Les questions parlementaires
Base publique des produits non testés sur animaux
information des consommateurs
Question écrite n° 119875, Assemblée nationale, 18 octobre 2011
Le résumé de l'OXA
Le député demande au secrétaire d'État à la consommation une base de données publique des marques et produits non testés sur des animaux, ingrédients compris.
1 demande : aucune réponse à 1.
La mise en place, dans les mois à venir, d'une base de données publique des marques et produits non testés sur des animaux, qui distingue les produits dont les ingrédients l'ont été.
Aucune réponse Rien sur une base de données ; la réponse rappelle que l'allégation non testé sur les animaux exige déjà l'absence d'essais sur les ingrédients.
Les erreurs de la réponse
- "La directive 2003/15/CE du Parlement et du Conseil du 27 janvier 2003" : La directive 2003/15/CE date du 27 février 2003, comme le donne la réponse à E-8256/2011.
La fiche
Thèmes : cosmétiques, transparence, droit européen
- Auteur
- M. Patrick Balkany (Union pour un Mouvement Populaire, Hauts-de-Seine (5e circonscription))
- Ministère interrogé
- Commerce, artisanat et consommation
- Rubrique
- Consommation
- Question publiée
- au Journal officiel du 18 octobre 2011
- Réponse publiée
- au Journal officiel du 3 janvier 2012
- Statut
- Réponse publiée
- Sources
La question
(Question écrite n° 119875 de M. Patrick Balkany, Assemblée nationale, JO du 18 octobre 2011)
M. Patrick Balkany attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation, sur le manque d'informations dont disposent les consommateurs pour distinguer les produits de consommation non testés sur les animaux de ceux qui le sont. En effet, les produits portant explicitement la mention « non testé sur les animaux » restent rares, alors que de plus en plus de marques, conscientes des attentes d'un nombre croissant de consommateurs en la matière, tendent à s'engager dans cette voie. À l'inverse, lorsque cette mention est spécifiée sur un produit, il est impossible pour le consommateur de faire la distinction entre un produit dont aucun des composants n'aura été testé sur les animaux et un produit dont seule la composition finale n'aura pas fait l'objet de tests sur les animaux. Afin de mieux informer les consommateurs sur ce sujet, il semble opportun de mettre en place une base de données exhaustive, publique et consultable sur internet, recensant les marques et produits n'ayant pas fait l'objet de tests sur les animaux, en distinguant ceux dont les composants ont été testés sur les animaux de ceux pour lesquels aucun des composants n'a fait l'objet de tels tests. Il lui prie de bien vouloir lui indiquer si la mise en place de cet outil pourrait être envisagée dans les mois à venir.
La réponse
(Réponse du ministère : Commerce, artisanat et consommation, JO du 3 janvier 2012)
Seuls les produits cosmétiques font l'objet d'une législation communautaire et nationale concernant les essais réalisés sur animaux. La directive 2003/15/CE du Parlement et du Conseil du 27 janvier 2003 a modifié la directive du Conseil du 27 juillet 1976 concernant le rapprochement des législations des États membres relatives aux produits cosmétiques pour y introduire des dispositions sur l'expérimentation animale pour les produits cosmétiques. Elle met progressivement fin à l'expérimentation animale, en interdisant, d'une part, la réalisation des tests sur les produits cosmétiques finis et sur les ingrédients et, d'autre part, la commercialisation de produits cosmétiques finis qui ont été testés sur des animaux ou qui contiennent des ingrédients testés sur animaux. L'interdiction de l'expérimentation animale pour les produits cosmétiques est applicable depuis le 11 septembre 2004. L'interdiction de mise sur le marché est applicable au fur et à mesure de la validation et de l'adoption de méthodes alternatives dans la législation de l'Union européenne. Elle sera générale et définitive, au plus tard, le 11 mars 2013. En ce qui concerne l'étiquetage des produits cosmétiques, la mention « non testés sur les animaux » est possible, mais non obligatoire. Elle doit respecter des règles fixées dans une recommandation de la Commission en date du 7 juin 2006. Ces règles ont pour objectif de protéger le consommateur, qui doit bénéficier d'une information exacte et utile, et de prévenir contre les pratiques de concurrence déloyales entre fabricants et/ou fournisseurs. Ainsi, l'utilisation d'allégations de type « produit non testé sur des animaux » implique l'absence d'expérimentations réalisées sur les animaux tant par le fabricant que par ses fournisseurs concernant le produit fini, son prototype ou les ingrédients le composant. La recommandation laisse en revanche le libre choix de la formulation de cette allégation et permet d'utiliser toute image, illustration ou autre représentation, pour autant que toutes les dispositions pertinentes de la directive 76/768/CEE soient respectées.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- La directive 2003/15/CE a modifié la directive cosmétiques du 27 juillet 1976 pour y introduire des dispositions sur l'expérimentation animale.
- Essais sur animaux interdits pour les cosmétiques depuis le 11 septembre 2004 ; mise sur le marché interdite au fil de la validation des "méthodes alternatives", et en totalité au plus tard le 11 mars 2013.
- La mention "non testés sur les animaux" sur les cosmétiques est facultative et doit respecter la recommandation de la Commission du 7 juin 2006.
- La recommandation de la Commission du 7 juin 2006 laisse libre la formulation de l'allégation d'absence d'essais sur des animaux et permet toute image ou illustration, si la directive 76/768/CEE est respectée.
- L'allégation "produit non testé sur des animaux" exige l'absence d'essais sur des animaux, par le fabricant et ses fournisseurs, sur le produit fini, son prototype ou ses ingrédients.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Directive 2003/15/CE modifiant la directive 76/768/CEE texte juridique
- Directive 76/768/CEE du Conseil du 27 juillet 1976 texte juridique
- Recommandation de la Commission du 7 juin 2006 sur les allégations non testé sur les animaux texte non contraignant
Les organismes cités
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
L'expression "expérimentation animale", employée au cours du XXe siècle et encore largement répandue, désigne toutes les utilisations des animaux susceptibles de leur nuire dans le cadre de recherches, de tests ou d'enseignements. L'OXA la retient parce qu'elle n'est ni complaisante, ni concentrée sur les pratiques qui infligent les plus grandes souffrances. La réglementation parle d'"utilisation des animaux à des fins scientifiques" : toute utilisation susceptible de causer à l'animal "une douleur, une souffrance, une angoisse ou des dommages durables équivalents ou supérieurs à ceux causés par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires".