analyses comportementales/ électrophysiologiques/ histologiques. -Tâche 3 : souris utilisées à PND1 (jour 1 PostNatal) pour le protocole de séparation maternelle, puis à 5 semaines pour injection virale, puis 3 semaines de récupération post-opératoire puis implantation de fibre optique, puis 1 semaine de récupération post-opératoire suivie des analyses comportementales/ électrophysiologiques/ histologiques. -Tâche 4 : Optogénétique : souris utilisées à PND1 (jour 1 PostNatal) pour le protocole de séparation maternelle, puis à 4 semaines pour injection virale puis 3 semaines de récupération post-opératoire puis implantation de fibre optique, puis 1 semaine de récupération post-opératoire suivie des analyses comportementales/ électrophysiologiques/ histologiques. DBS : souris utilisées à PND1(jour 1 PostNatal) pour le protocole de séparation maternelle, puis à 7 semaines implantation de l’électrode puis 1 semaine de récupération post-opératoire suivie des analyses comportementales/ histologiques.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 780
Souffrances
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▲ 780
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Devenir
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 780

Les expérimentateurs injectent des cellules cancéreuses dans le coussinet graisseux de la glande mammaire, sans anesthésie, geste qu'ils décrivent comme rapide et précis. 780 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélever les tumeurs, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avec cinq minutes d'irradiation sous anesthésie par animal. Les tumeurs peuvent provoquer une perte de poids, une mobilité réduite et des ulcérations traitées localement, la mise à mort intervenant quand l'ulcération ne s'améliore pas en trois jours. Le porteur écrit par ailleurs que l'irradiation externe n'induit pas d'effet indésirable connu chez la souris.

Objectifs

La radiothérapie aide le système immunitaire à combattre les tumeurs en libérant de l'ADN tumoral. Cet ADN est capté par des cellules spéciales qui activent les lymphocytes, des cellules qui éliminent les cellules tumorales. Ce processus se produit même en dehors de la zone irradiée. Cependant, on ne comprend pas encore bien comment l'ADN tumoral stimule le système immunitaire pendant la radiothérapie. Une enzyme appelée DNASE1L3 dégrade l'ADN libre et empêche normalement une réaction immunitaire. Cette enzyme est produite par certaines cellules du système immunitaire. Des études préliminaires ont montré que, chez des souris avec des tumeurs mammaires, l'absence de DNASE1L3 réduit l'efficacité de la chimiothérapie et la réponse immunitaire. Dans le contexte du cancer, DNASE1L3 pourrait aider à renforcer l'effet de l'ADN tumoral libéré par les traitements anticancéreux. Le projet vise à comprendre le rôle de cette enzyme dans la stimulation du système immunitaire par l'ADN tumoral après radiothérapie, en utilisant un modèle de cancer du sein triple négatif. Pour cela, des tumeurs seront greffées sur des souris avec et sans cette enzyme, puis irradiées. Les tumeurs seront analysées pour comprendre l'impact de l'enzyme sur le traitement par radiothérapie.

Bénéfices attendus

Sur le court terme, notre projet permettra de mieux comprendre le rôle de la DNASE1L3 sur l’ADN tumorale relargué après irradiation. Ce projet permettra d’améliorer la compréhension de l’effet de l’irradiation sur les tumeurs. A long terme, il permettra d’apprécier de nouvelle piste thérapeutique, plus spécifiquement dans le cadre du cancer du sein triple négatif, qui aujourd’hui reste encore très difficile à traiter par les traitements classiques. Ce projet pourrait déboucher sur un traitement basé sur la supplémentation Dnase1l3 pour les patientes atteintes par ce type de cancer.

Procédures

Tous les animaux seront injectés avec des cellules cancéreuses au niveau du coussinet adipeux de la glande mammaire. Ce geste est rapide et précis, et ne nécessite pas que les animaux soient anesthésiés. Les animaux seront anesthésiés pendant l’irradiation qui durera 5 minutes par souris. Les souris seront maintenues en contentions maximum 1 minute pour la greffe et pour le suivi clinique.

Impact sur les animaux

La greffe de tumeurs orthotopiques dans le coussinet adipeux de la glande mammaire peut induire une perte de poids des souris et une mobilité réduite suivant la taille de la tumeur et sa localisation de prise sur la souris. Pour ce modèle, nous avons fixé le volume de tumeur maximum au-delà desquels les souris devront être euthanasiées pour éviter des douleurs importantes. Pour ces raisons, nous avons mis en place des stratégies d'expérimentation et d'observation nous permettant de déterminer des points limites suffisamment précoces afin de limiter la douleur au maximum. A cette fin, les animaux seront surveillés quotidiennement. Les tumeurs sont mesurées deux à trois fois par semaine à partir de l’injection des cellules. Aussi, des signes de souffrance manifestes comme la piloérection, une perte de mobilité ou la prostration de l’animal sont également des points limites adaptés. De plus, nous considérons qu’une souris isolée du reste du groupe est un signe de souffrance et un point limite suffisamment précoce. L’irradiation externe n’induit pas à notre connaissance d’effet indésirable chez les souris.

Devenir

Il est nécessaire d’euthanasier les animaux afin de prélever les tumeurs mammaires et de les utilisés à de fins expérimentales.

Remplacement

Afin d’étudier la fonction de la composante d’intérêt dans l’immunité antitumorale et dans la régulation de l’efficacité thérapeutique de traitements anti-cancéreux nous utilisons des animaux de phénotype sauvage et déficient en cette composante d’intérêt. Ainsi cette étude ne peut pas être réalisée avec des échantillons humains. De plus nous étudions l’interaction entre le système immunitaire et les cellules tumorales dont la modélisation dans un système d’organoïdes n’est pas à ce jour optimale et ne peut remplacer les modèles in vivo.

Réduction

Le nombre d’animaux a été fixé à 15 par groupe afin d’avoir une analyse statistique robuste, tenant compte de l’hétérogénéité dans la prise tumorale. Les différentes analyses statistiques seront réalisées à l’aide d’un logiciel statistique. Concernant la colonie nécessaire à ce projet, les souris femelles seront utilisées pour le modèle de carcinome mammaire, tandis que les souris mâles seront utilisées pour d’autre projet faisant l’objet d’une autre DAP dans un autre institut.

Raffinement

Nous avons établi des point limites gradés, précis et adaptés pour toutes les procédures (décrits dans la section procédure) mises en œuvre au cours de ce projet. Si les animaux atteignent ces points limites, cela constitue un critère d’arrêt de l’expérimentation et les animaux seront euthanasiés par dislocation cervicale. L’approche des points limites entrainera une surveillance accrue des animaux (suivi journalier du poids, du volume tumoral et du comportement) afin réduire au minimum les nuisances sur le bien-être des animaux. Concernant l’enrichissement du milieu, les souris disposent de carrés en cellulose pour la formation d’un nid commun confortable. En cas d’isolement forcé d’une souris dans une cage, un abri supplémentaire sera également fourni. Dans les cas d’apparition d’une ulcération au niveau de la tumeur, un traitement local pourra être appliqué pour traiter l’ulcération. Si celle-ci ne s’améliore dans les 3 jours, la souris sera euthanasiée.

Choix des espèces

Les études débuteront quand les souris auront à minima 8 semaines afin de garantir un système immunitaire mature, et dans le cas du modèle de carcinome mammaire ce délais correspond la maturité sexuelle des souris femelles pour l’injection des lignées E0771-HER2, pour une meilleure vraisemblance avec les cancers du sein humains.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 210
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 210
Devenir
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 -
 -
 210

210 souris reçoivent une injection de composant bactérien qui reproduit un choc septique, puis chacune est observée pendant trente heures, d'abord toutes les trente minutes. Les procédures impliquent un niveau de souffrance sévère et s'achèvent par une prise de sang sous anesthésie générale puis la mise à mort, les organes étant prélevés pendant trente minutes pour mesurer les dommages tissulaires. Le porteur annonce une altération de l'état général, un risque d'hypothermie et un risque d'insuffisance respiratoire, comparables à ce qu'endurent les patients en sepsis sévère. Le bénéfice espéré tient dans une preuve de concept, formulée au conditionnel, pour un anticorps qui a déjà montré ses propriétés en culture et dans d'autres modèles murins.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de faire la preuve de concept du bénéfice thérapeutique d’anticorps dirigés contre une protéine de la coagulation dans le traitement du sepsis sévère. Le sepsis est causé par une infection qui se repend dans le système vasculaire, entrainant une réponse inflammatoire généralisée et exacerbée. Il peut évoluer vers une forme grave, le sepsis sévère, caractérisée par des dysfonctions d’organes pouvant conduire au décès du patient (dans environ 30% des cas). Actuellement, les traitements disponibles sont surtout palliatifs (pour soulager les symptômes) et il n’existe aucun traitement curatif. Le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques du sepsis sévère est donc considéré comme un enjeux majeur. Les processus d’inflammation et de coagulation sont étroitement liés dans l’évolution du sepsis. L'activation de la coagulation, qui est provoquée par une réponse inflammatoire exacerbée, peut induire la formation de thrombus (caillots) qui obstruent la circulation sanguine, augmentant ainsi le risque de défaillance d’organe. De nombreuses études montrent un effet bénéfique de l’utilisation d’anticoagulants dans le traitement du sepsis, mais le risque hémorragique associé à de telles molécules reste un frein à leur utilisation. Notre équipe a récemment identifié un anticorps qui se lie à une protéine de la coagulation et qui présente des propriétés anticoagulantes, mais aussi anti-inflammatoires in-vitro. Nous avons montré, dans des modèles murins, que cet anticorps limite la formation de thrombose, sans augmenter le risque hémorragique. Ces propriétés font de cet anticorps un candidat médicament prometteur pour cette pathologie, ce que nous cherchons à démontrer avec ce projet.

Bénéfices attendus

Si ce projet permet de faire la preuve de concept d’un bénéfice thérapeutique de l’anticorps que nous avons identifié dans le traitement du sepsis sévère dans un modèle murin, cela ouvrirait de nouvelle perspectives toute à fait intéressantes pour le traitement de cette pathologie chez l’Homme.

Procédures

Dans ce projet les animaux seront traités avec un composant bactérien pour mimer les réponses immunitaires et inflammatoires observées chez l’homme lors d’un sepsis sévère. Ce composant bactérien sera administré pendant 1 minute une fois par voie intrapéritonéale à l'initiation du modèle. Puis certains animaux seront traités avec les anticorps à tester 30 minutes après l'injection du composant bactérien, administrés une fois par voie intraveineuse sous anesthésie . L’observation clinique des animaux durera 30 heures après induction du modèle. A l’issue de l’expérimentation, un prélèvement sanguin de 2 minutes sera réalisé sous anesthésie générale, puis les animaux seront euthanasiés, toujours sous anesthésie générale. Les organes seront alors prélevés pendant 30min pour procéder à une analyse des dommages tissulaires.

Impact sur les animaux

L’administration de composé bactérien permettant de mimer les réponses immunitaires et inflammatoires observées chez l’homme lors d’un sepsis sévère entrainera des effets cliniques comparables à ceux observés chez les patients atteints de sepsis sévère, avec notamment une altération de l’état général des animaux, un risque d’hypothermie et un risque d’insuffisance respiratoire.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de l'expérimentation, soit 30 heures après l'induction du modèle. L’euthanasie des animaux est nécessaire pour le prélèvement du sang et des organes pour l'analyse biologique.

Remplacement

L'utilisation d'animaux, dans ce projet, est dictée par la complexité de la pathologie caractérisée par une réponse inflammatoire généralisée et une coagulation intravasculaire disséminée entrainant des défaillances d’organes. Les effets complexes provoqués par l'administration de composé bactérien et par les anticorps d’intérêts ne peuvent donc être considérés qu’à l’échelle d’un organisme.

Réduction

Le nombre de souris à utiliser pour obtenir des résultats robustes a été déterminé selon une analyse détaillée de la littérature scientifique, qui nous a ensuite permis de réaliser une analyse statistique pour assurer l'utilisation d'un nombre minimal de souris, sans compromettre la validité des résultats qui seront obtenus. L'analyse des résultats au fur et à mesure de l'avancée du projet ainsi qu'une stratégie décisionnelle ont été prévues pour minimiser le nombre d'animaux et essayer de ne pas utiliser tous les groupes préconisés.

Raffinement

Une attention particulière sera portée au bien-être animal à travers un suivi régulier des souris durant l’expérimentation afin de déceler tout excès de douleur. Un expérimentateur observera leur comportement/état toutes les 30 minutes durant les deux premières heures, puis toutes les heures entre 20 et 30 heures après l’induction du modèle. Pour limiter la souffrance des animaux, des points limites ont été établis selon une analyse de la littérature scientifique et seront strictement respectés. Les animaux représentatifs du modèle de sepsis sévère pouvant présenter une hypothermie, les souris seront placées dans une cage thermostatée, contenant un surplus de papier kraft, durant toute l’expérimentation. Elles auront accès à un gel hydrique spécialisé pour leur permettre de s’hydrater et de s’alimenter, même en cas d’affaiblissement général. Afin de limiter la douleur engendrée par les administrations/prélèvements, une anesthésie sera mise en place selon les procédures réalisées (anesthésie locale ou générale). Les rongeurs étant des animaux grégaires aucun animal ne sera laissé seul dans une cage.

Choix des espèces

Les modèles sepsis sévère chez la souris ont fait l'objet de nombreuses publications, facilitant la mise en perspective de nos résultats avec les données publiées. Ce modèle est connu pour être facile à mettre en place avec une bonne reproductibilité des effets cliniques et biologiques. Ce modèle réalisé chez la souris permet de reproduire les caractéristiques générales d’un sepsis sévère telles qu’elles sont observées chez l’homme, avec cependant une réponse inflammatoire accélérée par rapport à la pathologie humaine. Les souris utilisées seront âgées de 6 à 9 semaines, âge de la maturité sexuelle pour cette espèce. Cet âge permet de s’affranchir des problèmes à la fois prépubères et de vieillissement qui induiraient des paramètres supplémentaires à analyser pour la compréhension des mécanismes mis en jeu.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Souris : 4320
Souffrances
▲ -
▲ 720
▲ 3600
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Devenir
 -
 -
 -
 4320

L'atteinte d'un point limite déclenche la mise à mort, tout comme le prélèvement d'organes en cours d'étude ou la fin de l'étude : aucune des 4 320 souris ne sort vivante du projet. Elles subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 720 d'entre elles et modéré pour 3 600, avec jusqu'à six administrations de composés radioactifs, des pesées jusqu'à sept fois par semaine et des prélèvements de sang par voie rétro-orbitaire sous anesthésie. Le porteur qualifie ces travaux d'"indispensables" pour caractériser la sécurité de médicaments avant leur passage chez l'être humain. Les molécules testées sont fournies par des clients, qui fixent aussi le nombre d'animaux par groupe.

Objectifs

Chaque année, le cancer affecte des millions de personnes et représente la 2ème cause de décès dans le monde. Les modèles murins sont encore aujourd’hui indispensables en oncologie notamment pour comprendre la physiopathologie de ces maladies, trouver des molécules thérapeutiques innovantes et d' évaluer leur efficacité. Notre projet vise à caractériser l’éventuelle toxicité de molécules fournies par nos clients couplées à différents éléments radioactifs ayant fait leur preuve pour le traitement de différents modèles de cancers chez la souris. C’est le rayonnement ionisant de ces derniers qui aboutit à la destruction des cellules tumorales. Ces études sont indispensables pour caractériser la sécurité de ces médicaments avant d'être transféré à l’homme.

Bénéfices attendus

Ce projet doit permettre de tester la non toxicité ou toxicité éventuelle de différentes molécules thérapeutiques couplées à des éléments radioactifs ayant montré leur efficacité préalable dans le traitement de certains cancers afin de les transférer en clinique.

Procédures

Sur animal vigile : Pesée (de 1 à 7 fois/semaine, 20 s) ; Administration de composé thérapeutique (maximum 1 fois /semaine et 6 fois, 15 s) . Sur animal anesthésié : Prélèvement de sang par voie rétro-orbitaire (2 fois maximum, 30 s) ; Prélèvement de sang terminal par voie rétro-orbitaire (1 fois, 1 min) ou en intracardiaque sous analgésie (1 fois, 5 min) ; Administration de composé thérapeutique (maximum 6 fois, 15 s) ;

Impact sur les animaux

stress et douleur légère liés à l’administration des médicaments ; stress lié à l’anesthésie gazeuse; stress lié à la manipulation vigile pour les pesées.

Devenir

Mise à mort de tous les animaux de chaque procédure lorsque l’une des conditions ci après est remplie : -Prélèvement d’organe en cours de l’étude ; - Atteinte d’un point limite justifiant la mise à mort de l’animale ; -Fin de l’étude (prélèvements d'organes et de sang)

Remplacement

L'évaluation de la toxicité éventuelle de molécules couplées à des éléments radioactifs nécessitent d’être en présence d’un système biologique complexe. En effet, il est nécessaire dans le cadre de notre projet de vérifier que le candidat médicament ne présente pas de toxicité moyen ou long terme dans nos modèles animaux. Il n’est pas possible aujourd’hui de faire ce suivi in vitro, l’animal semble donc être un modèle pertinent pour ce type d'étude.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés par groupe est déterminé par notre client en fonction des résultats préalables qu’il a obtenu avec sa molécule de référence lors des analyses hématologiques et biochimiques. En fonction de la variabilité inter-individuelle observée, les groupes seront composée de 6 à 12 animaux maximum. Ainsi ce nombre est réduit au minimum afin d’obtenir des données exploitables et significatives lors des analyses hématologiques et biochimique réalisées en fin d’étude ; ces analyses sanguines sont indispensables à l’évaluation de la radiation des molécules testées sur l’animal.

Raffinement

Afin de réduire la douleur, la souffrance et l'angoisse au maximum, les animaux sont surveillés quotidiennement et des points limites les plus précoces possibles sont mis en place et appliqués. Les animaux sont également hébergés en groupes sociaux harmonieux de 6 par cage maximum dans un environnement enrichi comme la réglementation l'exige et dans un environnement contrôlé au niveau sanitaire. Les injections et les prélèvements de sang effectués sur l’animal vivant le seront selon les bonnes pratiques de bien-être animal en termes de volumes, de matériel utilisé, d’anesthésie éventuelle et de préhension des animaux.

Choix des espèces

Le choix de la souris comme modèle in vivo est guidé par le haut niveau de similarité de sa biologie par rapport à l’homme, les outils et les structures disponibles pour sa manipulation et des temps de gestation et de sevrage courts. De plus, l’analogie fonctionnelle des systèmes immunitaires murin et humain et l’existence de lignées immunodéprimées et/ou génétiquement altérées font de la souris un modèle pertinent pour analyser l’efficacité de nouvelles thérapies anti-cancéreuses. Par conséquent, c'est ce modèle qui est utilisé dans notre étude pour vérifier la toxicité éventuelle des traitements étudiés dans les études préalables sur le modèle murin. Les souris seront utilisées à un âge compris entre 6 et 12 semaines lors de leur entrée en étude, âge auquel le système immunitaire de ces animaux est décrit comme mature et âge auquel les études d’efficacité préalable ont été entreprises.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 1360
Souffrances
▲ 1360
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1360

Anesthésiées profondément, 1 360 souris subissent une expérience de thrombose ou un prélèvement de sang par ponction du cœur, puis sont tuées par dislocation cervicale sans jamais se réveiller. Les procédures relèvent de la catégorie sans réveil, et le porteur en déduit que les effets indésirables resteront faibles, limités à la contention et aux injections d'anesthésie. L'effectif déclaré ne correspond pas au raisonnement exposé sur la réduction, qui annonce 1 088 souris si un effet du sexe apparaît et 564 dans le cas contraire. Il indique que les chirurgies pratiquées ne seraient pas compatibles avec un retour en cage, ce qui motive la mise à mort.

Objectifs

Ce projet s'inscrit dans la continuité d'une étude précédente qui a montré que l'absence d’une pompe à calcium, qui est responsable du stockage de calcium dans des réserves internes dans les plaquettes de souris, entraînait une réduction de l'activité plaquettaire. Nous avons démontré l’existence d’une nouvelle voie de signalisation liée à la libération de ce calcium dans les plaquettes permettant la mise en place d’un mécanisme d’activation plaquettaire même en présence d’un faible taux d’activateur. Ces travaux suggèrent l’existence de réserves de calcium spécifiquement activées par une substance appelée le NAADP. Cette substance active un certain type de canal présent dans les réserves internes des autres types cellulaires. L'objectif de ce projet est de montrer l’implication de ces canaux dans notre voie de signalisation plaquettaire. Le but de ce projet est de montrer l’implication de ces canaux dans notre voie de signalisation dans les plaquettes. En cas de réponse positive, ce projet permettra également d'étudier les effets de la modulation de l'activité de canaux sur la fonction plaquettaire.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont importants : d'un point de vue scientifique, l’implication de canaux des réserves internes, déjà démontrée dans d’autres types cellulaires du système cardiovasculaire, suggère que la nouvelle voie de signalisation est partagée par plusieurs types cellulaires. D’un point de vue thérapeutique, l'identification du canal responsable de la mobilisation initiale du Ca2+ fournira une cible médicamenteuse potentielle pour réduire l'activation plaquettaire sans complètement l’inhiber. Cela permettrait d’avoir le moyen de réduire les risques thrombotiques sans provoquer de risques de saignement.

Procédures

Les animaux, sous anesthésie profonde, seront, soit utilisés pour des expériences de thrombose in vivo, (max de 30min), soit pour des prélèvements de sang intracardiaques (5 min).

Impact sur les animaux

Aucun effet indésirable n'a été observé chez les souris génétiquement modifiées où les protéines d'intérêt sont absentes. Concernant les procédures, les effets indésirables seront la contention et les injections d’anesthésie/analgésie, et ils resteront faibles, car les procédures sont sans réveil.

Devenir

Les souris sont euthanasiées à la fin des procédures, car celles-ci ne prévoient pas de réveil, en raison des chirurgies qui ne seraient pas compatibles avec un retour en cage.

Remplacement

Les plaquettes sont des éléments cellulaires très fragiles dont la conservation in vitro est très courte (quelques heures) et dont la production in vitro reste encore très limitée. Pour caractériser la fonction plaquettaire, il est nécessaire d'utiliser des plaquettes isolées du sang. Les mécanismes que nous étudions ont été observés dans les plaquettes de souris et semblent également présents dans les plaquettes humaines. Cependant, comme il n'existe pas de médicaments pharmacologiques validés pouvant inhiber ces protéines de manière vraiment spécifique, la possibilité d'avoir accès à des animaux génétiquement modifiés n'exprimant pas les PTC constitue la meilleure approche pour mener à bien ce projet.

Réduction

Pour ce projet, nous avons calculé le nombre d'animaux afin d'obtenir des résultats reproductibles et de prendre en compte la possibilité d'une différence de résultats entre les mâles et les femelles. Cette évaluation a été faite pour une puissance de 90%, un risque alpha de 5%, p

Raffinement

Pendant sa captivité dans l'animalerie, le bien-être de l'animal est contrôlé tous les jours. Pour les procédures, l'animal est totalement anesthésié avec une solution de kétamine et de xylasine. Pendant la procédure, l'animal anesthésié est surveillé (respiration, réflexes) afin de s'assurer qu'il est toujours en état d’endormissement et insensible à la douleur. Comme l'animal ne se réveille pas et qu'il est mis à mort à la fin de la procédure, il n'y a pas d’autres points limites à respecter pendant la procédure. Si l'animal montre le moindre signe de réveil ou de mouvement de la patte, une nouvelle dose d'anesthésique sera administrée immédiatement. À la fin de la procédure, les animaux seront tués par dislocation cervicale sans réveil.

Choix des espèces

L'espèce animale choisie pour ce projet est la souris, car nous venons d'identifier cette nouvelle voie de signalisation dans les plaquettes de souris. Cette voie de signalisation est abolie chez les souris déficientes en PTC et pourrait avoir un effet protecteur sur la fonction plaquettaire comme observé chez les souris déficientes en SERCA3. La disponibilité d'une lignée génétiquement modifiée est indispensable pour démontrer ces effets protecteurs et permettre le développement ultérieur d'une approche thérapeutique. Les souris seront utilisées à taille adulte, ce qui permetta de récupérer un volume de sang suffisant pour isoler un nombre important de plaquettes de bonne qualité.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 352
Souffrances
▲ -
▲ -
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▲ 352
Devenir
 -
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 -
 352

Deux opérations sous anesthésie générale espacées de vingt-quatre heures, quatorze gavages quotidiens, cinq injections dans l'abdomen : 352 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour prélever leurs tissus. L'objectif déclaré est de savoir si des toxines urémiques dérivées du tryptophane favorisent la thrombose veineuse profonde, chez des souris rendues insuffisantes rénales par modification génétique. Le porteur attend une perte de poids, un poil hérissé, un dos courbé et une attitude prostrée, et annonce une grille de douleur qui peut conduire à l'analgésie ou à la mise à mort. Il justifie le recours à des animaux "génétiquement altérés à phénotype dommageable" par la recherche d'approches transposables à l'être humain.

Objectifs

La maladie rénale chronique (MRC) augmente le risque de complications thromboemboliques, notamment la thrombose veineuse profonde et l’embolie pulmonaire. Par exemple, les patients atteints de MRC au stade 5 ont un risque doublé d’embolie pulmonaire. Les toxines urémiques sont des composés normalement épurés par le rein, qui s’accumulent en cas de MRC. L’indoxyl sulfate (IS) est une toxine urémique dérivée du tryptophane qui joue un rôle clef dans d’activation de la coagulation et de l’inflammation. Cette toxine active le récepteur AhR (Aryl hydrocarbon Receptor). L’objectif de notre projet est d’évaluer si le tryptophane, l’IS et l’activation d'AhR jouent un rôle déterminant dans la survenue de la thrombose veineuse profonde dans un modèle murin de MRC.

Bénéfices attendus

Cette recherche pourrait offrir des perspectives pour mieux gérer le risque thrombotique chez ces patients en maladie rénale chronique, en identifiant de nouvelles cibles thérapeutiques, contribuant ainsi à améliorer leur prise en charge.

Procédures

Dans la première procédure, les animaux seront soumis à 5 injections en intraperitonéal, une par jour pendant 5 jours. Chaque injection durera quelques secondes. Dans la procédures 3 les animaux seront soumis à des 2 interventions chirurgicales, sous anesthésie générale, espacées d'une semaine et chaque procédure chirurgicale durera 20 minutes. Dans la procédures 4, les animaux seront soumis à un gavage oral par jour pendant 14 jours et chaque gavage durera quelques secondes, soit 14 gavages. Tous les animaux des procédures 1 à 4 subiront 2 interventions chirurgicales sous anesthésie générale de 30 min, espacées de 24 heures.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont liées aux injections par voie intrapéritonéale (douleur), au gavage oral (stress, risque de blessure) et aux différentes procédures chirugicales (douleur et/ou risque infectueux) ainsi qu'à la détérioration de la fonction rénale à partir de 8 semaines dans le modèle génétique de maladie rénale chronique. Chez ces souris, nous nous attendons à observer une perte de poids et une apparition plus précoce des points limites par rapport à l’apparence physique (poils hérissés, dos courbé ou posture anormale), aux signes cliniques (augmentation de la fréquence respiratoire par exemple) et aux comportements non provoqués (attitude prostrée par exemple). Au moyen d'une grille d’évaluation de la douleur, nous déterminerons un score et agirons en conséquence (analgésie voire arrêt de l’expérimentation par euthanasie de l’animal).

Devenir

A l’issue de chaque procédure, tous les animaux seront seront mis à mort sous anesthésie générale pour réaliser des prélèvements de tissus.

Remplacement

Les animaux de ce projet ne peuvent pas être remplacés. Il n'existe pas de modèles in vitro suceptibles d'apporter le même niveau d'information sur le rôle des toxines urémiques dérivées du tryptophane dans la progression de la maladie rénale chronique ainsi que dans ses conséquences cardiovasulaires. Il est donc nécessaire d'utiliser des animaux génétiquement altérès à phénotype dommageable afin d'envisager des approches thérapeutiques transposables à l'homme.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé est celui strictement nécessaire pour répondre à l’objectif scientifique. Seules les expériences considérées comme absolument indispensables seront réalisées, avec un nombre d’animal par groupe minimal pour permettre une analyse statistique appropriée, tout en palliant le problème de variabilité inter-individuelle.

Raffinement

Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soins et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire le plus possible toute douleur, souffrance, et angoisse que pourraient ressentir les animaux. Les animaux resteront sous surveillance journalière pendant la durée entière du projet. La douleur ou la détresse de l’animal sera évaluée sur les paramètres suivants : poids, apparence physique externe, signes cliniques, changement dans les comportements non provoqués, réponses comportementales aux stimuli externes. Des scores seront établis en fonction de ces observations, et des mesures seront prises en fonction de ces scores pour éviter tout inconfort de l’animal. Les animaux seront hébergés par groupes de 5 individus au maximum par cage et un enrichissement sera mis en place par l’ajout de dômes ou de matériaux de nidification de type « Nestlets ». Les quantités de nourriture et d'eau de boisson seront vérifiées quotidiennement. Concernant la chirurgie, l’utilisation de l’anesthésie gazeuse est établie comme permettant une induction rapide des animaux, un ajustement facile de l’anesthésie pendant les chirurgies en fonction de la fréquence respiratoire, et permettant un réveil plus rapide et plus facile pour les animaux. La température des animaux sera maintenue grace à un tapis chauffant pendant et après chirurgie et une analgésie avant et après les chirurgies sera mis en place pour permettre un rétablissement rapide. L’augmentation du nombre de visites après la chirurgie est prévue.

Choix des espèces

Les modèles animaux de maladie rénale chronique sont essentiels pour l’étude des évènements physiopathologiques permettant ainsi des études translationnelles dont le but est d’améliorer la prise en charge des patients présentant une maladie rénale chronique. L'espèce animale utilisée sera la souris car c’est le modèle le mieux maitrisé pour générer des amimaux génétiquement altérés. Les animaux utilisés pour notre projet seront utilisés à partir de 8 semaines car nous souhaitons que la période de la puberté (vers 4-6 semaines chez les mâles, 6-7 semaines chez la femelle) soit révolue. Toutes les expérimentations seront réalisées avec des souris au stade adulte. En effet, l’insuffisance rénale chronique est une pathologie qui touche principalement les sujets humains adultes. Il faut donc utiliser le modèle murin adulte pour ces protocoles. Par ailleurs, il est beaucoup plus aisé de réaliser la striction de la veine cave inférieure sur des souris de taille adulte et ainsi d’effectuer les bons gestes, ce qui justifie d'utiliser les souris au stade adulte.