Souris

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  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 880
Souffrances
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▲ 880
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Devenir
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 880

Selon le score de douleur atteint et sa persistance, les souris reçoivent un analgésique ou sont tuées. 880 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur implante une sonde thermique dans l'abdomen, puis pour une partie d'entre elles un objet métallique de un centimètre sur un sous la peau du flanc, que des champs magnétiques échauffent de deux à trois degrés pour reproduire une fièvre ou une inflammation locale. L'effectif de 880 est présenté comme le minimum permettant des résultats statistiquement significatifs, sans qu'aucun calcul ne soit donné.

Objectifs

La température corporelle des mammifères dont l'homme est régulée, mais peut augmenter, notamment dans tout le corps lors de la fièvre, et localement dans les zones inflammées. L’élévation de la température peut être induite par différents mécanismes, notamment la production de chaleur dans de la graisse. La température est capable d’influencer la réponse du système immunitaire. L’effet de la température sur la réponse humorale, qui est caractérisée par la production d'anticorps par des cellules spécialisées, les lymphocytes B (LB), reste mal connu. La capacité des LB à produire des anticorps en réponse à la vaccination ou à des microbes est un processus complexe, nécessitant la coopération avec d'autres cellules, et la formation de structures spécialisées dans les organes du système immunitaire (ganglions lymphatiques ou rate), difficile à modéliser in vitro. Notre but est donc d’étudier in vivo chez des souris l’effet d’une augmentation locale (comme dans l’inflammation locale) ou du corps entier (comme dans la fièvre) de la température sur la réponse humorale. Dans un premier temps, nous analyserons l'effet de l'élévation globale de la température corporelle sur la réponse humorale en réponse à une vaccination. Nous étudierons également si la production de chaleur dans la graisse spécialisée participe à l’élévation de la température lors de la fièvre, et si elle modifie la réponse humorale. Enfin, nous mettrons au point un modèle permettant de tester l’effet d’une augmentation locale de la température autour d’un ganglion lymphatique, mimant l’effet d’une inflammation locale, sur la réponse humorale.

Bénéfices attendus

Comprendre l’effet de la température sur la réponse humorale pourrait avoir un impact dans le domaine de la vaccination : l’élévation de température pourrait, par exemple, être utilisée pour augmenter la réponse immunitaire (cette stratégie est déjà à l’étude dans le domaine des cancers). De plus, l’identification de la production de chaleur par la graisse comme mécanisme de contrôle de la température et de la réponse humorale pourrait permettre d’identifier de nouvelles pistes thérapeutiques pour augmenter (vaccination) ou diminuer (maladies causées par une réponse immunitaire trop importante ) la réponse humorale.

Procédures

Les souris seront injectéés avec des sondes thermiques dans le ventre, sous anesthésie générale de 10 minutes maximum. Certaines souris seront vaccinées par voie sous-cutanée (durée de l'injection : 1 minute), et une élévation de température de 2 à 3°C sera induite pendant 2 jours à l'aide d'un champ magnétique. Du sang sera prélevé une fois par semaine (animaux vigiles, durée du prélèvement 1 minute), et au moment de l'euthanasie sous anesthésie (durée du prélèvement : 2 minutes). D'autres souris seront implantées avec des objets métalliques de 1cm x 1cm sous la peau du flanc par chirurgie sous anesthésie générale (durée de la chirurgie : 10 minutes), dans une position n'affectant pas la mobilité des animaux. 10 jours plus tard, une élévation locale de température de 2 à 3°C sera induite pendant 3 heures à l'aide d'un champ magnétique, puis les souris seront mises à mort.

Impact sur les animaux

L'élévation de la température et la vaccination, peuvent dans certains cas induire une douleur et une perte de poids (déshydratation) modérée et transitoire (2 jours), correspondant à la fièvre. L'implantation d'objets métalliques peut également mener à un inconfort et une douleur modérée et transitoire, correspondant à une petite chirurgie cutanée (3 jours). Les expériences se terminent par l'euthanasie des souris.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés afin de pouvoir prélever différents organes nécessaires à l'analyse de la réponse immunitaire.

Remplacement

Nous avons effectué des expériences in vitro afin d’étudier l’effet d’une élévation de la température sur les lymphocytes B. Il est cependant impossible in vitro de reproduire l’environnement complexe impliquant la coopération entre de nombreux types cellulaires qui permet aux lymphocytes B de produire des anticorps in vivo. Il est également impossible d'étudier in vitro la contribution à la fièvre et l’inflammation de la production de chaleur dans la graisse. Il est donc nécessaire d’étudier cette réponse in vivo, dans un modèle animal dont le système immunitaire et le contrôle de la température est proche de l’homme, comme la souris. Pour les implants d’objets métalliques, nous avons au préalable testé la capacité du champ magnétique à élever la température d’objets en différents métaux sans les implanter à des souris, et avons sélectionné les 3 plus ‘chauffant’ pour les tests in vivo.

Réduction

Le nombre de sours (880) a été défini afin d’utiliser le minimum d’animaux tout en assurant l’obtention de résultats statistiquement significatifs.

Raffinement

L'implantation des objets métalliques par chirurgie se fait sous anesthésie générale, avec analgésie. De plus, nous avons mis au point une grille permettant de quantifier la douleur des souris. Les critères sont la perte de poids, l’apparence, le comportement, l'activité de souris et des signes cliniques tels que les yeux anormaux, un écoulement nasal, ou un fèces anormal. Les animaux seront observés le lendemain puis deux fois par semaine suite à l'injection des sondes thermiques, tous les jours pendant 3 jours suite à l'implantation d'objets métalliques, et 7 jours suite à la vaccination, puis 2 fois par semaine. Des points limites ont été établis, et selon le score de douleur et sa persistance, la douleur sera traitée soit par analgésie, soit les animaux seront euthanasiés. La perte de poids pouvant être signe de déshydratation sera traitée par injection de solution de réhydratation. Afin de diminuer le stress potentiel des souris, elles sont habituées avant les expériences à être manipulées et à des changements d'environnement. Enfin, les animaux sont maintenus sans isolement, avec enrichissement (bâtons à ronger, éléments permettant la nidification, accès illimité à la nourriture et l’eau de boisson), et sont observés tous les jours.

Choix des espèces

La souris dispose d'un système immunitaire proche de l'homme, bien caractérisé. De plus, c'est un animal qui régule la température comme l'homme. Les animaux seront utilisés entre 8 et 20 semaines (âge adulte),

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 330
Rats : 330
Souffrances
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▲ 660
Devenir
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 660

Une injection dans la plante d'une patte arrière déclenche une douleur qui peut durer jusqu'à six semaines, accompagnée d'évitement, d'anxiété, d'anhédonie, de perte de poids et de troubles du sommeil. 330 souris et 330 rats vont être utilisés sur cette base, dans des procédures classées en gravité sévère. La sensibilité douloureuse est ensuite mesurée sur une plaque dont la température varie de 5 à 55 °C, puis par des filaments appliqués six à huit secondes sur la patte blessée jusqu'au retrait vif, pendant que la grille de surveillance annoncée cote les vocalisations spontanées, l'automutilation et les contractions du visage. Tous les animaux sont tués à la fin, le résumé donnant pour seule raison des "études ex-vivo".

Objectifs

Le Trouble de Déficit d’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) est un trouble du neurodéveloppement qui survient dès l’enfance et perdure dans la plupart des cas à l’âge adulte. Il est caractérisé par la présence de troubles de l’attention, d’impulsivité et d’hyperactivité, et par la présence de nombreux troubles comorbides complexifiant à la fois son diagnostic et sa prise en charge. La douleur chronique est un de ces troubles comorbides avec des études rapportant une prévalence pour la douleur chronique de 80% chez les sujets avec TDAH, et à l’inverse, des travaux qui montrent que 73% des sujets avec douleurs chroniques présenteraient un TDAH. L’objectif général de ce projet est de mieux comprendre les bases neurobiologiques de la comorbidité entre TDAH et douleur chronique en testant l’hypothèse de l’implication de la neuroinflammation. Dans de précédentes études, il a été montré qu’un modèle de souris de TDAH bien caractérisé sur le plan comportemental présente une sensibilisation à la nociception suite à l’induction d’un modèle de douleur chronique impliquant une inflammation périphérique. L’objectif spécifique de ce projet est d’explorer le rôle de la neuroinflammation dans ces mécanismes de sensibilisation à la nociception par imagerie non invasive et métabolomique dans deux modèles animaux de TDAH et d’évaluer l’impact d’un traitement utilisé chez le patient TDAH, le méthylphénidate.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet vont permettre de mieux comprendre les différences d’activité et de connectivité cérébrale pouvant être à l’origine de troubles attentionnels, d’impulsivité et d’hyperactivité, de tester l’hypothèse du rôle de la neuroinflammation dans la comorbidité TDAH / douleur chronique comme supporté par des données acquises in vitro, et d’évaluer et comprendre un potentiel effet du méthylphénidate dans ce contexte. Ces effets seront évalués en parallèle sur le plan comportemental par collaboration avec un autre institut. L’ensemble de ces résultats nous permettra d’affiner nos connaissances sur cette pathologie et peut d’être d’ouvrir de nouvelles voies thérapeutiques dans la prise en charge des patients.

Procédures

2 injections en intrapéritonéale de 30 secondes du radiotraceur. Deux inductions d'1min d'anesthésie gazeuse pour l'induction et 2 imageries de 30 min sous anesthésie gazeuse. 1 injection intraplantaire 30 secondes. Tests comportementaux : 2 à 4 jours après injection intraplantaire pendant 30 min. 1 injection intraplantaire 30 secondes. Tests comportementaux : 2 à 4 jours après injection intraplantaire pendant 30 min. Deux inductions d'1min d'anesthésie gazeuse pour l'induction, deux poses de cathéther de 10min pour injection intra-veineuse . 2 injections en intraveineuse de 30 secondes du radiotraceur.

Impact sur les animaux

La manipulation avant l'anesthésie entraine un léger stress chez l'animal. La mise à jeun de l'animal (inférieur à 15h) peut engendrer du stress. La contention nécessaire à l'induction de l'anesthésie rajoute une source de stress supplémentaire. Une douleur au point d'injection du radiotraceur peut être ressentie. Un hématome au niveau de la queue à la pose ou au retrait du cathéter peut apparaitre. Une injection intraptéritonéale peut provoquer de la douleur. La nuisance liée à cette souche de rat est une augmentation de l’élévation de la pression artérielle chez ces animaux. Le modèle de douleur chronique induit de fait une douleur sur la plante du pied d’une patte arrière qui peut durer jusqu’à 6 semaines. Des répercussions sont possibles sur le comportement des rongeurs : Augmentation des comportements d’évitement et anxieux, anthédonie, perte de poids, troubles du sommeil. Nuisances de l’injection du méthylphénidate : une douleur au point d’injection en intrapéritonéal peut être ressentie quelques heures. Nuisance des tests comportementaux : les animaux sont placés sur une plaque dont la température n’induit initialement aucune nociception. Nous ferons varier progressivement la température de cette plaque avec des valeurs comprises entre 5°C et 55°C. Pour le second test, les animaux sont placés dans une cage dont le plancher est muni d’un filet métallique maillé. Une série de monofilaments, avec des forces croissantes allant de 0.04g à 4g sont utilisés pour délivrer une pression mécanique sur la patte postérieure. Chaque filament est appliqué pendant 6 à 8 secondes. La réponse douloureuse est caractérisée par un retrait vif de la patte.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés pour des études ex-vivo.

Remplacement

A ce jour, aucune méthode in vitro ni in silico n’est disponible pour répondre à la problématique posée. En effet, notre étude vise à étudier l’organisme vivant dans son intégralité. Seules les études chez l’animal peuvent reproduire la complexité de l’ensemble des processus physiopathologiques dans leur intégralité.

Réduction

Les effectifs sont calculés et optimisés de manière à utiliser un minimum d’animaux tout en conservant une grande puissance statistique. Il faut également que la taille d’effectif soit suffisante pour tenir compte de la variabilité inter-individuelle. L’imagerie permet d’utiliser un même animal pour différentes conditions optimisant la quantité d’animaux nécessaire pour l’étude. Nous utiliserons 2 espèces animales, avec un total 660 animaux sur 5 ans soit 330 souris et 330 rats pour répondre à nos objectifs.

Raffinement

Les conditions d’élevage seront optimales au regard des normes en vigueur avec enrichissement du milieu (papier absorbant, cabanes, et/ou tubes). Les animaux seront hébergés une semaine avant l’initiation des expériences. Ils seront observés quotidiennement. Des habituations à l’imagerie seront réalisées au minimum 3 jours avant la réalisation du protocole d’imagerie afin d’habituer les animaux à la salle d’expérimentation et son environnement. Il en sera de même pour les expériences de comportements. Une surveillance accrue d’une semaine sera réalisée pour suivre chaque animal. Les expérimentateurs donneront une récompense à l'animal après les injections. Les imageries seront réalisées sous anesthésie gazeuse. Durant toutes les expérimentations d’imagerie, les animaux seront maintenus dans un lit thermorégulé et un monitoring de la température corporelle sera réalisé à l’aide d’une sonde mise en place sous le ventre de l’animal. De plus, un monitoring respiratoire sera opéré à l’aide d’un capteur relevant la fréquence respiratoire. Une protection oculaire sera appliquée. Des points limites gradés seront évalués, 4 facteurs seront estimés au cour de la surveillance des animaux: 1/ la posture sera mesurés; normal (score 0), manque de toilettage (score 1), pelage terne (score 2), dos arrondi (score 3); 2/ l'alimentation: normal (score 0), perte de poids inférieure à 5% (score 1), perte de poids de 0-15% (score 2), perte de poids supérieure à 15% (score 3); 3/ comportement naturel: normal (score 0), légères modifications (score 1), moins mobile et attentif, isolé (score 2), vocalisations spontanées, automutilation, animal agité, ou immobile (score 3); 4/ expression faciale: contraction orbitaire (score 0 à 2) , gonflement du nez (score 0 à 2), gonflement des joues (score 0 à 2), position des oreilles (score 0 à 2), changement des moustaches (score de 0 à 2).

Choix des espèces

Le choix de la souris et du rat est conditionné par les modèles utilisés dans cette étude. Les souris seront étudiées à l’âge adulte. Les rats seront étudiés avant 10 semaines pour éviter le développement d’une hypertension artérielle décrite entre 8 et 10 semaines chez ces rats et qui est un facteur confondant à l’étude.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 500
Souffrances
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▲ 250
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Devenir
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 500

Toutes tuées pour le prélèvement de leurs organes, 500 souris immunodéficientes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles reçoivent une irradiation puis une injection de cellules humaines, subissent une greffe de peau de cinquante minutes sous anesthésie, et portent ensuite une dizaine de jours un pansement qui gêne leurs mouvements. La troisième procédure déclenche volontairement une maladie du greffon contre l'hôte, que le porteur classe en gravité sévère parce qu'elle engendre des "douleurs systémiques et importantes". Il écrit que les animaux sont "sacrifiés" dès que les points limites sont atteints, ce qui garantirait "leur bien-être autant que possible".

Objectifs

L’objectif de ce projet est de mieux comprendre comment le système immunitaire déclenche le rejet d’une greffe et de développer des solutions pour contrôler ce rejet. Plus précisément, ce travail explore le rôle des monocytes, un type de cellule immunitaire, dans ces processus. Nous cherchons à comprendre ce qui favorise ou freine leur activation qui joue un rôle clé dans le rejet. Notre équipe a découvert que certains récepteurs présents sur les monocytes sont impliqués dans le rejet des greffes rénales. Pour mieux comprendre leurs mécanismes, notre laboratoire a mis au point des approches innovantes en utilisant des monocytes modifiés génétiquement pour exprimer ou non ces récepteurs. Cependant, bien que ces stratégies aient donné des résultats prometteurs in vitro, elles doivent encore être testées sur des modèles animaux avant de pouvoir être appliquées en clinique. Les expériences in vitro ne peuvent pas reproduire toute la complexité des interactions cellulaires qui se produisent dans un organisme vivant, comme la manière dont les monocytes s’infiltrent dans le greffon, interagissent avec ses cellules, ou encore la dynamique du rejet et l’impact des traitements immunosuppresseurs sur ces étapes. Ces modèles précliniques permettront de valider nos approches et de mieux comprendre ces phénomènes complexes.

Bénéfices attendus

L’insuffisance rénale chronique est une des causes de décès qui augmente le plus rapidement dans le monde, touchant 850 millions de personnes en 2023. D’ici 2040, elle pourrait devenir la cinquième cause de mortalité mondiale. En France, cette maladie concerne environ 10 % de la population, dont 90 000 patients atteints d’insuffisance rénale terminale nécessitant soit une hémodialyse, soit une transplantation rénale. Bien que la transplantation rénale améliore nettement la qualité de vie des patients, son efficacité est limitée par le rejet de greffe. Pour prévenir ce rejet, les patients doivent suivre un traitement immunosuppresseur quotidien qui inhibe leur système immunitaire. Cependant, malgré ces traitements, les rejets à long terme restent fréquents. Environ 45 % des greffons cessent de fonctionner après 10 ans, et ce taux n’a pas diminué depuis 20 ans. Cela s’explique en partie par le fait que les traitements actuels ciblent uniquement les lymphocytes, une famille de cellules immunitaires, sans agir sur les monocytes, alors que ces derniers jouent un rôle central dans le rejet des greffes. Notre projet a pour objectif principal de mieux comprendre le rôle des monocytes dans le rejet des greffes, notamment en explorant leurs récepteurs spécifiques. À moyen terme, ce travail fournira des informations clés sur les mécanismes impliqués et permettra de développer des stratégies pour viser les monocytes afin de réduire les risques de rejet. En optimisant la survie des greffons, ce projet pourrait significativement améliorer la durée de vie des greffes rénales à long terme et, par conséquent, la qualité de vie des patients.

Procédures

Procédure d’humanisation : Les souris vigiles recevront une irradiation suivie d'une seule et unique injection intraveineuse (veine caudale). Chaque souris subira un ou deux prélèvements sanguins mandibulaires sous anesthésie gazeuse. Procédure de greffe de peau : greffe de peau sous anesthésie générale et analgésie en condition aseptique (50 minutes) . Un pansement sera réalisé afin de protéger la greffe. Procédure de maladie du greffon contre l’hôte xénogénique : Les souris vigiles subiront deux injections intraveineuses (veine caudale, douleur légère et de courte durée), une pour recevoir les cellules induisant le rejet et la deuxième pour recevoir le traitement. A la fin de la procédure, chaque souris subira un prélèvement sanguin mandibulaire sous anesthésie gazeuse (douleur légère et de courte durée) avant euthanasie.

Impact sur les animaux

Les nuisances et effets indésirables attendus dans ce projet sont les suivants : Dans ce projet, la procédure d’humanisation est considérée de classe de gravité légère. Il s’agit ici d’une irradiation pouvant induire un léger stress (durée 1 minute) suivie d'une injection intraveineuse unique. La greffe cutanée est considérée comme de gravité modérée. Les souris receveuses seront rasées et le greffon cutané sera maintenu cousu sur la peau des souris et recouvert d’un pansement le temps de la prise de greffe (environ 10 jours). Ce pansement peut gêner physiquement les souris receveuses dans leurs mouvements. Le rejet du greffon cutané peut engendrer des démangeaisons locales à la souris. La procédure de maladie du greffon contre l’hôte est considérée comme sévère car elle engendre des douleurs systémiques et importantes.

Devenir

A la fin des procédures 1 et 2, toutes les souris seront euthanasiées pour prélèvement des organes et analyses.

Remplacement

Pour étudier le fonctionnement du système immunitaire lors de greffes, de traitements contre le rejet ou de l’utilisation de médicaments qui modulent l’immunité, il est indispensable d’utiliser un modèle animal, en particulier un mammifère doté d’un système immunitaire complexe. Les expériences sur des cultures cellulaires en laboratoire apportent des informations utiles, mais elles ne suffisent pas à reproduire la complexité du système immunitaire tel qu’il fonctionne dans un organisme vivant. Le modèle animal est donc essentiel pour vérifier que les thérapies développées dans ce projet sont réellement efficaces, car il inclut tous les acteurs cellulaires qui interagissent dans des conditions naturelles.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés dans nos expériences est calculé avec précision grâce à un outil en ligne appelé EDA (Experimental Design Assistant). Cet outil, développé par le NC3Rs, une organisation scientifique basée au Royaume-Uni, aide les chercheurs du monde entier à appliquer les principes des 3R (Remplacer, Réduire, Raffiner). En suivant les standards recommandés pour les études sur les animaux, l’EDA calcule le nombre minimum nécessaire d’animaux pour obtenir des résultats fiables. Il s’assure que nous pourrons mettre en évidence l’efficacité de nos traitements tout en limitant autant que possible l’utilisation d’animaux.

Raffinement

Les souris immunodéficientes, dépourvues de système immunitaire, seront maintenues dans des cages stériles pour les protéger des infections. Toutes les manipulations sont effectuées sous un poste microbiologique stérile pour garantir leur sécurité. Lors de la greffe de peau (procédure de gravité modérée), la gestion de la douleur comprend une anesthésie générale et une analgésie pendant et après l’intervention chirurgicale. Un suivi quotidien avec des critères précis (points limites) est mis en place pour surveiller leur état durant cette période. Pour réduire le stress physique lié au pansement, les souris reçoivent une alimentation sous forme de gel hydraté déposé au fond de la cage pour faciliter leur accès à la nourriture et à l’eau. Pour la procédure de maladie du greffon contre l’hôte (gravité sévère), des traitements spécifiques développés par notre laboratoire sont administrés de manière préventive. Là encore, un suivi quotidien et des points limites définis permettent de surveiller l’état des animaux. Une alimentation hydratée est également fournie pour limiter le stress physique lié à la maladie. Dans les deux cas, les animaux sont sacrifiés dès que les points limites définis dans chaque procédure sont atteints, garantissant leur bien-être autant que possible.

Choix des espèces

La Souris est un modèle de choix dans ce projet pour plusieurs raisons. Son système physiologique est très proche de celui de l’humain, ce qui permet d’étudier les réponses immunitaires et d’évaluer des thérapies cellulaires dans des conditions représentatives. Par rapport à d’autres espèces, la Souris présente des avantages pratiques et scientifiques. Elle est petite, facile à manipuler et nécessite moins d’espace et de ressources que des modèles plus grands comme les primates ou les porcs. De plus, les modèles murins utilisés dans ce projet sont validés par la communauté scientifique internationale, garantissant leur pertinence pour des études de pointe. Ils offrent une combinaison unique de complexité biologique, accessibilité expérimentale et pertinence pour des applications cliniques, ce qui les rend particulièrement adaptés aux recherches sur les thérapies innovantes. Enfin, la Souris est l’une des espèces les mieux caractérisées génétiquement. Les outils de modification génétique disponibles pour cette espèce sont très avancés, permettant de créer des modèles sur mesure adaptés à des questions de recherche spécifiques. Par exemple, des souris immunodéficientes sont utilisées ici pour étudier les thérapies cellulaires humaines en leur injectant des cellules souches humaines. Cela permet de recréer un environnement proche du système immunitaire humain, ce qui serait difficilement réalisable chez d’autres espèces. Ici, des souris immunodéficientes âgées de 6 semaines au maximum seront utilisées pour l’injection des cellules souches car le développement du système immunitaire humain prend environ 11 semaines post injection.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 48
Souffrances
▲ -
▲ 2
▲ 46
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Devenir
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 48

Pour tester si le rétablissement du rythme naturel de sécrétion de l'hormone de croissance freine l'atteinte du foie, 48 souris rendues malades d'une glycogénose vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. À sept jours de vie, un morceau de queue leur est prélevé pour le génotypage, puis viennent cinq jours d'injections, une chirurgie de trente minutes pour poser un cathéter dans la veine jugulaire et une pompe programmable, cinq jours de perfusion et un jeûne de six heures avant la mise à mort. La glycémie se mesure sur une goutte de sang obtenue en sectionnant l'extrémité de la queue, ce que le porteur décrit comme douloureux. Il indique que ces souris peuvent faire des hypoglycémies sévères avec un mal-être important, et que la gestion de l'élevage laisse subsister 1 à 2 % de décès, généralement la nuit.

Objectifs

Alors que le diabète se caractérise par trop de sucre (glucose ; hyperglycémies) dans le sang, la glycogénose de type 1 est une maladie métabolique rare qui entraine des hypoglycémies (baisse du glucose dans le sang) pouvant être fatales. Elle est due à des mutations génétiques d’une enzyme qui permet à l’organisme de produire du glucose en dehors des périodes de prise alimentaire, pour maintenir un taux de glucose sanguin stable (1g/L). Une prise en charge nutritionnelle est basée sur la consommation de sucres complexes comme la Maïzena et sur une prise alimentaire régulière y compris la nuit. Ces patients développent aussi un foie gras, et environ 80% de ces patients présentent des tumeurs du foie. Contrairement à ce qui est observé chez la plupart des diabétiques, la maladie hépatique ne progresse pas avec la même incidence entre les femmes et les hommes et n’évolue pas vers le stade de cirrhose. Grâce au développement d’un modèle de souris viables reproduisant toute la pathologie du foie de la glycogénose, il a été montré un défaut de sécrétion de l’hormone de croissance. Cette hormone, produite par l’hypophyse, a la particularité d’être sécrétée différemment chez les mâles (de façon pulsatile) et les femelles (en continu à faible niveau), ce qui lui confère des effets sexe-dépendants sur un de ses organes cibles qu’est le foie. Cette pulsatilité de sécrétion est perdue chez les souris mâles atteints de glycogénose, ce qui pourrait expliquer l’évolution particulière de la maladie du foie dans cette maladie. Notre projet consiste à évaluer l’effet de la libération physiologique de l’hormone de croissance en rétablissant la pulsatilité de sécrétion de l’hormone de croissance chez des souris atteintes de glycogénose. Ceci sera réalisée grâce à une mini-pompe programmable délivrant l’hormone dans la circulation sanguine. L’importance de la pulsatilité sera évaluée par comparaison à des souris traitées avec une dose supra-physiologique quotidienne unique, qui reflète le mode de traitement administré chez l’homme. Le non-respect de la pulsatilité pourrait avoir un impact non négligeable sur l’évolution à long terme de la maladie hépatique de la glycogénose.

Bénéfices attendus

Les résultats issus de ce projet permettront de mieux comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans la maladie hépatique associée à la glycogénose. A partir de nos données préliminaires démontrant un défaut de sécrétion de l’hormone de croissance, nous avons émis l’hypothèse que le rétablissement de sa sécrétion à des rythmes physiologiques devrait permettre de retrouver un contexte hépatique similaire à ce qui est observé chez les patients diabétiques obèses qui présentent aussi un foie gras. Dans le cadre de la glycogénose, quelques rares données suggèrent des perturbations hormonales, en particulier une diminution de la sécrétion de l’hormone de croissance. Ceci explique les retards de croissance observés chez ces patients. Notre étude devrait mettre en évidence que ces perturbations hormonales ont un impact plus large, en particulier sur la progression de la maladie hépatique. Nos résultats pourraient être importants pour la prise en charge d’autres pathologies puisque la pulsatilité de la sécrétion de l’hormone de croissance n’est jamais prise en compte dans les traitements chez l’homme. Une délivrance plus physiologique de cette hormone pourrait éviter les effets secondaires liés à son injection chronique à des doses supra-physiologiques.

Procédures

Afin de sélectionner les souris transgéniques nécessaires au projet, un petit morceau (1mm) de tissu sera prélevé à l’extrémité de la queue pour caractériser leurs gènes. La durée du geste est de quelques secondes. A l’âge de 6-8 semaines, les souris subiront une injection tous les jours pendant 5 jours (quelques secondes/souris). Environ 4 mois après le développement de la glycogénose, une partie des souris subira une chirurgie afin de poser un cathéter en veine jugulaire et une pompe programmable permettant la délivrance pulsatile d’hormone de croissance. La chirurgie devrait durer au maximum 30 min. Après une période de récupération post-opératoire d’au moins 1 semaine, les souris seront perfusées soit avec une solution d’hormone de croissance, soit avec du sérum physiologique, de façon pulsatile (changement de débit toutes les 3h), pendant 5 jours. Un autre lot de souris subira 1 injection quotidienne d’hormone de croissance pendant 5 jours (quelques secondes/souris). Un groupe de souris saines injectées avec du sérum physiologique constituera le groupe de référence (quelques secondes/souris) pendant 5 jours. En fin de protocole (5 jours après le début des traitements à l’hormone de croissance), les souris seront mises à jeun pendant 6h avant leur mise à mort. Une mesure de glycémie sera réalisée à partir d’une goutte de sang prélevée à l’extrémité de la queue dès 2h30 de jeûne. Une prise de sang sera réalisée juste avant la mise à mort. Le prélèvement durera environ 15 secondes.

Impact sur les animaux

A l’âge de 7 jours, les souris transgéniques subissent une biopsie de la queue afin de les génotyper. Ceci entraine une légère douleur et un stress lié à la contention des nouveau-nés. L’induction de la glycogénose sera obtenue après une série d’injections en sous-cutané pendant 5 jours, à l’âge de 6-8 semaines, pouvant engendrer une légère douleur. L’immobilisation de la souris ne nécessite pas de contention en main mais peut induire un léger stress. Ces souris peuvent développer des hypoglycémies sévères si elles ne s’alimentent pas régulièrement. Dans ce cas, les souris présentent un mal-être important lié à l’hypoglycémie. Actuellement, la gestion de l’élevage permet de limiter les décès liés aux hypoglycémies sévères, mais 1 à 2% de décès peuvent être rencontrés généralement durant la nuit. Les hypoglycémies peuvent être plus fréquentes lors de l’anesthésie et lors de la mise à jeun en fin de protocole. La glycémie sera mesurée à partir d’une goutte de sang obtenue après section de l’extrémité de la queue ce qui entraine de la douleur Au-delà de 15 mois de maladie, ces souris peuvent développer des tumeurs du foie. Dans ce projet, les souris seront mises à mort au plus tard 6 mois après l’induction de la maladie. Après 4 mois d’induction de la maladie, certaines souris subiront une chirurgie permettant la pose d’un cathéter en veine jugulaire et d’une pompe programmable permettant la délivrance pulsatile d’hormone de croissance. Le risque d’hémorragie lors de la chirurgie est très faible et la chirurgie est susceptible de provoquer de la douleur. Un autre lot de souris subira 1 injection/jour pendant 5 jours, ce qui peut induire une légère douleur. L’immobilisation de la souris pour ces injections ne nécessite pas de contention en main mais peut induire un léger stress. Une prise de sang sera réalisée juste avant la mise à mort. La piqure entraine une légère douleur et la contention de l’animal entraine un stress.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement du foie, de l’hypophyse, du cerveau (hypothalamus) et les testicules afin de réaliser des analyses anatomo-pathologiques et moléculaires

Remplacement

Même s’il est maintenant possible de produire des petits organes en culture qui intègrent les différents types de cellules du foie, la pathologie hépatique de la glycogénose met en jeu un dialogue complexe entre ces cellules du foie et les cellules du système immunitaires de la circulation sanguin ainsi que des régulations hormonales. Une étude préliminaire réalisée in vitro sur des cellules du foie de souris traitées avec de l’hormone de croissance de façon cyclique a permis de valider notre hypothèse de travail. Cependant, il est important maintenant de conserver la physiologie de l'organisme pour comprendre les mécanismes initiés par la pulsatilité de l’hormone de croissance sur le foie. Ce projet nécessite donc de travailler avec un modèle animal permettant de maintenir les interactions inter organes. Dans le cadre de cette étude, l’hypothalamus, l’hypophyse, les testicules, le foie et le sang seront prélevés pour étudier en détail l’ensemble des régulations à l’échelle de l’organisme.

Réduction

-Le nombre de souris a été calculé au plus juste à partir des connaissances de la pathologie étudiée, des modèles animaux, du métabolisme et grâce aux connaissances acquises par les études précédentes. Afin de réaliser une analyse statistique, des groupes de 10 souris maximum, permettront de réaliser à la fois les études moléculaires et histologiques. Des tests statistiques permettront de comparer les différents groupes de souris entre eux. -Dans le but de réduire le nombre d’animaux à produire, certains animaux sont des souris déjà utilisées dans un autre protocole, sans avoir subi de procédures sévères entrainant un mal-être ou une douleur importante. -Au total, ce projet réalisé sur 3 ans nécessitera au maximum 48 souris, incluant l’obtention de 22 nouvelles souris transgéniques et de 26 souris « réutilisées ».

Raffinement

-La pathologie est induite uniquement dans le foie des souris à l’âge adulte ; ceci permet d’éviter les hypoglycémies sévères qui peuvent être fatales et de passer la période néonatale. -Contrôle des risques d’hypoglycémie en limitant les efforts des souris pour accéder à la mangeoire (croquettes dans la cage et tétines de biberon longue). En cas d’hypoglycémie, une solution de sucre (glucose) sera administrée à la souris et une partie de la cage sera placée sur une plaque chauffante pour maintenir sa température corporelle. Les animaux seront entraînés à recevoir du glucose à la pipette par voie orale avant l’induction de la maladie. -Afin de limiter la douleur, une crème anesthésiante sera appliquée sur les zones qui peuvent être douloureuses. -Les chirurgies seront réalisées sous anesthésie avec un traitement analgésique et antalgique adapté pendant plusieurs jours afin de limiter la souffrance, la douleur et le stress de l’animal pendant et après cette chirurgie. Elle sera réalisée dans des conditions d’asepsie afin d’éviter tout risque d’infection. Afin de limiter au maximum le risque d’hypothermie pendant la chirurgie, un module permettant de chauffer la boîte à induction et un tapis chauffant seront utilisés. La glycémie sera aussi contrôlée régulièrement afin d’intervenir au plus tôt pour administrer une solution de sucre. Enfin, tout le suivi post-opératoire se fera dans une pièce permettant de garder les souris à thermoneutralité. Un suivi de poids hebdomadaire, puis quotidien pendant la période post-opératoire permettra d’identifier une perte de poids anormale de l’animal. La mise en place d’une grille de score et l’utilisation de points limites adaptés a permis de déterminer les critères d’arrêt de souffrance à tout moment du projet.

Choix des espèces

En ce qui concerne la régulation de la glycémie, les études réalisées sur des vertébrés inférieurs tels que le poisson, montrent que les régulations ne sont pas les mêmes que chez les mammifères. Nous souhaitons donc réaliser nos expériences avec des modèles animaux, comme la souris, dont les systèmes de régulation sont semblables à l’Homme. Le modèle de souris transgéniques reproduit toute la pathologie humaine de la glycogénose, y compris le développement de tumeurs. Le protocole sera débuté chez des souris adultes âgées d’au minimum 6 à 8 semaines. L’induction de la glycogénose sera réalisée à l’âge adulte ce qui permet d’éviter l’apparition de retard de croissance dû à la maladie et de passer la période périnatale sans phénotype dommageable. Les perfusions seront réalisées 4 mois après le développement de la glycogénose. Seule la biopsie caudale pour génotypage sera réalisée chez les nouveau-nés âgés de 7 jours.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 3444
Souffrances
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Devenir
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Les souris reçoivent trois injections de vaccin en cinq semaines, selon les procédures dans l'abdomen, sous la peau, dans le derme, dans un muscle, par le nez ou par le vagin, et subissent six prises de sang entre la semaine qui précède la première injection et la cinquième semaine. 3 444 souris, dont des lignées génétiquement modifiées pour exprimer des protéines humaines, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour tester 18 vaccins contre le SARS-CoV-2, le virus Nipah, l'hépatite B, Chlamydia trachomatis, la coqueluche ou la tuberculose. Le porteur parle pourtant d'une nuisance légère au moment de chaque injection et de chaque prise de sang, et affirme que la réponse immunitaire est "sans conséquence sur l'animal". Toutes sont tuées à la fin de chaque procédure pour analyser leur moelle osseuse, leur rate, leurs ganglions et les tissus par lesquels entrent les pathogènes.

Objectifs

Les objectifs du projet sont de tester la capacité de vaccins à activer des réponses immunitaires dans les infections comme l’infection à SARS-CoV-2 (nouveaux variants), à Nipah virus (un virus léthal qui émerge contre lequel il n'existe pas de vaccin), HBV (le virus de l'hépatite B contre lequel il n'existe pas de vaccin), Chlamydiae trachomatis (CT, une bactérie sexuellement transmissible contre laquelle il n'existe pas de vaccin), Bordetella pertussis (responsable de la coqueluche dont les cas sont en nette augmentation du fait d'une diminution de la protection induite par le vaccin acellulaire) ou encore Tuberculosis mycobacterium (afin de traiter les formes latentes de la tuberculose) et d’identifier pour chaque vaccin la meilleure voie d’administration et le meilleur adjuvant afin d’obtenir des réponses immunitaires optimales et adaptées à chaque pathogène. Les plateformes vaccinales que nous évaluons dans ce projet ont démontré leur innocuité dans une précédente étude. Ce qui change ici ce sont les antigènes (petits morceaux de microbes qui ne donnent pas la maladie) véhiculés par ces plateformes vaccinales. Nous devons nous assurer que ces antigènes sont bien capables d'activer des réponses immunitaires dans un organisme vivant. Cette évaluation préclinique est primordiale avant de pouvoir tester ces vaccins chez l'homme dans des essais cliniques. Certains de nos vaccins sont des anticorps associés à des petits fragments de microbes. Ces anticorps reconnaissent des protéines humaines à la surface des cellules clefs pour activer le système immunitaire. Pour tester ces vaccins, nous devons utiliser des souris génétiquement modifiées qui expriment ces protéines humaines. Le projet vise également à déterminer la persistance de la réponse immunitaire induite par les vaccins après avoir choisi les plus efficaces et l’adjuvant le plus efficace pour chaque vaccin.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont le développement de nouveaux vaccins dans des maladies infectieuses avec un impact sur la santé humaine.

Procédures

Les interventions effectuées seront des injections de vaccins par voie intrapéritonéale, sous-cutanée, intradermique, intranasale, intramusculaire ou intravaginale selon les procédures ( à semaine 0, 3 et 5) et un prélèvement périodique de sang pratiqué sur les souris (Semaine (S)-1, S0+1 jour, S2, S3+1jour, S4, S5+1 jour) après la vaccination.

Impact sur les animaux

Les animaux recevront 3 injections de vaccin (nuissance légère au moment de l'injection) et seront soumis à des prélèvements sanguins réguliers (nuissance légère au moment du prélèment). La réponse immunitaire générée est sans conséquence sur l’animal tout le long de la cinétique expérimentale.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure afin d'évaluer les réponses immunitaires induites par les vaccins dans les organes lymphoïdes primaires (moelle osseuse) et secondaires (rate et ganglions lymphatiques) et dans les tissus périphériques portent d'entrée des pathogènes.

Remplacement

Les plateformes vaccinales utilisées dans ce projet ont déjà été évaluées dans un précédent projet. Ce qui change ici se sont les antigènes (petits fragments de microbes qui ne provoquent pas la maladie) véhiculés par nos plateformes vaccinales. Nous devons nous assurer que ces antigènes sont bien capables d'activer des réponses immunitaires dans un organisme vivant. Cette évaluation préclinique est primordiale avant de pouvoir tester ces vaccins chez l'homme dans des essais cliniques. Les nouvelles versions de vaccins que nous allons tester dans ces modèles animaux ont été présélectionnés sur la base de plusieurs tests in vitro sur des cellules en culture. Ainsi seuls les vaccins candidats qui auront donné les meilleurs résultats seront ensuite utilisés chez l’animal. Nous nous proposons ici de tester l’efficacité de ces vaccins pré-sélectionnés dans des modèles de souris (induction de réponses immunitaires systémiques, muqueuses et de longue durée). Les réponses immunitaires sont des processus complexes dont la mise en place est conditionnée par des interactions dynamiques impliquant de nombreux partenaires cellulaires présents dans différents compartiments de l’organismes (site d’entrée du pathogène/antigène, ganglion drainant, site effecteur). A l’heure actuelle, aucune approche in vitro ne permet de reproduire de façon satisfaisante l’ensemble des phénomènes impliqués dans l’initiation des réponses immunitaires dans le cadre d’une infection naturelle ou après une vaccination. C’est pourquoi nous avons besoin de travailler avec ces modèles animaux.

Réduction

Dans le cadre de la « Réduction », nous avons calculé le nombre minimal de souris (n=7 par groupe) nécessaires pour que les résultats soient significatifs et selon nos précédents travaux. Il s'agi ici de tester 18 vaccins avec et sans adjuvant et injectés selon différentes voies afin de trouver les meilleures conditions d'utilisation de ces vaccins c'est-à-dire l'adjuvant et la voie d'administration qui induiront les réponses immunitaires optimales. Ce nombre, impliquant tous les groupes des six procédures, est estimé à 3444 souris et est calculé sur la base d’une formule statistique couramment utilisée dans l'expérimentation animale afin de calculer au plus juste le nombre d'animaux par procédure.

Raffinement

Les souris sont élevées avec soin et respect, en présence d’éléments d’enrichissement (bandelette de coton et neslets pour faire un nid et un tunnel en carton pour se réfugier et jouer) afin de réduire au maximum la souffrance animale, qu’elle soit physique ou psychique. Nous avons ainsi établi une grille de bien-être des animaux qui comprend l'évaluation de 10 signes cliniques et prend en compte des points limites. Les animaux sont toujours manipulés par une personne expérimentée.

Choix des espèces

Nous avons choisi de travailler chez la souris car notre projet nécessite d’étudier les réponses immunitaires chez des animaux génétiquement modifiés afin de d'exprimer un gène humain dans un type cellulaire donné. En effet, certains de nos vaccins sont des anticorps associés à des petits fragments de microbes. Ces anticorps reconnaissent des protéines humaines à la surface des cellules clefs pour activer le système immunitaire. Pour tester ces vaccins, nous devons utiliser des animaux génétiquement modifiées qui expriment ces protéines humaines. Ces modifications génétiques sont possibles chez la souris. D’autre part, les modèles murins de vaccination ont déjà été mis au point et sont largement décrits dans la littérature. Les souris seront utilisées à l’âge adulte (après 8 semaines afin de minimiser l’impact des perturbations endocriniennes observées avant cette tranche d’âges).

Physiologie en Pratique

(NTS-FR-935621v1 – 27/01/2025)
  • Enseignement supérieur
Souris : 60
Souffrances
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Devenir
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Mises à jeun quatorze à quinze heures pour la moitié d'entre elles, puis enfermées cinq minutes dans une enceinte de 800 cm3 où leur consommation d'oxygène est mesurée, 60 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont tuées ensuite, le projet reposant sur des prélèvements de biopsies et de plasma. L'objectif est pédagogique, initier des étudiants de deuxième année de licence à la physiologie animale, chaque binôme travaillant sur une souris. Le porteur décrit une veille active vers des simulateurs numériques, qu'il situe à un stade "incompatible avec les objectifs pédagogiques", et qualifie le recours à l'animal d'"indispensable".

Objectifs

L'objectif de cette formation est d'initier les étudiants de 2eme année de la Licence de Sciences à la physiologie animale par la pratique expérimentale.

Bénéfices attendus

Les étudiants connaitront les problématiques de l'expérimentation animale, apprendront à se confronter à une démarche scientifique, mettront en oeuvre les bonnes pratiques de laboratoire et seront capables d'expliquer un processus physiologique en utilisant leurs connaissances fondamentales et les résultats de l'expérimentation réalisée.

Procédures

Etape 1: La moitié des animaux seront soumis à un jeûne de 14-15 h, l'autre moitié sera nourrie. Etape 2 : Les animaux seront maintenus dans une enceite de 800 cm3 pendant 5 minutes au cours desquelles leur consommation d'O2 et leur production de CO2 seront enregistrée. Cette étape nécessite une manipulation des animaux qui dure environ 30 secondes.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront être légèrement stressés par les étudiants au début de l'expérience. C'est pour cela qu'un temps est dédié lors du jour 1 à la familiarisation avec la manipulation des animaux. Le confinemment dans l'enceinte de calorimétrie peut stresser certains animaux. Une fenêtre permet de surveiller leur activité et le suivi du taux de CO2 permet de détecter une consommation anormale d'O2 due au stress et de ressortir l'animal le cas échéant. La mise à jeûn induit une perte de poids. L'expérience des années passées nous montre qu'avec la souche utilisée (RjOrl:SWISS) cette perte est cependant largement inférieure à 20 % après un jeûne nocturne.

Devenir

Le cohérence du projet pédagogique repose sur l'obtention de données in vivo et sur des mesures réalisée à partir de biopsies ou de plasma . Il est donc nécessaire d'euthansaier les animaux après la procédure de calorimétirie.

Remplacement

Le replacement des animaux utilisés à des fins d’enseignement est mis en œuvre par l’équipe pédagogique de physiologie animale de manière globale et cohérente sur l’ensemble des 3 années de la formation par l’équipe pédagogique. Cette stratégie repose sur le développement de travaux pratiques expérimentaux sur explants, cellules animales ou bien sur ordinateur quand les logiciels de simulation numériques pertinents sont disponibles. La seule exception concerne l’étude de fonctions totalement intégrées complexes comme l’ajustement métabolique induit par le jeûne (mobilisation simultanée de plusieurs organes, régulations hormonales, etc), étudié dans l'Unité d'Enseignement "Physiologie en Pratique". En absence de simulateur numérique éprouvé, le recours à l’animal reste indispensable, pour que les étudiants comprennent les liens de causalités entre les différentes régulations. Les enseignants mènent une veille active et interagissent avec des mathématiciens et informaticiens dans le but d’évoluer vers des outils numériques de remplacement qui pour l’instant sont à un stade de développement incompatible avec les objectifs pédagogiques visés, en particulier en termes de développement logiciel.

Réduction

L'accès à l'Unité d'Enseignement "Physiologie en Pratique" est soumise à un numerus clausus fixé à 20 étudiants. Les étudiants travaillent obligatoirement en binômes ce qui limite le nombre d'animaux à 10 par année auquels se rajoutent 2 animaux supplémentaires prévus en cas de critère d'inclusion non satisfait : animal bléssé, poids insuffisant, agressivité/isolement). Chaque binôme n'utilise qu'un seul animal puisqu'il traite une seule condition expérimentale et échange les résultats avec un binôme ayant traité l'autre condition expérimentale, l'utilisation est donc réduite à 0,5 animal/étudiant.

Raffinement

Après livraison des animaux par le fournisseur agréé et en attente de leur utilisation (délai d'adaptation au sein de l'établissement minimum de 5 jours), les animaux sont hébergés par groupe (4-5 animaux par cage) avec enrichissement réglementaire (maisonnette). Afin de diminuer la nervosité des mâles un mini tunel en carton , de la frisure et 2 à 3 buchettes Aspen brick 5x1x1cm (bois tendre) sont ajoutés dans chaque cage. Si au cours de l’hébergement, un animal présente un comportement agressif, ce dernier sera euthanasié si c'est plus de 24 h avant la fin de l'expérimentation ou bien isolé dans une cage si c'est moins de 24 h avant la fin de l'expérimentation. S’il présente des blessures, il sera retiré de la procédure et euthanasié et remplacé par un animal supplémentaire. L’état des animaux est surveillé tout au long de la procédure par les enseignants et les étudiants. Afin que les étudiants puissent comprendre les notions de bien être, d'état sanitaire et de stress chez la souris, ils évalueront par l'observation l'état de l'animal aux jours 1 et 2 à l'aide d'une grille d'observation dans laquelle sont reportés : l'état du pelage (lisse/hérissé), l'apparence des paupières (ouvertes/fermées), le comportement exploratoire (normal/prostration/immobilité) et le poids de l'animal.

Choix des espèces

1- La souris est un modèle pertinent pour étudier le métabolisme des mammifères. Les nombreuses données concernant la physiologie et la génomique de ce modèle fournissent des points de repères et de comparaison pour mettre en évidence le fonctionnement des processus physiologiques, éléments indispensables à la compréhension de ces processus par les étudiants. 2 - Tous les concepts et notions de physiologie intégrative enseignés en cours et en travaux dirigés concernent exclusivement les mammifères (humain en particulier), ce qui rend possible la transposition de ces concepts au modèle rongeur pour leur illustration. 3 - La petite taille de l'animal permet de miniaturiser l'expérience tout en fournissant suffisamment de matériel pour une mutualisation entre binôme. Les animaux utilisés seront des adultes de 6 semaines. Cela correspond à un poids de 30-34 g chez les mâles de la souche utilisée. Ce stade correspond à l'objectif pédagogique qui est de faire étudier expérimentalement aux étudiants l'adaptation métabolique au jeûne chez la souris adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 240
Souffrances
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Devenir
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240 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie subit une restriction alimentaire de 20 % pendant quinze mois à partir de l'âge de six mois, et toutes passent de seize à vingt jours en hébergement individuel avant un gavage, une thoracotomie sous anesthésie profonde, un prélèvement total du sang et une perfusion de paraformaldéhyde. L'objet reste exploratoire, comprendre comment une réaction inflammatoire cérébrale qui suit un repas gras évolue avec l'âge. Le porteur écrit que la restriction alimentaire prolonge la durée de vie de plusieurs mois, et affirme qu'aucune méthode de substitution ne permet d'étudier l'équilibre énergétique de façon intégrée.

Objectifs

L’existence d’une réaction inflammatoire postprandiale (ou postprandial inflammatory reaction, PIR) est maintenant bien documentée. En revanche, ses effets sur l’organisme sont encore mal connus. De même, les mécanismes biologiques sous-jacents induisant la PIR ne sont pas tous élucidés. La PIR apparaît chez l’individu sain dans un contexte de physiologie normale. Elle se caractérise par l’augmentation transitoire de facteurs inflammatoires circulants après un repas, qui est exacerbée lors d’une consommation d’un repas gras. Récemment, il a été montré que la PIR se développait aussi dans le cerveau chez la souris. La PIR cérébrale se caractérise notamment par une activation des cellules microgliales chez le jeune mâle adulte, sain, en réponse à un repas gras. Cette réponse est visible 3 heures après le début du repas et se produit dans l’hypothalamus, une structure impliquée dans la régulation de la prise alimentaire. Les mécanismes biologiques qui déclenchent la PIR cérébrale ne sont pas identifiés. Une hypothèse serait que les lipides nutritionnels qui se retrouvent dans la circulation générale après digestion et absorption soient capables d’activer directement les cellules microgliales de l’hypothalamus. Dans ce projet, nous allons étudier l’influence de l’âge sur la PIR cérébrale en l’analysant de manière comparée entre de jeunes adultes (2-3 mois) et des individus âgés (20-21 mois). En effet il a été montré que la régulation de la prise alimentaire se fait moins bien avec l’âge et que la réponse physiologique à un repas gras pourrait en être affectée. D’autre part, une restriction calorique modérée (20%) sur le long terme étant connue pour retarder le vieillissement, nous allons comparer l’installation de la PIR cérébrale chez des individus mâles âgés nourris ad libitum versus soumis à une restriction calorique modérée prolongée. Les résultats seront comparés aux données obtenues sur de jeunes mâles adultes. Au travers de différentes mesures, nous chercherons à établir des corrélations entre développement de la PIR cérébrale, comportement alimentaire, statut neuro-inflammatoire et compétences cognitives. PIR cérébrale et statut neuro-inflammatoire seront étudiés par histologie post mortem des cerveaux. Ce projet prévoit une étude sur 240 souris.

Bénéfices attendus

Les résultats permettront de mieux comprendre les déterminants biologiques de la PIR cérébrale chez la souris, et donneront des informations nouvelles sur l’impact des lipides nutritionnels sur le cerveau. Ce projet apportera de nouvelles connaissances sur le contrôle de l’appétit, et permettra de mieux comprendre les troubles du comportement alimentaire qui surviennent lors du vieillissement.

Procédures

Les interventions auxquelles les animaux seront soumis sont : -1 gavage 1 à 3 heures avant la mise à mort (durée

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables sont le stress et la douleur lors de la contention et du gavage, la douleur lors de l’injection intrapéritonéale d’anesthésique en point terminal pour tous les animaux, la douleur en point final lors de la thoracotomie ainsi que l’isolement de tous les animaux en fin de procédure, de 16 à 20 jours selon les procédures. La restriction alimentaire des animaux, même modérée, est source de stress à court terme. Elle est cependant bénéfique sur le long terme avec une courbe de poids stationnaire et une durée de vie prolongée de plusieurs mois.

Devenir

Les animaux seront tous mis à mort à l’issue des deux procédures afin de prélever : - le sang en vue d’analyses biochimiques plasmatiques - le cerveau en vue d’analyses histologiques

Remplacement

Cette étude nécessite l’utilisation de modèles expérimentaux vivants. En effet, il n’existe pas actuellement de méthodes ou de modèles de substitution permettant d’étudier l’équilibre énergétique et le dialogue inter-organes d’un point de vue intégré. De plus, les réponses comportementales autonomes et les sensations de faim et de satiété que nous souhaitons étudier représentent des paramètres complexes qui ne sont pas modélisables in vitro ou par simulation informatique. Ainsi ce projet sera réalisé chez la souris, qui constitue un modèle de référence pour les études métaboliques et neurophysiologiques. Cet animal nous permet d’obtenir des analyses fines du comportement alimentaire.

Réduction

La mise en place de conditions prandiales définies a été optimisée, standardisée et validées précédemment, ce qui permet de réduire la variabilité interindividuelle, d’éviter des études pilotes supplémentaires, et donc de réduire les effectifs nécessaires au projet. Le fait de travailler avec des animaux standardisés (sexe, âge, et fond génétique maitrisés) dans des conditions d’élevage standardisées (environnement, nutrition, intervention humaine) est un élément qui permet de réduire la variabilité inter-individuelle, et donc de réduire les effectifs nécessaires dans l’étude. Le nombre d’individu par lot (n=12) pour les analyses histologiques, biochimiques, et comportementales a été défini précédemment. Ces effectifs sont appropriés pour réaliser des tests de corrélation et des études statistiques comparatives suffisamment robustes. Nous utiliserons des tests statistiques permettant d’identifier de manière optimale les différences significatives entre les groupes expérimentaux sur des effectifs réduits. Dans le détail, une fois les conditions d’application des analyses vérifiées (nombre d’individus par lot, tests de normalité, test d’égalité des variances) les analyses comparées des groupes expérimentaux deux à deux seront réalisées à l’aide de tests t de student en cas de normalité des données ou de tests de rang dans le cas contraire.

Raffinement

Depuis l’arrivée des animaux au laboratoire, tout est mis en place pour réduire la souffrance et l’angoisse des animaux. L’enrichissement de l’habitat sera fait grâce à des dômes de nidation et carré de coton qui permettent l’expression de comportements innés et favorisent la protection des animaux. Après réception des animaux, deux semaines d’acclimatation sans intervention d’expérimentateurs sera respectée pour que les animaux puissent s’habituer à leur nouvel environnement et au personnel. Un suivi quotidien sera assuré pour veiller au bien-être des animaux avec la mise en place d’une grille de score, l’utilisation de points limites adaptés, d’un arbre décisionnel et de critères d’arrêt de souffrance, et de méthodes de mises à mort si nécessaire.

Choix des espèces

La souris représente l’espèce la plus adaptée au type de recherche que nous menons. Cet animal nous permet d’obtenir des analyses fines du comportement alimentaire. Enfin, cette espèce a été bien étudiée par la communauté scientifique et nous disposons maintenant d’outils génétiques spécifiques à cette espèce et d’intérêt dans notre projet. Pour l’influence de l’âge et le bénéfice de la restriction calorique, les expériences seront réalisées sur des souris (mâles) jeunes adultes (2-3 mois) et âgées (20-21 mois), afin de comparer les réponses cérébrales en fonction de l’âge.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 4800
Rats : 1440
Souffrances
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▲ 2720
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Devenir
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 1320
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4 800 souris et 1 440 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, un même groupe passant jusqu'à trois des cinq protocoles, et les souris modèles de trisomie 21, de syndrome de l'X fragile ou de narcolepsie les cinq, parce qu'elles sont disponibles en quantités limitées. Souris et rats sont placés dans le labyrinthe de Barnes, le labyrinthe en Y, le test de reconnaissance de nouvel objet, le rotarod et le test des trois chambres, avec pour une version une restriction alimentaire sur huit jours et, pour une autre, une lumière et un bruit forts destinés à les pousser vers un refuge. Des candidats médicaments leur sont administrés à différents moments du protocole. 1 320 animaux contrôles pourront être réutilisés dans d'autres projets, les autres sont tués, à commencer par ceux dont le traitement risquerait d'interférer avec une expérience ultérieure.

Objectifs

Il existe de multiples formes de mémoire chez l’humain, avec notamment la mémoire déclarative (ou explicite, que l’on peut verbaliser), qui est perturbée dans de nombreuses pathologies telles que la maladie d’Alzheimer, la schizophrénie, l’autisme, ou encore des maladies génétiques telles que la trisomie 21, le syndrome de l’X Fragile… Afin de chercher des pistes thérapeutiques à ces pathologies, il est nécessaire de passer par des tests chez l’animal, et donc de pouvoir évaluer leur mémoire déclarative de manière objective, car ils ne peuvent pas la verbaliser. Différents types de tests comportementaux ont été mis au point dans ce but, en utilisant des stratégies distinctes. Un première stratégie vise à approcher la mémoire déclarative humaine chez l’animal en mettant en jeu un sous-type de cette forme de mémoire, la reconnaissance/familiarité, qui peut être évaluée chez le rongeur. Le test le plus utilisé est celui de reconnaissance de nouvel objet, que nous utiliserons dans ce projet. Une seconde stratégie utilisée pour évaluer la mémoire chez l’animal repose sur un parallèle existant entre mémoire déclarative humaine et mémoire spatiale animale, qui reposent toutes les deux sur les mêmes structures cérébrales et qui partagent des mécanismes. Divers dispositifs ont été validés dans la littérature afin d’étudier cette mémoire spatiale chez la souris et le rat, et nous en utiliserons deux dans ce projet : le labyrinthe de Barnes et le labyrinthe en Y. Grâce à ces trois tests comportementaux évaluant des types de mémoire différents, nous avons pour objectif de tester l’effet sur la mémoire de nouveaux candidats médicaments développées dans notre centre de recherche (dont la majorité ont pour cible des récepteurs du système nerveux central). C’est pourquoi nous travaillerons tout d’abord sur des animaux standards dans un contexte physiologique afin de tester l’effet sur la mémoire des composés en conditions basales. Nous prévoyons aussi d’utiliser des modèles murins de pathologies génétiques (Trisomie 21 et syndrome de l’X Fragile) afin d’étudier l’effet bénéfique potentiel de nos composés pour réduire les déficits cognitifs présents dans ces modèles.

Bénéfices attendus

A court terme, et à l’échelle du laboratoire dans le développement préclinique de nouvelles entités pharmacologiques, ce projet permettra de caractériser l’effet de ces entités sur différents types de mémoire (reconnaissance d’objet, reconnaissance spatiale et sociale, mémoire à court ou long terme, flexibilité cognitive, mémoire procédurale). En travaillant tout d’abord chez des animaux standard en condition physiologique, on pourra ainsi sélectionner des composés présentant des effets pro-mémoire intéressants pour des applications dans des pathologies comportant des déficits mnésiques (exemples : maladie d’Alzheimer, schizophrénie, autisme…). Où à l’inverse, nous pourrons par exemple exclure du développement préclinique des molécules ayant un effet néfaste sur la mémoire. D’autre part, ce projet inclus trois modèles murins de maladies génétiques (trisomie 21, syndrome de l’X Fragile et narcolepsie), qui permettront de tester l’effet de nos nouvelles entités pharmacologiques sur les déficits cognitifs présents dans ces pathologies. Ainsi, à plus long terme et à l’échelle du développement clinique, ce projet pourrait permettre de fournir des données scientifiques précliniques robustes indispensables pour le développement de nouveaux candidats médicaments.

Procédures

Ce projet comporte 5 protocoles différents et indépendants. Dans le cas d’utilisation de souris et de rats standards, un même groupe de souris pourra être testé au maximum dans 3 des 5 protocoles. En revanche, dans le cas de l’utilisation des 3 modèles souris de la trisomie 21, du syndrome de l’X Fragile et de la narcolepsie, les mêmes souris seront soumises aux 5 protocoles car ces souris sont disponibles en quantités limitées. Le premier protocole est le test du labyrinthe de Barnes. Ce protocole sera déroulera sur plusieurs jours (une à deux semaines), et pour chaque journée chaque animal ne sera testé dans le labyrinthe qu'une à trois fois pour une durée de 3 minutes maximum chacune. Le second protocole est le test du labyrinthe en Y, qui pourra se décliner en 3 versions différentes. La première version se fera en un seul essai de 8 minutes ; la seconde version impliquera une restriction alimentaire légère (pour motiver la recherche de récompenses alimentaires) et se déroulera sur 8 jours avec au maximum 3 essais par jour de quelques minutes ; la troisième version aura lieu sur 1 à 2 jours avec 2 essais de 5 min séparés de 1h à 24h. Le troisième protocole de ce projet est le test de reconnaissance de nouvel objet. Ce test a lieu sur 2 jours, avec trois phases de 5 à 10 minutes chacune au sein du dispositif et séparées de 4-5h à 24h. Le quatrième protocole est le test de rotarod qui comporte 2 à 5 jours d’apprentissage comportant 1 à 4 essais par jour, avec un test de rappel composé de 1 à 4 essais 2 à 7 jours plus tard. La durée de chaque essai sera inférieure à 5 minutes. Le cinquième et dernier protocole est celui du test des 3 chambres, qui comporte 3 phases de 10 minutes, avec un délai entre les deux dernières phases allant de 1 min à 24h. Pour chacun des 5 protocoles de ce projet, des candidats médicaments seront administrés aux rongeurs à différentes phases du protocole (avant l’entraînement, avant le test de mémoire…) selon l’effet recherché.

Impact sur les animaux

Parmi les effets indésirables attendus sur les rongeurs, on aura le stress de la courte contention le temps de l’administration de produit, qui pourra également causer une courte et légère douleur dans le cas d’une injection. De plus, dans le cadre d'un protocole spécifique, les rongeurs pourront être soumis à une courte période de restriction alimentaire. Pour un autre protocole, la lumière et le bruit ambiant seront forts pour motiver la recherche d'un refuge dans un labyrinthe, et seront donc source de stress chez les animaux. Enfin, toutes nos procédures impliquent une manipulation des animaux pour les introduire dans les différents dispositifs, ce qui est source de stress, mais qui sera atténué par une habituation préalable et par le transport dès que possible via des tunnels ou sur le bras de l'expérimentateur pour éviter le soulèvement par la queue.

Devenir

Les animaux traités avec des composés pharmacologiques qui risqueraient d’interagir avec d’autres expérimentations dans le but d’une réutilisation seront mis à mort, tout comme les souris modèles de pathologies génétiques qui ne peuvent pas être réutilisées dans d'autres projets. Cependant, les animaux contrôles standards pourront être réutilisés dans d’autre projets selon les objectifs de recherche. La décision sera prise par le responsable projet (ou par une personne compétente désignée par lui) ou par le vétérinaire.

Remplacement

Ce projet ayant pour but de tester l’action pharmacologique de nouveaux composés sur la mémoire normale et pathologique, il est nécessaire de passer par des modèles animaux avant toute administration à l’homme. En effet, l’évaluation d’un processus aussi complexe et intégré que la mémoire, mettant en jeu de multiples aires cérébrales ne peut être réalisée in vitro ou in silico.

Réduction

Un effectif minimum de 16 souris/12 rats par groupe expérimental est prévu afin d’obtenir une robustesse satisfaisante des tests statistiques, au vu de la variabilité attendue du comportement des rongeurs dans nos tests comportementaux. Ces tests statistiques nous permettront en effet de déterminer pour chaque expérience s’il existe bien une différence entre notre groupe contrôle et notre/nos groupe(s) traités avec des composés pharmacologiques.

Raffinement

Une période d’acclimatation de 5 jours après l’arrivée des animaux est prévue avant le début des expérimentations. Tout au long des études, les animaux sont hébergés e, groupe dans des cages adaptées à l’espèce avec la présence d’enrichissement de milieu (tunnel, igloo, appareil de nidification…), et avec accès illimité à l’eau et à la nourriture. Les animaux sont observés chaque jour (week-end compris), et font l’objet d’un suivi du bien-être par l’expérimentateur chaque semaine avec entrée des observations (et des éventuelles actions prises) dans une base de données. Chaque animal est manipulé et pesé quotidiennement en phase active de protocole afin de diminuer le stress induit par la manipulation. Autant que possible, les animaux seront placés de manière transitoire dans des cages de transfert individuelles après l’administration de produits afin de réduire le stress induit par le replacement de l’animal au sein de ses congénères.

Choix des espèces

Le rat et la souris sont très classiquement utilisés dans la littérature au sein de tests comportementaux évaluant la mémoire, et les protocoles sont bien établis pour ces deux espèces, en particulier pour les trois tests utilisés dans ce projet. De plus, de nombreux parallèles existent entre les caractéristiques de la mémoire telle qu’elle est testée chez le rat ou la souris et les caractéristiques de la mémoire humaine, avec même des tests mnésiques réalisés chez la souris qui peuvent être transposés de manière très fidèle chez l’humain. D’autre part, la souris et le rat sont deux espèces pour lesquelles il est possible d’avoir des effectifs permettant d’avoir une robustesse des résultats statistiques, et pour lesquelles les quantités nécessaires de lots de recherche synthétisés par la chimie sont minimes. Les animaux sont utilisés au stade adulte chez la souris comme chez le rat. En effet les tests de mémoire sont classiquement réalisés dans la littérature sur des animaux adultes, avec un développement cérébral complet et des capacités cognitives et d’attention fonctionnelles.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Souris : 430
Souffrances
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▲ 430
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Devenir
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 430

Modifiées pour suractiver leur système lymphatique, 430 souris femelles vont être utilisées à partir de cinq semaines, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales sous la peau, puis des injections intrapéritonéales tous les deux jours pendant trois semaines, avant d'être transportées vers un second établissement où leur est infligée une perfusion intracardiaque sans réveil. Le porteur résume les atteintes en une phrase, des douleurs modérées et un léger stress liés au développement de la tumeur. La mise à mort sert à récolter les tissus, et le résumé revendique l'expérimentation animale comme "l'unique approche" pour comprendre ces processus.

Objectifs

Le système vasculaire lymphatique a pour but de drainer les graisses, les liquides interstitiels, les macromolécules et les cellules immunitaires afin de maintenir l'homéostasie tissulaire. En condition pathologique, il joue un rôle primordial dans le cancer. En effet, le système lymphatique est le premier site de dissémination métastatique des tumeurs solides, notamment au niveau des ganglions lymphatiques. La lymphangiogenèse, croissance de nouveaux vaisseaux lymphatiques à partir de vaisseaux préexistants, se développe à la fois sur le pourtour des tumeurs et dans le ganglion sentinelle afin de préparer la « niche métastatique ». Bien que ce processus ait été clairement démontré au cours des 20 dernières années, les mécanismes moléculaires restent encore à élucider. Dans ce projet, nous postulons que la croissance du système vasculaire lymphatique péritumoral est stimulée à la fois par la tumeur primaire, mais également par son microenvironement (tissu adipeux). Nous postulons qu’en ciblant le microenvironement tumoral, nous allons pouvoir réduire la lymphangiogenèse et inhibiter la formation de métastases. Afin d’identifier des cibles thérapeutiques anti-lymphangiogéniques, nous allons utiliser trois modèles murins de tumeurs solides ainsi qu’un modèle spontané de carcinome mammaire. D’autre part, des études récentes ont démontré que le système lymphatique participait activement à l’échappement des tumeurs face au système immunitaire en exprimant des récepteurs des points de contrôle immunitaires. Nous allons dans un deuxième temps évaluer les inhibiteurs des points de contrôle dans ces modèles.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de mieux comprendre le rôle du système lymphatique dans la progression cancéreuse. Il fournira de nouvelles pistes d’exploration visant à bloquer la diffusion métastatique. Nous espérons pouvoir identifier quels sont les points de contrôle immunitaires exprimés par le système lymphatique afin de proposer des agents anti-lymphangiogéniques en combinaison avec ces molécules.

Procédures

Dans le premier établissement utilisateur, 2 interventions : injection de cellules tumorales en sous-cutané (une seule fois) suivi d'injections intraperitonéales tous les 2 jours pendant 3 semaines. Dans le second établissement utilisateur, 1 intervention : perfusion intracardiaque sans réveil.

Impact sur les animaux

Le développement de tumeurs vont engendrer des douleurs modérées et un léger stress sur l'animal.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure afin de récolter les tissus nécessaires aux expériences du projet.

Remplacement

Le système lymphatique joue un rôle primordial dans les communications inter-organes et dans l’homéostasie tissulaire. Les effets pléiotropiques de ce système font intervenir des fonctions, tissus et cellules multiples dans l’organisme non modélisables par des approches in vitro. C’est pourquoi, le recours à l'expérimentation animale est l’unique approche permettant de comprendre les impacts physiologiques de cette molécule dans la fonction endothéliale lymphatique. De même, la croissance tumorale et le développement font intervenir de nombreux partenaires cellulaires et processus pathologiques (cellule endothéliale lymphatique, inflammation, tissu adipeux..), il n'y a aucune stratégie de remplacement pour l'étude de ces processus physio(patho)logiques, ni aucune stratégie de remplacement du modèle animal qui permet de répondre aux questions adressées par ce projet.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe est calculé à l'aide d'un logiciel dédié (G power). Le logiciel utilise un modèle mathématique pour déterminer le nombre d'animaux minimum pour avoir des résultats stastitiquement significatifs à l'aide d'un test two way ANOVA afin de délimiter l'effet du génotype, du temps et/ou du traitement. Nous nous tiendrons au nombre d'animaux par groupes indiqués par le logiciel. Ainsi, il est réduit à son minimum sans compromettre les objectifs du projet.

Raffinement

Les animaux sont placés en pièce d'acclimatation lors de leur arrivée à la zootechnie. Ils sont pris en charge par du personnel de la zootechnie compétent qui vérifie leur état et place de l'enrichissement (carré de coton, carton) dans les cages pour amoindrir le stress du transport et permettre aux animaux de faire un nid. Les animaux issus de différents cartons de transport ne sont jamais mélangés lors de la répartition dans les cages d'hébergement. Les animaux seront hébergés en cage de 4 ou 5 et seront acclimatés pendant une période de 5 jours avant de commencer tout protocole. Tout au long du protocole, le bien-être de l’animal est bien pris en compte avec enrichissement du milieu et les souris seront surveillées quotidiennement selon les directives européennes relatives à l'hébergement des animaux de laboratoire. Enfin, pour un meilleur raffinement, les souris à euthanasier seront placées dans une salle isolée du reste des souris et les manipulations post-euthanasies seront réalisées dans une troisième pièce. Les animaux seront transportés entre les deux établissements suivant une procédure de transport déclarée lors de l’agrément de l’établissement (cheminement et conditions de transport validés par signature d’une charte de transport).

Choix des espèces

Le choix de l’espèce s’est orienté vers la souris car la suractivation du système lymphatique par expression du transgène Ap2-VEGFC a été générée seulement dans cette espèce. Nous utiliserons en particulier dans ce projet des modèles de carcinomes murins (PyMT, LLC, B16). Afin de ne pas affecter la croissance et la puberté, l'ensemble des procédures sera réalisée chez des souris femelles à l'âge de 5 semaines. Les procédures seront réalisées de 5 à 26 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Souris : 2650
Souffrances
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▲ 1620
▲ 1030
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Devenir
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 2650

Une goutte ophtalmique dans l'œil droit chaque jour pendant douze à vingt-quatre jours, une biopsie de queue chez les nouveau-nés, un examen des yeux sous anesthésie générale puis un prélèvement sanguin : 2 650 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles portent une mutation qui les rend progressivement aveugles, et sont utilisées pour tester quatre composés contre la dégénérescence rétinienne. Les souris dont le génotype ne correspond pas à celui attendu sont tuées dès l'élevage, comme les femelles une fois accouplées. L'effectif de 2 650 n'est rattaché à aucun calcul, le porteur indiquant seulement que les accouplements ont été calculés d'après les expériences antérieures.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité thérapeutique de 4 composés dans le traitement de la dégénérescence rétinienne, due au défaut d’un gène, dans des modèles de souris porteurs de mutation de ce gène.

Bénéfices attendus

L’ensemble des résultats de ce projet devrait permettre de valider l’efficacité d’un ou plusieurs composé(s) chimique(s) pour traiter la dégénérescence rétinienne provenant de mutations génétiques connues et représentant une cible thérapeutique majeure pour la dégénérescence rétinienne. Ce composé a déjà montré des résultats prometteurs in vitro et in vivo après une administration intrapéritonéale.

Procédures

Les nouveau-nés subiront une contention d'une minute pendant laquelle une biopsie de queue de 1 à 2 millimètres sera prélevée. Les animaux seront soumis à 1 goutte ophtalmique dans l’œil droit (environ 10 secondes/administration) tous les jours pour une durée allant de 12 à 24 jours. Les animaux seront soumis à une évaluation de l’état des yeux par un examen ophtalmologique réalisé le dernier jour de traitement, sous anesthésie générale et sur un tapis chauffant (environ 15min/examen). Enfin, à la fin de l’examen ophtalmologique, chacun des animaux sera soumis à un prélèvement sanguin sous anesthésie générale (30 secondes/prélèvement).

Impact sur les animaux

La maladie provoque une atteinte de la vue progressive allant jusqu'à la cécité. Ce phénotype est dommageable même si les souris aveugles ont un comportement tout à fait normal, sans souffrance apparente. Administrations ophtalmiques répétées : risque d’inflammation oculaire. Injection intrapéritonéale d’anesthésique : léger stress et risque d’hypothermie Examen ophtalmologique : risque de cataracte transitoire Prélèvement submandibulaire : léger stress

Devenir

A l’issue de la procédure d’élevage les animaux sont mis à mort après accouplement ou si leur génotype n’est pas celui attendu. Concernant les protocoles thérapeutiques, les animaux sont mis à mort et les organes seront recolletés post-mortem pour analyses histologiques et moléculaires.

Remplacement

Les recherches préliminaires ayant permis l’identification des molécules thérapeutiques qui font l’objet de cette étude ont été menées sur des cellules issues des patients afin de limiter le recours à l’expérimentation animale. Néanmoins, compte tenu de l’absence de modèle cellulaire permettant l’étude d’une rétine, il n’a pas été possible de substituer des approches cellulaires aux modèles de souris impliqués dans ce projet à visée thérapeutique.

Réduction

Les stratégies d’accouplements ont été calculées selon les expériences antérieures pour générer un nombre suffisant d’animaux pour mener à bien à nos expériences. Le nombre d’animaux utilisé est réduit au minimum permettant d’atteindre des résultats statistiquement significatifs en utilisant un test approprié pour comparer les groupes d’animaux deux à deux. De plus, un seul œil sera traité, permettant de conserver l’œil controlatéral comme contrôle interne.

Raffinement

Les souris seront surveillées par les membres qualifiés de l'animalerie et par les responsables du projet afin de détecter tout signe de douleur ou de maladie. Tout comportement anormal sera directement communiqué à la personne en charge du projet. Afin d'assurer aux animaux les meilleures conditions d'hébergement, du coton, des maisonnettes en carton et des tunnels ainsi que des bâtonnets de bois à ronger seront ajoutés dans la cage. Les souris seront hébergées par 5 en cage ventilée. Les nouveau-nés sont séparés de leur mère pendant 5 minutes maximum et sont surveillés après l’intervention pour vérifier qu’ils sont bien réacceptés par leur mère. Les examens ophtalmologiques seront réalisés sur une surface chauffante, sous anesthésie générale après injection d’un mélange de produits anesthésiques adaptés. L’application de points limites stricts et spécifiques au projet conduira à prendre en charge la douleur et la souffrance éventuelle des animaux.

Choix des espèces

La souris est préférée comme espèce car elle présente l’avantage de facilité d’élevage et de reproduction et elle permet l’étude d’animaux génétiquement modifiés particulièrement informatifs pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques. De plus, de nombreux outils d’analyses ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale. Enfin, l’œil est un organe facilement accessible et l’organisation structurale de la rétine d’une souris est très proche de celle de l’homme. La validation thérapeutique du composé sera initiée à 6 jours de vie (avant l’ouverture des yeux et le début de la dégénérescence rétinienne) et sera poursuivie jusqu’à un stade suffisamment évolué de la maladie pour différencier les souris contrôles des souris porteuses de la maladie, mais suffisamment précoce pour observer un effet thérapeutique, soit 18 ou 21 jours pour le modèle présentant une atteinte rétinienne précoce ou 30 jours pour celui présentant une atteinte rétinienne progressive.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 403
Souffrances
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▲ 403
Devenir
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 403

Une tumeur cérébrale implantée par chirurgie intracrânienne, puis jusqu'à six séances d'imagerie nucléaire de quarante à soixante minutes et deux imageries anatomiques par semaine pendant six semaines : 403 souris immunodéprimées vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Certaines subissent en plus un transport routier de cinq heures entre deux établissements. Le porteur surveille quotidiennement l'apparition de troubles de la conscience, de mouvements circulaires ou de stupeur, tout en écrivant que les protocoles d'imagerie n'entraîneront "pas de douleur, souffrance ou angoisse supplémentaire". Toutes seront tuées, soit pour compter la radioactivité fixée dans leurs organes, soit pour des analyses histologiques des tissus.

Objectifs

La médecine nucléaire utilise des molécules marquées avec des éléments radioactifs pour aider à diagnostiquer et traiter le cancer. Ces molécules, appelées radiotraceurs, sont injectées dans le corps et peuvent être détectées à l'aide de caméras spéciales. Elles permettent de voir où ces molécules se distribuent dans l’organisme, y compris dans les tumeurs. Certaines de ces molécules peuvent également être utilisées pour détruire les cellules cancéreuses. Dans ce projet, nous étudions l'efficacité d'un radiotraceur sur des souris porteuses de tumeurs cérébrales intracrâniennes. Nous examinerons comment le radiotraceur se répartit dans l’organisme des animaux après son injection à différents temps. Nous évaluerons également si le traitement avec ce radiotraceur peut ralentir la croissance des tumeurs au fil du temps. Nous choisissons uniquement des types de tumeurs qui se développent facilement chez les souris pour minimiser l'utilisation d'animaux.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de valider l'approche permettant la combinaison de diagnostic et de thérapie (théranostique) ciblant l'intégrine αvβ3 dans les tumeurs du cerveaux (médulloblastomes et glioblastomes), et servira de preuve de concept pour le transfert en clinique du radiotraceur. Ensuite, un essai clinique déterminera la place de ce traceur dans la prise en charge des médulloblastomes.

Procédures

Pour le protocole d’implantation tumorale au niveau du cerveau, il sera fait chirurgicalement dans le respect de la stérilité. Chaque animal subira une seule chirurgie d’environ 10 minutes.. Ces implantations, réalisées sous anesthésie avec l'application d'un anesthésique local et d'un antalgique, incluront également l'identification par poinçon d'oreille. A partir des 2 à 3 semaines qui suivent un transport automobile d’environ 5h par transporteur automobile agrée, avec température contrôlée, pourra être réalisé si ces implantions sont effectuées avant l’arrivée des animaux dans l’établissement utilisateur. Les autres actes réalisés pour ce projet se feront au sein de l’établissement utilisateur principal. Une fois le volume tumoral atteint : • Soit une injection de radiotraceur sur animale vigile, suivie de 40 à 60 min d’imagerie nucléaire sous anesthésie, avant mise à mort pour récupération d’organes. Un maximum de 6 acquisitions d’imagerie nucléaire sera effectué par animal. Jusqu’à 2 acquisitions d’imagerie anatomiques par semaine seront réalisées sur les souris porteuses de tumeurs cérébrales. • Soit deux injections de radiotraceur sur animal vigile, espacées d’une semaine, avec 40 à 60 min d’imagerie nucléaire sous anesthésie chaque semaine pendant un maximum de 6 semaines.

Impact sur les animaux

L’étude sera conduite chez des animaux immunodéprimés. Les animaux seront étroitement surveillés immédiatement après l'injections intracrânienne des lignées tumorales, en raison du risque d'infection au site d'injection. Après l'implantation, il pourrait y avoir une réduction initiale du poids corporel, suivie d'une reprise ultérieure du poids. Comme la séquence d'imagerie ne pourra être réalisée qu'après une croissance suffisante des tumeurs, les animaux seront surveillés quotidiennement pour déceler tout signes neurologiques de réaction altérée à la manipulation, de troubles de la conscience, de mouvements circulaires ou de stupeur. Un stress pourra aussi survenir chez les animaux au moment du transport entre les deux établissements le cas échéant. Enfin, un stress bref et léger pourra survenir au moment de l’injection intraveineuse du radiotraceur précédant la séquence d’imagerie. Les protocoles d’imagerie n’entraineront pas de douleur, souffrance ou angoisse supplémentaire en dehors d’un stress bref et modéré lié à l’injection intraveineuse du radiotraceur à des animaux vigiles.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue des deux procédures de ce projet : soit une étude de biodistribution par prélèvements d’organes et comptage de la radioactivité́ sera réalisée, soit des prélèvements de tissus sont réalisés post mortem pour des études d’histologie.

Remplacement

Cette étude d’expérimentation animale fait suite à une validation en laboratoire du médicament candidat ainsi qu'à des tests préliminaires effectués sur animaux lors de projets précédents. La recherche sur l'utilisation de radiotraceurs ou de médicaments, ainsi que la confirmation des profils pharmacocinétiques, nécessite l'utilisation de modèles animaux précliniques en laboratoire. Ces modèles doivent refléter les différents organes impliqués dans l'élimination naturelle des molécules administrées. C'est pourquoi il est indispensable de mener des études sur des modèles animaux précliniques avant de pouvoir passer à des essais cliniques sur des êtres humains. De plus, les modèles cellulaires utilisés dans ces études représentent la pathologie étudiée, en l'occurrence le médulloblastome.

Réduction

L’imagerie non invasive permet de suivre un même animal au cours du temps, ce qui permet d’obtenir des données statistiques en minimisant le nombre d’animaux utilisés. Toutes les expériences utiliseront des tests statistiques appropriés pour évaluer les biomarqueurs d'imagerie. Le suivi longitudinal de la taille des tumeurs réduira le nombre d'animaux nécessaires. Nous inclurons un surplus de 15 % pour tenir compte des éventuels échecs de greffe, ce qui aidera à minimiser davantage l'utilisation globale d'animaux.

Raffinement

Le raffinement consistera à prendre toutes les précautions nécessaires pour limiter la souffrance animale. Le projet sera réalisé dans deux établissements agréés, avec du personnel qualifié. Les animaux seront logés en cages stériles dans des armoires ventilées, en groupe, dans un environnement enrichi adapté à leur espèce. Leur alimentation et leur eau seront stériles, et des mesures seront mises en place pour réduire le stress, avec un suivi quotidien de leur bien-être. Pour l'implantation tumorale cérébrale, la procédure sera chirurgicale, réalisée sous anesthésie, anesthésique local, et un antalgique. En cas d’infection rare, un traitement adapté sera immédiatement appliqué et l’animal sera surveillé de près. L’évolution des tumeurs sera suivie par des méthodes d’imagerie non invasives, qui évitent les prélèvements invasifs tout en fournissant des informations détaillées sur leur progression. Les sessions d’imagerie se feront également sous anesthésie, avec les animaux sur un lit thermostaté, et un monitoring continu de la fréquence respiratoire. Un gel ophtalmique sera utilisé pour prévenir la sécheresse oculaire. Les animaux seront intégrés à l’étude dès la détection des tumeurs pour limiter les procédures inutiles et réduire les délais. Si des animaux doivent être transportés pour le suivi tumoral, ce transport sera réalisé par un transporteur agréé, suivi de plusieurs jours de repos avant toute manipulation.

Choix des espèces

Les modèles de souris constituent une référence pour la recherche in vivo en cancérologie et sont très fréquemment utilisés pour les modèles de greffes de tumeurs, les souris au système immunitaire compromis permettent la prise tumorale de cellules humaines ce qui permet de se rapprocher d'avantage de la pathologie d'intérêt. L'implantation sera effectuée à partir de 6 semaines, un âge optimal permettant une prise tumorale efficace grâce à leur système immunitaire affaibli, tout en assurant des conditions physiologiques stables pour une croissance tumorale fiable.

Elevage des lignées Ikaros

(NTS-FR-673291v1 – 27/01/2025)
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1560
Souffrances
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▲ 1560
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Devenir
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 1560

1 560 souris vont être élevées puis tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour prélever leurs organes lymphoïdes. Une partie reçoit un produit inducteur par voie intrapéritonéale, une injection par jour pendant trois jours espacées de deux jours, geste qui dure une vingtaine de secondes. Les souris privées en permanence de la protéine étudiée développent des lymphomes T à partir de dix semaines : le porteur prévoit de les tuer à neuf semaines, avant que le "phénotype dommageable" ne s'exprime. Il affirme que ces souris sont "indispensables" parce qu'elles seules fournissent des lymphocytes T naïfs dans leur état naturel, qu'aucune lignée cellulaire ne reproduit à ce jour.

Objectifs

Notre équipe étudie une protéine essentielle pour le développement des cellules sanguines et le fonctionnement des lymphocytes B et T. Nos recherches montrent qu'elle joue un rôle clé dans l’activation et la spécialisation des lymphocytes T, mais ses mécanismes d’action restent à élucider. L’objectif de ce projet est de déterminer comment cette protéine contrôle la génération et la maintenance des lymphocytes T inflammatoires. Nous élèverons des souris n'ayant plus cette protéine soit de manière chronique et spécifique dans les cellules T, soit de manière inductible après injection d'un composé spécifique. Ces souris sont indispensables car elles seules permettent d’obtenir des cellules T « naïves » dans leur état naturel, qui sont les cellules dont nous avons besoin pour étudier leur destin inflammatoire et que nous ne pouvons remplacer par un modèle alternatif. Ce projet pourra ouvrir de nouvelles perspectives pour mieux comprendre et traiter les maladies immunitaires. Après mise à mort, les organes lymphoïdes seront récupérés et des expériences in vitro seront réalisées.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont de comprendre les mécanismes qui contrôlent l'activation et la polarisation des lymphocytes B et T, acteurs principaux de la réponse immunitaire adaptative jouant un rôle crucial dans le développement de cancers et pathologies auto-immunes et inflammatoires. Cela permettra d'établir de nouvelles pistes thérapeutiques pour le traitement de ces pathologies.

Procédures

Les injections du produit permettant la suppression de nos protéines se font sur animaux vigiles. Après une contention de la souris, le produit sera injecté à raison d'une injection par jour, pendant 3 jours, à 2 jours d'intervalle. La procédure prend 20 secondes maximum à partir du moment où l'animal est pris en main.

Impact sur les animaux

Les animaux ne possédant plus la protéine d'intérêt peuvent développer des lymphomes T à partir de 10 semaines, ce qui peut rester asymptomatique mais dans certains cas pourrait conduire à une perte de poids, une prostration. Les animaux seront alors mises à mort à l'âge de 9 semaines pour ne pas atteindre un phénotype dommageable. L'injection de tamoxifène par voie intrapéritonéale ne prendra que quelques secondes. Une infection pourrait se développer au niveau du site d'injection du tamoxifène, ce qui pourrait entraîner une douleur. Ce site sera surveillé chaque jour et désinfecté si besoin.

Devenir

mise à mort et prélèvement d'organes

Remplacement

Nous travaillons sur le devenir des cellules T naïves, qui ont la particularité de ne jamais avoir rencontré de pathogène. Jusqu’à ce jour, les lignées cellulaires disponibles ne récapitulent pas les caractéristiques des cellules T naïves. Dans l’état actuel de notre projet, les cellules T näives ne peuvent être remplacées par un autre modèle animal, une lignée cellulaire ou des expériences in vitro que nous avons déjà réalisées. Ces cellules doivent être maintenues dans un environnement in vivo pour maintenir leur caracéristiques spéciales. C'est pourquoi notre projet nécessite d'utiliser un modèle in vivo et qu'il est impossible de remplacer l'utilisation d'animaux dans ce projet. Cependant, au cours de notre expérimentation, nous nous réservons la possibilité d’employer des méthodes alternatives et des modèles in vitro, dès que cela est possible, afin de limiter au maximum l’utilisation d’animaux.

Réduction

Le seul but de ce projet sera de récupérer les organes lymphoïdes afin d’étudier le devenir des cellules T naïves in vitro. Les souris présentant une absence chronique de notre protéine ont un phénotype dommageable et seront observées quotidiennement selon la règlementation. Les souris ne possédant plus notre protéine après injection d'un produit, ne possèdent pas de phénotype dommageable car elles seront utilisées rapidement après induction. Le nombre d’animaux utilisés dans le projet est réduit à son minimum sans compromettre les objectifs. Selon les expériences menées in vitro, un test statistique de Mann-Whitney sera effectuée pour comparer les groupes.

Raffinement

Les animaux seront utilisés avant qu'aucun problème de santé potentiel ne se développe. Les zootechniciens surveilleront les souris quotidiennement selon la procédure règlementaire afin de veiller à ce qu’elles ne montrent aucun signe de souffrance comme par exemple le poil hérissé, le dos vouté, une prostration, en s’assurant de ne jamais atteindre un point limite. Les animaux seront élevés en groupe dans des cages ventilées avec le matériel nécessaire pour qu'elles créent leur nid et leur permettre des conditions d'hébergement optimales. Lors de l’injection du produit entraînant la disparition de notre protéine d'interêt, le risque d’infection dans la zone d’intérêt sera pris en considération.

Choix des espèces

Les souris présentent l’avantage de pouvoir être modifiées génétiquement (souris- knock-out, transgéniques), ce qui permet de contrôler l’expression d’un ou plusieurs gènes soit dans un type de cellule spécifique, soit dans toutes les cellules. Le système immunitaire de la souris se rapproche de l’Homme, ce qui permet de travailler dans un modèle de référence pour l’étude des cellules T et de certaines pathologies comme les maladies auto-immunes associées à une dérégulation des cellules T. Pour ces raisons, les souris représentent un modèle de référence dans l’étude des mécanismes qui sous-tendent la pathogénicité des maladies auto-immunes, ce qui est l’objet de notre recherche. Les souris ayant une absence chronique de la protéine d'interêt, sont susceptibles de développer des lymphomes à partir de 10 semaines. Dans ce cas, les expériences seront effectuées sur des animaux adultes sevrés et âgées entre 4 et 9 semaines afin d’isoler les cellules T naïves sans prendre le risque d'une présence de lymphome. Pour la lignée de souris inductibles, nous induirons la délétion d’Ikaros après injection d'un produit. En utilisant ce protocole d’induction, les souris n’auront pas le temps de développer de lymphomes au moment où les organes lymphoides seront récupérés. Le nombre de cellules T naïves diminue avec l'âge. cependant, nous savons qu'un nombre suffisant de cellules T naïves peut être récupéré dans les organes lymphoïdes secondaires jusqu'à l'âge d'environ 20 semaines. Pour notre étude, nous pourrons donc induire la suppression de nos protéines et récupérer les organes pour les études in vitro sur des animaux entre 4 et 15 semaines.