Souris

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    • Système gastrointestinal
Souris : 128
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128 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Placées seules en cage pendant les 14 semaines du protocole, une contrainte que le porteur reconnaît comme une source de stress modérée, elles subissent des gavages, des prélèvements de sang répétés à la queue et à la joue, puis une ponction intracardiaque terminale. Le projet utilise une lignée transgénique fat-1 dont les tissus sont enrichis en oméga3, pour étudier l'effet de ces lipides sur la barrière intestinale et le microbiote dans un contexte d'obésité alimentaire. Le porteur affirme que ni la culture cellulaire ni un autre modèle murin ne peuvent reproduire cet enrichissement et ces interactions, et conclut à la "nécessité" de l'animal.

Objectifs

L’obésité est une pathologie ayant de multiples origines qui est associée à des altérations métaboliques comme le diabète de type 2 ou des perturbations lipidiques sanguines. Au cours de l’installation de l’obésité alimentaire, une altération (quantité et qualité) de la flore intestinale contribue à perturber la fonction barrière de l’intestin en détériorant à la fois la perméabilité de l’épithélium intestinal et la couche de protection qui le tapisse. Ces altérations conduisent au passage dans le sang de molécules provenant de certaines bactéries de la flore microbienne intestinale conduisant à une inflammation générale légère mais chronique. En tant qu’aliment thérapeutique, les lipides dits en oméga3 (particulièrement présents dans les poissons ou certaines huiles alimentaires comme l’huile de colza) sont connus notamment pour améliorer la fonction barrière intestinale et réduire les altérations de la perméabilité intestinale. Dans ce contexte d’obésité alimentaire, nous étudions ainsi l’impact des lipides dits en oméga3 sur la fonction barrière de l’intestin et en particulier sur l’intégrité de la couche de protection qui le tapisse et la contribution relative de la flore intestinale. Nous avons montré précédemment que des souris dont les tissus contiennent beaucoup de lipides en oméga3 sont protégées de l’obésité alimentaire, de l’altération de la perméabilité intestinale et du passage de molécules issues de bactéries de la flore intestinale dans le sang. Cette protection est transmissible à d’autres souris par la transplantation de la flore intestinale des souris dont les tissus sont riches en lipides en oméga3. Ainsi, un enrichissement tissulaire en lipides en oméga3 pourrait représenter une cible potentielle dans la prévention de l’obésité et de l’inflammation intestinale due aux molécules issues de la flore microbienne. L'objectif de ce projet est donc d'étudier et de comprendre le rôle des lipides en oméga3 dans cette protection un contexte d’obésité alimentaire et plus particulièrement l’effet de ces lipides en oméga3 dans la contribution relative de la flore intestinale et de la couche de protection qui tapisse l’intestin.

Bénéfices attendus

L’obésité, qualifiée aujourd’hui de pandémie, est associée à des pathologies comme le diabète ou le foie dit gras ainsi qu’à une altération de la perméabilité intestinale entrainant un passage de molécules issues de la flore intestinale dans la circulation sanguine qui pourrait être en partie responsable d’une inflammation générale légère et chronique. Le traitement de l’obésité et de ses désordres est donc un enjeu majeur de santé publique. L’impact de l’alimentation et en particulier des lipides en oméga3 est une piste privilégiée dans l’enrayement de cette pandémie. Cependant, les études nutritionnelles, tant chez l’homme que le rongeur, présentent de nombreux biais rendant les données existantes peu concluantes quant aux effets et aux modes d’action des lipides en oméga3. Les souris dont tous les tissus sont riches en lipides en oméga3 représente donc une alternative de choix dans l’étude de l’impact de ces lipides sur les maladies associées à l’obésité alimentaire, bénéfique que nous avons déjà montré sur la prise de poids ou le diabète. Nous avons par ailleurs récemment montré que le seul transfert de la flore de souris aux tissus riches en lipides en oméga3 à d’autres souris sans enrichissement en lipides en oméga3 les protègent également efficacement de ces pathologies mais également des altérations de la couche de protection qui tapisse l’intestin. Ce projet a maintenant pour but de mieux comprendre le rôle de ces lipides en oméga3 et la contribution relative de la flore intestinale dans les mécanismes intimes impliqués dans la structuration de cette couche de protection de l’intestin. Ce projet pourrait également permettre l’identification de souches bactériennes favorables, éventuelles futures cibles probiotiques, essentielles au bon fonctionnement de la barrière intestinale lors de l’obésité.

Procédures

Les animaux seront manipulés de façon hebdomadaire afin d’évaluer leur poids. De plus, - Au début du régime, les animaux seront placés en cages individuelles avec couvercle filtrant - Au départ de la mise sous régime puis aux semaines 2 et 13 des fèces seront collectés (3 à 4 crottes sur une durée d’une dizaine de minutes) - Prélèvement de sang aux semaines 2 et 13 d’expérimentation, 4 heures après le gavage avec une solution de Dextran au niveau de la région submandibulaire afin de mesurer la perméabilité intestinale. Chaque prélèvement sanguin sera réalisé en une vingtaine de seconde par souris. - Prélèvement de sang, 4 heures après le gavage avec une solution de glucose, aux semaines 1 et 12 d’expérimentation. Le prélèvement est réalisé au niveau de la partie terminale de la queue de la souris aux temps 0, 15, 30, 60, 90, 120 minutes après le gavage au glucose pour mesurer la glycémie (chaque prélèvement sanguin sera réalisé en une vingtaine de seconde par souris). - Prélèvement de sang, 4 heures après l’injection d’insuline, au départ de la mise sous régime puis à la semaine 10 d’expérimentation. Le prélèvement est réalisé au niveau de la partie terminale de la queue de la souris aux temps 0, 15, 30, 60, 90, 120 minutes après l’injection d’insuline pour ensuite mesurer la glycémie (chaque prélèvement sanguin sera réalisé en une vingtaine de seconde par souris). - Un prélèvement terminal sera effectué à la fin de la semaine 14 via une ponction intracardiaque nécessitant une à deux minutes par animal.

Impact sur les animaux

L’isolement en cage individuelle représente une source de stress attendue pour l’animal, d’autant plus qu’il sera maintenu durant toute la durée de l’expérimentation (14 semaines). Cette nuisance peut être classée en modérée. Le prélèvement d’une goutte de sang au niveau de la partie terminale de la queue (à l’aide d’une aiguille 26G) pour la mesure de la glycémie lors du test de tolérance au glucose), les gavages oro-gastriques (pour les instillations de microbiote) et l’injection intrapéritonéale d’insuline (aiguille 26G) sont des gestes pour lesquelles peu ou pas de douleur sont attendus puisqu’ils seront réalisés par un personnel maitrisant très bien ces gestes.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue du projet afin de réaliser des prélèvements de différents tissus (sang, colon)

Remplacement

Le modèle de souris transgénique fat-1 est un modèle précieux car cette souris possède intrinsèquement (grâce au transgène fat-1) un niveau d’enrichissement des lipides tissulaires en AGPI oméga3 qui n’existe dans aucun modèle murin. D’une part, l’ubiquitisme de l’enrichissement tissulaire en AGPI oméga 3 et d’autre par les taux tissulaires obtenus rend impossible le remplacement du modèle de souris Fat-1 par des modèles in vitro. De plus, le protocole décrit vise à étudier les mécanismes impliqués dans la régulation de la fonction barrière de l’intestin et en particulier de la formation du mucus colique et les interactions de ce dernier avec le microbiote intestinal. Il est impossible de complètement modéliser ce processus et ces interactions à travers des approches in vitro. En effet, si des modèles de lignées cellulaires coliques secrétant de mucus existent (LS174T/HT29MTXE12), ces modèles ne permettent pas de reproduire in vitro la complexité des interactions entre microbiote et cellules coliques ainsi que la structuration de cette couche de mucus qui apparait in vivo en bicouche et avec une structuration lamellaire. Cette structuration représentant une niche écologique pour le microbiote intestinal. Enfin, cette étude est menée dans un contexte d’obésité alimentaire. Ce contexte est difficile à modéliser en raison de la complexité des impacts métaboliques observés et de la diversité des approches de régimes utilisés. Cet aspect ne peut donc également pas s’affranchir de l’utilisation d’animaux. Cette étude est donc unique dans l’approche de l’impact des AGPI oméga3 sur le mucus et le microbiote intestinal dans un contexte d’obésité alimentaire et de ses pathologies associées.

Réduction

Les effectifs ont été optimisés sur la base des coefficients de variabilité reportés dans la littérature et les différences attendues entre les différents groupes pour les paramètres clés de l’étude. Lors de la conception du protocole expérimental nous avons déterminé le nombre de 8 animaux par groupe nécessaire et suffisant à l'obtention de résultats statistiquement exploitables. Afin de réduire le nombre d’animaux intégrables dans le protocole, en amont de la production des animaux, les souris WT sont croisées entre elles et les souris Fat-1 homozygotes entre elles générant des descendants tous intégrables dans le protocole et ce sans génotypage.

Raffinement

La mise en isolement en cage individuelle représentant une source attendue de stress générant une nuisance pour l’animal, d’autant plus qu’il sera maintenu durant toute la durée de l’expérimentation (14 semaines), une attention particulière sera apportée à l’enrichissement du milieu afin de minimiser cette nuisance qui peut être qualifiée de modérée. En effet, toutes les souris auront accès à des enrichissements de milieu dans chaque cage, constitués de carré de coton et/ou papier absorbant pour nicher et un tunnel en plastique pour se cacher. Une attention particulière sera également portée à la surveillance de la prise de nourriture et aux comportements liés au stress. Les souris seront habituées au geste de la contention et de la pesée dès leur arrivée en secteur conventionnel et intégration dans le projet. A la suite des interventions (OGTT, ITT, instillations de microbiote par gavage) chaque animal sera examiné. Si des signes anormaux sont observés chez les souris, la fréquence de surveillance sera augmentée. Bien que n’étant pas réalisés tous les jours, nous pourrions être amenés à utiliser une sonde de gavage souple lors des gavages pour l’instillation de microbiote. Des points limites adaptés en lien avec l’obésité attendue ou les gestes pratiqués (gavage, prélèvement de sang) ont été définis. Si ces points limites définis sont atteints, un arrêt de la souffrance engendrée sera effectué par mise à mort de l’animal après anesthésie profonde puis dislocation cervicale.

Choix des espèces

La détermination de l’impact d’un régime obésogène sur la perméabilité intestinale et la relation entre microbiote/mucus est primordiale à notre étude. Cet aspect ne peut s’affranchir de l’utilisation d’animaux afin de mimer au mieux un contexte d’inflammation bas grade. Bien que relativement éloignée de l’Homme, l’espèce murine est l’espèce animale de référence dans ce domaine de recherche et la plus utilisée en recherche préclinique avec des données bibliographiques abondantes ce qui diminue le risque de duplication inutile de travaux et veille à réduire au mieux le nombre d’animaux utilisés. Le modèle de souris transgénique fat-1 est un modèle précieux qui rend cette étude unique dans l’approche de l’impact des AGPI oméga3 sur la prévention de l’hyperperméabilité intestinale induite par un régime obésogène. Nous utiliserons des souris âgées de 8 à 12 semaines correspondant à un stade de développement adulte de l’animal, et à un poids supérieur à 20g. En effet, nous nous intéressons à l’obésité et aux conséquences métaboliques associées développées par les jeunes adultes car il a été montré que l’augmentation en France de l’obésité touche toutes les tranches d’âge mais que la fréquence semble plus élevée dans les tranches 25-34 et 35-44 (de l’ordre de 8% par an). De telles données sur le jeune adulte ont été également confirmées aux Etats-Unis et récemment en France. De plus, les études précédentes mettant en évidence la transmission de la résistance partielle de l’induction de l’obésité alimentaire par le microbiote de souris fat-1 à des souris WT au laboratoire a porté sur l’animal jeune adulte. Nous souhaitons pouvoir inscrire ces nouvelles expérimentations dans notre objectif thématique plus global.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 24
Souffrances
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24 souris NSG dépourvues de système immunitaire vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance qui va de léger à sévère. Elles reçoivent une injection de cellules leucémiques dans la veine de la queue, développent une leucémie sur plusieurs semaines, puis subissent des séances d'imagerie par bioluminescence sous anesthésie, jusqu'à la mise à mort au 28e jour ou dès qu'un point limite est atteint. Le porteur indique que les souris présenteront poils hérissés, baisse d'activité, perte de poids et parfois un début de paralysie des pattes. L'objectif reste de caler la dose de cellules cancéreuses nécessaire pour installer la leucémie, étape préalable à des tests de cellules CAR-VST, et le porteur affirme que la culture cellulaire ne reproduit pas le microenvironnement tumoral, jugeant le modèle murin "indispensable".

Objectifs

La thérapie anti-cancéreuse par CAR-T cells permet de traiter la leucémie. Ces cellules sont conçues à partir des cellules du patient et sont modifiées génétiquement pour les armer contre les cellules cancéreuses. Bien qu’elles soient efficaces et arrivent à tuer les cellules cancéreuses, leur efficacité reste à court terme. De plus, leur préparation est complexe, longue et présente un risque potentiel de contamination par des cellules malades. En conséquence, la production de cellules CAR-T à partir de donneurs sains se développe, pour les rendre immédiatement opérationnelles. Dans ce projet, nous souhaitons utiliser des cellules provenant de donneurs sains et qui sont anti-virales (VST). L’une des particularités des VST est qu’elles persistent à long terme chez les patients, ce qui permettrait d’apporter un bénéfice majeur à la production de CAR-T. Après modification génétique, ces nouvelles cellules (CAR-VST) possèdent une double fonction : elles s'attaquent à la leucémie et ciblent également d'autres virus demeurant dans l'organisme après une infection. Ces cellules anti-virales spécialisées ont déjà montré des résultats prometteurs chez les patients, avec une capacité de persistance prolongée, offrant ainsi une alternative potentiellement plus efficace pour lutter contre la leucémie. Le modèle de souris que nous souhaitons utiliser pour prouver notre hypothèse est très bien décrit dans littérature. Ce projet se déroule dans deux établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

Cette étude préliminaire aidera à déterminer la quantité de cellules cancéreuses nécessaires pour créer une leucémie chez les souris. Cela nous aidera à savoir quand injecter les traitements futurs contre le cancer, qu'ils soient classiques (CAR-T cells) ou nouveaux (CAR-VST). Dans le traitement des cancers du sang, les CAR-T cells ont montré leur efficacité à court terme chez les humains. Cependant, elles disparaissent rapidement, ce qui peut causer des rechutes chez les patients. En utilisant nos cellules anti-virales comme matière première pour créer les CAR-VST, nous pourrions améliorer leur capacité à rester actives plus longtemps et offrir une protection supplémentaire contre les virus chez les patients dont le système immunitaire est affaibli. Les résultats de cette étude préliminaire sont essentiels pour continuer à développer ce traitement innovant en vue de réaliser des tests sur des patients.

Procédures

- Une injection de cellules leucémiques à la veine de la queue (souris vigiles) - développement d’une leucémie sur quelques semaines - injections abdominales d’un produit d’imagerie et suivi régulier (sous anesthésie, durée 30 minutes) de la progression tumorale 1 fois par semaine pendant quatre semaines par imagerie Etablissement utilisateur 1 : -Une injection intraveineuse sur animal vigile des cellules leucémiques au jour 0 (1min) Etablissement utilisateur 2 : - Imagerie des souris par bioluminescence : contention et injection intrapéritonéale (IP) d’une substance permettant de tracer les cellules leucémiques (1min). - retour en cage hébergement pendant le temps où la substance agit (10min) - au bout de 5 min, induction de l'anesthésie pour que l’animal reste immobile pendant l’imagerie (1min) - acquisition par bioluminescence (3min) avec possibilité de placer 5 souris dans l'appareil en même temps - arrêt de l’expérimentation au dernier jour (28e jour) ou lorsqu’un point limite est atteint et sacrifice des souris

Impact sur les animaux

- L’injection intraveineuse n’est pas douloureuse – au pire elle peut induire un saignement léger après retrait de l’aiguille au point de ponction (arrêté par compression avec une compresse stérile). - Dans les jours suivants l’injection des cellules cancéreuses, les souris présenteront des signes cliniques tels des poils hérissés, moins d'activité et une perte de poids, et en cas extrême, un début de paralysie des jambes. - Les animaux seront modérément stressés lors de l’injection dans l’abdomen du produit d’imagerie, suivi des anesthésiques. Pendant la prise d'images, les souris seront endormies et ne ressentiront aucune douleur .

Devenir

Les souris étant totalement dépourvues de système immunitaire et ayant reçu une injection des cellules leucémiques, une progression tumorale va pouvoir se développer. Afin d’éviter une souffrance à l’animal, les animaux ne seront pas conservés au-delà de 28 jours post injections ou en cas de point limite atteint.

Remplacement

Nous continuons à réaliser des expériences in vitro pour générer des résultats sur le ciblage des cellules tumorales et valider la fonctionnalité des cellules humaines anti-leucémiques, de façon à limiter le nombre d’expériences chez l’animal. La culture cellulaire à partir de cellules humaines est donc la base de notre projet pour produire des cellules traitement. Cependant, les cultures cellulaires ne permettent pas reproduire la complexité des interactions entre les cellules leucémiques et le microenvironnement tumoral développé in vivo. Cette saisine permet de valider un modèle de leucémie chez la souris, ce qui nous permettra dans une deuxième saisine de vérifier l’efficacité d’un nouveau traitement cellulaire par rapport à un traitement de référence. Ces informations sont cruciales pour le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques chez l’homme. La détermination des doses de cellules leucémiques à injecter chez la souris permettra de valider un modèle développant une tumeur identifiable sur plusieurs semaines.

Réduction

Nous utilisons le moins de souris possible pour obtenir des résultats statistiquement valables. Nous arrêterons les tests dès que nous verrons une grande différence entre les groupes, avec au moins 3 souris par groupe et au maximum 6.

Raffinement

Les souris seront logées dans une grande cage avec des jouets et des matériaux, avec seulement 3 à 6 souris par cage, pour qu'elles aient suffisamment d'espace. La pièce où les souris seront logées sera bien aérée, dans une zone spéciale pour les souris nécessitant un suivi quotidien, avec un contrôle de la température, de l'humidité et de la lumière pour qu'elles se sentent bien. Leur nourriture est préparée de manière à être ultra propre pour éviter les problèmes de contamination microbienne, et leur eau est stérilisée pour éviter les maladies. Chaque jour, quelqu'un vérifiera leur état de santé et détectera d’éventuels signes de souffrance. Si elles ne se sentent pas bien, un guide permet de savoir la conduite à suivre pour réduire ou stopper la souffrance.

Choix des espèces

La souris NSG ne possédant pas de système immunitaire, accepte les cellules humaines normales et leucémiques. Ce modèle murin est mondialement reconnu et indispensable pour valider toute étude pré-clinique de thérapie cellulaire dans les hémopathies malignes. Ce modèle permet d’une part d’étudier l’impact de nouvelles thérapies cellulaires et l’effet anti-leucémique, et d’autre part d’analyser les mécanismes d’action des cellules de thérapie cellulaire. Les résultats obtenus seront indispensables à l’élaboration d’essais cliniques chez l’homme dans un second temps. Les souris sont expérimentées à partir de 8 à 10 semaines de vie, pour limiter la variabilité de poids, et parce que dans la littérature la prise de greffe humaine est meilleure dans cette période de vie.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Souris : 2975
Souffrances
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Devenir
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2 975 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent une biopsie de queue, des injections d'anti-oestrogènes et de virus, un traitement par anticorps tous les trois jours pendant deux mois et des échographies répétées, pour étudier le développement de tumeurs du foie, une partie étant mise à mort faute de génotype d'intérêt. Le porteur indique qu'une encéphalopathie peut toucher jusqu'à 25 % des animaux et que le transport entre établissements est source de stress. Il affirme développer en parallèle des cultures en trois dimensions pour limiter le nombre d'animaux.

Objectifs

«Notre équipe s’intéresse aux cancers du foie de l'adulte et de l'enfant qui reste un problème majeur de santé public. Chez l’adulte, il est la quatrième cause de morts liées au cancer dans le monde et son incidence ne cesse d’augmenter avec l’épidémie de diabète et d’obésité. Il touche plus particulièrement les hommes même si l’évolution des facteurs de risque modifie quelque peu les proportions homme/femme. Récemment, l’immunothérapie a donné des résultats intéressants mais 70% des tumeurs ne répondent pas à ces traitements. L’objectif de ce projet est de comprendre comment une même mutation conduit au développement de deux types de tumeurs hépatiques dans nos modèles murins. Notre projet consiste à caractériser ces deux types de tumeurs émergeant sur foie sain ou malades induits par des régimes riches en gras et en sucre afin de proposer de nouvelles pistes thérapeutiques et de comprendre pourquoi ces tumeurs sont résistantes aux immunothérapies. Notre objectif est aussi de développer des modèles de culture cellulaire tridimensionnelle pour tester de nouveaux médicaments tout en limitant le nombre de souris mais aussi de confirmer nos résultats chez la femelle, du fait du changement de proportions homme/femme touchés par la maladie. Ce projet se déroule dans 3 établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

En aidant à la compréhension des mécanismes associés au développement et à la réponse aux traitements des cancers du foie, ce projet permettra d'identifier de nouvelles pistes thérapeutiques administrées seules ou à coupler aux traitements ciblant le système immunitaire émergeant ces dernières années et de proposer des biomarqueurs diagnostiques et pronostiques pour ce cancer au pronostic toujours aussi sombre. Enfin, il permettra de disposer de nouveaux modèles in vitro qui pourront être utilisés pour prédire la réponse à ces nouvelles thérapies.

Procédures

1) identification des animaux par tatouage ou puces et biopsie de queue pour génotypage des souris sur animaux vigiles en 1minute (EU1 et EU2) 2) Injection intrapéritonéale unique d'anti-oestrogènes sur animaux vigiles en 30s (EU2), 3) Injection intraveineuse unique de virus sous anesthésie générale en 30s (EU2), 4) traitement par anticorps tous les 3 jours par injection intrapéritonéale sur animaux vigiles en 30s pendant 2 mois maximum (EU3), 5) échographie hépatique sous anesthésie générale pendant 10-25min tous les 15 jours (8 échographies en moyenne /souris-EU3), 6) prélèvement sanguin unique sous anesthésie générale en 30s (EU3)

Impact sur les animaux

une encéphalopathie peut être observée au maximum chez 25% des animaux selon les expériences trois semaines après modification génique . Au cours des expériences, la mise à mort des animaux ayant atteint les points limites peut conduire à des animaux isolés dans les cages pouvant engendrer du stress. Les injections rétrorbitaires et prélèvements sanguins au cours du traitement ciblant le système immunitaire ou au moment de la mise à mort sont des actes stressants. La numérotation et le génotypage des souris induit stress et douleur légère. Le transport des animaux entre centres pourra induire un stress aux animaux.

Devenir

L'ensemble des animaux de ce projet est mis à mort pour analyse de leurs tissus hépatiques et de leurs tumeurs. Une partie des animaux sont euthanasiés car sans génotype d'intérêt pour le projet.

Remplacement

Le foie est un organe composé de plusieurs types cellulaires. La transformation hépatocytaire requiert des interactions complexes avec le microenvironnement cellulaire et les autres organes pathologiques en cas d’obésité. L’usage exclusif de lignées cellulaires ne permet donc pas d’appréhender cette problématique dans sa globalité. Les lignées immortalisées perdent d'ailleurs beaucoup de leurs caractéristiques phénotypiques et métaboliques in vitro. Notre projet vise à développer des cultures cellulaires en trois dimensions limitant le nombre de souris utilisées pour tester de nouvelles pistes thérapeutiques.

Réduction

Pour réduire le nombre d’animaux transgéniques, une technique innovante d'édition génique nous permet d'éviter la création de lignées et de n'injecter que les animaux d'expérimentation. Nous suivons le développement des tumeurs pour l'ensemble des animaux par échographie ce qui permet un suivi longitudinal du développement tumoral. Les tests statistiques utilisés sont des tests permettant l’analyse d’échantillons de petites tailles. Le nombre d’animaux a été choisi grâce à notre expertise et limité grâce au suivi échographique des animaux. Nous souhaitons aussi réaliser des cultures in vitro de tumeurs en trois dimensions qui nous permettront à terme de tester de nouveaux médicaments.

Raffinement

Nous suivons le développement des tumeurs sous anesthésie générale dans un centre d’échographies expert, ce qui permet un suivi longitudinal du développement tumoral et évite la souffrance due à un développement tumoral important. Nous connaissons les phases où un phénotype dommageable peut apparaitre, et les expériences se déroulent avec une surveillance accrue à ce moment-là. Les injections stressantes, les prélèvements sanguins et les échographies sont réalisées sous anesthésie générale et les animaux mis sur tapis chauffant après anesthésie. Pour réduire le stress au quotidien, le milieu est enrichi par des cotons compactés, des tunnels en carton et des maisonnettes suspendues. Nous avons mis en place une grille de score avec des points limites, d’un arbre décisionnel et de critères d’arrêt de souffrance. Le transfert des animaux entre les établissements utilisateurs les plus distants est fait dans une boite de transfert contenant leurs nids et de l'hydrogel. Le transfert des souris de deux établissements est réalisé dans des boites de transport simples car ces deux animaleries étant localisées dans le même bâtiment au même étage. Les animaux ne restent pas plus de 30 minutes en boites de transport et ne sortent pas à l’extérieur.

Choix des espèces

Pour ce projet l’espèce animale choisie est la souris. Ce choix est lié à la possibilité de réaliser des manipulations génétiques de façon aisée dans cette espèce pour reproduire les mutations observées dans les cancers du foie humains. Un modèle de tumeurs nécessite des souriceaux de 14 jours puisque c'est en injectant à cet âge que les tumeurs se développent . Pour les autres modèles, des souris adultes âgées de deux-trois mois seront utilisées afin que le cancer se développe à partir d'une cellule mature.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 618
Souffrances
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 618

618 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules de cancer colorectal sur le flanc, puis des injections répétées de chimiothérapies et d'un médicament donneur de monoxyde d'azote, avec un suivi de la tumeur qui peut gêner la mobilité de la patte arrière, pour tester si cette association améliore le traitement. Le porteur fixe un point limite de mise à mort à un volume tumoral de 2 centimètres cubes ou en cas de souffrance. Il affirme que les cultures cellulaires ne peuvent se substituer à l'étude du microenvironnement tumoral dans un organisme entier.

Objectifs

Le traitement du cancer demeure un défi nécessitant de trouver de nouvelles solutions de traitement pour améliorer l’espérance de vie des patients. L’objectif principal de ce projet est d’améliorer l’efficacité des traitements (chimiothérapies) couramment utilisés pour le cancer colorectal. Pour cela nous proposons d’associer aux traitements existants un autre médicament. Certaines tumeurs cancéreuses peuvent libérer des facteurs suite à la chimiothérapie pour se protéger de leurs effets ce qui diminue l’efficacité du traitement. Le médicament étudié a la particularité d’éliminer les cellules cancéreuses lorsqu’il est en présence de ces types de facteurs. Des travaux préliminaires ont montré, dans un modèle de cancer colorectal chez la souris, que ces facteurs augmentaient en réponse au traitement par certaines chimiothérapies utilisées pour le traitement du cancer colorectal. Dans ce contexte, l’ajout du médicament après la chimiothérapie, en présence de ces facteurs, ralentirait le développement de la maladie. L’étude sera structurée en 2 parties qui permettront (1) d’étudier précisément le rôle des facteurs d’intérêts dans l’effet de la combinaison chimiothérapies/médicament contre la tumeur dans un modèle de cancer colorectal chez la souris ; (2) d’étudier l’effet de la combinaison chimiothérapies/médicament dans un autre modèle d’étude du cancer colorectal chez la souris. Les cancers colorectaux étant des pathologies très hétérogènes, l’utilisation du modèle animal souris est majeur en cancérologie car il permet de reproduire les caractéristiques de la pathologie cancéreuse humaine. Ce projet vise à démontrer que l’administration du médicament en question après les chimiothérapies (lorsque ces facteurs sont présents) peut s’appliquer à différents modèles de cancers colorectaux.

Bénéfices attendus

Les deux modèles d’étude du cancer colorectal chez la souris que nous proposons d’utiliser dans ce projet se distinguent par la capacité des cellules immunitaires à infiltrer la tumeur. Les tumeurs sont qualifiées de « froides » lorsqu’elles sont peu infiltrées par les cellules du système immunitaire. Au contraire, les tumeurs sont qualifiées de « chaudes » lorsqu’elles sont fortement infiltrées par les cellules immunitaires. Grâce aux deux modèles d’étude du cancer colorectal chez la souris que nous proposons d’utiliser dans cette étude, nous pourrons mimer deux microenvironnement tumoraux différents, proches de la pathologie humaine. Nous nous attendons à valider l’hypothèse initiale de notre stratégie de traitement qui repose sur l’administration du médicament sur la base de la présence des facteurs d’intérêts faisant suite au traitement par chimiothérapies. Ainsi, au travers de ce projet nous nous attendons (1) à démontrer le rôle charnière de ces facteurs pour l’utilisation du médicament dans une stratégie de traitement à base de chimiothérapies (2) à démontrer que la stratégie de traitement peut être appliquée à un autre type de cancer colorectal. A long terme ce projet a pour bénéfice d’améliorer l’efficacité thérapeutique des chimiothérapies standards utilisées chez les patients atteints de cancers colorectaux. Ce projet s’inscrit dans le développement d’une thérapie anticancéreuse innovante.

Procédures

Anesthésie générale Inhalation d’anesthésiant pendant 5 minutes. Puçage Une puce sera injectée à l’aide d’un injecteur de puce en 3 secondes sous anesthésie générale, une seule fois au début de l’expérience. Rasage Le flanc droit de l’ensemble des souris sera rasé à l’aide d’un rasoir vétérinaire pour injecter les cellules tumorales et mesurer le volume tumoral au cours du temps. L’intervention durera environ 1 minute et sera réalisée une seule fois sur souris vigile au début de l’expérience. Injection des cellules tumorales Les cellules resuspendues dans du sérum physiologique seront injectées en sous cutanée sur le flanc droit de l’ensemble des souris sous anesthésie générale. L’injection des souris durera environ 5 secondes et sera réalisée une seule fois au début de l’expérience. Injection en intra-péritonéale Les injections de chimiothérapies, sérum physiologique, ou d’inhibiteurs d’un des facteurs étudié seront injectés individuellement. Les injections seront réalisées sur souris vigile et dureront environ 3 secondes. Injection en sous cutanée Le médicament/sérum physiologique seront injectés en sous-cutané au niveau du cou. Une seule injection de 3 secondes sera réalisée deux fois par semaine en vigile pendant environ 4 semaines. Mesure des tumeurs Un suivi de la croissance tumorale sera réalisé 3 fois par semaine pendant 4 semaines en vigile à l’aide d’un pied à coulisse. L’intervention durera environ 1 minute par souris. Prélèvement de sang en mandibulaire Le sang sera prélevé au niveau de la veine mandibulaire après anesthésie générale. Les souris seront maintenues endormies à l’aide d’un masque libérant l’anesthésiant pendant tout le temps du prélèvement. Le prélèvement durera environ 1 minute par souris et sera suivi du réveil de l’animal. Prélèvement de sang en intra-cardiaque Le sang sera prélevé en intra-cardiaque après anesthésie générale. Les souris seront maintenues endormies à l’aide d’un masque libérant l’anesthésiant pendant tout le temps du prélèvement. Le prélèvement durera environ 5 minutes par souris et sera suivi d’une euthanasie sans réveil préalable. Euthanasie des souris Les souris seront euthanasiées après anesthésie générale. L’intervention durera 3 secondes par souris et sera suivi du prélèvement des tumeurs.

Impact sur les animaux

Nuisances dues à l’anesthésie générale pour le puçage, l’injection des cellules tumorales et le prélèvement sanguin mandibulaire : - Stress au moment de l’endormissement dans la boite d’anesthésie - Diminution de la chaleur corporelle - Douleur au point d’injection de la puce Nuisances dues aux injections des chimiothérapies et du Nitronal : - Stress de la manipulation et de l’injection - Douleur au point d’injection - Effets indésirables dus aux traitements (perte de poids éventuelle) Nuisances dues au suivi de la croissance tumorale : - Stress de la manipulation lors de la mesure du volume tumoral Gêne occasionnée par la tumeur (gêne au niveau de la patte arrière, perte de mobilité)

Devenir

A l’issue de chaque procédure, les animaux seront anesthésiés avec un anesthésiant pendant 5 minutes puis euthanasiés. En effet, tous les animaux étant porteurs de tumeurs colorectales, aucun ne pourra être réutilisés, replacés ou adoptés. De plus, même en cas de guérison, l’ensemble des souris auront reçu des traitements (chimiothérapies et/ou médicament) ce qui pourrait altérer leur état général en cas d’adoption ou les résultats de nouvelles expériences en cas de réutilisation.

Remplacement

Les modèles de culture cellulaire in vitro ne peuvent pas se substituer totalement aux expérimentations in vivo étant donné que nous cherchons à étudier l’impact des traitements, d’une part sur le taux des facteurs d’intérêts issus de l’hétérogénéité du microenvironnement tumoral et d’autre part sur la croissance des cellules cancéreuses au sein de son microenvironnement, ce qui nécessite pour ces deux points un organisme vivant entier.

Réduction

Ce projet nécessitera l’utilisation de 618 souris sur une période de 5 ans. La maîtrise du modèle animal chez la souris au laboratoire permet de réduire le nombre d’animaux utilisé au minimum nécessaire pour les expérimentations envisagées afin d’obtenir des résultats statistiquement fiables. Des études préliminaires ont été réalisées afin de définir les conditions de traitement et les doses de chimiothérapies et du médicament à utiliser. Ces études préliminaires ont également permis d’éliminer certains groupes témoins pour lesquels les effets des traitements seuls sont suffisamment connus pour ne pas avoir à les refaire. Une étude pilote sera réalisée pour déterminer la dose optimale et la fréquence d’injection d’un inhibiteur pour l’un des facteurs étudiés. Ces mises au point préalables permettent donc de réduire au maximum le nombre de groupe de souris utilisé. De plus, les expériences seront réalisées sur des groupes de souris randomisés pour limiter au maximum les biais expérimentaux et éviter de recommencer les expériences plus de fois que nécessaire.

Raffinement

Pour limiter au maximum les nuisances causées aux animaux et détecter le plus précocement possible toute forme de souffrance ou de mal-être potentiel, quotidiennement de façon à vérifier leur bien-être (absence de perte de poids, d’appétit, de déshydratation ou d’immobilité). Les animaux seront toujours hébergés en petits groupes pour limiter l’angoisse/le stress. De plus un enrichissement sera ajouté (matériel de nidification, petit récipient en verre) visant à améliorer la zone de confort tout au long de leur hébergement. Les manipulations (injections des cellules, prélèvements sanguins, puçage) pouvant générer un inconfort pour l’animal seront réalisées sous anesthésie générale. Une grille de score regroupant les point limites a été mise en place (Annexe V) de manière à déterminer les critères d’arrêt. Dans tous les cas, un animal sera anesthésié puis euthanasié si 1) le volume tumoral atteint 2 centrimètre cube, 2) s’il présente une baisse de la masse corporelle ou des signes (comportementaux/posture) indiquant une souffrance ou une douleur significative qui ne peut pas être supprimée, 3) si la tumeur présente une plaie.

Choix des espèces

Les expériences que nous avons préalablement réalisées in vitro ont été menées sur des lignées cellulaires (cancéreuses) de souris. Nous utiliserons les espèces de souris dont sont issues les cellules préalablement utilisées in vitro. Les souris seront âgées d’environ 8 semaines de manière à ce qu’elles aient un système immunitaire suffisamment mature pour étudier les facteurs d’intérêts en réponse au traitement, sur la croissance tumorale.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 1528
Souffrances
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Devenir
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 1528

1 528 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent sur l'oreille, sous anesthésie, des applications répétées d'imiquimod pour induire une maladie proche du lupus, ainsi que des traitements par diverses voies, des prélèvements sanguins et des recueils d'urine par isolement de quatre heures, sur une durée pouvant atteindre dix semaines, pour tester des candidats médicaments. Le porteur décrit un modèle encore à mettre en place et sans expérience préalable sur les nuisances. Il affirme que l'efficacité d'un candidat médicament ne peut être démontrée que chez l'animal, dans un organisme complet.

Objectifs

Le lupus est une maladie auto-immune caractérisée par la production d’auto-anticorps qui conduisent à de nombreuses affections des organes notamment des reins, des articulations, de la peau et du système nerveux. Le lupus néphrétique, une lésion rénale associée au lupus, affecte 30 à 70% des patients lupiques et a un impact négatif sur le pronostic des patients. Ce lupus néphrétique est divisé d’un point de vue médical en 6 classes. L’objectif de ce projet est de mettre en place un modèle induit par l’imiquimod (substance médicamenteuse dont les propriétés sont de modifier la réponse immunitaire) appliqué en local chez la souris qui récapitule la classe II du lupus néphrétique. Cette induction topique entraine une activation de cellules clés du système immunitaire nous permettant ainsi de mieux comprendre l’interaction entre les différents mécanismes d’action et de pouvoir étudier l’impact de nos candidats médicaments sur ces différents mécanismes d’action. Dans le processus de développement d’un candidat médicament, ce type d’étude se situe en aval des études in vitro et in silico. Il permet de sélectionner les candidats sur la base de leur capacité à diminuer l’activité du système immunitaire dans le domaine des maladies auto-immunes et également d’étudier la biodisponibilité de ces candidats (distribution de la molécule dans le corps durant les traitements). Les études conduites dans le cadre ce projet prévoient des évaluations cliniques et biologiques (prélèvements sanguins pour notamment doser la présence des anticorps en cours d’étude et prélèvements d’organes terminaux pour valider l’expression des cibles thérapeutiques). Ces prélèvements sont adaptés en termes de volume/fréquence conformément aux standards éthiques et réalisés avec les méthodes les moins contraignantes possibles (ex : prélèvement de petit volume sanguin à la veine saphène)

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont de pouvoir évaluer l’impact de nos candidats médicaments sur les maladies auto-immunes dans un modèle préclinique en amont de toute étude clinique et de pouvoir étudier l’impact de nos candidats sur les différents mécanismes d’action impliqués dans cette pathologie

Procédures

Selon la phase de développement du modèle et la procédure expérimentale associée mise en oeuvre : - Application de la crème sous anesthésie : temps d’absorption 10 min (? à consolider après réalisation de la procédure 1), 3 fois par semaine, 10 semaines max -traitement iintra veineux, intra péritonéal, sous cutanée ou per os, per os : moins d’une minute, fréquence suivant le protocole de l’étude, 10 semaines max - Prélèvement de sang par microsampling : (prélèvement de petit volume sanguin à la veine saphène) (moins de 30 secondes) avec une fréquence dans la limite des recommandations de la structure de Bien-Etre Animal -Urine : jusqu’à 4 heures sur sable hydrophobe (mais un suivi sera établi pour réduire ce temps au maximum), tous les 15 jours (hébergement individuel durant 4 heures max), 10 semaines max -Pesée de la souris : moins de 30 secondes

Impact sur les animaux

Selon les données de la littérature et sans expérience sur ce modèle, les nuisances estimées sont les suivantes : -Administration de composés candidats médicaments selon les voies classiques intra-péritonéale, intra-veineuse, sous-cutanée ou per os pouvant induire stress et douleur ponctuels -Inflammation de l’oreille pouvant induire éventuellement rougeur, gonflement douleur transitoire (durée d’une heure après l’application de la crème) -Prélèvements de sang pouvant induire stress et douleur ponctuels

Devenir

A l’issue de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés pour la collecte des organes et tissus et les analyses in vitro des échantillons (immohistochimie, etc).

Remplacement

La recherche de nouveaux médicaments dans la prise en charge des maladies auto-immunes repose sur une première phase d’identification de candidats médicaments efficaces sur leur cible au moyen de modélisations in silico et in vitro. L’efficacité thérapeutique d’un candidat médicament ne peut être démontrée qu’après administration chez l’animal, dans le contexte d’un organisme complet et complexe incluant l’ensemble des mécanismes physiopathologiques. Les pathologies auto-immunes sont par essence multifactorielles et impliquent un grand nombre de types cellulaires et de médiateurs, qu’il n’est donc pas possible de modéliser complètement in vitro. Seules les molécules les plus abouties et les plus avancées dans leur développement sont administrées in vivo. Pour ce projet spécifiquement, le modèle présenté permettrait d’évaluer plusieurs cibles cellulaires impactés dans les maladies auto immunes dans l’organisme de la souris avec toute sa complexité et l’intégralité des différents composants du système immunitaire.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés sera affiné au fur et à mesure de la mise en place de ce modèle. Les conditions expérimentales des premières étapes sont directement basées sur les données de la littérature pour ce modèle, un accompagnement par le service Biostatistique sera assuré afin d’affiner les designs expérimentaux, d’estimer la variabilité des paramètres et in fine le nombre d’animaux nécessaire par groupe pour l’évaluation des candidats médicaments

Raffinement

L’application de la crème sur le pavillon de l’oreille de la souris sera réalisée sous anesthésie générale gazeuse pour éviter que l’animal n’enlève la crème et que celle-ci ne soit absorbée par l’animal par une voie d’administration non désirée (par lechage par exemple). Des prélèvements de sang répétés sont réalisés à différents temps afin de mesurer en cinétique les paramètres biologiques d’intérêt et/ou le taux plasmatique du médicament. Les prélèvements de sang sont effectués selon la technique du « microsampling » à la veine latérale de la patte, méthode systématiquement privilégiée par rapport aux autres techniques usuelles car rapide, réalisable plusieurs fois sur un même individu en respectant les recommandations de la SBEA, et respectant les volémies et les conditions physiologiques de la souris. Cette technique permet également de réduire considérablement le nombre d’animaux inclus par étude. Les recueils d’urine pour examens biologiques seront réalisés sur litière de sable hydrophobe en remplacement des cages à métabolisme, maintenant ainsi les animaux dans de meilleures conditions de stabulation. Le volume de recueils sera régulièrement contrôlé pour ainsi arrêter la diurèse si le volume nécessaire est obtenu et sans dépasser une durée maximale de 4h pour limiter le stress des animaux dû à la séparation des congénères durant le recueil. Projet dédié à identifier de nouveaux mécanismes afin de rechercher des candidats traitements les modulants : l’objectif n’est pas d’atteindre l’installation complète de la pathologie de lupus néphrétique mais d’identifier les modulations des biomarqueurs et autres données relevantes et permettant les réponses scientifiques. Les études n’iront donc pas au-delà de 10 semaines et pourront même potentiellement être plus réduites Une coupe des griffes de pattes arrières pourra être réalisée, à l’occasion d’une anesthésie pour application de la crème, afin d’éviter des complications supplémentaires dues au grattage si des premiers signes de prurit apparaissent. Un suivi quotidien des animaux sera réalisé par les expérimentateurs et le personnel assurant leur soin. Ce suivi permettra d’identifier tout signe de souffrance et d’appliquer les mesures nécessaires au soulagement des souris en cas d’atteinte de points limites prédéfinis. Les souris seront hébergées en groupes sociaux et disposeront de matériel de nidification dans leur cage d’hébergement.

Choix des espèces

La souris présente certains traits caractéristiques similaires à l’Homme dans la biologie des réactions immuno-inflammatoires rendant ainsi pertinente son utilisation. De nombreux modèles ont montré un fort parallélisme dans les différents médiateurs mis en jeu lors des maladies auto-immunes (auto-anticorps, cellules du système immunitaire, cytokines, …). Par ailleurs, l’évaluation de candidats médicaments comme les anticorps nécessite souvent l’utilisation de modèles murins dits humanisés, dans lesquels le gène cible a été remplacé par manipulation génétique par le gène cible humain sans incidence sur le phénotype. La protéine humaine exprimée pourra alors être détectée par le ou les anticorps candidats. Idéalement, les souris sont utilisées à l’âge adulte, à partir de 6 semaines, tel que décrit dans la littérature de ce modèle

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 168
Souffrances
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Devenir
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 168

168 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales, une chimiothérapie par anthracyclines et des injections et prélèvements répétés au niveau du sinus rétro-orbitaire sous anesthésie, avec un suivi de la tumeur par bioluminescence, pour étudier l'effet d'une protéine sur la cardiotoxicité de la chimiothérapie. Le porteur indique que la croissance de la tumeur et la chimiothérapie peuvent être douloureuses. Il affirme que l'effet du traitement doit être vérifié in vivo, les cultures cellulaires ne représentant pas la complexité d'un organisme.

Objectifs

Depuis longtemps la cardio-toxicité des agents chimiothérapiques est établie chez l'Homme, cependant la chronologie et les facteurs aggravant de la maladie ne sont pas connus. Aussi, aucune stratification des patients n’est réalisable en amont du traitement car les mécanismes précis de cette cardiotoxicité restent complexes et imparfaitement étudiés. L’objectif du projet est de déterminer l’impact de l’inhibition de la Dipeptidyl Peptidase 3 (DPP3), une protéine fréquemment surexprimée dans différents cancers, sur le devenir des animaux traités aux anthracyclines , un des traitement de base du cancer du sein. Ce qui nous intéresse tout particulièrement sera la capacité du coeur à se contracter lorsque nous initierons le traitement.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont multiples : 1. De valider l’hypothèse que les effets toxiques de la tumeur sur le coeur pré-traitement sont médiés par le DPP3 retrouvé dans la circulation 2. De confirmer l’intérêt d’utiliser le DPP3 dans la circulation comme biomarqueur prédictif de cardiotoxicité associée à la chimiothérapie 3. De prévenir la cardiotoxicité associée aux anthracyclines par l’utilisation d'un anticorps dirigé contre notre protéine DPP3.

Procédures

Anesthésies par voie intrapéritonéales: 1 à 2/semaine pendant 6 semaines, durée 20 minute. Prélèvements rétroorbitaires sur animaux anesthésiés: 1/semaine pendant 6 semaines, durée 5 min. Injection rétro-orbitaires 1/semaines pendant 3 semaines, durée 5 min. Injection sous cutané 1 fois en début de protocole, durée 5 min. Les produits utilisés seront un réactif luminescent présent chez les lucioles afin de suivre la croissance tumorale avec un appareil de bioluminescence, une chimiothérapie pour mimer le traitement de la tumeur chez l'homme, un anesthésiant à action rapide pour l'anesthésie en vue de l'échographie ou des injections/prélèvements sanguins dans le sinus rétroorbitaire, un analgésique à action rapide pour l'analgésie durant l'anesthésie, et notre anticorps dirigé contre la protéine d'intéret.

Impact sur les animaux

A la suite de l’injection sous-cutanée des cellules cancéreuses, les souris développeront une tumeur qui sera suivie au cours du temps par bioluminescence. Ce suivi est indolore mais nécessite une injection de réactif 3 fois par semaine et peut donc engendrer un stress pour l’animal. La croissance de la tumeur pourrait être douloureuse. La chimiothérapie utilisée peut elle aussi engendrer des douleurs pour l’animal.

Devenir

L'euthanasie de tout les animaux à la fin de la procédure permettra une analyse histologique des organes d'intérêts, ainsi qu'une analyse protéique et génétique de divers tissus selon les groupes d'appartenance des animaux.

Remplacement

Les expérimentations in vitro ne permettent pas de représenter la complexité d’un organisme vivant. L'effet d'un traitement sur une monocouche de cellules cancéreuses in vitro nous permet de montrer l'efficacité de ce traitement sur ce type cellulaire mais le traitement devra être étudié in vivo pour être sûr de son efficacité dans un organisme vivant complexe qui contient une multitude de tissus et organes qui peuvent être touchés.

Réduction

Nous avons effectué un calcul nous permettant d’avoir le nombre précis de souris nécessaire à l’étude. En utilisant les résultats d’une précédente étude de notre laboratoire sur un projet relativement similaire, nous sommes arrivés au chiffre de 12 souris par groupe en fin de protocole au moment dde l'euthanasie. Enfin, le suivi par bioluminescence permet également une réduction du nombre d'animaux car cette technique permet un suivi longitudinal sur le même animal sans mise à mort à des temps intermédiaires.

Raffinement

Les animaux disposeront d’une période d'acclimatation de 5 jours et seront observés quotidiennement par le personnel qualifié de l'animalerie ainsi que par l'expérimentateur. Différents points limites seront particulièrement surveillés et seront notifiés dans un cahier de suivi des animaux tous les jours. Les animaux âgés de 12 semaines recevront une injection sous cutanée de 200 microlitres de cellules cancéreuses du sein. A cette occasion, ils seront surveillés de manière visuelle (fréquence respiratoire) pendant 2h après injection. Le suivi de la croissance tumorale sera réalisé 3 fois par semaine par une technique d'imagerie par chimioluminescence qui permet: 1- une surveillance non invasive des points limites pour limiter le stress des animaux; 2- une réduction du nombre d'animaux nécessaires car cette technique permet un suivi longitudinal sur le même animal sans mise à mort à des temps intermédiaires. Les animaux seront préliminairement anesthésiés et après l'injection de produit fluorescent, ils seront placés dans l'appareil d'imagerie pour visualiser la taille de la tumeur. La manipulation dure 5 min max/animal. Ceux-ci seront ensuite replacés dans leurs cages d'origine à la fin de ce protocole. Deux semaines après l'injection de la tumeur, les animaux, mâles et femelles, recevront une injection intrapéritonéale de chimiothérapie tous les jours pendant 6 jours, laquelle peut engendrer des douleurs et donc une analgésie adaptée sera administrée en cas de besoin. Chaque semaine pendant 6 semaines, le prélèvement sanguin et l’échocardiographie seront faits l’un après l’autre pour limiter le nombre d’anesthésie hebdomadaire. Nous évaluerons la fonction cardiaque par échographie sous anesthésie légère, puis nous ferons des prélèvements sanguins via le sinus rétro-orbitaire, environ 100 microlitres à chaque prélèvement. Une pommade ophtalmique afin de réhydrater l'oeil de l'animal sera utilisée post prélèvement. La même procédure aura lieue pour l'injection de notre médicament candidat, avec l'ajout d'une pommade anesthésiante en amont. Différents points limites seront particulièrement surveillés tels que la perte de poids, le comportement, l’apparence physique et la gêne pour se déplacer. En cas d’atteinte des points limites, les souris concernées auront alors un suivi adapté avec analgésie quotidienne, nourriture en gelée dans la cage, et si les points limite persistent, elles seront alors exclues de l'expérience.

Choix des espèces

La souris est utilisée en sciences expérimentales pour plusieurs raisons essentielles. Tout d’abord les souris partagent une grande homologie génétique et physiologique avec les humains, ce qui permet de mieux comprendre les processus biologiques et les maladies chez l’humain. Ensuite, les souris se reproduisent rapidement et sont relativement peu coûteuses à élever, ce qui permet d'obtenir rapidement des cohortes expérimentales. Troisièmement, les souris peuvent être facilement génétiquement modifiées pour étudier l'impact de gènes spécifiques sur les processus biologiques, offrant ainsi des informations précieuses sur la fonction des gènes. Pour notre étude, nous avons choisis des souris mâles et femelles d'une lignée de souris fréquemment utilisée dans la recherche en cancérologie pour sa capacité à développer des tumeurs injectées manuellement. Les animaux seront agés de 12 à 16 semaines dans un but de prendre des souris adultes, car le cancer du sein est une maladie fortement liée à l'âge. Prendre des souris plus jeune ne serait pas justifé pour ce protocole.

  • Formation professionnelle
Souris : 300
Souffrances
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Devenir
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300 souris vont être utilisées dans des procédures chirurgicales menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chaque souris subit une intervention pouvant durer jusqu'à une heure trente, pose de pompe, ablation des ovaires, vasectomie ou pose de cathéter, non pour produire des connaissances mais pour entraîner des personnes aux gestes chirurgicaux. Le porteur indique recourir à des animaux de réforme issus d'élevages, qui ne peuvent être replacés. Il décrit une formation ex vivo sur peau artificielle mais affirme pertinent de la compléter par des séances sur animaux vivants.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de permettre aux utilisateurs de se former aux différentes techniques chirurgicales qu'ils seront amenés à réaliser.

Bénéfices attendus

Cette formation permettra aux utilisateurs de mieux appréhender et maitriser les gestes chirurgicaux qu’ils seront amenés à réaliser.

Procédures

Procédures chirurgicales sur animaux anesthésiés et analgésié du début à la fin (pose de pompe diffusant des substances, ovariectomie, vasectomie, pose de cathéter) / 1 procédure maximum par animal / 1h30 maximum

Impact sur les animaux

En théorie, les animaux étant mis à mort à la fin des expériences et ces expériences étant effectuées sous anesthésie et analgésie, aucune nuisance particulière n’est attendue pendant ces phases du projet.

Devenir

Ces animaux sont des animaux de réforme issus d’élevages qui ne peuvent être replacés, les procédures sont sans réveil.

Remplacement

La formation à la chirurgie expérimentale est une obligation réglementaire pour les concepteurs et les réalisateurs de procédures expérimentales incluant des procédures chirurgicales. Nous avons mis en place une formation à la chirurgie rongeurs en ex vivo (ne contenant pas d'animaux). Pour cela, nous remplaçons l’animal par des méthodes alternatives telles que de la peau artificielle silicone pour les TP suture… Cependant, pour certains utilisateurs, il est pertinent de pouvoir compléter cette formation par des séances de chirurgie expérimentale sur animaux vivants (souris). Ceci leur permet d'avoir une expérience analogue à ce qu’ils seront amenés à réaliser par la suite. Les techniques enseignées sont exactement celles dont ont besoin les utilisateurs ou des techniques qui permettent de suturer les grandes cavités.

Réduction

Cette saisine est d'une part pour compléter notre formation à la chirurgie expérimentale et d'autre part pour de l'entrainement aux actes chirurgicaux pour divers projets. Dans le cadre de notre formation diplômante il y a une première partie en ex vivo (sans animaux), ce qui nous permet de réduire considérablement le nombre d’animaux pour l'in vivo. Toujours dans l’objectif de réduire le nombre d’animaux, nous priorisons les animaux de réforme. Ce sont des animaux surnuméraires, n'ayant pas été inclus dans les projets pour lesquels ils étaient destinés. Le nombre final d'animaux utilisé par technique l'est au vu du nombre d'animaux nécessaires pour acquérir cette technique sur la base de l'expérience de plus de 10 ans des formateurs. Il est réduit au maximum et sera utilisé comme suit : 20 étudiants par an avec chacun 3 souris par an soit 300 souris sur 5 ans (20*3*5) ou 4 techniques différentes réparties entre les utilisateurs soit 15 souris par technique et par an (4*15*5).

Raffinement

Les animaux utilisés pour cette formation proviennent d’un éleveur agréé. Ils sont hébergés en animalerie par groupes sociaux (maximum 5 par cage) avec de l’enrichissement (frosottis, papier craft...). Afin de réduire au maximum la souffrance, la douleur et l’angoisse de l’animal lors des gestes techniques, les animaux sont sous couverture anesthésique et analgésique chimique adaptée. Du personnel qualifié suit la profondeur de l’anesthésie et la qualité de l’analgésie pendant l’acte. Ces chirurgies sont encadrées par du personnel aguerri afin d’avoir un suivi plus approfondi. Des tapis chauffants permettent de maintenir la température corporelle de l’animal.

Choix des espèces

La souris est le modèle d'étude de nos utilisateurs. Ces derniers souhaitent donc légitimement être formés sur ce modèle. Les animaux sont utilisés à partir de 8 semaines et jusqu'à une 30aine de semaines en fonction des euthanasies programmées dans l'animalerie (animaux de réforme issus des élevages).

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 500
Souffrances
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Devenir
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 500

500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des injections hormonales pour induire une superovulation, puis sont mises à mort pour prélever ovocytes et embryons précoces, afin d'étudier les propriétés mécaniques de l'ovule au cours de ses divisions. Le porteur n'attend qu'un stress modéré à la contention et une douleur légère à l'injection. Il affirme que la méiose femelle ne s'observe que dans l'ovocyte et qu'aucune culture cellulaire ni étude in silico ne peut la reproduire.

Objectifs

La formation des ovules s’achève par deux divisions successives. Ces deux divisions doivent être finement régulées pour empêcher les erreurs de ségrégation des chromosomes. Car ces erreurs peuvent avoir des conséquences dramatiques comme des fausses couches ou des trisomies. L’objectif de ce projet est donc de comprendre comment est régulé la formation des ovules avec un nombre correct de chromosomes, pour former un embryon après fécondation. Pour cela nous étudions les propriétés mécaniques des ovules et embryons en analysant les défauts qui sont induits par leur dérégulation.

Bénéfices attendus

Le bénéfice est une meilleure compréhension des régulateurs de la mécanique cellulaire dans les ovocytes et embryons précoces. Ils pourraient constituer des biomarqueurs de qualité ovocytaire qui pourront être potentiellement utilisé pour améliorer la réussite des techniques de procréation médicalement assistée.

Procédures

Les souris seront stimulées pars des hormones afin d’induire l’ovulation. Elles subiront deux traitements successifs. Les aiguilles utilisées pour les injections sont les plus fines possibles et les solutions seront à température ambiante afin de limiter la douleur lors de l’injection. Les injections dureront quelques secondes. Les souris resteront vigiles pendant les traitements et resteront en animalerie dans leur cage pendant cette période.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont un possible stress modéré lors de la contention puis une possible douleur légère à l'injection.

Devenir

Toutes les souris injectées sont euthanasiées afin de disséquer les oviductes et les ovaire et récupérer les ovocytes matures et embryons précoces si accouplement consécutif à l’injection.

Remplacement

La méiose est spécifique des cellules germinales et il n’existe pas de culture de cellule efficace de ce type. La méiose femelle peut être observée uniquement dans les ovocytes. Pour étudier ce processus, nous sommes donc obligés d’utiliser des ovocytes et embryons précoces issus d’animaux. Aucune étude in silico n’a jusqu’à ce jour était capable de récapituler la complexité de la formation d’un ovocyte.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés dans notre projet est réduit à son minimum dans la limite de ce qui est permis pour obtenir des résultats scientifiquement valides. Ainsi il est nécessaire de reproduire les résultats de manière indépendante et d'avoir plusieurs échantillons pour éviter les différences dues à la variabilité biologique. La superovulation permettra d'augmenter le nombre d'ovocyte par animal et de diminuer le nombre d'animaux utilisé. Nous estimons avoir besoin de 8 souris pour obtenir un nombre d'ovocytes et d'embryons précoces suffisants pour les deux conditions contrôles et traités pour une expérience et un projet. Les tests statistiques utilisés sont l'analyse de variance suivie de tests post-hoc.

Raffinement

Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soins et les méthodes utilisées sont adaptées afin de réduire le plus possible toute douleur, souffrance, angoisse que pourraient ressentir les animaux. Les injections sont faites avec des solutions à température ambiante et un matériel permettant de réduire la douleur. Les souris seront massées au site d'injection et observées pendant l'heure qui suit et quotidiennement jusqu'à la fin de leur traitement.

Choix des espèces

Il est très difficile d’obtenir des ovocytes humains provenant des centres de Procréation Médicalement Assistée (PMA). La souris est un mammifère très proche de l’Homme dont la méiose dans l’ovocyte est très similaire à celle de l’ovocyte humain. La souris est à la fois le modèle le plus proche de l’homme et le plus accessible pour étudier la méiose et le développement embryonnaire précoce. C'est aussi le seul modèle où les invalidations conditionnelles de gènes sont possibles. Les souris sont utilisées à l’âge adulte à partir de 9 semaines. C’est à cet âge qu’elles produisent la plus grande quantité d’ovocytes.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 120
Souffrances
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Devenir
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 120

120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Issues d'une lignée hypercholestérolémique, elles reçoivent jusqu'à 42 gavages, une injection intraveineuse et plusieurs prélèvements sanguins, un lot subissant une chirurgie terminale sans réveil, pour tester l'effet d'extraits végétaux sur le cholestérol. Le porteur présente ces extraits comme des actifs "100% naturels" et attend une amélioration sans effets indésirables. Il affirme être "contraint" d'utiliser le modèle animal, le métabolisme du cholestérol ne pouvant selon lui être étudié in vitro.

Objectifs

Notre projet s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les maladies cardiovasculaires (infarctus, Accident Vasculaire Cérébrale) et en particulier dans la détermination de nouvelles pistes thérapeutiques pour une meilleure prise en charge des dyslipidémies. L’objectif de notre programme de recherche est de caractériser d’extraits végétaux sur les niveaux de cholestérol sanguins et de comprendre l'impact sur les voies métaboliques impliquées.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre d’identifier le pouvoir hypolipémiant d’extraits végétaux administrés 1) par voie orale ; 2) ou dans un régime. En outre, il permettra de valider son intérêt thérapeutique en démontrant que les extraits exercent des effets anti-athérogéniques.

Procédures

Deux lots de souris recevront 42 gavages oraux (environ 5-10 secondes par gavage), une injection intraveineuse (environ 5-10 secondes par injection) et des six prélèvements sanguins (environ 30 secondes par prélèvement). Un dernier lot de souris sera soumi à 10 prélèvements sanguins (environ 30 secondes par prélèvement) et subira une chirurgie terminale sans réveil (environ 1 heure/ souris).

Impact sur les animaux

Nous utilisons une lignée de souris présentant une hypercholestérolémie. A l'exception des souris contrôles recevant la solution véhicule. Les autres souris devraient voir leur homéostasie du cholestérol s’améliorer sans nuisances ou effets indésirables attendus. Nos expérimentations impliquent des gavages oraux, des prélèvements sanguins et des injections intraveineuses susceptibles d'induire en dépit de nos précautions une altération du bien-être, du stress et des douleurs.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issu des procédures. Nous récolterons du sang et des organes afin finaliser le phénotypage métabolique des souris et caractériser les altérations moléculaires induites.

Remplacement

Le métabolisme du cholestérol est un processus physiologique complexe, impliquant l’action combinée d’une multitude d’organes et de diverses voies métaboliques. Il est donc actuellement impossible d’étudier la physiopathologie du cholestérol d’une façon intégrale ex vivo ou in vitro et nous sommes malheureusement contraints d’utiliser les modèles animaux.

Réduction

Seules les expériences absolument indispensables au succès du projet seront mises en oeuvre. Nous avons pris soin d’optimiser au mieux nos expérimentations en choisissant les lignées murines les plus adaptées à l’étude. Les procédures ont été réfléchies afin de réduire au maximum le stress et les souffrances des animaux soumis aux expérimentations.

Raffinement

Enfin, les procédures ont été réfléchies pour réduire au maximum le stress et les souffrances des souris soumises aux expérimentations. La cage sera enrichie par des frisottis ou une petite maison en carton

Choix des espèces

Le modèle murin est le modèle de choix, il est utilisé depuis longue date pour caractériser les mécanismes impliqués dans la régulation du métabolisme du cholestérol. Nous disposons d’un modèle de souris hypercholestérolémiques et prédisposées au développement rapide de la plaque d’athérosclérose lorsqu'elles sont nourries avec un régime hyperlipidique. Nous utiliserons des souris mâles adulte agés de 8 semaines au moment de l'initiation de l'étude. A cet age, l'état hormonal et le métabolisme des lipoprotéines sont matures et stabilisés et permettent de réaliser nos mesures en limitant l'hétérogénéité des données.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 205
Souffrances
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▲ 205
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Devenir
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 205

205 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection de cellules de cancer du sein triple-négatif, des traitements quotidiens cinq jours sur sept et des séances d'imagerie après injection d'un radio-traceur dans la veine de la queue, avant une mise à mort entre 30 et 100 jours pour prélever tumeurs et organes. Le porteur indique que le radio-traceur n'a jamais été testé chez la souris et attend une douleur modérée liée aux injections. Il présente le suivi par imagerie comme un moyen de réduire le nombre d'animaux par rapport aux mesures classiques.

Objectifs

Le cancer du sein (CS) est le cancer féminin le plus important en France et dans le monde en termes d'incidence et de décès. Le CS dit triple-négatif (CS TN) est très agressif et de mauvais pronostic. Il est important de trouver de nouveaux moyens de le soigner. Nous avons identifié un onco-métabolite qui stimule la prolifération des cellules de CS TN. Nous avons identifié des traitements qui bloquent la production de cet oncométabolite et le développement des CS TN. Nous avons développé un nouveau radio traceur qui est capté par les cellules de CS TN en culture qui produisent cet onco-métabolite. Les objectifs de ce projet sont d'étudier, par imagerie médicale, la capacité de ce radio traceur à détecter les CS TN chez l'animal et à suivre l'inhibition du développement des tumeurs suite aux traitements.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de ce projet sont de valider, in vivo, le radio-traceur pour la détection non-invasive, par imagerie médicale, des tumeurs qui produisent cet onco-métabolite. De plus, les bénéfices seront de démontrer l'intérêt de ce radio-traceur pour le suivi de l’efficacité de deux traitements que nous avons identifiés pour inhiber les effets de l’onco-métabolite sur le développement des cancers mammaires triple-négatifs (CS TN). Les retombées seront de déposer de publier dans un article scientifique les résultats de ce projet et d’en faire bénéficier la communauté scientifique. A terme, ce projet permettra de proposer un radio-traceur pour la détection non-invasive des CS TN et le suivi des nouveaux traitements pour traiter les cancers du sein TN, qui sont de très mauvais pronostic et pour lesquels peu de thérapies efficaces sont disponibles.

Procédures

Les interventions sur les animaux seront : l'injection en sous cutanée des cellules tumorales pour établir une tumeur : 1 injection/expérience (Exp 1 à Exp 3), avec une durée de 1 min/souris ; Traitement avec une molécule : 1 fois par jour, 5 jours/7, avec une durée de 1 min/souris. Traitement avec deux molécules : 1 fois par jour, 5 jours/7, avec une durée de 2 min/souris. Traitement avec trois molécules 1 fois par jour, 5 jours, avec une durée de 3 min/souris.

Impact sur les animaux

Les études in vitro et in vivo avec le traceur n’a pas montré d’effets indésirables. Le radio-traceur n’a jamais été étudié et injecté chez la souris. L’onco-métabolite, à la dose qui sera utilisée, a été testé in vivo sur plusieurs modèles de cancers mammaires TN (dont celui étudié dans ce projet) et aucun effet indésirable n'a été observé. Les deux thérapies qui seront testés, ont déjà été utilisés in vivo (rapporté dans la littérature) sans effet indésirable observé sur les animaux aux doses qui seront testées mais jamais en combinaison. Les différents traitements qui seront administrés aux souris causeront une douleur modérée due à la piqure de l’aiguille lors de l’injection. Les modalités d'imagerie mises en œuvre ne causent aucune souffrance aux animaux car la piqure d’une aiguille pour injection du radio-traceur par voie intraveineuse dans la veine caudale est réalisée sous anesthésie des animaux. L’induction des tumeurs dans les animaux peut affecter la santé des animaux. Aussi, nous serons vigilants à ce que l’animal ne souffre pas de douleur, de la faim ou de la soif, d'inconfort, de blessures ou d’immobilité. Le suivi quotidien du bien-être des animaux impliqués dans ce projet nous permettra de nous assurer que les animaux ne souffrent pas de ces différents maux. Dans le cas contraire, les animaux seraient immédiatement mis à mort sous anesthésie.

Devenir

Pour les procédures 1 et 2 : Toutes les souris seront mises à mort sous anesthésie à J30-J45, car les organes et la tumeur seront prélevés à la fin des acquissions d'imagerie pour analyser la biodistribution du radio-traceur. Pour la procédure 3 : Toutes les souris seront mises à mort sous anesthésie à J80-100, car nous ferons un suivi dans le temps de l'efficacité des traitements d'intérêts par imagerie médicale non invasive et les souris seront mises à mort sous anesthésie au temps J80-J100 qui permettra d'analyser la croissance tumorale et la survie des animaux.

Remplacement

L’exploration non invasive par imagerie médicale est une méthode permettant d’assurer un suivi longitudinal en limitant la souffrance animale. Ainsi, il sera possible d’étudier la distribution du radio-traceur et sa captation dans la tumeur dans les mêmes cohortes de souris, dans le temps, au cours du développement tumoral. De même, cette méthode permettra de détecter les tumeurs et de suivre l’efficacité des thérapies. Cette procédure permet de réduire drastiquement le nombre d’animaux mis en jeu par comparaison aux procédures classiques de biodistribution nécessitant le sacrifice d’un groupe d’animaux par condition et par temps d’observation.

Réduction

Le choix du nombre de souris par groupe selon les expériences et la répétition des expériences se base sur des travaux réalisés précédemment avec l'onco-métabolite sur les mêmes modèles de lignées cellulaires implantés chez la souris et sur l'analyse statistique des données. De plus, le suivi longitudinal des animaux par imagerie permet de réduire drastiquement le nombre d’animaux mis en œuvre par comparaison avec la procédure de biodistribution ex-vivo nécessitant le sacrifice d’un groupe de souris par temps d’observation et par condition expérimentale. La fiabilité des résultats obtenus est par ailleurs renforcée du fait que le suivi d’un même animal au cours du temps permet de réduire le biais statistique induit par la variabilité interindividuelle.

Raffinement

Les animaux utilisés au cours de cette expérience seront maintenus dans des conditions optimales (Hébergement en surpression, 5 animaux par cage IVC ventilée, sous un éclairage et une température (19-21°C) contrôlés) avec une surveillance régulière de leur bien-être et un enrichissement du milieu adapté (igloo, tunnel ou paper wool). Ils seront manipulés dans des enceintes protégées. Les animaux auront un suivi clinique quotidien (observations, manipulation/palpation, état général) et pesés 2 fois par semaine afin d’intervenir rapidement si les animaux manifestent des signes de douleur (selon une grille de scoring). Une attention particulière sera apportée au maintien de la température corporelle des animaux anesthésiés qui seront mis sur un tapis chauffant. Si une souffrance est observée (selon une grille de scoring), un traitement pour éliminer la douleur sera mis en place sur prescription du vétérinaire désigné. Si des symptômes correspondant à des critères d’arrêt de l’expérience sont observés, voir ci dessous, l’animal sera mis à mort sous anesthésie. De même, les animaux seront mis à mort sous anesthésie si la tumeur atteint un volume supérieur à 2000 mm3, si elle est nécrosée ou présente une inflammation ou si des signes de souffrance apparaissent, voir ci-dessous. Les critères d’arrêt de l’expérimentation afin de minimiser la souffrance et/ou la détresse des animaux sont les suivants : Perte de poids rapide > 20 % du poids initial ou longue période de perte de poids, ulcération des tumeurs, comportement moribond, automutilation, diarrhée prolongée, paralysie, râle, écoulement nasaux, signes d'atteinte du système nerveux central, anorexie, saignement abondant par un orifice ou lésions interférant avec la prise de nourriture et d'eau.

Choix des espèces

La souris est le modèle utilisé majoritairement par la communauté scientifique internationale pour tester in vivo les effets de molécules anticancéreuses ou pro-tumorales et pour l’imagerie médicale et permet de comparer les résultats obtenus avec ceux d’autres laboratoires. Les modèles utilisés se reproduisent bien. De nombreux outils sont disponibles pour l’étude de cette espèce. Les souris sont achetées à l’âge de 6 semaines et greffées après la période d’acclimatation. Les souris sont adultes lorsqu'elles sont traitées car le cancer du sein se développe chez l'adulte.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 1413
Souffrances
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▲ 100
▲ 1313
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Devenir
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 1413

1 413 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales ou un fragment de tumeur de patient sous anesthésie générale, puis des mesures répétées et des injections de molécules deux fois par semaine sur quatre à six semaines, pour identifier les mécanismes de résistance à l'hormonothérapie du cancer de la prostate. Le porteur affirme que le développement tumoral n'est pas douloureux et n'attend pas de perte de poids. Il revendique un "besoin urgent" de nouvelles cibles et conclut qu'il est "indispensable" d'utiliser la xénogreffe de tumeur de patient.

Objectifs

Le cancer de la prostate (CaP) représente 1 400 000 nouveaux cas et 375 000 décès dans le monde par an (57 000 cas, 9 000 décès en France). Il est dépisté par mesure du PSA (Antigène Spécifique de la Prostate) et toucher rectal. Aux stades localisés, la chirurgie, la radiothérapie, la Curiethérapie, et des ultrasons sont curatifs. Au stade métastatique, l’hormonothérapie est le traitement de 1ère ligne, avec une problématique de taille, l’échappement hormonal, qui fait que le cancer reprend son développement. En conséquence il est actuellement proposé à ces patients une hormonothérapie de 2ème génération, notamment l’abirotérone ou l’enzalutamide, qui vont bloquer les hormones responsables du développement du cancer de la prostate, en combinaison avec des inhibiteurs de PARP (Poly(ADP-ribose) polymérase), qui représentent une classe de médicaments anticancéreux ciblant les cancers caractérisés par une surexpression des enzymes de type PARP (comme l’olaparib, le talazoparib, ou le niraparib), comme c’est le cas du cancer de la prostate. Pour améliorer la survie des patients de nouvelles avancées sont nécessaires, tant pour le diagnostic que pour le traitement de la maladie, et cela passe également par l’identification des mécanismes de résistance aux thérapies de référence actuelles. Dans ce projet, notre objectif est de déterminer les mécanismes moléculaires de la résistance à l’hormonothérapie de 2ème génération en combinaison avec les inhibiteurs de PARPet de contourner cette résistance en inhibant les mécanismes moléculaires impliqués. Ces études permettront ainsi de développer des approches thérapeutiques pour le traitement du CaP, dans une logique de médecine personnalisée, c’est-à-dire adaptée aux caractéristiques de chaque patient.

Bénéfices attendus

Notre projet va permettre d’identifier et de contrer les mécanismes de résistances à l’hormonothérapie de seconde génération, notamment l’abiratérone, en association avec les inhibiteurs de PARP (Poly(ADP-ribose) polymérase), actuellement en thérapie de première ligne dans le cancer de prostate résistant à la castration. Les inhibiteurs de PARP, représentent une classe de médicaments anticancéreux ciblant les cancers caractérisés par une surexpression des enzymes de type PARP (comme l’olaparib, le talazoparib, ou le niraparib), comme c’est le cas du cancer de la prostate. Les retombées de notre projet ont ainsi des implications potentielles très importantes pour la clinique. Nos résultats permettront ainsi d’ouvrir de nouvelles perspectives pour le traitement du cancer de la prostate. Du fait que les patients deviennent résistants aux thérapies anti-tumorales classiques dans ce cancer, il y a un besoin urgent d’identifier les mécanismes à l’origine de cette résistance, mais bien sur également de découvrir, de développer et de valoriser de nouvelles alternatives thérapeutiques pour une meilleure prise en charge des patients aux stades avancés de la maladie. Ainsi, nous pourrons apporter de nouveaux outils pour contenir la maladie, voire l’éradiquer

Procédures

Les animaux recevront une injection de cellules tumorales (modèles de xénogreffes de lignées cellulaires humaines) ou un implant tumoral en sous-cutané (modèles de xénogreffes de tumeurs de patients) au cours d’une chirurgie d’implantation sous anesthésie générale. L’intervention dure environ 15 secondes pour l’injection sous-cutané de lignées et environ 5 minutes pour l’implantation du fragment de tissu tumoral. Le volume tumoral sera suivi par mesure de la tumeur (longueur, largeur, profondeur) 2 fois par semaine à l’aide d’un pied à coulisse électronique. Pour les traitements ils recevront des injections sous anesthésie générale répétées, sur 4 à 6 semaines, à raison de 2 injections par semaine durant environ 15 secondes, soit entre 8 et 12 injections avec les molécules thérapeutiques.

Impact sur les animaux

Comme il s’agit de xénogreffer des petits morceaux de tissus tumoraux, il est possible qu’il y ait une douleur au site d’incision, et une infection au point de suture. La chirurgie n’est réalisée qu’une seule fois pour obtenir la taille tumorale initiale, pour l’initiation des thérapies. Une inflammation au site d’injection est aussi possible. En outre, concernant la procédure principale, comme il s’agit d’injections répétées, il peut y avoir un stress à la contention, et lors des injections, mais cela est minimisé par le fait que l’ensemble des gestes est réalisé sous anesthésie générale gazeuse à l’isoflurane, qui permet une induction et un réveil rapide. Cependant, il faut noter que nous avons une très forte expérience de ces protocoles, non seulement dans le développement de modèles CDX avec plusieurs lignées de divers types de cancers, mais également de modèles PDX avec des xénogreffes de près de 1000 tumeurs, et nous restons vigilants afin que les effets indésirables éventuels puissent être minimisés au maximum. Nous n’avons pas reporté de perte de poids, que ce soit dans nos observations ou celles d’autres investigateurs. Idem pour l’alimentation et l’hydratation (qui rejoint le poids), aucune différence n’est notée les animaux continuant à prendre du poids au cours de l’expérimentation de manière tout à fait normale. Aucun impact sur le comportement n’a été non plus répertorié dans ce type d’expérimentations.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin des expérimentations afin de collecter un maximum de tissus afin de procéder à des analyses complémentaires et soulager les douleurs éventuelles.

Remplacement

Le cancer de la prostate, comme beaucoup de cancer, se caractérise par une grande variabilité cytogénétique entre les individus et hétérogénéité au sein même de la tumeur. La réalisation d'études précliniques fiables nécessite l'utilisation de modèles reproduisant fidèlement ces caractéristiques des tumeurs humaines. Or, les modèles d'étude se basant sur les lignées cancéreuses clonales ne reflètent pas l'hétérogénéité de la tumeur in situ. De même, pour les systèmes de culture 3D en cours de développement qui ne permettent pas encore d’obtenir des résultats projetables à l’homme. Par conséquent, aucune méthode de remplacement pertinente n'existe à ce jour. Il est donc indispensable d’utiliser le modèle de xénogreffe de tumeur de patients, seul capable de reproduire les caractéristiques de la pathologie humaine.

Réduction

Nous avons réduit au maximum le nombre d’animaux utilisés pour les différentes étapes du projet, mais en permettant les études statistiques, par les tests classiques et adaptés aux expérimentations. Le nombre d’animaux a été calculé statistiquement afin d’être réduit à son minimum tout en permettant d’atteindre les objectifs du projet. Dès que les objectifs seront atteints, ou en absence d’effet des traitements, aucun animal supplémentaire ne sera inclus permettant de réduire encore les effectifs.

Raffinement

Le raffinement sera assuré par un enrichissement des cages pour le confort des animaux (des bâtons à ronger pour limiter les querelles ; des carrés de coton pour une nidification ; des igloos, permettant le jeu et le repos). Les souris seront nourries et hébergées en groupe ; elles ne seront séparées qu'en cas de comportement agressif avec induction de plaies. Nous diminuerons la douleur et l'angoisse liées à la xénogreffe en opérant sous anesthésie gazeuse avec une anesthésie au site d’implantation, et en appliquant une analgésie (Meloxicam 5mg/kg/j en IP pendant 3 jours). Les animaux seront maintenus au chaud sur un tapis chauffant pendant la phase de réveil, phase pendant laquelle les animaux seront surveillés en continu. Il est à noter que le développement tumoral n'est pas douloureux pour les animaux. De plus, nous avons établi des points limite qui mettront fin à l’expérimentation en cas de souffrance et d’inconfort des animaux.

Choix des espèces

Les pathologies cancéreuses en général se caractérisent par une grande variabilité cytogénétique (variation de l’ADN des cellules tumorales) entre les individus et sont généralement hétérogènes au sein même de la tumeur. Or, jusqu'à présent, les modèles d'étude en oncologie se basent sur les lignées cancéreuses clonales qui ne reflètent pas l'hétérogénéité de la tumeur in situ. Par ailleurs, les modèles expérimentaux in vitro ne prennent pas en compte le rôle du microenvironnement dans le développement tumoral. Ainsi, malgré le développement de cultures 3D dont la mise en place reste difficile, les modèles animaux s'avèrent donc indispensables pour la recherche translationnelle en oncologie. Le modèle expérimental décrit dans ce projet nécessite l'utilisation d'animaux immuno-déprimés pour permettre la greffe d'un tissu étranger. Les greffes seront réalisées sur des souris jeunes âgées de 5 à 6 semaines afin d’avoir un système immunitaire encore très peu mature, permettant d’assurer une prise de greffe optimale.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Souris : 20
Souffrances
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▲ 20
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Devenir
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 20

20 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent par chirurgie une sonde de température sous la peau, subissent des prélèvements sanguins, un isolement de 24 heures en calorimétrie et une exposition au froid à 4 °C pendant six heures qui abaisse leur température corporelle, pour mettre au point un test d'étude de la thermogenèse. Le projet vise à "compléter l'offre" d'analyse du métabolisme énergétique de l'établissement. Le porteur affirme qu'il n'existe pas de modèle in vitro pour étudier le métabolisme d'un organisme complet.

Objectifs

Les mammifères ont acquis la capacité de maintenir une température corporelle constante dans des environnements à température variable grâce à un processus physiologique adaptatif appelé la thermogenèse. Le tissu adipeux est considéré comme le principal site de thermogenèse et de production de chaleur, ce qui permet aux rongeurs de maintenir l'euthermie à des températures inférieures à la thermoneutralité. Les altérations de la thermogenèse sont actuellement considérées comme étant à la fois potentiellement responsables et capables de contrer l'obésité. Une compréhension et une évaluation adéquate de la thermogenèse sont donc primordiales pour les études métaboliques. En effet, des gènes impliqués dans la thermogenèse peuvent être facilement induits dans les adipocytes du tissu adipeux en réponse à une exposition au froid. Lorsqu'ils sont activés, les cellules adipeuses consomment une grande quantité de lipides circulants et de glucose. Dans ce contexte, notre projet est de mettre en place et de valider le test d’exposition au froid combiné à l’analyse de l’énergie par calorimétrie indirecte pour compléter notre offre d’étude du métabolisme énergétique chez la souris.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif la mise en place et la validation d'un test d'exposition au froid pour analyser la thermogenèse et le métabolisme énergétique chez la souris. Cela nous permettra d'offrir un test qui permet de compléter l'analyse des effets métaboliques de certains gènes impliqués l'obésité.

Procédures

Implantation sous-cutanée de mini-sondes de température par chirurgie (durée 30 min par animal) -Les prélèvements sanguins par voie submandibulaire (moins de 5min par animal) -La calorimétrie indirecte : l’isolement des animaux pendant 24 heures. - Exposition au froid (+4°C) pendant 6h.

Impact sur les animaux

Notre protocole d’étude peut induire les contraintes suivantes : -les animaux subiront une implantation sous-cutanée de mini-sondes de température. Celles-ci restent sous la peau durant l’ensemble du projet, et ont une longueur de 15.5 mm, un diamètre de 6.5 mm et pèse 1.1 g. la chirurgie dure 30 min par animal. -Les prélèvements sanguins par voie submandibulaire peuvent induire du stress et douleur (moins de 5min) - La calorimétrie indirecte : l’isolement des animaux pendant 24 heures - Exposition au froid (+4°C) pendant 6h : chute de température corporelle.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour des analyses post-mortem biochimiques.

Remplacement

Cette étude a pour but d’étudier la thermogenèse et le métabolisme chez la souris. Pour ce faire, il est indispensable de disposer d'un modèle animal car il n’existe pas de modèle in vitro ou de systèmes cellulaires pour étudier le métabolisme énergétique à l’échelle d’un organisme complet.

Réduction

L’objectif est de réduire au maximum le nombre de souris pour l’étude tout en s’assurant d’une analyse statistique fiable des résultats. Une approche statistique basée sur la variabilité inter-individu constaté dans les études précédentes en calorimétrie indirecte, et de la revue de la littérature pour la mesure de la température corporelle (sous exposition au froid) nous permet de fixer le nombre d’individu à 10 par groupe. De ce fait, nous prévoyons au total 20 souris (10 mâles et 10 femelles).

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des conditions optimales d'animalerie, en groupes, avec un enrichissement, nourriture et boisson à volonté avant les tests. -Implantation des mini-sondes : Les animaux recevront un antalgique par injection intra-péritonéale avant leur anesthésie. Ils auront un antalgique en post-opératoire pour couvrir les douleurs possibles lors de la cicatrisation. -Afin de diminuer le stress et la douleur liées aux prélèvements sanguins à la veine temporale superficielle, ces prélèvements se feront sous anesthésie par inhalation d’isoflurane. De plus un volume maximum de 200 μl et correspondant donc à moins de 20% du volume sanguin de l'animal sera prélevé et afin de compenser ce prélèvement, une solution de NaCl 0,9% correspondant au volume de sang prélevé sera injectée par voie intrapéritonéal. -Concernant les tests de calorimétrie indirecte, ceux-ci se déroulent dans des cages d’hébergement individuelles. La seule contrainte est donc l’isolement des animaux pendant 24 heures. A la fin de ce test, les animaux sont remis dans leurs cages d’origine avec les mêmes dispositions d’avant le test (les mêmes souris dans la même cage, et les cages sont gardées dans le même état qu’avant le début du test, et ceci afin que les animaux retrouvent leur environnement) -Exposition au froid : les souris seront soumises à une température de +4 °c pendant 6h. Les souris s’adaptent bien au froid, leur température corporelle pouvant descendre de 37°C à 34°C. Afin d’éviter de trop grandes variations dans les mécanismes d’adaptation au froid, les animaux seront placés dans des cages individuelles comprenant de la litière. Néanmoins, tout animal dont la température corporelle chuterait en dessous des 34°C , montrant son incapacité à s’adapter au froid, sera sorti du test, et placé sur une plaque chauffante. Chaque semaine, les animaux seront pesés et évalués pour constater leur état général et s'assurer qu'aucune dégradation de celui-ci n'est constatée. Si ce cas se présentait, un protocole spécifique serait mis en place avec une surveillance quotidienne approfondie. En cas de perte de poids supérieure à 20% sur une semaine, prostration avec vocalisation, lésion du site d'implantation, hypothermie, les animaux seront mis à mort

Choix des espèces

La souris est l'animal de choix pour la création et l’étude de modèle avec des mutations genetique. De plus, la souris est un modèle animal adapté à l’étude du métabolisme energetique et la thermogenèse. Enfin, il n’existe pas de modèle in vitro ou de systèmes cellulaires pour étudier des alterations de la thermogenèse d’un organisme complet. Nous allons étudier le metabolisme et la thermogenèse chez des souris adultes, en effet, nous souhaiterions mettre en place et valider ce test dans le cadre des études du métabolisme en âge adulte chez la souris.