Les questions parlementaires
Interdiction européenne des cosmétiques testés
expérimentation animale
Question écrite n° 118772, Assemblée nationale, 20 février 2007
Le résumé de l'OXA
Le député demande à la ministre déléguée aux affaires européennes ses perspectives d'action sur l'interdiction, dans toute l'Union, des cosmétiques testés sur des animaux.
1 demande : réponse partielle à 1.
Les perspectives d'action du Gouvernement sur l'interdiction, dans l'Union, des cosmétiques testés sur des animaux.
Réponse partielle La réponse rappelle le calendrier de l'interdiction fixé par la directive, septembre 2004 puis mars 2009 et mars 2013, mais ne dit rien de l'action propre du Gouvernement.
La fiche
Thèmes : cosmétiques, droit européen, interdiction
- Auteur
- M. Léonce Deprez (Union pour un Mouvement Populaire, Pas-de-Calais (4e circonscription))
- Ministère interrogé
- affaires européennes
- Rubrique
- Animaux
- Question publiée
- au Journal officiel du 20 février 2007
- Réponse publiée
- au Journal officiel du 24 avril 2007
- Statut
- Réponse publiée
- Sources
La question
(Question écrite n° 118772 de M. Léonce Deprez, Assemblée nationale, JO du 20 février 2007)
M. Léonce Deprez s'inspirant, auprès de Mme la ministre déléguée aux affaires européennes des propositions de la fondation « 30 Millions d'amis » concernant la condition animale (janvier 2007), lui demande les perspectives de son action à l'égard de la proposition de l'Union européenne d'interdire les cosmétiques testés sur les animaux dans tous les États membres.
La réponse
(Réponse du ministère : affaires européennes, JO du 24 avril 2007)
S'agissant précisément des produits cosmétiques, une directive de 1976 (directive 76/768/CEE du Conseil, du 27 juillet 1976, concernant le rapprochement des législations des États membres relatives aux produits cosmétiques) a d'ores et déjà imposé une interdiction en matière d'expérimentation animale. L'interdiction de l'expérimentation est applicable depuis septembre 2004. La directive prévoit par ailleurs que l'interdiction de mise sur le marché de produits cosmétiques finis et d'ingrédients qui ont été testés sur des animaux sera applicable progressivement, d'ici mars 2009, ou mars 2013 dans le cas des tests de la toxicité par doses répétées, de la toxicité reproductive et de la toxicocinétique. Par ailleurs, la directive n° 86/609 du 24 novembre 1986 concernant « le rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres relatives à la protection des animaux utilisés à des fins expérimentales ou à d'autres fins scientifiques » encourage le développement de méthodes de substitution à l'expérimentation animale et le respect du principe de « 3R » (remplacement, réduction, raffinement). Dans ce cadre, un partenariat a été mis en place avec l'industrie européenne. Enfin, la Commission européenne a adopté en janvier 2006 un nouveau plan d'action communautaire pour la protection du bien-être des animaux au cours de la période 2006-2010. Ce plan vise à clarifier et améliorer la législation communautaire en matière de protection et de bien-être des animaux et notamment à encourager la recherche et les méthodes de substitution à l'expérimentation animale. Dans le domaine de la recherche, l'effort a plus particulièrement porté sur le 7e programme-cadre de recherche, de développement technologique et de démonstration. Sur cette base, le texte adopté par le conseil (compétitivité) en juillet 2006 indique que les activités de recherche devraient « tenir compte du protocole sur la protection et le bien-être des animaux, et réduire l'utilisation d'animaux dans la recherche et l'expérimentation, l'objectif étant finalement de mettre fin à l'utilisation des animaux à de telles fins ».
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- L'interdiction de l'expérimentation animale pour les cosmétiques, imposée par la directive 76/768/CEE, s'applique depuis septembre 2004.
- L'interdiction de vente des cosmétiques et ingrédients testés sur animaux s'appliquera progressivement d'ici mars 2009, ou mars 2013 pour la toxicité par doses répétées et reproductive, et la toxicocinétique.
- La directive n° 86/609 du 24 novembre 1986 encourage le développement de méthodes de substitution à l'expérimentation animale.
- En janvier 2006, la Commission européenne a adopté un nouveau plan d'action communautaire pour la protection du bien-être des animaux, pour la période 2006-2010.
- Selon le texte du 7e programme-cadre adopté en juillet 2006 par le Conseil (compétitivité), la recherche devrait réduire l'utilisation d'animaux, "l'objectif étant finalement de mettre fin" à celle-ci.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Directive 76/768/CEE du Conseil du 27 juillet 1976 relative aux produits cosmétiques texte juridique
- Directive 86/609/CEE du Conseil du 24 novembre 1986 texte juridique
- Plan d'action communautaire pour la protection et le bien-être des animaux 2006-2010, adopté par la Commission en janvier 2006 texte en préparation
- 7e programme-cadre de recherche, texte adopté par le Conseil compétitivité en juillet 2006 texte en préparation
Les organismes cités
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
L'expression "expérimentation animale", employée au cours du XXe siècle et encore largement répandue, désigne toutes les utilisations des animaux susceptibles de leur nuire dans le cadre de recherches, de tests ou d'enseignements. L'OXA la retient parce qu'elle n'est ni complaisante, ni concentrée sur les pratiques qui infligent les plus grandes souffrances. La réglementation parle d'"utilisation des animaux à des fins scientifiques" : toute utilisation susceptible de causer à l'animal "une douleur, une souffrance, une angoisse ou des dommages durables équivalents ou supérieurs à ceux causés par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires".