Les questions parlementaires
Suites de la mission d'information de 2002, Deprez
expérimentation animale
Question écrite n° 1048, Assemblée nationale, 29 juillet 2002
Le résumé de l'OXA
Le député demande au ministre la suite qu'il donnera à la mission d'information de 2002 sur les animaux de compagnie, et rappelle dix recommandations de 1994 sur l'expérimentation animale.
1 demande : réponse partielle à 1.
La suite que le ministre envisage de donner aux propositions de la mission d'information parlementaire du 13 février 2002 sur les animaux de compagnie.
Réponse partielle La réponse ne nomme pas la mission ; elle rappelle le décret du 29 mai 2001, qui réserve la fourniture de chiens et de chats aux établissements agréés.
La fiche
Thèmes : "comités d'éthique en expérimentation animale", instances nationales, réglementation
- Auteur
- M. Léonce Deprez (Union pour un Mouvement Populaire, Pas-de-Calais (4e circonscription))
- Ministère interrogé
- jeunesse et éducation nationale
- Ministère attributaire
- recherche
- Rubrique
- Animaux
- Question publiée
- au Journal officiel du 29 juillet 2002
- Réponse publiée
- au Journal officiel du 4 novembre 2002
- Statut
- Réponse publiée
- Sources
La question
(Question écrite n° 1048 de M. Léonce Deprez, Assemblée nationale, JO du 29 juillet 2002)
M. Léonce Deprez demande à M. le ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche la suite qu'il envisage de réserver aux propositions de la mission d'information parlementaire, rendues publiques le 13 février 2002, à l'égard des animaux de compagnie, soulignant les dix recommandations présentées par l'un de ses prédécesseurs, en janvier 1994, à l'égard de l'expérimentation animale. - Question transmise à Mme la ministre déléguée à la recherche et aux nouvelles technologies.
La réponse
(Réponse du ministère : recherche, JO du 4 novembre 2002)
Le dispositif législatif et réglementaire français fixe depuis 1987 les conditions dans lesquelles les expérimentations sur l'animal peuvent être entreprises. Ce dispositif a été renforcé par le décret du 29 mai 2001 et par la mise en place de comités d'éthique régionaux : d'une part, le décret restreint la source de chiens et chats expérimentaux aux seuls établissements fournisseurs agréés, contraint à l'identification individuelle et permanente des animaux dès le sevrage, et oblige à déclaration préalable toute expérimentation susceptible d'être douloureuse ; d'autre part, sous l'égide du ministère de la recherche, ont été mis en place sur tout le territoire national dix-neuf comités d'éthique appliquée à l'expérimentation animale dont la mission est d'évaluer la teneur éthique des protocoles des chercheurs de tous les établissements publics de recherche. Ces comités sont composés de représentants des différents organismes concernés, mais également de personnalités reconnues pour leurs compétences en sciences humaines et d'un vétérinaire-inspecteur proposé par le collège des directeurs des services vétérinaires départementaux. Ainsi, cette structure d'appréciation occupe une place distincte de celle réservée à la mise en oeuvre des bonnes pratiques qui est de règle dans les laboratoires. Par ailleurs, va être mis en place dans les prochains mois un comité national de réflexion éthique sur l'expérimentation animale qui, associé à la Commission nationale d'expérimentation animale, aura pour rôle de donner avis sur toutes les questions éthiques relatives à l'utilisation d'animaux en recherche biomédicale. Il sera représentatif de l'ensemble de la société puisqu'il sera constitué, outre de personnalités désignées par les ministres concernés, de représentants des associations de protection animale, des associations de malades et de consommateurs. Ainsi, face à la nécessité qui demeure d'avoir recours à l'expérimentation animale, les chercheurs prennent en compte le fait que les animaux sont des êtres sensibles et susceptibles d'éprouver de la souffrance, et sont soumis à des modes de fonctionnement qui garantissent au mieux le bien-être de ces animaux.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- Le dispositif français encadre l'expérimentation animale depuis 1987.
- Le décret du 29 mai 2001 réserve la fourniture de chiens et de chats aux établissements agréés et impose leur identification individuelle et permanente dès le sevrage.
- Le décret du 29 mai 2001 soumet à déclaration préalable toute expérimentation susceptible d'être douloureuse.
- En France, dix-neuf "comités d'éthique appliquée à l'expérimentation animale" évaluent les protocoles de la recherche publique ; y siègent un vétérinaire inspecteur et des spécialistes des sciences humaines.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Décret du 29 mai 2001 texte juridique
Les organismes cités
Sur le site de l'OXA
Les questions liées
La même question, posée plusieurs fois
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
L'expression "expérimentation animale", employée au cours du XXe siècle et encore largement répandue, désigne toutes les utilisations des animaux susceptibles de leur nuire dans le cadre de recherches, de tests ou d'enseignements. L'OXA la retient parce qu'elle n'est ni complaisante, ni concentrée sur les pratiques qui infligent les plus grandes souffrances. La réglementation parle d'"utilisation des animaux à des fins scientifiques" : toute utilisation susceptible de causer à l'animal "une douleur, une souffrance, une angoisse ou des dommages durables équivalents ou supérieurs à ceux causés par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires".