Souris

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    • Oncologie
Souris : 372
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Greffées sous la peau du flanc de cellules tumorales, 372 souris reçoivent ensuite des injections d'un virus candidat médicament dans leur tumeur et deux prises de sang d'environ 20 minutes chacune. Toutes sont tuées au 60e jour ou à l'atteinte d'un point limite, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le virus est testé sur des tumeurs plus ou moins rapides selon le nombre de cellules greffées, et le porteur écrit que la greffe "déclenchera une altération de la capacité de mouvement", alors qu'il ne prévoit un antalgique qu'au conditionnel, "Si une douleur est présente". Le résumé ne précise ni le nombre d'injections de virus, ni les conditions testées qui aboutissent à 372 souris par groupes de 12.

Objectifs

Dans le domaine de la recherche en oncologie, l'utilisation de virus thérapeutiques est devenue l'une des principaux axes de recherche. En effet, cette stratégie permet une approche ciblée sur des marqueurs spécifiques des tumeurs et ainsi une attaque focalisée des cellules malades. Dans ce cadre, de nombreux candidats viraux sont testés afin de déterminer l'approche la plus efficace. Ce projet vise ainsi à mettre en évidence l'effet d'un candidat virus sur une lignée de tumeur greffées en sous-cutanée dans un modèle de Souris. Les effets seront suivis sur la croissance tumorale mais aussi sur les facteurs circulant au niveau sanguin. Les données générées nous permettront d'améliorer notre compréhension des mécanismes d'action dans un organisme complexe et de poursuivre le développement de ce candidat en déterminant sa chronologie d'action et son efficacité en fonction de la vitesse de croissance tumorale. Cette dernière sera liée à la quantité de cellules tumorales que nous allons greffer.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à améliorer notre compréhension des effets de candidats virus sur une lignée tumorale. Nous pourrons ainsi comprendre leurs capacités d'action et l'impact de leur injection sur des lignée tumorales déjà installées. Cette connaissance nous permettra de mettre en place des virus thérapeutiques permettant de soigner certaines tumeurs chez l'Homme.

Procédures

Les animaux subiront une greffe de cellules tumorales par injection sous-cutanée. Celle-ci déclenchera une altération de la capacité de mouvement et une potentielle dégradation de l'état général des animaux. Par la suite, des injections tumorales de virus seront pratiquées. Ces différentes injections sont effectuées en quelques minutes. Deux prélèvements sanguins seront aussi effectués, chacun durant environ 20 minutes.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, nous anticipons l'apparition de tumeurs sous-cutanées, qui pourra déclencher une éventuelle perte de poids, une mobilité réduite, un mauvais toilettage. Ce protocole aura une durée maximale de 60 jours.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à J60 ou à l'atteinte d'un point limite. Ils ne sont pas réutilisables du fait de la présence de cellules tumorales et de virus thérapeutiques dans leur organisme.

Remplacement

L'étude de l'effet thérapeutique de candidats médicaments sur des processus complexes tels que l'oncologie ne peut se faire sans l'utilisation de modèles animaux. En effet, il n'existe pas actuellement de modèle non animaux permettant de récapituler l'ensemble des mécanismes physiologiques complexe à l'oeuvre dans la mise en place de tumeurs ou la réponse immunologique associée.

Réduction

Ce projet a été mise en place en réduisant autant que possible la taille des groupes expérimentaux. Ainsi, nos connaissances des modèles tumoraux sous-cutanés chez la Souris nous permettent de dimensionner une première étude avec des groupes de 12 animaux par condition. Cet effectif nous permettra de disposer de conclusions statistiquement relevantes. Nous mesurerons les tailles de tumeurs et le poids de manière répétées. Grâce à ces données, nous réaliserons ensuite les études successives impliquant les virus thérapeutiques avec un nombre d'animaux optimal. Le maximum sera de 12 animaux mais si l'étude statistique nous permet de réduire ce nombre, nous essaierons autant que possible d'y procéder.

Raffinement

Les animaux seront placés dans les conditions optimales d'hébergement. Nous injecterons les cellules tumorales sur le flanc. Ensuite l'apparition de tumeurs et leurs croissances seront mesurées trois fois par semaine afin de suivre la progression ainsi que l'effet possible du virus candidat sur celle-ci. Lors du prélèvement sanguin, nous effectuerons une compensation du volume injecté avec du sérum physiologique à température. Nous suivrons à chaque pesée l'état général des animaux, le toilettage, la posture, la présence de vocalisation, les sites d'injection et l'aspect des tumeurs. Tous ces items nous permettront de décider de l'atteinte de points limites le cas échéant pouvant entrainer la mise à mort de l'animal pour éviter toute souffrance.En cas de rixe entre animaux, nous pourrons être amenés à isoler l'individu dominant pour éviter toute lésion. Le cas échéant, des soins locaux par spray de dermidine(R) seront attribués. Si une douleur est présente, un antalgique pourrait être administré selon les recommendations vétérinaires.

Choix des espèces

Le modèle Souris constitue un bon modèle pour l'étude de modèle tumoraux. En effet, il s'agit de mammifère au système immunitaire assez proche de l'Homme pour disposer d'une approche translationnelle valide. Nous analyserons des animaux âgés de 8 semaines au moment de l'injection. A cet âge, le système immunitaire est suffisamment développé.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 654
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654 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections tous les deux jours ou des gavages, et une partie subit une excision de la peau du dos sous anesthésie pour observer la cicatrisation, dans le but d'étudier des lymphocytes appelés cellules MAIT et leur lien avec le microbiote. Le porteur indique que toutes seront tuées dans un autre établissement pour prélever le thymus, les reins, le foie et la peau. Sur le remplacement, il affirme qu'aucun modèle de peau artificielle ni aucune modélisation ne reproduit ces paramètres et se dit "obligé d'utiliser des animaux".

Objectifs

La compréhension de la réparation de la peau est un enjeu de santé publique puisqu’elle pourrait permettre l’amélioration du traitement d’épisodes cliniques aigus (brûlure, choc mécanique…) et chroniques (eczéma, psoriasis…) qui touchent une grande partie de la population. Des données préliminaires chez l’homme et la souris suggèrent que certaines cellules de l’immunité, très fréquentes dans la peau, synthétisent des molécules favorisant la réparation de celle-ci. Cependant, leur rôle exact, ainsi que la possibilité de les stimuler cliniquement pour augmenter la réparation tissulaire, restent des pistes à explorer. Les cellules immunitaires en question sont des lymphocytes T invariants associés aux muqueuses (MAIT) qui sont les cellules d’intérêts dans notre projet et qui ont la capacité de reconnaitre et d’être stimulées par des molécules produites par des bactéries. Différentes données de la littérature suggèrent que les cellules MAIT pourraient avoir des propriétés de réparation tissulaire. L’objectif de ce projet est d’étudier le lien entre les bactéries du microbiote et les cellules MAIT en condition physiologique et lors du processus de cicatrisation.

Bénéfices attendus

A court terme, ce projet nous permettra d’évaluer le rôle de molécules synthétisées par les bactéries du microbiome dans la biologie des cellules MAIT en dehors du thymus, c’est-à-dire en périphérie. Nous pourrons évaluer le rôle du microbiote commensal intestinal et cutané dans le maintien des cellules MAIT en périphérie. A long terme, la démonstration de l’implication des cellules MAIT dans la cicatrisation des plaies cutanées et l’analyse des mécanismes impliqués peuvent aboutir à des techniques permettant le déclenchement des propriétés des cellules MAIT à des fins thérapeutiques chez les humains.

Procédures

Nous ferons des prélèvements de fèces au cours des différentes procédures à une fréquence d’une fois par semaine maximum. Pour une procédure, les animaux subiront des injections tous les deux jours (1 minute/injection, 1 à 5 injections au maximum). Pour les autres procédures comportant des injections ou des gavages, les animaux ne subiront ces gestes qu’une seule fois au cours de la procédure. Dans une autre procédure, les animaux subiront une chirurgie permettant de réaliser une excision cutanée (30 minutes) pour observer le processus de cicatrisation.

Impact sur les animaux

Aucun effet indésirable n’est attendu pour tous les produits que nous injecterons au cours du projet. Les antibiotiques utilisés n’ont jamais montré d’effet indésirable lorsqu’ils sont utilisés pour éradiquer les bactéries. Les bactéries utilisées pour le projet sont Escherichia coli et Staphylococcus epidermidis qui sont toutes les deux commensales respectivement de l’intestin et de la peau. Lors de l'excision cutanée au niveau du dos, il y a très peu de risque de créeer une infection.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort par du personnel expérimenté dans un autre établissement pour que les tissus prélevés soit immédiatement analysés sur des appareils spécifiques. Le thymus, les reins, le foie et la peau seront prélevés afin d’analyser l’abondance des cellules MAIT.

Remplacement

Pour ce projet, nous ne pouvons pas utiliser un modèle de peau artificielle car les cellules MAIT font partie du système immunitaire qui est un système dynamique dont les acteurs évoluent entre différentes localisations au sein d’un organisme selon des flux très précis. De plus, nous savons déjà que les cellules MAIT se spécialisent particulièrement en fonction de leur localisation dans l’organisme (Par exemple, elles n’ont pas les mêmes priorités dans les poumons et dans le foie). Chaque organe (voire chaque partie du corps) présente un microenvironnement particulier lié à la fois aux cellules présentes, à la façon dont elles communiquent ensemble, ainsi qu’à tout ce qui s’est passé depuis la création de l’organe en question. Aucune modélisation mathématique ou modèles in vitro existants ne permettent de reproduire tous ces paramètres à la fois. C’est pourquoi nous sommes obligés d’utiliser des animaux pour étudier ces phénomènes.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires a été déterminé par une formule dérivée du t-test de Sudent. Cette formule tient compte des variations attendues au sein des groupes et des différences attendues entre les groupes d’après la littérature et des études faites antérieurement. Pour tout le projet, nous avons des groupes de souris allant de 6 à 18 individus. Nous utiliserons un total de 654 animaux.

Raffinement

Il y aura une observation quotidienne des animaux, une observation individuelle hebdomadaire à l’occasion des interventions d’entretien (changes de cages etc…) ou expérimentales (prélèvement de fèces), et une observation accrue après chaque gavage, ou injection, ou tous actes susceptibles d’entrainer de la douleur, de la souffrance ou du stress, plusieurs fois dans la journée pour s’assurer qu’il n’y a pas d’effet délétère. Les animaux seront manipulés sur plusieurs jours avant le début des procédures afin de les habituer aux manipulateurs. Les injections et les gavages seront fait par du personnel expérimenté. Pour une des procédures, nous réaliserons une excision cutanée. Des anesthésiques et des analgésiques seront utilisés. Une grille de score a été définie pour évaluer l’état des souris. Les animaux seront hébergés en isolateur dans des cages standards par groupes de sexe identique (3 par cage). Du papier absorbant à déchiqueter, des buchettes de bois à grignoter et des tunnels en plastique pour se cacher seront ajoutés dans les cages. La litière sera constituée de copeaux stérilisés par irradiation (). Les souris recevront un aliment standard stérilisé par irradiation à et de l’eau autoclavée.

Choix des espèces

Les cellules d’intérêt pour ce projet (cellules MAIT) sont retrouvées uniquement chez les mammifères chez qui elles sont fortement conservées. La souris est le modèle le plus adapté pour ce projet car elle possède un système immunitaire ayant de fortes similitudes avec celui de l’homme. Nous utilisons une lignée de souris possédant le gène Castaneus (Cast) qui permet d’avoir le nombre de cellules MAIT se rapprochant de celui observé chez l’homme. Ceci permet une lisibilité accrue de leurs fonctions, localisations et rôles potentiels dans la réparation tissulaire. De plus le modèle d’excision cutanée que nous utiliserons mime le processus de réparation cutanée humain, ce qui pourrait déboucher sur des données applicables cliniquement. Les souris seront utilisées à l’âge adulte (entre 6 et 8 semaines). Nous n’attendons pas d’effet lié à l’âge des souris, cependant nous éviterons d’utiliser les animaux plus âgés car leur peau est plus épaisse. Cela entraine des problèmes sur le traitement des échantillons (cellules plus compliquées à extraire), des problèmes pour l’excision cutanée (plus compliqué de faire l’incision) et des problèmes au niveau de la qualité de la peau qui est réduite avec l’âge (les souris peuvent se battre par exemple).

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
Souris : 104
Souffrances
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104 souris vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Le porteur décrit un prélèvement de 150 microlitres de sang à la queue sous anesthésie, sur des souris porteuses du génotype Apc qu'il qualifie de dommageable, avec une surmortalité et une demi-vie de 23 semaines, suivies jusqu'à 15 semaines pour étudier la fonte musculaire liée au cancer. Il indique que la mise à mort passe par une exsanguination lors d'une perfusion intracardiaque de paraformaldéhyde sous anesthésie profonde, aucun animal n'étant maintenu en vie. Sur le remplacement, il affirme qu'un système in vitro ne reproduirait pas la complexité multi-tissulaire du phénomène et que seul un modèle murin le permet.

Objectifs

Le déconditionnement musculaire désigne une perte de masse et de force musculaire qui peut être observé dans différentes situations pathologiques (cancer, myopathie, insuffisances cardiaque, rénale ou respiratoire). Dans le cas du cancer, ce déconditionnement musculaire est extrêmement marqué (on parle de cachexie associée au cancer) et constitue un facteur majeur contribuant à la réduction de l'état de santé et de la qualité de vie des patients. Connaitre les mécanismes responsables du déconditionnement musculaire associé au cancer et développer des stratégies thérapeutiques pour lutter contre ce déconditionnement constituent un des enjeux actuels majeurs de la recherche en cancérologie. Les travaux antérieurs conduits par notre équipe de recherche chez la souris Apc, un modèle murin de cancer de l'intestin, ont mis en evidence une activation de l'axe corticotrope (axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien) associée à une augmentation de la concentration en glucocorticoides dans le compartiment sanguin, le muscle et le foie, ainsi qu'à la mise en place d'une réponse transcriptionnelle dépendante des glucocorticoïdes dans le muscle et le foie. Dans ce contexte, l'objectif de ce projet est de déterminer la nature des mécanismes, qui au niveau central, sont à l'origine de l'activation de l'axe corticotrope chez les souris Apc.

Bénéfices attendus

En déterminant les mécanismes potentiels à l'origine de l'activation de l'axe corticotrope, ce projet permettra de développer notre compréhension des mécanismes mis en jeu lors de la cachexie associée au cancer, et de proposer des stratégies d'intervention visant à limiter l'activation de l'axe corticotrope dans un modèle pré-clinique de cachexie associe au cancer.

Procédures

Un prélèvement sanguin (150 µl) au niveau de l'extrémité de la queue sera réalisé sous anesthésie (kétamine 100 mg/kg + xylazine 10 mg/kg).

Impact sur les animaux

Il s'agit d'une étude non interventionnelle de suivi du développement naturel des animaux jusqu'à l'âge de 15 semaines. Toutefois, la gestion du stress est un point essentiel à la bonne réalisation de cette expérimentation puisque celui-ci active directement l'axe corticotrope et donc la production de glucocorticoïdes. Concernant les souris contrôles, aucune nuisance ou effet indésirable n'est donc attendu à l'exception du prélèvement rétro-orbital sous anesthésie gazeuse la veille de l’expérimentation. Concernant les souris Apc, il s'agit d'un génotype dommageable qui entraine une surmortalité des animaux avec une demi-vie de 23 semaines (le suivi et l'entretien de la lignée Apc est décrit dans la Procédure 1). D'une façon générale et afin de réduire au maximum le stress éventuel que pourraient subir les animaux, les souris seront habituées aux expérimentateurs qui les manipuleront de façon bi-hebdomadaire (suivi de poids). Nous serons également particulièrement vigilants à tout signe évocateur de souffrance animale (se reporter à 4.2 pour une description des critères d'évaluation de souffrance animale et d'atteinte des points limites). Dans les cas où ces symptômes évocateurs d'une souffrance animale seraient atteints, les animaux seront immédiatement sortis du protocole et une mise à mort éthique sera effectuée par dislocation cervicale sous anesthésie gazeuse.

Devenir

S'agissant d'une procédure classe sans réveil, aucun animal ne sera maintenu en vie au terme de la procédure.

Remplacement

Le déconditionnement musculaire associé au cancer est un processus catabolique multifactoriel sollicitant de nombreux tissus (muscle, foie, tissu adipeux, tissus endocriniens, système immunitaire, système nerveux central). Un système expérimental in vitro ne permettrait pas de reproduire la complexité de ces régulations. Seul un modèle animal murin permet de reproduire la complexité des mécanismes biologiques mis en oeuvre.

Réduction

Nous avons calculé l'effectif par groupe sur la base du critère d'évaluation principal, surface de section transversale ds fibres musculaires, à l'aide de l'outil https://www.sealedenvelope.com/power/continuous-superiority. Après avoir intégré différents paramètres statistiques, il ressort que 12 animaux/groupe seront nécessaires. Afin d'anticiper le cas rare où une interruption précoce de la procédure serait nécessaire pour les souris Apc, nous prévoyons des lots de 14 animaux par groupe pour les souris Apc. Ces animaux supplémentaires ne seront utilisés qu’en cas de besoin afin d’obtenir au final les 12 animaux par groupe nécessaires à la significativité des résultats. Cette stratégie expérimentale permet le meilleur respect possible de la règle des 3R et nous permettra d’évaluer les différences significatives par l’utilisation de tests ANOVA 2 facteurs (time x genotype) pour l'analyse des données.

Raffinement

Le bien être animal est une préocupation majeure lors de la réalisation de nos expérimentations. Dans ce projet, nous veillerons à ce que l'hébergement des animaux leur permettent d'avoir un enrichissement (paille, bois et coton) suffisant et stimulant pour réaliser leur nid. Les animaux seront hébergés à 3 individus par cage dans un local à température contrôlée avec un cycle lumière/obscurité de 12H00. Les souris auront libres accès à l'eau et à la nourriture. Afin de réduire le stress des animaux, les souris seront habituées aux expérimentateurs qui les manipuleront de façon bi-hebdomadaire (suivi de poids). Nous serons aussi particulièrement vigilants à l'apparition de tout signe évocateur d'une souffrance animale. Une observation quotidienne des animaux sera réalisée afin de déceler l'apparition des signes généraux évocateurs de souffrance. Les animaux seront scorés sur 3 critères, le changement de poids corporel, l'apparence physique, et le comportement.

Choix des espèces

Le déconditionnement musculaire associé au cancer met en jeu un processus catabolique multifactoriel sollicitant de nombreux tissus (muscle, foie, tissu adipeux, tissus endocriniens, système immunitaire, système nerveux central). Seul un modèle animal murin permet de reproduire la complexité des mécanismes biologiques mis en jeu. Des analyses immunohistologiques seront réalisées et ne peuvent donc être menés à bien qu’en ayant recours à l’expérimentation in vivo chez la souris. Par ailleurs, la littérature, ainsi que notre expertise dans ce domaine scientifique et technique, nous permettront de réaliser chez la souris ce projet sans étape de mise au point préalable. Afin d'étudier la régulation de l'axe corticotrope chez des souris mâles et femelles lors de la cachexie associée au cancer, les souris seront analysées à un stade pré-cachectique (absence de perte de masse musculaire) à l'age de 11 semaines et à un stade cachectique (présence d'une perte de masse musculaire) à l'âge de 15 semaines. Nos travaux antérieurs ont permis de valider ces 2 points d'analyse. Des souris de type sauvage issues des mêmes portées que les souris Apc seront utilisées comme animaux contrôles. Un dimorphisme sexuel pouvant être à l'origine d'une meilleure résistance à la cachexie des souris femelles, des souris mâles et femelles seront utilisées.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
Souris : 138
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138 souris âgées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris subit une microchirurgie avec clampage de l'artère et de la veine rénale pendant 22 minutes puis trois prélèvements sanguins, pour mettre au point un modèle de vieillissement rénal destiné à tester des candidats médicaments. Le porteur indique que l'anesthésie profonde peut provoquer la mort chez ces animaux de 70 à 72 semaines, et que toutes seront tuées 28 jours après la chirurgie pour prélever les organes. Sur le remplacement, il affirme que les cultures de cellules rénales humaines ne peuvent pas reproduire la complexité physiologique ni les réponses systémiques, et conclut au recours à la souris.

Objectifs

10% de la population mondial est atteinte de maladie rénale chronique (CKD). Cette condition pathologique est caractérisée par de nombreuses atteintes tissulaires au niveau rénale résultant à la perte de fonction de l’organe et des décès prématurés due à des problèmes cardiovasculaires. Ces problèmes rénaux sont particulièrement exacerbés chez les personnes âgées. Il a été démontré que le vieillissement rénal accélère le développement de maladies rénales chroniques à la suite de lésions aigües de l’organe. Cependant, les mécanismes et facteurs impliqués dans l’accélération de la maladie chez les sujets âgés sont encore mal identifiés. A ce jour, il n’existe encore aucune thérapie permettant de soigner ou de limiter l’avancement des maladies rénales chroniques. Malgré une intensification des efforts de recherche dans le développement de nouveaux médicaments, les industriels pharmaceutiques font face un taux très important d’échec dans les phases de tests cliniques sur l’Homme. Une raison avancée à ces taux d’échec clinique élevés est une faible pertinence des modèles expérimentaux utilisés lors des phases précliniques. En effet, les modèles utilisés couramment ne permettent pas de reproduire les conditions observées chez l’Homme et manque de pertinence physiologique. L'objectif de ce projet est de mettre en place un nouveau modèle expérimental de souris afin d'évaluer l'efficacité de médicaments à visés rénale. Le modèle de souris développé dans ce projet permettra d'améliorer la prédiction d'efficacité et de toxicité de nouveaux candidats médicaments afin de limiter la progression des maladies rénales chez l'Homme.

Bénéfices attendus

La mise en place et le succès de ce projet permettra de proposer un nouveau modèle expérimental in vivo qui exprime une série de désordres physiologiques retrouvés chez l’Homme. Ainsi les tests précliniques d’efficacité de nouveaux candidats médicaments pour le traitement des maladies rénales, pourront être réalisés sur un modèle pertinent d’un point de vue physio-pathologique avec le but de réduire le taux d’échec d’efficacité des candidats médicaments pendant les phases cliniques. De plus, le principe de cette procédure repose sur une microchirurgie relativement moins invasive comparée aux procédures existantes qui sont beaucoup plus lourdes pour l’animal (ex : néphrectomie unilatérale et incision des 2/3 du rein controlatéral, obstruction unilatérale de l’uretère…). Enfin, comme le vieillissement accélère l’établissement de maladies rénales chroniques, ce nouveau modèle in vivo permettra de réduire considérablement les délais d’expérimentations et les contraintes associés subit par les animaux.

Procédures

Chaque animal subira : - 1 procédure de microchirurgie : Laparotomie puis clampage de l'artère et de la veine rénale pendant 22 minutes (ischémie). Déclampage puis suture de l'abdomen (muscle et peau). - 3 prélèvements sanguin à d0 (avant chirurgie), à d2 et d6-7 post-chirurgie. Prélèvement d'environ 20 microlitre de sang par légère incision au niveau de la queue

Impact sur les animaux

Les animaux qui interviendront dans ce projet subiront des effets indésirables liés à la procédure de microchirurgie. Ces effets indésirables ont été classés par ordre décroissant de gravité et de probabilité : - Lésions du rein ayant subit la procédure d’ischémie reperfusion. La conséquence est une réduction significative de la fonction de ce rein après quelques semaines. - Douleurs liées à la microchirurgie, notamment à l’incision cutanée et musculaire pour l’accès au rein à clamper - Anesthésie profonde pouvant entraîner la mort chez les animaux âgés - Perte de poids après chirurgie - Lésions vasculaires au niveau du clamp pouvant entraîner une mauvaise reperfusion de l’organe

Devenir

28 jours apès la procédure de microchirurgie, toutes les souris seront euthanasiées et leurs organes collectés pour analyses.

Remplacement

En parallèle des modèles expérimentaux basés sur l'utilisation d'animaux (rongeurs), notre société travaille sur le développement de modèle in vitro basés sur la culture de cellules rénales humaines. Cependant, ces modèles in vitro ne peuvent pas substituer l'importance des observations réalisées par les tests sur animaux. En effet, la complexité physiologique et les réponses systémiques ne peuvent pas être reproduit in vitro.

Réduction

Dans la première phase de mise au point du modèle, un nombre restreint de souris sera utilisé (environ 8) afin de perfectionner la procédure et de maximiser les chances de réussite et de réduire le nombre de pertes potentiels. Plusieurs facteurs clés pourront être alors déterminé tels que le temps idéal de chirurgie, d'ischémie et de suture. Sur la deuxième phase de test de produits pharmaceutiques, un nombre de 13 souris par groupe de composé testé sera utilisé. Ce nombre a été déterminé en fonction du risque de perte lors de la procédure chirurgicale, et de l'efficacité hétérogène de l'ischémie. Celui-ci est estimé à 30% de perte ou absence de réponse à l’ischémie. De ce fait, avec 13 souris par groupe au départ, nous pourrions envisager un nombre de 9 souris par groupe en fin de procédure. Ce nombre sera suffisant pour effectuer des observations scientifiquement et statistiquement pertinentes. La stratégie d'ischémie reperfusion unilatérale permet de réduire considérablement le nombre d'animaux utilisés. En effet, dans les observations comparatives, le "groupe" contrôle sera constitué du rein controlatéral n'ayant pas subi d'ischémie-reperfusion.

Raffinement

Afin de réduire au maximum les douleurs et l'inconfort aux animaux, un manipulateur très expérimenté en microchirurgie sur rongeurs sera responsable de la procédure chirurgicale. De plus, la procédure de microchirurgie sera réalisée sous anesthésie générale (Kétamine 100mg/kg +Xylasine 10mg/kg) en IP. L’animal recevra aussi une dose d’analgésique Buprénorphine (100mg/Kg) pour réduire les douleurs au réveil. La souris sera aussi maintenue sous oxygène lors de la procédure chirurgicale. Un control quotidien avant, pendant et jusqu'au terme de l'experimentation sera effectué par les expérimentateurs afin de garantir la propreté des cages, des quantités suffisantes d'eau et de nourriture. Pendant les périodes de traitement par les candidats médicaments, les expérimentateurs conduiront un suivi quotidien du poids corporel, de la comsommation d'eau et de nourriture ainsi que de l'état général des animaux. Ces observations seront enregistrées et analysées. Les animaux qui auront perdu plus de 20% de leur poids initial ou dont l'état général est dégradé (isolement, baisse d'activité, entretien de la fourrure, perte de poils, respiration anormale) sur 2 jours consécutifs seront retirés de l'expérimentation et euthanasiés. A noter que les candidats médicaments qui seront testés pour leur efficacité auront déjà été évalués pour leur toxicité au préalable, et que le risque d'effet secondaire lié au traitement et minime.

Choix des espèces

La souris est largement utilisé par la communauté scientifique dans le cadre de l’étude de la fonction rénale après une ischémie-reperfusion. L’avantage de ce type d’animal est qu’il répond très bien à la procédure d’ischémie-reperfusion au niveau rénal et constitue un excellent mime pathophysiologique des conditions retrouvées chez l’Homme. De plus, grâce à leur système immunitaire spécifique, les souris ne présentent pas de risque d’infection post-opératoire. Les souris utilisées lors de cette procédure seront très âgées (70-72 semaines). Comme décrit dans la partie introductive, les souris âgées présentent un phénotype rénal qui se rapproche des conditions retrouvées lors des maladies rénales chroniques. Afin d’accélérer le processus et d’exacerber ce phénotype, celles-ci subiront une procédure d’ischémie-reperfusion. Cette microchirurgie sur ce type d’animal permettra d’obtenir un modèle expérimental qui présentent beaucoup de similitudes avec les conditions physio-pathologiques retrouvés chez l’Homme.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 822
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822 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections dans la moelle épinière ou le cerveau sous anesthésie et subissent des tests de force musculaire, avant une perfusion intracardiaque mortelle permettant de prélever la moelle épinière, pour évaluer une protéine censée protéger les motoneurones dans la sclérose latérale amyotrophique. Le porteur indique que les souris mutées présentent dès huit semaines une baisse de force musculaire et un léger comportement dépressif. Il affirme que la production de ces données précliniques sur l'animal est nécessaire pour soutenir une demande d'essai clinique.

Objectifs

Les motoneurones (MN) de la moelle épinière contrôlent les mouvements volontaires ainsi que la respiration. Dans la sclérose amyotrophique latérale (SLA), ces cellules dégénèrent ce qui entraîne des troubles moteurs. Notre laboratoire a montré que la protéine EN1 exprimée et sécrétée par les interneurones de la moelle épinière est importante pour la survie des MN. Une injection intrathécale unique de la protéine recombinante hEN1 permet de bloquer pendant 3 mois la neurodégénérescence, et des injections répétées de hEN1 permettent de maintenir l’effet neuroprotecteur sur une durée plus longue. Ce projet a pour objectif de produire des données précliniques sur l’activité neuroprotectrice de hEN1 permettant de soutenir une demande d’essai clinique évaluant le recours à hEN1 dans le traitement de la SLA, ainsi que d’explorer de nouvelles approches thérapeutiques. Nous chercherons à : 1) tester l’activité de nos lots de protéine hEN1 afin d’évaluer leur conformité et permettre ainsi leur utilisation; 2) décortiquer les mécanismes d’action de hEN1; 3) déterminer si l’effet neuroprotecteur de hEN1 implique une action sur les synapses inhibitrices des MN ; et 4) évaluer l’impact de l’hyperactivité des MN corticaux sur la mort des MN spinaux. Nous prévoyons donc d’injecter la protéine hEN1 par voie intrathécale, ainsi que des virus encodant la protéine dans le cerveau de souris par injection stéréotaxique. Ces injections seront suivies d’études comportementales, physiologiques et histologiques.

Bénéfices attendus

La prévalence des maladies neurodégénératives est en constante augmentation à l’échelle planétaire. En France, la SLA affecte actuellement 5000 à 7000 patients, avec une incidence annuelle proche de 2,5 pour 100 000 habitants. Chez les patients atteints de SLA, les motoneurones (MN) de la moelle épinière contrôlant les mouvements volontaires ainsi que la respiration dégénèrent, ce qui entraîne des troubles moteurs. L’espérance de vie des patients est en général inférieure à 5 ans après établissement du diagnostic. Cette maladie est progressive et fatale. A ce jour, il n’existe pas de traitement pour cette pathologie. En plus de la lourde souffrance pour les patients et leurs proches, le coût de prise en charge pour la santé publique est important. La protéine recombinante humaine Engrailed 1 (hEN1) promeut la survie des MN. Ce projet aidera à comprendre les mécanismes qui sous-tendent la mort des MN chez les souris et de caractériser le mécanisme d’action de hEN1 sur la survie des MN. Ce projet servira aussi à évaluer la conformité de nos lots de hEN1 en amont de leur libération pour injection chez le patient. L’ensemble de ces expériences est d’une importance critique pour permettre la soumission une demande d’essai clinique de Phase I/II visant à évaluer la sûreté mais également l’activité d’une thérapie innovante pour le traitement de la SLA reposant sur l’injection intrathécale de hEN1.

Procédures

Les injections intrathécale se déroulent en conditions d’asepsie et d’anesthésie générale. La procédure dure en moyenne environ 15 minutes. Un maximum de 640 souris sur 5 ans seront soumis à cette procédure. Les injections stéréotaxique intracérébrale se déroulent en conditions d’asepsie et d’anesthésie générale. La procédure dure en moyenne environ 1 heure. Les animaux utilisés seront âgés de 30 jours. Un maximum de 16 souris seront soumis à cette procédure. Les enregistrements électrophysiologiques in vivo seront réalisées sous anesthésie générale. Les animaux seront âgés de 4,5 mois. La procédure prend en moyenne environ 2 heures. Un maximum de 24 souris seront soumis à cette procédure. Les évaluations de la force musculaire par tests moteurs seront réalisées sur animaux vigiles. Les animaux seront âgés de 6 semaines à 4,5 mois. Environs 15 minutes sont nécessaires pour la réalisation des 3 tests pour un animal donné. Un maximum de 552 souris seront soumis à cette procédure. Les perfusions intracardiaque seront réalisées sous anesthésie générale et prennent environ 15 minutes. L’ensemble des animaux utilisés (i.e. un maximum de 822 souris) seront soumis à cette procédure.

Impact sur les animaux

Nos expériences nécessitent des procédures de classe modérée. Pour toutes nos expériences, les souris sont anesthésiées selon les bonnes pratiques vétérinaires. Cependant, et même si notre laboratoire a acquis une solide expérience en la matière, suite à une injection intrathécale ou intracérébrale ou à une enregistrement électrophysiologique, il est possible que les animaux soient stressés après réveil, sujets à des fluctuations de poids ainsi que de la douleur locale, ceci pouvant se traduire par une activité/mobilité réduite, une posture voutée, des problèmes digestifs, une hyperactivité, et des difficultés respiratoires. Les souris En1+/- ont été caractérisées au laboratoire et sont actuellement utilisées dans le cadre d’autres projets. Elles présentent à partir de l’âge de 24 semaines de légères modifications de leur activité locomotrice et un léger comportement dépressif. Elles présentent à partir de l’âge de 8 semaines une baisse de force musculaire, mais ne manifestent cependant aucun point limite, au moins jusqu’à l’âge de 15 mois. Les souris Gephyrin-RFP ne présentent pas de phénotype dommageable. Nous attendons donc que les souris En1+/- ::Gephyrin-RFP que nous obtiendrons dans le cadre du croisement des 2 lignées présentent un phénotype dommageable au même niveau que la lignée En1+/-. Néanmoins, une fois ce croisement obtenu, une vérification de phénotype sera réalisée.

Devenir

A l’issue de chacune des procédures, les animaux seront mis à mort et leur moelle épinière collectée afin de permettre des analyses histochimiques visant à évaluer l’effet neuroprotecteur de hEN1 sur les MNs spinaux ou caractériser l’expression de L1, de Piwil1 ou du rapporteur fluorescent Gephyrin-RFP.

Remplacement

Nos expériences devant permettre de soutenir une demande d’essai clinique, il est nécessaire qu’elles soient réalisées sur l’animal. De plus, l’expérimentation in vitro ne présente pas le contexte tridimensionnel et physiologique nécessaire à la caractérisation de l’activité neuroprotectrice de hEN1. Enfin, nos travaux ont pour objectif d’évaluer les mécanismes moléculaires et cellulaires responsables de la mort des MNs dans la SLA, ce qui implique d’avoir recours à un modèle animal offrant ainsi un contexte physiologique pertinent pour l’étude de l’origine des déficits observés chez les patients. Dans ce cadre précis, la souris s’avère être un modèle de choix pour l’étude des mécanismes moléculaires régulant les grandes fonctions biologiques.

Réduction

Nos travaux précédents réalisés sur des animaux soumis à une injection intrathécale ainsi qu’à une évaluation comportementale nous ont permis de démontrer qu’un nombre de 8 souris par condition expérimentale permet d’obtenir une puissance statistique satisfaisante malgré d’éventuels « drops out » ou de mauvaise réalisation de l’injection. Cependant, lorsque des animaux sont utilisés dans le seul but de permettre des analyses histologiques, nos résultats antérieurs indiquent que 6 souris par groupe constituent un nombre minimum d’animaux pour une puissance statistique suffisante (www.stasticalsolutions.net/pssTtest_calc.php). Les procédures ont été optimisées afin de minimiser le nombre d’animaux à utiliser, grâce notamment à une réalisation séquentielle de nos expériences évitant l’initiation de travaux avant la caractérisation complète des outils et méthodes utilisés. Nous utiliserons mâles et femelles ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux à générer dans le cadre de l’élevage maintenu au sein de notre animalerie.

Raffinement

Toutes les expériences invasives sont réalisées sous anesthésie générale, combinée à un traitement analgésique. Après une chirurgie, les animaux seront transférés dans une cage elle-même chauffée grâce à un matelas chauffant jusqu’à leur réveil. Ils sont ensuite hébergés dans leurs groupes d’origine afin d’éviter le stress lié à l’isolement et observés et pesés chaque jour pendant cinq jours. Ensuite, en plus d’une inspection visuelle quotidienne, des relevés de poids seront réalisés au moins 2 fois par semaine et d’éventuels signes de douleur seront recherchés. Si les animaux montrent de tels signes, ils recevront un traitement adapté.

Choix des espèces

La souris est une des espèces majoritairement utilisées dans le domaine scientifique pour l'étude des maladies neurodégénératives. Son utilisation permet ainsi une comparaison directe des résultats obtenus avec les données disponibles dans la littérature scientifique. De plus, un grand nombre de modèles de SLA ont été générés et caractérisés chez la souris. La génétique de la souris est très documentée et proche de l’homme ce qui en fait un modèle privilégié pour nos travaux visant à préparer une demande d’essai clinique. Ce projet vise à caractériser le rôle neuroprotecteur de EN1 dans un modèle murin de la SLA ainsi qu’étudier les mécanismes moléculaires et cellulaires qui sous-tendent la mort des MNs spinaux chez la souris En1+/-. Les premiers signes de neurodégénérescence étant observés à l’âge de 3 mois, nous prévoyons d’injecter la protéine hEN1 à cet âge afin de pouvoir évaluer sa capacité à bloquer le phénomène dégénératif. Certaines de nos expériences seront également réalisées à des stades plus précoces (à partir de l’âge de 1 mois), afin de caractériser les déficits moléculaires intervenant en amont de la mort des MNs.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 120
Souffrances
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Devenir
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120 souris génétiquement modifiées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une fibrose pulmonaire leur est induite par administration dans la trachée d'un virus, avant leur mise à mort pour prélever le sang, le liquide pulmonaire et les poumons, afin d'évaluer le rôle d'un gène régulant une protéine impliquée dans la fibrose. Le porteur ne détaille pas les procédures dans la rubrique prévue, qui reprend le texte des objectifs, mais mentionne un suivi de la douleur par une échelle intégrant la perte de poids et les difficultés respiratoires. Il affirme travailler in vitro "si possible" tout en jugeant "indispensable" le recours au poumon entier vivant.

Objectifs

La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) est un processus pathologique létal aboutissant à une destruction fibreuse des poumons. C’est une maladie rare avec une prévalence de 10 à 20 cas pour 100 000. Elle conduit à une insuffisance respiratoire et au décès avec une médiane de survie de 3 à 5 ans après diagnostic. Il n’existe actuellement aucun traitement pharmacologique efficace. La fibrose pulmonaire est le fait d’une cicatrisation exagérée avec accumulation de collagène et remodelage de la matrice extracellulaire. Le Transforming Growth Factor (TGF)-β1 est une cytokine clé impliquée dans la fibrogenèse. Nous proposons d’utiliser des souris C57bl/6J avec une délétion génétique d’une protéine cible qui est impliquée dans la régulation de la voie du TGF-β1. Plusieurs publications ont récemment démontré que l’activation de cette protéine permettait de limiter le développement de la fibrose. L’objectif principal de ce projet consiste à étudier l’impact de la délétion génique d’une protéine cible (identité confidentielle) sur la gravité de la fibrose pulmonaire induite par administration intra-trachéale d’un adénovirus codant pour le TGFbeta.

Bénéfices attendus

La fibrose pulmonaire idiopathique est un processus pathologique létal. Il n’existe actuellement aucun traitement pharmacologique efficace. Cette expérimentation permettra de mettre en lumière la protéine délétée comme une cible thérapeutique potentielle dans la fibrose pulmonaire.

Procédures

La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) est un processus pathologique létal aboutissant à une destruction fibreuse des poumons. C’est une maladie rare avec une prévalence de 10 à 20 cas pour 100 000. Elle conduit à une insuffisance respiratoire et au décès avec une médiane de survie de 3 à 5 ans après diagnostic. Il n’existe actuellement aucun traitement pharmacologique efficace. La fibrose pulmonaire est le fait d’une cicatrisation exagérée avec accumulation de collagène et remodelage de la matrice extracellulaire. Le Transforming Growth Factor (TGF)-β1 est une cytokine clé impliquée dans la fibrogenèse. Nous proposons d’utiliser des souris C57bl/6J avec une délétion génétique d’une protéine cible qui est impliquée dans la régulation de la voie du TGF-β1. Plusieurs publications ont récemment démontré que l’activation de cette protéine permettait de limiter le développement de la fibrose. L’objectif principal de ce projet consiste à étudier l’impact de la délétion génique d’une protéine cible (identité confidentielle) sur la gravité de la fibrose pulmonaire induite par administration intra-trachéale d’un adénovirus codant pour le TGF-β1.

Impact sur les animaux

La fibrose pulmonaire idiopathique est un processus pathologique létal. Il n’existe actuellement aucun traitement pharmacologique efficace. Cette expérimentation permettra de mettre en lumière la protéine délétée comme une cible thérapeutique potentielle dans la fibrose pulmonaire.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de récupérer le sang, le liquide lavage broncho-alvéolaire et le tissu pulmonaire dans le but d’étudier l’impact de la délation du gène régulant la voie du TGF-β1 sur le développement de la fibrose pulmonaire.

Remplacement

Nous remplacerons si possible l’expérimentation sur animaux par des expériences in vitro. Mais le tissu pulmonaire est un tissu complexe issu de différentes cellules épithéliales, fibroblastiques, mésothéliales, organisées en tissu et interagissant dans un système dynamique. La fibrose pulmonaire est elle aussi complexe et son développement implique plusieurs processus (inflammation, remodelage tissulaire). Tout ceci rend indispensable de travailler in vivo sur l’organe pulmonaire entier pour bien comprendre le rôle du gène d’intérêt dans le développement de la FPI.

Réduction

Nous réduirons le nombre d’animaux au minimum tout en permettant de remplir nos objectifs. Le nombre d’animaux sera déterminé a priori par une analyse de puissance et représentera le nombre minimal d’animal permettant de produire des résultats statistiquement interprétables.

Raffinement

Une attention particulière sera apportée au bien-être des animaux. Les animaux seront hébergés dans un environnement contrôlé (lumière, température, bruit) au sein d’un centre de zootechnie. Leur surveillance et l’entretien des cages seront réalisés par un personnel expérimenté. Ils bénéficieront d’un enrichissement du milieu de vie par des éléments creux plastiques (tunnels), et des bandelettes de papiers (permettant leur isolement dans la cage). De plus, ils bénéficieront depuis 7 jours avant le début du protocole et pendant toute sa durée, d’une alimentation enrichie sous forme d’aliments gélatineux déposés sur la litière, ce qui en facilite l’accès pour limiter la perte de poids et la déshydratation qui caractérisent le modèle. Le modèle de fibrose pulmonaire sera appliqué par du personnel qualifié et entrainé. Afin de réduire la douleur, les animaux seront suivis au moyen d’une échelle d’évaluation de la douleur (Apparence physique, perte de poids, altération de la mobilité et difficultés respiratoires). Les points limites fixés nous permettront de décider de la mise à mort ou non des animaux.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris car le processus de fibrose pulmonaire est très bien documenté dans la littérature chez cette espèce, ce qui en fait un modèle d’étude validé par la communauté scientifique. De plus, le modèle murin offre la possibilité de manipulation génétique, et ce projet utilisera des souris génétiquement modifiées (souris KO pour un gène d’intérêt). Nous utiliserons des souris âgées de 10 à 15 semaines correspondant à un stade de développement adulte de l’animal, et à un poids suffisant. Pour minimiser la dégradation de l’état général des animaux induit par le développement de la fibrose pulmonaire, nous utiliserons des souris de poids supérieur à 21g.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 4776
Souffrances
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4776 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent jusqu'à trois chirurgies stéréotaxiques du cerveau puis une imagerie terminale d'environ deux heures sous anesthésie, avant d'être tuées, pour développer des techniques de microscopie et cartographier l'espace extracellulaire du cerveau sain et malade. Le porteur décrit surtout les nuisances liées à la chirurgie et au transport vers le centre d'imagerie. Il affirme qu'obtenir ces données sur l'animal sain et pathologique passe par des modèles reproduisant la complexité des maladies humaines.

Objectifs

Comprendre le fonctionnement cérébral est un enjeu sociétal majeur tant pour la connaissance générale de cet organe encore bien mystérieux que pour notre capacité à combattre et traiter les maladies neurologiques et psychiatriques. La compréhension de la vie intracellulaire des cellules cérébrales, comme les neurones, a connu une expansion incroyable au cours des dernières décennies, ouvrant par exemple la voie à des manipulations de l’activité des réseaux neuronaux. Cependant, le coeur de l’activité d’un réseau neuronal qu’est le passage d’information d’une cellule à l’autre à travers le milieu extracellulaire, reste malheureusement un processus très peu compris. La compréhension de cet environnement, où toutes les molécules de l’information cérébrale passent, reste très limitée à cause d’un manque de technologie permettant son étude en condition vivante. Le projet repose sur une capacité à développer de nouvelles approches de microscopie à haute résolution au service de l’étude de la communication cérébrale. Il a pour objectif de comprendre le fonctionnement cérébral en décryptant comment l’environnement extracellulaire du cerveau contrôle la communication entre cellules dans un contexte physiologique et dans des maladies neurodégénératives et psychiatriques. En effet, combattre les maladies neurologiques et psychiatriques nécessite une compréhension fine des désordres moléculaires en place, jusqu’à la diffusion des molécules à visée thérapeutique. L’utilisation du modèle rongeur permet d’acquérir des connaissances et de favoriser leur transfert à la clinique humaine.

Bénéfices attendus

Nous proposons d’utiliser deux nouvelles approches de microscopie super résolutive développées dans nos laboratoires pour fournir une description détaillée de l’espace extracellulaire et du réseau structurel de la matrice extracellulaire dans le tissu sain et pathologique : technique d’imagerie de nano-objets uniques (suivi des nanotubes/nanoparticules de carbone). Ces approches permettront de composer, à une échelle nanométrique, une carte de l’espace extracellulaire et de sa matrice dans les régions d’intérêt. C’est pourquoi, nous proposons à travers cette étude qui regroupe quatre laboratoires de caractériser l’espace extracellulaire via des technologies nouvelles et inédites de microscopie de super-résolution

Procédures

Chirurgie stéréotaxique (1h maximum), au maximum 3 chirurgies stéréotaxiques pour les modèles pathologiques sur 4 mois. Anesthésie pendant la chirurgie (1h) et en terminal pour l'imagerie (en moyenne 2h), une fois par animal.

Impact sur les animaux

Ils sont représentés par l’utilisation de la chirurgie stéréotaxique, mais bien cadrés par l’utilisation d’analgésiques adaptés et d’un suivi régulier des animaux. Ils sont aussi liés au transport des animaux entre leur hébergement et le centre d'imagerie, mais réduits au minimum dans le temps, avec un respect du maintien de la température.

Devenir

A l'issu des procédures tous les animaux seront euthanasiés soit à des fins d'imagerie (tranches) soit après l'imagerie in vivo.

Remplacement

L'étude de l'espace extracellulaire a connu des avancées récentes, grâce au développement de techniques comme la microscopie en super résolution appliquée aux modèles ex vivo. Pour compléter les connaissances sur le sujet il est nécessaire d'obtenir des données sur l'animal sain et pathologique, à travers des modèles animaux réalisés chez le rongeur. Nous souhaitons caractériser l’espace extracellulaire sain et pathologique, nécessitant l’utilisation de modèles animaux pouvant mimer la complexité des maladies chez l’humain. Pour la partie expérimentale sur tranche des tests de Student seront pratiqués, en revanche pour les études sur les modèles in vivo la comparaison des groupes sera effectuée grâce à une ANOVA.

Réduction

Cette étude concerne un consortium composé de 4 laboratoires français qui à la fin de l’étude récupèreront des échantillons afin d’effectuer des études histologiques ou biochimiques, complétant ainsi les études in vivo et ainsi la base de données scientifiques, limitant l’expérimentation animale à cette seule étude.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des conditions veillant au respect de leur bien-être (en fratrie) et avec un milieu enrichi afin de limiter leur stress. Ils sont acclimatés pendant deux semaines avant l'expérimentation. Les animaux sont suivis quotidiennement afin de détecter tout inconfort ou souffrance. Une étroite collaboration entre le personnel de l'animalerie et notre équipe d'expérimentateurs permet d'intervenir immédiatement sur les animaux en cas de nécessité.

Choix des espèces

L'utilisation de souris dans le développement d'outil de microscopie en super résolution est pertinente dans cette phase de notre projet. En effet, la taille réduite de l'animal, son cycle de vie court et la disponibilté des modèles pathologiques permettent d'optimiser le développement d'outils pour l'imagerie in vivo de l'environnement extracellulaire. Les animaux seront utilisés à l'âge de 2 mois et jusqu'a 6 mois, pour permettre de travailler avec des animaux sains et pathologiques adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 696
Souffrances
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Devenir
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696 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de tumeur du poumon ou de mélanome sous anesthésie puis un suivi de la croissance tumorale sur quatre à huit semaines, avant d'être tuées pour prélever la tumeur, afin de tester si l'invalidation d'un gène nommé TREX1 renforce l'effet des chimiothérapies. Le porteur indique que la tumeur peut gêner les déplacements ou s'ulcérer et que les métastases pulmonaires provoquent des difficultés respiratoires. Il affirme que cette preuve de concept ne peut s'établir que sur des modèles immunocompétents, l'animal ne pouvant plus être remplacé à ce stade.

Objectifs

L'immunothérapie est l'une des stratégies les plus prometteuses pour le traitement du cancer mais de trop nombreux patients ne répondent pas de manière satisfaisante à ses nouvelles thérapies, en particulier les patients atteints de mélanome métastatique et de cancer du poumon. Un défi majeur dans le traitement du cancer consiste donc à faire bénéficier l’immunothérapie à un plus grand nombre de patients. Des études précliniques ont montré que les traitements cytotoxiques comme la chimiothérapie ou la radiothérapie stimulent les réponses immunitaires antitumorales. Une meilleure compréhension de la façon dont ce processus est régulé pourrait être exploitée pour activer le système immunitaire du patient afin que celui-ci détruise les cellules cancéreuses. Nous avons montré récemment qu'une protéine, particulièrement présente dans les cellules cancéreuses, a pour but de rendre ces cellules cancéreuses invisibles au système immunitaire, empêchant donc celles-ci d'être détruite. Nos résultats montrent que lorsque l'on supprime cette protéine, les cellules tumorales deviennent à nouveau sensibles au système immunitaire, qu'elles sont plus sensibles également aux chimiothérapies et donc qu'elles sont détruites plus facilement. Le projet qui fait l’objet de cette saisine consistera donc désormais à démontrer, dans deux modèles précliniques murins de mélanome et de cancer du poumon dont les cellules tumorales n'expriment plus la protéine, une meilleure efficacité des chimiothérapies.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif principal de faire la preuve de concept, sur deux modèles de tumeur solide de mélanome et de cancer du poumon, que l’invalidation du gène TREX1 peut à la fois augmenter la sensibilité de la cellule tumorale aux chimiothérapies conventionnelles mais également contribuer à générer une réponse immunitaire anti-tumorale, souvent liée chez l’homme à des réponses très favorables aux traitements et soutenues dans le temps avec l’absence de récidives (rémissions complètes). Cette étude ouvrira un champ particulièrement intéressant de développement d’inhibiteur de la protéine TREX1, comme nouvelles molécules thérapeutiques permettant de potentialiser les effets des chimiothérapies et donc d’en diminuer les doses, et par conséquents réduire les effets secondaires souvent sévères associés à ces doses.

Procédures

Tout au long des expériences décrites dans ce projet aucun type de prélèvement ne sera fait sur les animaux vigiles. Les seules manipulations au cours de l'expérience seront la pesée hebdomadaire et la mesure de la tumeur trois fois par semaine. Les mesures tumorales s'étaleront sur une durée de 4 à 8 semaines. Seuls des prélèvements terminaux seront faits en fin d'expérience. La greffe sous-cutanée ainsi que l'administration sous-cutanée du traitement se fera de manière unique et sous anesthésie et le réveil des animaux sera particulièrement suivi et surveillé..

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sont ceux inhérents à la croissance des tumeurs. Dans le modèle sous-cutané, les effets indésirables peuvent être une gêne de la locomotion ou une ulcération de la tumeur. Dans le modèle métastatique (métastases pulmonaires) les effets indésirables peuvent être des difficultés respiratoires. Le suivi quotidien des animaux nous permettra de procéder à l’euthanasie de tout animal atteignant un des points limites décrit ci-après.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de l'expérimentation, soit parce qu'ils ont atteint le point limite de volume tumoral, soit pour prélever la tumeur afin de réaliser une analyse des mécanismes impliqués suite aux effets des médicaments.

Remplacement

La preuve de concept du rôle de cette protéine dans la résistance aux chimiothérapies conventionnelles revêt une importance capitale dans le cadre du développement de nouvelles molécules inhibitrices de cette protéine pour le développement en clinique chez des patients atteints de mélanome ou de cancer du poumon mais également pouvant être étendus à d’autres type de cancer. Cette preuve de concept ne peut s’établir que sur de véritables modèles précliniques immunocompétents dans un contexte de tumeur solide similaire à celui que l’on trouve chez l’homme. Seuls les modèles proposés nous permettront non seulement de mesurer l’efficacité de nos traitements en fonction de la présence ou de l’absence de l’expression de TREX1 sur la croissance tumorale et la survie globale, et d’étudier les mécanismes de la mise en place d’une réponse immunitaire anti-tumorale. A ce stade du projet il n’est donc plus possible de substituer l’animal à un modèle in vitro qui ne peut pas retranscrire la complexité des interactions entre le système immunitaire et les cellules tumorales pour tester le rôle de TREX1 sur l’efficacité des traitements.

Réduction

Le nombre d’animaux sera au maximum de 640 souris sur 3 ans, nous permettant d’évaluer de manière exhaustive les effets physiologiques (effets anti-tumoraux, croissance tumorale et survie) mais aussi mécanistiques (implication du système immunitaire et composantes cellulaires et moléculaires associées) des chimiothérapies lors de l'inactivation de cette nouvelle cible thérapeutique. Le nombre d’animaux a été évalué de manière à effectuer les tests statistiques adéquats pour définir la significativité de nos résultats D’autre part le projet est dessiné dans le but de réduire au maximum le nombre d’animaux dans le cheminement expérimental proposé, dans la mesure où la validation d’une étape donnera le feu vert à l’étape suivante uniquement si les résultats attendus sont significatifs. De la même manière la répétition d’une expérience ne se fera que si un effet est observé avec une tendance sans que le significativité statique soit atteinte. Cette répétition sera effectuée afin de montrer la reproductibilité de cette tendance. L’expertise et le recul que nous avons au laboratoire sur les deux modèles de mélanome et de cancer du poumon nous permettra de limiter le nombre d’animaux à son strict minimum afin d’avoir une validation statistique de nos résultats.

Raffinement

Les animaux seront hébergés (5 par cage d'une superficie de 500cm2) à 20-24°C, 30-50% d'hygrométrie, en portoirs ventilés, avec une alternance jour/nuit de 12h/12h. La nourriture et l'eau de boisson sont fournies ad libitum. Le milieu est enrichi par une litière mélangée à des copeaux, ainsi que de briques de peuplier et une ouate coton pour le confort des animaux. Le comportement des animaux sera observé quotidiennement pour détecter tout signe de stress. La prostration, les difficultés respiratoires, l’agressivité et l’isolement sont tous des critères d’arrêt conduisant au sacrifice des animaux avant la fin du protocole. Si nécessaire un animal agressif pourra être isolé des autres mais pour une durée maximale de 5 jours. L’utilisation de souris femelles dans nos protocoles expérimentaux réduit le risque d’agressivité et d’isolement. Un suivi de l’apparition d’autres signes cliniques sera effectué au cours de l’expérience et seront reportés sur une fiche de suivi clinique. Dans les conditions expérimentales définies, les animaux ne souffriront d’aucune difficulté à se mouvoir et à s’alimenter. Même si l'ensemble de nos procédures sur lesquelles nous avons du recul ne devrait pas le nécessiter, l'utilisation d'analgésiques ou d'anti-inflammatoires pourra être utilisée. Au cours de nos expériences antérieures, nous n’avons jamais observé de signe de prostration, de diarrhée ou de déshydratation induite par les greffes de cellules de mélanome ou de cancer du poumon. Notre pratique vise à réduire le plus possible les contacts avec les animaux pour limiter les contentions et le stress qui y est associé. Les signes listés ci-dessous feront l’objet d’une attention particulière lors de nos visites journalières: - le volume tumoral et l’ulcération de la tumeur (observation de la tumeur et mesure) - l’absence d'hydratation ou de prise de nourriture (observation de l’état général) - la gêne de la locomotion (observation du déplacement dans la cage) - le saignement ou une perte de liquide par un orifice (observation de l’animal) - l’isolement par rapport aux autres animaux, le dos vouté, les yeux enfoncés, la respiration saccadée, l’amaigrissement (observation du comportement de l’animal).

Choix des espèces

Le modèle de souris utilisé dans notre étude est le modèle le plus relevant pour atteindre les objectifs fixés et tester les effets de nos thérapies sur la réponse immunitaire anti-tumorale afin de mettre en évidence des effets thérapeutiques sur le long-terme et éviter les récidives ou les résistances aux traitements actuels. Dans la mesure où nos effets passent par le système immunitaire, c'est le modèle le plus pertinent par rapport à ce qui se déroule chez l'homme. Ce modèle est considéré comme une étape obligatoire avant de potentielles applications cliniques. Les souris seront âgées de 7 semaines, âge adulte chez la souris, période à partir de laquelle le système immunitaire est complètement mature et fonctionnel, et où l'on observe une forte incidence et une forte homogénéité de prise de greffe.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Troubles sensoriels
Souris : 1728
Souffrances
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▲ 1344
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Devenir
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 1728

1728 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles reçoivent une greffe de mélanome, des injections quotidiennes ou un gavage, et pour une partie une injection de cellules tumorales provoquant des métastases pulmonaires, pour tester des antidiabétiques et leurs dérivés contre le mélanome. Le porteur indique que le gavage peut provoquer une suffocation ou un saignement et que les métastases entraînent des difficultés respiratoires, les souris étant ensuite tuées par dislocation cervicale. Il affirme que le passage chez l'animal est une étape "cruciale" avant tout développement chez l'humain.

Objectifs

Le mélanome est une tumeur maligne, développée à partir des mélanocytes, qui est extrêmement agressive, possédant un fort potentiel métastatique au niveau des ganglions lymphatiques, du foie, des poumons et du système nerveux central. S’il est diagnostiqué assez précocement, une exérèse chirurgicale large peut suffire à le traiter. Dès qu’il y a apparition de métastases, le pronostic vital devient très négatif. De ce fait, le mélanome qui ne représente que 5% des cancers cutanés entraîne 80% des décès associés à ce type de cancer. Des résultats encourageants ont été obtenus avec le PLX4032, un inhibiteur de B-Raf. Cependant, ces réponses restent transitoires. En effet, le PLX4032 cible uniquement les mélanomes mutés sur la protéine B-Raf (soit environ 50% des mélanomes métastatiques). Après une courte période de rémission, le mélanome acquiert, dans presque tous les cas, une résistance contre la drogue. De l’immunothérapie a également été mise en place et donnent une réponse positive dans 10 à 30% des cas.

Bénéfices attendus

Ces dernières années, des résultats encourageants ont été obtenus avec le PLX4032, un inhibiteur de Braf. Cependant, ces réponses restent transitoires. Le PLX4032 cible uniquement les mélanomes mutés sur la protéine B-Raf (environ 50% des mélanomes métastatiques). Après une courte période de rémission, le mélanome acquiert, dans presque tous les cas, une résistance contre la drogue. Il est donc important de développer de nouvelles molécules candidates pour la mise en place de thérapies spécifiques. Les xénogreffes seront effectuées sur des souris nude pour observer l’effet des composés sur la croissance de tumeurs primaires possédant différents statuts mutationnels. Les études de métastases et micro- métastases pulmonaires sur les souris nude permettront d’observer l’effet des différents composés sur la croissance de tumeurs non primaires.

Procédures

Aucun prélèvement ne sera effectué sur les animaux. En ce qui concerne les interventions faites sur les animaux: Pour 960 animaux: Xénogreffe (environ 10s), Injection IP ou gavage quotidien (environ 5 s), Pour 384 animaux: Injection intraveineuse de cellules tumorales 1 seules fois (environ 1 min), 1 injection en IP quotidienne ( environ 5 s) et tous les 4 jours, 1 injection en IP (environ 5 s) et une Anesthésie gazeuse au vetflurane (environ 10 min). Pour 384 animaux: 1 seule injection IP ou 1 seul gavage (environ 5 s) et 1 seule injection IV de cellules tumorales (environ 1min)

Impact sur les animaux

Pour les 960 animaux, lors d’injections sous-cutanées de cellules tumorales il pourrait y avoir un risque d’irritation et de gonflement aux zones d’injections. Pour les traitements intra-péritonéaux il pourrait y avoir un risque irritation, gonflement, infection aux zones d’injections, et absence de toilettage. Pour les Per-os ici le gavage risque de suffocation, de saignement ou salivation excessive. - Pour les 384 animaux, lors d’injections en intra-veineuse de cellules tumorales il pourrait y avoir un risque d’irritation et de gonflement aux zones d’injections. Pour les injections en intra-péritonéales (luciférine) il pourrait y avoir un risque irritation, gonflement, infection aux zones d’injections. Lors de l’anesthésie gazeuse pour l’imagerie il peut y avoir un risque de prostration au réveil. Pour les traitements intra-péritonéaux il pourrait y avoir un risque d’irritation, gonflement, infection aux zones d’injections, et absence de toilettage. Pour les Per-os ici le gavage risque de suffocation, de saignement ou salivation excessive. Et lors du développement de métastases risque d’isolement et agitation - Pour les derniers 384 animaux, lors des pré-traitements en IP il pourrait y avoir un risque irritation, gonflement, infection aux zones d’injections et absence de toilettage. Pour les pré-traitements Per-os (gavage) risque de suffocation, de saignement ou salivation excessive. Pour les d’injections en intra-veineuse de cellules tumorales il pourrait y avoir un risque d’irritation et de gonflement aux zones d’injections et absence de toilettage, une prostration et/ou une agitation

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale, Pour les expériences de prise tumorale, tumeur primaire ou méstatases pulmonaires, les souris seront mises à mort après 4 semaines de traitement au maximum . Pour l'étude des micrométastases, 24h après l'injection des cellules tumorales, les animaux sont mis à mort. Nous avons des prélèvements à réaliser après la mise à mort par dislocation cervicale.

Remplacement

Après avoir caractérisé et testé in vitro les meilleurs composés antidiabétiques ayant des effets anti-tumoraux, il est maintenant nécessaire de réaliser des expériences chez le rongeur afin d‘avoir une approche plus physiologique. Nous pourrons ainsi déterminer lesquelles de ces drogues sont plus efficaces sur modèles de mélanome chez la souris (xénogreffe et métastases). Nous étudierons aussi le rôle de l’environnement tissulaire (interaction cellulaire, interaction cellule-microenvironnement) dans la réponse à ces drogues. Le passage chez l‘animal est une étape cruciale pour le développement potentiel de ces molécules chez l‘Homme afin de proposer une alternative à l'échec thérapeutique des traitements actuels.

Réduction

Des statistiques prédictives ont été faites avec G-Power. J’ai choisi le test ANOVA car notre étude a pour but de comparer le groupe contrôle et les différents groupes de nos dérivés (comparaison 2 à 2), avec une puissance de 0.9. Nous réalisons une douzaine de mesures des tumeurs (3 mesures/semaine sur 4 semaines). Et l’effet attendu est une diminution du volume tumoral d’au moins 50 % par rapport au groupe contrôle. Le calcul de G-Power avec ces paramètres préconise des groupes de 14 souris. Au vu de nos expériences antérieures sur l'étude du développement tumoral, nous allons faire des groupes de 16 souris.

Raffinement

Les souris seront maintenues dans un milieu enrichi (igloo et tigettes qui permettent aux souris de réaliser un nid) et celles-ci seront hébergées en portoirs ventilés à raison de 5 souris maximum/cage (500cm2). Nous réaliserons aussi un suivi quotidien des animaux, qui permettra l'arrêt de l'expérience dès que les souris présenteront un mal-être ou une souffrance

Choix des espèces

La souris est un mammifère ayant des similitudes génétiques avec l’homme. Elle a un cycle de vie court, un cycle de reproduction bien établie ainsi qu’une faible taille ce qui permet d’avoir des conditions d’hébergement plus faciles. Pour toutes les procédures expérimentales les souris sont utilisées à 6 semaines. Elles sont commandées 5 semaines et acclimatées pendant 1 semaine dans notre animalerie. La croissance tumorale est optimale pour les souris à cet âge là et ceci est scientifiquement cohérent avec les expériences déjà effectuées au laboratoire ainsi qu’avec les données de la littérature.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 456
Souffrances
▲ 96
▲ -
▲ 360
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 456

456 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, une partie sous anesthésie sans réveil et l'autre dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses d'une mutation liée à l'autisme, elles subissent jusqu'à trois tests comportementaux de vingt minutes dont la nature n'est pas précisée, avant d'être tuées pour prélever leur cerveau, afin d'étudier le vieillissement du modèle. Le porteur indique que ces souris développent au-delà de 53 semaines des stéréotypies et s'arrachent les poils jusqu'à se blesser, mais précise qu'il ne les utilisera pas au-delà de 40 semaines. Il affirme que les symptômes comportementaux de la maladie ne peuvent être reproduits ni en culture ni par modèle informatique.

Objectifs

Les troubles du spectre autistique (TSA) sont des troubles neurodéveloppementaux envahissants qui sont associés à des perturbations dans la communication, les interactions sociales associées à des stéréotypies. Une stéréotypie est une ensemble de comportements sans signification apparente reproduits inlassablement. Les TSA sont des pathologies non mortelles avec des symptômes tout au long de la vie. De plus, la plupart des recherches sur cette pathologie ont été effectuées pendant la période de développement. Dans ce contexte, l'objectif de ce projet vise à éclaircir le mécanisme des TSA et à identifier des déterminants moléculaires et cellulaires impliqués dans cette pathologie au cours du processus de vieillissement afin d'identifier des cibles moléculaires médicamenteuses qui pourraient être utilisées ultérieurement en thérapeutique pour améliorer le soutien thérapeutique tout au long de la vie du patient adulte.

Bénéfices attendus

La plupart des recherches sur l’autisme ont été effectuées pendant la période de développement. Ce projet se concentrera sur la période de vieillissement. Il a pour but de caractériser le vieillissement aux niveaux fonctionnel, moléculaire et morphologique sur un modèle souris autiste. Il vise à trouver et valider des cibles médicamenteuses potentielles qui pourraient améliorer cette pathologie et qui pourraient plus tard, potentiellement être utilisées dans les soins de santé. De plus, l'évaluation de l'implication de structures cérébrales interconnectées spécifiques impliquées dans la programmation et l’exécution des mouvements dans l’autisme constitue une percée dans notre compréhension de la maladie.

Procédures

Un test de comportement de 20 minutes sera réalisé sur des souris au maximum 3 fois durant le projet (360 animaux).

Impact sur les animaux

Au-delà de 53 semaines les souris présentent de nombreuses stéréotypies (gestes répétitifs, rythmés sans but apparent) au niveau du toilettage et elles s’enlèvent les poils et peuvent également présenter des plaies. Cependant nous n'utiliserons pas les animaux au-delà de 40 semaines. Lors du test de comportement, les animaux ont une phase exploratoire de leur nouvel environnement puis effectue leurs toilettages.

Devenir

Les animaux seront mis à mort afin de prélever leurs cerveaux pour l’analyse électrophysiologique, morphologique et moléculaire.

Remplacement

Nous étudions les bases cellulaires et moléculaires de l’autisme dans ce projet. Les symptômes cliniques de cette pathologie sont de nature comportementale qu’il est impossible de reproduire en culture cellulaire ou en modèle informatique dans l’état des connaissances actuelles. De ce fait, la nécessité de modèles animaux apparait essentielle à l’étude de cette pathologie. Ces approches nécessitent la présence du réseau neuronal qui est uniquement accessible dans des modèles d’animaux vivants. Il n’est donc pas envisageable d’utiliser des méthodes de substitution à l’animal entier.

Réduction

Des études statistiques préalables nous ont permis de définir les effectifs nécessaires à la réalisation de ce projet de façon à mettre en évidence des différences significatives tout en limitant au maximum le nombre d’animaux utilisés. Un calcul de puissance statistique a été utilisé pour minimiser le nombre d’animaux nécessaires pour obtenir des données significatives. Pour satisfaire à ces critères, ceci implique d'utiliser des groupes expérimentaux composés de 15 souris pour les groupes électrophysiologiques et de 8 souris pour les groupes moléculaires.

Raffinement

Nous avons planifié ce projet en gardant à l'esprit la nécessité de réduire, sinon de soulager l'inconfort, la douleur, la détresse ou l'angoisse des animaux, et dans le but d'obtenir plus d'informations pertinentes à moindre coût en terme de "mal être" animal. Le bien-être des animaux est pris en compte à chaque étape par une surveillance quotidienne des animaux, une pesée deux fois par semaine ainsi que l’apport d’enrichissement spécifique aux rongeurs dans le milieu. Des critères de points limites gradés précis sont définis dans une grille de suivi (perte de poids, apparence, comportement de l’animal …). Un animal atteignant un des points limites définis sera euthanasié sans délais. Les animaux sont hébergés en groupe de quatre avec accès à la nourriture et à l’eau à volonté et à un enrichissement (papier de nidification) leur permettant de se cacher. Les expérimentateurs sont formés à la chirurgie expérimentale et mettent à jour leurs compétences tous les ans.

Choix des espèces

La souris porteuse d’une mutation spécifique est l’espèce la plus pertinente pour les études menées sur l’autisme car cette mutation est connue chez l’Homme pour être responsable de l’autisme. Les rongeurs sont à ce jour les espèces modèles de petite taille ayant un système nerveux moteur proche de l’Homme. Les souris ont l’avantage d’être un modèle de choix pour les études comportementales. Les souris mâles et femelles seront utilisées à partir de la naissance jusqu'à l’âge de 40 semaines. Le but du projet étant de faire un suivi longitudinal du vieillissement : à 10 semaines les souris sont considérées comme jeunes adultes à 20 semaines comme adultes et à 40 semaines comme sénior.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 165
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 165
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 165

165 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection de cellules de cancer de l'ovaire, un suivi par imagerie deux fois par semaine, puis jusqu'à vingt et une injections d'un produit bloquant ou la pose chirurgicale d'une mini-pompe, pour étudier le rôle de protéines appelées prokinéticines. Le porteur indique que la maladie peut provoquer une accumulation de liquide, un amaigrissement et des ulcérations de la tumeur. Il affirme qu'après l'échec de ses essais sur des souris immunodéprimées, la confirmation dans un "organisme entier" doté d'un système immunitaire complet est "indispensable".

Objectifs

Le cancer de l’ovaire est le cancer le plus fréquent et le plus mortel parmi les cancers gynécologiques. ll est responsable de plus de 140 000 décès chaque année dans le monde. Sa forme la plus commune est le cancer épithélial de l'ovaire (CEO), généralement diagnostiqué à un stade avancé et qui représente plus de 95% des tumeurs malignes de l'ovaire. La chirurgie suivie d'une chimiothérapie à base de platine constitue le traitement standard actuel. Cependant, cette approche n’est pas toujours efficace pour améliorer la survie des patientes. Depuis une quinzaine d’années, notre groupe de recherche s’intéresse à l’étude d’une famille de protéines, les prokinéticines. Ces protéines sont spécifiquement exprimées dans les tissus endocrines (ovaire, testicule, cortex surrénal et placenta) où elles agissent sur les cellules endothéliales. Très peu de données existent quant à leur rôle dans le développement et la progression du cancer de l’ovaire, L’objectif de notre projet est de déterminer l'implication de deux protéines PROK1 et PROK2 dans le développement et ou la progression du cancer épithélial de l'ovaire (CEO) par le biais d'approches clinique, in vitro et in vivo. Nos expériences ont démontré que les taux circulants et ovariens de PROK1 et de ses récepteurs étaient augmentés chez les patientes CEO. Les prokinéticines sont également fortement exprimées par l’environnement tumoral et notamment par les cellules immunitaires. L’ensemble de ces résultats suggère que les prokinéticines contribuent au développement du CEO et que le blocage de leurs effets pourrait constituer une thérapie pour le traitement du CEO. Nos expériences précédentes sur des souris présentant une immunité fortement altérée et dans lesquelles des cellules humaines de CEO étaient injectées n’ont pas donné satisfaction, nous proposons donc dans ce projet de confirmer ces résultats dans un organisme entier vivant et possédant une système immunitaire complet, indispensable pour l’observation du développement de la tumeur ovarienne et pour le suivi de sa progression. Le nouveau modèle consistera à injecter des cellules murines du cancer de l’ovaire. Ce modèle de cancer de l’ovaire murin a déjà été utilisé et publié par plusieurs laboratoires. Il nous permettra de suivre le développement tumoral puisque les cellules seront dotées d’un marqueur bioluminescent.

Bénéfices attendus

Le cancer de l’ovaire reste une cause majeure de décès dans le monde. La recherche de nouvelles cibles dans son traitement est indispensable pour améliorer la survie des patientes. Les bénéfices attendus de ce projet seront une meilleure compréhension de rôle des prokinéticines dans le développement et la progression de ce cancer. Plus spécifiquement, les résultats de ces tests permettraient de démontrer la possible valeur thérapeutique du blocage des récepteurs au sein d’un organisme entier.

Procédures

Les animaux seront injectés avec des cellules de souris de cancer de l’ovaire, sous anesthésie gazeuse. Pour suivre le développement tumoral, elles seront imagées 10 min après une injection de luciférine pendant 15 sec. Ce suivi sera effectué 2 fois par semaine pendant 5 semaines maximum. Une partie de ces souris sera traitée par un produit qui bloque l’action des récepteurs pendant une durée maximale de 3 semaines, à raison d’un nombre d’injection maximum de 21 par souris. Pour l’autre groupe des souris, une mini pompe nécessitant une intervention chirurgicale de 10 min maximum sera posée pendant 2 semaines afin de délivrer en continu les protéines d’intérêt.

Impact sur les animaux

L’injection de cellules cancéreuses en intrapéritonéale ou en sous-cutané est susceptible de provoquer une modification du poids de l’animal, que ce soit une augmentation (avec le développement de liquide d’ascites) ou une diminution/ cachexie due à la progression de la maladie (affaiblissement). Des signes de stress (poils hérissés, absence de toilettage), de douleur due à une éventuelle ulcération de la tumeur ou une inflammation de la zone suturée peuvent apparaître. Des changements de comportement tels que des difficultés à se déplacer ou manger peuvent être attendus.

Devenir

Les animaux seront tous euthanasiés à la fin de la procédure en raison de l’injection de cellules cancéreuses. Leur réutilisation n’est donc pas envisageable.

Remplacement

L’équipe a récemment montré l’importance des prokinéticines dans l’environnement tumoral (cellules immunitaires, cellules des vaisseaux, adipocytes) sur des biopsies de patientes avec un cancer de l’ovaire. Nos modèles in vitro, sur lesquels nous nous sommes appuyés jusqu’à présent, limitent fortement l’avancée de nos recherches puisque la reproduction d’un environnement et notamment d’un système immunitaire y est impossible. En effet, ils ne nous permettent pas de mimer de façon précise le cancer de l’ovaire dans des conditions se rapprochant de ce qui est observé en clinique. Le recours au modèle animal est donc indispensable. Ces études sont donc à réaliser sur des animaux qui peuvent intégrer les mécanismes physiologiques complexes aboutissant à la pathologie.

Réduction

Notre approche statistique garantit l’obtention de résultats exploitables avec le plus petit nombre d’animaux possible. Nous utiliserons dans cette étude 165 souris femelles sur 5 ans. En utilisant des doses déjà testées dans d'autres études, nous éviterons de réaliser une étude dose-réponse ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les expériences seront réalisées dans un laboratoire contrôlé pour l’absence de pathogènes. Les souris sont hébergées en groupe sociaux dans un environnement contrôlé avec nourriture et eau ad-libitum. Le milieu est enrichi grâce à des maisonnettes et des carrés de coton (pour la nidification et le jeu) conformément aux règles mises en place dans l’installation. Les animaux sont observés quotidiennement par les zootechniciens en charge de leurs soins, y compris les week-ends, afin de s’assurer de leur bon état général. Une grille de « scoring » a été établie pour chaque procédure afin de définir des points limites précis. La prise en charge des souris en cas de stress, de douleur ou d’inconfort est également détaillée et connu par tous les responsables du projet. L’utilisation d’analgésiques est systématique lorsque les animaux présentent des signes de souffrance. La taille de la tumeur ainsi que le poids des souris seront mesurés 2 fois par semaine.

Choix des espèces

Le projet a pour but de caractériser le rôle des prokinéticines dans le microenvironnement tumoral du cancer de l’ovaire et plus précisément sur les cellules immunitaires infiltrant la tumeur. Les souris utilisées dans nos expériences sont des souris immunocompétentes de la souche C57BL/6J pour réaliser un modèle syngénique. En effet, ce modèle nous permettra d’étudier les relations complexes entre les différents composants du système immunitaire et le développement du cancer de l’ovaire. De plus, ces souris ne présenteraient pas de risque de rejet car les cellules injectées sont d’origine murines. Plusieurs études ont démontré qu’il existe une grande similitude entre le développement tumoral chez la souris et chez la femme et dans l’expression et la régulation des gènes tumoraux et que plusieurs facteurs de l’angiogenèse et de l’inflammation comme les prokinéticines sont exprimés dans des types cellulaires similaires et régulés de la même façon. Les femelles utilisées seront âgées entre 6 et 14 semaines. Ce stade de développement étant idéal pour la maturité sexuelle chez les souris femelles.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 180
Souffrances
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▲ -
▲ -
▲ 180
Devenir
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 180

Greffées sous anesthésie de cellules de cancer du sein qui peuvent croître, former des métastases et s'ulcérer, 180 souris adultes peuvent ensuite recevoir, pendant trois semaines au plus, une injection hebdomadaire derrière l'œil sous anesthésie, en changeant d'œil à chaque fois. Selon les groupes, ces injections apportent un nanomédicament chargé en docétaxel, qui peut provoquer neutropénie et anémie, et une immunothérapie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le porteur écrit pourtant qu'"aucun stress ou souffrance particulière n'est attendue au cours des diverses étapes des tests". Les souris sont tuées à l'atteinte d'un point limite, comme une tumeur de plus de 1 500 mm3 ou une perte de plus de 15 % de leur poids, ou pour le prélèvement de leur sang, de leur rate et de leur tumeur.

Objectifs

L'immunothérapie est révolutionnaire en oncologie mais ne fonctionne que chez un nombre restreint de patients. Ainsi il est essentiel de l'associer à des thérapies pouvant optimiser le terrain immunogène des patients. Notre objectif est alors double: - définir le caractère immunomodulateur de notre nanomédicament (immunoliposome de docétaxel et trastuzumab) -définir à l'aide de modèles mathématiques, les modalités optimales (posologies et schémas thérapeutiques) d'association de notre nanomédicament avec l'immunothérapie (Atezolizumab)

Bénéfices attendus

Ce projet permettrait d'amener des éléments de réponse quant aux modalités d'association des immunothérapies et nanomédicaments et ce afin de limiter les résistances actuelles observées avec les immunothérapies dans le cancer du sein.

Procédures

Greffe de cellules cancereuses murine sur animal anesthésié (1greffe par animal). Administration des traitements par voie intraveineuse au niveau rétroorbital (angle: 30 degrès, chez l’animal anesthésié (3% sévoflurane- O2) avec une seringue de 26G, le volume maximum d'injection sera de 150µl, avec des injections hebdomadaires pour les animaux concernés sur trois semaines maximum ,changement d’œil à chaque injection). Prélèvement sanguin, rate et tumeur

Impact sur les animaux

Les animaux seront greffés de cancer du sein de manière orthotopique pouvant métastaser, croitre et ulcérer. Les traitements peuvent également avoir des effet indésrables, notamment les liposomes chargés en docétaxel qui présente des effets indésirables hématologiques (neutropénie/anémie). L'injection de ces solutions lipidiques peut également être source d'hypersensibilité au site d'injection.

Devenir

Les animaux seront mis à mort une fois l'atteinte du point limite ou le prélevement sanguin et d'organes

Remplacement

En raison de l’absence de modèle in vitro relevant pour explorer toute la complexité de l’immunité tumorale, cette étude doit se faire sur l'organisme. La souris est alors le modèle rongeur le plus utilisé permettant de faire un suivi de croissance tumorale ainsi que de prélever sang/tumeur/rate.

Réduction

Notre projet comprend une étape de modélisation mathématique permettant de réduire le nombre de tests à effectuer pour définir les modalités d'association des immunothérapies à notre nanomédicament.

Raffinement

Le bien être animal est respecté: - temps d'acclimatation de 10 jours avant toute procédure - enrichissement des cages (dômes (Plast Hut) et cotons prédécoupés spécifiques/stériles (Cell Nest), - prévention de la douleur, réduction du stress (les manipulations telles que les administrations, prélèvements seront conduites sous anesthésie générale et aucun stress ou souffrance particulière n’est attendue au cours des diverses étapes des tests) - définition des points limites et évaluation quotidienne (volume tumoral au-delà de 1500mm3, difficultés respiratoires importantes, prostration, atonie, défaut d'alimentation avec perte de poids supérieure à 15%, ou toute autre manifestation de comportement anormal)

Choix des espèces

Les données de la littérature montrent que la souris est un bon modèle expérimental pour des études de pharmacocinétiques et d'immunomonitoring. De plus, toutes nos données d’efficacité et de pharmacocinétique de ce nanomédicament portent déjà sur cette espèce. Par ailleurs, la facilité de manipuler la souris dans un milieu confiné fait de cette espèce animale l’espèce la plus appropriée pour répondre aux questions posées. Des souris adultes (6 semaines d’âge). Par rapport à la pathologie étudiée (cancer du sein) qui touche exclusivement les populations adultes en clinique humaine, l’utilisation de souris adultes est retenue.