Les questions parlementaires

Bilan du décret du 1er février 2013

animaux utilisés à des fins scientifiques

Question écrite n° 39094, Assemblée nationale, 8 octobre 2013

Le résumé de l'OXA

Le député demande au ministre de l'agriculture un bilan du décret du 1er février 2013 relatif à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques.

1 demande : réponse partielle à 1.

  1. Un bilan du décret n° 2013-118 du 1er février 2013 depuis sa mise en œuvre.

    Réponse partielle La réponse décrit le contenu de la directive et du décret, l'agrément, la programmation des inspections et la formation des inspecteurs, sans aucun chiffre ni résultat depuis février 2013.

La fiche

Thèmes : réglementation, droit européen, contrôles et sanctions

Auteur
M. Pierre Morel-À-L'Huissier (Union pour un Mouvement Populaire, Lozère (1re circonscription))
Ministère interrogé
Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt
Rubrique
animaux
Question publiée
au Journal officiel du 8 octobre 2013
Réponse publiée
au Journal officiel du 12 novembre 2013
Statut
Réponse publiée
Sources

La question

(Question écrite n° 39094 de M. Pierre Morel-À-L'Huissier, Assemblée nationale, JO du 8 octobre 2013)

M. Pierre Morel-A-L'Huissier attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur le décret n° 2013-118 du 1er février 2013 (JORF n° 0032 du 7 février 2013) relatif à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques. Il lui demande de bien vouloir lui dresser un bilan de ce dispositif depuis sa mise en oeuvre.

La réponse

(Réponse du ministère : Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, JO du 12 novembre 2013)

La directive européenne n° 2010/63/UE, révisant la directive n° 86/609/CEE du Conseil du 24 novembre 1986 est applicable depuis le 8 février 2013 en droit national. Les dispositions de cette directive contribuent à limiter autant que possible le nombre d'animaux utilisés à des fins expérimentales. Il faut désormais que cette utilisation soit pleinement justifiée et que les avantages escomptés l'emportent sur les préjudices causés aux animaux. La règle dite des 3 R est solidement ancrée dans cette directive. Elle consiste à remplacer l'expérimentation animale dès qu'il est possible de le faire, à réduire le nombre d'animaux utilisés en fonction des données biostatistiques, et à raffiner les procédures, c'est-à-dire optimiser les méthodes employées pour diminuer la douleur animale tout en garantissant un niveau de résultats scientifiques élevé. De plus, depuis la parution du décret n° 2013-118 du 1er février 2013 relatif à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, les projets scientifiques mettant en oeuvre des animaux font l'objet d'un avis éthique et d'une autorisation délivrée par le ministre chargé de la recherche. Le bien-fondé des projets, et plus particulièrement le nombre d'animaux utilisés, sont des points qui sont pris en compte lors de la délivrance de ces autorisations. Ce décret fixe notamment les conditions relatives à l'hébergement et l'entretien des animaux, ainsi qu'au fonctionnement des établissements utilisateurs ou éleveurs et les modalités d'agrément et de contrôle de ces établissements. Le niveau d'études et de formation requis pour le personnel des ces établissements est également précisé dans le dispositif réglementaire. En ce qui concerne les services du ministère chargé de l'agriculture : - la mise en oeuvre des modalités de ce décret se fait dans la continuité du dispositif précédent ; - les établissements élevant ou utilisant des animaux à des fins scientifiques sont soumis à un agrément renouvelable tous les six ans. Ces agréments sont attribués lors des inspections. La programmation des inspections est conforme aux exigences de la directive transposée. Il est à noter qu'elle a été anticipée, en particulier pour les établissements hébergeant des carnivores domestiques et des primates. Une proportion appropriée d'établissements est inspectée de façon inopinée, conformément aux dispositions réglementaires ; - l'expérimentation animale entrant dans le domaine d'accréditation de la direction générale de l'alimentation, le maintien de la compétence des inspecteurs est assuré par un dispositif spécifique (parcours qualifiant, tutorat, formation annuelle, supervision), avec une organisation en réseau de tous les inspecteurs animé par un référent national.

Les éléments concrets

Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.

  • La directive 2010/63/UE est applicable en droit national depuis le 8 février 2013.
  • Depuis le décret n° 2013-118 du 1er février 2013, les projets utilisant des animaux font l'objet d'un avis éthique et d'une autorisation du ministre chargé de la recherche.
  • Le décret n° 2013-118 du 1er février 2013 fixe notamment les conditions d'hébergement et d'entretien des animaux, le fonctionnement des établissements utilisateurs ou éleveurs, et leur agrément et contrôle.
  • Le dispositif réglementaire précise le niveau d'études et de formation requis pour le personnel des établissements utilisateurs ou éleveurs.
  • Les établissements élevant ou utilisant des animaux à des fins scientifiques sont soumis à un agrément renouvelable tous les six ans, attribué lors des inspections.
  • Les inspecteurs de la direction générale de l'alimentation en expérimentation animale suivent parcours qualifiant, tutorat, formation annuelle et supervision, en réseau animé par un référent national.
  • L'expérimentation animale entre dans le domaine d'accréditation de la direction générale de l'alimentation.

Le détail de l'analyse

Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.