Souris

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  • Formation professionnelle
Souris : 90
Souffrances
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Devenir
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 90

Des points limites fondés sur la température corporelle et les fréquences cardiaque et respiratoire encadrent les séances, chaque souris pouvant rester anesthésiée jusqu'à une heure d'affilée. 90 souris vont être utilisées, dont 60 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à la fin. Elles passent sous anesthésie gazeuse deux ou trois jours par semaine pendant une semaine pour des examens échographiques, certaines recevant une injection guidée par l'image avant d'être tuées aussitôt après. La finalité est de former jusqu'à neuf personnes par an à l'échographie, au nom de la réduction des effectifs dans leurs futures expériences, sans qu'aucun calcul statistique n'ait été fait pour fixer l'effectif de ce projet.

Objectifs

L’objectif de ce projet et de former et de familiariser les utilisateurs internes et externes à notre établissement à l’imagerie échographique afin qu’ils puissent appliquer cette méthode d’acquisition de données dans un but de réduction des effectifs et de raffinement des procédures expérimentales. Les applications de ces techniques vont de la biologie du développement, à la cardiologie, en passant par la cancérologie, les maladies métaboliques et les effets hémodynamiques. Le but de ce projet, aussi bien théorique que pratique est donc de familiariser les utilisateurs au concept et aux notions d’imagerie par ultrasons, et de les former à l’identification des différents organes/différentes structures internes, à l’utilisation du doppler pour l’analyse les flux sanguins et l’identification de vaisseaux, à l’élastographie permettant de mesurer l’élasticité des tissus, à l’injection guidée par image échographique, et à la reconstruction 3D.

Bénéfices attendus

Ce projet doit permettre de former jusqu’à 9 personnes par an à l’utilisation des différentes modalités d’un échographe pour rongeur et ainsi de les rendre autonomes. La pratique de cette méthode d’acquisition de données devrait leur permettre de réduire leurs effectifs et de raffiner leurs méthodes dans leurs futures expérimentations.

Procédures

Les animaux de ce projet seront soumis à une anesthésie gazeuse de 1 heure maximum, 2 ou 3 jours par semaine, pendant une seule semaine, afin de réaliser des analyses par échographie. Certains animaux recevront une injection guidée par l’image (durée de l’acte environ 1-2 minutes) et seront mis à mort tout de suite après cette injection.

Impact sur les animaux

Un stress dû à la préhension et à l’anesthésie gazeuse, et une baisse de la température corporelle au cours de l’examen échographique sont attendus au cours de ce projet.

Devenir

Tous les animaux sont utilisés pour la formation à l’utilisation de l’échographie, ils ne seront pas réutilisés dans d’autres projet et donc mis à mort à la fin de chaque procédure. Il semble difficile de pouvoir allouer les animaux utilisés dans ce projet, pour d’autres projets qui devraient démarrer à peu près au même moment que la fin de formation. Il n’est pas possible de les garder trop longtemps après la formation auquel cas les animaux n’aurait pas l’âge requis pour d’autres projets.

Remplacement

L’échographie est une méthode non invasive d’acquisition d’images et de données qui prend en compte plusieurs paramètres vitaux (circulation sanguine, respiration, rythme cardiaque) et qui ne peut être apprise et réalisée que sur animal vivant. Il n’est donc pas possible de remplacer le modèle animal pour se familiariser avec cette technique, notamment pour l’identification d’organes/de structures anatomiques et l’acquisition de données complexes.

Réduction

Nous n’avons pas réalisé d’analyse statistique à priori pour la détermination des effectifs pour ce projet. Chaque stagiaire travaillera avec 2 souris soit un maximum de 6 souris par session de formation. Ceci permet de limiter le temps que passera chaque animal sous anesthésie gazeuse. En effet, la réduction du nombre d’animaux impliquerait que l’animal reste anesthésié plus longtemps afin que chaque stagiaire puisse manipuler l’échographe.

Raffinement

Pour ce projet les animaux seront hébergés en groupes sociaux en cages ventilées. Une période d’acclimatation de 14 jours sera observées avant toute manipulation. Toutes les cages sont enrichies avec des briques de tremble à ronger, des cylindres de coton pour la nidification et des tubes en papier kraft pour permettre aux animaux de se cacher. Les animaux sont manipulés avec des tubes de manipulation afin d’éviter la préhension par la queue. Pour chaque examen échographique, les animaux seront anesthésiés à l’isoflurane, maintenus sur une platine chauffante à 37°C, et sous lampe chauffante le cas échéant, au maximum 1h. Une goutte de gel ophtalmique sera appliquée sur chaque œil pour éviter l’assèchement des yeux. Ce gel sera remis en cours d’examen si besoin. Des points limites basés sur l’observation de paramètres vitaux (température corporelle, fréquence cardiaque et respiratoire) ont été mis en place afin de soustraire les animaux à toute douleur ou souffrance inutile.

Choix des espèces

Les souris sont des petits mammifères proches de l’homme et les phénomènes biologiques mis en jeu chez ces 2 espèces sont très comparables, ainsi que les structures anatomiques. De plus l’échographe à disposition dans notre EU est un échographe spécifiquement développé pour les rongeurs et la sonde échographique dont nous disposons est adaptée à l’examen des souris. Nous utiliserons des animaux adultes de plus de 8 semaines. Les projets réalisés dans notre EU, qui s’intéressent essentiellement aux maladies hépatiques et aux cancers, impliquent des animaux adultes, notamment mâles.. L’utilisation de femelles et de mâles permettra aux stagiaires de réaliser des études échographiques sur les 2 sexes. La taille des animaux adultes facilite également l’apprentissage de l’échographie.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 500
Souffrances
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Devenir
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 500

Tuées par dislocation cervicale avant l'apparition des symptômes du paludisme, 500 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles sont infectées par injection intrapéritonéale ou intraveineuse à l'état vigile, subissent jusqu'à cinq prélèvements sanguins par piqûre de la veine caudale, puis sont exposées sous anesthésie à des moustiques qui prennent leur repas de sang pendant quinze à trente minutes, à raison de deux repas au maximum par animal. Une même souris peut nourrir 400 à 500 femelles de moustiques, et celles réutilisées le lendemain reçoivent une injection de solution saline pour compenser la perte de sang. Au-delà de l'étude des interactions entre moustiques et parasites, le laboratoire indique fournir aussi des moustiques infectés à des établissements extérieurs.

Objectifs

Le paludisme est une affection causée par des parasites du genre Plasmodium et transmise par des moustiques du genre Anopheles. Cette maladie provoque chaque année dans le monde la mort de plus de 600 000 personnes, principalement des jeunes enfants et des femmes enceintes. Les inconvénients liés à l’utilisation d’insecticides (apparition de moustiques résistants, destruction de nombreuses autres espèces animales), la difficulté technique que représente la création d’un vaccin efficace, et l’apparition de parasites résistants aux médicaments antipaludiques existants, ont conduit la communauté scientifique, et notamment notre laboratoire, à étudier les bases de l’interaction moustique/Plasmodium et à rechercher de nouvelles stratégies de lutte contre ce fléau. Les animaux de ce projet seront utilisés pour des infections de moustiques avec des parasites, et pour des tests de transmission du parasite de moustiques infectés vers des souris. L’objectif de ces expériences est de comprendre les interactions entre les moustiques et les parasites, et d’utiliser ces connaissances pour mettre au point de nouvelles stratégies de lutte contre le paludisme. Notre laboratoire fournit également des moustiques infectés à des établissements extérieurs.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus dans ce projet sont de mieux comprendre les interactions moustique/parasite afin de mettre en place et tester de nouvelles stratégies permettant de lutter efficacement contre cette maladie.

Procédures

Les animaux sont infectés par injection péritonéale ou intra veineuse sur animal vigile. Ces deux procédures sont rapides (1-2 min maximum depuis la préhension de l’animal jusqu’à sa remise en cage). Les souris sont infectées sur une courte période de temps et mises à mort avant l’apparition des symptômes de la maladie. Les animaux sont soumis à un prélèvement sanguin par piqûre de la veine caudale sur animal vigile, avec un maximum de 5 prélèvements. Ce geste est réalisé en quelques secondes. Un maximum de deux repas sanguins de moustiques (15-30 min) est fait sur un animal donné, et sous anesthésie. Les ponctions cardiaques sont réalisées rapidement (1-2 min maximum) sur animal anesthésié (procédure terminale). Toutes les interventions sont réalisées par du personnel formé et expérimenté.

Impact sur les animaux

Après infection d’une souris par un parasite du paludisme, sa parasitémie augmente, sans symptôme dans les premiers jours. Dans ce projet, toutes les souris sont mises à mort avant l’apparition des premiers symptômes à une parasitémie

Devenir

Toutes les souris infectées sont mises à mort par dislocation cervicale avant l’apparition des symptômes du paludisme. A terme, cette maladie conduit à une anémie importante et à la mort de l’animal.

Remplacement

L’utilisation comme modèles d’étude de parasites murins P. berghei et P. yoelii nécessite l’utilisation des rongeurs comme hôtes. En effet, outre l’importance du système in vivo pour certaines des expériences que nous menons (cycle complet du parasite avec infection de souris à partir de moustiques infectés pour « recycler » le parasite, ou bien pour tester la capacité vectorielle de nos moustiques), il n’est pas possible de maintenir ces deux parasites en culture cellulaire (ce qui nécessiterait dans tous les cas du sang de rongeur).

Réduction

La réalisation des passages par injection intra-veineuse nous permet d’infecter le nombre exact de souris nécessaires à nos expériences et donc de réduire au minimum le nombre de souris à infecter. Le calcul du nombre de souris nécessaires à une infection repose sur les critères suivants : (1) une souris peut nourrir jusqu’à 400-500 femelles (dans le cas d’une procédure terminale), (2) si les moustiques sont répartis en plusieurs cups, 4 cups peuvent être nourries l’une après l’autre sur la même souris sans que cette dernière ne perde en attractivité ou en infectivité pour les moustiques. Dans ce cas, les tests statistiques que nous faisons portent sur les moustiques (prévalence, charge parasitaire), pas sur les souris. Dans le cas où nous testons la capacité vectorielle des moustiques, nous utilisons le test exact de Fisher pour comparer le nombre de souris ayant été infectées dans les différents groupes, après un repas sanguin pris par des moustiques infectés. Un minimum de 20 souris est alors nécessaire (10 pour les moustiques contrôles et 10 pour les moustiques tests) pour détecter une réduction d’au moins 50% de leur capacité à transmettre le parasite.

Raffinement

Les souris utilisées pour les repas sanguin infectieux sont hébergées par groupes sociaux et bénéficient de frisure de carton ainsi que de tunnels. Elles sont anesthésiées avant d’être placées sur la cage de moustiques. Durant le repas, les yeux des souris sont protégés avec un gel pour éviter qu’ils ne se dessèchent et une couverture chauffante leur permet de conserver leur chaleur. Lorsque les souris infectées sont réutilisées le lendemain, elles reçoivent une injection de solution saline physiologique après le repas infectieux pour compenser la perte en volume sanguin. Pendant la phase de réveil, les souris sont placées sous lampe chauffante pour limiter les déperditions en chaleur. Les souris infectées sont mises à mort à un stade asymptomatique du paludisme. Elles sont sacrifiées sous anesthésie après un repas sanguin ou une ponction cardiaque.

Choix des espèces

Parmi les espèces de rongeurs possibles, Mus. musculus s’avère le choix le plus pertinent pour nos expériences. En effet cette espèce est sensible aux parasites P. berghei et P. yoelii. De plus, elle est utilisée pour ce type d’expériences depuis plusieurs décennies par de nombreux laboratoires dans le monde et les protocoles d’infection sont donc bien établis. Nous utilisons des souris adultes âgées de plus de 8 semaines et d’un poids suffisant pour permettre d’infecter l’ensemble des moustiques d’un groupe expérimental.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 509
Souffrances
▲ 9
▲ 120
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Devenir
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 509

Tester si des particules alpha traitent mieux les méningiomes que les particules bêta déjà employées conduit à utiliser 509 souris, toutes tuées pour prélèvement d'organes. 240 d'entre elles relèvent d'un niveau de souffrance sévère, 140 d'un niveau modéré, 120 d'un niveau léger et 9 sont opérées sans réveil. Les procédures comprennent une greffe de méningiome dans le crâne sous anesthésie pendant 45 minutes, des injections intraveineuses de radiopharmaceutiques sur animal vigile, des prélèvements de sang répétés et une imagerie TEP-IRM hebdomadaire, l'escalade de doses pouvant provoquer perte de poids, chute des cellules sanguines et apathie. L'imagerie sert aussi à fixer le jour de la mise à mort, en complément de l'observation du comportement.

Objectifs

Un méningiome est une tumeur bénigne qui se développe à partir des méninges, qui sont les enveloppes protégeant notre cerveau et notre moelle épinière. Ces tumeurs présentent souvent un grand nombre de récepteurs pour une hormone qui régule certaines sécrétions dans notre corps. Pour diagnostiquer et suivre ces tumeurs, les médecins utilisent une technique d'imagerie particulière, plus informative que l’IRM ou le scanner. Cette méthode consiste à injecter une substance par les veines (un analogue de l'hormone, c’est-à-dire, une molécule qui y ressemble beaucoup) marquée avec un élément radioactif, qui permet de visualiser les méningiomes. En effet, la particule radioactive va rejoindre la tumeur grâce à la molécule qui ressemble à l’hormone en se fixant sur son récepteur. En ce qui concerne le traitement des méningiomes, de nouvelles méthodes, comme la radiothérapie interne, ont été développées (cela revient à faire venir directement dans la lésion la particule radioactive contrairement à la radiothérapie classique, externe qui envoie la particule radioactive au travers de la peau et du cerveau avant d’atteindre la lésion). Cette approche utilise aussi un traceur radioactif, d’un autre type, cette fois-ci pour délivrer des particules radioactives qui vont permettre de traiter la lésion. Certaines particules radioactives (que l’on appelle alpha) pourraient être encore plus efficaces que celles qui sont actuellement utilisées (que l’on appelle Beta). Elles ont un trajet radioactif plus court et donc délivrent toute leur énergie de manière plus concentrée, ce qui pourrait détruire davantage de cellules tumorales tout en préservant les tissus sains autour. Des recherches préliminaires ont montré que cette méthode fonctionnait bien pour d'autres types de tumeurs. Le but de ce projet est donc de vérifier si ces alphas peuvent également améliorer le traitement des méningiomes, qui malheureusement, évolue dans certains cas, sans que les techniques chirurgicales, médicamenteuses (chimiothérapie) et de radiothérapie classique ne fonctionnent.

Bénéfices attendus

La radiothérapie interne est un traitement qui utilise principalement des particules radioactives de type bêta pour cibler et détruire les cellules tumorales. Cependant, une nouvelle méthode prometteuse consiste à utiliser des particules radioactives de type alpha. La différence entre ces deux types est que les alphas parcourent une distance plus courte dans le corps, mais avec une énergie beaucoup plus élevée. Cela signifie qu'ils peuvent libérer plus d'énergie directement dans la tumeur, ce qui peut endommager davantage les cellules cancéreuses tout en protégeant mieux les tissus sains autour qui ne sont pas traversés par la matière radioactive. Ce projet vise donc à développer de nouveaux médicaments radioactifs qui seront plus efficaces dans le traitement des tumeurs et qui entraîneront moins d'effets secondaires pour les patients.

Procédures

Procédure 1 (9 souris) : Validation du geste : Greffe de méningiome sur souris anesthésiées et analgésiées (45minutes/souris), procédure sans réveil . Procédure 2 (80 souris) : Mise en place des 4 modèles de méningiome: Greffe de méningiome sur souris anesthésiées et analgésiées (durée 45 minutes/ souris). Imagerie TEP/IRM 1fois par semaine sur souris anesthésiées (11minutes/souris). Le développement tumoral s'étale sur 4 à 10 semaines en fonction des modèles . Procédure 3 (60 souris) : Escalade de doses: Injection intraveineuse sur souris vigile (1 minute)_ Prélèvement de sang (1 minute) sur souris anesthésiées sous isofurane/air après application d'une goutte de tétracaïne à J-7, J 7, J14, J 21, J28 puis une fois par mois et en terminal sur 3 mois. Procédure 4 (120 souris): Biodistribution : Injection sous cutanée sur le flanc de cellules de méningiome (1 Minute),_ Injection intraveineuse du radiopharmaceutique sur souris vigiles (1 minute). Procédure 5 (240 souris) : Thérapie : Greffe de méningiome sur souris anesthésiées et analgésiées (durée 45 minutes/ souris)_Injection intraveineuse du radiopharmaceutique sur souris vigiles (1 minute)_ Prélèvement de sang (1 minute) sur souris anesthésiées sous isofurane/air après application d'une goutte de tétracaïne à J-7, J 7, J14, J 21, J28 puis une fois par mois et en terminal_ Imagerie TEP/IRM 1fois par semaine sur souris anesthésiées (11minutes/souris). Le développement tumoral s'étale sur 4 à 10 semaines en fonction des modèles pour les souris où le traitement n'aurait pas d'effet. Les souris ayant bénéficié d'un effet thérapeutique sont suivies jusqu'à 150 jours.

Impact sur les animaux

La procédure d'escalade de doses pour déterminer la dose maximum tolérée peut entrainer une exposition toxique pour les hautes doses. A savoir: perte de poids cytopénie, apathie. Nous limiterons au maximum cette exposition en se référant à la litterature et à nos précédents projets. Pour chaque procédure concernée, c'est l' étape de greffe orthotopique puis l'évolution tumorale qui peuvent induire des nuisances aux souris. A savoir : -1 Les greffes orthotopiques se font par chirurgie ce qui induit de la douleur. 2- L'évolution tumorale peut également engendrer de la douleur notamment dans les groupes contrôle.

Devenir

Pour toutes les procédures les animaux sont mis à mort pour prélèvement d'organes.

Remplacement

Les pathologies chroniques comme le cancer sont des phénomènes complexes qui font intervenir de multiples étapes. Ces paramètres ne pouvant être étudiés in vitro de façon globale et intégrée, le recours aux animaux est indispensable. La spécificité des vecteurs est préalablement testée in vitro sur des cellules tumorales.

Réduction

Réduire : pour chaque étude, le nombre d'animaux utilisés est réduit à un minimum acceptable pour l’obtention d’informations robustes et statistiquement pertinentes. L’apport de l’imagerie permet de réduire le nombre de souris utilisées.

Raffinement

Les animaux seront hébergés selon la réglementation en vigueur avec un enrichissement du milieu. Les souris sont hébergées avec des frisottis pour pouvoir faire un nid , avec un libre accès à l'eau et la nourriture adaptée. Chaque cage contient un tunnel de préhension, pour pouvoir manipuler l'animal sans stress. Pour chaque procédure, les souris bénéficient d'une période d'acclimatation d'une semaine.L’état général et clinique des animaux sera surveillé de façon quotidienne ce qui permet de déterminer le palier de douleur. L’évaluation journalière permettra la mise en place et l’ajustement de traitements analgésiques lorsque ce sera nécessaire, en accord avec le palier de douleur observé. L’apport de l’imagerie permet d’une part de raffiner les modèles animaux existants et d’autre part de développer et proposer des modèles in vivo toujours plus proches des situations cliniques. Par ailleurs, l’imagerie permet de visualiser et quantifier le volume des tumeurs et donc de pouvoir, en parallèle de l’observation comportementale, d’adapter l’analgésie à mettre en place et de déterminer le jour auquel il faut procéder à la mise à mort. Dans la procédure de thérapie, l'étape d’injection du radiopharmaceutique en intraveineuse n’est pas douloureuse et les doses sont choisies pour être non toxiques. Après l’injection du traceur, l’animal est remis dans sa cage où il a libre accès à l’eau et à la nourriture pendant le temps nécessaire à la biodistribution du traceur (1h à 2h). Pendant l’acquisition d’imagerie, les souris sont anesthésiées durant les 11 minutes de l’examen. Elles sont placées dans une cellule d’imagerie chauffante et une goutte de gel est déposée sur leurs yeux pour prévenir le dessèchement oculaire. Elles sont replacées dans leur cage dès le réveil avec libre accès à la nourriture et à l’eau.

Choix des espèces

De nombreux modèles de tumeurs ont été développés chez la souris. Par ailleurs, l’existence de souches de souris immunodéprimées permet de développer des modèles de tumeurs à partir de cellules humaines. A partir de 7 semaines car les souris sont adultes. Les méningiomes touchent les adultes chez l'homme, les greffes sont faites entre 7 et 12 semaines, et le suivi se fait jusqu'à 150 jours après la greffe.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 5652
Rats : 1296
Souffrances
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Devenir
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5 652 souris et 1 296 rats vont être utilisés sur cinq ans, tous tués pour prélèvement d'organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les mères subissent des injections et des gavages à l'état vigile, une césarienne sous anesthésie, une perfusion de deux heures et une traite de quinze à trente minutes, tandis qu'une partie de la descendance reçoit un produit chimique déclenchant une colite pendant deux cycles de six jours. Les régimes imposés aux mères simulent un retard de croissance intra-utérin ou un diabète gestationnel, pour observer les conséquences sur l'immunité intestinale des petits, tués à trois ou cinq semaines. Aucun modèle cellulaire in vitro ne pourrait reproduire l'intégralité de ces interactions, affirme le porteur, qui annonce par ailleurs recourir à des organoïdes intestinaux pour l'analyse fine des mécanismes.

Objectifs

La période périnatale (gestation et allaitement) est une période déterminante pour le développement de l'immunité chez le bébé. Certaines complications pendant la grossesse, comme un retard de croissance du bébé dans l'utérus ou le diabète gestationnel, augmentent le risque que l'enfant développe plus tard des maladies inflammatoires chroniques. Et nous manquons encore de données scientifiques pour comprendre précisément comment ces problèmes perturbent l’immunité du bébé et comment cela perdure dans le temps. Nous utilisons différents régimes alimentaires sur des modèles de rongeurs pour simuler ces complications de la grossesse et étudier leur impact sur le développement de l’immunité du bébé et si cela augmente le risque de maladies chroniques intestinales à l’âge adulte.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de confirmer ou d’infirmer notre hypothèse quant au problème de transfert de l’immunité de la mère à son bébé lors de complications de la grossesse. Notre projet permettra d’identifier les acteurs et les mécanismes mis en jeu, responsables du problème initial et à l’âge adulte. Il permettra de trouver le ou les nutriments manquants pour restaurer les défauts. Le projet devrait ainsi fournir des bases scientifiques pour de futurs essais cliniques afin d’améliorer la santé de la maman et de son bébé, réduisant l'impact des maladies inflammatoires chroniques chez le futur adulte en vue de l'amélioration de la santé de toute la population.

Procédures

Nos deux premiers groupes d'animaux recevront 2 à 3 injections à l'état vigile, et notre troisième groupe, à l'état vigile, recevra 4 administrations par voie orale. Chacun de ces actes sera d’une durée réduite de quelques secondes à 1 minute. Le prélèvement de lait réalisé sous anesthésie durera entre 15 et 30minutes. L'étude des flux de nutriments nécessite de réaliser une perfusion sur animal anesthésié d'une durée de 2h. Les animaux subiront un seul acte chirurgical, une césarienne, effectué sous anesthésie et analgésie, la durée de cet acte est de 10 à 15 minutes.

Impact sur les animaux

Pour nos trois procédures expérimentales, les préhensions, injections ou administrations par voie orale sur les animaux vigiles devraient constituer un stress et une douleur de faible intensité et d’une durée réduite de quelques secondes à 1 minute, il s'agit d'actes expérimentaux de sévérité légère. Néanmoins, la réalisation consécutive de plusieurs actes expérimentaux incluant nos manipulations à l'état vigil, cités précédemment, avec des actes sur animaux anesthésiés et sous anti-douleur, requalifie nos procédures 1 et 2 en procédures de sévérité modérée. Notre procédure 3 constitue une procédure de sévérité modérée. En effet, l’administration du produit induisant la colite, a un impact modéré au dosage administré au vu des tests déjà effectués au sein de notre animalerie. Cet acte expérimental devrait occasionner une inflammation de grade modéré au niveau du côlon distal durant les deux cycles de 6 jours de traitement. Celle-ci peut être associée à des selles molles ou des diarrhées et une perte modérée de poids. L’arrêt de l’administration du produit (remplacé par de l’eau de boisson seule) entraîne l’arrêt progressif de ces symptômes et une récupération de l’état physiologique normal au bout de 4 jours. Pour toutes nos procédures, l’habituation à la préhension et l’administration par voie orale par des techniciens expérimentés, et l’utilisation de sondes souples, réduira les nuisances à leur niveau minimum. Les animaux auront une inflammation modérée du côlon, ou colite, qui durera 6 jours sur deux périodes espacées d'une période de 14 jours. Cette inflammation peut être associée à des selles molles ou des diarrhées et une perte modérée de poids. L’arrêt du traitement inflammatoire au bout des 6 jours entraine l’arrêt progressif de ces symptômes et un retour à la normale dès 4 jours.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour prélèvements d'organe.

Remplacement

Notre étude implique de suivre l’évolution physiopathologique de la transmission de l’immunité de la mère à sa descendance en situation de complications de la gestation tels que le retard de croissance intra-utérin ou le diabète gestationnel, et d’analyser les conséquences sur la santé intestinale de l’adulte en devenir. L’utilisation d’animaux est indispensable dans les études évaluant l’impact au long cours des complications de la gestation qui sont initiées in utero et qui nécessitent d’étudier l’interface mère-enfant. Par ailleurs, notre projet de recherche implique des interactions multi-systèmes complexes, tels que le microbiote intestinal, l’écosystème microbien le plus riche sur terre, et la muqueuse intestinale, qui met en jeu un système immunitaire très dense. Il n’existe pas de modèle cellulaire in vitro pouvant reproduire l’intégralité de ces interactions. Néanmoins, nous envisageons d’utiliser, pour les analyses plus précises des mécanismes en jeu, des systèmes in vitro de culture cellulaire et des cultures d’organoïdes intestinaux.

Réduction

Ce projet de recherche sur cinq ans implique l'utilisation d'un total de 5652 souris et 1296 rats pour trois procédures distinctes. Le nombre d'animaux par procédure a été déterminé en tenant compte de la variabilité intra- et intergroupe inhérente à l'expérimentation in vivo, avec un minimum de trois répétitions indépendantes pour assurer la reproductibilité des résultats. Cette stratégie permettra une évaluation statistique robuste des effets des régimes alimentaires sur les réponses immunitaires placentaires et intestinales, ainsi que sur l'inflammation intestinale, en incluant des analyses statistiques guidées par des logiciels et des références bibliographiques d’aide à la décision statistique. Ces différents outils nous ont permis de déterminer le nombre optimal d’animaux par groupe pour obtenir des résultats significatifs permettant de répondre à nos hypothèses. Enfin, les schémas expérimentaux et le nombre d'animaux associés à chaque procédure ont été validés par les statisticiens de l'équipe pour garantir leur robustesse et leur efficacité dans la génération de données scientifiques fiables.

Raffinement

L’environnement des souris sera enrichi (tunnel, bâton à ronger, frisottis, dôme). Après deux semaines d'acclimitation à leur environnement les femelles seront mises en reproduction. Une observation hebdomadaire avec suivi du poids des animaux sera réalisée dès leur arrivée dans l’animalerie de façon à identifier un éventuel problème. Les quatre gavages de la procédure 3 seront effectués par un personnel animalier expérimenté et ils seront réalisés en utilisant des sondes fines et souples. Lors de l’induction de l’inflammation intestinale (colite par traitement chimique), les animaux seront suivis quotidiennement par le personnel animalier compétent pour détecter d’éventuels signes de souffrance. L’évaluation de l’état des animaux sera effectuée selon des critères définis (poids, apparence physique -pelage, posture-, activité, comportement, fréquence respiratoire). Si une douleur était constatée chez un animal durant le traitement induisant la colite, un analgésique de type central sera administré. Les points limites définis conduiront, s’ils sont observés, à la mise à mort des animaux le cas échéant.

Choix des espèces

La souris est largement utilisée en nutrition, est idéale pour les études sur les régimes obésogènes, les colites expérimentales et l'âge maternel avancé. Elle offre l'avantage d'être immunologiquement bien caractérisée et d'accéder à de nombreux modèles génétiquement modifiés dans ce fond génétique. La ratte est un modèle maîtrisé au laboratoire, est adaptée à l’étude du retard de croissance intra-utérin induit par un régime pauvre en protéines. Son système immunitaire, proche de celui de l’humain, renforce le potentiel translationnel des résultats. Ce modèle permet également d’évaluer, lors de transferts de microbiote, d’éventuels obstacles interespèces liés à des spécificités microbiennes d’hôte. Ces analyses anticipent la faisabilité du transfert de microbiote humain à murin et ajustent le choix du modèle axénique. De façon à étudier l’effet de l’âge maternel sur le transfert immunitaire de la mère à la descendance, les animaux (rattes et souris) commandés auprès de l’établissement éleveur, pour la première partie du protocole, seront âgés soit de 7 semaines soit de 24 semaines. Après une phase d’acclimatation de deux semaines, les animaux seront mis en reproduction. De façon à étudier l’effet de nos différents régimes sur le transfert d’immunité de la mère à la descendance, une partie des mères gestantes et des fœtus sera mise à mort au dernier tiers de la gestation. L’autre partie des animaux sera maintenue sous leurs régimes respectifs jusqu’au sevrage. Au sevrage, les mères seront traites pour récupération du lait puis mises à mort pour l’analyse de populations immunitaires intestinales. Les petits âgés de 3 semaines seront alors mis à mort pour l’analyse des marqueurs de maturation immunitaire intestinale ou seront placés sous régime contrôle. L’évolution de leur maturation immunitaire sera étudiée et les derniers groupes de descendants seront mis à mort à 5 semaines de vie. Pour la troisième partie du projet, les souris axéniques, sans germe, âgées de 3-4 semaines seront commandées auprès de l’établissement éleveur de façon à réaliser immédiatement à leur arrivée un transfert microbien en période de sevrage. Une partie des animaux sera mise à mort à l’âge de 8 semaines avant l’induction de la colite pour regarder l’état de maturation immunitaire puis à 4 temps différents au cours de la colite pour suivre l'évolution inflammatoire et mimer la pathologie humaine.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 237
Souffrances
▲ -
▲ 96
▲ 141
▲ -
Devenir
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 -
 237

Nées dans l'établissement à partir d'une lignée porteuse d'une mutation du gène de la dysferline, 237 souris vont être utilisées, dont 111 pour le seul entretien de l'élevage. Toutes sont tuées pour prélèvement d'organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 96 d'entre elles et modéré pour 141. Elles reçoivent une injection unique dans la veine caudale sous anesthésie gazeuse, puis deux tests de force musculaire tous les trois mois jusqu'à l'âge de douze mois, l'expérimentation s'arrêtant avant l'âge où la myopathie devient cliniquement visible. Le porteur écrit que la récupération fonctionnelle ne peut s'explorer que sur des modèles vivants et qu'un essai in vivo ne peut être évité.

Objectifs

Les dysferlinopathies sont un groupe de maladies musculaires rares et héréditaires caractérisées par des mutations dans le gène de la dysferline, ce qui entraîne une altération de la fonction de cette protéine. Les atteintes cliniques dans les dysferlinopathies incluent généralement : - une faiblesse musculaire progressive. Cette faiblesse affecte principalement les muscles des membres, en particulier les épaules, les hanches et les cuisses. - une perte de la force et de la fonction musculaire : Avec la progression de la maladie, les patients peuvent éprouver une diminution de la force musculaire, ce qui entraîne des difficultés à effectuer des activités quotidiennes telles que monter les escaliers, se lever d'une chaise, ou porter des objets lourds. - une dystrophie musculaire : La dégénérescence progressive des muscles peut conduire à une dystrophie musculaire, caractérisée par une perte de masse musculaire et une détérioration de la structure des fibres musculaires. Ces atteintes cliniques peuvent varier en gravité d'un individu à l'autre. Les souris présentant une mutation dans le gène de la dysferline présentent une atteinte musculaire très progressive avec un impact clinique pour l'animal au-delà de 13 mois. Au cours d'un projet antérieur, nous avons testé une approche thérapeutique par injection intramusculaire d'un AAV (adeno associated virus) codant pour une mini dysferline fonctionnelle (protéine plus courte que la forme normale mais ayant conservée sa fonction). Ces traitements ont permis d'améliorer le phénotype histologique du modèle murin. Ce nouveau projet, a pour objectif de tester l'efficacité de cette thérapie génique par administration par voie systémique.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de ce travail seront principalement pour les patients atteints de ce type de myopathie. En effet si notre hypothèse s’avère valide la thérapie génique va pouvoir éviter la dégénérescence des fibres musculaires observée chez les patients et offrir une thérapie potentielle

Procédures

Les animaux seront soumis à une injection dans la veine caudale latérale sous anesthésie générale gazeuse (une seule injection/ une seule anesthésie). Ils seront également soumis tous les 3 mois à 2 tests de force musculaire (moins de 30 minutes par test))

Impact sur les animaux

Les animaux utilisés au cours de ce projet vont développer une atteinte musculaire progressive ayant surtout un impact histologique puisqu'aucun animal ne sera gardé au-delà de l'âge auquel la myopathie clinique se déclare. Les injections intra veineuses peuvent générer une douleur locale, de courte durée. Les animaux vont également participer à des tests fonctionnels qui sont des sources de stress.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement et analyse d'organes.

Remplacement

Les techniques in vitro ne peuvent être utilisées qu’afin de voir un effet à l’échelle cellulaire de l’administration de la mini-dysferline. La récupération fonctionnelle permise par l’administration systémique ne peut être explorée que sur des modèles vivants. Les premières étapes de notre projet ont démontré que cette approche était fonctionnelle ; nous devons maintenant étendre cette étude à des injections intraveineuses. Malheureusement, l’approche thérapeutique envisagée ne peut pas éviter un essai sur un modèle in vivo.

Réduction

Afin de réduire au strict minimum le nombre d’animaux utilisés dans notre projet, nous avons utilisé des tests statistiques appropriés qui nous a permis de définir que nous aurons besoin d'au moins 9 souris par groupe expérimental. Afin de faire face à d’éventuelles pertes d’animaux ou incidents techniques, nous avons augmenté ce nombre de 15%, nous arrivons à un total de 10 souris par groupe maximum, pour les souris traitées sur un an ce nombre est légèrement augmenté pour pallier les pertes, nous aurons donc 12 souris soit au total 126 souris. En prenant en compte les souris pour l’élevage ce nombre atteint 237 souris.

Raffinement

Dès la naissance des animaux dans notre établissement utilisateur, nous porterons une attention au bien-être animal. Les animaux seront hébergés par groupe de 5 avant d’entrer en procédure. L’environnement sera enrichi en fonction des préférences des animaux à l’aide de bandelettes de kraft et de dômes en carton. Les animaux en procédure seront hébergés à plusieurs, sauf pour les mâles reproducteurs (procédure 1) qui auront alors un triple enrichissement (buchettes en bois). La manipulation des animaux sera faite par des personnes compétentes et sensibilisées à la contention à faible stress (mains en coupelles ou tunnels). Le modèle que nous allons utiliser a été caractérisé d'un point de vue clinique et nous connaissons l’âge d’apparition de signe de souffrance ou de détresse qui est très tardif. Nous allons étudier les animaux avant l’apparition des signes impactant le bien-être des animaux ; le suivi des points limites nous permettra de limiter au strict minimum l’apparition de souffrance éventuelle.Ce suivi se fera à l’aide d’une grille de scoring chaque semaine ou plus fréquemment si des anomalies sont observées. Les critères se basent notamment sur le poids, l’aspect de l’animal, son comportement ainsi que sa posture.

Choix des espèces

L’anatomie et la fonction des muscles squelettiques sont proches des muscles humains. Les souris génétiquement modifiées sont de bons modèles d’étude des atteintes du système neuromusculaire, de leurs physiopathologies et de leurs causes génétiques. Afin d'étudier l'évolution naturelle de la pathologie, les animaux seront étudiés de l'âge de 1 mois jusqu'à l'âge de 12 mois dans les procédures 2 et 3.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 400
Rats : 100
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 500
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 500

Identifiés sous anesthésie dans les trois jours précédant la greffe, castrés ou ovariectomisés pour moins d'un dixième d'entre eux, parfois privés de surrénales, 400 souris et 100 rats reçoivent ensuite une injection de cellules tumorales. Suivent les pesées et les mesures de volume tumoral sous contention, puis un regroupement avec de nouveaux congénères le jour de la randomisation. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance modéré et servent à amplifier du matériel tumoral pour greffer par la suite des cohortes plus nombreuses, dans le cadre d'une prestation de services en recherche préclinique. Porteurs de tumeurs, tous sont mis à mort en fin de procédure.

Objectifs

Au niveau mondial, il a été constaté une forte augmentation de l’incidence du cancer du fait du vieillissement de la population et de facteurs environnementaux qui se dégradent. En 2020, quelque 19,3 millions de nouveaux cas de cancers ont été diagnostiqués et 10 millions de décès sont à déplorer des suites de cette maladie, selon des données publiées par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC). Selon l’OMS, une personne sur cinq souffrira d’un cancer dans sa vie. Un homme sur huit et une femme sur onze en décèderont. Le cancer se caractérise par une dégradation pathologique des processus contrôlant la prolifération cellulaire, la différenciation et la mort programmée de certaines cellules. Tous les tissus ou organes peuvent être atteints. Bien que possédant des caractéristiques communes, différents types de cancers ont des causes très éloignées et répondent de façon extrêmement différente à un traitement. L’objectif de ce projet est d’amplifier du matériel tumorale de modèles déjà mis en place chez les rongeurs (rats ou souris), dans le but de pourvoir greffer par la suite une cohorte d’animaux plus important permettant de réaliser des études d’évaluation d’efficacité de nouveaux composés thérapeutiques en développement.

Bénéfices attendus

Notre société, prestataire de services en recherche préclinique propose un large panel de modèles in vivo nécessaires à l’évaluation de nouveau composés thérapeutiques pour la recherche contre le cancer. Ce projet a pour finalité de sélectionner des molécules thérapeutiques grâce à des modèles précliniques les plus prédictifs possibles afin de pouvoir transposer l’utilisation de ces molécules chez l’homme lors d’essais dans différentes phases cliniques. Pour cela, les expériences chez l’animal, qui représente un système d’essai physiologiquement proche de l’homme, permettent d’évaluer l’efficacité, la toxicité, la pharmacocinétique et la pharmacodynamique de nouveaux composés afin d’éviter ces essais directement chez l’homme. Au cours des expériences réalisées, il sera possible d’étudier les mécanismes de croissance d’une tumeur dans un environnement mimant la pathologie chez l’homme, d’étudier les mécanismes de résistance après des traitements avec de nouvelles molécules ou des molécules déjà utilisées en clinique, et les mécanismes de progression tels que la formation de métastases. Grâce à ces études dans un environnement adapté, il sera aussi par exemple possible de suivre la réaction du système immunitaire de l’hôte face à la progression de la maladie, de moduler et/ou orienter le système immunitaire afin de donner à l’organisme les moyens de se défendre contre le cancer. Pour réaliser ces évaluations, il est nécessaire d’amplifier le matériel tumoral afin pouvoir greffer des cohortes d’animaux plus important nécessaire pour les études d’efficacité.

Procédures

Mise en place d’un système d’identification de l’animal, sous anesthésie générale (en conditions d’asepsie, réalisée entre 0 et 3 jours avant la greffe (

Impact sur les animaux

La greffe tumorale pourra engendrer une douleur et un stress léger. L’évolution du volume tumoral entrainera une distension de la peau. Il est aussi possible, que la progression tumorale entraîne une cachexie constatée par une perte de poids. Pour les études sur modèles hormonodépendants (modèles prostatiques/ovariens), les animaux pourront être castrés/ovariectomisés avec ou sans surrénalectomie entrainant une douleur modérée sur 1 ou 2 jours et un stress modéré. Au cours d’une étude, les animaux seront manipulés. Les mesures de poids et de volume tumoral entraînent un stress que l’on peut considérer comme faible, et qui diminue avec l’habituation. Le jour de la randomisation, les animaux seront potentiellement mis avec de nouveaux congénères. Cela pourra engendrer un stress de 1-2j.

Devenir

Du fait que les animaux sont porteurs de tumeurs, ils seront tous mis à mort en fin de procédure

Remplacement

Les méthodes alternatives ne permettent pas, à ce jour, de prévoir l’efficacité in vivo de potentiels candidats-médicaments, car les étapes nécessaires au développement d’un médicament pour lesquelles il est nécessaire d’étudier les interactions du médicament dans un contexte globale ne peuvent pas être étudiées dans un système alternatif (in vitro par exemple). Des méthodes alternatives de reconstruction d’organes ou de tumeurs en 3D sont utilisées mais reste toutefois marginales et les résultats obtenus restent à ce jour difficilement transposable à l’homme.

Réduction

Dans le cadre des amplifications de matériel tumoral, le nombre d’animaux à greffer est défini selon les données historiques de prise tumorale incluant l’hétérogénéité du modèle tumoral. En fonction de ces données, un nombre limité mais suffisant d’animaux sera engagé dans cette procédure. La règle générale est la suivante : le nombre d’animaux engagé dans la phase d’amplification sera déterminé sur la base qu’une tumeur d’un volume d’environ 800 mm3 permettra de greffer 8 à 10 animaux par la suite, en fonction de la qualité du matériel tumoral. Un coefficient de 1.3 sera également appliqué afin de palier à l’hétérogénéité de la prise tumorale des modèles. Par conséquent, une étude d’activité antitumorale nécessitant la greffe de 60 animaux nécessitera d’inclure en 8 et 10 animaux dans la phase d’amplification. Cette règle générale pourra être ajustée en fonction des spécificité du modèle (taux de prise tumoral faible ou forte hétérogénéité)

Raffinement

Toutes les procédures sur les animaux seront réalisées selon les standards validés par le vétérinaire. L’impact de ces procédures sera toujours analysé par la structure chargée du bien-être des animaux. Toutes les procédures invasives et faiblement invasives, sont réalisées sous anesthésie générale par des techniciens formés et dont les compétences ont été validées. La fréquence de mesure des volumes tumoraux seront adaptée à la vitesse de croissance du modèle. La fréquence de pesée des animaux sera adaptée à leur état général. Les animaux sont observés quotidiennement. Dès l’apparition des premiers signes cliniques qui pourront amener aux points limites des antalgiques pourront être prescrits sous l’autorité du vétérinaire. Les chirurgies pratiquées dans ce projet sont des procédures de gravité modérée, réalisée sous anesthésie. Les chirurgies sont réalisées de façon aseptique et les animaux reçoivent des l’antalgiques, avec surveillance post opératoire et soins post opératoires adaptés si nécessaires. Les injections/prélèvements seront effectués en suivant les recommandations vétérinaires. Un document de référence est à disposition des concepteurs et des techniciens. Les expérimentateurs sont formés pour reconnaître les signes de mal être des animaux. Les expérimentateurs et les personnes en charge du bien-être et du soin des animaux veillent au respect des points limites. En cas de suspicion de toxicité, un système d’alerte est mis en place pour statuer sur la mise à mort de l’animal ou sur l’arrêt des traitements. Les principaux points limites concernent l’état général de l’animal et sont listés en détail dans les procédures. Si l’un des signes cliniques liés aux points limites (mais sans dépassement du point limite) est observé, l’animal est mis en observation et un traitement de soins est mis en place. Par exemple, en cas de douleur constatée, le vétérinaire prescrira un traitement antalgique.

Choix des espèces

Les petits rongeurs, outre l’avantage lié à leurs caractéristiques physiologiques, sont les seules espèces animales disponibles pour l’expérimentation présentant un statut immunodéprimé (avec des mutations spontanées ou génétiquement modifiées) indispensable à l’implantation de cellules tumorales humaines dans le cadre de la recherche en oncologie. De plus, diverses souches de souris et rats immunocompétents sont également disponibles pour l’établissement de modèles tumoraux syngéniques. De plus, les rats et les souris autorisent une variété de techniques d’administration, de prélèvement et de chirurgie présentant des analogies avec ce qui peut être réalisé en recherche clinique sur l’homme. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (7-8 semaines lors de leur première manipulation). Toutefois, ils pourraient être reçus à partir de 5 semaines mais ne seront pas manipulés avant 7 semaines minimum. Des animaux adultes sont utilisés afin qu’ils aient leur poids et leur morphologie adulte pour faciliter l’injection des cellules tumorales.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 835
Souffrances
▲ 20
▲ 100
▲ 715
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 835

Une souris dont la fréquence respiratoire chute de moitié pendant la neurochirurgie voit la procédure interrompue, et se retrouve tuée si son état ne permet pas une seconde tentative sept jours plus tard. 835 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélèvement du cerveau, dont 20 opérées sous anesthésie sans réveil et 715 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une neurochirurgie de trente minutes, des injections intrapéritonéales d'endotoxine ou de modulateurs neuronaux, jusqu'à huit frottis vaginaux pour les femelles, un isolement de sept jours et des tests olfactifs de dix minutes. L'enjeu déclaré tient à la compréhension du rôle d'une région du cerveau, l'habenula latérale, dans l'évitement des congénères malades et l'attirance sexuelle.

Objectifs

Chez la plupart des animaux, les signaux chimiques olfactifs sont cruciaux pour communiquer des informations sur leur identité, leur organisation sociale, leur maturité sexuelle et leur territoire. Ces odeurs sociales sont intégrées via les neurones sensoriels du système olfactif et sont ensuite codées par des voies cérébrales spécifiques, afin de déclencher des comportements sociaux appropriés. Récemment, l'habenula latérale (LHb), une région cérébrale épithalamique qui participe à l'apprentissage à partir d'expériences aversives, a été impliquée dans la régulation des comportements sociaux et reproducteurs chez les mammifères. Les lésions habénulaires chez les rongeurs entraînent une altération de la sensibilité aux stimuli olfactifs, provoquent une diminution de la réactivité sexuelle (lordose) et un évitement des contacts sexuels. En outre, l'Hb reçoit les projections neuronales exprimant des hormones contrôlant la reproduction : la gonadolibérine (GnRH) et la kisspeptine (KP)). Il a été montré que l’LHb exprime les récepteurs de ces deux hormones. Cependant, le rôle de LHb comme centre de traitement olfactif régulant les comportements sociaux ainsi que la modulation de la fonction de l'Hb par les hormones GnRH et KP restent peu compris à ce jour. Nos résultats préliminaires montrent que LHb est activée par des stimuli olfactifs contenus dans l’urine de congénères malades. Ces mêmes stimuli olfactifs provoquent aussi l’évitement du congénère malade par la souris saine. Par conséquent, ce projet a pour objectif de : (i) caractériser le rôle de la LHb dans le traitement des odeurs sociales lié à l'évitement des congénères malades et à l'attirance sexuelle ; (ii) déterminer le rôle de la GnRH et de la KP dans la modulation du traitement des odeurs d'attraction sexuelle par LHb.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus avec ce projet seront de deux ordres à moyen terme : (i) la mise en évidence que l’LHb relaie des informations externes, telles que les odeurs sociales, permettant une régulation fine des comportements sociaux adaptatifs ; (ii) que les hormones KP et GnRH ne sont pas seulement des régulateurs clés de l'axe de reproduction hypothalamo-hypophyso-ovarien mais qu’ils peuvent aussi agir en amont dès la transmission des stimuli olfactifs.

Procédures

Les neurochirurgies seront d'une durée moyenne de 30 minutes par animal. Une seule neurochirugie sera effectué par animal. Pour déterminer le stade du cycle sexuel, les femelles auront 4 à 8 frottis vaginaux, prélévement de quelques secondes. Ces femelles seront vigiles et maintenues pendant le prélèvement. Selon les résultats des tests comportementaux, l'urine sera prelevé entre 4 à 8 fois pour chaque animal, en maintenant la souris et en massant délicatement son ventre afin de favoriser la miction dans le tube et ainsi récolter l'urine. Quelques secondes suffisent pour récolter l'urine. Pour les urines de souris mimiquant un état infectieux aigüe, une seule injection de l'endotoxine en intrapéritonéale (IP) sera effectuée et l'urine sera prélevée qu'une seule fois par animal. Chaque souris injectée avec l'inhibiteur de l'excitation neuronale, recevra au total 4 injections de l'activateur de l'inhibition en IP (1 fois/semaine) et 4 injections du tampon contrôle en IP (1 fois/semaine) juste avant le test olfactif. Chaque test olfactif durera 10 minutes. Toutes les injections IP ne dureront que quelques secondes.

Impact sur les animaux

La chirurgie nécessaire à l'injection des virus, analogues et antagonistes peut entrainer des diminutions de la température corporelle et des hémorragies. Elle peut induire une douleur post opératoire pendant 2-3 jours essentiellement localisée au niveau du site d’incision du crâne. L'injection de la molécule provoquant la mort neuronale peut entrainer des petites convulsions jusqu'à 1 heure post-injection. Un stress dû à la manipulation des animaux pour récolter leurs urines est possible. Il s’agira d’un stress aigu de quelques minutes n’induisant pas d’effet à long terme. Les animaux injectés avec l'endotoxine pourront développer des effets secondaires transitoires tels que fatigue, réduction de l'appétit et diminution de l'intérêt social. Ces effets, qui peuvent être observées 2 à 3 h après l'injection de l'endotoxine, disparaissent rapidement et n’entraînent pas d’effet à long terme. Les animaux injectés avec l'activateur d'inhibition pourront développer des effets secondaires transitoires tels qu'une diminution de la locomotion et de l'anxiété. L'injection intrapérotonéale peut parfois générer une douleurs et hématome au point d'injection. Les animaux expérimentaux isolés 7 jours avant les tests olfactifs pourront présenter du stress lié à leur hébergement solitaire.

Devenir

Tous les animaux seront tous euthanasiés et leur cerveau sera prélevé pour des études ultérieures. Les animaux utilisés pour les prélévements d'urine qui seront euthanasiés par le personnel animalier.

Remplacement

A ce jour aucune méthode alternative non animale (in vitro et/ou de modélisation) ne peut être utilisée pour ce projet qui est dépendant de l'interconnectivité́ de neurones de résidants dans plusieurs structures qui sont à la fois olfactives et cérébrales. Il est donc impératif d’utiliser un animal entier pour comprendre les mécanismes de transmission et de régulations interconnectant l’olfaction et les fonctions comportementales des mammifères. Néanmoins nos expériences s’appuient sur des données fortes de la littérature ce qui nous permettra de limiter le nombre de tests et d’acquérir des résultats pertinents.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au maximum compte tenu des techniques utilisées et pour maintenir la possibilité d'une mise en évidence statistique. La taille des échantillons est définie à partir des résultats obtenus lors d'expériences précédentes effectuées par notre groupe dans le cadre de tests similaires ainsi que des tailles d'effet observé dans la littérature. Nous avons aussi tenu compte de la variabilité entre les expériences, de la prévalence comportementale, de la survie post-opératoire, et de l'efficacité des injections. La taille de nos échantillons a été calculée grâce à un logiciel spécialisé. Dans l'optique de réduire la quantité de souris nécessaire, nous réutiliseront les mêmes animaux pour l’étude comportementale d’évitement et de préférence sexuelle. La significavité des résultats sera évaluée grace à des tests statistiques appropriés.

Raffinement

Les souris seront hébergées en groupe sociaux en présence d’enrichissements (abri cartonné complémenté de matériel de nidification)] avec un accès à la nourriture et boisson ad libitum. Les souris seront anesthésiées lors des chirurgies avec une première sédation analgésique suivie d’une anesthésie gazeuse. Les animaux recevront un traitement analgésique post-opératoire par injection sous cutanée d’un anti-inflamatoire non stéroidien permettant une couverture analgésique de 24h. L’administration sera poursuivie pendant 2 à 3 jours post-opératoire si nécessaire. Les yeux de l'animal seront protégés au moyen d'une pommade ophtalmique pendant la neurochirurgie pour éviter le dessèchement. Durant la procédure et la période de réveil, les animaux seront maintenus sur un matelas chauffant et leur température sera monitorée afin d'éviter une hypothermie. La fréquence respiratoire sera également monitorée pendant la procédure. Si une hypothermie et/ou une détresse respiratoire est observée (diminution fréquence respiratoire d’au moins 50%), l’animal recevra une dose de molécule contrant les effets de l'analgésique et la procédure sera interrompue. Si l’état de santé de l’animal le permet, une nouvelle tentative sera effectuée après 7 jours de récupération. Dans le cas contraire, l’animal sera euthanasié conformément aux points limites définis dans nos procédures. De plus, une surveillance quotidienne des animaux ayant subi la chirurgie sera effectuée tout au long de l'expérimentation en se conformanat aux points limites post-opératoires connus chez cette espèce.

Choix des espèces

Notre recherche porte sur la mise en évidence des régulations des comportements socio-sexuels induits par l’olfaction chez les mammifères. La souris est un excellent modèle animal de référence. La souris est une espèce sociale présentant des comportements socio-sexuels innés et bien décrits majoritairement régulés par les signaux olfactifs. En outre, cette espèce permet des approches génétiques fonctionnelles (génération d'animaux mutants par exemple) qui ne sont pas ou peu possibles sur d'autres espèces. Les animaux mâles ou femelles seront des adultes qui seront âgés de 8 semaines au début des expériences.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 3592
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3592
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3592

Des dépilations, des croûtes et des ulcérations au point d'irradiation pendant cinq à six jours : 3 592 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour analyses post-mortem. Chacune reçoit une greffe de cellules tumorales sous anesthésie, une irradiation ciblée, puis des traitements d'immunothérapie et des prélèvements sanguins jusqu'à trois mois après. L'objectif est de tester si de nouvelles techniques d'irradiation combinées à l'immunothérapie contrôlent mieux les tumeurs agressives et les métastases, les essais cliniques restant annoncés pour la fin du projet. Le choix de la souris tient à l'abondance de la littérature en radiothérapie et à des modèles tumoraux décrits comme pertinents pour la transposition clinique.

Objectifs

Certaines tumeurs solides, comme les cancers du sein triple négatif et les mélanomes, sont particulièrement difficiles à traiter en raison de leur agressivité, de leur capacité à métastaser et/ou de leurs taux de récurrence locale très élevée. Le cancer du sein triple négatif évolue plus agressivement que les autres formes de cancer du sein, a un taux élevé de récidive à distance et est souvent diagnostiqué après que la tumeur se soit étendue au-delà du sein. Le mélanome, un cancer de la peau, peut se propager à d’autres parties du corps. Le carcinome épidermoïde de la cavité buccale, un type de cancer de la tête et du cou, représente le 6e cancer les plus répandus dans le monde, avec un pronostic souvent défavorable en raison de la récurrence locale et des risques de complications, notamment à proximité des glandes salivaires. La radiothérapie est l’un des traitements les plus efficace et couramment utilisés contre le cancer, mais la méthode conventionnelle présente des limitations pour certaines tumeurs agressives et métastatiques, car elle peut endommager les tissus sains environnants et est moins efficace pour contrôler les métastases (la radiothérapie conventionnelle est un traitement plutôt local). Ce projet propose de combiner des techniques de radiothérapie innovantes avec l’immunothérapie, un traitement prometteur qui renforce la capacité du système immunitaire à attaquer les cellules cancéreuses. Ces nouvelles techniques de radiothérapie permettent une distribution plus ciblée des doses, réduisant ainsi la toxicité pour les tissus sains, favorisant une activation plus forte du système immunitaire et un effet systémique. Ces approches ont montré des résultats prometteurs en termes de contrôle de la croissance tumorale, même à des doses élevées, et d'efficacité contre les métastases. L’objectif principal de ce projet est de démontrer que la combinaison de la radiothérapie innovante et de l’immunothérapie constitue une approche thérapeutique plus efficace pour traiter des tumeurs solides, notamment les plus agressives et/ou métastatiques. Nous évaluerons cette stratégie sur plusieurs types de tumeurs afin d’étudier son potentiel à améliorer le traitement de cancers difficiles à soigner avec les méthodes actuelles.

Bénéfices attendus

Ce projet pionnier a un fort impact sociétal. Il explore des techniques novatrices en radiothérapie (RT), moins agressives pour les tissus sains. Le gain en matière d'épargne/récupération tissulaire contribuera à l'élimination du principal obstacle dans les traitements de cancer par RT : les doses de tolérance des tissus sains. Dans ce projet nous cherchons à améliorer le résultat des traitements en combinant des techniques d’irradiation innovantes avec de l’immunothérapie. A la fin du projet, nous disposerons d'études radiobiologiques complètes qui nous permettront de procéder à des essais cliniques pouvant bénéficier à des patients qui actuellement reçoivent un traitement seulement palliatif ou pour lesquels les conséquences sur les tissus sains sont très impactantes pour leur qualité de vie et pouvant également ouvrir une voie vers un traitement efficace des tumeurs très métastatiques. . le projet est sur la voie qui va de la conception de l'idée aux éventuels premiers essais cliniques.

Procédures

Dans une première procédure, des cellules tumorales seront injectées aux animaux sous anesthésies générale gazeuse et locale (environ 20 minutes) sur tapis chauffant pour éviter l’hypothermie. Dans une seconde procédure, des cellules tumorales seront injectées aux animaux sous anesthésies générale gazeuse et locale (environ 20 minutes) sur tapis chauffant pour éviter l’hypothermie. A un temps prédéterminé, les souris seront irradiées au niveau de la tumeur sous anesthésie générale gazeuse (environ 20 minutes) puis recevront des traitements selon 2 schémas différents soit 2, 5 et 8 jours post irradiation soit 24h avant l’irradiation puis 48h et 120h post irradiation (durée de chaque administration inf à 10 sec). Des prélèvements de sang seront réalisés à différents temps : 24 h avant, , 7 jours post-irradiation et 3 mois post-irradiation pour les animaux suivis à long terme. A chaque prélèvement, les animaux seront anesthésiés avec un mélange d’air et d’isoflurane à 4% puis seront maintenus sous anesthésie gazeuse toute la durée du prélèvement (environ 10 minutes).

Impact sur les animaux

L’implantation tumorale va conduire au développement de tumeurs ou de métastases qui pourront avoir pour conséquence une gêne à la mobilité ou des difficultés respiratoires. Suite à l’irradiation des signes de dermatites peuvent apparaître, suivis d’une perte de poids transitoire et d’une réduction de la mobilité pendant 3 à 5 jours. Les animaux peuvent présenter des dépilations voire des croûtes et même des ulcérations au site d’irradiation pendant 5 à 6 jours. Les traitements d’immunothérapie n'ont montré aucun signe de toxicité chez les souris traitées dans la littérature. , ni dans nos précédentes expériences

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour des analyses post-mortem.

Remplacement

Nos critères d’évaluation pour l’efficacité de ce nouveau traitement vont porter sur la préservation des tissus sains environnants la tumeur et sur le contrôle de la croissance des tumeurs irradiées et des métastases. Les mécanismes inflammatoires, d’infiltration immunitaire et vasculaires induits par l’irradiation ne pourront être étudiés que dans la globalité d’un organisme vivant intégré. Ces mécanismes sont les clés pour une combinaison efficace avec l’immunothérapie. Dans une première étude in vivo, nous avons démontré que les nouvelles techniques de radiothérapie que nous évaluons induit un recrutement efficace des cellules immunitaires et cela justifie l’évaluation de la combinaison avec des immunothérapies. De plus, l’évaluation des combinaisons radio-immunothérapies requièrent l’expérimentation in vivo où l’interaction entre la réaction à la radiation et le système immunitaire peuvent être activées. Il est donc impossible de faire nos études avec des approches in vitro ou en utilisant des organoïdes. Aussi, le recours à des méthodes alternatives n’est pas envisageable dans ce projet et il nous est indispensable de développer des modèles animaux.

Réduction

Le nombre d'animaux à utiliser a été calculé à l'aide d'outils statistiques. Ce nombre est ajusté au plus bas mais permet tout de même de pouvoir conclure.

Raffinement

Un délai minimum d’une semaine est respecté entre la réception des animaux et la mise en place des procédures expérimentales pour leur permettre de s’adapter à leur nouvel environnement. Une étape de socialisation des souris sera mise en place avant toute expérimentation : les souris seront manipulées quotidiennement pour les habituer au manipulateur et à la préhension et permettre ainsi une réalisation plus aisée et moins stressante des procédures expérimentales par la suite. Dans un souci de raffinement, tout d’abord, nous veillerons quotidiennement au bien-être des animaux (une grille de score est mise en place pour évaluer de façon objective l’état des animaux) pour permettre la détection de signes précoces de détresse ou de mal-être (détail des points limites appliqués dans la description de chaque procédure). L’ensemble des procédures sera réalisé sous anesthésie générale adaptée aux interventions chirurgicales mises en place, avec une prise en charge antalgique. Suite à la croissance tumorale et à l’irradiation des signes de détresse ou de mal-être peuvent apparaître, suivis d’une perte de poids et d’une réduction de la mobilité pendant quelques jours (3 à 5 jours) pour y remédier, des soins support seront mis en place et des aliments appétants sont ajoutés dans la cage. Les animaux peuvent présenter des dépilations voire des croûtes et même des ulcérations à l’endroit de l’irradiation pendant quelques jours (5 à 6 jours), une crème, apaisante cicatrisante antalgique sera administrée sur la peau pour permettre la cicatrisation (au minimum 1 semaine, application quotidienne). En cas d’atteinte d’un point limite, conformément à la grille de score, les animaux seront mis à mort.

Choix des espèces

Les souris sont particulièrement utilisées en cancérologie et dans les études de radiothérapie car il s’agit d’espèces génétiquement caractérisées et pour lesquelles les références bibliographiques sont très nombreuses dans la littérature ayant trait au domaine de la radiothérapie. Les modèles tumoraux que nous allons utiliser sont bien caractérisés dans la littérature et pertinents pour la translation clinique (ex. métastatiques ou très agressives) Les procédures seront réalisées sur des animaux adultes de 8 à 10 semaines, âge compatible avec un développement suffisant et la possibilité de garder les animaux assez longtemps pour permettre une étude des effets à long terme de l’irradiation.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 360
Souffrances
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▲ -
▲ 360
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Devenir
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 360

Vingt-quatre souris subissent chacune six gavages, six anesthésies générales pouvant atteindre deux heures et douze injections intraveineuses, une fois leur tumeur greffée développée. 360 souris au total vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour des analyses de tissus : 40 reçoivent une greffe de cellules tumorales sous la peau, 320 une greffe chirurgicale dans le coussin graisseux, et 48 d'entre elles enchaînent trois anesthésies et six injections intraveineuses. Le porteur décrit des nuisances courtes et de faible intensité, hormis l'inflammation modérée au point d'injection des cellules tumorales. Il annonce des protocoles d'imagerie diagnostique transférables aux patients, quand le projet consiste à observer par scintigraphie et échographie comment une tumeur greffée contourne un traitement anti-angiogénique.

Objectifs

Les thérapies anti-cancéreuses dites anti-angiogéniques ont pour but d’arrêter la formation de nouveaux vaisseaux sanguins dans les tumeurs et ainsi empêcher leur croissance. Cependant, une reprise de la croissance des vaisseaux sanguins de la tumeur est observée après quelques mois de traitement dans la majorité des cas. Cette resistance au traitement est également observée dans le modèle de cancer chez la souris que nous développons. Ce projet propose une étude des vaisseaux sanguins et de la consommation de glucose de la tumeur lors du traitement anti-angiogénique. Nous utiliserons pour cela des caméras d’imagerie médicale non invasive, techniques utilisées également chez l'homme en clinique : scintigraphie et échographie. La scintigraphie permet d'acquérir une image révélant la consommation en glucose des tumeurs, paramètre lié à leur croissance et leur agressivité. L'échographie nous permettra d'obtenir une image des vaisseaux sanguins de la tumeur à l'échelle micrométrique. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre comment les cancers adaptent leurs vaisseaux sanguins et leur façon de se nourrir en réponse aux traitements anti-angiogéniques.

Bénéfices attendus

Cette étude aura pour résultats: (1) de mieux comprendre comment les tumeurs adaptent leur vaisseaux sanguins et leur façon de se nourrir en réponse aux traitements anti-angiogéniques, (2) de développer des protocoles d'imagerie diagnostique permettant de classer les cancers au moment de leur détection entre tumeurs pouvant répondre favorablement aux traitements et tumeurs résistantes, méthodes pouvant in fine être transférée chez les patients, (3) de développer de nouvelles approches thérapeutiques ciblant le métabolisme tumoral en complément de la destruction du réseau vasculaire.

Procédures

40 souris recevront une greffe de cellules par injection sous cutanée sous anesthésie gazeuse. Cette procédure devrait durer moins de 10 minutes. 248 souris auront une contention pour recevoir une dose d’analgésique par injection puis auront une chirurgie pour avoir une greffe dans le coussin graisseux sous anesthésie gazeuse. Cette procédure devrait durer 10 à 15 minutes. 72 animaux auront une contention pour recevoir une dose d’analgésique par injection puis une chirurgie pour avoir une greffe dans le coussin graisseux sous anesthésie gazeuse. Cette procédure devrait durer 10 à 15 minutes. Lorsque leur tumeur se sera développée, 48 de ces souris subiront : Gavage (

Impact sur les animaux

Lors des séances d'imagerie sous anesthésie, les animaux peuvent ressentir du stress et de l’inconfort lors de la manipulation et de la fatigue suite aux anesthésies (nuisances courtes et de faible intensité). A la suite des injections intraveineuses d'agent de contraste d'imagerie sous anesthésie, les animaux peuvent ressentir une douleur légère et de courte durée au site d’injection. La chimiothérapie anti-angiogénique sera administrée par gavage, ce qui peut générer du stress et de l’inconfort de courte durée (nuisance légère). L’injection de cellules tumorales peut provoquer de l’inflammation au niveau de la zone d’injection pouvant induire une irritation (nuisances modérées courtes).

Devenir

A l'issue de ce projet, tous les animaux seront mis à mort afin d’obtenir des échantillons de tissus qui seront utilisés pour des analyses ex vivo nécessaires au projet.

Remplacement

Les analyses in vitro ne sont pas suffisantes pour l’étude du lien entre métabolisme et vascularisation tumoraux, ce qui intègre le micro-environnement tumoral. Il est donc très difficile voire impossible de reproduire fidèlement l'ensemble de ces interactions in vitro, dans des modèles de cellules isolées. De plus, les cellules humaines de paragangliomes ne poussent pas en culture in vitro. Il est donc encore nécessaire d’utiliser un modèle de tumeur chez la souris afin de s’approcher au plus des tumeurs humaines. De plus, les méthodes de diagnostique testées dans ce projet sont des méthodes d'imagerie médicale ayant vocation à être appliquées ensuite chez l'homme. Ce projet ne peut donc pas être réalisé in vitro.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire a été évalué d'après nos précédentes études d'imagerie sur ce modèle, qui ont fait l'objet de publication. Nous nous aidons de plus d'une plateforme internet qui propose un outil de calcul statistique pour l'expérimentation animale. Les groupes ont été établis de façon à ce que les résultats obtenus soient suffisant statistiquement pour arriver à des conclusions robustes. Les données générées seront ensuite analysées à l'aide de tests statistiques appropriés.

Raffinement

La procédure chirurgicale sera pratiquée après administration en sous-cutané d’un analgésique 30 min avant la chirurgie. Les animaux sont ensuite endormis et maintenus par anesthésie gazeuse sur un tapis chauffant puis surveillés jusqu’à leur réveil. Des points limites stricts et spécifiques au projet ont été établis pour le suivi de l'état des animaux. Par ailleurs, les animaux seront maintenus en groupes sociaux dans un environnement enrichi.

Choix des espèces

Le choix des souris permet d’avoir accès à des animaux constituant un modèle préclinique particulièrement adapté à la réalisation de greffes de cellules et/ou tumeurs humaines ou de souris. Nos lignées cellulaires sont issues de souris ayant un fonds génétique mixte, rendant préférable l’utilisation d’une souris receveuse afin de minimiser le risque de rejet. Enfin, nous disposons au laboratoire de systèmes d’imagerie du petit animal particulièrement adaptés à la souris. Les animaux seront âgés de 7 à 8 semaines (jeunes adultes ayant atteint la maturité ; cet âge correspond à l’âge médian de développement de la maladie chez l’homme). C'est cet âge qui est le plus souvent rapporté dans la littérature pour ce type d'étude, ce qui nous permettra de confronter nos résultats avec ceux d'autres équipes.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 5000
Souffrances
▲ -
▲ 3750
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▲ 1250
Devenir
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 5000

Les souris homozygotes de cette lignée transgénique présentent dès leurs premières semaines un retard de croissance et une faiblesse musculaire, ce qui vaut à 1 250 d'entre elles un classement en niveau de souffrance sévère. 5 000 souris au total sont concernées par cet élevage destiné à fournir un modèle de la maladie de Steinert, avec pour seules interventions déclarées une biopsie de queue à sept jours, un microtatouage des phalanges au même âge et la coupe des incisives quand la mâchoire se déforme, ce qui survient dans 40 % des cas. Le porteur dimensionne la colonie sur l'historique des performances de reproduction, afin de "ne produire que le juste nécessaire d'animaux d'étude". Les souris au génotype recherché partent vers les laboratoires utilisateurs au sevrage, à trois ou quatre semaines, les surnuméraires sont tuées au même moment, et quelques porteurs sains sont gardés pour renouveler les reproducteurs.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de maintenir une colonie d'élevage de variant transgénique de la souris utilisé comme modèle de la maladie de Steinert afin de disposer de modèles d'étude pour mieux comprendre les mécanismes impliqués dans la dystrophie myotonique de type 1 (DM1 ou maladie de Steinert) ainsi que développer et tester de nouvelles approches thérapeutiques. La DM1 chez l'Homme se manifeste notamment par une faiblesse musculaire, une myotonie, une cataracte précoce, des troubles cardiorespiratoires, un hyperinsulinimisme ainsi que par des anomalies cognitives et comportementales très handicapantes. La forme la plus sévère se manifeste dès la naissance par une hypotonie, des troubles respiratoires graves, des difficultés de succion et de déglutition ainsi que par un retard psychomoteur et une déficience intelectuelle.

Bénéfices attendus

Pour étudier la DM1 au cours du développement ainsi que dans divers types cellulaires et tissulaires affectés par la maladie, nous avons développé un modèle de souris transgénique porteuse du gène muté responsable de la maladie. Ces souris reproduisent plusieurs caractéristiques moléculaires, cellulaires et physiologiques de la maladie notamment dans les mucles et le système nerveux. Ce modèle sera utilisé pour étudier les mécanismes spécifiques liés à la mutation et leurs conséquences physiopathologiques ainsi que pour identifier des biomarqueurs permettant d'évaluer la progression de la maladie et les réponses thérapeutiques développées dans notre laboratoire et des équipes de collaborateur travaillant sur la même pathologie.

Procédures

Les seules interventions auxquelles les animaux d'élevage seront soumis sont une biopsie caudale à partir d'un prélèvement d'un petit bout de queue (moins de 0,5 mm) à des fins d'identification génétique des animaux à 7 jours postnatal, un microtatouage à l'encre à l'extrêmité distale des phalanges au même âge et le cas échéant, une taille des incisives lorsqu'un risque de mal-occlusion des mâchoires apparaît.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues pour les animaux sont pour partie liées au prélèvement pour typage et pour autre partie au phénotype des individus homozygotes. Concernant le génotypage des animaux, cette identification nécessite la biopsie d'un petit fragment de queue (inférier à 0,5 mm) à 7 jours postnatal s'accompagnant d'une légère douleur passagère. Concernant les nuisances liées au phénotype, les animaux homozygotes présentent un retard de croissance et une faiblesse musculaire dès leur plus jeune âge, assimilables à un phénotype prospectif sévère. Cependant, les symptômes phénoypiques caractéristiques de la maladie ne sont pas exprimés avant 3-4 semaines, âge à partir duquel les animaux sont expédiés vers le(s) Laboratoire(s) utilisateurs ce qui permet de faire correspondre l'effet délétaire (retard de croissance et myotonie) à un degré de gravité sévère.

Devenir

Les animaux modèles (homozygotes) et leur contrôle sont envoyés au Laboratoire utilisateur après sevrage au plus tard à 3-4 semaines d'âge. Les animaux surnuméraires ne présentant pas le génotype d'intérêt sont éliminés au sevrage. Quelques animaux porteurs (sains) du gène responsable de la maladie (hétérozygotes récessifs) sont conservés pour le renouvellement des reproducteurs placés en accouplement suivant un processus dit d'utilisation continue pour fourniture aux utilisateurs.

Remplacement

Dans une optique de remplacement, des études sur des modèles cellulaires de la maladie ont été largement menées avant toute utilisation de modèles animaux. Ces travaux ont permis d’approfondir nos connaissances et d’établir un rationnel solide pour ce projet. Cependant, les modèles in vitro de cellules (notamment des cellules musculaires et neuronales) présentent des limites importantes car ils ne reproduisent pas la complexité du contexte tissulaire (muscle et cerveau) ni les interactions intercellulaires hautement spécialisées. La compréhension des mécanismes à l’origine de la maladie de Steinert et le développement de solutions thérapeutiques pour les patients nécessitent donc l’utilisation de modèles animaux pertinents de cette pathologie, tels que nos modèles murins qui expriment la mutation associée à la maladie et reproduisent des anomalies moléculaires et physiologiques similaires avec la maladie humaine.

Réduction

Afin d'adapter la production aux besoins de l'expérimentation et ne produire que le juste nécessaire d'animaux d'étude, la colonie d'élevage est dimensionnée à l'issue d'un historique de plusieurs années permettant de rationaliser la production sur la base d'une stratégie d'accouplement en couple bigame et des performances parentales connues.

Raffinement

Les animaux sont examinés individuellement attentivement une fois par semaine et contrôlés une fois par jour pour le relevé des naissances et la détection d'un changement brutal du poids corporel ou la survenue d'anomalies du comportement. De plus, compte tenu que les individus homozygotes présentent dans 40 % des cas une anomalie au niveau des incisives se manifestant par une mal-occlusion dentaire due à un allongement des incisives, les incisives sont coupées à l'aide d'une paire de ciseaux fins spécialement prévus pour cet acte. Le cas échéant, le mileu d'élevage est alors supplémenté avec des pellets d'aliment humidifiés. Le programme d'élevage prévoit par ailleurs des points limites pré-établis étant entendu que les animaux destinés à rejoindre les projets applicatifs ne sont jamais conservés au delà de 3 à 4 semaines post-natales dans l'élevage.

Choix des espèces

La nécessaire modélisation vivo de la maladie de Steinert a porté le choix de notre Laboratoire vers l'espèce souris compte tenu des possibilités offertes par la transgénèse qui nous a permis d'insérer le gène humain porteur de la mutation responsable de la maladie dans son génome et de mimer certaines caractéristiques moléculaires et physiologiques de la maladie chez le patient. Le phénotype des animaux se manifeste dès la naissance mais les animaux seront utilisés à l'état adulte entre 1 et 4 mois.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 46
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 46
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 46

Pour mesurer quelles cellules immunitaires entourent une tumeur osseuse selon la quantité d'une protéine de détoxication qu'elle produit, 46 souris reçoivent une injection de cellules d'ostéosarcome dans le muscle de la cuisse. Elles sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et toutes tuées pour l'analyse de la tumeur primaire et des poumons. Le porteur annonce des expériences n'excédant pas deux semaines et une tumeur qui gênerait légèrement les mouvements sans entraver l'accès à l'eau ni à la nourriture. La surveillance repose sur un examen clinique et une pesée deux fois par semaine, avec des points limites dont le contenu n'est pas précisé.

Objectifs

Nos travaux précédents ont identifié la corrélation inverse entre le niveau d'expression du gène d'intérêt et la réponse des cellules d'ostéosarcome aux chimiothérapies. La prétine étudiée est une protéine de détoxication, produite par une cellule en présence de composés jugés dangereux tels que la chimiothérapie dans notre cas. Concrètement, elle peut neutraliser physiquement certains composés avant qu’ils puissent agir. Elle est ainsi parfois impliquée dans la résistance aux chimiothérapies. Une autre fonction de cette protéine est de servir de réservoir/distributeur de zinc intracellulaire. Le zinc est essentiel au bon fonctionnement de centaines de protéines cellulaires et en particulier d'une autre protéine, qui joue un rôle clé dans la décision d’induction de mort de la cellule. Nous avons montré que lorsque notre protéine d'intérêt est en grande quantité dans la cellule, elle provoque une déficience en zinc et empêche l'autre protéine d’induire la mort de la cellule tumorale sous chimiothérapie. Nos travaux plus récents suggèrent que la prétéine étudiée peut sortir de la cellule et provoquer une déficience en zinc extracellulaire autour de la cellule. Cela influencerait l'activité des cellules immunitaires au contact de la tumeur, pour favoriser un environnement immunosuppressif. Ce projet de validation préclinique vise à analyser, à l’échelle de la cellule unique, la qualité et quantité des cellules immunitaires au sein de tumeurs exprimant peu ou beaucoup la protéine étudiée. Il permettra de compléter les données déjà obtenues in vitro, et viendra confirmer l'implication de cette protéine dans la tolérance immunitaire des tumeurs d'ostéosarcome. Il informera également des conséquences d’une forte expression de cette protéine sur la possible résistance aux immunothérapies (en essai clinique actuellement).

Bénéfices attendus

Ce projet apportera des informations clés sur les populations immunitaires sensibles à la présence de la protéine étudiée et orientera sur des possibles résistances aux traitements par immunothérapie. Des stratégies thérapeutiques pourraient alors être envisagées afin d’optimiser les immunothérapies, voire prévenir ou contrebalancer la résistance.

Procédures

L'injection unique en intra-musculaire, dans la cuisse, des cellules tumorales se fera sous anesthésie gazeuse. Les souris ne seront anesthésiées que pendant quelques minutes. Aucun prélèvement ne sera effectué avant euthanasie.

Impact sur les animaux

Nuisances : douleur potentielle après l’injection des cellules tumorales par voie intra-musculaire: modérée au maximum. Effets indésirables : développement tumoral pouvant gêner légèrement les mouvements des souris sans entraver leur déplacement ni leur accès à la nourriture ou la boisson. Aucun effet systémique attendu.

Devenir

Tous les animaux devront être euthanasiés pour analyses des tumeurs primaires et des poumons.

Remplacement

Ce projet nécessite d’utiliser un organisme vivant dont le système immunitaire est intact, complet et fonctionnel. Les relations et communications entre les différentes populations immunitaires sont cruciales pour une réaction complète contre la tumeur. La construction de modèles in vitro ou ex-vivo récapitulant l’ensemble des interactions est actuellement impossible du fait de leur complexité. Des simulations in silico ne sont pas encore possibles car cela nécessite de compiler un grand nombre de données or les ostéosarcomes sont des tumeurs rares, très hétérogènes et encore mal connues. Ce projet fait suite à de nombreuses analyses in vitro ayant apporté des arguments solides en faveur d’une influenced'une protéine d'intérêt sur certaines cellules immunitaires et sur leur comportement vis-à-vis des cellules d’ostéosarcome. Cependant ces expériences in vitro montrent rapidement leurs limites car elles n’impliquent ni l’ensemble des populations immunitaires, ni les interactions dynamiques et temporelles entre les cellules pendant le développement d’une tumeur. Le caractère incontournable du recours à l’animal vivant entier est donc établi. Ceci nous permettra d’étudier la modulation des populations immunitaires dans leur ensemble. Notre modèle cellulaire est une lignée issue d’une tumeur spontanée chez la souris. Cela nous permet d’implanter ces cellules tumorales à des souris de la même espèce c’est-à-dire dont le système immunitaire n’est pas modifié et réagit normalement.

Réduction

Une étude pilote sur un nombre restreint de souris permettra de déterminer le temps optimum pour l'arrêt des procédures, ce qui permettra de limiter le nombre total d'animaux du projet. En second lieu, nous procèderons à l'étude comparative. Afin de n’utiliser qu’un nombre minimal d’animaux tout en gardant une validité statistique de l’étude, nous avons déterminé le nombre mnimal de sujets par groupe. Ce projet utilise un nombre limité d'animaux qui a été soigneusement et scientifiquement déterminé.

Raffinement

Les animaux bénéficieront systématiquement de plusieurs enrichissements. Aucun animal ne sera maintenu seul dans sa cage. Ce projet fait l'objet de procédures rigoureuses réalisées par un personnel formé et vigilant quant à la détection de points limites (suivi quotidien de l’état de santé des animaux, examens cliniques et contrôle du poids 2 fois par semaine). L’injection des cellules tumorales sera réalisée par une voie qui permet le développement homogène des tumeurs. L’utilisation d’analgésiques limitera toute souffrance aux animaux. Les expériences du présent projet n’excéderont pas 2 semaines. Les animaux feront l'objet d'une surveillance quotidienne et d'examens cliniques adaptés à leur évolution. Des points limites ont été définis et seront strictement appliqués.

Choix des espèces

Afin d'étudier le comportement du système immunitaire dans un environnement physiologique naturel, nous implantons des cellules tumorales dérivant d'un ostéosarcome spontané chez la souris dans un animal de même espèce et de la même souche : souris de souche Balb/c (= modèle syngénique). Ces animaux sont immunocompétents c’est-à-dire que leur système immunitaire est complet, fonctionnel et non modifié. Les souris seront âgées de 5-7 semaines au début de l’expérimentation. Un âge de jeune adulte améliore en effet la croissance tumorale.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 580
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 580
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Devenir
 -
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 580

580 souris immunodéficientes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour éviter la souffrance liée à la croissance de la tumeur. Chacune reçoit une injection de cellules de glioblastome humain directement dans le cerveau, parfois accompagnée de la pose d'un implant, avec un suivi par IRM hebdomadaire. Une partie d'entre elles fait, à chaque séance de radiothérapie, un trajet routier de 95 kilomètres entre deux établissements, soit deux heures de transport aller et retour. Le porteur écrit qu'il n'existe "pas d'alternatives ni d'explants, ni d'organoides, ou coupes organotypiques" pour ses questions, après avoir décrit les études protéomiques et la modélisation informatique déjà conduites sur cellules.

Objectifs

L’identification récente de nouvelles "cibles", pouvant constituer de véritables moteurs de la maladie cancéreuse fait naitre de nouveaux espoirs de prise en charge du glioblastome (GB), tumeur du cerveau la plus fréquente et la plus agressive chez l’homme. L'objectif de ce projet est : - dans un premier temps d'étudier la tumorigénicité et la radiorésistance, en utilisant la radiothérapie externe aux rayons X en tant que traitement de référence, des cellules de Glioblastome humaines exprimant ces "cibles" et en parrallèle, de concevoir des thérapies spécifiques dirigés contre ces "cibles" - dans un second temps d'appliquer ces thérapies dans le GB pour anéantir la fonction tumorigénique de ces "cibles". Deux modalités d’administration locorégionale sont envisagées : l’injection directe sur la tumeur en place et l’application d'implants pour une délivrance « long terme » au sein des cavités de résection. Ce projet permettra d’explorer davantage ces "cibles" dans le GB et de qualifier de nouveaux outils afin si possible d’ouvrir la voie à des essais chez l’homme. Le projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs (ici référencés EU1 et EU2).

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu est l'innovation thérapeutique par le ciblage de nouvelles cibles thérapeutiques sur une tumeur en place. Mais également une meilleure compréhension des effets d'implants interventionnels au sein des cavités d'éxérèse dans le glioblastome en synergie avec d'autres thérapeutiques pour une amélioration de la prise en charge de ces tumeurs ultérieurement chez l'homme.

Procédures

Les animaux seront anesthésiés et soumis à des actes expérimentaux modérées telles que : - l'injection intracérébrale de cellules tumorales (durée d'environ 30 minutes) réalisée à l'EU1 - l'injection intracérébrale de cellules tumorales associée à la pose d'implants (durée d'environ 1h30) réalsiée à l'EU1 - l'injection intracérébrale de thérapies spécifiques (durée d'environ 30 minutes) réalisée à l'EU1. En fonction de la procédure concernée un animal peut subir d'un seul acte jusqu'à 2. Pour toutes les procédures, les suivis IRM (durée d'environ 30 minutes) sont réalisés de manière hebdomadaire à l'EU1. L'un des actes, la radiothérapie externe sera réalisé à l'EU2 et inclut un transport d'environ 95 kilomètres (soit environ 1 heure) pour aller à de l'EU1 à l'EU2 et la même durée pour revenir à l'EU1.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus par les procédures chirurgicales peuvent être comportementales et physiques, exemples : fatigue, stress, réponses au stimulus altérés, mauvaise cicatrisation, perte de poids, prostration... Ces effets indésirables peuvent être présents, plus ou moins prononcés ou même absents selon les procédures subies et les animaux eux-mêmes. L'effet attendu de l'implantation des cellules tumorales est le volume de la tumeur qui peut être plus ou moins important selon les traitements appliqués par la suite aux animaux. Pour plus de détails, voir le tableau des points limites adaptés en annexe 1. En ce qui concerne le transport, celui-ci peut induire une fatigue et un stress nécessitant pour les animaux du repos.

Devenir

Tous les animaux du projet sont mis à mort pour éviter toute souffrance liée à la pousse du glioblastome.

Remplacement

Le projet ici proposé a pour but l’étude de "cibles" et leur ciblage par une thérapeutique innovantes sur tumeur en place et au travers de bio-implants polymères sur cavité d'exérèse pour l’éradication de tumeurs cérébrales. Si sa mise en place nécessite l’utilisation d’animaux dans des modèles dédiés pour valider les étapes finales de caractérisation des "cibles" (tumorigénicité, radiorésistance des lignées) et celle d’élimination (au travers de l’application de procédures de traitement par SiRNA et ASOs sur tumeur en place et sur la cavité d'exérèse), alors de nombreuses étapes amont, ont été réalisées in vitro sur des modèles cellulaires pour répondre aux normes de remplacement. Des études protéomiques et la modélisation informatique de ces données ont été faites sur des cellules hors du contexte animal. Par ailleurs justement pour ces dernière validation dans le contexte réel, il n'y a pas d'alternatives ni d'explants, ni d'organoides, ou coupes organotypiques sur lesquelles nous pourrions répondre à nos questions de tumorigénicité et de réponse au traitement dans le contexte global.

Réduction

En amont de ces expériences chez l'animal, divers essais sur ces lignées cellulaires contrôles et exprimant les "cibles" ont été réalisés limitant aux seuls prototypes utiles alors implantés chez l'animal la réalisation de cette étude. Le nombre d'animaux utilisés a été défini pour pouvoir générer des données statistiquement interprétables.

Raffinement

Les mesures spécifiques pour réduire les nuisances sur le bien-être animal dans les procédures expérimentales incluent : une surveillance accrue, des soins pré et post-opératoires, des mesures de gestion de la douleur, de bonnes conditions d'hébergement, l'enrichissement du milieu. Les mesures de raffinement pour le transport des animaux incluent : l’évaluation de la santé des animaux pour ne transporter que les animaux en bonne santé, le choix des contenants appropriés, la température et humidité contrôlées (véhicules climatisés), l’alimentation et hydratation, la minimisation du stress et la planification de l’arrivée.

Choix des espèces

Nous étudions la tumorigénicité de "cibles" d'intérêts dans des lignées cellulaires humaines qui nécessite donc que ce modèle soit utilisé chez la souris CB17-SCID. Les souris seront utilisés à 8 semaines car elles seront, à ce stade, de jeunes adultes matures.