Les questions parlementaires
Méthodes non animales et 7e programme-cadre, Hillmeyer
expérimentation animale
Question écrite n° 80692, Assemblée nationale, 13 décembre 2005
Le résumé de l'OXA
Le député demande au ministre de la santé quelle part la France prendra à l'élaboration du 7e programme-cadre, en particulier pour les méthodes non animales.
1 demande : réponse partielle à 1.
La part que la France prendra à l'élaboration du 7e programme-cadre, en particulier pour les méthodes non animales.
Réponse partielle La France dit avoir veillé à l'inscription des méthodes substitutives dans les priorités du 7e PCRD, notamment en biologie, et à l'incitation des laboratoires, sans crédit, ligne ni texte.
La fiche
Thèmes : méthodes sans animaux, opinion et associations, statistiques
- Auteur
- M. Francis Hillmeyer (Union pour la démocratie française, Haut-Rhin (6e circonscription))
- Ministère interrogé
- santé et solidarités
- Ministère attributaire
- enseignement supérieur et recherche
- Rubrique
- Animaux
- Question publiée
- au Journal officiel du 13 décembre 2005
- Réponse publiée
- au Journal officiel du 19 septembre 2006
- Statut
- Réponse publiée
- Événements
- Question renouvelée le 1er août 2006
- Sources
La question
(Question écrite n° 80692 de M. Francis Hillmeyer, Assemblée nationale, JO du 13 décembre 2005)
M. Francis Hillmeyer attire l'attention de M. le ministre de la santé et des solidarités sur l'opposition très majoritaire de la population française aux expérimentations animales, lesquelles, loin de diminuer en nombre, deviennent encore plus nombreuses. Les scientifiques sont, eux, de plus en plus nombreux à dénoncer les dangers de l'expérimentation animale et à mettre en doute leur fiabilité, estimant qu'il faudra rapidement développer les méthodes substitutives au modèle animal. La France serait en effet le pays d'Europe sacrifiant le plus d'animaux dans ses laboratoires, dans ses universités et centres de recherches. Aussi il lui demande quelle part la France a prévu de prendre à l'élaboration du 7e programme-cadre de l'Union européenne et des États membres pour des activités de recherche, en particulier pour l'élaboration des méthodes substitutives. - Question transmise à M. le ministre délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche.
La réponse
(Réponse du ministère : enseignement supérieur et recherche, JO du 19 septembre 2006)
Avec environ 33 000 animaux utilisés par million d'habitants, la France se situe dans la moyenne (32 900 hors Espagne et Italie) des pays européens disposant d'une forte activité de recherche et de développement dans le domaine biomédical. Les enquêtes annuelles réalisées par le ministère en charge de la recherche montrent que ce nombre demeure stable depuis 1999. Il avait diminué de 40 % entre 1991 et 1999 du fait de l'apparition des méthodes substitutives, en France comme dans la plupart des pays européens. Au plan européen, la France est partenaire du Centre européen de validation des méthodes alternatives (ECVAM) d'Ispra, en Italie, qui, moyennant un effort scientifique et financier important, a permis de valider une quinzaine de méthodes substitutives au cours de ces quinze dernières années. En ce qui concerne le 7e programme-cadre de la Communauté européenne, la France a veillé à ce que l'utilisation des méthodes substitutives figure dans les priorités retenues, notamment dans les secteurs de la recherche en biologie, et à ce que les laboratoires soient incités, chaque fois que cela est possible, à présenter des protocoles alternatifs à l'expérimentation animale Néanmoins, nous restons encore tributaires, pour les progrès de la recherche biomédicale et le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques, de l'utilisation d'animaux de laboratoires. Le recours à l'expérimentation animale demeure en effet indispensable pour mener à bien certaines recherches, notamment celles qui visent à tester l'activité d'un nouveau médicament et son innocuité dans les conditions normales d'utilisation.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- La France utilise environ 33 000 animaux par million d'habitants, pour une moyenne de 32 900 hors Espagne et Italie dans les pays européens à forte activité de recherche biomédicale.
- Selon les enquêtes annuelles du ministère chargé de la recherche, le nombre d'animaux utilisés en France est stable depuis 1999, après une baisse de 40 % entre 1991 et 1999.
- Le Centre européen de validation des méthodes alternatives (ECVAM) d'Ispra, dont la France est partenaire, a permis de valider une quinzaine de méthodes substitutives en quinze ans.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Enquêtes annuelles du ministère chargé de la recherche sur les animaux utilisés chiffre sourcé
- 7e programme-cadre de la Communauté européenne, priorités retenues texte en préparation, texte adopté ensuite
Les organismes cités
Sur le site de l'OXA
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
Les méthodes non animales remplacent l'utilisation d'animaux par d'autres moyens. Par contraste avec l'expérimentation in vivo, sur des animaux vivants, elles forment trois familles, qui se combinent ou fonctionnent séparément : in vitro (organes sur puce, organoïdes, cultures de cellules), in silico (algorithmes prédictifs, jumeaux numériques) et in humano (épidémiologie, participation de volontaires consentants à des recherches et à des essais cliniques).