Les questions parlementaires
Actions et moyens de la CNEA en 2010
structures administratives
Question écrite n° 106611, Assemblée nationale, 26 avril 2011
Le résumé de l'OXA
Le député demande à la ministre de la recherche les actions menées en 2010 par la Commission nationale de l'expérimentation animale, et ses moyens financiers et humains.
3 demandes : réponse à 1, réponse partielle à 2.
Les actions menées par la CNEA en 2010.
Réponse La réponse énumère deux séances plénières, la veille sur la révision de la directive, trois groupes de travail identifiés avant le vote de la directive et réunis au premier semestre 2011, trois avis, dont un sur un arrêté que la réponse dit publié le 30 novembre 2009, et l'avis sur 8 formations.
Les moyens financiers mis à la disposition de la CNEA.
Réponse partielle La réponse chiffre les seules dépenses des séances, moins d'un millier d'euros par an, sans dire ce que coûte son secrétariat.
Les moyens humains mis à la disposition de la CNEA.
Réponse partielle La réponse donne vingt membres bénévoles, sans dire quels agents assurent le secrétariat.
La fiche
Thèmes : instances nationales, financement, droit européen
- Auteur
- M. Michel Zumkeller (Union pour un Mouvement Populaire, Territoire-de-Belfort (2e circonscription))
- Ministère interrogé
- Enseignement supérieur et recherche
- Rubrique
- Ministères et secrétariats d'état
- Question publiée
- au Journal officiel du 26 avril 2011
- Réponse publiée
- au Journal officiel du 28 juin 2011
- Statut
- Réponse publiée
- Sources
La question
(Question écrite n° 106611 de M. Michel Zumkeller, Assemblée nationale, JO du 26 avril 2011)
M. Michel Zumkeller interroge Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur les actions menées par la commission nationale de l'expérimentation animale en 2010. De plus, alors que nos finances publiques nécessitent une grande rigueur de gestion, il souhaite connaître les moyens financiers et humains mis à disposition de cet organisme.
La réponse
(Réponse du ministère : Enseignement supérieur et recherche, JO du 28 juin 2011)
La Commission nationale de l'expérimentation animale (CNEA) est une commission consultative placée auprès des ministres chargés de la recherche et de l'agriculture depuis 1988. Ses missions, sa composition et son fonctionnement sont édictés dans la réglementation relative à l'expérimentation animale (art. R. 214-116 à 130 du code rural). Elle a pour mission première de donner un avis aux ministres sur tout projet de modification de la législation ou de la réglementation relative à l'expérimentation animale ou plus généralement sur l'ensemble des conditions d'application de la sous-section du code rural précitée. La CNEA comprend vingt membres : outre le président, huit représentants des ministères (chargés respectivement de la recherche, de l'agriculture, de l'enseignement supérieur, de l'éducation nationale, de la santé, de l'industrie, de la protection de la nature et de la défense), de trois personnalités représentant le secteur de la recherche publique, de trois personnalités proposées par les organisations représentatives du secteur industriel privé, de trois personnalités proposées par les associations de protection des animaux et de la nature et de trois personnalités proposées par les professionnels de l'expérimentation animale. En 2010, la CNEA s'est réunie deux fois en séance plénière conformément à la réglementation. Les fonctions de la Commission sont exercées à titre gratuit. Elles ouvrent droit aux indemnités de déplacement et de séjour prévues par la réglementation applicable aux fonctionnaires de l'État. Dans la mesure où seuls les membres fonctionnaires de l'État voient leurs frais de déplacement pris en charge, où la très grande majorité des membres sont parisiens et où les membres se déplacent pour une demi-journée de réunion placée l'après-midi, les dépenses occasionnées par la tenue des séances plénières sont très faibles (moins d'un millier d'euros par an). Les principales actions menées en 2010 par la CNEA sont : suite à un avis donné en 2009 aux ministres sur la première proposition de directive n° 86/609/CEE révisée, avis qui a été porté par les autorités françaises aux réunions d'experts du Conseil à Bruxelles, la CNEA a assuré une veille réglementaire du processus de révision qui s'est terminé à l'automne 2010 avec le vote le 22 septembre de la nouvelle directive n° 2010/63/UE ; avant le vote terminal de la directive n° 2010/63/UE, la CNEA a identifié des groupes de travail sur trois sujets clés qui imposent des changements notables par rapport à la directive n° 86/609/CEE : « Procédure d'autorisation de projet », « Formation et compétences » et « Conditions d'agrément et processus dérogatoires ». Ces groupes de travail se sont réunis au premier semestre 2011 et leurs propositions ont été présentées à la séance plénière du 6 avril 2011. Un avis sera transmis aux ministres comprenant les propositions sur ces trois thèmes ; à la demande du ministère de l'agriculture, la CNEA a donné un avis sur la définition des protocoles chirurgicaux. Cet avis a été intégré pour la mise à jour de l'annexe V du formulaire de demande d'autorisation nominative d'expérimenter ; à la suite de la saisine de membres responsables de bureau d'expérimentation animale d'organismes de recherche, de membres professionnels du secteur industriel privé et d'un membre représentant les associations de protection des animaux et de la nature, la CNEA a donné un avis aux ministres sur le problème de la fermeture de la station animalière de Roissy pour le bien-être et la recherche ; la Commission a donné un avis sur le projet d'arrêté modifiant l'arrêté du 19 avril 1988 fixant les conditions d'attribution de l'autorisation de pratiquer des expériences sur les animaux vivants, qui a été publié le 30 novembre 2009 et qui permet la validation des acquis d'expérience obtenus dans des pays de l'Union européenne. Les ressortissants de l'Union européenne pourront ainsi compléter leur formation par le suivi des cours sur la réglementation en expérimentation animale française dans une formation de niveau I, ou toute autre partie manquante d'une formation de niveau I et/ou passer la partie de l'examen terminal correspondant ; enfin, la Commission a donné un avis pédagogique à 8 formations en expérimentation animale, avis qui a été transmis au ministre de l'agriculture pour servir à la délivrance ou non de l'agrément réglementaire de ces formations.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- La CNEA, commission consultative placée depuis 1988 auprès des ministres chargés de la recherche et de l'agriculture, est régie par les articles R. 214-116 à 130 du code rural.
- La CNEA donne un avis aux ministres sur tout projet de modification de la législation ou de la réglementation relative à l'expérimentation animale.
- Outre son président, la CNEA compte huit représentants des ministères et trois personnalités pour chacun de ces secteurs : recherche publique, industrie privée, associations de protection, professionnels.
- La CNEA s'est réunie deux fois en séance plénière en 2010 ; ses fonctions sont exercées à titre gratuit ; les dépenses des séances sont inférieures à un millier d'euros par an.
- En 2009, la CNEA a donné aux ministres un avis sur la première proposition de révision de la directive 86/609/CEE.
- La directive 2010/63/UE a été votée le 22 septembre 2010.
- Trois groupes de travail de la CNEA sur la directive 2010/63/UE (autorisation de projet, formation et compétences, agrément et dérogations) ont présenté leurs propositions en séance plénière le 6 avril 2011.
- Avis de la CNEA, à la demande du ministère de l'agriculture, sur la définition des protocoles chirurgicaux, intégré à l'annexe V du formulaire de demande d'autorisation nominative d'expérimenter.
- La CNEA a donné un avis aux ministres sur la fermeture de la station animalière de Roissy et un avis pédagogique sur 8 formations en expérimentation animale.
- La CNEA a donné un avis sur l'arrêté publié le 30 novembre 2009, qui modifie l'arrêté du 19 avril 1988 et permet de valider des acquis d'expérience obtenus dans l'Union européenne.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Code rural, articles R. 214-116 à R. 214-130 texte juridique
- Directive 86/609/CEE texte juridique
- Directive 2010/63/UE texte juridique
- Arrêté du 19 avril 1988 fixant les conditions d'attribution de l'autorisation de pratiquer des expériences sur les animaux vivants, et son arrêté modificatif publié le 30 novembre 2009 texte juridique
- Avis de la CNEA de 2009 sur la proposition de révision de la directive 86/609/CEE avis
Les organismes cités
- Commission nationale de l'expérimentation animale (CNEA)
- Ministère de l'agriculture
- Conseil de l'Union européenne
- Station animalière de Roissy
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
L'expression "expérimentation animale", employée au cours du XXe siècle et encore largement répandue, désigne toutes les utilisations des animaux susceptibles de leur nuire dans le cadre de recherches, de tests ou d'enseignements. L'OXA la retient parce qu'elle n'est ni complaisante, ni concentrée sur les pratiques qui infligent les plus grandes souffrances. La réglementation parle d'"utilisation des animaux à des fins scientifiques" : toute utilisation susceptible de causer à l'animal "une douleur, une souffrance, une angoisse ou des dommages durables équivalents ou supérieurs à ceux causés par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires".