Les questions parlementaires
Financement des méthodes non animales, Schneider
expérimentation animale
Question écrite n° 78085, Assemblée nationale, 15 novembre 2005
Le résumé de l'OXA
Le député demande au ministre délégué à la recherche quelles mesures il prendra pour encourager et financer les méthodes non animales.
1 demande : aucune réponse à 1.
Les mesures pour encourager et financer le développement des méthodes non animales.
Aucune réponse La réponse ne nomme ni mesure ni crédit pour les méthodes non animales ; elle défend le recours aux animaux, et le ministère se dit seulement "très attaché" à leur utilisation.
La fiche
Thèmes : méthodes sans animaux, financement, statistiques
- Auteur
- M. André Schneider (Union pour un Mouvement Populaire, Bas-Rhin (3e circonscription))
- Ministère interrogé
- enseignement supérieur et recherche
- Rubrique
- Animaux
- Question publiée
- au Journal officiel du 15 novembre 2005
- Réponse publiée
- au Journal officiel du 28 février 2006
- Statut
- Réponse publiée
- Sources
La question
(Question écrite n° 78085 de M. André Schneider, Assemblée nationale, JO du 15 novembre 2005)
M. André Schneider attire l'attention de M. le ministre délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche sur l'absolue nécessité d'encourager et de financer le développement des méthodes substitutives à l'expérimentation animale. En effet, la France reste le pays de l'Union européenne qui sacrifie le plus d'animaux pour la recherche médicale. Des propos tenus par de nombreux scientifiques dénoncent fermement les dangers de l'expérimentation animale, jugée dangereuse pour l'homme. C'est pourquoi il lui demande quelles mesures il envisage de prendre à ce sujet.
La réponse
(Réponse du ministère : enseignement supérieur et recherche, JO du 28 février 2006)
Le ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche est très attaché à l'utilisation des méthodes substitutives à l'expérimentation animale. La réglementation impose aux chercheurs de n'utiliser des animaux à des fins expérimentales que dans la mesure où il n'existe aucun autre moyen d'obtenir des résultats comparables. On peut estimer que sur l'ensemble des travaux scientifiques qui nécessitent aujourd'hui en France l'utilisation de modèles cellulaires, le recours à des animaux vivants est limité à 40 % des cas. Cependant les résultats qui sont obtenus sur cellules isolées ne peuvent suffire à répondre à l'ensemble des questions soulevées dans les domaines biomédical et toxicologique, ces recherches ayant pour finalité d'améliorer l'efficacité des thérapies et de garantir la sécurité des personnes, des animaux et de l'environnement. En effet, le comportement des cellules cultivées in vitro ne peut reproduire tous les processus impliqués dans un organisme vivant. C'est de cette complexité, liée aux interactions cellulaires qui régissent le fonctionnement de l'organisme entier, que découle l'obligation pour les scientifiques d'avoir recours à l'expérimentation animale pour assumer les missions que leur confie la société. Avec environ 33 000 animaux utilisés par million d'habitants, la France se situe dans la moyenne des pays européens (32 900 hors Espagne et Italie) qui ont une forte activité de recherche. Ces chiffres sont constants depuis plusieurs années. Le monde scientifique, dans son immense majorité, reste aujourd'hui convaincu que les progrès de la médecine demeurent tributaires du recours à l'expérimentation animale, limitée, encadrée et complémentaire aux méthodes d'études substitutives.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- Le ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche estime à 40 % la part des travaux sur modèles cellulaires qui recourent à des animaux vivants en France.
- La France utilise environ 33 000 animaux par million d'habitants, pour une moyenne de 32 900 hors Espagne et Italie dans les pays européens à forte activité de recherche.
Le détail de l'analyse
Sur le site de l'OXA
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
Les méthodes non animales remplacent l'utilisation d'animaux par d'autres moyens. Par contraste avec l'expérimentation in vivo, sur des animaux vivants, elles forment trois familles, qui se combinent ou fonctionnent séparément : in vitro (organes sur puce, organoïdes, cultures de cellules), in silico (algorithmes prédictifs, jumeaux numériques) et in humano (épidémiologie, participation de volontaires consentants à des recherches et à des essais cliniques).
L'utilisation d'animaux dans l'enseignement supérieur se fait notamment lors des travaux pratiques en biologie, par le biais de dissections, mais aussi de l'apprentissage des manipulations d'animaux pour les prélèvements et d'actes plus invasifs réalisés sous anesthésie avant de tuer l'animal.