Souris

10257 contenus, page 498 sur 855
  • Enseignement supérieur
Souris : 150
Rats : 150
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 300
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 300

Pour initier des étudiants aux techniques d'expérimentation animale, 150 souris et 150 rats sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués puis congelés pour être ensuite disséqués. Manipulés par des étudiants inexpérimentés, les animaux reçoivent des injections sous-cutanées, intrapéritonéales et des gavages d'eau physiologique. Le porteur détaille les précautions sonores demandées aux étudiants, chuchoter, couper les téléphones, éviter les parfums, pour limiter le stress des animaux. Il conclut qu'aucune méthode ne peut remplacer l'animal vivant, la certification imposant une manipulation sur animal réel.

Objectifs

Pédagogiquement, ces travaux pratiques permettent aux étudiants une initiation à l’expérimentation animale. Et comme demandé dans les compétences visées par le module, ils apprennent à mettre en oeuvre des techniques d’expérimentation animale. Les étudiants diplômés du bachelor universitaire de technologie (BUT) génie biologique parcours Biologie médicale et biotechnologie (BMB) peuvent être amenés à faire un stage dans des établissements utilisateurs d’animaux à des fins scientifiques ou à y travailler au cours de leur vie professionnelle. L'objectif est d’obtenir la certification d’expérimentation animale niveau applicateur, les étudiants ont une partie théorique puis une partie pratique (Travaux pratiques en expérimentation animale : initiation chez le rat et la souris).

Bénéfices attendus

Cet enseignement permettra aux étudiants de découvrir le monde de l'expérimentation animale, de pouvoir passer le Certificat d’expérimentation animale niveau applicateur et de pouvoir travailler pendant l’année scolaire comme vacataire dans un établissement utilisateur d’animaux. Ce projet permettra aux étudiants d'acquérir la compétence " Mener des études à l'échelle de l'organisme et de la cellule en biologie de la santé" exigées dans le cadre du bachelor universitaire de technologie (BUT) parcours Biologie médicale et biotechnologie (BMB(. L'acquisition de cette compétence nécessite pour l'étudiant de maitriser un certain nombre d'apprentissages critiques (AC) qui sont, pour cette compétence, : i) Mettre en oeuvre des procédures expérimentales d'études physiologiques. Le contenu de ce projet répond ainsi à ces apprentissages critiques et entre donc dans le processus d'acquisition de cette compétence en complément des autres enseignements théoriques et pratiques de la Ressource "Physiologie et Expérimentation animale" et de la SAé associée.

Procédures

Les animaux seront soumis à des injections sous-cutanée et intra-péritonéales d'eau physiologique. Un gavage pourra être pratiqué. Un animal recevra au maximum 1 IP et une sous cutanée pendant une séance de TP de 5 h.

Impact sur les animaux

Les animaux seront manipulés (administrations diverses – sous cutanée, intra-péritonéales, gavage, anesthésie) par des étudiants inexpérimentés, ce qui pourrait être source de stress et de nuisances pour les animaux. Donc avant le début de la séance, il sera demandé aux étudiants de chuchoter, de rester calme et d'éviter les déplacements (matériels et humains) durant la manipulation des animaux. Afin d'atténuer le stress des animaux, une musique d'ambiance calme pourra être mise en place à l' animalerie et dans la salle de TP pour créer un fond sonore homogène afin de réduire le stress des animaux. Enfin, il sera demander de couper les téléphones portable et d'éviter les parfums forts pour éviter l'inconfort des animaux.

Devenir

A l’issue des séances de travaux pratiques, les animaux seront euthanasiés. La mort de l’animal est vérifiée par contrôle de l'arrêt cardiaque en palpant la cage thoracique et par l' absence de reflexe. Les animaux morts seront ensuite stockés au congélateur dans le but d’être disséqués par les étudiants de première ou deuxième année de Génie biologique dans le cadre d'études d'histologie

Remplacement

Pour cet apprentissage, il n’est pas possible de remplacer l’utilisation des animaux vivants par une autre méthode pour observer et manipuler rats et souris. Les objectifs de ces TP sont d’être capable de mettre en oeuvre les techniques d'expérimentation animale pour des études de toxicologie, de pharmacocinétique, d’études du métabolisme ou de pharmacodynamie. Afin de respecter le programme national publié en 2021 par le ministère, un remplacement n’est pas possible dans ce contexte car, les titulaires du diplôme DU APEX doivent être en mesure d’intervenir en expérimentation animale in vivo et in vitro. De plus, la certification en expérimentation animale « niveau applicateur » ne peut être obtenu qu’après manipulation sur animal vivant (arrêté du 1er fevrier 2013). Afin de préparer au mieux les étudiants et ainsi éviter des mauvais gestes avec les animaux, les étudiants auront avant les travaux pratiques, une information théorique sur les différentes techniques avec des photos et ces photos seront disponibles pendant la scéance de TP. Une sensibilisation sur l'éthique et le bien être animal sera faite également avant les TP. Enfin, juste avant la séance de manipulation sur l'animal, une video explicative sera présentée.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été réduit au maximum en prenant en compte que la formation s’adresse à 5 étudiants qui au cours de chaque séance vont manipuler plusieurs animaux afin de pouvoir apprendre correctement sans toujours utiliser le même animal, et aussi bien des mâles et que des femelles. De plus, les animaux morts sont utilisés ensuite pour des séances de dissections en travaux pratiques.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe, dans des cages standards aux normes européennes, avec enrichissement. Le bien-être des animaux est suivi quotidiennement. Les principes éthiques et les standards de raffinement sont utilisés jusqu’à la mise à mort des animaux.

Choix des espèces

Les rongeurs sont les animaux les plus utilisés en expérimentation animale. Ce sont donc des animaux sur lesquels les étudiants seront susceptibles de travailler. De plus, la souris et le rat sont les animaux sur lesquels portent plus particulièrement le certificat d’expérimentation animale niveau applicateur.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 7986
Souffrances
▲ -
▲ 46
▲ 7940
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 7986

7986 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélèvement d'organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des femelles gestantes reçoivent un traitement modifiant la voie de l'acide rétinoïque, leurs embryons et foetus pouvant présenter des malformations cardiaques, tandis que les souriceaux subissent une biopsie de l'oreille et certains adultes des échocardiographies sous anesthésie. Le porteur indique que ces défauts peuvent conduire à une insuffisance cardiaque, des troubles du rythme et des morts subites. Il présente cette recherche fondamentale comme un "prérequis essentiel" au développement futur de thérapies, sans application immédiate annoncée.

Objectifs

Les malformations cardiaques congénitales sont les anomalies congénitales les plus fréquentes puisqu'elles représentent environ 1% de toutes les naissances. Ces malformations peuvent être d'origine génétique mais peuvent aussi être dues à un problème de développement pendant la grossesse. Plusieurs études ont montré que la voie de l’acide rétinoïque (AR), dérivé de la vitamine A, est impliqué dans le développement du cœur et en particulier celui des populations cellulaires à l’origine de la formation du cœur. Des dérégulations de la voie de l'AR (excès ou carence) durant le développement embryonnaire se traduisent par de graves malformations congénitales structurelles du cœur telles que les anomalies des gros vaisseaux (ainsi que de la séparation des oreillettes et des ventricules. Il a également été montré que l’AR est nécessaire à la formation des valves cardiaques qui assurent une circulation unidirectionnelle du sang à chaque cycle cardiaque. Les défauts de fonctionnement des valves (valvulopathies) peuvent également avoir une origine génétique et développementale. Dans ce projet, nous souhaitons utiliser des modèles murins génétiquement modifiés pour mieux comprendre comment la voie de l’AR contrôle le développement du cœur et celui des valves cardiaques.

Bénéfices attendus

Nous attendons de ce projet qu’il augmente nos connaissances sur le rôle essentiel de l’AR dans le développement du cœur pour mieux comprendre les mécanismes moléculaires qui conduisent à des malformations cardiaques congénitales. La compréhension de ces mécanismes est un prérequis essentiel pour le développement de thérapies dans le futur.

Procédures

Les femelles gestantes seront soumises à une administration unique soit par voie orale soit par voie intrapéritonéale (contention et administration durant environ 1 minute). Les embryons et foetus peuvent présenter des malformations congénitales. A l'âge de 3 semaines, les souriceaux subiront une biopsie à l'oreille permettant de réaliser simultanement l'identification et le prélèvement d'ADN pour identifier les animaux mutants (génotypage). Les souris adultes peuvent être amenées à présenter des signes d'insuffisance cardiaque, des troubles du rythme et des morts subites. Certaines d'entre elles auront deux échocardiographies sous anesthésie générale gazeuse (30 minutes chacune). Ils peuvent être amenés à présenter des signes d'insuffisance cardiaque, des troubles du rythme et des morts subites. En cas d'apparition de signes cliniques, les animaux pourraient recevoir des injections d'antiinflammatoire (une injection sous cutanée, une fois par jour, maximum 3 jours) ou de diurétiques (une injection intra péritonéale, deux fois par jour, maximum 3 jours).

Impact sur les animaux

Au cours de ce projet, des femelles gestantes recevront des traitements par voie orale et voie intra péritonéale. Aux doses administrées, les traitements n’auront pas d’impact sur les femelles. Les embryons et les fœtus étudiés pourront avoir des malformations congénitales avec des degrés de sévérités variables. Sur les lignées étudiées après la naissance, les défauts développementaux, (principalement cardiaques) pourront conduire à l'apparition d'insuffisance cardiaque avec des difficultés respiratoires (oedème pulmonaire)

Devenir

A l'issue des procédures, tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement d'organes.

Remplacement

Notre projet consiste en l’étude de la morphogénèse du cœur durant le développement embryonnaire qui ne peut pas être reproduit en culture cellulaire. De plus, le cœur humain comme celui de la souris est un organe complexe composé de quatre cavités. Nous allons étudier la séparation des quatre cavités cardiaques, ce qui rend l’utilisation d’autre modèle comme le poisson (contenant un seul ventricule) incompatible avec nos recherches.

Réduction

Par une approche statistique nous réduirons au strict minimum le nombre d’animaux utilisés dans notre projet et défini qu'il nous faut au moins 17 souris/embryons par groupe. Afin de faire face à d’éventuelles pertes d’animaux ou incidents techniques, nous avons augmenté ce nombre de 15%, nous arrivons à un total de 20 souris/embryons par groupe. Pour l'analyse de la fonction cardiaque, nous avons choisi une méthode d'analyse longitudinale (échographie cardiaque) permettant d'analyser un même animal à différents temps, premettant ainsi de réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Dès la naissance des animaux dans notre établissement utilisateur, nous porterons une attention au bien-être animal. Nous avons opté pour une méthode d’identification couplée au prélèvement pour génotypage, afin de réduire la douleur et le stress des animaux. Les animaux seront hébergés en groupe. L’environnement sera enrichi en fonction des préférences des animaux à l’aide de bandelettes de kraft ou de dômes en carton ou de batônnets à ronger. La manipulation des animaux sera faite par des personnes compétentes et sensibilisées à la manipulation à faible stress des rongeurs. Certains des modèles que nous allons utiliser n’ont pas été caractérisé d’un point de vue phénotypique. Nous allons donc procéder à des observations poussées des animaux et identifier, de la manière la plus précoce, l’apparition de signe de souffrance ou de détresse. Les points limites seront revus régulièrement en discussion avec la Structure Chargée du Bien Etre Animal.

Choix des espèces

L’anatomie et la fonction du cœur des souris sont proches de celles du cœur humain. Les souris génétiquement modifiées sont de bons modèles d’étude des atteintes des cardiopathies, de leurs conséquences sur la circulation sanguine et de leurs causes génétiques. Les femelles utilisées pour les accouplements seront utilisées durant les fenetres de fertilité des rongeurs: entre 2 et 8 mois. Au cours de l'étude, nous nous intéresserons à différents stades développementaux: le début du développement cardiaque (jours 8, 8.5, 9.5 et 10.5 post fécondation), au moment de la séparation des chambres cardiaques et du début de formation des valves cardiaques (jours 13.5 et 15.5 post fécondation) et juste avant la naissance (jours 18.5 post fécondation / mise bas naturelle prévue entre autour de 20 jours post fécondation dans nos modèles) Pour les individus de la procédure 3, nous analyserons leur phénotype à 1,5 et 3 mois correspondant aux stades de début et de fin de maturation des valves cardiaques.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1638
Souffrances
▲ -
▲ 1638
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1638

Mises à mort avant six mois, 1638 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère, pour entretenir une lignée génétiquement modifiée qui surexprime une protéine tau humaine mutée. Chaque animal subit un génotypage par section de deux millimètres de queue dans ses deux premières semaines de vie. Le porteur signale que la vie en élevage peut entraîner des blessures de bagarre, un pelage dégradé et un amaigrissement, et que le tatouage et le génotypage causent stress ou douleur. La mise à mort précoce vise à éviter le "phénotype dommageable" que la lignée est justement conçue pour développer.

Objectifs

Tau est une protéine qui stabilise le cytosquelette cellulaire. Elle est abondante édans le cerveau, et beaucoup plus rare ailleurs. Des mutations de cette protéine sont retrouvées dans de nombreuses pathologies neurodegeneratives, telles que la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, la démence frontotemporale… La lignée qui fait l’objet de cette saisine présente une évolution rapide de la maladie, avec des répercussions cellulaires constatées des 3 mois. Le choix de cette lignée est justifié par le modèle expérimental, la tranche d’hippocampe en culture, qui implique l’utilisation d’animaux jeunes.Le but de ce projet est l’entretien de la lignée murine transgénique surexprimant le gène humain codant pour la protéine tau portant une mutation pathologique, en vue d'utilisation à des fins de recherche fondamentales.

Bénéfices attendus

La lignée sera utilisée dans le cadre d’un grand projet de recherche impliquant cinq instituts, , dont le but est de comprendre les mécanismes communs entre 3 pathologies neurodégénérative très fréquentes : la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer et la sclérose latérale amyotrophique. Nous espérons que ces travaux nous permettrons de disséquer les perturbations de communications cellulaires constatées dans ces 3 maladies. La lignée sera également utilisée pour des projets propres au laboratoire, dont le but sera de déterminer les altérations mitochondriales dans la maladie d’Alzheimer.

Procédures

Toutes les animaux seront soumis à une procédure de génotypage entre lors des deux premières semaines de vie. 0,2 cm de queue seront prélevés avec un ciseau pour génotypage. La procédure de prélevement dure quelques secondes.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont celles pouvant se declarer suite à bagarre chez les animaux maintenus en élevage à savoir blessure, plaie, pelage dégradé, amaigrissement visible. les animaux pourront également ressentir du stress ou une douleur lors des procédures de tatouage et génotypage.

Devenir

Les souris seront mises à mort avant 6 mois. Cela permet d’éviter l’apparition du phénotype dommageable. Certains animaux seront utilises pour des cultures de tranches de cerveau (modèle in vitro de la maladie d''Alzheimer) une semaine après la naissance.

Remplacement

D'un point de vue méthodologique, nous nous engageons à respecter les règles de remplacement, de réduction et de raffinement. Pour le R de remplacer : Malheureusement, les modèles in vitro de la maladie d’Alzheimer existant à ce jour sont incomplets (cellules en cultures ne représentant pas l’intégralité des communications physiologiques entre les cellules du cerveau). Les modèles s’appuyant sur des organismes simples tels que zebrafish ou c. elegans ne sont encore que préliminaires. Ainsi, le modèle murin reste la référence dans l’étude de ce type de pathologie, justifiant le maintien de leur utilisation.

Réduction

Dans le cadre du respect de la règle des 3R, pour diminuer le nombre d’animaux, la production sera contrôlée par l’établissement utilisateur. 819 animaux sont concernés par cette saisine selon le calcul suivant: Sachant que 1 femelle produit en moyenne 9 bébés par portée pour cette lignée nous aurons la production de : 1 portée toutes les 3 semaines sur 5 ans = (260/3) = 86,7 portées x 9 bébés x 2 couples = 1560 souris produites Dont 780 hétérozygotes et 780 WT (répartition du génotype 50/50). Les 28 males reproducteurs seront issus de ces 780 hétérozygotes. Nous ajoutons 5% pour tenir compte des variabilités potentielle de répartition de génotype dans les portées, ou de nombre de portées par femelle : 1560*5/100=78. 1 portée toutes les 3 semaines est suffisante au maintien de la lignée et au prélevement des individus nécessaires pour maintenir le modèle in vitro de la maladie d’Alzheimer.

Raffinement

Tout est mis en place pour le bien etre animal. Les souris seront hébergées en cages collectives avec un milieu enrichi. La production sera faite en croisant des males hémizygote pour la mutation et des femelles wild type. Afin de raffiner les procédures, les males reproducteurs hémizygotes feront l’objet d’une surveillance régulière,afin de leur assurer une vie sans souffrance. Ils seront sacrifiés à 6 mois, soit bien avant l’apparition du phénotype dommageable. Ce point pourra être ajusté en fonction du bien-être de l'animal, si les points limites définis en terme d'apparence, plaie, perte de poids ou comportement pathologique sont atteints.

Choix des espèces

La souris est le modèle de rongeur le plus utilisé à l’heure actuelle pour l’étude des mécanismes neurodégénératifs dans le cadre de la maladie d’Alzheimer. Afin de pouvoir intégrer nos résultats dans la littérature existante, nous utiliserons la souris comme modèle expérimental. Les animaux seront utilisés jusqu'à 6 mois. C’est un bon compromis entre des animaux assez âgés pour pouvoir assurer un maintien de la lignée, mais assez jeunes pour ne pas présenter les premières manifestations du phénotype dommageable.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1100
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1100
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1100

Greffées avec des cellules de lymphome par voie intraveineuse ou sous-cutanée, 1100 souris seront toutes tuées pour prélever leur rate, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur indique que les cellules injectées forment des tumeurs dans plusieurs organes, ce qu'il décrit comme une source de souffrance pour l'animal. L'objectif est de comprendre l'activation et l'épuisement des cellules Natural Killer face à une tumeur. Les retombées pour la santé humaine restent au conditionnel, des résultats qui "pourraient à terme" mener à des développements.

Objectifs

Les cellules Natural Killer (NK) sont des cellules immunitaires spécialisées dans la lutte anti-tumorales. Lors du développement d'un cancer, après une phase d’activation au cours de laquelle les cellules NK éliminent les cellules tumorales, la persistance de la tumeur épuise les cellules NK et les rend inefficaces. Cet état d'épuisement conduit à une perte du contrôle sur la tumeur et à une reprise de la pousse tumorale. De nombreuses questions non-résolues subsistent sur le mode de régulation précis de ces deux phases (activation et épuisement). L'objectif de ce projet est de mieux comprendre cette régulation au cours de la réponse anti-tumorale. Pour cela, nous utiliserons un modèle tumoral chez la souris. Ce modèle est basé sur 2 lignées de lymphomes. Ces 2 lignées tumorales seront greffées à des souris normales ou déficientes dans les cellules NK uniquement pour les protéines que nous souhaitons étudier. Nous évaluerons l'impact de la déficience en chacune de ces protéines sur 1) la survie des souris suite à la greffe des cellules tumorales et 2) sur l’activation et l’épuisement des cellules NK.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux définir la régulation de l’activité anti-tumorale des cellules Natural Killer. Etant donné le rôle de ces cellules dans la réponse anti-tumorale, ces résultats pourraient à terme conduire à des développements en santé humaine.

Procédures

Les animaux seront greffés avec les cellules tumorales par injection intraveineuse dans la veine de la queue (1 injection par souris, 2 minutes) ou par injection sous-cutanée dans le flanc (1 injection par souris, 2 minutes).

Impact sur les animaux

Le modèle est bien caractérisé, ce qui nous permet de prédire les jours auxquels nous obtiendrons des cellules activées ou épuisées tout en limitant la souffrance des animaux. Lors d'une injection intraveineuse, les cellules injectées forment des tumeurs dans plusieurs organes, ce qui est source de souffrance pour l'animal. En ce qui concerne la voie d’injection sous-cutanée, la pousse de la masse tumorale sur le flanc est source d’inconfort pour l’animal.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en vue d'effectuer des prélèvements d'organe (rate) post-mortem afin d'effectuer des analyses phénotypiques et fonctionnelles des cellules Natural Killer.

Remplacement

Des expériences préliminaires en culture sur des cellules NK rendues déficientes pour les différents gènes testés dans ce projet ont été effectuées. Elles ont mis en évidence l'implication claire de ces gènes au cours de l’activation en culture. Ces modèles expérimentaux sont cependant limités, ne reproduisant qu’imparfaitement les conditions rencontrées dans un organisme, notamment la survenue de l’épuisement. Il nous est donc maintenant nécessaire de mettre en place un modèle animal.

Réduction

L'âge des souris utilisées étant assez étendu et leur sexe indifférent, tous les animaux produits dans notre établissement seront utilisés, évitant ainsi la mise à mort d'animaux inutiles. Nous utiliserons des méthodes d'analyses de pointe permettant de réaliser de multiples analyses et cela sur les cellules d’un même animal. Cela permettra ainsi d'optimiser l'utilisation des animaux. Lorsque cela est possible, la comparaison au sein d’une seule expérience des différentes lignées de souris testées permettra de réduire 1) le nombre de souris utilisées et 2) la variation expérimentale inhérente à la réalisation d’expériences indépendantes.

Raffinement

Le modèle est bien caractérisé, ce qui nous permet de prédire les jours auxquels nous obtiendrons des cellules Natural Killer activées ou épuisées tout en limitant la souffrance des animaux. D'autre part, nous nous baserons sur l'apparition d'une gêne des fonctions locomotrices postérieures due à la pousse tumorale dans la moelle osseuse. Ce signe précoce précède la dégradation de l'état général de l'animal. En cas d'apparition de ce signe sur un animal avant le jour prévu de mise à mort, tout le groupe sera mis à mort. Les groupes étant très homogènes, un tel mode opératoire nous permet d'obtenir des données interprétables et donc de réduire la variation intra-expérience. Enfin, afin de parer à toute éventualité, les expérimentateurs se tiendront prêts à réaliser l'expérience les jours précédant la mise à mort. Des visites seront effectuées tous les trois jours après la première semaine puis une surveillance accrue, visite matin et soir, sera réalisée les 3 jours précédents les dernières dates de mise à mort des animaux dans le but d'anticiper le moindre signe de souffrance. Enfin, des croquettes humidifiées seront placées dans la cage afin de faciliter l'accès des animaux à la nourriture. Des points limites prédictifs de la pousse tumorales ont été établis. Si une souris présente un des ces points limites, l’ensemble du groupe sera mis à mort pour analyse.

Choix des espèces

Les cellules Natural Killer ne sont présentes que chez les mammifères. Parmi ceux-ci, la souris est un modèle de choix. D'une part, et bien qu'il existe certaines différences entre l'immunologie murine et humaine, d'innombrables découvertes chez la souris sont transposables chez l'homme. D'autre part, la richesse des souches murines génétiquement modifiées et des réactifs disponibles permet une compréhension très approfondie des phénomènes mis en jeu du niveau moléculaire au niveau de l'organisme, un atout déterminant dans notre projet. Des souris âgées de 8 à 28 semaines seront utilisées. En effet, c'est à partir de l'âge de 8 semaine que les souris ont un système immunitaire mature. D'autre part, la réponse anti-tumorale ne varie pas sur la tranche d'âge considérée. Nous utiliserons de cette façon tous les animaux produits, évitant ainsi la mise à mort d'animaux inutiles.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 198
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 198
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 198

198 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections intradermiques de cellules tumorales au flanc, développent une tumeur locale et d'éventuelles métastases dans les ganglions, une partie recevant ensuite neuf injections intrapéritonéales sur trois semaines. Le projet cherche à préciser le rôle d'un facteur immunitaire dans le carcinome épidermoïde cutané et à repérer des cibles thérapeutiques. Le porteur renvoie les retombées cliniques au conditionnel, un blocage qui "pourrait" améliorer la survie des patients.

Objectifs

Le carcinome épidermoïde cutané est le deuxième cancer cutané le plus fréquent. Ce cancer est facilement traitable lorsqu’il est localisé, mais il a cependant un potentiel agressif et peut être responsable de métastases qui peuvent entrainer le décès. Les principaux facteurs de risque de survenue de ce cancer cutané sont l’âge et l’exposition chronique au soleil. Il est d’ailleurs plus fréquent et agressif en cas d’immunodépression, ce qui souligne le rôle du système immunitaire pour contrôler le développement du cancer. Comme dans de nombreux cancers, les cellules tumorales ont la capacité d’endormir le système immunitaire pour échapper à son contrôle. L’immunothérapie antitumorale fait partie des nouvelles stratégies pour restaurer une réponse immunitaire. Cependant, tous les patients ne répondent pas à ce traitement et une meilleure connaissance des cellules et molécules qui bloquent le système immunitaire et qui favorisent la progression tumorale est nécessaire. Le projet vise donc à déterminer ces facteurs, dans le but d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Nous nous intéressons en particulier à un facteur produit par les cellules de la peau. Ce facteur est connu pour être associé à un mauvais pronostic dans certains cancers, notamment le cancer du pancréas ou le cancer du sein. Nous émettons l’hypothèse que ce facteur pourrait modifier la réponse du système immunitaire dans le carcinome épidermoïde cutané et favoriser sa croissance.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de mieux comprendre les signaux et cellules impliqués dans la réponse du système immunitaire contre le carcinome épidermoïde. Ceci permettra l’identification de potentielles cibles thérapeutiques, lesquelles seront testées pour déterminer si leur blocage pourrait être un traitement potentiel en clinique pour améliorer la qualité de vie et survie des patients.

Procédures

Lors de la première et deuxième procédure, 126 souris seront anesthésiées et injectées par voie intradermique avec des cellules tumorales (durée : 6 min par souris). Lors de la troisième procédure, 72 souris seront anesthésiées et injectées par voie intradermique avec des cellules tumorales (durée : 6 min par souris). Par la suite, ces 72 souris seront injectées par voie intrapéritonéale 3 fois par semaine pendant 3 semaines (durée : 10 secondes x 9 injections = 1 minute 30). La durée totale des actes par souris lors de la troisième procédure par souris est de 7 minutes 30 secondes.

Impact sur les animaux

Les animaux injectés avec des cellules tumorales par voie intradermique au niveau du flanc développeront une tumeur au niveau local et d’éventuelles métastases au niveau des ganglions lymphatiques drainant le flanc. Un suivi rigoureux du comportement, de la vivacité de tous les animaux sera effectué. Ainsi, tout signe de souffrance, de stress ou d’angoisse de l’animal provoquera son exclusion de l’étude. Tous les animaux seront surveillés et traités selon les points limites énoncés.

Devenir

A la fin de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort pour analyser la croissance tumorale et la réponse immunitaire au niveau des ganglions lymphatiques et de la tumeur.

Remplacement

L’étude de la réponse immunitaire met en jeu plusieurs organes et réseaux complexes impliquant plusieurs types cellulaires. Cette complexité rend nécessaire l’utilisation d’expériences in vivo pour comprendre le type d’interaction et les différentes voies de signalisation impliquées dans ces réponses immunitaires ainsi que le processus de progression tumorale.

Réduction

Le protocole sera appliqué à un maximum de 198 souris. Ces souris seront utilisées afin d’étudier le rôle du facteur étudié dans la progression tumorale. Le nombre de souris a été estimé de façon à pouvoir détecter des différences significatives dans la croissance de la tumeur ou dans la réponse cellulaire immunitaire contre la tumeur (nombre de cellules immunitaires au sein de la tumeur).

Raffinement

La greffe tumorale par le biais d’injection intradermique et la prise de photos nécessitent une anesthésie gazeuse légère de courte durée. Les souris seront remises dans leur cage avec une courte exposition à la lampe chauffante. Les souris seront maintenues en groupe pour préserver les interactions sociales. En plus de la surveillance journalière, le suivi de la progression tumorale (prise de photos, mesure de la taille de la tumeur) sera réalisé 3 fois par semaine (lundi, mercredi, vendredi). Des points limites, précis et gradés pour chacune des procédures expérimentales ont été définis. Si un animal atteint les points limites établis, il sera retiré de l’étude et euthanasié.

Choix des espèces

La réponse immunitaire dans le contexte tumoral met en jeu différents organes comme la peau et les ganglions lymphatiques, rendant nécessaire l’utilisation d’expériences in vivo pour comprendre cette réaction. Le modèle animal choisi pour étudier le CEC est la souris, car son système immunitaire est proche de celui de l’Homme avec une immunité innée et une immunité adaptative. De plus, la peau des souris présente des similitudes avec la peau humaine, rendant ce modèle pertinent pour l’étude du CEC. Les animaux seront utilisés à partir de 8 semaines de vie afin d’étudier le système immunitaire à l’âge adulte.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 2039
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 194
▲ 1845
Devenir
 -
 -
 -
 2039

Toutes tuées pour analyses post-mortem, 2039 souris, dont 1845 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, sont utilisées pour reproduire des tumeurs rhabdoïdes, des cancers pédiatriques. Elles subissent des greffes de fragments tumoraux sous la peau ou des injections de cellules dans le cerveau, y compris chez des souriceaux de sept jours, suivies de traitements par gavage et de séances d'imagerie sous anesthésie. Selon le porteur, la localisation cérébrale des tumeurs peut provoquer des troubles moteurs, des difficultés à s'alimenter et une perte de poids. Il annonce des traitements pour les enfants "à relativement court terme", tout en développant en parallèle des organoïdes humains censés réduire le recours aux souris.

Objectifs

Les tumeurs rhabdoïdes sont des cancers très agressifs touchant des jeunes enfants et dont l’origine cellulaire est mal connue. Leur localisation est variée (système nerveux central, tissus mous, reins…) mais elles présentent des caractéristiques cliniques et histologiques communes. A ce jour, trois sous-types de tumeurs rhabdoïdes cérébrales ont été décrits (« MYC », « SHH », « TYR »), probablement en lien avec leurs diverses cellules d’origine. Aucune thérapie standard n’est établie à ce jour, les chimiothérapies fortes et l’irradiation étant peu efficaces et lourdes pour de très jeunes enfants. Il est donc nécessaire de trouver des traitements nouveaux, testés au laboratoire avant d’être donnés aux enfants. Les tests de médicaments sur des lignées cellulaires in vitro sont la première approche du projet. Ensuite, il est nécessaire de vérifier que les molécules candidates ont une efficacité sur des organismes vivants. Pour cela, nous avons développé des modèles dans lesquels des tumeurs murines issues de modèles transgéniques (mis au point il y a plusieurs années) ou issues de patients ont été greffées sur des souris et nous souhaitons traiter les souris greffées avec les molécules candidates afin de retenir celles qui méritent un développement clinique. En parallèle de ces travaux, nous développons des modèles de souris génétiquement modifiées, permettant d’obtenir de façon très sélective des tumeurs précoces, en particulier cérébrales, très similaires aux tumeurs observées chez les enfants. Nous projetons d’isoler des cellules du cerveau des souris à un stade précédant la transformation cancéreuse en les isolant de cerveaux prélevés chez les embryons de souris génétiquement modifiées afin de tenter de les maintenir en culture in vitro, et ex vivo, dans des organoïdes de cerveaux. Par la suite afin de démontrer leur pouvoir oncogénique in vivo, nous injecterons ces cellules dans le cerveau de souris d’âges divers, tenant compte du fait que la maturation du cerveau environnant peut jouer un rôle pour ces cancers cérébraux très précoces : à 7 jours de vie, à la fin du premier mois, à l’âge adulte. Nous savons donc dorénavant cibler avec plus de précision les cellules dans lesquelles les tumeurs prennent naissance et souhaitons approfondir notre compréhension moléculaire des différents sous-types de tumeurs rhabdoïdes obtenues.

Bénéfices attendus

Gains attendus des modèles de greffes de cellules et tumeurs, et des tests réalisés sur ces greffes Le projet permettra d’une part une meilleure compréhension théorique des tumeurs rhabdoides en particulier les étapes de transformation de la cellule d’origine vers la cellule tumorale et d’autre part, de développer des modèles précliniques afin d’évaluer des thérapies. Le développement de modèles de tumeurs orthotopique chez la souris (injection intra-cerebrale comme chez les patients) permettra d’évaluer des traitements expérimentaux en tenant compte de la localisation dans le cerveau comme les 2/3 des tumeurs rhabdoides chez les patients. Ces modèles d’étude ont pour objectif d’aboutir à des traitements contre certaines tumeurs pédiatriques pour les enfants avec la meilleure chance possible d’efficacité, à relativement court terme.

Procédures

Dans une première et deuxième procédure, visant à établir les modèles précliniques pour évaluer les thérapies, les animaux sont greffés soit avec des fragments de tumeurs par voie sous cutanée soit avec des cellules tumorales par voie intracérébrale, sous anesthésie (1x par expérience sur une durée d’environ 30 min). Les animaux vigiles sont ensuite traités avec diffèrents médicaments par injection intrapéritonéale ou gavage (3 fois par semaine, pendant 4 semaines – durée du geste inf à 20sec), Dans une troisième procédure permettant de générer des tumeurs intracérébrales à suivre par imagerie, les souris (de 3 âges différents) seront injectées avec des cellules tumorales en intracérébral. Cette chirurgie s’effectue en 30 min sous anesthésie générale. Puis la croissance tumorale sera suivie par imagerie sous anesthésie générale 1 à 2 fois par semaine au long de l’expérience (durée de l’imagerie : 10min). Dans une quatrième procédure visant à générer des tumeurs murines spontanées au niveau cérébral, . Les croisements entres souches appropriées sont réalisés et les souris ne subissent aucun geste technique de leur vivant. Dans une 5ème procédure utilisant des modèles de tumeurs spontanées, certains animaux vigiles recevront un produit par gavage, 1 seule fois au cours de la procédure. Les autres ne subissent aucun geste technique de leur vivant.

Impact sur les animaux

Les greffes en sous-cutané peuvent induire des douleurs après incision cutanée et suture par agrafes pendant maximum 48h.Le développement des tumeurs en sous-cutané peut occasionnellement gêner la mobilité des animaux. Les greffes intra-cérébrales peuvent induire des douleurs dans les 48h suivant la procédure de chirurgie invasive et la possibilité de complication (infectieuse) de la plaie (évènement rare). Selon la localisation de la tumeur au niveau cérébral,des troubles de la motricité avec des difficultés à s’alimenter et donc une perte de poids peuvent apparaitre. Les nuisances attendues lors de l'administration des traitements (produits non douloureux) seront celles liées à l’injection intrapéritonéale ou au gavage (gène de courte durée).

Devenir

Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem

Remplacement

Au préalable à chaque étude préclinique chez la souris testant l’efficacité d’un traitement, nous réalisons des tests in vitro sur des lignées cellulaires issues des tumeurs rhabdoides nous permettant de sélectionner les molecules avec les effets les plus prometteurs pour passer ensuite chez l’animal. Il est nécessaire d’utiliser le modèle animal afin de reconstituer toutes les interactions entre tous les types cellulaires.Néanmoins, pour limiter l’utilisation des souris, nous développons également en parallèle des tumoroïdes ainsi que des organoïdes humains à partir de cellules souches. Ce qui permettrait de sélectionner les meilleurs candidats prometteurs pour une efficacité contre les cellules tumorales pour ensuite les évaluer sur les souris. Les modèles murins restent les modèles les plus performants pour identifier les cellules d’origine des tumeurs et permettre une description des étapes précoces de la transformation cancéreuse. A ces égards, ils ne restent qu’imparfaitement remplaçables par des modèles ex vivo.

Réduction

1.Greffes et tests sur ces greffes Avant chaque étude thérapeutique préclinique, des tests in vitro nous permettent de sélectionner les molécules à tester sur des lignées cellulaires de tumeurs rhabdoïdes. Nous limitons les expériences in vivo à celles pour lesquelles un rationnel in vitro est établi. - Le nombre de souris par groupe est ajusté au minimum pour des expériences de test d'efficacité de traitements afin que les résultats obtenus puissent présenter une puissance statistique suffisante. Nous limiterons le nombre de souris greffées pour chaque modèle tumoral, mais en maximisant le nombre de modèles greffés afin de reproduire la diversité observée en essais cliniques chez l’homme. Chaque tumeur sera coupée en plusieurs échantillons afin de réaliser plusieurs analyses post-mortem sur la même tumeur pour permettre de réduire le nombre d’animaux utilisés. Cela permet également un suivi transversal des tumeurs et améliore la significativité des expériences. 2. Etudes de cellules neuronales génétiquement modifiées -Nous limiterons à 3 le nombre maximal de tumeurs obtenues après greffes de cellules issues de cerveaux de nos souris génétiquement modifiées. La procédure d’établissement des tumeurs ne sera pas poursuivie au-delà. - les cellules tumorales exprimeront des marqueurs bioluminescents pour être suivies au cours du temps par une caméra externe à la souris, permettant un suivi de la croissance tumorale en temps réel chez l’animal vivant, afin de limiter le nombre de mises à mort « à l’aveugle ». 3.Modèles transgéniques Pour les nouveaux modèles, le phénotype d’au moins 10 souris ayant le génotype d’intérêt devra être décrit. Si les premiers phénotypes sont très identiques, le nombre de souris étudiées ne dépassera pas 10. La caractérisation des tumeurs attendues dans ces génotypes nécessitera des analyses en histologie et biologie moléculaire ; chaque tumeur sera répartie en plusieurs morceaux pour permettre le plus grand nombre possible d’analyses par échantillon. Après description du phénotype, les lignées seront maintenues avec un génotype n’exposant pas à un phénotype dommageable

Raffinement

1.Greffes Dès que cela n’implique pas de stress ou de l’angoisse supplémentaire, une méthode d’anesthésie par voie gazeuse sera utilisée pour réaliser les gestes techniques nécessaires à l’expérimentation. De plus, des méthodes analgésiques seront appliquées avec l’utilisation d’analgésiants locaux ou généraux pendant l’opération et si besoin post-opératoire. Un gel oculaire serait utilisé pour prévenir le dessèchement de la cornée si l’anesthésie devait durer plus de 5 min. Le réveil de l’animal se fera sur tapis chauffant et sera surveillé par l’expérimentateur. Les animaux seront observés tous les jours jusqu’à ce qu’ils récupèrent de l’intervention, et leur état sera évalué selon la grille de score du SBEA. Pour les greffes sous-cutanées, la croissance tumorale sera mesurée à l’aide d’un pied à coulisse Les souris seront euthanasiées dès que des signes de dégradation clinique seront observés, tels que décrits dans la grille de score Pour les greffes intra-cérébrales : l’injection de cellules dans le cerveau exprimant une fluorescence que l’on peut quantifier par caméra externe à l’animal (marqueur bioluminescent) permettra de suivre la croissance tumorale par une méthode non invasive. Cette quantification par imagerie sera réalisée de 1 à 3 fois par semaine et sous anesthésie gazeuse. 2. Modèles transgéniques Afin d’aider les souris qui souffriraient de troubles de la mobilité empêchant d’accéder à la nourriture, nous veillerons à disposer dans les cages de l’aliment gélifié. L’animal peut être isolé si nécessaire afin d’éviter de mauvaises interactions avec d’autres animaux. Les animaux seront suivis grâce à la grille des scores définissant les points limites et donc la fin de l’expérience.

Choix des espèces

La souris est le modèle de prédilection pour les expériences menées en recherche en thérapeutique du cancer, en particulier pour sa parenté physiologique avec l’Homme. Ce modèle est utilisé dans de nombreuses études en cancérologie, notamment pour des expériences de greffes en sous-cutanée et orthotopiques afin de mettre au point des traitements dans les conditions d’un organisme vivant. Par ailleurs, les modèles murins génétiquement modifiés que nous prévoyons d’étudier sont pour certains déjà développés et bien caractérisés : nous savons qu’ils sont très adaptés mais qu’ils ne recouvrent pas toute la diversité moléculaire de la maladie humaine. Les modèles génétiquement modifiés à développer devraient offrir, selon nos hypothèses, un niveau de pertinence plus complet pour l’étude des divers sous-types de la maladie humaine, en ciblant des progéniteurs plus restreints. Les souris immunodéficientes et normales arriveront à l'animalerie âgées de 5 semaines. Après une période d'adaptation d’une semaine minimum à l'animalerie, les animaux seront alors utilisés à l'âge de 7 semaines de manière à favoriser la reproductibilité des résultats. Les animaux issus des lignées génétiquement modifiées seront observés de leur naissance jusqu’à l’âge adulte. Afin d’étudier à quels stades du développement embryonnaire les cellules commencent le processus de transformation cancéreuse, nous sacrifierons des femelles gestantes (pas de phénotype dommageable) et prélèverons les embryons à divers moments de la gestation (entre le 10eme et le 18eme jour post-fécondation) .

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 288
Souffrances
▲ -
▲ 96
▲ 192
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 288

Soumises à une restriction alimentaire maintenant leur poids à 90 % pendant l'expérience, 288 souris vont être utilisées puis toutes tuées pour prélèvement de tissus cérébraux, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles sont isolées, exposées de façon répétée au sucre et prélevées trois fois par voie sanguine, pour étudier la motivation alimentaire et la consommation excessive de saccharose. Le porteur indique que l'isolement et la restriction sont sources de stress et que les prises de sang peuvent causer douleur, infection voire nécrose. Il affirme qu'aucun modèle autre que "l'animal entier" ne permettrait cette étude, dont les retombées restent renvoyées à un futur projet.

Objectifs

Dans les pays développés, la consommation alimentaire est motivée par le plaisir plus que par le besoin de se nourrir. De ce fait, des dérives sont observées dans les comportements alimentaires, notamment une consommation excessive de nourriture appétissante peut devenir préoccupante puisque plusieurs pathologies y sont liées, comme l’obésité. Cependant, les adaptations comportementales et cérébrales associées à ces troubles de l’alimentation ne sont pas encore bien caractérisées. Ce programme de recherche vise à étudier la relation entre les prises excessives de nourriture appétissante et la motivation. En particulier, un protocole classique de mesure de la motivation chez la souris est utilisé pour de la nourriture normale ou de la nourriture appétissante comme le sucre. Les profils d’acquisition de la tâche seront comparés entre mâles et femelles. Ensuite, les effets d’une consommation excessive de sucre sur cette motivation seront évalués. Enfin, les changements d’expression de gènes et de protéines dans le cerveau seront étudiés pour mieux comprendre les mécanismes sous-jacents

Bénéfices attendus

En identifiant les mécanismes physiologiques, notre recherche permettra d’améliorer la compréhension des mécanismes centraux impliqués dans les troubles alimentaires. Nous observerons notamment si des différences motivationnelles intersexuelles existent. Ce projet servira egalement de base à un futur projet visant à evaluer les alterations moleculaires associées aux troubles alimentaires

Procédures

Exposition au sucre pour l’apprentissage de la tâche au maximum 45j, avec une session de 45 min par jour maximum selon les conditions testées. Une privation de nourriture avec le maintien du poids à 90% du poids de départ sera effectuée pendant la durée de l’expérience (45 j max). Consommation excessive de saccharose : les animaux ont le choix entre de l’eau et du sucre tous les jours, pendant 4h ou 24h selon le groupe expérimental, pendant 2 ou 8 semaines, selon les résultats. Prise de sang à 3 reprises lors du protocole (semaines 1, 4 et 8).

Impact sur les animaux

L’isolement des animaux permettant la mesure individuelle de consommations de liquide et de nourriture peut être une source de stress ou d’anxiété pour les animaux. Une perte de poids est attendue avec la restriction alimentaire mise en place la veille du paradigme operant. La restriction alimentaire est poursuivie pendant toute l’expérience avec un maintien du poids à 90% du poids de depart. La prise de sang à 3 reprises lors du protocole de binge saccharose peut induire une douleur et un risque d'infection voir de nécrose.

Devenir

Les animaux sont tous mis à mort pour prélèvements de tissus et analyses moléculaires .

Remplacement

Dans la mesure où nos travaux portent sur la caractérisation comportementale et moléculaire d’une consommation excessive d’aliment ou de la motivation pour ces aliments, il n’est pas possible de recourir à un autre type de modèle d’étude qu’à celui de l’animal entier

Réduction

Nous avons réduit au strict nécessaire le nombre d’animaux pour permettre des analyses statistiques avec les mêmes cohortes utilisées pour l analyse comportementale et l’analyse moléculaire. Les expériences seront menées sur les deux sexes.

Raffinement

La surveillance des animaux est journalière (observation visuelle, suivi de l’aspect général et de la posture) et une pesée au minimum 2x/semaine est réalisée lors du suivi des consommations (nourriture/sucre/eau), permettant de s’assurer du bien-être des souris. Les souris ont toujours accès à de l’eau, Pour le paradigme opérant, les souris sont mises en restriction alimentaire afin de maintenir les animaux à 90% du poids initial pendant la durée de l’expérience. Le poids des animaux est monitoré tous les jours et la quantité de nourriture ajustée en fonction . Le prélèvement sanguin est effectué sous analgésie locale. Un suivi spécifique à chaque procédure avec des points limites adaptés sera mis en place pour éviter toute souffrance éventuelle. De plus, les animaux sont isolés dans des cages enrichies et en cages ouvertes ce qui permet les contacts olfactifs entre congénères et permet aux animaux de communiquer entre eux ce qui concourt à limiter l’impact du stress d’isolement

Choix des espèces

Le modèle rongeur représente une alternative de choix pour la modélisation préclinique des troubles alimentaires. Sur un plan évolutif, les rongeurs, appartiennent au clade des mammifères le plus proche de celui des Primates. Nous choisissons de travailler avec la souris car nous pourrons ensuite étudier le rôle de gènes précis dans les adaptations observées, en utilisant des modèles de souris génétiquement modifiées Souris jeunes adultes (8 semaines en début de procédure). Le jeune adulte correspond à la période de vie de vulnérabilité accrue chez l’Homme vis-à-vis des troubles alimentaires

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Souris : 50
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 50
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 50

Pour apprendre à des étudiants la production d'anticorps monoclonaux, 50 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélever leur rate. Elles reçoivent trois injections d'adjuvant de Freund dans l'abdomen, qui peut provoquer une inflammation avec dos voûté et baisse d'activité, puis une prise de sang sous anesthésie avant la mise à mort. Le porteur reconnaît qu'une séquence sur cellules figure aussi au programme, mais affirme que ce modèle cellulaire "ne peut pas remplacer" l'animal et juge la méthode des hybridomes "indispensable". La finalité reste pédagogique, 50 souris tuées pour un travail pratique.

Objectifs

Les anticorps monoclonaux thérapeutiques font partie de la stratégie d’accélération "Biothérapies et bioproduction de thérapies innovantes" lancée par le gouvernement Français le 7 janvier 2022, dont l’objectif est de produire davantage de biomédicaments contre les cancers et les maladies chroniques et de créer les dispositifs médicaux de demain. La technique de choix pour développer des anticorps monoclonaux est celle dites des hybridomes (Prix Nobel de Physiologie/Médecine 1984). Le but de ce projet est de transmettre aux étudiants le savoir-faire pour développer et produire des anticorps monoclonaux. Ce projet permettra également d’introduire les étudiants aux techniques de culture cellulaire appliquée aux cellules de l’immunité (lymphocytes). Ces savoir-faire sont couramment utilisés dans les laboratoires de recherche publiques ou privés ou dans l’industrie pharmaceutique.

Bénéfices attendus

Cette séquence de travaux pratiques permettra l’acquisition de compétences spécifiques du développement d’anticorps monoclonaux. Lors de ce projet, les étudiants seront formés par l’enseignant à la manipulation des animaux et seront sensibilisés aux bonnes pratiques d’utilisation d’animaux à des fins de recherche et développement (bien-être animal, intérêt des 3R).

Procédures

Les animaux vigiles seront soumis à des injections intrapéritonéales toutes les deux semaines (3 injections au total). Sous anesthésie générale, un échantillon de sang sera prélevé, avant mise à mort pour prélèvement de la rate.

Impact sur les animaux

L’exposition à des solutions adjuvantes, comme l’adjuvant complet de Freund, peut induire juste après son injection des signes apparents d’inflammation telle que le dos vouté et une diminution des mouvements de l’animal.

Devenir

La mise à mort des animaux est justifiée pour réaliser le prélèvement de la rate des souris.

Remplacement

Dans le cas d’anticorps thérapeutiques déjà développés, la production se fait majoritairement dans l’industrie pharmaceutique via des modèles cellulaires. Afin de sensibiliser les étudiants aux méthodes alternatives à l’expérimentation animale, l’enseignement dans lequel s’inscrit le présent projet d’expérimentation animal inclut également une séquence de travaux pratiques de bioproduction d’anticorps par un modèle cellulaire. De façon importante, ce système ne peut pas remplacer l’utilisation d’animaux pour développer de nouveaux anticorps thérapeutiques. Pour développer un nouvel anticorps monoclonal, il est indispensable d’utiliser la méthode dites des hybridomes qui repose sur la production par un organisme model (par exemple la souris) de cellules produisant des anticorps dirigés contre un antigène d'intérêt. La réaction immunitaire mise en jeu durant le processus d’immunisation fait intervenir un grand nombre d’acteurs cellulaires différents qu'il n'est pas possible de mimer in vitro. En amont de l’expérimentation animale, les étudiants suivent une séance de travaux dirigés présentant le cadre éthique de l’utilisation d’animaux (formation de l’enseignant à l’expérimentation animale, le dépôt de projet etc) et les principes de remplacement, réduction et raffinement.

Réduction

Le nombre des animaux a été réduit à son minimum en considérant un nombre d’animaux suffisant pour permettre à chaque étudiant de pouvoir acquérir les bons gestes de manipulation les animaux. Avant la session d’expérimentation, les étudiants suivent un enseignement centré sur le calcul des effectifs d’animaux requis pour la comparaison des protocoles d’immunisation décrits dans ce projet. Cet enseignement vient en addition de l’enseignement en statistique dispensé lors des études de Pharmacie.

Raffinement

La taille des groupes de travaux pratique sera réduite à 5 personnes lors de la manipulation des animaux vigiles. Les animaux seront hébergés dans des conditions optimales avec de l'enrichissement et bénéficieront d'un suivi quotidien de leur état général. Le nombre d’immunisation et la quantité d’adjuvant injecté ont été diminué afin de limiter l’inconfort et la douleur des animaux. Les animaux présentant une dégradation de l’état général au-delà des points limites identifiés seront retirés de l'étude. L’ensemble des personnels intervenant sur les souris dispose d’une formation et d’une qualification adéquate à l’expérimentation animale. En amont de l’expérimentation animale, les étudiants suivent une séance de travaux dirigés présentant le cadre éthique de l’utilisation d’animaux (formation de l’enseignant à l’expérimentation animale, le dépôt de projet etc) et les principes de remplacement, réduction et raffinement.

Choix des espèces

La souris est l'animal le plus utilisé pour le développement d'anticorps monoclonaux en recherche préclinique et dans l’industrie pharmaceutique. Ces travaux pratiques permettent de former les étudiants aux modèles avec lesquels ils seront amenés à travailler dans le cadre de leur activité professionnelle future. Les souris Balb/c seront utilisées à partir de 8 semaines afin que leur système immunitaire soit mature.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
Souris : 9750
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 750
▲ 9000
Devenir
 -
 -
 -
 9750

9750 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 9000 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacune reçoit une injection de Toxoplasma dans l'abdomen, développe en trois jours une ascite riche en parasites, puis est mise à mort pour prélever cet antigène destiné à des tests diagnostiques commerciaux de la toxoplasmose. Le porteur décrit cette ascite comme "particulièrement bien supportée par les animaux", alors que la quasi-totalité des souris est classée en souffrance sévère, la complication infectieuse étant la source de cette gravité. Il justifie le recours à la souris par "l'absence d'alternative de bonne qualité" et l'échec des essais in vitro à atteindre les volumes et la sensibilité requis.

Objectifs

Le diagnostic de maladies infectieuses repose sur différents critères : signes cliniques, radiologiques, facteurs de risque associés… et sur les résultats de tests biologiques. L’utilité des tests biologiques est d’autant plus grande que certaines infections présentent peu ou pas de signes cliniques caractéristiques. Un large panel de tests biologiques existe de la culture de prélèvements à la recherche d’anticorps spécifiques dans le sang des patients. Cette recherche d’anticorps spécifiques est dans de nombreuses maladies infectieuses le seul moyen de diagnostiquer et secondairement de traiter certaines maladies. C’est dans ce but qu’une collaboration entre un laboratoire Hospitalo-Universitaire et une entreprise française a été mise en place avec l’objectif de développer des tests diagnostiques de maladies pour l’homme et/ou les animaux. Nous avons mis au point des tests fiables, spécifiques et sensibles de recherche d’anticorps de pathogènes parasitaires comme Toxoplasma gondii responsables de maladies graves et parfois mortelles chez l’Homme, et particulièrement chez les femmes enceintes et les patients immunodéprimés. L’utilisation d’antigènes de ces parasites est la clé de voute de la mise au point de tests sérologiques. En l’absence d’alternative de bonne qualité, l’obtention de tels antigènes passe par l’expérimentation animale. Suite à l’injection d’agents infectieux, l’animal va développer et produire une ascite de volume modéré (< 1 ml) riche en parasites en 3 jours. A noter que cette quantité d’ascite est très inférieure à celle obtenue pour la production d’Ac monoclonaux et est particulièrement bien supportée par les animaux. Ces ascites permettront de produire des antigènes de grande qualité pour développer des tests sérologiques permettant de faire le diagnostic de patients infectés. L’objectif de ce projet est donc de permettre la production de cet antigène spécifique pour pouvoir continuer de rendre accessible aux professionnels de santé les tests de diagnostic correspondants et ainsi améliorer la prise en charge et le bien-être des patients.

Bénéfices attendus

La production d’antigènes de toxoplasmose est un élément essentiel à la fabrication de nos tests de diagnostic médicaux. Ces tests, parce qu’ils sont reconnus comme des réactifs de référence, sensibles et spécifiques, sont utilisés par les laboratoires des CHU et des plateformes d’analyses médicales de France et du monde entier. Ils sont destinés aux professionnels de santé dans le cadre de diagnostic de dépistage et de confirmation de la sérologie parasitaire. Les bénéfices attendus du projet sont donc directs et immédiats : permettre de maintenir la production de tests de diagnostic de la toxoplasmose et ainsi améliorer la prise en charge et le bien-être des patients.

Procédures

Un seul geste technique sera réalisé sur animal vivant : il s’agit de l’inoculation inaugurale par voie intrapéritonéale. Cela nécessite la contention de l’animal de quelques secondes par un personnel qualifié afin d’éviter au maximum le stress et la douleur des animaux.

Impact sur les animaux

Dans le cadre de ce projet, les nuisances possibles sur les animaux sont les suivantes : Peur et détresse engendré par le changement d’hébergement (arrivée à l’animalerie) (légère). - Peur, détresse, stress physique et/ou thermique engendrés par les conditions d’hébergement (légère). - Peur, détresse, stress physique, douleur causés par leur manipulation (légère). - Stress physique, douleur dus à une complication infectieuse (sévère). Le projet a été conçu de manière à minimiser les dommages causés aux animaux.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l’unique procédure expérimentale afin de réaliser des prélèvements post-mortem.

Remplacement

Pour pouvoir ainsi répondre à l’exigence qualitative et quantitative de la demande, l’utilisation d’animaux est essentielle pour la réalisation du présent projet et la souris reste le modèle le plus adapté. Les essais de production d’antigènes en modèles in vitro précédemment engagés au sein de nos laboratoires n’ont pas permis de retrouver les hautes performances en sensibilité et en spécificité caractérisant nos tests ni même de pouvoir assurer une production dans les volumes requis. Ainsi, pour ces raisons majeures de volume de production, de défaut de reproductibilité et de qualité médiocre de l’antigène obtenu, la culture in vitro ne permet pas une production d’antigène compatible avec le développement et la production d’un test de diagnostic présentant des performances au niveau des tests actuellement commercialisés, soumis au marquage CE, à la conformité avec la norme ISO 13485 et à l’attestation CE de conformité délivrée par un organisme notifié et devant répondre aux exigences du règlement européen. Certains fabricants se sont tournés vers l’utilisation d’antigènes recombinants. Malheureusement, ici aussi les performances des tests en sont fortement impactées tout comme leur spécificité. En conséquence, au regard de toutes ces analyses, ces expérimentations ne peuvent être conduites qu’in vivo.

Réduction

La volumétrie d’animaux utilisée pour la production d’antigènes sera fonction du volume de commercialisation des tests. Malgré une forte croissance de la demande des produits, la réévaluation du nombre d’animaux nécessaires à la production d’Ag par rapport au précédent projet est peu impactée. Ceci s’explique par les analyses réalisées par le laboratoire pour augmenter la qualité des échantillons récoltés et ainsi limiter ceux définis comme non conformes à l’utilisation requise. Une estimation a été réalisée sur la période 2018-2023 : une souris permet de produire suffisamment d’antigène pour la constitution de 1000 tests de confirmation ou de dépistage. Également, le laboratoire possède les compétences pour congeler la souche entre sessions de production d’antigènes. Le parasite n’est pas maintenu en permanence sur souris. De par les volumes de production actuellement nécessaires, cela permet de diminuer le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Des mesures seront mises en œuvre afin d’optimiser le bien-être des animaux. A leur arrivée à l’animalerie, une période d’acclimatation d’au moins une semaine sera respectée avant le début des procédures expérimentales. Les animaux seront hébergés par groupes d’individus compatibles, dans des conditions contrôlées et avec la mise en place d’un environnement enrichi (copeaux, matériel de nidification, bâtonnets à ronger). Aucun des animaux ou groupe d’animaux ne sera traité différemment que ses congénères. Une fiche de suivi sera rédigée pour chaque cage avec un suivi de signes comportementaux, physiques et physiologiques. Chacun de ces critères étant évalué fréquemment, la détermination de point(s) limite(s) bien définis, suffisamment précoces et prédictifs, permettra immédiatement de déterminer un animal en souffrance. Une fiche suivra le protocole tout au long de son séjour dans notre animalerie et permettra d’identifier l’arrêt du protocole (points limites). Ces points limites seront : souris prostrée et isolée, poils hérissés, manque de toilettage, léthargie, ventilation anormale, tremblements. Nous attacherons une grande importance à l’apparence physique externe et aux changements comportementaux des animaux. Les soins et les procédures expérimentales seront réalisées par du personnel qualifié. Afin d’éviter que le suivi de leur santé ne devienne un stress supplémentaire pour eux, la familiarisation aux manipulateurs sera quotidienne pendant la période d’acclimatation (1 semaine minimum).

Choix des espèces

Cette souche parasitaire de toxoplasmes peut infecter aisément la plupart des animaux de laboratoire, à l’exception du rat qui est particulièrement résistant et qui ne développe jamais d’infection aiguë avec ascite. Néanmoins, la souris est l’espèce intermédiaire naturelle et celle qui présente une sensibilité importante avec une production très riche en parasites. Les souris utilisées seront de jeunes adultes (femelles) de 6 à 18 semaines (de 20 à 30g). Ces animaux sont peu agressifs et la familiarisation aux manipulateurs sera effective.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 288
Souffrances
▲ -
▲ 288
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 288

288 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Sous anesthésie, chacune reçoit quatre injections d'hydrogels sous la peau du dos, avant une mise à mort échelonnée de 24 heures à 4 semaines pour prélever les matériaux et les tissus environnants. Le projet évalue la tolérance et la vitesse de dégradation de ces gels en vue d'applications allant de la régénération osseuse au comblement des rides. Le porteur affirme que les processus inflammatoires ne sont pas modélisables in vitro, ce qui justifie selon lui le recours à la souris.

Objectifs

L'étude de la littérature et nos études préliminaires in vitro ont montré l’intérêt de l'utilisation d'hydrogels comme nouveaux biomatériaux pour l'ingénierie tissulaire. De nombreuses études soulignent désormais l’importance de développer des matériaux ayant une vitesse de dégradation adaptée, et l’importance de la capacité des cellules à interagir et/ou à remodeler ces matériaux pour régénérer des tissus. L'objectif de ce projet est d'étudier la biocompatibilité de nouvelles associations d'hydrogels pour l’ingénierie tissulaire en conditions plus physiologiques que la culture in vitro. Le système inflammatoire et immunitaire joue en effet un rôle majeur dans la réponse de l'hôte dans le cadre des biomatériaux complexes. L'utilisation d'un modèle murin nous permettra de visualiser la réponse inflammatoire, paramètre majeur en vue d'une potentielle application chez l'Homme. Un deuxième objectif est d’étudier la vitesse à laquelle les hydrogels sont dégradés en conditions physiologiques.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre de comprendre l’influence de différentes formulations d’hydrogels sur les processus inflammatoires qui interviennent suite à l’implantation de ces matériaux, mais également sur les processus mis en jeu pour les dégrader. Ainsi, les résultats de cette étude devraient permettre de choisir des formulations d’hydrogels pertinentes pour des applications précises de médecine régénératrice, telles que la régénération de l’os et du cartilage mais également pour les comblements de rides et le remodelage corporel.

Procédures

Sous anesthésie gazeuse, le dos des souris sera tondu, désinfecté, puis les souris recevront chacune 4 injections en sous-cutané au niveau dorsal de nos formulations en conditions d’asepsie. Chaque injection sera très rapide, environ 10 secondes. Les souris seront ensuite surveillées jusqu’à leur réveil qui aura lieu environ 5 min après le début de l’anesthésie. Elles seront observées quotidiennement les 2 premiers jours suivant l’intervention, puis 2 fois par semaine ensuite par les expérimentateurs en plus de la surveillance quotidienne réalisée par le personnel de l’animalerie, afin de vérifier qu’elles ne présentent pas de signes de douleur ou d’infection au niveau du site d’injection. Les souris seront ensuite euthanasiées 24 h, 72 h, 1 semaine ou 4 semaines après l’intervention. Les hydrogels et leurs tissus environnants seront ensuite explantés pour réaliser des analyses histologiques qui permettront d’évaluer la biocompatibilité et la vitesse de dégradation de ces biomatériaux.

Impact sur les animaux

L’injection sous-cutanée est un acte mini-invasif qui est déjà pratiqué par notre laboratoire depuis plusieurs années, et qui ne cause habituellement pas de douleur chez les animaux. Si tel était le cas les souris recevraient une dose d’analgésique pour pallier à la douleur. Les souris peuvent également ressentir une gêne dû à l’emplacement des hydrogels au niveau dorsal mais rien qui n’altererait leur alimentation ou leurs déplacements au delà de la simple gêne.

Devenir

Afin d’évaluer la vitesse de dégradation des matériaux et leur biocompatibilité, il est nécessaire de récupérer les matériaux ainsi que les tissus environnants. Pour cette raison, tous les animaux devront être euthanasiés à l’issue de la procédure.

Remplacement

Des études préliminaires in vitro ont été réalisées pour simuler une dégradation enzymatique des hydrogels. Ces études ont permis de sélectionner un nombre limité de formulations pertinentes pour nos objectifs de contrôle de la dégradabilité. Pour ce qui est de la biocompatibilité, des études in vitro ont également été réalisées pour vérifier la compatibilité des cellules avec les différentes formulations. Le remplacement de l'animal pour cette expérimentation n’est toutefois pas réalisable car les processus inflammatoires et immunitaires sont complexes et font appel à des systèmes non modélisables in vitro.

Réduction

Quatre injections seront réalisées par animal, ce qui limite le nombre nécessaire de souris pour ces expérimentations. La réalisation de ces 4 injections a montré une très bonne tolérance dans les expérimentations précédentes réalisées au sein du laboratoire. Par ailleurs, plusieurs types d’analyses (analyses d’imagerie, histologie, immunohistochimie) seront réalisées sur un même échantillon pour répondre aux deux questions posées par cette étude en même temps, ce qui diminuera aussi le nombre d’animaux nécessaires. Nous réaliserons 8 injections par condition, ce qui nous permet depuis déjà de nombreuses années de mettre en évidence des résultats statistiquement différents, tout en limitant le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Pour cette étude, nous avons choisi d'injecter les biomatériaux à l'aide d'une aiguille sous anesthésie gazeuse, ce qui permet de limiter le stress qui pourrait être causé par l’injection. De plus, l’injection est un procédé qui permet de limiter l'inflammation du site d'implantation, car c'est un acte mini-invasif. Après l’intervention, Les souris seront observées par les expérimentateurs quotidiennement 48h après l’intervention, puis deux fois par semaine ensuite pour s'assurer de leur bien-être. Si toutefois un signe de mal-être ou de douleur était observé, les animaux recevront une dose d’analgésique. Nous avons en effet mis en place des points limites adaptés, une grille de score et un arbre décisionnel nous permettant d’agir si le moindre signe de douleur venait à apparaître.

Choix des espèces

L'utilisation d'un modèle murin immunocompétent est essentielle pour visualiser la réponse inflammatoire, paramètre majeur en vue d'une potentielle application chez l'Homme. Les études seront réalisées avec des souris adultes, c'est-à-dire, âgées de 12 semaines. Cela correspond à de jeunes adultes avec une croissance terminée, une maturation sexuelle et un potentiel de régénération conservé.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
Souris : 3900
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3900
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3900

3 900 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent le virus de la grippe par le nez ou par la trachée sous anesthésie, avec une perte de poids que le porteur décrit comme transitoire et inférieure à 10 %. Le projet vise à mettre au point ce modèle d'infection pulmonaire et à étudier la réponse des macrophages du poumon. Le porteur affirme que la complexité des interactions cellulaires rend le modèle animal "indispensable", sans détailler la justification de l'effectif de 3 900 animaux.

Objectifs

Notre projet vise à développer un modèle murin d’infection pulmonaire induit par le virus de la grippe, et à utiliser ce modèle pour explorer les conséquences d’une inflammation sévère sur la fonction des macrophages alvéolaires (Cellules retrouvées dans les alvéoles des poumons). Les objectifs de notre projet sont : 1-De mettre en place un modèle murin de pneumonie induit par un virus de la grippe 2-D’évaluer l’évolution temporelle des cellules immunitaires (macrophages, neutrophiles, cellules dendritiques) au cours de la phase inflammatoire et de sa résolution. 3-D’appréhender les conséquences de l’infection virale sur les fonctions des macrophages (phagocytose, activation, production de cytokines). 4-De définir le rôle du recrutement des macrophages inflammatoires dans la physiopathologie de la pneumonie et l’impact sur la cicatrice immunitaire post-inflammatoire.

Bénéfices attendus

Notre projet nous permettra d’évaluer le rôle d’une inflammation virale pulmonaire sur le rôle et la fonction des cellules myéloides, notamment les macrophages alvéolaires, première ligne de défense contre les pathogènes respiratoires.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à une instillation nasale. Cette instillation sera réalisée sur animaux vigile. Une partie des animaux de ce projet sont soumis à une adminsitration intra-trachéale sous anesthésie générale. En fonction de l’état général des souris (grille de score d’évaluation des points limites) et si nécessaire, une ou plusieurs injections sous-cutanée de morphinique pourraient être réalisées sur animaux vigiles. Ces interventions sont de courte durée (1 min environ)

Impact sur les animaux

Modèles d’infection : Les modèles d’inflammation respiratoires aigues sont des modèles avec une récupération de l’état général des souris à partir de J2. Suite à l’infection, une perte de poids transitoire (2-3jours) et modérée (< 10%) est observée, sans perte de motricité. Les différentes interventions sont de courte durée et n'engendre pas de douleurs résiduelle ainsi que de stress supplémentaire.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans cette étude seront euthanasiés à la fin de chaque procédure pour prélèvement d’organes et analyse des modifications immunologiques.

Remplacement

Les paramètres étudiés dans ce travail ne peuvent être aujourd’hui remplacés par des procédures in vitro et le recours à l’utilisation de modèles animaux est indispensable. Les multiples interactions entre types cellulaires différents et la complexité de la mise en place de l’immunité entraînée nous oblige à utiliser les modèles animaux pour appréhender ces phénomènes dans leur globalité.

Réduction

Le nombre de souris a été réduit au minimum afin de permettre une analyse statistique fiable des résultats.

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupe sociaux harmonieux (n≤5) dans des cages enrichies avec des frisottis, de taille normalisée. Les animaux ont un accès libre à l’eau et à la nourriture. Sauf mention contraire, l’état général des souris est évalué quotidiennement. Un tableau d’évaluation des points limites adapté aux modèles a été mis en place. Les procédures n’entrainent pas de douleur résiduelle. En fonction des scores obtenus, une ou plusieurs injections de morphinique seront réalisées. Afin de limiter la douleur consécutive à l’administration intratrachéale, la sonde de gavage est préalablement enduite d'un antalgique afin d’anesthésier localement la trachée.

Choix des espèces

Les modèles murins d’infections sont des modèles fiables et reproductibles. Les résultats issus de ces modèles peuvent être transposés à l’homme avec une très bonne correspondance des résultats trouvés à la fois en médecine humaine et en expérimentation animale pour les datas déjà générées dans ce projet de recherche. 7-14 semaines de vie. A ce stade le système immunitaire est mature

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 480
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 360
▲ 120
Devenir
 -
 -
 -
 480

480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance de modéré à sévère. Une partie subit l'implantation chirurgicale d'une électrode sur le nerf de la rate, puis une induction de sclérose en plaque expérimentale provoquant une paralysie partielle des membres et une perte de poids, d'autres recevant un transfert de lymphocytes. Le projet évalue si l'électrostimulation du nerf splénique agit sur des cellules immunitaires impliquées dans la maladie. Le porteur affirme que ce type d'étude ne s'envisage que sur des "organismes entiers".

Objectifs

L'objectif de ce projet de recherche est d'évaluer l'effet de l'électrostimulation du nerf splénique la fonction de cellules immunitaires appélées lymphocytes T CD4+ dans un modèle murin de sclérose en plaque, l’encéphalite autoimmune expérimentale (EAE). Il a pour finalité éventuelle d'appliquer ce traitement par électrotimulation en clinique. La sclérose en plaque est une maladie neuro-dégénerative inflammatoire chronique caractérisée par une atteinte du système nerveux central. L'efficacité des traitements actuels est malheureusement inconstante, et épuisable obligeant à changer souvent de molécule. Une thérapie basée sur l’électrostimulation des nerfs périphériques est une approche thérapeutique innovante et pourrait apporter une nouvelle alternative thérapeutique pour les patients réfractaires aux traitements actuels. Nous avons ainsi récemment démontré que la stimulation du nerf de la rate (splénique) réduisait significativement le développement de l’encéphalite autoimmune expérimentale (EAE), modèle murin de la sclérose en plaque. On sait que la stimulation de certains nerfs périphériques agit également directement sur les cellules du système immunitaire en inhibant leur activité. Toutefois, l’impact d’une stimulation chronique du nerf splénique sur la fonction des lymphocytes T CD4, cellules fortement pathogéniques dans ce modèle d'EAE, n’a jamais été évalué. Nous cherchons donc à évaluer l'effet de l'électrostimulation du nerf splénique sur la fonction des lymphocytes T CD4+. Le projet consiste à : 1- implanter chez une souris une électrode de stimulation au niveau du nerf de la rate (nerf splénique); 2- puis induire une sclérose en plaque expérimentale (modèle d’EAE par injection sous-cutané d’un antigène dérivé de la myéline et d’un adjuvant) ; 3- puis évaluer la fonction des lymphocytes T CD4 de souris électrostimulées ou non en les transférant par injection intraveineuse (= transfert adoptif) dans des souris receveuses atteintes d'EAE. L'évaluation du score clinique sera effectuée tous les jours suivants l'induction de l'EAE. Cette étude comparative chez la souris apportera les éléments nécessaires pour déterminer l’impact sur les fonctions inhibitrices ou pathogéniques des lymphocytes T CD4+.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de déterminer l'effet de l'électrostimulation du nerf splénique la fonction des lymphocytes T CD4+ dans un modèle murin de sclérose en plaque. Une thérapie basée sur l’électrostimulation des nerfs périphériques est une approche thérapeutique innovante, présentant une toxicité potentielle moindre comparée aux molécules de type stéroïdien par exemple. Déterminer si l’électrostimulation inhibe les principales cellules pathogéniques impliquées dans la sclérose en plaque pourrait conforter l’utilisation de cette nouvelle alternative thérapeutique pour les patients réfractaires aux traitements actuels.

Procédures

L’ensemble des animaux seront rasés et l’EAE sera induite par immunisation. Pour ce faire, deux injections d'adjuvant complet de Freund (CFA) et d’un peptide dérivé de la Myéline Oligodendrocyte Glycoprotéine seront administrées par voie sous-cutanée à la base de la queue sous anesthésie générale à l’isoflurane . Le CFA est composé à 50% d’huile minérale et à 50% d’eau. De la toxine pertussis (PTX) sera également injectée par voie intra-péritonéale . La PTX permet la perméabilisation de la membrane hémato-encéphalique. Deux jours après l’immunisation,de la toxine pertussis sera injectée par voie intrapéritonéale sous anesthésie générale à l’isoflurane . Transfert adoptif (300 animaux): Les groupes faisant l’objet d’un transfert adoptif (300 animaux) recevront une injection intra-veineuse d’un million de cellules ou non sous anesthésie générale. Implantation électrode : 120 animaux les animaux recevront un analgésique (Buprénorphine® par voie intra-péritonéale , 20 minutes avant l’opération puis subiront une anesthésie générale à l’isoflurane . Après rasage et désinfection, une ouverture de l’abdomen sera réalisée. Une électrode sera implantée au niveau du nerf splénique. La paroi abdominale sera suturée avec du monofils résorbable puis le plan cutané sera suturé avec des fils non résorbables. Les fils connectant cette électrode aux connecteurs seront acheminés par voie sous-cutanée jusqu'à la tête de l’animal. Une incision sera pratiquée à l'arrière du crâne permettant l'exposition de la boîte crânienne. Un ciment dentaire sera alors utilisé pour fixer les connecteurs au crâne. La durée prévue de l’opération est de 20 minutes. Le lendemain de l'opération, les animaux opérés recevront un traitement anti-inflammatoire non stéroïdien (Metacam sirop dans l’eau de boisson) maintenu pendant les 3 jours suivants. Animaux classés sans réveil : 60 animaux (Groupes temoins naifs ). Pas de prélèvement sur animaux vigiles

Impact sur les animaux

1- Nuisances associés à l’EAE : L’EAE consiste en l’injection d’un adjuvant avec un peptide de la myéline (petide MOG). Cette injection provoque chez l’animal une réaction auto-immune dirigée contre la myéline du système nerveux central, conduisant à une démyélinisation des fibres nerveuses et un dommage axonal. Entre 8 et 12 jours après l’injection, les premiers déficits moteurs apparaissent, touchant principalement les membres inférieurs. Ces déficits sont caractérisés par une paralysie partielle des membres et sont donc associés à une mobilité réduite et à une perte de poids. Le pic de la pathologie est atteint aux alentours du jour 14 post induction puis les symptômes associés à la maladie vont décroitre progressivement jusqu’à la fin de l’expérimentation. 2- Nuissance associées à l’électrostimulation : Il n’y a pas de douleurs associées à l’électrostimulation du nerf splénique car ce nerf n’est pas constitué de fibres nerveuses sensitives. Une douleur d’une durée estimée à 48 heure est par contre engendrée par la procédure chirugical permettant l’implantation de l’électrode de stimulation sur le nerf splenique du fait de l’incision de la peau et du péritoine. Lors de l'électrostimulation les animaux seront séparés les uns des autres car la stimulation électrique requière une connexion à un stimulateur électrique externe par un fil incompatible avec une stabulation en groupe pendant 14 ou 21 jours (risques de rognage de fils). 3-Nuissances associées au transfert adoptif des lymphocytes T CD4 L’injection de lymphocytes T CD4 isolés de souris électrostimulées ou non se fera en intraveineuse sous anéthésie gazeuse. Le transfert de lymphocytes T CD4 dans le modèle d’EAE a été largement décrit dans la littérature et peut être associé à une augmentation du score clinique de lordre de 15% au maximum (dans le cas de lymphocytes T CD4 fortement pathogéniques).

Devenir

Afin de limiter au maximum les souffrances potentielles associées à l'évolution de la pathologie, l'ensemble des animaux sera mis à mort.

Remplacement

Ce type d’étude ne peut être envisagés que sur des organismes entiers préservant l’intégrité des interactions entre les systèmes immunitaires et nerveux dans un contexte pathologique et non pathologique.

Réduction

Les estimations du nombre d'animaux par condition expérimentale a été determiné par par une approche statistique.

Raffinement

Des mesures de raffinements seront mises en place afin de limiter au maximum les contraintes imposées aux animaux dans le contexte de cette étude : les interventions chirurgicales seront menées suivant un protocole d’anesthésie et d’analgésie en prenant soin de maintenir la température corporelle des animaux en les plaçant sur une couverture chauffante. Le suivi postopératoire inclura un traitement antalgique et une grille d’observation préétablie prévoyant des mesures correctives et la mise en œuvre le cas échéant de points limites précoces et adaptés.

Choix des espèces

Le modèle souris a été choisi car c’est l’espèce animale de référence en Immunologie chez laquelle l’EAE a été la mieux caractérisée. Le projet portera sur des souris femelles C57Bl/6 âgées de 8 semaines permettant une chirurgie aisée (poids entre 20 et 25 gr). De plus, à 8 semaines les souris ont atteints leur maturité. Cet age correspondent à un jeune adulte, qui est l’âge auquel la sclérose en plaque est généralement révélée chez l’homme